HALIFAX GROUPES LOURDS FRANCAIS SQUADRONS 346 et 347 R.A.F

15 septembre 2020

UN ANCIEN NOUS A QUITTES Raymond ROUILLARD.

Un ancien nous a quittés.

Raymond ROUILLARD

1/25 Tunisie.

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Equipage du Cdt STOLTZ.

Pilote: Cdt A. STOLZT (Cdt d'avion) Navigateur: Lt M. DUGIT-GROS, Bombardier: M. BENIT, Radio: Adjt C. MOULIN, Mécanicien: Adjt/C B. VANICELLE, Mitrailleur-supérieur: Raymond ROUILLARD, Mitrailleur-arrière: Sgt/C A. SONZOGNO.

Je présente mes plus sincères condoléances.

Ducastelle Philippe.

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14 septembre 2020

UN ANCIEN NOUS A QUITTES Jean BILLAUD.

UN ANCIEN NOUS A QUITTES

JEAN BILLAUD

Jean BILLAUD.

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(Source: Terry DENNETT - RAFA.Sud-Ouest.)

CAF FRENCH WING - Interview Jean BILLAUD - HALIFAX GROUPES LOURDS FRANCAIS SQUADRONS 346 et 347 R.A.F

Monsieur Jean BILLAUD FAFL mitrailleur au 346 "Guyenne" Interview de Monsieur Jean Billaud, FAFL, mitrailleur au Squadron 346...

http://halifax346et347.canalblog.com

Je présente mes plus sincères condoléances a la famille.

Philippe Ducastelle.

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12 août 2020

78ème ANNIVERSAIRE DU RAID DU 19 AOÛT 1942

Association Je Me Souviens

78ème anniversaire

du raid

du 19 août 1942

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Une exposition du 12 au 30 août dans la salle Ango à Dieppe.

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A l'occasion du 78ème anniversaire du raid du 19 août 1942, l'association Je Me Souviens organise avec la Ville de Dieppe, l'appel des noms des victimes militaires du Raid de Dieppe au cimetière militaire canadien des Vertus à Hautot -sur - Mer à 14h30 le 18 août. 

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L'opération un soldat, une fleur s'y tiendra à 14h00.

(Source: L'Association Je Me Souviens)

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HOMMAGE AUX AVIATEURS ANGLAIS DU "WELLINGTON Mk III DF614" - BAROMESNIL

Sgt Alexander Kelly Sgt William Brothwell. Mission du 14/15 janvier 1943 bombardement de la base des sous-marins à Lorient. Pose de mines et lâcher de tracts. Mission sur Lorient: 101 des 123 appareils qui ont bombardé la base sous-marine de Lorient, l'attaque a été concentré et efficace, les conditions étaient difficiles sur le trajet, au cours du bombardement des nuages très épais sur la cible.

http://baromesnil.canalblog.com

 

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L'EVEIL D'UNE VOCATION par le Général Leon PETIT - HALIFAX GROUPES LOURDS FRANCAIS SQUADRONS 346 et 347 R.A.F

L'EVEIL D'UNE VOCATION Léon PETIT en 1941. par le général Léon PETIT (1915-1999) Cimetière des vertus (1946) (collection: Claude...

http://halifax346et347.canalblog.com



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09 août 2020

MARAUDERS - 31° ESCADRE

MARAUDERS

31° ESCADRE

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CARTE Scan (241)

 

(Source: Bulletin des FORCES AERIENNES FRANCAISES EN GRANDE-BRETAGNE N° 15 1945)

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08 août 2020

MARAUDER - HISTORIQUE DU GROUPE "MAROC"

MARAUDERS

HISTORIQUE DU GROUPE

"MAROC"

(Depuis septembre 1939)

I - Campagne 1939-40.

Peut de temps avant les hostilités, le premier groupe de la 22e escadre de bombardement de nuit, basé à Orléans-Bricy, est transformé en groupe de reconnaissance; c'est à ce titre qu'il participera aux opérations de septembre 1939 jusqu'à l'Armistice, sans interruption aucune.

Équipe de Bloch 131 et d'Amiot 143, il passe le début de l'hiver dans les Ardennes, et ses deux premières missions sur Bloch 131, lui coûtent un équipage descendu par la chasse.

De Metz, il effectue ensuite, sur son nouveau matériel "Potez 63", des reconnaissances lointaines par avions isolés.

Ces missions, faites le plus souvent dans des circonstances atmosphériques défavorables, soit à très haute altitude, soit en vol rasant, à un moment où la chasse allemande domine le ciel sont de véritables missions de sacrifice.

Le groupe perd 3 équipages, au nombre desquels un des Commandants d'escadrille, mais son activité ne se ralentit pas et il totalise, pour la campagne, 213 missions et 374 vols de guerre, ce qui lui vaut une citation à l'ordre de l'Armée Aérienne.

En juin 40, il se replie sur Ambérieu, puis au Maroc, à Ouled-Okba, où le trouve l'Armistice.

II - Période d'Armistice.

Durant la période d'Armistice, le groupe stationné à Rabat poursuit son entraînement dans la mesure des possibilités, il se transforme sur Glenn-Martin.

Au cours de son entraînement au bombardement en piqué son activité se solde par de nombreux accidents (4 équipages perdus).

En janvier 1942 une escadrille d'un groupe dissous, le 1/52, vient le renforcer. En juin de la même année il est équipé de Léo45 et opérant du terrain d'Oued-Zem (Maroc) où il s'est replié, participe en avril 1943 aux bombardements de nuit sur la Tunisie.

En juillet 1943 au cours de transformation sur matériel américain le groupe perd deux de ses meilleurs équipages.

III - Campagne 1944.

En septembre 1943, devenu groupe de bombardement moyen, le groupe part pour Telergma où, jusqu'à la fin de l'année, il poursuit un entraînement intensif sur matériel américain B-26 "Marauder".

Depuis son engagement, fin mars 1944, jusqu'aux premiers jours de janvier 1945, le groupe a accompli 108 missions de guerre, représentant 832 sorties de guerre et plus de 1.313 tonnes de bombes larguées sur les objectifs ennemis. Au cours de ces missions, les bombes du groupe ont atteint 28 viaducs et ponts, deux dépôts de munitions, deux dépôts d'essence, un dépôt de matériel, deux batteries côtières, une zone de concentration de troupes, quatre ponts routiers et anéanti un P.C. Allemand.

Les avions de groupe ont abattu, au combat, deux chasseurs allemands et subi maintes fois l'assaut de la Flak: en 832 sorties 88 avions sont revenus endommagés.

Beaucoup des membres d'équipages du groupe ont maintenant accompli plus de 50 missions et obtenu, par leur valeur, d'élogieuses citations. 17 d'entre eux ont été récemment décorés de l'Air Medal américaine, et le groupe "Maroc" a reçu, au cours, de la campagne 1944 deux citations.

(Source: Bulletin N°17 des FORCES AERIENNES FRANCAISES EN GRANDE-BRETAGNE. 1945)

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BOMBARDIERS FRANCAIS DANS LA BATAILLE

"LES MARAUDERS"

Bombardiers français dans la bataille

ADIEU

à VILLACIDRO.

A présent que les 31e et 34e escadres françaises de bombardement sont remontées vers le Nord, à présent qu'elles vont pilonner à partir du sol natal les objectifs allemands, nous pouvons parler de ce coin de Sardaigne qui fut, durant des mois, l'aire d'envol de nos porteurs de foudre.

Villacidro ! A quelques dizaines de kilomètres de Cagliari, c'est un village sarde brûlé de soleil. Non loin de ses basses maisons couleur de terre le terrain s'étalait sur la grande plaine nue toujours battue par le vent.

Ils sont partis, les "Marauders" d'argent qui tous les jours allaient jeter leurs bombes sur les entrepôts d'essence, les gares, les parcs à munitions et les ports ennemis. Ils ont longtemps été les maîtres de ce ciel de l'Italie du Nord malgré la flak intense et les chasseurs à croix noire.

Les villages de tente des groupes Maroc, Bretagne, Gascogne, Sénégal, Bourgogne et Franche-Comté ont disparu. Avec la victoire, les équipages sont remontés vers le Nord et ont emporté avec eux le souvenir des dures batailles au-dessus des terres d'Italie et de Provence, et le souvenir vivace de leurs morts et de leurs disparus.

Mais s'il y a eu les mauvais retours après les missions sur la plaine du Pô et l'enfer de Toulon - "Marauders" criblés et camarades manquants - il y a eu les jours de grande victoire et les exploits épiques, dont le plus extraordinaire restera celui de l'équipage du colonel Bouvard. (Abattu au large de Toulon, repêché et fait prisonnier par les nazis, interné dans le fort de Gardanne, l'équipage, par un coup d'audace inouïe, recevra entre ses mains la reddition de la garnison allemande.)

A présent, Villacidro est redevenu l'immense plaine stérile qui se souvient du grondement fauve des moteurs. Et pour dire les peines et les joies de nos escadres, sur cette terre triste et désolée, il reste la grande voix du vent, de ce vent éternel qui jour et nuit soulève la poussière rouge en tourbillons serrés. L'ont-ils assez maudit ce vent fou, nos équipages ?

Les Ailes françaises ne publient pas de vers. Mais, rompant pour une fois avec cette consigne, nous voulons aujourd'hui donner à nos lecteurs ce poème, plein de pittoresque et de malice, du capitaine G.C... qui, haut fonctionnaire de l'enseignement et parfait écrivain, a vécu la vie intense de ses camarades d'escadre.

Em. R.

LE VENT

Sur la plaine sans borne et sans voix,

Voici le vent

Voici le vent sifflant

Voici le vent soufflant

Ce si doux vent de Villacidro.

 

Sous la tente qui craque et qui ploie

C'est le vent zigzaguant qui s'immisce

S'insinue, subrepticement glisse

Des susurrements sinusoïdaux.

 

Si ce soir ce vent soudain ne cesse

Sans céder ne serait-ce qu'un pouce

S'envoler sur son aile si douce

Sans s'inquiéter de la météo.

 

Ce sera notre seule ressource

Contre le sinistre vent des soirs

Qui fuse et jacasse et passe, noir,

Plein de frissonnements vespéraux.

 

Dans les cieux lisses comme une soie

Voici revenue la paix des nuits

Jetant son voile sur nos ennuis

Jusqu'à nos réveils matutinaux.

 

Mais sans trêve, sans fin et sans loi

Voici le vent

Voici le vent sifflant

Voici le vent soufflant

Ce si doux vent de Villacidro.

 

Capitaine G. C...

(Source: AILES françaises - Hebdomadaire de l'Aviation N°4 du 21 novembre 1944)

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"MARAUDER" J'AI CASSE UN PONT.

"LES MARAUDERS"

- J'ai cassé un pont-

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Un MARAUDER français au cours d'une mission sur l'Allemagne du Sud.

J'ai vécu huit jours avec des aviateurs, des équipages de "Marauders". Séjour bref. Trop bref. Mais suffisant peu-être - eux pourront en juger - pour avoir saisi un peu de leur esprit, de leurs façons d'être, dont il faut bien dire, sans faire de grandes phrases, qu'ils sont ceux d'hommes valant la peine qu'on aille les regarder vivre.

La première scène se passe dans la chambre où l'on m'a logé, chez des paysans, avant mon départ pour l'aérodrome. Vieux retraités. La femme, après trente ans, porte encore le deuil d'un fils perdu à la guerre. Une de ces mères qui honorent jusqu'à leur dernier souffle le souvenir d'un être qu'elles ont particulièrement aimé. Son fils?

- C'était un aviateur, dit-elle.

Voilà pourquoi, depuis plus de dix ans, les deux vieux habitent près d'un aérodrome?

La femme m'a ouvert la porte. Elle murmure: De temps à autre, nous en invitons un ou deux à notre table. Ce sont de bons gars. Ils me rappellent l'autre... Vous les verrez, ce sont des hommes, des vrais.

DES HOMMES.

Une route durcie par le froid. Brume et silence. Un ronflement va s'amplifiant. L'aérodrome n'est plus loin. Dix pas encore dans la boue, puis trois arbres et une large grille. Un écriteau. Cette grille, ce panneau blanc aux lettres noires ont leur importance. Ils séparent deux choses dont le contraste, ici, est frappant: la paix et la guerre!

La paix, ce sont ces champs cultivés qui étaient sous le gel, cette mairie avec son drapeau, cette école. La guerre...

Le P.C. de l'escadre est un bâtiment tout blanc, surmonté d'une sorte de clocheton. Dans la région on appelle cela un "château". Sur la pelouse une tente est fixée par quatre piquets. La pelouse est fleurie. Devant la porte, il y a trois Jeeps qui attendent.

Trois marches conduisent à une pièce où brûle un feu d'essence. Aux murs, des cartes. Devant ces cartes, des hommes.

J'imaginais, avant d'entrer, un état-major composé de vieux soldats penchés sur des documents. Rien de cela. Voilà des hommes jeunes, tacticiens éprouvés, qui savent ce qu'est une carte d'état-major et, mieux encore, un poste de pilotage.

Tous prennent part aux missions. Plusieurs n'y sont pas forcés. Mais la nécessité de mieux connaître la vie de leurs hommes, et peut-être l'attrait du danger, font que tout le monde, ici, a éprouvé plus d'une fois la sensation que donne la D.C.A. - la Flak - frappant sur la carlingue du "Marauder".

C'est tellement vrai que voici un officier du P.C. qui s'apprête à partir. Il revêt une combinaison fourrée, prend son parachute et monte dans la Jeep qui va le conduire en piste.

Auparavant, un de ses hommes s'est figé devant lui. Il lui dit: Mon capitaine, le décollage est à 11 heures. Il était 10h45. Ils se sont serré la main. Ces deux hommes ne sont pas revenus.

 

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(collection: Yves GARCIA)

UN PONT A CASSER.

La vie du bombardier, de l'aviateur, en général, c'est la mission. Ce matin-là, comme tous les autres matins, l'une d'elles allait avoir lieu. J'arrivai, avec six officiers de l'Etat-Major de l'escadre, devant le P.C., à trois cents pas de l'aérodrome. Deux étages, un palier, puis un couloir et une porte brune. Sur cette porte, deux mots: "War-Room", salle de guerre. Nous entrâmes.

Tout le monde s'assit et se tut.

L'objectif est un pont à casser sur le Rhin, le pont de X... dit un officier.

Une heure durant, ces hommes étudièrent les cartes fixées aux murs où se trouvaient repérées les zones de D.C.A. et les nids de chasse allemande. Posément, ils décidèrent d'un itinéraire à suivre et d'une ligne d'attaque à observer. Puis l'on sortit.

C'était le Planning.

Deux heures plus tard, nous nous trouvions de nouveau réunis, mais cette fois auprès de la tente. Sur la pelouse désagréablement boueuse. Des hommes nous entouraient. Bottes fourrées et peaux de mouton. Plus d'un levait les yeux vers le ciel pour y puiser l'assurance que la mission aurait bien lieu.

Le temps n'étant pas beau, il y avait des hochements de tête, des haussements d'épaules. Sous la visière des bonnets fourrés, de petits conciliabules se tenaient. On entra sous la tente. Briefing, dernière opération avant le décollage. Les hommes s'installèrent sur des sièges de fer. Au fond, deux tableaux noirs où étaient inscrites les instructions élaborées au Planning.

Aux équipages eux-mêmes l'objectif allait être dévoilé. Cela produisit une certaine sensation. Puis le silence se fit. Les explications commencèrent. Tout fut réglé, chronométré, prévu.

Vingt minutes passèrent ainsi. A la fin, l'officier météo fut consulté. Il répondit que le temps était plutôt bouché, mais la mission néanmoins possible. La tente se vida donc. Les peaux de mouton montèrent sur des camions et nous partîmes en piste. Entre temps, les "Marauders" avaient été lestés de leur contenu de bombes.

Au bord de la piste, chaque équipage est déposé devant son appareil. Les hommes n'ont eu aucun contact avec l'extérieur. Aucune indiscrétion n'est à craindre.

 

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(collection: Yves GARCIA)

CAP SUR L'ALLEMAGNE.

- Là me dit Gerbault, attachez-le... Ils s'agissait de mon parachute.

Un quart d'heure après, dans un ronflement formidable, dix-huit appareils produit une certaine sensation. Puis le silence se fit. Les explications commencèrent. Tout fut réglé, chronométré, prévu, détachaient du sol. On mit le cap sur l'Allemagne.

Quelque part, dans un coin du ciel, les chasseurs d'escorte nous attendaient. L'objectif, c'est ce mince ruban de couleur brune qu'on aperçoit maintenant à travers le hublot où se condense un peu de vapeur.

Dans l'interphone, une voix m'a dit: Mettez votre gilet anti-flak et votre casque. Il était temps.

Brusquement, la D.C.A. nous enveloppe. Visages tendus, crispés. Plus un mot. Rien que le ronflement du moteur et, par intervalles, les éclats qui frappent la carlingue avec un bruit de gravier. Une voix compte: Trois... quatre... cinq...

Un brusque virage.

Un coeur qui monte au bord des lèvres. Au sol, une colonne de fumée masque le ruban brun.

MELIERES ETAIT UN SOLDAT.

Les "Marauders" se sont posés sur la piste. Dix-huit appareils avaient décollé. Quinze seulement viennent d'atterrir.

Sur un communiqué, ce soir, il y aura une phrase dans le genre de celle-ci : "La mission a été bien accomplie. Trois appareils ne sont pas rentrés."

Et demain, à la première heure, parce que les mauvaises nouvelles courent plus vite que les bonnes, une dame, la mère ou la femme du lieutenant Mélières, par exemple, viendra frapper à la porte du mess des officiers.

Elle demandera, la voix un peu sourde, pour s'en assurer elle-même:

- Le lieutenant Mélières...

On lui répondra:

- Il ne faut pas pleurer, madame. Mélières était un soldat.

François POLI.

(Source: AILES françaises - Hebdomadaire de l'Aviation N°12 du 16 janvier 1945)

 

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07 août 2020

2/20 BRETAGNE

" BRETAGNE"

 

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La première version du Boston, le DB-7 avec la première escadrille du groupe de bombardement 1/32 en 1940.

( Source: Les Forces Aériennes Françaises Libres, Ministère de la Défense)

 

Après juin 1940, les quelques appareils et la poignée d'aviateurs de l'Afrique Equatoriale constituaient les seules Forces Aériennes Françaises Libres en Afrique.

C'est le 1er janvier 1942 que le détachement aérien du Tchad, formé alors d'aviateurs dont la majorité venaient d'Angleterre, reçut le nom de groupe "Bretagne"

Équipe d'abord de "Lysander" et de "Glenn-Martin-Maryland", le groupe reçut à la fin de 1942 des "Bristol-Blenheim" pour appuyer les opérations de la colonne Leclerc au Fezzan.

Groupe mixte de reconnaissance et de bombardement moyen, il fut, en réalité, employé aux fins les plus diverses.

Au printemps de 1942, lors de la première campagne du Fezzan, le groupe "Bretagne", sous le commandement du commandant Noël appuie l'action des troupes au sol.

Le 18 décembre, le commandant de Saint-Péreuse réunit le groupe entier à Zouar. L'offensive de la colonne Leclerc est imminente et c'est le groupe "Bretagne" qui l'appuiera avec cinq "Lysander", six "Blenheim", deux "Maryland". Les opérations commencent à Noël. Les noms seuls des objectifs évoquent aujourd'hui les étapes de la marche victorieuse du Fezzan.

Ici se place le fameux épisode de l'affaire de Murzuch. La garnison italienne craignant d'être coupée venait d'évacuer la palmeraie et se dirigeait vers le Nord. La colonne comptait: cent dix Européens. dont dix-sept officiers et une douzaine d'Ascaris. Elle était accompagnée de chameaux de bât, mais les hommes étaient à pied, seul le commandant possédait une voiture et un cheval.

Le 9 janvier, le général Leclerc apprend ce repli. Il détache immédiatement une colonne motorisée à la poursuite des Italiens: cinq autos-mitrailleuses, cinq camions avec une soixantaine de tirailleurs et cinq Européens. La colonne part et occupe Murzuch sans coup férir, mais ne peut retrouver les traces de sa garnison. Aussi, le 10 au matin, le général demande au groupe "Bretagne" d'envoyer un appareil pour retrouver la colonne italienne. L'équipage désigné est celui du lieutenant Mahé: observateur, sous-lieutenant Canepa; mécanicien, sergent Dubroca; radio, sergent Lévêque. L'avion est un "Glenn-Martin-Maryland".

Le matin vers 9 heures, l'avion aperçoit la colonne italienne, elle s'est arrêtée à un puits, à 30 kilomètres au Nord de la palmeraie de Murzuch. Le "Glenn" pique et mitraille, des chameaux sont tuées des hommes s'égaillent, le cheval, la voiture et le commandant s'enfuient, l'un tirant l'autre, à travers le désert.

Mais les armes s'enrayent. Seule, la mitrailleuse ventrale fonctionne encore. Alors on décide à bord d'avoir recours à l'argument dernier: l'intimidation. Le sous-lieutenant Canepa rédige le message en français: " Si vous voulez vous rendre, montrez des drapeaux blancs et restez en place." L'avion passe en rase-mottes et lance son message. Bientôt les italiens agitent et étendent tout ce qu'ils ont de blanc. Ils se rendent. L'avion qui tourne toujours autour d'eux, comme un épervier, les voit écrire sur le sol, avec des vêtements le mot "atterrate". L'équipage comprend tout de même assez l'italien pour deviner l'invitation. Mais on hésite et le lieutenant Mahé retourne d'abord vers les autos-mitrailleuses.

Nouveau message par lequel on apprend à la colonne que les italiens se sont rendus et le "Glenn" retourne, fidèle chien de troupeau, garder ses prisonniers, pendant que la colonne dépiole les dix voitures pour cerner le puits. Le lieutenant Mahé a peur d'ensabler son appareil. Il attend que la colonne arrive. Tout se passe sans incident et, les italiens rendus, l'avion se pose.

Mission terminée, il ne reste plus qu'à rentrer à Umm sans autres incidents que les mille joies dont est tissée l'aviation saharienne. La batterie est déchargée, l'avion est ensablé...

Murzuch et sa garnison sont entre nos mains. La route du Nord est libre.

Après cet exploit resté légendaire dans les annales de l'aviation, le groupe continue ses missions de reconnaissance et de bombardement.

L'état des appareils ne lui permettra pas de participer à la campagne de Tunisie. L'entrainement sur les "Blenheim" qui survivent se poursuit sans relâche. Alternance d'espoir et d'ennui. Enfin, c'est à Rayack, en novembre, que le commandant de Maismon commandant le groupe "Bretagne", reçoit l'ordre de regagner l'Algérie.

B26 MARAUDER

Le 15 mai, le groupe "Bretagne" équipé de "B26 Marauders" rejoint en opération le 1/22 déjà engagé en Sardaigne. Commandé par le commandant Meyrand, il participe, aux côtés des groupes "Maroc" et "Gascogne", aux pilonnages de l'Italie du Nord et au moment du débarquement allié sur les côtes sud de la France, aux succès des opérations, notamment en réduisant au silence des batteries côtières qui défendent l'accès du port de Toulon.

Par son recrutement si divers, où se trouvent rassemblés les survivants du Tchad et du Fezzan, des métropolitains échappés des prisons d'Espagne, des Français d'Afrique du Nord et d'Angleterre, et par ses missions si audacieuses au-dessus des territoires les plus hostiles, le groupe "Bretagne" représente une image réduite, mais fidèle de l'aviation française renaissante.

( Source: AILES françaises - Hebdomadaire de l'aviation N° 4 du 21 Novembre 1944)

 

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19 juillet 2020

GROUPE LORRAINE Sgt/C BOULIC Joseph

 

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Sgt/C BOULIC Joseph

Fiches Signalétiques des Services

période 1939/1940

du Pilote: Sgt/C BOULIC Joseph

Engagé volontaire le 24 novembre 1939 à l'intendance militaire de Quimper pour la durée de la guerre en qualité d'Elève pilote au titre de la base aérienne N°118.

Affecté à l'école auxiliaire N°26 le 24 novembre 1939. Soldat de 2ème classe le dit jour. Dirigé sur l'école auxiliaire d'Angers le 10 janvier 1940, rayé des contrôles le 2 janvier 1940, soldat de 2ème classe

Le dit jour nommé au grade de caporal-chef par ordre N°5 du commandant de l'école auxiliaire de pilotage d'Angers le 4 avril 1940, à compter du 1er avril 1940.

Embarqué à Port-Vendres le 23 juin 1940 à destination d'Alger. Affecté à la base 210 de Rézilane le 27 juin 1940, passe de la 1ère compagnie à la 2ème compagnie à la date du 25 août 1940  au 1er septembre. Démobilisé le 7 septembre 1940 et son camarade le Sgt Yves CADIOU mort pour la France en 1951 en Indochine.

Dès son retour dans ses foyers, il prend contact avec le réseau de Résistance "Sibiril", il devient résistant à son tour dès 1940, évadé de France le 30 mars 1943. " Il rejoint la Grande-Bretagne à bord du "JEAN" parti de CARANTEC (29 - Finistère) le 29 mars 1943 en compagnie des personnes suivantes: Jean GESTALIN (skipper du bateau et futur FNFL), Joseph BOULIC (futur FAFL), Yves CADIOU (futur FAFL), Jean BODOLEC (futur SAS), Alexandre PRIAC (futur artilleur de la 1ère DFL), François HELIAS (futur artilleur de la 1ère DFL), Louis KERNANEC (futur artilleur de la 1ère DFL) François PRIGENT (futur sous-marinier FNFL), Lucienne CLOAREC (futur infirmière FNFL), Charles HEMON (futur artilleur anti-aérien de la 1ère DFL), Jean PERSON (futur FAFL au sein du groupe de bombardement LORRAINE), Roger MARREC (futur FAFL sur Blenheim en Syrie), Guillaume RIOUAL, Marcel DONVAL (futur FNFL).

Engagé FAFL à Londres le 14 avril 1943, affecté CI Camberley, au grade de sergent par ordre 5663/SA/GP/2/FAFL du 6 juillet 1943, à compter du 15 juin 1943.

Dirigé sur le Groupe "Normandie" le 14 juillet 1943, retrouve la Syrie le 3 octobre 1943, affecté à l'école de pilotage de Kasbi Tadir le 15 janvier 1944, affecté CIDEM de Marakech le 6 juin 1944, dirigé sur l'Angleterre le 7 septembre 1944 affecté à Filey, envoyé en AFU le 22 septembre 1944.

Arrivé en OTU à Finemire le 4 janvier 1945, arrivé le 16 mai 1945 au GSU de Penfield, affecté au Groupe "Lorraine" le 26 juin 1945, nommé au grade de sergent-chef par ordre 5494/CH/FAGB en date du 28 avril 1945, fait mouvement sur la France à Dijon le 2 décembre 1945.

Groupe Lorraine

 (Source: Patrick BRANGOLO)

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16 mai 2020

LE JOUR OU JOSEPHINE BAKER SE RENDIT A ELVINGTON le 16 mai 1945

Une invitée très particulière...

Le jour où Joséphine Baker se rendit à Elvington

le 16 mai 1945.

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Photo dédicacée donné au Lt/Col. VENOT par Joséphine BAKER qui était venue donner un récital sur la base d'Elvington en 1945.

Petite anecdote d'Alain VENOT: Le Lt/Col. commandait la base à la suite du Colonel BAILLY et pour amuser la galerie Madame BAKER avait terminé son récital par un baiser sur la joue du Lt/Colonel en y laissant l'empreinte parfaite de ses lèvres par son rouge à lèvres..!

(collection: Alain VENOT)

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(Source: Barbara George, Directrice du Musée d'Elvington)

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