08 août 2020

MARAUDER - HISTORIQUE DU GROUPE "MAROC"

MARAUDERS

HISTORIQUE DU GROUPE

"MAROC"

(Depuis septembre 1939)

I - Campagne 1939-40.

Peut de temps avant les hostilités, le premier groupe de la 22e escadre de bombardement de nuit, basé à Orléans-Bricy, est transformé en groupe de reconnaissance; c'est à ce titre qu'il participera aux opérations de septembre 1939 jusqu'à l'Armistice, sans interruption aucune.

Équipe de Bloch 131 et d'Amiot 143, il passe le début de l'hiver dans les Ardennes, et ses deux premières missions sur Bloch 131, lui coûtent un équipage descendu par la chasse.

De Metz, il effectue ensuite, sur son nouveau matériel "Potez 63", des reconnaissances lointaines par avions isolés.

Ces missions, faites le plus souvent dans des circonstances atmosphériques défavorables, soit à très haute altitude, soit en vol rasant, à un moment où la chasse allemande domine le ciel sont de véritables missions de sacrifice.

Le groupe perd 3 équipages, au nombre desquels un des Commandants d'escadrille, mais son activité ne se ralentit pas et il totalise, pour la campagne, 213 missions et 374 vols de guerre, ce qui lui vaut une citation à l'ordre de l'Armée Aérienne.

En juin 40, il se replie sur Ambérieu, puis au Maroc, à Ouled-Okba, où le trouve l'Armistice.

II - Période d'Armistice.

Durant la période d'Armistice, le groupe stationné à Rabat poursuit son entraînement dans la mesure des possibilités, il se transforme sur Glenn-Martin.

Au cours de son entraînement au bombardement en piqué son activité se solde par de nombreux accidents (4 équipages perdus).

En janvier 1942 une escadrille d'un groupe dissous, le 1/52, vient le renforcer. En juin de la même année il est équipé de Léo45 et opérant du terrain d'Oued-Zem (Maroc) où il s'est replié, participe en avril 1943 aux bombardements de nuit sur la Tunisie.

En juillet 1943 au cours de transformation sur matériel américain le groupe perd deux de ses meilleurs équipages.

III - Campagne 1944.

En septembre 1943, devenu groupe de bombardement moyen, le groupe part pour Telergma où, jusqu'à la fin de l'année, il poursuit un entraînement intensif sur matériel américain B-26 "Marauder".

Depuis son engagement, fin mars 1944, jusqu'aux premiers jours de janvier 1945, le groupe a accompli 108 missions de guerre, représentant 832 sorties de guerre et plus de 1.313 tonnes de bombes larguées sur les objectifs ennemis. Au cours de ces missions, les bombes du groupe ont atteint 28 viaducs et ponts, deux dépôts de munitions, deux dépôts d'essence, un dépôt de matériel, deux batteries côtières, une zone de concentration de troupes, quatre ponts routiers et anéanti un P.C. Allemand.

Les avions de groupe ont abattu, au combat, deux chasseurs allemands et subi maintes fois l'assaut de la Flak: en 832 sorties 88 avions sont revenus endommagés.

Beaucoup des membres d'équipages du groupe ont maintenant accompli plus de 50 missions et obtenu, par leur valeur, d'élogieuses citations. 17 d'entre eux ont été récemment décorés de l'Air Medal américaine, et le groupe "Maroc" a reçu, au cours, de la campagne 1944 deux citations.

(Source: Bulletin N°17 des FORCES AERIENNES FRANCAISES EN GRANDE-BRETAGNE. 1945)

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BOMBARDIERS FRANCAIS DANS LA BATAILLE

"LES MARAUDERS"

Bombardiers français dans la bataille

ADIEU

à VILLACIDRO.

A présent que les 31e et 34e escadres françaises de bombardement sont remontées vers le Nord, à présent qu'elles vont pilonner à partir du sol natal les objectifs allemands, nous pouvons parler de ce coin de Sardaigne qui fut, durant des mois, l'aire d'envol de nos porteurs de foudre.

Villacidro ! A quelques dizaines de kilomètres de Cagliari, c'est un village sarde brûlé de soleil. Non loin de ses basses maisons couleur de terre le terrain s'étalait sur la grande plaine nue toujours battue par le vent.

Ils sont partis, les "Marauders" d'argent qui tous les jours allaient jeter leurs bombes sur les entrepôts d'essence, les gares, les parcs à munitions et les ports ennemis. Ils ont longtemps été les maîtres de ce ciel de l'Italie du Nord malgré la flak intense et les chasseurs à croix noire.

Les villages de tente des groupes Maroc, Bretagne, Gascogne, Sénégal, Bourgogne et Franche-Comté ont disparu. Avec la victoire, les équipages sont remontés vers le Nord et ont emporté avec eux le souvenir des dures batailles au-dessus des terres d'Italie et de Provence, et le souvenir vivace de leurs morts et de leurs disparus.

Mais s'il y a eu les mauvais retours après les missions sur la plaine du Pô et l'enfer de Toulon - "Marauders" criblés et camarades manquants - il y a eu les jours de grande victoire et les exploits épiques, dont le plus extraordinaire restera celui de l'équipage du colonel Bouvard. (Abattu au large de Toulon, repêché et fait prisonnier par les nazis, interné dans le fort de Gardanne, l'équipage, par un coup d'audace inouïe, recevra entre ses mains la reddition de la garnison allemande.)

A présent, Villacidro est redevenu l'immense plaine stérile qui se souvient du grondement fauve des moteurs. Et pour dire les peines et les joies de nos escadres, sur cette terre triste et désolée, il reste la grande voix du vent, de ce vent éternel qui jour et nuit soulève la poussière rouge en tourbillons serrés. L'ont-ils assez maudit ce vent fou, nos équipages ?

Les Ailes françaises ne publient pas de vers. Mais, rompant pour une fois avec cette consigne, nous voulons aujourd'hui donner à nos lecteurs ce poème, plein de pittoresque et de malice, du capitaine G.C... qui, haut fonctionnaire de l'enseignement et parfait écrivain, a vécu la vie intense de ses camarades d'escadre.

Em. R.

LE VENT

Sur la plaine sans borne et sans voix,

Voici le vent

Voici le vent sifflant

Voici le vent soufflant

Ce si doux vent de Villacidro.

 

Sous la tente qui craque et qui ploie

C'est le vent zigzaguant qui s'immisce

S'insinue, subrepticement glisse

Des susurrements sinusoïdaux.

 

Si ce soir ce vent soudain ne cesse

Sans céder ne serait-ce qu'un pouce

S'envoler sur son aile si douce

Sans s'inquiéter de la météo.

 

Ce sera notre seule ressource

Contre le sinistre vent des soirs

Qui fuse et jacasse et passe, noir,

Plein de frissonnements vespéraux.

 

Dans les cieux lisses comme une soie

Voici revenue la paix des nuits

Jetant son voile sur nos ennuis

Jusqu'à nos réveils matutinaux.

 

Mais sans trêve, sans fin et sans loi

Voici le vent

Voici le vent sifflant

Voici le vent soufflant

Ce si doux vent de Villacidro.

 

Capitaine G. C...

(Source: AILES françaises - Hebdomadaire de l'Aviation N°4 du 21 novembre 1944)

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"MARAUDER" J'AI CASSE UN PONT.

"LES MARAUDERS"

- J'ai cassé un pont-

carte Scan (238)

Un MARAUDER français au cours d'une mission sur l'Allemagne du Sud.

J'ai vécu huit jours avec des aviateurs, des équipages de "Marauders". Séjour bref. Trop bref. Mais suffisant peu-être - eux pourront en juger - pour avoir saisi un peu de leur esprit, de leurs façons d'être, dont il faut bien dire, sans faire de grandes phrases, qu'ils sont ceux d'hommes valant la peine qu'on aille les regarder vivre.

La première scène se passe dans la chambre où l'on m'a logé, chez des paysans, avant mon départ pour l'aérodrome. Vieux retraités. La femme, après trente ans, porte encore le deuil d'un fils perdu à la guerre. Une de ces mères qui honorent jusqu'à leur dernier souffle le souvenir d'un être qu'elles ont particulièrement aimé. Son fils?

- C'était un aviateur, dit-elle.

Voilà pourquoi, depuis plus de dix ans, les deux vieux habitent près d'un aérodrome?

La femme m'a ouvert la porte. Elle murmure: De temps à autre, nous en invitons un ou deux à notre table. Ce sont de bons gars. Ils me rappellent l'autre... Vous les verrez, ce sont des hommes, des vrais.

DES HOMMES.

Une route durcie par le froid. Brume et silence. Un ronflement va s'amplifiant. L'aérodrome n'est plus loin. Dix pas encore dans la boue, puis trois arbres et une large grille. Un écriteau. Cette grille, ce panneau blanc aux lettres noires ont leur importance. Ils séparent deux choses dont le contraste, ici, est frappant: la paix et la guerre!

La paix, ce sont ces champs cultivés qui étaient sous le gel, cette mairie avec son drapeau, cette école. La guerre...

Le P.C. de l'escadre est un bâtiment tout blanc, surmonté d'une sorte de clocheton. Dans la région on appelle cela un "château". Sur la pelouse une tente est fixée par quatre piquets. La pelouse est fleurie. Devant la porte, il y a trois Jeeps qui attendent.

Trois marches conduisent à une pièce où brûle un feu d'essence. Aux murs, des cartes. Devant ces cartes, des hommes.

J'imaginais, avant d'entrer, un état-major composé de vieux soldats penchés sur des documents. Rien de cela. Voilà des hommes jeunes, tacticiens éprouvés, qui savent ce qu'est une carte d'état-major et, mieux encore, un poste de pilotage.

Tous prennent part aux missions. Plusieurs n'y sont pas forcés. Mais la nécessité de mieux connaître la vie de leurs hommes, et peut-être l'attrait du danger, font que tout le monde, ici, a éprouvé plus d'une fois la sensation que donne la D.C.A. - la Flak - frappant sur la carlingue du "Marauder".

C'est tellement vrai que voici un officier du P.C. qui s'apprête à partir. Il revêt une combinaison fourrée, prend son parachute et monte dans la Jeep qui va le conduire en piste.

Auparavant, un de ses hommes s'est figé devant lui. Il lui dit: Mon capitaine, le décollage est à 11 heures. Il était 10h45. Ils se sont serré la main. Ces deux hommes ne sont pas revenus.

 

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(collection: Yves GARCIA)

UN PONT A CASSER.

La vie du bombardier, de l'aviateur, en général, c'est la mission. Ce matin-là, comme tous les autres matins, l'une d'elles allait avoir lieu. J'arrivai, avec six officiers de l'Etat-Major de l'escadre, devant le P.C., à trois cents pas de l'aérodrome. Deux étages, un palier, puis un couloir et une porte brune. Sur cette porte, deux mots: "War-Room", salle de guerre. Nous entrâmes.

Tout le monde s'assit et se tut.

L'objectif est un pont à casser sur le Rhin, le pont de X... dit un officier.

Une heure durant, ces hommes étudièrent les cartes fixées aux murs où se trouvaient repérées les zones de D.C.A. et les nids de chasse allemande. Posément, ils décidèrent d'un itinéraire à suivre et d'une ligne d'attaque à observer. Puis l'on sortit.

C'était le Planning.

Deux heures plus tard, nous nous trouvions de nouveau réunis, mais cette fois auprès de la tente. Sur la pelouse désagréablement boueuse. Des hommes nous entouraient. Bottes fourrées et peaux de mouton. Plus d'un levait les yeux vers le ciel pour y puiser l'assurance que la mission aurait bien lieu.

Le temps n'étant pas beau, il y avait des hochements de tête, des haussements d'épaules. Sous la visière des bonnets fourrés, de petits conciliabules se tenaient. On entra sous la tente. Briefing, dernière opération avant le décollage. Les hommes s'installèrent sur des sièges de fer. Au fond, deux tableaux noirs où étaient inscrites les instructions élaborées au Planning.

Aux équipages eux-mêmes l'objectif allait être dévoilé. Cela produisit une certaine sensation. Puis le silence se fit. Les explications commencèrent. Tout fut réglé, chronométré, prévu.

Vingt minutes passèrent ainsi. A la fin, l'officier météo fut consulté. Il répondit que le temps était plutôt bouché, mais la mission néanmoins possible. La tente se vida donc. Les peaux de mouton montèrent sur des camions et nous partîmes en piste. Entre temps, les "Marauders" avaient été lestés de leur contenu de bombes.

Au bord de la piste, chaque équipage est déposé devant son appareil. Les hommes n'ont eu aucun contact avec l'extérieur. Aucune indiscrétion n'est à craindre.

 

(3) edmond garcia Martin Marauder B26 (3)

(collection: Yves GARCIA)

CAP SUR L'ALLEMAGNE.

- Là me dit Gerbault, attachez-le... Ils s'agissait de mon parachute.

Un quart d'heure après, dans un ronflement formidable, dix-huit appareils produit une certaine sensation. Puis le silence se fit. Les explications commencèrent. Tout fut réglé, chronométré, prévu, détachaient du sol. On mit le cap sur l'Allemagne.

Quelque part, dans un coin du ciel, les chasseurs d'escorte nous attendaient. L'objectif, c'est ce mince ruban de couleur brune qu'on aperçoit maintenant à travers le hublot où se condense un peu de vapeur.

Dans l'interphone, une voix m'a dit: Mettez votre gilet anti-flak et votre casque. Il était temps.

Brusquement, la D.C.A. nous enveloppe. Visages tendus, crispés. Plus un mot. Rien que le ronflement du moteur et, par intervalles, les éclats qui frappent la carlingue avec un bruit de gravier. Une voix compte: Trois... quatre... cinq...

Un brusque virage.

Un coeur qui monte au bord des lèvres. Au sol, une colonne de fumée masque le ruban brun.

MELIERES ETAIT UN SOLDAT.

Les "Marauders" se sont posés sur la piste. Dix-huit appareils avaient décollé. Quinze seulement viennent d'atterrir.

Sur un communiqué, ce soir, il y aura une phrase dans le genre de celle-ci : "La mission a été bien accomplie. Trois appareils ne sont pas rentrés."

Et demain, à la première heure, parce que les mauvaises nouvelles courent plus vite que les bonnes, une dame, la mère ou la femme du lieutenant Mélières, par exemple, viendra frapper à la porte du mess des officiers.

Elle demandera, la voix un peu sourde, pour s'en assurer elle-même:

- Le lieutenant Mélières...

On lui répondra:

- Il ne faut pas pleurer, madame. Mélières était un soldat.

François POLI.

(Source: AILES françaises - Hebdomadaire de l'Aviation N°12 du 16 janvier 1945)

 

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07 août 2020

2/20 BRETAGNE

" BRETAGNE"

 

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La première version du Boston, le DB-7 avec la première escadrille du groupe de bombardement 1/32 en 1940.

( Source: Les Forces Aériennes Françaises Libres, Ministère de la Défense)

 

Après juin 1940, les quelques appareils et la poignée d'aviateurs de l'Afrique Equatoriale constituaient les seules Forces Aériennes Françaises Libres en Afrique.

C'est le 1er janvier 1942 que le détachement aérien du Tchad, formé alors d'aviateurs dont la majorité venaient d'Angleterre, reçut le nom de groupe "Bretagne"

Équipe d'abord de "Lysander" et de "Glenn-Martin-Maryland", le groupe reçut à la fin de 1942 des "Bristol-Blenheim" pour appuyer les opérations de la colonne Leclerc au Fezzan.

Groupe mixte de reconnaissance et de bombardement moyen, il fut, en réalité, employé aux fins les plus diverses.

Au printemps de 1942, lors de la première campagne du Fezzan, le groupe "Bretagne", sous le commandement du commandant Noël appuie l'action des troupes au sol.

Le 18 décembre, le commandant de Saint-Péreuse réunit le groupe entier à Zouar. L'offensive de la colonne Leclerc est imminente et c'est le groupe "Bretagne" qui l'appuiera avec cinq "Lysander", six "Blenheim", deux "Maryland". Les opérations commencent à Noël. Les noms seuls des objectifs évoquent aujourd'hui les étapes de la marche victorieuse du Fezzan.

Ici se place le fameux épisode de l'affaire de Murzuch. La garnison italienne craignant d'être coupée venait d'évacuer la palmeraie et se dirigeait vers le Nord. La colonne comptait: cent dix Européens. dont dix-sept officiers et une douzaine d'Ascaris. Elle était accompagnée de chameaux de bât, mais les hommes étaient à pied, seul le commandant possédait une voiture et un cheval.

Le 9 janvier, le général Leclerc apprend ce repli. Il détache immédiatement une colonne motorisée à la poursuite des Italiens: cinq autos-mitrailleuses, cinq camions avec une soixantaine de tirailleurs et cinq Européens. La colonne part et occupe Murzuch sans coup férir, mais ne peut retrouver les traces de sa garnison. Aussi, le 10 au matin, le général demande au groupe "Bretagne" d'envoyer un appareil pour retrouver la colonne italienne. L'équipage désigné est celui du lieutenant Mahé: observateur, sous-lieutenant Canepa; mécanicien, sergent Dubroca; radio, sergent Lévêque. L'avion est un "Glenn-Martin-Maryland".

Le matin vers 9 heures, l'avion aperçoit la colonne italienne, elle s'est arrêtée à un puits, à 30 kilomètres au Nord de la palmeraie de Murzuch. Le "Glenn" pique et mitraille, des chameaux sont tuées des hommes s'égaillent, le cheval, la voiture et le commandant s'enfuient, l'un tirant l'autre, à travers le désert.

Mais les armes s'enrayent. Seule, la mitrailleuse ventrale fonctionne encore. Alors on décide à bord d'avoir recours à l'argument dernier: l'intimidation. Le sous-lieutenant Canepa rédige le message en français: " Si vous voulez vous rendre, montrez des drapeaux blancs et restez en place." L'avion passe en rase-mottes et lance son message. Bientôt les italiens agitent et étendent tout ce qu'ils ont de blanc. Ils se rendent. L'avion qui tourne toujours autour d'eux, comme un épervier, les voit écrire sur le sol, avec des vêtements le mot "atterrate". L'équipage comprend tout de même assez l'italien pour deviner l'invitation. Mais on hésite et le lieutenant Mahé retourne d'abord vers les autos-mitrailleuses.

Nouveau message par lequel on apprend à la colonne que les italiens se sont rendus et le "Glenn" retourne, fidèle chien de troupeau, garder ses prisonniers, pendant que la colonne dépiole les dix voitures pour cerner le puits. Le lieutenant Mahé a peur d'ensabler son appareil. Il attend que la colonne arrive. Tout se passe sans incident et, les italiens rendus, l'avion se pose.

Mission terminée, il ne reste plus qu'à rentrer à Umm sans autres incidents que les mille joies dont est tissée l'aviation saharienne. La batterie est déchargée, l'avion est ensablé...

Murzuch et sa garnison sont entre nos mains. La route du Nord est libre.

Après cet exploit resté légendaire dans les annales de l'aviation, le groupe continue ses missions de reconnaissance et de bombardement.

L'état des appareils ne lui permettra pas de participer à la campagne de Tunisie. L'entrainement sur les "Blenheim" qui survivent se poursuit sans relâche. Alternance d'espoir et d'ennui. Enfin, c'est à Rayack, en novembre, que le commandant de Maismon commandant le groupe "Bretagne", reçoit l'ordre de regagner l'Algérie.

B26 MARAUDER

Le 15 mai, le groupe "Bretagne" équipé de "B26 Marauders" rejoint en opération le 1/22 déjà engagé en Sardaigne. Commandé par le commandant Meyrand, il participe, aux côtés des groupes "Maroc" et "Gascogne", aux pilonnages de l'Italie du Nord et au moment du débarquement allié sur les côtes sud de la France, aux succès des opérations, notamment en réduisant au silence des batteries côtières qui défendent l'accès du port de Toulon.

Par son recrutement si divers, où se trouvent rassemblés les survivants du Tchad et du Fezzan, des métropolitains échappés des prisons d'Espagne, des Français d'Afrique du Nord et d'Angleterre, et par ses missions si audacieuses au-dessus des territoires les plus hostiles, le groupe "Bretagne" représente une image réduite, mais fidèle de l'aviation française renaissante.

( Source: AILES françaises - Hebdomadaire de l'aviation N° 4 du 21 Novembre 1944)

 

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12 octobre 2015

LA TRISTE FIN D'UN MARAUDER

Pour le souvenir

du

1/22 MAROC - 2/20 BRETAGNE - 1/19 GASCOGNE

1/32 BOURGOGNE - 2/52 FRANCHE COMTE - 2/63 SENEGAL

Bombardement.

Sorties ou missions: 4.884 - Victoires: 2 chasseurs - Tués: 100 - Disparus: 34 - Prisonniers: 8 - Blessés: 6. Avions

Perdus: 14 - Endommagés: 425. 

edmond garcia Formation de 58 B26 Marauder

(collection: Yves GARCIA)

Formation de 58 B26 MARAUDER.

Le devoir de mémoire c'est aussi d'être étonné lorsque l'on efface la croix de Lorraine. Il restait deux MARAUDERS Français, en 1965 un fut renvoyé à Dayton dand l'Ohio une reconnaissance normale envers un allié qui nous a énormément aidé, l'autre le dernier survivant de l'épopée des MARAUDER français était resté au Bourget jusqu'en 2011?.J'ai l'impression que la mémoire surtout quand il s'agit de notre pays ce n'est pas très important, et de repeindre cette avion qui était aux couleurs de la france libre, est-ce une bonne idée? surtout pour nos générations à venir, j'ai aussi l'impression que tout est fait pour qu'ils oublient un peu plus qu'il y a aussi des français qui se sont battus?

Cliquez sur les liens suivants:

http://www.museeairespace.fr/c/5/martin-b-26g-marauder/mouvement

briefinght

(collection: Philippe ROUGET)

http://bernardrouget.com/pages/Marauder.html

(Source: M. Philippe ROUGET le fils d'un MARAUDER)

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10 mai 2014

31ème ESCADRE GB 1/19 GASCOGNE 2/20 BRETAGNE 1/22 MAROC

  31 ème Escadre de bombardement moyen

MARAUDERS - 31° ESCADRE - HALIFAX GROUPES LOURDS FRANCAIS SQUADRONS 346 et 347 R.A.F

MARAUDERS 31° ESCADRE (Source: Bulletin des FORCES AERIENNES FRANCAISES EN GRANDE-BRETAGNE N° 15 1945)

http://halifax346et347.canalblog.com

La 31ème Escadre de bombardement moyen est créée le 24 mai 1944 et commandée par les colonels Chassin, puis Piollet. Elle comprend les GBM 1/19 Gascogne, 2/20 Bretagne, et 1/22 Maroc.

Citation a l'ordre de l'aviation aérienne.

- Cdt GRIMAL Georges, Commandant de la 31e escadre aérienne: officier supérieur, pilote et commandant d'avion remarquable, de haute valeur professionnelle et moral, animé d'une constante volonté de combattre. A conduit avec maitrise de nombreuses expéditions en pays occupés et sur l'Allemagne, attaquant avec succès des positions fortifiées, des gares, des dépôts de munitions ou d'essence, en particulier les 9, 10 et 19 avril 1945, malgré les violentes réactions de l'ennemi.

Citation a l'ordre de l'aviation aérienne.

- Cne PLASSIART Henry-Georges, capitaine de la 31e escadre aérienne: officier pilote expérimenté, excellent chef de section qui a fait preuve d'un allant et d'un courage magnifiques dans de nombreuses missions sur l'Italie du Nord et sur l'Allemagne, au cours desquelles son appareil fut plusieurs fois sévèrement touché par la D.C.A. S'est particulièrement distingué dans les missions du 11 septembre 1944 sur un objectif de la ligne Gothique, le 2 janvier 1945 sur une gare, et le 14 février 1945 sur un dépôt de munitions en Allemagne.

GBM 1/19 GASCOGNE

GASCOGNE img869

Bombardement.

Le groupe de bombardement moyen 1/19 Gascogne trouve ses origines dans le groupe de bombardement II/19, qui rebaptisé groupe de bombardement léger 1/19 en septembre 1940, devint le 21 février 1944 GBM 1/19.Ayant poursuivi son entraînement sur Martin B-26 tout au long des mois de février et de mars, le groupe gagna le 1er avril 1944 le terrain de Châteaudun-du-Rhumel et y forma ube escadre de bombardement avec le Bretagne et le Maroc, déjà engagés en opérations.

 

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Equipage du Gascogne devant un B-26.

Commandé par le commandant Secrétan, le GBM 1/19 partit pour la Sardaigne, qui se trouvait aux mains des Alliés, le 15 mai suivant et effectua sa première mission de guerre un mois plus tard, jour pour jour, en attaquant des voies de communication dans la région de La Spézia, en Italie.

Les sorties se succédèrent alors, visant des ponts, des voies de chemin de fer, des gares et des routes situés dans la péninsule italienne. Elles se poursuivirent tout au long des mois de juin et de juillet avant de s'orienter, à partir d'août, sur le midi de la France en prévision du débarquement en Provence.

La première mission sur le territoire métropolitain fut accomplie le 2 de ce mois, et, au cours de la deuxième , le 4 et le 5 août, les B-26 du Gascogne s'en prirent au pont routier de Sisteron. Puis l'activité du 1/19 se partagea entre la France et l'Italie.

Au début d'octobre, le groupe rallia le Midi et s'implanta dans un premier temps à Istres. Il gagna Lyon-Bron dès la mi-novembre afin de prendre part aux opérations menées dans l'est du pays. La première mission conduite sur l'Allemagne eut lieu le 17 novembre et visa le pont ferroviaire de Neuenburg, sur le Rhin, entre Mulhouse et Colmar.

Les objectifs qui furent désignés par la suite au 1/19 furent soit des ponts, soit des gares, ou bien encore des casernes. Le mauvais temps qui régna en janvier, février et mars 1945 ralentit les sorties, et, le 19 mars, le GBM 1/19 effectua sa dernière mission depuis Lyon-Bron. Il gagna alors Saint-Dizier et poursuivit ses actions sur l'Allemagne jusqu'au milieu du mois d'avril, époque à laquelle il participa à des raids contre les poches de Royan et de la pointe de Grave, tenues par les Allemands depuis le mois d'août 1944.

La poche de Royan étant réduite, le groupe reprit ses sorties sur l'Allemagne jusqu'à la fin des hostilités.

Stationnant en France pendant quelques mois, le 1/19 s'installa à Mengen, en Allemagne, en septembre 1945 et fut dissous en avril 1946, alors qu'il se trouvait sous le commandement du commandant Forget. Il fut reconstitué en janvier 1951 sous l'appelation de 1/19 Gascogne en vue de sa participation aux opérations d'Indochine.

(source: L'AVIATION N°200)

Sorties ou missions: 855 - Tués: 26 - Blessés: 2.

Le GBM 1/19 Gascogne, avec ses escadrilles SAL 28 et SPA 79, fait partie de la 31ème Escadre de bombardement moyen.

 

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SAL 28 1er escadrille du 1/19 Gascogne.

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SPA 79 2ème escadrille du 1/19 Gascogne.

Installéà Rovigo, le Groupe de reconnaissance 1/19 est équipé de Douglas DB7 depuis fin novembre 1942.Le Groupe rejoint Colomb-Béchar sans avions le 6 janvier 1943. Il part en novembre 1943 pour Médouina, au Maroc, puis devient le Groupe de bombardement moyen (GBM) 1/19 Gascogne le 21 février 1944 à Télergma ou il commence sa transformation sur Marauder. Le 25 mars 1944, il gagne Chataudun-du-Rummel, puis Villacidro en Sardaigne le 5 juin 1944 pour participer aux opérations sur l'Italie le 15 juin 1944, commandé par les commandants Nicot, puis Longuet.

Le GBM 1/19 a eu trois avions abattus par la DCA et a perdu dix-sept hommes.

edmond garcia Martin Marauder B26 accidenté (2)

(collection:  Yves GARCIA)

B-26 MARAUDER accidenté du 1/19 GASCOGNE.

CITATIONS

A l'ordre de l'armée aérienne.

Maraudeur GB I / 19 Gascogne - Le Teil |

Mémorial des Aérostèles Maraudeur GB I / 19 Gascogne au Teil Ardèche (07). 21 août 1945. Français.

http://www.aerosteles.net

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 Hommage au Commandant Raymond MESPLES

Aviateur pendant la deuxième guerre mondiale

et les conflits qui suivirent.

- Sa jeunesse.

- Raymond Jean-Louis Mesples est né à Oullins (Rhône) le 18 juin 1916, de parents originaires de la région de Gannat. Son père Louis et son oncle Jean-Baptiste avaient monté une entreprise de forges à Lyon. Après la fin de la guerre les deux frères quittent Lyon et créent une autre entreprise de forges à Gannat (Allier).

- La famille a deux enfants: Gilberte née le 3 mars 1910 et Raymond. Un dramatique accident se produit le 8 octobre 1923, l'éclatement d'une meule tue Louis Mesples, il a 40 ans. Son frère continue l'exploitation de la forge. Sa veuve Marie-Louise a deux enfants à élever. Courageusement, elle se lance dans l'hôtellerie restauration. Elle achète d'abord un café dans le quartier de la gare puis un café restaurant hôtel (Hôtel du centre) situé 52 avenue Jean Jaurès à Gannat.

- L'adolescence de Raymond se passe ainsi dans une ambiance de travail intense. Il fréquente l'école primaire supérieure et l'école pratique d'industrie située à Gannat. C'est un bon élève, régulièrement 1er de sa classe. Le 12 juillet 1932, il obtient le brevet d'enseignement industriel, spécialité la forge, qui est le métier pratiqué par la famille.

- Viennent ensuite quatre années dont il n'a pas été possible de suivre totalement le déroulement. Il s'inscrit dans plusieurs écoles techniques, dont l'école Vaucanson, située à Grenoble. Il y suit les cours de première année du 7 novembre 1934 au 10 juillet 1935. C'est un bon élève, au 2ème et au 3ème trimestre, il obtient les félicitations. Il est admis en deuxième année, mais ne donne pas suite. Pourquoi ? On ne sait pas.

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- Son engagement dans l'Armée de l'Air.

- Raymond est attiré par l'aviation, discipline toute nouvelle alors, le 15 octobre 1935, à 19 ans, il s'engage dans l'Armée de l'Air. Il est affecté à la base aérienne de Moulins (Allier) pour une longue période de formation. Il gravit aussi les premiers échelons de la hiérarchie des sous-officiers: caporal le 22 mars 1936 et caporal-chef le 15 juin 1936.

- Il est alors dirigé sur la base aérienne d'Istres (Bouches-du-Rhône), où il arrive le 16 juin 1936 et y demeure jusqu'au 1er juin 1937, date à laquelle il est muté à la base aérienne de Tours (Indre-et-Loire). Il est nommé au grade de sergent le 1er août 1937.

- Le 5 septembre 1938, Raymond se marie à Gannat avec Lucette Conchon dont les parents Marien et Léa habitent cette ville.

 

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- La guerre 1939-1940.

- C'est alors la Seconde Guerre mondiale. Raymond est en opération dès le 2 septembre 1939. Le 1er avril une mission vaut à l'équipage dont il fait partie une citation à l'ordre de l'Armée avec attribution de la Croix de Guerre avec palme.

- Le 9 avril 1940, il est nommé sergent-chef. Le 22 juin 1940 l'armistice avec l'Allemagne est signé, l'armée est regroupée en zone libre et l'unité de Raymond rejoint la base aérienne d'Istres en octobre 1940.

 

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Affreville (Algérie) en décembre 1942

 

- Mission au Levant.

- Le 9 juin 1941, l'unité de Raymond Mesples est mise à la disposition du commandant de l'air au Levant où se livre une bataille entre troupes allemandes aidées par des troupes françaises obéissant au gouvernement de Vichy et les troupes britanniques épaulées par des éléments de la France Libre dépendant du Général de Gaulle. La Syrie et le Liban se trouvent alors sous mandat français.

- Le 15 juin 1941, Raymond accomplit une mission qui a dû lui poser des problèmes moraux. Il participe au bombardement d'un navire anglais où, "malgré une violente réaction de l'artillerie, il a pris une part active à l'attaque de la flotte ennemie et a réussi par son tir précis à atteindre un bâtiment de guerre, lui causant de très graves avaries". Il s'agit d'un extrait de la citation décernée à l'équipage à cette occasion.

- Cette mission au Levant prend fin le 13 juillet 1941, Raymond regagne la zone non occupée. Il est muté au groupe de bombardement Gascogne stationné à Istres.

- Départ pour l'Afrique du Nord.

- Le 4 novembre 1942, quelques jours avant le débarquement des troupes alliées en Afrique du Nord (le 8 novembre), son unité part pour l'Afrique du Nord. Il rejoint donc immédiatement les Forces Françaises Libres, d'abord à Berard (région d'Alger) au centre d'instruction, puis le 21 janvier 1943, il est affecté au groupe de bombardement Gascogne à Colomb-Béchar.

- Il séjourna pour des durées variables sur les différentes bases aériennes d'Algérie jusqu'au 15 juin 1944, date à laquelle le groupe Gascogne est engagé sur le théâtre méditerranéen.

- Il participe ensuite à la campagne de France et d'Allemagne. Il est basé, d'abord à Bron (région de Lyon), ouis à celle de Saint-Dizier (52). Il appartient au Groupe de Bombardement Gascogne.

- Raymond Mesples a été nommé au grade d'adjudant le 1er septembre 1943 puis au grade de sous-lieutenant le 25 octobre 1944. Plusieurs citations de son action pendant cette période:

- Une citation à l'ordre de l'aviation de bombardement le 24 août 1944 avec l'attribution de la Croix de Guerre - étoile vermeil.

- Une citation à l'ordre de l'aviation de bombardement le 27 octobre 1944 avec attribution de la Croix de guerre - étoile de vermeil.

- Une citation à l'ordre de l'armée aérienne le 17 août 1945 entraînant l'attribution de la Croix de guerre avec palmes.

L'Allemagne capitule et l'armistice est signé le 8 mai 1945; quelques mois plus tard, Raymond est dirigé sur l'Allemagne dans la région de Mengen (Bade-Wurtemberg), dans la zone d'occupation revenant à la France.

- Après toutes les séparations dues à la guerre, sa famille le rejoint.

- Cette période prend fin le 24 août 1946, il rejoint alors la base aérienne de Mont de Marsan (40) à laquelle il restera rattaché jusqu'en 1954.

 

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- Après-guerre et campagne d'Indochine et d'Algérie.

- Raymond est promu au grade de capitaine, corps des officiers de l'Air, cadre naviguant le 1er avril 1952.

- Mais la guerre a toujours lieu en Indochine. Le 2 juin 1954, Raymond part d'Orly pour rejoindre un groupe de bombardement stationné à Touranne (aujourd'hui Danang) au centre de l'Indochine de l'époque.

- Il participe à différentes opérations qui lui valent la médaille coloniale et la croix de guerre - étoile de bronze (le 28 octobre 1954).

- Le 10 juin 1955, il est rapatrié en France à Mont de Marsan et à compter du 18 août 1955, il est affecté à l'Ecole des troupes aéroportées située à Pau. Il reste dans cette unité jusqu'au 11 janvier 1958, date à laquelle il embarque à Orly pour l'Algérie. Il est affecté au groupe saharien de reconnaissance et d'appui basé à Ouargla.

- Cette participation à la guerre d'Algérie prend fin en avril 1959.

- Retour en France.

- Le 23 avril 1959, Raymond retrouve l'Ecole des Troupes Aéroportées à Pau. Il ne quittera plus cette unité jusqu'à la fin de sa carrière militaire le 18 juin 1962.

- Il est promu au grade de Commandant et fait Officier de la Légion d'Honneur, le 30 juin 1954. Puis il reçoit la médaille commémorative de la Campagne d'Indochine le 20 septembre 1954. Enfin le 11 octobre 1954, il est décoré de la médaille commémorative de la Campagne d'Italie.

- Agé de 46 ans Raymond se reconvertit dans le civil et travaille à Pau pour une société d'assurances.

- Raymond Mesples, qui depuis 1939, a connu tant de situations dangereuses, est victime d'un accident de la circulation à Pau, il décède le 5 mai 1965. Il a 49 ans.

Raymond et Lucette ont eu trois enfants:

- Christiane née en 1939,

- Bernadette née en 1945,

- Michèle née en 1950.

Cette note a été préparée et rédigée par ses enfants et leurs conjoints.

André Caillaud, Michel Jeannot et Bernard Capelani.

(Collection: Famille de Raymond MESPLES)

- Pilote: Capitaine GARAT Jean-Luc. Commandant de la base de Brazaville vers 61-64, il termine sa carrière comme général 2 étoiles.

(Source: Geoff Cooper)

Citation a l'ordre de l'armée aérienne.

- Sous-Lieutenant BACHETTA Georges, du G.B.M. 1/19 "Gascogne": officier pilote d'une grande valeur, alliant à ses qualités professionnelles les plus belles qualités professionnelles les plus belles qualités de combattant. Au cours des bombardements du 13 mars et du 10 avril 1945 a, grâce à son sang-froid, participé à leur réussite, malgré les réactions violentes de la Flak lourde qui endommagea de nombreux avions de la formation.

Citation a l'ordre de l'armée aérienne.

- Sergent CHARRON Gilbert, du G.B.M. 1/19 "Gascogne": sous-officier radio-mitrailleur ayant fait preuve du plus grand sang-froid et du plus grand courage en accomplissant de nombreuses missions sur l'Allemagne. S'est notamment distingué le 8 février 1945 au cours d'une attaque d'une gare fortement défendue et où un avion fut descendu par la chasse ennemie, et le 20 avril 1945, durant l'attaque d'un terrain d'aviation.

Citation a l'ordre de l'armée aérienne.

- Sergent CRUCHANDEU Joseph, du G.B.M. 1/19 "Gascogne": sous-officier radio-mitrailleur d'un équipage guide de section. Auxiliaire précieux pour son commandant d'avion, a toujours rempli ses fonctions avec compétence et sang-froid. A participé aux missions les plus dangereuses, rentrant à plusieurs reprises avec son avion sérieusement endommagé. En particulier le 25 mars, lors de l'attaque d'un dépôt ennemi, défendu par une D.C.A. intense et précise, qui blessa sérieusement son navigateur.

Citation a l'ordre de l'armée aérienne.

- Sous-Lieutenant COLLINOT Jean, du G.B.M. 1/19 "Gascogne": officier pilote de grande valeur, ayant toujours fait preuve des plus belles qualités professionnelles, de sang-froid et d'ardeur au combat. A participé à de nombreuses missions sur l'Allemagne entre autres celles du 8 février 1945 et du 10 avril 1945 durant lesquelles l'objectif fut atteint malgré une forte réaction de la Flak qui abattit un avion de la formation et en endommagea plusieurs autres.

Citation a l'ordre de l'armée aérienne.

- Sous-Lieutenant CHAMBAUD André, du G.B.M. 1/19 "Gascogne": officier pilote d'une grande valeur professionnelle, montrant au combat les plus belles qualités de cran et de courage. A participé à de nombreuses missions de bombardement de jour sur ces objectifs puissamment défendus par une défense antiaérienne, dense, lourde et précise. S'est particulièrement distingué le 15 mars 1945 sur des défenses de la ligne Siegfried où son avion fut touché par de nombreux éclats de D.C.A.

- Adjt/C DESSAUX.

- Capitaine  GARAT Jean-Luc.

Citation a l'ordre de l'aviation aérienne.

- Cne LE GELARD Louis-Jean-Pierre, capitaine de la 31e escadre aérienne: officier pilote remarquable par ses hautes qualités morales et sa valeur de combattant. N'a cessé depuis son entrée en opérations de faire preuve d'entrain infatigable et d'un mépris total du danger. A participé à de nombreuses missions sur des objectifs du Sud-Est de la France et de l'Allemagne du Sud-Ouest, au cours desquelles son appareil fut plusieurs fois sévèrement touché par la D.C.A. S'est particulièrement distingué: le 18 août 1944, au cours du bombardement d'une batterie côtière; le 8 février 1945, sur une gare de triage défendue par une D.C.A. intense.

Citation a l'ordre de l'armée aérienne.

- Lieutenant HEROUT Louis, du G.B.M. 1/19 "Gascogne": officier navigateur bombardier animé des plus belles qualités guerrières et aéronautiques. S'est fait remarquer par son sang-froid et son calme au combat. Vient de participer à une série d'opérations de bombardement sur des objectifs du champ de bataille et des arrières rapprochés de l'ennemi. En dépit d'une D.C.A. dense et précise, a toujours réussi des bombardements remarquables, en particulier le 14 mars 1945 sur un dépôt de munitions d'une importance capitale pour l'ennemi et le 15 mars 1945 sur les défenses de la ligne Siegfried.

Citation a l'ordre de l'armée aérienne.

- Sergent LACAMOIRE Marceau, du G.B.M. 1/19 "Gascogne": sous-officier radio-mitrailleur qui a toujours rempli son rôle avec courage et compétence. Depuis sa précédente citation, a effectué 27 missions de bombardement sur l'Allemagne. S'est particulièrement distingué le 10 avril 1945, en participant à l'attaque d'une zone fortifié  d'une grande importance stratégique, où la formation fut violemment prise à partie par une Flak intense et précise, qui endommagea plusieurs avions de la formation.

Citation a l'ordre de l'armée aérienne.

- Sergent MAYAUD Marcel, du G.B.M. 1/19 "Gascogne": sous-officier mitrailleur-mécanicien, calme et décidé. Dans une série d'opérations offensives sur les voies de communications et les défenses ennemies, a toujours fait preuve du même courage et de la même ardeur au combat. S'est notamment distingué le 25 décembre 1944 et le 15 mars 1945, au cours de l'attaque d'ouvrages fortifiés d'une grande importance, alors que la D.C.A. se montrait particulièrement violente et nourrie.

Citation a l'ordre de l'armée aérienne.

- Sous-Lieutenant MESPLES Raymond, du G.B.M. 1/19 "Gascogne": officier radio de valeur, a toujours fait preuve d'un grand sang-froid durant les violentes réactions de la Flak. A participé aux missions du 8 février 1945 et du 10 avril 1945 durant lesquelles l'objectif fut atteint, malgré une forte réaction de la Flak qui abattit un avion de la formation et en endommagea plusieurs autres.

Citation a l'ordre de l'armée aérienne.

- Sous-Lieutenant MOMMARSON Jean, du G.B.M. 1/19 "Gascogne": officier pilote d'avion ailier se distinguant par ses qualités professionnelles et son sang-froid. Depuis sa précédente citation, a participé à de nombreuses missions de bombardement sur l'Ouest de l'Allemagne, en particulier le 10 avril 1945 sur une zône fortifiée d'une grande importance stratégique où la formation fut violemment prise à partie par une Flak intense et précise qui endommagea plusieurs avions de la formation.

Citation a l'ordre de l'armée aérienne.

- Capitaine NOGUES Yves, du G.B. 1/19 "Gascogne": officier bombardier, leader de formation de grande valeur. A toujours montré le plus total mépris du danger. S'est particulièrement distingué au cours des missions du 10 et du 20 avril 1945 où il il atteignit les objectifs assignés malgré un tir nourri de D. C. A. qui endommagea fortement son avion.

Citation a l'ordre de l'armée aérienne.

- Sergent QUILICHINI Vincent, du G.B.M. 1/19 "Gascogne": très bon sous-officier mitrailleur qui vient de confirmer ses qualités de courage et de dévouement au cours de missions offensives contre des objectifs fortement défendus. A participé, en particulier, les 25 décembre 1944 et 15 mars 1945, à des attaques contre les systèmes de communications ennemis et les ouvrages fortifiés d'une grande importance, exécutant ces missions avec le plus grand sang-froid, malgré de violentes réactions de la D.C.A.

Citation a l'ordre de l'armée aérienne.

- Sergent-chef OLIVARI Auguste, du G.B.M. 1/19 "Gacogne": sous-officier radio-mitrailleur faisant preuve d'une grande habileté professionnelles et de beaucoup d'allant au combat. S'est particulièrement distingué au cours des missions du 10 et du 20 avril 1945, où l'objectif fut bombardé avec succès malgré une violente réaction de la D.C.A. ennemie qui endommagea plusieurs avions.

Citation a l'ordre de l'armée aérienne.

- Lieutenant ROLLAND Adrien, du G.B.M. 1/19 "Gascogne": pilote guide de section alliant à de brillantes qualités professionnelles les plus belles qualités de combattant. A obtenu, lors de plusieurs missions sur l'Ouest de l'Allemagne, de brillants, résultats, en particulier sur une zone fortifiée d'une grande importance stratégique le 10 avril 1945, où l'objectif fut pleinement atteint malgré les réactions d'une Flak intense et précise qui toucha plusieurs avions du Flight.

Citation a l'ordre de l'armée aérienne.

- Sergent-chef ROUSSEAU Jean, du G.B.M. 1/19 "Gascogne": sous-officier navigateur-bombardier, plein d'allant qui a toujours fait preuve des plus belles qualités de courage, d'énergie et de sang-froid. A effectué de nombreuses missions difficiles lors de la réduction des poches d'Alsace et de l'Atlantique et de la percée de la ligne Siegfried. S'est particulièrement distingué le 16 décembre 1944, en participant à l'attaque d'un pont d'une grande importance stratégique où quatre avions de son Flight furent abattus et son appareil sérieusement endommagé par une D.C.A. intense et précise, et le 8 février 1945, en participant à la destruction d'une gare fortement défendue par une D.C.A. intense et la chasse ennemie qui attaqua la formation.

Citation a l'ordre de l'armée aérienne.

- Lieutenant SAIGET Jacques, lieutenant du G.B.M. 1/19 "Gascogne": premier pilote d'équipage. Leader ayant les plus belles qualités d'allant et de volonté. A participé aux missions du 10 et du avril 1945, où l'objectif fut bombardé avec succès malgré une violente réaction de la D.C.A. ennemie qui endommagea plusieurs avions.

Citation a l'ordre de l'armée aérienne.

- Lieutenant VILLEPORTE Edmond, du G.B.M. 1/19 "Gascogne": pilote brillant, plein d'allant et de courage. A effectué au groupe 58 missions dans des conditions souvent difficiles, du fait de la D.C.A. ennemie. S'est particulièrement distingué au cours de la mission du 20 avril 1945 où l'objectif fut atteint, malgré une violente réaction de la D.C.A. ennemie qui endommagea plusieurs avions de la formation.

Citation a l'ordre de l'armée aérienne.

 - Capitaine VIGIER Marc, du G.B. 1/19 "Gascogne"; officier pilote de classe toujours volontaire, faisant preuve d'un allant remarquable au combat. A, depuis sa précédente citation, effectué de nombreuses missions sur l'Ouest et le Sud de l'Allemagne. S'est particulièrement distingué le 25 mars 1945, lors de l'attaque d'une usine important, où la formation eut plusieurs avions touchés par une Flak Lourde, intense et précise.

GROUPE GASCOGNE 1/19.

MORTS AU CHAMP D'HONNEUR.

- Capitaine: GUNEPIN Auguste.

- Lieutenant: MEUNIER André.

- Capitaine: LACORDAIRE Pierre.

- Sous-lieutenant: GUELOU Jean.

- Sous-lieutenant: ZIEBORA Charles.

- Sous-lieutenant: JAMAIN René.

- Sous-lieutenant: VIRET Georges.

- Sous-lieutenant: THERY Léon.

- Aspirant: CHAMBON Gaston.

- Sergent-chef: GARRIGUES Marcel.

- Sergent-chef: LANGLOIS René.

- Sergent: TAUVERON André.

- Sergent: CHITEBOUN Marcel.

- Caporal-chef: MARQUES Marcel.

- Caporal: BARRIERE Marcel.

- Caporal: BRULEBOIS Jean.

MORT POUR LA FRANCE.

- Sergent-chef: CARICAN André.

- Sergent: BUGGIONI.

- 2ème classe: AYNERIC Henri.

- 2ème classe: BERGEAUD Noël.

- 2ème classe: BONE Marcel.

- 2ème classe: MARI Raymond.

- 2ème classe: MEQUIES Edmond.

- 2ème classe: MUNOZ Victor.

- 2ème classe: SOUQUET Claude.

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GB 1/19 GASCOGNE

en Indochine 

Pierre ALIBERT 1-32 BOURGOGNE

??, Cdt Pierre ALIBERT commandant de groupe du 1/19 GASCOGNE en Indochine en 1953 basé à Tourane.

Placé en congé de fin de campagne en décembre 1954, en 6 mois il totalisera 137 missions de guerre, dont certaines sur Dien Bien Phu.

Il continuera sa carrière jusqu'au grade de Général de Division Aérienne.

Le Général Pierre ALIBERT est surtout resté "célèbre" pour ses actions dans la résistance, car ayant en charge les maquis du Vercors d'abord et des Pyrénées ensuite, il a oeuvré pour la libération de nombreuses villes dont Toulouse.

(collection: Laurent ALIBERT)

Vidéo sur le 1/19 GASCOGNE en Indochine.

http://www.ina.fr/video/CPF89004284/indochine-opération-aeroportee-video.html

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2/20 BRETAGNE - HALIFAX GROUPES LOURDS FRANCAIS SQUADRONS 346 et 347 R.A.F

Après juin 1940, les quelques appareils et la poignée d'aviateurs de l'Afrique Equatoriale constituaient les seules Forces Aériennes Françaises Libres en Afrique. C'est le 1er janvier 1942 que le détachement aérien du Tchad, formé alors d'aviateurs dont la majorité venaient d'Angleterre, reçut le nom de groupe "Bretagne" Équipe d'abord de "Lysander" et de "Glenn-Martin-Maryland", le groupe reçut à la fin de 1942 des "Bristol-Blenheim" pour appuyer les opérations de la colonne Leclerc au Fezzan.

http://halifax346et347.canalblog.com

GBM 2/20 BRETAGNE

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Bombardement.

Sorties ou missions: 1.009 - Tués: 7 - Prisonniers: 6.

En janvier 1943 (au terme des opérations du Fezzan qui ont permis au général Leclerc de rejoindre la VIIIe armée britannique opérant en Libye), le groupe de bombardement II/20 Bretagne arrive en Tunisie.

Malgré leur épuisement et la fatigue de leur matériel, les équipages, à peine achevée la campagne du désert, espèrent prendre part aux combats qu'Anglais, Français et Américains livrent aux débris de l'armée Rommel. Mais la Royal Air Force ne peut fournir au II/20 le matériel neuf, indispensable à la reprise de la lutte.

Des négociations sont alors entreprises avec l'U.R.S.S. pour envoyer le groupe de bombardement II/20 en Russie, où il opérait aux côtés du groupe de chasse Normandie. Les pourparlers semblent devoir aboutir: au mois d'août 1943, la formation est dirigée sur la Syrie. Basée à Rayack, elle attend l'ordre de départ pour Moscou. L'ordre arrive, mais la destination est Télergma, en Afrique du Nord; le groupe Bretagne sera équipé avec des "Marauder" B.26. C'est avec ces bombardiers Marauders que les équipages du Bretagne combattront bientôt en Italie, en France et en Allemagne.

TUNISIE

 

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(collection: famille Le SAULNIER)

Au centre de la photo le Cne Loïc Le Saulnier 6 ème en partant de la gauche, le B-26 G MARAUDER 44-67855 N°41 GT 2/20 BRETAGNE.

 

VENDREDI 12 JUIN 2015 UNE STELE EN SOUVENIR DU CRASH DU B-26 G MARAUDER N°41 DU GT II/20 BRETAGNE - HALIFAX GROUPES LOURDS FRANCAIS SQUADRONS 346 et 347 R.A.F

Une stèle sera érigée en souvenir des aviateurs et des personnes tuées lors de l'accident du B-26 Marauder N°41 du GT II/20 Bretagne en 1946. (collection: Françis FROIDEVAUX) Voici le lieu où sera fixée la plaque. (collection: Françis FROIDEVAUX) (collection: Francis FROIDEVAUX) Un moteur qui végète chez un particulier...

http://halifax346et347.canalblog.com

 

CITATIONS

Le Colonel Georges Aouach par Bruno Baverel - Passion pour l'aviation

Le colonel Georges Aouach Un pilote de bombardier pendant la guerre de 1939-1945 Georges Aouach La Seconde Guerre Mondiale Le 6 octobre 1939, à bord du LeO 451 n°6, baptisé Le Lion, du 1er Escadron du Groupe de Bombardiers GBI/31, prenaient place le lieutenant-pilote Georges Aouach, le sergent Maurice Aubert, mitrailleur, le lieutenant-colonel Paul...

https://www.passionpourlaviation.fr

- AOUACH Georges

- Bombardier: ATGER.

- ANON.

- Adjt/C BRISSET - Pilote.

- Cpt BAZAUGOUR.

- Sgt BANAUX - Co-Pilote.

- Lt BROCHET.

A l'ordre de l'armée aérienne.

- Sergent BOURRASSIER Henri, sergent, du groupe 2/20 "Bretagne": excellent co-pilote très sur et très précieux pour son équipage et dont les qualités de calme et de courage sont remarquables. A participé avec succès aux missions sur l'Allemagne et le Sud-Ouest de la France. A été blessé au cours d'un atterrissage forcé intervenu à la suite d'une panne, lors de la mission du 28 février 1945, son avion étant chargé de bombes.

MARAUDER S-L1600 (4)

Henri Bourrassier †

Le col Henri Bourrassier est l'un des membres les plus actifs de la Commemorative Air Force et de son Unité Française, le French Wing, depuis sa création. Henri Bourrassier nous a quitté le 6 avril 2013.

https://www.caffrenchwing.fr

- CONTE de POLI.

- Lt CLAYEUX.

- CASTEJON - Radio.

- Lt CORNET - Co-Pilote.

A l'ordre de l'armée aérienne

- Cne COURT François, capitaine, du groupe 2/20 "Bretagne": officier pilote, chef de section qui a terminé les opérations contre l'Allemagne en conduisant sa section à des succès remarquables. S'est distingué les 31 mars, 8 avril, 9 avril et 11 avril sur des dépôts d'essence importants; le 10 avril, malgré une D.C.A. d'une extrême violence, a détruit des installations; les 14 avril et 16 avril, a attaqué avec plein succès des batteries à Royan; les 18 avril et 20 avril, a participé à la neutralisation de terrains d'aviation. Enfin, le 25 avril, a atteint en plein un dépôt de munitions d'une très grande importance.

A l'ordre de l'armée aérienne.

- Lt CANEPA Georges, lieutenant, du groupe 2/20 "Bretagne"; bombardier, chef de section et de formation dont l'éloge n'est plus a faire, l'un des meilleurs éléments des formations de bombardement moyen. Vient de remporter au cours des dernières opérations contre l'Allemagne et la poche de Royan, 13 succès dont les principaux ont été l'attaque très dure de la ligne Siegfried le 15 mars, celle d'un pont du Neckar le 23 mars, celles d'une ville fortifiée défendue par une D.C.A. intense le 10 avril, les attaques des défenses de Royan les 14 avril, 16 avril, enfin les missions sur une série de dépôts dont le plus important était un dépôt de munitions qui fut atteint en plein le 25 avril.

A l'ordre de l'armée aérienne.

Cne DUSSOL Jean-Ernest, capitaine, du groupe 2/20 "Bretagne": bombardier de tout premier ordre. A effectué comme bombardier, chef de section et de formation, une série de missions remarquables lors des dernières opérations sur l'Allemagne et la côte Atlantique. 11 bombardements réussis, parmi lesquels on peut citer celui de la ligne Siegfried le 16 mars, ceux de dépôts importants les 8 avril, 9 avril et 11 avril, l'attaque d'installations fortement défendues par la D.C.A. le 10 avril et les attaques dans la région de Royan les 14 avril, 16 avril et 17 avril.

- Cpt DECLERC.

- DUBROCA - Mécanicien.

- Cdt DUCRAY.

- Sgt/C DURANT - Radio.

- DESPINOY - Co-pilote.

- S/Lt DRAVERT - Mécanicien.

- Sgt DUJARDIN.

- Adjt DUBROS.

- Lt DUPIN Jacques - Pilote.

- FLAMENT - Radio.

- S/Lt FABRE - Mitrailleur.

- Adjt GUYOT Marius - Mécanicien.

- Sergent GUILLEMAIN Gilbert, sergent, du groupe 2/20 "Bretagne": excellent radio-mitrailleur. A participé avec compétence et courage aux missions du mois d'août 1944 sur l'Italie et la côte méridionale de la France, notamment à l'attaque du 20 août contre une batterie côtière défendue par une D.C.A. très violente et précise.. Le 9 septembre, son avion ayant été fortement endommagé, s'est parachuté dans les lignes ennemies et fut fait prisonnier. N'ayant jamais cessé de vouloir reprendre la lutte au plus tôt, a réussi, par ses efforts, à hâter sa libération et, dès sa rentrée en France, a demandé à revenir au groupe pour terminer la campagne comme combattant.

- GELARD.

- GUEGUEN - Navigateur.

- Lt JOUEUR - Pilote.

- Cpt GAY.

- GHIBAUDO - Mitrailleur.

- HOUDEC Louis.

- Adjt HOUSSET - Mécanicien.

- Sous-Lieutenant HENTGES Pierre, sous-lieutenant, du groupe 2/20 "Bretagne": excellent pilote ailier qui a effectué ses missions sur l'Allemagne avec un calme et un courage remarquables, malgré une D.C.A. souvent intense, en particulier les 2 décembre, 12 décembre et 22 janvier sur des ponts du Rhin et le 30 décembre sur une gare importante. A été gravement blessé au cours d'un atterrissage forcé intervenu à la suite d'une panne lors de la mission du 28 février 1945, son avion étant chargé de bombes.

GB 2/20 "Bretagne" sur Plaisance (Italie)

le 11/07/1944.

Récit du colonel Pierre Hentges.

Ce 11 juillet 1944, l'objectif des Marauders de la 31e Escadre est un dépôt d'essence des environs de Plaisance (Italie).

Le groupe Bretagne est en queue de la formation et le 34, leader de la dernière section.

Peu de temps après le décollage, notre ailier droit fait demi-tour: "ennuis mécaniques" sans doute. Ceci nous met en position défavorable en cas d'attaque ennemie, car nous savons par expérience que notre puissance de feu défensive étant plus faible que celle d'un "flight" complet, les chasseurs ennemis attaquent de préférence ce genre de formation.

" Nous nous dirigeons vers la plaine du Pô et l'objectif n'est plus très loin.

Les nuages sont nombreux... C'est une situation idéale pour les chasseurs qui peuvent ainsi jouer à cache-cache... Aussi ne sommes-nous pas trop surpris lorsque nous entendons Castejon, notre radio, nous signaler par interphone: "chasseurs ennemis en piqué à 5 heures".

Quelques secondes plus tard, nous entendons le crépitement de nos 6 mitrailleuses.

... C'est à ce moment que Castejon, sur un ton on ne peut plus calme, nous prévient que nous venons d'être touchés à différents endroits... que les trois mitrailleuses sont sains et saufs, mais que la gouverne de profondeur est fortement endommagée.

... Un coup d'oeil vers notre ailier gauche le 32,... nous apprend que lui aussi a des ennuis...

Les fumées noires qui s'échappent du moteur droit se transforment brusquement en flammes... Nous sommes toujours en vol de groupe, et pouvons voir distinctement Cornet à son poste de pilotage, Atger, le bombardier, dans le nez vitré du B26, et Despinoy, le copilote qui semble inerte sur son siège...

Cornet, très lentement s'éloigne de la formation... il a dû donner l'ordre d'évacuation, car nos mitrailleurs nous signalent que trois membres d'équipages viennent de sauter et que les parachutes se sont déployés normalement... Hélas, il n'y en aura pas d'autre...!

Quelques mois plus tard, nous avons reçu par l'intermédiaire de la Croix Rouge, des nouvelles des trois prisonniers et avons appris le drame qui s'était déroulé ce jour-là...

Despinoy a dû être tué par une mitrailleuse ... et son siège bloquant le passage du bombardier ... Atger était coincé dans le nez de l'avion ... Cornet, impuissant, était resté aux commandes jusqu'à à la fin, jusqu'à ce que l'aile flamboyante se détache de l'avion ... déclenchant la vrille fatale ...

Quant à nous, la situation ne se présente pas sous les meilleurs auspices... Notre gouverne se désentoile de plus en plus...

Nous sommes obligé de réduire la vitesse et nous voyons la formation s'éloigner lentement... Or un bombardier qui abandonne la formation, quand la chasse ennemie est à proximité... est un avion perdu...! Mais le Dieu des aviateurs veille sans doute sur nous... Verard, notre mitrailleur de queue, nous signale une patrouille de chasseurs se rapprochant très rapidement...? Amis...? Ennemis ?

Ce sont des SPIT de la RAF, ! Ils nous encadrent aussitôt, et nous escortent jusqu'à la côte, pendant qu'une autre patrouille s'explique avec les "Messerchmitt"... Au franchissement de la ligne de sécurité, ils nous disent au-revoir en balançant leurs ailes... Nous leur faisons un signe de la main. Notre seul regret est de ne pouvoir leur payer un pot ce soir au mess...

La fin de la mission se passe sans histoire. Par le travers de Solenzara notre terrain de secours, l'empennage tenant bon, nous décidons de poursuivre le vol à vitesse réduite.

Villacidro ne tarde pas à apparaître à l'horizon... Comme nous ne savons pas quelles seront les réactions de notre 34, en phase finale, nous faisons une approche prudente...

A notre grande surprise, le train sort normalement, les volets également... Seuls les freins nous donnent quelques soucis...

La formation s'est posée depuis longtemps, et aux gestes des camarades qui nous accueillent... nous comprenons que nous leur avons causé quelque frayeur.

Notre beau Marauder est dans un piteux état... Le fuselage et les plans sont traversés de part en part... et en reconstituant la trajectoire des balles,... nous ne comprenons pas comment nos trois compagnons de queue n'ont pas été touchés...

Un peu plus loin sur le parking du 32, deux hommes sont assis sur un talus, les deux mécaniciens de l'avion... ils ne disent rien...

De temps en temps, malgré eux ils regardent au loin, en direction du Nord... à la recherche d'un petit point noir... qui grossirait... grossirait...

Des larmes coulent silencieusement sur leurs joues...

45 années plus tard,... en 1989, Pierre Hentges reçût une lettre d'un journaliste italien, spécialisé dans les articles Aéronautiques qui avait réussi, après une enquête qui avait durée une dizaine d'années, à joindre tous les acteurs ayant participé à ce combat.

C'est ainsi qu'il apparaît que les "Messerchmitt" 109, étaient Italiens, et non Allemands, et que les pilotes des Spitfire étaient Sud-Africains.

(Source: PIONNIERS - Revue aéronautique - N°148 Avril 2001)

- S / Lt HEURGON.

- Sgt JULIEN.

- Sgt/C KLIFFA - Mécanicien.

- Lt de KERROUEL - Navigateur.

- DE LANVARIO - Co-Pilote.

- Sgt/C LE CAME.

- Sgt LINARES - Mécanicien.

- Sgt/C LIJOUR - Mitrailleur.

- S / Lt LAVARIO.

- LECLERC Louis.

- LECHELLE André.

- Guy LEBLEVENNEC.

- LAUNAY André.

- LEBREAU Léon.

- LOMBARDI - Mécanicien.

- MILLION - Radio.

- Cpt MAHE - Co-Pilote.

- Sgt/C MALOSSE - Co-Pilote.

- Sgt/C MOISSA.

- Lt MARREC - Pilote.

- S/Lt MARCEL - Co-Pilote.

- Sgt MIOCHE - Radio.

- Cdt MEYRAND - Co-pilote.

- Sgt MOULARD - Radio.

- MAOUT.

- De MAURICE.

- MOINES.

Marauder GB II/20 Bretagne - Colombier-Saugnieu | Aérostèles

Stèle Marauder GB II/20 Bretagne à Colombier-Saugnieu Rhône (69). 28 Février 1945. Français.

Lt MARC Henry - Bombardier.

*Henry MARC, ancien militaire des Forces françaises libres, est décédé à l'âge de 95 ans

Henry Marc Ancien combattant originaire de Saint-Germain-Village, est décédé lundi 30 janvier, à l'âge de 95 ans. Il habitait depuis plusieurs années dans le quartier du Doult-Vitran à Pont-Audemer. Héros de la résistance, il avait fait partie de 1942 à 1946 des forces aériennes française libres et plus précisément du "groupe Bretagne", (dont les bombardements ont facilité la remontée des Alliés en Italie en 1943.

http://divisionfrancaiselibre.eklablog.com
Henry Marc, grand résistant, est décédé

Henry Marc, ancien combattant originaire de Saint-Germain-Village, est décédé lundi 30 janvier, à l'âge de 95 ans. Il habitait depuis plusieurs années dans le quartier du Doult-Vitran à Pont-Audemer. Héros de la résistance, il avait fait partie de 1942 à 1946 des forces aériennes française libres et plus précisément du groupe Bretagne, dont les bombardements ont facilité la remontée des Alliés en Italie en 1943.

https://actu.fr

Les 38 mission de guerre

du Lt Henry MARC.

- Dates             -Villes       -Tonnage.

- 26/5/1944 - VITERBO - Objectif: carrefour de Viterbo. - 11tonnes.

- 28/5/1944 - TERONTOLA - 11tonnes.

- 29/05/1944 - V OLTRI - 11tonnes.

- 30/5/1944 - TORRITA-TIBERINA   - Objectif: Bombardement du pont de Torrita Tiberina à 40 kilomètres au nord-est de Rome - 20tonnes .

- 31/5/1944 - NEMI - 11 tonnes. 1/06/1944 - VINCEZO - 11tonnes.

- 5/06/1944 - VITERBO - Bombardement du croisement routier de Viterbo - 11tonnes.

- 06/06/1944 - TERNI - 22tonnes.

- 8/06/1944 - FOLLONICA - 11tonnes.

- 9/06/1944 - ROCCASTRADA - Bombardement d'un pont routier au nord de Roccastrada - 11tonnes.

- 10/06/1944 - BUONCONVENTO - Bombardement du pont de Buonconvento - 21tonnes.

12/06/1944 - MASSE - 11tonnes.

- 13/06/1944 - PERUGIA - 10tonnes.

- 14/06/1944 - FOSSOMBRONE - Bombardement du pont de Fossombrone - 22tonnes.

- 20/06/1944 - MONEGLIA - Bombardement du viaduc de Moneglia - 11tonnes.

21/06/1944 - ZOAGLI - 11tonnes.

- 22/06/1944 - TARO-BERCETO - 11tonnes.

29/06/1944 - LA SPEZIA - Bombardement du dépôt de munitions de La Spezzia - 20 tonnes.

- 1/07/1944 - LA SPEZIA - Bombardement de l'arsenal de La Spezzia - 22 tonnes.

2/07/1944 - MAGLIASO - 11tonnes.

- 3/07/1944 - VADO-LIGURE - Bombardement du dépôt d'essence de Vado-Ligure - 11tonnes.

7/07/1944 - REGGIO - 11tonnes.

- 12/07/1944 - PIACENZA - Bombardement de deux ponts routiers et ferroviaires à l'ouest de Piacenza - 55 tonnes.

13/07/1944 - CREMONE - 11tonnes.

- 16/07/1944 - CASALE-MONFERRATO - Bombardement du pont de Casale Monferrato - 11tonnes.

- 17/07/1944 - ASTI - Bombardement du pont ferroviaire d'Asti - 11tonnes.

- 20/07/1944 - BERGOFORTE - 11tonnes.

- 23/07/1944 - IMPERIA - 11tonnes.

- 24/07/1944 - IMPERIA - 22tonnes.

- 26/07/1944 - ANDORA - 11tonnes.

- 27/07/1944 - MONTCALIERI - Bombardement du pont ferroviaire de Montcalieri - 11tonnes.

- 2/08/1944 - GILETTE (France)  Bombardement d'un pont à la Roquette du Var - 11tonnes.

- 03/08/1944 - ASTI - 11tonnes.

- 6/08/1944 - ARLES - (France) 11tonnes.

- 7/08/1944 - ALEXANDRIE - 55tonnes.

- 11/08/1944 - CAP-CAMARAT -(France) Bombardement d'une batterie d'artillerie au Cap Camarat - 10tonnes.

- 12/08/1944 - CAP-CAMARAT - (France) 10tonnes.

- 13/08/1944 - CAP-CAMARAT - (France) 10tonnes.

(Source: Emmanuel COMPES)

- Lt NETTER.

- S/Lt NICOLS - Navigateur.

- Asp. PECOUT.

- S/Lt PERNOT - Navigateur.

- PETIT Georges.

- Sergent PILLORE Marcel, sergent, du groupe 2/20 "Bretagne": excellent pilote dont les qualités se sont affirmées sans cesse davantage. Vient encore d'accomplir une série de missions sur l'Allemagne et la côte Atlantique. A participé, notamment, le 16 mars, au bombardement des défenses de la ligne Siegfried, le 10 avril, à l'attaque d'une ville fortifiée, les 18 avril et 20 avril, aux attaques de terrains d'aviation ennemis, ces divers objectifs étant défendus par une D.C.A. intense et précise. A toujours fait preuve d'une grande discipline en vol et d'un parfait sang-froid.

- Cpt PRUDHON.

- RONGET - Pilote.

- ROUZIC Ange.

- Sgt SAINT-YVES.

train Scan (174)

 

CARTE Scan (278)

GB 1/23, 2e escadrille. A gauche, première rangée, Marcel ROCHAIX, 1939.

(collection: Maurice ROCHAIX)

carte Scan (284)

Marcel ROCHAIX, Georges ROMANS bombardier de l'équipage du Cpt COCHO 2/23 Guyenne, ??.

- Cne ROCHAIX Marcel - Pilote.

- Sgt TCHOUMBRIS - Radio.

- Cpt VIARD.

- Lt VIALA - Co-Pilote.

- VERARD - Mitrailleur.

- Sgt VEZAN - Mitrailleur.

- Cpl VOGLIMACCI - Mitrailleur.

- Adjt WOLFF - Co-Pilote.

GROUPE BRETAGNE 2/20.

MORTS AU CHAMP D'HONNEUR.

- Capitaine: CORNET Pierre.

- Sous-lieutenant: ARGER François.

- Sous-lieutenant: DRAVERT Alexandre.

- Adjudant: DESPINOY Michel.

- Adjudant: CORNEC François.

- Sergent: MOULARD Louis.

MORT POUR LA FRANCE.

- Sergent-chef: SIMEON Raymond.

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1/22 MAROC 

s-l1600 

 

MARAUDER - HISTORIQUE DU GROUPE "MAROC" - HALIFAX GROUPES LOURDS FRANCAIS SQUADRONS 346 et 347 R.A.F

Peut de temps avant les hostilités, le premier groupe de la 22e escadre de bombardement de nuit, basé à Orléans-Bricy, est transformé en groupe de reconnaissance; c'est à ce titre qu'il participera aux opérations de septembre 1939 jusqu'à l'Armistice, sans interruption aucune.

http://halifax346et347.canalblog.com

 

Bombardement.

Sorties ou missions: 1.228 - Victoires: 2 chasseurs - Tués: 8 - Disparus: 10.

Le GBM 1/22 Maroc, avec ses escadrilles VB 109 et VB 125, fait partie de la 31ème Escadre de bombardement moyen.

Lors du débarquement allié, le GR 1/22 se trouve à Rabat puis, en février 1943, à Oued-Zem (Maroc) où il fusionne avec la 2 ème escadrille du GR 1/52. Après une brève campagne à Thélèpte, en Tunisie, les équipages suivent un stage de transformation sur matériel américain à Rabat.

Constitué le 1er septembre 1943, le GBM 1/22 Maroc, commandé par les commandants Albertus, puis de Bernardy, est le premier à s'entrainer sur Marauder à Télergma. Il est en janvier 1944 à Châteaudun-du-Rummel. Il arrive à Villacidro le 15 mars 1944. Il effectue la première des opérations de guerre des Marauder le 29 mars 1944 sur Porto Ferrajo en Italie.

Le GBM 1/22 a eu un avion abattu par la D.C.A. et a perdu six hommes

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1er escadrille 1/22 Maroc.

1-22 maroc 83m

(collection: Jean-Marc CLOTES)

 1er escadrille, avec le fanion du VB109 du 1/22 Maroc. 

1-22 img859

2ème escadrille du 1/22 Maroc.

___________________________

Le groupe de reconnaissance I/22 trouve ses origines dans le 1er groupe du 22e régiment d'aviation de bombardement, dont les 1re et 2e escadrilles avaient hérité les insignes et les traditions des escadrilles n°109 et n°125 de la Grande Guerre, respectivement. Basé à Chartres en 1922, ce régiment fut transformé en 1932 en escadre d'aviation lourde de défense, le 1er groupe perdant une des trois escadrilles qui formaient (la 101) en décembre 1935.

Équipé d'Amiot 143, le I/22 effectua un voyage en Afrique du Nord au milieu de 1936, et la 22e escadre quitta le terrain de Chartres pour celui d'Orléans-Bricy à la fin de cette même année. En octobre 1938, le groupe commença à réceptionner des Bloch MB.131 et fut transformé, tout comme l'autre composante de la 22e escadre, en formation de reconnaissance.

 

TAÏB Souvenir de Chatel-Mois d'Avril

Souvenir de Chatel .

 (collection: Famille TAÏB)

Envoyé à Chatel-Chéhéry, près de Varennes-en-Argonne, le 31 août 1939, il fut intégré dans les forces aériennes 102, mises à la disposition de la IIe armée terrestre, et, dès la déclaration de guerre, il commença à accomplir des missions photographiques. Le 15 septembre suivant, le I/22 prit en compte trois Potez 63.11, appareils modernes destinés à remplacer progressivement ses Bloch MB.131. Passé le 10 décembre de la même année sous les ordres du commandant Nast, successeur du commandant Lucques, il fut entièrement transformé sur Potez 63.11 quelques jours plus tard.

TAÏB 1944-1945 Guerre- Maraudeur 2

(collection: Famille TAÏB)

Puis , le 23 février 1940, l'unité fut cantonnée à Metz, où elle passa sous la responsabilité des forces aériennes 103 de la IIIe armée. De là, elle accomplit de nombreuses sorties de reconnaissance photographiques pour le compte des formations terrestre, et, quand survint l'attaque allemande à l'ouest, le 10 mai suivant, elle effectua plusieurs missions au-dessus du Luxembourg.

TAÏB Vassincourt 3ème escadrille-guerre 1939-1940-Mois de juin

Vassincourt 3ème escadrille juin 1939/1940.

(collection: Famille TAÏB)

Le 12 juin suivant, le I/22 fut informé qu'il devait gagner la base de Toul-Ochey; il dut se replier sur Lyon-Ambérieu deux jours plus tard. Il rejoignit Montélimar le 17 du même mois et rallia Lézignan le lendemain.

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(collection: Famille TAÏB)

Ayant reçu l'ordre de gagner l'Afrique du Nord, le groupe I/22 s'installa à Oulad-Okba, au Maroc, avec ses Potez 63.11. Commandée par le commandant Hartemann, cette formation fut transformée sur Glen Martin 167F à la fin du mois de juin 1940 et effectua en juillet suivant de nombreuses missions de reconnaissance au-dessus de Gibraltar.

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(collection: Famille TAÏB)

Réorganisé le 1er août par fusion avec le I/52 et renforcé par des éléments du I/35, le I/22 fut basé à Rabat au terme de ce mois. Gibraltar ayant été bombardé par l'aviation française le 24 septembre, il participa avec ses Glenn Martin au contrôle des résultats et poursuivit ses survols de la possession britannique pendant les journées suivantes. En juin-juillet, plusieurs appareils partirent pour la Syrie en vue d'y renforcer le groupe I/39.

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(collection: Famille TAÏB)

Puis, en mai 1942, le I/22 commença à passer sur Lioré-et-Olivier 45, et, le 1er juin suivant, il fut intégré dans le groupement mixte de Casablanca. Toujours basé à Rabat quand survint le débarquement allié en Afrique du Nord (8 novembre 1942), le groupe vit plusieurs de ses Le0 45 détruits au sol par des chasseurs embarqués anglo-américains.

Une réorganisation de l'aviation d'Afrique du Nord aboutit, le 1er janvier 1943, à la fusion de la 2e escadrille du groupe I/52 avec le I/22, qui subit une profonde restructuration en février suivant. Commandé par le commandant Esparre, le groupe gagna Oued Zem et rallia Biskra en avril pour prendre part à la campagne de Tunisie. En mai et juin de la même année, le personnel du I/22 accomplit un stage à Rabat-Salé pour s'y familiariser avec le matériel américain. Le 1er septembre suivant, le groupe adopta la dénomination de groupe de bombardement moyen I/22 Maroc.

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Un départ en mission des B26 MARAUDER.

(collection: Yves GARCIA)

 LES OPERATIONS AERIENNES

EN ITALIE ET DANS LE SUD-EST DE LA FRANCE

de l'automne 1943 au 14 août 1944.

Le groupe de bombardement moyen I/22 Maroc exécute sa première mission au-dessus de l'île d'Elbe.Il attaque ensuite quotidiennement l'Italie. Après avoir bombardé les chantiers maritimes de Riva-Trigosa, les équipages français de Marauder B.26 prennent partie les communications routières de l'ennemi.

Ils détruisent les ponts sur la rivière Magra ainsi que ceux de Certaldo et de Pontassieve.

Le 28 avril, le viaduc de Pittechio, appelé le "grand-père des objectifs difficiles", est rompu par nos Marauder.

Le groupe de bombardement I/22 Maroc accomplit, le 12 mai, une mission des plus difficiles: malgré le tir violent et précis de 160 pièces de Flak, nos Marauder anéantissent le poste de commandement de la division allemande aéroportée à Castrocielo, au nord d'Aquina.

Douze jours plus tard, le groupe de bombardement II/20 Bretagne, dont les équipages ont terminé, en Afrique du Nord, leur entraînement sur Marauder B.26 rejoint le groupe Maroc à Villacidro. L'arrivée du Bretagne marque la naissance de la 31e escadre de bombardement moyen qui sera complétée ultérieurement par le groupe I/19 Gascogne.

 

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Equipage du groupe de bombardement 1/22 Maroc posant devant un Martin B-26 Marauder de la 1er escadrille (VB-109) en Sardaigne, en juin 1944.

 

Puis, c'est le groupe de bombardement I/19 Gascogne qui atterrit à Villacidro où se trouvent déjà les groupes Maroc I/22 et Bretagne II/20. La 31e escadre de bombardement est désormais au complet.

Enfin les trois groupes de bombardement I/32 Bourgogne, II/52 Franche-Comté, II/63 Sénégal quittent l'Afrique du Nord pour Villacidro où ils forment la 34e escadres de bombardement moyen qui va lutter aux côtés de la 31e escadre.

Depuis le Ier juillet, la 31e escadre de bombardement moyen bombarde les arrières ennemis dans l'Italie du nord, faisant sauter les ponts, les dépôts d'essence et de munitions. Malgré la Flak, elle attaque également les défenses de la ligne gothique.

Le 26 septembre 1944, après avoir détruit, au cours de sa dernière mission, un pont routier au sud de Pavie, l'escadre, pour qui la campagne d'Italie est terminée, quitte Villacidro pour Istres. Elle a mérité cette citation à l'ordre de l'armée aérienne. 

B26 MARAUDER 

Première unité française de bombardement engagée à partir de mai 1944 sur le théâtre méditerranéen. A su, d'emblée, se placer haut dans l'estime du commandement et des camarades de combat alliés par l'efficacité de sa manoeuvre, la valeur et l'allant de ses équipages, la compétence et le dévouement de ses techniciens et de ses services.

S'est particulièrement distinguée, de mai à juillet , sous le commandement du colonel Piollet, par la qualité de ses bombardements sur les points sensibles des communications ennemies en Italie centrale et septentrionale, puis, au mois d'août, par l'appui qu'elle a apporté, sous le commandement du lieutenant-colonel Gelée, aux opérations de débarquement et à l'offensive de la libération dans le sud-est de la France.

Au cours de plus de 2.000 sorties de guerre, effectuées de mai à septembre, a dû souvent, pour atteindre ses objectifs, affronter les tirs d'une D.C.A. dense et ajustée, notamment les 18 et 19 août, où, respectivement, 19 appareils sur 23 et 16 sur 19 sont atteints et un abattu.

A chaque fois, vengé ses pertes, portant, pendant la même période, sur les objectifs qui lui ont été assignés, plus de 3.000 tonnes de bombes.

Le 3 août 1944, le groupe de bombardement II/52 Franche-Comté est engagé sur le front d'Italie, aux côtés de la 31e escadre. Il attaque, pour débuter, le pont de Moncalieri-Turin. Puis, au cours de nombreuses missions, il détruit des ponts dans la plaine du Pô et incendie les dépôts d'essence de Bologne.

Le 7 septembre, les trois  groupes I/32, II/52 et II/63 constituant la 34e escadre française de bombardement prennent place parmi ceux de la 42e escadre américaine.

Le 9 septembre, le groupe II/63 Sénégal est chargé, pour sa première mission sur l'Italie, de couper le pont de Ruibera. Jusqu'au 26 septembre, il attaque les voies de communications et les objectifs qui n'ont pas été détruits au cours des missions précédentes.

Du 26 août au 30 septembre, le groupe I/32 Bourgogne accomplit 9 missions de guerre, larguant plusieurs centaines de tonnes de bombes sur les défenses ennemies de la ligne gothique et sur les objectifs militaires de l'Italie du nord.

 

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(collection: Yves GARCIA)

 

L'attaque des voies de communications

(24 juillet - 5 août)

Le 24 juillet, les bombardiers moyens (6 Marauder du groupe I/19) attaquent le pont de chemin de fer de Vintimille, objectif d'une grande importance stratégique. Le lendemain, les mêmes appareils, renforcés par ceux du groupe I/22, pilonnent à nouveau le pont. Les photographies, prises le 26 juillet, par l'aviation de reconnaissance révèlent qu'une arche est complètement détruite.

 

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(collection: Jean-Marc CLOTES)

Le 2 août, 6 bombardiers du groupe I/22 attaquent un pont de voie ferrée à Gilette (10 kilomètres au nord de Nice). Deux jours plus tard, le même objectif est bombardé par une formation du groupe II/52.

L'attaque des terrains

(6 - 9 août)

L'offensive contre les terrains débute le 6 août par un raid de la 4e escadre sur les terrains de Cuers-Pierrefeu, Valence et Aix-les-Milles.

Le même jour, poursuivant la destruction des voies de communications, 26 appareils de la 31e escadre et 10 du groupe II/52 bombardent le pont de chemin de fer d'Arles et le détruisent presque entièrement.

 

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(collection: Jean-Marc CLOTES)

L'attaque des défenses côtières

(10 - 14 août)

L'effort principal de nos bombardiers est dirigé ensuite contre les défenses côtières établies par les Allemands entre Nice et Marseille. Le 10, plusieurs formations de la 31e escadre attaquent les batteries des Iles d'Hyères; le 11 et 12, les avions du groupe 2/52 bombardent les batteries du Cap Canerat. Le 13, les fortifications de la presqu'île de Giens sont pilonnées par les quatre groupes de Marauder.

Le 14 août, veille du débarquement, les batteries des îles du Levant subissent l'attaque des bombardiers français. Au soir de cette journée, de nombreux Marauder sont détachés à Alghero, dans le nord-ouest de la Sardaigne, d'où ils partiront le 15, à l'aube, pour appuyer les forces de débarquement.

(Source: LES FORCES AERIENNES FRANCAISES de 1939 à 1945)

 Citations

A l'ordre de l'armée aérienne.

TAÏB 1944-1945 Guerre -Maraudeur 3

De gauche à droite:

André TAÏB, 1/22 Maroc.

(collection: Famille TAÏB)

TAÏB 1944-1945 Guerre- Maraudeur 1

De gauche à droite:

André TAÏB,

(collection: FamilleTAÏB )

 

 

CITATIONS.

TAÏB (André-Alphonse), sergent du groupe de bombardement 1/22 "Maroc"; sous-officier radio-mitrailleur d'une grande valeur professionnelle et d'un allant remarquable au combat, a toujours fait preuve des plus belles qualités de courage et d'endurance au cours des nombreuses missions effectuées sur le front allemand. A participé notamment le 12 décembre 1944 à l'attaque d'un pont voie ferrée, le 8 février 1945 à celle d'une gare de chemin de fer, le 14 février 1945 à la destruction d'une usine de munitions, alors qu'une D.C.A. dense et précise atteignait de nombreux avions de sa formation.

- M. BUTTIN

- M. CHAUMIENE.

- REBERGA Pierre - Mitrailleur.

 Le Sergent Louis CLOTES lors de sa formation aux USA

 

1-22 maroc 99d carte_noel 1943

1-22 maroc 05 b26

(collection: Jean-Marc CLOTES)

1-22 maroc 84j

Sergent Louis CLOTES, ??, ??, probablement lors d'une permission, la ville?

(collection: Jean-Marc CLOTES)

1-22 maroc 86i

1-22 maroc 86l

1-22 maroc 86p_Usa_B26_Marauder_Equipage

L'équipage du N°03 aux Etats-Unis.

 

1-22 maroc 84i_Usa_Groupe

1-22 maroc 56

1-22 maroc 57

1-22 maroc 62

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1-22 maroc 48

1-22 maroc 19

1-22 maroc 51

En bas à droite le Sergent Louis CLOTES.

(collection: Jean-Marc CLOTES)

1-22 maroc 14

1/22 Maroc aux Etats-Unis?

1-22 maroc 86o MARAUDER 03

Le MARAUDER N°03 du Sergent Louis CLOTES - 1/22 MAROC. 

1-22 maroc 47 

L'équipage du N°03, deuxième à partir de la droite le Sergent Louis CLOTES mécanicien mitrailleur.

1-22 maroc 84e 

(collection: Jean-Marc CLOTES)

1-22 maroc 04 livret 

Le Sergent Louis CLOTES né en 1923 a rejoint le GMB 1/22 Maroc après l'école de formation aux USA.

1-22 maroc 84f 

Sergent/Chef CLOTES Louis.

(collection: Jean-Marc CLOTES) 

BONNEAU (Joseph), aspirant du groupe de bombardement 1/22 "Maroc"; sous-officier pilote d'une grande habileté professionnelle. A fait preuve de belles qualités de courage et d'endurance au cours de nombreuses missions de bombardement effectuées sur le front d'Allemagne. A contribué, notamment les 14 15 et 16 mars 1945, à la destruction d'objectifs fortement défendus par la D.C.A. ennemie, ainsi qu'à la réussite complète des missions des 25 mars, 9 10 et 20 avril.

CLOTES (Louis-Laurent), sergent, du groupe de bombardement 1/22 "Maroc"; sous-officier mécanicien -mitrailleur, dont la conscience professionnelle n'a d'égale que son ardeur au combat. A effectué de nombreuses missions de bombardement sur le front d'Allemagne, manifestant à cette occasion tout son courage et son endurance. A participé aux attaques des 14, 15 et 16 mars 1945 contre des objectifs défendus par une D.C.A. très violente qui atteignit plusieurs avions de sa formation et aux missions particulièrement réussies des 25 mars, 9, 10 et 20 avril.

- Pilote: S/Lt CHALARD Michel.

DEVOIRE DE MEMOIRE

Pour un ancien

du 1/22 "Maroc"

Michel CHALARD

et son équipage.

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Guy CHALARD.

(Source: PIONNIERS - Revue aéronautique - N°170 mai 2007)

- Sgt: Benjamin Maurice Cohen.

CASTAINGS (Jean-Marie), sergent, du groupe de bombardement 1/22 "Maroc"; sous-officier mitrailleur dont les connaissances techniques et le sang-froid sont un élément de sécurité pour la formation. A participé à de nombreuses bombardements d'objectifs en territoire ennemi. A toujours conservé le plus grand calme, bien que son appareil fut sérieusement endommagé par la D.C.A. En particulier les 15 et 16 avril, sur des ouvrages de défense avancés ennemie, et les 10, 11, 18, 19 et 20 avril, sur des aérodromes et des dépôts en Allemagne.

1-22 maroc 85b

(collection: Jean-Marc CLOTES) 

COLOMB (Pierre-Claude-Léon), sergent, du groupe de bombardement 1/22 "Maroc"; sous-officier mitrailleur d'une grande conscience professionnelle et d'une belle ardeur combative. A effectué de nombreuses missions de bombardement sur le front d'Allemagne, au cours desquelles il a manifesté beaucoup de courage et d'endurance. A participé notamment aux attaques des 14, 15 et 16 mars 1945 contre des objectifs défendus par une D.C.A. violente qui atteignit de nombreux avions de sa formation ainsi qu'aux missions particulièrement réussies des 25 mars, 9, 10 et 20 avril.

CROCHE (Léopol-Marcel), sergent du groupe de bombardement 1/22 "Maroc"; sous-officier mécanicien mitrailleur animé d'une grande conscience professionnelle et d'une belle ardeur au combat. A fait preuve de beaucoup de courage et d'endurance au cours des nombreuses missions effectuées sur le front d'Allemagne. A participé notamment aux attaques des 14, 15 et 16 mars 1945 contre des objectifs où la D.C.A. ennemie très violente atteignit de nombreux avions de sa formation et aux missions particulièrement réussies des 25 mars, 9 et 20 avril.

- DECHELOTTE André.

DECASTILLE (René-Nicolas), adjudant du groupe de bombardement 1/22 "Maroc"; sous -officier radio-mitrailleur remarquable par sa valeur professionnelle et sa belle ardeur au combat. A effectué du 14 février au 25 avril 1945 de nombreuses missions sur le front d'Allemagne, au cours desquelles il a toujours fait preuve des plus belles qualités de sang-froid et d'endurance, même dans les moments les plus difficiles, alors que la D.C.A. ennemie était particulièrement violente. A participé aux attaques du 14 février 1945 contre une usine d'essence synthétique, du 14 mars contre un dépôt de munitions, qui furent couronnées de succès malgré le feu nourri de la défense adverse qui atteignit plusieurs avions de la formation.

DUCHEIX (Louis-Françis), sous-lieutenant, du groupe de bombardement 1/22 "Maroc" officier pilote remarquable par son habileté, sa conscience professionnelle et son allant au combat. A fait preuve de belles qualités de sang-froid et d'endurance au cours des nombreuses missions de bombardement effectuées sur le territoire allemand. A participé, notamment le 14 février 1945, à la destruction d'une fabrique d'essence synthétique, et le 25 mars 1945 à l'attaque d'un atelier de réparation de véhicules, objectifs fortement défendus par la D.C.A. A contribué à la réussite des missions des 9, 10, 20 et 25 avril sur des ouvrages fortifiés, des dépôts de carburant et munitions.

DECOMBAS (Pierre-Marie-Louis), sergent du groupe de bombardement 1/22 "Maroc"; sous-officier radio-mitrailleur qui a toujours beaucoup d'ardeur au combat. A effectué de nombreuses missions de bombardement sur le front de l'Allemagne au cours desquelles il a fait preuve de belles qualités de sang-froid et d'endurance. A participé aux attaques des 14, 15 et 16 mars 1945 contre des objectifs défendus par une D.C.A. très violente qui atteignit de nombreux avions de sa formation ainsi qu'aux missions particulièrement réussies des 25 mars, 9, 10 et 20 avril.

DOUBLIER (Firmin-Georges), sergent du groupe de bombardement 1/22 "Maroc"; sous-officier mitrailleur animé d'une grande conscience professionnelle et ardent combattant. A effectué de nombreuses missions de bombardement sur le front d'Allemagne, au cours desquelles il a manifesté beaucoup de sang-froid et d'endurance. A participé en particulier aux attaques des 14, 15 et 16 mars 1945 contre des objectifs défendus par une D.C.A. très violente qui atteignit plusieurs avions de sa formation et aux missions particulièrement réussies des 25 mars, 9, 10 et 20 avril.

- Pilote: André Déchelotte.

EYMARD (Paul-Auguste), sergent, du groupe de bombardement 1/22 "Maroc": mécanicien mitrailleur dont les parfaites connaissances techniques du matériel qu'il utilise lui permirent de s'adapter rapidement aux méthodes de combat. A prouvé sa valeur morale et sa haute conception du devoir lors des bombardements des 11, 18 et 20 avril sur des dépôts et des aérodromes en Allemagne. A montré le plus grand mépris du danger lors de l'attaque du 19 avril sur un aérodrome alors qu'un moteur stoppé, l'avion dut parcourir 250 km en territoire ennemi avant de regagner sa base.

FIDENCY (Camille-Jean-Baptiste), sergent, du groupe de bombardement 1/22 "Maroc"; sergent pilote de très grande valeur, remarquable par son fanatisme et son acharnement à toujours mieux faire. S'est particulièrement distingué au cours des missions des 31 mars, 9 et 10 avril sur des ouvrages de défense et des dépôts ennemis, où la réaction de la D.C.A. fut très violente et le 15 mars, où il a ramené à sa base un avion criblé d'éclats par une D.C.A. remarquablement dense et précise. 

FOUCAUT (René-Léon-Henri), sergent du groupe de bombardement 1/22 "Maroc"; jeune sergent radio-mitrailleur de très grande valeur, alliant aux plus belles qualités de combattant une valeur professionnelle remarquable. A exécuté de très nombreuses missions de bombardement en territoire ennemi et s'est particulièrement distingué au cours de celles des 22 février, 3 mars, 9, 10 et 20 avril sur des ouvrages de défense et des dépôts ennemis, où la réaction de la D.C.A. fut très violente et le 15 mars, où son avion fut criblé d'éclats par une D.C.A. remarquablement dense et précise.

- GEARY Benjamin Maurice.

GUTH (Georges-Marie), sous-lieutenant, du groupe de bombardement 1/22 "Maroc"; officier bombardier d'une grande conscience professionnelle et d'un allant remarquable au combat. A fait preuve de belles qualités de sang-froid et d'endurance au cours de nombreuses missions effectuées sur le front d'Allemagne. A contribué au succès des attaques des 14, 15 et 16 mars 1945 contre des dépôts de munitions et positions fortifiées qui étaient violemment défendus par la D.C.A. ennemie, ainsi qu'à la réussite des missions des 25 mars, 9 et 10 avril.

GOUTTE (Jean), sous-lieutenant, du groupe de bombardement 1/22 "Maroc", officier bombardier guide de formation remarquable par son sang-froid, son habileté et la précision de ses tirs. A effectué du 10 septembre 1944 au 25 avril 1945 de nombreuses missions de bombardement sur le front d'Italie et le front d'Allemagne, au cours desquelles il a fait preuve de la plus grande habileté professionnelle et d'un mépris total du danger. S'est particulièrement distingué le 11 septembre 1944 en effectuant un bombardement d'une grande précision sur des positions de défense d'une ligne fortifiée alors qu'un feu nourri de D.C.A. atteignait de nombreux avions de la formation. A contribué, d'autre part, par son tir très ajusté, à la destruction d'ouvrages fortifiés les 10, 15 et 16 avril 1945.

GILLOT (François), lieutenant, du groupe de bombardement 1/22 "Maroc"; officier bombardier guide de formation de très grande classe remarquable par son ardeur au combat et le fanatisme avec lequel il se donne à un métier au service duquel il a mis ses magnifiques qualités morales et intellectuelles. S'est particulièrement distingué au cours des missions des 16, 18, et 20 avril sur des aérodromes et des dépôts en Allemagne où les bombardements obtinrent un plein succès grâce à la précision de ses tirs.

GOMEZ (Sylvestre-Gilbert), sergent du groupe de bombardement 1/22 "Maroc": jeune sergent radio mitrailleur de très grande valeur, alliant aux plus belles qualités de combattant une valeur professionnelle remarquable. A exécuté de très nombreuses missions de bombardement en territoire ennemi et s'est particulièrement distingué au cours de celles des 15 et 31 mars ainsi que des 9 et 10 avril sur des ouvrages de défense et des dépôts ennemis où la réaction de la D.C.A. fut très violent et le 20 avril où son avion endommagé, contraint de quitter la formation en territoire ennemi, a dû atterrir sur un moteur.

GELIN (Charles), capitaine du groupe de bombardement 1/22 "Maroc"; officier pilote guide de peloton et de formation qui a toujours fait preuve d'excellentes qualités au combat pendant la campagne 1944-1945. Plein d'allant, cherchant sans cesse à se perfectionner, a mené son escadrille au combat avec une ténacité et un ordre remarquable. S'est tout particulièrement distingué le 14 mars 1945 dans l'attaque d'un dépôt de munitions allemand, et les 15 et 16 mars au cours de missions en appui direct des troupes à terre sur une ligne de fortifications importante où les résultats brillants qui furent enregistrés malgré d'importantes réactions de D.C.A. permirent la percée de nos troupes.

1-22 maroc 85a

(collection: Jean-Marc CLOTES)

HY (Robert-Michel), aspirant, du groupe de bombardement 1/22 "Maroc"; sous-officier pilote alliant à une grande habilité professionnelle un allant remarquable au combat. A fait preuve de belles qualités de courage et d'endurance au cours des nombreuses missions de bombardement effectuées sur le front d'Allemagne. A contribué notamment au succès des attaques du 14 février, 15, 16 mars, 9 et 20 avril 1945, contre des objectifs fortement défendus par la D.C.A.

HOVELACQUE (François-Marie), aspirant, du groupe de bombardement 1/22 "Maroc"; pilote adroit, infatigable et courageux, volontaire pour toutes les missions; a participé du 14 mars au 25 avril 1945, à de nombreux bombardements sur le front allemand au cours duquels il a fait preuve des plus belles qualités d'endurance et de maîtrise de soi. A contibué notamment à la destruction de dépôt de carburant et de munitions, d'ouvrages fortifiés, d'usines et de gares de chemin de fer, objectifs généralement défendus par une D.C.A. très active.

 

HENRY (Georges), sous-lieutenant, du groupe de bombardement 1/22 "Maroc"; officier navigateur de grande valeur professionnelle et plein d'ardeur au combat. A effectué, du 15 août 1944 au 16 avril 1945 de nombreuses missions de bombardement sur le front méditerranéen et sur le front de l'Allemagne, au cours desquelles il a manifesté beaucoup d'habileté et de courage. A participé notamment aux attaques du 17 août 1944 contre un pont de voie ferrée, du 20 août 1944 contre des batteries côtières, du 23 septembre 1944 contre un dépôt d'essence, du 14 mars 1945 contre des ouvrages fortifiés fortement défendus par une D.C.A. dense et précise.

KAMMERER (René-Gilbert), lieutenant, du groupe de bombardement 1/22 "Maroc"; officier bombardier de grande valeur, fanatique de son métier, doué d'un sang-froid remarquable. S'est distingué par la précision de son tir, sa conscience professionnelle et son mépris du danger au cours de nombreuses missions de bombardement qu'il a effectuées sur le front d'Allemagne du 1er janvier au 11 avril 1945, dans des secteurs particulièrement bien défendus par la D.C.A. ennemie. A contribué notamment à la destruction d'une gare le 8 février, d'usines les 14 février et 25 mars 1945, alors qu'un feu violent de la défense adverse atteignait plusieurs avions de sa formation.

LENOIR (Louis-Elie), aspirant, du groupe de bombardement 1/22 "Maroc"; sous-officier pilote ayant toujours fait preuve de belles qualités au combat. A effectué de nombreuses missions de bombardement sur le front d'Allemagne au cours desquelles se sont manifestées son ardeur et son endurance. En particulier, a contribué les 14 et 16 mars 1945, à la destruction d'objectifs importants fortement défendus par la D.C.A. ennemie, ainsi qu'à la réussite complète des missions des 26 mars, 9, 10 et 20 avril.

LECLERC (Louis-Noël), aspirant, du groupe de bombardement 1/22; sous-officier bombardier d'une grande conscience professionnelle et d'un allant remarquable au combat. A effectué de nombreuses missions de bombardement sur le front d'Allemagne au cours desquelles il a fait preuve de belles qualités de sang-froid et d'endurance. A contribué, notamment le 14 mars 1945, à la destruction d'un dépôt de munitions; les 15 et 16 mars, à l'attaque de positions fortifiées ennemies objectifs fortement défendus par la D.C.A. et au succès des missions des 9, 10 et 20 avril.

- Capitaine: Jean Laurent.

- Adjt: Jean- Baptiste Liebenguth.

LEJEUNE (Jean-Félix), sergent, du groupe de bombardement 1/22 "Maroc": mitrailleur d'un allant incomparable, volontaire pour toutes les missions dangereuses, est un exemple de sang-froid et de courage, conserve un calme imperturbable dans les moments les plus critiques. En outre par sa valeur et sa conscience professionnelle est un élément de premier ordre dans la défense d'une formation. A participé à de nombreux bombardements d'objectifs sévèrement défendus par la D.C.A. ennemie et où son appareil fut criblé d'éclats notamment les 22 août, 9 et 23 février, 10 et 25 avril, sur divers objectifs situés en territoire ennemi dans les zones d'action de la chasse allemande.

PACAULT (Maurice-Laurent), sergent du groupe de bombardement 1/22 "Maroc"; sous-officier radio-mitrailleur d'une grande valeur professionnelle et d'un bel allant au combat. A manifesté beaucoup de courage et d'endurance au cours des nombreuses missions effectuées sur le front d'Allemagne. A participé les 14, 15 et 16 mars 1945 aux bombardements de dépôts de munitions et de positions fortifiées, où la D.C.A. ennemie très violente atteignit de nombreux avions de sa formation et aux missions particulièrement réussies des 25 mars, 9 et 20 avril.

PEYRONNET (Françis-Raymond), aspirant, du groupe de bombardement 1/22 "Maroc"; sous-officier pilote qui a toujours montré beaucoup d'allant au combat. A fait preuve de belles qualités de sang-froid et d'endurance au cours de nombreuses missions de bombardement effectuées sur le front d'Allemagne. A contribué, notamment les 14, 15 et 16 mars 1945, à la destruction d'objectifs fortement défendus par la D.C.A. ennemie ainsi qu'à la réussite complète des missions des 25 mars, 9 et 20 avril.

PAIRRAUD (Jean-Pierre-Henri), aspirant, du groupe de bombardement 1/22 "Maroc"; aspirant navigateur d'un équipage guide de peloton d'excellentes qualités professionnelles et animé d'une belle ardeur au combat. A su acquérir la pleine confiance de son équipage par la précision de sa navigation. A participé du 22 janvier au 25 avril 1945, à de nombreuses missions sur le territoire allemand au cours desquelles il a fait preuve des plus belles qualités de sang-froid et d'endurance, malgré les violentes réactions de la D.C.A. ennemie. A contribué notamment au succès des attaques du 24 février et du 25 mars 1945 contre des usines, des 8,9 et 25 avril 1945 contre des dépôts de carburant et de munitions.

- Sgt/mitrailleur: Pierre Reberga.

SAVOYE (Michel-Henry-Gaëtan), sous-lieutenant du groupe de bombardement 1/22 "Maroc"; officier pilote dont la valeur professionnelle n'a d'égale que son ardeur au combat. Du 10 septembre 1944 au 16 avril 1945, a effectué de nombreuses missions de bombardement sur l'Italie et sur l'Allemagne dans des conditions rendues souvent difficiles par de mauvaises conditions atmosphériques et une violente réaction de la D.C.A. ennemie. A fait preuve notamment de beaucoup de courage, d'habileté et d'endurance dans l'attaque de positions fortifiées les 11 septembre 1944 et 15 mars 1945; de gare de chemin de fer le 8 février 1945, qui eut un plein succès malgré le feu violent de la défense adverse qui atteignit de nombreux avions de la formation.

LE SAULNIER (Loïc), capitaine du groupe de bombardement 1/22 "Maroc", officier pilote guide de formation qui a obtenu des résultats particulièrement brillants au cours des dernières missions effectuées sur le front d'Allemagne. A su mener dans d'heureuses conditions sa formation sur des objectifs dont l'attaque était souvent rendue difficile en raison de mauvaises conditions atmosphériques et de violentes réactions de D.C.A. S'est distingué, notamment le 14 mars 1945, dans l'attaque d'un dépôt, et le 10 avril dans l'attaque d'une zone fortifiée qui fut l'objet d'un tir remarquablement précis.

VACHEY (Michel-Etienne-Raymond), sergent du groupe de bombardement 1/22 "Maroc": sergent pilote leader de formation de très grande valeur. Exceptionnellement doué, adroit manoeuvrier et acharné à atteindre la perfection. A donné au cours de nombreuses missions de bombardement la mesure de sa valeur professionnelle et de son courage. S'est particulièrement distingué les 10, 20 et 24 avril 1945 où des résultats excellents ont été obtenus malgré la réaction violente de la D.C.A. ennemie, et le 8 avril 1945 où, obligé d'abandonner sa formation sa formation en territoire ennemi, il a réussi à ramener sur un moteur à une base amie, son avion grièvement endommagé.

VINCENT (Lucien-Louis), caporal, du groupe de bombardement 1/22 "Maroc": mécanicien mitrailleur d'une grande conscience professionnelle et combattant enthousiaste. A effectué de nombreuses missions de bombardement sur le front d'Allemagne au cours desquelles il a manifesté beaucoup de sang-froid et d'ardeur. A participé aux attaques des 14, 15 et 16 mars 1945 contre des objectifs défendus par une D.C.A. très violente qui atteignit de nombreux avions de sa formation et aux missions particulièrement réussies des 25 mars, 9 et 20 avril.

GROUPE MAROC 1/22

MORTS AU CHAMP D'HONNEUR

- Commandant: MENARD Raoul.

- Capitaine: THEOBALD Lucien.

- Sous-lieutenant: GAYRAUD Paul.

- Sous-lieutenant: LE NORMAND Yves.

- Adjudant: LAYEC Pierre.

- Sergent-chef: BOUTIN Pierre.

- Sous-lieutenant: TRUCHOT Eugène.

MORT POUR LA FRANCE.

- 1er  classe: CHAPEL PRUDHOMME Charles.

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