17 mai 2009

A LA RECHERCHE DU CAPITAINE MARIN PAR GERMAINE L'HERBIER

LE DESTIN DE L'ADJUDANT-CHEF VUILLEMOT

Immédiatement après l'impact de l'obus, l'adjudant-chef VUILLEMOT ouvrit la trappe avant et sauta le premier en parachute. Que lui est-il arrivé ensuite ? pendant des années, il fut porté disparu et c'est ainsi qu'il apparaît dans le journal de marche du Groupe TUNISIE publié peu de temps après la guerre.

En fait, à l'issue de longues recherches, l'équipe de la Croix Rouge, animée par Germaine L'HERBIER, retrouva sa tombe en Allemagne, dans un cimetière de SVELINGEN. Quelles ont été les circonstances exactes de sa mort ? Nul ne pourra jamais le dire. Son parachute s'est-il ouvert ? s'est-il mis en torche , a-t-il été lynché par la population comme ce fut le cas, à plusieurs reprises, pour les membres des équipages français ? Autant de points d'interrogation...

LES OPERATIONS DE RECHERCHES

DES MEMBRES DE L'EQUIPAGE

C'est en août 1940 que fut créée la mission de recherches des aviateurs alliés, Anglais et Français, abattus et disparus en combat aérien au-dessus de l'allemagne et des territoires occupés. Sous l'égide de la Croix Rouge, cette mission était animée par deux femmes remarquables: Madame Germaine L'HERBIER et son adjointe Madame Nicole VINCENT. Dans presque tous les cas, elles surent aller jusqu'au bout de leurs missions. faisant preuve d'une volonté , d'une ténacité et d'un courage peu ordinaires. Les corps de plusieurs centaines d'aviateurs purent ainsi  être rendus à leurs familles.

Ces deux femmes ont accompli un travail remarquable. En parcourant le récit ci-après des premières recherches consacrées aux membres de l'équipage du Capitaine MARIN tués dans l'accident, le lecteur s'en rendra compte.

 

Equipage Cne MARIN

 

Equipage du Capitaine MARIN

Pilote: Cne MARIN (Cdt d'avion) Navigateur: Lt FRANGOLACCI, Bombardier: Lt MINVIELLE, Radio: Adjt/C VUILLEMOT, Mécanicien: Adjt VILLENEUVE, Mitrailleur-supérieur: Sgt/C DARGENTON, Mitrailleur-arrière: Sgt/C MEUNIER.

Loss_Card_MZ986_I MARIN

(Source: Dirk Hartmann)

A LA RECHERCHE DU CAPITAINE MARIN

PAR GERMAINE L'HERBIER

En ce froid matin, les grandes orgues de Saint-Pierre de Chaillot gémissaient la plainte du " Requiem " à la messe célébrée en mémoire du Capitaine Aviateur Xavier MARIN, disparu dans le ciel, un an plus tôt, à sa 27e mission sur l'Allemagne.

Je regardais avec tristesse infinie, une place demeurée vide dans les rangs de la famille en deuil, celle de la jeune femme du pilote, morte la veille, après avoir tant espéré, tant pleuré.

Depuis août 1940, je participais ainsi à la détresse de ceux qui vivaient ainsi tour à tour dans la confiance ou le doute; et je me consacrais à découvrir le mystère de ces disparitions tragiques.

 

MARIN

 

Pour la mission de Magdebourg le Halifax III du capitaine MARIN était le MZ986. Le NA572 était celui du capitaine BRESSON.

 

Pour découvrir le HALIFAX B.NA572, "Halifax III MZ986",piloté par le Capitaine MARIN, au cours d'un raid nocturne sur MAGDEBOURG, toutes mes enquêtes en Allemagne avaient été vaines jusqu'alors.

En ce jour d'anniversaire, mon échec m'était particulièrement douloureux. Dans le silence de mon bureau, j'étalais mes cartes: la M 53 "MAGDEBOURG", la L 53 "HANOVRE"; sur l'occupation zones and districts, je suivais la ligne qui, précisément, à quelque 35 km à l'ouest de MAGDEBOURG, séparait la zone Anglaise. Je relisais le rapport du groupe de Bombardement 1/25 TUNISIE et reconstituais cette mission, l'une des plus profondes en territoire allemand qu'exécutèrent les Forces Aériennes Françaises Libres.

Pendant les quelques jours qui précédèrent ce bombardement, l'équipage du Capitaine MARIN joua de malheur; à trois reprises, il avait dû se poser peu de temps après le décollage, en raison d'ennuis mécanique graves.

Ce 16 janvier 1945, la malchance allait-elle enfin s'arrêter? Mais voici qu'à la limite du départ, vers 19 heures, quand le pilote mit en route, l'un des moteurs de gauche prit feu. On éteignit rapidement l'incendie et fit une nouvelle mise en marche. L'une des magnétos coupait, et sur l'autre moteur perdait cent cinquante tours. Le Capitaine MARIN décida de partir quand même.

A 21 h 28, le HALIFAX B.NA572  "HalifaxIII MZ986" se dirigeait NE/SO vers MAGDEBOURG proche et déjà s'alignait sur l'objectif caché par des nuages. La D.C.A. allemande était déchaînée. Soudain, un obus de plein fouet pénétra dans l'appareil.

Le Capitaine MARIN n'eut que le temps de dire: "parachutes!". Puis, tenant encore dans ses mains crispées les commandes des 32 tonnes de l'avion en feu, il s'affaissa, râlant. L'adjudant mécanicien VILLENEUVE, effondré dans la carlingue, semblait mort.

Vite, vite à cause d'une bombe d'une tonne qui allait être gagnée par le feu, quatre membres de l'équipage: l'Adjudant-Chef radio VUILLEMOT, d'abord, puis le Lieutenant navigateur FRANGOLACCI, le Lieutenant-bombardier MINVIELLE, le Sergent-Chef mitrailleur MEUNIER, sautèrent par la trappe béante, ouverte sur la nuit infernale.

Le HALIFAX brûlait, entraînant dans sa chute le Capitaine MARIN, l'adjudant VILLENEUVE, le Sergent-Chef DARGENTON.

FRANGOLACCI , MINVIELLE , MEUNIER furent faits prisonniers.

Quelques jours après le tragique anniversaire, je repris la route pour rechercher encore les disparus.

A partir d'HANOVRE, j'enchaînais le méthodique et patient travail de recherches fait lors de précédentes missions; c'est-à-dire j'enquêtais auprès des gouvernements militaires anglais (Mil. Gov.), des Kreiss (arrondissement de Laudratamt), des polices, des gendarmeries allemandes. Cette fois-ci, je me dirigeais résolument à l'est, vers la zone russe. Une Kreiss que je n'avais pas encore exploitée m'intéressait particulièrement: celle d'HELMSTEDT qui, dans la province de BRUNSWICK, allonge son territoire à la ligne de démarcation. A HELMSTEDT, situé juste à cette frontière, je trouvais un haptmann de police qui me dit posséder, dans ses archives, la liste des avions abattus.

Je suis tellement bouleversée d'émotion que je n'arrive pas à lire toute de suite.

" Le 16.01.1945, vers 23 heures, a été abattu un avion ennemi à environ 6 kilomètres sud de CALVÖRDE, dans la forêt de REBENBERG.

A côté des débris de l'avion repose un aviateur qui a sur lui une carte d'identité personnelle n° 3034. Le nom du mort est Sgt Pierre-Albert DARGENTON le 18.11.1918.

L'aviateur servait dans les Forces Françaises et est CANADIEN FRANCAIS....

Deux aviateurs parachutés ont été faits prisonniers à BÜLSTRINGEN".

Il faut aller enquêter sur place.

C'est impossible; CALVÖRDE est en zone russe.

Bien alors j'irai à BERLIN par l'autobahn international et solliciterai les autorisations nécessaires.

Le lendemain, nous suivions l'autostrade 250 UP et stoppions à la ligne, à HELMSTED devant le "métro point" ou toutes les voitures se munissent d'essence, d'huile et d'eau, puisqu'il est interdit de s'arrêter sur le trajet des 117 miles (187 km) conduisant à BERLIN, ni de s'écarter de l'autostrade. La neige tombait à gros flocons.

Midi venait de sonner; nul camion ne se présentait et, sachant que, dés 3 heures, l'autobahn était fermé, nous n'attendions pas d'avantage et nous présentions à la ligne russe.

Devant la barrière, deux farouches guerriers examinèrent nos papiers français. Soudain, un large sourire éclaira les faces des deux soldats qui nous ouvraient le passage. La route était à nous.

Bientôt, nous passions à hauteur de CALVÖRDE si proche et, hélas! inaccessible. J'envoyai à travers l'espace un salut fraternel à nos morts.

Des sentinelles russes, postées tous les 35 km, s'abritaient de la neige sous un étrange parasol dont le manche était fiché en terre et qui avait quatre pans décorés de quatre étoiles rouges. Elles agitaient des drapeaux jaunes indiquant la liberté de passage.

Nous foncions toujours et arrivions à BERLIN sud-ouest par la chaussée de POSTDAM, dans le secteur américain.

Au 96 du Kurfurstendamm se trouve le siège des Croix Rouges Française, Belge et Hollandaise et de la mission de rapatriement des P.D.R., ou s'accomplit le difficile et magnifique travail de drainage, vers leur pays, de tous ceux que la guerre a déplacés.

J'exposais au chef de mission des P.D.R. le but de notre hasardeux voyage. Et je découvrais avec une profonde émotion, dans le fichier, le nom de l'adjudant-chef radio VUILLEMOT, mort le 16 janvier 1945, inhumé à SÜEPLIGEN, à 15 km de CALVÖRDE.

Et le Capitaine MARIN et l'Adjudant VILLENEUVE?

Aucune trace.

Puis-je obtenir l'autorisation d'aller enquêter à CALVÖRDE ?

Il n'en peut être question !

Dés que possible, me dit-on cette enquête serait faite, par des membres qualifiés de la mission.

Il ne nous restait plus qu'à regagner la France. Echec sans doute. Mais n'est-ce rien, pourtant, que cette certitude, affreuse bien sûr, mais sans laquelle l'imagination ne connaît ni repos ni relâche: il est tombé là pour que vive la France? Qu'il repose en paix.

Et, en revenant, je goûtais comme chaque fois une étrange sérénité car je sentais autour de moi l'invisible, la rayonnante protection des âmes de nos morts, nos disparus dans le ciel.

(Germaine L'HERBIER.)

RAPPORT DE LA GENDARMERIE ALLEMANDE

ETABLI IMMEDIATEMENT APRES 1945

La recherche des documents allemands relatifs à l'accident du Capitaine MARIN fut entreprise conjointement par le Docteur J.P. BETUEL et Madame Germaine L'HERBIER.

Nous donnons ci-après les deux documents les plus significatifs

Docteur J.P. BETUEL

Area Medical Officier

U.N.R.R.A. Team 612

A.P.O. - 757

U.S. ARMY

18 juin 1946

Chère Madame,

Après de nombreuses démarches et de multiples péripéties, j'ai pu obtenir tous les renseignements que vous désiriez. Je m'excuse d'avoir été si long à vous répondre, mais il m'était difficile d'avoir des faits aussi absolus que ceux  que je vais vous rapporter. Je vous indiquerai de vive voix les moyens utilisés quand j'aurai l'occasion de vous rencontrer.

Voici d'abord la traduction de la lettre que j'ai reçue de Monsieur ROSENKRANZ, ancien gendarme. Je possède l'original en Allemand et vous le remettrai quand je serai en France.

RAPPORT DU GENDARME

" De service, en ma qualité de gendarme, ce soir là nous aperçûmes un quadrimoteur venant de l'Est quand, tout à coup, nous vîmes deux points blancs dans le noir du ciel. Puis l'avion est tombé à environ 6 à 7 km du bois, endroit ou nous étions.

Nous nous sommes précipités pour attraper les deux parachutistes. Nous les avons trouvés vers minuit: l'un était blessé au genou et l'autre au pied gauche. Nous les remîmes entre les mains d'un fermier nommé NÜKLAUS PFISTHER, puis nous nous rendîmes là, ou de loin, nous ne voyions qu'une gerbe de lueurs et de temps en temps de petites explosions qui se faisaient entendre.  Nous arrivâmes sur les lieus pour ne voir qu'une grosse rougeur illuminant le ciel et chargée de fumées.

Nous cherchâmes les membres de l'équipage mais n'en trouvâmes aucun quand, à un moment donné, un jeune homme de 18 ans a vu, le premier, le Capitaine MARIN. Il était déjà mort.... Plus tard, après environ une demi-heure, nous trouvâmes à 100 mètres le corps du Sergent DARGENTON qui, lui aussi, était mort.

Etant de service, j'ai pris les papiers des deux tués et deux jour plus tard, je les remis au Capitaine de gendarmerie de GARDELEN avec mon rapport.

Plus tard, 24 heures après la chute de l'avion, nous enterrâmes le Capitaine MARIN dans notre cimetière et, 3 mois plus tard, le Sergent DARGENTON. Il était couché auprès de son camarade de combat.

LE RETOUR EN FRANCE DES CENDRES

DU CAPITAINE MARIN

En 1948, 3 ans après la fin des hostilités, les Français qui avaient tant souffert sous l'occupation dans les camps de prisonniers et sur les champs de bataille ont repris leurs activités quotidiennes. Dans le pays dévasté, ils reconstruisent leurs maisons, leurs usines, leurs routes.

Pendant ce temps, bien des experts, des commentateurs et des intellectuels de tout bord recherchent les causes de nos malheurs. Dans leurs collimateurs, figurent en bonne position les équipages du BOMBER COMMAND et de la 8e U.S. AIR FORCE rendus responsables de tant de ruines et de victimes innocentes.

Heureusement, dans la France profonde, celle ou les valeurs morales ont encore une signification, celle qui sait que la grandeur d'un pays résulte de la générosité de ses habitants, le discours est bien différent comme le prouve celui prononcé lors de l'inhumation du Capitaine MARIN par le maire de la commune.

DISCOURT DU MAIRE LORS DE L'INHUMATION DE XAVIER MARIN

A CLEMONT SUR SAULDRE, LE 13 JUIN 1948

Il est des devoirs qui pèsent à remplir car il est des sacrifices dont la grandeur et la noblesse nous dépassent.

Enchaînés par les servitudes de la vie courante, dans cette lutte qu'il faut mener plus âprement que jamais, obsédés de soucis, sollicités par tant de difficultés matérielles, il arrive que nous perdions jusqu'à la notion même de l'idéal qui éclaire la route, la rend plus belle parce que plus généreuse mais aussi plus noble parce que plus périlleuse. Voila pourquoi, devant le corps mutilé de ce héros que fut le Capitaine MARIN, je crains de n'être certes pas l'interprète fidèle de son sacrifice.

Le Capitaine MARIN fut un de ces apôtres pour lesquels l'intérêt et le danger n'existent pas, seul compte le devoir et un devoir calmement, fidèlement rempli jusqu'au sacrifice total. GUYNEMER a dit un jour " on n'a rien donné quand on n'a pas tout donné". MARIN était de cette classe d'élite que la Patrie suscite à l'heure des déclins passagers et parmi ces hommes elle choisit ses martyrs.

Au terme d'une vie dépensée au service de la Patrie, laissez-moi rappeler, Capitaine MARIN, que vous pouviez, dans le désarroi des consciences, à une heure ou la vie n'était pas encore lumineuse, satisfaire de légitimes soucis de famille ou vous laisser guider par une interprétation du devoir que d'autres ont cru pouvoir justifier. Mais il y avait en vous, dés l'origine du conflit, une force, une intuition, une voix qui n'offraient place à la faiblesse ou à la compromission déguisée. Il y avait la France et vous étiez soldat.

Comme Jeanne d'Arc, comme les volontaires de 93, comme ceux de 14-18, comme vos compagnons de la France Libre et de toutes les vraies Résistances Françaises, vous n'avez pas voulu délaisser le combat tant que l'ennemi ne serait pas bouté hors de France.

A cette époque, il y avait deux routes possibles: celles de la complaisance devant une fatalité prétendument inéluctable, c'est-à-dire la route du désespoir et du pacte infamant et l'autre, celle de l'appel du 18 juin 1940, la route merveilleuse des sacrifices, la route sanglante de BIR-HAKEIM, de KOUFRA, des souffrances et des combats de TUNISIE et d'Italie, l'allée triomphale enfin de volontaires de l'assaut libérateur.

Cette voie fut la vôtre jusqu'à la veille de la victoire finale, car la mort vous avait fauché prématurément.

Au poste périlleux de chef de bord, dans une escadrille de bombardement, vous avez servi la Patrie avec amour, avec foi, avec la joie et la sérénité des apôtres et des martyrs.

Là enfin, vous avez donné toute la mesure de votre esprit de sacrifice car c'est au combat que s'opère la discrimination du rôle de chef.

C'est ainsi, mon Capitaine, que meurent en France les grands soldats.

Après avoir traversé un ciel de gloire, vous vous acheminez maintenant vers votre dernière demeure dans ce petit cimetière de Sologne; votre tâche étant accomplie, vous venez retrouver ici la compagne des jours heureux que le chagrin et la solitude ont terrassée.

Et voici qu'en ce jour, toute une population laborieuse, suspendant ses travaux, répond à l'appel de votre passage. Elle a ressenti l'attrait qu'exerce toujours l'ambiance du héros.

Mon Capitaine, c'est pour nous un grand honneur de veiller désormais sur cette tombe. Mais aussi nous avons voulu que nos enfants, quittant un instant les bancs de l'école communale, viennent puiser à votre contact un incomparable enseignement. Pour nous Anciens Combattants et pour les survivants des deux guerres, vous resterez le frère d'armes et vous ne doutez pas de la sincérité de notre hommage. Mais pour ces enfants, vous êtes plus encore, vous représentez le symbole le plus pur de l'amour de la Patrie et dans leur esprit, votre épopée prendra place à coté de celle d'un GUYNEMER.

Votre souvenir vivra dans leur mémoire et leur permettra d'affronter les inconnus de demain, car votre exemple les réconfortera dans les moments difficiles.

Vous leur avez enseigné que la vie a un sens pour les coeurs généreux et que mourir pour la Patrie restera toujours le sort le plus beau.

Que votre famille daigne accepter le témoignage de notre grande affliction.

Quant à vous Hervé MARIN, héritier de tant de dons et de tant de promesses, soyez fier du nom que votre père a illustré.

Capitaine MARIN, dans ce modeste coin de France ou vous allez dormir votre dernier sommeil, dîtes à ceux qui doutent que par-dessus les discordes, au-dessus des intérêts égoistes et des passions politiques, seule compte la voix qui réconcilie et qui rassemble, la voix de la fidélité et de la solidarité, la voix de la Mère Patrie.

C'est pourquoi, malgré la douleur qui nous étreint, il s'élève de cette tombe, un chant d'espoir et d'amour, le chant si pur de ceux qui ont servi jusqu'au sacrifice suprême, le chant d'un héros qui est mort pour la liberté et l'indépendance de son pays.

En guise de conclusion, demandons-nous s'il existe un lecteur qui pourrai rester insensible devant la destinée de ceux qui, tel le fils du Capitaine MARIN, Monsieur Hervé MARIN, ne devaient jamais connaître ni leur père tué aux commandes de son avion, ni leur mère, rapidement terrassée par la douleur. A ces orphelins de la première heure, cet article est dédié.

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(source: L'OPS N°17 JUILLET 1997)

Posté par DUCAPHIL à 21:05 - - Commentaires [1] - Permalien [#]