16 novembre 2009
"GROUPE LORRAINE"SAUVER VITRY-EN-ARTOIS
SQUADRON 342
"LORRAINE"
SAUVER
VITRY-EN-ARTOIS
Monument du groupe LORRAINE à VITRY-EN-ARTOIS.
Pilote et constructeur d'avion depuis 25 ans sur VIYTY-EN-ARTOIS, et suite au passage de gestion des terrains de France aux communes, le terrain de VITRY-EN-ARTOIS est en "DANGER" de fermeture. Passionné d'aviation et d'histoire, j'ai eu il y a 15 ans, l'occasion de voler avec les anciens du LORRAINE.
Je souhaite outre passer un appel à L'AIDE.
Pouvoir étudier la possibilité de réhabilité un ancien hangard "allemand", afin de créer un musée sur le LORRAINE.
Ce projet fait partie d'autre projets, que nous souhaitons présenter aux divers communes devant voter d'ici peu la fermeture ou pas du terrain.
PRENDRE CONTACT
AEROCLUB DU DOUAISIS
SITE
http://www.everyoneweb.fr/acdouaisis/
LE 15 OCTOBRE 1944
De bon matin, douze équipages convoqués à la salle des briefings reçoivent l'ordre de se poser le jour même à VITRY-en-ARTOIS, sur la Scarpe, au nord-est d'Arras. C'est curieux comme, aujourd'hui, l'Angleterre n'a jamais paru si belle.
Elle semble avoir revêtu une parure de légende. On dirait une carte de noêl peinte par Walt Disney... Pour la première fois, les Français contemplent avec tendresse les nappes de brouillard bleutées qui noient les vallées du Surrey, les arabesques immobiles et grises des fumées industrielles, les courbes verdoyantes des collines piquetées de maisons entourées de barrière blanches, les bois paisibles dont les arbres commencent à jaunir.
Pour un peu, on s'attendrait à voir passer Pinocchio ou les nains de Blanche-Neige!...
Ces pensées bucoliques n'empêchent nullement les équipages GORRI/HENNECART et ROUSSILLAT/CHRISTIENNE de mettre le cap sur Deventer, à quatre-vingts kilomètres à l'est d'Amsterdam.
La formation traverse le Pas-de-Calais en diagonale et franchit la côte hollandaise au nord d'Amsterdam. Elle survole les calmes nappes du Zuiderzee, reprend contact avec la terre ferme à Elsbourg, puis fonce sur Deventer.
L'absence de Flak permet de couper la voie ferrée, mais le port n'est pas détruit.
Au retour, vers le sud, il y a un passage difficile entre Arnhem et Nimègue, à cause d'une Flak insistante. Mais sans conséquence tragique.
Par Vics, la formation passe en rase-mottes sur la base. Le plafond est bas, mais, en dessous de six cents mètres, la visibilité est suffisante. Le sud de l'Angleterre a repris son masque habituel et peu engageant. Au-delà des toits d'Eastbourne, le colonel GORRI et ceux du Lorraine piquent sur la France.
C'est au Tréport, à l'endroit même où meurent les dernières falaises normandes et où surgit le plat pays de Picardie, qu'ils entrent en France.
A basse altitude, ils survolent les ruines d'Abbeville, dont la Flak tinte encore à leurs oreilles, et d'innombrables villages, entre lesquels on ne compte plus les cratères de bombes.
Après Doullens, la route est presque droite jusqu'à Arras. Voici le pays noir, orné de ses pyramides minérales et couronné de fumées. Il faut aller tourner à Douai, sous la pluie, en se demandant ce qui arriverait si l'on était obligé de se poser sur ces champs boueux. On entend la voix de CHRISTIENNE dans la radio:
Pas possible, HENNECART a dû se tromper, on va atterrir en Ecosse !
Le pays semble déserté. Aucune vie n'anime l'entassement rectiligne des corons.
Tu crois qu'ils vont nous chanter le P'tit Quinquin tout à l'heure.
Je ne sais pas. En tout cas, c'est la France. Et c'est tout ce qu'il nous faut...
Oui, enfin nous y sommes !
C'est la devise du LORRAINE : Here we are ("Nous y sommes").
A Vitry-en-Artois, le capitaine Jacques BALLET (assis) interroge l'équipage du lieutenant CHRISTIENNE (au centre), au retour d'une mission sur la France (janvier 1945). (E.C.P.A.)
8 OCTOBRE 1944
VITRY-EN-ARTOIS
Général Y.M. Gueguen
Les couleurs des forêts qui entourent la base d'Hartfordbridge annonçaient la fin des beaux jours en septembre 1943 mais pour le personnel du Lorraine, c'était avec l'approche du transfert en France un automne d'espoir et de joie après une si longue attente, et l'été rude et meurtrier du débarquement et de la bataille de Normandie.
Le poste de commandement du Groupe LORRAINE à Vitry-en-Artois.
Le LORRAINE avait, en fait, retrouvé la France dès qu'il reprit les opérations après son arrivée en Grande-Bretagne, à l'issue des campagnes d'Afrique et du Moyen-Orient. Ses équipages ont franchi ses côtes à chaque mission et ont survolé leur pays avant de retrouver leur base Anglaise.
Certains ont reconnu les lieux qui leur étaient familiers et ont même attaqué des objectifs près desquels étaient leurs prochent. Quelques avions ont pu se poser, en secours, sur des terrains sommaires aménagés sur le territoire libéré.
Mais, le vrai retour, qui amènera les avions du Groupe à poser leurs roues sur le sol français se précise début octobre: le terrain sera Vitry-en-Artois, entre Douai et Arras.
Première mission d'Yves GUEGUEN avec GRATTE, mitrailleur et LEBIHAN, navigateur devant un Boston IV.
(sources: Les bombardiers de la France Libre "GROUPE LORRAINE", ICARE N°176, ICARE N°174.)
Commentaires
recherche
je recherche à contacter : Le colonel Lapointe (91 ans), qui posa le premier son avion sur un aérodrome tout juste libéré, avait à ses côtés, l'aspirant Laurent Lepers (87 ans),
l'adjudant chef Raymond Hebert (89 ans)
et Robert Montilaud (91 ans).
Poster un commentaire
Rétroliens
URL pour faire un rétrolien vers ce message :
http://www.canalblog.com/cf/fe/tb/?bid=520014&pid=15824229
Liens vers des weblogs qui référencent ce message :




