QUELQUES MISSIONS

DU SQUADRON 342 "LORRAINE"

Les Commandants du Groupe de Bombardement

LORRAINE

"Squadron 342"

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Lieutenant-colonel de RANCOURT - 07.04.1943 au 14.03.1944 - 342 Squadron "Lorraine' - Front européen.

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Commandant GORRI (Fourquet) - Lieutenant-colonel GORRI - 15.03.1944 au 06.11.1944 - 342 Squadron "Lorraine" - Front européen.

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Commandant SOUFFLET - 07.11.1944 au 14.02.1945 - 342 Squadron "Lorraine" - Front européen.

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Commandant MENTRE - 15.02.1945 au 24.07.1945 - 342 Squadron "Lorraine" - Front européen jusqu'à cessation des hostilités le 05.05.1945.

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Deux Escadrilles

N°1 Escadrille NANCY - lettre "B"

Commandant - Capitaine CHARBONNEAUX.

N°2 Escadrille METZ - lettre "A"

Commandant - Capitaine EZANNO.

boîte de 4 ou 6.

Boîte de six; c'était la boîte classique de la R.A.F., l'unité de vol des bombardiers légers: trois avions en vol de canard, suivis de trois autres légèrement décalés en altitude.

Le type d'avion qui lui était affecté était le Douglas A 20, du type 3 A. C'était un bombardier bimoteur d'assaut, appelé couramment "Boston" dans la R.A.F. Remarquable appareil, d'une robustesse à toute épreuve, il allait presque aussi vite qu'un chasseur 550 km/h, altitude 9500, et avait été spécialement étudié pour les attaques à basse altitude. Il emportait une tonne de bombe.

B-25 Mitchell.

 

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LE GROUPE LORRAINE EN EUROPE

Juin 1943.

- Objectif/ l'usine Potez de Méaulte, dans la somme, à quelques kilomètres au sud d'Albert.

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-Objectif, Gand, Langerbrugge, Gand.

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-Objectif: Abbeville (terrain). Aujourd'hui, il s'agit d'aller bombarder le terrain d'Abbeville. Accompagnés par la chasse anglaise, dix-huit bombardiers, dont six français, vont donner une brillante aubade aux occupants. En réalité, le but n'est pas tellement de détruire les dispersals d'Abbeville que de faire lever les chasseurs ennemis pour les contraindre à livrer combat.

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-Objectif: les usines Fokker, à Amsterdam. Un gros coup... il y aura sûrement beaucoup de Flak ! C'est également la première fois qu'une opération est confiée à douze avions du Lorraine. Cette journée est historique !

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-Objectif: Harlem, Amsterdam.

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- Objectif: Rennes le parc de la marine. Le pronostic s'avère juste: l'objectif est le parc de la marine allemande à l'ouest de Rennes. Des milliers de tonnes d'équipement vital pour le ravitaillement des bases navales de Bretagne y sont stockées.

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Octobre 1943.

-Objectif: la centrale de chevilly-larue . La centrale de Chevilly-Larue est un objectif très petit, difficile à trouver et à atteindre sans éparpiller les bombes. Nous bombarderons donc à très basse altitude... Nous nous disposerons en trois boîtes de quatre avions.

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- 22 Octobre 1943, objectif: Les usines d'aviation de Courselles près de Charleroi. Au briefing de 10 heures, les observateurs ont appris l'objectif du jour: les usines d'aviation de Courcelles, près de Charleroi. Trente-six avions y participent: douze du 107, douze du 88, douze du 342.

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-Objectif: Saint-Omer (Heurighen). Pour la deuxième fois en deux jours, la formation du Lorraine n'arrive pas à bombarder convenablement les no-balls du Pas-de-Calais, à cause d'un épais plafond de nuages. Avant-hier, déjà, le colonel devait conduire les trois squadrons alliés, trente-huit avions en tout. Le temps s'annonçait magnifique. Au briefing, Rancourt avait déclaré:

Il n'y a plus qu'à espérer qu'il fera aussi beau en France, du côté de Saint-Omer, à Heurighen, pour être précis. Les Allemands y ont entrepris quelques "travaux militaires".

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- 23 décembre 1943, objectif: Mesnil-Allard. La route est arrangée pour que vous soyez le plus possible hors de portée de la Flak. Cependant, je vous signale des canons de 20mm, comme il est indiqué sur la carte, à Ault, au Tréport et à Dieppe. Quand à l'objectif, tous les navigateurs en possèdent une photo. A la corne du bois de Mesnil-Allard, vous remarquerez deux gigantesques "skis". Tout près, des batisses: ce sont elles qu'il faut atteindre !

- 31 décembre 1943, objectif: Site V1 de LIGESCOURT. Dans la matinée du vendredi 31 décembre 1943, vingt quatre Boston de la RAF appartenant à trois Squadrons diférents vont effectuer un nouveau raid aérien sur le site. Le N°342 Squadron (LORRAINE), une unité constituée d'équipages français sous commandement britannique, fait partie de cette mission.

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JANVIER 1944.

- 4 janvier 1944, objectif: Site V1 de LIGESCOURT. 6 Boston du 342 Lorraine.

- 25 janvier 1944, objectif: le bois d'Esquerdes. LANGER fils conduit la boîte de six BOSTON, qui doit bombarder avec douze avions anglais des "travaux militaires" au bois d'Esquerdes, à une dizaine de kilomètres au sud-ouest de Saint-Omer.

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FEVRIER 1944.

- 5 février 1944, objectif: Le terrain d'aviation de Tillé (Beauvais). Le 5 février 1944 est un grand jour pour ALLEGRET, il est officiellement leader de la formation française pour la première fois. Six BOSTON du groupe doivent aller bombarder avec douze équipiers britanniques le terrain d'aviation de Tillé, près de Beauvais. Plus exactement, les dispersals situés à l'est du terrain. Les dépôts de carburants et de munitions, au nord-ouest, sont réservés à une formation de MITCHELL, qui arriverons trois minutes après les BOSTON.

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- 6 février 1944, objectif: Behen "travaux militaires". Le lendemain, a 6 heures, les batmen ont arraché équipages et mécanos à leurs rêves. Les briefings ont eu lieu à partir de 7 heures. La mission sera conduite par le Capitaine GAROT. l'objectif: encore des "travaux militaires" à Behen, au nord-ouest de Saint-Paul-sur-Ternoise, dans le Pas-de-Calais. Le bombardement se déroulera à trois mille six cents mètres.

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- 8 février 1944, mission de bombardement d'une base secrète près de St Omer, en réalité le Bunker d'Eperlecques-Watten, dans la matinée par un temps assez nuageux et un vent assez fort, par une formation de 12 Bostons en boîte de 6 du Groupe Lorraine, escorté de chasseurs Spitfire anglais et français. Le groupe se trouve en prise à une grande concentration de Flak qui tirent, de tous côtés de la forêt, des obus de 88, le vol s'effectue à haute altitude (10.000 pieds), au-dessus des nuages, le tir de la Flak était guidé par radar à travers les nuages. L'avion du lieutenant FORSANS ayant à son bord un opérateur de cinéma de la R.A.F.n sera abattu par la Flak de Saint-Pol qui était la plus meurtrière, il sera fait prisonnier, 10 avions furent sérieusement endommagés mais regagneront les bases anglaises les plus proches de Hawkinge, Lympe et Manston.

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- 9 février 1944 aura lieu la même mission, au cours de laquelle 6 appareils seront endommagés et un appareil sérieusement touché par la Flak de St Pol, se posera sur les côtes anglaises de justesse.

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- 15 février 1944, Objectif: Mesnil-Allard et ses "ouvrages". SOMMER identifie Dieppe trop tard pour qu'ALLEGRET puisse l'éviter, en prenant à gauche. Il a été prévu, au briefing, que la formation des douze BOSTON conduite par les Français passerait à un peu moins de dix kilomètres au nord de Dieppe, dans la région de Berneval. Une vieille habitude... Eh bien c'est raté !

ALLEGRET franchit la côte à Varengeville, puis il met le cap sur la vallée de l'Eaulne. L'objectif c'est encore le Mesnil-Allard et ses "ouvrages", qui doivent être bombardés à deux mille mètres.

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MARS 1944.

- 3 mars 1944, objectif:Site de lancement de V-1 de LA LONGEVILLE

Ce site de V-1 se trouve dans la partie Ouest d'un bois au bord d'une clairière en forme de triangle formée par un champ. Cette base militaire se situe à 4 kilomètres de Hucqueliers.

Forces utilisées:

12 "Boston" IIIa du Groupe II de la RAF.

6 "Boston" IIIa du Squadron 88 de la RAF

6 "Boston" IIIa du Squadron 342 de la RAF (FAFL - Lorraine).

Bombardement visuel prévu par Box de 6.

La route prévue pour les bombardiers.

Participent à cette opération:

Squadron 88 (équipages de 4 hommes en général)

"Boston" IIIa BZ398    F/Lt G. Campbell.

"Boston" IIIa BZ217    F/Lt R.A. Bance.

"Boston" IIIa BZ205    W/O T.H. Simpson.

"Boston" IIIa BZ243     W/O E.C. Connor.

"Boston" IIIa BZ264     S/Lt dr P.R.A. Ford.

"Boston" IIIa BZ212     F/Sgt A.R. Cuneen.

Squadron 342. FAFL.

 

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(collection: Odile ROZOY-KUNZ)

 

"Boston" IIIa BZ305 - F-OA - F/Lt B. Barberon, F/O P. Ibos, W/O Y. Lagatu, W/O F de Savy.

"Boston" IIIa BZ270 - N-OA - W/O A. Kerbrat, F/O R. Gary, Sgt J. Caillet.

"Boston" IIIa BZ304 - H-OA - Sgt R. Petiot, Sgt C. Simon, W/O L. Mounes, Sgt G. Gerber.

"Boston" IIIa BZ213 - J-OA - P/O Y. Lucchesi, F/Sgt G. Nanot, F/Sgt G. Marulle, Sgt H. Dafau Hitou.

 

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Equipage du Cne ROZOY.

(collection: Odile ROZOY-KUNZ)

 

"Boston" IIIa BZ281 - R-OA - F/O F. Rozoy, Sgt R. Mainery, W/O R. Furst, Sgt H. Ardouin.

"Boston IIIa BZ 350 - O-OA - F/Lt O. Teyssier, P/O G. Nativel, Sgt A. Belle, F/Sgt H. Bernard.

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- 15 mars 1944, objectif: Gorenflos. Vol de nuit. La journée du 15 mars semble devoir être calme, mais une embellie apparaît dans l'après-midi. Alors c'est un grand branle-bas. Deux boîtes de six sont désignées, dont une du Lorraine, conduite par ALLEGRET, alias "M. Trois-Pièces". L'objectif est un no-ball à Gorenflos, au nord-ouest d'Abbeville.

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- 20 mars 1944, bombardement de la rampe du bois d'Esqesdes près de Lumbres.

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- 23 mars 1944, bombardement des deux rampes de Gorenflos près d'Amiens.

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- Objectif: Gare de triage de Creil. Les équipages français observent les dégâts qu'ils viennent de causer aux voies de garage, aux wagons et aux machines. LANGER père constate:

Tout cela est simplement un peu plus retourné qu'avant voilà tout...

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- Objectif: Ijmuiden. En cette fin de mars: on va bombarder un atelier de montage et d'entretien des E-boats sur la côte hollandaise, à Ilmuiden. Les trois boîtes bombardent en même temps. Mais elles sont gênées par la poussière et la fumée du bombardement des Mitchell. Touché, l'un d'eux vient de tomber et de percuter la mer à deux kilomètres des jetées.

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AVRIL 1944.

- 19 avril 1944 à 17 heures, bombardement de la rampe de Bonnières près de Frévent dans le Pas-de-Calais.

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- 20 avril 1944, objectif: Site de LIGESCOURT. Les derniers bombardements sur le site de LIGESCOURT ont été effectués dans la journée de jeudi 20 avril 1944. Le premier raid de la journée a lieu dans la matinée, avec deux Squadron de Boston de la RAF.

L'un de ces deux groupes est le N° 342 Squadron (LORRAINE) appartenant aux Forces Aériennes Françaises Libres. Ce raid a déjà été endeuillé aux premières heures par la mort du Sergent PETIOT " Flight pilot" et du sergent SIMONS "Flight navigator" tués tous deux dans le crash de leur appareil, lors d'un atterrissage d'urgence, après avoir été obligé de rebrousser chemin suite d'ennuis moteurs. Les deux mitrailleurs blessés réussiront à s'extraire de la carlingue.

Les bombardiers Boston qui se présentent sur l'objectif vont être gênés par la couche nuageuse. Sur les dix sept appareils, seuls sept distinguent les bâtiments et peuvent larguer leurs bombes tandis que les autres doivent se contenter de survoler la cible.

- 21 avril 1944, à 8 h 40, bombardement de la rampe de Denier près d'Avesnes-le-Comte, qui sera suivi le 22 à 8 h 30 par celle du bois de Groseillers tous deux dans le Pas-de-Calais.

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- 23 avril 1944, à 10 h 45, bombardement des rampes en Ski de Bois-carré près Yvrench, qui étaient les premières construites et découvertes par Michel hollard.

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MAI 1944.

-Objectif:  terrain d'aviation de Saint-André en France. L'itinéraire prévu passe par le sud du Tréport, puis les boucles de la Seine jusqu'à Vernon. Le terrain de Saint-André n'est pas balisé et l'on aperçoit aucune lumière aux alentours. Mais cela n'a aucune importance, car la piste de décollage et les dispersals en ciment sont visibles à cinq kilomètres.

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- 12 mai 1944 à 15 h 30, bombardement de la rampe en Ski de Brunehaut-Pré près de Campagne-les-Hesdin.

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- 13 mai 1944 à 12 h 41 Objectif: Tourcoing, (gare de triage). Hier, le haut commandement a reçu un important message expédié par la Résistance intérieure. Un message qui disait à peu près ceci: "A plusieurs endroits, les Allemands ont remplacé les vraies locomotives par de faux engins, des locomotives en contre-plaqué passées au goudron. Et ce sont ces maquettes que nos aviateurs ont bombardé ces derniers temps !".

Il sera très difficile de bombarder la gare sans atteindre la ville, dit GORRI. Je ne parle pas de la visibilité ou de la Flak, mais la difficulté d'atteindre, de 5000 mètres de hauteur, un objectif qui fait à peu près 100 mètres sur 100, et de n'atteindre que lui. Pensez-vous que cela soit possible.

L'Anglais ne répond pas.

GORRI secoud la tête:

Je demande tout de même un délai. A l'état-major des F.A.F.L. aussi on demande un sursis pour donner une réponse ! Il n'est pas douteux que VALIN et CORNIGLION-MOLINIER vont en référer à de GAULLE en personne. Il s'agit réellement d'une affaire d'Etat...

On ignore comment est prise la décision. En tout cas, elle est prise sans détours. La réponse arrive une heure plus tard au PC du groupe Lorraine: " Il faut accepter."

Aussitôt GORRI convoque ALLEGRET et SOMMER.

Vous conduirez deux boîtes de six BOSTON. Vous êtes parmi les plus anciens. Votre équipage est au point... Je sais qu'en ce moment, vous tenez la grande forme. Rendez-vous demain matin au briefing. Le décollage est prévu pour 9h40.

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Dans l'après-midi, les photos parviennent à la salle d'opérations. Elles montrent clairement que les explosions des bombes des deux boîtes sont exactement superposées. Elles commencent juste avant le dépôt des locomotives et le couvrent complètement. Deux bombes sont tombées sur six locomotives, à côté du dépôt. L'ensemble du groupement a coupé la voie de triage. Plus aucun doute à avoir: il s'agit là d'un excellent bombing !

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Les bombes des deux "boîtes" se recouvrent les unes aux autres avec une exactitude absolue.

(source: Les sans-culottes de l'Air, Général Martial VALIN & François SOMMER.)

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- 19 mai 1944, une des dernières missions du groupe contre les sites de V 1 aura lieu à 17 heures par le bombardement de la rampe de Behen près d'Abbeville dans la somme.

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JUIN 1944

LE SQUADRON 342 EN FRANCE

-Objectif: Les batterie côtières au nord-est de Bayeux. Six équipages, en tout cas, n'ont pas le temps de se poser de questions: un briefing général est prévu pour 9 heures. ALLEGRET conduira la formation de douze BOSTON, dont une boîte française. Objectif désigné: les batteries côtières au nord-est de Bayeux. Ou, si l'identification est difficile, une autre batterie côtière, à la pointe de Barfleur.

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- Le 6 Juin 1944, Mission: En Normandie, entre l'Orne et le nord de Bayeux. (rideau de fumée). En réalité, le débarquement a commencé. La flotte alliée est déjà en route pour la France. Le débarquement doit s'éffectuer entre le Havre et Cherbourg. La mission confiée aux squadrons 88 et 342 est d'étendre, toutes les dix minutes à partir de six heures, un rideau de fumée entre la flotte et la côte.

A Hartfordbridge, l'émotion est immense. Les équipages qui n'ont pas eu la chance, de prendre part à la mission, les mécaniciens, les armuriers, tous les hommes s'affairent autour des pistes. Ils entourent ceux qui reviennent. Posent mille questions. Ils veulent tout savoir.

Mais c'est encore la radio qui donne les nouvelles les plus détaillées.

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- Objectif: La forêt de Grimbosq, (au sud-ouest de Caen). Quatre boîtes de six BOSTON, dont deux françaises, conduites par le capitaine GAROT, ont été désignées.

Toute la forêt doit être couverte par le bombardement dans l'axe 966/533, soit un axe ouest-est, à une quinzaine de kilomètres de Caen.

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- Objectif: La gare de Mézidon. La gare de marchandises de Mézidon. Plusieurs centaines de wagons de matériel en cours de déchargement y sont stationnés.

- Le 7/8 juin 1944,Objectif: Voies ferrées à Foligny. Dans la nuit du 7 au 8, douze BOSTON ont bombardé un embranchement de voies ferrées à Foligny, dans la Manche. De minuit à 4 heures, les appareils ont décollé et bombardé de vingt minutes en vingt minutes, tandis que deux autres BOSTON se sont attaqués à la gare de Mézidon, au sud-est de Caen.

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- Objectif: La gare de La Haye-du-Puits. L'embranchement ferroviaire de Saint-Sauveur-le-Vicomte. Trois nuit plus tard, neuf BOSTON ont bombardé, à une minute d'intervalle, la gare de La Haye-du-Puits, dans le Cotentin, tandis que quatre autres s'en sont pris à l'embranchement ferroviaire de Saint-Sauveur-le-Vicomte. Il n'y a pas eu beaucoup de Flak, mais on a aperçu au loin des barrages antiaériens très denses.

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- Objectif: La forêt de Grimbosq. Impossible de les chiffrer. Les renseignements parlent d'une grande concentration de véhicules, chars et réserves. Les BOSTON ne sont pas seuls: soixante-douze MITCHELL sont prévus pour tapisser de bombes la forêt...

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- Objectif: Le Bas de Bréville. Un petit village normand: tel est l'objectif des quatre boîtes. Le Bas de Bréville est le siège de l'arrière-garde de la 21e Panzer. Mais les Anglais ne sont pas loin:des fumées jaunes bien visibles marqueront le pont qu'ils tiennent. En aucun cas, le bombardement ne devra être court.

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- Objectif: Un no-ball de la forêt d'Eu. Depuis quelques jours, les Allemands font pleuvoir sur le sud de l'Angleterre et sur Londres des bombes volantes, qui commencent à faire de sérieux dégâts. Le Surrey et le Kent sont les régions les plus touchées. Mais on sent bien que les tirs sont de plus en plus ajustés sur la capitale. Les bombardements souffrent d'une mise en direction incorrecte. La première boîte lâche ses bombes trop tôt. La deuxième bombarde trop à droite. Et les Anglais n'ont pas plus de chance. On rentre à la base, bien contents d'être sains et saufs. Mais le no-ball d'Eu continue à expédier sur l'Angleterre ses projectiles-avions...

(Base de lancement de V1 pas très loin de chez moi)

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- Objectif: Le no-ball d'Hambures. L'après-midi, ce sont encore quatre boîtes de BOSTON que GORRI emmène contre le no-ball de Hambures, au sud de Foucarmont.

Au début, tout a l'air de bien marcher. La visibilité est excellente et il n'y a aucun incident mécanique. L'objectif se trouve à moins de trente kilomètre de la côte.

- Bombs go !

Les lance-bombes sont ouverts.

- Bombs gone !

Le bombardement a commencé.

Virage très serré à gauche.

Le no-ball de Hambures est réduit au silence.

(Base de lancement de V1 pas très loin de chez mon ami Roger BOURGEOIS)

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- Objectif: no-balls près de Bauvais et dans la Somme. Dans les deux jours qui suivent, les hommes du Lorraine bombardent deux importants no-balls près de Beauvais et dans la Somme. Puis les missions individuelles de nuit reprennent au début du mois de juillet.

- 24 juin 1944, objectif: château de MERLEMONT près de Beauvais 24 "Boston" " Squadron 88 et 342" 12 équipages du groupe Lorraine.

- Objectif: Surveillance du triangle Caen/Châteaubriand/Le Mans. A présent, les Boches ont intérêt à numéroter leurs abattis ! La mise en garde émane d'Allégret. Dix-huit BOSTON sont engagés dans une mission de surveillance de toutes les routes du triangle Caen/Châteaubriant/Le Mans. C'est une opération de nuit  qui provoque beaucoup de bruit, un grand va-et-vient entre la salle des équipages et celles des briefings. La consigne tient en quelques mots:

- Vous bombarderez puis mitraillerez tout trafic sous quelque forme qu'il se présente: convois, camions isolés, troupes en mouvement, etc...

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- Objectif: Le bois du Goulet. Ce matin, douze équipage conduits par le colonel ont bombarder le bois du Goulet, où l'on avait signalé une concentration de panzers. L'objectif a été aisément identifié et, malgré une Flak précise, le bois a été saturé de bombes. Plusieurs avions ont été touchés. Mais la formation est rentrée normalement.

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- Objectif: Serquigny. On nous a signalé un objectif important à Serquigny... Il s'agit de trains de marchandises stationnés au nord-est de Bernay, à une quarantaine de kilomètres de Honfleur. Toutes les conditions sont réunies: pas de Flak, une bonne visibilité.Les bombes ne ratent pas leur but...

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- Objectif: Un dépôt de munitions à Clermont-sur-Oise. Cinq boîtes profitent d'un pâle soleil pour aller bombarder un dépôt de munitions à Clermont-sur-Oise. Tout semble paisible au-dessus de la France. Aucune réaction antiaérienne ne vient troubler l'ordre de la formation. L'opération est un succés.

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- Objectif: Duclair. L'après-midi c'est encore plus sérieux. Il faut détruire les quais d'embarquement et de débarquement de la Seine à Duclair, près de Rouen. La ville flambe déjà. On l'aperçoit depuis la Manche, avant même de voir le cap d'Antifer. Jamais un objectif n'a été aussi magnifiquement éclairé ! Les hommes du Lorraine achèvent une opération entamée par tous ceux qui les ont précédés...

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- Objectif: Rouen. On remet ça sur Rouen. ALLEGRET et SOMMER conduisent cinq boîtes de six BOSTON. Il faut absolument détruire les docks où sont massés les chars boches, qui attendent pour passer la Seine. Jusqu'à Rouen, tout se déroule sans le moindre incident. La Flak ne commence à réagir qu'en vue de l'objectif. Mais la formation bombarde tranquillement.

La rive gauche de la Seine est en feu.

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Depuis le 4 septembre, les BOSTON s'habillent aux couleurs de la France. L'empennage des avions va désormais flotter comme un drapeau.

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- Objectif: Boulogne. Le bombardement s'effectue convenablement. Une éclaircie permet de le vérifier. La formation se disperse dans les nuages. Précausion inutile, la Flak brillant par son absence.

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Holland

Le groupe Lorraine en Hollande.

(collection: Derren GRATTE)

- Objectif. Terneuzen. Le soir même, toujours escortées de TEMPEST, deux boîtes du Lorraine retournent en Hollande, pour aller voir ce qui se passe à Terneuzen, à vingt kilomètres à l'est de Breskens, qui commande l'accés au port d'Anvers. Le groupe a reçu la mission d'atteindre les concentrations de troupes qui doivent s'y former.

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- Le 15 Octobre 1944, de bon matin, douze équipages convoqués à la salle des briefings reçoivent l'ordre de se poser le jour même à VITRY-en-ARTOIS, sur la Scarpe, au nord-est d'Arras.

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- Objectif: Batteries sur la côte hollandaise. Pour la première opération à partir d'une base située en territoire français, le group captain Mac Donald, qui commande les trois squadrons 88, 226 et 342, a tenu à ce que le 342 soit à la tête des trois groupes. Lobjectif se trouve à la pointe extrême de la défense allemande dans l'ouest: ce sont des batteries sur la côte hollandaise, juste après la frontière belge.

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- Objectif: Le pont de chemin de fer de Venlo. A 9 heures, deux boîtes françaises décollent vers la Hollande. Exactement vers Venlo, à la frontière allemande. L'objectif est le pont de chemin de fer sur la Meuse. Mais Venlo est fortement défendu: c'est un important verrou dans la bataille du Rhin engagée par le groupe d'armées du maréchal Montgomery.

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- Objectif: Noeud ferroviaire de Kempen. Six boîtes de BOSTON sont formées à la hâte. Le squadron 88 est en tête. Les dix-huit appareils du Lorraine sont à l'arrière sous la conduite des équipages Teyssier/Nativel, Citroên/Jeffredo, Grécourt/Halleguen. Il faut aller bombarder le noeud ferroviaire de Kempen, à l'ouest de Krefeld. La route est archiconnue. Malheureusement, on a également l'habitude du rideau de nuages qui bouche régulièrement le secteur.

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- Objectif: Concentration de troupes à Houffalize. Dans les premiers jours de janvier 1945, la météo prévoit 10/10 de nuages, mais c'est derrière les MITCHELL que les BOSTON vont bombarder une concentration de troupes à Houffalize, dans les Ardennes belges, au nord de Bastogne.

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- Objectif: Concentration de panzers à Aarsbeck. Le 21 janvier, SOUFFLET emmène douze BOSTON sur une position fortifié dans le Birgeler Wald. Il annonce avec un large sourire. Une concentration de panzers attend nos bombes à Aarsbeck.

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- Objectif: Emmerich une raffinerie d'essence. Le 2 février, le commandant a fait une proposition alléchante: Au lieu de resterlà, prosaîquement, à faire des crêpes, vous allez faire des dégats à Emmerich !

Un bel objectif sur le Rhin, à l'est de Nimègue: rien moins qu'une raffinerie d'essence.

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- Le 8 avril, la boucle paraît bouclée: le capitaine de STADIEU effectue la première mission sur MITCHELL. STADIEU, le prisonnier du désert, c'est l'enfance du Lorraine, les débuts anarchiques d'un groupe hétéroclite qui avait préparé le terrain à Leclerc au mois de décembre 1940...

Un jeune aviateur, qui revient d'une permission à Paris raconte qu'un commandant lui a demandé:

- Qu'est-ce que c'est que cet insigne que vous portez là ?

- C'est l'insigne du groupe Lorraine !

Un bel insigne gravé aux armes d'une vieille province de France. Ecu français moderne de 24 millimètres de hauteur sur 11 de large, qui se blassonne ainsi: " d'or à la bande de gueules chargée de trois alérions d'argent"...

- Un nouveau groupe ? a demandé l'autre.

- Non... Il a été créé en 1941.

- Ah ? Vous étiez donc un des émigrés de Londres...

Une pause.

Puis, avec un petit rire:

- Vous avez dû vous en payer, du bon temps !

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BILAN DES ACTIONS DU FRONT EUROPEEN

342 SQUADRON

350 MISSIONS COLLECTIVENT TOTALISANT 3275 SORTIES

NATURE

BOMBARDEMENT - 2451 TONNES DE BOMBES.

BILAN MATERIEL.

PERTE DE 27 APPAREILS DONT 20 DU FAIT DES OPERATIONS.

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(sources: LES BOMBARDIERS DE LA FRANCE LIBRE "Groupe Lorraine" Auteur: François BROCHE, PRESSES DE LA CITE)

(Les sans-culottes de l'air, Auteur: Général VALIN, & François SOMMER, ROBERT LAFFONT)

MA DEVISE

QUAND IL N'Y A PLUS DE MEMOIRE

ON N'EXISTE PLUS

DUCAPHIL