30 juillet 2010

LA CARRIERE DU COLONEL Roger MARTIN

LA CARRIERE DU

COLONEL Roger MARTIN

____________

img066

(collection: Famille MARTIN)

MARTIN Roger Eugène Joseph

19.06.1910 - 11.12.2008

Classe de recrutement: 1930 - N° matricule IA X03454.

Officier d'active en service de 1928 à 1961.

Armée de l'air: pilote - commandant d'avion

BREVETS

- Brevet de pilote d'avion N° 27707 du 5 novembre 1939,

- Brevet d'observateur en avion N° 3576 du 30 septembre 1937,

- Brevet de commandant d'avion N° 244 du 15 juin 1944,

- Brevet de commandant d'avion N° 305 du 28.02.1944 (jour et nuit),

- Brevet officier de renseignement stage inter-allié d'Alger - (intelligence officer)

Il commença dans l'armée de terre:

- Engagé volontaire le 21.09.1928,

- Ecole militaire à St-Maixent, détaché comme E.O.R. le 5.11.1929,

- Nommé au grade de sous-lieutenant de réserve, est ensuite affecté au 156e RI (18.05.1930),

- Arrivé à Brive-la-Gaillarde, sous-lieutenant de réserve le 05.04.1930,

- Détaché à Bordeaux et préparation à Saint-Maixent active en novembre 1931,

- Rejoint le 156e RI à Brive-la-Gaillarde en juin 1932,

- Admis en 1932 à l'Ecole militaire de l'infanterie métropolitaine et des chars de combat,

- Dirigé sur l'école de Saint-Maixent le 30.09.32,

- Admis dans les corps de sous-officier de carrière le 25.01.1933,

- Maintenu à l'école pour effectuer une deuxième année d'étude,

- Promu lieutenant le 21.09.1933 et à titre définitif le 24.09.1935,

- Parti de Marseille le 30.09.1934 pour arrivver à Tunis le 01.10.1934, arrive en Tunisie à AÏN DRAHAM le 01.10.1934,

- Sur sa demande il sera affecté à l'Ecole de l'Air du camp d'Avor pour suivre un stage de formation d'onservateur en avion,

- Affecté comme observateur d'avion au GA (groupe d'artillerie) régional n° 586 à Tunis le 02.10.1937,

- Rejoint le corps du 8e RTT (Régiment de Tirailleurs Tunisiens) à Bizerte le 01.01.1939,

- Stage d'entraînement d'officiers brevetés en avion (observateur) en 1939 au Groupe Aérien d'observation  G.A.O. 157 El Aouina (Tunis-Carthage), puis Gabès G.A.O. 590.

Pilote_avion_equipage

Le lieutenant Roger MARTIN premier sur la gauche en Tunisie, sur Douglas DB-7

(collection: Famille MARTIN)

GUERRE 1939-1945

- Arrive au bataillon de l'air le 03.09.1939 au G.A.O. de Gabès,

- Stage-école de pilotage Morane-Saulnier de Meudon Villaroche (Moissy Cramayel), le 17.08.1939,

- Ecole de pilotage de Meknès BA 206 le 07.01.1940,

- Le 16.06.1940, n'a pas rejoint le CI de Châteauroux. Détaché à la base aérienne de Casablanca le 16.06.1940, adjoint comme capitaine au colonel commandant la Base,

- Affecté au groupe 2/32 Agadir, commandant d'escadrille le 07.09.1940,

- Fait mouvement avec son unité sur BEN GUERIR (72 km de Marrakech) par voie des airs, 09.11.1942,

- Fait mouvement avec son unité sur OUED ZEM (provine de Khourigba) par voie des airs, 10.11.1942,

- Le groupe de bombardement (GB) 2/32 est dissous le 31.12.1942,

- Arrivé et présent au groupe 1/32 le 14.01.1943, en qualité de commandant la 1ère escadrille OM 431/SPM/2/AFN,

- Rejoint Casablanca le 15.01.1943 puis Khouribga ( 120 km de Casablanca) puis Meknès le 18.05.1943,

- Quitte le commandement de la 1ère escadrille du GB 1/32 LE 20.09.1943,

- Stage d'officier de renseignement le 03.10.1943, breveté ( Intelligence Service), affecté au groupe Ecole n°10 à Kasba-Tadla (Ville au centre du Maroc),

- Rejoint l'école d'application des Equipages de Marrakech (stage Lancaster n°8 le 27.11.1943.

GRANDE-BRETAGNE

- Désigné par la Grande-Bretagne. Rejoint Baraki (près d'Alger) par voie aérienne (à partir de Marrakech),

img060

S.S. Strathmore.

- Capitaine embarqué sur le SS Strathmore le 29.01.1944 pour la Grande-Bretagne et débarqué le 12.02.1944 à Liverpool d'où il sera dirigé sur le camp de West-Kirby (Chester) puis à Londres le 21.02.1944 pour une visite PN (personnel navigant),

- Il effectuera des stages à Long Newton et à Babdown Farm (Gloucester) puis rejoindra avec son équipage la ( Aircrew Training School, RAF station) à Acaster Malbis (York), il sera présent à Rufforth (Yorks) toujours avec son équipage,

- C'est en octobre 1944 qu'il rejoindra Elvington (Yorkshire) avec son équipage affecté au groupe de bombardement lourd n° 346 - 4ème escadrille, Groupe 2/23 Guyenne,

img053

(collection: Famille MARTIN)

Equipage du commandant MARTIN

De gauche à droite:

Radio: Sgt GUILLOU, Mécanicien au sol: ??, Navigateur: Lt GUEYDON, Mécanicien au sol: ??, Pilote: Cdt MARTIN, Bombardier: Lt LAUTOUR, Mécanicien: Sgt/C VIDAL, Mitrailleur-arrière: Sgt FEGER, Mitrailleur-supérieur: Sgt GALLET.

- Commandant du Flight B 346 Squadron le 06.02.1945,

- Commandant en second le G.B. 2/23 le 15.06.1945,

- Quitte la Grande-Bretagne le 04.10.1945,

img069

Le Halifax III "O" NZ 488 du Commandant MARTIN.

(collection: Famille MARTIN)

L'équipage se compose principalement selon les vols de:

- Navigateur: Lt FLURIN, Lt JOUMAS, Lt GUEYDON,

- Mécanicien: Sgt/C VIDAL,

- Radios: Sgt GUILLOU, Sgt BOURREAU,

- Mitrailleur: Sgt FEGER, Sgt GALLET, Sgt MARTROU, Sgt ESQUILAT,

- Bombardiers: Lt LAUTOUR, Sgt/C PUGNAT.

Il sera nommé commandant en date du 25.12.1944.

- En octobre 1945, date à laquelle il quitte Elvington, il aura effectué 24 missions totalisent 155.30 heures de vols de guerre dont 81.05 heures en vol de nuit,

img064

(collection: Famille MARTIN)

- Lui-même avec ses membres d'équipages obtiendrons des citations. L'attribution de la Croix de guerre avec étoile de bronze et étoile d'argent lui donnera le droit de porter la fourragère aux couleurs de la Croix de guerre,

img065

(collection: Famille MARTIN)

- Il sera nommé Chevalier de l'Ordre National de la Légion d'Honneur le 20.08.1945,

- Décoration pour faits de guerre: Légion d'Honneur, inscrit au tableau spécial de la Légion d'Honneur, cité à l'ordre de l'armée en date du 20.08.1945, grade de Chevalier de la Légion  d'Honneur et attribution de la Croix de guerre avec palme,

- Distinguished Flying Cross G.B. 21.06.1946,

- Croix de guerre: avec étoile de bronze du 08.02.1945,

- Avec étoile d'argent du 21.08.1945,

- Avec étoile d'argent du 31.01.1946.

Citations avec ses équipages:

img061

Citation à l'ordre de la brigade aérienne N°8 du 08.02.1945

(collection: Famille MARTIN)

img062

Citation à l'ordre de la division aérienne N° 372 du 21.04.1945

(collection: Famille MARTIN)

Citation personnelle:

Légion d'Honneur et croix de guerre avec palme: 20.08.1945.

Noms des équipages

avec lesquels il a été cité:

En février 1945:

- Capitaine Roger MARTIN pilote Cdt d'avion,

- Lieutenant FLURIN Navigateur,

- Sergent-Chef VIDAL Mécanicien,

- Sergent GUILLOU Radio,

- Sergent FEGER Mitrailleur-arrière,

- Sergent GALLET Mitrailleur-supérieur.

En avril 1945:

- Capitaine Roger MARTIN pilote Cdt d'avion,

- Lieutenant LAUTOUR Bombardier,

- Sergent-Chef VIDAL Mécanicien,

- Sergent GUILLOU Radio,

- Sergent FEGER Mitrailleur-arrière,

- Sergent GALLET Mitrailleur-supérieur.

VOLS DE GUERRE

- 21.10.44 - Bombardement de HANOVRE - 23.10.44 - ESSEN. - 25.10.44 - ESSEN. - 18.11.44 - MÜNSTER. - 29.11.44 - ESSEN. - 2.12.44 - HAGEN. - 5.12.44 - SOEST. - 6.12.44 - OSNALBRÜCK. - 28.1.45 - STTUTGART. - 1.2.45 - MAYENCE. - 2.2.45 - VANNE-EICKEL. - 7/8.2.45 - GOCH. - 21.2.45 - WORMS. - 2.3.45 - COLOGNE. - 3.3.45 - KAMEN. - 5/6.3.45 - CHEMNITZ. - 7/8.3.45 - HEMNINGSTEDT. - 8/9.3.45 - HAMBOURG. - 12.3.45 - DORTMÜND - 13.3.45 WUPPERTAL. - 14.3.45 - HOMBURG. - 15.3.45 - HAGEN. - 20.3.45 - RECHLINGHAUSEN. - 22.3.45 - DÜLMEN. - 24.3.45 - ESTERKRADE NOLTEN. - 11.4.45 - NÜREMBERG. - 18.4.45 - HELIGOLAND.

- Arrêté au total  de 24 missions totalisant 155 heures 30 de vols de guerre dont 81 heures 05 de vols de nuit.            

Après-guerre:

- Passage par Dakar et arrivée à Bordeaux le 26.05.1946,

- Muté du G.B. 2/23 à l'EM de la 21e Escadre le 30.04.1946,

- Affecté au commandement de l'air au Maroc, rejoint Rabat le 27.06.1946,

- Affecté Base aérienne 106 Bordeaux-Mérignac, commandant la base le 01.08.1950,

- Affecté au commandement de l'Air en Algérie le 01.04.1953,

- Affecté au commandement de Base école technique BRT 724 à Fez commandant de la base le 29.12.1955,

- Affecté CSNI Paris le 13.02.1958, pris en compte à la BA 117 5° compagnie le 05.03.1958,

- Passe au secrétariat permanent du service militaire de la circulation aérienne le 01.06.1959,

- Congé définitif pour une durée de 5 ans, le 19.06.1961,

- Passe sous administration du CATA 852 de Paris en 1961 puis sous administration du CATA 865 le Bourget le 01.02.1966,

- Admis à faire valoir ses droits à la retraite à compter du 17.07.1966.

GRADE:

- Sous-lieutenant le 01.10.1933,

- Lieutenant le 01.10.1940,

- Capitaine le 15.03.1940,

- Commandant le 25.12.1944,

- Lieutenant-Colonel le 25.12.1947,

- Colonel le 01.04.1955.

CAMPAGNES

- Tunisie T.C. du 1.10.34 au 17.6.37,

- Tunisie en mer du 18.6.37 au 19.6.37,

- Tunisie en mer du 1.10.37 au 2.10.37,

- Tunisie T.C. du 3.10.37 au 1.9.39,

- France et Allemagne ZA du 2.9.39 au 15.1.40,

- Maroc du 16.1.40 au 25.6.40,

- Maroc T.M. du 26.6.40 au 13.11.42,

- Algérie - Maroc du 14.4.42 au 28.1.44,

- Grande-Bretagne du 29.1.44 au 25.5.46,

- Sénégal du 7.5.46 au 25.5.46,

- Maroc T.C. du 27.6.46 au 9.9.50,

- Maroc en mer du 23.4.53 au 24.4.53,

- Au 51e 12.58  18A 9M 18j

Actions d'éclat et citations:

- Cité à l'ordre de la Brigade Aérienne N°8 du 08.02.1945,

Attribution de la Croix de guerre avec étoile de bronze.

- Cité à l'ordre de la Division Aérienne N°372 du 21.04.1945,

Attribution de la Croix de guerre avec étoile d'argent.

img067

- Cité à l'ordre de la Division Aérienne OG N°61 du 31.01.1946.

Attribution de la Croix de guerre avec étoile d'argent.

- Distinguished Flying Cross Great Britain du 27.06.1946.

Citations accompagnant l'inscription au tableau spécial de la Légion

d'Honneur et de la médaille militaire:

- Cité à l'ordre de l'Armée en date du 20.08.1945,

Cette citation accompagne la nomination au grade de Chevalier de la Légion d'Honneur et comporte l'attribution de la Croix de guerre avec palme.

img068

(collection: Famille MARTIN)

Décorations:

Françaises:

- Commandeur dans l'ordre national de la Légion d'Honneur 30.06.1962,

- Croix de guerre: Etoile de bronze du N°8 du 08.02.1945,

- Etoile d'argent N°372 du 21.04.1945,

- Avec palme du 20.08.1945,

- Etoile d'argent N°61 du 31.01.1945,

- Médaille coloniale sans agrafe N°296 du 13.11.1946,

- Médaille commémorative Guerre 39-45 agrafe "France-Afrique-Grande-Bretagne-Allemagne-Libération 21.05.1946,

Médaille commémorative des opérations de sécurité et de maintien de l'ordre en Afrique du Nord agrafes Algérie-Maroc 30.04.1946,

Décoré de l'ordre de l'Aéronautique 29.09.1962.

Etrangères

-Distinguished Fly Crossing G.B. 21.06.1946,

- Officier du Nicham el Anouar 25.08.1948,

- Commandeur Ouîssam Allaouite 01.01.1949,

- Commandeur du Nicham Iftikar 16.07.1951.

(collection: Famille MARTIN)

Posté par DUCAPHIL à 20:50 - - Commentaires [4] - Permalien [#]


29 juillet 2010

AVIS DE RECHERCHE DE LA "MAISON JULES ROY"

AVIS DE RECHERCHE

 

DE LA MAISON Jules ROY

 

La "Maison Jules-Roy" recherche à prendre contact avec les familles de l'équipage du Capitaine Jules ROY

Les familles: GRONIER, RAVOTTI, DURAN, KOPP, KERGRENE, MOT.

img039

Pilote: Lt GRONIER, Navigateur: RAVOTTI, Radio: Sgt/C DURAN, Mécanicien: Adjt KOPP, Mitrailleur-supérieur: Sgt/C KERGRENE, Mitrailleur-arrière: Adjt MOT.

Adresses pour prendre contact:

mjroy@cg89.fr

http://www.terresdecrivains.com/jules-ROY

 

Posté par DUCAPHIL à 13:50 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags :

28 juillet 2010

BIBLIOGRAPHIES SUR LES GROUPES LOURDS

Le souffle de la peur

img238

Auteur: CLAUDE SAINT-BENOIT (Cdt CATTELLAT)

-----------------------------------------------

ECRITS DE GUERRE

img017

Pierre M. Gallois

___________________________________

NUITS DE FEU SUR L'ALLEMAGNE

img019

Louis BOURGAIN

_______________________________

LA VICTOIRE APRES L'ENFER

img020

Louis BOURGAIN

_____________________________

LES BOMBARDIERS LOURDS FRANCAIS

1943-1945

SARABANDE NOCTURNE

img022

Louis BOURGAIN

_____________________________

SARABANDE NOCTURNE

img023

Louis BOURGAIN (1951)

_____________________________

LE "L" FOR LOVE

img021

Andrée A. VEAUVY

 

Pour l'achat du livre prendre contact à l'adresse suivante:

 

Mme Andrée VEAUVY

32 Rue Victor Hugo

33160 St Médard-en-Jalles

(prix 38 euros)

__________________________

LE GROUPE DE BOMBARDEMENT TUNISIE

DU 8 NOVEMBRE 1942 A LA VICTOIRE

img024

EDITIONS BERGER LEVRAULT(1947)

_________________________________

LE GROUPE GUYENNE

EN GRANDE-BRETAGNE

img025

JOURNAL DE MARCHE DU GROUPE "GUYENNE"

EN OPERATIONS

DU CAPITAINE COCHO

_______________________________

DE L'OMBRE A LA LUMIERE

img026

Léonce SEMAIL

___________________________

DE PARIS A ELVINGTON

img027

Robert SAUBRY-BOBET

_______________________________

DIX ANS D'AVENTURE DANS L'AVIATION MILITAIRE ET DANS L'AVIATION CIVILE

img028

Jean MARECHAL

Ce livre est a commandé chez l'auteur:

au prix de 15 euros frais de port compris

à l'adresse suivante:

Mr Jean MARECHAL

9 allée Garcia Lorca

49240 Avrillé

____________________________

MEMOIRES D'UN INCENDIAIRE

img029

Louis GERMAIN

________________________________

ARAIGNE DU SOIR

img030

Henri DELAUNAY

_________________________

BOMBARDIERS DE NUIT

LES GROUPES LOURDS

SUR L'ALLEMAGNE

img031

EDITIONS Albin Michel (1946)

_________________________________

PILOTES DE NUIT

img032

Jean CALMEL (1952)

______________________________

10.000 HEURES DE VOL

img033

René PUGET (1959)

_____________________________

FEU DU CIEL

FEU VENGEUR

img034

Pierre CELESTIN DELRIEU (1984)

_______________________________

L'AILE MEURTRIE

img035

René TORRES

________________________________

LES FOUDRES DE CIEL

img036

GENERAL NOIROT (1972)

_________________________

LES GROUPES FRANCAIS DE BOMBARDEMENT

EN GRANDE-BRETAGNE

1943-1945

img038

Robert NICAISE

Pour l'achat du livre prendre contact à l'adresse suivante:

AAA des Groupes Lourds

C/O Aéroclub de France

6 Rue Galilée

75782 Paris CEDEX16

___________________________

THE RAF POCKLINGTON

&

RAF ELVINGTON

WAR DIARIES

img040

Mike USHERWOOD

___________________________

LA VALLEE HEUREUSE

img041

Jules ROY (1946)

_______________________________

LE METIER DES ARMES

img042

img044

Jules ROY (1948)

______________________________

RETOUR DE L'ENFER

img043

Jules ROY (1951)

img119

_____________________________

LE NAVIGATEUR

img045

img046

Jules ROY (1953)

img120

_____________________________

Lieutenant Karl

img118

Jules ROY

________________________________

LA BATAILLE DE DIEN BIEN PHU

img047

Jules ROY (1963)

_______________________________

MEMOIRES BARBARES

img048

Jules ROY (1989)

____________________________

LES ANNEES DECHIREMENT

Journal 1925/1965

img049

Jules ROY

________________________

azur&or

img050

img051

anoraa

_________________________

Yorkshire Air Museum

img099

img100

img102

img103

img104

img105

www.yorkshireairmuseum.co.uk

_______________________________

Le NA-D n'est pas rentré

img106

Jean-Pierre MERTENS

___________________________

img109

CHRIS BLANCHETT

_____________________________

BOMBER

img112

Impérial War Museum

_______________________________

PILOTE DE BOMBARDIER

img113

Group Captain

Leonard CHESHIRE

____________________________

LES BOMBARDIERS volent vers l'Est

img114

BRUCE SANDERS (1946)

_______________________________

LES BRISEURS DE BARRAGES

img115

PAUL BRICKHILL (1954)

______________________________

AU SERVICE DE

L'AVIATION FRANCAISE

1919-1939

img116

ROSSI (1941)

____________________________

Quand les Alliés bombardaient

LA FRANCE

img138

EDDY FLORENTIN

Posté par DUCAPHIL à 10:46 - - Commentaires [1] - Permalien [#]

27 juillet 2010

AVIS DE RECHERCHE "RAPHAËL MASSON"

AVIS DE RECHERCHE

img016

Raphaêl MASSON: photo prise en juin/juillet 1942, debout deuxième en partant de la droite.

Raphaêl MASSON mitrailleur-supérieur dans l'équipage du Capitaine VEAUVY recherche à prendre contact avec ses camarades de promotion de LYON-BRON.

Prendre contact à l'adresse suivante:

guistar@aol.com

Posté par DUCAPHIL à 23:34 - - Commentaires [2] - Permalien [#]
Tags :

22 juillet 2010

MISSION SUR KAMEN " pour mon ami Raphaêl MASSON "

MISSION SUR KAMEN

par Paul GRIDELET

L'excellent Pilote du "L" for LOVE

du Capitaine VEAUVY

img088

GRIDELET Paul Pilote, Sergent/Chef, puis Sous/Lieutenant. Né le 29 février 1920 à Alger, Matricule 5545.

Le 3 Mars 1945, treize Halifax III du Groupe 2/23 "Guyenne" décollent d'Elvington à partir de 18 heures. Mis à part le "R" du Capitaine GOEPFERT, contraint à l'abandon par une panne de circuit hydraulique, ils vont bombarder une fabrique de produits synthétiques à KAMEN, dans la Ruhr. Chacun emporte 16 bombes de 500 livres. Avec d'autres Halifax du Groupe 1/25 "Tunisie", ils s'insèrent dans un stream de 210 quadrimoteurs.

Le trajet aller n'a pas de fait marquant. Les combats terrestres se déroulent autour du Rhin. Kamen n'est pas très éloignée. La durée de survol du territoire allemand est raisonnable. Mais "flak", chasseurs et projecteurs ennemis, collisions en vol et autres dangers ne restent pas moins des menaces réelles et permanentes. Les équipages se doivent d'être vigilants, même après le "bombs gone" prononcé par le bombardier dans chaque avion et qui marque pour eux le début du trajet de retour. Seul, le franchissement de la côte anglaise crée le soulagement vrai par la diminution des risques. Alors, tous les avions allument leurs feux de position. Ce soir-là, il est minuit et quart.

Dans la nuit du 3 au 4 Mars 1945, le temps est dégagé et la visibilité claire. La lune entrera dans son dernier quartier le 5 Mars. Elle ne se montrera qu'en deuxième partie de la nuit, vers l'est. Les équipiers du Capitaine VEAUVY se voient entourés de lumières d'avions. Mais la fête ne dure pas. Soudain, les deux mitrailleurs,( M-S. Raphaêl MASSON, M-A.Alexandre BARTH, (dit Sacha), puis le mécanicien (F/E Jean GRIFFE) et le pilote (Paul GRIDELET) observent des balles traçantes, ou des obus, tirés de l'arrière vers l'avant et encadrant un bombardier qui vole au même cap qu'eux, à un kilomètre environ sur leur droite. Qelqu'un lance dans l'interphone: "bandits à trois heures". Les feux de tous les avions se sont éteints. Le Capitaine VEAUVY demande l'émission du message "bandits" vers la station au sol. " Je dois attendre un peu", répond le radio, "tous les appareils appellent en même temps".

Nous avons passé la côte près d'Ipswich, au sud-est de Cambridge. Nous volons droit vers Elvington, dans le noir. Nous sommes anxieux. Le Commandant nous a prévenus depuis quelques semaines que l'ennemi projette d'infiltrer dans nos streams des chasseurs capables de nous détecter et de nous suivre.Le but est de nous abattre plus sûrement en profitant de nos feux allumés sur l'Angleterre ou de notre vulnérabilité dans les manoeuvres d'atterrissage. Ces agresseurs ont été baptisés "intruders". Leur nom de code de nos messages est "bandits". Le radio lit dans l'interphone les messages qu'il reçoit. Les intruders sont nombreux, presque tous des JU 88. Nous les savons dangereux. Ils affectionnent de nous approcher par derrière et par dessous, dans un angle mort de notre visibilité. Ils peuvent ainsi nous tirer à bout portant.

Nos mitrailleurs ont signalé trois explosions au sol, vraisemblablement des chutes d'avions. Toutes les lumières à terre percent la nuit. Je distingue vers l'avant, par ma vitre de gauche, un balisage simplifié d'aérodrome et les feux d'un avion qui s'y pose. Je remarque que ce dernier redécolle sans arrêter sa course sur le runway, avant d'être caché à ma vue par le bas de mon cockpit. Les dimensions apparentes m'ont fait penser à un terrain secondaire et un avion d'école. J'ai songé souvent, depuis, à ces innocents et souhaité que les intruders n'aient pas interrompu leur exercice de nuit à leur manière.

La Base d'Elvington a fait savoir qu'elle est en alerte "bandits" et fermée. Elle ordonne à tous ses avions en vol de rejoindre le terrain de dégagement prévu, Long Marston. C'est en effet celui qui fut indiqué au briefing, avec sa position géographiques, 52.08N et 01.45W et son nom d'appel Handbag. Nous comprenons, et les observations de nos mitrailleurs le confirment, qu'il y a eu de la casse parmi les nôtres. Nous passons à proximité d'Elvington devenue invisible. Le mécanicien nous informe que les niveaux d'essence baissent. Dans une heure, nous entamerons la réserve de 45 minutes de sécurité. Nous devons nous poser sans tarder. Long Marston est désormais trop éloignée.

Après un échange de message avec la base, par l'intermédiaire du radio, le Capitaine VEAUVY me demande de conserver le cap suivi Ipswich, soit 327 degrés au compas. Nous allons à Croft. En une petite demi-heure nous arrivons. Nous l'identifions aux deux lettres lumineuses "CR" brillant sur son "drem", c'est-à-dire l'immense cercle de lampes matérialisant au sol le tracé du tour de piste. J'appelle en radiophonie et demande l'autorisation de joindre le circuit. Le contrôle local me l'accorde et détaille les instructions et les renseignements pour l'atterrissage. Rien sur les intruders. Comme nous approchons directement de la position "vent arrière", à 2500 pieds, j'exécute rapidement le réglage des instruments de bord et la mise en configuration d'atterrissage de l'avion. Nous passons à l'est de la piste en service. Toujours tous feux éteints, j'annonce "down wind".

_quipageHalifax

Equipage du Capitaine VEAUVY.

De gauche à droite:

Mitrailleur-supérieur: Raphaêl MASSON, Mitrailleur-arrière: Alexandre BARTH, Pilote: Paul GRIDELET, Navigateur: François VEAUVY, (Cdt de l'avion) Bombardier: Georges BAL, Radio: Robert MAYEUX, Mécanicien: Jean GRIFFE, et les quatre mécaniciens au sol.

En guise de réponse, toutes les lumières, balisage, piste, funnel, drem, bâtiments et "rues" de la Base, toutes s'éteignent. Le silence radio est total. Nous comprenons que les intruders arrivent. "Les contrôleurs doivent être cachés sous leur table!" dit le Capitaine VEAUVY. Nous poursuivons la descente dans le noir. Nous allumerons les phares d'atterrissage au dernier moment. J'écourte l'éloignement et descendant assez fort, je vire à gauche aus instruments sans précision véritable. Je redresse face au runway. Je le vois devant moi, tout près, noir et mat sur fond plus clair de l'herbe qui l'entoure. J'observe à droite, s'éloignant dans un angle de trente degrés environ avec le runway, un chemin de roulement très droit et long. Surtout, et contrairement à la piste totalement mate devant moi, il brille d'un reflet pâle, dû vraisemblablement à son revêtement. Il attire l'oeil, étant le seul reflet à terre.

Je vais commander l'allumage des phares quand des "traçantes" jaillissent en face de moi, un peu à gauche et un peu au-dessus. Elles rasent mon cockpit, mais leur trajectoire, en biais, les rapproche de notre axe. Elles sont passées "on-ne-peut-plus-près" de nos mitrailleurs. La rafale a duré une seconde à peine. Le temps de voir 5 ou 6 traçantes, tirées peut-être par plus d'une arme, sachant que trois à cinq projectiles non visibles passent entre deux lumineux, et le JU 88 nous a croisés. Il a manqué assurément de quelques petites secondes pour nous viser correctement.

Nous arrivons sur la bande. j'atterris dans le noir, au juger, m'efforçant de réduire l'angle de descente sans à-coup. Au contact des roues au sol, plus doux que je l'attendais, je réduis les gaz à fond et maintiens la queue haute, en position dite "de piste". Le runway se voit suffisamment pour conserver sa direction. Nous roulons ainsi quand un crépitement puissant nous interpelle à droite. Le JU 88 mitraille abondamment et consciencieusement le taxyway au reflet. Ce tir nous est destiné. Par chance pour nous, l'Allemand n'a pas vu et a ignoré la piste mate où nous roulons.

Après, il y eut une minute de calme. L'intruder devait chercher, sur le chemin de roulement qu'il venait d'attaquer, les traces du quadrimoteur disparu à ses yeux. En fin d'atterrissage, je tournai de 90 degrés à gauche sur un taxyway, puis de 90 degrés encore sur une autre voie qui nous conduisit, en sens inverse du runway, à un dispersal, c'est-à-dire une aire circulaire de stationnement pour un ou deux avions. J'y pénétrai et, tout de suite, immobilisai notre Halifax. C'était par habitude, nous nous réservions ainsi la possibilité de manoeuvrer l'avion pour repartir sans avoir à le reculer au tracteur. Bien m'en prit cette nuit-là. Nous avons découvert plus tard un tas d'une dizaine de bombes de 250 livres à trois mètres de la roue et de l'hélice intérieure gauche, et que je n'avais pas vu.

Notre Halifax, à peine stoppé, j'ai l'impression qu'un cataclysme me tombe sur la tête. Un JU 88 vient de nous survoler à quelques mètres, tirant de toutes ses armes. Le Capitaine VEAUVY nous ordonne instantanément de laisser tourner nos moteurs afin de fournir l'énergie nécessaire à la manoeuvre des tourelles des mitrailleurs. Il demande à ceux-ci d'être prêts à tirer sur l'intruder, s'il revient. Nous ne doutons pas qu'il ait fait feu sur nous et qu'il recommencera. L'ordre du chef de bord nous retient à nos postes. Je suis assis face à l'espace de l'approche finale de mon atterrissage. Mais les faits vont vite. Notre Capitaine n'a pas encore fini d'exprimer son dernier ordre que, soudain, une flamme s'est allumé en l'air, courte et vive, devant moi. Je réalise, surpris, qu'il s'agit d'un avion dont nous ignorions la présence. Les mitrailleurs, le mécanicien et le bombardier l'ont vu comme moi. Nos regards restent rivés à cette flamme qui résulte apparemment du tir que le JU 88 a ouvert au-dessus de nous. Elle semble tomber d'abord, puis descend plus normalement, dérivant vers le chemin de roulement au reflet. Le pilote cherche visiblement à se poser. Nous nous sentons solidaires, avec angoisse, de cet équipage inconnu, victime de l'ennemi.

img116

Equipage du Capitaine NOTELLE

de gauche à droite:

Pilote: Capitaine NOTELLE, Radio: Sergent SANTONI, Mitrailleur-supérieur: Sergent NERI, Bombardier: Lieutenant FLOUS, Navigateur: Lieutenant MARTIN, Mitrailleur-arrière: Sergent MALLIA.

Mécanicien: Lieutenant BOISSY, qui probablement, devait prendre la photo.

Très vite des traçantes réapparaissent dans le ciel. La flamme sert de cible. facile à viser. D'un seul coup, elle est touchée. Elle devient immense, large et longue comme deux à trois fois l'avion. Celui-ci parcourt le taxyway au reflet. On voit mal s'il est au-dessus ou à côté de lui. Il s'arrête brusquement en s'embrasant dans un grand incendie. Quelqu'un de nous dit à l'interphone ce que nous pensons tous: "Les malheureux, qu'est-ce qu'ils ont pris!". Ils est deux heures passées du matin. Après réflexion, il s'est écoulé une minute à peine, peut-être une demie, mais pas plus de deux, depuis notre arrivée sur le dispersal circulaire. Nous décidons que l'intruder est parti. Nous coupons les moteurs et quittons notre "L" dans un temps de record. Nous allons à pieds vers les habitations de la Base. En arrivant, nous apprenons que l'avion abattu est un Halifax français, le "D" du Capitaine NOTELLE. Par miracle, tout l'équipage est vivant.

img117

Le 5 mars 1945. Les restes du Halifax du Capitaine NOTELLE.

Dans le "crash", un chêne bien placé a arraché l'aile droite en flammes et s'est consumé avec elle. Le fuselage et l'autre aile ont poursuivi leur course, emportant l'équipage et lui sauvant la vie. Ces hommes ont été courageux. Après des chocs subis dans des circonstances effroyables, ils sont revenus dans l'épave qu'ils venaient de fuir. Ils ont réussi à extraire leur pilote du cockpit tordu et écrasé, au mépris des risques d'explosion ou d'un nouveau tir de l'intruder. Le Capitaine NOTELLE, le plus gravement blessé, souffrait d'une double fracture du nez, d'une plaie à la tête et de brûlures sur la jambe droite.

Dans la journée du 4 Mars, nous avons ramené à Elvington, en 25 minutes de vol, trois membres de l'équipage du "D" libérés des médecins, sur les sept. Avant le départ, nous vîmes sur le dispersal des dizaines de douilles de petits obus, vestiges du tir du JU 88. Notre Halifax "L" et son voisin occasionnel de parking ne portaient aucune trace d'impact. Le JU 88 était passé exactement au-dessus de nous. Avait-il tiré trop long, ses projectils nous ayant survolés sans nous atteindre ? Est-il passé au-dessus de nous tout à fait par hasard, visant déjà le "D"  qu'il venait d'apercevoir ? La nuit des intruders fut chanceuse à Croft, malgré l'accident du "D", parce qu'elle y fut moins meurtrière qu'ailleurs.

Les "Nuits de feu sur l'Allemagne" éclaire d'une documentation riche et précise l'épopée des "Groupes Lourds". Cet excellent livre donne le bilan des pertes de la mission des intruders qui avait le nom "d'Opération Gisela" dans la Luftwaffe. Les alliés perdirent 42 avions, les Allemands 34 JU 88. L'agression de Croft est racontée par le pilote du JU 88, le Feldwebel Gunther Shmidt. Il cite ses trois attaques. La première est bien celle subie par le "L". La deuxième et la troisième sont celles qui ont mis à mal le "D". Schmidt a cru avoie à faire à un seul quadrimoteur. Son erreur évita un coup dur au "L". Schmidt n'avait pas suivi le stream. Il arriva vers Darlington par la mer, franchissant la côte à une heure cinquante du matin, dix minutes avant son premier tir.

Vingt-huitième mission de l'équipage VEAUVY, cette aventure confirma sa cohésion et la confiance de ses membres entre eux. L'idée du Capitaine VEAUVY de faire tirer ses mitrailleurs sur l'intruder à partir du sol était courageuse. L'occasion a manqué qu'elle devienne une attitude héroîque. Léquipage qui a vécu ces minutes et leur intensité en est resté épaté.

(source: L'OPS N°8 Décembre 1991)

(Le "L" for LOVE du Capitaine VEAUVY, Auteur: Andrée A. VEAUVY)

(NUITS DE FEU SUR L'ALLEMAGNE, Louis BOURGAIN)

Posté par DUCAPHIL à 17:43 - - Commentaires [1] - Permalien [#]

21 juillet 2010

RECHERCHE DE Didier LECOQ CONCERNANT LE BOMBARDIER Marcel DEMESMAY

AVIS DE RECHERCHE

DE Didier LECOQ

CONCERNANT LE

COMMANDANT Marcel DEMESNAY

img086

(collection: Jean-Paul HIBLOT)

Groupe d'instructeurs Français affectés à l'O.T.U. de Lossiemouth, constitué à partir de deux équipages qui avait fini leur tour d'opération.

Cpt DUTREY-LASSUS - Pilote,  Cpt PLAGNARD - Navigateur,  Lt NOËL - Bombardier,  S/Lt DEMESMAY - Bombardier,  S/Lt VAN TROYEN - Pilote,  S/Lt FILLEAU de SAINT HILAIRE - Mitrailleur,  Sgt/C ALLAIN - Mitrailleur,  Sgt/C ICHE - Mitrailleur,  Sgt/C HIBLOT - Mécanicien,  Sgt/C DARRIBEHAUDE - Radio,  Sgt/C de FELIGONDE - Mitrailleur,  Sgt HERVELIN - Radio,  S/Lt VERLINGUE - Services Administratifs.

_______________

Monsieur Didier LECOQ recherche à prendre contact avec les membres de la famille du Commandant Marcel DEMESMAY.

Marcel DEMESMAY était bombardier dans l'équipage du Capitaine BRION, au Groupe 2/23 Guyenne Squadron 346, il avait appartenu à la 31e escadre, puis au G.A.O. 509 à Tours. Il est revenu dans cette ville après la guerre où il a été nommé commandant avant de partir en Allemagne.

Les deux fils du Commandant DEMESMAY sont devenus pilotes, un des deux étant passé par l'école de chasse de Tours. Ces deux fils, hélas! décédés dans des accidents d'avion.

Prendre contact aux adresses suivantes:

lecoq.didier@gmail.com

guistar@aol.com

Posté par DUCAPHIL à 15:09 - - Commentaires [0] - Permalien [#]