19 octobre 2013

LA CROIX DE LORRAINE

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LA CROIX DE LORRAINE

par le GÉNÉRAL MARTIAL VALIN

Plusieurs lettres m'ont été adressées dont les auteurs, appartenant aux unités arrivés récemment d'Afrique du Nord, me demandaient l'autorisation de porter la Croix de Lorraine. L'une de ces lettres, rédigée en termes un peu brutaux, ne mâchant pas les mots, au demeurant émouvante dans sa franchise, m'a décidé à préciser mon opinion sur la signification et le port des insignes à Croix de Lorraine.

Bien entendu l'opinion que j'émettrai ici ne doit pas être prise pour une décision du commandement. Si elle a en partie pour objet de faire connaître à tout le personnel des F.A.F. en G.B. certains renseignements de source officielle, cette revue compte de nombreuses pages ouvertes à tous les amateurs désireux d'exprimer des idées sérieuses ou drôles susceptibles d'intéresser ou de distraire leurs camarades. Sachez donc que je ne suis q'un de ces amateurs, le premier dans l'ordre de la pagination.

Ceci dit, je commencerai par un bref historique:

Lorsque le Général de Gaulle eut lancé son appel mémorable de juin 40, lorsque les volontaires venant de toutes parts commencèrent à faire nombre autour de lui, il fut question de donner un insigne, une sorte de symbole de l'action entreprise à tous les Français de la résistance française qui, née à Londres, devait se propager à travers le monde et se développer au coeur même de la France.

C'était le moment où Hitler avait secrètement décidé d'annexer, non seulement l'Alsace et la Lorraine d'avant 1914, mais encore la grande Lorraine avec Nancy, Vaucouleurs, avec Domrémy. C'est, donc bien naturellement que fut adoptée la Croix de Lorraine comme signe de ralliement. En d'autres temps, avec Jeanne d'Arc, elle avait déjà sauvé la France et pour tous les Français elle devait montrer dans le ciel le chemin à suivre vers les Vosges et le Rhin pour "Bouter l'Allemand hors de France". Évidemment, la propagande de Vichy s'empressa de dire, et je répète le texte d'un discours prononcé en 1940 par un haut personnage qui d'ailleurs a compris depuis: "le drapeau français ne s'accommodera jamais de la surcharge d'une croix partisane".

Cela était faux et vous pouvez constater que si le drapeau des F.A.F.L. porte de nombreux noms de victoires il ne porte pas la Croix de Lorraine. Mais naturellement celle-ci fut brodée sur des flammes ou des fanions et servit de motif à la composition des insignes d'armes et d'unités.

Contrairement à la Swastika qui est la marque d'un parti, le symbole de la domination que voulait étendre le national-socialiste sur le monde, la Croix de Lorraine est la marque de cette résistance à cette domination, le symbole de l'union de tous les Français, de tous les partis politiques, de toutes les confessions religieuses, dans la lutte pour la libération de leur pays.

Contrairement à la francisque, qui n'étant qu'une sorte de médaille d'enfant de Marie, décernée, avec certificat à l'appui, aux meilleurs élèves du catéchisme du Maréchal, la Croix de Lorraine a été librement portée par ceux qui voulaient servir leur pays dans l'honneur et, le cas échéant, savent se faire tuer proprement pour en perpétuer la grandeur. Et, j'en arrive maintenant au port des insignes. Il y a lieu tout d'abord de différencier la Croix de Lorraine des insignes d'armes. En ce qui concerne l'Aviation, vous avez pu remarquer que l'écusson ailé porte à sa partie inférieure quatre lettres: F.A.F.L ou F.A.F.C. Forces Aériennes Françaises Libres ou Forces Aériennes Françaises Combattantes.

 

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FAFL MARCEL RENZINI

Insigne F.A.F.L. 7270. de mon ami Marcel RENZINI, mécanicien électricien instructeur sur la base d'Elvington.

Il est donc bien normal que cet insigne soit réservé aux unités portant les noms de nos provinces meurtries, aux unités qui n'ont pas connu d'armistice et ont assumé la tâche de représenter l'Armée de l'Air aux côtés des aviations alliées depuis juin 1940. Il est bien normal aussi qu'un aviateur ayant appartenu à l'une de ces unités conserve, lorsqu'il la quitte, le droit de porter son insigne comme il le ferait pour une fourragère. L'on pourra rétorquer, et c'est un des arguments de la lettre citée au début de cet article, que le personnel de l'Etat-Major de Londres n'appartient pas aux glorieuses escadrilles en causes et n'a pas versé son sang pour la patrie. A cela, je répondrai que les français libres ont risqué leur liberté et leur vie sur les chemins souvent périlleux qui les conduisirent en Angleterre. Enfin, si la victoire était restée à l'Allemagne, ils n'auraient eu qu'à se faire cireurs de bottes ou chauffeurs de taxis dans le Nouveau Monde à moins qu'ils n'aient été fusillés comme rebelles au moment de l'attaque allemande sur la Grande-Bretagne. Il n'y avaient d'ailleurs qu'à les rendre à Vichy, les peines variées, jusqu'à celle de mort, auxquelles ils avait été condamnés suffisaient à rendre leur sort peu enviable. Vous avouerez que l'avantage que leur confère le décret, car c'est un décret du Comité de Libération Nationale, sur le port des insignes, est une compensation bien méritée.

Quand à la Croix de Lorraine pure et simple, la logique voudrait que puisse la porter tout français participant à la résistance française, à l'intérieur aussi bien qu'à l'extérieur. Mais, il y a eu de nombreux incidents. Des gens qui n'avaient pas compris ont vu dans cette croix une sorte de provocation, des officiers en ont interdit le port dans leur formation, certains même l'ont arraché de la poitrine de soldats arrivant de France, l'un de ces soldats arrivant de France, l'un de ces soldats en particulier avait vu son père fusillé par la Gestapo un mois auparavant. L'entrée de l'Amirauté à Alger fut même interdite à des porteurs de Croix de Lorraine. Bref, comme vous le penser, tous ces incidents ne se passaient pas sans violentes répercussions qui ne pouvaient qu'être néfastes à la discipline et à l'union de l'Armée de l'armistice à l'Armée de la France Combattante. Ce n'était pas un digne spectacle à donner à nos Alliées et c'était de plus un retard dans la préparation de l'Armée Française pour la guerre à laquelle elle doit prendre part.

C'est d'un intérêt absolument vital pour le pays. Malgré tout leur "fair play", la réception plutôt fraîche qu'ils ont eu à Casablanca et à Oran ne pas tellement bien nos Alliés envers la France. Se sont jointes à ces sentiments nos discussions intérieures qui les incitent à émettre de fausses opinions qui circulent, sur le présent et surtout le futur de notre pays. Nous n'aurions sûrement pas entendu un tel discours du Général Smuts si, au 8 novembre 1942, l'Afrique du Nord avait rallié sans hésiter les territoires de l'Empire déjà dans la guerre.

Il faut donc reconnaître le bien fondé d'une sage mesure prise par le Haut Commandement et nous devons nous y soumettre.

Mais, cela ne nous empêche pas de penser à un avenir prochain où l'union de tous les Français se fera sur le signe qui nous conduit depuis trois ans vers la libération de la Patrie. Déjà notre Ministre, monsieur Le Trocquer porte ostensiblement la Croix de Lorraine sur le revers de son veston et tous les membres de l'Assemblée Nationale Consultative font de même; en France c'est sous le revers que la cachent tous les Français de la résistance; sur le front de l'Est des prisonniers Alsaciens ont fièrement montrés aux Russes des Croix de Lorraine cousues dans la doublure de leurs vareuse allemandes. Enfin, dans les prisons de la Gestapo, souffrent et meurent de bons Français, de bonnes Françaises, pour avoir mis toute leur foi en la valeur de ce signe.

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Bientôt, l'épreuve du feu et la camaraderie du combat auront effacé toute trace de l'opposition qui subsiste encore, bien qu'elle soit plus apparente que réelle. Avec un peu d'humilité d'un côté comme de l'autre naîtra la compréhension mutuelle. C'est dans cette perspective, depuis si longtemps espérée, que j'ai fait ajouter la Croix de Lorraine sur l'Avion de chasse figurant en couverture de cette revue.

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Colonel CORNIGLION-MOLINIER

La parution de ce bulletin va coïncider avec mon départ de la Grande-Bretagne pour la Russie où l'on me fait le grand honneur de me donner le Commandement des Forces Aériennes Françaises. Je voudrais, en même temps que mes félicitations et mes voeux, que ce bulletin apporte à mes camarades de Grande-Bretagne et du Moyen-Orient mon affectueux "au revoir".

Longtemps déchirée entre des devoirs contradictoires, divisée par les atroces conséquences de la défaite et de l'armistice, l'aviation est aujourd'hui tout entière unie, participant du même coeur à la lutte. Mais les malheurs de la Patrie la condamne à combattre dispersée, dans tous les ciels et sous toutes les latitudes. Il y a des escadrilles françaises dans les neiges de Russie, il y en a sous le soleil d'Afrique, il y en a dans les brumes d'Angleterre: que cette revue leur serve de trait d'union, qu'elle porte à tous les coins du monde, partout où les ailes françaises sont présentes, le message de notre foi commune, de notre espérance infinie, de notre volonté de résurrection et de grandeur.

Certes tous les Français si isolés soient-ils, ont vraiment transporté une patrie avec eux. Il me suffirait d'entrer dans un mess ou une popote, que ce fut dans les déserts de Lybie ou dans la campagne Anglaise, pour retrouver évidente, triomphante, l'entreprise de chez nous, ce quelque chose d'indéfinissable qui fait qu'on discerne à vue d'oeil une popote française de toutes les autres. Mais ces petits morceaux de France, solides, vigoureux, ont besoin d'être rattachés les uns aux autres. Du moins savoir ce que font leurs camarades à l'autre bout de la planète en feu, ce que souffrent leurs frères en France; je suis sûr que ce bulletin remplira dûment cette tâche d'information et d'échange d'amitié.

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LA GUERRE AERIENNE

Par le Capitaine MONGE.

Les chiffres croissants du tonnage de bombes déversé sur l'Allemagne - la variété des objectifs attaqués, l'intervention de plus en plus efficace de l'aviation sur le champ de bataille font éprouver à tous ceux qui, du plus petit jusqu'au plus grands, portent la tenue de l'Air, un sentiment confortable de supériorité.

Inaugurant une série de conférences sur la bataille d'Afrique, le Général Martel, créateur de l'Armoured Corps, déclarait: "Parmi les préoccupations tactiques du Commandant en chef "Air comes first". C'est à dire que c'est en fonction des possibilités d'emploi de l'aviation, dans l'offensive comme dans la défense, de la disponibilité en aérodromes, des possibilités de ravitaillement de l'aviation en carburant et en munitions, de la nature des missions susceptibles d'être confiées aux appareils dont dispose le commandement, que sont préparés les plans des opérations terrestres, réglés les mouvements des unités, définis les objectifs. Bien plus, il est fréquent de monter les opérations terrestres de façon à déloger l'ennemi de ses abris et à l'engager dans des grands mouvements sur terrain découvert, ou dans des défilés, des passages, où il est susceptible de subir les plus grandes pertes de par les attaques de l'aviation. Ainsi l'aviation assume une place d'honneur, une responsabilité essentielle dans les opérations terrestres, maritimes ou amphibies. Sur le plan stratégique, elle est avec la marine, l'instrument essentiel de la guerre économique; et, en cette phase critique de la guerre, l'aviation figure sur le plan politique comme un moyen de persuasion d'une portée exceptionnelle.

Ainsi l'aviation tient une place privilégiée dans la panoplie des armes modernes. Il a fallu 4 années de guerre, de travail persévérant des "back-room boys" (modestes scribouillards ou Maréchaux de l'Air); il a fallu toutes les ressources de leur expérience et de leur imagination; et une vision de l'avenir suffisamment sure, pour engager tout l'effort aéronautique du pays dans une voie sans retour où la défaillance n'est pas permise. Il suffit d'imaginer les délais nécessaires pour établir des conceptions stratégiques à l'échelle mondiale; orienter des recherches scientifiques et techniques - établir des programmes portant sur la construction de milliers d'avions - organiser l'instruction de centaines de milliers de spécialistes; tout cela naturellement avec les multiples retouches imposées par l'expérience, pour apprécier à sa juste valeur cette procédure complexe où chaque décision demande des mois sinon des années pour être mise en application.

Il n'est peut-être pas exagéré de dire que maintenant seulement, les armées aériennes belligérantes ont pris leur véritable forme et l'on peut, à la fois, se rendre compte d'une façon très nette des facteurs de la politique qui a guidé leur édification, et constater leurs particularités et leurs lacunes. En somme, d'être à même de juger l'importance réelle de l'arme aérienne dans l'ensemble de la guerre.

Chaque aviation est marquée avant tout par l'influence du "milieu", la position stratégique de chaque pays, la structure de son armée, et par la nature probable des opérations qu'elle est susceptible de mener. Des modifications importantes sont ensuite apportées par l'attitude adoptée, offensive ou défensive, et suivant la nature des théâtres d'opérations extérieurs.

Ainsi tout l'empire britannique a été mis à contribution pour assurer la défense de l'île forteresse: la science britannique met au point des moyens de détection; les constructeurs "sortent" des chasseurs de jour et de nuit ayant de bonnes performances jusqu'au altitudes maxima atteintes; les centres d'entrainement entraînent longuement (nous ne le savons que trop!) les navigants à se servir des moyens de contrôle mis à leur disposition. En même temps, la R.A.F. édifie une grande flotte de bombardiers de nuit destinée à porter, par dessus la mer et les territoires occupés, la guerre chez l'ennemi. L'aviation de bombardement américaine est conçue suivant des hypothèses différentes: bombardiers de jour à grand rayon d'action, équipes d'appareils de visée permettant une grande précision; leur gros armement défensif leur permet d'opérer éventuellement sans protection. De son côté, la chasse américaine est surtout une chasse lourde, à grand rayon d'action, propre aux opérations dans les archipels ou dans des pays où l'infrastructure est rare ou difficile à aménager. Un grand effort a été fait pour la construction des hydravions. L'aviation américaine semble avoir été conçue initialement pour les opérations du Pacifique.

L'aviation soviétique est surtout une aviation d'armée. Destinée à opérer sur un front très étendu, le "contrôle" de l'air est limité aux centres urbains ou industriels, ou encore aux zones du front les plus importantes. Les chasseurs ont leurs performances les plus élevées au-dessous de 4.000 mètres. Un type d'avion spécial a été créé pour les attaques au sol, le stormovick: lourdement blindé il est armé de projectiles à réaction permettant une grande précision de tir. Le bombardement moyen (tactique) a été développé aux dépens du bombardement lourd (stratégique).

Ainsi chacune des aviations alliées s'est développée initialement suivant ses préoccupations propres; l'association de leurs moyens sensiblement complémentaires (qui laisse encore des lacunes) a permis aux Alliés de surclasser l'ennemi autant par la qualité des appareils que par leur nombre. En effet, pour l'Allemagne le problème n'est pas simple: elle doit être à même de produire des appareils susceptibles de surclasser tous les appareils adverses sur tous les fronts. Dans l'impossibilité évidente de sortir un nombre de types équivalent, l'armée de l'air allemande s'est orientée vers des avions à usage multiple (formule qui a d'ailleurs été reprise ultérieurement par les alliés).

 Il apparaît de cet examen rapide qu'une bonne utilisation de l'aviation implique, non seulement le regroupement en un secteur donné d'un plus grand nombre d'avions que ceux dont dispose l'ennemi mais aussi le choix de l'appareil le plus hautement spécialisé, le mieux adapté à la tâche très particulière que le commandement désire lui imposer. Les récentes opérations dans l'archipel grec montrent d'une façon assez nette que ce problème n'est pas encore complètement résolu pour les alliés.

L'évolution de la guerre amène encore d'autres modifications à la structure initiale d'une aviation: le passage de la défensive à une attitude offensive implique une profonde réorganisation: l'avenir montrera l'efficacité de cet organisme pour assurer la liaison de l'aviation avec l'armée et, si le temps ne permet de sortir de nouveaux appareils spécialement adaptés à cette tâche, quel sera l'emploi des avions existants dans l'éventualité de grandes opérations alliées sur le continent?. Si l'aviation légère doit subir une réorganisation dans la perspective des futurs évènements, l'aviation lourde britannique complétée par la flotte de bombardiers de jour américaine a poursuivi un développement systématique et recueille aujourd'hui le plein effet de cette persévérance. De même qu'une armée n'a pas besoin pour vaincre l'ennemi d'en anéantir totalement toutes les forces, de même, il est impossible de détruire toute l'industrie allemande, encore moins de supprimer une partie importante de la population. Il est tellement plus efficace de paralyser la production d'un mécanisme essentiel, de rendre inutilisable une grande voie de communication, de démolir une importante centrale électrique, de provoquer enfin, par un raid massif sur une capitale, un ébranlement du moral de l'adversaire.

Les grands raids de l'hiver 1943-44 se sont développés simultanément suivant toutes les directions esquissées au cours des années précédentes:

-Bombardement des mines de molybdène de Norvège par les forteresses volantes.

-Bombardement systématiques des usines de roulements à billes par par la R.A.F.

- Une centrale électrique au sud de Paris est détruite par un groupe français.

-Attaquées par le sud et par le nord, les grandes voies de communications reliant la France à l'Allemagne et à l'Italie sont neutralisées: Brenner et Mont Cenis, viaducs d'Anthéor, d'Agay, gare de Cannes.

-Centres d'assemblage de F.W. 190, à Marienburg, détruits.

Plus, la chasse habituelle aux locomotives qui commence à porter tous ses fruits. A mesure que les moyens deviennent plus puissants, des centres industriels entiers sont neutralisés: Ludwigshaffen, Kassel, Francfort, Bremen, Essen, sont les targets qui reviennent constamment. Ces villes deviennent inhabitables, les ouvriers se dispersent, le travail cesse; une main-d'oeuvre croissante est immobilisée par les travaux de déblaiement. L'organisation de défense passive déborde sur les campagnes, des dispositions nouvelles sont prises pour décentraliser les industries et les administrations - mais il est à prévoir que, plus le front oriental se rapprochera des frontières allemandes, des incursions venant de l'Est contribueront à ébranler le moral allemand. Dans quelle mesure les bombardements influencent-ils le moral d'un peuple? - quelle contribution les bombardements de Berlin ou de Sofia apportent-ils à la démoralisation de l'adversaire? - telles sont les questions qui soulèvent le plus de commentaires: d'après les uns, le bombardement massif d'une capital stimule la volonté de résistance d'un peuple, appelle à la vengeance; d'après les autres, c'est la méthode infaillible qui provoquera la reddition de l'adversaire. Il convient de remarquer que de tels bombardements n'affectent pas seulement la population des villes qui les subissent mais, par les nouvelles plus ou moins déformées qui se répandent dans tous le pays et jusqu'aux troupes en ligne, provoquent des mouvements d'opinion dont il est difficile d'apprécier les conséquences.

Il est certain que l'effet moral sur un soldat en opération des nouvelles de la destruction de sa ville natale, par exemple, affecte la situation militaire sur son secteur; en fait, le Commandement allemand cherche maintenant à disperser les recrues originaires d'une même ville, quant aux permissions accordées aux soldats pour visiter leurs maisons endommagées, elles ont été tout bonnement supprimées... Il y en avait trop.

L'action seule de l'aviation, dans son état actuel, ne permet pas de terminer la guerre à brève échéance; seule l'action conjuguée des opérations terrestres et des grands bombardements permettra d'atteindre ce point critique, qui amènera l'ennemi à abandonner une guerre sans objet et sans profit. Partout l'aviation sera présente. Pas un seul jour elle n'a été inactive, elle aura sauvé la Grande-Bretagne au tournant de la guerre, elle aidera à remporter la victoire.

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ACTIVITE DES GROUPES LOURDS

par le Commandant DAGAN.

Il y a deux mois, deux groupes de bombardement lourd, les G.B. 2/23 Guyenne et 1/25 Tunisie sont arrivés d'Afrique du Nord pour être dotés ici de matériel moderne.

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2/23 Guyenne.

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1/25 Tunisie.

Nous saluons avec joie l'arrivée de ces camarades africains qui ont, pour la plupart, pris une part brillante aux opérations de la Campagne de Tunisie, en dépit de l'ancienneté du matériel dont ils disposaient à cette époque.

 

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Actuellement, le personnel est à l'instruction; pilotes, navigateurs, bombardiers, radios, mitrailleurs et mécaniciens se préparent studieusement en école; demain ils formeront des équipages cohérents, connaissant à fond leurs nouvelles machines, et brûlant du désir  de prendre, aile à aile avec leurs camarades des Groupes Alsace, Lorraine et Ile de France, une des premières places dans la lutte qui va s'ouvrir pour la libération de la métropole.

 

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De gauche à droite:

Air Commodore BEAUMONT (R.A.F.) Colonel BAILLY (F.A.F.) Cdt la base d'Elvington, Air-Vice Marshal CARR (R.A.F.) Général VALIN (F.A.F.L.) Lt-Colonel BODET (F.A.F.L.)

 Visite du Général VALIN Chef d'Etat-Major Adjoint commandant les Forces Aériennes Françaises en Grande-Bretagne, sur la base d'Elvington aux Squadrons 346-347 (York-Yorkshire) le 12 juin 1944.

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AU GROUPE "LORRAINE"

par le Capitaine Pierre LADOUX.

LORRAINE

"Alors, on fait la guerre aujourd'hui?" Par les fenêtres de leur hutte, les équipages inscrits sur l'ordre de bataille regardent la longue piste d'envol qui se perd dans la pâle brume mauve. La brume va se lever. Le ronflement strident des moteurs Wright "Cyclone" va se déchaîner et donner la fièvre de l'action à ces corps détendus qui se chauffent d'idées autour d'un poêle infirme.

Le brouillard ni l'exil n'ont changé le caractère de ces soldats français. Dans l'immense base de la R.A.F. qui nous contient, la salle des équipages du Groupe "Lorraine" est une arche de Noë où la logique et la gaieté, la blague  et l'esprit, très cartésien, très rabelaisien, naviguent à l'aise sur l'océan des moeurs et des goûts étrangers.

Ce n'est pas surprenant. Toutes les provinces de France et bien des professions sont là. Polytechnique voisine avec St. Cyr, la finance joue à la belotte avec l'ouvrier parisien, l'industriel du Nord avec le pêcheur breton, le cultivateur raconte à son tour une bonne histoire au journaliste. L'accent du Midi, bien sûr, résonne dans l'"intercom", et les mentons imberbes comme les cheveux gris deviennent tous égaux sous le casque et le masque à oxygène.

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(collection: Odile ROZOY-KUNG)

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Retour de mission à Hartfordbridge en mars 1944. 

L'unité d'idéal: l'amour de la France; l'unité de but: la libération de la France, ont réuni ces hommes si différents et les ont fondu dans le creuset du Groupe "Lorraine", creuset que brûlent les flammes des trop nombreux camarades abattus depuis trois ans.

A 9h30, le Colonel fait appeler dans son bureau les commandants d'escadrilles. "Hum, ça sent l'opération."

Les pilotes discutent la météo, les navigateurs s'assurent de leur matériel "Eh, les radios, vous avez essayé vos postes ce matin?"

Partieons-nous seuls, en vol rasant, attaquer une usine métallurgique ou une centrale électrique? ou bien, escortés de chasseurs, irons-nous bombarder de 3 ou 400 mètres les fortifications qu'Hitler ajoute sans cesse au "Mur de l'Ouest?"

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La D.C.A. lourde est moins meurtrière que l'innombrable D.C.A. légère des côtes, des terrains, et d'autres emplacements inattendus. Pourtant les équipages préfèrent tous le rase-motte. Faire en service commandé ce qui était sévèrement interdit, enlever les lourds Bostons et leurs deux tonnes de bombes au-dessus des câbles électriques, des arbres et des cheminées, puis les terrer à plus de 400 à l'heure dans les sinuosités du terrain, découvrir sans hésitation le petit objectif après une course aveugle de quatre ou cinq cents kilomètres, quelle satisfaction pour le pilote et le navigateur.

"Oui, c'est une mission en rase-mottes."

Les équipages montent dans les autobus qui les mènent vers la salle des opérations. Ils sont prêts à tous les sacrifices, attendant comme seule récompense cet ordre sublime:

"Aujourd'hui vous vous envolez pour vous poser en France."

Sur cette terre de France dont nous ne sommes séparés, parfois, que par une mince lame d'air impénétrable.

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NORMANDIE

Par le Capitaine MIRLESSE

COMMANDANT MIRLESSE GROUPE LORRAINE

Cammandant Albert MIRLESSE

 Il y a un an, le Groupe Normandie arrivait en URSS. En manière d'introduction, un vol mouvementé de huit heures en rase-mottes par visibilité sensiblement nulle et tempête de neige... Décidément les Russes avaient les nerfs solides.

C'est dans le cadre austère d'Ivanovo, grand centre d'instruction au N.E. de Moscou, que commença pour Normandie "la Campagne de Russie". Ce n'est pas sans quelque appréhension que la plupart d'entre nous ont abordé l'URSS: on avait tellement entendu parler du "mystère" russe, de sombres drames à donner le frisson... Pour nous, il s'agissait surtout de savoir quel type d'avion nous serait alloué - et comment allaient tourner les opérations sur le front Est: sur le plan physiologique, il importait de déterminer d'urgence l'influence des basses températures sur nos individus respectifs; sur le plan moral enfin, nous étions tous préoccupés de savoir ce que l'on pensait de la France et... comment nous serions reçus.

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Avion de chasse du Groupe.

En quelques semaines, le point était fait: toutes les notions acquises sur l'URSS apparurent comme étant, au moins, inadéquates.

On n'essaya pas de nous imposer d'idéologie: les Russes étaient unis dans leur volonté de faire la guerre: "Priorité opérations". Les jours de grande chute de neige des centaines de femmes déblayaient le terrain, femmes d'officiers ou simples paysannes; il fallait que volent les avions, sans perdre une heure.

La situation générale semblait encourageante. L'aviation Soviétique dominait dans le ciel de Stalingrad: les Allemands étaient astreints à faire circuler leurs avions de transport dans des allées taillées dans les forêts. Des centaines avaient été capturés au sol, aménagés en locaux d'habitation par l'adjonction d'un poêle, d'une cheminée, etc... Le décollage devait en effet s'avérer difficile dans ces conditions.

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P.C. de Campagne.

A Ivanovo, la vie était sensiblement différente, les apprentis-constructeurs d'igloo en furent pour leur frais: ils durent se contenter des bâtiments de quatre étages avec chauffage central.

Des fourrures vinrent se substituer aux accoutrements improvisés durant le voyage, à grand renfort de cache-nez, qui donnaient aux nouveaux arrivés une vague allure de "fritz d'hiver". Rapidement les pilotes  et mécanos du Groupe apprirent les règles de la discipline vestimentaire soviétique: il est incorrect pour un militaire de relever le col de son manteau ou de mettre les mains dans ses poches, quelle que soit la température extérieure. Ce n'est là qu'un aspect de l'ordre, de l'autorité, de la discipline militaire tout court qui, dès le premier-abord frappe l'étranger en URSS et qui est le meilleur témoignage de la santé et de la vigueur de l'Armée Rouge. Nos relations avec les Russes furent très rapidement amicales. Comme le faisait remarquer récemment un mécanicien du groupe qui revenait de là-bas, (avec une nuance de regret dans la voix): "Mais au fait, nous ne nous sommes jamais bagarrés avec les mécanos russes".

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A notre première sortie, au cirque d'Ivanovo, un chansonnier improvisa un sonnet de bienvenue en l'honneur des aviateurs français présents, et souleva l'enthousiasme de toute la salle. Ce fut pour nous le premier témoignage de cette grande sympathie que le peuple russe éprouve pour la France, qui résiste malgré l'occupation, et pour la "grande guerilla" du Général de Gaulle qui, sur tous les fronts, a maintenu la présence de la France.
Chez les aviateurs russes, venait s'ajouter à ces sentiments spontanés une grande estime pour l'aviation française: tradition militaire de 14-18, originalité des constructions aéronautiques françaises, virtuosité du pilotage, et enfin, ce goût, qu'ils partageaient pour les choses de l'air - qui fait que l'Aviation est plus qu'un simple moyen de transport ou un instrument de guerre.

Les premiers vols des pilotes de Normandie montrèrent au Commandement Russes qu'ils étaient les dignes héritiers de la meilleure tradition française. La fête qui termina le stage d'entrainement fut l'occasion d'une éblouissante démonstration d'acrobatie avec la fameuse "cloche" de Tulasme, qui a littéralement émerveillé les Russes.

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"Le Père Magloire," l'avion du Lt LEFEVRE.

Le groupe avait fait la démonstration de sa valeur technique, 9 mois d'opérations montreront sa valeur au combat et lui vaudront d'être assimilé aux unités de la Garde de l'Armée Rouge.

Printemps 43. Le front central est calme. Le groupe Normandie est chargé de la protection des bombardiers P2 opérant dans la région de Smolensk. Le dégel vint rapidement cette année rendant tout travail pénible, particulièrement pour les mécanos. Les pilotes les consolaient en racontant comment, de l'autre côté des lignes, ils mitraillaient les convois allemands embourbés; au moins de ce côté-ci on était tranquille. L'activité du groupe fut maintenue sans interruption pendant toute cette période - la tactique de protection s'est avérée très efficace: aucun des bombardiers accompagnés par le groupe n'a été perdu par le fait de la chasse ennemie. Premières victoires, premières pertes aussi pour le groupe; l'amitié avec les aviateurs russes est dorénavant scellé dans le combat.

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Le Commandant POUYADE

Cdt le Groupe. Officier de la Légion d'Honneur.

Juin 42. Malgré les protestations des pilotes de P.2, Normandie est incorporé dans une division de chasse sur un autre secteur du front. Le général russe qui commande la division, a 30 ans. Le Général d'armée aérienne, sur ce secteur, a trente-cinq ans. Animateurs incomparables, ils réservent un accueil chaleureux aux Français, et acceptent d'emblée la demande du Commandant de Normandie d'utiliser le groupe en chasse libre: rêve de tout véritable chasseur. Pendant plusieurs semaines, ce fut alors une guerre d'embuscade, de guet-apens dans les nuages.

L'ennemi est méfiant et adroit; on identifie quelques "moustachus" de la fameuse escadre Mölders. Les résultats sont brillants pour le groupe Normandie: ils se résument dans cette citation accordée à la meilleure patrouille du groupe: "abat à coup sûr tous les avions qu'elle rencontre".

Le groupe s'habitue à la vie du front. La campagne russe est belle "on se croirait en Touraine", disait un pilote. Certes la vie est dure, la nourriture parfois indigeste, le logement souvent inconfortable. Aucune distraction, les amusements sont simples: un soir étoilé, j'entends une musique paysanne sur la place du village. Je m'approche pour aperçevoir des officiers du groupe faisant danser des gosses russes au son d'un harmonica.

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Un déjeuner à la Russe.

On est loin des mess de l'arrière; point de fauteuils de cuir pour le repos, point de fauteuils de cuir pour le repos, point de bars bien achalandés. Mais il y a là une inexprimable ambiance de guerre, la tension qui précède les grandes batailles: la nuit, on entend le roulement continu des chars qui montent au front.

Juillet 43. C'est la ruée patiemment attendue de la Wehrmacht sur Kursk. Dernière tentative pour la prise de Moscou.

Grande déception au groupe Normandie qui, alors, se trouvait stationné au nord d'Orel. Je reçois un jour à Moscou une longue lettre du Commandant de Groupe. Il est très amer, les pilotes sont furieux, le moral est ébranlé: "il est déprimant d'être venu aussi loin pour rater la plus grande bataille de la guerre". Il m'est demandé d'intervenir de toute urgence auprès du Commandement Soviétique pour que le groupe soit déplacé vers le centre des opérations, etc... A la fin de cette longue missive, je lis un Post-Scriptum de trois lignes gribouillé en hâte: "annulez tout ce qui précède... offensive russe déclenchée dans notre secteur... tout va bien".

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En patrouille.

 C'est la grande bataille d'Orel. Le groupe est en action 18 heures par jour: à raison souvent de quatre sorties par pilote. Les allemands ont maintenu au dessus d'Orel près de 1.500 à 2.000 sorties par jour pendant une semaine. Les forces russes engagées sont encore supérieures. Le Commandant Tulasne disparait le troisième jour; il est aperçu une dernière à la poursuite d'un F.W.190. D'autres, parmi les meilleurs, ne sont pas rentrés. Normandie fait payer cher ses pertes, 4 avions ennemis sont détruits pour 1 avion français perdu.

Le front est crevé - un flot d'hommes et de matériel s'engouffre dans la brèche: la Garde a rempli sa mission, avec elle, Normandie va au repos.

Le prestige du groupe est considérable; "groupe de propagande" a-t-on dit: certes, mais pas au sens d'une réclame facile, artificielle - Normandie a fait une belle propagande française en URSS parce qu'il s'est bien battu. Partout les Français sont bien battu. Partout les Français sont bien reçus: dans les campagnes à l'occasion d'un atterrissage forcé, dans les unités du front. Quant à Moscou, "Normandie" est le "pass-word" qui ouvre toutes les portes.

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Mars 1943, le Commandant Tulasne au milieu des pilotes français du premier groupe de chasse en Russie. Tous les aviateurs furent tués l'année suivante à l'exception des deux pilotes agenouillés.

"Dignes héritiers de la tradition des Cigognes," déclare le Général Gromov dans une citation du groupe. " Vaillants combattants de la guerre de libération" écrivent des étudiantes Khirguises qui invitent les pilotes de Normandie à leur rendre visite après la guerre.

Des aviateurs parlent en français... et en russe, à la radio soviétique. De longs articles diffusent dans tous les journaux les "faits de guerre" du groupe Normandie.

Les "as" sont décorés de l'ordre soviétique "Pour la défense de la Patrie".

 

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Un groupe de Yak 3 sur le terrain de Toula, en 1944.

Août, septembre 43. Après un bref entrainement des pilotes de renfort, sous le commandement du Commandant Pouyade, le Groupe repart en opérations. Il est engagé dans les batailles de Iena et de Smolensk. L'expérience des combats antérieurs a aguerri le groupe. Attaquant chaque fois des forces supérieures, il inflige des pertes importantes à l'ennemi et réduit les siennes. Le combat du 19 septembre est cité en exemple à toute l'aviation soviétique.

Ces opérations portent le total des victoires du groupe à 77 avions détruits et 25 endommagés. Le groupe Normandie est décoré de la croix de la Libération. Le commandant du groupe reçoit l'ordre soviétique "Alexandre Nevsky", récompense attribué pour hautes qualités de commandement en opérations.

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Pendant toute cette période le groupe a vécu en territoire reconquis aux Allemands. Tous ont vu "au sol" l'horreur de la guerre. Des milliers de cadavres allemands, un énorme matériel ennemi éventré, les villes brulées, les villages dépeuplés, les familles dispersées, des paysans russes estropiés, rescapés de la torture.

Ils ont vu aussi le châtiment infligé par l'Armée rouge aux complices de l'ennemi, aux collaborateurs. Avant d'être éxécutés, ceux-ci sont revêtus de l'uniforme allemand: tenue du traitre.

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La route est longue, qui mène en France - avec l'Armée Rouge, le groupe Normandie a avancé. Désormais le nom de cette belle province de France, le doux nom de Normandie, est associé aux plus sanglantes batailles de la guerre sur le front Est: Orel, Iena, Smolensk.

Je suis certain que les Russes n'oublierons pas le sang français versé sur leur sol. Comme le déclarait voilà quelques jours, Monsieur Bogomolov, Ambassadeur de l'URSS à Alger: " Un pays qui a une telle jeunesse peut avoir confiance dans ses destinées".

(Source: Bulletin des Forces Aériennes Françaises en Grande-Bretagne N°1 Janvier 1944 - NORMANDIE-NIEMEN - Souvenirs d'un Pilote, François de GEOFFRE.)

 

 

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18 octobre 2013

MESSE DU SOUVENIR POUR LES 5 EQUIPAGES DU GUYENNE LE 6 NOVEMBRE 2013

MESSE ANNIVERSAIRE

Pour le souvenir des 5 équipages

du 2/23 Guyenne

Le mercredi 6 novembre 2013 à 11h00

en la Cathédrale

SAINT LOUIS DES INVALIDES

De toutes les nuits vécues par les Groupes Lourds, celle du 4 au 5 novembre 1944 au cours de laquelle 5 équipages du Groupe Guyenne sur les 16 engagés furent abattus par la chasse de nuit allemande est certainement la plus tragique. L'équipage du lieutenant Hyenne est abattu à Dashausen, l'équipage du lieutenant Vlès est attaqué par un chasseur de nuit, l'équipage du capitaine Baron par un chasseur de nuit, l'équipage du lieutenant Babadie est attaqué par dessous par un chasseur de nuit, l'équipage du capitaine Beraud est atteint par une rafale de mitrailleuse d'un chasseur de nuit. 23 Français tués lors de cette mission.

 

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??, Général Paul FOUILLAND, Ian REED, Lucien MALLIA, ? MALLIA.

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L'étandard des Groupes Lourds.

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Christian PELISSIER, Général Paul FOUILLAND.

(collection: Yohan Z.)

 

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16 octobre 2013

CIMETIERE MILITAIRE ALLEMAND D'ORGLANDES DIMANCHE 17 NOVEMBRE 2013 CEREMONIE DE COMMEMORATION DES VICTIMES DES GUERRES MONDIALES

AU CIMETIERE MILITAIRE  ALLEMAND D'ORGLANDES

LE DIMANCHE 17 NOVEMBRE 2013 à 15 HEURES.

 

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12 octobre 2013

SAMEDI 9 NOVEMBRE 2013 BASE AERIENNE 105 EVREUX JOURNEE DE LA BANDE DESSINEE

 

sans-titre

 

Sur la BA 105 EVREUX

Samedi 09 novembre 2013

10h à 18h

Entrée gratuite

BULLES D'AIR

Journée de la bande dessinée aéronautique

 

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Visite gratuite du musée de la B.A. 105, une exposition statique de Transall pourra être visitée.

 

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11 octobre 2013

1/32 BOURGOGNE 2/52 FRANCHE-COMTE 2/63 SENEGAL

34ème Escadre de bombardement moyen

La 34ème Escadre de bombardement moyen est créée le 16 juillet 1944 et commandée par le colonel Bouvard. Elle comprend les GBM 1/32 Bourgogne, 2/52 Franche-Comté, et 2/63 Sénégal.

Citation:

JOLY (Claude-A.-P.), lieutenant de la 34e escadre de bombardement; officier navigateur bombardier de grande classe possédant de telles qualités de cran, de calme et d'habileté professionnelles qu'il fut choisi comme leader de formation. A effectué à ce titre au cours de la campagne d'Alsace et d'Allemagne de nombreuses missions. A obtenu régulièrement d'excellents résultats malgré des conditions de tir rendues souvent difficiles soit par les réactions de l'ennemi, soit par l'exiguité des objectifs assignés, notamment au cours des missions des 15 et 19 mars 1945, où il plaça la totalité de ses bombes au but, causant ainsi de graves dommages aux installations ennemies. Déjà cité.

 1/32 BOURGOGNE

bourgogne img866

Bombardement:

Les quinze MARAUDER du 1/32 Bourgogne

Aloxe Corton - Beaune et Chablis - Chambolle Musigny - Dijon - Gevrey Chambertin - Meursault - Moulin à Vent - Nuits Saint Georges - Pommard - Pouilly Fuissé - Pulligny Montrachet - Savigny lès Beaume - Vosne Romanée - Vougeot.

Sorties ou missions: 599 - Tués: 19 - Disparus: 13 - Blessés: 2.

Commandant Jean TOURTEAU

1/32 bourgogne

Le groupe de bombardement moyen (GBM) 1/32 Bourgogne trouve ses origines dans le groupe de bombardement 1/32, dont les escadrilles constitutives héritaient les insignes et les traditions des escadrilles n°35 et 7 de la Grande Guerre. Peu de temps après le débarquement américain (novembre 1942) en Afrique du Nord, cette unité reprit l'entraînement sur divers d'appareils, dont des DB7, des Morane-Saulnier MS.230 et des North Américain NAA-57, et quitta Casablanca, au début de mars 1943. 

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Sergent Jean TOURTEAU

(collection: François COULIARD)

De là, elle rallia Khouribga, avant de rejoindre Meknès, au mois de mai suivant. En août de la même année, le groupe fut désigné pour passer sur Martin B-26 Marauder et former, avec d'autres unités de bombardement françaises, le noyau d'escadres de cette spécialité. La formation des équipages continua pendant les mois qui suivirent, notamment sur Vultee A-35 et Douglas DB-7, et le 1/32 partit pour la base de Télergma en juin 1944, afin de commencer son instruction sur B-26 Marauder.

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Equipage du Sergent Jean TOURTEAU navigateur du B-26 Marauder "Montrachet" 64-334285.

(collection: François COULIARD)

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B-26 Maraudeur 64 "Montrachet" où la photo à été prise?

(collection: Yves GRACIA)

Complètement reconstitué, le Bourgogne fut réuni sur le terrain de Djedeïda le 16 juillet suivant, puis reçut l'ordre de départ pour la base de Villacidro en Sardaigne, où il devait s'intégrer dans la 34ème escadre de bombardement. 

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GB1/34

Insigne regroupant les emblèmes des escadrilles de la 34ème escadre.

(collection: Yves Garcia)

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 1/32 Bourgogne B-26 Marauder 63-334 269.

(collection: François COULIARD)

La première mission de guerre du 1/32 intervint le 12 septembre 1944 et eut pour but la destruction de positions défensives allemandes dans la péninsule italienne, à Firenzuola. Au cours des journées suivantes, les Marauder du Bourgogne continuèrent leurs sorties au-dessus de ce secteur, et, à la fin de septembre, le groupe commença, à s'installer en France.

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1/32 Bourgogne B-26 MARAUDER 53-334 271.

(collection: François COULIARD)

Les premiers raids sur l'Alsace commencèrent le 17 novembre, à partir de Lyon-Bron, puis s'orientèrent progressivement sur le territoire allemand.

 

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1/32 Bourgogne

(collection: François COULIARD)

Le groupe accomplit sa vingt-troisième mission de guerre le 22 janvier 1945 et passa officiellement le 3 mars 1945 sous le commandement du commandant Bouyer, qui le dirigeait par intérim depuis le 15 décembre 1944.

 

MarauderB26_13

1/32 Bourgogne

(collection: François COULIARD)

Puis , le 20 de ce mois, le 1/32 fut cantonné à Saint-Dizier, d'où il continua ses vols de guerre. En avril, il participa aux grands bombardements conduits sur les poches de Royan et de Grave, avant de revenir dans l'est de la France et de prendre part à la campagne terminale en Allemagne.

 

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1/32 Bourgogne

(collection: François COULIARD)

Chargé de convoyer du personnel vers l'Afrique du Nord dès la fin des hostilités, le Bourgogne poursuivit ses missions entre Lyon et Alger pendant les mois de juin et de juillet 1945. Il s'installa à Mengen à la mi-septembre et fut dissous le 15 avril 1946.

(Source: L'aviation n°201)

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Commandant Jean TOURTEAU, François COULIARD en 2008.

(collection: François COULIARD)

CITATIONS

 

CitationJeanTOURTEAU1

 

CitationJeanTourteau2

84883165_o

(collection: André GUEDEZ)

Je retrouve sur cette photo le Lt Jean TOURTEAU sur la base de Saïgon en 1949/50 "Tan Son Nhut" au Groupe ANJOU avec nos anciens des Groupes Lourds.

De gauche à droite:

N°1 S/Lt GAUSSIN, N°2 ??, N°3 Lt Jean TOURTEAU (ancien 1/32 Bourgogne), N°4 Adjt DUBOS, N°5 Lt André GUEDEZ, (ancien d'Elvington 1/25 Tunisie), N°6 Lt CROSIAT, (ancien d'Elvington 2/23 Guyenne), N°7 Lt Christian DARRIBEHAUDE (ancien d'Elvington 2/23 Guyenne), N°8 ??.

http://halifax346et347.canalblog.com/archives/2013/03/21/26702111.html 

edmond garcia Marauder B26 abattu(Allemagne,1945)

(collection: Yves GARCIA)

La tragédie du Vosnes romanée.

vr-equipage

L'equipage du "Vosne-Romanée" (Paris-Match)

http://aviateurs.e-monsite.com/pages/de-1939-a-1945/la-tragedie-du-vosne-romanee.html

edmond garcia Bombe dédicacée Puligny-Montrachet(B26 Marauder)

(collection: Yves GARCIA)

Bombe dédicacée du B-26 MARAUDER  Puligny Montrachet. 

edmond garcia Bombardements sur l'Allemagne,Martin Marauder B26 (4)

(collection: Yves GARCIA)

Bombardement sur l'Allemagne.

B-26 MARAUDER  54 - 334 580.

Avis de recherche

Yves GARCIA recherche des informations sur les lieux et dates concernant les B-26 MARAUDER.

yves garcia (4)

B-26 MARAUDER - 63-334 269 - 65-334 280 - 53-334 271.

(collection: Yves GARCIA)

yves garcia (5)

B-26 MARAUDER - 03-334 582.

(collection: Yves GARCIA)

yves garcia (6)

B-26 MARAUDER - 52-334...

(collection: Yves GARCIA)

yves garcia (7)

(collection: Yves GARCIA)

yves garcia (9)

B-26 MARAUDER - 63-334 269.

(collection: Yves GARCIA) 

- GOC Michel.

- LEBEAU François.

- LEBEL Louis.

- LECALIER Raymond.

________________________________________

2/52 FRANCHE-COMTE

franche comté img868

Créé le 1er septembre 1943 à partir du groupe de bombardement II/52, le groupe de bombardement moyen 2/52 Franche-Comté ne disposa dans un premier temps que d'un matériel hétérogène formé essentiellement de Douglas DB-7 et de Morane-Saulnier MS-230 et 315. Faisant mouvement sur Médiouna le 30 octobre, cette unité y subit un entraînement intensif avant de gagner le centre de formation édifié par les Américains à Télergma, où elle reçut le nom de Franche-Comté. 

Les équipages rallièrent ensuite Châteaudun-du-Rhumel, où fonctionnait un centre de perfectionnement pour bombardiers moyens B-26, et le Franche-Comté commença à percevoir les premiers avions de ce type le 26 juin suivant.

Le 19 juillet, le groupe tout entier embarqua à destination de Villacidro (Sardaigne), d'où il devait opérer au-dessus de l'Italie. Effectuant quelques missions d'essai en compagnie d'autres unités de bombardement moyen de l'armée de l'Air, le 2/52 accomplit sa première véritable sortie de guerre le 3 août, en attaquant une voie ferrée dans la région de Turin.

 

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(collection: Jean-Marc CLOTES)

 

Dès le lendemain, ses B-26 opérèrent sur la France, bombardant un pont ferroviaire situé près de Nice, et ils prirent part aux actions préliminaires au débarquement en Provence menées par l'aviation alliée. Le 2/52 pilonna systématiquement les défenses mises en place par les Allemands sur le littoral méditerranéen et largua plusieurs tonnes de bombes sur des ponts ferroviaires et routiers situés près de Sisteron.

Ayant participé à la bataille de Toulon, au cours de laquelle il effectua de nombreuses sorties. il reprit ses attaques sur l'Italie le 24 août 1944 et accomplit sa dix-neuvième mission de guerre trois jours plus tard.

Le 27 septembre suivant, au terme de nombreuses autres actions sur le territoire italien, le groupe se prépara à gagner la France par la voie maritime, il parvint à Istres le 4 octobre. Avec la 34e escadre, dont il faisait partie, le 2/52 fut intégré dans le 1er corps aérien français dès le 15 de ce mois et gagna Lyon le 11 novembre. Dès lors, il entreprit plusieurs sorties sur le Rhin, mais les mauvaises conditions atmosphériques annulèrent pendant quelques temps les sorties opérationnelles; celles-ci reprirent assez vite, sans que le groupe subisse des pertes aussi importantes que ses homologues de la 34e escadre.

Le 1er janvier 1945, le 2/52 accomplit sa quarante-huitième mission de guerre, sur la gare de triage de Fribourg, et, le 5 mars, l'un de ses B-26 mena un raid sur le tunnel de San Remo en compagnie d'autres avions français. Puis les vols d'escadres ne cessèrent de se succéder sur l'Allemagne, la trente-quatrième opérant souvent de concert avec la trente et unième.

De Lyon, le Franche-Comté gagna Saint-Dizier le 20 mars, et il poursuivit ses incursions sur le territoire du Reich. Le 14 avril, il gagna avec d'autres groupes l'ouest de la France pour soutenir les forces terrestres alliées engagées dans la réduction des poches de Royan et de Grave. Il ne quitta ce secteur que le 18 pour regagner l'est du pays et être engagé sur l'Allemagne.

L'entraînement reprit en juin 1945, et le Franche-Comté gagna Althausen le 10 octobre de la même année. Au cours des hostilités, le GBM 2/52 avait accompli quatre-vingt-neuf missions de guerre représentant six cent cinquante sorties et largué 925 t de bombes.

Après avoir effectué de nombreuses missionns de transport entre la métropole et l'Afrique-du-Nord, le Franche-Comté s'installa à Blida, en Algérie, le 15 octobre 1946 et fut rattaché un mois plus tard au groupement des moyens militaires de transport aérien (GMMTA) sous la dénomination de groupe de transport 2/62.

Envoyé en Indochine le 6 août 1948, il y demeura jusqu'au 15 octobre 1955 et fut incorporé dans la 61e escadre de transport en tant qu'escadron de transport 4/61. A partir du 1er novembre 1956, cette unité adopta l'appellation d'escadron de transport 2/61.

(source: L'AVIATION N°203)

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L'insigne du GBM 2/52 Franche-Comté était l'écusson de la province de Franche-Comté.

Bombardement.

Sorties ou missions: 661 - Tués: 16.

Le GBM 2/52 Franche-Comté, avec ses escadrilles SAL 19 et BR 104, fait partie de la 34 ème Escadre de bombardement moyen.

Le 27 juin 1943, le groupe de reconnaissance 2/52 est basé à Noisy-les-Bains, commandé par les commandants Tuffal, puis Paul Badré (pilote du CEV) le 10 juillet. Il a des Douglas DB 7 et une demi-douzaine d'avions école (Morane 230...)

Le groupe part en novembre 1943 pour Médiouna au Maroc et devient groupe de bombardement en janvier 1944 en prenant le nom de Franche-Comté.

Le GBM 2/52 est en mars à Télergma et il part le 21 juillet 1944 pour Villacidro pour participer aux opérations à partir du 6 août 1944 sous les ordres du lieutenant-colonel Paul Badré, puis des commandants Lager et Bigot.

Il rejoint ensuite la base de Blida où, pendant deux ans, il assurera avec ses Marauder, dans le cadre du GMMTA, les liaisons entre l'Afrique du Nord et la métropole avant de rejoindre l'Indochine en 1949.

Le GBM 2/52 a perdu un avion et dix hommes.

 

edmond garcia Mengen,1945(B26 Marauder)

Equipage du Lieutenant Edmond GARCIA, Mengen 1945.

(collection: Yves GARCIA)

B-26 MARAUDER   11 - 487 940 /15 - 334 277.

edmond garcia Bombardements sur l'Allemagne,Martin Marauder B26 (3)

(collection: Yves GARCIA)

 

edmond garcia Martin B26 Marauder)

(collection: Yves GARCIA)

 B-26 MARAUDER  18 - 218 7786  -  11 - 467 940.

edmond garcia Martin Marauder B26 (8)

(collection: Yves GARCIA)

- Cpt Auziol Cdt la 1er escadrille.

- Auger.

- Alain.

- obs: S/Lt Aubrac.

- Sgt Armanet.

- Cpl/C Ainau.

- Navigateur: Aspirant Bedeau - DCD en 2018.

- 2 cl. Benguigui.

- Cdt Badré commandant de la 2ème escadrille du GBM 2/52.

- Lt Brunaud.

- S/Lt Brillet.

- Bordes.

- Adjt Caillebotte.

- Adjt Cherrier.

- Sgt/C Cazabat.

- Sgt Denizot.

- Denis.

- Cpt d'Erceville.

- Sgt Esseau.

- Adjt de Fontage.

- Gay.

- Pilote: Sgt Granval.

- Cdt Héron.

- Radio: Adjt/C Jaspard.

- Mitrailleur: Cpl Labayle Eugène.

- Sgt/C Luby.

- Sgt/C Lebel.

- Sgt/C Méchain.

- Sgt Martin.

- Pilote: Adjt Merizon.

- Cdt Ménard.

- Cpt Rolland. Commandant de la 2ème escadrille.

- Adjt Stouff.

- Lt Sicre.

- Sgt Solaire.

- Lt Trontin.

- Sgt Voisin.

(Source: Richard Labayle)

____________________

2/63 SENEGAL

 

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Rééquipé par les Américains, le groupe de bombardement moyen 2/63 Sénégal fut doté de Martin B-26 Marauder, qu'il engagea en Italie, en France et en Allemagne de 1944 à 1945.

Le groupe de bombardement moyen 2/63 Sénégal trouve ses origines dans la fusion des groupes de bombardement I/63 et II/63 de l'ancienne armée de l'Air de Vichy. Expédié à Ouakam au milieu du mois de septembre 1943, le GB II/63 y récupéra une partie du matériel et du personnel du GB I/63, récemment dissous, et versa à la base de Thiès les Potez 63.11 et les Glenn Martin 167F dont il avait été équipé jusque-là.

Devant faire mouvement sur l'Afrique du Nord, il passa une grande partie du mois d'octobre, à préparer ce transfert. Le 29 octobre, le matériel volant du groupe prit le départ pour le Maroc, tandis que le reste de l'unité suivait par la voie maritime le 4 novembre. Le groupe arriva à Casablanca le 12 et prit en compte quelques Douglas DB-7 prélevés sur le 1/19 afin de commencer à s'entraîner.

Le 29 février 1944, le lieutenant-colonel Bouvard étant appelé à d'autres fonctions, le 2/63 passa sous les ordres du commandant Michaud. Le 21 avril suivant, il prit la direction de Télergma, où le personnel navigant commença à suivre des cours. Il fallut attendre le début du mois de mai pour que les moniteurs américains récemment arrivés initient les pilotes français au maniement du B-26. Le 6 juin suivant, le Sénégal rallia Châteaudun-du-Rhumel, où il reprit l'entraînement à un rythme soutenu.

Le départ pour Oran-La-Sénia intervint le 18 juillet et, le 25 août, le 2/63 reçut l'ordre de rejoindre Villacidro, en Sardaigne, avec dix-huit Martin B-26 Marauder, en vue de son engagement opérationnel en Europe continentale.

Les huit premiers jours de septembre furent consacrés au perfectionnement des équipages et à des conférences, données par des officiers supérieurs américains. En outre, les pilotes subirent un entraînement intensif au vol de groupe, auquel participa le GB 1/32 Bourgogne. Le 9 septembre, le Sénégal mena sa première mission de guerre, attaquant le pont de chemin de fer de Rubiera, dans la vallée du Pô. Le 10, ses B-26 bombardèrent le pont ferroviaire de Pontecurone, au sud de Gênes.

Puis les sorties s'orientèrent vers l'appui direct aux troupes terrestres engagées dans la région de Florence. Intégré dans la 34e escadre de bombardement, le 2/63 quitta Villacidro pour Istres le 4 octobre 1944, en suivant un itinéraire jalonné par Sassari, Ajaccio, l'île du Levant et Hyères. L'installation sur cette nouvelle base dura deux journées et, le 15 du même mois, l'échelon roulant débarqua à Marseille, l'entraînement des équipages reprenant alors rapidement. Au début de novembre, le Sénégal reçut l'ordre de se préparer à gagner Lyon-Bron.

Le 17 de ce mois, ses B-26 accomplirent leur première sortie sur l'Allemagne bombardant le pont ferroviaire de Neuenburg, sur le Rhin, entre Mulhouse et Mülheim. Dès lors, les sorties au-dessus de cette région se multiplièrent, avec des résultats plus ou moins bons. Le commandant Michaud étant détaché à l'état-major de la 34e escadre, le commandant Steff prit provisoirement le commandement du 2/63, dont les attaques visèrent vers vers la fin du mois de décembre 1944 des gares de triage.

Le 20 mars 1945, le groupe s'installa à Saint-Dizier, et, au milieu d'avril suivant, il prit part à la réduction des poches de Royan et de Grave en assaillant des batteries d'artillerie et des ouvrages ennemis. Ces opérations prirent fin le 18 de ce mois, laissant les équipages dans un grand état de fatigue et de tension.

Puis les sorties recommencèrent sur le Reich, visant essentiellement les aérodromes de la Luftwaffe. Les derniers jours de la guerre en Europe furent marqués par une période de calme et seules quelques missions d'entraînement furent entreprises.

Après la fin des hostilités, le Sénégal prit part depuis Lyon-Bron au rapatriement des prisonniers de guerre français en Allemagne. Installé à Saulgau, il y demeura jusqu'au 30 avril 1946, date où intervint sa dissolution. Il avait effectué près de vingt-cinq mille heures de vol représentant 4 796 sorties au cours du conflit et avait transporté 65 000 prisonniers lors des opérations de rapatriement.

(source: L'AVIATION N°204)

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Groupe SENEGAL

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Le GBM 2/63 Sénégal reprit les insignes de tradition du GB 2/63 mais adopta également l'emblème de la tête de nègre.

SENEGAL img873 (2)

 

SENEGAL img873 (1)

 

Bombardement.

Sorties ou missions: 532 - Tués: 24 - Disparues: 11 - Prisonniers: 2 - Blessés: 2.

Le GBM 2/63 Sénégal, avec ses escadrilles VR 558 et F 554, fait partie de la 34 ème Escadres de bombardement moyen.

Issu du GB II/63 et héritier du 37 ème RA du Maroc, il est reconstitué en 1940 à Casablanca et fait mouvement sur Thiès, au Sénégal, le 8 janvier 1941 où il vole sur Martin 167F et Potez 63-11.

Il quitte le Sénégal en novembre 1943 et il est recréé le 29 février 1944 sur Marauder. Il arrive à Villacidro le 26 août 1944 et participe aux opérations à partir du 30 août 1944 sous les ordres des commandants Michaud, puis  Eugène Steff.

Lien vers le parcours du commandant Eugène STEFF.

http://halifax346et347.canalblog.com/archives/2008/10/18/10998357.html

Le GBM 2/63 a eu deux avions abattus par la DCA et a perdu dix hommes.

- Cdt Steff commandant le 2/63.

 

carte Scan (695) 

carte Scan (696)

 

(Source: X. Saurel)

- Cpt ASENAR.

- Cpl ANDRIOT

- Cdt BARRAQUE commandant de la 2ème escadrille.

- S/Lt BERGER.

- Cpt CHANOY commandant provisoirement les opérations.

- Pilote: Lt EUDES.

- Radio: Sgt/C FUSTER.

- Sgt GALINIER.

- Co-Pilote: Sgt HENRY.

- Mitrailleur de queue: Cpl LABAYLE Eugène. 

- Sgt/C OREL.

- Bombardier: Aspt OSTROWKY.

- Cdt ROUZAUD commandant le 2/63.

- Sgt ROBERT.

- Adjt SAJAGAN.

- Adjt TOGNY.

- Navigateur: Ernest PIQUEMAL.

- Roland BERTHALON.

- Henry BALLOT.

- Marc PEQUEY.

- Lucien CORBIAT.

(Source: Richard LABAYLE)

eugene labayle Scan 

Equipage du 588  Pilote: Lieutenant EUDE - Co-Pilote: Sgt/C HENRY - Bombardier: Adjudant: OSTROWSKY - Radio: Sgt/C FUSTER - Mitrailleur de queue: LABAYLE Eugène.

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(Collection: Richard LABAYLE)

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Défilé sur les Champs Elysées LE 18/06/1945.

( collection: Richard LABAYLE)

 

La campagne d'Alsace.

Novembre 1944 - mars 1945.

Au cours des durs combats qui vont la conduire jusqu'à la rive du Rhin, la Ire armée française va bénéficier de l'appui de:

- deux escadrilles de chasse:

- Ire escadre, à Luxeuil;

- 4e escadre, à Lyon-Bron, puis Ambérieu.

- deux escadres de bombardement moyen:

- 31e escadre, Lyon-Bron;

- 34e escadre, à Lyon-Bron.

- deux escadrilles de reconnaissance:

- Ire escadrille du groupe II/33, à Azelot, près Nancy;

- 2e escadrille du groupe II/33, à Dijon-Longvic (puis Luxeuil).

Durant les trois premiers jours de l'offensive, les forces aériennes françaises restent à peu près inactive. Les bourrasques de pluie et les tourmentes de neige se succèdent sans interruption. Seules, les escadrilles de reconnaissance tentent quelques sorties.

Mais, à partir du 17, l'activité reprend. Ce jour-là, en effet, les bombardiers moyens apparaissent sur le front d'Alsace.

Nous avons vu que, pendant le mois de septembre 1944, les deux escadres de "Marauder" basées à Villacidro avaient consacré toute leur activité au front d'Italie du Nord. Le 26 septembre, elles accomplissent leur dernière mission sur ce front en bombardant un pont routier au sud de Pavie.

B26 MARAUDER ITALIE

B26 MARAUDER en Italie.

Le 27 septembre, vient l'ordre de mouvement pour la France. L'échelon maritime quitte le premier la Sardaigne en direction de Marseille. Le 4 octobre, les B.26 atterrissent à Istres; ils y poursuivent leur entraînement avant de faire mouvement sur Bron, le 10 novembre.

Les 31e et 34e escadres sont maintenant placées sous les ordres du Ier corps aérien français. Afin d'assurer une parfaite coordination entre le Ier C.A.F. etn les escadres, un état-major de brigade est créé. Il entre aussitôt en fonctions, mais ce n'est que le Ier décembre, lors de la réorganisation de l'aviation de bombardement française, que naîtra officiellement la "brigade de bombardement moyen porteur", plus connue sous le nom de IIe brigade de bombardement.

Le 17 novembre, les deux escadres accomplissent leur première mission au-dessus de l'Allemagne. Le pont ferroviaire de Neuenbourg doit être détruit. C'est la 34e escadre qui fournit la plus grande partie des avions. Dès que la formation arrive sur l'objectif, des tirs, très denses, de Flak encadrent les appareils. Atteint de plein fouet, un avion du groupe II/63 explose et va s'écraser contre le pont. Deux parachutes seulement sur cinq se sont ouverts. Cinq autres Marauder sont touchés et reviennent avec des blessés.

Le 4 février , le pont de Neuenbourg est atteint. Exploit remarquable d'audace raisonnée que le chef du 3e bureau de l'état-major de la 34e escadre accomplit seul, à bord d'un Marauder, dans des conditions extrêmement difficiles et périlleuses.

Le 9 au matin, l'Alsace entière est libérée.

En dépit des conditions atmosphériques très défavorables, l'aviation française a participé efficacement à la victoire de nos troupes. Les pertes de la chasse sont d'importance: 3 pilotes à la 4e escadre et, au seul groupe 1/5 Champagne, 4 chasseurs dont le commandant d'unité. Les bombardiers moyens ont, eux aussi, payé un lourd tribut: un équipage a été tué, 2 Marauder abattus.

Février-mars 1945.

Le 22 février est déclenchée une opération d'ensemble puissante sur les voies ferrées allemandes. Les alliés visent deux buts:

- désorganiser d'abord le trafic ferroviaire allemand;

- provoquer ensuite une grève des cheminots.

Toutes les forces aériennes alliées disponibles (6.000 appareils environ) participent à cette action. Les chasseurs bombardiers coupent les voies ferrées tandis que les bombardiers moyens attaquent les gares, les centres de triage et les dépôts de matériel roulant. Pour sa part, notre IIe brigade de bombardement (31e et 34e escadres) reçoit du commandement américain l'ordre de détruire une douzaine de gares dans la région sud de la Forêt Noire.

La 31e escadre attaque successivement, par groupes de 6 Marauders, les gares de Stockach, Waldwies, Engen, Loffingen et Neustadt, tandis que la 34e déverse ses bombes sur Haslach, Biberach, Triberg, Hinterzarten et Steinach.Tous les objectifs sont détruits à l'exception de Waldwies.

 

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(collection: Yves GARCIA)

Le 23 février, 48 Marauders des 31e et 34e escadres attaquent le dépôt de munitions et d'essence de Saint-Ingbert, à 10 kilomètres au nord-est de Sarrebrück. Le jour suivant, le pont ferroviaire de Rinthal saute. Puis c'est un groupe d'usines à Emmendingen qui est anéanti le dernier jour de février.

Le colonel commandant la IIe brigade de bombardement lance l'ordre du jour dont voici le préambule.

I° L'attaque se déclenche aujourd'hui sur le front de la VIIe armée américaine et de la Ire armée française, afin de chasser complètement les Allemands de la rive gauche du Rhin, de Bingen à Lauterbourg, après avoir enfoncé de vive force la position Siegfried dans sa partie la plus forte.

2° La IIe brigade de bombardement participe à cette action en appui direct des forces françaises;

3° Le Colonel, commandant la brigade, demande a tout le personnel sous ses ordres un effort particulier, peut-être l'ultime de cette guerre.

Le matin même de l'offensive, par très beau temps, 70 bombardiers moyens français pilonnent les positions ennemies au sud-ouest de Deux-Ponts. La Flak, toujours précise, n'entrave pas l'opération qui est renouvelée le lendemain avec le même nombre d'appareils.

Cette journée bien remplie s'achève par l'arrivée des 31e et 34e escadres de bombardement sur le terrain de Saint-Dizier.

LES OPÉRATIONS EN ALLEMAGNE ET EN AUTRICHE.

Outre leurs nombreuses missions d'appui aérien, les escadres de chasse poursuivent la destruction des arrières de l'ennemi. Les trains et les convois routiers sont les principaux objectifs des "Jabo" au cours de leurs attaques sur Willingen, schweningen, Tubingen, Freudenstadt.

Les bombardiers moyens complètent cette oeuvre de désorganisation par des actions puissantes contre les dépôts de ravitaillement de l'adversaire. Le 8 avril, le dépôt de carburants de Geislingen est attaqué par les Maraudeurs de la 31e escadre. Le lendemain, les Maraudeurs des 31e et 34e escadres incendient les réservoirs de Weisserhorn.

 

edmond garcia (9) Martin Marauder B26 (9)

(collection: Yves GARCIA)

 

Le 10 avril, les Thunderbolt de la 3e escadre bombardent les batteries qui, d'Asperg, tirent sur les éléments avancés français; les bombardiers moyens appuient les troupes américaines. Celles-ci sont parvenues devant Schweinfurt, mais la ville, puissamment fortifiée, interdit toute nouvelle progression. Pour appuyer l'attaque terrestre, le 42e wing américain et les deux escadres françaises de Marauders qui lui sont rattachées engagent la totalité de leurs moyens. C'est ainsi que 72 Marauders français participent au bombardement. La Flak réagit violemment.

Les avions de la 34e escadre lâchent 118 bombes de 1.000 livres; puis, 33 appareils de la 31e escadre larguent, à leur tour, 223 bombes de 500 livres. Lorsque les bombardiers quittent Schweinfurt, la ville est en flammes.

Le lendemain, 11 avril, nos Marauders bombardent le dépôt de munitions de Strass, près d'Ulm.

 

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Cérémonie militaire à Saint-Dizier.

(collection: Yves Garcia)

 

Le 18, nos bombardiers moyens qui, revenus du front de l'Atlantique, sont maintenant basés à Saint-Dizier. attaquent le terrain de Reinstetten, près d'Ulm. Les installations sont incendiées, les pistes bouleversées; 6 avions sont détruits au sol.

Le lendemain, nos Marauders font un raid important contre des dépôts de l'armée allemande. La 31e escadres bombarde un centre de ravitaillement dans les faubourgs d'Ulm et la 34e le dépôt de munitions de Donaueschingen.

Pour leurs derniers vols, les Marauders français n'ont pas à subir les attaques des Me 262 et c'est par un coup de maître qu'ils terminent la guerre; le 25 avril, les deux escadres attaquent le dépôt de munitions d'Ebenhausen. Les bombes atteignent en plein centre l'objectif qui explose.

(Source: LES FORCES AERIENNES FRANCAISES de 1939 à 1945)

_________________

Colonel Henry de Boisboissel

http://www.boisboissel.fr/histoirefamille/XX/henry/henry.htm

 

 

edmond garcia Marauder B26

(collection: Yves GARCIA)

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Défilé de la victoire à St Dizier en 1945, peut-ête le 1/32 Bourgogne?.

(collection: Yves GARCIA)

 

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B-26 MARAUDER 5 janvier 1946.

(collection: Yves GARCIA)

 

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B-26 MARAUDER Paris 14/07/1946.

(collection: Yves GARCIA)

 

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B-26 MARAUDER Paris 14/07/1946.

(collection: Yves GARCIA)

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B-26 MARAUDER Paris 14/7/1946.

(Collection: Yves GARCIA)

 

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B26 MARAUDER sur Paris.

(collection: Yves GARCIA)

 

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B26 MARAUDER  sur Paris.

(collection: Yves GARCIA)

 

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(collection: Yves GARCIA)

LEGRAND, à Rochefort-sur-Mer en 1939.

SAL-28

L'insigne de la SAL-28 : un éléphant debout, dessiné par Asnard.

- Constituée sur Henri Farman, l'escadrille n°28 se trouvait en août-septembre 1914 sous la responsabilité de l'armée de Paris. Commandée par le capitaine Mailfert, cette unité quitta Issy-les-Moulineaux pour Amiens le 17 septembre 1914 et fut rattachée au groupe des divisions territoriales placé sous le commandement du général Brugère. Au début d'octobre elle rejoignit Amiens, puis s'installa à Doullens, d'où elle participa à la bataille de Picardie. Une quinzaine de jours plus tard, la HF-28 fut placée sous les ordres du 10ème corps d'armée et elle fut basée à Léalvillers, près d'Albert, le 12 novembre suivant.

Après avoir été mise à la disposition du 11ème corps, l'escadrille partit pour Saint-Cyr le 8 janvier 1915 afin de se ré-équiper sur Caudron G.3, devenant ainsi C-28. Dirigée par le capitaine Volmerange, elle fut mise à la disposition de la 56ème division d'infanterie, en ligne à Vauchelles, dans la Somme, le 10 février suivant. Après être passée par Mondicourt, elle fut placée sous le commandement de la Xème armée et rejoignit le 27 octobre 1915 le front de Champagne.

Le capitaine Volmerange ayant été remplacé par le lieutenant Pacaud au début de juillet 1916, la C-28 quitta le secteur de la ferme d'Alger, au nord de Châlons-sur-Marne, le 11 de ce mois pour être rattachée au 11ème corps d'armée, sur la Somme. L'escadrille devait participer à l'offensive lancée par les armées franco-britanniques dans cette région. Basée à Givresnes jusqu'en février 1917, elle quitta ce terrain d'aviation pour se rendre à Ham, où elle demeura jusqu'en juillet.

Elle fut ensuite mise sous les ordres du capitaine Aubé (4 juillet 1917) et partit pour julvécourt, en tant qu'escadrille du 2ème corps d'armée, avec les Sopwith 1 1/2 Strutter sur lesquels elle avait été transformée au milieu de l'année 1917.

Au début de 1918, alors que la SOP-28 était confiée au lieutenant Seyer, le haut commandement décida de la convertir sur Salmson 2.A2. Rebaptisée SAL-28, cette unité prit part notamment aux batailles menées en Picardie, puis autour du saillant de Saint-Mihiel.

Quand l'armistice entra en vigueur, la SAL-28 était à Frescaty. Dissoute en juillet 1919, elle fut reconstituée en tant que 1re escadrille du groupe de Cazaux et devint, en janvier 1937, 3ème escadrille du groupe II/19.

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05 octobre 2013

AVIS DE RECHERCHE DE L'ET 2/64 ANJOU

AVIS DE RECHERCHE

de L'ET 2/64 ANJOU

Afin de commémorer 70 ans d'"Anjou", 60 ans de Castor, 50 ans de jumelage avec la ville d'Angers et 30 ans de Transall à Evreux, l'Escadron de Transport 2/64 Anjou organise une grande journée des anciens le 20 juin 2014.

Si vous êtes l'un de nos anciens, contactez nous par mail (tradition.anjou@laposte.net)

par téléphone 02 32 62 11 05 poste 24967.

Par courrier BA105 - ET 2/64 Anjou - Route de Paris - 27037 Evreux cedex où, par l'intermédiaire de notre page Facebook (Escadron de Transport 2/64 Anjou).

ANJOU, FEU !

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01 octobre 2013

CEREMONIE DU 50ème ANNIVERSAIRE DU CIMETIERE MILITAIRE ALLEMAND D'HUINES-SUR-MER

CEREMONIE DU 50ème ANNIVERSAIRE

DU CIMETIERE MILITAIRE ALLEMAND

D'HUINES-SUR-MER

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L'ANSORAA Manche est invitée par le Volksbund Deutsche Kriegsgräberfürsorge (VDK) (service d'entretien des cimetières militaires allemands) à assister à la cérémonie du 50 ème anniversaire du cimetière d'Huisnes-sur-Mer le 14 septembre 2013. Malgré la distance, environ 160 km de notre domicile, nous sommes onze à faire le déplacement. Je m'y rends la veille avec mon épouse pour reconnaître les lieux, prendre un contact préalable avec le conservateur de l'ossuaire et commander la gerbe.

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Vue générale, inspection des troupes.

Le mausolée du Mont d'Huisnes est l'unique mausolée allemand en France. Il a été inauguré le 14 septembre 1963 sur la commune d'Huines-sur-Mer (Manche). Il prend la forme d'un bâtiment circulaire au diamètre de 47 mètres environ, comportant 68 cryptes réparties sur 2 niveaux, chacune pouvant renfermer 180 corps. Au milieu de la cour recouverte de gazon se dresse une grande croix. Outre les cryptes, se trouve à l'entrée une fosse commune dont la stèle indique: "Hier ruhen in einem gemeinsamen Grabe (...39 Namen...) sowie 58 unbekannte Kriegstote des zweiten Weltkrieges darunter 20 in der internierung verstorbene Kinder", c'est-à-dire: "ici reposent dans une fosse commune (...39 noms...) ainsi que 58 morts inconnus de la Seconde Guerre Mondiale, dont 20 enfants morts en internement". Au total, 11 956 morts allemands de la Seconde Guerre Mondiale, dont des femmes et des enfants, y ont été transférés par le service des exhumations du Volksbund en 1961. Ils proviennent des départements du Morbihan, d'Ile-et-Vilaine, de la Mayenne, de la Sarthe, du Loir-et-Cher, de l'Indre-et-Loire, de la Vienne, de l'Indre, ainsi que des îles Anglo-Normandes de Guernesey, Alderney, Jersey, et Sark. (Source: Wikipédia)

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 Erigé sur un tertre de 30 mètres de haut, construit en pierres de taille, il n'est accessible qu'à pied grâce à un large escalier et à de petits chemins. Situé à quelques kilomètres du Mont-Saint-Michel, depuis son belvédère on peut admirer "La Merveille de l'Occident", la Baie et les Près salés. Pour l'anecdote, depuis le 13 septembre, veille de la cérémonie d'anniversaire, le mausolée compte un corps de moins. En effet des recherches entreprises par une famille canadienne ont révélé qu'un Canadien servant dans l'Armée américaine a été inhumé par erreur au milieu des soldats allemands. Lors de ma prise de contact, des spécialistes étaient présents pour emporter l'urne aux fins d'analyse.

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 Dès 10 heures, le parking du cimetière et la route menant au village sont saturés par les voitures et les cars. Les gendarmes venus en force ont du mal à canaliser ce trafic. Les Allemands sont évidemment les plus nombreux (environ 300). Tout ce monde se met en place tout autour de la cour et dans les cryptes supérieures qui prennent à cet instant des allures de loges de théatre. Arrivent également deux musiques, celle de l'Armée de terre de Rennes et celle de la Bundeswehr de Kassel rt un piquet d'honneur de marins de la Base navale de Cherbourg. Deux chorales allemandes sont également présentes ainsi qu'une délégation d'élèves-officiers Français et Allemands de l'Ecole de Coëtquidan. Pour parfaire le dispositif, environ 60 porte-drapeaux dont celui de l'ANSORAA se positionnent en arc de cercle au centre duquel se placent le porte-drapeau allemand et sa garde.

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 Nous sommes accueillis par le Lieutenant-colonel FISCHER, adjoint de l'Attaché militaire allemand et par les responsables civils du mausolée.

A 11heures, arrivée des autorités: Madame l'Ambassadrice d'Allemagne en France, Madame la Préfète de la Manche, le Vice-amiral d'Escadre Préfet Maritime, le Général Attaché militaire d'Allemagne, le Commandant de l'Ecole des Fourriers de Querqueville, également délégué militaire départemental, le Maire d'Huisnes-sur-Mer et bien d'autres personnalités civiles et militaires françaises et étrangères.

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Après la revue des éléments allemands et français par l'Amiral et le Général, c'est le mot d'accueil du maire de la commune et de l'Ambassadrice d'Allemagne. Viennent ensuite les discours commémoratifs du secrétaire Général du VDK et de la Préfète de la Manche. Des morceaux de musique militaire et des chants interprétés par les chorales viennent s'insérer entre chaque intervention. Un pasteur protestant et un prêtre catholique nous incitent enfin à la prière et au recueillement en mémoire de tous ces hommes et femmes tombés au nom d'une idéologie criminelle.

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Michel LEVAVASSEUR, Porte-Drapeau ANSORAA Manche.

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Jean-Pierre RIVIERE, Daniel BETHENCOURT, Madame Daniele POLVE-MONTMASSON Préfète de la Manche, Madame ?? Sous-Préfète d'Avranches.

 

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Emile LEROY Maire d'Huines-sur-Mer, Vice-amiral d'Escadre Emmanuel CARLIER Préfet Maritime, Général de brigade Hans DIETER attaché militaire allemand, Commissaire en chef de 1er classe Patrick HENRY commandant l'Ecole des fourriers de Querqueville. 

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Discours de Madame Daniele POLVE-MONTMASSON Préfète de la Manche.

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Vice-amiral d'Escadre Emmanuel CARLIER et le Commissaire en chef de 1er classe Patrick HENRY déposent une gerbe.

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Jean-Pierre RIVIERE, Daniel BETHENCOURT au salut après le dépôt de gerbe.

Après ces discours arrive le moment des dépôts de gerbe au pied de la grande croix. Jean-Pierre RIVIERE et Daniel BETHENCOURT en déposent une au nom de l'ANSORAA Manche. Les Musiques interprètent la Sonnerie aux Morts, les hymnes nationaux français et allemand ainsi que l'hymne européen. Les autorités vont ensuite saluer les porte-drapeaux et après dernier mot de remerciement des organisateurs, la cérémonie prend fin.

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Le Mont-Saint-Michel vu depuis la salle des fêtes d'Huines-sur-Mer.

Ce n'est qu'un bref au-revoir, puisque nous nous retrouverons tous quelques dizaines de minutes plus tard dans la salle des fêtes de la commune pour y accomplir une dernière mission, très agréable au demeurant, celle de déguster canapés, petits pains, mini-sandwichs, mignardises, le tout arrosé de champagne et de jus de fruits pour les raisonnables. Moment où l'osmose se fait facilement entre tous, civils et militaires, Allemands et Français.

En conclusion, après cette belle cérémonie empreinte de solennité et de gravité, nous regagnons nos domiciles non sans faire un peu de tourisme en ayant le sentiment d'avoir honoré notre Devoir de Mémoire.

Daniel BETHENCOURT

Secrétaire section ANSORAA Manche.

(collection photos: Pierette Béthencourt)

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