26 mai 2009
PRINTEMPS DE GUERRE PAR GEORGES PLAGNARD
PRINTEMPS DE GUERRE
SUPERBE RECIT DE
Georges PLAGNARD
Il reste dans nos mémoires, ensevelis dans la masse des souvenirs d'une Base aérienne ou le "Tricolore" voisinait avec l'"Union Jack". C'était ELVINGTON.
Le 15 mai 1944, aprés avoir effectué plusieurs stages, dont le dernier à RUFFORTH était celui de la transformation sur HALIFAX, nous arrivions dans ce petit village du YORKSHIRE, sur le territoire duquel se trouvait une base de la R.A.F. Ce village est situé à 10 kilomètres dans l'Est-Sud-Est de YORK, au bord de la rivière DERWENT, affluent de la rivière OUSE, qui arrose YORK. De la fenêtre de ma chambre, d'une sobriété monacale, j'apercevais un paysage normand, des haies d'aubépines en fleurs et des pâturages ou de plantureuses vaches se prélassaient dans l'herbe jusqu'au ventre. Quelques maigres chênes en boule alternaient avec des pommiers rabougris, rares et dispersés. Etonnant paysage de paix dans une guerre qui durait depuis bientôt cinq ans, mais qui demandait encore un ultime effort pour arracher la décision.
Dans l'ouest, à une demi-heure de bicyclette, YORK, capitale du YORKSHIRE, qui fut romaine pendant plus de trois cents ans sous le nom d'EUBURACUM. Construite sur les deux rives de la rivères OUSE, elle est célèbre par ses remparts mediévaux, ses portes fortifiées et sa magnifique cathédrale "THE MINSTER". Cinquante églises ou couvents l'entouraient au Moyen Age. Elles sont aujourd'hui réduites à moins de vingt. A St Helen's square, se trouve la demeure du LORD MAIRE, construite au XVIIIe siècle.J'eus l'honneur et la chance d'y être reçu en 1944, avec une délégation conduite par le Colonel BAILLY, Commandant la base d'ELVINGTON. Le LORD MAIRE nous fit, avec simplicité, les honneurs de la maison ou nous pûmes admirer les trésors de la ville et, parmi eux, datant de 1647, la grande masse en argent massif, surmontée par une couronne royale portant les armes et initiales de Charles II. Elle était jadis portée devant le LORD MAIRE pendant les cérémonies.
YORK, trés consciente de son antériorité si l'on en croit le poète Anglais Humbert WOLFE qui écrivait en 1916:
"YORK was a capital city "YORK était une grande cité
"When you were a homeless stew, " Quand vous étiez un lieu sans foyer
"And therefore the heart has pity "Et par conséquent le coeur a pitié
"Dear London town for you. "Chère ville de Londres pour vous.
"You may have Picadilly "Vous pouvez avoir Picadilly
"And flaunt Trafalgar Square "Et pavoiser Trafalgar Square
"But the Lily of YORK was a Lily "Mais le Lis de YORK était un Lis
"When you were a tinkers fair "Quand vous étiez une pauvre foire.
YORK, qui aurait mérité de longues heures d'études et ou nous n'avons guère connu que le "BETTY'S CAFE" et le "DE GREY'S ROOMS". Je dévcouvris un jour dans une de ses bibliothèques un petit livre intitulé: "Common sense about sex". Je l'achetai espérant y trouver un point de vue étranger sur la question. Je fus déçu. Le livre était écrit par une Anglaise d'âge certain qui, avec tact et précision, donnait aux jeunes filles des formations féminines de l'Army, de la Navy et de la R.A.F. des conseils sur les dangers que représentaient pour elles les étrangers nombreux à cette époque en Grande-Bretagne. Les Polonais recevaient la médaille d'or, les Italiens celle de l'argent, les Français se contentaient de celle de bronze. La curiosité m'avait joué un mauvais tour.
Je suis revenu à YORK. En 1963 pour un séjour de vacances. Vingt ans aprés. La ville n'avait pas beaucoup changé mais la Cathédrale s'était enrichie, dans son transept nord, du monument élevé à la mémoire des aviateurs qui, opérant des bases du YORKSHIRE, du DURHAM et du NORTHUMBERLAND au cours de la deuxième guerre mondiale, donnèrent leur vie pour la cause de la liberté. Dix-huit mille noms sont inscrits sur le "livre d'honneur" et parmi eux, environ deux cents noms Français. Ce monument incorpore une horloge astronomique fort originale. Sur l'un des cadrans apparaissent, tournant autour de l'étoile polaire, les constellations visibles de YORK: Grande Ourse, Cassiopée, ect... qui ont vu quatre empereurs romains à YORK (Hadrien, Sévère, constance et Constantin)
dont les légions veillaient au "limes" de l'Empire et dix-huit siècles plus tard, continuant peut-être la même lutte, l'envol de nos bombardiers mettant le cap sur la Germanie.
En ce mois de mai 1944, sur ce terrain d'ELVINGTON, dans le YORKSHIRE dont les haies émaillées de fleurs printanières souriaient à la vie, l'entrainement terminé, nous étions en quelque sorte au pied du mur. C'est là, dit la sagesse des nations, qu'on voit le maçon. Je croirais plutôt que c'est tout en haut. Combien parmi tous ceux qui commencèrent à ELVINGTON leur "tour d'opération", ne sont pas revenus? Une stèle érigée à l'initiative des survivants, en bordure du terrain, rapelle aux jeunes générations, le sacrifice de deux cent dix-huit fils de France, tous amoureux de la vie et dont certains(n'est-ce pas Raffin?) étaient toujours prêts à entonner "Le grand métinge du métropolitain".
La base d'ELVINGTON a été décrite dans le livre "NUIT DE FEU SUR L'ALLEMAGNE", de Louis BOURGAIN. Coùplétons par les coordonnées géographiques: 53°54' nord, 0°57 ouest que nous affichions sur "l'Air Position Indicator" au départ de nos missions et ses coordonnées "Gee" sur la chaîne Nord-Est: C=38,64, B=11,80 que nous affichions sur la célèbre boîte"Gee" qui nous ramenait à la verticale du terrain dans les nuages les plus opaques. Cette Base fut notre famille pendant huit mois.C'est là que nous avions le gîte et le couvert, aussi la chapelle pour le soin des âmes et l'infirmerie pour le soin du corps. Dans la chambre, quelques livres. Sur la table, le carnet qui commençait rituellement par ces mots: "A remettre sans faute à Monsieur... ou Madame... résidant à... si je ne rentre pas". Là était notée la vie au jour le jour. Parmi les camarades embarqués dans la même aventure, se développaient, au gré des circonstances, des amitiés dont certaines durent encore. La proximité de YORK donnait lieu à une vie nocturne assez active. On ne concentre pas prés de 2000 militaires auprés d'une ville sans qu'ils cherchent à mettre en pratique la parole du Général allemand qui disait à ses jeunes recrues: "Jeunes gens profitez de la guerre, la paix sera terrible".
Au départ, 15 mai 1944, la base était commandée par le Colonel BAILLY. Il a sans doute fait l'objet de beaucoup de critiques, mais, à ma connaissance, personne n'a fait remarquer la difficulté de sa position. Avoir des supérieurs britanniques et des subordonnés Français ne pouvait pas faciliter l'exercice du commandement.
Le Groupe "GUYENNE" (Sq.346) était commandé par le Commandant VENOT. Son second était le Commandant PUGET qui terminera son tour d'opérations et prendra le commandement du groupe aprés l'accident du Commandant VENOT. La 3e escadrille était aux ordres du Capitaine SIMON, la 4e, aux ordres du Capitaine MARIAS.
Le Groupe "TUNISIE" (Sq.347) était commandé par le Commandant VIGOUROUX, officier au charisme trés prononcé que tout son personnel appelait VGX.Son second était le Commandant HOQUETIS qui terminera son tour d'opérations et prendra le commandement du groupe au départ du Commandant VIGOUROUX. La 1ére escadrille était aux ordres du Capitaine DUTREY-LASSUS et la 2e aux ordres du Capitaine SOLTZ.
Des deux commandants de groupe initiaux, le Commandant VIGOUROUX terminera son tour d'opérations. Le Commandant VENOT sera grièvement blessé dans l'accident du 10 septembre 1944. Il survivra mais devra laisser le groupe au Commandant PUGET.
Des quatre commandants d'escadrille, le Capitaine SIMON fut tué en opérations dans la nuit du 23 au 24 octobre 1944, les trois autres terminèrent leur tour d'opérations, mais DUTREY-LASSUS se tua en 1947 en service aérien commandé. Les deux autres (MARIAS et STOLTZ) connurent une retraite heureuse.
MIMOYECQUES. (Pas-de-Calais)
Le premier équipage perdu à ELVINGTON fut celui du Lieutenant CHAPRON du Groupe TUNISIE. Arrivé à ELVINGTON le 27 juin,il fut descendu le 6 juillet 1944, lors de la mission sur les rampes de lancement, dans la region de MIMOYECQUES (Pas-de-Calais).Curieusement, le dernier équipage perdu, le 25 avril 1945, sur l"île de WANGEROOGE, fut aussi un équipage du Groupe TUNISIE, celui du Capitaine HAUTECOEUR.Les pertes totales furent de 95 équipiers pour le GUYENNE en onze mois d'opérations et de 80 pour le TUNISIE en dix mois d'opérations. On trouve donc le même pourcentage de pertes (à trés peu prés), ce qui tendrait à suggérer que, pour un trés grand nombre de missions dans les circonstances de temps et de lieux qui étaient celles du "BOMBER COMMAND" en 1944-1945, le nombre de pertes relevait davantage du calcul des probabilités que de l'habilité particulière de tel ou de tel équipage. Aces 175 tués en missions qui appartenaient aux deux groupes il faut ajouter la perte du Lt-Colonel DAGAN de l'Etat-Major des Forces Aériennes Françaises à Londres. Venu en inspection à la Base d'ELVINGTON, il avait tenu à participer à quelques opérations. Une première mission s'était bien déroulés. La mort l'attendait à BOCHUM, le 4 novembre 1944, lors de sa deuxième mission avec l'équipage du Capitaine BARON. Pour être complet, il faut rappeler la mort des huit soldats ou caporaux, lors de l'explosion des bombes, au chargement d'un avion du groupe TUNISIE et la mort de 34 de nos camarades en service aérien commandé, dont 32 à l'entraînement (RUFFORTH et LOSSIEMOUTH).
Nous avions à l'escadrille un officier anglais dit "Educational officier", chargé de nous prefectionner dans sa langue et de nous initier à la littérature anglaise. Autant que je m'en souvienne, son nom était NELSON. Délicate attention disaient les mauvaises langues qui insinuaient même qu'il n'était pas sans rapport avec "l'Intelligence Service". C'était peur-être aller un peu loin. Je garde un bon souvenir de lui et de sa manière trés informelle d'enseigner, réunissant les participants au gré des rencontres et des affinités. C'est grâce à lui si je sais encore par coeur quelques vers de Shakespeare et de Kipling.
Avant l'engagement d'un équipage en opérations, le "BOMBER COMMAND" faisait effectuer au commandant d'avion de cet équipage, en spectateur si j'ose dire, une première mission avec un équipage déjà dans le bain depuis quelques temps. Comme nous étions les premiers équipages Français dans les Groupes Lourds, j'ai effectué cette première mission avec un équipage britannique de la base voisine de POCKLINGTON, celui du Pilot-Officier HUNTER. Je fis surpris par la jeunesse de cet équipage dont la moyenne d'âge dépassait à peine vingt ans. Le pilote avait 250 heures de vol, chacun des autres membres d'équipage environs 200. Quel contraste avec notre aviation d'avant-guerre ou tout pilote qui n'avait pas 1000 heures de vol était considéré comme un apprenti. La guerre se fait avec des jeunes. Quoique les Anglais soient d'ordinaire peu loquaces, le P/O HUNTER se laissa aller à quelques confidences. Il me conta le souvenir hallucinant qu'il gardait de sa première mission faite en double avec un équipage, lors du fameux bombardement de NUREMBERG, au cours duquel 96 avions quadrimoteurs furent abattus sur les 795 engagés. Une erreur dans le calcul de l'heure de lever de la lune,disait-il, amena le flot des bombardiers sur l'objectif avec cet astre haut dans le ciel. Je crois, que les choses furent un peu plus compliquées mais cette mission, par bien des côtés, reste une énigme. Une telle entrée en scène devait m'être épargnée. L'objectif du jour était situé vers l'embouchure de l'Authie, à peu de distance de la côte; la mission avec HUNTER fut sans histoire.
Je devais par la suite, à mon tour, avoir à bord en première mission, le Sergent/Chef LOTH et le Lieutenant CANDELIER, du groupe TUNISIE, puis les Capitaines COLLIN et GAUBERT du groupe GUYENNE. GAUBERT devait tomber au cours de sa première mission avec son équipage. Elle était presque terminée lorsque par une nuit d'encre, sous un plafond de cinq cents pieds, dans une bruine propre à troubler les regards les plus pénétrants, il se présenta en tour de piste pour l'atterrissage. Le destin l'attendait là. Soudain deux avions s'accrochent. Celui de GAUBERT, privé de gouverne de profondeur, pique à la verticale, ensevelissant les sept membres d'équipage. L'autre, quoique trés mal en point, réussit à se poser grâce à la maitrise du pilote. Jules ROY, qui commandait à bord, se souviendra toujours de cet accident qu'il a évoqué dans plusieurs de ses livres écrits au lendemain de la guerre. Plus de trente ans aprés, il y reviendra avec "Danse du ventre au-dessus des canons".
Ce que furent ces missions de bombardement sur l'Allemagne et les pays occupés a été décrit par plusieurs de nos camarades mais c'est JULES ROY qui, grâce à son talent et à sa délicate sensibilité, a su le mieux exprimer les espoirs, les craintes et la vie des équipages même s'il a, parfois, forcé le trait. La "Vallée Heureuse" , "Retour de l'Enfer" , "Le Navigateur" sont pour cette guerre ce que furent "L'équipage" et "Le retour de l'équipage" de Joseph KESSEL, pour la première guerre mondiale. Je n'écrirai pas longuement sur ces missions, ni sur les actes d'héroismes qu'elles ont suscités. Le sommet en fut atteint par la mort volontaire du Capitaine BRACHET. Oui, mon vieux BRACHET, "gone" de Lyon, camarade de BAMAKO et des Lourds, tu nous dépasses de cent coudées.
Capitaine BRACHET.
Jamais dans notre vie de bombardier, nous n'avions connu une telle diversité de missions. Jamais plus nous ne devions la retrouver. Nous opérions de jour, rassemblés sans dispositif particulier, protégés par une couverture de chasseurs amis; nous volions de nuit, isolés dans un flot de bombardiers amis invisibles, entre lesquels se faufilaient parfois les chasseurs allemands. Nos carnets de vol ont enregistré pour toujours des bombardements sur les points de résistance allemande autour de Caen, de Boulogne ou de Calais; sur les rampes de lancement de bombes volantes du bois de Cassan, du mont Candon ou de la forêt de Nieppe; sur les vieilles connaissances du "BOMBER COMMAND" qu'étaient les villes d'Essen, de Bochum et de Cologne; sur les aérodromes de Venloo, Eindhoven ou Mûlheim; sur les raffineries d'essence synthétique de Sterkrade, Wanne-Eickel ou Gelsenkirchen; sur les noeuds de voies ferrées de certaines villes allemandes dont nous n'avions jamais entendu parler auparavant. Tout cela sur un rythme endiablé. Prés de la moitié du tonnage largué par le "BOMBER COMMAND" en cinq ans et demi de guerre le fut dans les neuf derniers mois. Ce fut notre plus belle heure!
En 1940, peu aprés la plus grande défaite de notre histoire, me trouvant à Toulouse, je lus dans " la Dépêche", le grand journal du Sud-Ouest, l'entrefilet suivant: "Ledernier cuirassiers de Reichshoffen vient de mourir". Tout le monde comprit de quoi il s'agissait. Depuis 1870, tous les livres d'histoire mentionnaient la célèbre charge.
Depuis un demi-siècle, beaucoup de nos camarades nous ont quittés. Vers l'an 2015 (un peu avant, un peu aprés) le dernier des BOMBARDIERS DES GROUPES LOURDS quittera cette terre.
A la manière dont on enseigne aujourd'hui, l'histoire et à supposer qu'il se trouve un journaliste pour écrire.
"LE DERNIER DES BOMBARDIERS DES "GROUPES LOURDS" VIENT DE MOURIR"
Y aura-t-il un lecteur pour comprendre de quoi il retourne?
GEORGES PLAGNARD
(NOUS NE VOUS OUBLIERONS PLUS MONSIEUR PLAGNARD.)
(source: Amicale des Anciens des GROUPES LOURDS. L'OPS N°17 Décembre 1996.)
28 mai 2009
LA VIE AUX GROUPES LOURDS
LA VIE AUX GROUPES LOURDS
La libération de Paris fut l'occasion d'une grande fête à ELVINGTON. Pour dire vrai, la soirée avait été fixée longtemps à l'avance pour la fin août et, entre deux missions, les spécialistes préparaient les décors.
Mais au fur et à mesure que les Alliés avançaient en France et approchaient de Paris, la fièvre générale bouleversa tous les plans et permit de faire mieux, de voir plus grand afin que la fête des lourds soit aussi la fête de la libération.
Tout en poursuivant leurs opérations ou en préparent les missions, les équipages et le personnel à terre vinrent en aide à ceux qui avaient été spécialement chargés de préparer la Iére soirée réception des bombardiers Français en Grande-Bretagne.
Aprés plusieurs nuits de travail le grand jour arriva et tous vinrent contempler leur oeuvre et imaginer les réactions des invités. Mais la guerre a des exigences. Quelques heures avant le début de la fête une mission inattendue vint tout annuler et la réception fut reportée, sans beaucoup de chance, au lendemain.
C'est un bon souvenir maintenant, mais le 27 août beaucoup furent désappointés. L'ensemble du mess avait été décoré. Il fallait symboliser la France. Paris, l'Empire d'ou venaient les groupes lourds, et l'Aviation.
Une salle fut transformée en un jardin à la française, avec fontaine lumineuse, buis taillés, bosquets, ect... Le buffet rappelait l'Afrique du Nord par des fresques de Meknes et de Marrakech, le réfectoire devint la Place du Tertre avec la devanture de la Mère Catherine et une vue sur Paris la nuit, le bar enfin, fut un bar d'escadrille de la guerre 14-18.
Au mess des sous-officiers, un effort analogue avait été accompli et les salles de jeu et de lecture furent trés heureusement décorées et installées. C'est dans ce cadre que les équipages et les spécialistes poursuivirent jusqu'à la paix leur dure travail. Une fois les missions le personnel disposant d'un peu plus de loisirs continua d'améliorer les mess et d'organiser des soirées qui eurent beaucoup de succés. Ceux d'ELVINGTON n'ont pas manqué de prouver ce que pouvaient l'ingéniositéet le goût français.
Bien qu'elle ait été reportée au dernier moment et que beaucoup d'invités venus de Londres durent repartir sans y assister, la fête restera un évènement mémorable et si le réglement de la R.A.F. n'avait pas imposé qu'elle cesse à minuit on aurait, cette nuit là, dansé jusqu'à l'aube à ELVINGTON. A l'occasion de la nouvelle année, une autre "party" permit de continuer la décoration permanente du mess qui avait été commencée pour la fête de la Libération de Paris. Une carte lumineuse en relief et un décor mural représentant le Sud de l'Angleterre devaient compléter la décoration du bar et des panneaux figurant Paris la nuit, celle du réfectoire.
(source: BULLETIN DES FORCES AERIENNES FRANCAISES EN GRANDE-BRETAGNE N°19 1945 collection J.P. DELMAS)
(collection: Nicole ROUSSEAU PAYEN)
Mess des Officiers d'ELVINGTON.
Le bar Elvington août 1944.
(collection: Nicole ROUSSEAU PAYEN)
Le bar Elvington en août 1944.
(collection: Nicole ROUSSEAU PAYEN)
Le jardin Elvington août 1944.
(collection: Nicole ROUSSEAU PAYEN)
Elvington août 1944.
(collection: Nicole ROUSSEAU PAYEN)
Elvington août 1944.
(collection: Nicole ROUSSEAU PAYEN)





















