24 août 2011

MEMORIAL FRANCAIS - YORK MINSTER " 20 Octobre 2011 "

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Le Halifax du musée d'Elvington

http://www.yorkshireairmuseum.org

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Hommage aux Groupes Lourds Francais, Tribute to the French Heavy Bomber

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Jean CAILLET, ??, Jean BILLAUD, Armand VERGNE, Joël MASSON, Paule MASSON, Raphaël MASSON, Lucien MALLIA, Jean-Michel GRAVAUD, Camille COQUOT.

(collection: Geneviève MONNERIS)

PROGRAM

Les Français à York

17/23 Octobre 2011

Calendrier des manifestations

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Les Français à York

Du 17 au 23 Octobre 2011

Le programme

18/19 Octobre

(Mardi et Mercredi)

Exposition d'industries Française et Anglaise et conférence à Elvington.

Il y aura 150 industries et entreprises exposantes au YAMuseum.

 

19 Octobre

(Mercredi)

De Lourds Souvenirs

York St John Université - 9 h 30

Lord Mayors Walk, York.

Évènement en français pour les écoles et les collèges. Des vétérans français parlerons de leur vie pendant la guerre à York. Avec film.

Alliance Française / NYBEP.

Les Français retournent à Elvington - 12 h00.

Les vétérans retournent à leur ancienne base et retrouvent le Halifax Bomber. Présentation des avions et de films au cinéma du musée le Astra Digital Cinéma.

Cérémonie Arlistice au village d'Elvington - 14 h30.

Mémorial avec les enfants des écoles locales et les vétérans.

L'Armée de l'Air Française à York.

Museum Gardens, York - 18 h 30

York Philosophical Society, YAM, Université de Manchester, Ambassade de France.

Diffusion de l'unique film de guerre des français dans l'Armée de l'Air à York, incluant des scènes d'une réalité surprenante. Rencontre avec les vétérans.

Hôte: Dr Matthew Cobb & Prof. Philippe Lane.

 

20 Octobre

(Jeudi)

Inauguration du Mémorial Français au York Minster - 10 h 30. Ouvert aux visiteurs et au public.

Vol du Lancaster et d'autres avions au dessus du Minster. Marche avec les vétérans, les militaires de la R.A.F et les aviateurs français.

Festival of Flight 2011

York Minster - 13 h 00

Exposition de photos aériennes et documentaires.

Exposition d'anciennes voitures de la marque Citroën

St Sampson's Square, York.

Voitures de la 2nd guerre mondiale utilisées par la Gestapo et les aviateurs français pendant la guerre.

Diffusion du film "Flightpaths" à York

City Screen, York - 17 h 30

Première diffusion publique du film qui a été présenté aux awards à Londres cette année. Histoire vraie mais tragique d'une Yorkaise agent secrète et de son mari français, aviateur à Elvington.

 

18/23 Octobre

(Mardi  - Dimanche)

Hawker Hurricane, St Sampsons Square, York

Exposition de deux avions de chasse de la 2nd guerre mondiale et rencontre avec les aviateurs de la Royal Air Force.

Continental Market

City of York Council

Vous trouverez dans Parliament Street un marché avec variété de produits français, aux couleurs et aux saveurs du continent.

Pour plus d'informations, contacter:

Yorkshire Air Museum & Allied Air Forces Mémorial

tel: 01904608595

email: Sandrine.bauchet@aafmemorial.org

http://www.yorkshireairmuseum.org

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L'histoire

Une célébration d'histoire et d'amitié

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Nos ancestrales dates communes remontent au delà de William le Conquérant. De plus un grand nombre de personnes ignorent que plus de 2000 jeunes français vécurent ici durant la Seconde Guerre Mondiale.

Ils se battèrent pour libérer l'Europe, même s'ils devaient bombarder leur propre pays. 1 sur 2 aviateurs mouraient. Pour beaucoup, d'entre eux, York fut leur dernière maison.

Cette année, a travers les mémorials et les évènements français, nous nous souviendrons et célébrerons ces jeunes hommes et l'histoire et l'amitié que ces deux pays partagent.

Une tradition qui se fêtera dans les années à venir grâce a votre aide.

Si vous ou votre entreprise souhaitez nous aider pour marquer cette occasion, pour cimenter cette unique connection entre York et la France, alors lisez ce document pour voir ce qu'il se passe et comment être impliqué.

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Le Festival

La célébration aura lieu pendant la semaine du 17 Octobre 2011

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La célébration prendra place pendant la semaine du 17 au 23 octobre 2011.

Inauguration du mémorial des aviateurs de l'Air Force Française York Minster le tout premier mémorial français dans une cathédrale anglaise.

Nous attendons plus de 1500 visiteurs de toutes nationalitées, incluant des politiciens de France et d'Angleterre, des vétérans, des familles et amis de personnes ayant combattus à Elvington0

Les festivités durant la semaine incluent des défilées, des expositions, diffusion de film, lecture et un marché.

Ces évènements seront ouverts au public et aux visiteurs et nous vous assurons que la semaine française sera une mémorable et excitante occasion pour n'importe qui.

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L'opportunité

Beaucoup de partenaire à York préparent cet évènement pour qu'il soit spécial et que nous nous en souvenions. Nous voulons vous encourager a vous investir.

Nous espérons que ce festival se reproduira chaque année et sera une façon de construire de près des liens entre notre ville et la France.

En marquant ces liens et en montrant que les français sont les bienvenus dans notre ville, nous pouvons attirer plus de visiteurs et plus d'entreprises.

The Yorkshire Air Museum fait de la publicité en France et proche du tunnel de la Manche de la mer du Nord et a déjà créé un marché de niche en France.

A travers "les français à York", ceci pourrait faire connaître la ville de York. Une fantastique opportunité que les autres villes aimeraient voir.

R.A.F, Allied Air Forces Mémorial, Armée de l'Air, City of York Council, Alliance Française (York), R.A.F.A, A.T.C, Hearstone, British Army, Taylor's of Harrogate (Betty's), Battle of Britain Mémorial Flight, York St. John University, Souvenir Français, Royal Air Force Régiment, York Minster, N.D.I, Association des amis des Groupes Lourds, French Embassy, Citroën Traction Club, City Screen York, Institut Français du Royaume Uni, Café Rouge, Elvington Parish Council, Yorkshire Philosophical Society, Manchester University, Portsmouth University, Visit York, Escape Line Memorial Society.......

 

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Ce que vous pouvez faire

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Si votre entreprise a des liens avec la France, nous aimerions devenir partenaire avec vous.

Il y a pleins de façons pour nous sponsoriser. Un espace pour notre bannière, nos posters, nos sacs et notre programme dans votre entreprise où votre vitrine.

Aussi, si vous pouvez faire une offre "française" ou prendre une initiative pendant la semaine du 17 au 23 octobre, alors laissez nous le savoir et nous l'ajouterons dans notre spéciale carte française de York.

Si vous avez des commentaires où suggestions pour "les Français à York" alors envoyer moi un émail:

www.yorkshireairmuseum.org

Sandrine.bauchet@aafmemorial.org

(traduction: Sandrine BAUCHET)

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(collection: Ian REED)

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http://www.yorkpress.co.uk/news/9287641.YorkshireAirMuseum__s_French_connection/?action=success&ref=erc

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 http://www.yorkpress.co.uk/news/9306318.York_memorial__to_honour_French_comrades/?ref=eb&ref=erc

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19 Octobre 2011

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Le souffle de "l'ouragan"

Alex Roberts et Andy Dixon, près du chasseur de la seconde guerre mondiale "Hurricane" que l'on peut voir sur Sampson Square à York dans le cadre de la semaine "Les Français à York".

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Armand Vergne et Jean Caillet n'avaient que 20 ans quand ils sont venus à Elvington pour prendre part au combat contre l'Allemagne Nazi. Deux hommes parmi les 2500 français qui vécurent à York, combattirent aux côtés de la RAF et dont le courage a payé un lourd tribut: la moitié d'entre eux sont morts au combat, le plus souvent dans des missions au-dessus de l'Allemagne, Armand et Jean ont aujourd'hui largement dépassé les 80 ans et ils compte parmi les neufs vétérans, souvent accompagnés de membres de leurs familles, qui sont revenus à York dans le cadre de la semaine de commémoration de la présence et du rôle de ces aviateurs français au cours de la seconde guerre mondiale.

Interrogés dans le train spécial de la East Coast Line qui les amenait à York, les deux amis ont dit quecette période passée à York demeure dans leur mémoire comme l'une des plus importantes de leur vie. Jean précise : "C'est très émouvant de revenir à York. Cela représente un moment exceptionnel de nos vies et qui est gravé dans nos mémoires. Nous avions vingt ans. C'était une grande aventure".

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Raphaël MASSON

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 (Flashback) : La photo qui montre comment "betty's" (nom du café : " Chez Betty" comptait dans les esprits des acteurs de la seconde guerre mondiale

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LES GROUPES LOURDS

SUR  "FRANCE 2"

dans l'émission de TELE MATIN

de William LEMERGIE

http://www.youtube.com/watch?v=lrCgaNoPk5w


Les_Groupes_Lourds_-_Télé_Matin_-_France_2_14.10.2011 

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UN SOUVENIR INOUBLIABLE

 

Les cérémonies qui resteront gravées 

à jamais dans nos mémoires

Il faut saluer le travail accomplie depuis plus d'un an par le Président Mr Paul BOGAERT et les responsables de l'Association, ainsi que Ian REED le Directeur du YAM et son équipe ainsi que Sandrine BAUCHET pour l'organisation de ces très belles cérémonies.

 

Le départ de la gare de St PANCRAS/YORK

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Mr Raphaël MASSON, Mr Joël MASSON

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Mr Paul BOGAERT le Président de l'Association.

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Mlle Sandrine BAUCHET avec son grand sourire, Mme CREPIN.

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Mme Yvonne FINAL en pleine conversation avec Mr André HAUTOT.

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Mme Paule MASSON, Mr Raphaël MASSON, Mr Gilbert BOHN, Mme BOGAERT. 

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Yvonne FINALE, Nicole ROUSSEAU PAYEN.

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Mr et Mme CAILLET

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Mr VERGNE et son fils.

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Voici les deux plus jeunes engagés volontaires parmi les anciens des Groupes Lourds

André HAUTOT, Raphaël MASSON.

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Mme CREPIN.

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Mme Monique BAUER, Mme Nicole ROUSSEAU PAYEN.

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Pendant le voyage de St PANCRAS à YORK les journalistes sont au travail

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Mme Yvonne FINALE, Mme CALMEL.

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YORK

Vidéo réalisée par Jean-Paul DELMAS le petit-fils du lieutenant Paul BENOIST chef de l'armurie

L'arrivée en gare de YORK

accueilli par la BBC.

 

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Mr André HAUTOT, Raphaël MASSON, Mr Armand VERGNE, Mr Camille COQUOT, Mr Jean CAILLET.

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Nos anciens sur le quai de la gare de York

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Camille COQUOT, Ian REED, Jean CAILLET, Lord Maire et son épouse, Raphaël MASSON, André HAUTOT, Armand VERGNE.

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Alex Roberts, Andy Dixon.

(collection: Gilles COUSTELLIE)

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De gauche à droite:

Raphaël MASSON, Ian REED, Jean CAILLET, Camille COQUOT, Armand VERGNE, Paul BOGAERT, André HAUTOT, Alex ROBERTS, Andy DIXON.

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Hawker Hurricane MkI

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Déplacement du Hurricane par la YAM dans la nuit du 21 octobre 2011

(collection: Ian REED)

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Yohan ZERDOUN, Philippe DUCASTELLE.

Uue belle rencontre avec Yohan ZERDOUN le petit-fils d'Emile HAÏM MECHALY mitrailleur-supérieur dans l'équipage du Capitaine CALMEL.


Emile HAÏM MECHALY, Groupes Lourds Français 2_23 GUYENNE 346

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La visite du salon de thé d'York,

 

"Le Betty's",

 

très fréquenté par les Français.

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Thomas LESGOIRRES, Paul BOGAERT

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De Lourds Souvenirs

York St John University

Les vétérans français témoignent de leur vie pendant la guerre à York

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(collection: Jean-Michel GRAVAUD)

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Traduction

Au cours de la semaine "Des Français àYork", l'Ecole Supérieure de Commerce St John, de York, a eu l'honneur d'être le théatre d'un des évènements au programme des activités organisées par le Musée de l'Air du Yorkshire à l'occasion de l'inauguration, à la Cathédrale de York, d'un mémorial commémorant la présence des escadrilles françaises basées à Elvington pendant la seconde guerre mondiale.

Le public comprenait des familles et des amis de ces vétérans français, des membres de l'Alliance Française de, York, des enfants d'une école, ainsi que des étudiants et des enseignants de St John.

La séance s'est ouverte par la projection du film De Lourds Souvenirs qui rassemble les témoignages de certains des aviateurs français, qui évoquent leurs vies, leurs amours et les moments dramatique de leur existence passée à York.

S'ensuivit une séquence de questions-réponses au cours de laquelle les vétérans ont eux-mêmes livré des anecdotes, raconté comment ils étaient arrivés là et évoqué certains épisodes de leurs combats.

On a pu apprendre que la plupart d'entre eux venaient d'Afrique du Nord, et non de la métropole. L'un d'eux a expliqué comment, en Tunisie, à 16 ans, il s'était engagé afin d'échapper aux recherches de la Gestapo après avoir aidé ses professeurs à transmettre des messages de la Résistance dans des paquets de beurre.

D'autres ont dit avoir pris au piège des lapins ou des oiseaux près de la base afin de compléter leurs rations, non sans avoir précisé qu'ils étaient mieux nourris à Elvington que chez eux. Beau compliment, venant de français !

Tous les vétérans ont eu à coeur d'exprimer leur gratitude à l'égard de la population de York, pour la chaleur de l'accueil et de l'hospitalité lors de leurs permissions. Ils évoquent avec une joie particulière les soirées dansantes aux De Grey Rooms, les pubs de York, les petites amies qu'ils ont rencontrées et parfois épousées.

Un vétéran a lancé un appel pour retrouver certains des 200 jouets fabriqués par les aviateurs français durant la guerre, et offerts, témoignages de leur gratitude, au Maire de York pour qu'ils soient distribués aux enfants malades. A sa connaissance, il ne reste aucun de ces jouets, mais il nous demande de répercuter son appel au cas où l'on en trouverait encore dans certaines familles.

Le public a apprécié cette séance; des activités doivent prolonger l'évènement dans l'école qui avait délégué ses élèves et au sein de St John.

(Traduction: Gilbert BOHN)

 

 2 vidéos sur la cérémonie du York Minster

http://www.youtube.com/watch?v=oL_9loTofIg

http://www.youtube.com/watch?v=YGb6zlTHaB0

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Leçon d'histoire: pour les vétérans français, les souvenirs du passé revivent

http://www.thepress.co.uk

French veterans who flew Halifax bombers from RAF Elvington during

the war returned yesterday for an emotional visit. STEPHEN LEWIS

joined them

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Le retour à Elvington de vétérans français qui ont volé sur des Halifax pendant la guerre. Stephen Lewis les a accompagnés dans ce moment d'émotion.

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Des souvenirs de haut vol.

Lucien Mallia s'est retrouvé dans la tourelle arrière du bombardier Halifax qui a été reconstitué à Elvington, et alors les souvenirs ont resurgi. Il y a plus de 65 ans, par une nuit très sombre, il se trouvait à l'intérieur d'une de ces tourelles, entant que mitrailleur arrière lors d'une mission sur l'Allemagne: son Halifax fut pourchassé par deux chasseurs allemands. L'attaque survint alors que l'équipage était sur le point d'atteindre la base d'Elvington. "C'était le 4 mars 1945" nous dit Lucien Mallia lentement, mais dans un anglais précis. "Vers deux heures du matin. Les deux chasseurs allemands sont passés à l'attaque. J'ai vu le premier des deux. Et j'ai vu aussi que notre moteur droit était en feu". Le pilote de l'avion de Lucien est parvenu a atterrir en catastrophe. Isolé dans sa tourelle à l'arrière de l'avion, Lucien aurait pu être coincé et y bruler vivant. C'était arrivé à d'autres mitrailleurs arrière, il en avait été le témoin et avait médité sur les erreurs à ne pas commettre; il réussit à faire pivoter sa mitrailleuse afin de pouvoir ouvrir l'issue de secours au moment voulu. "S'il n'avait pas fait ça, mon père ne serait pas né, et moi, je ne serais pas ici" dit sa petite-fille Virginie qui l'accompagnait, lui et d'autres vétérans français dans cette émouvante visite à Elvington, à ce qui avait été leur base pendant la guerre. Lucien, qui a aujourd'hui 88 ans, a souffert de brulures, d'une méchante blessure à la tête, et la cicatrice est encore visible. Mais il a survécu et est maintenant à même de raconter.

Et quelle histoire ! Les deux dernières années de la guerre, deux groupes de bombardement français, les groupes Guyenne et Tunisie (346et347) étaient basés à Elvington; ces hommes étaient connus pour leur capacité et leur courage, mais ces raids au-dessus de l'Allemagne étaient des missions très périlleuses. La moitié des membres de ces équipages français devaient y laisser leur vie.

Lucien se sentait solitaire dans sa tourelle, séparé du reste de l'équipage par toutes la longueur du fuselage de l'avion: "J'étais loin des autres. Mais il fallait que je reste là. C'était mon boulot". Louis Hervelin, 89 ansn un autre de ces vétérans de retour à Elvington, était le radio d'un de ces Halifax; alors qu'il effectuait ces missions de bombardement, il ignorait que sa jeune épouse Berthe, alors agée de 21 ans, était prisonnière de la Gestapo; il ne l'a su qu'une fois la guerre terminée; heureusement, les Nazis ne savaient pas que le mari de Berthe était un de ces aviateurs français: "Oh, non ! Personne ne savait où je me trouvais ! Pas même mes parents !"

Quand on n'était pas en mission, on pouvait s'offrir une sortie à York. Et parfois, une rencontre amoureuse. Lucien revoit la silhouette de cette jeune femme qui avait attiré son attention lors d'une soirée dansante à York. Elle était de Fulford et s'appelait Audrey May Bellamy: J'étais allé danser et j'ai vu cette jolie fille", nous dit-il. Ensuite, ils ont toujours dansé ensemble; elle ne parlait pas un mot de français, et lui seulement "un peu" d'anglais. Mais leur histoire a trouvé son épanouissement. Il allait la voir à vélo à Fulford, et finalement, elle est devenue sa femme, la grand-mère de Virginie. Les liens familiaux les ont souvent ramenés à York. Mais pour rien au monde, Lucien n'aurait manqué l'évènement de cette semaine.

A la suite de la visite au Musée, les vétérans français et leurs familles ont assisté à une cérémonie du souvenir devant le mémorial français du village d'Elvington cérémonie à laquelle s'étaient joints les enfants de l'école primaire locale. Le lendemain, ce sera, à 11h, dans la cathédrale de York, la céramonie d'inauguration de la stèle dédiée aux aviateurs français qui ont servi à Elvington pendant la guerre, parmi lesquels nombre d'entre eux ont péri; cela sera suivi d'un défilé terrestre puis aérien.

Lucien a été hospitalisé la semaine dernière pour des problèmes cardiaques. Mais il n'était pas question qu'il manque ces célébrations. Ses ennuis de santé lui ont fait perdre sept kilos. "Mais j'ai dit aux médecins de l'hôpital: il faut que j'aille à York! :"

(Traduction: Gilbert BOHN)

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http://www.thepress.co.uk

 

ELVINGTON

Les vétérans retournent dans leur ancienne base

et retrouvent le

"Halifax Bomber"

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Mme Catherine DUPAS UMBRECHT, Michel UMBRECHT.

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De gauche à droite

Armand VERGNE, André HAUTOT, Jean BILLAUD, Jean CAILLET, Camille COQUOT, Raphaël MASSON, Lucien MALLIA, André GUEDEZ, Louis HERVELIN.

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Jean BILLAUD

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Jean CAILLET

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Lucien MALLIA

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André GUEDEZ, Michel UMBRECHT.

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Les deux cinéastes de l'Association

Nicole ALLAIN, Jean-Paul CHURET.

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Camille COQUOT

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Camille COQUOT, Jean BILLAUD, Lucien MALLIA, Jean CAILLET, Louis HERVELIN.

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Sur cette photo je retrouve mon père, le plus grand dans le groupe des 4 en bas sur la gauche, Pierre LOBELLE.

Mécanicien: Sgt PICOT, Mitrailleur-supérieur: Sgt BERGES, Mitrailleur-arrière: Sgt LOBELLE, Bombardier: Sgt/C BRUN.

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Cérémonie du Souvenir

au village d'Elvington

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Voici le lien de deux petites vidéos

filmées et réalisées par

Thomas LESGOIRRES


Hommage Elvington

http://vimeo.com/31017971

 

Cérémonie avec les enfants des écoles locales et les vétérans.

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(collection: Yvonne FINALE)

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Mr Paul BOGAERT Président de l'AAA des Groupes Lourds, Rev. Taff MORGAN.

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Discours du Président Mr Paul BOGAERT

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Porte drapeau Canadien

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(collection: Jean-Michel GRAVAUD)

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(collection: Jean-Michel GRAVAUD)

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Mr André GUEDEZ, Mr Jean CAILLET, Mr Camille COQUOT.

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(collection: Jean-Michel GRAVAUD)

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Voici un lien sur la cérémonie à la Stèle d'Elvington

http://bfbs.com/news/england/remembrance-service-bomber-commands-french-servicemen-52669.html

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Mr Lucien MALLIA, Mr Raphaël MASSON, Mr Jean BILLAUD.

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(collection: Jean-Michel GRAVAUD)

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Mr André HAUTOT, Mr Louis HERVELIN, Mr Armand VERGNE.

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Mr Paul BOGAERT, Mlle Sandrine BAUCHET, Mme Zuzanne CALMEL

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Les anciens à Elvington

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De gauche à droite:

Mr Jean BILLAUD, Armand VERGNE, André GUEDEZ, Louis HERVELIN, Raphaël MASSON, Jean CAILLET, Camille COQUOT, André HAUTOT, Lucien MALLIA.

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(collection: Jean-Michel GRAVAUD)

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L'Armée de l'Air Française à York

Museum Gardens, York

York Philosophical Society, YAM, Université de Mancester,

Ambassade de France.

Diffusion de l'unique film de guerre (1945) montrant des aviateurs français d'Elvington avec d'extraordinaires séquences d'opérations aériennes.

Rencontre des vétérans.

Présentation: Dr Matthew Cobb & Prof. Philippe Lane.

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RaphAël MASSON, Camille COQUOT, André GUEDEZ.

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Geneviève MONNERIS, André GUEDEZ.

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(collection: Jean Michel GRAVAUD)

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(collection: Ian REED)

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YORKSHIRE POST

21 Octobre 2011

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Amis et camarades de combat: York rend hommage au courage des aviateurs français.

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Devant la cathédrale de York, témoins du vol des avions: à gauche, Sir Stephen Dalton, Chef d'Etat-Major de la RAF, le Général J.P Paloméros, Chef d'Etat-Major de l'Armée de l'Air et Lord Crathorne, Lord Lieutenant du North Yorkshire, représentant de la Reine. A droite, les vétérans français.

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Alors que York célèbre le souvenir de l'héroïsme des aviateurs français, Sir Stephen Dalton, Chef d'Etat-Major de la Royal Air Force évoque avec Sarah Freeman l'avenir des forces armées britanniques.

La cérémonie d'hier, avec cette stèle dédiée aux aviateurs français dans la cathédrale de York, est un instant de mémoire. Les Groupes 346 et 347, Guyenne et Tunisie furent, de Juin 1944 à Octobre 1945, basés à Elvington qui abrite maintenant le Musée de l'Air du Yorkshire. Au cours de ces combats qui durèrent huit mois, les groupes français ont perdu 41 avions et 216 hommes; pour Sir Stephen, cette stèle, la première de la sorte dans une cathédrale anglaise, doit favoriser le souvenir d'hommes comme André Guédez: la veille de Noël 1944, il s'apprêtait à retrouver la petite amie qu'il avait à York; la guerre était loin  d'être terminée, mais cet aviateur français comptait sur ses quelques heures hors de la base; cependant ce jour-là, André n'a pas pu aller à York. A l'annonce d'une puissante contre-offensive d'Hitler dans les Ardennes, toutes les permissions furent annulées et André est monté dans son avion avec ses six camarades. Cette nuit-là, à 6000m d'altitude, et par une température descendue à -50°, leur appareil fut touché par le feu ennemi. André sauta de l'avion tout en ayant perdu conscience: il ne sait toujours pas comment il a pu survivre, mais d'autres non pas cette chance; le pilote et le navigateur ont péri dans l'avion et trois camarades d'André furent abattus pendant leur descente en parachute.

Ces jeunes gens qui ont vu mourir un si grand nombre

de camarades et d'amis.

Les groupes Guyenne et Tunisie (346et347) furent, au cours de la seconde guerre mondiale, les seuls groupes de bombardiers lourds français; ils furent pendant presque dix-huit mois, entre 1944 et 1945, basés à Elvington, près de York, lieu qui est depuis lors décrit comme le foyer spirituel des forces aériennes françaises d'aujourd'hui. Leur dernière mission remonte au 25 avril 1945; à cette date ils avaient effectué jusqu'à 2834 sorties, lâchés 8621 bombes et transporté environ 37000 litres de carburant vers Bruxelles. Ils ont pris part à la Bataille de la Ruhr, puis à celle de Berlin, mais le prix à payer fut lourd; lorsque survint la fin des hostilités, ils déplorèrent la perte de 50% de leurs jeunes équipages.

La stèle qui leur est maintenant dédiée, aux morts comme aux survivants, dans la cathédrale est  l'oeuvre d'un artisan de York, Matthew Hodgkinson. La cérémonie du jeudi 20 octobre a été l'aboutissement de deux années d'eefforts du responsable du Mémorial des Forces Aériennes Alliées et du Musée de l'Air du Yorkshire à Elvington, Ian Reed, et du Doyen de la cathédrale Keith Jones.

"Nous avons toujours eu" nous dit Ian Reed, " de très bons contacts avec nos collègues français, mais il m'a semblé qu'il était temps qu'il y ait une reconnaissance officielle des services rendus. Ces jeunes gens avaient vu mourir tant de leurs camarades et amis, mais pourtant ils continuaient de risquer leurs vies. Leur courage mérite reconnaissance".

(Traduction: Gilbert BOHN)


French servicemen killed in World War Two remembered - British Forces News

Inauguration du

"French Air Forces Mémorial"

dans la Cathédrale de York

 

A voir sur le site

de l'Armée de l'Air

http://www.defense.gouv.fr/air

 

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(collection: Jean-Michel GRAVAUD)

 

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Jean-Paul DELMAS, Louis HERVELIN, Armand VERGNE

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Jean BILLAUD, Armand VERGNE, André HAUTOT, Louis HERVELIN, Raphaël MASSON, André GUEDEZ, Camille COQUOT, Jean CAILLET.

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(collection: Geneviève MONNERIS)

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(collection: Jean-Michel GRAVAUD)

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(collection: Yohan ZERDOUN)

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Un vétéran Anglais Des REED (6th Airborne Division (planeur) 1939/1946) le papa de Ian REED le Directeur du YAM, Louis HERVELIN (2/23 Guyenne radio dans l'équipage du Capitaine PLAGNARD)

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Armand VERGNE, Raphaël MASSON, Jean BILLAUD.

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Yohan ZERDOUN, Madame ALIX, Philippe DUCASTELLE.

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Les vétérans de la R.A.F.A

(collection: Yohan ZERDOUN)

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Ian REED, Her Majesty's Lord Lieutenant Lord Crathome, Bernard EMIE Ambassadeur de France en Angleterre,

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"Turning of the page"

Le livre du souvenir des 55000 morts du Bomber Command.

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Ma première rencontre avec Yohan ZERDOUN.

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Memorial9894

(collection: Ian REED)

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(collection: Yohan ZERDOUN)

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De gauche à droite:

Camille COQUOT, Raphaël MASSON, Jean CAILLET, Lucien MALLIA, André HAUTOT, Jean BILLAUD, Armand VERGNE, André GUEDEZ, Louis HERVELIN.

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Memorial2077

(collection:Ian REED)

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Bernard EMIE Ambassadeur de France en Angleterre, Her Majesty's Lord Lieutenant Lord Crathome, le doyen de la cathédrale Keith Jones.

(collection: Ian REED)

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RAF Central Band, fanfare de la RAF

(collection: Jean-Michel GRAVAUD)

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La bénédiction de la plaque.

Ian REED, le doyen de la cathédrale Keith Jones.

(collection: Ian REED)

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On aperçoit sur le livre du souvenir des 55000 morts du Bomber Command le Nom de BOURREAU Guy l'oncle de Jean-Michel GRAVAUD.

(collection: Jean-Michel GRAVAUD)

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(collection: Ian REED)

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Mémorial à la mémoire des Groupes Lourds français inauguré à York, UK - York Press

Défilé aérien avec le Lancaster

au-dessus de la cathédrale.

Défilé de la RAF Central Band, fanfare de la RAF

RAFA, vétérans et ATC.

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Un des groupes de Français venus assister aux cérémonies.

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Mr Bernard EMIE Ambassadeur de France en Angleterre, Mr Gerald Howarth Ministre de la Défense Anglaise.

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Les représentants politiques de Grande-Bretagne, de France et des pays alliés, et les vétérans français et anglais.

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High Sheriff, Sheriff et son épouse. 

(collection: Catherine PROST)

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Her Majesty's Lord Lieutenant Lord Crathome - Air Chief Marshall Sir Stephen Dalton, The Lord Mayor of York.

(collection: Catherine PROST)

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Colonel ??, Général PALOMEROS, Colonel ??, Général FOUILLAND

(collection: Catherine PROST)

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Le drapeau Français a déjà flotté au-dessus de la ville de York. C'était au début du mois de mai 1942, en l'honneur d'Yves Mahé, jeune pilote F.A.F.L. du 253 Squadron de la R.A.F., pour avoir abattu deux avions ennemis, dans la nuit du 29 au 30 avril 1942, au-dessus de la ville. Il a été citoyen d'Honneur de la ville.

(source: René LAMOUROUX)

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RAF honours French WWII bombers / La RAF honore les Groupes Lourds français - BBC

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Rafale, (F) Typhoon, (UK)

(collection: Yohan ZERDOUN)

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Tucano (UK) de la RAF Linton on Ouse.

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(collection: Yohan ZERDOUN)

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(collection: Ian REED)

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(collection: Yohan ZERDOUN)

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Xingu de l'école de pilotage de l'école de l'aviation de transport 00.319 à Avord.

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RAF Central Band, fanfare de la RAF

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L'Avro Lancaster au-dessus de la cathédrale de York

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Royal Air Force Air Chief Marshall Sir Stephen Dalton, Général Jean-Paul Paloméros Chef d'Etat-Major de l'Armée de l'Air.

(collection: Ian REED) 

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(collection: Ian REED)

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Le bruit des moteurs "formidable"

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(collection: Ian REED)

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Deuxième passage du Lancaster

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Vidéo l'AVRO Lancaster

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Raphaël MASSON, Lucien MALLIA, Jean CAILLET, Paul BOGAERT, Général PALOMEROS.

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Général FOUILLAND, Raphaël MASSON

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??, Ian REED.

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Jean-Michel GRAVAUD, Ian REED, Jean CAILLET, Camille COQUOT.

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RAF Tucano avec la BBC qui filme le défilé militaire.

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Mr et Mme Brian et Roz HULME, Philippe DUCASTELLE.

Brian et Roz HULME des amis anglais que j'ai rencontré en vacances dans mon village, qui sont venus me rendre visite à York, le papa de Roz était pilote de Lancaster dans le BOMBER COMMAND.

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Monsieur Mick Popka  le chauffeur de la Traction 7C Cabriolet

(collection: Ian REED)

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De gauche à droite:

Colonel Louis HERVELIN, Jean BILLAUD, Général PALOMEROS, Mr Bernard EMIE Ambasseur de France en Angleterre, Général FOUILLAND.

Le général PALOMEROS et le général FOUILLAND ont très gentiment accepté la photo souvenir avec nos anciens.

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Brian GAUNT, Jean BILLAUD, Louis HERVELIN, Ian REED, Général PALOMEROS, Mr Bernard EMIE Ambassadeur de France en Angleterre, Général FOUILLAND.

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http://www.ambafrance-uk.org/M-Emie-en-visite-a-York

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Yohan ZERDOUN, Général Jean-Paul PALOMEROS.

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Mr Jean CAILLET mécanicien au sol 1/25 Tunisie, Mr Bernard EMIE Ambassadeur de France en Angleterre.

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Yvonne FINALE, Nicole ROUSSEAU-PAYEN, Monique BAUER.

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Le retour en France avec des souvenirs plein la tête

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La petite Sandrine a beaucoup de chagrin lors de notre départ

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La dernière photo souvenir prise par Mr CAILLET.

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L'UNION

CHAMPAGNE ARDENNE PICARDIE

L'ARDENNAIS

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http://www.lunion.presse.fr/article/marne/histoire-armee-de-lair-york-honore-les-groupes-lourds

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Célébration de l'amitié

franco-anglaise

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http://www.voyage.youvox.fr/Celebration-de-l-amitié-franco,7030.html 

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www.frequenceprotestante.com

Programme du 14/11/2011

12.00 Flash info

Claude Boulanger avec Jean CAILLET, mécanicien sur bombardier lourd Halifax, une représentante de l'association "Groupes Lourds", et Ian REED, Directeur du Musée de l'Air d'York (www.yorkshireairmuseum.co.uk) et Catherine PARISOT, envoyé spéciale de Fréquence Protestante à York

12.05 Midi-Magazine

Pilotes et mécanos des escadrilles franco-anglaise d'York il y a 70 ans

http://www.frequenceprotestante.com/index.php?id=47&user_radio_pi1[program]=28973

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www.air-touteunearmee.fr

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magazine@air-actualites.com

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Une petite erreur, les Groupes Lourds opéraient sur HALIFAX.

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www.rafatrad.co.uk

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Le Fana de L'Aviation  N° 505 Décembre 2011

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JAN BLOG

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Jan LEEMING

http://www.jan-leeming.com/blog/477-york-minster-memorial-to-the-groupes-lourds-french-bomber-squadrons-in-ww2

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01 décembre 2010

DEPARTS ET RETOURS PAR LE SOUS-LIEUTENANT PLUNKETT

DEPARTS ET RETOUR

Impressions recueillies par section Officer PLUNKETT

l'unique femme-officier vivant sur

la station S/O PLUNKETT

est française et vint volontairement

en Angleterre en décembre 1941

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Sous-lieutenant PLUNKETT, officier adjoint de renseignement - Notre seule "fille de l'air"

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Il fait froid, le vent souffle toujours sur cette vallée du Yorkshire où deux squadrons de bombardiers lourds français sont basés sur une station de la Royal Air Force, unique camp commandé par un officier étranger, et cet officier est un colonel français.

Je viens de les voir partir encore une fois. Du haut de la tour vigie je leur fait signe de la main, cela veut dire (mais ils ne le savent pas)" bonne chance hommes de ma France, guerriers exilés, je suis fière de vous que le bon dieu vous ramène sains et saufs jusqu'au bout". Le bombardier, le mitrailleur supérieur et le mitrailleur arrière me disent "au revoir" de la main - les autres, le pilote, le mécanicien, le radio et le navigateur sont invisibles pour moi. Il est 9 heures du soir et déjà presque nuit. Je sais que la mission de ce soir a pour but un objectif éloigné et qu'elle sera dure pour avoir tout le long du jour entendu et répété les instructions pour le bombardement. J'imagine la route dans les nuages, la traversée de la côte anglaise, le survol au-dessus de la mer, long et interminable, puis l'entrée en pays ennemi, tout le temps l'être entier en éveil. La mission est en marche depuis le matin, à 6 heures du soir eut lieu le dernier "briefing" trente tables alignées autour desquelles chaque équipage se trouvait rassemblé. Je les connais tous : ce pilote carré, solide, au regard moqueur, qui semble infatigable, a toujours le mot drôle et juste, cet autre très grand, très mince, le parfait gentilhomme même aux moments les plus difficiles (il sacrifia sa vie pour sauver son équipage un soir clair de printemps). Puis cet autre qui pilote un avion depuis vingt ans les cheveux gris en brosse, les traits énergiques, il semble vouloir conquérir le monde et là-bas cet autre qui paraît si jeune, et plus loin le guerrier à l'oeil bleu perçant qui parfois devient noir.

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Avant la mission, les équipages sont attentifs au "briefing" et les visages sont tendus

Avant de partir ils sont toujours gais, toujours pleins d'entrain et me taquinent gentiment quand je passe le long des tables pour voir si tout est en ordre, et quoique je souris et leur recommande de bien vider leurs poches, de ne pas oublier ceci ou cela, une angoisse terrible m'étreint toujours le coeur car depuis quatre années que je sers dans les forces aériennes de la Royal Air Force, j'ai assisté ainsi à des centaines de départs et je sais que tôt ou tard il y en a qui ne reviendrons pas ; on ne sait jamais lequel de ces équipages fera le sacrifice suprême ce soir-là ; et il faut demeurer imperturbable, il faut être calme, tranquille, sourire, travailler et leur donner confiance.

Quand le "briefing" est terminé, ils sortent tous rapidement. Ils vont prendre leur repas et partir aux avions. Chaque équipage a son geste ou son mot spécial, celui dont le Commandant d'avion me fait toujours le geste de "bonne chance" pouce en l'air, et je lui réponds de même, puis celui qui grogne toujours à cause du mauvais temps, ce grand bombardier qui aimerait aller lâcher ses bombes sur Berlin, et l'autre toujours aimable, le bombardier jeune aux cheveux gris, puis le poète aux yeux rêveurs qui part et oublie ses rêveries pour faire de la navigation.

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Le tri des papiers personnel à mettre dans les sacs: l'un blanc (à conserver) l'autre rouge (à détruire)

Le dernier avion vient de décoller, ils sont passés de toute leur gloire en un magnifique cortège et pris le ciel un à la minute. Chacun fait un grand cercle là-bas vers l'ouest, puis revient vers l'est et à l'heure données tous prennent le cap Sud-Est et les heures passeront... longues... interminables.

Il fut un temps où je pouvais aller dormir pendant l'attente, mais je me suis rendu compte que pour pouvoir tenir il faut dormir et le temps passe plus vite si l'on dort, mais en général à l'heure "H" (heure de bombardement) je me retrouve regardant la pendule et disant "ils arrivent... ils passent... ils sont passés..." Il faut donc mettre le réveil pour 3 h 30 car le premier doit être sur la base à 4 heures.

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4 heures moins 4. Le Commandant est déjà là - il arrive le premier quoiqu'il fasse marcher sa bicyclette avec une seule jambe. Chez nous à l'intelligence tout est activé. Dans le couloir qui conduit à la grande salle sont alignés les grands sacs en toile contenant les portefeuilles, lettres, effets personnels. Le Révérend Père Meurisse arrive sur sa petite moto et prépare le verre de rhum destiné à chacun, la camionnette avec le bidon de thé et les gâteaux arrive du mess. Dans la grande salle les tables ont été enlevées du centre et sont à présent installées le long du mur pour chaque officier spécialiste. Il fait froid dans la salle, le poêle tout au bout n'a jamais pu dégager assez de chaleur pour chauffer à plus de deux mètres de distance. Les cigarettes aussi sont prêtes (petits geste qu'ils aiment au moment de l'interrogatoire).

4 heures. Le ronronnement connu se fait entendre juste à l'heure. Le téléphone commence à tinter. "F" pour Freddie est au-dessus de la base. Sur le tableau nous commençons à marquer les lettres et les heures. Dehors dans le hall. Il y a aussi un tableau et à mesure que les équipages arrivent ils doivent inscrire la lettre  de leur avion et à côté le nom du Commandant d'avion et ainsi dans cet ordre ils sont appelés dans la salle d'interrogation. Nous savons qu'ils sont extrêmement fatigués, mais il faut que les rapports soient préparés à peine les équipages rentrés.

Les avions continuent à se poser. Nous sortons sur le pas de la porte pour voir toutes ces étoiles rouges, vertes, qui tournent au-dessus de nos têtes. La nuit n'est pas trop claire . Les projecteurs allongent leurs reflets immenses et indiquent la route à suivre. Nous rentrons . Le téléphone continue à tinter. Le temps passe... puis des pas lourds (les bottes de vol les rendent ainsi)  et précipités se font entendre. Les premiers arrivent. Le mitrailleur arrière prend la craie et inscrit le nom de son commandant d'avion puis se dirige vers la petite cuisine où le Padre distribue le rhum. Bientôt il y a foule dans le vestibule et le couloir, il y a partout des parachutes, des harnais, des casques, des bouteilles thermos - tout le monde parle... puis s'arrête un instant quand le Colonel et l'Air Commodore de la Base arrivent. Ils prennent amicalement le Commandant du "C" Charlie par le bras et parlent du résultat obtenu. Le bombardement a été bien réussi et d'avoir pris part à cette bataille du monde les comble de joie.

Il y a grand bruit, l'oxygène grise un peu tout le monde et la fatigue est pour l'instant oubliée. Puis l'inévitable question: "Est-ce que tout le monde est rentré?" ils attendent tard généralement pour le demander car il faut donner le temps aux trente avions de rentrer. Ils voient sur le tableau les noms inscrits.

C'est mon tour d'interroger. Je crie à tue-tête pour me faire entendre au-dessus du brouhaha général "J" JIG. "Ici". Nous sommes tous ici répondent-ils. Le pilote est un vétérans, toujours frais et dispos et en allant vers la table il me demande à l'oreille: "Est-ce qu'il y a du nouveau pour demain?" et je crois  répondre: "Vraiment je n'en sais rien encore, allez vous reposer". Ils sont là les sept. Les sept qui forment ces équipages de bombardier lourds de nuit (les Hiboux) qui ont tellement aidé à toutes les batailles (50.000 de tués dans le Bomber Command sur un total de 110.000).

Un à un ils donnent leurs impressions - et je note les heures, les caps, les altitudes, les bombes larguées, la température, le temps au-dessus de l'objectif, etc., etc... A la même heure dans d'autres camps, par toute l'Angleterre, d'autres officiers dans des salles similaires prennent les mêmes notes et d'ici quelques heures l'Etat-Major (Bomber Command) aura reçu en forme précise le résultat de l'attaque.

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Au debriefing avec Ginette

Ce qui m'a toujours frappé au moment des retours c'est leur extrême sincérité, tous semblent revenir de très loin et semblent si heureux d'être là les deux pieds à nouveau sur la terre ferme. Je voudrais pouvoir expliquer le courage et la volonté qu'ils ont tous eus pour pouvoir effectuer cette longue série de bombardements de nuit qui s'appellent "un tour d'opérations" et les mots me manquent, la durée du tour varie selon les nécessités de la guerre,parfois il est à 15, 20, 30 et à un moment il était à 40 missions. Quand on a vu revenir un équipage 10, 20, 30 fois il fait partie intégrale de votre existence de guerre sur la Base éloignée où rien n'existe que le travail à accomplir. Puis à mesure que les "anciens" finissent, ou, hélas, ne reviennent pas, on voit les jeunes qui commencent et l'expérience gagnée avec les autres sert à acheminer ceux-là.

Au bout de quelques mois de cette vie où l'on n'est jamais bien sûr d'une nuit de sommeil, les visages se creusent et les yeux deviennent un peu fiévreux et fatigués. Mais chaque retour est empreint du même enthousiasme, chaque retour est un triomphe, non seulement sur l'ennemi, mais sur soi-même et sur l'inconnu.

Le froid semble avoir augmenté. Les premières lumières du jour commencent à percer. Le premier équipage vient de partir vers le mess lointain où ils prennent le petit déjeuner et " l'oeuf opérationnel" (les équipages en opération de la R.A.F. ont droit à un oeuf, cette chose si rare en Angleterre pendant toute la guerre, après chaque retour). Dans les bureaux de l'Intelligence, les machines à écrire trépignent, les rapports doivent être tapés rapidement. La baraque immense au toit de tôle résonne encore des récits des uns et des autres. Selon les équipages la terre allemande ce soir était transformée en une fête du 14 juillet. Des milliers de fusées rouges, vertes ou blanches étoilaient le sol et en l'air il y avait des arbres de Noël tout illuminés en suspension et de grosses boules oranges se balançaient dans le ciel - boules dangereuses et qu'il valait mieux ne pas rencontrer de trop près. Spectacle magnifique si le danger ne guettait à tout instant. Mais le danger est oublié. Ils pensent surtout aux camarades et à tous ceux des autres Bases qui forment partie de la grande famille des bombardiers de nuit. Ce soir tous les nôtres sont bien rentrés et quand tout le monde est bien rentré il règne une double joie sur toute la Base.

Il est sept heures du matin. Je pédale le long de la route silencieuse maintenant. Le monde semble beau sous les premières lueurs du jour, le ciel est rose et bleu, tout est paisible. Ils dorment d'un sommeil lourds. Je vais prendre mon "breakfast" au mess des sous-officiers où nous causerons un moment avec le Commandant de la mission accomplie - puis j'irai dormir quelques heures. Eux aussi dorment maintenant mais ce soir ile repartiront encore et ainsi jusqu'à la victoire.

Lieutenant PLUNKETT

(source: L'OPS N°3 AOUT 1947)

(source: LES FOUDRES DU CIEL du Général NOIROT)

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" MISS PANCAKE "

"Pancake" signifie "Tout gâteau"; ce mot était le dernier de la procédure radio d'atterrissage.

Lorsqu'un "Halifax" se présentait, roulette de queue et train avant sortis, à l'entrée du "funnel" ou entonnoir de lumière qui devait l'amener à la piste, l'autorisation d'atterrir lui était donnée par ce mot symbolique : "Pancake"...

Ce même mot était devenu le surnom de la seule femme de la Base d'Elvington : le sous-lieutenant Plunkett, une Française mariée à un Anglais; ce choix était dû à une certaine ressemblance phonétique entre les deux mots : "pancake" et "Plunkett"; enfin, "miss" est tellement plus facile à dire que "mistres"! Le surnom était, en outre, le symbole de la gentillesse, de la générosité, de l'activité inlassable et du dévouement de celle qui l'avait reçu.

Le Commandement Français avait rejeté la présence de "W.A.A.F.'s" dans le camp; la mixité n'était pas encore entrée dans nos moeurs... Et c'étaient des soldats de 2e classe qui assumaient, à Elvington, les menus, mais indispensables services de la vie des Groupes.

Mrs Plunkett ne servait pas sous l'uniforme français; elle était officier de la W.A.A.F ( Force Féminine Auxiliaire de l'Air), détachée auprès du commandant de Font-Reaulx. Ce dernier, qui avait perdu une jambe en 1914-1918, était un homme courageux, qui avait voulu servir encore; très droit, très estimé, il assurait les fonctions "essentielles" de Chef de l'Intelligence Service ou Bureau des Renseignements, dont le rôle était de préparer les équipages à leur tâche au cours du "briefing" général et de les interroger au retour sur le déroulement de la mission.

Mrs Plunkett était pour lui une auxiliaire précieuse; et pour ceux qui allaient s'envoler un sourire encourageant, avec un mot gentil pour chacun.

Elle était de tous les départs et de tous les retours; si triste quand il y avait des absents ! Mêlée à notre vie de chaque jour, elle vivait nos craintes et nos joies, nos dangers et nos réussites. Même si quelques-uns la taquinaient parfois, c'était par sympathie; et tous l'aimaient comme la marraine et la fée des Groupes.

Elle a su exprimer ses impressions et ses sentiments avec beaucoup de précision et infiniment de délicatesse, dans "L'Ops" n°3, bulletin d'information des Anciens des Groupes Lourds. Qu'il me soit permis de citer les lignes les plus émouvantes de cette "confession"...

" Je viens de les voir partir encore une fois. Du haut de la tour vigie, je leur ai fait signe de la main; cela veut dire (mais ils ne le savent pas) : bonne chance, hommes de ma France, guerriers exilés; je suis fière de vous; que le Bon Dieu vous ramène sains et saufs jusqu'au bout...

" Le bombardier, le mitrailleur supérieur et le mitrailleur arrière me disent "au revoir" de la main; les autres, le pilote, le mécanicien, le radio et le navigateur sont invisibles pour moi. Il est 19 heures et déjà presque nuit. Pour avoir, tout le long du jour, entendu et répété les instructions, je sais que la mission de ce soir a pour but un objectif éloigné et qu'elle sera dure...

" J'imagine la route dans les nuages, la traversée de la côte anglaise, le survol de la mer, long et interminable, puis l'entrée en pays ennemi, tout le temps l'être en éveil...

"... Avant de partir, ils sont toujours gais, toujours pleins d'entrain; (affirmation qui contredit étrangement les "observations" de J Roy !) et ils me taquinent gentiment quand je passe le long des tables, pour voir si tout est en ordre; et quoique je sourie en leur recommandant de bien vider leurs poches, de ne pas oublier ceci ou cela, une angoisse terrible m'étreint toujours le coeur, car je sais que, tôt ou tard, il y en a qui ne reviendrons pas; on ne sait jamais lequel de ces équipages fera le sacrifice suprême ce soir-là; et il faut demeurer imperturbable; il faut être calme, tranquille, sourire, travailler et leur donner confiance...

"... Le dernier avion vient de décoller; ils sont passés de toute leur gloire en un magnifique cortège et ont pris le ciel, à la minute. Chacun fait un grand cercle, là-bas, puis revient pour prendre le cap vers l'Est; et les heures passent, longues, interminables...

"... 4 heures. les premiers arrivent... Un à un, ils donnent leurs impressions...

"... Ce qui m'a toujours frappée, au moment des retours, c'est leur extrême sincérité; tous semblent revenir de très loin et paraissent si heureux d'être d'être là, les deux pieds à nouveau sur la terre ferme. Je voudrais pouvoir expliquer le courage et la volonté qu'ils ont tous eux, pour pouvoir effectuer cette longue série de bombardements de nuit qui s'appelle "un tour d'opération", mais les mots me manquent...

"... Chaque retour est empreint du même enthousiasme, chaque retour est un triomphe, non seulement sur l'ennemi, mais sur soi-même et sur l'inconnu...

"... Le danger est oublié... Tous les nôtres sont bien rentrés ce soir; et, quand tout le monde est bien rentré, il règne une double joie sur toute la Base...

Une page que les acteurs de nos tragiques ballets du feu ne sauraient relire sans attendrissement... Inoubliable " Miss Pancake " ! Ineffable souvenir que celui de cette unique présence féminine, qui savait nous comprendre et qui vivait jusqu'au plus intime de sa sensibilité notre dangereuse existence de guerre !...

(source: FEU DU CIEL FEU VENGEUR. Auteur: Pierre-Celestin DELRIEU)

 

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16 novembre 2010

ELVINGTON "REMEMBRANCE SUNDAY"

ELVINGTON

REMEMBRANCE SUNDAY

Dimanche 14 Novembre 2010

Déplacement au Yorkshire Air Museum Mémorial des Forces Aériennes Alliées pour le Remembrance Sunday le Dimanche 14 Novembre 2010 à la stèle des Groupes Lourds dans le village d'Elvington ainsi qu'un service religieux dans la Chapelle du YAM et dépôt de gerbes au Mur du Souvenir.

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Le souvenir des anciens combattants français et anglais, et les représentants des Forces Aériennes Françaises au mémorial d'Elvington.

Ian REED, André HAUTOT, Lucien MALLIA, Paul BOGAERT.

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( Yorkshire Air Museum)

Des milliers de personnes ont rendu hommage au cours du Dimanche de la commémoration à ceux qui sont tombés par devoir. Des anciens combattants, des militaires des deux sexes en service ont défilé dans le centre de York jusqu'au mémorial tandis que des foules se rassemblaient afin de se souvenir des victimes de la guerre.

Une salve du 5ème régiment de l'artillerie royale à 11h a signalé le début de deux minutes de silence suivi d'un dépôt de gerbes au mémorial de leeman road par des représentants des trois armes, des anciens combattante, de la croix rouge et des édiles locaux. La clique des cuirassiers de Catterick a joué pendant la procession sous un beau soleil d'automne et jusqu'à la mairie où le maire et d'autres personnalités attendaient.

D'autres cérémonies du même genre se sont déroulées au même moment dans tout le comté dont Poklington et Elvington deux squadrons des FAFL étaient stationnés. Des anciens comme André Hautot et Lucien Mallia étaient présents au milieu des autorités de la RAF. Même type de cérémonie à Ryedale, par contre le député local Bayley n'était pas présent: il assistait à des cérémonies identiques en Pologne en tant que représentant du gouvernement britannique.

(traduction: Régis JOUHAUD)

www.yorkshireairmuseum.co.uk

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04 novembre 2010

EXTRAIT DE PRESSE BRITANNIQUE D'HAUJOURD'HUI

EXTRAIT DE PRESSE BRITANNIQUE

DU 04.NOVEMBRE 2010

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En bas à gauche avec son vélo le mécanicien au sol Roger POURTEAU.

 

Extrait de la presse Britannique d'haujourd'hui, relations avec l'entente récente signée à Londres le mardi 2 novembre 2010 entre le Président SARKOZY et le Premier Ministre Britannique, ainsi que le 66e anniversaire du raid sur BOCHUM (04.11.44) dans laquelle 5 avions Halifax du Squadron 347 "Guyenne" ont été perdus.

Nous ne les oublierons pas.

FRENCH CONNECTION

Cette semaine le traité de défense historique entre l'Angleterre et la France renoue avec les souvenirs d'une ancienne " entente cordiale " dans le Nord du Yorkshire.

Cette semaine un nouvel accord historique de défense Anglo-Français a suscité de vieux souvenirs au Yorkshire Air Muséum, près de York.

Une journée après que le Premier ministre David Cameron et le président Nicolas Sarkozy ont signé un accord pour partager les ressources militaires, le musée de la base d'Elvington a remonter dans le temps pour se souvenir d'une alliance d'antan, lorsque les nations se sont rassemblés contre un ennemi commun.

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La reine à été invitée à dévoiler un Mémorial à la Cathédrale de York pour honorer les pilotes français qui sont morts d'une air-base de York (Elvington) pendant la deuxième Guerre Mondiale.

Le Mémorial qui sera dévoilé le 20 octobre de l'année prochaine, se souviendra des pilotes français qui sont morts pendant leurs missions de guerre, basés à Elvington près de York, une invitation a aussi été envoyée au Président Français Nicolas SARKOZY, pour assister à l'évènement, sont attendu environ 1.000 personnes en incluant les fonctionnaires d'autres nations alliées.

Le directeur qui coordonne l'évènement a dit que cette cérémonie considérable sera probablement assistée par les chefs d'état comme un témoignage à la bravoure et au sacrifice des personnels navigants français du Bomber Command.

Il y avait plus de 2.000 aviateurs français stationnés à Elvington de 1944 à 1945, et ils ont eu une énorme contribution à la guerre quand il le fallait lorsque la Grande-Bretagne était menacée. Certaines de leurs premières missions étaient de bombarder leur propre pays dans la préparation du débarquement du jour - J - avec leur implication quasi-quotidienne dans les missions mortelles sur la Ruhr et à Berlin.

Comme indiqué dans la presse, hier, qui a marqué le 66e anniversaire de l'attaque angles-française sur l'Allemagne pendant la seconde guerre mondiale, cinq Halifax et 35 aviateurs français stationnées à Elvington, ont été perdus se battant aux côtés de la R.A.F. dans le Raid sur BOCHUM.

(Ian REED Directeur du YORSHIRE AIR MUSEUM)

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20 septembre 2010

CEREMONIE DU 70ème ANNIVERSAIRE DE LA BATAILLE D'ANGLETERRE

CEREMONIE DU 70ème ANNIVERSAIRE

DE LA BATAILLE D'ANGLETERRE

LE 5 SEPTEMBRE 2010

A ELVINGTON

AU YORKSHIRE AIR MUSEUM

DES FORCES ALLIEES.

2000 personnes étaient présent pour assister à la manifestation, dont 450 pour le défilé, et 450 vétérans.

L'Air Chief Marshal Stephen Dalton y représentait la R.A.F. avec Lord Lieutenant de L'Est Yorkshire représentant Sa Majesté la Reine, le Lord Maire et le Sheriff de York ainsi que Monsieur Paul BOGAERT Président de l'Association des Groupes Lourds et Monsieur Jean-Michel GRAVAUD et ses parents.

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(collection: Ian REED)

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Ian REED Directeur du YORSHIRE AIR MUSEUM.

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Mr Pierre GRAVAUD, Ian REED, Mme Ginette GRAVAUD.

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Mme Ginette GRAVAUD, Mr Pierre GRAVAUD.

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Jean-Michel GRAVAUD, Mr Pierre GRAVAUD.

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Vidéo réalisée par Jean-Michel GRAVAUD

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Mr Pierre GRAVAUD et Mme Ginette Gravaud, Ian Reed, Air Chief Marshal Stephen Dalton, Mr Paul Bogaert.

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Vidéo réalisée par Jean-Michel GRAVAUD

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(collection:Jean-Michel GRAVAUD)

 

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26 mai 2010

VISITE DE LA BASE D'ELVINGTON 22/23 Mai 2010

ELVINGTON

22/23 mai 2010

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Avant notre départ vers la Grande-Bretagne la visite incontournable, de la stèle du réseau Shelburne qui sauva 138 aviateurs.

Une "anecdote", les nuits d'embarquement, ces aviateurs transitent par la "Maison Alphonse". Une canonnière anglaise rapide, souvent commandée par le Capitaine BIRKIN (père de la chanteuse Jane) vient les récuperer.

Voici le lien de RADIO CANADA avec une vidéo reportage de 30 mns sur le réseau SHELBOURNE.

http://archives.radio-canada.ca/guerres_conflits/securite_nationale/clips/10086/

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20 mai 2010

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20 mai 2010

Ducastelle Philippe

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Jean-Michel GRAVAUD

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Voici le lien sur le réseau Shelburne

http://almrd22.fr/Shelburne-sauve-138-aviateurs

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Monument aux morts de la commune de PLOURHAN.

MEMORIAL du B17 Lady Godiva.

Voici le lien concernant le B17 Lady Godiva recherche effectuée par monsieur Jean-Michel MARTIN.

http://www.archeosousmarine.net/lady_godiva.html

 

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20 mai 2010, Gilles MARTIN, DUCAPHIL.

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20 mai 2010

http://www.absa39-45.asso.fr/accueil_bretagne.html

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VOICI LE LIEN VERS LE 77 SQUADRON

BASE A ELVINGTON

AVANT LES SQUADRONS 346 ET 347

http://www.wartimememories.co.uk/airfields/elvington.html

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www.yorkshireairmuseum.co.uk

Voici quelques photos souvenir de notre voyage en Grande-Bretagne pour la visite de la Base d'Elvington avec quelques découvertes passionnantes.

Les Groupes Lourds Français

Guyenne et Tunisie

Squadrons 346 et 347

Une des spécificités de la base de la Royal Air Force d'Elvington est qu'elle fut la seule base entièrement affectée à des bombardiers français pendant les deux dernières années de la deuxième Guerre Mondiale.

 

 

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DUCAPHIL, Jean-Michel GRAVAUD.

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Visite du cimetière d'Harrogate, Philippe DUCASTELLE.

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21 mai 2010

La cathédrale d'York (The Minster)

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21 mai 2010

DUCAPHIL

L'horloge astronomique et le registre des morts

du GROUP 4

du Bomber Command.

L'horloge astronomique, sise dans le transept nord de la cathédrale d'York (1955), commémore les sacrifices des aviateurs de la Royal Air Force, du Commonwealth et des alliés qui opérèrent à partir des bases du Yorkshire, Durham, et Nortumberland durant la Seconde Guerre mondiale.

Le livre du souvenir et de l'honneur renferme les noms des 18 000 officiers, sous-officiers et aviateurs. Ils ont servi dans le bombardement, la chasse et la surveillance côtière. La plupart d'entre eux appartiennent à la Royal Air Force elle-même, mais 3 537 noms appartenaient à la Royal Canadian Air Force dont le nombre était suffisamment important pour constituer un groupe autonome, le célèbre "Group 6".

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21 mai 2010

Dans cette liste, figurent les noms des Australiens, Africains du sud, Néo-Zélandais. Le livre commémore aussi le sacrifice de nos alliés du continent, Belges, Hollandais, Français, Norvégiens, Tchécoslovaques et Polonais, stationnés dans cette région et qui sont tombés au cours de la guerre. Une fois par trimestre, une page est tournée, lors d'une cérémonie.

Le livre d'honneur est la pièce majeure du monument. L'horloge astronomique rappelle la précision avec laquelle les aviateurs trouvaient leur chemin dans le ciel. Au moment de la construction des cathédrales du moyen âge, de telles horloges existaient dans toutes les cathédrales. Hélas! il n'en existe plus actuellement que très peu

Le texte de l'inscription au-dessus du livre d'or parle de lui-même:

"Ils sont partis sans peur à travers les airs et l'espace,

Les étoiles du firmament rappellent leurs éclatants exploits".

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22 mai 2010

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Vue aérienne de la Base d'Elvington

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Entrée, administration du musée et poste de premier secours.

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22 mai 2010

DUCAPHIL

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22 mai 2010

Jean-Michel GRAVAUD

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22 mai 2010

Un acceuil chaleureux de la part du directeur du Musée monsieur Ian REED qui ne s'attendait pas a notre visite.

Mr Ken BERRIS Mme Margaret BIRD, Mr Ian REED directeur du YORKSHIRE AIR MUSEUM

www.yorkshireairmuseum.co.uk

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22 mai 2010

A gauche la boutique du musée, à droite le batiment principal, il date de la Seconde Guerre mondiale et abrite maintenant de nombreuses collections montrant l'histoire de l'aviation de ses débuts au tournant XXe siècle jusqu'au Concorde. Il abrite également l'histoire de la R.A.F. et des expositions temporaires.

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22 mai 2010

Le bâtiment principal

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A gauche la tour de contrôle, Rénovée entièrement, la Tour de contrôle a retrouvé son aspect des années 40.

Mess des officiers Français. Entre juin 1944 et octobre 1945, deux escadrons de bombardiers Français furent basés à Elvington: le 346 "Guyenne" et le 347 "Tunisie". Le Mess des officiers Français est beaucoup plus petit qu'à l'origine, mais la plupart des meubles et objets décoratifs sont d'époque. Les deux tableaux sur le mur du fond ont été peint par un officier Français basé à Elvington pendant la guerre.

A sa droite le restaurant du musée, a l'entrée du restaurant sont détaillés les actes de tous les pilotes de bombardiers récompensés durant la Seconde Guerre Mondiale.

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La boutique du musée.

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22 mai 2010

La salle de conférence

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Hangard commémoratif des forces Canadiennes.

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22 mai 2010

Jean-Michel GRAVAUD

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Collection Barnes Wallis.

Sir Barnes Wallis, chercheur et ingénieur britannique, conçut le modèle de bombardier (Lancaster) et de bombe extra_lourde (appelé bombe anti-barrage ou bombe craque-bunkers) qui permirent à l'Angleterre de faire sauter les barrages de la Môhne et de l'Eder dans la Ruhr en mai 1943. Il est aussi le concepteur du dirigeable R-100.

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Mess des officiers Français.

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Quartiers.

C'est une reproduction en petit d'un dortoir typique. Un des lits est prêt pour l'inspection, les autres ressemblent à ce qu'ils devaient être pendant les périodes de repos. Tous les équipements sont d'époque. Pendant la guerre, la plupart des soldats n'avaient pas de draps, ce luxe était réservé aux officiers et aux navigants. Le poêle au centre de la pièce était la seule source de chaleur.

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Mitrailleur aériens.

Probablement la seule exposition au monde dédié aux 20 000 mitrailleurs aériens qui perdirent leur vie durant la Seconde Guerre Mondiale. La tâche du mitrailleur était difficile et dangeureuse, son espérance de vie très courte (2 semaine pour un mitrailleur arrière sur un bombardier). Vous pouvez voir ici les tours armées dans lesquelles montaient ces hommes d'exception.

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Philippe DUCASTELLE.

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Jean-Michel GRAVAUD.

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22 mai 2010

Collection d'uniformes

Vous pouvez voir ici des uniformes complet (avec médailles et grades) de la Royal Air Force (RAF) de la Women's Auxiliary Air Force (WAAF) et de la Women's Royal Air Force (WRAF) ainsi qu'un uniforme d'officier de l'air Français.

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DUCAPHIL, Jean-Michel GRAVAUD.

Je remercie monsieur Andy Kardasz pour nous avoir pris en photo devant la tour de contrôle, merci pour sa gentillesse, une photo qui me fait grand plaisir pour la raison suivante, mon père avait été pris avec ses camarades devant la tour de contrôle pour la cérémonie d'adieu le 20 octobre 1945.

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Cérémonie d'adieu des Groupes Lourds Français Guyenne et Tunisie le 20 octobre 1945

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Jean-Michel GRAVAUD, Mr Andy Kardasz.

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L'intérieur de la tour de contrôle.

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Coucher de soleil sur la Base d'Elvington

(collection: Ian REED)

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Jean-Michel GRAVAUD, DUCAPHIL.

http://oldairfields.fotopic.net/c278334.html

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Notre guide Mr Maurice PATTISON pour la visite du HALIFAX.

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Mr Maurice PATTISON

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Mitrailleur-arrière

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Le Pilote

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Le Radio

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Jean-Michel GRAVAUD

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Mécanicien

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Bombardier

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Maurice PATTISON, DUCAPHIL

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22 mai 2010

La fin de notre superbe visite du HALIFAX avec Mr Maurice PATTISON

Jean-Michel GRAVAUD, Maurice PATTISON, DUCAPHIL.

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Jean-Michel GRAVAUD

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HP.80 Victor, Handley Page Ltd, Bombardier nucléaire tactique.

Ian REED le Directeur du Musée.

www.yorkshireairmuseum.co.uk

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Mr Peter WILLIAMS, Jean-Michel GRAVAUD.

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Le Mosquito HJ711 en cours de restauration depuis 1969 par Mr Tony Agar

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Jean-Michel GRAVAUD, Ian REED, Directeur du Musée, Tony AGAR.

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Jean-Michel GRAVAUD, Tony Agar.

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http://www.mossie.org/Mosquito.html

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DUCAPHIL, Mr Ian REED.

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Mr Ian REED, Jean-Michel GRAVAUD.

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Jean-Michel GRAVAUD, DUCAPHIL.

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La chapelle de la Base.

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DUCAPHIL

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Le 28 septembre 1957

 

Inauguration de la stèle d'Elvington

La stèle d'Elvington témoigne à la fois du sacrifice de nos morts et l'amitié qui nous unit au peuple britannique. Elle est l'expression même de notre souvenir. Pourtant, comme le raconte le colonel DELRIEU dans son ouvrage Feu du ciel, feu vengeur cette stèle fut l'aboutissement d'un long cheminement:

On en parlait déjà, le 11 février 1947, à la réunion du Comité provisoire de l'Amicale!... Il faudra attendre plus de dix ans la réalisation et l'inauguration de cette stèle commémorative. Quelle patience ! Quelle persévérance il aura fallu aux membres du bureau pour faire bouger l'administration britannique ! de guerre lasse, le général VENOT suggère même de renoncer; c'est alors que le colonel PUGET , nouvel attaché de l'Air à Londres, reprend le dossier en 1955. Son action est efficace, puisque la stèle est inaugurée le 28 septembre 1957... Enfin ! mais que de papiers !...

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Nous nous sommes retrouvés quelques-uns, de l'active et de la réserve, à cette cérémonie, autour des généraux BAILLY, VENOT, PUGET, et des autorités britanniques, dont notre ami de toujours, l'Air Commodore WALKER. Cérémonie militaire, simple et émouvante; brève aussi, trop brève ! comme souvent. Mais les deux avions mis à notre disposition sont pressés; le nôtre doit rentrer à Paris-Le Bourget dans la journée.

La stèle, dévoilée, symbolise une aile. Sur un socle de granit, un bloc en forme de tronc de pyramine à gauche; accolée à ce bloc, une pierre quadrangulaire, plus vaste, plus mince et à peine plus basse, à travers laquelle se découpe la silhouette du HALIFAX, ainsi immortalisée; au-dessous de ce vide, sculptés dans la masse, les deux mots "Groupes Lourds", en demi-cercle et en lettres capitales. Le bloc de gauche porte lui, une plaque de bronze, sur laquelle est gravée, en français et en anglais, l'inscription suivante:

" Ici stationna en 1944 et 1945 le groupement de bombardement n°1, comprenant les groupes français "Guyenne et Tunisie" (squadrons 346 et 347 de la RAF). Ce monument rapelle leurs combats et le sacrifice de leurs morts."

Le but était atteint: implantation d'une stèle sur un carré de terre française, en bordure de la route d'York au village d'Elvington, à quelques dizaines de mètres de l'entrée de la base. Un maillon incassable à la chaîne de l'amitié franco-britannique.

(source: NUITS DE FEU SUR L'ALLEMAGNE Auteur: Louis BOURGAIN)

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Jean-Michel GRAVAUD, DUCAPHIL.

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Le terrain d'Elvington à l'époque de la station occupée par les Français, photo prise en septembre 1944.

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23 mai 2010

La découverte des dispersals, vue aérienne.

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Bâtiments des Groupes Lourds à Elvington

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Les bâtiments où logeaient les Groupes Lourds 65 après, envahis part la végétation.

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La découverte de l'intérieur du bâtiment où étaient hébergés les aviateurs des Groupes Lourds, "une belle surprise."

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DUCASTELLE Philippe, Sandrine étudiante Française en stage au Musée d'Elvington, Mr Ian REED Directeur du Musée.

museum@yorkshireairmuseum.co.uk

www.yorkshireairmuseum.co.uk

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23 mai 2010

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28 mai 2009

LA VIE AUX GROUPES LOURDS

LA VIE AUX GROUPES LOURDS

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Les très belles fresques murales peintes par le capitaine GALLOIS.

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Capitaine GALLOIS

La libération de Paris fut l'occasion d'une grande fête à ELVINGTON. Pour dire vrai, la soirée avait été fixée longtemps à l'avance pour la fin août et, entre deux missions, les spécialistes préparaient les décors.

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Mais au fur et à mesure que les Alliés avançaient en France et approchaient de Paris, la fièvre générale bouleversa tous les plans et permit de faire mieux, de voir plus grand afin que la fête des lourds soit aussi la fête de la libération.

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Tout en poursuivant leurs opérations ou en préparent les missions, les équipages et le personnel à terre vinrent en aide à ceux qui avaient été spécialement chargés de préparer la Iére soirée réception des bombardiers Français en Grande-Bretagne.

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Après plusieurs nuits de travail le grand jour arriva et tous vinrent contempler leur oeuvre et imaginer les réactions des invités. Mais la guerre a des exigences. Quelques heures avant le début de la fête une mission inattendue vint tout annuler et la réception fut reportée, sans beaucoup de chance, au lendemain.

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C'est un bon souvenir maintenant, mais le 27 août beaucoup furent désappointés. L'ensemble du mess avait été décoré. Il fallait symboliser la France. Paris, l'Empire d'où venaient les groupes lourds, et l'Aviation.

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Une salle fut transformée en un jardin à la française, avec fontaine lumineuse, buis taillés, bosquets, etc... Le buffet rappelait l'Afrique du Nord par des fresques de Meknes et de Marrakech, le réfectoire devint la Place du Tertre  avec la devanture de la Mère Catherine et une vue sur Paris la nuit, le bar enfin, fut un bar d'escadrille de la guerre 14-18.

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Au mess des sous-officiers, un effort analogue avait été accomplie les salles de jeu et de lecture furent très heureusement décorées et installées. C'est dans ce cadre que les équipages et les spécialistes poursuivirent jusqu'à la paix leur dure travail. Une fois les missions le personnel disposant d'un peu plus de loisirs continua d'améliorer les mess et d'organiser des soirées qui eurent beaucoup de succès. Ceux d'ELVINGTON n'ont pas manqué de prouver ce que pouvaient l'ingéniosité et le goût français.

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Bien qu'elle ait été reportée au dernier moment et que beaucoup d'invités venus de Londres durent repartir sans y assister, la fête restera un évènement mémorable et si le règlement de la R.A.F. n'avait pas imposé qu'elle cesse à minuit on aurait, cette nuit là, dansé jusqu'à l'aube à ELVINGTON. A l'occasion de la nouvelle année, une autre "party" permit de continuer la décoration permanente du mess qui avait été commencée pour la fête de la Libération de Paris. Une carte lumineuse en relief et un décor mural représentant le Sud de l'Angleterre devaient compléter la décoration du bar et des panneaux figurant Paris la nuit, celle du réfectoire.

 

(source: BULLETIN DES FORCES AERIENNES FRANCAISES EN GRANDE-BRETAGNE N°19 1945 collection J.P. DELMAS)

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(collection: Nicole ROUSSEAU PAYEN)

Mess des Officiers d'ELVINGTON.

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Le bar Elvington août 1944.

(collection: Nicole ROUSSEAU PAYEN)

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Le bar Elvington en août 1944.

(collection: Nicole ROUSSEAU PAYEN)

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Le jardin Elvington août 1944.

(collection: Nicole ROUSSEAU PAYEN)

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Aucune indication sur les noms des deux aviateurs devant la fresque peinte par le lieutenant Paul BENOIST.

(collection: Jean-Paul DELMAS)

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Fresque peinte dans la salle des officiers par le lieutenant Paul BENOIST chef de l'armurie.

(collection: Jean-Paul DELMAS)

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Elvington août 1944.

(collection: Nicole ROUSSEAU PAYEN)

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Elvington août 1944.

(collection: Nicole ROUSSEAU PAYEN)

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26 mai 2009

PRINTEMPS DE GUERRE PAR GEORGES PLAGNARD

PRINTEMPS DE GUERRE

SUPERBE RÉCIT DE

Georges PLAGNARD

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Il reste dans nos mémoires, ensevelis dans la masse des souvenirs d'une Base aérienne ou le "Tricolore" voisinait avec l'"Union Jack". C'était ELVINGTON.

Le 15 mai 1944, après avoir effectué plusieurs stages, dont le dernier à RUFFORTH était celui de la transformation sur HALIFAX, nous arrivions dans ce petit village du YORKSHIRE, sur le territoire duquel se trouvait une base de la R.A.F. Ce village est situé à 10 kilomètres dans l'Est-Sud-Est de YORK, au bord de la rivière DERWENT, affluent de la rivière OUSE, qui arrose YORK. De la fenêtre de ma chambre, d'une sobriété monacale, j'apercevais un paysage normand, des haies d'aubépines en fleurs et des pâturages ou de plantureuses vaches se prélassaient dans l'herbe jusqu'au ventre. Quelques maigres chênes en boule alternaient avec des pommiers rabougris, rares et dispersés. Etonnant paysage de paix dans une guerre qui durait depuis bientôt cinq ans, mais qui demandait encore un ultime effort pour arracher la décision.

Dans l'ouest, à une demi-heure de bicyclette, YORK, capitale du YORKSHIRE, qui fut romaine pendant plus de trois cents ans sous le nom d'EUBURACUM. Construite sur les deux rives de la rivières OUSE, elle est célèbre par ses remparts médiévaux, ses portes fortifiées et sa magnifique cathédrale "THE MINSTER". Cinquante églises ou couvents l'entouraient au Moyen Age. Elles sont aujourd'hui réduites à moins de vingt. A St Helen's square, se trouve la demeure du LORD MAIRE, construite au XVIIIe siècle.J'eus l'honneur et la chance d'y être reçu en 1944, avec une délégation conduite par le Colonel BAILLY, Commandant la base d'ELVINGTON. Le LORD MAIRE nous fit, avec simplicité, les honneurs de la maison ou nous pûmes admirer les trésors de la ville et, parmi eux, datant de 1647, la grande masse en argent massif, surmontée par une couronne royale portant les armes et initiales de Charles II. Elle était jadis portée devant le LORD MAIRE pendant les cérémonies.

YORK, très consciente de son antériorité si l'on en croit le poète Anglais Humbert WOLFE qui écrivait en 1916:

"YORK was a capital city  "YORK était une grande cité

"When you were a homeless stew,  " Quand vous étiez un lieu sans foyer

"And therefore the heart has pity  "Et par conséquent le coeur a pitié

"Dear London town for you.  "Chère ville de Londres pour vous.

 

"You may have Picadilly  "Vous pouvez avoir Picadilly

"And flaunt Trafalgar Square  "Et pavoiser Trafalgar Square

"But the Lily of YORK was a Lily  "Mais le Lis de YORK était un Lis

"When you were a tinkers fair "Quand vous étiez une pauvre foire.

YORK, qui aurait mérité de longues heures d'études et ou nous n'avons guère connu que le "BETTY'S CAFE" et le "DE GREY'S ROOMS". Je découvris un jour dans une de ses bibliothèques un petit livre intitulé: "Common sense about sex". Je l'achetai espérant y trouver un point de vue étranger sur la question. Je fus déçu. Le livre était écrit par une Anglaise d'âge certain qui, avec tact et précision, donnait aux jeunes filles des formations féminines de l'Army, de la Navy et de la R.A.F. des conseils sur les dangers que représentaient pour elles les étrangers nombreux à cette époque en Grande-Bretagne. Les Polonais recevaient la médaille d'or, les Italiens celle de l'argent, les Français se contentaient de celle de bronze. La curiosité m'avait joué un mauvais tour.

Je suis revenu à YORK. En 1963 pour un séjour de vacances. Vingt ans après. La ville n'avait pas beaucoup changé mais la Cathédrale s'était enrichie, dans son transept nord, du monument élevé à la mémoire des aviateurs qui, opérant des bases du YORKSHIRE, du DURHAM et du NORTHUMBERLAND au cours de la deuxième guerre mondiale, donnèrent leur vie pour la cause de la liberté. Dix-huit mille noms sont inscrits sur le "livre d'honneur" et parmi eux, environ deux cents noms Français. Ce monument incorpore une horloge astronomique fort originale. Sur l'un des cadrans apparaissent, tournant autour de l'étoile polaire, les constellations visibles de YORK: Grande Ourse, Cassiopée, etc... qui ont vu quatre empereurs romains à YORK (Hadrien, Sévère, constance et Constantin)

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dont les légions veillaient au "limes" de l'Empire et dix-huit siècles plus tard, continuant peut-être la même lutte, l'envol de nos bombardiers mettant le cap sur la Germanie.

En ce mois de mai 1944, sur ce terrain d'ELVINGTON, dans le YORKSHIRE dont les haies émaillées de fleurs printanières souriaient à la vie, l'entraînement terminé, nous étions en quelque sorte au pied du mur. C'est là, dit la sagesse des nations, qu'on voit le maçon. Je croirais plutôt que c'est tout en haut. Combien parmi tous ceux qui commencèrent à ELVINGTON leur "tour d'opération", ne sont pas revenus? Une stèle érigée à l'initiative des survivants, en bordure du terrain, rappelle aux jeunes générations, le sacrifice de deux cent dix-huit fils de France, tous amoureux de la vie et dont certains(n'est-ce pas Raffin?) étaient toujours prêts à entonner "Le grand métinge du métropolitain".

La base d'ELVINGTON a été décrite dans le livre "NUIT DE FEU SUR L'ALLEMAGNE", de Louis BOURGAIN. Coùplétons par les coordonnées géographiques: 53°54' nord, 0°57 ouest que nous affichions sur "l'Air Position Indicator" au départ de nos missions et ses coordonnées "Gee" sur la chaîne Nord-Est: C=38,64, B=11,80 que nous affichions sur la célèbre boîte"Gee" qui nous ramenait à la verticale du terrain dans les nuages les plus opaques. Cette Base fut notre famille pendant huit mois.C'est là que nous avions le gîte et le couvert, aussi la chapelle pour le soin des âmes et l'infirmerie pour le soin du corps. Dans la chambre, quelques livres. Sur la table, le carnet qui commençait rituellement par ces mots: "A remettre sans faute à Monsieur... ou Madame... résidant à... si je ne rentre pas". Là était notée la vie au jour le jour. Parmi les camarades embarqués dans la même aventure, se développaient, au gré des circonstances, des amitiés dont certaines durent encore. La proximité de YORK donnait lieu à une vie nocturne assez active. On ne concentre pas prés de 2000 militaires auprès d'une ville sans qu'ils cherchent à mettre en pratique la parole du Général allemand qui disait à ses jeunes recrues: "Jeunes gens profitez de la guerre, la paix sera terrible".

Au départ, 15 mai 1944, la base était commandée par le Colonel BAILLY. Il a sans doute fait l'objet de beaucoup de critiques, mais, à ma connaissance, personne n'a fait remarquer la difficulté de sa position. Avoir des supérieurs britanniques et des subordonnés Français ne pouvait pas faciliter l'exercice du commandement.

Le Groupe "GUYENNE" (Sq.346) était commandé par le Commandant VENOT. Son second était le Commandant PUGET qui terminera son tour d'opérations et prendra le commandement du groupe après l'accident du Commandant VENOT. La 3e escadrille était aux ordres du Capitaine SIMON, la 4e, aux ordres du Capitaine MARIAS.

Le Groupe "TUNISIE" (Sq.347) était commandé par le Commandant VIGOUROUX, officier au charisme très prononcé que tout son personnel appelait VGX. Son second était le Commandant HOQUETIS qui terminera son tour d'opérations et prendra le commandement du groupe au départ du Commandant VIGOUROUX. La 1ére escadrille était aux ordres du Capitaine DUTREY-LASSUS et la 2e aux ordres du Capitaine SOLTZ.

Des deux commandants de groupe initiaux, le Commandant VIGOUROUX terminera son tour d'opérations. Le Commandant VENOT sera grièvement blessé dans l'accident du 10 septembre 1944. Il survivra mais devra laisser le groupe au Commandant PUGET.

Des quatre commandants d'escadrille, le Capitaine SIMON fut tué en opérations dans la nuit du 23 au 24 octobre 1944, les trois autres terminèrent leur tour d'opérations, mais DUTREY-LASSUS se tua en 1947 en service aérien commandé. Les deux autres (MARIAS et STOLTZ) connurent une retraite heureuse.

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MIMOYECQUES. (Pas-de-Calais)

Le premier équipage perdu à ELVINGTON fut celui du Lieutenant CHAPRON du Groupe TUNISIE. Arrivé à ELVINGTON le 27 juin,il fut descendu le 6 juillet 1944, lors de la mission sur les rampes de lancement, dans la région de MIMOYECQUES (Pas-de-Calais).Curieusement, le dernier équipage perdu, le 25 avril 1945, sur l"île de WANGEROOGE, fut aussi un équipage du Groupe TUNISIE, celui du Capitaine HAUTECOEUR.Les pertes totales furent de 95 équipiers pour le GUYENNE en onze mois d'opérations et de 80 pour le TUNISIE en dix mois d'opérations. On trouve donc le même pourcentage de pertes (à très peu prés), ce qui tendrait à suggérer que, pour un très grand nombre de missions dans les circonstances de temps et de lieux qui étaient celles du "BOMBER COMMAND" en 1944-1945, le nombre de pertes relevait davantage du calcul des probabilités que de l'habileté particulière de tel ou de tel équipage. A ces 175 tués en missions qui appartenaient aux deux groupes il faut ajouter la perte du Lt-Colonel DAGAN de l'Etat-Major des Forces Aériennes Françaises à Londres. Venu en inspection à la Base d'ELVINGTON, il avait tenu à participer à quelques opérations. Une première mission s'était bien déroulés. La mort l'attendait à BOCHUM, le 4 novembre 1944, lors de sa deuxième mission avec l'équipage du Capitaine BARON. Pour être complet, il faut rappeler la mort des huit soldats ou caporaux, lors de l'explosion des bombes, au chargement d'un avion du groupe TUNISIE et la mort de 34 de nos camarades en service aérien commandé, dont 32 à l'entraînement (RUFFORTH et LOSSIEMOUTH).

Nous avions à l'escadrille un officier anglais dit "Educational officier", chargé de nous perfectionner dans sa langue et de nous initier à la littérature anglaise. Autant que je m'en souvienne, son nom était NELSON. Délicate attention disaient les mauvaises langues qui insinuaient même qu'il n'était pas sans rapport avec "l'Intelligence Service". C'était peut-être aller un peu loin. Je garde un bon souvenir de lui et de sa manière très informelle d'enseigner, réunissant les participants au gré des rencontres et des affinités. C'est grâce à lui si je sais encore par coeur quelques vers de Shakespeare et de Kipling.

Avant l'engagement d'un équipage en opérations, le "BOMBER COMMAND" faisait effectuer au commandant d'avion de cet équipage, en spectateur si j'ose dire, une première mission avec un équipage déjà dans le bain depuis quelques temps. Comme nous étions les premiers équipages Français dans les Groupes Lourds, j'ai effectué cette première mission avec un équipage britannique de la base voisine de POCKLINGTON, celui du Pilot-Officier HUNTER. Je fis surpris par la jeunesse de cet équipage dont la moyenne d'âge dépassait à peine vingt ans. Le pilote avait 250 heures de vol, chacun des autres membres d'équipage environs 200. Quel contraste avec notre aviation d'avant-guerre ou tout pilote qui n'avait pas 1000 heures de vol était considéré comme un apprenti. La guerre se fait avec des jeunes. Quoique les Anglais soient d'ordinaire peu loquaces, le P/O HUNTER se laissa aller à quelques confidences. Il me conta le souvenir hallucinant qu'il gardait de sa première mission faite en double avec un équipage, lors du fameux bombardement de NUREMBERG, au cours duquel 96 avions quadrimoteurs furent abattus sur les 795 engagés. Une erreur dans le calcul de l'heure de lever de la lune,disait-il, amena le flot des bombardiers sur l'objectif avec cet astre haut dans le ciel. Je crois, que les choses furent un peu plus compliquées mais cette mission, par bien des côtés, reste une énigme. Une telle entrée en scène devait m'être épargnée. L'objectif du jour était situé vers l'embouchure de l'Authie, à peu de distance de la côte; la mission avec HUNTER fut sans histoire.

Je devais par la suite, à mon tour, avoir à bord en première mission, le Sergent/Chef LOTH et le Lieutenant CANDELIER, du groupe TUNISIE, puis les Capitaines COLLIN et GAUBERT du groupe GUYENNE. GAUBERT devait tomber au cours de sa première mission avec son équipage. Elle était presque terminée lorsque par une nuit d'encre, sous un plafond de cinq cents pieds, dans une bruine propre à troubler les regards les plus pénétrants, il se présenta en tour de piste pour l'atterrissage. Le  destin l'attendait là. Soudain deux avions s'accrochent. Celui de GAUBERT, privé de gouverne de profondeur, pique à la verticale, ensevelissant les sept membres d'équipage. L'autre, quoique très mal en point, réussit à se poser grâce à la maîtrise du pilote. Jules ROY, qui commandait à bord, se souviendra toujours de cet accident qu'il a évoqué dans plusieurs de ses livres écrits au lendemain de la guerre. Plus de trente ans après, il y reviendra avec "Danse du ventre au-dessus des canons".

Ce que furent ces missions de bombardement sur l'Allemagne et les pays occupés a été décrit par plusieurs de nos camarades mais c'est JULES ROY qui, grâce à son talent et à sa délicate sensibilité, a su le mieux exprimer les espoirs, les craintes et la vie des équipages même s'il a, parfois, forcé le trait. La "Vallée Heureuse" , "Retour de l'Enfer" , "Le Navigateur" sont pour cette guerre ce que furent "L'équipage" et "Le retour de l'équipage" de Joseph KESSEL, pour la première guerre mondiale. Je n'écrirai pas longuement sur ces missions, ni sur les actes d'héroismes qu'elles ont suscités. Le sommet en fut atteint par la mort volontaire du Capitaine BRACHET. Oui, mon vieux BRACHET, "gone" de Lyon, camarade de BAMAKO et des Lourds, tu nous dépasses de cent coudées.

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Capitaine BRACHET.

Jamais dans notre vie de bombardier, nous n'avions connu une telle diversité de missions. Jamais plus nous ne devions la retrouver. Nous opérions de jour, rassemblés sans dispositif particulier, protégés par une couverture de chasseurs amis; nous volions de nuit, isolés dans un flot de bombardiers amis invisibles, entre lesquels se faufilaient parfois les chasseurs allemands. Nos carnets de vol ont enregistré pour toujours des bombardements sur les points de résistance allemande autour de Caen, de Boulogne ou de Calais; sur les rampes de lancement de bombes volantes du bois de Cassan, du mont Candon ou de la forêt de Nieppe; sur les vieilles connaissances du "BOMBER COMMAND" qu'étaient les villes d'Essen, de Bochum et de Cologne; sur les aérodromes de Venloo, Eindhoven ou Mûlheim; sur les raffineries d'essence synthétique de Sterkrade, Wanne-Eickel ou Gelsenkirchen; sur les noeuds de voies ferrées de certaines villes allemandes dont nous n'avions jamais entendu parler auparavant. Tout cela sur un rythme endiablé. Prés de la moitié du tonnage largué par le "BOMBER COMMAND" en cinq ans et demi de guerre le fut dans les neuf derniers mois. Ce fut notre plus belle heure!

En 1940, peu après la plus grande défaite de notre histoire, me trouvant à Toulouse, je lus dans " la Dépêche", le grand journal du Sud-Ouest, l'entrefilet suivant: "Le dernier cuirassiers de Reichshoffen vient de mourir". Tout le monde comprit de quoi il s'agissait. Depuis 1870, tous les livres d'histoire mentionnaient la célèbre charge.

Depuis un demi-siècle, beaucoup de nos camarades nous ont quittés. Vers l'an 2015 (un peu avant, un peu après) le dernier des BOMBARDIERS DES GROUPES LOURDS quittera cette terre.

A la manière dont on enseigne aujourd'hui, l'histoire et à supposer qu'il se trouve un journaliste pour écrire.

"LE DERNIER DES BOMBARDIERS DES "GROUPES LOURDS" VIENT DE MOURIR"

Y aura-t-il un lecteur pour comprendre de quoi il retourne?

GEORGES PLAGNARD

(NOUS NE VOUS OUBLIERONS PLUS MONSIEUR PLAGNARD.)

(source: Amicale des Anciens des GROUPES LOURDS. L'OPS N°17 Décembre 1996.)

 

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23 décembre 2008

MEMORIAL DES GROUPES LOURDS ELVINGTON

MEMORIAL

ELVINGTON

DES GROUPES LOURDS FRANCAIS

2/23"GUYENNE"ET 1/25"TUNISIE"

SQUADRON 346 et SQUADRON 347

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Inscription gravée en Anglais et en Français sur la plaque de bronze du monument:

"Ici stationna, en 1944 et 1945, le Groupement de Bombardement N°1, comprenant les Groupes Français "GUYENNE" et "TUNISIE" qui constituaient les Squadrons 346 et 347 de la Royal Air Force"

"Ce monument rapelle leurs combats et le sacrifice de leurs morts".

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Les personnalités à l'inauguration du Mémorial d'ELVINGTON.

Gal. VENOT. ??  ??  Gal. BAILLY. Air-Commodore WALKER. ?? Gal. HOQUETIS. ?? .

(source: Les foudres du ciel. du Général NOIROT)

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Pierre-CELESTIN DELRIEU Visite à ELVINGTON , le 2 août 1974.

(source: FEU DU CIEL FEU VENGEUR , Auteur: Pierre-CELESTIN DELRIEU)

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André HAUTOT Elvington octobre 1968.

(collection: André HAUTOT)

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On aperçoit le panneau de la ligne de chemin de fer d'Elvington.

(collection: André HAUTOT)

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La gare d'Elvington

(collection: DUCAPHIL) 

groupes lourds lagier 1975 premier rang à gauche

Elvington en 1975, au premier rang à gauche, André LAGIER (Radio de l'équipage du Lt BIENAIME)

(collection: Famille LAGIER)

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Stèle érigée à la mémoire des Groupes Français dans le village d'ELVINGTON en bordure de la route du village.

(source: la mémoire des groupes lourds)

 

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de gauche a droite:

??, ??, Louis MARIE, Louis SOIDET, Roger MICHALON, Louis BOURGAIN, ??, ??, ??, ??.

 

Cérémonie du souvenir au pied de la stèle rénovée.

Depuis 1957, sous les effets des intempéries et des frimas, notre stèle s'était dégradée lentement mais sûrement. Certes, les travaux d'entretien avaient été régulièrement effectués. Manifestement, cela ne suffisait pas. c'est pourquoi, en juin 1988, la municipalité d'ELVINGTON, sous l'impulsion de son Maire monsieur JACQUES,décida de procéder à sa rénovation.

En septembre 1988, lors de la cérémonie du souvenir, les participants se retrouvèrent devant un monument centré, ayant retrouvé sa verticalité, entouré d'une haie fraîchement plantée, avec un gazon comme il n'en existe qu'en Angleterre.

Ainsi , le monument a retrouvé sa parure initiale . Les habitants d'ELVINGTON en sont fiers. Il est devenu leur monument, celui qui honore les Français qu'ils n'ont pas oubliés, celui de l'amitié Franco-Britannique, celui qui a été scellé par le sang et dans le sang, celui du respect réciproque.

Un monument pas comme les autres dans sa simplicité.

(Louis BOURGAIN)

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Lors du repas a ELVINGTON

??, ??, Mr Jean CAILLET,  Mme Nicole ROUSSEAU-PAYEN, Mr Louis MARIE, ??, ??.

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Monument des Groupes Lourds Français "GUYENNE" et "TUNISIE"

Pour leurs vaillants Aviateurs tombés au combat.

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Souvenir d'un voyage a ELVINGTON en 1991.

Mr. Louis. MARIE.  ?? .

(collection: Louis MARIE)

Membres des groupes lourds tués en opérations

du 01.06.1944 au 08.05.1945, au départ d'Elvington

LES PERTES HUMAINES

Les pertes du "Group 4"

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Le taux des pertes et leurs causes  ont évolué durant toute la guerre. Au début, elles étaient surtout dues aux intempéries et aux retours difficiles dans les brumes anglaises. A la fin, elles étaient surtout le fait des Défenses ennemies: Chasse et D.C.A. En janvier 1944, le squadron basé à POKLINGTON, non loin de YORK, perdit, au cours d'un raid sur Berlin, 5 avions au dessus de l'Allemagne tandis que 2 s'écrasaient au retour sur l'Angleterre. Le lendemain, au cours d'un raid sur MAGDEBOURG,4 avions du squadron étaient de nouveau portés "Manquant" en territoire ennemi. Au total, pour les 2 jours, le squadron avait donc perdu 11 quadrimoteurs sur 16 que comprenait son effectif.

Pour les 5 années de la guerre, les statistiques des pertes du "Group 4" permettent de dresser le tableau suivant:

Tués en opérations                                             51%

Tués au retour de mission sur l'Angleterre          9%

Très grièvement blessés                                       3%

Prisonniers de guerre                                          12%

Evadés                                                                1%

Personnel ayant terminé son tour d'opérations   24%

Ces pourcentages se passent de commentaires.

PERTES DE L'ENSEMBLE DU BOMBER COMMAND

Sur les 110000 MEMBRES DE LA R.A.F. tués au cours du deuxième conflit mondiale. 55000 appartenaient au BOMBER COMMAND.

La proportion est plus grande encore pour les Canadiens, tellement nombreux dans le BOMBER COMMAND qu'ils avaient pu constituer un "Group" autonome: Sur les 19000 Aviateurs Canadiens tués, 13000 appartenaient au BOMBER COMMAND.

LES PERTES DES GROUPES LOURDS FRANCAIS

La longue liste de leurs 239 victimes est donnée ci-après:

Requiescant in pace

 

POUR LA MEMOIRE DES GROUPES LOURDS

MORTS AU CHAMP D'HONNEUR

"GROUPE GUYENNE"

Adjudant: AQUAVIVA, Jean                 /Adjudant: KIPFERLE, Jules

Capitaine: BARON, Robert            /Sergent-Chef: LACAZE, Gabriel

Sergent: BARDES, Etienne               /Adjudant: LAFFONT, François

_____________________________

Sous-Lieutenant: BAYLE, Pierre

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Monument aux morts de Bordeaux.

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(collection: Jean-Michel GRAVAUD)

_______________________________

Sergent-Chef: LAHERRE, Jean

Sergent-Chef: BEAUVOIT Pierre  Sous-Lieutenant: LAMBERT Jean

Capitaine: BERAUD Alphonse   Lieutenant: LAMONTAGNE Henri

_____________________________________________________

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Sergent-Chef: BIAGGI Dominique

(collection: Sandra BARBIER NIAULON)

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Sergent-Chef: LE GUILLOU Jean

Sergent: BOUTILLIER André           Sergent-Chef: LELONG Henri

________________________________________

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Sergent: BOURREAU Guy.

(collection: Jean-Michel GRAVAUD)

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Monument aux morts de Bordeaux.

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(collection: Jean-Michel GRAVAUD)

___________________________________________________

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Sergent-Chef: LEMAIRE Jean.

_____________________________________________

Sergent: BOURRELY Louis                              /Sergent: LEROY Jean

Commandant: BREARD Raoul    /Sous-Lieutenant: LIMACHER Roger

Adjudant-Chef: BRIGALAND

_________________________________________________________ 

       img115       

 

Sergent: LHOMOND Gabriel

__________________________________________

Sergent: BRULET,Georges                          /Capitaine: LOEW,Claude

Sous-Lieutenant:CAPDEVILLE,Pierre

____________________________________________

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Sergent: LOURDEAUX Louis

(collection: Bernard DESBIENS)

______________________________________

Adjudant:CHABROUD,Jean                     /Adjudant:MABILLE,Lucien

Sergent:CHARPENTIER,James

__________________________________________________

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Sergent: MARTIN Henri.

(collection: Paul et Pat de SEJA MARTIN)

____________________________________________

Sergent-Chef:CHIERICCI,Paul

___________________________________

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Sergent: MARTROU Louis

(collection: Famille MARTROU)

________________________________________

Lieutenant:CONDE,Henri                   /Sergent-Chef:MAXERAT,Louis

Sergent-Chef:CORMIER,Charles           /Sergent-Chef:MEYER,Henri

Sergent-Chef:COUPEAU,Marcel               /Sergent-Chef:OLIVE,Henri

Adjudant:CUSIN,André                     /Lieutenant:PASQUIER,Raymond

Lieutenant:DABADIE,Maurice                /Sergent-Chef:PATRICE,Guy

Lt-Colonel:DAGAN,Noel                    /Lieutenant:PELISSIER,Marcel

Lieutenant:DEPLUS,Jacques             /Sous-Lieutenant:PETIOT,Emile

Aspirant:DUFRESNOY,François          /Sous-Lieutenant:PETIT,André

___________________________________

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(collection: Véronique BROSSEL)

 

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Lieutenant: DUGNAT,Georges 

____________________________________  

Sous-Lieutenant:POTHUAU,Alfred

Sergent-Chef:DUSSAUT,Alfred                   /Lieutenant:RAFFIN,Pierre

Sergent:ESQUILAT,André                                /Sergent:REYNAL,Jean

Sergent:FARNIER,Rolland                            /Sergent-Chef:ROCA,Guy

Sergent-Chef:FAUGE,André                /Sergent-Chef: ROIRON,Robert

Sous-Lieutenant:FAUVET,Jacques             /Lieutenant:ROUVEL,Jean

Sergent:FERNANDEZ,Gabriel              /Sergent:SAINT-JEVIN,Victor

Adjudant:FLECK,André                          /Sergent:SAYTOUR,François

_______________________________________

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Sergent-Chef: FINALE Wilson

(collection: Yvonne FINALE)

__________________________________________    

/Sergent-Chef:SCHILLING,Maurice

Sous-Lieutenant:FONTEIX,Abel                        /Sergent:SERRA,René

Sergent-Chef:FOURNIER,Pierre              /Commandant:SIMON,Jean

Capitaine:GAUBERT,Jean                      /Adjudant:SOUCILLE,Pierre

__________________________________

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Lieutenant: GONTHIER André

________________________________________

              Sergent:TARTARIN,Georges

Sergent:GODEFROY,Jean                       /Sergent:THIERRY,Georges

Sergent:GORIAS,Jean

               ________________________________________________________                  

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Sergent: TOUZART Pierre.

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(collection: DUCAPHIL)

Le Sergent Pierre TOUZART mitrailleur-arrière dans l'équipage du lieutenant DEPLUS, Squadron 346, 2/23 "GUYENNE", né le 7/01/1923 à Bettencourt/Rivière (80 Somme) Élève de l'école primaire de Bettencourt/Rivière, Certificat d'Etude Primaire, Brevet de Régleur "Métiers à tisser" École de Mécanique St Frères à Flixecourt.

Inhumé le 21/03/1945 à Harrogate (Angleterre), réinhumé le 10/02/1949 au cimetière de Longpré-les-Corps-Saints. (80-Somme)

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Monument aux Morts de Bettencourt/Rivière

(collection:DUCAPHIL)

__________________________________________

Adjudant:GRIBOUVA,Jean                /Adjudant-Chef:VAUGEL,Roger

Lieutenant:GUILLOCHEAU,Louis         /Sergent-Chef:VEGA, Marcel

Adjudant:GUISE,Raymond               /Sergent-Chef:VERDIER,Camille

Sergent:HAUTCOEUR,François               /Sergent-Chef:VIELLE,Paul

Sergent:HELLMUTH,Roger               /Sergent-Chef:VIGNERON,Guy

Sergent:HOUDELOT,Fernand                          /Lieutenant:VLES,Jean

Lieutenant:HYENNE,Auguste               /Sergent:ZAVATTERO,Lucien

_________________________________

 

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Lieutenant: JOUMAS Edouard (Cdt d'avion)

_______________________________________________

               

Lieutenant:ZEILLER,Pierre

_____________________________________________

MORTS AU CHAMPS D'HONNEUR

GROUPE TUNISIE

Sergent:ACEZAT,Louis                         /Sergent:LECLERC,Jacques

Sous-Lieutenant:ADNET,André

__________________________________________

       img506            

Sergent: LEDUC Gérard

(collection: René LAMOUROUX)

_________________________________________

Lieutenant:ALLEGRE,Paul                   /Sergent:LEMASSON,Pierre

Adjudant-Chef:AULEN,Jean                  /Lieutenant:LEROY,Jacques

Sergent-Chef:BAGOT,Jean                         /Sergent:LUGARO,Pierre

Sergent-Chef:BAILLON,Louis                 /Adjudant:MADAULE,Jean

_______________________________________________

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Lieutenant: BALAS Antoine

____________________________________________________

                  

Sergent:MALTERRE,Robert

 

Sergent-Chef:BARITEAU,Albert                /Capitaine:MARIN,Xavier

Sergent-Chef:BERDEAUX,Henri                     /Sergent:MEAU,Pierre

Lieutenant:BERTHET,Georges           /Sergent:MENETRET,Marcel

Sergent:BORDELAIS,Roger            /Sergent-Chef:MERCIER,Roger

              /Adjudant-Chef:MEYER,Jean

_______________________________________________

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Sergent: BORDIER Maurice

______________________________________

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Lieutenant: BRACHET Robert

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Adjudant:MILLET,Léonce

Capitaine:BRESSON,Joseph                          /Sergent:MILLER,Jean

Capitaine:BRUNET,Clément            /Sergent:LE MITHOUARD,Paul

Adjudant:CHABRES,Henri                        /Sergent:MOREAU,Pierre

Lieutenant:CHEMIN,Antonin           /Commandant:OSTRE,Georges

Adjudant:CHARLIER,André             /Sergent-Chef:PATRY,Raymond

Adjudant:CHARAUDEAU,René             /Lieutenant:PATURLE,Pierre

Lieutenant:CHAPRON,Gérard                    /Capitaine:PERSON,Jean

Capitaine:CHEVALIER,Raymond           /Lieutenant:PELLIOT,Emile

Sergent-Chef:DARGENTON,Pierre        /Lieutenant:PETUS,Charles

Sergent:DELAUZIN,Maurice           /Adjudant:PORTESSEAU,Louis

Sergent:DESRUMEAUX,Jacques  /Sergent-Chef:POILBOUT,Roger

Adjudant:ECKARDT,Paul                           /Sergent:RAMOND,René

Sergent:EVEN,Yves              /Sous-Lieutenant:ROGNANT,Corentin

Sergent-Chef:EYRARD,Julien             /Adjudant:ROUILLAY,Henri

Sergent:FERRERO,Pierre           /Sous-Lieutenant:ROTTE,Olivier

Sous-Lieutenant:FAUCHET,Gaston             /Adjudant:SIRE,André

Adjudant:FLAMENT,Georges     /Sergent-Chef:SOUILLARD,René

S/Lieutenant:GAUTHERET,Pierre  /S/Lieutenant:TERRIEN,Jean

Adjudant:GRANIER,Henri                     /Sergent:TRIBERT,Roland

Sergent:GIRAUDON,Bernard                  /Aspirant:TROLARD,Paul

Sergent:GODART,Pierre            /Sous-Lieutenant:VARLET,Gilbert

Capitaine:HILAIRE,Alain                         /Aspirant:VEZOLLE,Jean

Capitaine:HAUTECOEUR,Pierre  /Sous-Lieutenant:VIEULES,Jean

Capitaine:JACQUOT,Julien           /Aspirant:VILLENEUVE,André

Sgt-Chef:JENGER,Rodolphe     /Adjt-Chef:WUILLEMOT,Gabriel

Adjudant:JOUZIER,Edmond                /Sergent-Chef:WITZMANN

Lieutenant:LAUCOU,Pierre

(source:La mémoire des groupes lourds)

Posté par DUCAPHIL à 21:02 - - Commentaires [7] - Permalien [#]
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