"HALIFAX GROUPES LOURDS FRANCAIS SQUADRONS 346 et 347 R.A.F

Pour le souvenir des Groupes Lourds Français squadrons 346 et 347 basés a ELVINGTON en Grande-Bretagne 1944/1945 - 2/23 "GUYENNE" 1/25 "TUNISIE"

12 juin 2009

GROUPE LORRAINE (pour mon ami CHILIEN)

http://www.ina.fr/histoire-et-conflits/seconde-guerre-mondiale/video/

"ILS ONT REVU LA FRANCE"

GROUPE - LORRAINE

SQUADRON 342

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LES COMMANDANTS DU GROUPE

DE BOMBARDEMENT LORRAINE

(de décembre 1940 à juillet 1945)

GRADE ET NOM/ DUREE/ DENOMINATION/CAMPAGNE.

Commandant: ASTIER de VILLATTE: 24/12/40 au 14/07/41 - Groupe réserve de bombardier n°1 - KOUFRA ETHIOPIE.

Capitaine: de SAINT-PEREUSE: 15/07/41 au 24/10/41 - G.R.B. n°1, puis Groupe de bombardement n°1 "LORRAINE"- ETHIOPIE.

Lieutenant-Colonel: CORNIGLION-MOLINIER (par intérim):25/10/41 au 12/12/41 - G.B. n°1 "LORRAINE" - LIBYE.

CITATION

La Croix de la Libération est décernée au Colonel Edouard CORNIGLION-MOLINIER des Forces Aériennes Françaises Libres qui devient compagnon de la Libération pour le motif suivant:

"Pilote de chasse hors pair. Aprés s'être couvert de gloire au cours de la campagne 1914-1918, a malgré son âge, pendant la campagne 1939-1940, ajouté cinq nouvelles victoires à son magnifique palmarès. Participe, dès 1940, à l'organisation du mouvement de résistance LIBERATION. Arrêté, réussit à s'évader et s'engage dès le début de l'année 1941 dans les Forces Aériennes Françaises Libres. Premier commandant du Groupe "LORRAINE" a donné, notamment pendant la campagne de Libye un magnifique exemple des plus belles qualités françaises, totalisant plus de 700 heures de vol, dont au moins 100 en opérations."

Lieutenant-Colonel: PINAUD: 13/12/41 au 20/12/41 - G.B.n°1 "LORRAINE" - LIBYE.

Capitaine: de SAINT-PEREUSE (par intérim): 21/12/41 au 31/01/42 - G.B.n°1 "LORRAINE" - LIBYE.

01/02/42 au 01/03/42 - G.B.n°1 "LORRAINE".

Lieutenant-Colonel: de RANCOURT: 07/04/43 au 14/03/44 - 342 Squadron "LORRAINE" - Front Européen.

Commandant: GORRI (FOURQUET) Lieutenant-Colonel: GORRI: 15/03/44 au 06/11/44 - 342 Squadron "LORRAINE"  - Front européen.

Commandant: SOUFFLET: 07/11/44 au 14/02/45 - 342 Squadron "LORRAINE" - Front Européen.

Commandant: MENTRE: 15/02/45 au 24/07/45 - 342 Squadron "LORRAINE" - Front Européen jusqu"à cessation des hostilités le 05/05/1945.

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(source: ICARE N°176)

Le Commandant MENTRE,(Citation) du groupe LORRAINE fait le briefing d'une prochaine mission à Vitry-en-Artois, le premier trimestre 1945.

Sur la photo figurent ROUSSILLAT, FLAMMAND, GUEGEN, MALAFOSSE, et, en haut à gauche, BOILEAU.

CITATION

Commandant: MENTRE Gustave - Louis.

MENTRE Gustave-Louis, commandant du groupe 1/20 "LORRAINE": à la tête du groupe "LORRAINE" qu'il commande, cet officier vient d'accomplir une série de missions de bombardement sur des objectifs du front de l'Ouest. Excellent pilote qui allie à un tempérament de chef des connaissances professionnelles trés étendues, grâce auxquelles il a souvent conduit sa formation à l'attaque, malgré les difficultés rencontrées et des défenses ennemies. Les 3 et 15 mars, réussit, malgré une sévère D.C.A. à bombarder des gares ennemies, grâce à son sang-froid et à son courage. Le 14 mars, avec un mépris complet du danger et un calme remarquable, accomplit un bombardement particulièrement délicat, au milieu d'une D.C.A. exceptionnellement précise et intense, se pose avec son appareil endommagé sur l'aérodrome le plus proche pour y déposer son mitrailleur sérieusement blessé

Cette citation comporte l'attribution de la Croix de guerre avec palme.

Paris, le 20 août 1945.

C. DE GAULLE.

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GRB 1

Le GRB 1 ne semble pas avoir eu d'insigne distinctif.

Constitué à partir d'éléments provenant du First Fighter Group et de l'escadrille TOPIC le 24 Décembre 1940, le groupe réservé de bombardement N°1 fut placé sous le commandement du Commandant Astier de VILLATTE.

Formée de deux escadrilles comprenant six BLENHEIM chacune (la première sous les ordres du Capitaine LAGER, la seconde sous la responsabilité du Capitaine SAINT-PEREUSE), cette unité prit part, en coopération avec le détachement permanent des forces aériennes du Tchad, à l'offensive lancée par le Colonel LECLERC contre l'oasis de KOUFFRA, en février 1941.

Revenu à Fort-Lamy, le GRB 1 se scinda, pour des raisons techniques, en deux parties. Une escadrille demeura au Tchad et l'autres fut transportée en Ethiopie dans la région de Gondar-Asmara, où elle fut intégrée dans le Group 202 de la R.A.F. Aprés avoir entrepris plusieurs missions de bombardement et de lâchers de tracts sur les troupes italiennes, cette formation rallia Damas, en Syrie, le 16 août 1941. Quelques jours plus tard, elle allait former l'escadrille Metz du groupe de bombardement LORRAINE.

PERSONNEL DE L'ESCADRILLE

"TOPIC"

EN AOUT 1940

CAPITAINE:

Astier de VILLATTE, Observateur

Louis FLURY-HERARD, Observateur

LIEUTENANT:

Maurice de BOISROUVRAY- Observateur, Henri de la MAISONNEUVE- Observateur, Jean MICHEL- Observateur, Raymond ROQUES - Pilote, Paul ROQUERE - Observateur, Pierre de SAINT-PEREUSE - Observateur, Pierre BERMANN - Médecin.

SOUS-LIEUTENANT:

Gérard CLARON - Observateur, Jean HIRLEMANN - Pilote, Claude de la ROCHE SOUVESTRE - Pilote, Pierre ROMAINS-DESFOSSES - Chiffre.

ASPIRANT:

Bernard BARBERON - Observateur, Guy BECQUART - Observateur, Robert BIMONT - Observateur.

ADJUDANT-CHEF:

Georges MITAINE - Artificier.

PREMIER-MAÏTRE

Albert BLENVEN - Chef-mécanicien, Jean DIDIER - Radio, Jean HAIE - Chef-mécanicien.

ADJUDANT:

Auguste GUILLOU - Pilote, Françis MELVILLE LYNCH - Pilote, Marcel MOREL - Radio-mitrailleur

SERGENT-CHEF:

Paul BERNARD - Service-administratif, Noêl CASTELAIN - Pilote, André DEBURE - Radio, Xavier de SCITIVAUX - Pilote, Raymond JABIN - Pilote, Jean PERBOST - Radio-mitrailleur, Jean GRAVOUIL - Mitrailleur.

SERGENT:

Léon BOURDARIAS - Radio, Marcel CHERFILS - Météo, Romain GARY de KACEW - Mitrailleur, Alphonse DENIS - Instructeur, Paul FREMAUX - Conducteur, André DEVOS - Radio, Lucien JOUBERT - Mitrailleur, André LEMONNIER - Mitrailleur, Maurice SEGUINEAU - Pilote, Marcel VIDAL - Mitrailleur, Jean HUSSAR - Secrétaire-interprète, Alfred COPPENS - Secrétaire.

CAPORAL-CHEF:

François GANDIE - Photographe, Henri HENNEQUIN - Canonnier, Marc LEPEL-COINTET - Elève-Pilote, Roger TRUFFERT - Secrétaire.

CAPORAL:

Arsène BOMME - Mitrailleur, Raymond DUFFOUR - Mécanicien aéro, Paul EVRARD - Secretaire, Jean KERAUDEL - Mécanicien aréo, Jean LEJEUNE - Radio, Pierre GRASSET - Radio, Joseph KOLB - CUISINIER.

1er CLASSE:

Jean AUVRAY - Mécanicien, Octave BIGORGNE - Mécanicien, Boleslaw CIECALSKI - Mécanicien, Auguste LEGRAND - Gabier, André SAILLARD - Mécanicien, Victor MAHE - Mécanicien, Gabriel SOUM - Conducteur, Michel TOMCZAK - Intendance.

2e CLASSE:

Maurice BARAT - Radio, Alexandre BARRAUX - Conducteur, Robert BEDUIN - Mitrailleur, André BRIAND - Radio, Ernest DURLER - Conducteur,  Werner DURLER - Mitrailleur, Jean FLEURY - Conducteur, Jean DEGENISSIEUX - Divers, Joseph GOLEBIOWSKI - Infirmier, René LANNUZEL - Divers, Raphaêl KLEIN-WEKSLER - Infirmier, Harry LEIGHTON - Divers, Paul LUNKE - Divers, Georges MOSTINECKX - Divers, Roger MICHENAUD - Mécanicien, Gabriel MOUILLAUX - Secrétaire, Maurice PERRON - Mécanicien, Joseph RENAULT - Mécanicien aréo, Françis SMITH - Secrétaire, Frédéric SPIELMAN - Conducteur, Elias VAN de PUTTE - Divers, Moîse VANSPEYBROECK - Conducteur, René VAN WINCKEL - Divers, Pierre VARNEY - Divers.

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La première version du BOSTON, le DB-7 avec la première escadrille du groupe de bombardement 1/32 en 1940.

(source: Les forces Aériennes Françaises Libres, Ministère de la Défense.)

AVEC LE "LORRAINE" EN LIBYE

Par L.M.

Il ya trois ans, malgré des difficultés sans nombre, malgré les nouvelles d'une guerre qui semblait accumuler les mauvais points de leur coté, d'une poignée d'hommes, ayant réussi à échapper de France ou de ses colonies, réunis avec d'autres, venus de tous les coins du monde, se retrouvaient, animés de la même foi. Celle de ne pas abdiquer.

Ils firent peut-être peu de chose, en regard de l'effort fourni par nos alliés, mais leur présence permit de montrer, que la France était là.

Ils partirent, ayant à peine fini leur entraînement, sans avoir la possibilité, de se faire remplacer autant qu'il était parfois nécessaire, alors que les équipages, fatigués et réduits en nombre, devaient malgré tout, accomplir leurs missions; il fallait que le Groupe tienne, coûte que coûte. Sa présence était liée à une question de prestige. - c'est l'occasion de l'anniversaire de leurs opérations, que nous allons essayer de vous présenter ces quelques notes.

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Le départ de DAMAS

5 NOVEMBRE 1941.

L'aérodrome de DAMAS présente une animation inaccoutumée. Une légère brume s'est dissipée sous les premiers rayons du soleil levant; au loin, les hauteurs prennent des  tons pastels. Devant les hangars, sont alignées en deux rangées, les escadrilles d'un Groupe de BLENHEIMS dont le nom va devenir bientôt célèbre. C'est l'ancien G.R.B. I qui aprés s'être battu à KOUFFRA et en ABYSSINIE, réuni l'escadrille de Bombt. N°2, venant d'opérer au désert Egyptien, va repartir en opérations sous le titre de Groupe "LORRAINE".

Le Général VALIN vient de prendre la décision d'appeler chaque Groupe de l'Aviation Français Libre du nom symbolique d'une province de chez-nous.

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Lieutenant ROQUERE, Lieutenant LANGER.

Le Lieutenant-Colonel PIJAUD est parti de Londres pour prendre le commandement du Groupe mais à été retardé au cours de son voyage. C'est le Commandant CORNIGLION MOLINIER qui prend donc cette fonction au départ de DAMAS, il va l'assurer jusqu'à l'arrivée du Lieutenant-Colonel PIJAUD.

Les derniers vols d'entraînement viennent de se terminer et , les équipages voient enfin arriver avec joie le moment du départ vers l'aventure.Il y a là , les vétérans de KOUFFRA, de GONDAR, et tous les nouveaux équipages, impatients de suivre les traces de leurs anciens.

La base est dans la fièvre des préparatifs, de nombreux "officiels" sont venus assister au départ, les adieux néanmoins sont rapides. Bientôt les moteurs se font entendre et c'est le démarrage. L'un aprés l'autre, chaque avion se met en piste, et aprés un dernier point fixe, décolle aprés avoir roulé longuement la piste, parallèlement aux hangars. Puis par groupes de trois, les formations passent au dessus du terrain, filant vers le Sud.

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Nos BLENHEIMS.

Les appareils se posent au terrain X prés d'ABOU-SUEIR à quelques kilomètres d'ISMAILIA, rejoints bientôt par la caravane de l'échelon roulant qui a traversé la PALESTINE et le désert à "pleins tubes", l'enthousiasme ayant empiété un peu sur le réglement.

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Sir Arthur TEDDER, Air Chief-Marschal, Commandant des Forces Aériennes du proche-orient, et Sir Arthur A. CONINGHAM, Vice Air-Marschal, Commandant des Forces Aériennes du désert.

Le 11 novembre 1941, une cérémonie a lieu sur le terrain X , pour la passation du groupe à la R.A.F. Le Général de LARMINAT délégué du Général CASTROUX présente l'unité à l'Air COMODORE ELMHURST, représentant de l'Air MARSHAL TEDDER. Des fanions sont remis au Groupe.

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LE FANION DU GROUPE "LORRAINE" DES FORCES AERIENNES FRANCAISES LIBRES. (F.A.F.L.).

Le 12, un premier détachement de 12 avions et un échelon roulant partent vers FUKA, à l'ouest d'ALEXANDRIE, le reste de l'unité devant rejoindre un peu plus tard.

Le 14, le détachement avancé fait mouvement au terrain 103. Le 19, une partie de ce détachement se déplace de nouveau au terrain 75.

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De gauche à droite:

Au terrain 75: Devant l'abri. de gauche à droite; Sergent FIFRE + tué le 3/12/1941, Sergent-Chef: TOURNIER, Sergent LANN + tué le 6/12/1941, Sergent-Chef: PETAIN + , Adjudant: PERNOT.

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Le Lieutenant mitrailleur Raymond PETAIN participa à toutes les campagnes du groupe LORRAINE , avant d'être abattu le 3 juillet 1943 au cours d'un bombardement en rase-mottes prés de GAND. (SHAA)

Le 19, une partie de ce détachement se déplace de nouveau au terrain 75.

En arrivant sur ce terrain, l'impression est assez encourageante. Le terrain plat, désolé, et de nombreux trous creusés par ceux qui nous ont précédés, montre que l'endroit peut parfois devenir malsain, chacun s'arrange, améliore l'abri de son choix ou en creuse un nouveau, suivant son tempérament. Ces abris du reste, s'avèrent être  une excellente protection contre le vent, et l'endroit est vraiment éventé. Le sable est servi à discrétion à longueur de journée, en poudre fine qui pénètre partout par la plus petite ouverture.

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Quand on est dans son trou...

La défense du camp doit être assurée par un détachement de Nord-Africains sous le Commandement du Capitaine BOURGOIN qui, plus tard comme parachutiste, va faire campagne depuis EL ALEMEIN jusqu'en TUNISIE, puis en Bretagne. Mais ceci est une autre histoire (à écrire).

Un détachement Libanais est venu compléter l'unité, en aides mécaniciens, armuriers, chauffeurs, ect... Le 21 novembre 1941, la Ier mission du groupe est exécutée, 5 appareils y prennent part, ils'agit du bombardement de véhicules sur la route de BARDIA TOBROUK.

Les sorties alors se succèdent sans arrêt et le 26 le Groupe est complètement engagé dans la bataille.

C'est le le 28 novembre que les premières pertes sont enregistrées; l'avion piloté par l'Adjudant JABIN, Observateur: Lieutenant de la MAISON-NEUVE, Radio-mitrailleur: Sergent BRUNEAU et parti en mission individuelle au dessus de GAZALA ne revient pas. Un rapport de prisonnier allemand établissait quelques jours plus tard que cet équipage était vraisemblablement aux mains de l'ennemi.

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Un stuka

Ensuite le 4 décembre, un accident au décollage au départ d'une mission cause la mort du Sergent FIFRE.; le Capitaine de MESMONT gravement blessé est évacué, le Sergent SOULAT radio en sort miraculeusement indemne.

Puis le 6, au cours d'une mission en vol de groupe, l'avion du Lieutenant SANDRE observateur: Sous-Lieutenant de MELTCHARSKY, radio: Sergent LANN, est abattu en flammes à 50 kilomètres S.O. d'EL ADEM.

Les missions continuent sans arrêt, ce sont généralement:

1° Des bombardements de colonnes ennemies, motorisées ou des concentrations de tanks.

2° Le bombardement des positions de BARDIA et d'HALFAYA: poches de résistance ennemies.

Jusqu'au 13/2 les objectifs sont désignés avant le décollage sur le terrain avancé. Dés réception des ordres, les avions décollent, prennent la formation, se rendent au rendez-vous fixé pour le chasse et accomplissent leur mission.

Par là suite les transmissions difficiles, obligent les équipages à prendre les ordres sur les terrains de la chasse, EL ADEM, GAZALA MEKILI ou M'SUS.

Tout les matins, les équipages prévus partent pour le terrain, attendent les ordres  et rentrent le soir au terrain avancé, ayant effectué ou non leur mission.

Ceci malheureusement fatigue assez les appareils par suite des atterrissages et décollages à pleine charge.

Cela fatigue également les équipages.

Mais tout le monde est plein d'allant, quel plaisir de pouvoir harceler Boches et Italiens... Les nouvelles sont chaque jour encourageantes, l'ennemi recule et le soir, aprés une journée bien remplie les "mess" ou tout au moins ce qui essaie d'en tenir lieu, retentissent des exclamations d'une bonne humeur générale. La coopération avec les Squadrons britanniques du Wing est parfaite, tous, ont le même but.

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"L'Amiral" Sergent-Chef MOUNES.

Un soir, nous avons un "show" assez intérressant. Un Ju88, venant comme chaque soir pour bombarder la station de chemin de fer qui se trouve au bout du terrain, est pris à partie par un chasseur de nuit, le combat s'est passé au dessus de nos têtes, on pouvait distinguer les traçantes amies et ennemies et soudain, un moteur en feu. C'est le Ju88 qui flambe, s'éloigne un moment et revient au dessus du terrain faire un atterrissage, se terminant en feu d'artifice. Quelques uns de chez-nous, se précipitent en voiture, sur les lieux, voir l'amas de débris en train de flamber. Sur les entrefaites un second Ju88 fait un piqué sur tous les badauds et se déleste de quelques bombes trop biens ajustées.

Fort heureusement le plat ventre instantané, éxécuté avec ensemble par le public, réduit les dégâts à un serrement de ... coeur, général.

Le Lieutenant-Colonel PIJAUD vient retrouver le Groupe au terrain 75 et prend le commandement.

Le Commandant CORNOGLION-MOLINIER appelé par ses fonctions à BEYROUTH doit nous quitter aprés avoir été leader de nombreuses missions. Nous voyons partir avec mélancolie un chef qui, gai compagnon à la verve inépuisable, transformais la mission la plus dangereuse en une bonne histoire.

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Sergent René BAUDEN.

Nous quittons le terrain pour un autre, situé à GAMBUT, prés TOBROUK; c'est un ancien aérodrome italien. Le terrain est couvert de petits buissons d'herbe à chameau. Il est également saupoudré d'"araignées" en fer, destinées à crever les pneus. Et ça marche!... une 1/2 heure aprés l'arrivée de l'échelon roulant, à peu prés tous les camions ont les pneus à plat. Il faudra des équipes disposées en tirailleurs, pour se débarrasser de cette engeance.

Le coté humoristique de l'histoire se trouve dans le fait que ces "araignées" ont été laissées par les britanniques lors du recul effectué, aprés la Ier campagne de LIBYE.

Le camping s'est amélioré, nous trouvons du matériel en quantité; équipement,armes,essence,avions, même une brosse à dent enduite de pâte dentifrice. Nous avons également trouvé quelques macchabées...

Le convoi auto, transportant le matériel, a eu l'occasion de faire un voyage intêressant à travers le désert. Les régions de BARDIA et HALFAYA étant toujours occupées par l'ennemi, il a fallu piquer vers sud-ouest pour ensuite remonter plein Nord, passant la frontière égyptienne garnie de barbelés à BIR SHEFERZEN. Puis ce fut SIDI OMAR où une bataille de tanks toute récente a eu lieu, y laissant de nombreux vestiges.

Parfois un nuage de possière, au loin, se transforme en une flottille d'auto blindées fonçant vers le convoi qui philosophiquement espère que ce seront des amis.

Il y a quelquefois des discutions sur la direction suivie, de l'humour à froid, mais en définitive, personne ne se "paume" complètement et arrive au camp, à l'heure.

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Henschel 126

Nous avons un jour la visite du "Maire de BENGHAZI" qui, muni de tous ses bagages s'en va prendre possession de ses fonctions. C'est l'occasion d'agrémenter la soirée, de corser un peu le menu. Monsieur le  Maire nous quitte trés ému... nous aussi.

48 heures plus tard - Nous avons eu la "revisite" du Maire. Il est trés surpris de nous revoir et nous demande comment nous avons pu nous déplacer aussi rapidement. Nous avons eu beaucoup de peine , à lui expliquer que nous n'avons pas bougé.

Monsieur le Maire a dû certainement avoir des ennuis avec sa boussole..

Le 20 décembre une reconnaissance offensive est effectuée contre les transports ennemis au N.E. de BENGHAZI; les forces alliées comprennent des BLENHEIMS d'un groupe anglais et 4 du Groupe LORRAINE, le tout escorté de chasseurs. Il y a deux couches de nuages assez espacées, l'une étant trés prés du sol, nos appareils volent entre les deux, lorsque soudain, 15 Me 109 foncent de la couche supérieure.

En l'espace d'un instant, c'est la mélée, l'escorte engage le combat immédiatement et les bombardiers piquent vers les nuages au dessous d'eux, les mitrailleurs faisant face aux assaillants.En quelques secondes on peut voir, amis et ennemis, des appareils en flammes, brûlant comme des torches. Les TOMAHAWKS d'escorte réussissent à abattre cinq des Me 109.

L'avion du Lieutenant EZANNO, observateur Sergent-Chef TOURNIER, radio-mitrailleur Sergent BAUDEN est pris à partie par deux des MESSERCHMITT, mais, l'équipage du BLENHEIM se défend, le pilote feinte et le calme calme BAUDEN réussit de quelques rafales, à abattre l'un des assaillants, celui-ci, aprés une vrille désordonnée, va s'écraser au sol. L'autre appareil ennemi fait un passage, comme un éclair, mais sans succés, et devant le sort de son coéquipier n'insistera plus.

Malheureusement l'avion piloté par le Lieutenant-Colonel PIJAUD, Observateur Lieutenant GUIGONIS, Radio Sergent DELCROS a été abattu en flammes presque immédiatement, le mitrailleur tué à sa pièce.

Le pilote donne à l'équipage l'ordre de sauter en parachute et voulant s'assurer que tous ont pu le faire et n'ayant pas de réponse du radio-mitrailleur reste à son poste. Il saute à son tour, trop tard, affreusement brûlé.

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LANN, NEUMANN, BRETON, et GUIGONIS à FUKA avec le N°39 Squadron en août 1941 (SHAA)

Le lieutenant GUIGONIS s'en tire sans une égratignure, son parachute l'a déposé assez loin et il restera pendant 5 jours en plein désert ennemi, étant sauvé par les premières autos blindées britanniques, faisant leur avance victorieuse vers l'ouest.

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Le Lieutenant GUIGONIS retrouve ses camarades du "LORRAINE" aprés ses cinq jours de survie dans le désert de LIBYE. (Collection: Many SOUFFLAN ciel de guerre  N°13)

Dans la cour de la ferme d'un colon italien, il retrouve les débris de son avion, fait creuser, par le fermier, une tombe pour son mitrailleur et apprend que le Lieutenant-Colonel PIJAUD, grièvement brulé a été emmené par l'ennemi. On le retrouvera à l'hopital de BARDIA, mais malheureusement ne pouvant survivre à ses brûlures, il meurt le 06/01/1942, à l'hopital d'ALEXANDRIE, ayant donné un magnifique exemple de courage.

Un autre avion, piloté par le Sergent-Chef REDOR, observateur: Lieutenant M. du BOISROUVRAY, radio: Sergent-Chef PERBOST est porté disparu; malheureusement, aucune nouvelle ne nous parviendra de cet équipage; ce sont encore de bons vieux camarades qui sont perdus.

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En LIBYE, le Capitaine de SAINT-PEREUSE(à gauche) Commandant du groupe LORRAINE par intérim, en compagnie de deux officiers britanniques.(ICARE)

Le Lieutenant-Colonel PIJAUD porté manquant, le Capitaine de St. PEREUSE prend le Commandement du Groupe, qu'il avait déjà eu sous ses ordres lors de l'entraînement en SYRIE . Il le Commendera jusqu'à la fin des opérations cumulant infatigable, les fonctions de pilote et de chef de groupe avec une bonne humeur égale à son courage.

Les missions toujours continuent.

Le 31 décembre pour la fin d'année, le groupe va bombarder des concentrations ennemies au dessus d'AGEDABIA. La D.C.A. ennemie, elle aussi, n'a pas oublié ses cadeaux et l'avion piloté par le Sergent-Chef MOUNES ("l'Amiral" pour les copains), revient endommagé. Il y a de nombreux trous dans l'appareil, particulièrement, un obus de D.C.A. ennemiede 20mm. a explosé dans le "cockpit" de l'observateur. Celui-ci bien que bléssé n'a pas perdu son sourire, mais doit être évacué sur l'hôpital d'ALEXANDRIE.

Les missions continuent toujours sans relâche, les équipages devenus assez réduits doivent malgré tout, tenir; mécaniciens et armuriers fournissent un effort extraordinaire, sous des conditions trés dures d'existence, le vent de sable  pénètre partout, le temps devient froid, le vent glacial et ils doivent travailler les doigts tout engourdis, couverts de crevasses, faisant le plein des moteurs avec des "tanakés" et chargeant les bombes à dos d'homme.

Le ravitaillement est assez difficile comme l'on peut se l'imaginer et le corned-beef est le plat de résistance. La région se prête assez peu à la chasse, les lièvres du désert ont du courrir aussi vite que les carabinieri et on n'en voit à peu prés jamais. Une fois, malgré tout, par hasard, un jeune chameau a le malheur de se trouver sur la trajectoire d'une balle de Lebel, tout le monde a eu l'air d'être trés peiné de ce malheureux accident, mais entre nous, les "steacks" n'étaient pas plus mal que ça.

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Camping!...

L'eau trés rationnée est extraite d'un puits à moitié saumâtre et le thé qui est devenu la seule boisson pouvant être obtenue, est bu salé; y ajouter du sucre donne un mélange, impossible à avaler.

Parfois, l'arrivée d'un camion fait venir une lueur d'espoir; il pourrait contenir quelques caisses de bière en boite! mais hélas, c'est bien rare et nous en sommes quittes bien souvent pour avoir  simplement eu l'eau à la bouche.

Avec ce régime chacun devient un peu touché par un début de scorbut, les dents donnent l'impression de se balader au milieu de leur cavité et les gencives deviennent trés sensibles.

Les barbes ont fait leur apparition, même une mouche trés Napoléon III est arborée par mon ami TOURNIER. Les coupes de cheveux sont du type long, pleins de sable, à un tel point que certains au retour ont des "démélés" avec les coiffeurs du Caires, qui refusent de risquer d'ébrécher leurs ciseaux. Quel délice sera la première douche, au retour! Il faudra du reste plusieurs pour arriver à complètement se "désensabler".

Heureusement les "marraines" du CAIRE ou d'ALEXANDRIE entretiennent le moral grâce à de nombreuses lettres et colis... et si certains se rappellent combien ces bonnes lettres les ont réconfortés, ils se souviennent également avec attendrissement de certains saicissons, qui, pendant au plafond de la tente, n'ont jamais eu le temps de sécher.

Les équipages continuent sans arrêt à effectuer leurs bombardements, quelques uns particulièrement réussis ont valu au Groupe des félicitations particulières du commandement britannique, et malgré le nombre réduit des équipages et des avions, la bonne humeur règne.

Les tanks de Rommel ont servi bien souvent de cible, et ont du reste bien rendu cette politesse aux nôtres. Les "Buchanan Party" ont été parfois plus ou moins appréciées, spécialement celle du jour mémorable où à 800 mètres les formations firent trois passages sur une concentration de tanks bien défendue. Que de trous... Puis vient la période plus tranquille, quoique peut-être un peu monotone, du bombardement de la passe d'HALFAYA.

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CAMPAGNE DE LIBYE (novembre 1941 janvier 1942)

"HALFAYA s'est rendu sans conditions à 12h00, 17 janvier 1942. Je suis sûr que cette reddition est due pour une grande part, au résultat du bombardement, continuel et réussi, par le LORRAINE Squadron, de cette position fortement défendue. Je désire complimenter ce Squadron sur l'heureux résultat de ses efforts."

Cette dépêche du 18 janvier 1942 adressée au Groupe par le Group Captain KELLET, Commandant du N°270 Wing de la R.A.F. venait consacrer la fin d'un "service" de bombardement effectué chaque demi-heure par la "ligne GAMBUT-HALFAYA".

Enfin, le moment vient de rentrer au bercail, les appareils, sont fatigués, les équipages, le personnel à terre ont besoin de repos, aussi le commandement décide-t-il de diriger le Groupe sur le LIBAN où l'air pur, va remettre bien vite tout le monde en état. Une étape principale est prévue au terrain X prés d'ISMAILIA.

Les uns rentrent par avion, les autres par l'échelon roulant. Ceux qui reviennent par la route, sont heureux, en passant à HALFAYA PASS, de se rendre compte des effets du bombardement effectuer par le "LORRAINE"; des batteries d'artillerie gisent là démantelées.

Nous pouvons serrer la main au passage, aux  copains des Ier B.I.M. , Fusiliers Marins, Légionnaires, Bataillon du Pacifique, et tous les autres, de la Division KOENING; nos camarades de l'Armée de Terre s'en vont à la bagarre.

Beaucoup ont déja à leur actif la Ier campagne de LIBYE. Quelques mois plus tard ils seront à BIR HAKEM...

Nous leur disons au revoir et retournons dans nos camions, contents de revenir vers des lieux civilisés et, sur la piste, à quelques kilomètres d'ALEXANDRIE, une bédouine bien sale et bien miteuse, n'a jamais compris la raison des cris d'enthousiasmes, qui ont salué en elle, la première femme aperçue depuis plusieurs mois.

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(source: BULLETIN DES FORCES AERIENNES FRANCAISES EN GRANDE-BRETAGNE N°12 1944)

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13 juin 2009

BIBLIOGRAPHIES SUR LE "LORRAINE"

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15 juin 2009

CAMBERLEY 1940/1945 -GROUPE LORRAINE-

CAMBERLEY 1940/1945

"OLD DEAN CAMP

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Camp d'acceuil et de transit de la France Libre situé dans le Comté de Surrey à l'Ouest de la grande banlieue de Londres, Old Dean Camp était proche de l'école britannique de Sand-hurst, le Saint-Cyr anglais.

Commencée le 30 octobre 1940, la construction du camp fut trés difficile, rien n'existait. Il fallu creuser des routes, tracer des chemins, amener de l'eau, l'électricité, tout cela en période hivernale avec de la pluie et de la neige. Alors grâce aux efforts de tous, le camp est devenu une réalité avec ses huttes de tôles ondulées de type "Nissen".

Il fut occupé par l'Armée de terre par un détachement de la Marine et par des aviateurs.

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CAMBERLEY 1942, le Commandant CHARLES en tête du défilé. Derrière le porte-drapeau, Sous-Lieutenant Le BIVIC tué à l'entraînement. A sa gauche, le Caporal-Chef BON (nom de guerre de Barthélémy BORELLY). Derrière Le BIVIC, SAYAG. Parmi les Sous-Lieutenants PINOT et DUCORPS. Cérémonie au cours de laquelle, en présence du Général VALIN, les fanions des unités F.A.F.L. sont remis à quatre groupes.

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(source: ICARE N°176)

Sur cette photographie on reconnaît le Général VALIN, puis le Capitaine POMPEI, DUGO, LE GALL.

Le 4ième aviateur est Louis Michael DELANCHY, affecté au 107 Sqn R.A.F. de Massingham, disparu en mission le 6 septembre 1942 lors du bombardement de l'usine Philips d'Eindhoven. (C'est le 2ième en partant de la droite à coté de Louis DUCORPS. Ils tient le fanion du Mulhouse et Louis DUCORPS le Strasbourg.

(source: Jean-Pierre FITAMEN)

http://www.francaislibres.fr/

La compagnie d'instruction de l'aviation était commandée par le Capitaine OTTENSOOSER, appelé Commandant CHARLES, vieux combattant de la guerre 1914/1918 Evadé de France le 17 juin 1940 pour continuer la lutte contre les Allemands.

Dés l'appel du Général de GAULLE du 18 juin, le Commandant CHARLES s'engageait dans la France Libre, puis au début de 1941 créait le Centre d'Instruction de l'Aviation à Camberley.

Dans les huttes du camp nous étions répartis en brigades d'environ une quizaine d'hommes, la majorité d'entre nous étaient évadés de France par l'ESPAGNE, d'autres arrivaient en Angleterre en avion ou en bateau dérobés à l'ennemi.

Ils venaient de toutes les régions de la métropole, de l'Empire, de l'Etranger, certains d'entre eux s'étant évadés de camps allemands. C'étaient de jeunes Français, patriotes, de culture, de confession et de professions bien différentes, tous d'accord pour servir la France Libre sous les ordres du Général de GAULLE.

Une seule  pensée au plus tard haut paroxysme les animait: " Aller vite au combat et libérer la France"

Au camp un séjour d'une durée moyenne de dix semaines était consacré à l'instruction militaire, aux visites médicales et surtout au cours élémentaire de langue anglaise. Certains candidats reconnus inaptes à la suite de tests étaient renvoyés vers les autres armes: Armée de terre, parachutistes, ou Marine.

De 1940 à 1945, 16 brigades partiront dans les écoles de la Royale Air Force pour former des pilotes, des navigateurs, des radios mitrailleurs ou des mécaniciens.

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Octobre 1941: 3e brigade en instruction dans la Royal Air Force.

N° 3 B Flight N°1 Squadron 10 ITW à SCARBOROUGH.

de gauche à droite

TUMMERS,BOURDIN,ROSA,LEPROU.

LEGOFF,POIRIER,DEGAIL,MOUREAU,CHALLIER,CHAPMAN.

KRASKER,ALLIGNOL,HOMOLLE,GRONIER, X, X, DUBOURGEL,GROUX.

La première de ces brigades quitta CAMBERLEY au mois d'avril 1941 pour rejoindre l'ITW (initial training wing) de SCARBOROUGH. C'etait le dur et long entraînement de la R.A.F. qui commençait en Angleterre ou au CANADA. Alors, instruits, entraînés et transformés en combattants, ils furent affectés aux différentes escadrilles de la France Libre ou parfois détachés dans des unités anglaises.

Au cours de ces années de guerre beaucoup d'anciens de CAMBERLEY se distinguèrent dans les combats de tous les jours, mais hélas trés nombreux en sont morts ou disparus bien anonymement soit face à l'ennemi, soit à l'entrainement.

Aujourd'hui qui se souvient de ces quelques noms de ceux ayant appartenus aux première brigades d'OLD DEAN CAMP.

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(collection: Alan REY)

Sergent: Hector, Mario LATRILLE SOTO, Mitrailleur dans l'équipage CHALLIER.

Né a ANTOFAGASTA au Chili le 9 avril 1910, son père: Luis LATRILLE PARA, (Régidor et Délégué d'ANTOFAGASTA), sa mère: Evira SOTO MORAGA, Bisnieto de DOMINGO LATRILLE, fondateur de la ville de TOCOPILLA.

Réponds à l'appel du GENERAL DE GAULLE.

Enrolé le 6 janvier 1942, avec le grade de Sergent au Groupe de Bombardement "LORRAINE" F.AF.L. N° 30929.

Effectue 4 missions de guerre en décembre 1943 avec le même équipage,est tué le 30 décembre 1943 à la suite d'une collision au décollage.

Au Chili Hector LATRILLE était aussi volontaire de la quatrième Compagnie des Pompiers de SANTIAGO.

A SANTIAGO DU CHILI, son nom figure sur la plaque rendand hommage

"A CEUX TOMBES POUR LA FRANCE"

DANS LA MAISON DE FRANCE

La maison de France est un club des Français résidents au CHILI.

(source: Alan REY)

ALLAIN/ ALLIGNOL/ ALLARD/ AUTRET/ BALCAEN/ BARBOISSIEUX/ BORNE/ BOUDRY/ BOURDIEU/ BOURDIN/ BRAYER/ CANICK/ CANUT/ CARTON/ CHARBON/ COHEN/ COLCANAP/ COMMAILLE/ CORNEMENT/ DEBU/ DEGAIL/ DELANCHY/ DESPRES/ DESERTIAUX/ DUBOURGEL/ DUCORPS/ DRES/ GIRARD/ GOURNAC/ HEBERT/ JACQUINOT/ JOUBERS des OUCHES/ JOUNIAUX/ KAINUKU/ " LATRILLE Hector " /LE BIHAN/ LE BIVIC/ LECLERC/ LEDUC/ LEGOFF/ LEHMAN/ LEPROU/ LOUBET/ LOURDAUX/ LUX/ MENDES/ MINGAM/ MOREAC/ MOUREAUX/ MICHEL NADER/ OULMAN/ PETIOT/ PINEAU/ POIRIER/ POTTEL/ ROUSSARIE/ SCHEIDHAUER/ SENTE/ SIMON/ THIBAUD/ TORRES/ TOUSSAINT/ TROUILLET/ TUMMERS/ WATEL.

Et bien d'autres encore...?

CITATIONS

Sergent ALLAIN Julien.

ALLAIN Julien, sergent: excellent radio-mitrailleur trés doué, trés dévoué. De TAHITI, sa terre natale, répondant avec ferveur à l'appel du Général de Gaulle, avait rejoint la Grande-Bretagne pour venir combattre et libérer la mère patrie, aprés un long entraînement, avait vu ses efforts récompensés lors de son affectation au groupe "LORRAINE", en avril 1943. Ardent au feu, avait participé à trois missions à moyenne altitude et à cinq missions en vol rasant sur les territoires occupés. Le 22 octobre 1943, participait à une nouvelle attaque de bombardiers moyens livrée en vol rasant contre une usine de fabrication d'avions. En passant la côte Hollandaise, son avion fut pris à partie par un tir intense et meurtrier d'armes automatiques de tous calibres. Touché en plein fouet à quelques mètres du sol, un moteur en feu, son avion s'écrasa immédiatement au sol. A trouvé une mort glorieuse devant l'ennemie.

(source: Adjudant COUSTELLIE - B.A. 106 C.A.E.A.)

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Londres: Défilé des Drapeaux Français Libres.

Le 25 mai 1945 au cours d'une cérémonie franco-anglaise, les couleurs Françaises étaient amenées du grand mât, là se terminait l'histoire du CAMP de CAMBERLEY, qui fut le véritable premier foyer de l'aviation FRANCAISE LIBRE en ANGLETERRE.

ANDRE VOIRIN.

(source: ICARE N°171 LE GROUPE LORRAINE 3e partie)

 

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18 juin 2009

LE COMMANDANT DE MAISMONT -GROUPE LORRAINE-

UN HEROS DE LA FRANCE LIBRE

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Le Commandant de MAISMONT

Par le Lt Colonel de ST. PEREUSE.

Le 19 octobre 1944, le Commandant de MAISMONT, Compagnon de l'ordre de la Libération, Croix de Guerre avec 3 palmes et I étoile, Médaille Coloniale avec agrafes Erythrée,Lybie, Fezzan-Tripolitaine, était tué en service aérien commandé.

Pendant les deux années que j'ai passées avec lui, j'ai pu apprécier pleinement ses qualités. Sa mort m'enlève un ami véritable, un peu taciturne, franc comme l'or, toujours prêt à rendre service, consciencieux jusqu'au scrupule et incroyablement modeste. Mais ce n'est pas de cela dont je veux parler, je veux simplement dire ce qu'il a fait depuis quatre ans, c'est là le plus bel hommage que je puisse lui rendre.

Sorti de Saint Cyr en 1933, MAISMONT servait dans la Légion Etrangère. Puis, attiré par l'aviation, il avait suivi le stage d'observateur en avion et, à la mobilisation, se trouvait à l'escadrille d'Alep.

En juin 1940, aussitôt aprés l'Armistice, il passe, par ses propres moyens, en palestine puis en Egypte. Il  retrouve là, sous les ordres du Capitaine DODELIER, des équipages venus d'Afrique du Nord. MAISMONT fait alors partie d'un des trois équipages français équipés de GLEN MARTIN et opérant d'ADEN sur L'ABYSSINIE.

Au cours d'une des nombreuses reconnaissances son avion est descendu par la chasse Italienne. Légèrement bléssé, seul survivant de son équipage, il est fait prisonnier. Les Italiens le traitèrent d'une façon ignoble. Traduit comme franc tireur, devant une Cour Martiale, il fut condamné à mort. On "oublia" de le prévenir que le Duc d'AOSTE, Vice Roi d'ABYSSINIE, l'avait gracié.

Enfermé dans une prison de droit commun avec les voleurs et les criminels, sa captivité dura six mois. Il fut libéré par l'avance des troupes anglaises et rejoignit peu aprés le GROUPE LORRAINE en formation en SYRIE.Durant le campagne de LIBYE 1941-1942, il effectua plusieurs missions de guerre, puis il fut trés grièvement blessé dans une collisions d'avions.

Aprés de long mois d'hôpital, à peine rétabli, il voulut repartir au combat mais le groupe LORRAINE était au repos. MAISMONT demanda à retourner dans son arme d'origine ,la Légion. Ce lui fut accordé. Il prit part à l'attaque d'EL ALAMEIN où de nouveau il fut blessé par l'explosion d'une mine.

Sans attendre d'être guéri, il fut affecté sur sa demande, au Groupe BRETAGNE à FORT LAMY. C'est en boitant et en ayant encore des pansements qu'il prit une part brillante aux opérations du FEZZAN et de la TRIPOLITAINE 1942-1943. La campagne terminée, il obtint de nouveau son affectation au GROUPE LORRAINE en opérant en Grande-Bretagne et participa alors à de nombreuses missions au dessus des territoires occupés par l'ennemi.

Il allait avoir la joie de partir en France lorsqu'il a été tué en service Aérien Commandé. Devant une telle volonté, une telle continuité dans l'héroîsme on ne peut qu'admirer et se taire. La pudeur interdit tout éloge, tout commantaire. Avec le Commandant de MAISMONT disparait une des plus belles figures de la FRANCE LIBRE et un des plus purs héros de la FRANCE.

Lieutenant-Colonel de SAINT-PEREUSE.

(BULLETIN DES FORCES AERIENNES FRANCAISES EN GRANDE-BRETAGNE N°12  Décembre 1944.)

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19 juin 2009

PERSONNEL DU GROUPE LORRAINE

PERSONNEL DU GROUPE LORRAINE

EN DECEMBRE 1941

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Lieutenant-Colonel PIJEAUD, Commandant le Groupe,précédé jusqu'au 17 décembre par le Commandant CORNIGLION-MOLINIER, Pilote-Observateur.

CAPITAINE

Brunschwig, Observateur - Goussault, Pilote/Observateur - Lager, Pilote/Observateur -  De Maismont, Observateur - Mendousse, Observateur - De Saint-Péreuse, Observateur - Roques, Pilote/Observateur, Bermann, Médecin.

LIEUTENANT

Beaucamp, Observateur - Bourgoin, Officier de DCA - Du Boisrouvray, Observateur - Charbonneaux, Pilote - Chazette, Observateur (chef des services administratifs) - Ezanno, Pilote/Observateur - Golfier, Observateur - Goychman, Observateur - Marcel Langer, Pilote - De la Maisonneuve, Observateur - Guigonis,Observateur - Quesnel, Observateur - Roquère, Observateur - Rozoy, Pilote/Observateur - Sandré, Pilote/Observateur - De Thuisy, Pilote/Observateur.

SOUS-LIEUTENANT

Antomarchi, Observateur - Barberon, Observateur - Bimont, Observateur - Constantin, Officier/administratif - Dessa, Officier/mécanicien - Forat, Observateur - Ibos, Observateur - Laxagueborde, Aumônier - De Meltcharsky, Observateur - Patureau, Observateur - Sassoon, Médecin.

ASPIRANT

Regnault, Officier de matériel.

ADJUDANT-CHEF

Cornez, Pilote.

ADJUDANT

Duprat, Mitrailleur/mécanicien - Grielen, Pilote - Jabin, Pilote - Johanny, Radio/mitrailleur - Morel, Radio/mitrailleur - Pernot, Radio/mitrailleur - Rat, Radio/mitrailleur.

SERGENT-CHEF

Archimbaud, Radio à terre - Arcam, Mécanicien/avion - Boy, Mécanicien/avion - Breton, Mitrailleur/secrétaire - Bost, Mécanicien/avion - Bourdarias, Radio/mitrailleur - Cliquet, Mécanicien/avion - Deldieu, Mitrailleur/armurier - Djabian, Photographe - Gatissou, Mécanicien/avion - Jean, Mécanicien/avion - Jean(Edmond), Radio/mitrailleur - Kocher, Radio/mitrailleur - Lagatut, Radio/mitrailleur - Larrère, Mécanicien/avion - Langer, Pilote - Maubourguet,Mécanicien/auto - Masquelier,Mitrailleur/secrétaire - Masson, Radio/mitrailleur - Mér, Mécanicien/avion - Mouchet, Mécanicien/avion - Morisson, Mécanicien/avion - De Neuvremont, Pilote - Perbost, Radio/mitrailleur - Pétain, Observateur - Prandi, Radio/mitrailleur - Redor, Pilote - Romanetti, Mécanicien/avion - Richaud, Pilote - Séguineau, Pilote - Tournier, Observateur - Vergerio, Mécanicien, Mécanicien,/avion - Zein, Service général.

SERGENT

Auvray, Mécanicien/avion - Barat, Radio/mitrailleur - Beauden, Radio-mitrailleur - Baudin, Mécanicien/avion - Bruneau, Radio/mitrailleur - Berthelot, Mécanicien/avion - Bouchareine, Mécanicien/avion - Boutissier, Pilote - Bracq, Mécanicien - Carette-Bouvette, Mécanicien/avion - Carrel, Mécanicien/avion - Cassan, Mécanicien/avion - Calorbe, Mécanicien/avion - Coppin, Mécanicien/avion - Dumont, Electricien - Dubrocca, Mécanicien/avion - Delcros, Radio/mitrailleur - Drouet, Mitrailleur/armurier - Fifre, Pilote - Furst, Radio/mitrailleur - Goirand, Mitrailleur/secrétaire - Gill, Mécanicien/avion - Gilbert, Radio/mitrailleur - De Guilheim-Pémillat, Radio/mitrailleur - Leloup, Mécanicien/avion - Guyard, Mécanicien/avion - Lagrange, Mécanicien - Lann, Radio/mitrailleur - Licou, Pilote - Le Thoeuf, Electricien - Léonard, Mécanicien/avion - Mazurel, Mécanicien/avion - Meunier, Mécanicien/avion - Monti, Mécanicien/avion - Noblet, Comptable - Pinson, Radio/mitrailleur - Philippe, Mécanicen/avion - Provencel, Mécanicien/avion - Priet, Radio/mitrailleur - Soulat, Radio-mitrailleur - Touvray (Roger), Mécanicien/armurier - Touvray (Pierre) Mécanicien/auto -  Vernier, Mécanicien/avion - Verdon, Mécanicien/avion.

CAPORAL-CHEF

Bouchard, Mécanicien/avion - Gabriel, Mécanicien/avion - Kech , Radio/mitrailleur - Khun, Mécanicien/avion - Kolb, Cuisinier - Lousteau, Mécanicien/avion - Mattio, Service/général - Mesmin, Conducteur - Morisseau, Mécanicien/avion - Paturon, Mécanicien/avion - Pelet, Mécanicien/auto - Stockli, Armurier - Souceon, Secrétaire.

CAPORAL

Chatrieux, Secrétaire - Deseau, Conducteur - Del Pino, Menuisier - Delautre, Service/général - Fouant, Electricien - Guillou, Mécanicien/avion - Girodeau, Photographe - Lefèvre, Secrétaire - Lemoual, Mécanicien/avion - Lombroso, Armurier - Lebras, Mécanicien/avion - Montiaud, Mécanicien/avion - Miller, Conducteur - Meister, Infirmier - Milton, Service/Général - Mounuier, Radio/mitrailleur - Pibouleau,Conducteur - Roquemore, Mécanicien/avion - Teauzi, Conducteur - Tourtellier, Electricien - Vasselin, Secrétaire - Weill, Photographe.

1er CLASSE

Guillin, Secrétaire - Morice, Mécanicien/avion - Pita, Infirmier - Zelic, Mécanicien/avion.

2e CLASSE

Armfield, Radio à terre - Balère, Mécanicien/avion - Bourret, Conducteur - Brun, Secrétaire - Carré, Mécanicien/avion - Colombel,Mécanicien/avion - Conforti, Mécanicien/avion - Cuffel, Secrétaire - Dubourguier, Armurier - Decremer, Menuisier - Dorin, Radio/mitrailleur - Fabre, Conducteur - Fitzenz, Mécanicien/avion - Goulin, Mécanicien-auto - Guilbert, Cuisinier - Henri, Conducteur - Kindler, Chaudronnier - Lemoine, Conducteur - Louis, Service/général - Leroy, Dessinateur - Luciani, Conducteur - Sarti, Radio à terre - Tardi, Mécanicien/avion - Trabaud, Mécanicien/avion - Thill, Mécanicien/auto.

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PERSONNEL DU GROUPE LORRAINE

EN MARS 1943

N° 1585/655/E.M.3.

Le général de brigade aérienne VALIN;

Commandant les F.A.F.L. à

British Mission to French National Comittee,

3 Cleveland Row, St James's S.W.

Objet: Formation du Groupe "LORRAINE".

J'ai l'honneur de vous transmettre la liste du personnel que j'ai choisi pour les différents commandants du Groupe "LORRAINE", et pour la composition des premiers équipages:

Commandant de Groupe: Commandant de RANCOURT

Commandant de Flights: Capitaine CHARBONNEAUX

Capitaine EZANNO

Adjudant: Je n'ai pas d'objection de principe à la nomination d'un adjudant britannique. Je serais particulièrement heureux si vous pouviez obtenir la nomination à ce poste, par ordre de préférence:

1) Flight-Lieutenant LAFONTAINE, ou,

2) Squadron-Leader SMITH.

Tous deux ont déja travaillé à ODIHAM avec le Commandant de RANCOURT qui n'a eu qu'à se féliciter de leur collaboration.

Gunnery Officer: Aspirant SINIBALDI

Observer Officer: Lieutenant VALTON

Ces deux officiers viennent d'être victimes d'un accident dans un Squadron de BOSTONS. Ils sont relativement âgés et me paraissent indiqués pour ce poste par suite de leur expérience dans la R.A.F. et de leur bonne connaissance de la langue anglaise.

Médecin: Lieutenant JAEGER

Officier mécanicien: Aspirant GATISSOU

Warrant Officer Servicing

Squadron: Adjudant-Chef CUNIBIL

Le personnel au sol sera affecté d'aprés les résultats des différents "Tests" et stages d'entraînement dans les écoles techniques.

Le personnel navigant a été constitué en équipage de la manière suivante:

Pilotes (Pil)   Observateurs (Ob)  Radio-mitrailleurs (R-m)

(Pil) Commandant de RANCOURT - (Ob) Lieutenant SCHAFFNER - (R-m) Adjudant PRANDI.

CITATION

Capitaine: SCHAFFNER Observateur

SCHAFFNER capitaine, du groupe de bombardement 1/20 "LORRAINE": observateur de grande valeur, remarquable par son allant et ses qualités professionnelles. Dés ses premières missions, s'est immédiatement signalé par son calme et son ardeur au combat. Aprés avoir exécuté avec succés plusieurs attaques difficiles contre des objectifs ennemis situés en territoire occupée, a été porté disparu au cours d'une mission en rase-mottes, le 2 septembre 1943. Fait prisonnier, a été libéré par l'avance alliée en Allemagne.

La croix de la Libération est décernée au Lieutenant-Colonel DE RANCOURT DE MIMERANT Henri. pour le motif suivant:

"Ayant rejoint l'Angleterre dès novembre 1940, a organisé et commandé la première école de pilotage en Angleterre. Affecté à un groupe de Bombardement léger de la R.A.F., il le quitte pour prendre le Commandement du Groupe "LORRAINE" premier groupe de bombardement léger Français en Grande-Bretagne. A su insuffler aux équipages sous ses ordres, comme aux jeunes pilotes qu'il a formés, tout l'enthousiasme et la foi dont il était lui-même animé. A effectué vingt-deux sorties offensives, dont sept en vol rasant. Cité deux fois à l'ordre de l'Armée."

N° 1 Flight   -   ESCADRILLE    NANCY

(Pil) Capitaine CHARBONNEAUX - (Ob) Lieutenant PATUREAU - (R-m) Sergent BARAT

(Pil) Sous-Lieutenant PINEAU - (R-m) Sergent-Chef DELFAU

(Pil) Aspirant LUCCHESI - (Ob) Sous-Lieutenant BARALIER - (R-m) Sergent MARULLI

(Pil) Sous-Lieutenant DUGOT - (Ob) Sergent DRES - (R-m) Sergent MARA

(Pil) Capitaine de MONTAL - (Ob) Adjudant CANICK - (R-m) Sergent-Chef CARTON

(Pil) Lieutenant LAMY - (Ob) Adjudant BALCAEN - (R-m) Sergent ROUSSARIE

(Pil) Lieutenant FORSANS - (Ob) Aspirant COLCANAP - (R-m) Adjudant JOHANNY

(Pil) Lieutenant de GRAMONT - (Ob) Adjudant-Chef LUCE - (R-m) Sergent KAINUKU

(Pil) Sergent-Chef BOUTITIE - (Ob) Capitaine BRUNSCHWIG - (R-m) Sergent-Chef VERGERIO

(Pil) Sergent-Chef KERBRAT - (Ob) Capitaine VEBER - (R-m) Sergent GILBERT

(Pil) Lieutenant de THUISY - (Ob) Sous-Lieutenant de KACEW - (R-m) Sergent PINSON

(Pil) Lieutenant LANGER - (Ob) Lieutenant ROQUERE (1) - (R-m) Sergent-Chef FURST

(Pil) Lieutenant FEUVRIER - (Ob) Lieutenant de la BRIERE - (R-m) Sergent MACHECOURT

(Pil) Lieutenant PETIT - (Ob) Lieutenant FORAT - (R-m) Sergent MONGART

N° 2   Flight  -  ESCADRILLE  METZ

(Pil) Capitaine EZANNO - (Ob) Capitaine NIEL (2) - (R-m) Sergent-Chef BAUDEN

(Pil) Lieutenant Le BIVIC - (Ob) Sous-Lieutenant JACQUINOT - (R-m) Sergent COHEN

(Pil) Lieutenant GINS (3) - (Ob) Sergent NANOT - (R-m) Sergent D'HAINAUT

(Pil) Sous-Lieutenant DUCORPS - (Ob) Sous-Lieutenant PETAIN - (R-m) Sergent ARMFIELD

(Pil) Sous-Lieutenant ROUSSELOT - (Ob) Lieutenant MATHIS - (R-m) Sergent EHRMAN

(Pil) Lieutenant GAROT - (Ob) Sous-Lieutenant JEAN - (R-m) Sergent BOURNE

(Pil) Lieutenant GRONIER - (Ob) Sous-Lieutenant IBOS - (R-m) Sergent CAILLET

(Pil) Capitaine D'AUTECQUERT - (Ob) Adjudant MURRAY - Sergent-Chef LUINEAUD

(Pil) Lieutenant de BRETTES - (Ob) Sous-Lieutenant HETIGIN - (R-m) Sergent LECONTE

(Pil) Lieutenant STOLOFF - (Ob) Sous-Lieutenant LANG - (R-m) Sergent ALLAIN

(Pil) Adjudant GRIELEN - (Ob) Lieutenant GOYCHMANN - (R-m) Sergent-Chef BODIN

(Pil) Sergent-Chef BERNARD J. - (Ob) Sous-Lieutenant SAVILLE - (R-m) Sergent DUMONT

(Pil) Aspirant LAURENT Y. - (Ob) Sous-Lieutenant GOLDET - (R-m) Sergent VERCHIN

Le nombre d'équipages désignés est supérieur à celui de l'éffectif initial pour couvrir les pertes qui peuvent se produire par maladie, par accident ou pour toute autre raison.

Les noms des quinze hommes à entraîner comme mitrailleurs simples vous sont fournis séparément.

Je vous serais obligé de me faire connaître le plus tôt possible l'accord du BOMBER COMMAND au sujet de ces désignations et de bien vouloir prendre les dispositions nécessaires pour l'entraînement en équipage de ce personnel.

Le Général de brigade aérienne VALIN,

Commandant les F.A.F.L.

signé: VALIN.

(1) - Le Lieutenant ROQUERE doit arriver dans le troisième convoi.

(2) - Accélérer l'instruction de cet officier pour qu'il soit disponible vers fin Février au moment de l'arrivée du Capitaine EZANNO.

(3) - Actuellement à l'hôpital. Remplacerait le Lieutenant WEIL dans l'équipage MANOT-D'HAINAUT qui ne marche pas.

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(source: ICARE N°171)

Juillet 1941: Au départ, une brigade d'élèves radio-mitrailleurs pour rejoindre la base de CRANWELL.

De gauche à droite:

D'HAINAUT, (Citation), VOIRIN, X, VIDAL, MARULLI, MINGAM, CHEVALIER, CREPEAUX, le Capitaine CHARLES, BARKER, SILBERMAN.

CITATION

Sergent D'HAINAUT

D'HAINAUT sergent, du groupe de bombardement 1/20 "LORRAINE": radio-mitrailleur de grande valeur, remarquable par son allant et ses qualités professionnelles. Dés ses premières missions, s'est immédiatement signalé par son calme et son ardeur au combat. Aprés avoir executé avec succés plusieurs attaques difficiles contre des objectifs ennemis situés en territoire occupé, à été porté disparu au cours d'une mission en rase-mottes, le 2 septembre 1943. Fait prisonnier, a été libéré par l'avance alliée en Allemagne.

(source: Journal officiel du 9 janvier 1946 DUCAPHIL)

 

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24 juin 2009

LES EQUIPAGES DU GROUPE "LORRAINE"

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SQUADRON 342

"LORRAINE"

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Le Ier avril 1943, le groupe "LORRAINE" était officiellement reconstitué, comme unité française rattachée à la ROYAL AIR FORCE, et immatriculé " SQUADRON N°342". Il  faisait partie du "GROUP " aérien britannique N° 2, sous les ordres de l'Air-Marshal CONINGHAM ancien chef de l'aviation tactique en LIBYE.

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Sir Arthur TEDDER, Air Chief-Marshal, Commandant des Forces Aériennes du Proche-Orient, et Sir Arthur A. CONINGHAM, Vice Air-Marshal, Commandant des Forces Aériennes du désert.

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Les Commandants de la R.A.F. pour OVERLOD.

De gauche à droite:

ACM Sir Harry CONINGHAM, Commandant la 2e TAF, AVM Sir Harry BROADHURST, Commandant le 83e groupe tactique, ACM Arthur TEDDER, adjoint d'EISENHOWER.

(source: IWM)

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Le type d'avion qui lui était affecté était le DOUGLAS A20, du type 3A.C'était un bombardier bimoteur d'assaut, appelé couramment "BOSTON" dans la R.A.F. Remarquableme appareil, d'une robustesse à toute épreuve, il allait presque aussi vite qu'un chasseur et avait été spécialement étudié pour les attaques à basse altitude.Il emportait une tonne de bombes.

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Chargement de bombes sur un BOSTON du groupe "LORRAINE".Equipage du "P"

(source: Les Forces Aériennes Françaises Libres, Ministère de la Défense)

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Le chargement des bombes donnait lieu parfois à de grosses plaisanteries.

Le commandement du "LORRAINE" fut alors confié au Lieutenant-Colonel de RANCOURT, tandis que deux vieilles connaissances d'Abyssinie et de Lybie, les Capitaines CHARBEAUNNEAUX et EZANNO, prenaient chacun en main une des deux escadrilles: "METZ" et "NANCY".

L'entraînement, commencé presque aussitôt sur le terrain de WEST RAYNHAM,fut principalement orienté vers le vol rasant, resta jusquau début de 1944 la tactique préférée des Anglais dans l'emploi du bombardement léger.

Malheureusement, une telle adaptation au vol à hauteur d'arbres et sur de longs parcours, avec un appareil volant à cinq cents kilomètres-heures, provoqua, hélas, quelques pertes.

Un jeune secrétaire d'ambassade, GRAMONT, qui avait préféré le métier des armes à la diplomatie,se tua à son premier lâcher. D'autres équipages furent accidentés. l'un d'eux accrocha un arbre, un troisième se posa en mer. Tout cela nous coûta plusieurs hommes  de valeur, dont les Sous-Lieutenants DUGOT et LE BIHIC. Bref, quatre coups durs avant la première mission de guerre.

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L'equipage du "K" CITROËN L'automobile mène à l'aviation

(source: Les sans-culottes de l'air, Général Martial VALIN, François SOMMER)

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Groupe de Reconnaissance 2/33 Tunis El AOUINA

De gauche à droite:

S/Lt HEURTEAU, Pilote de chasse touché en combat rentre a la base et s'écroule sur son manche, Pierre LOBELLE (1/25 GROUPES  LOURDS "TUNISIE"), PAGES, mitrailleur du Colonel CITROËN Groupe"LORRAINE" F.A.F.L. PETSOUNIS Légion Etrangère non retenu dans l'Armée de l'Air.

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Equipage du Colonel SOUFLET.

(source: Les sans-culottes de l'air, Général Martial VALIN, & François SOMMER)

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L'équipage du"C" pour Charlie" Ville de CHERBOURG.

Aspirant: HENCELIN Michel, Mitrailleur, Adjudant: SOULAT, Radio, Lieutenant ALLEGRET Emile, Pilote, Sous-Lieutenant: SOMMER François, Observateur.

(source: Les sans-culottes de l'air, Général Martial VALIN & François SOMMER)

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Un équipage de choc: le"L"

Sous-Lieutenant, LENEINDRE, Radio. Sergent, MARTIN, Pilote, Lieutenant, MARCASSUS, Observateur, et KRASKER.

(source: ICARE N°174)

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Equipage du Lieutenant PERRIER, (HARTFORDBRIDGE 1944)

Sous-Lieutenant:TROUPEL, Observateur,Lieutenant: PERRIER, Sergent: MAUGER, Radio, et NICOLAÏ.

(source: ICARE N°174)

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L'équipage tous de LORIENT:

Sergent_Chef: BOUCHER, Mitrailleur-arrière, Sergent-Chef: MAHE,Radio, Lieutenant:Robert ROUSSILLAT, Pilote, et Lieutenant: Charles CHRISTIENNE, Navigateur.

Leur appareil s'appelle VILLE DE LORIENT.

(source: ICARE N°174)

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Devant le BOSTON de l'équipage du "T" BAYEUX, ROUSSELOT-ANDLAUER,

de gauche à droite:

X Mécanicien, Sergent: François VEUILLET, Radio, SHAAL, Mécanicien, Adjudant: KERBRAT, Pilote, Sergent: RIBIERO, Navigateur, et BRABANT, Mitrailleur.

(source: ICARE N°174)

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Devant un BOSTON III.

De gauche à droite: l'équipage du "I"

Adjudant: KERBRAT, Pilote, Sous-Lieutenant: GOLDET, Observateur,Sergent: CAILLET, Radio-Mitrailleur, et X.

(source; ICARE N° 174)

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L'Equipage du "H" Pilote: Lieutenant VANNIER, Navigateur: Claude TROUPEL, Mitrailleurs: les Sergents THOMAS et THIAUMOND.

BOSTON IV BZ446/H

(ECPA)

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L'Equipage du "E" REIMS. Joseph STREICHER, Gérard LARTIGAU, André FLAMENT, Jean BANQUET.

(ECPA)

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Equipage du "N" BOSTON III

De gauche à droite:

Lieutenant: Romain GARY, Observateur, BERCAULT, Sergent-Chef: BAUDEN, Radio-mitrailleur.

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Equipage: de gauche à droite:

Sous-Lieutenant: SINIBALDI, Radio-Mitrailleur, Lieutenant: PATURAU, Observateur, Lieutenant-Colonel: Henri de RANCOURT, Pilote; à l'extrême droite le GENERAL VALIN.

CITATION

La croix de la Libération est décernée au Lieutenant-Colonel DE RANCOURT DE MIMERANT Henri, pour le motif suivant:

"Ayant rejoint l'Angleterre dès novembre 1940, a organisé et commandé la première école de pilotage en Angleterre. Affecté à un groupe de Bombardement léger de la R.A.F. , il le quitte pour prendre le Commandement du Groupe "LORRAINE" premier groupe de bombardement léger Français en Grande-Bretagne. A su insuffler aux équipages sous ses ordres, comme aux jeunes pilotes qu'il a formés, tout l'enthousiasme et la foi dont il était lui-même animé. A effectué vingt-deux sorties offensives, dont sept en vol rasant. Cité deux fois à l'ordre de l'Armée."

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Retour de mission.Au poste de pilotage: Bernard CITROËN, puis de gauche à droite: X, JEFFREDO, BRODIER, PRIOR, X, et STADIEU devant un BOSTON IV.

(source: ICARE N° 176)

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En Angleterre de gauche à droite:

BUDES, MILLET, Adjudant SOULAT, Radio. MORISSEAU.

(source: ICARE N° 167)

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De gauche à droite:

Lieutenant SAUBERLI, Capitaine de STADIEU, Sergent-Chef MARA, Sergent RIBERT.

(source: ICARE N°167)

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L'équipage de Georges GOLAY sur B 25 MITCHELL à GILZE-RIJEN en 1945.

De gauche à droite:

Lieutenant POUGNET, Navigateur. Sergent CHARBONET, Mitrailleur. Adjudant-Chef SOLER, Radio. Sergent CAPEYRON, Mécanicien. Sous-Lieutenant GOLAY, Pilote.

(source: ICARE N° 167)

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Un équipage insolite au "LORRAINE"

Un Malgache, un ancien, un gosse, et un mutilé.

de gauche à droite:

Sergent BELLE, Capitaine TEYSSIER, Sous-Lieutenant NATIVEL, Sergent-Chef BERNARD, Pilote.

(source: ICARE N° 174)

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De gauche à droite:

X, GUIGONIS, X, VERGINE, FORTIN, LEWINO, Jean GAROT.

(Source: ICARE N°174)

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De gauche à droite:

BOUCHER, ROUSSILLAT, CHRISTIENNE, GRANSSAGNE.

(source: ICARE N° 174)

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Devant un BOSTON III.

De gauche à droite:

WAINSTEIN, Sergent-Chef TUAL, Radio-mitrailleur. BINESSE, GRANSSAGNE, MARCEL, Lieutenant LANGER,Pilote. X.

(source: ICARE N° 174)

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De gauche à droite:

GUEGUEN, Le BIHAN, GRATTE, MALAFOSSE.

(source: ICARE N°171)

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De gauche à droite en mai 1944:

CUNIBIL, Le MOAL, SCHALL,Lieutenant ROUSSELOT, Pilote. Lieutenant ANDLAUER, Observateur. Sergent CARETTE-BOUVET, Mécanicien-avion. Sergent GODIN, Mitrailleur.

(source: ICARE N°171)

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HARTFORDBRIDGE.

De gauche à droite:

LOUSTEAU, Sergent NEY, Observateur. MORISSEAU, Sergent d'OLIVIERA, Pilote. Sergent BERTHELOT, Mécanicien-avion.

(source: ICARE N° 171)

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De gauche à droite:

MAULEON, Sergent NEY, Observateur. MOLLEUR, Sergent MEUNIER,Mécanicien-avion. SIGONEY.

(source: ICARE N°171)

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Devant un BOSTON III.

De gauche à droite:

BOUCHER, Sergent-Chef TUAL, Radio-mitrailleur. Sous-Lieutenant JEAN (EDMOND), Observateur. Capitaine GAROT, Pilote.

(source: ICARE N°176)

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Départ en mission depuis le terrain d'HARTFORTBRIDGE (SURREY).

De gauche à droite:

Sergent ZELLER, Radio. Adjudant PERRIER, Mitrailleur. Sergent-Chef COCOGNE, Navigateur,Bombardier. Sergent MARCHAL, Pilote.

(source: ICARE N° 176)

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De gauche à droite:

Pierre LOUIS-DREYFUS, MARCHAL (TOUSSAINT), Bertrand du POUGET (NAVARRE), Lucien FLAMAND.

(source: ICARE N°176)

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Devant le BOSTON IV.

De gauche à droite:

RIBIERO, VANNIER, GUILLOUX, KOLL.

(source: ICARE N° 176)

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Un équipage de choc:

De gauche à droite:

QUESNEL, BENARDON, PRIOR, VANNIER.

(source: ICARE N°176)

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De gauche à droite:

DORIN, Radio-mitrailleur. VIVEN, Radio-mitrailleur. LAMBERMONT, Navigateur. CLEMENT, Pilote.

(source: ICARE N°176)

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Equipage à NANCY, le 19 août 1945.

De gauche à droite:

Sergent-Chef GRANDSAGNE, Sergent MOGE, Lieutenant ROUSSELOT, Adjudant LARRERE.

(source: ICARE N°176)

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29 juin 2009

RECIT DU GENERAL RENE GENTIL

J'AI VECU LA FIN,LA JOIE DE LA VICTOIRE

ET PUIS DEJA LA NOSTALGIE !

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J'ai acheté cette photo il y a quelques années sans avoir d'indications précises, et grace a mon avis de recherche j'ai retrouvé le Lieutenant René GENTIL, du G.B. II/12 en 1940, et surtout le récit du Général René GENTIL dans la revue ICARE N°176, une belle surprise.

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Général René GENTY

(1914-1972)

Avril 1945... Les signes annonciateurs d'un effondrement imminent se multiplient. Le Rhin, franchi, les armées alliées du front ouest s'enfoncent chaque jour plus profondément en territoire allemand.

Le 137éme Wing suit l'avance générale du groupe d'armées Montgomery. Le LORRAINE et ses squadrons frères ont dû , hélas, quitter Vitry-en-Artois et les innombrables amis qu'ils se sont faits depuis six mois dans cette région si accueillante et si généreuse et s'installer à Gilze-Riejen prés de Bréda dans cet austère Brabant hollandais épuisé par cinq années d'occupation.

Les missions sont de plus en plus rares, les objectifs de plus en plus lointains... noeuds routiers, centrales électriques, gares de triage, Hanovre, Brême, Hambourg, les réactions ennemies perdent leur cohérence et leur force... cela sent la fin.

Dés le 2 mai, ce fut ce jour-là la dernière mission du squadron, la presse et la radio ont lancé la nouvelle de la mort d'Hitler. Le Daily Mail du 4 mai annonce une rencontre Montgomery/Doenitz, successeur désigné d'Hitler. Et nous sommes cloués au sol à attendre, anxieux, impatients. Certes, la météo n'est pas favorable, mais nous avons volé par des ciels plus bouchés. Alors? Alors il n'y aura pas de curée.

Les Anglais se souviennent que l'annonce de l'armistice, le 11 novembre 1918, a provoqué des manifestations si vives d'enthousiasme sur le front qu'elle leur a coûté aussi cher q(une bataille rangée. Par precaustion, les vols sont suspendus et pour cause... les avions sont rendus indisponibles et les équipages sont condamnés à ronger leur frein entre l'Ops room et le casernement, sous un froid crachin qui n'ent finit pas de tomber.

Seule distraction, le passage régulier de l'avion de liaison: un Goéland qui, deux ou trois fois par semaine, nous apporte le courrier de Paris.

L'ARMISTICE

Le 8 mai au matin: rassemblement général, un rassemblement qui sent l'annonce d'un grand évènement. Le Group Captain nous apprend que la reddition est acquise (is over). Curieusement la nouvelle - mais est-ce une nouvelle? depuis quelques jours nous nous l'attendions - est accueillie dans un silence de recueillement quasi religieux, comme si chacun, avant de déposer le fardeau qui l'écrasait depuis tant d'années, reprenait conscience et s'interrogeait sur le drame qu'il venait de vivre et voulait associer aux vivants tous ceux, innombrables, qu'il avaient anéantis.

La joie ne vint qu'aprés le triple "hurrah!" lancé par l'un d'entre nous, une joie débordante, envahissante, un enthousiasme enfin débridé que chacun emporta avec soi à Londres, à Paris, à Bruxelles pour vivre dans la liesse populaire des deux day off qu'octroyait gracieusement aux combattants sa Majesté Georges VI.

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Berlin. Mai 1946. Un équipage du LORRAINE devant le Reichtag,

au centre de la photo le Général René GENTY

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LA JOIE DE LA VICTOIRE

Ah! Ces journées de délire, ces farandoles, ces danses, ces chants dans la plus libre, la plus belle euphorie, ce délire colossal, monstrueux, sans repos, sans répit, ce déroulement du peuple des capitales qui nous a entraînés deux jours  durant dans son paroxysme effréné.

Ce n'est qu'au retour de cette échappée gaillarde qu'il fallut bien songer à l'avenir: qu'allait devenir le "LORRAINE"?Les bruits les plus divers couraient: maintien dans la RAF, réintégration dans l'armée de l'Air, mais sous quelle forme? Pour quelle mission: bombardement, transport? Le squadron déja éclatait: les plus anciens regagnaient la France, des nouveaux les remplaçaient; mais le Wing considérant, à juste titre, qu'il n'est pire danger pour une unité que l'inactivité, maintenait un service aérien soutenu: liaisons nombreuses vers l'Angleterre et la France, low level cross country air/sea firing² et surtout ce qu'on avait baptisé les Cook's Tours qui consistaient à faire survoler à des à des "initiés" l'Allemagne et ses ruines et particulièrement le bassin de la Ruhr anéanti: visions de désolation de villes rasées où seuls se se draissaient encore les cheminées d'usine et, de temps à autre, un clocher intact, enchevêtrement monstrueux de carcasses informes, d'amas de ruines où n'existaient que de vagues sentiers serpentant parmi les décombres et d'où toute vie semblait retirée: amère satisfaction de réaliser les effets des bombardements, en volant à basse altitude sans autre contrainte que celle de l'autonomie de nos MITCHELL.

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Les MITCHELL du LORRAINE bombardent l'Allemagne.

DANS LA HOLLANDE DEVASTEE

Trés rapidement, les loisirs s'étaient organisés: parties de chasse sur le terrain(oh! ces perdreaux à l'étouffée cuits par les moyens du bord), visites organisées en Hollande à Nimègue, Amsterdam, La Haye. Comme à Berlin, nous sommes assiégés à la descente du car par la triste cohorte des habitants en quête de cigarettes, de savons, de sucreries qu'ils cherchent à troquer contre des appareils photos, des bibelots et même du cognac et des vins de France.

Et puis, peu à peu, des contacts s'établissent avec la société hollandaise. La Gentry locale, aprés une réception fort officielle à l'hôtel de ville de Tilburg, multiplie les invitations que nous rendons fort galamment en conviant leurs filles à s'initier aux joies du swing et du boogie-woogie sur les pistes de danse de l'Officer's club ou aux soirées de l'Officer's mess du terrain qu'égaie la présence de gracieuses jeunes filles françaises appartenant à la mission militaire de liaison cantonnée dans un couvent voisin.

Je ne suis pas sûr que la vénérable supérieure de ce couvent nous ait pardonné l'irrévérence qui nous poussa un soir à substituer dans le vestibule nos photographies d'identité à celles des papes qui se sont succédé depuis Saint-Pierre. L'a-t-elle même découverte? Mais elle ne nous pardonnait pas nos passages à trés basses altitude, surtout de nuit, qui traduisaent notre affection à nos charmantes compatriotes.

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Réception du groupe "LORRAINE" par la ville de nancy.

Prise d'armes place Stanislas.

LE LORRAINE A NANCY

Le clou de cette période a été la réception du squadron, le 18 août 1945, par la ville de Nancy, réception grandiose où, pour la première fois, le "LORRAINE" voyait réunis sur le sol de France, autour de son drapeau qui recevait la fourragère de la Légion d'honneur, tous ses équipages, les anciens et les jeunes: prise d'armes, réceptions, banquets: deux journées inoubliables marquées par la gentillesse et l'amitié de nos hôtes envers ceux qui durant quatre années avaient mis à l'honneur les armes de la province LORRAINE.

Quelques semaines plus tard, l'ordre était donné au squadron de rejoindre la France. Le "LORRAINE" venait s'installer à Dijon avec le groupe 1/3 Corse pour former, dés le 1er décembre 1945, la 20éme escadre.

Nos camarades anglais s'ingénièrent à adoucir l'amertume de la séparation. Ils eurent des gestes touchants de sympathie et d'affection pour ceux qui avaient partagé avec eux si longtemps l'espérance et jamais sans doute la fraternité d'armes ne s'affirma avec plus de vérité et de profondeur que durant ces jours qui étaient les derniers de la glorieuse époque.

Mais si le 342ème squadron de la RAF disparaissait le 30 novembre 1945, ce jour là naissait le groupe"LORRAINE" qui continue sa fière histoire.

Général René GENTY.

(source: ICARE N°176)

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06 août 2009

POUR LE SOUVENIR DE Robert COLCANAP

COMPOSITION FRANCAISE

EXAMEN à OLD DEAN CAMP

CAMBERLEY

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Robert COLCANAP.

- Que faisiez-vous dans la vie civile?

- Pourquoi et comment êtes-vous venu en Angleterre?

- Avant cette date fatale du 18 juin 1940, qui marqua un tournant assez important dans le cours jusqu'alors paisible de ma courte vie, je me trouvais dans la situation du petit garçon bien sage qui, ayant sans trop se fatiguer, obtenu la première partie de son bachot, se repose de toutes ses fatigues passées et à venir, dans une classe idéale, qui n'a sa pareille dans aucun pays étranger: la classe de philosophie, classe spécifiquement française...

... Nous avions tout juste une dissertation philosophique par semaine, dissertation à laquelle je travaillais un peu tous les jours, et qui était plus ou moins bien notée selon le travail effectué bien souvent, il s'est trouvé que la note fût inversement proportionnelle au travail fourni, ce qui ne m'encouragea guère dans la voie du travail...

... Comment peut-on prendre contact avec la vie réelle, si l'on passe ses jours et une partie de ses nuits à s'abrutir sur Tacite sur les Catilinaires, oo même sur le De Natura Rerum? Mon esprit ne s'est donc trouvé élargi que du jour où je suis entré en cette classe bénite, de philosophie où pour la première fois j'ai vu mes maîtres appliquer l'aphorisme bien, connu de Montaigne: "une tête bien faite vaut mieux qu'une tête bien pleine".

C'est dire qu'en ces 6 derniers mois j'ai appris un peu de tout, hormis la Philo...

... M'engager?

Il ne fallait pas y songer. Je n'avais pas l'âge. J'ai donc continué bien sagement à m'imbiber de l'Evolution Créatrice et autres chefs d'oeuvre sans oublier les théories évolutionistes de Spencer, Larmarck, Darwin, etc. D'autre part, en tant que futur candidat du P.C.B., j'avais installé chez moi un petit laboratoire de chimie qui m'a aidé à passer bien des aprés-midis d'hiver. J'étais bien loin de Virgile et de ses bucolique, d'Aristophane et de ses guêpes.

C'était l'essentiel. J'étais heureux, alors que j'aurais dû, me lamenter...

Alors, survint la catastrophe. vers la fin de la guerre, je devins un lycéen distrait. La guerre était debout dans le lycée. Le canon étouffait à mes oreilles, la voix des maîtres, et la voix mystérieuse des livres ne nous parlait qu'un langage froid et pédantesque, même pour les matheux. Les logs et les cos autrefois étaient des degrés fondamentaux pour monter à l'étoile suprême du bachot (la plus belle étoile des cieux pour des gosses de notre-age) n'avaient plus aucun sens.

Brusquement, nous nous sommes tous trouvés en face de la réalité. Certes, je ne suis pas tombé de la lune sur la terre. Dieu merci, je ne suis pas un J.Jacques - comme certains de mes camarades, qui, à moitié abrutis par les programmes surchargés de Math.Elém. se décidaient enfin à lever leur nez de dessus leurs livres, quand il était trop tard.

D'autres, éternels rêveurs (romantiques, mode 1940), ne réalisaient pas que, en ce mardi 18 juin 1940 (125 ans pour pour jour aprés Waterloo) ces satanés boches allaient arriver dans leur bonne ville de Brest, qui jamais de mémoire d'homme, n'avait connu la botte allemande.

Que m'est'il donc arrivé au milieu de la panique générale? j'avoue que je n'ai pas trop perdu la tête. Il s'agissait, avant tout de rester calme. Ma décision était prise. Mon père était absent, mais il m'aurait certainement approuvé, s'il avait été là (en ce temps là,il commandait un aviso à Bizerte). Je ferais donc tout mon possible pour m'embarquer. A ce moment , il n'était pas question d'envisager le devoir, comme un impératif absolu ou catégorique. J'ignore ce qu'aurais fait Kant à ma place; toujours est-il que personnellement, j'ai surtout mis mon point d'honneur à me soustraire à la botte de ces messieurs, puisque cela m'était possible, et qu'il me restait encore des poings et une tête pour me battre. Je dirai plus: j'ai tenu à réparer ces six mois d'oisiveté pendant lesquels j'aurais été plus utile soit en usine, soit aux champs... Enfin, ne regrettons rien.

Vigny a dit que l'honneur est un sentiment né avec nous, indépendant des temps et des lieux; un sentiment fier, inflexible, un instinct d'une incomparable beauté, une foi qui est tout de même restée à quelques uns.

Ce qui est curieux, c'est que je n'ai pas eu du tout conscience de cette religion mâle, sans symbole et sans images, sans dogmes et sans cérémonies, lors de mon départ.

Et pourtant, en m'analysant bien maintenant, je m'aperçois que, en m'embarquant, j'ai senti remuer en moi quelque chose qui a été comme une partie de moi-même, et cette secousse a réveilleé toutes les forces de mon orgueil et de mon énergie primitive. Oui, ma première réaction a été celle-ci: un Français ne peut pas laisser son allié se battre seul. Ca m'a été une consolation intérieure d'autant plus belle, que longtemps, j'en ai ignoré la source et la raison véritables. Toujours est-il, que j'ai eu une révélation soudaine de beau, du vrai, du juste.

De là est jaillie une lumière, qui m'a toujours éclairé, depuis 10 mois qur je suis en Angleterre et qui toujours depuis m'a empêcher de dévier du droit chemin.

Et je me suis embarqué tout tranquillement: comme je suis né, comme j'ai vécu, et comme je mourrai, fort probablement.

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Le Sous/Lieutenant Robert COLCANAP, le "benjamin du LORRAINE",s'engagea à 17 ans et mourut à 20 (11 novembre 1943)

(SHAA)

Ces lignes sont extraites d'une composition Française faite lors d'un examen à Old Dean Camp Camberley par Robert COLCANAP.

S'échappant de Bretagne, il a rejoint les Forces Françaises Libres le 19 juin 1940.

Il fut tué à 21 ans, le 11 novembre 1943 en service aérien commandé aprés, avoir effectué brillamment de nombreuses missions de bombardement comme Observateur au GROUPE LORRAINE.

"Nous ne vous oublierons pas"

DUCAPHIL

(source: BULLETIN DES FORCES AERIENNES FRANCAISES EN GRANDE-BRETAGNE N°13 Janvier 1945 - collection: Nicole ROUSSEAU PAYEN.)

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22 septembre 2009

UNE AVIATRICE CHILIENNE (Pour mon ami CHILIEN)

UNE AVIATRICE CHILIENNE

DANS LES F.A.F.L.

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En 1941 arrivaient de nombreux jeunes Chiliens de souche Basque qui avaient décidé que leurs origines leurs faisaient un devoir de rejoindre les Forces Françaises Libres en Angleterre. Conciliant leur loyauté au Chili avec leur attachement à la France, ils contractaient au Chili et à titre Chilien leur engagement aux F.F.L.

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Du nombre de ces jeunes enthousiastes était Mademoiselle DUHALDE.

L'orsqu'elle débarqua en Angleterre en 1941 âgée de 21 ans elle avait à son actif 150 heures de vol sur Moth. Elle avait appris à piloter au Chili à 17 ans, et comptait bien mettre ses aptitudes de pilote au service de la France et des Alliés.

Ayant signé son engagement définitif aux F.A.F.L. à Londres le 27 août 1941, elle demande à être détachée aux écoles de l'Air Transport Auxiliary - Elle passe par tous les stages qu'impose cet entraînement, commence à travailler comme mécanicienne sur les appareils qu'elle aurait plus tard à piloter.

Destinée au Ferry-Command, c'est à dire au convoyage des avions des usines vers les bases, elles dut apprendre à piloter les types les plus variés. Son premier appareil d'entraînement fut l'Oxford, puis se furent le Magister, le Harvard, le Mustang, le Hurricane, le Wellington ect... volant de 15 à 20 heures sur chaque type.

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Au mois d'août elle commence son travail de Ferry, dans lequel elle ne s'est pas arrêtée depuis. Mademoiselle DUHALDE a maintenant prés de 1000 heures de vol sur 20 types d'avions différents, dont le Mosquito. Elle a convoyé un Spitfire du Sud de l'Angleterre au Nord de l'Ecosse 1h.15.

Aimée et estimée par ses camarades et ses supérieurs, Mademoiselle DUHALDE nous a parlé avec enthousiasme de la vie qu'elle mène et qu'elle aime passionnément, des avions qu'elle a pilotés et parmi lesquels le Boston, et le Mitchell semblent avoir ses préférences, de ses projets d'avenir.

Sa longue activité aérienne ne lui a pas ôté le gout de l'Air et elle espère bien ne pas achever sa carrière d'aviatrice avec sa carrière militaire.

Sur le point de retourner au Chili, elle n'exprime qu'un désir: c'est de continuer à y voler plus que jamais. Nous lui souhaitons bonne chance et bon voyage et lui demandons d'apporter à son pays les voeux les plus cordiaux de la France amicale et reconnaissante.

(source: BULLETIN Des Forces Aériennes Françaises en Grande-Bretagne N°19 Août 1945 - collection: Jean-Paul DELMAS)

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UNE BELLE SURPRISE

De la part de mon ami CHILIEN Alan REY.

La photo de Madame Margot DUHALDE une légende vivante au CHILI aujourd'hui agée de 82 ans et pleine de vigueur, qui vient d'être décorée par les Gouvernements Français et Britanniques pour son activitée pendant la deuxième guerre mondiale au sein des

FORCES AERIENNES FRANCAISES LIBRES.

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Madame Margot DUHALDE la seule femme pilote d'AMERIQUE LATINE dans les F.A.F.L. a reçu la Médaille de Commandeur de la Légion d'Honneur des mains de l'Ambassadeur Monsieur HOWARD DRAKE.

(source: Alan REY mon ami Chilien)

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23 septembre 2009

LA NUIT DU 4 AOUT 1944

LA NUIT DU

4 AOUT 1944

SOUVENIR DU "LORRAINE"

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BOSTON III en route vers l'objectif.

(source: ICARE N°176)

Il y a un plus d'un an, au début d'août, les tanks Américains ayant forcé les lignes Allemandes s'enfonçaient vers le coeur de la Bretagne; une colonne avait atteind Rennes, des combats de rue avaient lieu dans cette ville pendant que d'autres unités l'ayant dépassée fonçaient vers le Sud.

En même temps une autre colonne américaine partie de Pontorson et allant vers l'Ouest était déja dans les faubourgs de Dinan.

Le but général de ces avances menaçant les quatre grands ports bretons de Brest, Lorient, St-Nazaire et Nantes, était de fermer la péninsule armoricaine.

On se rend compte de l'importance qu'avaient alors pour les allemands, les routes et les voies ferrées, toutes leurs lignes de communication étant employées au maximum soit à amener des renforts, soit à évacuer les points les plus menacés.

Une des tâches de la 2ème Tactical Air Force, fut donc de harceler ces voies, jour et nuit, et de harasser les troupes engagées, en ne leur laissant aucun repos.

C'est dans ce but que depuis quelques semaines, les "Bostons" du Groupe LORRAINE, changeant leur tactique habituelles de nuit, de harcèlement sur les routes et les voies de chemin de fer situées en arrière des lignes allemandes.

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Bombardement en rase-mottes.

(source: ICARE N°176)

Cette soirée, aprés avoir savouré un bel aprés-midi d'été dans la campagne du Surrey où nous étions stationnés, nous avions, à tour de rôle, pris le départ, ayant pour mission d'aller patrouiller la région comprise entre Falaise, Condés-Noiraud, Flers, Argentan.

Parmi les treize équipages inscrits ce jour là sur le battle order se trouvait un mitrailleur de marque: le Général VALIN, venu visiter notre groupe avait tenu à participer aux opérations de la nuit en qualité de membre de l'équipage du Lt-Colonel GORRI.

Nous sommes partis peu aprés, par une belle nuit claire.

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Aprés la mission du 4 août, le Général VALIN descend du poste de mitrailleur d'un Boston, en face de lui, le Lieutenant-Colonel GORRI-FOURQUET.

(source: ICARE N° 176)

Au-dessus de la mer, la vue était merveilleuse, quelques bandes allongées de nuages se silhouettaient contre la lune. En les traversant, en quelques secondes, cette ombre soudaine nous paraissait glacée.

Nous avons abordé la côte au Cap d'Antifer, le ciel limpide nous permettait de voir comme en plein jour.

Puis nous piquâmes ensuite vers la première boucle de la Seine qui, miroitant sous la lune, formait un excellent repère.

Nous volions trés bas et les détails de notre route apparaissaient trés nettement, les nuages projetés en silhouettes sombres sur la campagne donnaient l'impression d'être de petits bois, compliquant ainsi la tâche du navigateur.

Tout semblait désert, la campagne endormie. Les arbres sous l'avion disparaissaient, à peine entrevus.

C'était du vrai sport, nous suivions les sinuosités du terrain à la hauteur des arbres, évitant ainsi les projecteurs mais, en revanche, cela amenait parfois d'autres émotions et, alors que prés de Falaise la route monte un peu brusquement, nous nous sommes trouvés tout à coup en face de peupliers se dressant devant nous comme de grands fantômes noirs...

Enfin, nous aperçumes un convoi ennemi et aprés avoir viré rapidement et être revenus sur la route, l'avons salué de rafales de nos mitrailleuses.(Le mitrailleur-arrière était à son affaire.)

En arrivant sur notre objectif, l'accueil de la "Flak" ennemie nous démontra avec chaleur que nous étions sur la bonne route.

Un vrai feu d'artifice nous fut servi en échange de nos bombes, et virant sur la gauche, nous nous dégageâmes de cet endroit malsain pour retourner à notre point de départ.

Le mitrailleur arrière ajouta à nos 250 lb., une dernière rafale....

Le retour fut un voyage sans histoire , les trous dans la tôle de notre appareil n'y avaient fait que des dégâts insignifiants.

En entrant dans la salle d'interrogation, nous avons été frappés par l'ambiance qui y régnait.

Nos camarades semblaient comme surpris de nous revoir, nous avions en effet un retard de plus d'une heure sur leurs prévisions.

Nous n'étions pas les seuls.

Les heures avaient passé depuis notre départ, les uns aprés les autres, nos Bostons avaient montré leurs feux au-dessus du terrain.

Le premier à se poser, celui du Lt-Colonel GORRI ayant à bord le Général VALIN, avait essuyé un feu trés dense de "Flak" légère, aprés avoir été pris longtemps dans les projecteurs, alors qu'il bombardait un convoi.

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De gauche à droite:

Pierre-Louis-DREYFUS, MARCHAL (TOUSSAINT), Bertrand-du-POUGET (NAVARRE), et Lucien FLAMMAND.

Ensuite, ce fut le S/Lieutenant NAVARRE, son avion trés  harcelé également, avait dû s'échapper d'un cône de projecteur et d'obus traçants qui le poursuivirent pendant longtemps.

Successivement d'autres appareils rentrèrent ayant tous été trés "tirés".

Il manquait encore 5 Bostons, les heures passaient, chacun calculant la limite des possibilités de vol, voyait une à une s'évanouir les chances de les voir rentrer.

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De gauche à droite:

JAFFRE, SEILER, LAVALLEE,et COCOGNE.

(source: ICARE N°176 collection: Madame JAFFRE et la fille de Louis JAFFRE)

Louis JAFFRE, rallié à la France Libre en juin 1940 avant la mission du 4 août 1944 au Groupe "LORRAINE" avait déjà contibué à la lutte contre l'Allemagne nazie. Détaché dans une escadrille britannique du "Coastal Command", il avait pris part à la destruction d'un sous-marin allemand le 9 novembre. Il avait effectué plus de cinquante missions de bombardement sur la France et les pays occupés et, comme le dit Henry COCOGNE, cette guerre n'était ni fraîche, ni joyeuse.Louis JAFFRE nous a quittés en novembre 1999, ICARE s'honore de pouvoir lui rendre un juste hommage, à travers le récit d'Henry COCOGNE.

Louis JAFFRE était décoré de la croix de guerre et de la Médaille Militaire.

Un coup de téléphone vint redonner un peu d'espoir, nous apprenant que par suite d'ennuis mécaniques un des appareils, équipage JAFFRE-COCOGNE s'était posé à B.25 terrain de secours situé en Normandie.

Puis ce fut le silence...

4 équipages manquaient:

S/Lt DUBOIS, Lt FELTOUX, Sgt PIERRON, Adjt Ch ROMANETTI.

Sgt/C BONNEVILLE, Aspt BARRIER, Sgt DEPUI, Sgt/C JEAN.

Sgt/C PIERRE, Sgt/C CORNEMENT, Adjt DUMONT, Sgt/C RICARDOU.

Sgt/C HOURIEZ, S/Lt SONNET, Sgt KAINUKU, Sgt LADAGNOUS.

Les 3 seuls survivants de cette nuit étaient: le Sgt/C PIERRE, et l'Adjudant DUMONT qui ayant "crashé" dans la nuit, réussirent à traverser les lignes, et à rentrer en Angleterre peu de temps aprés.

Le 3ième était le Lieutenant FELTOUX qui d'un autre appareil réussit à se jeter en parachute à moins de 300 mètres de hauteur.

CAPITAINE X.

(source: Bulletin des forces aériennes françaises en Grande-Bretagne N°19 Août 1945. collection: Jean-Paul DELMAS)

Posté par DUCAPHIL à 13:15 - GROUPE LORRAINE - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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