24 janvier 2017

UN SUPERBE DOCUMENTAIRE SUR LES TAHITIENS SUR FRANCEO

UN SUPERBE DOCUMENTAIRE

Dimanche 22/01/2017

www.franceo.fr/emission/aux-armes-tahitiens/

EMI_715446

 

Je retrouve le crash du bombardier du lieutenant Petit et le tahitien le sergent Machecourt.

 

L'EVEIL D'UNE VOCATION par le Général Leon PETIT - HALIFAX GROUPES LOURDS FRANCAIS SQUADRONS 346 et 347 R.A.F

L'EVEIL D'UNE VOCATION Léon PETIT en 1941. par le général Léon PETIT (1915-1999) Cimetière des vertus (1946) (collection: Claude...

http://halifax346et347.canalblog.com



Posté par DUCAPHIL à 10:46 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags :


10 octobre 2014

VITRY-EN-ARTOIS COMMEMORATION LE18 ET 19 OCTOBRE DE L'ARRIVEE DU GROUPE LORRAINE

Ils ont revu la FRANCE

 

Vitry-en-Artois

 18 et 19 Octobre 2014

Commémoration de l'arrivée

du Groupe "LORRAINE"

le 14 Octobre 1944

 

97481050

 

Monsieur Dominique VACHET organise avec la Mairie de Vitry-en-Artois deux jours de manifestations le 18 et 19 octobre 2014 lors de la commémoration de l'arrivée du Groupe "LORRAINE" sur Vitry-en-Artois, il y a 70 ans, le 14 octobre 1944

http://vitryenartois62.super-h.fr

img470

Cérémonies à Brebières

VITRY EN ARTOIS (2)

Maître de cérémonie ANORRAA: le capitaine Valdemare KNOPIK, à sa droite Mr HECQUET, maire de Brebières, Mr GEORGET, maire de Vitry-en-Artois.

 

VITRY EN ARTOIS (3)

Plaque commémorative de l'atterrissage du Groupe LORRAINE sur le mur de l'église.

VITRY EN ARTOIS (7)

VITRY EN ARTOIS (4)

Début de la cérémonie.

VITRY EN ARTOIS (8)

Gravé en bas sur la plaque de Vitry-en-Artois, le plus beau compliment que le Général de Gaulle décerna au

Groupe LORRAINE

" Jamais la France n'a dû à si peu de Français"

VITRY EN ARTOIS (5)

Les deux vétérans Roland LEPERS et Robert MONTILLAUD déposent une gerbe au pied du Mémorial du Groupe LORRAINE.

VITRY EN ARTOIS (6)

Dépot de gerbe de l'Armée de l'Air.

VITRY EN ARTOIS (7)

VITRY EN ARTOIS (8)

Allocution du Maire de Vitry-en-Artois.

VITRY EN ARTOIS (9)

Les porte-drapeaux.

 

VITRY EN ARTOIS (10)

Robert MONTILLAUD (mécanicien), Roland LEPERS (pilote).

 

VITRY EN ARTOIS (11)

Mr Robert (Bob) GRECOURT (pilote).

VITRY EN ARTOIS (12)

Famille venues représenter leur ancêtre.

De gauche à droite:

Mr Predom pour son oncle, Marcel Le BIVIC (pilote), Mme Odile Rozoy-Kunz pour son oncle François ROZOY (pilote), Mme Timo, pour son père Jean-Marie CARETTE (mitrailleur), Mr Nativel pour son père Georges NATIVEL (observateur).

 

VITRY EN ARTOIS (13)

Les hangards allemands

VITRY EN ARTOIS (14)

Reste du poste de commandement du Groupe LORRAINE.

(collection: Odile ROZOY KUNZ)

VITRY EN ARTOIS

VITRY EN ARTOIS (3)

VITRY EN ARTOIS (2)

VITRY EN ARTOIS (5)

VITRY EN ARTOIS

VITRY EN ARTOIS (6)

VITRY EN ARTOIS (4)

IMG_8781

IMG_8782

IMG_8783

Voici le lien sur les photos des deux jours à Vitry-en-Artois

https://plus.google.com/photos/105275205645255200293/albums/6078513496376686241#photos/105275205645255200293/albums/6078513496376686241

(collection: Dominique VACHET)

Bravo Dominique un beau succès pour le devenir de l'histoire du LORRAINE au terrain de Vitry-en-Artois.

Posté par DUCAPHIL à 09:04 - - Commentaires [1] - Permalien [#]
Tags :

04 août 2014

Souvenirs d'un antihéros du groupe Lorraine, Walter Lewino

Souvenirs d'un antihéros

du Groupe Lorraine

Walter Lewino

sur le site

Lepoint.fr

aaaadidi-final-2734529-jpeg_2376434

Durant tout l'été, chaque WE, deux épisodes.

Les souvenirs de l'écrivain-journaliste Walter Lewino.

http://www.lepoint.fr/dossiers/histoire/souvenirs-antiheros-groupe-lorraine/

Posté par DUCAPHIL à 08:33 - - Commentaires [2] - Permalien [#]
Tags :

01 janvier 2014

LA MECANIQUE AU GROUPE LORRAINE

LA MÉCANIQUE AU GROUPE LORRAINE

54984156

 

54984224

(collection: Jean-Michel GRAVAUD)

GROUPE LORRAINE 2ème au 1er rang en partant de la droite Joseph CONSTANT

Aucune indication sur la date de cette photo d'un groupe d'ancien du LORRAINE. Suite à l'avis de recherche que j'ai lancé en 2010, Jean-Michel GRAVAUD vient de recevoir un message de Jean-Louis CONSTANT concernant son père Joseph CONSTANT, comme quoi il ne faut jamais désespérer, en espérant que 2014 soit riche de nouveaux contacts pour le souvenir de nos anciens.

2ème au 1er rang en partant de la droite, Joseph CONSTANT mécanicien au sol. 

2ème au 2ème rang en partant de la droite, Jean FABRE mécanicien radio.

(13) 1-2- Mai 39 - ( Rochefort ) - Les 10 sur 14 de la chambre 14 - ( Constant Joseph en H

Rochefort mai 1939, les 10 de la chambre 14, Joseph Constant premier en haut à gauche.

- Avril 1939, à l'age de 17 ans, Joseph CONSTANT s'engage pour 7 ans, à l'Ecole Technique de l'Armée de l'Air de Rochefort où il devient instructeur.

(20) 3-2- Mars 40 - ( Constant Joseph 2 ème en H

Mars 1940 2ème en haut en partant de la droite Joseph Constant.

(27) 22-1- Fev

Février 1942 L'ARBA. devant le panneau Alger premier à gauche Joseph Constant.

- Pendant l'occupation, il est à l'école à Nimes, puis en Algérie.

 

(65)10-2- 1er Mai 41 - ( Marrakech ) - ( Constant Joseph à D

1 mai 1943 Marrakech Jean Constant premier à droite.

 

 

(53) 31-1- Juin 43 - Marrakech - ( Devant la remorque réception )

Juin 1943 Marrakech, devant la remorque réception.

 

- En janvier 1944; depuis le Maroc, il rejoint l'Angleterre et le Groupe LORRAINE, le 342 Squadron à Hartford-Bridge.

- Il n'est pas accepté comme radio-navigant, car il ne maîtrise pas suffisamment la langue anglaise et reste affecté au personnel au sol.

- Octobre 1944, il suit le 342 Squadron en France (Vitry-en-Artois), puis en Hollande, (Gilze-Riesen mars 1945).

- Démobilisé à Nancy en Juin 1946.

- Dans le civil: Contrôleur de la navigation aérienne, puis électronicien à l'Aéroport de Montpellier-Fréjorgues.

(collection: Jean-Louis CONSTANT)

Posté par DUCAPHIL à 13:56 - - Commentaires [4] - Permalien [#]
Tags :

23 juin 2013

LISTE DU PERSONNEL DU GROUPE LORRAINE 1940/1941

 img717 

Constitution du Groupe

Dès l'occupation de la Syrie (Juin, Juillet 41), un commandement aérien français au Moyen-Orient était créé par le Général VALIN, Commandant des Forces Aériennes Françaises Libres. Le commandement en était confié au Commandant de VILLATTE, promu au grade de lieutenant-colonel.

Le Lt-Colonel de VILATTE décidait de constituer deux unités: un groupe de chasse et un groupe de bombardement. C'est le journal de cette dernière unité qui est tenu ici.

Au mois d'août commençait à la Base Aérienne de Mezzé (Damas) la constitution de la nouvelle unité, placée provisoirement sous le commandement du Capitaine de SAINT-PEREUSE. Le noyau en était formé de la plus grande partie du personnel de l'ancien groupe de bombardement n°1, qui avait participé aux opérations de Koufra et d'Abyssinie, des équipages, qui, sous le commandement du Lt Colonel de MARMIER, avaient participé avec le 39 Squadron aux opérations de la Libye, ainsi que d'officiers, sous-officiers, caporaux et soldats revenus d'Angleterre et d'A.E.F. ou qui avaient rallié en Syrie les Forces du Général de GAULLE.

Après une période de repos accordé aux équipages éprouvés par le climat de l'Afrique équatoriale et du Soudan, l'entrainement de jour et de nuit commençait à Damas sur les Blenheim amenés du Soudan par l'ancien G.R.B.1 et les appareils récupérés en Syrie. Vingt et un Blenheim étaient fournis par la Royale Air Force. Les équipages français en prenaient livraison à Gaza au fur et à mesure de leur mise en état et les convoyaient à Damas. La Royal Air Force fournissait des équipements et du matériel automobile. Mention doit être faite ici de l'aide efficace apportée par l'Air Commodore BROWN, commandant la R.A.F. en Palestine-Transjordanie, le Group Captain Mac DONALD,commandant la R.A.F. en Syrie, et le Squadron Leader SMITH, attaché à son état-major.

Peu à peu, malgré de nombreuses difficultés, le Groupe s'organisait. Deux escadrilles étaient constituées sous le commandement, la première, du Capitaine LANGER, la seconde, le Capitaine GOUSSAULT. Un état-major du Groupe était également formé. Une compagnie de défense du terrain nord-africaine, placée sous le commandement du Lieutenant BOURGOING était adjointe à l'Unité, ainsi qu'une compagnie libanaise commandée par le Lieutenant ARTIGUADES.

Au mois d'octobre, le Groupe, dont le commandement avait été confié par le général VALIN au Colonel PIGEAUD, Chef d'Etat-Major des F.A.F.L. à Londres, était placé sous le commandement provisoire du Commandant CORNIGLION-MOLINIER, Chef d'Etat-Major des F.A.F.L. au Moyen-Orient. Le Capitaine de SAINT-PEREUSE devenait son adjoint.

L'entrainement des équipages nouvellement constitués se poursuivait. On déplorait la mort du Lieutenant NEUMANN dont l'appareil s'était écrasé au sol au cours d'un vol en rase-mottes aux environs de Damas.

 

groupe_lorraine_(2)

(collection: Odile ROZOY-KUNZ)

 

Le Groupe fit mouvement sur l'Egypte

Plusieurs semaines auraient été nécessaires pour donner au Groupe, formé d'éléments si disparates, la cohésion indispensable et permettre aux équipages de compléter leur entraînement, particulièrement en ce qui concerne le vol de groupe et le vol de nuit. Ces délais ne devaient lui être donnés. Préoccupé de rassembler le plus de moyens possibles pour l'offensive de Lybie, le commandement de la Royal Air Force insistait pour que le Groupe fît mouvement le plus rapidement possible sur l'Egypte.

Le commandement français ne crut pas pouvoir se refuser à apporter immédiatement le concours demandé, et ordre était donné au Groupe de faire mouvement sur le terrain X situé en bordure Est du Delta du Nil, à quelques kilomètres de l'aérodrome d'Abu Suer. Le 23 octobre, un détachement précurseur commandé par le Capitaine de MAISMONT, avec une section nord-africaine commandée par le Lieutenant BOURGOING, franchissait le canal de Suez au kilomètre 4 (chiffre incertain, plus ou moins illisible) et s'installait près de l'aérodrome d'Abu Suer. Au cours du déplacement, un camion avait perdu une roue aux environ de Gaza. Cet accident coûtait la vie à deux soldats nord africains; d'autres étaient blessés.

Les jours suivants furent consacrés à l'installation du camp au terrain X ; montage des tentes autour de la pompe située au centre du camp. Quelques baraques permanentes étaient destinées à servir de mess et de cuisines.

L'échelon volant, en deux groupes, et le gros de l'échelon roulant suivaient  bientôt, et le G.B.1 se trouvait réuni au complet en Egypte, dans le territoire du 202 Group, chargé de compléter son équipement. Le G.B.1 reçu ainsi la visite du Wing Commander RALLY, chef d'état-major du 202 Group et des officiers chefs des différents services. Un certain nombre d'officiers britanniques étaient adjoints au Groupe, le Flight Lieutenant JACKSON en qualité d'"adjudant" (Officier adjoint) et le Pilot Officer FOX, en qualité d'équipment officer. Le Pilot Officer de LA GRANGE, précédemment affecté au Groupe comme officier de liaison, recevait une nouvelle affectation. Ultérieurement, le Flight Lieutenant JACKSON devait être remplacé par le Pilot Officer WILLIS, et le Pilot Officer FOX par le Flying Officer GEORGE. Le P/O Van WEYCK était nommé "Intelligence Officer".

Au mois de novembre, le Général de LARMINAT, agissant en qualité de représentant du Général de GAULLE, et accompagné du Lt-Colonel de VILLATE, remettait au Groupe ses fanions: l'écusson de Lorraine pour le Groupe, l'écusson de Metz pour la première escadrille, l'écusson de Nancy pour la seconde escadrille. Le Général plaçait ensuite le Groupe aux ordres de l'Air Commodore, commandant le 202 Group, représentant l'Air Marshal TEDDER, commandant la R.A.F. au Middle East. Un déjeuner réunissait ensuite au mess les officiers français et britanniques ainsi que les journalistes présents à la cérémonie, parmi lesquels M. GLARNER qui a toujours déployé une grande activité en faveur des F.A.F.L.

Au milieu de novembre, le Groupe quittait le terrain X pour le terrain 016 situé aux environs de Fuka, lieux bien connus des équipages qui avaient séjourné dans le Western Désert au printemps de 1941. Le Groupe y retrouvait le Squadron Leader HUGUES, ancien officier de liaison de Topic et du G.R.B.1, qui commandait un Flight du 45 Squadron. Un détachement placé sous le commandement du Capitaine de SAINT-PEREUSE demeurait provisoirement au terrain X pour toucher les derniers matériels nécessaires au Groupe.

Quelques jours étaient consacrés à l'installation du camp (sous la pluie), puis le Groupe recevait l'ordre de porter et de maintenir sur le terrain 015, situé dans le désert à 50 kilomètres au Sud de Sidi Barrani, six appareils en état d'effectuer des missions avec l'échelon roulant correspondant. Le mouvement était prévu pour le 20 novembre.

Journal de Marche et Opérations du groupe LORRAINE

du 25.8.41 au 2.3.42

Campagne de Lybie.

Ce journal a été rédigé:

1°/ - Par le Lieutenant Maurice de BOISROUVRAY disparu en combat aérien le 20.12.41 au-dessus de Benghazi.

2°/ - Par le Lieutenant ROQUERE disparu en mer ( les survivants du même convoi sont arrivés en Angleterre le 27 février 1943) lors du torpillage de l'Empress of Canada (retour du groupe LORRAINE en Angleterre) au large des côtes de l'Afrique Occidentale.

Liste du personnel du Groupe LORRAINE

Fin 1941

- Lt-Colonel PIGEAUD +, Commandant le Groupe. Précédé jusqu'au 17.12.41 par le Commandant CORNIGLION-MOLINIER, Pilote-Observateur.

- Capitaine: BRUNSCHWIG + - Observateur.

- Capitaine: GOUSSAULT - Pilote-Observateur.

- Capitaine: LAGER - Pilote-Observateur.

- Capitaine: de MAISMONT + - Observateur.

- Capitaine: MENDOUSSE + - Observateur.

- Capitaine: de SAINT-PEREUSE - Pilote-Observateur.

- Capitaine: ROQUES + - Pilote-Observateur.

- Capitaine: BERMANN + - Médecin ?

- Lieutenant: BEAUCAMP - Observateur.

- Lieutenant: BOURGOIN - Officier de D.C.A.

- Lieutenant: de BOISROUVRAY + - Observateur.

 

GROUPE LORRAINE CHARBONNEAUX

 

- Lieutenant: CHARBONNEAUX + - Pilote.

(collection: Odile ROZOY-KUNZ)

- Lieutenant: CHAZETTE - Observateur, chef des services administratifs.

GROUPE LORRAINE EZANNO

- Lieutenant: EZANNO - Pilote-Observateur.

(collection: Odile ROZOY-KUNZ)

- Lieutenant: GOLFIER - Observateur.

- Lieutenant: GOYCHMAN - Observateur.

- Lieutenant: LANGER - Pilote.

- Lieutenant: de la MAISONNEUVE + - Observateur.

- Lieutenant: GUIGONIS - Observateur.

- Lieutenant: QUESNEL - Observateur.

 

GROUPE LORRAINE ROQUERE

 

- Lieutenant: ROQUERE + - Observateur.

(collection: Odile ROZOY-KUNZ)

 

2

 

- Lieutenant: ROZOY - Pilote-Observateur.

(collection: Odile ROZOY-KUNZ)

- Lieutenant: SANDRE + - Pilote-Observateur.

- Lieutenant: de THUISY - Pilote-Observateur.

--------------------------------------------

- Sous-Lieutenant: ANTOMARCHI + - Observateur.

- Sous-Lieutenant: BARBERON - Observateur.

- Sous-Lieutenant: BIMONT - Observateur.

- Sous-Lieutenant: CONSTANTIN - Officier administratif.

- Sous-Lieutenant: DESSA + - Officier mécanicien.

- Sous-Lieutenant: FORAT - Observateur.

- Sous-Lieutenant: IBOS - Observateur.

- Sous-Lieutenant: LAXAGUEBORDE - Aumonier.

- Sous-Lieutenant: de MELTCHARKY + - Observateur.

- Sous-Lieutenant: PATUREAU - Observateur.

- Sous-Lieutenant: SASSOON + - Médecin.

-----------------------------------------------------

- Aspirant: REGNAULT - Officier du matériel.

---------------------------------------------------------

- Adjudant-Chef: CORNEZ - Pilote.

- Adjudant: DUPRAT - Mitrailleur-Mécanicien-avion.

- Adjudant: GRIELEN - Pilote.

- Adjudant: JABIN + - Pilote.

- Adjudant: JOHANNY + - Radio-mitrailleur.

- Adjudant: MOREL - Radio-mitrailleur.

- Adjudant: PERNOT - Radio-mitrailleur.

- Adjudant: RAT - Radio-mitrailleuse.

------------------------------------------------------

- Sergent-Chef: ARCHIMBAUD - Radio à terre.

- Sergent-Chef: ARCAM - Mécanicien-avion

- Sergent-Chef: BOY - Mécanicien-avion.

- Sergent-Chef: BOURDARIAS - Radio-mitrailleur.

- Sergent-Chef: BOST - Mécanicien-avion.

- Sergent-Chef: BRETON - Mitrailleur-secrétaire.

- Sergent-Chef: CLIQUET - Mécanicien-avion.

- Sergent-Chef: DEDIEU - Mitrailleur-armurier.

- Sergent-Chef: DJABIAN - Photographe.

- Sergent-Chef: GATISSOU - Mécanicien-avion.

- Sergent-Chef: JEAN (Louis) + - Mécanicien-avion.

- Sergent-Chef: JEAN (Edmond) - Radio-mitrailleur.

- Sergent-Chef: KOCHER - Radio-mitrailleur.

- Sergent-Chef: LAGATU - Radio-mitrailleur.

- Sergent-Chef: LARRERE - Mécanicien-avion.

- Sergent-Chef: LANGER - Pilote.

- Sergent-Chef: MAUBOURGUET - Mécanicien-auto.

- Sergent-Chef: MASQUELIER - Mitrailleur-secrétaire.

- Sergent-Chef: MASSON - Radio-mitrailleur.

- Sergent-Chef: MERY - Mécanicien-avion.

- Sergent-Chef: MOUCHET - Mécanicien-avion.

- Sergent-Chef: MORISSON - Mécanicien-avion.

- Sergent-Chef: MOUNES - Radio-mitrailleur.

- Sergent-Chef: de NEUVREMONT + - Pilote.

- Serget-Chef: PERBOST + - Radio-mitrailleur.

- Sergent-Chef: PETAIN + - Observateur.

- Sergent-Chef: PRANDI + - Radio-mitrailleur.

- Sergent-Chef: REDORT + - Pilote.

- Sergent-Chef: ROMANETTI - Mécanicien-avion.

- Sergent-Chef: RICHAUD - Pilote.

- Sergent-Chef: SAGUINEAU - Pilote.

- Sergent-Chef: TOURNIER - Observateur.

- Sergent-Chef: VERGERIO + - Mécanicien-avion.

- Sergent-Chef: ZEIN - Service général.

-------------------------------------------------

- Sergent: AUVRAY - Mécanicien-avion.

- Sergent: BARAT - Radio-mitrailleur.

- Sergent: BAUDIN - Radio-mitrailleur.

- Sergent: BAUDEN - Mécanicien avion.

- Sergent: BRUNEAU - Radio-mitrailleur.

- Sergent: BERTHELOT - Mécanicien avion.

- Sergent: BOUCHAREINE - Mécanicien avion.

- Sergent: BOUTISSIER - Pilote.

- Sergent: BRACQ - Mécanicien avion.

- Sergent: CARETTE-BOUVET - Mécanicien-avion.

- Sergent: CARREL - Mécanicien-avion.

- Sergent: CASSAN - Mécanicien-avion.

- Sergent: CALORBE - Mécanicien-avion.

- Sergent: COPPIN - Mécanicien-avion.

- Sergent: DUMONT - Electricien.

- Sergent: DUBROCCA - Mécanicien-avion.

- Sergent: DELCROS + - Radio-mitrailleur.

- Sergent: DELFAU - Radio-mitrailleur.

- Sergent: DROUET - Mitrailleur-armurier.

- Sergent: FIFRE + - Pilote.

-----------------------------------------------------------

 

img945

 

- Sergent: FURST - Radio-mitrailleur.

---------------------------------------------------------------------------------

- Sergent: GOIRAND - Mitrailleur-secrétaire.

- Sergent: GILLES - Radio-mitrailleur.

- Sergent: GIBERT - Radio-mitrailleur.

- Sergent: de GUILHEM-PENNILLAT - Armurier.

- Sergent: GUYART - Mécanicien-avion.

- Sergent: LAGRANGE - Mécanicien-avion.

- Sergent: LANN - Radio-mitrailleur.

- Sergent: LICOU - Pilote.

- Sergent: Le THOEUF - Electricien.

- Sergent: LELOUP - Mécanicien-avion.

- Sergent: LEONARD - Mécanicien-avion.

- Sergent: MAZUREL - Mécanicien-avion.

- Sergent: MEUNIER - Mécanicien-avion.

- Sergent: MONTI - Mécanicien-avion.

- Sergent: NOBLET - Comptable.

- Sergent: PINSON - Radio-mitrailleur.

- Sergent: PHILIPPE - Mécanicien-avion.

- Sergent: PROVENCEL - Mécanicien-avion.

- Sergent: PRIET - Radio-mitrailleur.

- Sergent: SOULAT - Radio-mitrailleur.

- Sergent: TOUVREY (Roger) - Mécanicien-armurier.

- Sergent: TOUVREY (Pierre) - Mécanicien-auto.

- Sergent: VERNIER - Mécanicien-avion.

- Sergent: VERDON - Mécanicien-avion.

------------------------------------------------------

- Caporal-Chef: BOUCHARD - Mécanicien-avion.

- Caporal-Chef: GABRIEL - Mécanicien-avion.

- Caporal-Chef: KACH - Radio-mitrailleur.

- Caporal-Chef: KHUN - Mécanicien-avion.

- Caporal-Chef: KOLB - Cuisinier.

- Caporal-Chef: LOUSTEAU - Mécanicien-avion.

- Caporal-Chef: MATTIO - Service-général.

- Caporal-Chef: MESMIN - Conducteur.

- Caporal-Chef: MORISSEAU - Mécanicien-avion.

- Caporal-Chef: PATURON - Mécanicien-avion.

- Caporal-Chef: PELET - Mécanicien-auto.

- Caporal-Chef: STOCKLI - Armurier.

- Caporal-Chef: SOUCEON - Secrétaire.

-------------------------------------------------------------

- Caporal: CHATRIEUX - Conducteur.

- Caporal: DESEAU - Conducteur.

- Caporal: DEL PINO - Menuisier.

- Caporal: DELAUTRE - Service général.

- Caporal: FOUANT - Electricien.

- Caporal: GUILLOU - Mécanicien-avion.

- Caporal: GIRODEAU - Photographe.

- Caporal: LEFEVRE - Secrétaire.

- Caporal: Le MOUAL - Mécanicien-avion.

- Caporal: LUMBROSO - Armurier.

- Caporal: LEBAS - Mécanicien-avion.

- Caporal: MONTILLAUD - Mécanicien-avion.

- Caporal: MILLER - Conducteur.

- Caporal: MEISTER - Infirmier.

- Caporal: MILTON - Service général.

- Caporal: MOUNIER - Radio-mitrailleur.

- Caporal: PIBOULEAU - Conducteur.

- Caporal: ROQUEMORE - Mécanicien-avion.

- Caporal: TAUZY - Conducteur.

- Caporal: TOURTELLIER - Electricien.

- Caporal: VASSELIN P. - Secrétaire.

- Caporal: WEILL - Photographe.

----------------------------------------------------------

- 1ère Classe: GUILLIN - Secrétaire.

- 1ère Classe: MORICE - Mécanicien-avion.

- 1ère Classe: PITA - Infirmier.

- 1ère Classe: ZELIC - Mécanicien-avion.

--------------------------------------------------------------

- 2ème Classe: ARMFIELD + - Radio à terre.

- 2ème Classe: BALERE - Mécanicien-avion.

- 2ème Classe: BOURRET - Conducteur.

- 2ème Classe: BRUN - Secrétaire.

- 2ème Classe: CARRE - Mécanicien-avion.

- 2ème Classe: COLOMBEL - Mécanicien-avion.

- 2ème Classe: CONFORTI - Conducteur.

- 2ème Classe: CUFFEL - Secrétaire.

- 2ème Classe: DUBOURGUIER - Armurier.

- 2ème Classe: DECREMER - Menuisier.

- 2ème Classe: DORIN - Radio-mitrailleur.

- 2ème Classe: FABRE - Conducteur.

- 2ème Classe: FITZENZ - Mécanicien-avion.

- 2ème Classe: GOULIN - Mécanicien-auto.

- 2ème Classe: GUILBERT - Cuisinier.

- 2ème Classe: HENRI - Conducteur.

- 2ème Classe: KINDLER - Chaudronnier.

- 2ème Classe: LEMOINE - Conducteur.

- 2ème Classe: LOUIS - Service général.

- 2ème Classe: LEROY - Dessinateur.

- 2ème Classe: LUCIANI - Conducteur.

- 2ème Classe: SARTI - Radio à terre.

- 2ème Classe: TARDY - Mécanicien-avion.

- 2ème Classe: TRABAUD - Mécanicien-avion.

- 2ème Classe: THILL - Mécanicien-auto.

------------------------------------------------------------

Détachement Nord Africain

D.C.A. - D.A.T 

70817027

- Capitaine: Pierre-Louis BOURGOIN - Chef du détachement.

Pierre-Louis BOURGOIN est né le 4 décembre 1907 à Cherchell  Algérie.

Instituteur depuis 1925 et chasseur de fauves, il effectue son service militaire en 1928 au 3ème Régiment de Tirailleurs Algériens où il est nommé sous-lieutenant de réserve.

Promu au grade de lieutenant de réserve en 1938, il rallie les Forces Françaises Libres dès juin 1940 et est incorporé au Bataillon de Marche n°2 (BM2), au sein duquel il commande le Groupe Franc.

Il participe à la campagne de Syrie en juin 1941, au cours de laquelle il est blessé par un éclat d'obus, avant d'être promu capitaine au mois de décembre. Passé au Groupe de Bombardement Lorraine, il fait toute la campagne de Lybie avec cette unité, en qualité de commandant de l'échelon à terre.

- Adjudant: KHEDINE - Chef de section.

- Sergent-Chef: ABDESSELEM - Adjoint.

- Sergent: MARCHAND - Comptable.

- Sergent: MOHAMED SEPHIR - Chef de groupe.

- Sergent: SABBAH - Chef de groupe.

- Sergent: ABDELHAMID - Chef de groupe.

- Sergent AMOR - Chef de groupe.

- Sergent: ZARROUK - Chef de groupe.

- Sergent: OUAHAB - Chef de groupe.

- Sergent: TAHER - Chef de groupe.

---------------------------------------------------------------

- Caporal: ABDELHOUAHEB - Chef de pièce.

- Caporal: ABDALLAH - Chef de pièce.

- Caporal: ABDELLI - Chef de pièce.

- Caporal: AHMED - Chef de pièce.

- Caporal: BENATTIA - Chef de pièce.

- Caporal: BELGACEM - Chef de pièce.

- Caporal: BACHIR - Chef de pièce.

- Caporal: EL HADI - Chef de pièce.

- Caporal: KHEMIS - Chef de pièce.

- Caporal: LAGROUM - Chef de pièce.

- Caporal: MOHAMED - Chef de pièce.

- Caporal: MAFTI - Chef de pièce.

- Caporal: MABROUK - Chef de pièce.

- Caporal: TAHAR - Chef de pièce.

- Caporal: SALAH BEN KHALIFA - Chef de pièce.

- Caporal: SALAH BEN MOSBAH - Chef de pièce.

- Caporal: TAÏEB - Chef de pièce.

------------------------------------------------------------

- 1er Classe: ABDELDJEBAR - Mitrailleur.

- 1er Classe: AMAR - Mitrailleur.

- 1er Classe: ABDALLAH - Mitrailleur.

- 1er Classe: AZIZ - Mitrailleur.

- 1er Classe: AHMED - Mitrailleur.

- 1er Classe: ABISSINI - Mitrailleur.

- 1er Classe: AMARA - Mitrailleur.

- 1er Classe: BOURKIS - Mitrailleur.

- 1er Classe: BENDAHMAN - Mitrailleur.

- 1er Classe: EL TOHAR - Mitrailleur.

- 1er Classe: EL ARBI - Mitrailleur.

- 1er Classe: EL GARCI - Mitrailleur.

- 1er Classe: EL CORCI - Mitrailleur.

- 1er Classe: FARAD - Mitrailleur.

- 1er Classe: FATMI - Mitrailleur.

- 1er Classe: DJERIDI - Mitrailleur.

- 1er Classe: HADDOU - Mitrailleur.

- 1er Classe: HOUSSEIN ADDA - Mitrailleur.

- 1er Classe: HOUSSEN BEN MOHAMED - Mitrailleur.

- 1er Classe: ISSAD - Mitrailleur.

- 1er Classe: KADDOURI - Mitrailleur.

- 1er Classe: LEBGHIL - Mitrailleur.

- 1er Classe: MOHAMED BEN AOUDI - Mitrailleur.

- 1er Classe: MORECLI - Mitrailleur.

- 1er Classe: MEBBALI - Mitrailleur.

- 1er Classe: Mohamed MOHAMED - Mitrailleur.

- 1er Classe: MEHAGI - Mitrailleur.

- 1er Classe: ORIALI - Mitrailleur.

- 1er Classe: SELMIA - Mitrailleur.

- 1er Classe: SALAH BEN ALI - Mitrailleur.

- 1er Classe: TAHER - Mitrailleur.

- 1er Classe: YOUCEF - Mitrailleur.

------------------------------------------------------

- 2ème Classe: AMAR - Mitrailleur.

- 2ème Classe: ALI - Mitrailleur.

- 2ème Classe: OMAR BEN MATROUM - Mitrailleur.

- 2ème Classe: ABOU FALIM - Mitrailleur.

- 2ème Classe: BEN KADDOUT - Mitrailleur.

- 2ème Classe: BEN TABET - Mitrailleur.

- 2ème Classe: BAGAA - Mitrailleur.

- 2ème Classe: BELAÏD - Mitrailleur.

- 2ème Classe: BOUKORSA - Mitrailleur.

- 2ème Classe: CHADLI - Mitrailleur.

- 2ème Classe: CHERIF ALI - Mitrailleur.

- 2ème Classe: CHERKI - Mitrailleur.

- 2ème Classe: CHENTOUF - Mitrailleur.

- 2ème Classe: EL HADI - Mitrailleur.

- 2ème Classe: GAÏDI - Mitrailleur.

- 2ème Classe: HASSEIN BEN ALI - Mitrailleur.

- 2ème Classe: HASSEIN BEN HADJ - Mitrailleur.

- 2ème classe: IBRAHIM - Mitrailleur.

- 2ème Classe: JK BEL - Mitrailleur.

- 2ème Classe: HOUCHA AHMED - Mitrailleur.

_ 2ème Classe: KABAÏLI - Mitrailleur.

- 2ème Classe: MEHI MOHAMED - Mitrailleur.

- 2ème Classe: MOHAMED BEN ABDALLAH - Mitrailleur.

- 2ème Classe: MOHAMED BEN MELI - Mitrailleur.

- 2ème Classe: MOHAMED NOUR EDIME - Mitrailleur.

- 2ème Classe: MABROUK BEN AMAR - Mitrailleur.

- 2ème Classe: MOHAMED BOUZAÏNE - Mitrailleur.

- 2ème Classe: MACHAD - Mitrailleur.

- 2ème Classe: SALAH MOHAMED - Mitrailleur.

- 2ème Classe: SALAM - Mitrailleur.

- 2ème Classe: SLIMAN - Mitrailleur.

- 2ème Classe: SALAH BEN ARDJOUM - Mitrailleur.

- 2ème Classe: TAYEB BEN HADJ - Mitrailleur.

- 2ème Classe: TIDI - Mitrailleur.

 

Vannes-5aout1944-bis

Vannes le 5 août 1945.

(collection: Bernard DESBIENS) 

-------------------------------------------------------

Détachement Libanais

Service général.

- Lieutenant: Robert ARISTAGHES.

 

- Sous-Lieutenant: Ibrahim MOUDREK.

 

- Adjudant: Cheikh Youssef KHALIL DAHDAH.

- Adjudant: Anoir HOUDSI.

-------------------------------------------------

- Sergent-chef: Addul Youssef KHALIL DAHDAH.

- Sergent-chef: Georges ANTOINE.

- Sergent-chef: Jarid RAZ ZOUK.

- Sergent-chef: Mohamed MUSTAPHA.

-------------------------------------------------------

Sergent: Georges ELIAS GHAZI.

- Sergent: Mohamed ZEIN.

- Sergent: Joseph IBRAHIM.

- Sergent: Issa SARA.

- Sergent: Abdo NASRI.

- Sergent: Torbay KOZHAYA.

- Sergent: Sirage El DINE CHRABY.

- Sergent: Akram DAÏD.

- Sergent: Badih NAAMAN.

- Sergent: Tanios RAHAL.

- Sergent: Françis ADONIS.

- Sergent: Emile ABOU HASSAN.

-------------------------------------------------------------

- Caporal-Chef: Stéphan MAMOUCHE.

------------------------------------------------------------------

- Caporal: Saadallah BREIDE.

- Caporal: Kérim ISBANDAR.

- Caporal: Assad  HADDAD.

- Caporal: Elias DEB.

- Caporal: Ibrahim ZORIGI.

- Caporal: Antranig NANDJIAN.

- Caporal: Naief BAINI.

- Caporal: Boulos IDE.

-----------------------------------------------------------

- 1re Classe: Ali SAHER.

- 1re Classe: Mahmoud HAMDAN.

- 1re Classe: Elaoui MOUSTAPHA.

- 1er Classe: Michael NAJJAR.

- 1re Classe: Shandar Ali  ZALFA.

- 1re Classe: Ali Bou CHACRA.

- 1re Classe: Ismael HAMASUI.

-------------------------------------------------------------------

- 2ème Classe: Toufié CHEIKH IBRAHIM.

- 2ème Classe: Mohamed LAKMOUCHE.

- 2ème Classe: Nasser AHMED.

- 2ème Classe: Ali ABDALLAH AHMED.

- 2ème Classe: Khatekadour KENBAJIAN.

- 2ème Classe: Mohamed CHABINE.

- 2ème Classe: Tahsine OBEÏD.

- 2ème Classe: Mohamed AHMED ABBAS.

- 2ème Classe: Jaccoub RASSAM.

- 2ème Classe: Agob ACHBARIAN.

- 2ème Classe: Husseim ZOAITER.

- 2ème Classe: Faraj MOUSTAPHA RUSTOM

- 2ème Classe: Levion KELECHBIAN.

- 2ème Classe: Youssef KACHOUH.

- 2ème Classe: Ibrahim El HADDAD.

- 2ème Classe: Toufié HARCFOUCHE.

- 2ème Classe: Memel El HAGE.

- 2ème Classe: Kevork GULUMIAN.

- 2ème Classe: Ibrahim BAGOSSE TOROSSE.

- 2ème Classe: Djemil ISHANDAR.

- 2ème Classe: Mohamed TOUFIC.

- 2ème Classe: Djamil MIHAEL ABDALLAH.

 - 2ème Classe: Samuel GRABED HASSASSIAN.

- 2ème Classe: Ahmed NOURI MOUSTAPHA.

- 2ème Classe: Khaleb MOHAMED ANIS.

- 2ème Classe: Sleiman ALI.

- 2ème Classe: Mihail El GHARBI.

- 2ème Classe: Mohamed HARBA.

- 2ème Classe: Ahmed BARAFI.

- 2ème Classe: Georges BORSBAKALIAN.

- 2ème Classe: Mohamed El OUAD.

- 2ème Classe: Albert JERZAN.

- 2ème Classe: Abraham HOURALEDIAN.

- 2ème Classe: Elias BRAHIM.

- 2ème Classe: Ali KHADDOUR ISSA.

- 2ème Classe: Meguerdich LABIJÏAN.

- 2ème Classe: Naiëf KHADER MANSOUR.

- 2ème Classe: Hanna ASSAD BRAHIM.

- 2ème Classe: Salim NADER.

- 2ème Classe: Mohamed ACHOUR.

- 2ème Classe: Dahoud ABDEL AZIZ.

- 2ème Classe: Georges ISFAHANI.

- 2ème Classe: Mohamed YOUSSEF HANTER.

- 2ème Classe: Agob KARAMANDAIAN.

- 2ème Classe: Mohamed SADEK KAZALI.

- 2ème Classe: Hssan CHIBADE.

- 2ème Classe: Youssef El HABRE.

- 2ème Classe: Kevork KHAMISSIAN.

- 2ème Classe: Mohamed ACEF.

- 2ème Classe: Raouf DAOU.

- 2ème Classe: Ohanès SOUBAHOUBIAN.

- 2ème Classe: Michel ABOU NASUM.

- 2ème Classe: Moustapha CHAL.

- 2ème Classe: Téofili ANKARABIAN.

- 2ème Classe: Mahmoud HAWARI.

- 2ème Classe: Adib El ARNAOUT.

- 2ème Classe: Daoud JAMAL.

- 2ème Classe: Farid JAKHRI BEY.

- 2ème Classe: Georges COSMA.

- 2ème Classe: Hanna BASSOUL.

- 2ème Classe: Haroutioum SARKISSIAN.

- 2ème Classe: Hratchia KOUZOUNDJIAN.

- 2ème Classe: Trikor ARSLAMIAN.

- 2ème Classe: Khalil JALBOUX

- 2ème Classe: Levon MEGUERDITCHIAN.

- 2ème Classe: Mohamed El NEIRABI.

- 2ème Classe: Mohamed JAMAL HOMSI.

- 2ème Classe: Nicolas ZAATAR.

- 2ème Classe: Ohannès KADIMIAN.

- 2ème Classe: Sarkis ARMOUDJIAN.

- 2ème Classe: Stephan SALAHIAN.

- 2ème Classe: Tanios El TAJAR.

- 2ème Classe: Vartan DJAMSSARIAN.

 - 2ème Classe: Yacoub El AZZI.

- 2ème Classe: Chahine MAROUN.

- 2ème Classe: Philippe ZAMBOUTI.

- 2ème Classe: Serop KATABIAN.

- 2ème Classe: Albert NAHAS.

- 2ème Classe: Ali KHOUDEIC.

- 2ème Classe: Mohamed Ali MAHMOUD.

- 2ème Classe: Antoine ARABADJI.

- 2ème Classe: Elias FARAH.

- 2ème Classe: Fouad SAJEGH.

- 2ème Classe: Nassan MOSRI.

- 2ème Classe: Halim NAIM SLEIMAN.

- 2ème Classe: Abdel MESSIH MELKI.

- 2ème Classe: Ramez IDE.

- 2ème Classe: Ibrahim MOUTI.

- 2ème Classe: Mohamed FAYEZ HAMNACCHI.

- 2ème Classe: Mohamed OZEVI.

- 2ème Classe: Ayoub AMINE DADA.

- 2ème Classe: Nader RAHAWANJI.

- 2ème Classe: Salim ASSADI.

- 2ème Classe: Moussé KEUFTEDJIAN.

- 2ème Classe: Sleiman El JARHAN.

- 2ème Classe: Mamoud MANSOUR.

- 2ème Classe: Sleiman MOHAMED KHODER.

- 2ème Classe: Ali El AGHBAC.

- 2ème Classe: Agob NASSOJAN.

- 2ème Classe: Khalil HASSAN JAMEL.

- 2ème Classe: Mustapha ABDALLAH.

- 2ème Classe: Antonios AZIZ SEMAAN.

- 2ème Classe: Faeiz ROUPHAIL.

- 2ème Classe: Hamparsourm SOGBOMONIAN.

- 2ème Classe: Mahmoud NASSER.

- 2ème Classe: Mohamed SOUBLI KURDI

- 2ème Classe: Mohamed WAHID KURDI.

- 2ème Classe: Assad SAMRA.

- 2ème Classe: Jadallah KHADDAJ.

- 2ème Classe: Mohamed NERI OUAD.

- 2ème Classe: Nossep AGOBDJIHIAN.

- 2ème Classe: Arsin JERETZIAN.

- 2ème Classe: Elias NAJIN TANNOUL.

- 2ème Classe: Gérard MALIKIAN.

- 2ème Classe: Garabad SIWADJIAN.

- 2ème Classe: Korène KEHJEHDJIAN.

La liste du personnel pour le souvenir de ces braves soldats.

(collection: Odile ROZOY-KUNZ)

Posté par DUCAPHIL à 21:10 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags :


21 décembre 2012

AVIS DE RECHERCHE AVIATEURS FRANCAIS "GROUPE LORRAINE"

AVIS DE RECHERCHE

Pour le souvenir d'un ancien du "LORRAINE" Pierre BRUNETEAU.

pierre bruneteau

Photo prise probablement à Fès au Maroc en 1949/1956, aviateurs devant un Wellington, au centre des trois aviateurs en costume sombre en calot Pierre BRUNETEAU un ancien du Groupe LORRAINE.

(collection: Famille BRUNETEAU)

CITATION.

Le Sergent-chef: BRUNETEAU Pierre, du Groupe "LORRAINE":

"Excellent radio-mitrailleur, s'aquittant de sa tâche avec beaucoup de courage et de conscience. A effectué 15 missions de guerre depuis sa dernière citation, a participé aux opérations de débarquement en Normandie en accomplissant une mission délicate d'émission de fumée à proximité de la côte occupée par l'ennemie.

A permis à son équipage de donner toute sa mesure en assurant par une vigilance inlassable une complète sécurité de l'avion."

 La mission du 6 juin 1944

(Rideau de fumée du débarquement de Normandie)

3ème paire:

Equipage: Pilote: Sgt d'OLIVEIRA, Observateur: Sgt NEY, Radio-mitrailleur: Sgt Pierre BRUNETEAU.

Equipage: Pilote: Sgt BOISSIEUX, Observateur: S/Lt CANU, Radio-mitrailleur: Sgt HENSON, ( Equipage disparu en mer au cours de l'action).

Posté par DUCAPHIL à 15:10 - - Commentaires [1] - Permalien [#]

12 décembre 2010

HOMMAGE AU "CAPITAINE ROQUES"

HOMMAGE AU CAPITAINE

ROQUES Raymond (Pitou)

Compagnon de la Libération

img720

Capitaine ROQUES Raymond

------------------------

Année 1941

Rayack - Syrie - Liban

Extrait des Carnets de guerre

du Général François ROZOY

Mon camarade et moi, nous nous serions mieux installés, si lui ne partait pas de son côté et moi au Groupe de Bombardement Lorraine G.B.I. qui se formait à côté de moi à Damas. C'est le Capitaine ROQUES qui a réussi à m'y faire affecter alors que je ne l'espérais plus beaucoup. Je serai son observateur, seul le vol l'intéresse et les missions. Il est polytechnicien de la promotion 34 et à ce titre me tutoie et je le lui rends, car ROQUES étend le tutoiement aussi aux autres écoles. Je fais équipage avec lui et à ce titre on nous verra toujours ensemble. Notre radio-mitrailleur est l'Adjudant MOREL qui lui aussi ne demande qu'à se battre, a un caractère difficile, passe son temps en vol à se battre avec son poste et ses mitrailleuses sur lesquels il cogne de temps en temps; le résultat est admirable: la liaison radio est toujours assurée et la surveillance arrière du secteur parfaite. De temps en temps le casque radio ou les cartouches volent à travers l'avion !

img723

Jersey, août 1940.

de gauche à droite:

André COURVAL (alias SAILLARD) Clément MILET (alias AUVRAY) et Henri LETOURNEUR (alias HENNEQUIN)

On a pour mécano le Sergent AUVRAY qui est avec ROQUES depuis un an (comme MOREL d'ailleurs) et qui travaille avec beaucoup de conscience. Il en sera récompensé en étant le 1er mécano à faire une mission.

img721

Adjudant MOREL

Du 21-11-41 au 15-01-42 ROQUES pilote, ROZOY observateur, MOREL radio-mitrailleur, effectuent 48 missions de guerre, souvent 2/3 par jour avec un pic de 4 missions le 28-12-41. Le Général François ROZOY raconte que les équipages étaient crevés, que certains ne pouvaient plus suivre le rythme...

------------------------------------------

Année 1943

Extrait des carnets de guerre

du Général François ROZOY

En avril 1943, le Groupe LORRAINE, incorporé dans la R.A.F., devient le 342 ème Squadron et stationne à West Raynham, puis en mai 1943 à Sculthorpe, en juillet 1943 à Great-Massingham et enfin en septembre 1943 à Hartfordbridge.

- 12.05.43. Je viens d'apprendre à Londres que ROQUES est "missing", disparu en mer au cours d'un entraînement de nuit en Egypte. Je l'avais toujours inconsciemment considéré comme tabou et jamais je n'avais pensé qu'il était possible qu'un jour il ne revienne pas. Il était de tous les aviateurs Flaflistes rencontrés, celui qui avait, me rappelait DE THUISY hier, le plus de personnalité, et d'autre part celui qui avait une connaissance approfondie de tout son métier en l'air. Il était toujours le mieux au courant des évolutions en cours dans l'aviation, et de l'expérience acquise dans des cas réels d'opérations. Il ne manquait pas une occasion d'avoir des contacts avec tout ce qui pouvait être intéressant pour l'air.

Comme individu, il était entier: ne concevant la France Libre que comme un moyen de se battre n'ayant qu'une raison d'être: la lutte contre les boches. Il était intolérant vis-à-vis de ceux qui cessaient de se battre, où qu'ils se trouvent et pour quelque raison que ce soit. Il poussait à l'extrême ses raisonnements, aimant plaider les causes impossibles et surtout aimant faire croire aux autres qu'il croyait ce qu'il disait... "Je fais la guerre parce que tel est mon bon plaisir; ce n'est pas mon devoir mais parce que ça m'amuse.) De fait, ça l'amusait beaucoup. Mais ce qui l'amusait plus encore, c'était la réaction de l'auditoire: en effet quelques-uns, prenant au sérieux des phrases de ce genre et sans faire attention à l'humeur de ROQUES ce jour-là, essayaient d'expliquer cela: " C'est un détraqué qui fait la guerre par sadisme." C'est alors que ROQUES était heureux ! On l'avait pris au sérieux au mauvais moment. Voulant toujours voler et toujours se battre, astucieux comme pas un, il était la bête noire des Etats-Majors et le savait bien; mais d'autre part il était assez fort pour être craint: et là encore il le savait: "Je me rends tellement insupportable", disait-il, "qu'ils finissent toujours par m'accorder ce que je veux pour être débarrassés."

Si en l'air ROQUES n'était pas adroit, il savait toujours ce qu'il faisait et pourquoi il le faisait, sachant toujours ce qu'il y avait à faire. Par contre s'appliquer en l'air à voler droit ou à faire du vol de groupe serré lui gâtait son plaisir d'être en l'air; de même qu'un parachute bouclé et un harnais mis l'auraient gêné dans ses aises et auraient aussi réduit le plaisir. Jamais son parachute n'était bouclé : il s'en servait comme "coussin": il avait tort, ce n'était pas la peine de le lui dire: il le savait !

Quand aux jugements de ROQUES, ils sont célèbres: il était très dur, mais toujours le point qu'il soulignait était parfaitement exact. Il trouvait instantanément le point faible où exercer sa critique: ses appréciations et sa caricature du pilotage "à l'Africaine" lors de son passage au milieu des vieux coloniaux lui avaient créé de solides ennemis; d'autant plus solides que la caricature pour eux était plus juste ! Toute cette tournure d'esprit et sa di-formation X et aviateur en faisait un excellent camarade, amusant, ne dédaignant pas un barbecue bien arrosé, en bon Bourguignon qu'il était, franc et comprenant très bien le sens dans lequel on lui parlait, dur quelque fois dans ses critiques, mais toujours extrêmement instructif. Lui aussi avait des gens qu'il aimait et d'autres qu'il n'aimait pas: je ne saurai jamais ce qui m'a valu l'honneur d'être son observateur, mais ceux qu'il aimait bien était rudement contents de le rencontrer. Est-il dit que plus jamais on ne le verra arriver le nez en avant, la moquerie aux lèvres ou mettre avec des gestes balourds et maladroits ses lunettes de soleil tout en pilotant ?

------------------------------------------

- 27.05.43 Et oui, c'est dit: il s'est écrasé en mer en vol de nuit.

ROQUES ne croyait à rien et avait la conduite que j'ai cherché vainement des années: cette tranquillité de l'âme. C'était un Saint laïque. Avec lui FINANCE, un de mes camarades de promotion.

D'autres ici: MILLET, capitaine, marié, 2 enfants, Raoul DUVAL, DE GRAMMON. La liste s'allonge: la mort veille pas loin, ce qui ne m'empêche pas de continuer à faire l'idiot.

Et pourtant, si ROQUES y est resté, nous y passerons tous !

--------------------------------------------

- 18.12.43 J'ai changé d'escadrille: me voilà de nouveau à la 2 avec LANGER comme chef d'escadrille; l'ennui est que je change d'avion: je passe du "H" au "L"; mais j'avais baptisé le "H" (Cne Roques) et sur l'autre côté (Pitou), vieux diminutif d'amitié.

Général François ROZOY.

(collection: Odile ROZOY KUNZ)

Je voudrais profiter de l'occasion pour remercier Madame Odile ROZOY KUNZ qui participe au devoir de mémoire du Groupe LORRAINE grâce aux documents de son oncle le général ROZOY, merci beaucoup Odile ensemble nous ne les oublierons pas.

Posté par DUCAPHIL à 10:47 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags :

30 novembre 2010

AVANT DE DECOLLER, ILS VIDAIENT LEURS POCHES DEVANT MOI

AVANT DE DECOLLER

 

ILS VIDAIENT LEURS POCHES

 

DEVANT MOI

Lorraine_Jeannette

(collection: Odile ROZOY KUNZ)

Par Jeannette MASSIAS

(1919-1995)

Intelligence Officer du Groupe Lorraine

Je m'appelle Jeanne MASSIAS et mes camarades m'ont, dès le premier jour, appelée Jeannette, ce diminutif est devenu en quelque sorte mon nom.

J'étais en Angleterre en juin 1940 et quand il devint évident que mon pays ne voulait plus continuer la guerre, je résolus de m'engager dans les Forces Françaises Libres qui se formaient sous l'impulsion du général de Gaulle, mais ma candidature ne fut pas retenue pour la seule raison que je ne savais pas taper à la machine à écrire.

Déçue je me présentai au centre de recrutement des WAAF (Women Auxiliary Air Forces) qui m'acceptèrent et m'engagèrent à leur Centre d'Entraînement d'où je sortais le 15 octobre 1940 avec la qualité de 2e classe. Après divers emplois et une promotion au grade de 1re classe, j'étais admise à l'Ecole d'Officiers des WAAF en novembre 1941. J'en sortais deuxième lieutenant fin décembre de la même année avec la qualification d'Intelligence Officer et ensuite j'étais envoyée à l'Air Force Base de Tempford puis, en avril 1942, à celle d'Oaknigton. J'étais nommée premier lieutenant le 1er octobre 1942. C'est en février 1943 que je fus affectée à la Base de West Raynham où se trouvait le groupe "Lorraine". J'y restai attachée aussi longtemps que les King's Régulations le permirent, c'est-à-dire jusqu'à ce que le groupe quitte l'Angleterre pour le continent.

img662

Jeannette MASSIAS recueille les confidences de Edmond Jean au retour d'une mission.

Dans une grande enveloppe leurs objets personnels

Pendant deux ans, j'ai vécu quotidiennement la vie du groupe et j'ai participé intensément à ses joies et à ses deuils qui trop souvent enlevèrent des camarades que nous aimions.

Je dois expliquer que mes fonctions d'Intelligence Officer me faisaient un devoir de savoir ce qui se passait dans la tête et dans le coeur de chacun. J'étais, avec le docteur et le padre, au coeur des problèmes psychologiques et nous suivions le moral du groupe. Il était souvent au beau fixe, sauf quand quelques missions se montraient trop meurtrières. J'avais plusieurs moyens de connaître l'état moral de chacun. A chaque départ de mission, les membres d'équipage venaient me remettre dans une grande enveloppe les objets personnels qui étaient dans leurs poches afin que, pris par l'ennemi, on ne puisse identifier leur unité ou connaître par des lettres ce qui était considéré comme des secrets militaires. A ce moment là, moment bien court où ils défilaient dans mon bureau, je voyais à leurs yeux, au tremblement de la main qui me tendait l'enveloppe, ou à leur air décidé et désinvolte ceux qui avaient besoin d'un congé et d'un encouragement ou qui étaient au mieux de leur forme. Bien souvent j'ai pu indiquer au colonel de Rancourt et par la suite aux colonels Fourquet et Soufflet ceux qui avaient besoin d'être soutenus.

img663

Puis quand cette formalité était terminée nous nous rendions au bord du taxiway avec les toubibs et ceux qui restaient pour assister au défilé des avions qui allaient prendre leur vol. Et pas une fois je n'ai pu regarder ces visages souriants ou sérieux sans me demander pour lesquels d'entre eux c'était un adieu.

Puis quand tous avaient décollé, nous allions avec le commandant de l'unité à l'OPS- ROOM où nous suivions l'évolution de la mission. Bien vite, avant que les avions ne soient sur le chemin du retour, nous savions si elle avait été facile ou dure, si la formation était au complet ou s'il y avait des manquants. Nous ne savions qu'au dernier moment leur identité. Le doute se prolongeait quand des avions avaient été obligés de se poser en route sur des terrains de secours. Il fallait attendre l'atterrissage du commandant de formation.

ALORS COMMENÇAIT L'INTERROGATOIRE

img664

De gauche à droite:

SOUPE, BERCAULT, CAILLOT, MARULLI.

Assis:

Jeannette MASSIAS, GAROT, Jean EDMOND, TUAL.

Alors commençait l'interrogatoire des équipages sur le déroulement et les résultats de la mission. Je dois dire que nous étions deux ou trois Intelligence Officers à interroger les équipages (j'étais seule femme, seule de nationalité française) et j'ai toujours eu beaucoup de fierté à voir qu'un très grand nombre voulaient répondre à mon interrogatoire. J'étais même obligée d'en refuser et de les passer à mes collègues britanniques.

Je n'en tire pas un orgueil exagéré mais je comprends qu'après une mission dure il était devenue une soeur. Enfin ils voyaient, me disait-ils, l'image de celles qu'ils avaient laissées en France, cette France qu'ils venaient de survoler.

Quand c'était en rase-mottes ils étaient troublés et excités d'avoir vu des gestes amicaux de ceux qui avaient reconnu les cocardes françaises.

Faire la synthèse d'une mission n'était pas chose facile dans cette ambiance de retrouvailles, mais les King's Régulations avaient prévu le cadre exact de l'interrogatoire et quand tous les renseignements recueillis concordaient, nous pouvions être sûrs des indications sur la flak, la chasse ennemie, le bombardement de l'objectif, l'exactitude au rendez-vous avec les chasseurs d'accompagnement, etc...

Ensuite avec mes collègues de l'Intelligence, nous faisions le point et ces renseignements étaient portés au Group Captain qui les envoyait à son tour immédiatement à l'Intelligence Office du II Group ( le II Group était la grande unité à laquelle appartenait le groupe Lorraine et qui comprenait tous les groupes de bombardement légers.)

img665

MASQUELIER, ALLEGRET, Jeannette, TEYSSIER, GATISSOU.

Le Lorraine était devenu pour moi l'unique objet de mon affection

Tous les quinze jours, il y avait une "dance" à l'officer's mess et, à cette occasion, les portes du camp étaient ouvertes aux invitées des officiers. Ces réunions avaient pour but d'atténuer les rigueurs du camp et de la guerre et de fournir, entre les vacances prises en général à Londres, un dérivatif à notre vie austère. Ce fut l'occasion pour beaucoup, au cours d'une danse, de me faire la confidence de leurs soucis ou de leurs craintes ou, pour d'autres, de me demander des conseils sur la psychologie des Anglaises, mais je dois avouer que sur ce chapitre, j'en savais probablement moins qu'eux !

Coupée complètement de ma famille, le Lorraine était devenu pour moi l'unique objet de mes soucis, de mes joies et de mon affection. Sous les ordres du Colonel de RANCOURT, le groupe avait fait mouvement de West Raynham vers Hartford Bridge et naturellement je l'avais suivi.

img667

Jeannette MASSIAS devant le Boston d'ALLEGRET, pilote, FOURNIER, navigateur, et SOULAT, radio-mitrailleur.

Sur le haut de ma manche l'écusson "France"

Malgré mon uniforme britannique j'étais intégrée dans cette unité et grande fut ma joie quand je pus, avec l'autorisation du colonel, mettre sur le haut de ma manche l'écusson "France". C'était une entorse sévère aux King's Régulations, mais le colonel de Rancourt m'avait assuré qu'il prenait cette infraction à son compte et jamais personne ne m'en a rien dit.

C'est aussi grâce au groupe Lorraine que ma famille eut de mes nouvelles. Un jour, ma tante qui habitait Paris trouva sur son balcon une affiche tombée du ciel dans la nuit relatant l'action de l'Armée de l'Air Française Libre en Angleterre. Cette affiche, largement illustrée, me montrait recevant, après une mission, le compte-rendu du lieutenant Jean. Bien sûr elle la fit aussitôt parvenir à ma mère qui eut ainsi de mes nouvelles récentes.

Juin 1944 - Le débarquement a lieu, il est question que le groupe Lorraine se déplace et soit basé en France. Je voudrais bien le suivre mais je n'y suis pas autorisée, ces fameuses King's Régulations interdisent que les femmes suivent les unités sur le continent.

Une parcelle de mon coeur

Alors restant en Angleterre, les fonctions d'Intelligence Officer me semblent fades. Je demandai et obtins mon transfert aux Forces Françaises Libres le 14 octobre 1944. Je suis promue au grade de capitaine et affectée au Ministère de l'Air à Paris.

En quittant le groupe Lorraine peut-être une petite parcelle de mon coeur ou de mon imagination s'est-elle détachée. Je sais que maintenant, malgré mes cheveux gris, et connaissant quelques milliers de personnes, si d'aventure on prononce devant moi le nom d'un camarade ayant appartenu au groupe Lorraine, son nom résonne d'un son différent et j'entrevois en un instant beaucoup de visages, dont certains que je ne reverrai jamais.

Jeannette MASSIAS

(source: ICARE N°171)

(source: Odile ROZOY KUNZ)

Posté par DUCAPHIL à 21:16 - - Commentaires [2] - Permalien [#]

22 novembre 2010

L'EVEIL D'UNE VOCATION par le Général Leon PETIT

L'EVEIL D'UNE VOCATION

img633

Léon PETIT en 1941.

par le général Léon PETIT

(1915-1999)

img668

Cimetière des vertus (1946)

(collection: Claude VEPIERRE)

027

Pour le souvenir du Cpt GHIGLIOTTI (NAV) et le Sgt MARIN (A.G.) inhumé au cimetière Canadien de Dieppe, que j'ai découvert grâce à André DUCHOSSOY le fils de Jacques DUCHOSSOY un ancien du Groupe LORRAINE qui était au départ de leur mission en donnant le feu vert pour les encourager, c'était la première mission du Sgt MARIN.

img646

Lors d'une mission contre des rampes de lancement de bombes volantes V1, au Mesnil-Allard dans le département de la Seine-Maritime, le Douglas Boston III OA-E du Groupe de bombardement Lorraine est touché par la Flak à Berneval et tombe au Hameau de Grattepanche, à Cuvervilles-sur-Yères en Seine-Maritime. Le lieutenant PETIT et le Sergent MACHECOURT, blessé et sérieusement brûlés, sont fait prisonniers, tandis que le Capitaine navigateur GHIGLIOTTI et le Sergent mitrailleur MARIN sont tués.

030

(collection: DUCAPHIL)

--------------------------------

RECIT DU GENERAL

LEON PETIT

Comment et quand le désir de devenir pilote d'avions est-il apparu chez moi.

Cela remonte à l'époque lointaine où gamin insouciant je vivais avec mes parents à Fort de France, dans cette île enchanteresse de la Martinique. A cette époque aucun terrain d'aviation n'existait dans l'île. L'aéroport du Lamentin n'allait être construit que bien des années plus tard. Mais quelquefois des bâtiments de la Marine Nationale venaient mouiller en rade de Fort de France, et, cette fois un hydravion les accompagnait. Je me revois encore sur la savane de Fort de France au milieu de laquelle se trouvait la statue de Joséphine de Beauharnais entourée de cinq palmiers géants, je me revois encore le nez en l'air, en plein soleil, regardant d'un oeil admiratif les évolutions de l'hydravion juste au-dessus de la cime des palmiers.

C'est, j'en suis sûr, à ce moment que l'envie s'est imposées à moi d'être un jour à la place de ce pilote inconnu, et d'évoluer en toute liberté entre ciel et terre.

Bien entendu je n'étais qu'un gamin et mon enthousiasme ne fut pas pris au sérieux. Il fallait d'abord faire mes études et d'obtenir mes baccalauréats. Mon père souhaitait m'orienter vers une carrière juridique, magistrature ou profession d'avocat. Je fis donc trois années de licence de droit à la Faculté de Paris... et, bien entendu je faisais dans le même temps ma P.M.S. (Préparation Militaire Supérieure) pour l'infanterie.

Le rêve se réalise

C'est à ce moment que la chance me sourit. Un décret qui venait de paraître autorisait pour la première fois la formation de pilotes de réserve parmi les jeunes gens candidats E.O.R. (Élevés Officiers de Réserve) titulaires du brevet P.M.S. Trois centres de formation avaient été désignés: Ambérieu, Angers et Bourges. L'entraînement devait se dérouler pendant les vacances scolaires de juillet et août avant l'incorporation, et l'envoi à l'école des E.O.R.

Après examen médical obligatoire et très complet au Val de Grâce je me retrouve à Angers avec dix-neuf autres camarades pour commencer notre pilotage sur Morane 191.

Au mois d'octobre 1938 c'est l'incorporation. Mon rêve d'enfant se concrétise: je suis enfin dans l'Armée de l'Air. Dirigé sur Avord comme E.O.R., je poursuis, avec les camarades venant des trois centres déjà cités, mon entraînement comme pilote sur Morane 230... et Potez 25. En plus du pilotage le stage comportait la formation complète d'observateur en avion.

Avril 1939: je suis affecté comme aspirant de réserve au Groupe Aérien d'Observation 502, stationné à Amiens-Glisy, et équipé de Mureaux 115 R2 B2. Très peu de temps après c'est la guerre avec l'Allemagne. Le G.A.O. fait mouvement sur Attigny-en-Ardennes, puis à la Malmaison-Sissone. C'est là que nous apprenons que nos Mureaux 115 vont être remplacés par des Potez 63-11. Petit à petit les pilotes - les plus anciens d'abord - sont envoyés en stage sur Potez 63. Quand à moi, tout jeune pilote, et dernier arrivé à l'unité, on m'envoie au C.I.R. (Centre d'Instruction de Reconnaissance) de Rennes. Or la situation militaire se détériore rapidement. La France est envahie. L'armistice est signé, et je termine cette période après quelques heures de vol sur Leo 20 et Potez 540, avec 30 minutes en double commande sur Potez 63!...

La débâcle. Je finis par échouer à Gaillac où j'apprends l'appel lancé de Londres par le Général de Gaulle. Ma décision est prise, mais comment faire? D'abord être démobilisé et devenir un citoyen ordinaire; Je suis obligé d'attendre une convocation qui arrive après la mi-août. Le 19 août 1940 je suis démobilisé à Albi.

REJOINDRE de GAULLE

Mes moyens pour rejoindre l'Angleterre sont très réduits. Ma première idée est d'aller jusqu'à Port-Vendres et d'essayer d'embarquer sur un bateau de commerce. Enfourchant un vieux vélo avec mon maigre bagage, je quitte Gaillac, et, par petites étapes, je me dirige sur Port-Vendres. Ce bel effort ne servira à rien: je n'arrive pas à embarquer comme passager sur un navire quelconque et encore moins comme matelot puisque je ne suis pas "inscrit maritime".

Je reviens donc à Perpignan. Je cherche du travail, mais en même temps je cherche le moyen de franchir les pyrénés pour aller dans un premier temps jusqu'à Barcelone. Le hasard met alors sur ma route un garçon, un peu plus jeune que moi, qui partageait mes idées, et désirait comme moi rejoindre l'Angleterre. Il connaissait quelques mots d'espagnol et parlait couramment le catalan. Il parvint à prendre contact avec un passeur, et, fin Décembre 1940, nous rejoignons notre passeur à Bourg-Madame. Nous quittons cette petite ville frontière à 3 heures du matin. Le même jour, à 24 h 40 nous marchions encore à travers la montagne. Dire par où nous sommes passés m'est impossible: quelques sentiers et quelquefois pas de sentier du tout. Notre guide me paraissait infatigable alors que moi j'étais sur le point de m'endormir en marchant. Il connaissait dans la montagne les maisons isolées où l'on pouvait s'arrêter et passer la nuit en sécurité. Trois jours de marche et nous arrivons vers 16 heures dans les collines boisées qui dominent Barcelone, et là surgit le premier incident sérieux: notre passeur nous déclare qu'il n'ira pas plus loin; il ne veut pas rentrer dans la ville où il redoute la police espagnole.

Par bonheur, à environ 50 mètres de l'endroit où nous nous trouvions un couple agé était occupé à ramasser du bois mort. Notre passeur lui demande de nous conduire  jusqu'à la ville. Le vieux se fait un peu prier, mais il accepte... à condition que nous suivions le couple à quelque distance. En catalan il explique que pour atteindre la Plaza de Catalunia il nous faudra prendre le tramway.

Notre guide prend congé et nous suivons les deux vieillards. Tout se passe très bien.

En arrivant dans une rue en bas des collines, l'homme nous indiqua d'un geste l'arrêt du tram. Nous avions quelques pesetas. Bravement mon camarade et moi montons dans le premier tram qui passe. Se laisser transporter, assis, après de longues marches à pied est un vrai délice. Nous descendons Plaza de Catalunia et nous nous dirigeons vers le consulat britannique dont nous avions l'adresse. Il est déjà presque 18 heures, et nous arrivons devant la porte du consulat au moment où un homme de grande taille ferme la porte. Je commence en anglais quelques explications. Il sourit et dit " Vous êtes français "... Il ouvre la porte et nous fait entrer dans son bureau. Pour l'aide que nous lui demandons il nous déclare que seul le consul peut décider, et il nous invite, bien que le lendemain soit un dimanche, à revenir vers 11 heures voir le consul qui sera présent.

Le lendemain première surprise: L'entrée de l'immeuble où siège le consulat est gardé par un soldat espagnol. Mon camarade hésite. J'avance. Je ne comprends rien à ce que me dit le soldat, mais rassemblant les quelques mots d'espagnol que je connais je dis simplement: " Consul anglais. On m'a dit de venir à 11 h " la sentinelle s'efface et nous laisse passer.

Le consul nous reçoit fort aimablement... et cependant il nous apporte une grosse déception. Dans l'immédiat il ne peut pas nous aider. Les huit derniers français qui sont passés le voir ont tous été arrêtés par la police espagnole - le dernier à quelques mètres de l'entrée du consulat -. Il nous conseille de laisser notre adresse... et de rentrer en France ! Bien sûr il promet qu'un jour lorsque ce sera possible... Mais pour nous la déconvenue est grande. Nous avions mis tant d'espoir dans cette aventure !

img636

L'équipage du " E "

Sergent MACHECOURT, Lieutenant PETIT, Lieutenant GHIGLIOTTI.

Nous sommes à l'avant-veille du jour de l'an. De Barcelone nous prenons le train pour Figueras où nous arrivons vers 21 heures. Il n'y a plus qu'à traverser la montagne, et sans guide cette fois ! Nous décidons de marcher en direction du Nord, parallèlement à la voie ferrée qui longe la côte. Nous traversons péniblement une zone marécageuse et nous marchons une bonne partie de la nuit. Vers 2 heures du matin, nous prenons quelque repos couchés à même le sol. Déception, inquiétude pour l'avenir, rien ne vient contrarier cet impérieux besoin de sommeil. Au petit matin, nous repartons. La faim commence à se faire sentir. Fort heureusement, à quelque distance, nous apercevons une maison isolée. Nous décidons d'y aller. L'homme que nous trouvons à quelques mètres de sa porte à l'air affable. Il accepte l'histoire que mon camarade lui raconte en catalan, et nous offre un solide petit déjeuner.

Nous repartons dans la montagne. Le temps ne nous joue pas de mauvais tours: ni pluie, ni neige ! Un dernier sommet à franchir: devant nous c'est la France. Nous descendons pour trouver en bas de la montagne d'un chemin qui ressemble presque à une route. Nous le suivons espérant atteindre Banyuls ou Port-Vendres. Il devait être 16 heures environ lorsqu'un impérieux coup de sifflet nous immobilise. Deux douaniers surgissent nous ne savons d'où, et se dirigent vers nous. J'explique que, partis le matin pour une randonnée, nous nous sommes perdus. Ils nous fouillent. Notre léger bagage ne comporte rien de compromettant, et nous n'avons pas l'air de contrebandiers. Nous poursuivons donc notre route, et c'est ainsi qu'arrivant à Banyuls nous prenons le train en fin d'après midi pour Perpignan.

Ma troisième tentative pour rejoindre la France Libre fut enfin couronnée de succès. Arguant du fait que j'étais né à la Martinique, je demande aux autorité administratives l'autorisation - il fallait une autorisation à l'époque - de retourner dans mon île natale. Elle me fut accordée au titre de rapatriement. J'embarquai donc à Marseille au début de Février 1941. Arrivé à Fort-de-France, je me rends chez un de mes oncles et lui fait part de mon projet: me fait transporter dans l'île anglaise la plus proche. Sainte-Lucie, par une petite embarcation de pêche. Cette fois ci la chance me sourit. Un médecin français qui avait voyagé sur le même bateau que moi, et qui  désirait rejoindre l'Angleterre avait eu connaissance de mes intentions et, le surlendemain de notre arrivée à Fort-de-France, vint m'annoncer qu'il avait trouvé le moyen d'aller à Sainte-Lucie, et que nous partions le soir même. Effectivement, un peu avant minuit, nous embarquions sur l'une de ces barques qui servent à la pêche locale. Tranquillement, par un beau clair de lune l'homme qui nous emmenait hisse la voile et nous voilà partis pour Sainte-Lucie où nous arrivons vers 9 heures du matin.

A partir de ce moment nous sommes entre les mains des autorités britanniques - autorités de police essentiellement - Nous sommes logés, nourris, et... acheminés vers l'Angleterre mais pas tout de suite ! Notre impatience n'abrège en rien un séjour à Castries, ville principale de Sainte-Lucie, un séjour à la Barbade, et un séjour aux Bermudes à Hamilton, où cette fois nous sommes hébergés par un régiment écossais qui avait fait la campagne de France. Ce dernier séjour dans une ambiance amicale et très sympathique dure un peu moins que les autres - une quinzaine de jours environ. Enfin, un beau matin, nous embarquons pour l'Angleterre.

En plus du docteur et de moi-même,notre petit groupe s'est enrichi de deux jeunes marins français provenant de l'escadre mouillée en rade de Fort-de-France, plus deux officiers polonais. Le navire de commerce qui nous transporte ne voyage pas en convoi, mais tout seul. En fin de traversée nous contournons l'Angleterre par le Nord et nous arrivons dans un port écossais.

Immédiatement pris en charge par la police nous sommes convoyés par train jusqu'à Londres. Séjour à " Patriotic School " où l'on nous remet un message imprimé du Général de Gaulle qui nous remonte le moral. Enfin, au bout de quarante-huit heures, je suis autorisé à aller m'inscrire aux F.A.F.L. (Forces Aériennes Française Libres). Dans le premier quotidien anglais qui me tombe entre les mains j'apprends la stupéfiante nouvelle de parachutage en Angleterre, la nuit précédente, de Rudolf Hess, l'homme de confiance d'Hitler.

A l'état-major des F.A.F.L. où je suis reçu très cordialement par le lieutenant colonel Pijeaud une petite déception m'attend: mon affectation dans une unité.

DANS LES ECOLES DE LA R.A.F.

img637

Assis en partant de la droite:

GAVENS, PETIT, un officier indien, GAROT.

L'entraînement dans les écoles de la R.A.F. se passe même très bien - et en partie au Canada où j'effectue un stage d'entraînement sur Airspeed Oxford au S.F.T.S. (Service Flying Training School) de Medicime Hat (Alberta). Retour en Angleterre pour l'A.F.U. (Advanded Fliyng Unit). A ma sortie de l'A.F.U. j'apprends que je suis retenu pour une affectation au Groupe Lorraine qui va quitter la Lybie et se reconstituer en Angleterre... Cela demandera encore quelques mois. En attendant, j'obtiens, après avoir été testé par des instructeurs de l'école des moniteurs, d'être utilisé comme moniteur de pilotage à Shawbury.

img653

Quatre de la 4e brigade.

GAROT, JOSSELIN, PETIT, FOUCHET.

En mai 1943, je suis affecté en O.T.U. (Operational Training Unit) où j'effectue les vols d'entraînement avec ceux qui désormais feront partie de mon équipage, le capitaine GHIGLIOTTI, navigateur, et le sergent MACHECOURT radio-mitrailleur.

AU GROUPE LORRAINE

img638

Accompagnés par la chasse, les Boston III s'approchent de l'objectif.

Juillet 1943: Nous arrivons enfin au Groupe Lorraine. Avec mon équipage, complété par le sergent MARIN, mitrailleur, nous faisons partie de la première escadrille et nous faisons connaissance avec notre avion d'arme, le Boston III - un appareil merveilleux particulièrement maniable, et d'une excellente fiabilité. Au fil du temps, nous exécutions nos missions à moyenne ou très basse altitude sans le moindre incident... jusqu'au... 23 décembre 1943.

025

MARIN P.

F/Sgt (A.G.)

Mort pour la France le 23 Décembre 1943.

(Cimetière Canadien de Dieppe)

img669

Pierre MARIN

(collection: Claude VEPIERRE)

Il faisait beau ce matin-là, et le soleil éclatant invitait à l'optimisme. Les Britanniques tenaient déjà des renseignements très précis sur certains ouvrages que les allemands construisaient en France, et qui n'étaient autres que les rampes de lancement de V1. C'est ce type d'objectif que nous avions pour mission d'attaquer ce jour-là, à très basse altitude, au Mesnil Allard. Notre formation de douze avions venait de passer la côte au sud du Tréport lorsque mon appareil fut touché.

J'entendis très exactement deux impacts. Des flammes jaillirent du moteur de droite. Automatiquement je fermai le robinet d'essence et j'augmentai le régime du moteur gauche. Brusquement le poste de pilotage se remplit de fumée: le réservoir fuselage avait été atteint. Impossible aussi de respirer. Que je ne sois pas allé m'écraser contre quelque obstacle, arbre ou maison ou pylône électrique tient du miracle. Il ne me restait plus qu'une issue: atterrir... atterrir au plus vite sur le ventre et laisser à l'incendie sa proie ! Mais d'abord, je voulais respirer. Il me fallait de l'air. Je suffoquais. J'essayai de larguer la verrière qui se trouvait au-dessus de ma tête, mais sans succès.

Tu vas te poser ? demanda mon navigateur.

Oui, dis-je en faisant glisser la petite vitre de gauche.

024

Voici l'endroit précis au centre de la photo du crash du Boston III du lieutenant PETIT (Hameau de Grattepanche)

016

Sur la photo monsieur Claude VEPIERRE m'indiquant l'endroit de la position du BostonIII du lieutenant PETIT, alors agé de 15 ans il se souvient très bien du crash de l'avion en flamme, après avoir percuté les cimes des peupliers qui se trouvaient en bordure de la route.

Comme l'indique le général petit dans son récit, les deux jeunes hommes qui venaient à leur secours étaient les agriculteurs de la ferme voisine monsieur Albert VEPIERRE et son fils Bernard VEPIERRE.

Alors je sortis la tête de la carlingue et je pus enfin apercevoir le sol... un champ légèrement à gauche, presque dans mon axe de vol; je réduisis les gaz et tirai le manche à moi lentement au fur et à mesure que l'avion perdait de la vitesse, espérant contre tout espoir, sachant que la cargaison de bombes était à bord, et, que, même réduite, la vitesse, au moment du contact avec le sol dépasserait les 100 km/h...

023

CHIGLIOTTI. Charles

F/Lt  (NAV)

Mort pour la France le 23 Décembre 1943

(Cimetière Canadien de Dieppe)

img670

GHIGLIOTTI Charles

(collection: Claude VEPIERRE)

img644

Capitaine GHIGLIOTTI

Un bruit d'enfer, et puis l'appareil s'arrête au milieu d'un silence brutal. Pas d'explosion. Vite il me faut sortir de ce brûlot. Me rappelant mes vains efforts pour larguer la verrière je me surprends à murmurer : " Ce serait stupide maintenant de rester là et de rôtir ". Je me lève la tête: le ciel est d'un bleu pur; inaltéré - beaucoup trop pur pour un ciel vu à travers du plexiglas plus ou moins terni. Le couvercle de ma cage transparente s'est envolé. Pour en être sûr, j'agite ma main dans le vide au-dessus de ma tête. Machinalement je me libère de mon harnais de siège et de mon parachute. Quand je veux me lever, je réalise que ma jambe droite est prise, coincée par je ne sais quoi. De toute mon énergie je tire une fois, deux fois... ma jambe se dégage enfin. Je me laisse glisser par-dessus bord, du côté droit.

Mon premier souci est de me rouler contre le sol pour éteindre ma " Mae-West " et mes vêtements qui flambaient. Je fis quelques mètres en rampant; et je m'arrêtai pour respirer un peu de cet air frais qui me faisait du bien. C'est alors que je m'aperçus que ma botte de vol. celle du pied droit, était restée dans l'avion. Ma jambe avait été fracturée au-dessus de la cheville, mais je n'avais rien senti, et, à ce moment-là, elle ne me faisait pas encore souffrir. Ma main droite était en piteux état. J'avais du ôter le gant qui la protégeait, et sans doute avais-je saisi à pleine main pour me dégager quelque partie métallique brûlante, car maintenant la peau me cuisait. Quelqu'un vint à moi: c'était mon radio-mitrailleur. Je faillis ne pas le reconnaître. Ses cheveux de Tahitien, noirs et bouclés avaient été complètement brûlés. Il étouffa les dernières flammes de mon gilet de sauvetage. Il avait été blessé par un petit éclat métallique et son visage portait des traces de brûlures. Les deux autres membres de l'équipage, le navigateur et le mitrailleur avaient été tués. Par la suite, j'appris que le capitaine GHIGLIOTTI avait eu le crâne fracturé, et que le sergent MARIN avait sauté de l'avion alors qu'on n'avait pas encore touché le sol.

Ainsi disparaissaient deux camarades de combat, deux amis, deux français qui avaient courageusement fait leur devoir...

L'avion continuait à brûler: une torche gigantesque qui crépitait parmi l'éclatement des munitions, le feu d'artifice des fusées de signalisation, et les incandescences soudaines de quelque partie du fuselage ou des équipements de bord en feu.

026

La ferme de monsieur VEPIERRE.

Je me remis à ramper. D'une ferme voisine des gens venaient vers moi. Deux jeunes hommes me soulevèrent, me firent franchir un fossé, et bientôt je me trouvai étendu sur de la paille dans la cour de la ferme. Une lassitude immense et une étrange détente s'empara de moi. MACHECOURT, mon radio-mitrailleur était là. Sa blessure, mal placée, saignait abondamment.

img652

23 septembre 1941. Un groupe de Tahitiens engagés dans les Forces Aériennes Françaises Libres, élèves pilotes, mitrailleurs, etc.

de gauche à droite:

LAGARDE, JUVENTIN, MACHECOURT, KAINUKU, GOUMAC, MARA, VAMEY.

Peu après les Allemands arrivèrent et nous transportèrent à l'hôpital. Pour moi la libre aventure était terminée... mais il restait l'espoir, l'espoir qu'un jour la France serait libérée de l'occupation allemande... et aussi l'espoir qu'un jour je pourrais encore me retrouver aux commandes d'un avion.

Général Léon PETIT.

(source: ICARE N° 171 LE GROUPE LORRAINE 3e partie)

Posté par DUCAPHIL à 20:49 - - Commentaires [1] - Permalien [#]
Tags :

11 novembre 2010

LE SOUVENIR DE JACQUES DUCHOSSOY (Pour son fils André DUCHOSSOY)

LE SOUVENIR

DE JACQUES DUCHOSSOY

UN ANCIEN DU GROUPE LORRAINE

Jacques DUCHOSSOY a vécu la plupart de sa vie à Newhaven et pendant de nombreuses années a travaillé comme mécanicien de marine à bord des ferries transmanche.

En 1942, vivant à Newhaven, a l'age de 17 ans Jacques s'enfuit de la maison et rejoint les Forces Aérienne Française Libre. (F.A.F.L.)

Dad_1943_aged_18_s

Jacques DUCHOSSOY âgé de 19 ans.

(collection: André DUCHOSSOY)

Récit de son fils

André DUCHOSSOY

à voir sur le lien suivant

http://www.ournewhaven.org.uk/page_id__1258.aspx

memorial_unveiling_at_blackbusheaerodrome__raf_hartford_bridge_

Mémorial de Blackbushe Aérodrome  R.A.F. Hartford Bridge.

Squadron 342 Lorraine

(collection: André DUCHOSSOY)

Posté par DUCAPHIL à 22:29 - - Commentaires [0] - Permalien [#]