15 octobre 2008
HISTORIQUE DU GROUPE "GUYENNE"
"GUYENNE 2/23"
ESCADRILLE-C/66 ESCADRILLE-BR129
ESCADRILLE 66
Créée C 66 24 octobre 1915
Devient SOP 66 1917
Devient BR 66 octobre 1917
Devient 210e Esc./ 3e RB (J) 1er janvier 1920
Devient 10e Esc./ 12e RAB (J) 1er août 1920
SYMBOLIQUE
Un fanion tricolore est tout d'abord peint sur les fuseaux moteurs des Caudron G4, la partie unicolore gauche de ce marquage variant en fonction des équipages.Le capitaine de Kérillis, commandant la SOP 66, choisit, en mars 1916,comme insigne un faucon égyptien vu de face,aile déployées,placé quelquefois sur un soleil,le tout dessiné par le sergent Rapin, pilote à l'escadrille.
LIEUX DE STATIONNEMENT
Malzeville octobre 1915
Commercy décembre 1916
Frétoy janvier 1917
Grivesnes-Ferme de la Folie 1er février 1917
Malzeville février 1917
Pont-St-Vincent 1er avril 1917
Villeneuve 12 avril 1917
Senard 17 septembre 1917
Villeneuve 17 septembre 1917
Cernon 18 janvier 1918
Plessis-Belleville 30 mars 1918
Fouilloy 29 avril 1918
Plessis-Belleville 30 mai 1918
Villiers-lés-Romilly 24 juillet 1918
Pars-lés-Romilly 24 juillet 1918
Villeneuve-le-Roi 16 août 1918
Tantonville 4 septembre 1918
Bussy-Lettrée 25 septembre 1918
Bicqueley 11 novembre 1918
Villers-lés-Nancy 10 janvier 1919
Mokotow mai 1919
COMMANDANTS D'ESCADRILLE
Cpt Adrien de Kerillis octobre 1915
S/Lt Jacques Rapin 19 novembre 1916
Lt Marie-Claude Célérier septembre 1917
Lt Jean Ardisson de Perdiguier 8 janvier 1918
Cpt Pierre Cahuzac septembre 1918
Lt Gontran de la Perelle 8 avril 1919
En 1918 l'insigne est agrémenté de cercles de couleurs indéterminées (SHAA-B77/1640-BLECH)
RATTACHEMENTS
Détachement d'armée de Lorraine 4e trimestre 1915
1er Groupe d'aviation 4e trimestre 1915
Groupe de bombardement 1 10 octobre 1915
Groupe de bombardement 2 janvier 1916
2e Groupe d'aviation 1er trimestre 1917
3e Armée février 1917
8e Armée 1er avril 1917
4e Armée 10 avril 1917
2e Armée 12 août 1917
Groupe de bombardement 6 1918
Escadre 12 20 février 1918
Variation graphique de l'insigne sur Sopwith 1A2 pendant l'été 1917 (SHAA - B77/783- CHABERT)
AVIONS UTILISES
Caudron G4 octobre 1915
10 Sopwith 1B1 et B2 MARS 1916
Breguet 14 B2 octobre 1917
15 Breguet 14B1 et B2 mai 1919
Caudron type G4 "Reconnaissance"
L'Escadrille 66 a aussi utilisé une version blindée à moteur le rhône du Caudron G4 et des Sopwith 1A2
Sopwith 1A2 arborant "le faucon égyptien" au printemps 1917 (SHAA- B88/1088 - MARNY)
L'ESCADRILLE RECOIT
en juillet 1916 des G4 à double-commandes
le 27 janvier 1917 les Caudrons G4 n° 1585,1588
1589,1591,1592,1596,1701,
1702 et 3108;
les Sopwith n°14 et 5
en décembre 1917 la BR 66 utilisait le Br 14 B2
n° 1168
En 1919, certains Breguet 14 déployés en Pologne portent simultanément des marquages français et polonais (dont le Br 14 A2 n° 7490), ou encore l'insigne de la BR 66 et les cocardes polonaises.
BILAN
10 victoires aériennes homologuées
RECOMPENSES ET DECORATIONS
-4 citations à l'ordre de l'armée;
-Croix de guerre 14-18 avec quatre palmes de bronze;
-fourragère aux couleurs du ruban de la Médaille militaire
PERSONNALITES MARQUANTES
-Cpt. de KERILLIS (pionnier du bombardement) et Lt. CELERIER (les deux,plus de 100 missions de bombardement);
-S/Lt. Mirabail (religieux mobilisé et observateur);
Le Lieutenant ANSELME MARCHALen 1916, devant un Nieuport Spécial à moteur le Rhône de 80ch.
LES PREPARATIFS DU RAID
En accord avec le GQG, le sous-Lieutenant MARCHAL songe alors à l'idée d'un raid sur BERLIN: une action d'éclat destinée à démontrer les capacités des Ailes Françaises, à une époque ou l'aviation Allemande s'impose de plus en plus au combat.
En outre, le survol de la Capital de l'Empire Germanique, jusqu'alors sanctuaire préservé des opérations militaires, ne peut qu'immanquablement avoir un impact psychologique sur les populations civiles. Pour cette mission, MARCHAL dispose d'un NIEUPORT Spécial dérivé d'un modèle XII, à voilure modifiée et moteur Le Rhône rotatif de 80ch.Son biplan est préparé avec des réservoirs internes pour 14h de vol et un système d'éclairage de l'habitacle à huit lampes, afin qu'il puisse surveiller ses cartes et ses instruments de pilotage.
LE DEPART EN JUIN 1916
Fort logiquement, le lieu choisi pour le décollage du NIEUPORT SPECIAL est trés proche du front. Il s'agit du terrain de MALZEVILLE, tout à coté de NANCY. A cette époque, la base abrite les CAUDRON G4 de la C.66.
L'ESCADRILLE dirigée par le CAPITAINE HENRI de KERILLIS qui projette un bombardement de représailles, sur un centre urbain en retrait des lignes ennemies. Le raid est mené sur KARLSRUHE, le 22 juin 1916... Assuré par les services météorologiques d'avoir des vents favorables,MARCHAL décolle de MALZEVILLE, dans la soirée du mardi 20 juin 1916. Lourdement chargé de carburant, d'huile et de "paquets d'imprimés", son NIEUPORT monte légèrement, dans l'obscurité totale d'un ciel orageux.
(source: l'aventure des premiers avions de combat En associassion avec le musée de l'Air et de l'espace. COLLECTIONS HACHETTE.)
-S/Lt. ANSELME MARCHAL (effectue pour la 1er fois,le 21 juin 1916 sur biplan NIEUPORT,un raid sans escale de 1300km,Malzéville-Cholm (Pologne),afin de larguer des imprimés sur Berlin),pilote non affecté à l'unité mais dont l'Escadrille 66 assure le support de son opération spéciales;
-Sgt. LIPPMANN et Cal. HUGUES (pilotes américains);
-DJIBRAÏL NAZARE-AGA (pilote perse).
MORTS ET DISPARUS AU COMBAT
Sdt. GOUSSE MpF 14 mars 1916
Mdl. BOUSQUET, BRIG de MAULEON disp. 22 juin 1916
Sdt. MERVEILLE MpF 23 septembre 1916
Adjt. LAGUESSE, Sgt. GIRARD MpF 16 novembre 1916
Adjt. GOLFIER, Mdl. FARATS MpF 16 mars 1917
Lt. CELERIER, Sgt. MUSEUR MpF 29 novembre 1917
Adjt. RAGAZ, Sgt. DUFRESNE MpF 2 février 1918
Adjt. MARAVAL, Sgt. BAUDIER disp. 30 mars 1918
ESCADRILLE 129
Créée SOP 129 2 JUIN 1917
Devient BR 129 26 février 1918
Devient 210e ESC./1er RB (J) 1er janvier 1920
Devient 7e ESC./11e RAB (J) 1er août 1920
SYMBOLIQUE
Le Capitaine MEZERGUES choisit comme insigne d'escadrille un lapin trimardeur portant un baluchon,d'abord placé sur un ovale ou un disque rouge, reprenant le modèle dessiné par BENJAMIN RABIER, illustrateur célèbre de la littérature enfantine,puis ultérieurement placé dans un fanion bleu à bandes rayonnantes jaunes.
LIEUX DE STATIONNEMENT
Luxeuil-St-Sauveur 2 juin 1917
Plessis-Belleville 29 mars 1918
St- Clair 29 avril 1918
Feuilloy 1er mars 1918
Fourneuil 29 mai 1918
Plessis-Belleville 30 mai 1918
Béhonne 5 juillet 1918
Combles 16 juillet 1918
Gourgançon 24 juillet 1918
Lormaison 8 août 1918
Neufchâteau 5 septembre 1918
Soudé-Ste-Croix 23 septembre 1918
Les Istres-et-Bury 18 octobre 1918
Plivot début novembre 1918
Ochey 12 novembre 1918
Le Bourget début avril 1919
Landau 24 avril 1919
Germersheim 19 juin 1919
Landau 24 avril 1919
détachement à Metz-Frescaty 28 septembre au
16 novembre 1919
Metz-Frescaty
(escadrille complète) 16 novembre 1919
L'insigne sous sa forme habituelle sur le Breguet 14 B2 numéro 12 203 (SHAA-B83/5307-wszolek)
COMMANDANTS D'ESCADRILLE
Lt. Albert Mézergues 4 août 1917
Lt. André Danglade 19 septembre 1917
Lt. Gérald Allegret 20 janvier 1918
Lt. Pierre Pascal 14 juin 1918
Lt. Jacques de la Giraudière 27 septembre 1918
Lt. Jean Luciani mai 1919
Lt. Jules Lebeau 22 septembre 1919
RATTACHEMENTS
2e Groupe d'aviation 4 août 1917
Groupe de bombardement 4 4 août 1917
Escadre 12 1er avril 1918
Groupe de bombardement 9 1er avril 1918
Ce Salmson 2A2 photographié aprés l'armistice montre le "lapin trimardeur" dans un ovale rouge
(MAE - MA 43371- Lapierre)
AVIONS UTILISES
15 Sopwith 1B1 et B2 JUIN 1917
Breguet 14 B1 et B2 février 1918
L'escadrille a également utilisé des Salmson 2A2.
BILAN
5 victoires aériennes homologuées dont un Drachen
SOPWITH
RECOMPENSES ET DECORATIONS
-2 citations à l'ordres de l'Armée;
-Croix de guerre 14-18 avec deux palmes de bronze;
-Fourragère aux couleurs du ruban de la Croix de guerre 14-18.
PERSONNALITES MARQUANTES
1st Lt. RICHARD W. MOODY, Lt. RAYMOND B. PARKER,
1st Lt. KARL H. EYMANN,(observateurs Américains.)
Sur ce Breguet 14B2 numéro 1211, le "lapin trimardeur" est un simple contour blanc sur l'entoilage de la dérive (SHAA- B 83/5308-Wszolek)
MORTS ET DISPARUS AU COMBAT
Brig. Piel MpF 14 JANVIER 1918
Sgt. Cordonnier, Cal. Allais MpF 4 février 1918
Cal. Grébil, Asp. Carron Disp.7 avril 1918
Sgt. Sauvaget MpF 10 avril 1918
Lt Saintes-Chapelle, 2nd Lt Parker,
Sgt. Boureau MpF 4 mai 1918
Mdl. Garcette Disp 31 mai 1918
Cal. Lecomte Disp 1er juin 1918
S/Lt. Istra, Cal. Charvet MpF 2 juin 1918
Mdl. Coutel, S/Lt. Eymann, Sgt. Lescoeur Disp 6 jui
1st Lt. Moody MpF 15 juill
Lt. de Quatrebarbes,
Sgt. Delhommeau MpF 12 septembre 1918
Cal. Vidal MpF 7 octobre 1918
BR-66
(SHAA)
Créée au cours du mois de décembre 1915, l'escadrille n°66 fut tout d'abord équipée de CAUDRON G.4, d'ou sa dénomination initiale de C-66.Passée sous le commandement du groupe de bombardement n°1 du commandant de GOYS, cette formation fut chargée de mener des missions à la fois de bombardement léger et de protection.
Elle escorta notamment les appareils du GB1 lancés à l'attaque des gares de Metz et d'Arnaville, le 19 janvier 1916, et prit part au raid du 23 du même mois sur Metz. A cette occasion, les Caudron de la C-66 livrèrent de difficiles combats aux FOKKER et aux AVIATIK envoyés contre eux.
Les sorties se succédèrent alors, les engagements ne cessant pratiquement pas au cours des mois qui suivirent. Mais les pertes enregistrées par l'escadrille restèrent en fin de compte réduites. Commandée par le Capitaine de KERILLIS, cette formation se spécialisa dans le bombardement, mettant au point, sous l'impultion de son chef, des méthodes de plus en plus perfectionnées.
Le 22 juin, l'escadrille attaqua la ville de Karlsruhe, dans le cadre d'une mission de représialles, y provoquant la mort de cent dix personnes, cent vingt-trois autres blessées.
Au début de 1917, quand le GB1 fut réorganisé, les formations qui le composaient pssèrent sur SOPWITH 1 1/2 STRUTTER. Rebaptisée SOP-66, l'ancienne C-66 fut réaffectée au groupe en février et passa par les secteurs difficiles de la Champagne et de Verdun. Engagée dans des missions dites rapprochées en compagnie de l'escadrille 111, la SOP-66 bombarda les arrières des Allemands à la veille de l'offensive du Chemin des Dames, en bénéficiant de l'escorte de SPAD. Puis, en août, elle rejoignit le secteur de Verdun, ou les Français préparaient une offensive à objectifs limités.
Transformée sur Breguet 14B.2 en octobre 1917, l'escadrille n°66 entreprit sa première sorties lointaines sans accompagnement de chasse au début du mois de décembre. Puis, basés à Villeneuve, la BR-66 constitua, avec la BR-108 ,un groupe de bombardement qui , placé sous les ordres du commandant de la MORLAIS, reçut la dénomination de GB6. Cette formation fut alors intégrée dans l'escadre n°12 formée en février 1918 sous le commdement du commandant VUILLEMIN.
(SHAA)
Equipage de la BR-66 posant devant un breguet 14B.2, en 1918. Noter l'insigne de l'aigle égyptien.
Dés l'attaque allemande du 21 mars 1918,l'escadre de VUILLEMIN fut employée dans le bombardement du champ de bataille, enregistrant à cette occasion de graves pertes. Arrivée au PLESSIS-BELLEVILLE le 27 de ce même mois, la BR-66 prit part aux batailles d'arrêt livrées dans la région de MOREUIL-MONTDIDIER.
Elles rejoignit les fronts des Ire et IIIe armées, dans la Somme, au début de mai. Les Allemands ayant percé le front au Chemin des Dames,l'escadrille fut engagée dans les combats qui se déroulèrent entre l'Aisne et la Marne à la fin du mois de mai.
Lors de l'attaque allemande du 15 juillet, la BR-66 prit part à la destruction des pontons ennemis sur la Marne.
Quand la guerre prit fin, la BR-66 fut transportée, avec l'escadre n°12, dans la région de NEUFCHATEAU. Devenue 210e escadrille du 3e régiment de bombardement en janvier 1920, cette formation qui revendiquait une dizaine de victoires aériennes fut détachée en Pologne, ou elle fut rebaptisée 4e escadrille Polonaise de Reconnaissance. Dissoute, elle fut recréée et redésignée, en fin de compte, 3e escadrille du GROUPE II/23.
(source: L'AVIATION N° 187. 1984)
BR-129
(SHAA)
Créée le 2 juin 1917,l'escadrille de bombardement n°129 fut tout d'abord équipée de SOPWITH, d'ou sa dénomination initiale de SOP-129. Commandée par le Lieutenant MEZERGUES, cette formation rejoignit le terrain de luxeuil en juillet suivant afin de s'intégrer dans le groupe de bombardement n°4, spécialisé dans les opérations de jour.
Dotée de son insigne, un lapin blanc portant un baluchon au bout d'un bâton sur l'épaule gauche, la SOP-129 effectua ses premières sorties en compagnie des deux autres formations du groupe de bombardement n°4, les escadrilles SOP-129 et SOP-123. C'est au cours d'une de ces missions, au-dessus de FRIBOURG -EN-BRISGAU, que son chef devait trouver la mort, le 2 août. MEZERGUES fut remplacé par le Lieutenant GARRET, qui ne resta à la tête de l'escadrille que peu de temps, pour laisser la place au Lieutenant LANGLADE.
Commandé par le Capitaine VILLERMOZ, le groupe de bombardement n°4 se dédoubla au début de l'année 1918 pour former le groupe de bombardement n°9, lequel fut constitué des escadrilles n°29, 123 et 129, sous les ordres du Capitaine de LAVERGNE. Deux mois plus tard, en mars, la SOP-129 fut transformée sur BREGUET 14B.2, devenant de ce fait BR-129. Les Allemands ayant déclanché leur grande offensive de printemps contre les armées franco-britaniques, en Picardie, le 21 mars, la BR-129 quitta LUXEUIL pour rejoindre Le PLESSIS-BELLEVILLE, dans l'Oise, et fut intégrée dans l'escadre 12 sous le commandement du Commandant VUILLEMIN. Le groupe de bombardement n°9 fut engagé sur les arrières de l'ennemi, bombardant la gare de SAINT-QUENTIN le 11 avril.
Au commencement du mois suivant, la BR-129 prit le chemin de FEUILLOY, dans la Somme, pour être mise en oeuvre entre CORBIE, PERONNE et HAM. Puis elle fut expédiée plus au sud, à FOURNEUIL, d'ou elle s'opposa, avec le groupe de bombardement n°9, à l'offensive allemande sur le Chemin des Dames, conduite le 27 mai. Attaquant les boeuds ferroviaires, les BREGUET 14B.2 français parvinrent à retarder l'acheminement des renforts et des matériels de l'adversaire, jouant un rôle important dans le freinage de l'avance ennemie. Le groupe de bombardement n°9 accomplit par la suite des raids sur SOISSONS, NEUILLY-SAINT-FRONT et CHATEAU-THIERRY(juin).
(SHAA)
Ce breguet 14B.2 aux couleurs chatoyantes est orné de l'insigne de l'escadrille BR-129 : le lapin trimardeur.La BR-129 fut équipée de cet appareil au cours du mois de mars 1918, aprés avoir volé sur SOPWITH.
S'étant reconstitués et reposés au début de juillet, le groupe et la BR-129 s'en prirent aux ponts grâce auxquels les Allemands entendaient franchir la Marne, lors de leur dernière offensive sur le front occidental, le 15 juillet.
Trois jours plus tard, l'escadrille prit part à la contre-offensive française en attaquant ROMIGNY, JONCHERY-sur-VESLE et FERE -en-TARDENOIS. De LORMAISON, prés de MERU, dans l'Oise, ou elle s'installa en août, la BR-129 poursuivit ses sorties dans le cadre de la bataille de SANTERRE. Puis elle repartit pour NEUF-CHATEAU, dans les Vosges, en septembre,en vue de participer à l'offensive américaine contre le saillant de SAINT-MIHIEL, dans laquelle fut impliquée la division aérienne.
Quand la guerre prit fin, le groupe de bombardement n°9 se trouvait à OCHEY, d'ou il devait être mis en oeuvre dans l'offensive prévue en Lorraine et qui n'eut jamais lieu. Partie en occupation dans le Palatinat, l'escadrille BR-129 reçut la dénomination de 210e escadrille du 1er régiment de bombardement lors de la réorganisation de janvier 1920.
Elle devint ensuite 7e escadrille du 11e régiment de bombardement, puis 4e escadrille de la 101e escadre. Citée deux fois à l'ordre de l'armée, cette unité fut rebaptisée au cours des années trente 4e escadrille du GROUPE 2/23.
(source; L'AVIATION N°190 1984.)
G.B II/23
Eparpillés sur divers terrains d'Afrique du Nord, les LeO451, du II/23 sont regroupés à Marrakech le 25 juin 1940. Le groupe rejoint Meknés le 19 août, ou il reste stationné pendant deux ans et demi. Il est engagé dans les deux missions de représailles au-dessus de Gibraltar, au cours desquelles il perd un avion et son équipage à la D.C.A. britannique. Il effectue deux missions les 8 et 9 novembre 1942 avant d'être desserré à Ras-el-Maa, prés de Fès.
COMMANDANTS DE GROUPES
Cne PLIQUE
Cdt BORDES à/c16.10.40
Cdt BONNAMY à/c 01.12.40
Cdt VENOT à/c 12.09.40
Le LeO 451 n° 404 du GB II/23 prendra part à l'expédition du 24 septembre contre Gibraltar. On le voit ici à Meknès, en août 1940.
On note que le numéro de série a été inscrit à la craie sur la dérive et que son code tactique a été répété de la même manière juste en arrière de la cocarde. (collection: J.MUTIN)
(source:AERO JOURNAL HORS-SERIE N°6 Mars 2004)
31 décembre 2008
ESCADRE DE BOMBARDEMENT 12
ESCADRE DE BOMBARDEMENT 12
HISTORIQUE DE L'UNITE
PAR UN ANCIEN OFFICIER
DE
L'ARMEE DE L'AIR
Monsieur: AYMARD David.
BR66 BR129
12 ème REGIMENT
HISTORIQUE DE L'UNITE
LeO 20
(Mr.AYMARD. David: Ancien Officier de L'Armée de l'Air 21 octobre 2008)
11 janvier 2009
ESCADRON DE BOMBARDEMENT 1/93
"GUYENNE"
L'ESCADRON DE BOMBARDEMENT - 1/93
AVORD
Date de création: 05 Février 1965.
Date de dissolution définitive: 01 Décembre 1986.
L'HISTORIQUE.
C'est respectivement en juillet 1915 et en juin 1917 que furent créées les Escadrilles BR66 et BR129, elles participèrent activement et glorieusement aux batailles Aériennes de la Grande Guerre.
Aprés la Guerre l'Escadrille BR66 est détachée à la mission militaire en Pologne et y devient la 4ième Escadrille Polonaise de reconnaissance l'Escadrille BR129 devient quant à elle la 210ième Escadrille du 1er Régiment de bombardement avant d'être rebaptisé 7ième Escadrille du 11ième Régiment aérien de bombardement.
La 4ième Escadrille Polonaise de reconnaissance dissoute, la BR66 devient la 210ième Escadrille du 3ième Régiment de bombardement avant d'être rebaptisé 10ième Escadrille du 11ième Régiment aérien de bombardement.
Le 1er Octobre 1928 l'Escadrille BR66 est désigné pour renforcer le 11ième Régiment aérien de bombardement et y devient la 10ième Escadrille. Nos deux Escadrilles réunis ne se quitterons plus.
Le 23 Octobre 1936, la 23ième Escadre aérienne est constituée à FRANCAZAL. Elle comprend deux groupes le 1/23 et le 2/23 formé de nos deux Escadrilles le BR66 et le BR129.
Aprés s'être illustré de façon remarquable au cours des premières années de la seconde guerre mondiale, pour rappeler aux Français placés sous l'occupation Allemande la présence que des groupes de bombardement Français ont marqué de leur présence aux cotés des alliés, le Général VALLIN décide d'attribuer aux différents groupes des noms de province Française. C'est ainsi que le G.B. 2/23 prend le nom de "GUYENNE" et va devenir le 346ième Squadron du prestigieux BOMBER COMMAND.
Le 1er Octobre 1946 le 2/23 "GUYENNE" se range sous l'étiquette de la 21ième Escadre de bombardement lourd en devenant le 2/21, le 1er Juillet 1949, le groupe es dissout.
C'est le 5 Février 1965 sur la base aérienne 125 d'ISTRES qu'est créé l'Escadron de bombardement 1/93 "GUYENNE" qui reprendra les traditions et le symbolique du prestigieux GROUPE DE BOMBARDEMENT 2/23.
L'Escadron de bombardement 1/93 sera dissous le 09. Juin 1976.
LES DECORATIONS
L'Escadron de bombardement 1/93 "GUYENNE" hérita le droit de porter les fourragères aux couleurs de la Médaille militaire, de la Croix de guerre 1914-1918 et 1939-1945 initialement attribuée au groupe de bombardement moyen II/20 "BRETAGNE".
LES COMMANDANTS D'UNITE DE L'ESCADRON DE BOMBARDEMENT 1/93 "GUYENNE"
ANNEES GRADE NOM
65/66 COMMANDANT PINTOR
66/67 COMMANDANT RAIMBAULT
67/69 COMMANDANT DE COINTET DE FILLAIN
69/70 COMMANDANT BOIZARD
70/72 COMMANDANT BURETEL DE CHASSEY
72/74 COMMANDANT HOTTIER
74/76 COMMANDANT VERICEL
FAITS MARQUANTS
L'Escadron de bombardement 1/93 "GUYENNE" eu l'honneur de recevoir le Général de Gaulle le 07.Novembre 1965.
L'Escadron de bombardement 1/93 "GUYENNE" a remporté en 1966, 1968 et 1969 la coupe Fantasia (coupe de bombardement Commandant HELIOT).
Il a malheureusement perdu en service aérien commandé:
Le CAPITAINE PENET Alain et le LIEUTENANT CONSTANT Jacques le 12 Octobre 1971.
Rebaptisé le 1/94 le 01.Juillet 1976.
(source: CFAS) www.cfas.air.defense.gouv.fr
(SHAA)
L'escadron de bombardement 1/94 "GUYENNE" trouve ses origines dans le groupe de bombardement II/23 "GUYENNE" de la Seconde Guerre mondiale. Stationnant à ELVINGTON, en Grande-Bretagne, jusqu'en octobre 1945, ce groupe rallia la France avec les HANDLEY PAGE HALIFAX dont il était équipé et s'installa à Bordeaux.
Le groupement de bombardement lourd auquel le "GUYENNE" appartenait prenant la dénomination de 21e escadre de bombardement lourd en novembre de la même année, le II/23 reçut l'appelation nouvelle de II/21.
Il assura alors, à partir de mars 1946, des missions de transport sur l'itinéraire Bordeaux-Rabat-Dakar.
Cette tâche se poursuivit jusqu'en juillet 1947, époque à laquelle le "GUYENNE" devint un groupe d'opérations; il mena à ce titre des missions de coordination entre l'Allemagne occupée et l'Afrique du Nord de même que des sorties météorologiques.
Le 1er novembre 1948, le II/21 prit l'appellation de groupe de bombardement et se trouva subordonné au groupement des moyens militaires de transport aérien. Il allait être dissous, en même temps que la 21e escadre, le 1er juillet 1949.
Ses traditions furent reprises par le groupe de bombardement II/91 "GUYENNE", constitué le 1er décembre 1956 avec des éléments du centre d'instruction des équipages de B-26 n°329, à Oran, sous les ordres du Commandant DAGAIN.Cette formation prit part aux opérations de lutte antiguérilla menées en Algérie et disparut en 1963.
(SIRPA AIR)
Le 13 juillet 1965, les traditions de bombardement 1/93 "GUYENNE", mis sur pied en février de la même année et basé à ISTRES avec quatre MIRAGE IVA. Dépendant des forces aériennes stratégiques, cette unité, transférée à AVORD en juillet 1976, y prit la dénomination d'EB 1/94. Elle se trouve aujourd'hui sur la base 702 de BOURGES.
(source: L'AVIATION N°208 1986.)
24 mai 2009
GROUPE II/23 GUYENNE. SQUADRON 346, RECIT DU COMMANDANT PUGET
GROUPE II/23 GUYENNE
SQUADRON 346
Le Groupe "GUYENNE" ou 2éme Groupe de la 23éme Escadre de Bombardement est constitué en 1936 à Toulouse par la réunion de 2 anciennes Escadrilles de la guerre 1914-1918 qui prennent respectivement les numéros 3et4.
La 3éme Escadrille créée en décembre 1915 s'illustre sous le commandement du Capitaine de KERILLIS. Elle est alors dénommée G.66 et équipée de bimoteurs Caudrons G4 avec lesquels elle effectue les fameux bombardements de KARLSRUHE, LUDWIGSHAFEN et OPPEIN. En 1917 Elle participe à de nombreuses actions en Champagne, puis en 1918 sous le commandement du Commandant VUILLEMIN, elle prend part aux opérations menées en Picardie à ST- MIHIEL, en Champagne et en Argonne.
La 4éme Escadrille formée en juin 1917 sous le nom de Sopwith 129 participe aux opérations menées en Alsace et en Rhénanie par le G.B.4. commandé alors par un chef légendaire le Commandant HAPPE. Puis aprés avoir reçu des breguets 14 en mars 1918 elle appartient à la glorieuse Escadre 12 avec laquelle elle prend part sous les ordres du Commandant VUILLEMIN aux batailles de France.
Aprés la guerre, les deux Escadrilles sont stationnées à Metz et font partie du IIéme Régiment d'Aviation. En avril 1936 elles sont déplacées à Toulouse et équipées de BLOCH 200 en 1939. C'est alors qu"elles forment le groupe 2/23.
Le groupe est doté d'avions modernes Lioré45 et participe en 1940 à la bataille de France. Du 6 au 17 juin, il attaque les colonnes motorisées allemandes dans les régions de CHAULNES, MONTCORNET, ATTIGNY, CHALONS S/MARNE, cosnes.
Le LeO 451 N° 404 du G.B. 2/23 prendra part à l'expédition du 24 septembre contre Gibraltar. On le voit ici à Meknès, en août 1940
(collection: j. MUTIN)
En 10 jours le Groupe perd 6 équipages sur 13 dont ceux de ses deux Commandants d'Escadrilles. Il reçoit la citation à l'ordre de l'Armée suivante " Egagé sous les ordres du Capitaine PLIQUE au plus fort de la bataille de la bataille de France, a donné la preuve des plus belles qualités guerrières. Malgré la perte de ses deux chefs d'Escadrille et de plusieurs de ses équipages a conservé le même allant et continue la lutte avec la même ténacité et la même foi.
Le 23 mars 1943 le Groupe reprend le combat. Engagé en TUNISIE il participe aux opérations, bombardant de nuit de nombreux objectifs dans les régions de GAFSA, ENFIDAVILLE, TUNIS et BIZERTE et perdant un équipage.
Aprés la libération de l'Afrique du Nord, le 2/23 est à la veille d'accomplir sous le nom de GUYENNE une nouvelle tâche qui sera digne de son passé.
Il est en effet appelé à combattre dans le cadre de la Royal Air Force. Au mois d'Août 1943 le départ pour la Grande-Bretagne est effectué à la grande joie de tous les équipages qui vont pouvoir reprendre la lutte contre l'Allemand avec l'arme même à qui ce dernier doit de nous avoir infligé une défaite.
(collection: André HAUTOT)
R.A.F. 23. I.T.W. "4 FLIGTH" 30 Avril 1944.
La patience de tous est cependant mise à l'épreuve car avant de reprendre le combat nos aviateurs doivent subir un long et minutieux entraînement.
Les mois d'instruction et d'attente qui leur paraissent superflus, les méthodes de travail rigoureuses qui font tant peiner des caractères peu habitués à l'abdication de toute personnalité, découvrent plus tard à tous la grande force de l'Aviation Britannique.
(collection: Bernard BAL.)
A.F.U. Ecole des navigateurs et bombardiers situé à DUMFRIES (Ecosse)
de gauche a droite:
GODEFROY,TOLU,MAIRIN
BAL,Jean de GENNES,SUSBIELLE,DELRIEU
VEZOLLE,CAPARROS,JACQUOT,LAUTOUR, TOURNE.
Chaque spécialité est l'objet d'un entraînement individuel à la fin duquel les équipages sont constitués. Puis l'entraînement par équipages est poussé au plus haut point.
Le but est de faire une machine parfaite d'un ensemble de 7 hommes, dont les réactions et les caractères différent à l'origine considérablement.
(collection: La mémoire des groupes lourds)
Equipage du Commandant PUGET.
Pilote: Cdt PUGET. (Cdt de l'avion) Mécanicien: Sgt/C CARAYOL. Navigateur: Lt PLUCHART. Bombardier: Lt PERSEVAL. Radio: Sgt MOUREY. Mitrailleur-supérieur: Sgt/C GORDIOL. Mitrailleur-arrière: Adjt/C POTET.
Une idée domine cet entraînement, idée traduite par ce fameux mot Anglais qui devient vite familier aux Français "Crew Cooperation" c'est-à-dire coopération de tous les membres d'un même équipage. Dans la R.A.F. un équipage n'est pas jugé à la valeur d'un des membres mais à la manière dont les 7 membres travaillent en commun. Toutes les spécialités sont également considérées car elles sont également indispensables au succés d'une mission de guerre.
Le Groupe est transporté dans un autre monde. S'il constitue au sein de l'Armée de l'Air Française une cellule assez considérable il n'est plus dans l'immense machine qu'est la R.A.F. qu'un trés petit élément qui agit à une heure donnée suivant des ordres qui viennent de trés loin. Il devra exécuter scrupuleusement ces ordres car son oeuvre ne sera que la petite partie d'un énorme, l'anéantissement du Reich hitlérien.
Débarqué en Grande-Bretagne, le 9 septembre 1943, GUYENNE entre en action le Ier juin 1944 sous le nom de " 346 SQUADRON".
Le débarquement est imminent; aussi les attaques contre l'Allemagne sont elles momentanément abandonnées et toutes la puissance aérienne alliée est employée à préparer et appuyer l'assaut des forces d'invasions. Epreuve de plus pour les hommes de GUYENNE dont les premiers objectifs sont en terre Française.
Equipage du Lieutenant-Colonel VENOT
Pilote: Lt-C VENOT. (Cdt de l'avion) Navigateur: Lt GUILLOCHEAU. Bombardier: Adjt KIPPERLE. Radio: Sgt LHOMOND. Mécanicien: Sgt/C COUPEAU. Mitrailleur-supérieur: Sgt/C FINALE. Mitrailleur-arrière: Sgt/C BIAGGI.
Le Groupe est alors commandé par le Lieutenant-Colonel VENOT. Le Commandant SIMON est à la tête de la 3éme Escadrille tandis que la 4éme a le Commandant MARIAS pour chef.
Equipage du Commandant SIMON
Pilote: Cdt SIMON. (Cdt de l'avion) Navigateur: Lt PELISSIER. Bombardier: Lt ZEILLER. Radio: Sgt/C VIELLE. Mécanicien: Adjt/C BRIGALANT. Mitrailleur-supérieur: Sgt/C ROIRON. Mitrailleur-arrière: Sgt FERNANDEZ.
Trente quatre missions sont exécutées contre les territoires occupés entre le Ier juin et le 15 septembre. Les Français sont particulièrement chanceux au dire même du Commandement Britannique.
Deux équipages sont perdus au cours de cette période. Le Lieutenant-Colonel VENOT est victime d'un accident au retour d'une mission le 10 septembre. Une bombe restée dans les soutes éclate à l'atterrissage et cause la mort de 6 membres de l'équipage. Le Lieutenant-Colonel VENOT trés sérieusement brûlé est obligé d'abandonner le commandement du Groupe au Commandant PUGET qui restera à ce poste jusqu'à la fin des hostilités.
Dés le 15 septembre les opérations contre les centres vitaux de l'industrie allemande sont de nouveau l'objet principal de l'activité de la R.A.F. Les pertes sont lourdes. En six mois et 84 opérations, soit une moyenne d'une opération tous les deux jours sur l'Allemagne, le Groupe perd 44% des effectifs initialement engagés.
GUYENNE se voit également attribuer une nouvelle citation à l'ordre de l'Armée " Unité d'élite de bombardement lourd appelée la première à représenter la France dans l'effort du BOMBER COMMAND", sous le commandement du Lieutenant-Colonel VENOT puis du Commandant PUGET, a pris part avec le plus grand succés tant aux opérations qui ont préparé et appuyé l'ouverture du second front qu'aux raids en territoire ennemi, effectuant en moins de 5 mois plus de 2000 heures de vol de guerre en 600 sorties d'opérations dont 200 sur les objectifs lointains et puissamment défendus de l'Allemagne, lançant 2400 tonnes de bombes.
Malgré les pertes subies continue à combattre avec la même ardente volonté"
Quelques chiffres donneront une plus claire idée de l'effort fourni par le Groupe pendant son séjour en Angleterre.
118 missions dont 79 sur l'Allemagne ont été exécutées en 11 mois, soit 1308 sorties dont 908 sur l'Allemagne. 4943 tonnes de bombes ont été lancées au cours de 7641 heures de vol d'opérations.
Les Français ont donc une fois de plus participé dans la mesure de leurs moyens réduits au grand effort de leur alliés. Ils ont fait leur devoir en employant au mieux l'avantage qui leur était conféré par la longue expérience aéronautique que la plupart d'entre eux possédaient déjà avant leur départ pour la Grande-Bretagne.
Ils ont su enfin s'attirer la considération du Commandement Britannique par le rendement élevé obtenu par le Groupe aux moments ou la lutte atteignait son point culminant ainsi que par la rigoureuse discipline de guerre que les équipages ont toujours respectée au cours des opérations.
De plus, comme ceux qui ont vu naître l'Aviation Britannique, les hommes de GUYENNE, qui ont eu la chance de combattre à ses côtés, resteront pénétrés de l'impression de puissance dégagée par une organisation aussi parfaite malgré l'immensité de son envergure et dans laquelle rien n'est laissé au hasard d'une initiative malheureuse.
Ces hommes sont venus en Grande-Bretagne pour combattre. Ils repartiront nantis de l'expérience d'une guerre pénible et tous envieux de pouvoir faire de l'Aviation Française le bel édifice qu'elle doit être.
COMMANDANT PUGET
Le Commandant PUGET, d'abord adjoint au Lt-Colonel VENOT, et qui commande maintenant le Groupe 2/23.
(source: BULLETIN DES FORCES AERIENNES FRANCAISES EN GRANDE-BRETAGNE. N°19 1945 - collection: J.P.DELMAS)




















































