12 novembre 2014

INAUGURATION DU BATIMENT DU BARAA 1er Septembre 2005

Inauguration du bâtiment du BARAA

Bâtiment des Archives

et

Réserves de l'Armée de l'Air

B.A. 102

"Capitaine Guynemer"

1er septembre 2005.

Le 1er septembre 2005, le colonel Emmanuel de Romémont, commandant à l'époque la BA 102 "Guynemer", à Dijon-Longvic, a décidé de baptiser du nom de "Colonel Jules ROY, pilote-écrivain (1907-2000)" le bâtiment des Archives et Réserves de l'Armée de l'Air (BARAA). Ce bâtiment renferme toutes les archives des personnels tant que la limite d'âge de 100 ans n'est pas atteinte. A ce moment, le dossier est transféré au Centre historique des armées à Vincennes.

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15 novembre 2009

LES JUSTICIERS

LES JUSTICIERS

...Il n'avait plus d'épaule, sa main droite rencontra à sa place un trou.

par le Commandant

JULES ROY

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(collection: Nicole ROUSSEAU-PAYEN)

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Jules ROY

Le soir du 6 janvier 1945, l'équipage du capitaine Marin devait faire sa vingt-cinquième mission sur Magdebourg.

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Equipage du Cpt Xavier Marin (1er rang), 2ième à partir de la gauche.

(La mémoire des groupes lourds)

C'était la plus profonde que les groupes français eussent lancée, à l'époque, de Grande-Bretagne vers le territoire allemand, car Magdebourg est à 100 kilomètres en ligne droite, qui n'était ordinairement pas notre manière de naviguer, entre notre base et Magdebourg.

L'équipage était anxieux, car il venait d'essuyer trois insuccès de suite: en effet, à trois reprises, il avait dû se poser peu de temps après le décollage en raison d'ennuis mécanique graves. Depuis plus d'une semaine, l'équipage avait subi toutes les alertes, vécu les longues heures où les hommes, livrés à leurs propres démons, se penchent sur des cartes, en pesant les chances qui leur restent, cette fois, de rentrer, en mesurant la profondeur de la nuit, les présages, la valeur des routes et des altitudes, la puissance des défenses qui les attendent.

Donc, ce soir-là, l'équipage du capitaine Marin, las d'une semaine d'alertes et décollage en charge, se demandait si la poisse allait s'arrêter.

Et lorsque le navigateur rejoignit l'avion avec son chargement de vents météo et qu'à la minute prévue le pilote mit les moteurs en route, l'extérieur gauche prit feu. On l'éteignit. On le remit en marche. Une magnéto coupait, et sur l'autre le moteur perdait 150 tours, Marin décida de partir quand même. Il saurait vaincre cette poisse.

Le flot des avions s'enfonçait déjà vers l'Est, dans la nuit qu'il faisait vibrer, quand l'équipage se présenta au contrôle de piste pour décoller.

Il reçut le signal d'arrêt puis, quand on eut intercédé pour lui, le signal vert. L'avion avait treize minutes de retard. Mais Martin força le régime des moteurs, les vents soufflaient d'ouest, et plus fort que la météo l'avait prévu et, à la côte allemande, l'équipage avait rattrapé le gros du troupeau. La nuit était noir, les mitrailleurs ne voyaient personne autour d'eux, mais Frangolacci, le navigateur, savait qu'il était à l'heure parmi les avions de sa vague.

Ils s'alignaient sur l'objectif caché par les nuages, mais visible aux yeux artificiels des instruments, quand la rafale les atteignit. Un obus en plein fouet passa entre les jambes et les bras du navigateur et éclata au-dessus de sa tête avec une lueur fulgurante. Martin eut le temps de dire "parachutes", puis râla. Mais jusqu'à l'extrême limite de ses forces, il tint dans ses paumes crispées les 30 tonnes de l'avion transformé en torche. Le navigateur éprouva une vive douleur au bras gauche et toucha son épaule. Il n'avait plus d'épaules, sa main droite rencontra à sa place un trou.

Donc il avait le bras arraché. Toutes les communications du bord étaient coupées, les flammes rugissantes avaient gagné les incendiaires et le navigateur hésita un moment à lutter, parce qu'il savait qu'il allait mourir. Mais peut-être à cause de la bombe d'une tonne qui n'allait pas tarder à sauter, il se jeta à son tour dans le trou béant de la trappe avant. C'est ainsi qu'il tomba sur un sapin de Brandebourg où il resta accroché.

Pendant qu'il descendait, il avait vu passer des chasseurs grimpant soudain, plein gaz, vers les quadrimoteurs en lâchant leurs rafales. Avec les dents, il décrocha son harnais et chût dans la neige. Il se releva, avec la pensée de chercher un humain. Il y avait de tous côtés une forêt et il enfonçait dans la neige. Il alla vers un incendie qu'il voyait brûler et qui et qui était peut-être son avion. C'était l'un de ces faux objectifs que les villes allumaient loin d'elles quand elles savaient que le raid allié les avait choisies; Il franchit des barbelés, sauta des ruisseaux de pétrole en feu. Alors il se dit que, que si son bras avait été arraché, il serait mort d'hémorragie. Et, à la lumière des flammes, il vit son bras démis, dont l'articulation de l'épaule descendait sur les côtes les plus basses. Et parce qu'il souffrait terriblement et qu'il avait le visage criblé d'éclats, il continua de chercher un homme.

A l'aube, il découvrit une petite ferme; il n'y reçut pas l'aide que l'on accorde à tout animal blessé, mais quelques heures plus tard vint, flanqué d'un chien, un policier menaçant qui hurlait des injures et s'amusa à lui tirer le bras.

De là, avec son camarade MINVIELLE, le bombardier, trouvé un pied brisé dans son parachute plein de sang il fur conduit dans les ruines de Magdebourg, où des enfants vinrent siffler, des femmes leur cracher au visage et demander leur mort, à grands cris. On les hissa tous deux sur un camion parce qu'ils ne pouvaient plus marcher.

Telle était, peut-être faut-il le rappeler aujourd'hui, la façon la plus douce dont les bombardiers lourds français, décrétés francs-tireurs, étaient reçus par les nazis quand ils tombaient entre leurs mains.

Ils le savaient, mais cette menace ne les troublaient pas. Ces francs-tireurs savaient qu'ils emportaient dans leurs soutes le feu des vengeances de leur pays et qu'il y avait dans les bagnes des morts et des vivants qui les appelaient. Et, loin de les effrayer, cette pensée leur versait le grand calme "DES JUSTICIERS".

Jules ROY.

 

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17 juin 2009

"LA VALLEE HEUREUSE JULES ROY OU LES GROUPES LOURDS DANS LA BATAILLE"

http://www.terresdecrivains.com/jules-ROY

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EDITO

Du Président de l'Aéro-club de France

Gérard FELDZER

1h30 G.M.T. à 37000 ft: cela fait maintenant plus de 5 heures que nous avons décollé notre superbe A340 de San Francisco pour Paris, les jets nous propulsent à plus de 600Kts, la clearance Atlantique Nord nous est parvenue par satellite, les dizaines d'ordinateurs de bord nous signalent que tout est OK, nos 260 passagers sont choyés par notre personnel de bord et je ne sais pas s'ils ont le temps de regarder un peu dehors et pourtant...

Sur notre gauche: une superbe aurore boréale illumine le ciel d'un voile irréel, devant nous, fidèles parmi les fidèles, RIGEL et BETELGEUSE de la constellation d'ORION semblent nous indiquer le chemin...

C'est peut être ce genre d'impressions que devait ressentir Jules ROY dans d'autres circonstances, c'est justement pour cela que nous parlons le même langage...

Souvenez-vous lorsque Jim LOVELL, le héros d'Apollo13, est venu nous rendre visite à l'AéCF il y a quelques mois, et Jules ROY lors de notre dîner annuel...

Que d'émotions de paroles vraies, de messages...

Cet Aérofrance est consacré à travers ce grand  pilote-écrivain, aux Anciens des GROUPES LOURDS, en hommage à leur courage et leur sacrifice.

Je tiens à remercier les rares survivants de garder autant de fougue et de dynamisme pour nous avoir permis de réaliser au sein de la commission patrimoine, ce double témoignage d'un Aérofrance et d'une exposition aux invalides.

A moins de 500 jours de notre centenaire, et au moment où avec les fédérations sportives nous nous tournons vers l'avenir, il est bon de se rappeler que l'AéCF doit être également le gardien de notre mémoire et de notre patrimoine aéronautique. Mais il y faut un minimum de moyens...

Et c'est bien le message que nous essayons de transmettre:

"UN PAYS QUI N'A PAS DE MEMOIRE N'A PAS D'AVENIR"

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Gérard FELDZER.

 

1h30

JULES ROY

ET LES

GROUPES LOURDS

1943 - 45

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Jules ROY

AVE, JULIUS

Par Edmond PETIT

Académie Nationale de l'Air

et de l'Espace

Au sein des groupes lourds, de multiples talents cohabitaient. L'un d'entre eux allait s'imposer parmi les plus grands écrivains de sa génération.

Ami de CLOSTERMANN et de CAMUS , Jules ROY en publiant la "Vallée Heureuse" aura livré l'un des écrits les plus poignants sur la condition d'aviateur.

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Pierre CLOSTERMANN

"Dans les grandes tentations, dire non, quand le non est plus difficile que le oui." Ainsi, Jules ROY, Grand-Croix de la Légion d'Honneur, un jour, définit-il le courage. Ce qui, au fond, n'était pas loin du "Faire Face" de GUYNEMER. Le courage de refuser la facilité et de risquer bien souvent l'incompréhension, ce qui procède d'une honnêteté intellectuelle intransigeante, même s'il faut choisir le chemin le plus difficile..." per ardua ad astra", comme on dit dans la R.A.F.

C'est qu'il en rencontra, au cours de sa carrière, des grandes tentations, c'est que, chaque fois, comme le Commandant VALION, son personnage de théâtre du fleuve rouge, il a pu dire:"j'ai le droit de m'interroger sur les causes où l'on m'emploie."

Peu après les magnifiques prières pour des pilotes, dont on nous a lu des extrais à SALON au cours de la cérémonie à la mémoire des équipages de 39/45, le Capitaine ROY faisait son entrée en littérature et signait, chez CHARLOT, à ALGER, en 1943, un petit livre, ciel et terre, dont le poète Armand GUILBERT, dans sa préface, disait"il peut brûler près du soleil, sans crainte de voir ses ailes se détacher de lui: elles sont de sa nature profonde et de son destin."

C'est vrai, dés le début de ses vocations d'aviateur et d'écrivain Jules ROY avait compris le secret dont parle SAINT-EXUPERY quand celui-ci demande "comment transporter l'émotion et précise qu'il faut écrire non pas sur l'avion, mais par l'avion, puisque chaque décollage est la révélation d'un mystère..."

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SAINT-EXUPERY

Un autre poète, Jean AMROUCHE, définit ainsi le discours de son ami Julius: "... une  langue lourds de terre et de sang... qui élève vers le ciel un chant où l'on entend silmultanément le cri de la bête et la voix de l'Ange."

On dit de Jules ROY qu'il est, par sa pensée et par son style, l'un des écrivains les plus marquants de notre époque. Il mène une existence en marge du commun, "état d'exil de la nature humaine".C'est un homme libre, un homme de rigueur qui poursuit une quête épuisante à la recherche de la vérité. Il a choisi une route ardue, mais son oeuvre restera celle d'un grand auteur. Ses qualités sont celles de la sincérité du témoin, de l'honnêteté du penseur, de la voyance du poète. Les pages qu'il a écrites par l'avion sont parmi les plus belles de notre littérature tout court, avec des trouvailles, des illuminations, des images rares et une musique envoûtante.

Méthodique dans la recherche,passionné dans l'expression, Jules ROY a su nous émouvoir, nous autres aviateurs parce que se trouvent en lui réunis deux hommes, l'ouvrier de l'avion et l'artiste de la langue.

Et l'Aéro-Club de France quand il lui a décerné, par trois fois son grand prix littéraire pour Chants et Prière pour des Pilotes en 1946, pour la Vallée heureuse en 1947 et pour GUYNEMER en 1986 avant de lui offrir la suprême récompense, la grande médaille.

"C'était une affaire de foi" a très bien dit Pierre-Jean JOUVE.

On rappellera que Jules ROY reçu, en 1958, le grand prix de littérature de l'Académie française... L'Académie, pourquoi n'en fait-il pas partie?  En 1956, André ROUSSEAUX écrivait: " Allons M. Jules ROY a sa place à l'institut! " et Pierre SIPRIOT en 1982 "Pourquoi pas le prix Nobel ? "

Julius, fidèle à ses compagnons, fidèle aux GROUPES LOURDS D'ELVINGTON, n'a cessé de témoigner pour l'histoire, avec LA VALLEE HEUREUSE, puis avec RETOUR DE L'ENFER, LE NAVIGATEUR, L'HOMME A L'EPEE, pour LE LIEUTENANT KARL, LE DESERT DE RETZ.

Ainsi, depuis cette première édition des Trois Prières pour les Pilotes de 1942, qui porte le visa de la censure d'Alger et qui contient un très beau portrait de lui par René-Jean CLOT, jusqu'à la magnifique publication de Jean OBERLE pour LA NUIT TOMBE.DEBOUT, CAMARADES! reprenant le surgite Noxt adest, devise du Squadron 346 " GUYENNE ", notre II/23, il a tenu, julius, à toujours défendre et illustrer la terrible épopée de ces missions de ténèbres au cours desquelles-ses-camarades me l'ont dit-il a prouvé son courage, tout en analysant la peur, nuance que certains n'ont pas voulu saisir.

Ainsi, a-t-on pu discerner en Jules ROY, le moraliste et l'historien qui s'interroge, veut savoir et ne se dérobe pas devant les questions les plus pénibles du métier des armes, dans "ce combat corps à corps avec la destinée" pour citer Alfred de VIGNY qui lui est cher, comme PSICHARI, comme PEGUY.

Ainsi, servitude et grandeur sont deux mots qui, pour lui ont un sens.

Et pour nous.

Car il croit à la chevalerie. Il l'a dit dans l'Homme à l'Epée et dans Passion de Saint-Exupéry.

Merci, JULIUS.

E.P.

JRHalifax

Jules ROY et son équipage sur le nez du "F"

RESTER DEBOUT

Par le GENERAL RANNOU

Chef d'Etat Major de l'Armée de l'Air

Madame le Ministre,

Monsieur le Président,

Mesdames, Messieurs,

Lorsque vous m'avez invité, Monsieur le Président, à remettre la Grande Médaille d'Or de l'Aéro-club de France à Jules ROY, j'ai mesuré l'honneur qui m'était fait et j'ai éprouvé de l'humilité, mais aussi beaucoup de plaisir.

Honneur, parce que cette distinction exceptionnelle et très rare n'est attribuée qu'à des personnalités qui ont marqué notre époque et l'aéronautique. Humilité, parce que l'enfant que j'étais, garde le souvenir du prestigieux parcours que Jules ROY avait déjà accompli, au service des ailes françaises, par les armes et la plume, alors que j'usais mes culottes sur les bancs de l'école communale.

Plaisir enfin, car tous ici vivons cette même passion de l'aéronautique.

Jules ROY, vous êtes né en 1907 à Rivigo. Vous passé votre enfance dans cette Algérie qui déchaînera les drames et les passions, et dont vous direz: mon Algérie à moi c'est un rêve. Jamais on a vu une terre aussi belle, un ciel aussi beau, des gens aussi généreux, C'est un miracle, une magie.

Pendant la Grande Guerre vous en voulez au destin qui vous laisse petit garçon alors qu'il élevait vos grands frères au rang des princes et des héros. Vous ignoriez alors que les petits garçons ont le loisir d'attendre une nouvelle guerre et qu'entre temps l'aviation allait vous donner le moyen de courtiser, en temps de paix, quelques dangers de la guerre. Vous serez donc soldat et aviateur, et vous vous passionnerez pour votre métier. Certes vous n'aurez, ni l'échine souple, ni le caractère aimable que l'on confond parfois avec le mérite. Mais vous étiez porteur d'un  message...

La France est vaincue. Cette défaite vous a profondément marqué. En 1943, vous rejoignez l'Angleterre pour reprendre le combat au sein des "GROUPES LOURDS" français dans la R.A.F. Pendant 11 mois d'opérations, en 44 et 45, vous avez affronté les tempêtes, le froid, les collisions dans le noir, la Flak et les attaques des chasseurs. Le tribut payé est très lourd puisque un équipage sur deux ne reviendra pas.

Vous avez effectué 37 missions de guerre, 7 de plus que le maximum prévu. Comme celle, il y a tout juste 51 ans, de la nuit du 7 au 8 février 1945, quand votre audace vous a permis de déjouer la chasse ennemie ou encore comme pendant cette nuit du 13 au 14 février 1945 qui vous a vu réussir une des attaques les plus lointaines de la R.A.F. en Allemagne.

Vos actions d'éclat, et je ne pourrai les citer toutes, vous ont valu les plus  hautes distinctions:

Grand-Croix de la Légion d'Honneur, titulaire de la Croix de Guerre 39-45 avec palmes, six fois cité, vous avez même reçu la Distinguished Flying Cross britannique.

De cette expérience naîtront deux oeuvres couronnées par le Grand Prix Littéraire de l'Aéro-Club de France.

- Chants et prières  pour des pilotes: puis, le conflit terminé, la vallée heureuse, qui vous vaudra également le prix Renaudot (en 1946).

Chevalier égaré dans notre siècle, vous participiez à une croisade juste, mais en vous demandant toujours si l'inéluctable barbarie du soldat faisait de vous plutôt un barbare. Cette réponse vous l'avez trouvée plus tard: un officier, parce qu'il est lui même serviteur d'une institution faite pour servir la politique de l'Etat ne peut faillir à son devoir; si ce devoir lui semble contraire aux ordres de sa conscience, il lui faut quoi qu'il lui en coûte, se démettre pour demeurer fidèle à ce qu'il est.

C'est ainsi que, Colonel, vous quittez l'armée de l'air en 1953. Fidèle à la mystique de l'air vous terminez, avec RETOUR DE L'ENFER et LE NAVIGATEUR, une trilogie des GROUPES LOURDS, unanimement saluée par le public et la critique.

Parmi beaucoup d'autres ouvrages, vous écrivez plus tard PASSION ET MORT DE SAINT EXUPERY et une belle biographie de GUYNEMER qui vous vaudra, pour la troisième fois, le Grand Prix Littéraire de l'Aéro-Club de France.

Il y a 50 ans que paraissait LA VALLEE HEUREUSE qui témoigne du combat pour la liberté des peuples. Tout comme Chevrier, son héros, vous étiez entré dans la guerre comme vous étiez entré dans l'aviation comme si ça allait de soi. Je cite:

"Il avait l'impression d'être prédestiné, parce qu'il sentait bouger en lui un message, comme une femme son enfant. Il savait seulement que ce message existait. La femme qui porte un enfant en elle ne sait rien de lui, mais elle le sent vivre. Il participait à cette guerre. Il voulait croire à ce qu'elles représentait"

Nos deux jeunes pilotes, prisonniers en Bosnie il y a quelques mois, se sont comme vous, sentis porteurs d'un message: ils devaient tenir, faire front, rester debout. C'est ce qu'ils ont fait admirablement, comme leurs anciens.

J.R.

 

 

 

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