02 mars 2020

CEREMONIE DE COMMEMORATION DU CRASH DU HALIFAX NA166-J DU Lt PONCET (Le cérémonie sera reportée à une date ultérieure)

La Commémoration pour le 75ème anniversaire de l'accident du Halifax NA166-J du Lt PONCET à Genk (Bokrijk) prévue pour demain le samedi 14 mars 2020, n'aura pas lieu due aux mesures prises par le gouvernement belge pour maîtriser le coronavirus.

La cérémonie sera reportée à une date ultérieure.

Jan Zoons pour BeWOOG.

----------------------------

Samedi 14 mars 2020

Cérémonie commémorant le 75ème anniversaire

du crash du Halifax NA166-J

au Berenbroekstraat à Genk - Bokrijk

du Lt PONCET

2/23 Guyenne - Squadron 346.

Mission du 15/16.3.1945 - Objectif Hagen en Belgique. 

- Le 15, l'objectif est Hagen où se retranche une concentration de troupes ennemies, une très bonne visibilité va permettre un bombardement des plus efficaces. Ils occasionne de tels dégâts à la ville que les autorités locales pensent, ce qu'elles consignent dans leurs rapports, avoir été attaquées par au moins 800 appareils alors que 267 seulement vont y participer. Treize équipages du "Guyenne" et onze du "Tunisie" sont sous les ordres et décollent dès 16h51.

La mission va être dure car, si les conditions atmosphériques sont un avantage pour les assaillants, elles le sont également pour la chasse de nuit allemandes et les défenses terrestres. Les pertes vont s'élever à 6 Lancaster et 4 Halifax.

La concentration du bombardement, qui s'effectue entre 20h30 et 20h37 pour les deux Squadrons, fait d'énormes dégâts au centre et dans les quartiers situés à l'est de la ville et il sera dénombré de nombreuses victimes. Au cours du raid le NA564/P du Lt FLURIN est attaqué plusieurs fois par un chasseur de nuit mais les actions évasives de son pilote, le S/Lt BERTRANDE, le sortent de cette désagréable situation.

Le Lt PONCET NA166/J n'a pas la même chance. Au retour et alors qu'il pénètre, vers 21 heures, en Belgique dans la région de Hasselt à l'ouest de Maastricht, il est attaqué et est durement touché par un chasseur de nuit. Le Halifax prend feu et explose dans les instants qui suivent. Son agresseur est le Hauptmann Gerhard Raht du Stab/NJG2 qui vient ainsi de remporter sa 55e victoire, il revendique d'ailleurs pour cette nuit pas moins de cinq quadrimoteurs abattus.

(Source: Les Français dans le Bomber Command - Guy Fruchart)

86197947_o 

La Stèle en souvenir de l'équipage.

---------------------------------- 

Programme de la cérémonie.

- 13h30: Départ de la brasserie Trobbianis's place, Hasseltweg 475, GENK

- 13h50: Arrivée à la stèle mémorial (Berenbroekstraat 124)

- 14h00: Le maître de cérémonie Eric Nassen acceuille les invités

- 14h05: Introduction par M. Jan ZOONS, président de BeWOOG.

- 14h20: Les parents français des aviateurs concernés témoignent:

1. Mme Poncet 2. Mme Massain (pour le pilote Louis Lourdaux)

- 14h40: Discours par le maire de Genk, Wim Dries.

- 14h50: Discours de Son Excellence Mme Hélène FARNAUD-DEFROMONT, ambassadrice de France en Belgique.

- 15h00: Poème en français et en néerlandais par des élèves de l'école de base 'Sterrenrijk' en l'institut St Joseph de Bokrijk.

- 15h10: La Marseillaise et la Brabançonne par Mme Rita Ponsaerts sur saxophone soprane.

- 15h15: Dépôt de fleurs par Mme l'Ambassadrice, par le maire de Genk, par le commandant militaire de la province du Limbourg et par les enfants présents.

- 15h45: Réception à la brasserie Trobbiani's place, Hasseltweg 475, Genk (jusqu'à 17h00)

(Source: Jan ZOONS, président de BeWOOG)

Posté par DUCAPHIL à 11:27 - - Commentaires [1] - Permalien [#]
Tags :


23 février 2020

AVIS DE RECHERCHE DE LA FAMILLE PROCTER

AVIS DE RECHERCHE

concernant

l'Handley Page Hampden AD839-VN de l'équipage

du Sgt Pilote John GORDON PROCTER

(connu sous le nom de Gordon)

carte Scan (713)

 

Pilote: Sgt John Gordon Porcter, du 50e Squadron

Tué au combat le 30 août 1941 à l'âge de 26 ans.

Mission: Les quais de Francfort en Allemagne.

L'équipage - Pilote: Sgt Léonard Cyril Turner - Pilote: Sgt John Gordon Procter - WOP/AG: Sgt Robert Victor Urpeth - WOP/AG: Sgt Thomas Henry Willis.

- 14 avions ont été désignés pour bombarder les quais de Francfort, malheureusement, un avion n'a pas pu revenir, l'Hampden AD839 a décollé de la base de Swinderby à 21h45 dans la nuit du 29 au 30 août 1941, l'avion et l'équipage appartenaient au 50e Squadron RAF ( à l'exception du Flt Sgt R P Urpeth (RAF) qui était le mitrailleur aérien de l'équipage, qui appartenait au 455 Sqn RAAF).

- Au cours de la mission, l'avion avait été entendu en contact avec la station Sealand D/F elle a donné deux correctifs qui ont mis cet avion au-dessus du nord-est de la France, l'avion s'est peut-être écrasé près d'Abbeville. On n'entendit plus rien et il ne revint pas de la mission.

 

GORDON PROCTER 0303 (2)

 

- Tous ont été tués, ils sont enterrés dans l'extension du cimetière communal d'Abbeville.

- A son retour à la base, l'AE229 a confondu la trajectoire des torches du site"Q" avec la base et s'est écrasé en tentant d'atterrir. Deux membres de l'équipage ont été blessés.

 

carte Scan (709)

Le sergent-pilote J. Gordon Procter, R.A.F. (VR), porté disparu, a depuis été porté disparu. Vingt-cinq ans, il a obtenu sa licence "A" à l'âge de dix-sept ans et a été membre de l'aviation à Castle Bromwick pendant environ sept ans avant la guerre. Il était membre du cabinet Harry Procter and Sons, incorporé Insurance Brokers, de Birmingham, ainsi que Lyndon House, West Bromwich

La famille Procter recherche le lieu exact du crash de l'avion.

(A SUIVRE)

Posté par DUCAPHIL à 17:03 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags :

PROJET D'UNE STELE F.A.F.L. 2020 AU TREPORT

PROJET D'UNE STELE 

F.A.F.L

AU TREPORT

A la mémoire de 121 aviateurs des

Forces Aériennes Françaises Libres

portés disparus "Morts pour la France"

sans que l'on n'ait pu retrouver leurs corps.

STELE_FAFL_le_Tr_port___le_projet_2020

carte Scan (710)

carte Scan (711)

(Source: Association pour la Mémoire des Forces Aériennes Françaises Libres - contact: Frédéric Bentley: AMFAFL.contact@gmail.com)

Pour l'hébergement

cliquer sur le lien suivant:

H_bergement_LE_TREPORT

Posté par DUCAPHIL à 14:42 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags :

14 février 2020

A PROPOS DU RETOUR D'UN RAID

Au cours d'un raid sur Bochum

5 avions sur 16 du Groupe 2/23 Guyenne

ont été portés disparus.

par J. GAUDENS-RAVOTTI (Navigateur du Cpt ROY)

Chevalier de la Légion d'Honneur

Croix de guerre

Distinguish Flying Cross.

- " Allo ! Commandant la base nous donne l'ordre de nous poser à Pocklington" dit le radio de sa voix neutre.

Le radio était  un méridional passif et glacial que rien, pas même les plus beaux feux d'artifice tirés en notre honneur, ne pouvait émouvoir, sauf cependant les ennuis qu'il pouvait avoir avec  "sa mécanique". Dans ce cas, il lui parlait d'abord comme à  un enfant, en la raisonnant, en lui montrant l'inutilité de son entêtement stupide. Si ce moyen n'aboutissait à aucun résultat, son ton montait et s'enflait jusqu'à devenir celui de l'invective et cette lutte de la raison contre la matière mal domestiquée par la raison était épique et ne manquait pas de grandeur. Je dois ajouter d'ailleurs  qu'il connaissait admirablement son métier et qu'il est toujours sorti vainqueur de la lutte pourtant inégale dès le principe. Cependant, cette attitude nous avait toujours paru étrange  et dès notre entraînement, nous avions acquis la certitude que notre radio était inconscient des dangers que nous courrions du seul fait des conditions atmosphériques de la Grande-Bretagne où la brume sournoise, le gel perfide et le givrage soudain sont les plus intimes compagnons des aviateurs perdus dans un ciel maléfique.

Cette idée s'était trouvée confirmée dès le retour de notre première mission de guerre. Une terrible et soudaine collision survenue dans la crasse au-dessus  de notre propre terrain avait désemparé notre avion qui vibrait à voler en éclats et mis le feu  aux deux moteurs gauches. Si les vibrations ne démantibulaient pas notre appareil, le feu allait dans peu de secondes le faire exploser. Il devenait  nécessaire d'évacuer par parachute et vite! La règle d'évacuation par parachute n'imporsait de sauter avant le radio, en raison de la disposition de nos places respectives dans la carlingue, mais je devait m'assurer que le radio avait compris l'ordre de sauter et qu'il était en état de s'y conformer. Lorsque je me penchais vers sa place , au lieu de le trouver fébrile et anxieux, je le trouvais confortablement carré dans siège, le coude sur sa tablette, la tête sur sa main gauche, son éternel sourire aux lèvres et le regard vague, perdu dans un nirvana peuplé sans doute de selfs, de valves, de condensateurs et autres appareils de radio.

 

DABADIE 39313414

Halifax III - NA121 du Lt DABADIE.

-" Le Halifax du lieutenant Dabadie est attaqué par-dessous. Le feu se déclare immédiatement au moteur intérieur gauche. Le lieutenant Dabadie appelle le pilote, l'adjudant Guise, qui ne répond pas, probablement tué par la rafale. Dabadie donne alors l'ordre de sauter. Il ouvre la trappe d'évacuation avant, mais celle-ci se coince. Dabadie et le bombardier, le lieutenant Ponthuau, sont enfermés dans la partie avant de la carlingue. Le radio, le sergent-chef Alavoine, s'approche de la trappe. Dabadie lui fait signe de sauter et Alavoine évacue après avoir jeté un coup d'oeil vers l'arrière et vu le mécanicien, le sergent Lelong, tenter de mettre son parachute dans la fumée épaisse. Pendant ce temps, le mitrailleur supérieur, le sergent Vautard ouvre la porte arrière et se précipite dans le vide. L'avion tombe à Hückelhoven (20 km N.O. de Cologne). Ils seront les deux seuls rescapés. Dabadie et Guise ont été inhumés au cimetière de Hückelhoven. Les trois autres corps n'ont pas été retrouvés."

Pourtant, nous nous trompions et notre erreur dont nous ne sommes revenus que par un hasard qui lui a sauvé la vie, était d'une telle injustice  à son égard que, par pudeur, les autres membres de l'équipage n'en ont jamais parlé entre eux par la suite. Il nous restait encore à faire cinq ou six missions avant de profiter du repos de six mois imposé à tout le personnel de la R.A.F. et notre malheureux radio dépérissait à vue d'oeil,jusqu'au jour où l'un de nous s'est à l'interroger sur son état de santé. Ses réticences immédiates ont fait que ce qui n'aurait dû être qu'un entretien est vite devenu un interrogatoire. Somme de répondre , il avoua...Il avoua que ses poumons brûlés par l'oxygène nécessaire à chaque raid, le faisaient terriblement souffrir... Il avoua qu'il avait déjà, à de nombreuses reprises, craché du sang. Il avoua qu'il n'avait pas consulté le médecin du groupe, sûr qu'il était d'être interdit de vol et d'être contraint d'abandonner "l'équipage".

Cet équipage de Halifax! Mon équipage! Il était composé de sept hommes que rien ne hait, origine, formation, caractère, aspirations...Tout était à l'opposé. Et pourtant, je ne peux me défendre d'y penser sans une très vive et très spéciales émotion malgré les altercations violentes, passionnées même, qui nous ont dressés les uns contre les autres à certains moments. Mais, maintenant, avec le recul, le calme d'une paix reconquise, je pense que nos nerfs ébranlés par un travail inhumain sont les seuls responsables de cette division apparente que réelle. 

Le commandement de l'avion était au bombardier. Les équipages français n'avaient pas voulu se soumettre à la règle adopté par la R.A.F. en temps de guerre qui voulaient que le pilote soit commandant d'avion. Nous avions donc importé la vieille règle française qui veut que le commandant du bord soit celui qui, ayant le plus d'expérience aérienne, est le titulaire du plus ancien brevet de commandant d'avion. Nous étions deux à être titulaires de ce brevet et, sans conteste, les qualités de calme et de sang-froid qu'il a révélées dans diverses circonstances faisaient du bombardier le chef incontesté de cette unité riche de sept hommes , lourde de trente tonnes, puissante de 7200CV.

équipage-Henri-Martin-lieutenant-Hyenne

Halifax III - NA546 du Lt HYENNE.

-" De toutes les nuits vécues par les groupes lourds, celle du 4 au 5 novembre 1944 au cours de laquelle 5 équipages du groupe Guyenne sur les 16 engagés furent abattus par la chasse de nuit allemande est certainement la plus tragique. L'équipage du lieutenant Hyenne est abattu à Dashausen. Les 7 membres de l'équipage sont tués. Ils ont été inhumés au cimetière civil du champ de course à Dortmund (Ruhr) le 11 novembre 1944."

C'était un poète égaré dans l'armée (1), Toute l'aviation le connaît pour ses oeuvres, et si certains critiquent sa prose, pas un n'ose sourire pour ses "Prières pour les pilotes oubliés". C'était un poète, et lorsque nous nous rompions aux exercices de navigation astronomiques, il était bien plus séduit par le merveilleux des étoiles et par leurs noms évoquateurs que par la froide utilisation scientifique que j'entendais en fairepour fixer ma position sur la route... ou ailleurs. Si je lui demandais l'heure locale angulaire par rapport au point gama de Bételgeuse ou de Rigel du Baudrier d'Orion, il rêvait de poésie de ces mots sonores venus des légendes les plus anciennes et se moquait pas mal de mon besoin urgent pour la tenue de la route dont j'avais la responsabilité. Il en était de même avec les instruments radar dont nous pouvions nous servir, ces instruments mystérieux, son noms, de crainte qu'on n'en parle, et qui donnaient sur des écrans fluorescents des courbes harmonieuses et mouvantes ou encore un rayon lumineux tournant d'un mouvement désespérément monotone. Si je lui disais: "Gardez-moi ces signaux, ne les laissez pas filer". Il me répondait d'un ton de reproche, parce que je l'empêchais de jouir de la beauté des formes qui se seraient développées et sans cesse renouvelées sous ses yeux": "Bien ! je fais le gardeur de vaches vertes."

-(1) Jules ROY.

37590507

Equipage du Cpt Jules ROY. Halifax III - MZ709.

De gauche à droite:

Bombardier: Cpt Jules ROY (Cdt d'avion). Pilote: Lt GRONIER. Navigateur: Lt RAVOTTI-GAUDENS J. Mécanicien: Adjt KOPP. Radio: Sgt DURAN. Mitrailleur-supérieur: Sgt/C KERGRENE. Mitrailleur-arrière: Adjt MOT.

(collection: Jean-Louis ROY)

Pour ces raisons, j'avais pris l'habitude de faire mon travail seul, et il m'en avait un certain gré. Je le laissais donc rêver tant qu'il n'y avait pas de danger, sûr de le retrouver vigilant, même téméraire, dès que le besoin s'en ferait sentir. Dans son désir de faire la guerre, il avait accepté, malgré son âge qui eût  dû l'en dispenser, un travail de bombardier qui, chez nous, était un peu considéré comme un travail subalterne. Il n'avait pas trouvé dans les équipages une place vacante de pilote, ce qui, en France, est considéré comme le seul emploi digne de considération dans l'aviation; et je crois qu'il était un peu paresseux pour chercher un emploi de navigateur. comme nous avions coutume de le dire par boutade: l'intellectuel de l'équipage.

Le bombardier avait, sur un chapitre au moins, un concurrent à bord, c'était le Pilote. Ancien élève de Centrale, il était d'une distraction qui parfois aurait pu s'avérer dangereuse et, d'un accord tacite, nous nous appliquions tous à le surveiller. Il réalisait cependant ce paradoxe  d'être tout à la fois distrait et le pilote le plus sûr que j'ai jamais vu. Sa distraction procédait de son admiration de la nature et des spectacles inoubliables que certaines nuits les habitants de la Ruhr ou d'ailleurs nous offraient sans compter à la dépense. Responsable d'un voyage qui aurait dû s'accomplir sans la moindre erreur ni dans la route ni dans l'horaire imposé, je suppliais parfois de porter un peu plus d'attention dans la tenue du cap et il répondait souvent ce qui selon mon humeur du jour me désarmait ou me portait au comble de la fureur: "Si vous saviez ce que c'est beau !"

 

BARON 100346382_o

Halifax III -NR181 - du Cpt BARON.

- " Dans la nuit du 4 au 5 novembre 1944 le Halifax du capitaine Baron est attaqué par un chasseur de nuit au retour de mission. Trois membres de l'équipage sautent en parachute et sont sains et saufs. Les quatre autres périssent dans l'avion qui s'écrase à 15 miles nord-est de Vandelindoven. Au cours de ce raid , le lieutenant-colonel Dagan de l'Etat-major de Londres avait tenu à effectuer une mission de guerre afin de se rendre compte de visu des difficultés afférentes. Cette nuit-là, il occupait la place de deuxième pilote. Lui aussi trouve la mort dans l'accident. Les cinq tués ont été inhumés au cimetière de Norf."

Nous formions à nous trois l'état-major et la troupe était constituée par quatre sous-officiers dont le radio était un des spécimens disparates. Le mécanicien. Lorrain bougon, têtu et fort comme un Turc, n'avait qu'une idée: se plaindre de tout comme si tout était dirigé contre lui. Comme Lorrain, il avait changer de nom pour le cas où il tomberait entre les mains de l'ennemi et pour qu'aucune représailles ne puisse être exercée contre sa famille. Il avait choisi le nom original de Leblond qui rappelait l'or de ses cheveux, et il nous avait demandé de ne l'appeler à l'avenir que par son nouveau nom. Nous l'oublions généralement et si, par hasard, dans le téléphone de bord, l'un de nous s"en souvenait, nous étions assurés de n'avoir aucune réponse, car il était le premier à ne pas se rappeler qu'il avait un nouvel état civil.

Le mécanicien contrastait étrangement avec le mitrailleur-supérieur qui, bien que Breton, semblait être un frère de Gavroche. Ses débuts à la guerre, dans l'équipage, n'avaient pas été heureux. Il avait découvert l'Angleterre, les girls et les pubs (les proches parents de nos "bistrots") et cet ensemble ne donnait pas de beaux résultats, car la guerre telle qu'on nous l'imposait, exigeait un certain ascétisme nécessaire au bon équilibre nerveux. Les premières missions avaient fortement impressionné ce pauvre garçon et sa nervosité nous avait inspiré quelques craintes sur son utilité dans les coups durs. Après une réunion de l'état-major de l'équipage. Il fut décidé de demander au commandant de groupe de nous donner un autre mitrailleur et d'envoyer le nôtre au repos en attendant de lui trouver un emploi sédentaire où ses nerfs aient un rôle moindre à jouer.

Après quinze jours de "vert" sur une  plage du Sud de l'Angleterre, ce garçon écrivait en nous suppliant de le reprendre. Sa lettre était émouvante et nous lui avons fait une nouvelle place auprès de nous: nous ne l'avons jamais regretté ! Dès la première sortie de l'équipage reconstitué ce fut une fête comme nous n'en avions jamais eu et notre mitrailleur subit  cette nouvelle épreuve du feu sans la moindre défaillance et même avec un courage qui nous a surpris. De nous tous il était peut-être le plus courageux, car il avait vaincu sa peur. Et évoquant ainsi son souvenir, je l'entends encore dire de sa voix gouailleuse devant un tir de barrage grandiose ou après la passe d'un chasseur qui ne nous avait manqué que parce qu'il y a un Dieu: " Allez donc cherchez çà dans le civil !"

Le dernier membre de notre équipage était le conspirateur de la bande: oeil noir du traître de mélodrame , poil noir, pensers noirs. Tout était noir, même ses plaisanteries. Et pourtant quel brave type, perdu, seul dans la queue de l'avion, suspendu dans sa cage vitrée au-dessus du gouffre insondable qu'il devait sonder malgré le froid intense qui déposait du givre sur ses sourcils et qui engourdissait tout à la fois, son esprit qui devait commander au pilote la manoeuvre, et son doigt qui devait ouvrir le feu instantané sur le chasseur presque sûr de l'impunité.

Car nous le savions, nos mitrailleurs ne nous serviraient pas contre les chasseurs décidés et hardis. Ils étaient là sacrifiés avec nous et nous servaient surtout à faire le guet contre cet autre danger terriblement réel et trop souvent réalisé de la collision.

Cette nuit-là la chasse allemande avait été particulièrement active. Tout au long de notre route et dès notre arrivée en territoire occupé par l'ennemi nous avions vu s'allumer les fusées que les chasseurs lançaient pour éclairer les avions et nous avions même  vu les lueurs caractéristiques des appareils amis s'abimant en flamme vers un sol peuplé de présences hostiles.

Le Commandant avait aussitôt annoncé dans le téléphone intérieur " Attention, mitrailleurs ! ça pue le chasseur ".

La mission s'était heureusement finie pour nous et nous avions laissé derrière nous une route jalonnée de masses incandescentes qui s'étaient abattues en tournoyant. Nous approchions de notre base, lorsque le radio dit de sa voix neutre:

"Allo  ! Commandant , la base nous donne l'ordre de nous poser à Pocklington ".

" C'est bien notre chance ", répliqua une voix dans le téléphone d'intercommunication. " Je vois justement le Sandra de notre terrain ".

Halifax III - NA548 - du Lt VLES.

-"Peu après le passage sur l'objectif, le Halifax du lieutenant Vlès est attaqué par un chasseur de nuit. Sévèrement touché, il prend feu immédiatement et commence à s'incliner. Le pilote, l'adjudant Hannedouche donne l'ordre d'évacuation. Le lieutenant Vlès, navigateur, ouvre la trappe d'évacuation avant. Il s'apprête à sauter quand, dans la fumée qui a envahi la carlingue, il aperçoit son radio, le sergent-chef Vlaminck, plaqué contre la paroi et dans l'incapacité de bouger. Il n'hésite pas. Il s'avance vers lui, réussi à l'extirper, à le tirer vers la trappe, au prix d'efforts inouïs, il le pousse dans le vide.

Quelques secondes plus tard, l'avion explose. Le pilote, l'adjudant Hannedouche, est éjecté de l'avion et se retrouve, descendant attaché aux sangles de son parachute. Le sergent Olive, mitrailleur arrière, réussit à sauter avant l'explosion mais est tué au sol par les Allemands. Les 5 autres membres de l'équipage périssent dans l'accident. Le sergent-chef Olive a été inhumé au cimetière de Burq. Le lieutenant Vlès, le Sous-lieutenant Lambert, les Sous-lieutenants Beauvoir et Limacher ont été inhumés au cimetière de Wermelskirchen.

Aller se poser sur un terrain différent du nôtre, cela signifiait de longues heures d'attente au pied des avions avant que les véhicules viennent nous prendre pour nous conduire à la salle de renseignements, un interrogatoire interminable car les officiers chargés d'y procéder ne parlaient généralement pas le Français, une marche interminable à travers la nuit pour découvrir le mess où nous serait servi l'oeuf au bacon des retours de raids et aussi une nuit passée dans une chambre, tout habillés avec comme seule couche un matelas jeté à terre et une couverture souvent douteuse. 

Ces "diversions" étaient notre cauchemar et nous avions coutume de considérer qu'une diversion était plus fatigante que la plus dure des missions. L'ordre était formel et le "Sandra" de notre terrain était visible ! Dans cette Angleterre en guerre, transformée en une immense plate forme d'aviation où les bases se touchaient toutes, pour simplifier les retours des équipages terrassés de fatigue et d'omotions de toutes sortes, on avait imaginé d'allumer sur les différents terrains des projecteurs en nombre variable qui formaient soit un simple angle de deux rayons, soit une pyramide à trois ou quatre arrêtes, de telle sorte que l'équipage qui se savait dans la région de sa base se bornait, si l'état du ciel le permettait, à chercher le "Sandra" de son groupe. A cette époque, notre "Sandra" était constitué par deux projecteurs parallèles tendus droit vers le ciel inclément qui ne rendait pas toujours les hommes qui s'y élançaient et qui, lorsqu'il les rendait les renvoyait meurtris et marqués à jamais dans leurs nerfs.

La curiosité est le propre des enfants, des femmes et des guerriers. Au lieu de mettre immédiatement le cap sur Pocklington, base voisine de trente milles, par un passager au-dessus de notre propre terrain, nous voyons dans la lueur blafarde de toutes les lumières allumées comme pour fêter ceux qui reviennent, au milieu de l'immense piste cimentée un misérable Halifax posé de travers et curieusement penché sur une aile.

" Sans doute un copain qui a pris du plomb et qui a cassé quelque chose en atterrissant" remarqua le commandant, car nos missions n'étaient réellement finies que lorsque l'avion avait regagné son aire et que les moteurs avaient étés arrêtés.

Dans les rafales de vent de la tempête qui fait rage au sol, le pilote, devenu maître de l'appareil puisque toute manoeuvre doit être faite dans une fraction de seconde, le pilote pose la machine encore lourde de plus de vingt tonnes malgré la charge de bombes laissés loin là-bas chez l'ennemi.

Une voiture légère surmontée d'une immense pancarte lumineuse "Follow me", nous invite à la suivre et évoque chaque fois que je la vois l'image d'une dame mise comme a dû l'être mon arrière grand-mère attifée de ce que l'on appelait les "Suivez moi, jeune homme". Pourquoi en ces moments de détente où l'on goûte toute la douceur de la planète, où l'on se rend compte que l'homme n'est pas fait voler ni pour respirer de l'oygèneau goût métallique qui dessèche la gorge et brûle les poumons, pourquoi suis-je amené à faire dans mon esprit , c'est à peu près qui n'est même pas spirituel. Sans doute est-ce parce que, après avoir fait un travail inhumain. Je me sens redevenir un homme avec un esprit d'enfant qui s'amuse de rien.

Le "Follow me" lumineux est remplacé sur le panneau par un "stop" rouge et impératif. Nous sommes arrivés au point où nous laisserons notre avion pour ce qui reste de la nuit et demain nous regagnerons notre base pour de nouveaux raids.

BERAUD 105083149_o

Halifax III - NA549 du Cpt BERAUD.

-" Toujours au cours de la même nuit, le Halifax du Capitaine Beraud est atteint par une rafale de mitrailleuse d'un chasseur de nuit. Les sept membres de l'équipage réussissent à sauter en parachute. Hélas, deux d'entre eux ne survivront pas: le lieutenant Raffin tombe sur une ligne à haute tension et meurt électrocuté. Le Capitaine Beraud pour sa part tombe non loin de là, son parachute déchiré. Ils avaient déclaré que "quoi qu'il arrive", ils resteraient unis. Ils le sont dans la mort, enterrés dans le même cimetière, le cimetière communal de Stommein."

Le pilote et le mécanicien font la vérification des moteurs. Dans le téléphone de bord nous entendons de la voix monotone de comptable qui vérifient une longue page de chiffres: "2.000 tours - 2.000 - 2.100 - 2.100 - Magnétos - 50 de chute - Intérieur droit - Intérieur droit..." et ce colloque se poursuit interminable, tandis que malgré le casque nous entendons le hurlement des moteurs clamant leur puissance et leur fidélité sans défaillance à ceux qui se sont fiés à eux. Et l'un après l'autre les moteurs s'éteignent et le calme renaît lentement coupé simplement par le sifflement du vent de la tempête qui a nettoyé le ciel scintillant de toutes les étoiles, nos sûres amies toujours présentes dès qu'on atteint les mille mètres.

Nous descendons notre barda et nous jetons  à terre notre parachute et le pesant harnais qui durant sept heures nous a cisaillé les épaules et les cuisses. Malgré le froid et l'humidité, qu'il est bon de s'asseoir dans l'herbeaccoudé sur le dur coussin du parachute.Nous restons là, silencieux.Nous savons que rien ne pourra jamais exprimer les sentiments que nous venons d'éprouver, que nul ne pourra décrire ce que nous venons de voir.Nous savons que si nous y pensons trop aucun de nous n'aura le courage de repartie demain. Alors nous nous taisons. Mais pourtant le besoin de parler est trop impérieux, il faut parler, pour entendre une réponse, pour être sûr que nous sommes bien sortis de l'enfer. Et le mitrailleur supérieur dit sans conviction " Ces salauds vont nous laisser moisir longtemps ici au lieu de nous envoyer un véhicule qui nous conduira à l'interrogatoire!" Il n'obtient pas de réponse , mais sans doute est-il satisfait d'avoir entendu sa propre voix.

Devant moi , le ciel pur est barré des longs bras des "Sandra" des divers terrains qui nous entourent. Je distingue nettement les deux traits verticaux de notre propre terrain qui bien qu'inutilisable continue à faire signe aux avions de mon groupe qui n'ont pas encore donné de leurs nouvelles. Le temps passe on nous a sans doute oubliés. Tout a coup sur la gauche, très loin, un "Sandra" s'éteint. Le temps continue à couler et d'autre phare de rappel s'éteignent les uns après les autres.

Pocklington lui-même éteint sa pyramide lumineuse et les étoiles gagnent en éclat ce que la nuit a perdu de rayonnement. Je regarde autour de moi, tous les "Sandra" sont éteint sauf celui de notre base qui continue a se dresser contre ce ciel hostile qui ne rend pas tout ce qui lui a été confié. Puis insensiblement les deux projecteurs se mettent à osciller lentement, doucement d'un mouvement sans cesse plus ample. Et ces bras tendue qui tout à l'heure immobiles étaient un signe d'imprécation contre le ciel, deviennent maintenant, par leur lent mouvement implorant la supplication d'une mère à qui l'on à voler ses enfants.

(Revue de l'Aéro-Club du Maroc - Ailes marocaines - Juillet 1946 - Directeur: Bernard ROUGET)

(Source: Philippe ROUGET)

 

Posté par DUCAPHIL à 21:58 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags :

12 février 2020

Jacques ARNAULT 2/23 GUYENNE

jacques

Jacques ARNAULT.

" Jacques ARNAULT aura 18 ans le 22 juin 1940 jour de l'armistice. Engagé volontaire, évadé de France, il sera interné à la prison de Pampelune, puis au camp de concentration de Miranda de Ebro (Espagne). Rapatrié en Afrique du Nord, breveté observateur, il sera affecté au groupe Guyenne des Forces Françaises Libre à Elvington en Angleterre. En 1956 il sera rappelé en Algérie. Après cet épisode militaire il effectuera une carrière civile à la formation de cadres commerciaux et financiers".

"En 1980 il prend une retraite bien méritée. Pour ses quatre-vingt printemps il réalisera son rêve: écrire. Auteur d'une quinzaine de livres, grâce à son talent, il ramène le lecteur dans cette période trouble de la guerre 1940-1945".

(Source: Jean-Paul Delmas - La dépêche du midi)


22 janvier 2020

AVIS DE RECHERCHE DU MUSEE DE LA BASE DE BORDEAUX-MERIGNAC

AVIS DE RECHERCHE

DE

Gilles COUSTELLIE

Ancien sous-officier de carrière de l'armée de l'Air et membre actif de l'Espace Traditions BA 106 ( "musée" officiel de la base de Bordeaux-Mérignac), mes collègues et moi cherchons des informations sur:

1) La ligne Bordeaux-Rabat-Dakar mise en place, à partir du 1er mars 1946, par la 21ème Escadre de Bombardement Lourd.

Extraits de carnets de vol (années 1946 à 1949, Bordeaux-Mérignac).

Témoignages, photos, rapports officiels ou non...

2) Concernant les années 1943-1945 dans le Bomber Command, nous sommes aussi à la recherche de lettres écrites par les membres d'équipage avant leur départ en mission et destinées aux familles en cas de... Nous souhaitons rajouter une dimension humaine à notre présentation.

3) Existe t-il des documents, photos ou descriptions des fameuses escape boxes ou kits de survie emportés par les équipages en cas de parachutage au dessus des territoires occupés? Je souhaiterais en reconstituer une.

Je vous remercie pour toute aide que vous pourrez nous apporter.

Prendre contact avec: gv.coustellie@orange.fr

Posté par DUCAPHIL à 19:35 - - Commentaires [2] - Permalien [#]
Tags :

11 janvier 2020

RAFA Sud-Ouest Commémoration de la bataille d'Angleterre

RAFA Sud-Ouest

Commémoration 

de la bataille d'Angleterre

en octobre à Cadillac

ChrisGossBofB2019 

(collection: Bery DENNETT STANNARD)

carte Scan (640)

" Branche Sud-Ouest France. La branche a eu sa commémoration de la bataille d'Angleterre en octobre à Cadillac, proche de Bordeaux. Vingt-six membres y ont assisté et ont donné 175 euros pour le Wings Appeal. Chris Goss, historien de l'aviation et vice-président de la branche, a également donné un cours discours sur les 13 Français qui ont participé à la bataille d'Angleterre. Le discours a suscité de nombreuses discussions entre les membres, et l'un d'entre eux a ensuite écrit une lettre à Chris pour le remercier d'avoir rappelé le sacrifice de ces pilotes français avec tant de style et de délicatesse: " Tous les Français vous en remercient!"

(Traduction: Beryl DENNETT STANNARD)

(Source: La revue  ROYAL AIR FORCES ASSOCIATION)

Posté par DUCAPHIL à 16:49 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags :

24 décembre 2019

WERSTEN-DUSSELDORF CRASH DU "L for LOVE DU Lt LEROY

Mémorial en souvenir

du crash du Lt LEROY

la veille de Noël 1944.

74159764

De gauche à droite:

Mitrailleur-supérieur: Sgt/C André Guedez - 24 ans, Mécanicien: Sgt/C François Duran - 28 ans, Mitrailleur-arrière: Sgt/C Yves Even - 24 ans.

Pilote: Sgt/C Louis Baillon - 26 ans, Navigateur: Cdt d'avion Lt Leroy Jacques - 24 ans, Bombardier: S/Lt Pierre Gautheret - 26 ans, Radio: Adjt Henri Granier - 27 ans.

 24.12.1944 - Objectif: MULHEIM-ESSEN - Squadron 347  - 5 morts.

En abordant la Ruhr, le Halifax du lieutenant Leroy est touché par la Flak. En dépit des avaries, l'équipage décide de poursuivre la mission. Il bombarde l'objectif, l'aéroport de Mulheim-Essen.

Un peu plus tard, l'appareil est de nouveau sévèrement atteint; l'ordre d'évacuation est donné. Le pilote, le sergent-chef Baillon, reste aux commandes pour maintenir l'avion en ligne de vol, avec à ses côtés le commandant d'avion le Lieutenant Leroy, tandis que les cinq autres évacuent l'avion. Hélas, parmi les cinq deux seulement survivront, les trois autres ayant été tués lors de leur descente en parachute.

Le Lieutenant Leroy et le sergent-chef Baillon périront dans l'avion qui s'écrase au sol. Baillon fait partie de cette cohorte des pilotes de bombardement qui se sont sacrifiés pour que le reste de l'équipage survive. Tous sont morts en héros anonymes. Les cinq tués ont été inhumés au cimetière Nord de Düsseldorf. 

IMG-20191223-WA0001

Le lieu du crash, l'équipage et les deux rescapés, le Sgt/C DURAN et le Sgt André GUEDEZ.

CARTE IMG-20191223-WA0000

Visite aujourd'hui 23 décembre 2019 pour le 75 ème anniversaire du crash, de Geneviève Monneris la fille d'un des survivants André Guedez.

IMG-20191223-WA0002

De gauche à droite:

Famille Baum, Geneviève Monneris.

c08035b2-7571-4131-8fcc-69d0d5200dfc

Photo d'un des moteurs du Halifax, qui sera transformé en mémorial.

Der Weltkriegsbomber: Ein besonderer Heiligabend in Düsseldorf

Uwe und sein Vater Werner Baum haben in ihrem Garten in Düsseldorf einen Fliegerbombermotor aus dem Zweiten Weltkrieg gefunden und restauriert. Sie konnten Geneviève Monneris ausfindig machen - die Tochter des französischen Fliegersoldaten, der den Abschuss und den Absturz des Flugzeugs an Heiligabend 1944 überlebt hat.

https://www1.wdr.de
carte Scan (631)

De gauche à  roite sur la photo:

Heinz Leo Schuth, Cornelia Mohrs, Peter Blumenrath, Wolfgang Vergölts, Uwe Baum, Geneviève Monneris, Werner Baum et le moteur récupéré

(Photo: Simona Meier) 

Visite française à Düsseldorf-Wersten : Le miracle de Noël à Wersten.carte Scan (632)

carte Scan (633) 

carte Scan (634)

Article de Simona Meier, RHEINISCHE POST , 27 Décembre 2019.

The Man Who Fell from the Sky - The Story of André Guédez of 347 "Tunisie" Squadron's remarkable Christmas Eve Survival. - Yorkshire Air Museum

As Christmas approaches at the Museum, we recall each year the amazing true story of 24 year old André Guédez, a French mid-upper gunner based at Elvington during World War Two. Edited On 30th July 2017, Col. André Guedez passed away in France. The following was written when he was still with us, we have ...

http://yorkshireairmuseum.org

 

IMG_2950

 

IMG_2948 (1)

Le témoin Werner Baum qui avait 5 ans lors du crash.

UNE INCROYABLE DECOUVERTE LE MOTEUR DU L-MZ-489 DE L'EQUIPAGE LEROY DU TUNISIE - HALIFAX GROUPES LOURDS FRANCAIS SQUADRONS 346 et 347 R.A.F

le moteur du L-MZ-489 de l'équipage du Lt LEROY Ces derniers jours j'ai été contactée par une journaliste qui travaille pour le Rheinische Post, journal de la région de Düsseldorf car on a découvert la semaine dernière un moteur enfoui à 2,50m de profondeur dans un jardin lors de travaux de construction d'une maison.

http://halifax346et347.canalblog.com

(Source: Ian REED) 

(A suivre)

 

Posté par DUCAPHIL à 12:04 - - Commentaires [1] - Permalien [#]
Tags :

20 décembre 2019

JOYEUX NOEL ET BONNE ANNEE 2020

Un Joyeux Noël

et

une Bonne Année 2020

à tous les anciens

les enfants et petits-enfants

et Amis des Groupes Lourds

2/23 Guyenne et 1/25 Tunisie

carte Scan (592)

Bomber Command Memorial, Green Park.

342 Lorraine

1/19 Gascogne - 2/20 Bretagne

1/22 Maroc - 1/32 Bourgogne

2/52 Franche-Comté - 2/63 Sénégal

Mes Meilleurs Voeux à tous.

 

Posté par DUCAPHIL à 12:28 - - Commentaires [2] - Permalien [#]
Tags :

15 décembre 2019

LE 7 FEVRIER 2020 INAUGURATION A ASTEN-HEUSDEN D'UNE STELE COMMEMORANT LE CRASH DU NA197 ET NA260

Le vendredi 7 février 2020

inauguration d'une stèle à Aste-Heusden

en souvenir

des deux équipages du Tunisie

le NA 197 du lieutenant PELLIOT

et le

NA 260 du capitaine STANISLAS

qui ont été abattus au-dessus de Peel la nuit du 7/8 février 1945.

Neuf des quartorze membres d'équipage sont morts.

carte Scan (604)

carte Scan (605)

Double crash, un mystère international à De Peel.

 

carte Scan (589)

 

carte Scan (590)

pelliot 102170177_o

(collection: Yves REYNIER)

7/8.2/1945 - Objectif: GOCH - Squadron 347 - 3 morts - Sgt/C BAGOT - Lt PELLIOT - Sgt LE MITOUARD.

Au cours de cette mission, le Halifax du lieutenant Pelliot a été abattu par la chasse avant l'objectif. Le crash a eu lieu à Veluwe près d'Asten (Hollande). Bagot, Pelliot et Lemitouard sont tués. L'adjudant Loiselot remplaçait le sergent-chef Besnard au cours de cette mission pour des raisons de santé. Le lieutenant Pelliot a été inhumé au cimetière de Woensel à Eindhoven. L'avion avait encore ses bombes quand il a heurté le sol. Il a explosé. Bagot et Lemitouard restés dans l'avion ont été pulvérisés.

 

na197-na260 nw (1) (1)

stanislas 102170188_o

(collection: Simon FERRER)

Au-dessus de la flèche Jean FERRER mécanicien au sol.

7/8.2.1945 - Objectif GOCH - Squadron 347 - 6 morts - Adjt/C AULEN, S/Lt ROGNANT, Sgt/C BERDEAUX, Sgt/C PATRY, Sgt BORDIER, Sgt BORDELAIS.

Au retour de cette mission, le Halifax du capitaine Stanilas, atteind par une rafale d'un chasseur de nuit, explose Sans savoir ni pourquoi, ni comment, le capitaine Stanislas se retrouve dans les airs, suspendu aux sangles de son parachute. Il sera le seul rescapé de cet accident.

Le crash a eu lieu sur la commune d'Asten (25 km sud-ouest de Eindhoven). Aulen, Berdeaux et Bordelais ont été inhumés au cimetière de Woensel à Eindhoven0

Rognant, Patry et Bordier ont été inhumés au cimetière militaire français de Kapelle (Hollande). 

Gpe_1_25_A_gche_1er_plan_Capit_Stanislas

Assis à gauche en tenue kaki le capitaine Stanislas avec les navigateurs du 1/25 Tunisie.

(collection: Andrée Stanislas Font)

na260 crash 1945

na260 crash 1945b

NA260crashplek7-2-45

(Source: Martien Van Bussel)

Film over crash bommenwerpers.

Klik op de filmpjes hieronder voor groot scherm en leesbaarheid

https://mavabu.jimdofree.com

 

20190516_Kapelle_Sgt_Bordier (1) 

Le Sgt Bordier transféré au cimetière de Kapelle.

(collection: Geneviève Bordier) 

0673100511193426 Rognant C P Zwartbroek 

Stèle du  S/Lt Rognant au cimetière de Zwartbroek, village proche d'Asten.

(collection: Geneviève Bordier)

Le Sgt/C Patry repose dans son village en Charente-Maritime, tout comme le Sgt Bordelais à Arès (33), Adjt/C Aulen dans son village près de Dijon, le Sgt/C Berdeaux a été ramené en Algérie. Sa fille que j'ai retrouvée en région parisienne en 2012, me disait le malheur et la douleur qu'elle ressent encore, car en 1962 lorsque la famille est rentrée en Métropole définitivement, le corps a été laissé, et elle sait que le cimetière (comme tant d'autres) a été profané.

(Source: Geneviève Bordier)

 

carte equipage stanislas

Les élèves et cadres de la Base 721.

De gauche à droite:

Colonel  Failhousbe Cdt en second de la B 721, Colonel Stanislas Cdt de la Base 721, Colonel Tarbos Directeur de l'Ecole Supérieur de Guerre Aérienne.

(collection: Andrée Font Stanislas)

UN NOM UNE HISTOIRE LE Général Gustave STANISLAS - GUYANE FRANCAISE

INAUGURATION DE LA ROUTE CONDUISANT A LA BASE AERIENNE DE ROCHAMBEAU BAPTISEE GUSTAVE STANISLAS EN HOMMAGE AU PREMIER GENERAL...

http://creoleguyane.canalblog.com

 

Lettre pleine d'émotion du capitaine Stanislas

pour la famille Bordier

concernant la perte de son équipage

carte Scan (662)

carte Scan (663)

carte Scan (664)

(Source: Geneviève Bordier)

Déjà 10 ans pour cette page,comme le temps passe vite.

LA FIN DU NA197 PELLIOTet du NA260 STANISLAS - HALIFAX GROUPES LOURDS FRANCAIS SQUADRONS 346 et 347 R.A.F

Nous allons décoller d'un instant à l'autre et je ne sais même pas si j'aurais le temps de finir ce mot avant l'ordre d'embarquer; j'ai ma grosse combinaison, mon harnais, mes bottes... tout un attirail qui pèse bien 15 kg, dans cette grande salle d'attente tapissée de cartes, à moitié occupée par de grande tables, plusieurs équipages français et anglais attendons l'ordre départ.

http://halifax346et347.canalblog.com 

carte Gerard Jeuken chercheur dans le cratère 2019

 

 

Crash Halifaxen 1945 groots herdacht in Asten en Heusden

Op vrijdag 7 februari is 'de Doublecrash in de Peel' onder internationale belangstelling herdacht. Het dubbele vliegtuigongeluk vond 75 jaar geleden - op 7 februari 1945 - plaats in Heusden en Nederweert. De crashes werden op twee locaties herdacht; Museum Klok & Peel en op de crashlocatie Veluwsedijk/Kokmeeuwenweg in Heusden.

https://siris.nl

 

07f2d85fd130b74eb4c21bd106a25e325d2d26cb513dd7d1ee3b1e5e6754fa35 

Discours du Commodore bd Tom de Bok dans la salle de l'Orangerie.

 

francegroupe3

 

7056fd7da8b2217f3fb84aa7d8ebad744b35b4c5829bfceb93f302d57c2454dc

Le maître de cérémonie Geert Van de Boomen. 

111f502921bbcecc0c1e8185642ef017e23af707c584d8b41ff0e62dde76730e

Le Commissaire du roi Wim vd Donk.

627bd9f36db09c436c19c6a74796a5b313a52ecf38876c6131fba512a489b8c9

Le Commissaire lors de son discours.

337aaf19c7f6bf1599dc858c9b807d588f1eff97b3d73b50ee459206dad09a1c

Piet Snijders explique son livre Double Crash. 

123748794ff9841dd057afd4237eff27ff45495160817639cff4f47ecfe32fc9

Le maire Hubert Vos ouvre le mémorial.

5c7efb906be92c6bf60e8d1c76a9584b879fc1a000eae26bff069363cc395e64

Commodore bd Tom de Bok au nom du KLu.

9d0126e1a9612840c31ed7dc1c46f509335bfe8f9f82123899a1a304041bd749

adff8704914ab03a8b8b0e24695f10435dc493176d6c875717c4d4eb9153dd67 

Les enfants de l'école Antoniusschool lisent un poème.

fcd1ec1955b39a704356d1019e6bb18b91698311842f4debd7dcad33bca317b4

En arrière plan la harpiste Inge Frimout.

4c026b13c220039dc4e51ac7b84e7012d0db3e9132a6df7b633badab477f033a

 Les familles françaises avec le commissaire et l'auteur Piet Snijders.

2bb6620c6fdca6c32b8f38776546099012654c9802c09133f4760dc19aa1809c

 

francegroupe5

4026fb9a28f896acb7d961e4fdb6f7f0abcaa99ba5506ffb90c7779d80185390

3904565fe8d9205bd560184e762717afe0180269948cf46a084217cad0ef3ad8

Les familles françaises derrière le Commissaire du roi Win vd Donk, famille Rognant, Paul Bogaert Président de l'A.A.A. des Groupes Lourds et Madame Bogaert, ?? , Piet Snijders.

 

francegroupe6

 

francegroupe7

 

5b554cbbaa6889cd3fc8d0bc302aff5316b1b26f6e504c54975e0ef844fa4fa4

Discours de Geneviève Bordier.

francegroupe8

Discours de monsieur Paul Bogaert.

francegroupe9

fb9ebd7156059efcdec05129d177db6363dac4ce69bc15927e7381e9e50275d1 

Paul Bogaert président de l'A.A.A. des Groupes Lourds et Geneviève Bordier dévoilent le monument.

 

francegroupe10

francegroupe11

francegroupe12

 

7c1d6f1e91382d0be48e6d842c7fa98da92002666931d268f74e47e1ea07f884

 Un groupe d'initiative dépose une couronne pour Harrie et Piet.

(Photos: Willemien Geboers - Martien Van Bussel)

-----------------------------------

Le mystère enfin résolu.

Le mystère du soi-disant Double Crash du NA260 et du NA197 a été résolu. Le NA260 s'est écrasé avec cinq passagers dans le Weerterbos, municipalité de Nederweert. C'est à 12 km d'Asten-Heusden. Occupant Rognant a atterri à Weert-Laar et est mort d'une blessure par balle. Gustave Stanislas a survécu; mon père l'a rencontré le 8 février 1945 à Nederweert. Les années d'incertitude entourant ces héros de guerre français sont désormais définitivement débarrassées de toute fiction. Lisez la vraie histoire dans l'e-Book qui est téléchargeable gratuitement. Y compris un résumé en français.

Alfons Bruekers.

Rapportage archeologisch onderzoek Asten-Nederweert crashes Halifax NA197 en NA260 in 1945 (1945-2019)

Le français en bas / English below In de nacht van 7 op 8 februari 1945 vond er een korte maar hevige luchtoorlog plaats in het luchtruim boven het Brabants-Limburgse grensgebied. De strijd was niet één strijdperk maar was verdeeld over drie

https://www.academia.edu



 

Posté par DUCAPHIL à 17:02 - - Commentaires [2] - Permalien [#]
Tags :