04 juin 2012

HOMMAGE AU CAPITAINE BERAUD

MAIS DEMAIN

NOUS RECOMMENCERONS...

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Equipage du capitaine BERAUD du "Guyenne" avec les mécaniciens au sol, abattu le 4 novembre 1944 au cours d'une mission sur BOCHUM.

Cet article, dédié au Capitaine BERAUD, porté disparu lors du dernier raid sur BOCHUM dans la Ruhr, a été écrit par un de ses camarades de combat et traduit les impressions vécues par tous les équipages de cette mission, une des nombreuses effectuées par les Groupes Lourds Français de la R.A.F., sur les objectifs industriels d'Allemagne.

Seize avions du Groupe participent à l'opération. L'objectif ce soir est une usine de pétrole synthétique et un centre férroviaires importants dans la Ruhr.

- Au cours de la nuit, le Halifax du Capitaine BERAUD est atteint par une rafale de mitrailleuse d'un chasseur de nuit. Les sept membres de l'équipage réussissent à sauter en parachute. Hélas, deux d'entre eux ne survivront pas: le lieutenant RAFFIN tombe sur une ligne à haute tension et meurt électrocuté. Le capitaine BERAUD pour sa part tombe non loin de là, son parachute déchiré. Ils avaient déclaré que " quoi qu'il arrive ", ils resteraient unis. Ils le sont dans la mort, enterrés dans le même cimetière, le cimetière communal de STOMMEIN.

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- A trois cents pieds après le décollage l'avion est entré dans la crasse. La nuit est presque tombée. Les paquets de brume traînent au sol. La faible lueur du tableau de bord me renvoie les indications des instruments qui sont notre vie. Déjà les difficultés surgissent. Il y a des jours comme cela, des jours où dès le départ on sent rôder dans l'air une ambiance malsaine, des jours où le pilote ne dit pas comme d'habitude aux autres membres de l'équipage: "Aujourd'hui, ça ira." Et aujourd'hui il me semble que la mission sera plus dure que d'habitude.

BOMBER COMMAND-82

  - Nous avons traversé huit mille pieds de nuages et maintenant nous volons près des camarades dont les lumières rouge, verte et blanches se mélangent aux étoiles. Et je pense. Je pense à tous ceux que j'aime et que peut-être je ne reverrai jamais. Ce n'est pas de l'émotion. C'est peut-être de l'angoisse. Mais c'est plus fort que moi. Je ne peux m'empêcher d'y penser. Peut-être mon coeur bat-il un peu plus vite que d'habitude. Je ne sais pas.

- Louis, tu peux monter.

- Le navigateur vient de me tirer de mes réflexions et de me rappeler à la réalité. Et je monte. 10.000, 12.000, 15.000 pieds. L'oxygène est branché, qui vous dessèche la gorge et vous brûle les poumons. Tous les avions viennent d'éteindre leurs feux de navigation et à bord on vérifie le black-out. Aucune lumière ne doit percer à l'extérieur. J'observe le ciel et ne vois rien. C'est cela, le vol de guerre de nuit. La nuit, tout prend des proportions anormales. On se bat contre un ennemi qu'on ne voit pas, et le pire ennemi est peut-être l'obscurité. Pendant des heures on regarde, on scrute le ciel, on essaie de deviner les ténèbres et pendant des heures on ne voit rien. Si, pourtant tout à coup, juste devant moi, une énorme lueur. Chacun à bord a compris tout de suite. Deux avions sont entrés en collision et le navigateur note sur son journal de bord: " 19.02 grosse explosion chute de deux avions en mer. "

BOMBER COMMAND-111

Et maintenant nous volons à 18.000 pieds

- Et maintenant nous volons en palier à 18.000 pieds. L'effort ce soir est de sept cent cinquante avions sur l'objectif. C'est quelque chose sept cent cinquante avions qui, dans la nuit, avancement groupés sans se voir. La tactique est de passer en masse et de passer à l'heure. Sa sécurité personnelle en dépend comme en dépend celle de l'ensemble des avions. Les retardataires, les traînards sont un gibier facile pour la chasse et la D.C.A. ennemies. Ce souci de l'heure est constant. Depuis le début du vol le vent est contre nous et plus fort que prévu et le navigateur me dit:

- Nous prenons du retard. Est-ce que tu peux forcer l'allure ?

- Non, c'est impossible

- Depuis le début de la montée, nous marchons au régime maximum autorisé, et en palier j'ai conservé ce régime.

- Mais voici la côte hollandaise, le territoire ennemi, les premières réactions de la D.C.A. et des projecteurs. La grande sarabande commence. Je n'essaierai pas de la décrire. Il faut l'avoir vécue pour se l'imaginer. Encore ce n'est rien quand tout va bien mais il faut compter aussi avec la machine, et en effet j'entends la voix calme du mécanicien annoncer:

- L'intérieur gauche chauffe. La température est à 120. Il faut réduire.

- L'intérieur gauche est réduit et nous continuons vers l'objectif. Maintenant il est certain que nous ne pourrons pas rattraper, d'autant plus que l'intérieur droit lui aussi commence à chauffer. Deux moteurs sont au régime maximum, deux moteurs sont réduits. Cela ne fait rien. Tant pis. Tant pis pour le retard. Tant pis pour l'heure. Tant pis pour tout. Nous poursuivons notre marche vers le but.

Au-dessus du territoire allemand

- Nous sommes maintenant en territoire allemand. Et bientôt au loin  l'objectif nous apparaît éclairé par les premiers incendies. Une centaine de projecteurs en barre le chemin. Il faut traverser ce barrage, éviter, virer, piquer jusqu'à ce que le barrage  est franchi et l'objectif approche. Des éclatements de feu, des flocons noirs illuminés par l'incendie et par le faisceau des projecteurs sillonnent le ciel. La mise en direction commence. Cap 110. Tout droit. L'avion avance dans le feu, les éclatements de D.C.A. et la lumière des "flares." Cap 110.

- Tout droit. C'est une vision d'Apocalypse. Cap 110. Tout droit. Je surveille les instruments et le ciel. 750 avions sont sur l'objectif et je ne les vois pas. Cap 110. Tout droit.

- Pilote attention, on va bombarder. On bombarde. Encore trente secondes en ligne droite pour la photographie. Trente secondes qui sont des siècles, et je vire.

- Sur notre droite maintenant je jette un coup d'oeil vers la ville où les rues sont tracées par le feu, simple coup d'oeil car il faut continuer à observer le ciel et fouiller l'obscurité. Les chasseurs sont dans les parages. Les "flares" s'allument. Les fusées montent. Au sol les feux clignotent. Cela sent et ça pue le chasseur.

- Mitrailleurs, faites attention.

Deux avions dégringolent

- Et en effet devant nous deux avions dégringolent et s'écrasent en feu au sol. Il faut se défendre. On évolue. A côté de nous un avion est pris par cinquante projecteurs et désemparé arrive au tapis. C'est un spectacle féérique et sauvage. On évolue. Virages, changements d'altitude. On se défend comme on peut. On se défend contre un ennemi qu'on ne voit toujours pas. Je pique, je pique. Je pique toujours. Et maintenant je vole juste au-dessus des nuages. En dessous de nous une "flying bomb" fait du vol de groupe avec nous et parfois je l'aperçois dans un trou. Ne serait-ce pas un "jet propel"? On évolue.

- On évolue et ainsi nous gagnons la Belgique, terre amie. Seul le risque de chasseurs subsiste. Mais petit à petit la bataille diminue d'intensité. Peu à peu le ciel semble perdre sa vie. Maintenant tout est rentré dans le calme. Je dis au mécanicien qui pendant une heure est resté à côté de moi observant les ténèbres et prêt à m'aider:

- "C'est fini. Vous pouvez aller vérifier si toutes les bombes sont parties."

- La bataille est terminée. Depuis plus d'une heure je suis crispé aux commandes. L'oeil en éveil, prêt à agir dans le dixième de seconde qui suit, prêt à exécuter la manoeuvre qui peut-être pourrait nous sauver. Maintenant les muscles se relâchent, les nerfs se calment se laisse aller. C'est la détente après l'effort. Le radio s'approche de moi et avec un sourire me fait signe du pouce. Je lui serre la main. Il y a cinq ans que l'on vol ensemble, animé par le même esprit et la même confiance réciproque. Et depuis que nous sommes en Angleterre c'est la 24ème fois que je lui serre la main dans les mêmes conditions. Les dangers courus ensemble pendant ces cinq années de guerre ont scellé notre amitié.

- La première partie de la mission est terminée. La seconde va commencer. Il s'agit de rentrer à la base. La météo nous a annoncé l'arrivée d'un front nuageux à l'heure du retour , et en effet au fur et à mesure que nous approchons de la base, le plafond baisse et la visibilité diminue. A quelques minutes de l'aérodrome je branche le R.I. Alors je commence à entendre la voix des camarades. Je le reconnais. "Tiens, voilà A... Voilà B... Depuis près de cinq heures nous nous battons isolés. Perdus dans l'immensité de la nuit, seuls contre l'ennemi, contre les éléments, contre l'obscurité. Et cela fait plaisir après ce dur combat solitaire, de retrouver ses amis, ses camarades. Je les cherche dans le ciel et suis heureux de les savoir, comme moi, rendus au port.

ça y est

- Mais la mission n'est pas terminée. Pour le moment je surveille le ciel pour éviter la collision fatale. Une nouvelle fois je dis "Mitrailleur, faites attention" J'observe la piste et prépare l'atterrissage. L'avion est secoué par de violents coups de tabac. Au sol il fait une violent tempête et tout à coup dans le ciel jaillit une fusée rouge. Un avion vient de faucher son train à l'atterrissage. L'aérodrome est inutilisable et on nous envoie nous poser sur un autre terrain où dans les rafales de vent je mène l'avion au sol. Lentement il s'arrête. Je fais le point fixe et je coupe les moteurs. Je suis fatigué. Je suis éreinter. Il faut encore bloquer les commandes pour éviter qu'avec la tempête elles ne se détériorent. Cela y est. Pendant une seconde je ferme les yeux et respire profondément. C'est fini.

- Non, ce n'est pas fini. Nous avons encore à subir l'interrogation et apprendre que cinq avions sur seize manquent à l'appel. Demain il seront portés "missing" mais demain aussi nous recommencerons.

( L.B.)

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02 juin 2012

DEMANDE DE TRADUCTION

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Un Ancien des Groupes Lourds

Raphaël MASSON

en Russie

Je recherche un traducteur pour transmettre à Raphaël le texte de la coupure de presse

www.vb.by

 

 

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01 juin 2012

AVIS DE RECHERCHE CONCERNANT DEUX AVIATEURS FRANCAIS

AVIS DE RECHERCHE

CONCERNANT DEUX AVIATEURS FRANCAIS

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La photo a été prise à Scarborough en Angleterre en 1944, je n'ai pas beaucoup d'information concernant ces deux aviateurs, un seul renseignement l'aviateur de droite est mort en 1945, peut-être en mission de guerre ??.

(Source: Yorkshire Air Museum)

Prendre contact à l'adresse suivante

guistar@aol.com

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27 mai 2012

GRANDCAMP-MAISY 26 MAI 2012

GRANDCAMP-MAISY 26 MAI 2012

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Programme de la journée du 26 mai 2012

- 09h00 Messe à l'église de Grandcamp-Maisy.

- 10h00 Dépôt de Gerbes au Monuments au morts de la ville (place de l'église).

- 10h30 Assemblée Générale Ordinaire (la salle communale).

- 12h30 Cérémonie au Mémorial des Groupes Lourds (sur le port).

- 13h00 Apéritif suivi du repas annuel de l'Association (Hôtel LE DUGUESCLIN).

- 15h30 visite de la batterie de Maisy.

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Messe à l'église de Grandcamp-Maisy

Dépôt de gerbes au Monument au morts de la ville

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Mr Camille COQUOT, Mr Lucien MALLIA

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Mr Camille BAUDET porte-drapeau des anciens combattants de Grandcamp-Maisy.

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Mr Paul BOGAERT Président de l'Association des Groupes Lourds.

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Dépôt d'une gerbe au Monument aux morts de Grandcamp-Maisy place de l'église.

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Mr Jean BILLAUD, Mr Lucien MALLIA, Mr Camille COQUOT.

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De gauche à droite:

Mr Camille COQUOT. Mitrailleur-supérieur dans l'équipage du Lt BECAM, Mr Lucien MALLIA. Mitrailleur-arrière dans l'équipage du Cpt NOTTELLE, Mr Jean BILLAUD. Mitrailleur-supérieur dans l'équipage du Cpt PETIT.

Assemblée générale ordinaire (la salle communale)

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De gauche à droite:

Mr Jean-Paul CHURET (Chargé de l'audiovisuel historique, archives historiques) Mr Pierre THIRY (Trésorier -gestion financière de l'AAAGL - Chargé des relations avec le Musée de l'Air - avec Dominique THIRY) Dominique THIRY 1er Vice Président (Rédacteur en chef de l'OPS et de l'invitation à la Messe annuelle - chargé de conceptions diverses - mises en page OPS, cartes, plaques commémoratives etc...) Mr Paul BOGAERT (Président - représentation et animation de l'AAAGL) Mme Suzanne CALMEL (Vice Présidente - représentation et animation de l'AAAGL) Chantal ALLAIN (Secrétaire - tenue du fichier, reception et envoi courrier E-mail - comptes-rendus de réunion - courriers AGO)

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Exposé financier de l'AAAGL par le trésorier Mr Pierre THIRY.

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Un excellent compte-rendu de Madame CALMEL sur notre visite à York et Elvington en Octobre 2011, que vous retrouverez je pense dans le prochain numéro de l'OPS.

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(source: Mme Zuzanne CALMEL)

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Une petite déception de Mr Jean-Paul CHURET concernant la diffusion de son excellent film "Héros sans le savoir" qui devait être présenté sur la chaîne Histoire, espérons que les responsables de cette chaîne nous présenterons un jour à une heure de grande écoute les récits de nos anciens.

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Cérémonie au Mémorial des Groupes Lourds (sur le port)

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Général Alain de LESPARS (Commissaire-Général de brigade aérienne - 2ème section), Sergent Claude GINEUX (Président ANSORAA du groupement Normandie) à droite  Michel DELORME (Lieutenant-colonel de réserve de l'Armée de l'air.

(source: Daniel BETHENCOURT)

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Harmonie du Val de Saire basée à Saint-Pierre-Eglise.

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De gauche à droite:

Général Alain de LESPARS, Jean BILLAUD, Camille COQUOT, Jean-Paul CHURET, Dominique THIRY, Claude GINEUX, Paul BOGAERT.

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Général Alain de LESPARS, Jean BILLAUD.

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Camille COQUOT, Claude GINEUX.

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Mr Camille COQUOT, Mme Nicole ROUSSEAU PAYEN

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De gauche à droite:

Serge LETORT, ??, ??, ??, Jean BILLAUD, Lucien MALLIA, Camille COQUOT, Paul BOGAERT, Général Alain de LESPARS, Sgt Claude GINEUX.

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Délégation des Officiers et Sous-Officiers du groupement de Normandie de l'ANSORAA et les drapeaux des sections du groupement (Calvados - Orne - Haute-Normandie et Manche).

De gauche à droite:

Michel COLLIN (porte-drapeau Calvados-Orne),?? , ??, Marc MABIRE, Jean-Louis MARIE DES CHAMPS,  Caporal Jean-Pierre RIVIERE (ANSORAA - Manche), Jean CHANAL (ANORAA), Daniel BETHENCOURT, Major Jean DELROISE (Président de la section Calvados/Orne), Daniel BOULAY, Pierrette BETHENCOURT.

Anniversaire des Groupes Lourds à Grandcamp-Maisy

Le 26 mai, nous venons en renfort de nos camarades de la section Calvados/Orne à Grandcamp-Maisy (Calvados) à l'occasion de l'assemblée générale des Groupes Lourds (Escadrons de bombardement Guyenne et Tunisie des Forces Françaises Libres). Ces unités étaient équipées du bombardier Halifax et en participant aux bombardements préludant au Débarquement ont subi de lourdes pertes. Nous sommes un peu déçus, car malgré le temps clément, la population n'est pas au rendez-vous. Les vétérans français de ces prestigieuses unités, de moins en moins nombreux chaque année sont présents, mais les représentants anglais que nous avons l'habitude de voir les autres années brillent par leur absence. Peut-être préparent-ils l'anniversaire du règne de la Reine prévu dans quelques jours.

Nos trois drapeaux, eux sont toujours là devant le Monument dédié aux Groupes Lourds sur le front de mer et nos uniformes rehaussent la solennité de la cérémonie. Celle-ci, organisée par Claude GINEUX président ANSORAA de la région Normandie est présidée par le commissaire-général (2S) Alain de Lespars. L'harmonie du Val de Saire, dirigée par Michel Delorme, par ailleurs lieutenant-colonel de réserve de l'Armée de l'air et membre de l'ANORAA nous fait profiter de ses prestations avant, pendant et après la cérémonie.

Après le dépôt de gerbe par les autorités, l'interprétation de la sonnerie aux Morts et des Hymnes anglais et français, la musique nous emmène en défilé vers le restaurant "Le Duguesclin" où un vin d'honneur nous est offert. La matinée se termine pour certains d'entre nous par un repas pris en commun dans ce même restaurant.

Daniel BETHENCOURT.

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Camille BAUDET, ??, ??, Mr LEVAVASSEUR.

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Discours de Mr Paul BOGAERT Président de l'AAAGL.

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Dépôt de Gerbes au Mémorial des Groupes Lourds.

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De gauche à droite:

Serge LETORT, ??, Jean BILLAUD, Lucien MALLIA, Camille COQUOT, Général de LESPARS, Major Jean DELROISE, Sgt Claude GINEUX.

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Camille COQUOT, Lucien MALLIA, Jean BILLAUD.

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Harmonie du Val de Saire basée à Saint-Pierre-Eglise, dirigée par Michel DELORME Lieutenant-colonel de réserve de l'Armée de l'air.

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De gauche à droite:

Lieutenant-colonel de réserve Michel DELORME, Général Alain de LESPARS, Mr Paul BOGAERT Président de l'AAAGL, Sergent Claude GINEUX Président ANSORAA groupement Normandie.

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Apéritif suivi du repas annuel de l'Association

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Les Officiers et Sous-Officiers du groupement de Normandie de l'ANSORAA.

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Mme BOGAERT, Mr MALLIA (fils), Mme ALIX, Mr Lucien MALLIA.

Visite de la batterie de Maisy

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http://www.ouest-france.fr

Si vous désirez adhérer à l'Association

voici l'adresse pour prendre contact:

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Association des Anciens et des Amis des Groupes Lourds

C/O Aéro-Club de France

6, rue Galilée

75782 Paris CEDEX

-------------------------

Montant de la cotisation 25,00 euros

A quoi sert-elle:

- Régler les frais de manifestations (gerbes de fleurs, drapeaux, entretien des monuments, repas des invités...)

- Régler les abonnements de revues

- Régler les cotisations (dont celle de l'Aéroclub de France où l'Association est domiciliée)

- Régler les frais divers (courrier, photocopies, réalisation de l'OPS...)

Formulaire d'inscription:

demande_d_inscription

 

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21 mai 2012

CRASH D'UN LANCASTER EN 1945 HOMMAGE AUX VICTIMES

Il y a 67 ans le crash du Lancaster 766

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http://www.dna.fr/edition-de-colmar/2012/05/06/il-y-a-67-ans-le-crash-du-lancaster

Le 7 février 1945, un bombardier Lancaster s'écrasait à Hohrodberg tuant les sept membres d'équipages du 103 squadron R.C.A.F. Il venait de percuter l'appareil de David Fellowes lors d'un raid aérien sur Munich.

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Monsieur Jean WOUTAZ - 1921/2008

Citoyen de HODROD c'est à son initiative que les équipiers de ce bombardier ne sont plus des "Soldats inconnus".

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Plaque commémorative de l'équipage du 103 squadron R.C.A.F. Les victimes de ce crash sont enterrées au cimetière de MUNSTER.

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La Stèle de l'équipage du 103 squadron R.C.A.F.

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Mr Patrick BAUMANN

Gamin, il dessinait des avions et comptait ceux qui passaient dans le ciel de Holtzwihr. Adulte, Patrick BAUMANN est devenu archéologue aérien reconnu. Ses recherches d'épaves d'avions abattus pendant la Seconde Guerre mondiale ont permis de retrouver la trace de survivants et de redonner une identité à des victimes "portées disparues"

http://www.lalsace.fr/actualité/2012/03/26/patrick-baumann-archeologue-aerien

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Mr Maurice MARTIN, ??.

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Discours de Mr Benoît ERNST maire de la commune.

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Monsieur David FELLOWES mitrailleur sur Lancaster du 460 Squadron.

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Notre ancien des Groupes Lourds Monsieur Maurice MARTIN mitrailleur au Groupe 2/23 Guyenne.

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Les anciens combattants d'Hohrodberg

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Mr Benoît ERNST, Mr Patrick BAUMANN.

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Plaque explicative du crash

http://alsace.france3.fr/info/haute-alsace/crash-d-un-lancaster-en-1945-un-survivant-raconte-73818982.html

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Le panneaux fut dévoilé par Monsieur David FELLOWES mitrailleur sur Lancaster, 33 missions au 460 Squadron et Monsieur Maurice MARTIN mitrailleur-supérieur au 346 Squadron 2/23 Guyenne.

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De gauche à droite:

Mr Benoît ERNST, ??, Patrick BAUMANN, Maurice MARTIN, David FELLOWES, ??.

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Mr Maurice MARTIN (346 Squadron 2/23 Guyenne)

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Mr David FELLOWES (460 Squadron)

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http://www.dna.fr/edition-de-colmar/2012/05/09/les-mitrailleurs-reprennent-de-l-altitude

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??, Mr Maurice MARTIN 2/23 Guyenne 346 Squadron.

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Interview de David G. Fellowes, ancien combattant britannique de la Royal Australian Air Force, par France3 alsace. 

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http://www.lalsace.fr/haut-rhin/2011/10/19/le-memorial-raf-lieu-de-pelerinage-au-hohrodberg

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04 mai 2012

En hommage à un as de l'aviation Yves MAHE

Hommage à un as

de l'aviation

Yves MAHE

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De gauche à droite:

Lord Mayor of York The Rt Honourable Councillor David HORTON, Sherrif's Lady Anne DELLER, Sheriff of York Councillor Alan DELLER, et Ian REED directeur du Y.A.M.

Du 1er au 5 mai 2012, le Yorkshire Air Museum organise une exposition intitulée "The French In Forces", à York (Royaume-Uni). Cette semaine est consacrée à Yves MAHE, pilote des Forces Aériennes Françaises Libres (FAFL) et au tristement célèbre bombardement, The Bardeker Raids, qui a eu lieu le 29 avril 1942. Cette célébration intervient 70 ans après la défense de la ville par le pilote français.

A voir sur le lien suivant:

 

http://www.defense.gouv.fr/air/actus-air/semaine-the-french-in-york-en-hommage-a-un-as-de-l-aviation

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02 mai 2012

Monsieur Ian REED "Ambassadeur de York"

Jeudi 26 avril 2012

pour la cérémonie annuelle de "York Tourism Award"

Monsieur Ian REED

Directeur du Yorkshire Air Museum

&

Allied Air Forces Mémorial,

a été décerné

"Ambassadeur de York"

http://www.yorkshireairmuseum.org

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Ian REED, Catherine REED

Message a voir sur le lien suivant:

http://www.yorkpress.co.uk/news/business/news/9673726.Bishops_and_El_Piano_coutend_among_York_tourism_award_winners/

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28 avril 2012

EN MEMOIRE DE DEUX AVIATEURS DE LA BASE 113 DE SAINT-DIZIER

EN MEMOIRE DE DEUX AVIATEURS

de la Base 113 de Saint-Dizier

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(Photo Nicolas le Lièvre)

Françis FROIDEVAUX, Patrick ESTRADE

Demain après-midi aura lieu l'inauguration de la Stèle en hommage à l'équipage décédé lors du crash d'un Mirage IV, il y a 37 ans. Un projet lancé par deux civils, aujourd'hui à la retraite.

Message sur le lien suivant:

http://www.sudouest.fr/2012/04/26/en-memoire--de-de-ux-aviateurs-698928-3430.php

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Pilote/ Raymond BIOT, Navigateur: Jean-Claude GAY.

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Délégation de l'ANFAS - président Ltcl PENSEC

Pilotes: LAILLET, LACOSTE, LEONARD, GARSON, JUNG, LARAYADIEU, GAL, LANNEVERE, GAL, PICHARD.

Navigateurs: PENSEC, LUCAS, BETH, CARON, HEMMERLIN, Jean-Pol PUISNE, LASSUGUERE LANG.

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Jacques PENSEC.

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Patrick ESTRADE, Jacques PENSEC, Françis FROIDEVEAUX

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Françis FROIDEVEAUX et Patrick ESTRADE se sont mobilisés pour qu'une stèle de granit soit érigée sur le lieu du crash. En lettres d'or sont inscrits le nom et l'âge de l'équipage du Mirage IV qui s'est crashé le 9 janvier 1975, à la lisière du champ de tir de Captieux-le-Poteaux. Un sobre bloc de granit rose de Bretagne sur lequel on peut lire la formule usuelle "Ne les oublions pas".

Patrick ESTRADE n'est ni un membre ni un ami des familles. Il n'appartient pas non plus à l'Armée de l'air. Pourtant, il est à l'origine de ce projet de stèle. "Lorsque j'avais 20 ans, j'éffectuais mon service militaire sur la base aérienne de Mont-de-Marsan. En tant qu'appelé, j'ai participé au ramassage des débris du bombardier. L'opération a pris plus d'une semaine. A cet âge, ça marque", raconte-t-il.

Originaire de Saint-Gaudens (31), il revenait régulièrement sur les lieux du crash. " C'était comme un petit pélerinage, dit-il. D'autant que l'endroit n'a pas changé.

Françis FROIDEVEAUX, passionné lui aussi d'aviation militaire, et plus particulièrement des avions disparus. "Je m'occupe d'entretien de stèles dans les vosges et j'alimente le site Internet Aérostèles, qui recense les lieux de mémoire aéronautiques. C'est donc tout naturellement que j'ai accepté la proposition de Patrick", assure Françis FROIDEVEAUX. Il contacte Jacques PENSEC, le président de l'Association nationale des Forces aériennes stratégiques, " il y a un peu plus d'un an".

 

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La famille près de la stèle et le Drapeau des "Arpètes" BA 722.

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 (collection photos: Claude MULCEY, le fils d'un ancien des Groupes Lourds et Jean-Pol PUISNE)

 

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27 septembre 2012

(collection: Patrick ESTRADE)

 

 

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22 avril 2012

JULES COQUERON "Et le parachute ne s'ouvrit pas"

Récit du Colonel Jules COQUERON

Radio navigant dans l'équipage du Lt PETUS

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Equipage du Lt PETUS

Pilote: Lt PETUS (Cdt d'avion) Navigateur: Lt DESESSARD, Bombardier: Lt MIGNON, Radio: Adjt COQUERON, Mécanicien: Sgt TRIBERT, Mitrailleur-supérieur: Sgt/C LINDEBERG, Mitrailleur-arrière: Adjt RIVIERE.

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J'AI VECU

Et le parachute ne s'ouvrit pas

Certains, dit-on, "ont la baraka ! " Si l'on regarde la succession des "accidents" qui ont émaillé la carrière du colonel de l'armée de l'air en retraite Jules COQUERON, il est certainement un de ceux-là. Après un premier saut en parachute en 1939 pour évacuer son avion en feu, il est deux fois abattu en 1940 alors qu'il sert dans la chasse lourde sur Potez 631, avant de rejoindre les Forces françaises libres au groupe de bombardement "Tunisie". Une nuit de janvier 1945, évacuant son avion en perdition, il fait une chute de 1000 mètres environ et se retrouve au sol sans que son parachute se soit ouvert. Ce saut dramatique nous est raconté ici.

Ajoutons toutefois que la série ne s'arrête pas là. En 1952, le colonel COQUERON est le seul à sortir totalement idemme d'un accident de chemin de fer qui jeta une micheline sur un train de marchandise entre Avignon et Nimes et fit trente-sept morts et de nombreux blessés.

Q - Mon colonel, au cours de votre carrière, vous avez effectué un saut en parachute qui fut pour le moins exceptionnel; pouvez-vous nous en rappeler les circonstances ?.

R - Eh bien. cela s'est passé au-dessus des côtes anglaises dans la nuit du 22 au 23 janvier 1945. A ce moment, je servais en qualité d'adjudant radio navigant au groupe de bombardement "Tunisie", l'un des deux groupes français du Bomber Command au sein de la Royal Air Force et nous étions basés à Elvington près de York. Nos avions étaient des quadrimoteurs Halifax III B, les bombardiers lourds de cette époque qui effectuaient, en particulier, les missions de nuit sur l'Allemagne.

Nous rentrions donc d'un bombardement sur Gelsenkirchen dans la Ruhr et nous avions quelques problèmes. La D.C.A. allemande nous avait mis deux moteurs hors d'usage. Nous avions pu toutefois effectuer notre mission de bombardement et rejoindre la côte anglaise malgré notre handicap. Comme tout paraissait se dérouler normalement, nous avions décidé de rejoindre Elvington plutôt que de nous poser sur un terrain de secours. Nous n'avions pas de blessés à bord et nous savions, par la radio, qu'il n'en était pas de même pour d'autres appareils qui demandaient à se poser d'urgence.

Q - A quelle altitude voliez-vous ?

R - Nous étions approximativement à 7000 pieds, soit environ 2400 mètres, et l'avion volait tout à fait correctement sur ses deux moteurs. De ma place, en-dessous de celle du pilote, j'avais une vue directe sur le moteur intérieur gauche. Tout à coup, j'ai vu des flammes sortir des portes de train. Alerté, le pilote et le mécanicien mirent aussitôt en oeuvre tous les moyens d'extinction. Il s'avéra très rapidement qu'il n'y avait à faire. Le feu redoublait d'intensit", d'intensité, et commençait à envahir la cabine. Devant cette situation, le pilote donna l'ordre d'abandonner l'appareil le plus rapidement possible.

Q - Aviez-vous déjà eu l'occasion de sauter en parachute ?

R - Oui, une fois, au cours d'un précédent accident en 1939, mais je n'avais alors aucune appréhension particulière.

Q - Qu'est-il donc arrivé ?

R - Au moment ou l'ordre d'évacuation fut donné, il y eut une grande explosion à bord immédiatement suivie de la rupture du plan gauche. L'avion se mit à tourner dans tous les sens. Il était 0 h 37 et nous étions à environ 2000 m d'altitude. Je me suis dirigé comme j'ai pu vers la trappe d'évacuation du navigateur, seule issue possible pour moi, Le feu me barrait le chemin de la trappe arrière.

Je ne sais ce qui s'était passé, le navigateur était coincé dans la trappe et ne pouvait plus bouger. Comme j'ai pu, en le secouant et en le bourrant de coups (je lui ai même enfoncé le sternum), j'ai réussi à le dégager. Il est parti en m'entrainant avec lui. En passant la trappe. j'ai probablement dû m'assommer car je ne sais pas comment je suis sorti de l'avion. Je me suis retrouvé en chute libre.

Naturellement mon premier réflexe a été d'essayer d'ouvrir mon parachute. Je voyais la poignée qui me tentait mais malgré tous mes efforts je n'arrivais pas à l'atteindre.

Q- Vous n'arriviez pas à l'atteindre pourquoi ?

R - Je ne l'ai su qu'après, bien sûr. En passant la trappe, je m'étais fracturé la 5e cervicale et j'étais pratiquement paralysé. Cependant. J'avais nettement l'impression que j'avais le temps d'ouvrir. Je ne réalisais pas que j'étais blessé et surtout que j'étais en chute libre.

Q - Et à aucun moment vous n'avez eu l'impression que tout était terminé et que vous alliez vous écraser ?

R - Absolument pas. J'étais persuadé que j'allais ouvrir. Mieux même, j'ai bien cru le faire réellement. Mais cela s'est avéré inexact puisque l'on m'a retrouvé avec le parachute plié dans son sac. Enfin, j'ai touché le sol, mais sans inquiétude aucune, car je n'ai presque rien senti.

Q - Où étiez-vous donc tombé ?

R - Eh bien ! j'étais tombé dans un tas de neige situé au bout d'une allée en ciment dans la cour d'une ferme. Il avait neigé pas mal les jours passés (il y avait environ un mètre de neige sur le sud de l'Angleterre) et le fermier anglais avait balayé la neige et fait un énorme tas à l'extrémité de sa cour. Je suis tombé en plein milieu. Mi conscient mi inconscient, j'ai pu atteindre le sifflet que nous portions tous accroché au revers de notre gilet de vol et tout en me débattant je me suis mis à siffler de toute la force de mes poumons.

Dans les minutes qui ont suivi, le fermier était là. Respectueux des consignes qui, à cette époque, étaient données à la population, il s'était mis sur le pas de sa porte dès qu'il avait entendu l'avion exploser, pour écouter le sifflement éventuel de quelqu'un. Et c'est exactement ce qui s'est produit.

J'ai repris pleinement conscience pendant un instant pour lui demander de faire trois fois la lettre O sur le cadran de son téléphone. C'était  en effet le signal de détresse pour obtenir de suite tous les secours possibles. Une fois son message lancé, aidé de sa femme, le fermier m'a transporté chez lui et déposé devant la cheminée où brûlait un grand feu.

Q - Les secours sont-ils arrivés rapidement ?

R - Oui très vite, car en appelant le numéro de détresse, le fermier avait alerté l'hôpital le plus proche. C'était un hôpital américain spécialisé dans le traitement des grands blessés de la colonne vertébrale qui était en alerte ce jour-là. Cela ne pouvait pas mieux tomber et c'est ce qui m'a sauvé. Le médecin qui est arrivé quelques minutes plus tard était un spécialiste de la colonne vertébrale et disposait de tout ce qu'il fallait dans l'ambulance. Ensuite, tout ce dont je me souviens c'est l'expression du médecin quand il m'a examiné. Pour lui, c'était terminé, il n'y avait pas grand chose à faire.

Transporté à l'hôpital, je suis revenu à moi après dix jours de coma attaché sur une planche. J'y suis resté quarante-sept jours. Ce sont les gens de la R.A.F. qui m'ont raconté comment ils avaient retrouvé mon parachute encore plié dans mon sac.

Q - Alors, lorsque vous avez pleinement réalisé votre aventure, qu'est-ce que vous vous êtes dit ?

R - Je me suis dit "tu as eu de la chance et quelle chance, car non seulement tu as choisi ton tas de neige, mais encore ton médecin et ton hôpital et justement le jour où il était de service".

Q - Avez-vous ressauté en parachute depuis ?

R - Non bien entendu, mais pour ce qui est d'être remonté en avion alors là oui. J'ai été radié du personnel navigant quelque temps après, ce qui est tout de même normal compte tenu de mes blessures.

Q - Vous considérez-vous comme un miraculé ?

R - Miraculé est un bien grand mot. Mais enfin, si l'on veut l'employer, le vrai miracle se situe plutôt dans le fait que je sois tombé à côté d'un hôpital spécialisé et que grâce aux soins qui m'ont été prodigués j'ai pu récupérer presque tous mes mouvements. Bien sûr, aujourd'hui je souffre encore un peu et particulièrement les jours de pluie. Enfin, cela aurait pu être pire n'est-ce pas ?

(Propos recueillis par le commandant (air) Claude LEGRAND)

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19 avril 2012

UN ANCIEN NOUS A QUITTE " Pierre Bouquet des Chaux"

UN ANCIEN NOUS A QUITTE

Pierre BOUQUET des CHAUX

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Equipage du S/Lt MATHURIN

R.A.F. Squadron 346 - F.A.F. G.B.1 - 2/23 Guyenne.

Elvington (Yorks) 15.9.45

Halifax VI - H7 - H - N° R.G. 562

De gauche à droite:

Mécanicien: Sgt PRADIER, Pilote: Sgt/C JOS, Navigateur: S/Lt MATHURIN (Cdt d'avion) Bombardier: Sgt BOUQUET des CHAUX, Mitrailleur-arrière: Sgt DEUTCH, Radio: Sgt DUGAST, Mitrailleursupérieur: Sgt HAUTOT.

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Pierre BOUQUET des CHAUX

Officier de la Légion d'Honneur

Médaillé militaire

La messe d'action de grâces sera célébrée le Samedi 21 avril 2012, à 10 h 30 en l'église Sainte-Croix de Saint-Pourçain-sur-Sioule suivie de l'inhumation au cimetière de Châtel-de-Neuvre.

Ni plaques ni couronnes.

Mes plus sincères condoléances à ses proches

Ducastelle Philippe

 

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