07 février 2013

LES SPECIALISTES DANS LES GROUPES LOURDS

LES SPECIALISTES DANS

LES GROUPES LOURDS

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Chaque Halifax, avant de partir en mission, requiert les soins d'une trentaine de spécialistes: mécaniciens moteur, armement, radio, radar, équipement, soutiers, conducteurs.

Au sol, une équipe de mécaniciens s'affaire dès son arrivé et ne quitte qu'au départ pour une nouvelle mission, et encore le confie-t-elle au mécanicien navigant qui contrôle les moteurs et l'alimentation en carburant pendant la durée du vol.

Le matériel est robuste et d'un entretien facile. Chaque spécialité effectue l'inspection journalière de l'équipement dont il est chargé. Avant le départ, les membres de l'équipage disposent encore de près d'une heure pour vérifier les instruments ou les armes de bord. Au moment d'enlever les cales, le pilote, en signant le registre de l'avion, certifie que tout est paré. Et à la minute précise le Halifax quitte le "dispersal" et prend sa place dans la caravane de bombardier qui se dirigent vers la piste d'envol.

 

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 Les servitudes d'un groupe de bombardiers lourds sont nombreuses et nécessitent un personnel nombreux. Voici les différentes équipes dont la mise en oeuvre a été nécessaire pour le maintien en état de vol des avions et des équipements:

Equipe de mécaniciens avion et moteur, spécialistes électriciens, instruments de bord, armuriers, radio, radar, photo, parachutes et dinghies, chargés de l'entretien journalier.

 

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(collection: Richard BOURGEOIS)

Un nombre égal d'équipes de même spécialistes destinées aux inspections périodiques, équipes des spécialistes des installations hydrauliques, réparations ayant la charge de panser les blessures faites par la flak; pleins essence, huile, oxygène, azote; d'atelier chargé de l'entretien et de la remise en état des matériels de servitude.

Une véritable fourmilière de 850 mécaniciens, commandée par 8 officiers des différentes spécialités, coordonnée par le commandement technique de la station (le commandant CHURET).

Chaque avion demande environ, uniquement pour l'entretien journalier: 50 heures-hommes s'il ne vole pas; 80 heures-hommes de travail, s'il vole.

Il nous paraît utile de signaler que, grâce à l'esprit de compréhension de tous, un esprit de collaboration s'est établi entre les équipages et les mécaniciens, qui a été un des facteurs, essentiels de la réussite des groupes lourds.

(source: FRANCE D'ABORD - Organe de la Renaissance Militaire Française)

( collection: Jean-Paul CHURET)

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2° classe Raymond GRISOT mécanicien avion et moteurs.

Ecole de cosford, cours de mécanique du 2°classe Raymond GRISOT.

 

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Insigne de la 1er escadrille du groupe 1/25 Tunisie

(collection: Benoit GRISOT)

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06 février 2013

LES SAMEDIS DE L'HISTOIRE DE LA 3AF

LES SAMEDIS DE L'HISTOIRE DE LA 3AF

Samedi 23 Février 2013 (14h30)

MUSEE DE LA CARTE

A JOUER D'ISSY

Gustave EIFFEL

GEANT DE L'AERODYNAMIQUE

Conférence de Martin PETER.

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01 février 2013

RECIT: DE GEORGES BAL

Adjt: GEORGES BAL

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(collection: Bernard BAL)

Adjudant GEORGES BAL

Bombardier Navigateur

Appelé à entrer au service militaire le 15 octobre 1936, il n'a aucun goût pour passer les deux années qui l'attendent dans un bureau de l'Armée de l'Air. Il se porte candidat au seul brevet du personnel navigant qui lui soit offert, celui de mitrailleur en avion. Il est admis et instruit en école spécialisée, à Pau, sur POTEZ 25.

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POTEZ 25

Texte écrit par Georges BAL pour une réunion des anciens élèves du lycée Mariette à Boulogne-sur-mer.

Cher Ami,

La vallée de la RUHR était appelée par les Anglais "la vallée heureuse" (et par les Français,"le boulevard des vacheries" ceci a été le titre d'un livre, écrit par jules ROY.

Jules ROY était dans mon escadrille le 2/23 "GUYENNE".

A l'époque ou j'ai quitté Mariette pour le service militaire, nous étions appelés pour 2 ans je ne tenais pas à passer ces 2 ans dans un bureau de l'aviation ou j'étais incorporé, aussi j'ai décidé de me présenter au seul brevet possible du personnel navigant, c'est à dire mitrailleur en avion. J'ai été entraîné en école sur Potez 25, un avion biplan et biplace (vitesse maxi 186 km/h).

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De retour en escadrille, j'ai donc pris ma fonction de mitrailleur en avion.

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Le Sgt/C Georges BAL a été dans les ESC. 1/13 et ECN. 2/13 (Escadrille de chasse de nuit). Et les avions ont souvent changé de livrées!

(collection: Bernard BAL)

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Ils ont été utilisés pour essayer d'enrayer l'avance Allemande en Belgique, et... en chasse de jour! le Potez était d'une très grande manoeuvrabilité, mais sous-motorisé. Ils y avaient 14 appareils dans leur Escadrille et ont terminés à 3 ..!

(collection: Bernard BAL)

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Sgt/C Georges BAL dans le cockpit du Potez 63.

(collection: Bernard BAL)

Cette fonction suppose non seulement la mitrailleuse mais aussi les photos aériennes, la reconnaissance, l'utilisation de la radio de bord etc....

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Potez 631 pendant la campagne de France en 1939/1940.

(collection: Bernard BAL)

En 1939 nous venions de recevoir des Potez 63 équipés d'hélices à pas variable, train rentrant. C'est sur ce type d'appareil que j'ai été engagé en 1939(mission vers la frontière Belge pour tenter d'enrayer l'avance Allemande!!!!) Nous avions 14 appareils et nous avons terminé à 3

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Durant la campagne de France, le pilote de l'avion dans lequel le Radio/Mitrailleur: Sgt/C Georges BAL a abattu un DORNIER. Ils ont récupéré la cocarde, et le pilote et le Sgt/C Georges BAL se font photographier autour de cette cocarde. (a gauche le Sgt/C Georges BAL avec l'uniforme sombre et tenant la mitrailleuse).

(collection: Bernard BAL)

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L'Escadrille s'est également fait photographier autour du Potez et de la cocarde du DORNIER.

(collection: Bernard BAL)

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LAGOUAT

Après l'armistice, avec les restes de 4 Escadrilles de POTEZ.

(collection: Bernard BAL)

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LAGOUAT.

Ils ont réussi à reconstituer  2 Escadrilles et les ont envoyées en Afrique du Nord. Détail amusant, en arrière plan on aperçoit passer un dromadaire..!

(collection: Bernard BAL)

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LAGOUAT.

Les avions sont au couleurs de Vichy (des bandes rouges et jaunes).

(collection: Bernard BAL)

 

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BISKRA

Groupe d'Aviateurs qui rejoindrons probablement après le 8 novembre 1943 la Grande-Bretagne dans différents Squadrons.

(collection: Georges BAL)

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BISKRA.

(collection: Bernard BAL) 

 

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Sgt/C Georges BAL en tenue de vol sur Potez 631 pendant la campagne de France.

(collection: Bernard BAL)

La période d'armistice s'est passée à nimes ou ont été reconstituées 2 escadrilles de Potez 63 avec les restes de 4 autres. Là, toujours mitrailleur arrière sur Potez 63, j'ai été envoyé à gabès en TUNISIE, puis ensuite replié en Algérie après l'invasion de la TUNISIE par les Allemands.

 

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WELLINGTON

Après le débarquement Américain en Afrique du Nord, il a été demandé des volontaires pour aller en Angleterre constituer un groupe de bombardier lourds. Je suis parti en Angleterre depuis la région d'Alger, et après 12 jours de bateau je débarquai à LIVERPOOL. Puis commence une période d'entraînement sur ANSON, puis WELLINGTON et enfin sur HALIFAX qui devait être notre avion.

 

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AVRO-ANSON

(source: De Paris à ELVINGTON.auteur: Robert SAUBRY-BOBET)

 

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HALIFAX

Nous étions 7 à bord: un pilote, un navigateur, un bombardier, un mécanicien, et deux mitrailleurs.

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de gauche a droite

MASSON. Mitrailleur-supérieur. BARTH. Mitrailleur-arrière. GRIDELET. Pilote. VEAUVY. Navigateur. (Cdt. de l'avion) BAL. Bombardier. MAYEUX. Radio. GRIFFE. Mécanicien.

Mécaniciens au sol: un soldat aviateur deux mécaniciens confirmés l'Adjudant ROLAND et le Sergent VERDIER, un soldat aviateur.

Ma fonction était celle de bombardier, mon rôle assurer bien sûr le bombardement, mais aussi l'aide au pilotage et au navigateur.

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Aider le pilote au décollage et à l'atterrissage et éventuellement le remplacer si il n'était plus capable de piloter. Aider le navigateur en manipulant les instruments de navigation pour qu'il puisse en exploiter les données avec le maximum de précision. On nous demandait d'être à l'heure plus ou moins une minute à différents points de la route.

Vous me parlez du bombardement de stuttgart. Mon carnet de vol porte bien 7h30. de vol de nuit dont 3h et demi sur 3 moteurs. Bien que cette mission fut assez difficile, je pense que la plus dure fut, pour moi , celle du bombardement de WORMS. Au sujet de cette mission, je vais reprendre la mise en oeuvre d'une opération.

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Il a fière allure l'Adjudant Georges BAL dans sa tenue de Bombardier, en Grande-Bretagne sur la base d'ELVINGTON , sur cette photo on remarque la zone d'opération en blanc (censuré pour préserver le secret de l'opération) en effet cette photo a t'elle été prise pour la presse"Mystère?"

(collection: Bernard BAL)

1° Vous êtres équipage requis pour la prochaine mission, et vous ne pouvez pas quitter la base.

2° Les hauts parleurs annoncent:les navigateurs à la navigation, les bombardiers à l'intelligence service.

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(source: De Paris à ELVINGTON. auteur: Robert Saubry-Bobet)

A ce moment là, tous les équipages requis sortent de leur chambre, prennent leurs vélos et vont au mess ou un repas est servi.

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Intérieur extrêmement rustique dans la chambre en forme de demi-tonneau, des équipages des groupes lourds, sur la photo le Lieutenant Albert ROUSSEAU, on aperçoit sur sa table de travail une bonne pile de livres et deux belles photos soigneusement disposées, son épouse (encore en Afrique du Nord) et sa fille, qu'il ne connaît pas encore, Nicole ROUSSEAU.

(collection: Nicole ROUSSEAU PAYEN)

Après ce repas chaque membre d'équipage se rend à des réunions séparées pour recevoir les instructions sur la mission.

Puis,ensuite, réunion générale. Le pourquoi de l'opération, les pochettes de survie au cas ou nous serions descendus en Allemagne ainsi qu'une pochette contenant de l'argent Allemand, Hollandais, Belge, suivant les besoins possibles.

Après ces dernières instructions, les cars nous conduisent, chaque équipage à son avion. Mise en route, test de moteurs et des instruments, et décollage à l'heure précise qui nous a été donnée à la réunion. Le regroupement ne se fera que par l'horaire à respecter, la nuit il n'est guère possible de voir les autres avions.

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Ces servants d'un canon de 88 Flak attendent que les projecteurs prennent au piège les avions Britanniques.

Ce soir du 21 février 1945, l'objectif est WORMS.7000m d'altitude, 2h30. de vol de jour au départ, puis, ensuite, 4h55. de vol de nuit.

Assez calme au départ, j'aide le navigateur (Cpt. VEAUVY) pour maintenir la précision de l'horaire et 5 minutes avant d'arriver sur l'objectif je passe à l'avant pour assurer le bombardement.

La météo au départ s'étant trompée (ce qui était rare) nous avions un vent dans le nez de 130km/h. Je voyais l'objectif avec l'impression d'arriver lentement. Nous étions la 2ième vague, c'est à dire que 40 avions bombardaient 2 minutes avant nous.

Je voyais dehors 3 projecteurs immobiles autour desquels des avions de chasse allemands attendaient.

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A l'arrivée de la première vague, les chasseurs étant au dessus voient les silhouettes des HALIFAX se dessiner au dessus des lumières de marquages de l'objectif. Ils plongent tout de suite, je compte 5 quadrimoteurs en flamme.

Je pense que lorsque nous arrivons, les chasseurs devaient reprendre leur place prés des projecteurs pour choisir un nouvel avion.

Nous passons,nous bombardons au milieu de la D.C.A. comme d'habitude et nous amorçons notre descente rapide en remettant le cap vers l'ouest.

J'était toujours à l'avant et je voie passer quelques mètres au dessous une rafale de balles traçantes et un quadrimoteur touché devant moi.

Au même moment,le mécanicien signale qu'une rafale de traçantes passe quelques mètres au dessus. Puis devant nous, une explosion endommage la vitre de plexiglas de l'avion, un éclat casse le radar du navigateur et un grand courant d'air à l'intérieur de l'avion se produit à cause de l'avant endommagé.

Le navigateur(Cpt. VEAUVY Cdt. de l'avion) me jette son sac à cartes avec lequel je colmate les trous pour éviter l'inconfort de cet air froid qui entrait à l'intérieur.

Puis le calme est revenu et nous sommes rentrés sans autre histoire.

Toute cette péripétie de la sortie de l'objectif a été bien plus rapide que le temps que je viens de passer à l'écrire.

Comment se passe le retour au calme.

Arrivé au lieu ou l'on gare l'avion, (dispersal) nous refaisons le test des moteurs et des instruments puis tout est arrêté. Je prends le magasin de l'appareil photo qui a pris des vues automatiquement sur l'objectif et nous prenons le car qui nous attend pour aller faire le compte rendu du vol.

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(source: De Paris à ELVINGTON: auteur:Robert Saubry-Bobet)

Je donne le magasin photo au service concerné. L'aumônier nous offre une tranche de cake et un verre de rhum et nous nous présentons tous les 7 devant l'intelligence service qui nous questionne et qui fait le compte rendu.

Après, retour au mess, repas et puis aller dormir.

Voila en gros ce qu'était une mission de guerre, bien que chacune aie son aventure différente: La RUHR étant très défendue, nos appareils semblaient des insectes dans du Flytox.

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Ce qui reste de tout cela dans nos esprits:Une grande considération pour l'organisation anglaise,le sentiment d'avoir,sans haine(les adversaires faisaient le leur),les amitiés intactes avec les survivants, et le souvenir de tous les copains disparus.

Nous avons retrouvé une stèle commémorant la place de la chute d'un appareil en pleine campagne prés de gisors(stèle entretenue par les habitants du village) dont le pilote était mon 1er moniteur.

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(collection: Bernard BAL)

Stage de Bombardier

A.F.U. école des navigateurs et bombardiers situé a DUMFRIES (ECOSSE)

De gauche a droite sur la photo:

GODEFROY,TOLU,MAIRIN,(démissionnaire)

BAL,Jean de GENNES,SUSBIELLE,DELRIEU.

VEZOLLE,CAPARROS,JACQUOT, LAUTOUR, TOURNE.(démissionnaire)

(Récit du Bombardier: GEORGES BAL collection:Bernard BAL. merci BERNARD Pour le souvenir de nos Anciens)

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29 janvier 2013

GRANDCAMP-MAISY SAMEDI 25 MAI 2013 ASSEMBLEE GENERALE ORDINAIRE

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Mémorial des Groupes Lourds, Grandcamp-Maisy

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Samedi 25 mai 2013

Assemblée Générale Ordinaire

à

GRANDCAMP-MAISY

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Messe à l'église Notre Dame de Grandcamp-Maisy

 

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Mme Chantal ALLAIN

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Père EDDIE.

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Mr Paul BOGAERT, Président de l'A.A.A. des Groupes Lourds, nos amis anglais, Mr et Mme Beryl DENNETT STANNARD Président de la RAFA Sud-Ouest, Mr Ian REED Directeur du YORKSHIREAIRMUSEUM, et Mr Des MAHON.

 

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Dépôt de gerbes au Monument aux morts de la ville

Place de l'église Notre Dame de Grandcamp-Maisy 

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Nos trois anciens Lucien MALLIA, Camille COQUOT, Jean BILLAUD.

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Ian REED, (Directeur du YORKSHIREAIRMUSEUM), Jean BILLAUD (2/23 Guyenne), Camille COQUOT (2/23 Guyenne) Lucien MALLIA (2/23 Guyenne) Mme Beryl DENNETT STANNARD (Présidente de la RAFA Sud-Ouest).

www.yorkshireairmuseum.co.uk

http://rafasudouest.googlepages.com/home

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Assemblée Générale Ordinaire (à la salle communale)

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Mr Serge BIGOT Maire de Grandcamp-Maisy, Mr Paul BOGAERT Président de l'A.A.A. des Groupes Lourds, Mr Dominique THIRY Vice président.

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Mr Serge BIGOT Maire de Grandcamp-Maisy, Mr Paul BOGAERT Président de l'A.A.A. des Groupes Lourds, Mr Dominique THIRY Vice Président, Mr Pierre THIRY Tresorier, Mme Chantal ALLAIN Secrétaire.

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Mme Beryl DENNETT STANNARD Présidente de la RAFA Sud-Ouest, Colonel DABADIE.

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Cérémonie au Mémorial des Groupes Lourds sur le port.

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De gauche à droite:

Mr Paul BOGAERT Président de l'AAA des Groupes Lourds, Mr Ian REED Directeur du Yorkshire Air Museum, Mme Beryl DENNETT STANNARD Présidente de la RAFA Sud-Ouest, Général de LESPARS, Mr Jean BILLAUD 2/23 Guyenne, Mr Lucien MALLIA 2/23 Guyenne, Mr Camille COQUOT 2/23 Guyenne, Colonel DABADIE, Mr Dominique THIRY Vice Président de l'AAA des Groupes Lourds, Mr Serge BIGOT Maire de Grandcamp-Maisy.

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Discours de Mr Paul BOGAERT.

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De gauche à droite:

Michel LEVASSEUR, porte-drapeau de la Manche, Claude SOUEF, porte-drapeau Calvados/Orne, Jean-Pierre RIVIERE, Vice-président Manche, Jean-Pierre GIRONNE Président Manche, Jean DELROISE Président Calvados/Orne, Marcel DIOLOGENT ANSORAA Seine-Maritime. Vice-président Association JUBILEE DIEPPE.

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Général de LESPARS, Jean BILLAUD, Lucien MALLIA, Camille COQUOT, Colonel DABADIE, Sergent GINEUX organisateur de la cérémonie.

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Général de LESPARS, Sergent GINEUX.

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Jean BILLAUD, Lucien MALLIA, Camille COQUOT, Colonel DABADIE. 

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Nos amis anglais Mr Ian REED et Mme Beryl DENNETT STANNARD.

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Le remerciement aux Associations Patriotiques.

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Camille COQUOT, Jean-Michel GRAVAUD, Ian REED, Jean BILLAUD, Lucien MALLIA.

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Philippe DUCASTELLE, Camille COQUOT, Ian REED, Jean BILLAUD, Lucien MALLIA.

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Des amis anglais

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Apéritif suivi du repas annuel de l'Association.

 

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Mr Jean-Paul HIBLOT membre consultatif de l'A.A.A. des Groupes Lourds. 

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Discours de Mr Paul BOGAERT.

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Discours de Mme Beryl DENNETT STANNARD

http://rafasudouest.googlepages.com/home

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Visite de la batterie de Maisy

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Vue aérienne de Maisy et la batterie des pérruques prise en 1947.

(collection: Gilbert SALA)

 

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Récit de Mr Marcel DESTORS

le jour du bombardement de la

Batterie des Pérruques

commune de Maisy.

JOURNAL DE GUERRE

Juin-Juillet-Août 1944

Un régiment allemand de D.C.A. était venu s'installer sur une ligne de la Tonnellerie et allant vers la Cambe.

La ferme, elle-même, était entourée de mitrailleuses lourdes. A 500 mètres, étaient mis en batterie, des canons qui, deux heures après leur arrivée, tiraient sur les escadres aériennes anglaises.

Ce voisinage ne me plaisait pas beaucoup...

Dans la nuit de dimanche, Anne et moi sommes réveillés par un bombardement violent. Les Perruques étaient bombardées, mais également à première vue, Maisy.

Je fais descendre les enfants à demi-habillés et sous le sifflement des bombes nous filons à la tranchée préparée au fond du jardin. On récite le Confiteor et le Souvenez-vous, puis je retourne à la maison où les carreaux tombent, mais c'est la fin du bombardement.

Je pars à Maisy prendre mon poste de Chef de la défense passive. Je traverse des maisons éboulées, j'arrive au carrefour et j'apprends qu'il a des victimes au lavoir. J'y cours. Le menuisier avec une bêche essaye de dégager une femme prise jusqu'à la taille, elle appelle ses petits (6) qui sont sous les décombres et dont quelques uns gémissent.

Les secours et les outils arrivent, mais il faut aller doucement pour ménager les survivants peu nombreux.

Le D.P.K. de Grandcamp arrive ainsi que les pompiers. Iy a trop de monde. Je recommande, je gueule même. On vient me chercher pour dégager une autre maison où une mère et son fils doivent être... Au bout d'une heure, on découvre qu'il est mort, puis sa mère en bouillie...

Je retourne au lavoir, on a dégagé la mère, le père et trois enfants, par contre les trois enfants sont morts. Par ailleurs, une famille entière, père, mère et quatre enfants sont morts. Tous sont mis dans des draps et transportés dans la salle de classe.

Le maire, monsieur Damecour, est commotionné et blessé à la figure par des éclats de vitres. Les blessés sont soignés au poste de secours puis dirigés sur Bayeux.

A 9heures, je rentre à la maison pour rassurer Anne. Je déjeune à la hate et lui dit de préparer son départ chez les Costrel à 15 heures le jour même avec les enfants.

Je retourne au village. Il faut songer à ensevelir tous ces morts très abîmes. Il fait chaud, le pays a pris peur et chacun cherche une voiture, un cheval pour partir. C'est l'exode.

A 15H30 Anne part en petite voiture avec les petits; la charette suit avec matelas et couverture. Monique prend en outre une famille de réfigiés qui va dans le même sens qu'eux.

Je suis donc seul mais soulagé du poids de les voir courir un danger que je sens imminent. Je ferme la maison, retourne au village qui est déjà presque mort. Je fais partir par des moyens de fortune les derniers malheureux sans moyens.

Je retourne à 19 heures à la maison pour voir si la traite des vaches est assurée. Mon garde aidé de deux femmes, Amandine et une autre, traient les vaches. Je dîne sans appétit et range la maison. Je dois prendre mon service à minuit.

A 23 heures, les officiers allemands de la D.C.A. me demandent des chambres pour se laver. Je leur montre les chambres déjà requises; ils s'installent tant mal que bien. Je ferme tout et m'en vais prendre mon poste au carrefour pour la surveillance des biens avec un homme de Maisy et deux marins de Grandcamp. J'ai de plus une autre équipe de quatre hommes qui doit regagner le hameau vers Grandcamp. Je donne mes consignes.

A minuit, je renvoie ceux qui gardaient les morts. Les gendarmes français s'en vont à leur tour. Le village est lugubre. Il fait beau ! Quelques avions sont salués par la D.C.A. de la Tonnellerie. Je repère un fossé pour nous mettre à l'abri en cas de besoin. Gros bombardement sur le Cotentin pendant 32 minutes. C'est effrayant !

A 3 heures 30, un avion volant assez bas arrive à Grandcamp. Il lance une fusée rouge sur les Perruques et verte sur la Tonnellerie. Nous rentrons dans notre fossé et nous y sommes à peine que le sifflement des bombes se fait entendre. Cela manque de charme. Je me fais tout petit, les mains sur la tête, mais à part un peu de terre, rien ne vient jusqu'à nous. Durée: 15', cela suffit. Je pars avec un homme faire un tour dans le village voir les dégâts et voir si l'autre équipe est saine et sauve. Pas de dégâts mais l'autre équipe n'a pas répondu à mes appels. J'ai le coeur un peu serré, mais elle a peut-être fui ou cherché un abri ailleurs.

Je regagne le bourg pour assister à un nouveau bombardement du Cotentin, aussi violent que le premier, mais la D.C.A. de la ferme se met à cracher; les balles explosives passent au-dessus de nos têtes. Nous nous mettons à l'abri au même moment où arrive un nouvel avion avec fusées éclairantes.

Nouveau bombardement de Maisy. Nous nous aplatissons. Une bombe éclate tout à côté, mais seule la terre arrive à nous (durée 17').

Le jour se lève, il est 6 heures, j'entends marcher sur la route: c'est Léger et son fils qui sortaient de chez eux. J'ignorais leur présence dans le village. Peu après, c'est Delaporte, nous sommes sept. Le garde champêtre arrive de Grandcamp, il se joint à nous; A ce moment, des sifflements passent au-dessus de nos têtes et éclatent vers les Perruques. A n'en pas douter, c'est le débarquement américain, c'est la flotte qui tire. Notre trou est insuffisant. Les marins de Grandcamp nous quittent. Je les remercie chaleureusement puis à la queue leu-leu nous gagnons une tranchée connue et bonne. Au milieu du bourg nous recueillons le curé, sa mère et Mlle Villiers.

Il faut songer à manger. Je pars chercher du pain, du cidre. Je vais chercher Pierre Leroutier. Nous sommes maintenant une dizaine, mais les obus continuent à siffler. Après avoir mangé pain, beurre et un peu de viande froide, je pars avec Leroutier me rendre compte de l'état de ma ferme. Celle de Mme Gonon est coupée en deux avec trois vieillards sous les décombres. Je continue, le coeur serré. Hélas, ma maison est coupée en deux, le reste est soufflé et je pleure. Je fonce, la partie debout est dans un désordre indescriptible. Tout a été pillé par les allemands. J'arrive à ma chambre, je sauve des couvertures, des châles. Je trouve du sucre, des haricots. Tous les animaux sont a l'abandon: porcs, vaches dans le potager qui est ravagé. Les communs n'ont pas trop souffert mais les gardes ne sont pas là.

Ils ne sont pas morts me disent les allemands qui sont dans la cour. Je leur demande du pain, ils m'en donnent, je m'en vais l'âme en peine. En revenant, je retrouve quelques familles qui reviennent du fond des champs. Ils m'apprennent la mort d'Amandine, la trayeuse qui m'avait aidé la veille au soir ainsi que de son fils.

J'emmène tout le monde à la tranchée. Il y a 10 enfants dont un blessé et environ 30 personnes. Il me faut nourrir tout ce monde. J'organise une cantine avec un cafetier. Mes haricots, ma volaille tuée, tout y passe. Il faut maintenant chercher les morts, ensevelir ceux de la veille, rechercher mes quatre camarades de la D.P. et enfin assurer la traite des vaches. Nous sommes six hommes valides et quatre femmes capables. J'espère que les autres fermiers vont revenir. Je recherche les 4 camarades mais en vain. Où sont-ils ? Je ne peux croire qu'ils soient morts. Nous nous retrouvons le soir sans rien. J'ai fait creuser une nouvelle tranchée abri pour les hommes. Je fais faire des cercueils provisoires à Grandcamp. Nous couchons dans la tranchée, sommeil léger mais nuit calme. Avions nombreux.

MERCREDI

Je mets une équipe pour rechercher les trois veillards ensevelis sous la ferme Gonon. Travail difficile car les murs sont branlants. Je vais avec deux hommes chercher les camarades. Nous sommes repérés: trois obus arrivent à proximité. Nous abandonnons nos recherches. Nous y revenons à 10 heures. Au bout de deux heures, nous retrouvons les trois malheureux, étouffés. Les sortir, puis faire la toilette, je la fais moi-même. Les mettre dans des draps, les ramener à la mairie, reconnaissance par les familles. C'est déchirant, c'est dur. Il me faut un coeur de pierre et parler ferme.

Après-midi, je vais chercher le corps d'Amandine et de son fils. Travail pénible et fatiguant. Trajet bouleversé par les bombes, survolé par les avions, allemands en retraite, quel métier ! Il faut ensevelir tous les corps qui s'abîment. Je fais ouvrir et creuse moi-même une grande fosse dans le cimetière. Nous sommes trois. C'est insuffisant. Il faut aller vite. Le soir, couché dans le fossé, la tranchée est trop incommode.

JEUDI

A 8 heures 30, je continue à creuser la fosse. Le curée m'appelle et me montre le ciboire qu'il a réussi à tirer du tabernacle sous les décombres. Je communie avec lui à 10 heures pour éviter la profanation des espèces. Je suis très ému.

Je vais à Grandcamp remercier le maire, la D.P., le service de santé de l'aide apportée à notre commune. Je dois avoir une tête à faire peur, pas lavé depuis quatre jour, fatigué. Je suis très bien accueilli par tous. J'ai trouvé trois hommes de renfort pour la fosse qui avance et sera prête ce soir. Après le déjeuner, nouvelle reconnaissance des morts, puis je vais me laver. Je n'ai pas le temps. Nouvelle rafale d'obus qui tombe sur le bourg. Chacun s'abrite comme il peut. Le calme est revenu, je vais voir ce que sont devenus nos hommes. Rien de cassé !

Mais je fais travailler par quart d'heures, par équipes de quatre. A 15h30, les premiers corps sont placés, bénis puis recouverts à 17 heures. C'est le tour des enfants à 18h30. Il reste un cercueil à amener.

A ce moment là, nouvelle rafale d'obus sur le clocher, dans la fosse. Je sens une douleur à l'épaule, mais m'écarte du clocher que je crains de voir s'effondrer sur moi. Je revient deux minutes après.

Nouveau deuil: Patureau, Quelle, Letellier sont tués. Le fils Léger est blessé à la jambe. Nous regagnons tous la tranchée la mort dans l'âme et heureusement à temps pour éviter le tir d'efficacité sur l'église et le bourg. Tir qui dure 20'. C'est terrible de voir notre belle église s'en aller en lambeaux.

A la tranchée, G.Odienne soigne le fils Léger dont tout le gras de la jambe gauche a été enlevé. Elle le fait avec délicatesse et douceur, mais la plaie est à vif et la douleur est grande pour ce malheureux. A mon tour, j'ai affaire à ses bons soins, mais ma plaie est bénigne. Un petit éclat a du pénétrer dans l'omoplate gauche. Je ne souffre pas mais j'ai le bras assez lourd. J'ai saigné pas mal: canadienne, veston, chemise, sont maculés de sang. Je vais m'étendre dans la tranchée près de Léger, mais son père désire me parler et je sors en rampant, mon bras étant plus douloureux.

J'apprends que Quelle respire encore. Je donne l'ordre à Léger, Yonnel et Delaporte de le ramener avec précaution jusqu'à un point convenable d'où ils peuvent me faire signe.

Je me couche dans l'herbe en attendant le signal. Celui-ci tarde à venir. J'envoie Jean Gilbert qui revient assez vite avec ses trois camarades. Quelle est à toute extrémité, ses blessures sont multiples. Ils l'ont pansé du mieux qu'ils pouvaient, mais les obus commençant à nouveau à tomber, ils n'ont pu le ramener plus près. Nous rentrons tous dans la tranchée. J'interdis à tout le monde de sortir. Le repas du soir consistera en lait, jambon, pain. J'essaie de manger mais je n'ai guère faim.

Les hommes font le guet à tour de rôle. Des coups de feu partent un peu partout surtout vers l'église et vers la Tonnellerie. Je somnole mais j'ai des cauchemars. A 2 heures du matin, Léger arrive avec un infirmier américain qui panse les plaies de son fils, de moi-même. J'ai très soif.

Le matin arrive. Il fait toujours beau mais orageux. Mes camarades veulent absolument me descendre à l'infirmerie de Grandcamp. Aussi c'est dans un tel équipage que j'arrive au poste de secours où je suis admirablement soigné et dorloté. Le docteur refait mon pansement. Je m'endors plus calme.

L'après-midi il est décidé de nous embarquer vers une ambulance américaine de St Laurent. Le départ a lieu vers 16 heures. Route très encombrée de matériels de toutes sortes. Nous allons très lentement mais la Croix Rouge de la voiture fait s'écarter les autres véhicules. Arrivés à St Laurent, je constate que l'ambulance est installée dans une petite vallée où nous avions piqueniqué quelques mois auparavant avec G. de Gouville.

Nous sommes bien reçus mais ma blessure étant plus bénigne, je suis soigné le dernier puis conduit sous une tente où je retrouve Léger et quelques habitants de la Gambe. Je dîne d'un repas individuel donné par un américain avec qui j'ai longuement parlé au cours de mon attente dans la tente précédente. A 10 heures, émotion: alerte aux gaz. Il ne manquait plus que cela ! Mais l'émotion dure peu. C'est une fausse alerte. J'ai toujours soif et dors assez mal.

Marcel DESTORS.

 

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Plaque commémorative a la mémoire des habitants de Maisy.

 

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De gauche à droite:

Christian PELISSIER, Yvonne FINALE, Nicole ROUSSEAU-PAYEN, Philip BOGAERT, Paul BOGAERT.

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Grandcamp (2)

(collection: Gilbert SALA)

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Mr Christian PELISSIER membre consultatif de l'A.A.A. des Groupes Lourds.

 

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Soldat américain au périscope de la batterie de Maisy.

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La batterie des pérruques, on aperçoit bien les impacts des trous de bombes autour de la batterie.

(collection: Gilbert SALA)

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(collection: Gilbert SALA)

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Laurent TROUSSE, Dominique THIRY, Paul BOGAERT, Nicole ROUSSEAU-PAYEN, Corinne TROUSSE, Philip BOGAERT, Yvonne FINALE, Pierre THIRY.

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Ian REED, Paul BOGAERT, Corinne TROUSSE, Laurent TROUSSE, Dominique THIRY, Philip BOGAERT, Mme BOGAERT, Nicole ROUSSEAU-PAYEN, Philippe DUCASTELLE, Pierre THIRY.

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 Ian REED, Paul BOGAERT, Corinne TROUSSE, Laurent TROUSSE, Yvonne FINALE, Philip BOGAERT, Dominique THIRY, Nicole ROUSSEAU-PAYEN, Christian PELISSIER, Pierre THIRY.

 

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(collection: Paul BOGAERT) 

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Quelques photos des plages du débarquement

Port en Bessin

Port pétrolier du débarquement

 

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OMAHA BEACH

146e Engineer Combat Battalion

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http://www.americandday.org/D-Day/146th_Engineers_Combat_Battalion_Order_of_battle.html

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http://www.americandday.org/D-Day/299th_Engineers_Combat_Battalion_Order_of_battle.html

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Arromanches.

 

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(collection: Ducastelle Philippe)

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27 janvier 2013

MISSIONS DE GUERRE DU LIEUTENANT GUSTAVE SUVERAN

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Le lieutenant Gustave SUVERAN à son poste de navigateur de l'équipage du Lt VERHILLE.

Voici pour le souvenir du lieutenant Gustave SUVERAN les récits de 5 missions qui l'avait particulièrement marqué lors de ses 38 missions de guerre.

Au cours de la seconde Guerre Mondiale, le lieutenant SUVERAN promotion 1939 de l'Ecole de l'Air, occupait le poste de navigateur au Groupe de Bombardement 1/25 Tunisie, 347 Squadron au sein de la R.A.F.

Ces cours récits ont été écrit sans prétention aucune à destination de son petit-fils, peu de temps avant son décès en 2002, il donne une bonne image de ce que fut la vie à cette période de cet homme tranquille.

EQUIPAGE DU LIEUTENANT VERHILLE

Pilote: Lt VERHILLE (Cdt d'avion) Navigateur: Lt SUVERAB Gustave, Bombardier: Lt HENRY, Radio: Sgt/C BONNELALBAY, Mécanicien: Adjt GORIUS, Mitrailleur-supérieur: Sgt/C NYS, Mitrailleur-arrière: Sgt/C MARTIN.

CITATION

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Troisième mission.

24/25 juillet 1944 - Objectif: Stuttgart.

- Cette troisième mission, nous amenait pour la première fois, à pénétrer assez profondément en Allemagne après un long périple à travers la France. Elle s'était déroulée sans histoire. Aussi, alors que sur le chemin du retour, nous abordions les côtes françaises, nous étions très détendus. Notre inexpérience nous poussait à considérer la mission comme terminée, il ne nous restait plus qu'à rejoindre la base. Le bombardier était venu me rejoindre m'apportant un sandwich et une tasse de thé. Heureux et fiers d'avoir accompli cette première grande mission, nous plaisantions tout en nous restaurant.

Soudain, un claquement sec, brutal, plus de lumière, nous venions d'être frappés de plein fouet par un obus de D.C.A. Ne portant pas mon parachute, qui me gênait pour travailler, je vins vers l'arrière pour le chercher et l'accrocher à mon harnais. Au cours de cette opération mon serre-tête se débrancha et je n'eus plus de communication avec l'équipage. Aussi quand je revins et vis le bombardier (Lt HENRY) sauter, en parachute, je crus que l'ordre d'évacuation avait été donné et je m'apprètais à sauter à mon tour. Quand j'emjambais la trappe d'évacuation, j'observais d'instinct les instruments de navigation (anémomètre, altimètre, compas). Ils indiquaient que l'avion volait normalement. Je revins donc auprès du pilote pour l'interroger sur la conduite à tenir. Par signes, il me fit savoir que tout allait bien. Je revins donc à mon poste pour constater que toutes les cartes, tout le matériel de navigation avaient disparus, avalés par l'appel d'air créé par la trappe d'évacuation. Pour rejoindre Elvington nous ne disposions plus que le plan général de la mission donné au pilote dès le départ. Nous n'avions aucun moyen pour recaler notre navigation.

Terrain de pocklington en 1945

Terrain de Pocklington en 1945.

A l'heure prévue pour notre arrivée sur Elvington, le jour se levait, nous volions au-dessus de nuages bas de type stratocumulus et l'on pouvait voir le sol par intermittence. Nous commençâmes à tourner en rond pour rechercher une piste où se poser. Au moment où le mécanicien nous annonçait qu'il ne restait plus que quelques minutes d'essence nous vîmes une extrémité de piste. Il s'agissait en fait du terrain de Pocklington. L'atterrissage fut impeccable, mais, quand la vitesse diminuant, la queue de l'avion s'abaissa les 4 moteurs s'arrêtèrent l'un après l'autre.

Heureux de nous en sortir à bon compte nous examinèrent les dégâts. L'obus avait découpé le fuselage sur plus d'un mètre, avait pénétrer dans l'habitacle faisant exploser une boîte de connexion juste au-dessus de mon épaule; était ressorti devant le pilote pour aller éclater quelques mètres au-dessus. Un éclat avait traversé la tourelle du mitrailleur-supérieur. Par chance, à l'impact, son siège s'était déverrouillé et il s'était retrouvé affalé sur le plancher, évitant ainsi de se trouver sur sa trajectoire.

Nous rejoignimes Elvington, riche d'une expérience nouvelle

- ne pas paniquer

- une mission est terminée

- quand l'avion est au parking.

Quand au bombardier, après avoir atterri dans un parc à voitures allemand, il réussit à s'enfuir, et à contacter une filière de résistants. Ceux-ci l'évacuèrent vers la Normandie, près d'Avranches où il fut libéré par les forces du débarquement.

Il rejoignit Elvington le 15 Août 1944.

Dix-neuvième Mission

2 et 3 novembre 1944 - Objectif: Düsseldorf. 

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 La nuit était belle. Jusqu'à l'approche de l'objectif la mission s'était déroulée sans difficulté. Peu avant d'amorcer le "bomb run" (approche finale pour bombarder) l'atmosphère devint angoissante. Le va-et-vient incessant des projecteurs qui fouillaient la nuit, les traînées écarlates des avions abattus étaient un signe évident que la chasse allemande était au rendez-vous.

Nous atteignimes l'objectif sans encombre, après le bombardement nous fîmes demi-tour évitant de peu le faisceau lumineux d'un projecteur à notre poursuite. Les mitrailleurs continuaient à annoncer les avions abattus autour de nous. Soudain, une gerbe de feu venant de l'avant, un claquement sec, un chasseur venait de nous tirer par une attaque frontale. Il fît demi-tour et s'appréta à nous attaquer à nouveau par l'arrière. Les mitrailleurs ouvrirent le feu et informèrent le pilote de ses évolutions pour qu'il puissent effectuer des manoeuvres défensives. Il tira une nouvelle salve qui passa nettement au-dessus de l'aile, puis il disparut.

Nous reprîmes un vol normal, mais l'avion vibrait terriblement. Le pilote et le mécanicien essayèrent d'y remédier en mettant l'hélice en "drapeau" mais en vain. Le circuit d'huile avait été détruit, le moteur s'était bloqué, et l'hélice continuait à tourner provoquant ces vibrations. C'est alors que le mitrailleur-supérieur signala que le moteur extérieur gauche était en feu, des gerbes d'étincelles courraient le long de l'aile.

Nous nous apprêtions à évacuer, quand le bombardier sauta en parachute. Puis, brutalement, l'hélice s'arracha et se projeta au-dessus de l'avion. Les vibrations cessèrent, les gerbes d'étincelles disparurent et nous pûmes poursuivre normalement notre vol jusqu'en Angleterre. Par précaution nous atterrîmes sur le terrain de Manston au Sud de Londres.

Le lendemain le retour à la base se fit par train et nous permit d'apprécier le sens de l'organisation et de la discipline des Anglais.

Le bombardier, lui avait sauté aux environs d'Aix-la-Chapelle. Par chance, il atterrit dans une zone que les Américains avaient conquise la veille. Quelques jours plus tard il rejoignit la base mais ne fit plus parti de notre équipage.

 Douzième mission

11 septembre 1944 - Objectif: Gelsenkirchen

Par tradition, dans l'Armée de l'Air, le 11 septembre a lieu une cérémonie pour commémorer la mort du Capitaine Guynemer. Nous participons à cette cérémonie quand sonna l'alerte.

Les équipages se précipitèrent aux différents "brieffings". Ils s'agissait d'une mission de jour assez inhabituelle. Au lieu de naviguer individuellement, comme nous le faisions d'habitude, cinq avions devaient former un V et guider la centaines d'autres qui suivaient à différentes altitudes. Je n'ai jamais su pourquoi notre équipage fut désigné comme leader de ce dispositif.

Il faisait un temps magnifique. Nous volions vers l'Est, abordant la Ruhr par le Nord. En virant pour mettre le cap sur l'objectif nous vîmes devant nous un véritable nuage formé par les éclatements des obus de D.C.A. Puis il fallut pénétrer dans ce nuage, alors commença la sarabande. Nous avancions au milieu d'éclairs écarlates dans des nuages noires, dans un roulement continu d'explosions et d'éclatements des tôles déchirées. L'avion était secoué sans cesse, se braquant, s'inclinant, plongeant, rendant la visée du bombardier bien difficile. Enfin celui-ci annonça le "bombs gun" (bombes parties) et nous pûmes virer pour échapper à cette atmosphère infernale, dans laquelle nous avions volé pendant plus de vingt minutes. Aussi qu'elle ne fut pas notre amertume lorsque le mécanicien, après les vérifications d'usage, nous annonça que la moitié des bombes n'était pas partie. Nous dûmes les larguer en mer.

Le reste de la mission se déroula sans histoire.

Notre avion était criblés d'éclats qui, heureusement n'avaient blessé personne, et provoqué aucun dégât grave.

Par contre l'avion qui était à notre gauche fut abattu. Dans celui qui était à notre droite, le bombardier reçut un éclat dans le creux de l'aine qui sectionna une artère. Malgré les efforts de l'équipage qui ne put arrêter l'hémoragie, il mourût avant le retour à la base.

Vingt-deuxième mission

24 Décembre 1944 - Objectif: Mulheim-Essen

 

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Terrain de Mulheim-Essen.

Avant de commencer mon récit, je dois te donner quelques précisions sur le terrain de receuil de CARNABY.

Ce terrain avait été prévu pour recevoir des avions fortement endommagés qui ne pouvaient qu'atterrir en catastrophe. Ses pistes étaient très larges et très longues. Très larges car elles permettaient l'atterrissage simultané de trois avions. Très longues, car les avions, qui en raison de leurs avaries, se présentaient trop vite, pouvaient quand même atterrir. Ceci d'autant plus facilement que la piste était prolongée d'une zone de terre meuble où l'on pouvait se "CRASHER" sans trop de risques, mais surtout sans encombrer la piste.

 

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Enfin il était équipé d'un dispositif "FIDO" qui consistait en 2 rampes de brûleurs à pétrole qui longeait la piste de chaque côté. Quand il y avait un fort brouillard on allumait ces rampes. Le brouillard se dissipait alors, sur la piste et lorsque l'on arrivait en approche finale on entrait dans un espèce de tunnel où l'on voyait parfaitement le sol, ce qui permettait d'atterrir dans les meilleurs conditions.

C'était donc la veille de Noël, nous étions allés de nouveau attaquer la Ruhr vers le milieu de l'après-midi bénéficiant d'une protection de chasseurs anglais et américains. Malgré une D.C.A. nourrie comme toujours dans cette "Vallée heureuse" ce fut pour nous une mission sans histoire. Mais à notre retour sur l'Angleterre une surprise nous attendait. Tout le pays était recouvert par un brouillard extrêmement dense qui cachait entièrement le sol. La nuit commençait à tomber nous étions environ quatre cents avions en l'air, avec des réserves d'essence limitées. On nous dérouta sur CARNABY. A notre arrivée la tour de contrôle nous étagea en altitude et en attendant notre tour d'atterrir nous nous mîmes à tourner en rond. Au fur et à mesure des atterrissages on nous faisait descendre d'un niveau.

Le temps nous paraissait bien long car les réserves d'essence diminuaient. Enfin notre tour arriva. Après un atterrissage impeccable, nous dégageâmes la piste le plus rapidement possible. Il fallut alors se parquer. Le parking normal étant saturé on nous guida vers des voies de des serrement, là, quel spectacle ! les avions s'empilaient les uns derrière les autres, le nez sur la tourelle-arrière de l'avion précédent.

Après avoir récupéré nos affaires on nous rassembla au pied de la tour de contrôle et les commandants d'avion allèrent signaler leur arrivée. Malgré la nuit et le brouillard les quatre cents avions purent se poser en moins d'une heures.

Il faut rendre hommage au personnel de la tour de contrôle qui accomplir là un véritable exploit.

Commença alors le moment le plus émouvent de cette nuit de Noël, l'appel des équipages qui ne s'étaient pas présentés et nous savions bien qu'ils ne rentreraient plus. Parmi les manquants figurait l'équipage d'un de mes camarades de promotion (l'équipage du Lt LEROY).

Enfin, on nous entassa dans des cars qui nous ramenèrent à Elvington. Nous pûmes ainsi assister à la troisième messe de notre Aumonier (le Père MEURISSE), et avoir une ultime pensée pour ceux qui n'étaient pas rentrés.

 

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(collection: Richard BOURGEOIS)

Enfin ce fut le réveillon. Par la suite, il fallut plus d'une semaine pour récuperer nos avions les dégager de cet empilement, les réviser et refaire les pleins.

Trente troisième mission

3 mars 1945 - Objectif: Kame.

Ce fut ma mission sans histoire jusqu'à notre retour en Angleterre. A partir du franchissement des côtes anglaises, nous devions allumer nos feux de position, pour éviter les collisions qui désormais constituaient le risque majeur. Cette nuit là, sitôt la côte passée, la radio du sol nous lança le message "Bandits - Bandits", ce qui signifiait que des chasseurs allemands s'étaient glissés parmi nous sans manifester leur présence. Ils attendaient, car feux de position allumés nous devenions des proies faciles. Il fallait donc éteindre nos feux et redoubler d'attention.

Tout alla bien jusqu'à Elvington où nous primes contact avec la tour de contrôle. Pour entrer dans le circuit nous dûmes rallumé nos feux de position pour permettre à la tour de nous situer. Nous arrivions en position vent arrière quand la tour de contrôle nous donna ordre d'éteindre nos feux et nous signaler la présence d'un chasseur ennemi derrière nous. En effet celui-ci ayant lui aussi allumé ses feux, les contrôleurs au sol constatèrent qu'il s'agissait d'un avion plus petit que le notre et nous alertèrent aussitôt. Ce qui prouve une fois de plus que le personnel au sol, compétent et dévoué, savait aussi participer à nos missions

En tous cas la mesure fut efficace car nous pûmes poursuivre l'atterrissage et nous poser sans encombre.

En quittant l'avion nous vîmes dans la direction de Pocklington, s'élever dans le ciel une boule de feu qui éclata comme une fusée de feux d'artifice, immédiatement quatre où cinq parachutes s'ouvrirent.

Ce sacré chasseur continua ses exploits. Il fut à l'origine d'un beau plat ventre collectif quand il passa au ras de la salle des parachutes. Un peu plus tard alors que je me rendais au mess à vélo avec des copains, nous eûmes droit, à son passage, à un beau plongeon dans le fossé bordant la route.

Au mess on vint nous annoncer qu'il s'était écrasé après avoir percuté un arbre et une maison.

Lieutenant Gustave SUVERAN

(collection: Jean-Louis PETIT - son gendre)

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22 janvier 2013

HISTORIQUE GB 2/23 GUYENNE

GB 2/23

GUYENNE

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L'insigne de la BR-66 était un aigle égyptien aux ailes déployées.

3e escadrille du groupe II/23

http://albindenis.free.fr/Site_escadrille/escadrille066.htm

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L'insigne de l'escadrille BR-129 consistait en un lapin trimardeur rouge dessiné sur sur un ovale à fond rouge.

4e escadrille du groupe II/23

Constitué le 2 octobre 1936 sur la base de Toulouse-Francazal, le groupe de bombardement II/23 était formé respectivement de deux escadrilles (3e et 4e), respectivement héritières des insignes et des traditions de la BR-66 (aigle égyptien) et de la BR-129 (lapin).

Commandé par le commandant Berthelon, ce groupe, doté de Bloch MB.200 jusqu'en avril 1938, participa à de nombreuses grandes manoeuvres conduites avant la guerre dans la région de Dijon (mai 1937) et dans le Sud-Est (août-septembre 1937). En novembre 1937, il prit part à la croisière impériale, qui le conduisit en Afrique du Nord et en Afrique noire avant un retour en métropole par Istres.

Peu de temps après la fin de la croisière, en avril 1938, le groupe fut équipé de Bloch MB.210, et, passé sous les ordres du commandant Baudouin, il rejoignit le terrain de Lille-Seclin à la mi-août 1939 afin d'accomplir des exercices en liaison avec la chasse britannique.

Quelques jours après le retour du II/23 à Francazal, la guerre éclatait; le groupe rallia la base d'Istres, où il séjourna jusqu'au 8 décembre 1939. A cette date, il fut cantonné au vallon et y poursuivit son entraînement. Il ne fut transformé sur un appareil moderne (en l'occurrence le Lioré-et-Olivier LeO 45) qu'au milieu du mois de février 1940, mais en partie seulement, chaque escadrille recevant une nouvelle machine.

La situation  s'améliore en avril et, le 27 mai, le II/23 rejoignit Orange-Plan-de-Dieu, première étape vers la base d'Etampes-Mondésir, où il arriva le 2 juin suivant. Le soir du 3 juin, il s'installa à Oisonville-Gondrevill, tout près d'Etampes, et accomplit sa première mission de guerre trois jours plus tard, dans la région de Chaulnes, contre des colonnes motorisées allemandes.

Les sorties se succèdèrent alors à un rythme accéléré, au prix de nombreuses pertes. Puis, le 11 juin, le II/23 fit mouvement sur le terrain de Tours. De là, le groupe rallia Bordeaux-Mérignac puis Toulouse, et enfin, le 22 juin, il traversa la Méditerranée. Cantonné à Blida, il fut expédié à Marrakec le 25 juin avant de gagner Oujda (16 juillet) puis Blida (21 juillet).

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Les 3e et 4e escadrilles du GB II/23 Guyenne.

(collection: Famille BAUER)

Maintenu en activité dans le cadre de l'armée de l'Air de Vichy, le II/23 fut engagé en septembre 1940 dans les bombardements conduits sur la base britannique de Gibraltar. Il se trouvait au Maroc sous les ordres du commandant Venot quand, le 8 novembre 1942, les Alliés débarquèrent en Afrique du Nord.

Le groupe mena plusieurs attaques contre les forces anglo-américaines et séjourna quelque temps à Ras-el-Ma après l'arrêt des hostilités. Rentré à Meknès, il se renforça progressivement en personnel et en appareils et envoya quelques équipages participer, en mars-avril 1943, à la bataille livrée en Tunisie.

 

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Meknès, Groupe 2/23 en mai 1943.

On reconnaît sur la photo: le Lt Louis BOURGAIN, Sgt/C Marcel CROBLAN dit CROSIA, avant dernier à droite le Sgt Emile BLANC, Sgt Jean RATIER.

(collection: Emile BLANC)

En août de la même année, la totalité du personnel du II/23 fut embarqué à destination de la Grande-Bretagne; il arriva à Liverpool le 9 septembre suivant. Là, les équipages se dispersèrent entre différentes unités opérationnelles afin de se familiariser avec les méthodes de combat et le matériel britanniques. Rebaptisée groupe de bombardement II/23 Guyenne (Squadron 346 de la RAF), la formation allait être employée dans des missions de bombardement stratégique au sein du Bomber Command.

(Source: L'AVIATION N°201) 

 

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13 janvier 2013

AVIS DE RECHERCHE POUR LA FAMILLE DE L'ADJUDANT GUY VIGNERON

AVIS DE RECHERCHE

 

Concernant l'équipage du Capitaine BARON

 

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Pilote: Cne BARON (Cdt d'avion) Navigateur: Lt TRUCHE, Bombardier: VIGNERON Guy, Radio: Adjt/C MIGNOT, Mécanicien: Sgt/C CORMIER, Mitrailleur-supérieur: Sgt/C PETITJEAN, Mitrailleur-arrière: Sgt BOURELLY, 2ème Pilote: Lt-Col DAGAN.

 Monsieur Guy GOURMELLET aimerais prendre contact avec la famille de l'adjudant Guy VIGNERON, son avion est attaqué par un chasseur de nuit au retour de mission, abattu au-dessus de BOCHUM le 4/5/11/1944. Au cours de ce raid, le lieutenant-colonel DAGAN de l'Etat-major de Londres avait tenu à effectuer une mission de guerre afin de se rendre compte de visu des difficultés afférentes. Cette nuit-là, il occupait la place de deuxième pilote.

Prendre contact à l'adresse suivante: guistar@aol.com

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12 janvier 2013

DOCUMENTS VIDEOS SUR LES GROUPES LOURDS

 Documents videos sur les Groupes Lourds.

Pour le souvenir d'André GUEDEZ.

Document réalisé par sa fille et ses petits-fils.

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Vidéo du Yorkshire Air Museum.

 

Battle of the Somme, 13/07/2016, Jonathan Cowap - BBC Radio York

Refurbished World War One biplane on show at Yorkshire Air Museum

http://www.bbc.co.uk

 

Interview de monsieur Jean Billaud FAFL mitrailleur au Squadron 346 " Guyenne" 

Interview de Monsieur Jean Billaud, FAFL, mitrailleur au Squadron 346 "Guyenne"

La fin du NA 197

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Peelzwerftocht

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Documents de Martien Van Bussel.

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Un nouveau film pour le YAM 

Une base de la (RAF Riccall) près d'Elvington, qui est maintenant une des nouvelles réserve naturelle nationale d'Angleterre, avec des photos et film des équipages français.

The Nature of Flight

VIDEO GROUPES LOURDS

IMPERIAL WAR MUSEUM

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Equipage du lieutenant LEROY, 347 Squadron, descendu le 24/12/1944 au-dessus de Düsseldorf.

http://www.youtube.com/watch?v=2NxJzrNv0Rk

Prix du Meilleur Documentaire au Festival du Film de l'Imperial War Museum de Londres le 21 mars 2012.

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Monsieur Emile BLANC mitrailleur-arrière de l'équipage du Cpt Victorien MARIAS, promu au grade d'Officier de l'Ordre national de la Légion d'Honneur.

Monsieur Emile BLANC décoré de la Légion d'Honneur par le Chef de Bataillon Mr Henri Masquet.

IMGP1598

André Guédez, Hervé Vigny. 

 Un petit souvenir pour nos deux anciens, Grandcamp-Maisy en 2008.

 
Grandcamp-Maisy, Louis Hervelin, Hervé Vigny et André Guédez.

FR3-Lyon-07-07-19

 
19 juillet 2007 à Francheville, François Duran et André Guedez, les deux rescapés de l'équipage du lieutenant Leroy, du Tunisie, abattu le 24 décembre 1944 au-dessus de Düsseldorf en Allemagne. François Duran est décédé moins de deux ans après ce reportage.

FR3_08-12-24

 
24 décembre 2008, la dernière mission d'André Guédez le 24 décembre 1944, au cours de laquelle cinq de ses camarades membres de l'équipage du lieutenant Leroy, du Tunisie, ont été tués. Il fut avec François Duran l'un des deux rescapés.

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  28 mai 2008 Grandcamp-Maisy Louis Hervelin et André Guédez.

Équipage du lieutenant JOUMAS 

 
Document réalisé par Jacques GAZEL avec la participation de Jean-Michel GRAVAUD
 
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Hommage aux Groupes Lourds Francais, Tribute to the French Heavy Bomber

 
 
Document réalisé par Yohan ZERDOUN petit-fils d'Emile HAÏM MECHALY mitrailleur-supérieur de l'équipage du Cne CALMEL

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09 janvier 2013

AVIS DE RECHERCHE Sgt Jean GARRIDO

AVIS DE RECHERCHE

Sgt/Chef Jean GARRIDO

Je voudrais prendre contact avec Mr Patrick PIERRE PIERRE

concernant l'avis de recherche du Sgt/C Jean GARRIDO

mitrailleur-supérieur de l'équipage du Capitaine BOURGAIN

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Information transmise par le fils du Sgt/C Jean GARRIDO.

Mon père est né le 26 Juin 1914 à Magenta petite commune près d'Oran en Algérie, et malheureusement décédé le 14 Février 1998 à Lilhac, dans la région Toulousaine.

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07 janvier 2013

AVIS DE RECHERCHE D'UN MECANICIEN AU SOL JOSEPH FERNAND GARCIA

AVIS DE RECHERCHE

concernant

un mécanicien au sol

de la base d'Elvington

Joseph Fernand GARCIA

son surnom était "Franky ou Frankie"

Sa ville natale  Lyon.

prendre contact à l'adresse suivante: guistar@aol.com

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