22 septembre 2009

UNE AVIATRICE CHILIENNE (Pour mon ami CHILIEN)

UNE AVIATRICE CHILIENNE

DANS LES F.A.F.L.

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En 1941 arrivaient de nombreux jeunes Chiliens de souche Basque qui avaient décidé que leurs origines leurs faisaient un devoir de rejoindre les Forces Françaises Libres en Angleterre. Conciliant leur loyauté au Chili avec leur attachement à la France, ils contractaient au Chili et à titre Chilien leur engagement aux F.F.L.

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Du nombre de ces jeunes enthousiastes était Mademoiselle DUHALDE.

Lorsqu'elle débarqua en Angleterre en 1941 âgée de 21 ans elle avait à son actif 150 heures de vol sur Moth. Elle avait appris à piloter au Chili à 17 ans, et comptait bien mettre ses aptitudes de pilote au service de la France et des Alliés.

Ayant signé son engagement définitif aux F.A.F.L. à Londres le 27 août 1941, elle demande à être détachée aux écoles de l'Air Transport Auxiliary - Elle passe par tous les stages qu'impose cet entraînement, commence à travailler comme mécanicienne sur les appareils qu'elle aurait plus tard à piloter.

Destinée au Ferry-Command, c'est à dire au convoyage des avions des usines vers les bases, elles dut apprendre à piloter les types les plus variés. Son premier appareil d'entraînement fut l'Oxford, puis se furent le Magister, le Harvard, le Mustang, le Hurricane, le Wellington ect... volant de 15 à 20 heures sur chaque type.

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Au mois d'août elle commence son travail de Ferry, dans lequel elle ne s'est pas arrêtée depuis. Mademoiselle DUHALDE a maintenant prés de 1000 heures de vol sur 20 types d'avions différents, dont le Mosquito. Elle a convoyé un Spitfire du Sud de l'Angleterre au Nord de l'Ecosse 1h.15.

Aimée et estimée par ses camarades et ses supérieurs, Mademoiselle DUHALDE nous a parlé avec enthousiasme de la vie qu'elle mène et qu'elle aime passionnément, des avions qu'elle a pilotés et parmi lesquels le Boston, et le Mitchell semblent avoir ses préférences, de ses projets d'avenir.

Sa longue activité aérienne ne lui a pas ôté le goût de l'Air et elle espère bien ne pas achever sa carrière d'aviatrice avec sa carrière militaire.

Sur le point de retourner au Chili, elle n'exprime qu'un désir: c'est de continuer à y voler plus que jamais. Nous lui souhaitons bonne chance et bon voyage et lui demandons d'apporter à son pays les voeux les plus cordiaux de la France amicale et reconnaissante.

(source: BULLETIN Des Forces Aériennes Françaises en Grande-Bretagne N°19 Août 1945 - collection: Jean-Paul DELMAS)

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UNE BELLE SURPRISE

De la part de mon ami CHILIEN Alan REY.

La photo de Madame Margot DUHALDE une légende vivante au CHILI aujourd'hui agée de 82 ans et pleine de vigueur, qui vient d'être décorée par les Gouvernements Français et Britanniques pour son activité pendant la deuxième guerre mondiale au sein des

FORCES AERIENNES FRANCAISES LIBRES.

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Madame Margot DUHALDE la seule femme pilote d'AMERIQUE LATINE dans les F.A.F.L. a reçu la Médaille de Commandeur de la Légion d'Honneur des mains de l'Ambassadeur Monsieur HOWARD DRAKE.

(source: Alan REY mon ami Chilien)

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21 septembre 2009

DE NUIT SUR LA RUHR

DE NUIT SUR LA RUHR

par le CAPITAINE WRRIER

En souvenir des 22 Tués ou disparus

de la 2ème escadrille du

"Groupe Tunisie"

au cours des mois

d'août et septembre 1944

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La consigne est de ne pas parler: avant... pour garder le secret, pendant... pour mieux travailler, après... par pudeur.

Et cependant tous ces hommes vivent, intensément; mille pensées les assaillent, ils se taisent, se taisent encore et puis... cela éclate; deux mots, une rapide réponse, ils sont soulagés. - Vivre n'est-ce pas "échanger..." des pensées, des mots, des caresses, des coups.

"Ops" au Groupe "TUNISIE". Réunion des équipages à 15 heures. Tout le monde s'affaire; les navigateurs et les bombardiers courent à leur salle respective préparer leur mission; les pilotes moins pressés mastiquent tranquillement leur chewing-gum.

Dans la salle des Navigateurs les premiers arrivés discutent et préparent leurs cartes. Sur le grand tableau mural la carte de l'Allemagne s'étend, constellée de grandes zones rouges où la Flak s'avère toujours hargneuses.

Un plaisantin a tracé un grand trait aboutissant à... Berlin; à chaque arrivant, un silence se fait: quel tête va t'il faire? "Bande de fumistes, dit le Lieutenant B... toujours sceptique, il faudra changer changer de disque si vous voulez que cela prenne"!... Enfin le Capitaine L..., Chef Navigateur, entre. C'est l'oracle qui va donner la route, qui va transporter tous ces hommes, de la vie douce et paisible, dans la guerre, et chacun évidemment pense "Mission facile ou difficile ? ". On ne sait pourquoi d'ailleurs car il n'y a pas de missions faciles.

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C'est un bon moment pour le Capitaine S... qui aimait traîner dans les salles de jeu, faire un banco risqué, ou miser un toquard au pesage de Longchamp. Il a toujours aimé relever les cartes. Mais aujourd'hui, c'est le Capitaine L... qui les donne... " BOCHUM " annonce t-il déroulant au mur un long cordon vert aboutissant au milieu d'une belle tache rouge, bien sombre.

Le silence se fait dans la salle, ça devient sérieux. Au travail !!...

16h.30 - Tous les équipages, au complet, sont rassemblés à leur table.

Alors voilà, c'est simple, dit le Colonel. Vous n'avez qu'à foncer tout droit dans la Flak. Cela vous permettra d'y rester moins longtemps: La dernière fois que nous y sommes allés, ce sont ceux  qui voulaient l'éviter qui ont été touchés. C'est un mauvais moment à passer mais pas tant que cela... et puis... ça passe vite vous verrez !... et sa figure s'éclaire. C'est un dur; il doit avoir raison et ceux qui avaient une légère crainte reprennent leur assurance et partent tranquilles.

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Le père MEURISSE, aumônier de la base d'ELVINGTON.

En sortant de la salle on aperçoit le Père MEURISSE dont le bon sourire optimiste illumine le visage. C'est un "Copain" et puis... discrètement il vous rappelle que le bon dieu est là, ça aussi... c'est reposant.

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On a décollé à l'heure et pris le Cap 10 secondes à l'avance. Deux heures à faire dans la crasse à 600 mètres avant de prendre de l'altitude!

"Attention pilote dit S..., je vous dis 142 et vous faites du 144 nous sommes un peu à droite de la route".

"Si vous croyez que c'est facile. répond l'autre, on est trop bas, ça tabasse tant que ça peut".

"Allez, ne vous énervez pas, ce n'est pas grave".

Et les minutes s'additionnent tandis que la buée couvrent les vitres, que l'extrémité des plans s'estompe dans le gris sombre des nuages et qu'une mince couche de givre blanchit les bords d'attaque.

Une secousse, le variomètre tombe à - 10, l'altimètre perd 150 pieds. "Sapristi, dit le pilote, on ne voit rien devant et on se fait souffler...

"ça gaze, dit le Navigateur, ça prouve qu'on est sur la route !"

Il fait maintenant nuit noire, on approche des lignes et c'est l'heure de monter. Les quatre moteurs font un effort, l'avion peine... 30 Tonnes! c'est un poids. Une grosse lueur apparaît devant, halo lumineux éclatant, illuminant l'avion puis s'éteignant.

D.C.A.? peu probable. Collision, sans doute. S... note l'heure.

Le mitrailleur-arrière annonce qu'il voit des étoiles, le tabassage diminue, c'est le calme.

"HALIFAX au dessus" annonce le mitrailleur-supérieur.

"Dangereux? "

"Pas pour l'instant "!

"Alors taisez vous"... et des ombres se profilent dans le crépuscule.

Les quatre moteurs bien synchronisés ronronnent calmement maintenant, l'altitude est atteinte. 500 avions côte à côte dans l'obscurité, tous feux éteints, s'avancent vers l'objectif; cet objectif d'où sont sortis tant d'armes, qui tuèrent des nôtres, détruisirent nos maisons, incendièrent les lieus chers où notre enfance s'égaya. Chacun dans l'avion a quelqu'un ou quelque chose à venger.

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Cet objectif! le verra-ton la navigation est-elle bonne?

"D.C.A. à gauche" annonce le mitrailleur.

"D.C.A. devant" dit le bombardier.

"Epais ?"

"Pas trop".

Et chacun se prépare, ajuste son parachute, jette un dernier coup d'oeil sur les instruments pour s'assurer que tout ira bien.

Notez l'heure, Navigateur !

"Pourquoi"?

"Parce que..."

19H.32.

Et le souffle des respirations dans les micros mal fermés se superpose au grondement des moteurs...

"ça tape dur, dit le pilote, je fais 10° à gauche".

"Non répond S... , il faut tenir le cap..."

Et le bombardier murmure sourdement "ce navigateur, il est dans sa boite comme les types de l'Etat-Major dans leur bureau, il ne voit rien et s'imagine que c'est une promenade..."

ça y est, je vois l'objectif - A droite... encore... un peu... tout droit !"

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Et le temps passe, le ciel est illuminé d'éclairs, les Bombes éclairantes des chasseurs ennemis embrasent les nues; à travers une mince couche de nuages, Bochum s'étend, cerclé de la vive lueur rouge des marqueurs et aussi d'incendies multiples que couvrent parfois d'épaisses fumées.

Et dans le ciel, du rouge, du blanc, du vert, du jaune: fête de nuit unique, grandiose, étourdissante aussi...

"Alors, ça vient? demande le pilote, vous les lâchez oui ou non... !

"Encore 20 secondes au moins... et puis il faudra marcher droit pour la photo."

C'est long 20 secondes... sur un objectif ! quand depuis prés de 20 minutes la Flak tape devant, derrière, au dessus...

"Pan" touché ! annonce le mitrailleur, deux trous dans la tourelle".

"Bombes parties" hurle le bombardier.

Et un grand soulagement se fait dans les esprits tendus de ces 7 hommes. C'est à croire que c'est fini, que la mission est terminée. Les nerfs se reposent, il y a quelque chose de fait. Calmement, S... dicte "Cap. 10, vitesse 220".

L'avion prend sa vitesse avec sérénité. Derrière des feux s'allument au sol, le grand halo lumineux s'éloigne; libéré de sa charge et revêtu de sa carapace sombre, suivi par les éclatements de la Flak qui ne veut pas lâcher sa proie, l'appareil rentre dans la nuit.

Chacun à bord se laisse aller à rêver, s'évade. C'est une détente. Clac, clac,clac,clac,...

"Qu'est-ce que c'est"

"Je ne sais pas dit le mécanicien, on a dû être tiré par un chasseur !"

"Les moteurs, ça va?"

"ça à l'air ! je vais essayer de voir"

"Surtout n'allume rien - on serait descendus comme des lapins."

"Je crois que je vois quelque chose dans la queue; dit le mitrailleur-arrière. Attention corks crew à droite, top... reprenez la route... corks crew à gauche...

Et la sarabande commence. L'avion pique, cabre; le pilote pousse sur le manche, puis tire. Tous les yeux tentent de percer l'obscurité.

"Conservez le cap, dit le Navigateur, sinon je ne sais pas où on va se retrouver !"

"Je fais ce que je peux !" répond le pilote entre deux efforts.

"Je crois qu'il est semé..."

"C'était peut-être un ami ?" suggère doucement le bombardier.

"Des amis comme ça, je tire dessus !..."

35 minutes on passé. On est bien en mer du Nord. Bientôt la côte Anglaise, tout ira bien si l'on n'est pas suivi. L'avion sent le "home" après 5 heures d'efforts".

A l'interrogatoire, tout l'équipage est rassemblé. Chacun ajuste ses souvenirs ou regarde des notes.

"Ah! mon Capitaine, quand je vous ai dit de noter l'heure..."

"Oui, 19h.32. !"

"Il y avait deux avions en flammes à notre gauche; seulement vous m'avez dit de parler le moins possible... alors..."

"C'est juste, notons la position..."

"52 27 Nord - 07 30 Ouest."

Au déjeuner le lendemain, le Capitaine S... prend tranquillement son repas attendant son vieux camarade le Capitaine M...

Celui ci arrive tout essoufflé et l'air furieux.

Ah! mon vieux, ce n'est pas trop tôt - je t'ai cherché toute la soirée hier puis, j'ai arrangé quelque chose avec toi, Charles et des copines pour ce soir. ...

"Qu'est ce que tu as donc fait?

"Bochum!... répond sourdement S...

"Ah! et Charles où est-il?

Manquant.

"Hum!"... un silence... puis "On sort quand même ce soir?"

"Bien sur, s'il n'y a pas d'Ops.

Novembre 1944.

(Source: BULLETIN DES FORCES AERIENNES FRANCAISES EN GRANDE BRETAGNE. N°14 FEVRIER 1945 - Collection: Nicole ROUSSEAU PAYEN.)

 

 

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02 septembre 2009

RECHERCHE DES FAMILLES

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GROUPE LORRAINE

Recherche du petit-fils

du Lieutenant Georges FORSANS

Eric FORSANS petit-fils du Lieutenant Georges Henri FORSANS, recherche à prendre contact avec soit les anciens, enfants où petits-enfants, ayant des informations conçernant son grand-père.

Lieutenant Georges Henri FORSANS du II/6 ème R.I.C. 7ème compagnie a été cité et décoré de la Croix de guerre avec étoile d'argent, en 1951/54, il est le Commandant du Détachement de l'Armèe de l'Air auprès du Secrétariat d'Etat à l'aviation Civile et Commerciale.

Extrait du J.O. n°298 du 22/12/56: Promus au Grade d'Officier de la Légion d'Honneur, FORSANS Georges Henri, commandant, 19 ans de services, 6 campagnes, 16 ans de bonification pour services aériens commandés. A été blessé et cité, Chevalier de la Légion d'Honneur du 25 février 1947.

Il est décédé le 6 juin 1957 lors de sa dernière épreuve du Brevet de Pilote de planeur.

Prendre contact à l'adresse suivante:

kara@wanadoo.fr

guistar@ol.com

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carte_voeux_Lorraine_1945

Jean-Michel GRAVAUD recherche à prendre contact avec la famille de Joseph CONSTANT du Groupe "LORRAINE

contact:

piscine.goelys@wanadoo.fr

______________________

RECHERCHE

DES FAMILLES

AVIS DE RECHERCHE

CONCERNANT LE SERGENT/CHEF CALLARD

Jean-Michel GRAVAUD cherche à prendre contact avec la famille CALLARD ou les proches du Sergent-Chef CALLARD qui était mécanicien au sol à Elvington de l'Halifax H7 V n° de série NA 547 du groupe "GUYENNE" l'appareil a disparu lors du raid sur WORMS le 25 février 1945.

prendre contact aux adresses suivantes:

piscine.goelys@wanadoo.fr

guistar@ol.com

____________________________________

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Emile MECHALY, aux commandes de son HALIFAX avec tous ses membres d'équipages "Erreur de ma part je dirais plutôt  un B.17 vu le nombre de navigants"

"NON JE BLAGUE BIEN SUR"

"Mais soyons sérieux"... Dans vos souvenirs auriez-vous par hasard connaissance des personnages sur la photo mise à part le Sergent Emile MECHALY, et où la photo a pu être prise.

(contact: yohanzerdoun@hotmail.com)

HOMMAGE AUX GROUPES LOURDS A VOIR DANS.

http://fr.youtube.com/ducaphil

 

 


 

EQUIPAGE DU LIEUTENANT JOUMAS

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Sgt Guy BOURREAU.

(collection: Jean-Michel GRAVAUD)

Monsieur Jean-Michel GRAVAUD neveu du Sergent Guy BOURREAU Radio de l'équipage du Lieutenant JOUMAS, recherche a prendre contact avec les familles BAYLE, JOUMAS, DUGNAT, BARDE, MARTROU, ESQUILAT, équipage du Lieutenant JOUMAS 2/23 "GUYENNE"

contact à l'adresse suivante:

piscine.goelys@wanadoo.fr

 


 

 

 

 

 

 

EQUIPAGE DU LIEUTENANT JOUMAS

S/Lt BAYLE. Lt JOUMAS. Sgt/C DUGNAT. Sgt BOURREAU. Sgt BARDE. Sgt MARTROU. Sgt ESQUILAT.

21/22.02.1945 - Objectif: WORMS - Squadron 346 - 14 morts.

Le HALIFAX du Sous/Lieutenant JOUMAS dont l'équipage effectue sa 9e mission est abattu à 30 km au sud-ouest de Bad-Kreuznach. Tous les membres de l'équipage sont tués et ont été inhumés au cimetière de LÖLLBACH.

Monsieur Jacques GAZEL recherche tout contact ou photos de l'équipage du Lieutenant JOUMAS du GUYENNE tombé dans la nuit du 21/02/45, et plus particulièrement du Sergent André ESQUILAT son mitrailleur de queue, qui était un ami d'enfance de mon père Roger GAZEL.

Quelques photos de B26 Invader du 2/23 GUYENNE en Algérie, le personnage sur certaines photos est le cousin de Monsieur Jacques GAZEL, le Sergent Robert DUMAS mécanicien naviguant qui termina sa carrière dans l'Armée de l'Air en 1969 au GLAM.

Le destin est ainsi fait que mon père Roger GAZEL, dont le meilleur ami le Sergent ESQUILAT mourut lors du raid sur WORMS le 21/22.02.1945 sur un avion HALIFAX du Groupe 2/23 GUYENNE,  qui fut à l'origine de l'entrée dans l'Armée de l'Air du Sergent Robert DUMAS en 1950.

Adresse pour contact:

j.gazel@neuf.fr

 

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(collection: Jacques GAZEL.)

Le Sergent Robert DUMAS mécanicien naviguant devant son B26 du 2/23 "GUYENNE" en Algérie Oran La Sénia 1958/1959.

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(collection: Jacques GAZEL)

Le Sergent Robert DUMAS, ?? ??, ?? ??, devant le B26 en 1958 2/23 "GUYENNE" à Oran La Sénia.

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(collection: Jacques GAZEL)

B26 - Leader Groupe 2/23 "GUYENNE" Oran-La-Sénia, 1958

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(collection: Jacques GAZEL)

Oran-La-Sénia alignement des B26 du Groupe 2/23 "GUYENNE"

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(collection: Jacques GAZEL)

B26 Invader Groupe 2/23 "GUYENNE" Oran-La-Sénia en 1958 préparation pour la visite du Général de GAULLE.

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(collection: Jacques GAZEL)

Visite du Général de GAULLE en 1958 à Oran.

(Contact: j.gazel@neuf.fr)

 


 

EQUIPAGE DU Lt-Col. VENOT

Lt-Col VENOT. Lt GUILLOCHEAU. Adjt KIPFERLE. Sgt LHOMOND. Sgt/C POUPEAU. Sgt/C FINALE. Sgt/C BIAGGI.

Dans le cadre de ses recherches conçernant son grand-Oncle Dominique BIAGGI, mitrailleur-arrière dans l'équipage du Lieutenant-Colonel VENOT, Sandra NIAULON recherches à joindre les familles des autres membres de l'équipage.

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Recherche de Sandra NIAULON photo prise en Grande-Bretagne, je pense dans une famille d'accueil, Dominique BIAGGI à droite avec le petit chien, par contre recherche des autres personnages, qui est-ce ???

(Contact: mars79sandra@hotmail.com)

 


 

G.B. TUNISIE

Pouvez-vous me dire si un aviateur du nom de MARCHESE (écriture approximative) a pu faire partie du G.B. TUNISIE avec comme matricule F.F.L. le numéro 17 631- en vous remerciant par avance pour cette recherche Historique. François ROYER.

 


 

RECHERCHE

SENTENAC Henry Pierre

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Mon père étais militaire de carrière dans l'armée de l'air en Afrique pendant la guerre de 40, il est ensuite parti en Angleterre pour continuer le combat sur une base aérienne.

C'était quelqu'un de très secret sur cette époque il ne s'étendait pas, les quelques fois ou j'ai essayé d'aborder le sujet il m'a répondu avec amertume qu'il avais perdu des copains, je n'ai pas insisté; il est parti trop tôt et chaque 6 juin je pense encore a lui ou était-il, que faisait-il sur sa base, je sais qu'il était mécanicien radio navigateur, il était sous-officier.

Il a terminé sa carrière à la base Toulousaine de Francazal comme Adjudant/Chef.

Je fais des recherches pour connaître son parcours en Angleterre pendant cette période, pour connaître son histoire; pourriez-vous m'aider ou bien m'aiguiller car je sais qu'il existe certainement des Archives, des photos.

(Contact: fabiennesentenac@neuf.fr)

ADRESSE:

Service Historique de la Defense

Château de Vincennes

département de l'armée de l'air

Avenue de PARIS

94306 VINCENNES CEDEX

 


 

RECHERCHE

D'OLIVIER

EQUIPAGE DU COMMANDANT BROHON

Cdt BROHON, Lt PLUCHART, Lt PERSEVAL, Sgt MOUREY, Sgt/C CARAYOL, Sgt/C GARDIOL, Adjt/C POTET.

Groupe 2/23 "GUYENNE"

 

J'aimerais savoir si quelqu'un aurait connu mon grand-père le Sergent/Chef CARAYOL Guy.

Mécanicien-navigant F/E - 30.06.44 - 03.06.45.

contact:

oantonuccio@hotmail.com

 

 


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17 août 2009

GOEPFERT ANTOINE "2/23 GUYENNE"

Antoine GOEPFERT

2/23 "GUYENNE"

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Né le 28 février 1910 à Lyon (Rhone) décédé le 11 janvier 2001.

S'engage à 18 ans pour rejoindre l'école de Buc et devenir pilote aviateur. Est breveté pilote à 19 ans. Obtient son brevet de pilote militaire sur Spad, en 1931, passe son brevet de pilote de transport public.

Commence sa carrière à la compagnie Aérienne Française. Pressenti comme pilote d'essai. Fait des périodes militaires et c'est pendant l'une d'elles que la guerre le surprend. Est appelé au Groupe 2/32, il vole sur Bloch 200. Envoyé dans le Sud de la France, puis en Tunisie.

Entend l'appel du 18 juin. Regagne la France, se fait démobiliser, veut gagner l'Angleterre, mais ne pourra réussir qu'au début 1943. Arrive en Grande-Bretagne, rejoint les Groupes de Bombardiers Stratégiques et subit une importante formation et un intensif entraînement.

Ce n'est que vers le 15 Novembre 1944 qu'il est opérationnel, 6 mois plus tard est Commandant de l'escadrille G.B. 2/23 "GUYENNE".

Aura effectué 25 missions de nuit sur l'Allemagne. Après la guerre, entre à Air France y restera jusqu'en 1970. A volé sur toutes les lignes mondiales, 21 000 heures de vol, Colonel de réserve de l'Armée de l'Air.

Officier de la Légion d'Honneur.

Croix de guerre 1939/1945 - 4 citations - 2 palmes.

Distinguished Flying Cross.

Médaille de l'Aéronautique.

Médaille des Evadés.

Repose dans le cimetière de TRILBARDOU (Seine-et-Marne).

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06 août 2009

POUR LE SOUVENIR DE Robert COLCANAP "GROUPE LORRAINE SQUADRON 342"

COMPOSITION FRANCAISE

EXAMEN à OLD DEAN CAMP

CAMBERLEY

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Robert COLCANAP.

- Que faisiez-vous dans la vie civile?

- Pourquoi et comment êtes-vous venu en Angleterre?

- Avant cette date fatale du 18 juin 1940, qui marqua un tournant assez important dans le cours jusqu'alors paisible de ma courte vie, je me trouvais dans la situation du petit garçon bien sage qui, ayant sans trop se fatiguer, obtenu la première partie de son bachot, se repose de toutes ses fatigues passées et à venir, dans une classe idéale, qui n'a sa pareille dans aucun pays étranger: la classe de philosophie, classe spécifiquement française...

... Nous avions tout juste une dissertation philosophique par semaine, dissertation à laquelle je travaillais un peu tous les jours, et qui était plus ou moins bien notée selon le travail effectué bien souvent, il s'est trouvé que la note fût inversement proportionnelle au travail fourni, ce qui ne m'encouragea guère dans la voie du travail...

... Comment peut-on prendre contact avec la vie réelle, si l'on passe ses jours et une partie de ses nuits à s'abrutir sur Tacite sur les Catilinaires, ou même sur le De Natura Rerum? Mon esprit ne s'est donc trouvé élargi que du jour où je suis entré en cette classe bénite, de philosophie où pour la première fois j'ai vu mes maîtres appliquer l'aphorisme bien, connu de Montaigne: "une tête bien faite vaut mieux qu'une tête bien pleine".

C'est dire qu'en ces 6 derniers mois j'ai appris un peu de tout, hormis la Philo...

... M'engager?

Il ne fallait pas y songer. Je n'avais pas l'âge. J'ai donc continué bien sagement à m'imbiber de l'évolution Créatrice et autres chefs d'oeuvre sans oublier les théories évolutionnistes de Spencer, Larmarck, Darwin, etc. D'autre part, en tant que futur candidat du P.C.B., j'avais installé chez moi un petit laboratoire de chimie qui m'a aidé à passer bien des après-midi d'hiver. J'étais bien loin de Virgile et de ses bucolique, d'Aristophane et de ses guêpes.

C'était l'essentiel. J'étais heureux, alors que j'aurais dû, me lamenter...

Alors, survint la catastrophe. vers la fin de la guerre, je devins un lycéen distrait. La guerre était debout dans le lycée. Le canon étouffait à mes oreilles, la voix des maîtres, et la voix mystérieuse des livres ne nous parlait qu'un langage froid et pédantesque, même pour les matheux. Les logs et les cos autrefois étaient des degrés fondamentaux pour monter à l'étoile suprême du bachot (la plus belle étoile des cieux pour des gosses de notre-age) n'avaient plus aucun sens.

Brusquement, nous nous sommes tous trouvés en face de la réalité. Certes, je ne suis pas tombé de la lune sur la terre. Dieu merci, je ne suis pas un J.Jacques - comme certains de mes camarades, qui, à moitié abrutis par les programmes surchargés de Math.Elém. se décidaient enfin à lever leur nez de dessus leurs livres, quand il était trop tard.

D'autres, éternels rêveurs (romantiques, mode 1940), ne réalisaient pas que, en ce mardi 18 juin 1940 (125 ans pour pour jour après Waterloo) ces satanés boches allaient arriver dans leur bonne ville de Brest, qui jamais de mémoire d'homme, n'avait connu la botte allemande.

Que m'est-il donc arrivé au milieu de la panique générale? j'avoue que je n'ai pas trop perdu la tête. Il s'agissait, avant tout de rester calme. Ma décision était prise. Mon père était absent, mais il m'aurait certainement approuvé, s'il avait été là (en ce temps là,il commandait un aviso à Bizerte). Je ferais donc tout mon possible pour m'embarquer. A ce moment , il n'était pas question d'envisager le devoir, comme un impératif absolu ou catégorique. J'ignore ce qu'aurais fait Kant à ma place; toujours est-il que personnellement, j'ai surtout mis mon point d'honneur à me soustraire à la botte de ces messieurs, puisque cela m'était possible, et qu'il me restait encore des poings et une tête pour me battre. Je dirai plus: j'ai tenu à réparer ces six mois d'oisiveté pendant lesquels j'aurais été plus utile soit en usine, soit aux champs... Enfin, ne regrettons rien.

Vigny a dit que l'honneur est un sentiment né avec nous, indépendant des temps et des lieux; un sentiment fier, inflexible, un instinct d'une incomparable beauté, une foi qui est tout de même restée à quelques uns.

Ce qui est curieux, c'est que je n'ai pas eu du tout conscience de cette religion mâle, sans symbole et sans images, sans dogmes et sans cérémonies, lors de mon départ.

Et pourtant, en m'analysant bien maintenant, je m'aperçois que, en m'embarquant, j'ai senti remuer en moi quelque chose qui a été comme une partie de moi-même, et cette secousse a réveillée toutes les forces de mon orgueil et de mon énergie primitive. Oui, ma première réaction a été celle-ci: un Français ne peut pas laisser son allié se battre seul, ça m'a été une consolation intérieure d'autant plus belle, que longtemps, j'en ai ignoré la source et la raison véritables. Toujours est-il, que j'ai eu une révélation soudaine de beau, du vrai, du juste.

De là est jaillie une lumière, qui m'a toujours éclairé, depuis 10 mois que je suis en Angleterre et qui toujours depuis m'a empêcher de dévier du droit chemin.

Et je me suis embarqué tout tranquillement: comme je suis né, comme j'ai vécu, et comme je mourrai, fort probablement.

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Le Sous/Lieutenant Robert COLCANAP, le "benjamin du LORRAINE",s'engagea à 17 ans et mourut à 21 ans le 11 novembre 1943.

(SHAA)

Ces lignes sont extraites d'une composition Française faite lors d'un examen à Old Dean Camp Camberley par Robert COLCANAP.

S'échappant de Bretagne, il a rejoint les Forces Françaises Libres le 19 juin 1940.

Il fut tué à 21 ans, le 11 novembre 1943 en service aérien commandé après, avoir effectué brillamment de nombreuses missions de bombardement comme Observateur au GROUPE LORRAINE.

"Nous ne vous oublierons pas"

DUCAPHIL

(source: BULLETIN DES FORCES AERIENNES FRANCAISES EN GRANDE-BRETAGNE N°13 Janvier 1945 - collection: Nicole ROUSSEAU PAYEN.)

CITATION

Le Sous-Lieutenant COLCANAP, Robert, du Groupe "LORRAINE"

"Observateur ardent et courageux à donner en exemple pour son allant et sa conscience professionnelle.

A rejoint les Forces Françaises Libres du Général de Gaulle à l'age de 17 ans, s'évadant de France occupée et s'est engagé dans une unité combattante dès qu'il eut atteint l'âge requis. A mérité l'estime et l'affectation de ses chefs et de ses camarades pour son ardeur juvénile et ses grandes qualités de coeur et de courage.

Au cours d'une mission en vol rasant particulièrement importante, son avion ayant été touché par la flak, lui-même étant blessé à l'oeil et à la jambe au moment de l'entrée en territoire ennemi, a néanmoins accompli entièrement sa mission.

A trouvé la mort le 11 novembre 1943 au cours d'un vol d'entraînement dans des circonstances montrant une fois encore le plus bel esprit de sacrifice: son pilote essayant de poser son avion désemparé sur un terrain de football, accepta de risquer de se poser dans un endroit moins propice pour éviter de heurter des joueurs aperçus au dernier moment sur le terrain choisi."

Citation à l'Ordre de l'Armée Aérienne.

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(collection: Odile ROZOY KUNZ)

 

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22 juillet 2009

C.A.E.A. - JOURNEE DU PATRIMOINE - 19 et 20 SEPTEMBRE 2009 de 13h a 17h

SOUVENIR DES JOURNEES

DU PATRIMOINE EN 2008

AU C.A.E.A.

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(collection: Adjudant. Gilles COUSTELLIE)

Interview de monsieur André GUEDEZ par le journal Sud-Ouest avec le Colonel JOUBERT Commandant la Base Aérienne 106.

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(collection: Adjudant. Gilles COUSTELLIE)

Monsieur André GUEDEZ on aperçoit sur le tableau d'exposition la photo de son équipage.

Mission du 24.12.1944 - Objectif: MULHEIM-ESSEN.

En abordant la RUHR, le HALIFAX du Lieutenant LEROY est touché par la Flak.En dépit des avaries, l'équipage décide de poursuivre la mission. Il bombarde l'objectif, l'aéroport de MULHEIM-ESSEN.

Un peu plus tard, l'appareil est de nouveau sévèrement atteint; l'ordre d'évacuation est donné. Le Pilote, le Sergent-Chef BAILLON, reste aux commandes pour maintenir l'avion en ligne de vol, tandis que les six autres évacuent l'avion. Hélas, deux seulement survivront, le Sergent-Chef DURAN et le Sergent André GUEDEZ, les quatre autres étant assassinés peu aprés avoit touché le sol.

BAILLON périra dans l'avion qui s'écrase au sol? Il fait partie de cette cohorte des Pilotes de bombardement qui se sont sacrifiés pour que le reste de l'équipage survive. Tous sont morts en héros anonymes. Les cinq tués ont été inhumés au cimetière Nord de DÜSSELDORF.

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(collection: Adjudant. Gilles COUSTELLIE)

Adjudant: Gilles COUSTELLIE, Monsieur André GUEDEZ.

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(collection: Adjudant. Gilles COUSTELLIE)

Projection du premier film,(DE LOURDS SOUVENIRS 24.12.1944) de Geneviève MONNERIS, sur le souvenir des Groupes Lourds Français Guyenne et Tunisie.

Le deuxième film: (A PART CA TOUT VA BIEN ! 1943-1945) Témoignages de six Français des GROUPES LOURDS GUYENNE ET TUNISIE dans le BOMBER COMMAND de la ROYAL AIR FORCE.


DANS LE CADRE

DE LA JOURNEE DU PATRIMOINE

LE C.A.E.A.

OUVRIRA SES PORTES

LE 19 ET 20 SEPTEMBRE 2009

DE 13h A 17h

Base Aérienne 106

BORDEAUX-MERIGNAC

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Insigne de la Base Aérienne 106.

Homologué: le 12 Février 1977 sous le numéros A702

Définition: Ecu ancien de Bordeaux posé sur un vol d'argent de même.

Symbolique: l'insigne reproduit fidèlement les armes de la ville de Bordeaux, lieu de stationnement de la Base, encadrées d'un avion et d'ailes symbolisant l'Armée de l'Air.

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Plaque commémorative de la salle

"GUYENNE et TUNISIE"

(collection: Gilles COUSTELLIE)

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Le STAMPE du C.A.E.A.

(collection: Gilles COUSTELLIE)

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10 juillet 2009

LA DERNIERE MISSION - WANGEROOGE

LA DERNIERE MISSION

WANGEROOGE

LE 25 AVRIL 1945

par le Colonel Célestin DERIEU

Pour nos HALIFAX, pour les équipages et tout le personnel des GROUPES LOURDS Français, la guerre va se terminer le 25 avril 1945. Tout semblait fini depuis Héligoland... Mais non, le feu vengeur devait tomber encore une fois. 482 quadrimoteurs furent mis en ligne pour détruire les puissantes batteries côtières de WANGEROOGE (dernière à l'est des îles de la Frise) qui défendaient les approches des ports de BREMEN et WILHELMSHAVEN.

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Photo prise par F/O E.FALLEN R.C.A.F. Squadron 77.

Mission facile, a priori... Qu'est-ce que quatre heures et quart de vol de jour à côté des heures de vol de nuit de CHEMNITZ?  GUYENNE avait fait plus que le maximum; dix-huit HALIFAX du groupe avaient pris l'air, avec douze du TUNISIE , chiffre jamais égalé auparavant; on voulait permettre à quelques jeunes arrivants de faire leur première mission; pour eux, ce fut la seule; ils arrivaient à la fin de la bataille.

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L'attaque se développe à partir de 17 heures, à moyenne altitude, entre 8 000 et 10 000 pieds; donc à bonne portée de la D.C.A. légère. Celle de WANGEROOGE est bientôt muette; mais celle de l'île voisine est active et précise; plusieurs bombardiers reçoivent des coups; plusieurs sont touchés; sept seront descendus. L'équipage BORNECQUE, le mien, aura été heureux jusqu'au bout; pas d'éclat, pas une égratignure...Mon tir est un peu long; mais personne ne manque l'île qui disparaît sous la fumée, arrosée de feu en tous sens: c'est l'essentiel. Après la guerre examinant le rapport du Commandant de l'île, on pourra lire: "La zone fut remplie de cratères mais les batteries purent tirer quelques heures après  le bombardement"!

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Une dernière ligne droite de trente secondes; puis le pilote effectue son virage à gauche et reprend la route de l'ouest. Un regard vers l'objectif, le temps de voir la dernière tragédie de la guerre, pour nous Français des GROUPES LOURDS; un HALIFAX tombe; je le vois, coupé en deux; l'empennage lesté de la tourelle arrière virevolte et descend plus lentement que la masse de l'avion; entre les deux, un parachute profile sa corolle dans le soleil.

Pouvais-je me douter que cet avion en perdition était celui du Capitaine HAUTECOEUR, Commandant, depuis deux mois, de la première escadrille du groupe "TUNISIE"

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Un équipage de renfort N°4, avec laquel nous avions bourlingué de WEST-KIRBY à LOSSIEMOUTH et à RUFFORTH. Le Capitaine JACQUOT, bombardier, et le Capitaine HAUTECOEUR, navigateur, étaient plus que des camarades.

HAUTECOEUR, excellent bridgeur à qui je dois les progrès que j'ai faits dans ce jeu, était un ancien élève de l'école Polytechnique, qui faisait la guerre en technicien, prêt à utiliser plus tard, pour l'armée de l'air française, les connaissances et la maîtrise qu'il était en train d'acquérir; il faisait aussi la guerre par conviction et par volonté car, déclaré pour raisons de santé inapte au pilotage des avions de chasse, il avait dû montrer de l'opiniâtreté, voire de l'acharnement pour arriver à ses fins: prendre place dans le bombardement.

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JACQUOT, un pilote de 1 500 heures de vol, avait été désigné par erreur comme bombardier; il avait d'abord rué dans les brancards, puis, acceptant son sort, s'était montré enthousiaste à l'entraînement. Jamais sa droiture et sa franchise. Les contradictions apparentes de cette guerre ne l'empêchaient pas de la faire avec méthode et conviction, avec sa conscience professionnelle d'aviateur français, désireux de libérée son pays.

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Photo prise par l'équipage du S/Lt de MIRAS.

(Equipage de mon père.)

La guerre finie, j'ai lu dans la revue "Aviation Française" du 20 mars 1946, un article de GERMAINE L'HERBIER, intitulé: "L'énigme des sables". En première page, la photo de la dérive du HALIFAX "E" du Capitaine HAUTECOEUR, portant la cocarde aux trois couleurs et le losange rouge sur fond noir du groupe "TUNISIE".

GERMAINE L'HERBIER, avec le dévouement qu'elle a consacré toutes sa vie, à rechercher les aviateurs français disparus, s'était rendue dans l'île de WANGEROOGE; et elle avait trouvé.

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Photo de l'équipage du S/Lt MATHURIN.

Photographies des batteries de WANGEROOGE dans les îles de la Frise. Cette mission, au cours de laquelle l'équipage du Capitaine HAUTECOEUR fut abattu par la Flak Allemande, fut la dernière exécutée par les Français. Les clichés nous ont été aimablement fournis par le secrétaire de notre Amicale, Jean BOGAERT, (DCD) qui faisait partie de l'expédition.

Son fils Paul BOGAERT et aujourd'hui le Président de notre Association des Anciens et Amis des GROUPES LOURDS.

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Elle a retrouvé la queue du HALIFAX "E" coupé en deux; elle a appris que l'appareil avait été touché de plein fouet par un obus et que tout l'avant s'était englouti, au loin, dans la mer.

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Prés de la plage, une tombe commune: "sept aviateurs anglais inconnus, 25 avril 1945" ; tout prés des débris du HALIFAX , une autre tombe: "Trois aviateurs anglais inconnus, 25 avril 1945".

GERMAINE L'HERBIER a fait ouvrir ces tombes et elle a pu identifier quatre Français de l'équipage du "E": le Capitaine HAUTECOEUR lui-même et les sergents BARITEAU, FERRERO, LEDUC.

Qu'étaient devenus les autres?... Les témoins avaient vu les avions touchés tomber en mer  et seulement trois parachutes s'ouvrir. L'un des parachutes fut fait prisonnier : c'était un Anglais. Les deux autres furent entraînés vers le large par un fort vent de Sud-Ouest.

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Madame GERMAINE L'HERBIER Service de Recherches des Disparus de l'Armée de l'Air.

Ces témoignages corroborent mes observations. Un seul parachute sorti du "E" ; en principe, le bombardier sautait le premier; ce parachute, c'était donc probablement le Capitaine JACQUOT, poussé vers le large, à jamais englouti dans les profondeurs... Une fin horrible ! Si l'on songe que la bouée de sauvetage a dû soutenir longtemps l'homme à la surface; une fin inexplicable, car on ne pouvait lire sur le visage de JACQUOT autre chose que l'amour de la vie et la joie de vivre...

Le pilote et le mécanicien, comme souvent pareil cas, sont demeurés prisonniers de la carlingue, devenue leur tombeau.

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Pour les quatre autres, enterrés sur le rivage, on en est réduits aux suppositions; le mitrailleur arrière est sans doute resté coincé dans sa tourelle, s'écrasant sur le sable de la plage avec la queue du HALIFAX . Pourquoi les corps du radio, du mitrailleur-supérieur et du navigateur sont-ils revenus sur la terre ferme? "Enigme des sables" ..., comme dit GERMAINE L'HERBIER . Peut-être ont-ils évacué l'avion in extremis; et la vague aurait alors rejeté leurs corps près de l'empennage et de la tourelle du "E"...

Sans chercher à connaître leur nationalité ni à les identifier, les "naturels" de l'île les avaient pris pour des Anglais et ensevelis comme tels.

Le mérite de GERMAINE L'HERBIER , activement aidée par NICOLE VINCENT, a été grand de leur redonner une identité et de leur assurer des obsèques dignes, en attendant que les corps soient rendus aux familles.

"Lors de notre triste retour, écrit-elle, je jetai à la mer, avec quelques fleurs, la tendre lettre que m'avait confiée la femme du Sous-Lieutenant MERCIER . Peut-être rejoindrait-elle le pilote bercé au flot..."

J'étais ému jusqu'aux larmes en lisant l'article de GERMAINE L'HERBIER, au souvenir de cette dernière mission de guerre des bombardiers HALIFAX français, à la pensée de ces sept compagnons d'armes sacrifiés si prés du but sur l'autel de la victoire.

COLONEL C. DELRIEU

(source: Extrait du livre du Colonel DELRIEU. "FEU DU CIEL, FEU VENGEUR")

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04 juillet 2009

HOMMAGE A PIERRE PATALANO

UNE BIEN TRISTE NOUVELLE

Je viens d'apprendre une bien triste nouvelle, par l'intermédiaire de Geneviève MONNERIS, le décès de notre ami Pierre PATALANO, a la suite d'une crise cardiaque foudroyante, hier midi (3 juillet), son fils l'avait vu le matin, en pleine forme.

Il y a quelques jours j'avais eu avec lui une très longue conversation téléphonique, il m'avait indiqué plusieurs renseignements avec une très grande gentillesse, concernant l'équipe de football de la base d'ELVINGTON, il était le seul navigant au sein de l'équipe en occupant le poste de gardien de but.

JE VOUDRAIS PRÉSENTER A TOUTE SA FAMILLE MES PLUS SINCERES CONDOLEANCES DE LA PART DES ANCIENS ET AMIS DES GROUPES LOURDS

"NOUS NE L'OUBLIERONS PAS, SON SOUVENIR RESTERA A JAMAIS GRAVE DANS   LES MEMOIRES DES GROUPES LOURDS"

DUCAPHIL

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CURRICULUM VITAE - ANDRE HAUTOT

CURRICULUM-VITAE

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HAUTOT André Robert

 

SERVICES MILITAIRES:

GUERRE 1939-1945: du 6 Juin 1943 au 29 Janvier 1946.

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- Engagé Volontaire pour la durée de la guerre a 17 ans le 26 Juin 1943 a Alger, dans les "FORCES AERIENNES LIBRES DE LA FRANCE COMBATTANTE"

Instituées par le Général de GAULLE le 29 Juillet 1942 (Journal officiel de la France Combattante - fait a Londres le vendredi 28 Août 1942).

- Rejoins l'Angleterre en Décembre 1943 - Affecté a la ROYAL AIR FORCE.

Dans les écoles suivantes:

-A.P.D.C. le 4 Janvier 1944 à GLASGOW,

-A.C.R.C. le 8 Janvier 1944 à LIVERPOOL,

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- 23 A.T.W. le 4 Février 1944 à FILEY

- 4 A.G.S. Air Gunners School sur "ANSON" à MORPETH (Newcastle-Upontyne), le 5 Mai 1944, diplôme Anglais signé à LONDRES,

- P.R.A.C. FILEY le 30 Juin 1944

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-20 O.T.U. (Opérational Training Unit) sur "VIKERS WELLINGTON" à LOSSIEMOUTH (Au Nord de l'Ecosse), le 29 Août 1944,

- Muté a la Base 74 de la Royale Air Force le 15 Décembre 1944 au "Squadron 346 - équipé " d'Handley Page HALIFAX".

- Participe a des bombardements précis sur des objectifs sensibles du potentiel de guerre de l'Allemagne nazi, défendus par une D.C.A. d'une dextérité sans faille, et malgré la chasse de nuit très efficace, a eu son avion touché par la D.C.A. et les chasseurs.

- Fait mouvement sur la France le 20 Octobre 1945, affecté à la Base Aérienne de Bordeaux-Mérignac,

- Démobilisé le 29 Janvier 1946.

- Grade Sergent-Chef.

- A pris une part active et continue à la résistance ( Loi du 26 Septembre 1951)

DECORATIONS

- Chevalier de la Légion d'Honneur. - Médaille Militaire. - Croix de Guerre 1939-1945. - Croix du Combattant Volontaire 1939-1945. - Loi n° 51.1124 du 26/09/1951 - Décret n° 56.657 du 6 Juin 1952 - Croix du Combattant Volontaire de la Résistance.

- Croix du Combattant 1939-1945. Médaille des Engagés Volontaires (E.V.D.G.) 1939-1945 - Barrettes: Grande-Bretagne et Engagé Volontaire. - Médaille Commémorative de la Victoire 1939-1945.

- Médal a tribute to the Crew of Bomber Command, ROYAL AIR FORCES 193961945.

- Services Civils: du 25 Avril 1946 au 01 Mai 1991 (Retraité)

Total des Services: 47 ans effectifs.

ACTIVITES DIVERSES:

- Président de l'Association des FRANCAIS LIBRES DE L'HERAULT (2002).

- CO/Animateur de l'exposition sur les Forces Aériennes de la France Libre, inaugurée par Monsieur D. CONSTANTIN, Prefet de la Région Languedoc-Roussillon et le Général de Division M.POULET, avec la participation active de l'Armée de l'Air de Montpellier, au salon du Général de LATTRE de TASSIGNI, place de la Comédie de Montpellier les 18-22 Juin 2002.

- Secrétaire général adjoint de l'AMICALE DES ANCIENS DES GROUPES LOURDS (R.A.F. - SQUADRONS 346et347 - Groupes 2/23 GUYENNE et 1/25 TUNISIE 1984-2000), Délégué Régional LANGUEDOC-ROUSSILLON (à/c de 1998).

- Membre à vie de la ROYAL AIR FORCES ASSOCIATION- LONDRES (1946).

- Membre actif du YORSHIRE AIR MUSEUM AND ALLIED AIR FORCES MEMORIAL BOMBER COMMAND (ELVINGTON-YORKSHIRE) - Intervention auprés de l'Etat-Major de l'Armée de l'Air en 1987 pour la fourniture de 4 moteurs HERCULES afin d'achever la reconstruction du bombardier HALIFAX FRANCO-ANGLAIS (1986-1987)

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www.yorkshireairmuseum.co.uk

- Membre de l'AERO-CLUB de FRANCE (1985) - Membre de la Commission du Patrimoine Aéronautique (Délégué Régional LANGUEDOC-ROUSSILLON (1998).

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- Co/Organisateur de l'exposition de l'AERO-CLUB de FRANCE, au Musée de l'Armée - Hôtel des Invalides - Jules ROY " LA VALLEE HEUREUSE" ou les GROUPES LOURDS dans la BATAILLE" du 11 Juin au 30 Août 1996.

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- Membre de la Société d'Entraide des membres de la LEGION D'HONNEUR à/c du 8 Juillet 1974 2001/ n° 233 939.

- Trésorier-adjoint au Bureau Fédéral National de la FEDERATION NATIONAL DES COMBATTANTS VOLONTAIRES DES GUERRES 1914-1918  1939-1945 DES T.O.E. ET DES FORCES DE LA RESISTANCE (F.N.C.V. 1970-1974).

- Président de l'Association départemental de la F.N.C.V. des Yvelines (1971 - 1975).

- Président de la Section Régionale Yvelines - Val d'Oise - Essonne - Seine- et - Marne et Secrétaire National de l'Association des Fonctionnaires d'Afrique du Nord et d'Outre-Mer, Anciens Combattants, Victimes de la Guerre ou du Régime de Vichy, (1969 - 1996).

- Membre des Groupes de Travail (Fonction Publique) au Secrétariat d'Etat aux Anciens Combattants de Paris, Rapporteur du dossier concernant les Fonctionnaires Rapatriés d'Afrique du Nord empêchés de bénéficier directement des lois Françaises par suite d'évènements de guerre 1939 - 1945 (1975 - 1976).

- Secrétaire Général Adjoint de la Fédération des Associations de Fonctionnaires, Agents et Ouvriers de l'Etat et des Services Publics Anciens Combattants et Victimes de Guerre (F.A.F.A.C. de 1980 à 1985).

- Membre et Secrétaire des Sous-Commissions (Anciens Combattants) (indemnisation) et du (Suivi de la Loi du 3 Décembre 1982) dépendantes de la Commission Nationale Permanente des Rapatriés (1981 - 1987).

- Secrétaire du Groupe d'Etudes et de Concertation (G.E.C.) au secrétaire d'Etat chargé des Rapatriés, Secrétaire Rapporteur sur le suivi des lois des 3 Décembre 1982 et 8 Juillet 1987 (1987 - 1992).

- Membre Titulaire des Commissions Administratives de reclassement (Arrêté du 6 Novembre 1985, J.O. du 15 Novembre 1985), - Ordonnance du 15 Juin 1945 et lois des 3 Décembre 1982 et 8 Juillet 1987 - .Au titre des Réparations,très tardive,  des préjudices de carrière subis par les Fonctionnaires et agents publics Français issus des Cadres d'Afrique du Nord du fait de la seconde guerre mondiale (1985 - 1994). (Reconduction des membres de la C.A.R. par arrêté du 26 Septembre 2003 publié au J.O. du 10 Octobre 2003, puis par arrêté du 1er Août 2006 publié au J.O. du 15 Août 2006).

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TRAVAUX-CONFERENCES ET PUBLICATIONS-

- Nombreux articles dans les journaux d'Anciens Combattants - Historique et Droits, Articles de presse sur les Campagnes de Guerre - Participation massive des FRANCAIS LIBRES D'AFRIQUE DU NORD DANS LA SECONDE GUERRE MONDIALE 1939 -1945 - Débarquements en Normandie de la 2ième D.B. et en Provence le 15 Août 1944 1ère D.F.L. - 9ième DIC 1-5 DB, etc... dans la presse spécialisée ANCIENS COMBATTANTS - Plaquettes: (1987-1990-93).

BIBLIOGRAPHIES

NUITS DE FEU SUR L'ALLEMAGNE

Epopée des Aviateurs Français F.F.L. -F.F.C. Dans le BOMBER COMMAND de la ROYAL AIR FORCE - Squadrons 346 -347, à compte d'auteur, Louis BOURGAIN - co/auteurs: Georges PLAGNARD - André HAUTOT (1991).

VICTOIRE APRES L'ENFER

2ième Tome Compléments, à compte d'auteur, Louis BOUGAIN - co/auteur: Georges PLAGNARD - André HAUTOT (1993-1994).

LES BOMBARDIERS LOURDS FRANCAIS 1943-1945

DANS LA ROYAL AIR FORCE

"SARABANDE NOCTURNE"

Editions HEIMDAL (1996) Louis BOURGAIN avec la participation de Georges PLAGNARD et André HAUTOT.

"Traduction en anglais de"

"SARABANDE NOCTURNE"

HALIFAX FOR LIBERTE

Louis BOURGAIN - Georges PLAGNARD - André HAUTOT.

( Published in the United Kingdom by Compaid Graphics (1998).

BOMBARDIERS DE NUIT

LES GROUPES LOURDS SUR L'ALLEMAGNE

SQUADRONS R.A.F. 346et347.

(Copyright 1996, Colonel (H) R. NICAISE - A. HAUTOT).

- AERO-CLUB de FRANCE - numéro spéciale - Jules ROY et les GROUPES LOURDS  1943-1945 - iconographie - exposition Musée de l'Armée (juin - Août 1996) à L'HOTEL DES INVALIDES à PARIS.

- Co - auteur de la cassette-vidéo sur les GROUPES LOURDS (1943-1945) E.C.P.A. ( R.NICAISE et A. HAUTOT - 1997).

- Réalisation d'une plaquette " NOS SOUVENIRS" de l'exposition HOTEL DES INVALIDES 10 Juin - 31 Août 1996 (Copyright R. NICAISE - A. HAUTOT 1996).

TRAIT D'UNION

JOURNAL DE LA BRANCHE FRANCAISE

D'AIR BRITAIN

N° 188 de Novembre-Décembre 1999:

LES EFFECTIFS D'HALIFAX FRANCAIS DANS LA ROYAL AIR FORCE

et de L'ARMEE DE L'AIR 1946-1951.

NOTE DE LA REDACTION

- Comme à l'habitude, il s'agit d'un travail où l'assistance de nombreux membres de la BFAB a complété celle des anciens du HALIFAX. Tous, à des degrés divers, doivent être remerciés, mais avec une mention spéciale pour deux d'entre eux: Bernard CHENEL, dont le travail de bénédictin sur les documents officiels a permis d'établir le fond de la liste présentement publiée, et sur laquelle s'appuie toute étude, Et également, André HAUTOT, membre de l'AMICALE DES GROUPES LOURDS et surtout historiographe bénévole, passant des décennies à engranger et recouper des informations sur les HALIFAX des Squadrons Français de la R.A.F Ayant accepté de mettre à notre disposition ses notes et listes, il a permis d'éclairer la période méconnue du transfert Royal Air Force vers l'Armée de l'Air.

Et profitons de cette occasion pour annoncer la mise en chantier du troisième volet de cette étude, qui traitera  enfin des HALIFAX des Squadrons 346 et 347 de la Royal Air Force en 1944 et 1945.

CONFERENCE

Exposé par A.HAUTOT sur la première bataille gagnée par le B.M.3 Des Français Libres en Erytrhée entre Décembre 1940 et Mai 1941, au nouveau lycée du PIC ST. LOUP à Saint Clément de Rivière 34.270, le 12 Novembre 2003 en présence des autorités Civiles et Militaires.

DISTINCTIONS HONORIFIQUES

- Médaille du Centenaire de l'Aéro-Club de France - 1er Aéro-Club Mondial 1898 - remise à l'occasion du centenaire de l'Aéo-Club de France, lors de la cérémonie du 8 Juin 1998, par le Général d'Armée Aérienne Jean RANNOU, Chef d'Etat Major et Vice-Président de l'Aéro-Club de France, monsieur Gérard  FELDZER, Président de l'Aéro-Club de France et Monsieur Max ARMANET, Président de la Commission du Patrimoine de l'Aéro-Club de France, pour services rendus à la mémoire de l'Aviation militaire Française 1939-1945.

MINISTERE DE LA DEFENSE

ANCIENS COMBATTANTS

- Arreté du 10 Août 2006 relatif a la composition du Conseil Départemental pour les Anciens Combattants et Victimes de Guerre et de la Mémoire de la Nation:

- André HAUTOT membre du Conseil Départemental pour les Anciens Combattants et Victimes de Guerre et la mémoire de la Nation de l'HERAULT (1er Juillet 2006-2009).

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MIDI LIBRE

MONTPELLIER et sa REGION

VOYAGE FRANCAIS

DE LA ROYAL AIR FORCE

DANS LE CIEL DE 45.

MARDI 2 JUIN 2009

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ANDRE HAUTOT, à peine adulte, fit la guerre sous le drapeau britannique.

Sur le sol cimenté, le HANDLEY Page HALIFAX repose, carcasse de métal déchirée et rouillée, engin d'une guerre qui a eu le dernier mot.

Le conservateur du Musée de la Royal Air Force a voulu qu'ainsi le bombardier dise les milliers d'équipages engloutis par les cieux, la mer, de l'Europe sanglante.

Les yeux pétillants du vieil homme aux cheveux gris, passant sur l'épave, n'ont pas trahi d'émotion. Pourtant il n'est pas une parole, pas une minute à bord de l'un de ces avions dont sa mémoire n'ait conservé l'empreinte. "C'est comme un film", souffle-t-il dans un sourire. André HAUTOT n'avait pas 19 ans, adolescent et frêle, mitrailleur de la R.A.F., Squadron GUYENNE.

"Nous nous considérions, dit-il d'une voix tranquille, peignant de douceur les mots terribles, tels des morts sursitaires dés l'instant où nous montions à bord, jusqu'à notre retour." Il fait froid dans la carlingue, plus glacial dans la tourelle supérieur. Abandonner son poste qu'elle qu'en soit la raison est interdit; s'il faut satisfaire un besoin, l'urine gèle par -70° dans la combinaison.

"Dans ma tête, j'étais fort, les Anglais avaient été extrêmement sévères, au point que les élèves un jour rossèrent le Sergent-Chef qui les harcelait. Mais ils nous avaient appris à être flegmatiques. On tremblait comme des feuilles pendant les six ou huit heures de mission, on avait peur, mais on maîtrisait nos nerfs."

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1- Mécanicien (E) Sgt PRADIER. 2- Pilote (R.A.F.) Sgt/C JOS. 3- Navigateur (N) S/Lt MATHURIN. 4- Bombardier (B) Sgt BOUQUET des CHAUX. 5- Mitrailleur-arrière (A/G) Sgt DEUTCH. 6- Radio (R) Sgt DUGAST. 7- Mitrailleur-supérieur (A/G) Sgt André HAUTOT.

Le Sergent HAUTOT et ses six compagnons d'équipages, cinq fois ont volé au-dessus du territoire du Reich, cinq bombes peintes sur les tôles du fuselage. Dans des vagues empilant par couches successives jusqu'à 1200 avions. Les Allemands noircissaient le ciel de tirs antiaériens, les chasseurs déboulaient au milieu des Formations. Le HALIFAX encaissait les tirs." Un jour, au retour s'amuse André HAUTOT, le pilote m'a demandé si je n'avais pas eu froid."comme d'habitude, pas plus", ai-je répondu. Pourtant, la partie arrière de ma tourelle manquait, emportée par un éclat d'obus, sans que je le sache."

L'équipage formé à la fin de 1944, à ELVINGTON, non loin de YORK, survécut à cet enfer que jamais  l'enfant de TUNIS n'eut dû croiser sans le fait de l'Histoire. Des enseignants de son lycée PICHON, dans la TUNISIE écrasée par la WEHRMACHT, qui informent les Anglais de mouvements de troupes; trois élèves dont lui-même qui croient transporter du beurre et sont de naïfs messagers; un officier Italien voisin des HAUTOT et antifasciste, qui le cache de la Gestapo à laquelle il a été dénoncé, et le mène au front: tous ont tracé son chemin.

"Les Anglais m'ont arrêté pris pour un espion et emprisonné. Ils m'ont libéré après la prise de TUNIS et avoir établi alors mon identité." On est le 8 mai 1943, il a 17 ans et leur dit sa volonté de rejoindre l'aviation et se battre.

AU FOND DU HANGAR

DORMENT LES ME109 ET FW190

QUI LES HARCELAIENT

AU-DESSUS DU REICH.

Cest ainsi que celui que sa constitution modeste fait passer pour un enfant atterrit en Angleterre, passa à la moulinette de l'Intelligence service, goûta au froid d'une Ecosse où les Vickers Wellington école décollent sur la neige.Jusqu'à  ce jour de mars 1945 vers HARBOURG, première mission.

Devant le HALIFAX abattu, le monsieur, élégant, visage lisse affiche 83 printemps, comme tout autre en fait 70. Démobilisé, il entra à l'équipement, à TUNIS, devint ingénieur. Il réside à Montpellier désormais.

Textes: Ollivier LE NY.

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Au micro de la B.B.C., à Londres. Le cliché date au plut tôt de l'automne 1940, époque où apparurent les insignes métalliques de la France Libre que le Général porte sur sa tunique. Au cours de la seule année 1940, de GAULLE prononça 27 allocutions à la radio de Londres, toutes "en direct" - à l'exception de celles qui furent enregistrées pendant son voyage en Afrique (31 août - 17 novembre)

(source: en ce temps là - DE GAULLE N°9)

RESISTANCES

Ils sont élèves de collège à Sérignac, Montpellier, Sète, Castelnau-le-Lez et Magalas, lycéens à Montpellier, sur le mont Saint-Clair et Biterrois.

Ils ont été primés au concours National de la Résistance et de la déportation, récompensés par un voyage offert par le Conseil Général à Londres.

De jeudi à vendredi, ils ont inscrit leurs pas dans ceux de grands résistants, approché des lieux qui conservent de ces combats la trace à jamais. Dans les couloirs étroits et les salles du cabinet de guerre britannique, caché sous le ministère éponyme, d'où WINSTON CHURCHILL guida l'heroîque défense de son peuple.

Sous les hangars de la Royal Air France, dont le musée préserve la mémoire des avions et des hommes qui gagnèrent la bataille d'Angleterre. Enfin, à quelques mètres du palais de BUCKINGHAM, cette maison où De GAULLE appelait les Français à la révolte, écartait la défaite.

Et au milieu de cette quarantaine d'adolescents, qui mieux que des témoins des horreurs de cette Seconde Guerre Mondiale, pouvaient en témoigner.

ANDRE HAUTOT est l'un d'eux, il accompagnait le voyage.

MIDI LIBRE

Montpellier: www.midilibre.com

DE GAULLE A LONDRES

MOTS D'ADOS SUR UN HEROS

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Le Q.G. de la France Libre.

Les foot gards répètent le Trooping the colour pour l'anniversaire d'Elizabeth II célébré dans quelques jours, devant la foule innombrable qui cerne Saint Jame's Park, ce samedi matin. La rue voisine est silencieuse, sollennelle, comme la posture du Général, figé dans le bronze.

4 Carlton gardens. Les guides ont mené les jeunes gens devant l'imposante bâtisse de pierre blanche dans laquelle Charles de GAULLE, à la radio, prononça son appel, le 18 juin 1940.

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Le texte apparaît, gravé en lettres dorées un peu estompées sur une plaque fixée à la façade, mais l'accés à l'appartement est impossible. Un cabinet d'avocat l'occupe, qui a conservé la bibliothèque où le grand homme fit sa déclaration et la salle qui servait à ses réunions.

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On restera donc dehors, le groupe sacrifiant à la photo souvenir.

En attendant, Auriane, élève du lycée Valéry, à Sète, parle "d'admiration", d'espoirs entretenus, ceux que sa copine Charline nourrit "de ne jamais voir cela se reproduire. Je ne pense pas qu'une guerre mondiale soit possible, sachant ce qu'a été la seconde. En tout cas, je ne suis pas sûre  que je serais à la hauteur, comme lui et d'autres l'ont été", notamment ces pilotes au visage d'adolescent à peine plus vieux qu'eux, aperçus aux murs du musée de la Royal Air Force.

Tom, Victor, Nicolas, autres Sétois, entretiennent les mêmes doutes.

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A "l'émotion" de Pauline, jeune collégienne à Sérignan, les garçons ajoutent le courage et le respect pour le "libérateur et le grand chef de la Résistance Française. Il a libéré la France, martèle Tom, et après, il l'a organisée." A côté, Charles, lui aussi Sétois, affiche une moue sceptique, il "n'y a pas d'homme de sa carrure aujourd'hui. Aucun ne fera jamais ce qu'il fit pour la France".

(source: MIDI LIBRE Montpellier et sa région)

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29 juin 2009

RECIT DU GENERAL RENE GENTY "GROUPE LORRAINE SQUADRON 342"

J'AI VECU LA FIN,LA JOIE DE LA VICTOIRE

ET PUIS DEJA LA NOSTALGIE !

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Bis_GB_2__12

Navigants de l'escadrille GB 2/12 à Salon de Provence hiver 1939/40.

De gauche à droite à partir du haut:

2ème Cl VERLET, Cal/C CHOUREAUX, Cal/C DEBRIE, Sgt/C BRAUJOU, Cal/C CHRETIENNE, Cal KES LOMBARDI, Sgt/C CADIOU, Sgt VALLEE, Adjt/C DESSAULX, Adjt/C GIRAUDON, Adjt/C ORLIAC, Adjt/C MARAULT, Adjt BOMO, Sgt/C SIMON.

Cal GUERCHON, Adjt/C LAMBERT, 2ème Cl FLORIN, Sgt/C SERVAIS, Cal/C PRETEAU, Adjt BRISSET, Adjt/C MAHAUT, Adjt/C COMBIN, S/Lt MOREL, Adjt/C MOQUET, S/Lt JACQUET, Sgt/C PETIT, Adjt DARBRE, S/Lt MASCLAUD, S/Lt CHARLE, S/Lt DEVALEZ, S/Lt CAMUS, Sgt/C PAUMIER, Adjt/C MARZIN.

Lt MAYER, Lt PINTEAUX, Cdt KNIPPING, Cdt RUTH, Cdt ROCHER, Lt TONON, Lt BACOT, Lt PARROD, Lt SCHNEIDER.

 Cal MERCIER,  Cal SOULAT,  Cal/C ANNON, Cal/C ARACHEQUESNE,  Cal KREZPICKI, Cal BONNET, Cal GODEBILLE, S/Lt GAMBIER.

(collection: Odile ROZOY KUNZ)

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GB 2/12 Reims 1938/39

De gauche à droite:

Jean MOQUELET, Jean BARDOLLET, Cdt Louis RUTH, Lt Joseph TONON, S/Lt GENTY, Albert DORMOIS, NOTTRET, Jean MAGNIOT.

Jean MAGNIOT qui sera affecté au Groupe de bombardement 1/25 à EL-AOUINA le 18.10.42. Fait mouvement avec son unité par voie aérienne sur BISKRA le 11.11.42. Fait mouvement avec l'unité sur AIN-OUSSERA le 16.11.42. Retour BISKRA le 10.3.43. Fait mouvement par voie aérienne avec l'unité sur TELEPTE le 29.5.43. Désigné avec son unité pour la Grande-Bretagne. Fait mouvement sur ZERALDA le 10.8.43. Embarqué à ALGER à destination de la Grande-Bretagne le 28.9.43. Débarqué à LIVERPOOL le 9.10.43. Dirigé sur WEST-KIRBY avec son unité le 9.10.43. Présent le dit jour. Fait mouvement sur BORNEMOUTH 3 PRC le 20.10.43. Détaché à l'école des mécaniciens navigants de SAINT-ATHAN le 16.12.43. Breveté mécanicien volant n°98 le 15.3.44. Détaché à RUFFORHT, base 41 le 8.4.44. Rejoint le GB 1/25 le 13.6.44 - Squadron 347 à Elvington.

(collection: Odile ROZOY KUNZ)

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3ème escadrille GB 2/12 à Reims en avril 1939

 De gauche à droite:

MINASSE, PEYRUSE.

SERVAIS, QUIBEL, ROZOY Michel, RAYNAUD, VERUT, COPITET, CHOPIN, PETIT, VAN WINENDAELE, ANNON, X, LEULEU, ORLIAC.

X, CAMUS, BOISSEL, MARZIN, COMBIN, BEUVIN, CANTRAINE, DESSAULT, GIRAUDAU, DARBRE, MARCHER, CHOURREAUX, DEVALEZ.

MEAUDE, SIMON, MAGNIEZ, LABARRE, GUNEPIN, MAYER, DEPRETTE.

(collection: Odile ROZOY KUNZ)

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De gauche à droite:

Lt GENTY, Sgt/C PETIT, ??, Caporal MERCIER.

J'ai acheté cette photo il y a quelques années sans avoir d'indications précises, et grace a mon avis de recherche j'ai retrouvé le Lieutenant René GENTY, du G.B. II/12 en 1940, et surtout le récit du Général René GENTY dans la revue ICARE N°176, une belle surprise.

http://www.somme-aviation-39-45.fr

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Général René GENTY

(1914-1972)

Avril 1945... Les signes annonciateurs d'un effondrement imminent se multiplient. Le Rhin, franchi, les armées alliées du front ouest s'enfoncent chaque jour plus profondément en territoire allemand.

Le 137éme Wing suit l'avance générale du groupe d'armées Montgomery. Le LORRAINEet ses squadrons frères ont dû , hélas, quitter Vitry-en-Artois et les innombrables amis qu'ils se sont faits depuis six mois dans cette région si accueillante et si généreuse et s'installer à Gilze-Riejen près de Bréda dans cet austère Brabant hollandais épuisé par cinq années d'occupation.

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Mitchell du Groupe "LORRAINE"

(collection: Bernard DESBIENS)

 

Les missions sont de plus en plus rares, les objectifs de plus en plus lointains... noeuds routiers, centrales électriques, gares de triage, Hanovre, Brême, Hambourg, les réactions ennemies perdent leur cohérence et leur force... cela sent la fin.

Dés le 2 mai, ce fut ce jour-là la dernière mission du squadron, la presse et la radio ont lancé la nouvelle de la mort d'Hitler. Le Daily Mail du 4 mai annonce une rencontre Montgomery/Doenitz, successeur désigné d'Hitler. Et nous sommes cloués au sol à attendre, anxieux, impatients. Certes, la météo n'est pas favorable, mais nous avons volé par des ciels plus bouchés. Alors? Alors il n'y aura pas de curée.

Les Anglais se souviennent que l'annonce de l'armistice, le 11 novembre 1918, a provoqué des manifestations si vives d'enthousiasme sur le front qu'elle leur a coûté aussi cher q(une bataille rangée. Par precaustion, les vols sont suspendus et pour cause... les avions sont rendus indisponibles et les équipages sont condamnés à ronger leur frein entre l'Ops roomet le casernement, sous un froid crachin qui n'ent finit pas de tomber.

Seule distraction, le passage régulier de l'avion de liaison: un Goéland qui, deux ou trois fois par semaine, nous apporte le courrier de Paris.

L'ARMISTICE

Le 8 mai au matin: rassemblement général, un rassemblement qui sent l'annonce d'un grand évènement. Le Group Captain nous apprend que la reddition est acquise (is over).Curieusement la nouvelle - mais est-ce une nouvelle? depuis quelques jours nous nous l'attendions - est accueillie dans un silence de recueillement quasi religieux, comme si chacun, avant de déposer le fardeau qui l'écrasait depuis tant d'années, reprenait conscience et s'interrogeait sur le drame qu'il venait de vivre et voulait associer aux vivants tous ceux, innombrables, qu'il avaient anéantis.

La joie ne vint qu'après le triple "hurrah!" lancé par l'un d'entre nous, une joie débordante, envahissante, un enthousiasme enfin débridé que chacun emporta avec soi à Londres, à Paris, à Bruxelles pour vivre dans la liesse populaire des deux day off qu'octroyait gracieusement aux combattants sa Majesté Georges VI.

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Berlin. Mai 1946. Un équipage du LORRAINE devant le Reichtag,

au centre de la photo le Général René GENTY

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LA JOIE DE LA VICTOIRE

Ah! Ces journées de délire, ces farandoles, ces danses, ces chants dans la plus libre, la plus belle euphorie, ce délire colossal, monstrueux, sans repos, sans répit, ce déroulement du peuple des capitales qui nous a entraînés deux jours  durant dans son paroxysme effréné.

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Départ en mission des Mitchell du Groupe "LORRAINE" escorté par des chasseurs.

(collection: Bernard DESBIENS)

 

Ce n'est qu'au retour de cette échappée gaillarde qu'il fallut bien songer à l'avenir: qu'allait devenir le "LORRAINE"?Les bruits les plus divers couraient: maintien dans la RAF, réintégration dans l'armée de l'Air, mais sous quelle forme? Pour quelle mission: bombardement, transport? Le squadron déja éclatait: les plus anciens regagnaient la France, des nouveaux les remplaçaient; mais le Wing considérant, à juste titre, qu'il n'est pire danger pour une unité que l'inactivité, maintenait un service aérien soutenu: liaisons nombreuses vers l'Angleterre et la France, low level cross country air/sea firing² et surtout ce qu'on avait baptisé les Cook's Tours qui consistaient à faire survoler à des à des "initiés" l'Allemagne et ses ruines et particulièrement le bassin de la Ruhr anéanti: visions de désolation de villes rasées où seuls se se draissaient encore les cheminées d'usine et, de temps à autre, un clocher intact, enchevêtrement monstrueux de carcasses informes, d'amas de ruines où n'existaient que de vagues sentiers serpentant parmi les décombres et d'où toute vie semblait retirée: amère satisfaction de réaliser les effets des bombardements, en volant à basse altitude sans autre contrainte que celle de l'autonomie de nos MITCHELL.

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Les MITCHELL du LORRAINE bombardent l'Allemagne.

DANS LA HOLLANDE DEVASTEE

Très rapidement, les loisirs s'étaient organisés: parties de chasse sur le terrain(oh! ces perdreaux à l'étouffée cuits par les moyens du bord), visites organisées en Hollande à Nimègue, Amsterdam, La Haye. Comme à Berlin, nous sommes assiégés à la descente du car par la triste cohorte des habitants en quête de cigarettes, de savons, de sucreries qu'ils cherchent à troquer contre des appareils photos, des bibelots et même du cognac et des vins de France.

Et puis, peu à peu, des contacts s'établissent avec la société hollandaise. La Gentry locale, aprés une réception fort officielle à l'hôtel de ville de Tilburg, multiplie les invitations que nous rendons fort galamment en conviant leurs filles à s'initier aux joies du swing et du boogie-woogie sur les pistes de danse de l'Officer's club ou aux soirées de l'Officer's mess du terrain qu'égaie la présence de gracieuses jeunes filles françaises appartenant à la mission militaire de liaison cantonnée dans un couvent voisin.

Je ne suis pas sûr que la vénérable supérieure de ce couvent nous ait pardonné l'irrévérence qui nous poussa un soir à substituer dans le vestibule nos photographies d'identité à celles des papes qui se sont succédé depuis Saint-Pierre. L'a-t-elle même découverte? Mais elle ne nous pardonnait pas nos passages à très basses altitude, surtout de nuit, qui traduisaent notre affection à nos charmantes compatriotes.

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Réception du groupe "LORRAINE" par la ville de nancy.

Prise d'armes place Stanislas.

LE LORRAINE A NANCY

Le clou de cette période a été la réception du squadron, le 18 août 1945, par la ville de Nancy, réception grandiose où, pour la première fois, le "LORRAINE" voyait réunis sur le sol de France, autour de son drapeau qui recevait la fourragère de la Légion d'honneur, tous ses équipages, les anciens et les jeunes: prise d'armes, réceptions, banquets: deux journées inoubliables marquées par la gentillesse et l'amitié de nos hôtes envers ceux qui durant quatre années avaient mis à l'honneur les armes de la province LORRAINE.

Quelques semaines plus tard, l'ordre était donné au squadron de rejoindre la France. Le "LORRAINE"venait s'installer à Dijon avec le groupe 1/3 Corse pour former, dés le 1er décembre 1945, la 20éme escadre.

Nos camarades anglais s'ingénièrent à adoucir l'amertume de la séparation. Ils eurent des gestes touchants de sympathie et d'affection pour ceux qui avaient partagé avec eux si longtemps l'espérance et jamais sans doute la fraternité d'armes ne s'affirma avec plus de vérité et de profondeur que durant ces jours qui étaient les derniers de la glorieuse époque.

Mais si le 342ème squadron de la RAF disparaissait le 30 novembre 1945, ce jour là naissait le groupe"LORRAINE" qui continue sa fière histoire.

Général René GENTY.

(source: ICARE N°176)

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