21 juillet 2010

RECHERCHE DE Didier LECOQ CONCERNANT LE BOMBARDIER Marcel DEMESMAY

AVIS DE RECHERCHE

DE Didier LECOQ

CONCERNANT LE

COMMANDANT Marcel DEMESNAY

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(collection: Jean-Paul HIBLOT)

Groupe d'instructeurs Français affectés à l'O.T.U. de Lossiemouth, constitué à partir de deux équipages qui avait fini leur tour d'opération.

Cpt DUTREY-LASSUS - Pilote,  Cpt PLAGNARD - Navigateur,  Lt NOËL - Bombardier,  S/Lt DEMESMAY - Bombardier,  S/Lt VAN TROYEN - Pilote,  S/Lt FILLEAU de SAINT HILAIRE - Mitrailleur,  Sgt/C ALLAIN - Mitrailleur,  Sgt/C ICHE - Mitrailleur,  Sgt/C HIBLOT - Mécanicien,  Sgt/C DARRIBEHAUDE - Radio,  Sgt/C de FELIGONDE - Mitrailleur,  Sgt HERVELIN - Radio,  S/Lt VERLINGUE - Services Administratifs.

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Monsieur Didier LECOQ recherche à prendre contact avec les membres de la famille du Commandant Marcel DEMESMAY.

Marcel DEMESMAY était bombardier dans l'équipage du Capitaine BRION, au Groupe 2/23 Guyenne Squadron 346, il avait appartenu à la 31e escadre, puis au G.A.O. 509 à Tours. Il est revenu dans cette ville après la guerre où il a été nommé commandant avant de partir en Allemagne.

Les deux fils du Commandant DEMESMAY sont devenus pilotes, un des deux étant passé par l'école de chasse de Tours. Ces deux fils, hélas! décédés dans des accidents d'avion.

Prendre contact aux adresses suivantes:

lecoq.didier@gmail.com

guistar@aol.com

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27 juin 2010

QUATRE DU GROUPE "LORRAINE"

QUATRE DU GROUPE

"LORRAINE"

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Plaques commémoratives sur le pont de Tolbiac.

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Le "LORRAINE", devenu le Squadron 342 de la R.A.F., commença, en avril, ses opérations sur l'Europe. Parmi les missions très dures qu'il exécuta, se situe particulièrement le bombardement d'Amsterdam, dont les Boston III revinrent criblés d'éclats, mais n'ayant enregistré aucune perte.

Le 3 octobre 1943, douze Boston III se préparaient à accomplir une mission de ce genre sur la France.

L'un des équipages était composé du lieutenant pilote LAMY, de l'adjudant observateur BALCAEN, du sergent radio-mitrailleur ROUSSARIE, et du sergent mitrailleur JOUNIAUX.

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Lieutenant LAMY.

En 1939, Yves LAMY avait obtenu sa licence en droit à la Faculté de Paris. A la déclaration de la guerre, mobilisé dans l'infanterie, il suivait le peloton des E.O.R., à Rennes, lorsqu'on demanda des volontaires pour l'aviation. Résolument, il s'y engagea aussitôt. Il passa par l'Ecole de l'Air, à Saint-Cyr, puis fut envoyé à l'Ecole d'Observation de Rabat. L'armistice de juin 1940 le trouva là-bas. Il avait la douloureuse impression de n'avoir pu donner sa mesure.

La base de Rabat étant supprimé, LAMY devint rédacteur à la Résidence, mais il eut vite assez de cette vie de fonctionnaire. N'admettant point la capitulation, il décida de rejoindre "ceux qui voulaient encore se battre". Il avait une foi absolue dans le triomphe final de la France, et en annonçant son départ à sa famille, il dit "soyez sans crainte, nous nous reverrons dans notre pays ressuscité".

Il était alors aussi dangereux de vouloir rallier Tanger et Gibraltar que de s'enfuir de France. De nombreux aviateurs, accusés de "tentatives de désertion" étaient incarcérés dans les prisons de Meknès et traités comme des bandits de droit commun, condamnés à des peines variant de sept à quinze ans de travaux forcés.

Heureusement l'évasion de LAMY réussit. Après avoir complété son instruction dans les écoles de pilotages en Angleterre, il alla en Egypte, au Kénia et à Nairobis, et suivit le destin du groupe "LORRAINE".

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Sergent ROUSSARIE.

Le Sergent mitrailleur ROUSSARIE avait rejoint, en Syrie, en 1941, les Forces Aériennes Françaises Libres.

Là-bas, à la suite du conflit entre Irakiens et Britanniques, le Gouvernement allemand décida d'envoyer des avions en Irak, et fut autorisé, par le Gouvernement français, à occuper les terrains de Syrie. En conséquence, à partir du 15 mai 1941, les Anglais attaquèrent ces terrains d'aviation, et ce fut le déchaînement d'une lutte sans espoirs, et d'une guerre perdue d'avance pour nous. De nombreux membres de l'armée de l'Air envoyés là-bas, ou qui s'y trouvaient déjà, en profitèrent pour rallier les groupes de la France libre. Après l'armistice, signé à Saint-Jean d'Acre, en juillet 1941, ils continuèrent la lutte aux côtés de ceux qui croyaient à la défaite allemande, et voulaient se battre pour que leur Patrie redevienne libre.

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Adjudant BALCAEN.

L'Adjudant observateur BALCAEN était séminariste avant la guerre.

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Sergent Jacques JOUNIAUX.

Quand au sergent mitrailleur Jacques JOUNIAUX, qui préparait l'Ecole de l'Air dans un lycée de Paris, il s'était engagé dans l'aviation peu de temps avant la débâcle de juin 1940. A l'armistice, répondant à l'appel du générale de GAULLE, il s'enfuit vers l'Angleterre avec un groupe d'amis qu'il avait décidés à le suivre. Ils s'embarquèrent à bord d'un langoustier, qui quitta le 24 juin, à 11 heures du soir, le port de Dibeu dans le Finistère, et déjoua la surveillance des douaniers allemands déjà installés sur la côte. Ils atterrirent dans l'île de Guernesey. Là, ils montèrent à bord du steamer anglais ASTORIA et arrivèrent ainsi à Plymouth. JOUNIAUX s'engagea dans les Forces Aériennes Françaises Libres, et participa, avec la mission du général de GAULLE, aux expéditions du Cameroun et du Tchad. Revenu en Angleterre, il fut affecté comme mitrailleur au groupe "LORRAINE".

Donc, ce dimanche 3 octobre 1943, douze Boston III décollèrent d'une base anglaise, avec mission de destruction des postes électriques de transformation, opérations qui avaient pour but de paralyser les transports, en vue d'un éventuel débarquement sur les côtes françaises.

Ce même jour devaient être attaqués les postes de Chaingy près d'Orléans, de Distre près de Saumur, de Pont-Château en Loire-Inférieure et celui de Chevilly situé près de Paris, en bordure de la route nationale n°7, sur le plateau d'Orly, à proximité du terrain d'aviation.

Ce poste de Chevilly constitue le centre vital de réception de l'énergie hydraulique en provenance du Massif Central, destinée à l'alimentation en électricité de la Région parisienne. Il appartient, pour un tiers, à la Société Intra-Paris, et pour deux tiers à la S.N.C.F.. Sa superficie est à peine d'un hectare. Il reçoit, par le sud;

1° deux lignes à 220.000 volts appartenant l'une à l'usine d'électricité, l'autre à la S.N.C.F. qui transportent l'énergie électrique produite par les usines hydrauliques du Massif Central: Eguzon, Brommat, Sarrans, Marèges, Coindre.

2° Deux lignes de 90.000 volts appartenant à la S.N.C.F. en provenance d'Eguzon et uniquement utilisées pour les besoins de la traction électrique. Une ligne de 220.000 volts part ce poste vers le nord en direction du poste de Villevaude.

Le gros matériel électrique comprend:

a) Sur chaque arrivé à 220.000 volts un disjoncteur tripolaire.

b) Trois groupes de transformateurs à 220.000/60.000 V composés chacun de trois unités monophasées de 20.000 KVA chacune, plus une dixième unité en réserve.

Tous ces appareils sont placés sur une même ligne, chacun des trois groupes comportant un disjoncteur tripolaire.

c) Un bâtiment rectangulaire renferme 3 compensateurs synchrones,une tour de décuvage et un tableau de commande de l'ensemble du poste.

d) La partie à 90.000 situé à l'est, comporte les deux arrivées munies de disjonteurs et deux groupes de transformateurs à 90/60 KV, chacun en 3 unités monophasées de 25.000 KVA.

e) Un certain nombre de départs à 60 KV vers le nord.

Le 3 octobre, l'ensemble du poste était en service, sauf le groupe de transformateurs n°1, qui avait été mis hors tension pour une réparation.

A 14h.53 l'alerte fut donnée dans la Région parisienne. Le temps était beau, il y avait un peu de brouillard et de rosée le matin, puis le soleil s'était montré, et quelques cumulus erraient dans le ciel bleu, la température était douce. La population, qui goûtait la splendeur de cette journée automnale, leva les yeux avec inquiètude vers l'azur devenu soudain plein de menaces.

A 15h.15, une douzaine d'avions à cocardes tricolores, et portant la croix de Lorraine, apparurent venant du Sud-Ouest et volant  dans la direction du Nord, Nord-Ouest. Ils étaient seulement à une altitude de 50 à 100 mètres.

Huits bombes furent lâchées aux approches sud du poste, dans une zone d'une centaine de mètres, coupant les conducteurs des deux lignes de 220.000 volts.

Onze bombes tombèrent  à l'intérieur du poste, anéantissant totalement les deux disjoncteurs des lignes d'arrivée, et les trois groupes de transformateurs 220/60 KV, plus le dixième de réserve. Deux des bombes détruisirent les transformateurs S.N.C.F. à 90/60 KV.

Six bombes percutèrent à l'extérieur du poste, dans la partie nord, occasionnant  quelques dégâts aux lignes de 60 KV issues du poste.

Le bombardement n'avait duré que quelques secondes, mais les 24 bombes avaient été lâchées avec une technique si précise, et si efficace qu'elles avaient causé la mise hors service totale de l'ensemble des installations, par destruction complète de 7 unités de transformateurs sur 10, et des avaries graves sur le reste du dispositif. Toutes les cuves de transformateurs avaient été percées et, de ce fait,s'étaient vidées de leur huile. L'unité monophasée située à l'ouest avait pris feu.

(Ce ne fut qu'en février 1944 que l'on put remettre en service le 1er groupe de transformateurs en le reconstituant avec trois unités moins avariées. Les autres appareils ne pourront fonctionner à nouveau que vers juin 1945.)

Fait miraculeux, il n'y eut aucun blessé parmi le personnel du poste, mais malheureusement un pavillon très voisin fut atteint.

Pendant l'attaque du poste de Chevilly, la D.C.A., très dense, faisait rage.

Un Boston III, touché gravement, ne réussissait pas à reprendre de l'altitude, et, rasant péniblement les toits, tentait d'amérir sur la Seine, entre le pont de Tolbiac et le pont National. Déjà l'équipage préparait le canot de caoutchouc à gonflage automatique.

Hélas l'avion désemparé heurta un sémaphore de la ligne de chemin de fer qui passe au pont National. Une aile se détacha.

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La chute fut effroyable, le Boston III percuta dans l'eau, vers la rive droite de la Seine, non loin du quai de Bercy. Il s'écrasa dans le lit du fleuve, qui n'était alors qu'à 5 à 6 mètres.

Le poste de sapeurs-pompiers le plus proche, celui de la Nativité, place Lachambaudie, fut alerté. Rapidement l'adjudant CHRETIENNE arriva avec ses hommes, et le matériel de secours.

Un aviateur mort fut rattrapé, alors qu'il dérivait déjà au fil de l'eau.On dégagea un autre cadavre des ferrailles de l'avion. Un adjudant moribond, agrippé au canot de caoutchouc, fut aussitôt transporté à l'hôpital de la Pitié devenu hôpital allemand.

On continua les recherches, mais en vain, et ne sachant pas le nombre des membres de l'équipage de cet avion abattu, on pensa qu'il n'y avait que trois hommes à bord.

Vers 16 h. 30, les Allemands donnèrent l'ordre d'enlever l'appareil. Alors le Capitaine VAN SEVINDONCKE fut appelé à la caserne du Vieux-Colombier; venu sur place, il organisa aussitôt le relevage de l'épave. Après avoir fait exécuter quelques plongées de reconnaissance par des scaphandriers, il entreprit d'arracher au fleuve les débris du Boston III. Et quand le soir vint, les travaux furent suspendus.

Le lendemain matin, avec l'aide d'une entreprise civile, les sapeurs-pompiers reprirent les recherches, car les Allemands désiraient récupérer l'avion pour l'étudier et, d'autre part, il était souhaitable de débarasser la Seine d'une épave dangereuse.

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Comme on relevait un grand morceau de fuselage, les hommes y virent avec émotion la croix de LORRAINE !

Vers midi, le bateau-pompe devant être emmené, on releva l'ancre, et le capitaine qui se trouvait à proximité, dans sa vedette de commandement, remarqua dans l'eau une longue traînée blanche. Le sergent-chef DURIN pensa qu'il s'agissait de la voilure d'un parachute ramenée par cette ancre. On héla doucement, et l'on découvrit qu'il y avait un corps au bout des suspentes.

Alors, à toute allure, le cadavre fut entraîné sous le pont National, afin de le dissimuler aux curieux, et surtout aux Allemands. A l'ombre de l'arche, le corps d'un aviateur fut hissé dans le bateau-pompe, puis mis dans la vedette. Il était très mutilé, ayant perdu les deux pieds et le bras, mais le beau et jeune visage, encadré par le casque, était étrangement calme et comme endormi.

Le sergent-chef DURIN fouilla le mort, afin de pouvoir l'identifier, car il n'ignorait pas que les Allemands enterraient comme "Inconnu" ce "dissident". Heureusement, il trouva des papiers, et une plaque d'identité, au nom du sergent Jacques JOUNIAUX. Un écusson sur le pull-over du mort portait les armes de la ville de Morlaix.

Puis DURIN photographia JOUNIAUX,afin que, plus tard, la famille ait ce suprême et poignant souvenir.

La vedette s'en alla lentement vers son dépôt de charenton avec son funèbre fardeau, car les hommes, avant de remettre le cadavre aux Allemands, voulaient lui rendre les honneurs dus au sacrifice de sa vie pour la libération de notre Patrie.

Nul ne peut exprimer l'émotion intense qui se dégageait de cette scène dans ce bateau, avec les hommes au garde-à-vous, qui apportaient, à l'aviateur de la France libre, le témoignage respectueux et clandestin de leur patrotisme intact, ainsi que leur muette protestation contre l'injurieux qualificatif de "déserteur" que demain les quotidiens jetteraient à JOUNIAUX et ses compagnons tombés du ciel...

Ces hommages significatifs aux équipages se répétaient dans toute la France, où les tombes alliées étaient toujours couvertes de fleurs.

Je me souviens, entre autres, de ces gens de Lanildut, en Finistère, qui essayèrent en vain, le 31 décembre 1942, de sauver trois parachutistes anglais ayant pu sauter de leur avion, abattu lors d'un bombardement de Brest. Malheureusement, les Allemands  les firent prisonniers, mais les Britanniques avaient pu signaler aux villageois qu'un membres de leur équipage était tombé en mer. Alors, pendant un mois, les braves gens de Lanildut guettèrent, sur la côte, le retour du noyé. Il arriva enfin le 31 janvier, vers 8 heures du matin, mais nos ennemis, qui veillaient aussi, s'en saisirent. Dans la nuit, les habitants le leur volèrent, le cachèrent et réussirent à l'enterrer sollennellement le 3 février...

Vers 2 heures, les sapeurs-pompiers ramenèrent le corps de JOUNIAUX vers le pont National alors que, déjà, les "occupants" s'inquiétaient de la manoeuvre faite à midi, manoeuvre qui leur avait paru anormale.

Le sergent mitrailleur JOUNIAUX, devenu réellement non identifiable par le prélèvement pieux de toutes ses pièces, fut conduit à l'hôpital de la pitié où se trouvaient déjà ses trois coéquipiers, puis ils furent tous transportés à l'hôpital Beaujon.

L'adjudant aviateur, qu'on avait tout de même tenté de sauver par une opération, était mort au petit jour.

Les scandaleux commentaires des journaux du lendemain m'apprirent que l'avion tombé dans la Seine était français. Je voulus aussitôt tout tenter pour identifier les malheureuses victimes. Il fallait faire vite, car je savais par expérience que nos morts seraient enterrés comme "Inconnu", quelles que soient les pièces d'identité trouvées sur eux. Je voulais pouvoir écrire plus tard, sur leurs croix les noms de ces premiers Français tombés du ciel de Paris, et je voulais aussi essayer de découvrir leurs familles probablement sans nouvelles d'eux depuis des années.

Comme j'étais obligée de repartir dans les Ardennes pour rechercher le capitaine Albert COIRAL, pilote du groupe de chasse 11/1, disparu en mai 1940, et que je n'avais pu encore découvrir; je confiai l'enquête de Paris à mes deux jeunes adjointes, Nicole VINCENT et Renée MARTIN.

Nous ignorions que les sapeurs-pompiers avaient déjà réussi l'identification d'un des membres de l'équipage.

Ce ne fut point commode de percer le mystère des noms des aviateurs de la France libre; mes adjointes durent, pour réussir, déployer des trésors de patience, de ruse et de ténacité.

D'abord, les Autorités allemandes déclarèrent qu'aucune pièce d'identité n'avait été trouvée, ce qui était vraiment étonnant puisque les morts n'étaient point carbonisés. Et comme mes adjointes insistaient, ils leur conseillèrent d'aller questionner le quartier général de la Luftwaffe, rue du Faubourg-Saint-Honoré.

Il leur fallut donc affronter le colonel VON SIEDLER. Celui-ci dit n'avoir aucun renseignement et tout ignorer de cette affaire. Il les envoya au Lycée Marie-Curie, à Sceaux, pour y voir le capitaine RONDHOLT...

Inutile de dire que ce n'était pas sans appréhension que l'on pénétrait dans les services allemands allemands - surtout pour poser des questions aussi indiscrètes - car on n'était jamais sûr d'en ressortir libre. Tout de même le capitaine RONDHOLT déclara qu'un seul aviateur avait pu être identifié, et qu'il s'agissait du sergent Robert ROUSSARIE, né le 9 octobre 1915, à Bordeaux.

Grâce à ce précieux renseignement nous étions sûres, désormais, de pouvoir rendre leurs noms à tous les membres de l'équipage, quand la France serait libérée. Et, d'autre part, nous allions pouvoir essayer de retrouver une famille ROUSSARIE, à Bordeaux.

Encore fallait-il savoir où nos morts allaient être enterrés; selon toute logique, ce devait être au nouveau cimetière de Clichy, dans le carré réservé aux aviateurs anglais et américains, hélas! si nombreux.

Notre patiente faction fut récompensée puisque le 7 octobre à 10 heures du matin, nous pûmes assister - de loin -  à l'inhumation de l'équipage français, dont les humbles croix portaient, invraisemblablement, sous pavillon américain :

Aviateurs inconnus R.A.F.

Quand les Allemands furent partis, nous déposâmes une gerbe de fleurs sur chaque tombe, dont nous avions soigneusement noté les numéros 15,16,17 et 18. Et nous fîmes une prière émue pour tous, afin de remplacer un peu les familles qui ignoraient peut-être longtemps leur malheur. Nous accordions une pensée particulière à celui des quatre - mais lequel était-ce ? - qui se nommait ROUSSARIE.

Quelques instants plus tard, le sergent-chef sapeur-pompier DURIN déposait un bouquet sur chaque tertre, et pointait, à son tour, les numéros des croix, en se demandant lequel des quatre pouvait être le sergent JOUNIAUX.

Ainsi, parfois, des patriotes - qui s'ignoraient mutuellement - accomplissaient, silencieusement, les mêmes pieuses tâches...

(source: LA COURONNE T'ATTEND Auteur: Germaine L'HERBIER MONTAGNON. Chef de Mission I.P.S.A.)

(ICARE: N°171  LE GROUPE "LORRAINE" troisième partie)

http://www.christian-dieppedalle.weonea.com/galerie/9035/3/

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26 juin 2010

IL Y A 100 ANS, HENRI FABRE LE PREMIER HYDRAVION AU MONDE

MARTIGUES

Samedi 23 octobre 2010

JOURNEE DES PIONNIERS EUROPEENS

IL Y A 100 ANS, LE PREMIER HYDRAVION

HENRI FABRE

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SITES

www.aaaf.asso.fr

www.ville-martigues.fr

www.aeronautique-pros-amis.org

www.aeroclub.com

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17 juin 2010

RECHERCHE DU CAPITAINE RAYMOND CHEVALIER

AVIS DE RECHERCHE

 

DU CAPITAINE RAYMOND CHEVALIER

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Enfin Yvonne CHEVALIER retrouve la photo d'équipage de son père la Capitaine Raymond CHEVALIER

Recherche concernant le Capitaine Raymond CHEVALIER navigateur du Commandant OSTRE, Squadron 347, Groupe 1/25 Tunisie, qui fut tué le 16 mars 1945 de retour de mission sur HAGEN, l'avion s'écrase sur les collines au N.E. d'Elvington.

Le mécanicien Sgt/C SCIOLETTE qui se trouvait à l'arrière, et le mitrailleur-arrière Sgt/C TILLIERS échappent à la mort.

La fille du Capitaine Raymond CHEVALIER, recherche où le corps à été inhumé, dans quelle ville où village en France.

Prendre contact à l'adresse suivante:

guistar@aol.com

 

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15 juin 2010

17/18 JUIN HOMMAGE AU SERGENT LOUIS LOURDAUX

VITRY-EN-ARTOIS

17 et 18 juin 2010

HOMMAGE AU SERGENT

LOUIS LOURDAUX

HEROS DES FORCES AERIENNES LIBRES

_____________

Exposition

de Fabrice THERY

qui se tiendra dans le salon d'honneur

de l'hôtel de ville de Vitry-en-Artois

LA VOIX DU NORD

Lundi 14 juin 2010

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(collection: Bernard DESBIENS)

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Sergent Louis LOURDAUX.

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La stèle Louis LOURDAUX au stade de Vitry-en-Artois qui porte son nom.

(collection: Bernard DESBIENS)

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01 juin 2010

HOMMAGE à l'équipage du PAT HAND

A LA MEMOIRE DES MEMBRES

DE L'EQUIPAGE DE LA FORTERESSE

VOLANTE B.17 "PAT HAND"

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1 ST/LT Kenneth E. MURPHY

2 ND/LT John E. YOUNG

2 ND/LT David LACHTERMAN

2 ND/LT Myron. NEWELL

2 ND/LT John H. JACKSON

S/SGT Clarence B. HEIDRICH

S/SGT William P. MINGS

S/SGT Raymond F. ORLOSKY

T/SGT Vernon C. MULLIN

T/SGT Sol FERRUCCI

T/SGT Fred E. SHELDON

commémoration du 15 septembre 2001

La Garenne, 15 septembre 1943

Il y 58 ans, des soldats américains sont morts pour la France. La forteresse volante "Pat Hand" était abattue, le 15 septembre 1943, au-dessus de la Garenne. Notre ville a décidé de rendre hommage à ces héros. Vous trouverez dans ces pages le récit de leur tragique mission. Aux aviateurs, morts pour la Liberté, nous associons la mémoire des Garennois morts ou disparus au cours des bombardements de septembre et décembre 1943, et de Emile Delsol, sapeur-pompier tué pendant les opérations de secours.

L'histoire de "Pat Hand" fait désormais partie du patrimoine de notre vieux pays. Au cours des siècles, notre Nation s'est peu à peu construite autour de l'idée que nous étions liés par un passé et un devenir communs. Par leur sacrifice, ces jeunes aviateurs venus de si loin ont montré qu'ils partageaient aussi cette idée. Eux aussi ont donc participé à cette lente évolution qui a permis la construction de la Nation.

Hier, la Nation s'est construite dans les épreuves et les souffrances communes. Aujourd'hui, elle se construit dans la paix avec nos anciens ennemis. Ces victimes, militaires et civiles, ont contribué à nous rendre la Liberté. Elles nous ont aussi appris l'absurdité de la guerre et la valeur de la paix. L'Europe en paix est désormais le meilleur gage d'épanouissement des Nations et de leurs richesses humaines.

Aux familles des victimes américaines et françaises, nous assurons nos sentiments émus et reconnaissants. A ces disparus, la Garenne a décidé de rendre hommage. Une plaque désormais rappellera leur sacrifice.

Tous ont droit à notre reconnaissance, à notre gratitude et à notre souvenir.

Docteur Philippe Juvin

Maire de la Garenne-Colombes.

BOMBARDEMENTS

une stratégie ciblée

Dès l'été 1943. Les bombardements alliés sur les villes du Reich, comme Essen, qui abritent les sites stratégiques de production d'armement, deviennent quasi incessant. Cet acharnement destructeur témoigne de la volonté farouche de l'Etat-major des Forces Alliées de neutraliser ces usines, étape indispensable pour inverser le rapport de force à son profit.

Cibles privilégiées de ses attaques aériennes: les sites aéronautiques et automobiles, les ateliers techniques novateurs et les grandes firmes de roulements à billes, non seulement situés en Allemagne, mais dans tous les autres pays contrôlés par les troupes d'Hitler. C'est au croisement de ces impératifs stratégiques d'envergure et d'une particularité locale, la présence d'usine d'armement situées dans et aux limites de la commune, que l'histoire garennoise entre brutalement en collision avec la réalité destructrice de la Seconde Guerre mondiale.

Occupées par les allemands et exclusivement dédiées à la production d'armement, les usines Hispano-Suiza, situées à Bois-Colombes et toutes proches du quartier des Vallées, ont été repérées par les divers services de renseignements alliés chargés de recenser les usines d'aviation sous contrôles allemand de la région parisienne. Elles subissent une première attaque aérienne le 30 mai 1943, qui fait quatre morts et neuf blessés à la Garenne. En août 1943, la découverte de la mise en service d'un banc-d'essai souterrain ultramoderne, complétant une soufflerie en surface confirme les usines Hispano-Suiza comme cible prioritaire des Alliés et précipite l'exécution de son projet de complète destruction.

Les usines Hispano-Suiza essuient un deuxième bombardement, dans la matinée du 9 septembre 1943, qui n'occasionne que peu de dégâts matériels, mais à l'issue duquel on relèvera un bilan humain très lourd: à La Garenne, on ne dénombrera pas moins de 45 morts et de 150 blessés.

Ce second épisode meurtrier confirme, hélas, la réalité d'une tragédie en série, lourdes de menaces à venir.

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LE PLUS TRAGIQUE EPISODE

DE L'HISTOIRE GARENNOISE

Le 15 septembre 1943, le général Eaker, chef d'Etat-Major de la 8e Air Force, lance trois vagues de forteresse volantes B-17 sur les sites d'armement occupés de l'Ouest parisien. Outre Hispano-Suiza à Bois-Colombes, les cibles principales sont les usines Caudron-Renault à Billancourt, et Berliet-Delage, CAMS, SKF à La Garenne. Pour la première fois, ces bombardiers sont escortés par des chasseurs P-47 Thunderbolt.

Malgré ce renfort, la terrible "Flak" (DCA allemande) fait des ravages. La forteresse "5-Slot" du lieutenant Reed 339 BS du 96e BG est abattue peu avant Paris par un chasseur allemand. Un second bombardier A/C 437-339 BS du lieutenant J-V Richardson du 96e BG est également touché et s'écrase près de la gare d'Achères.

Enfin, la forteresse 42-30607 "Pat Hand" du 96e BG du premier lieutenant Kenneth E. Murphy, touchée à l'aile droite par un obus au-dessus de la proche banlieue ouest, juste après avoir lâché son chargement de bombes, s'embrase immédiatement. Elle plonge, telle une torche géante, vers le sol, et explose avant de s'écraser à La Garenne

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Après quatre heures de bombardement, les Garennois découvrent, rue du château, la vision de cauchemar de restes calcinés de l'avion "Pat Hand".

Après quatre heures de bombardement, "quatre longues heures d'effroi", comme en témoignera plus tard une rescapée garennoise, les habitants peuvent enfin quitter leurs abris. Ils découvrent d'énormes cratères ouverts dans les rues, et, au 34, rue du château, la vision de cauchemar de reste calcinés de l'avion "Pat Hand".Rescapé de la catastrophe, le sergent Sol Ferrucci réussit à quitter la fournaise; blessé au ventre, il se pose en parachute dans le quartier des Monts-Clairs à Colombes, avant d'être arrêté quelques instants plus tard. Un deuxième aviateur réussit également à s'échapper du brasier et passe, miraculeusement indemne, au travers des fils du trolley-bus situé près de la caserne des pompiers. Mais sitôt atteint le sol, alors qu'il se dirige, les bras levés, vers les deux sentinelles allemandes en faction, l'officier qui les accompagne dégaine subitement son arme et lui tire une balle dans la tête.

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Les autres membres de l'équipage de "Pat Hand" n'ont pas survécu au crash de l'avion. La découverte successive de leurs corps s'effectue dans un rayon d'un kilomètre, exposant la population civile garennoise, déjà endeuillé par ses propres blessures, à une véritable vision de cauchemar. Un premier corps de pilote est retrouvé au 34, rue du Château, gisant parmi les décombres de l'avant de l'appareil, puis, un peu plus loin dans la même rue, celui du second pilote, encore sanglé sur son siège.

La Garennoise qui fait cette macabre découverte couvre d'une couverture la dépouille de l'américain. Une troisième victime a trouvé la mort en s'empalant sur les grilles d'un jardin situé rue Raymond-Ridel, et un autre membre de l'équipage a été déchiqueté en passant à travers les fils aériens du Rond-point du Centre. A l'angle de la rue Raymond-Ridel et de l'avenue Joffre, un homme sans parachute gît, écrasé au milieu de la chaussée, tandis qu'un autre est découvert sans vie parmi les débris de la cour de la société Opodex. Les deux derniers aviateurs sont retrouvés à l'angle de la rue Paul-Rollet et du boulevard de la République et à l'angle de la rue de Paisance.

Outre le sacrifice de ces soldats américains héroïquement morts sur le sol garennois, le tribut versé par la population civile au cours de ce bombardement du 15 septembre 1943 est particulièrement lourd: 23 personnes ont perdu la vie et l'on dénombre une cinquantaine de blessés, sans oublier les dégâts matériels causés par l'attaque aérienne, responsable de la destruction complète de 25 immeubles et de l'endommagement d'une centaine d'autres.

Au matin du 16 septembre 1943, à l'heure où la Garenne commence à panser ses plaies, tous les corps des membres de l'équipage de "Pat Hand" sont disposés dans l'enceinte de l'ancienne mairie, puis emmenés à l'Hôpital militaire allemand Beaujon, à Clichy.

La Garenne n'est pas encore au bout de ses peines: le 31 décembre 1943, elle est la cible d'un ultime raid aérien qui restera dans l'histoire de la région parisienne comme l'un des plus meurtriers jusqu'à ce jour.

80 morts,230 blessés, 66 immeubles complètement détruit et près de 300 fortement endommagés. C'est le terrible bilan de ces quatre journée d'horreur, dont celle, devenue tristement célèbre, du 15 septembre 1943.

UN SOUVENIR TOUJOURS PRESENT

Exemple des milliers de tragédies humaines qui marquèrent l'histoire aérienne de la Seconde Guerre mondiale, l'épopée dramatique de la forteresse "Pat Hand" bouleversa pour longtemps l'histoire garennoise. Les membres de son équipage ont rejoint leur dernière demeure sur leur lointain sol natal; la ville a retrouvé son visage paisible; et pourtant des années après, persiste toujours le souvenir douloureux de ces hommes, jeunes et valeureux, qui perdirent la vie dans des circonstances effroyables, pour qu'une terre qui n'était pas la leur, retrouve la paix et la liberté.

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REMERCIEMENTS

La ville de La Garenne-Colombes tient à adresser des remerciements particuliers à M. Daniel Deville, dont les recherches menées depuis de longues années sur l'histoire de la forteresse "Pat Hand" ont fourni les éléments nécessaires à cette rétrospective et lui garantissent sa vérité historique.

Nous remercions aussi chaleureusement M. Psarolis, qui, depuis l'Ecosse, a mené une enquête scrupuleuse sur ce drame, M.Jean Marat, qui n'a cessé, depuis très longtemps, de manifester un intérêt passionné pour l'aviation sous toutes ses formes, ainsi que M. John Davis, président des Vétérans Américains.

(Document collection: Nicole ROUSSEAU PAYEN)

 

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Plaque commémorant la mémoire de l'équipage du "Pat Hand"

http://www.aerosteles.net

Voir aussi sur le lien suivant:

http://francecrashes39-45.net/page_fiche_av.php?id=2189

 

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26 mai 2010

VISITE DE LA BASE D'ELVINGTON 22/23 Mai 2010

ELVINGTON

22/23 mai 2010

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Avant notre départ vers la Grande-Bretagne la visite incontournable, de la stèle du réseau Shelburne qui sauva 138 aviateurs.

Une "anecdote", les nuits d'embarquement, ces aviateurs transitent par la "Maison Alphonse". Une canonnière anglaise rapide, souvent commandée par le Capitaine BIRKIN (père de la chanteuse Jane) vient les récuperer.

Voici le lien de RADIO CANADA avec une vidéo reportage de 30 mns sur le réseau SHELBOURNE.

http://archives.radio-canada.ca/guerres_conflits/securite_nationale/clips/10086/

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20 mai 2010

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20 mai 2010

Ducastelle Philippe

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Jean-Michel GRAVAUD

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Voici le lien sur le réseau Shelburne

http://almrd22.fr/Shelburne-sauve-138-aviateurs

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Monument aux morts de la commune de PLOURHAN.

MEMORIAL du B17 Lady Godiva.

Voici le lien concernant le B17 Lady Godiva recherche effectuée par monsieur Jean-Michel MARTIN.

http://www.archeosousmarine.net/lady_godiva.html

 

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20 mai 2010, Gilles MARTIN, DUCAPHIL.

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20 mai 2010

http://www.absa39-45.asso.fr/accueil_bretagne.html

______________________

VOICI LE LIEN VERS LE 77 SQUADRON

BASE A ELVINGTON

AVANT LES SQUADRONS 346 ET 347

http://www.wartimememories.co.uk/airfields/elvington.html

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www.yorkshireairmuseum.co.uk

Voici quelques photos souvenir de notre voyage en Grande-Bretagne pour la visite de la Base d'Elvington avec quelques découvertes passionnantes.

Les Groupes Lourds Français

Guyenne et Tunisie

Squadrons 346 et 347

Une des spécificités de la base de la Royal Air Force d'Elvington est qu'elle fut la seule base entièrement affectée à des bombardiers français pendant les deux dernières années de la deuxième Guerre Mondiale.

 

 

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DUCAPHIL, Jean-Michel GRAVAUD.

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Visite du cimetière d'Harrogate, Philippe DUCASTELLE.

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21 mai 2010

La cathédrale d'York (The Minster)

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21 mai 2010

DUCAPHIL

L'horloge astronomique et le registre des morts

du GROUP 4

du Bomber Command.

L'horloge astronomique, sise dans le transept nord de la cathédrale d'York (1955), commémore les sacrifices des aviateurs de la Royal Air Force, du Commonwealth et des alliés qui opérèrent à partir des bases du Yorkshire, Durham, et Nortumberland durant la Seconde Guerre mondiale.

Le livre du souvenir et de l'honneur renferme les noms des 18 000 officiers, sous-officiers et aviateurs. Ils ont servi dans le bombardement, la chasse et la surveillance côtière. La plupart d'entre eux appartiennent à la Royal Air Force elle-même, mais 3 537 noms appartenaient à la Royal Canadian Air Force dont le nombre était suffisamment important pour constituer un groupe autonome, le célèbre "Group 6".

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21 mai 2010

Dans cette liste, figurent les noms des Australiens, Africains du sud, Néo-Zélandais. Le livre commémore aussi le sacrifice de nos alliés du continent, Belges, Hollandais, Français, Norvégiens, Tchécoslovaques et Polonais, stationnés dans cette région et qui sont tombés au cours de la guerre. Une fois par trimestre, une page est tournée, lors d'une cérémonie.

Le livre d'honneur est la pièce majeure du monument. L'horloge astronomique rappelle la précision avec laquelle les aviateurs trouvaient leur chemin dans le ciel. Au moment de la construction des cathédrales du moyen âge, de telles horloges existaient dans toutes les cathédrales. Hélas! il n'en existe plus actuellement que très peu

Le texte de l'inscription au-dessus du livre d'or parle de lui-même:

"Ils sont partis sans peur à travers les airs et l'espace,

Les étoiles du firmament rappellent leurs éclatants exploits".

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22 mai 2010

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Vue aérienne de la Base d'Elvington

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Entrée, administration du musée et poste de premier secours.

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22 mai 2010

DUCAPHIL

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22 mai 2010

Jean-Michel GRAVAUD

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22 mai 2010

Un acceuil chaleureux de la part du directeur du Musée monsieur Ian REED qui ne s'attendait pas a notre visite.

Mr Ken BERRIS Mme Margaret BIRD, Mr Ian REED directeur du YORKSHIRE AIR MUSEUM

www.yorkshireairmuseum.co.uk

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22 mai 2010

A gauche la boutique du musée, à droite le batiment principal, il date de la Seconde Guerre mondiale et abrite maintenant de nombreuses collections montrant l'histoire de l'aviation de ses débuts au tournant XXe siècle jusqu'au Concorde. Il abrite également l'histoire de la R.A.F. et des expositions temporaires.

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22 mai 2010

Le bâtiment principal

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A gauche la tour de contrôle, Rénovée entièrement, la Tour de contrôle a retrouvé son aspect des années 40.

Mess des officiers Français. Entre juin 1944 et octobre 1945, deux escadrons de bombardiers Français furent basés à Elvington: le 346 "Guyenne" et le 347 "Tunisie". Le Mess des officiers Français est beaucoup plus petit qu'à l'origine, mais la plupart des meubles et objets décoratifs sont d'époque. Les deux tableaux sur le mur du fond ont été peint par un officier Français basé à Elvington pendant la guerre.

A sa droite le restaurant du musée, a l'entrée du restaurant sont détaillés les actes de tous les pilotes de bombardiers récompensés durant la Seconde Guerre Mondiale.

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La boutique du musée.

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22 mai 2010

La salle de conférence

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Hangard commémoratif des forces Canadiennes.

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Jean-Michel GRAVAUD

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Collection Barnes Wallis.

Sir Barnes Wallis, chercheur et ingénieur britannique, conçut le modèle de bombardier (Lancaster) et de bombe extra_lourde (appelé bombe anti-barrage ou bombe craque-bunkers) qui permirent à l'Angleterre de faire sauter les barrages de la Môhne et de l'Eder dans la Ruhr en mai 1943. Il est aussi le concepteur du dirigeable R-100.

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Mess des officiers Français.

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Quartiers.

C'est une reproduction en petit d'un dortoir typique. Un des lits est prêt pour l'inspection, les autres ressemblent à ce qu'ils devaient être pendant les périodes de repos. Tous les équipements sont d'époque. Pendant la guerre, la plupart des soldats n'avaient pas de draps, ce luxe était réservé aux officiers et aux navigants. Le poêle au centre de la pièce était la seule source de chaleur.

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Mitrailleur aériens.

Probablement la seule exposition au monde dédié aux 20 000 mitrailleurs aériens qui perdirent leur vie durant la Seconde Guerre Mondiale. La tâche du mitrailleur était difficile et dangeureuse, son espérance de vie très courte (2 semaine pour un mitrailleur arrière sur un bombardier). Vous pouvez voir ici les tours armées dans lesquelles montaient ces hommes d'exception.

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Philippe DUCASTELLE.

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Jean-Michel GRAVAUD.

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Collection d'uniformes

Vous pouvez voir ici des uniformes complet (avec médailles et grades) de la Royal Air Force (RAF) de la Women's Auxiliary Air Force (WAAF) et de la Women's Royal Air Force (WRAF) ainsi qu'un uniforme d'officier de l'air Français.

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DUCAPHIL, Jean-Michel GRAVAUD.

Je remercie monsieur Andy Kardasz pour nous avoir pris en photo devant la tour de contrôle, merci pour sa gentillesse, une photo qui me fait grand plaisir pour la raison suivante, mon père avait été pris avec ses camarades devant la tour de contrôle pour la cérémonie d'adieu le 20 octobre 1945.

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Cérémonie d'adieu des Groupes Lourds Français Guyenne et Tunisie le 20 octobre 1945

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Jean-Michel GRAVAUD, Mr Andy Kardasz.

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L'intérieur de la tour de contrôle.

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Coucher de soleil sur la Base d'Elvington

(collection: Ian REED)

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Jean-Michel GRAVAUD, DUCAPHIL.

http://oldairfields.fotopic.net/c278334.html

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Notre guide Mr Maurice PATTISON pour la visite du HALIFAX.

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Mr Maurice PATTISON

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Mitrailleur-arrière

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Le Pilote

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Le Radio

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Jean-Michel GRAVAUD

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Mécanicien

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Bombardier

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Maurice PATTISON, DUCAPHIL

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La fin de notre superbe visite du HALIFAX avec Mr Maurice PATTISON

Jean-Michel GRAVAUD, Maurice PATTISON, DUCAPHIL.

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Jean-Michel GRAVAUD

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HP.80 Victor, Handley Page Ltd, Bombardier nucléaire tactique.

Ian REED le Directeur du Musée.

www.yorkshireairmuseum.co.uk

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Mr Peter WILLIAMS, Jean-Michel GRAVAUD.

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Le Mosquito HJ711 en cours de restauration depuis 1969 par Mr Tony Agar

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Jean-Michel GRAVAUD, Ian REED, Directeur du Musée, Tony AGAR.

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Jean-Michel GRAVAUD, Tony Agar.

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http://www.mossie.org/Mosquito.html

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DUCAPHIL, Mr Ian REED.

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Mr Ian REED, Jean-Michel GRAVAUD.

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Jean-Michel GRAVAUD, DUCAPHIL.

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La chapelle de la Base.

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DUCAPHIL

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Le 28 septembre 1957

 

Inauguration de la stèle d'Elvington

La stèle d'Elvington témoigne à la fois du sacrifice de nos morts et l'amitié qui nous unit au peuple britannique. Elle est l'expression même de notre souvenir. Pourtant, comme le raconte le colonel DELRIEU dans son ouvrage Feu du ciel, feu vengeur cette stèle fut l'aboutissement d'un long cheminement:

On en parlait déjà, le 11 février 1947, à la réunion du Comité provisoire de l'Amicale!... Il faudra attendre plus de dix ans la réalisation et l'inauguration de cette stèle commémorative. Quelle patience ! Quelle persévérance il aura fallu aux membres du bureau pour faire bouger l'administration britannique ! de guerre lasse, le général VENOT suggère même de renoncer; c'est alors que le colonel PUGET , nouvel attaché de l'Air à Londres, reprend le dossier en 1955. Son action est efficace, puisque la stèle est inaugurée le 28 septembre 1957... Enfin ! mais que de papiers !...

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Nous nous sommes retrouvés quelques-uns, de l'active et de la réserve, à cette cérémonie, autour des généraux BAILLY, VENOT, PUGET, et des autorités britanniques, dont notre ami de toujours, l'Air Commodore WALKER. Cérémonie militaire, simple et émouvante; brève aussi, trop brève ! comme souvent. Mais les deux avions mis à notre disposition sont pressés; le nôtre doit rentrer à Paris-Le Bourget dans la journée.

La stèle, dévoilée, symbolise une aile. Sur un socle de granit, un bloc en forme de tronc de pyramine à gauche; accolée à ce bloc, une pierre quadrangulaire, plus vaste, plus mince et à peine plus basse, à travers laquelle se découpe la silhouette du HALIFAX, ainsi immortalisée; au-dessous de ce vide, sculptés dans la masse, les deux mots "Groupes Lourds", en demi-cercle et en lettres capitales. Le bloc de gauche porte lui, une plaque de bronze, sur laquelle est gravée, en français et en anglais, l'inscription suivante:

" Ici stationna en 1944 et 1945 le groupement de bombardement n°1, comprenant les groupes français "Guyenne et Tunisie" (squadrons 346 et 347 de la RAF). Ce monument rapelle leurs combats et le sacrifice de leurs morts."

Le but était atteint: implantation d'une stèle sur un carré de terre française, en bordure de la route d'York au village d'Elvington, à quelques dizaines de mètres de l'entrée de la base. Un maillon incassable à la chaîne de l'amitié franco-britannique.

(source: NUITS DE FEU SUR L'ALLEMAGNE Auteur: Louis BOURGAIN)

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Jean-Michel GRAVAUD, DUCAPHIL.

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Le terrain d'Elvington à l'époque de la station occupée par les Français, photo prise en septembre 1944.

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23 mai 2010

La découverte des dispersals, vue aérienne.

http://oldairfields.fotopic.net/c278334_49.html

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Bâtiments des Groupes Lourds à Elvington

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Les bâtiments où logeaient les Groupes Lourds 65 après, envahis part la végétation.

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DUCAPHIL

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La découverte de l'intérieur du bâtiment où étaient hébergés les aviateurs des Groupes Lourds, "une belle surprise."

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DUCASTELLE Philippe, Sandrine étudiante Française en stage au Musée d'Elvington, Mr Ian REED Directeur du Musée.

museum@yorkshireairmuseum.co.uk

www.yorkshireairmuseum.co.uk

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23 mai 2010

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18 avril 2010

SAMEDI 8 MAI 2010 "INAUGURATION DU SQUARE " CAPITAINE Jacques-Louis UMBRECHT"

LE SAMEDI 8 MAI 2010

L'INAUGURATION DU SQUARE

"CAPITAINE Jacques-Louis UMBRECHT"

Enfant de Morschwiller-le-bas,

Pilote mort en service aérien commandé.

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Commune de Morschwiller-le-bas

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(collection: Michel UMBRECHT)

La plaque avant l'inauguration

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(collection: Michel UMBRECHT)

Discours de Monsieur Paul BOGAERT Président de l'Association des Anciens et Amis des Groupes Lourds.

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(collection: Michel UMBRECHT)

Discours de Madame Vreni MILLIGAN, représentante de la branche Suisse de la R.A.F.A.

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(collection: Michel UMBRECHT)

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Discours du colonel Pierre HUTHER,

De gauche à droite:

Pdt du Conseil Général, Mme Arlette GROSSKOST députée, Mme Josiane MEHLEN, maire de Morschwiller-le-Bas, Lt/Col Jean-Paul BUCHER, délégué militaire adjoint de la Base de Colmar, Général de corps d'armée aérien, Gilles COLLARD, Général de corps d'armée Jacques NEUVILLE, Pdt de l'OMSP.

(collection: Michel UMBRECHT)

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(collection: Michel UMBRECHT)

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(collection: Michel UMBRECHT)

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(collection: Michel UMBRECTH)

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(collection: Michel UMBRECHT)

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(collection: Michel UMBRECHT)

La plaque après l'inauguration.

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02 avril 2010

TROIS EQUIPAGE ISEROIS DANS LES GROUPES LOURDS

TROIS EQUIPAGES ISEROIS

DANS LES GROUPES LOURDS FRANCAIS

1944-1945

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(collection: MAZZONI Philippe)

http://www.anoraa620.org/content/view/33/7/

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26 février 2010

LA CARRIERE DU CAPITAINE JACQUES UMBRECHT

LA CARRIERE DU CAPITAINE

JACQUES UMBRECHT

Alias Jean-Jacques Duval

Pilote de l'équipage du

Commandant DUFOUR DE LATTRE

ESCADRON 347

1 / 25 "Tunisie"

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(collection: Michel UMBRECHT)

____________

Jacques UMBRECHT a été scolarisé à l'école primaire de Morschwiller-le-Bas où il a obtenu le certificat d'études primaires, puis à Mulhouse ou il a passé avec succès le CAP et le BEP d'ajusteur.

Le 15/10/1934 il devance l'appel et s'engagent dans l'armée de l'air. Il est affecté comme soldat de deuxième classe à la Base Aérienne de Chartres.

En juillet 1935 il intègre Le personnel navigant mitrailleur élève comme. Il est successivement affecté  à la 2ème et à la 13ème escadre de chasse à Chartres et Etampes avant de rejoindre le 10/11/1939 l'école de pilotage du Mans, puis celle d'Evreux le 17/03/1940 où il obtient son brevet de pilote. En août 1940 sur décision du Général commandant la 3ème subdivision aérienne il est affecté en qualité d'interprète auprès de la Commission de contrôle.

Le 31/05/1941 il est affecté au Commandement de l'air au Maroc et dirigé successivement sur la Base Aérienne de Rabat, puis à l'école de pilotage de Kasba Tadla. Le 2/07/1943 il est affecté au Groupe de Bombardement 2 / 61 de Souma.

Le 1er octobre 1943, volontaire pour aller combattre en Grande-Bretagne, il est dirigé sur Zéralda en "qualité d'équipage de renfort" pour la Grande-Bretagne. Le 1/01/1944 il est affecté au Groupe de Bombardement n ° 1 en Grande-Bretagne. Le 29/01/1944 il embarque à Alger à bord du Shashmoro à destination de Liverpool.

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(collection: Michel UMBRECHT)

Après une Longue période de formation sur bombardier lourd, il est affecté le 24/11/1944 au squadron 347 (Groupe de Bombardement 1 / 25 Tunisie). Il est alors sous-lieutenant depuis le 25/08/1944.

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Le 27 juillet 1945 il obtient le certificat de commandant d'avion. En octobre 1945 il regagne avec son unité la base aérienne de Mérignac (France) ou il est affecté à la 21ème Escadre de bombardement lourd.

Au cours de son séjour en Angleterre, est son origine alsacienne et la présence de sa famille en Alsace, lui ont permis d'obtenir l'autorisation de changer de nom et d'utiliser le pseudonyme de DUVAL Jean-Jacques.

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(collection: Michel UMBRECHT)

En 1946 il est promu au grade de lieutenant en octobre 1947 et il occupe les fonctions de moniteur pilote.

Le 31.12.1948 il est fait chevalier de la Légion d'honneur. Le 1/04/1951 il est promu au grade de Capitaine.

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Le Capitaine UMBRECHT en Indochine en septembre 1952 au groupe Tunisie sur B26.

(collection: Michel UMBRECHT)

Le 28/11/1951 il fait mouvement avec le Groupe Tunisie 1 / 25 désigné pour partir en Indochine en renfort des formations du théâtre d'opérations d'Extrême-Orient où il séjournera jusqu'au 6/03/1953, date de son retour en France.

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Capitaine UMBRECHT Jacques en 1952 en Indochine au groupe Tunisie sur B26.

(collection: Michel UMBRECHT)

Au cours de ce séjour il a eu l'occasion de rencontrer à Saigon son frère aîné Joseph, lieutenant d'artillerie en poste dans cette ville.

Le 17/07/1953, affecté au groupe de transport 1 / 64 Béarn, il fait à nouveau mouvement vers l'Indochine ou il combattra jusqu'au 14 octobre 1954.

De décembre 1954 à octobre 1955 il est affecté sur la base aérienne de Cazaux (Gironde).

Le 9 juillet 1955 il est promu Officier de la Légion d'Honneur.

Le 24 octobre 1955 il est affecté au groupe de liaisons aériennes basé à Ouakam (Sénégal).

Le 5/12/1957 il décéde en service aérien commandé à Agui (Mauritanie). Il totalisait 6000 heures de vol, dont 107h15 de vol de guerre n ° 1 et 1159 heures de vol de guerre n ° 2.

Le Capitaine Jacques UMBRECHT était:

-Officier de la Légion d'Honneur,

-Titulaire de la Croix de guerre 39-45 et TOE avec 7 citations, dont 4 à l'ordre de l'Armée Aérienne,

-De La Médaille de l'Aéronautique,

-De La Médaille de la France libérée,

-des médailles commémoratives 39-45 (Afrique, France, Grande-Bretagne, Allemagne) et de la campagne d'Indochine,

-de la médaille coloniale avec agraphe E.O.

-Il était également chevalier du mérite civil THAÏ.

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CITATIONS

Commandant de l'Air en Extrême-Orient

Groupe de Bombardement 1 / 25 "Tunisie"

Copie des citations

obtenues - par  le CAPITAINE Jacques UMBRECHT

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ARMEE AERIENNE - (En cours d'homologation) - Transmise le 30/9/1952 sous BE N ° 1829/G.B.I/25/CH.

"Officier Pilote leader de formation de grande classe. Au terme de 87 missions de bombardement qu'il a conduites dans des conditions souvent difficiles, a fait  preuve de réelles qualités de calme et de sang-froid, d'une grande expérience aérienne et d'une autorité incontestables, justifiant ainsi la totale confiance de ses ailiers et le succès constant de ses missions.

S'est particulièrement distingué le 21.7.1952 par la qualité de ses interventions en appui direct des troupes au sol, ainsi que le 10/8/1952 au cours ces 2 missions a eu son avion atteint part la D.C.A. ennemie.

A effectué 86 missions de guerre N ° 2 en 179h 50 de vol depuis son arrivée en Indochine.

CETTE CITATION COMPORTE L'ATTRIBUTION DE LA CROIX DE GUERRE DES T.O.E. AVEC PALME.

ESCADRE AERIENNE- Ordre N ° 3 EN DATE DU 20.1.1953 du Général de DA Commandant l'Air en Extrême-Orient.

"Officier Pilote leader de la formation de bombardement d'une grande autorité et d'une expérience aérienne très étendue: s'est imposer, au cours des mois de septembre et octobre 1952, par une série de missions couronnées de succès; a effectué, Le 8/10/1952 à QUANG-SUOI, un bombardement de nuit particulièrement précis, malgré les conditions difficiles d'exécution.

Totaliser 25 missions de guerre N ° 2 en 66h 45 de vol depuis sa dernière citation.

CETTE CITATION COMPORTE L'ATTRIBUTION DE LA CROIX DE GUERRE DES TOE AVEC ETOILE DE BRONZE.

S.P.79.813 - 2 mars 1953

Le Commandant DELEUZE

Le commandant du GB 1 / 25 Tunisie.

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AVIATION bombardement

OG N ° 4 du Gal Cdt AIR E.O.

du 27 Juillet 1953.

Officier Pilote commandant d'avion de grande classe. Après avoir été au G.B. 1 / 25 pendant une année un remarquable leader de formation vient comme au détaché GT 1 / 64 "Béarn" de faire la preuve sur  Dakota des mêmes qualités qui font de lui un navigant de premier ordre. Envoyé en PCIA à NASAN du 5 au 16 Janvier 1953, a par son travail et ses conseils éclairés apporté un appui précieux à l'armée de terre. A pris personnellement une part active au pont  aérien de NASAN par de nombreuses missions de transport et de parachutage.

Totalise en Indochine 165 missions de guerre N ° 2 en 386h 35 de vol dont 54 missions de guerre en 140h de vol de guerre N ° 2 depuis sa dernière citation.

Cette citation Comporté l'attribution de la Croix de Guerre des TOE avec Étoile de Vermeil.

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ARMEE AERIENNE

Décision N ° 74

du 4.10.1954

Excellent officier pilote, le commandant d'avion. Chef du détachement "Béarn" de HANOÏ, ne Cesse de Démontrer de remarquables qualités de chef et de Navigant.

A pris une part importante des Opérations menées par ce détachement dans la bataille du Tonkin. S'est distingué plus particulièrement:

Du 9 au 12 Août 1953 en effectuant 7 portages opérationnels dans des conditions extrêmement défavorables pour l'évacuation du camp de Nasan.

Du 21 au 26.11.1953 en assurant avec autorité et compétence les fonctions de chef de PCIA à DIEN BIEN PHU durant l'installation de ce terrain opérationnel.

Les 21 et 22/12/1953 en effectuant 2 parachutages dans le delta du Tonkin sous la vive réaction de la DCA rebelle.

Totalise en Indochine 246 missions de guerre N ° 2 en 617h de vol dont 81 missions en 235h 25 de vol depuis sa dernière citation.

Cette citation Comporté l'attribution de la Croix de Guerre des TOE avec Palme.

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- ORDRE GENERAL N ° 41 --

Le Général de Division Aérienne JOUHAUD

Commandant l'Air en Extrême-Orient

-Cité -

A L'ORDRE DE LA BRIGADE AERIENNE:

UMBRECHT, Jacques - Capitaine - G.T. 1 / 64 "Béarn"

"Brillant officier pilote, le commandant d'avion, qui ne cesse de faire preuve des plus belles qualités morales et militaires.

"D'un allant remarquable, a su obtenir de ses équipages un rendement maximum au cours des missions qui lui ont été confiées.

"S'est à nouveau distingué en effectuant:

-  le 20 Juin 1954, un parachutage au profit d'éléments mobiles opérant Le secteur de PLEIKU.

- Le 28 juillet 1954, Une mission luciole à DONG-HOI sous la menace des armes automatiques adverses.

- Le 30 juillet 1954, deux parachutages au profit de poste harcelés dans la région de BOA-BAN.

"Totalise en Indochine, 366 missions de guerre N ° 2 en 929 heures de vol, dont 20 missions en 41 missions de vol depuis sa dernière citation."

CETTE CITATION COMPORTE L'ATTRIBUTION DE LA CROIX DE GUERRE DES TEHATRES OP2RATIONS D'EXTERIEURS AVEC ETOILE DE BRONZE.

A.S.P. 50.665, le 31 octobre 1954

Signé: JOUHAUD

S. / .G.M.M.T.A. FR E.O.

G.T. 1 / 64 "Béarn"

A.S.P. 99.174, Le Janvier 5 1955

Le Commandant Commandant MEES

Le G.T. 1 / 64 "Béarn"

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MORSCHWILLER-LE-BAS

A FAIT D'émouvantes FUNERAILLES

AU CAPITAINE Jacques-Louis UMBRECHT

MORT POUR LA FRANCE

 

Morschwiller-le-Bas, a tenu à rendre vendredi après-midi de façon émouvante, les derniers honneurs à un enfant de la commune, le Capitaine d'aviation Jacques-Louis UMBRECHT qui a trouvé la mort le 5 décembre dernier en service aérien à AGUI  Mauritanie.

Le Capitaine UMBRECHT était issu d'une famille de Morschwiller-le-Bas et avait vu le jour le 17 septembre 1914 comme deuxième fils de Louis UMBRECHT. Après avoir appris le métier de tourneur dans une entreprise mulhousienne, Le Jeune homme, de caractère franc et gai, se trouva attiré par l'aviation et en 1934, Après avoir suivi les cours de préparation militaire au Cercle Saint-Ulrich qu'il avait aidé à reconstituer, il s'engagea.

Il fut ainsi affecté »à la base de Chartres où étaient stationnés les avions de bombardement. Mute Dans l'aviation de chasse à Étampes, il était sous-officier en 1939. Son cran et son courage lui valurent la croix de guerre. En 1941 il se rendit au Maroc d'où il prépare son évasion en Angleterre. Il s'engagea dans l'Aviation Française Libre et fut affecté »au Groupe Tunisie.

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L'Adjudant Jacques UMBRECHT en Grande-Bretagne sur la base d'Elvington.

C'est avec ce groupe qu'il participa aux bombardements en Allemagne en tant que Lieutenant. Son bombardier HALIFAX fut maintes fois touché par la flak mais une bonne étoile le protégeait il revint toujours sain et sauf de ses nombreuses missions.

Après l'armistice il eut la joie de retrouver ses parents au village natal et aussi de revoir son frère aîné lieutenant d'artillerie, qui lui aussi avait prit une part active dans les rangs de la 1re armée à la Libération de la patrie.

En 1950, il partit une première fois pour l'Indochine. En 1951, après un séjour de quinze mois il fut décoré à titre militaire de la Légion d'Honneur. En 1953, il retourna une seconde fois en Indochine et participa à de nombreuses missions, notamment au-dessus de Dien Bien Phu.

Par décret du 13 juillet 1955 le capitaine Louis UMBRECHT fut promu officier de la Légion d'Honneur. Il était alors stationné avec son unité à Dakar où il avait élu domicile avec sa femme et ses enfants.

Le 5 décembre de l'année dernière il avait été chargé d'une mission en Mauritanie et sur le chemin du retour alors qu'il s'apprêtait à atterrir sur le nouvel aérodrome d'Agui il trouva la mort.

Ses obsèques ont permis à toute la population de prouver sa sympathie à la famille en deuil: son épouse, également originaire d'une famille de vieille souche locale ses enfants, ses parents, son frère et une nombreuse parenté. Sa dépouille mortuaire amenée vendredi matin avait été déposée dans une des salles de la mairie, transformée en chapelle ardente. C'est de la mairie que partit donc le convoi mortuaire. Le cercueil recouverts des couleurs nationales, avait été poser sur un "dodge" de l'armée de l'air et un détachement de la base de Meyenheim escortait la voiture. Le deuil était conduit par des officiers de l'armée de l'air ayant à leur tête le commandant Chagot, et le commandant de réserve Heinrich, président des anciens parachutistes.

Un sous-officier portait le cousin rouge sur lequel étaient épinglées quelques unes de nombreuses décorations françaises, étrangères et coloniales. Les autorités civiles avaient à leur tête M.M. Wasmer, député et président du conseil général; Bourgeois, député et conseiller général; Radius, sénateur et adjoint au maire de Strasbourg; Ebtinger, secrétaire général de la sous-préfecture de Mulhouse, représentant le sous-préfet; le lieutenant-colonel Francor, représentant l'ordre de la Légion d'Honneur; Schneider, maire de Morschwiller-le-Bas et la gendarmerie de Lutterbach.

En tête du cortège l'on remarquait les enfants de l'école de garçons et de filles, la compagnie des sapeurs-pompiers; l'Union nationale des combattants; le cercle Saint-Ulrich; le Rayon sportif féminin; l'Union musicale; la chorale Sainte-Cécile; le conseil municipal, l'absoute fut donnée par le R.P. Freudenreich qu'assistaient le R.P. Mury et le R.P. Burtz.

Au bord de la tombe le capitaine d'aviation Furst, ami du défunt, prit la parole pour rendre un dernier hommage au nom des camarades des groupes de bombardement et de l'armée de l'air à l'officier mort pour la France.

Puis M. Edouard SCHNEIDER, maire de la commune exalta la mémoire de celui qui fut certainement un des plus grands fils de la commune. M. Schneider donna ensuite lecture de la citation à l'ordre de l'armée de l'air qui accompagna l'attribution à titre posthume de la médaille de l'aéronautique.

"A trouvé la mort en service aérien commandé, le 5 décembre 1957 à AGUI, territoire de la Mauritanie où il avait déjà effectué 50 heures de vol en 11 missions"

"L'Alsace" réitère à la famille l'expression de sa compassion.

(source: Les Dernières Nouvelles d'Alsace)

ORDRE GENERAL N ° 194

LE GENERAL D'ARMEE BAILLY, CHEF D'ETAT-MAJOR

DE L'ARMEE DE L'AIR

CITE A L'ORDRE DE:

L'AVIATION FRANCAISE

- Capitaine UMBRECHT (Jacques)

G.L.A. 48

"Officier commandant pilote d'avion de très grande valeur, animé de la plus haute conscience professionnelle et de remarquables qualités de Décision de calme et de courage, une Donne la pleine mesure à sa carrière militaire et à l'aéronautique.

A fait preuve d'un patriotisme ardent au service de la France 39/45 et en Indochine.

A trouvé la mort le 5 décembre 1957 Dans un accident survenu en service aérien commandé à AGUI, Territoire de Mauritanie.

Officier de la Légion d'Honneur, Était titulaire des Croix de guerre 39/45 et TOE avec 7 citations dont 4 à l'ordre de l'Armée Aérienne.

Totalisait 6.000 heures de vol dont 107 heures 15 de vol de guerre N ° 1 en 16 missions et 1.159 heures de vol de guerre N ° 2 EN 368 missions ".

CITATIONS CES NE COMPORTENT PAS L'ATTRIBUTION DE LA CROIX DE GUERRE

Paris, le 8 janvier 1958

Signé: BAILLY

Commandement de l'Air en A.O.F.

Centre d'administration territoriale de l'Air N ° 871

Ouakam, le 5 février 1958

Le Capitaine Monney.

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(Collection: Michel UMBRECHT)

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