21 mai 2011

Mr EMILE BLANC " Légion d'Honneur"

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Le commandant  Emile BLANC à son bureau de l'aérodrome du Havre-Octeville.

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Monsieur Émile BLANC Ancien des Groupes Lourds, équipage du Cdt MARIAS, vient d'être promu au grade d'Officier de l'Ordre national de la Légion d'Honneur.

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La Légion d'honneur

Date d'instauration: 29 floréal an X

(19 mai 1802)

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Historique :

Le 25 mars 1802, la paix d'Amiens est signée avec l'Angleterre. Après dix années de guerre, la France entre dans une ère nouvelle. De fait, le Premier Consul Bonaparte promulgue une large amnistie pour les émigrés, accélère les travaux d'élaboration du code civil, réorganise l'instruction publique. En même temps, il propose au Conseil d'Etat la création d'un ordre national ouvert à la fois aux militaires et aux civils. Les conseillers de convictions révolutionnaires et jacobines, comme le consul Lebrun, s'effarouchèrent de ce qui leur semblait la création d'une nouvelle noblesse et un retour à la monarchie. Bonaparte répliqua qu'on ne mène pas les hommes sans "hochets". Il l'emporta à la courte majorité de quatre voix.

La Légion d'honneur ainsi créée était composée d'un Grand Conseil d'administration, présidé par le Premier Consul et chargé de la discipline de l'Ordre, et de seize cohortes réparties sur le territoire national. Chaque cohorte, formée d'un chancelier, de sept grands-officiers, vingt commandants, trente officiers et trois cent cinquante légionnaires, était dotée de 200.000 francs de rente. La forme de l'insigne des légionnaires ne fut fixée que le 1er juillet 1804, six semaines après la proclamation de l'Empire.

La première remise solennelle des décorations eut lieu le 15 juillet 1804 dans l'église des Invalides au bénéfice des généraux, magistrats, évêques, savants qui formaient l'élite du nouveau régime. Le 16 août suivant, au camp de Boulogne où était rassemblée l'armée qui devait envahir l'Angleterre, Bonaparte décora les meilleurs de ses soldats : il puisait les insignes dans les casques de Du Guesclin et de Bayard. 

L'Empereur créa le 30 janvier 1805 la grande décoration sous forme de Grand-Aigle, qui devait devenir la Grand-Croix de la Légion d'honneur.

Le 1er mars 1808, avec l'instauration de la noblesse d'Empire, les légionnaires reçurent l'appellation de chevaliers.

Lors de l'abdication de Napoléon, la France comptait près de 32 000 titulaires de la Légion d'honneur, dont 1 500 à titre civil.

La restauration, qui rétablit les ordres royaux, conserva cependant la Légion d'honneur : seule l'effigie d'Henri IV remplaça la tête de Napoléon sur l'insigne, et la couronne impériale qui formait la bélière céda la place à la couronne royale.

Ce devait également être sous la Restauration que furent fixés les noms des grades et dignités tels qu'ils existent encore de nos jours : chevaliers, officiers, commandeurs (et non plus commandants), grands-officiers,, grand-croix. La Monarchie de Juillet refit de la Légion d'honneur le grand ordre national, dans lequel elle accueillit écrivains, industriels et fonctionnaires.

Avant même d'être Napoléon III, le Prince-Président rétablit, le 1er février 1852, la décoration dans la forme du Premier Empire. Il créa le Conseil de l'ordre, fut le premier à décorer des femmes et multiplia les distinctions aux artistes et aux hommes de lettres.

La IIIe République, qui avait d'abord limité son attribution aux seuls militaires, rétablit en 1873 la Légion d'honneur dans ses caractéristiques initiales. La Grande Guerre mondiale, des guerres d'Indochine et d'Algérie notamment, l'effectif de l'ordre dépassait 300 000 membres au début de la Ve République.

Le 28 novembre 1962, le général de Gaulle dote la Légion d'honneur et la Médaille militaire d'un nouveau statut. Ce code régit encore aujourd'hui ces deux distinctions. Il assigne au premier Ordre national un nombre de membres, fixé à 75 grand-croix, 250 grands-officiers, 1 250 commandeurs, 10 000 officiers et 113 425 chevaliers. Il est à noter qu'en 2002, année où l'ordre a célébré son bicentenaire, son effectif total n'excédait guère 110 000 membres, ce qui témoigne de ce que l'objectif de 1962 a été plus largement atteint, alors même que les Français sont aujourd'hui plus de soixante millions.

Insigne :

Une étoile à cinq rayons doubles, surmontée d'une bélière en forme de couronne de chêne et de laurier, porte en son centre l'effigie de la République. Les branches de l'étoile sont émaillées de blanc et reliées entre elles par une couronne de laurier et de chêne. L'avers présente deux drapeaux tricolores avec l'inscription "Honneur et Patrie" et la date "29 floréal an X".

Le ruban, rouge, timbré d'une rosette pour les officiers, est porté en cravate par les commandeurs et en écharpe par les grands-croix. Les grands-officiers arborent en outre une plaque diamantée, tout argent, et les grands-croix une plaque en or.

Le grand collier de l'Ordre, qui ne peut être porté par le Président de la République, en sa qualité de Grand Maître de la Légion d'honneur, se compose de seize médaillons en or formant une chaîne dont le motif central est constitué par le monogramme "HP" (Honneur et Patrie), devise de l'ordre depuis 1802.

 (source: Les décorations françaises, Trésor du patrimoine)

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Emile Blanc

décoré de la Légion d'honneur

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Vidéo réalisée par Mr Bruno GROSSIN

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Le chef de Bataillon Henri Masquet, commandeur de la Légion d'honneur a décoré Emile Blanc.

(collection: Jean-Pierre OUVRARD)

Le commandant Émile Blanc, ancien des Groupes Lourds, équipage du commandant Marias qui a participé au débarquement de Normandie, vient d'être promu au grade d'officier de l'ordre national de la Légion d'honneur.

Il a été décoré par le chef de bataillon Henri Masquet, commandeur de la Légion d'honneur. La cérémonie à laquelle participaient, outre les autorités civiles et militaires, une délégation de la gendarmerie et un détachement des douanes, a eu lieu vendredi au monument aux morts. A cette occasion, un écolier de Nieul a lu une lettre d'un poilu de la Grande-Guerre. Cette lecture a été suivie de l'appel aux morts et du dépôt de gerbes par le maire Henri Lambert.

(Jean-Pierre OUVRARD)

http://www.sudouest.fr/2011/11/14/emile-blanc-decore-de_la-legion-d-honneur-552776-1477.php

http://www.sudouest.fr/2011/11/10/sans-la-memoire-on-n-existe-plus-549325-1391.php

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Nieul

Discours du Chef de Bataillon Henri MASQUET

Dans quelque minutes, je vais remettre la croix d'officier de la Légion d'Honneur au lieutenant honoraire de l'Armée de l'Air, Mr Blanc, qui engagé en 1938 était, après avoir rejoint le Général de Gaulle, sergent-Chef mitrailleur-arrière sur un bombardier Halifax, lors du débarquement du 6 juin 1944 en Normandie.

Ce jour là, son escadrille avait pour mission de détruire une batterie de D.C.A., située à MAISY dans le Calvados, réussite totale pour cette opération.

Jusqu'à la fin de la guerre, Mr Blanc participa à 30 missions de guerre contre l'Allemagne.

Il quitta l'Armée après la victoire en 1945 et je sais qu'il pense souvent à ses 35 camarades de son unité qui tombèrent au combat.

Après la guerre, suite à sa conduite exemplaire, il reçut les épaulettes de lieutenant et la Croix de chevalier de la Légion d'Honneur.

Devenu civil, mais aviateur, il resta au contact d'avion en devenant ingénieur d'exploitation de la navigation aérienne ce qui lui permis de devenir commandant d'aéroport, fonction qu'il exerça pendant plusieurs décennie dans de nombreux aéroports de France ou d'Afrique notamment à Fort-Lamy au Tchad et au Havre où il prit sa retraite en 1984.

En dehors de la Légion d'Honneur, il est également titulaire de la Médaille Militaire, de la Croix de Guerre 39/45 avec quatre citations et de la Médaille d'Argent de la jeunesse et des sports. Il est également titulaire du diplôme de reconnaissance de la Nation.

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Nieul

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Monsieur Émile Blanc, Madame Blanc.

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Mr Emile Blanc, Mr Guy Grossin.

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Mr le Maire, Mr Emile Blanc.

Je remercie Monsieur Guy GROSSIN a qui je dois l'envoie de ses photos souvenirs sur la cérémonie de la Légion d'honneur remise à Monsieur Émile Blanc notre ancien des Groupes Lourds mitrailleur-arrière dans l'équipage du capitaine Marias.

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19 mai 2011

OCTOBRE 1945 "Retour à Bordeaux-Mérignac"

OCTOBRE 1945

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18 Octobre 1945

Air Marshal Sir BOTTOHLEY

(collection: Yves HERROU)

 

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(collection: Christian LAVERDET)

Photo probablement prise à Mérignac en 1946. 

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Remise de décorations lors de la cérémonie de retour des Groupes Lourds à Bordeaux sur la place des Quinconces en novembre 1945?.

Sous-lieutenant André Guédez 1er à droite au 2ème rang.

(collection: André GUEDEZ)

 

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Sous-lieutenant André Guédez 3ème en partant de la gauche (il tourne la tête), si vous reconnaissez des personnes sur les photos  n'hésitez pas a prendre contact.

(collection: André GUEDEZ)

 

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Remise de décorations à Bordeaux sur la place des Quinconces en novembre 1945?

Dernier au premier rang à gauche le Sous-lieutenant André Guédez.

(collection: André GUEDEZ)

 

 

Les Aviateurs Français

rentrent à Bordeaux-Mérignac

Documents réaliser par

Mr Paul Bogaert  (Président de l'AAA des Groupes Lourds)

et Mr Jean-Paul Churet (chargé des archives)

Amicale des Anciens et Amis des Groupes Lourds.

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L'accueil des Groupes Lourds par la ville de Bordeaux.

De gauche à droite:

Commandant CHURET, le Père MEURISSE aumônier de la base d'Elvington, Commandant Claude CATTELLAT, ??, ??.

(source: ecpa)

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L'accueil des Groupes Lourds par la ville de Bordeaux.

De gauche à droite:

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Dédicace de l'équipage du Capitaine BRION.

(collection: Michel DARRIBEHAUDE)

 

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L'accueil des Groupes Lourds par la ville de Bordeaux.

De gauche à droite:

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L'accueil des Groupes Lourds par la ville de Bordeaux.

De gauche à droite:

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L'accueil des Groupes Lourds par la ville de Bordeaux.

"2/23 Guyenne"

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L'accueil des Groupes Lourds par la ville de Bordeaux.

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(source: "EMPREINTES" LA REVUE DE LA MEMOIRE DE BORDEAUX N°65 MARS 2011) 

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16 mai 2011

AVIS DE RECHERCHE "André ESQUILAT - Louis MARTROU"

AVIS DE RECHERCHE

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Jacques GAZEL et Jean-Michel GRAVAUD

recherchent les photos concernant les mitrailleurs André ESQUILAT et Louis MARTROU prisent à Filey le 29/11/1943, ils furent affectés tous les deux à la 4 A.G.S. de Morpeth le 18/03/44, ils retournent à Filey le 6/05/44 avant d'être dirigés le 6/06/44 a la 20 O.T.U., mutés sur la base 41 le 29/08/44 à la Station de Rufforth.

Aux Anciens, aux descendants ou d'autres personnes qui pourraient avoir des documents photographiques sur ces lieux, à ces périodes.

http://equipagena547-v.jimbo.com

Jacques GAZEL.

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28 avril 2011

CINQ "LOURDS" NE SONT PAS RENTRES

 

CINQ "LOURDS"

 

ne sont pas rentrés

 

Objectif BOCHUM

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Le "N" a bombardé Bochum à l'heure prévue: 19h45. A bord, le silence est complet. Chacun comprend que cette mission est difficile. Sur l'objectif, tout s'est bien passé, mais l'Angleterre est loin, et jamais on n'avait vu descendre tant d'avions. Cependant le plus dur est fait, et, avec un peu de chance...

Mais, tout à coup, l'aile gauche prend feu. Quelques balles traçantes indiquent en même temps qu'un chasseur les a surpris.

Equipage du Lt VLES

Pilote: Adjt HANNEDOUCHE, Navigateur: Lt VLES (Cdt d'avion) Bombardier: S/Lt LAMBERT, Radio: Sgt/C VLAMINCK, Mécanicien: Sgt/C BEAUVOIT, Mitrailleur-supérieur: Sgt/C LIMACHER, Mitrailleur-arrière: Sgt/C OLIVE. 

ROGER LIMACHER

Sgt/C Roger LIMACHER

(collection: Roger LIMACHER)

L'adjudant Hannedouche, pilote, donne aussitôt l'ordre de sauter. Le lieutenant Vlès se lève, ouvre la trappe. Mais l'incendie est violent, et déjà l'avion, déséquilibré, s'engage malgré les efforts du pilote. Le Halifax s'incline de plus en plus, prend une position anormale. Il semble qu'à l'intérieur, on soit attiré au plafond. Le navigateur, qui est auprès de la trappe, peut, seul, évacuer facilement et il faut faire vite; car si l'on en juge par la position de l'avion, dans quelques secondes, il sera trop tard. Le lieutenant Vlès peut sauter. Mais il aperçoit, dans l'ombre, le radio, le sergent-chef Vlaminck, qui est en difficultés, à cause de la position de l'avion, et qui ne peut atteindre l'ouverture. Il l'attrape, et avec une force que l'on eut pas imaginée, il l'aide à s'introduire dans l'ouverture.

Mais le sergent-chef Vlaminck ne peut évacuer; il est comme attiré à l'intérieur de l'avion. Et les secondes passent. Le lieutenant Vlès s'arqueboute, et de toute sa force, il appuie avec son pied sur les épaules de son radio, qui enfin se retrouve dans le vide et ouvre son parachute.

Cela a demandé plusieurs secondes. Le lieutenant Vlès savait qu'il avait peu de temps, mais il n'a pas voulu risquer d'être le seul, lui, commandant d'avion, à survivre à son équipage. Il a décidé de se sacrifier, s'il le fallait, pour ses hommes.

Et en effet, à peine le sergent-chef Vlaminck a-t-il évacué le bord que l'avion explose. Le pilote, resté à son siège pour permettre à ses camarades de sauter, se retrouve, sans comprendre, suspendu au bout de son parachute, descendant lentement dans la nuit. La queue du Halifax, détachée par l'explosion, descend au sol en tournoyant. Elle entraîne avec elle le sergent-chef Olive mitrailleur-arrière, qui meurt ainsi dans sa tourelle. Quant au lieutenant Vlès, il s'est volontairement sacrifié pour sauver au moins un de ses hommes. Il disparaît héroïquement avec quatre d'entre eux.

equipage DABADIE

Equipage du lieutenant DABADIE.

Pilote: Adjt GUISE, Navigateur: Lt DABADIE (Cdt de l'avion), Bombardier: S/Lt POTHUAU, Radio: Sgt/C ALAVOINE, Mécanicien: Sgt/C LELONG, Mitrailleur-supérieur: Sgt VAUTARD, Mitrailleur-arrière: Sgt VEGA.

Le Halifax du lieutenant Dabadie est attaqué par-dessous. Le feu se déclare immédiatement au moteur intérieur gauche. Le lieutenant Dabadie appelle le pilote, l'adjudant Guise qui ne répond pas, probablement tué par la rafale. Dabadie donne alors l'ordre de sauter. Il ouvre la trappe d'évacuation avant, mais celle-ci se coince.

Dabadie et le bombardier, le lieutenant Pothuau, sont enfermés dans la partie avant de la carlingue. Le radio, le sergent-chef Lavoine, s'approche de la trappe. Dabadie lui fait signe de sauter et Alavoine évacue après avoir jeté un coup d'oeil vers l'arrière et vu le mécanicien, le sergent Lelong, tenter de mettre son parachute dans la fumée épaisse. Pendant ce temps, le mitrailleur-supérieur, le sergent Vautard ouvre la porte arrière et se précipite dans le vide. L'avion tombe à Hückelhoven (20 km N.O de Cologne). Ils seront les deux seuls rescapés. Dabadie et Guise ont été inhumés au cimetière de Hückelhoven. Les 3 autres corps n'ont pas été retrouvés.

 

EQUIPAGE BERAUD

Equipage du Capitaine BERAUD.

Pilote: Cpt BERAUD (Cdt de l'avion), Navigateur: Lt VALETTE, Bombardier: Lt RAFFIN, Radio: Adjt CLOAREC, Mécanicien: Sgt/C IMART, Mitrailleur-supérieur: Sgt BELLON, Mitrailleur-arrière: Adjt MANFROY.

Pendant ce temps, le "N"... est sur le chemin du retour. Lui aussi, il a bombardé; lui aussi, il a rempli sa mission; mais depuis quelques minutes seulement qu'il a lâché ses bombes, le capitaine Béraud a vu descendre en flammes au moins trois Halifax. Le sergent-chef Imart qui est à côté de lui, lui demande s'il ne voudrait pas mieux qu'il aille veiller dans la tourelle inférieure, où aucun mitrailleur n'est prévu de nuit.

Le capitaine Beraud n'a même pas le temps de répondre, qu'un choc se produit comme un martèlement rapide, et une gerbe de balles traçantes monte à gauche, dépassant l'avion.

Le pilote a compris. Il jette un coup d'oeil: le moteur intérieur gauche est en feu. De sa voix habituelle, toujours lente et calme, il donne l'ordre:

Mettez vos parachutes.

Et aussitôt, réglementairement comme à l'exercice, il ajoute:

- Sautez, sautez, sautez.

Il n'y a pas de temps à perdre. Quand un moteur est en feu, l'aile du Halifax se casse en moins d'une minute.

Le lieutenant Valette se lève. Enfermé dans sa cabine, occupé à ses calculs, il n'a rien vu , et demande:

Tu crois qu'il faut sauter tout de suite?

Sauter immédiatement, répond le capitaine Béraud.

La trappe est ouverte. Le navigateur saute le premier, l'adjudant Manfroy, mitrailleur-arrière, saute de sa place. C'est au lieutenant Raffin de sauter. Pense-t-il à ce qu'il a si souvent dit de son pilote ? Mais Béraud n'est pas blessé; il sautera, et ils se retrouveront au sol. Raffin saute. Le radio, le mitrailleur-supérieur sautent aussi dans la nuit.

Le sergent-chef Imart est resté pour aider le pilote, comme c'est son devoir de mécanicien. Il lui a passé son parachute, que le capitaine Béraud a pris, et, calmement accroché à une poignée, ne voulant pas être gêné dans son pilotage, et comptant le prendre là pour sauter. Il tient l'avion , qui commence à s'embarquer. Le sergent-chef met son parachute, s'approche de la trappe, et se retourne.

Vous venez mon capitaine?

J'arrive, sautez, répond le capitaine Béraud.

Le mécanicien saute. Son parachute s'ouvre: et pendant qu'il descend, un peu désorienté, il lui semble voir en l'air une explosion. Est-ce son avion qui explose? Le capitaine Béraud disparaît avec lui, et, coïncidence de l'amitié, on ne retrouvera pas le lieutenant Raffin, dont le parachute s'est pourtant ouvert. Seuls de leur équipage, les deux amis restent des disparus.

 

EQUIPAGE BARON

Equipage du Capitaine BARON.

Pilote: Cpt BARON( Cdt de l'avion), Navigateur: Lt TRUCHE, Bombardier: Adjt VIGNERON, Radio: Adjt/C MIGNOT, Mécanicien: Sgt/C CORMIER, Mitrailleur-supérieur: Sgt/C PETITJEAN, Mitrailleur-arrière: Sgt BOURELLY.

Lieutenant-colonel DAGAN, (Au cours de se raid, le lieutenant-colonel Dagan de l'Etat-Major de Londres avait tenu à effectuer une mission de guerre afin de se rendre compte de visu des difficultés afférentes. Cette nuit-là il occupait la place de deuxième pilote. Lui aussi trouve la mort dans l'accident.)

Le "J" du capitaine Baron ira plus loin. Avec ses trois moteurs, il a pris un peu de retard. Il a bombardé Bochum, et au cap 240, il s'avance sur le chemin du retour. Le  est invisible , mais à gauche la D.C.A. de Cologne est un point de repère bien précis.

Le lieutenant-colonel Dagan, debout près du pilote, surveille le ciel. Il a vu des avions descendre en flammes tout autour de lui.

C'est une attaque par l'avant, d'un "Me 109", qui surprend le "Halifax" presque immédiatement, une deuxième attaque se produit, par l'arrière. Le sergent-chef Petitjean tire. Mais les rafales du chasseur ont porté. Le moteur intérieur droit est en feu. Le capitaine Truche, navigateur, et le sergent-chef Bourrely sont blessés. Le feu gagne rapidement, et le capitaine Baron ne dit rien.

Allô pilote ! Le feu à droite, dit Petitjean. Mais personne ne répond. Des secondes passent. Bientôt , cependant, très faible, essoufflée, la voix du capitaine Baron, gravement blessé, commande.

" Parachutes !..." puis dans un souffle: "sautez... vite".

Le capitaine Truche ouvre la trappe, et fait signe à l'adjudant Mignot , qui a passé au lieutenant-colonel Dagan son parachute, de sauter: le radio saute. A ce moment, le "Halifax" part en vrille. Le mitrailleur-arrière, comme les sept autres à bord se trouve bloqué par la position et le mouvement de l'avion. Faudra-t-il y rester jusqu'au sol ? Mais l'avion explose. Le sergent-chef Petitjean et le capitaine Truche, mitrailleur-arrière et navigateur, se retrouvent, par miracle, en l'air, au bout de leur parachute ouvert. Et au sud de Julich, les débris du "Halifax J" arrivent au sol avec les restes de cinq membres de l'équipage.

EQUIPAGE HYENNE

Equipage du Lieutenant HYENNE.

Pilote: Sgt ROCA, Navigateur: Lt HYENNE (Cdt de l'avion), Bombardier: Adjt/C CHABROUD, Radio: Sgt/C MAXERAT, Mécanicien: Sgt/C LAHERRERE, Mitrailleur-supérieur: Sgt MARTIN, Mitrailleur-arrière: Sgt REYNAL.

Quand au "G-Georges", l'avion du lieutenant Hyenne, piloté par le sergent-chef Roca, nul, jamais, n'est revenu pour en donner des nouvelles. Chabroud, Laherrere, Maxérat, Martin, Reynal, tout l'équipage est, aujourd'hui encore, manquant. Collision ? D.C.A. ? Chasseur ? Probablement, nul ne saura jamais. Ils sont tombés, anonymes, quelque part dans la nuit.

Et ce soir-là, le sergent-chef Bellon attendra vainement le retour de ses camarades. Les deux verres de whisky resteront vides. La partie de bridge n'aura pas de fin.

Le groupe "Guyenne" aura payé un lourd tribut à la victoire future.

"Le 4 novembre 1944, sur seize avions engagés, cinq ne sont pas rentrés."

Par les Capitaines BOURGAIN et COCHO.

(Source: AVIATION FRANCAISE N°38 du 24 Octobre 1945)

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CINQ LOURDS NE SONT PAS RENTRES

par GERMAINE L'HERBIER

Madame, cinq équipages ne sont pas rentrés du raid sur BOCHUM.

- Y eut-il des rescapés, Commandant ?

- Douze seulement

- Donc - en comptant sept membres d'équipage par appareil - 23 aviateurs sont portés disparus.

- 24, car le lieutenant-Colonel Dagan, quoique officier d'Etat-Major, fut passager de "l'Halifax N.R. 181".

- Commandant, nous allons partir rechercher les manquants, afin que leurs familles aient au moins l'ultime consolation de savoir où sont leurs tombes.

Nous reprenons la route, comme si souvent depuis août 1940, date à laquelle je créai la "Mission de recherche des aviateurs disparus".

Première escale à Glize, en Hollande, où - avec le 137e Wing de la R.A.F. - est basé le 342e Squadron, le sympathique groupe "Lorraine". Là, accueil fraternel.

A bord d'un "Mitchell", piloté par le capitaine Genty, nous faisons une première randonnée au-dessus de la région Rhénane, afin d'y repérer les carcasses d'avions abattus et préparer ainsi nos recherches de tombes.

 

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Le lieutenant René GENTY 1er à gauche au 2/12 en 1940.

(collection: Ducastelle Philippe)

Le navigateur, lieutenant Peretti, pointe:

- Un "Halifax" 13.000 mille Est de Goch.

- Victor, repère le chasseur anglais, dit Genty.

- O.K., un mille sud de Geldern.

Hélas, à mesure que nous avançons au-dessus de la Ruhr, les débris d'appareils deviennent plus rares. D'ailleurs, nous repérons un cimetière d'avions près de l'usine métallurgique de récupération d'Alrath, et cela ne nous rend pas très optimistes sur le succès de nos recherches prochaines; mais " point n'est besoin d'espérer pour entreprendre"...

Maintenant, notre voiture roule sur cette terre allemande, où le charbon fut à la base de l'énorme concentration industrielle qui fournit au Reich la majorité de son potentiel de guerre. Ruhr, qui fut fut écrasée sous les massifs bombardements aériens. Ruhr où sur 5 millions d'habitants présentant la plus forte densité humaine de l'Europe - 600 habitants par km2 - 4 millions furent sinistrés.

Paysage lunaire et figé: squelettes d'usines, immeubles dont les matériaux ont dévalé dans les rues, cheminées froides, cratères de milliers de bombes.

Nous poursuivons nos patientes enquêtes dans les Rathaus (Mairie) auprès de la police, de la gendarmerie, de la population.

Je connais d'avance les réponses qu'on nous fera: les archives ont été détruites, ou emportées, ou brûlées par les S.S. Beaucoup d'hommes sont morts, d'autres prisonniers et nul ne sait plus rien sur les drames aériens... Les morts du cimetière ? enterrés comme "inconnus" par la Wehrmacht avant sa fuite.

Et cent fois nous recommencerons des démarches qui sembleront vaines pendant d'interminables jours d'échecs, jusqu'à ce qu'enfin nous puissions nous recueillir sur des tombes comme celles du cimetière de Dortmund, où repose l'un des équipages recherchés: lieutenant Hyenne, adjudant-chef Chabroud, sergent-chef Roca, sergent-chef Maxerat, sergent-chef Laherrere, sergent Martin, sergent Raynal...

Et un peu plus tard, nous voici découvrant à Norf, à 8 kilomètres S.O. de Dusseldorf, les tombes des lieutenant-colonel Dagan, capitaine Baron, adjudant Vigneron, sergent-chef Cormier, sergent Bourrely, bien identifiés, malgré l'inscription portés sur les croix:

"Cinq aviateurs américains inconnus, mars 1945".

Certains témoignages d'aviateurs rescapés sont heureusement si précis que nous pouvons aller enquêter directement sur le lieu de chute de l'avion: ce qui fut le cas de l'Halifax N.A. 558, abattu dans la banlieue de Vermelskirchen.

L'adjudant Hannedouche et l'adjudant Vlaminck y furent faits prisonniers et Vlaminck inhuma même son camarade sergent-chef Beauvoit, au cimetière.

Toutefois, ce qui compliqua singulièrement notre enquête c'est qu'en cette journée tragique du 4 novembre 1944, un raid massif eut lieu vers 15 heures, sur les aciéries de Soligen, ville toute proche et, coïncidence curieuse, trois avions anglais tombèrent à Vermelskirchen. Au cimetière, 28 aviateurs reposent, dont 7 seulement sont identifiés, un seul Français; le sergent-chef Beauvoit.

Pour essayer de résoudre l'énigme de la disparition des autres membres de l'Halifax N.A 558: lieutenant Vlés, sous-lieutenant Lambert, sergent-chef Limacher, sergent-chef Olive, nous allâmes recueillir le témoignage du chef de la police locale: von der Brack.

Celui-ci se souvenait très bien d'avoir fait prisonnier un aviateur anglais, James Williams ainsi que l'adjudant Vlaminck. Il ajouta d'un air mystérieux:

- Il a eu de la chance que ce soit moi qui le capture.

- Pourquoi ?.

- Parce que, dans notre région, il y avait de fanatique S.S.

- Vous pensez qu'ils eussent été capable de faire du mal aux aviateurs alliés ? ?

- J'en suis sûr.

- Que voulez-vous dire ?

- J'ai dénoncé trois S.S. qui ont fusillé un Anglais et sont internés à Opladen depuis.

- Et des Français que savez-vous ?

- ... Je ne sais rien.

Nous ne pûmes rien obtenir de plus de ce chef de la police, qui était visiblement troublé et confondait tout dans le double drame aérien qui s'était passé à Vermelskirchen, le 4 novembre.

Nous nous rendîmes alors à Hilden, où siège la Mission française de recherche des criminels de guerre.

- Capitaine Duranton, savez-vous s'il y eut des aviateurs français fusillés dans cette région ?

- Hélas, oui : le sergent-chef Olive, assassiné à Burg.

- Olive ? mais l'adjudant Vlaminck a su qu'Olive, resté dans sa tourelle détachée de l'Halifax était mort des suites de ses blessures à l'hôpital de Burg.

Les Allemands l'ont trompé...

Le lendemain, douloureusement émus, nous allâmes enquêter à Burg.

Comment Olive se retrouva-t-il vivant au sol, après l'effroyable chute de l'Halifax ? Nul ne le saura jamais. Grièvement blessé au menton, il dut marcher dans la nuit froide et claire, sous les arbres de la forêt séculaire. Il gravit la colline que couronne un lourd château féodal; et puis. Vers deux heures du matin, n'en pouvant plus, il frappa à la porte d'une ferme isolée au bout du village. Le paysan, Paul Beich fut pitoyable à l'aviateur. Il lui donna une tasse de lait et lui permit de se reposer dans sa grange.

Le lendemain matin, vers 8 heures, sa femme l'y obligeant, déclara-t-il plus tard à l'instruction. Il conduisit le sergent-chef Olive à Unterburg et remit son prisonnier au Watchmeister Willi Amann. Celui-ci, membre du parti S.S., directeur du Volksturm, enleva la cigarette des doigts d'Olive et le frappa cruellement sur son menton blessé en disant: "Cet homme doit être fusillé dans dix minutes, je ne veux plus le voir !"

Avec le Landwatchmann Conrad Beging, qui s'arma d'une carabine, tous deux poussèrent Olive vers le bois, non loin de la maison de Frau Marta Kaisin qui, du pas de sa porte, vit tirer sur l'aviateur qui s'écroula, tué net.

Amann revint à la gendarmerie une heure plus tard, déclarant froidement que le parachutiste était mort, parce qu'il avait tenté de s'enfuir et que Beging avait dû l'abattre.

Le malheureux sergent-chef Olive fut inhumé à l'orée du bois dans un cimetière athée des condamnés, des communistes, des miséreux.

Lorsque fin avril 1945, les armées américaines victorieuses conquirent la région, l'assassin Conrad Beging se suicida...

Amann fut interné à la prison de Remscheid et nul ne veut douter du châtiment qui l'attend... Le 16 juin 1945 eut lieu le transfert solennel du corps du sergent-chef Olive au cimetière de Burg, en présence des officiers et sous-officiers français se trouvant à Hilden, et de l'aumônier, R.P. Perrin, qui donna l'absoute.

Nous avons fleuri avec une émotion toute particulière la tombe de cet aviateur martyr... Et puis nous avons repris notre dure route, à la recherche des derniers manquants des " cinques lourds qui ne sont pas rentrés".

Germaine L'HERBIER MONTAGNON. 

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CORPS DES SERVICES GENERAUX DE LA BASE

"Corps des Services Généraux

de la base d'Elvington"

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2ème classe LUNARDELLI Olivier.

Photo prise par un photographe professionnel d'York le 4 Août 1944, Madame Beryl, Surriergate, York. (merci Olivier)

Il est vrai que sans les mécaniciens il n'y aurait pas eu de "Navigants", mais il y avait, aussi, les obscurs, les sans grades, qui complétaient le petit monde des français de la base d'Elvington et dont je faisais partie à mon corps défendant, car il n'était pas question de refuser l'affectation que l'on voulait bien vous donner.

En fait, pour ma part, j'avais été affecté à l'entretien d'un "tonneau" comme "Batman".

Bâtiment d'une douzaine de petites chambres destinées au logements des navigants, situé sur un des sites éparpillés sur la base et que je devait entretenir pour le confort de ces personnes.

- Arrivé au Corps le 15.10.1943

- Affecté à la Base aérienne de Meknès (Maroc)

- Rejoint le groupe de Chasse 1/2 qui devient le Squadron 1/2 "Cigogne" le 3.11.1943

- Fait mouvement avec le Groupe, quitte Meknès le 21.12.1943 et arrive à Baraki (Alger) le 24.12.1943

 

STRATHMORE

 

- Embarqué à Alger le 30.01.1944 sur le S/S strathmore

- Débarqué à Liverpool (Angleterre) le 11.02.1944

Ce dont je me souvienne, encore un peu, c'est que je suis allé à West-Kirby, puis à Ayr puis j'ai été transféré aux Groupes Lourds "Guyenne" et "Tunisie" et envoyé à Elvington.

source: LUNARDELLI Olivier

- Sergent: DESGRANGES Roger - G.B. 1/25 Tunisie (Corps du personnel service général)

- Mr VIGNE Armand - (Corps du personnel service général)

- Sergent: CERET Emile - (Corps du personnel service général, cuisinier)

- 1ére Classe: CUCUPHAT - 2/23 Guyenne  (Secrétaire) 

papa_elvinton2005 René GONZALES Cuisinier

2ème classe GONZALES René (Corps du service général, cuisinier).

(collection: Jean-Paul GONZALES)

- 2ème classe: SEGURA Emile (tailleur)

 

tonton_manou024

 

- 2ème classe: SEGURA Manuel (cuisinier)

(collection: Jean-Paul GONZALES)

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Les cuisiniers de la base d'Elvington.

4ème en bas en partant de la gauche Roger Gonzalès, debout 8ème en partant de la gauche Manuel Ségura avec le foulard.

(collection: Jean-Paul Gonzalès)

 

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En bas à partir de la gauche, 3ème René Gonzalès 6ème Manuel Ségura.

René gonzalès

Un repas champêtre pour les cuisiniers d'Elvington

5ème en partant de gauche René Gonzalès.

(collection: Jean-Paul Gonzalès)

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 (collection: Jean-Paul Gonzalès) 

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Vue aérienne des différents site de la base d'Elvington. 

René Gonzalès Manuel Ségura

Les deux cuisiniers, René Gonzalès, Manuel Ségura sous la neige d'Elvington au Site N°13.

 

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Personnel devant un Halifax (661?)de retour en france, Mérignac.

(collection: Jean-Paul Gonzalès)

 

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Le retour des Groupes Lourds à Mérignac.

(collection: jean-Paul Gonzalès)

 (A SUIVRE) 

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22 avril 2011

RETOUR EN FRANCE " Les Groupes " Guyenne " et " Tunisie"

Retour en France

Les groupes "Guyenne" et "Tunisie"

Quittent leur base d'Angleterre

et se posent à Bordeaux

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L'un après l'autre, les groupes de bombardement lourd Guyenne et Tunisie, quittent leur base de Grande-Bretagne et rentrent en France.

Quand je pense à ce long cortège d'heures, de mois et d'années qu'il a fallu pour créer ce mot de LOURDS, lui accorder une valeur dans la guerre contre les tyrans; quand je pense à cette somme d'angoisse et à cette foule de copains restés en otages du givre, des pannes, des canons et de la nuit, je mesure mieux le prix des hommes qu'ils sont et de la liberté qu'ils ont contribué à conquérir. Maintenant les LOURDS ont leur place. Le combat qu'ils ont mené dans les ténèbres contre la puissance industrielle nazie revêt l'une des formes les plus poignantes de cette guerre et les classe à part dans cette curieuse espèce d'hommes qui pilotent encore les machines volantes.

Les saisons ont versé sur eux leurs brumes, leurs neiges et leurs tendresses. L'école qui leur a enseigné à semer la terreur en Allemagne les a rompus à l'éreintante monotonie des alertes, des contre-ordres et des vols.  Ils savaient goûter l'oubli de leurs courses dans les salles de cinéma d'York ou dans la pêche à la ligne, près d'une écluse où des troupes de lamproies bondissaient dans le courant d'eau sale. Ils ont toujours guetté, redouté ou espéré le crépuscule de l'aube, le lever ou le coucher de la lune, le brouillard et le ciel clair. Tant de fronts chauds et de fronts froids de nuages les ont roulés dans leur épaisseur et leurs grains que leur âme en est plus hâlée que leur visage.

Ils savent ne plus s'étonner de rien. Leurs impatiences se sont usées à la meule du temps et à cette incroyable, à cette monumentale patience de la Royal Air Force, sûre d'elle même et de son destin, qui tournait lentement dans un rythme de planète tranquille, où ils n'étaient que cent équipages sur cent mille et les représentants d'une nation parmi les représentants de vingt autres.

La rivière débordait et regagnait son lit: les pêcheurs apprenaient comment on trouvait une place assise dans l'autobus qui menait les permissionnaires à la ville. Un jour, après trente ou quarante raids dont ils rentraient avec des visions d'explosions astrales et des mesures d'étoiles, on les retenait sur la rive de la guerre.

Et voici que les LOURDS sont rendus à la vie et à leur patrie. Le givre, les pannes, les canons et la nuit ont sacrifié le plus grand nombre de leurs otages. Les rescapés rentrent. Avant de se poser à Bordeaux, ils défilent sur Paris qu'ils évitaient autrefois. L'exil prend fin pour eux. Le soleil d'automne dore leurs ailes noires que tant de projecteurs ont éclairées sur la Ruhr, et nous, d'en bas, nous levons les yeux vers eux, vers leur gloire d'hommes des nuits revenus, après la victoire, sur la terre paternelle et douce où la lumière les attend

Par Jules ROY.

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(collection: Régis JOUHAUD)

Les groupes français de bombardement lourd qui, depuis des mois et des mois participaient à l'effort de guerre du "Bomber Command" britannique rentrent en France avec leurs appareils.

Samedi dernier, vers 16 h 30, les "Halifax" du groupe "Guyenne" emplissaient le ciel de Paris de leur ronflement: nos bombardiers, venant de leur base anglaise d'Elvington, saluaient Paris avant de se poser à Bordeaux où ils seront désormais basés.

 

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Halifax au-dessus de Bordeaux.

(collection: Nicolas Ragueneau)

 

Lundi prochain, 29 octobre, à son tour, le groupe 1/25 "Tunisie" quittera l'Angleterre et passera sur Paris vers 15 h 15.

BORDEAUX halifax_Joyau_dg

(collection: Yohan ZERDOUN)

L'aviation française, et la France tout entière saluent avec joie et fierté les porteurs de foudre héroïques qui les ont si vaillamment représentés au sein de la Royal Air Force et qui ont tant payé au destin !

(source: AVIATION FRANCAISE N°38 du 24 Octobre 1945)

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14 avril 2011

MIRANDA DE EBRO

MIRANDA DE EBRO

JEUDI 14 AVRIL 2011

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Le 12 avril 2011

A l'occasion du 14 avril (date qui commémore tous les ans la II République espagnole) qui coïncide avec le 80 ème anniversaire de la proclamation de la II République Espagnole, l'Association pour la Mémoire Historique de Miranda del Ebro, organise une Session Publique à partir de 18h30, dans le Parc du Maire Emiliano Bajo, près du monument dédié aux victimes de la Guerre Civile et de la répression franquiste.

Pendant la cérémonie, sera lu un manifeste en hommage et en souvenir de ceux qui donnèrent leur vie pour défendre la liberté et la légalité du gouvernement républicain pendant la guerre civile.

Ensuite une couronne floral sera déposée aux pieds du monument

Luis Alberto Egea Alvarez

Présidente Asoc. Memoria Historica de Miranda de Ebro.

(traduction: Baptiste COPIN)

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27 mars 2011

GRANDCAMP-MAISY 26 MAI 2011

GRANDCAMP-MAISY 26 MAI 2011

___________________

Programme de la journée

_______________

- 09h 00 - Messe à l'Eglise de Grandcamp-Maisy;

- 10h 00 - Dépôt de gerbes au Monument aux morts de la ville (Place de l'église);

- 10h 30 - Assemblée Générale Ordinaire (la salle communale);

- 12h 30 - Cérémonie au Mémorial des Groupes Lourds (sur le port);

- 13h 00 - Apéritif suivi du repas annuel de l'Association (Hôtel LE DUGESCLIN);

- 15h 30 - Visite à la Batterie de Maisy.

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Mr Ian REED Directeur du YORKSHIRE AIR MUSEUM, Mr Jean CAILLET.

www.yorkshireairmuseum.co.uk 

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Mr Lucien MALLIA, mitrailleur-arrière dans l'équipage du Cpt NOTTELLE.

004

Camille COQUOT, mitrailleur-supérieur dans l'équipage du Lt BECAM.

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Mr Pierre VIGNAUD est accompagné par sa fille.

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Mr Paul BOGAERT, Mr BILLAUD.

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(collection: Jean-Michel GRAVAUD)

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De gauche à droite:

??, ??, ??, Mr Paul BOGAERT, Mr BILLAUD, Mr Jean CAILLET, Mr Ian REED.

(collection: Yvonne FINALE)

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Dépôt de gerbes au Monument aux morts de Grandcamp-Maisy place de l'église.

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De gauche à droite:

Mr Robert FARRELL, Mme SUSBIELLE et sa nièce, ??, ??, ??, Mr BILLAUD, Mr Paul BOGAERT, Mr Jean CAILLET, Mr Ian REED.

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Dépôt de gerbe de nos amis Anglais Mr Ian REED directeur du Yorkshire Museum.

Website: www.yorkshireairmuseum.co.uk

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Mr BILLAUD, Mr Camille COQUOT, Mr VIGNAUD.

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Mr Jean-Paul HIBLOT, Mr Hervé MARIN, Mr Jean CAILLET, Mr Paul BOGAERT, Mme Chantal ALLAIN.(Absent pour raison de santé Mme Nicole ALLAIN, Mme Suzanne CALMEL, Mr Dominique THIRY, Mr Pierre THIRY et Mr Jean-Paul CHURET. (Absent pour raisons familiales).

 

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 Les portes-drapeaux des différentes Associations.

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grandcamp

(collection: Jean-Michel GRAVAUD)

Mr Ian REED, Général de LESPARS, Mme Chantal ALLAIN, Mr Des MAHON un ami Anglais du Yorkshire Museum, Mr Jean CAILLET, Mr Lucien MALLIA.

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Les porte-drapeaux: Gérard GUERINET de la Manche, Michel COLLE de la Seine-Maritime, Sergent COLLIN, Sergent FLOREK, Adjudant/Chef DELROISE, au centre le Général de LESPARS, et le Sergent GINEUX organisateur de la cérémonie. 

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De gauche à droite:

Mr Ian REED, Mr VIGNAUD, Mr BILLARD, Mr Jean CAILLET, Mr Camille COQUOT, Mr Paul BOGAERT.

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Discours de Monsieur Jean-CAILLET

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De gauche à droite:

Mr Claude GINEUX, Mr Ian REED, Mr Lucien MALLIA, Mr VIGNAUD, Mr BILLAUD, Mr Camille COQUOT, Mr Hervé MARIN, Mr Paul BOGAERT.

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Sergent Claude GINEUX, Général de LESPARS .

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(collection: Jean-Michel GRAVAUD)

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De gauche à droite:

Claude GINEUX, Général de LESPARS, Mr Ian REED, Mr BILLAUD, Mr VIGNAUD, Mr Paul BOGAERT, ??, ??.

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(collection: Jean-Michel GRAVAUD)

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De gauche à droite:

Mr Lucien MALLIA, Mr Jean CAILLET, Mr Philippe DUCASTELLE, Mr Marcel DIOLOGENT (Vice-Président de l'Association JUBILEE Dieppe).

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Mr Ian REED, Mr Lucien MALLIA, Mr Gary STERNE, Mr Jean CAILLET, Mr DUCASTELLE Philippe Mr Marcel DIOLOGENT.

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Mr Ian REED, Mr Lucien MALLIA, Mr Jean-Michel GRAVAUD, Mr VIGNAUD, Mr Camille COQUOT.

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Mme Nicole ROUSSEAU PAYEN fille du Capitaine ROUSSEAU leader des mécaniciens.

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Discours de Mr Ian REED Directeur du Yorkshire air museum.

(collection: Nicole ROUSSEAU PAYEN)

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De gauche à droite:

Mr Dés MAHON, Mr Jean CAILLET, Mr Robert FARELL.

'collection: Nicole ROUSSEAU PAYEN)

 

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Église de Maisy

Plaque commémorative en souvenir des victimes du 6 juin 1944.

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Le voeux du Commandant Emile BLANC à été exaucé, j'ai déposé sur la tombe de monsieur Marcel DESTORS qui était maire de la commune de Maisy lors du bombardement de la batterie, une modeste rose pour lui rendre hommage, ainsi qu'aux victimes du village le 6 juin 1944.

Le commandant Emile BLANC aujourd'hui âgée de 90 ans aurait j'en suis sur voulu faire ce geste lui-même.

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Visite de la Batterie de MAISY

http://www.maisybattery.com/

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Plaque commémorative des Groupes Lourds du bombardement de la batterie de Maisy.

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(collection: Jean-Michel GRAVAUD)

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http://www.maisybatterie.com

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14 janvier 2011

YORKSHIRE AIR MUSEUM

YORKSHIRE AIR MUSEUM

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Elvington York

REMEMBRANCE SUNDAY

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www.yorkshireairmuseum.co.uk

JOURNEE DU SOUVENIR

Au monument à la mémoire des Forces Aériennes Françaises, à Elvington, la 53ème Cérémonie du Souvenir, précédée d'un service religieux à l'église locale, a connu une participation remarquable lors d'un agréable matin d'automne. Le service religieux avait été suivi du défilé, parfaitement organisé, à travers le village, des Scouts d'Elvington et de Wheldrake, accompagnés par leur fanfare.

A l'approche de la fanfare, la foule s'était rassemblée dans la partie du village proche du Musée et nous étions nombreux à nous joindre à cet évènement qui est toujours chargé d'émotion. Tout était parfaitement synchronisé cette année, et le défilé parvint au Mémorial juste avant 11h et la minute de silence.

Il fait chaud au coeur de constater qu'après tout ce temps, il semble que de plus en plus de gens se déplacent pour rendre hommage à ces héroïques aviateurs français des Groupes Lourds, groupes "Guyenne" et "Tunisie" (Squadron 346 et 347) qui s'envolaient d'Elvington. Cependant ce fut aussi l'occasion de rendre hommage aux Forces d'aujourd'hui, forces de toutes les nations alliées, engagées sur de difficiles théâtres d'opération, et ce regain de fierté populaire, de soutien à nos forces armées, confère une nouvelle dynamique à ce dimanche, journée du souvenir.

De l'autre côté de la Manche, on peut constater une semblable tendance dès lors que l'Amicale des Anciens et Amis des Groupes Lourds observe un regain d'intérêt de la part d'une plus jeune génération, soucieuse d'en savoir plus sur la contribution apportée par leurs pères et grands pères dans la libération de la France et de l'Europe occupée, laquelle s'est trop souvent conclue par leur sacrifice ultime. Nous étions donc contents que Paul BOGAERT, le Président de cette Amicale, ait une fois de plus été à nos côtés et intervienne, en français et en anglais, au début de la cérémonie, puis lors d'une lecture de la Bible.

Deux vétérans du Squadron 346 nous ont fait l'honneur de leur présence: André HAUTOT, qui à 15 ans, avait été le plus jeune à Elvington; et Lucien MALLIA, qui va maintenant sur ses 89 ans et qui vient régulièrement depuis un bon nombre d'années; Lucien est intimement lié aux épisodes de la guerre à Elvington, car il était le mitrailleur arrière sur Halifax qui fut attaqué lors de cette terrible nuit du 3-4 mars 1945 au cours de l'opération Gisela, une tentative de la Luftwaffe pour tendre une embuscade aux équipages de bombardiers retournant vers leur base. Par miracle, la tour de contrôle d'Elvington parvint à alerter de l'imminence de l'attaque le pilote, le capitaine NOTELLE, lequel réussit à échapper à la menace du JU88; cet intrus tenta une nouvelle attaque sur le terrain d'aviation, mais, volant trop bas, il eut l'infortune de toucher un arbre et de s'écraser dans une ferme, ce qui provoqua la mort de son équipage et de deux femmes de la ferme, ainsi que d'un homme qui décéda un peu plus tard. Cet accident est gravé dans la mémoire d'Elvington et dans l'histoire de cette guerre, car ce fut là le dernier avion allemand de la seconde guerre mondiale qui s'écrasa sur le sol britannique. L'Halifax de Lucien MALLIA fut une nouvelle fois attaqué à l'approche du terrain de Croft et atterrit en catastrophe. Tout l'équipage s'en est heureusement tiré, mais Lucien souffrait de graves blessures à la tête.

En plus de la présence de ces deux vétérans, l'ambassade de France et l'Armée de l'Air étaient représentées par le Colonel Dominique CALLIGARIS, officier de liaison et la R.A.F. comptait des représentants venus de Linton, Leeming et Fylingdales. La cérémonie se poursuivit l'après-midi au Musée lui-même avec le dépôt de gerbes au jardin du Mémorial. La chapelle était remplie de visiteurs et les hymnes furent plus vibrants que jamais en cet évènement mémorable.

Légendes des images:

En haut: le Colonel CALLIGARIS et ses enfants avec Lucien MALLIA.

A droite: les vétérans français André HAUTOT et Lucien MALLIA devant le mémorial français.

En bas: les mêmes avec des représentants de l'Armée de l'Air.

(Traduction: Gilbert BOHN)

French Connections

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FRENCH CONNECTIONS

On célébrait le 18 juin 2010 le 70ème anniversaire de l'Appel aux français du Général de Gaulle, appel à poursuivre le combat contre les puissances de l'Axe. A Londres, à l'hôpital de Chelsea, le Président Sarkozy et le premier Ministre britannique David Cameron se sont adressés à un parterre de plus de 500 invités, soulignant l'importance capitale de cet appel dans l'histoire commune de nos pays: l'Angleterre n'était plus solitaire dans son acte de résistance aux Nazis. Les représentants du Yorkshire Air Museum d'Elvington ont pu contempler le vol conjoint d'un Spitfire de la R.A.F. et d'un Rafale français aux couleurs du Groupe Guyenne (Squadron 346).

En octobre, le rassemblement annuel des anciens des Groupes Lourds d'Elvington et de leur famille s'est tenu à Mérignac, près de Bordeaux. C'est à la base de Mérignac que les deux Groupes français sont revenus en 1945. Et c'était là que, le 16 juin 1940, le Général de Gaulle était arrivé dans un avion mis à sa disposition par Winston Churchill, pour une ultime tentative visant à convaincre le gouvernement français de poursuivre le combat aux côtés des britanniques. Après la guerre, et pendant de nombreuses années, les Groupes Guyenne et Tunisie sont restés basés à Mérignac, et des Halifax furent même utilisés par l'Armée de l'Air en Indochine. Le 20 octobre, des gerbes furent déposés par des vétérans et par des représentants du Musée d'Elvington sur les lieux de la base d'origine, présence d'une centaine d'enfants et d'un contingent de l'Armée de l'Air. Un Rafale dernier modèle aux couleurs du Groupe Guyenne était sur le tarmac et les vétérans eurent ainsi l'occasion de rencontrer leurs successeurs. Puis ce fut la visite de l'impressionnant musée de Mérignac (Conservatoire de l'Air et de l'Espace d'Aquitaine). Gilles Coustellie et Pierre Précastaing ont guidé les vétérans et leurs familles dans la visite du musée, doté maintenant d'un imposant espace d'exposition dédié à Elvington et aux Groupes Français. Le musée d'Elvington a eu le plaisir des pièces originales à cet effet.

Le 30 novembre, lors d'une cérémonie au Château de Vincennes, foyer des archives du Service historique de la défense, le musée a officiellement fait don au gouvernement français des lettres de Françis UZAY. Le Général Gilles Robert et le conservateur du Musée d'Elvington, Ian Reed ont signé l'accord officiel qui met à la disposition des archives françaises, de façon permanente, les 2000 pièces de correspondance personnelle en vue d'une publication universitaire et ultérieurement à des fins de recherches. C'est probablement le lot de documents personnels français le plus important pour cette période auquel s'ajoute le travail de recherche accompli en douze mois, en France comme en Grande-Bretagne, depuis la découverte de ces pièces l'an dernier. Les lettres originales ont été aimablement données au Musée d'Elvington par Mrs Barbara Harper Nelson, qui en avait été la destinataire et qui vit désormais en Australie.

C'est une grande satisfaction qui a accueilli des deux côtés de la Manche la décision d'ériger à la Cathédrale de York un mémorial dédié aux escadrilles françaises des Groupes Guyenne et Tunisie. On attend plus de 1600 personnes pour cette importante cérémonie qui marquera le 66ème anniversaire de ces groupes français de bombardement; ce sera le premier mémorial français dans une cathédrale anglaise et celle de York est, de plus, la deuxième du pays par son importance. La Reine Elisabeth et le Président Sarkozy ont été invités ainsi que d'autres dignitaires des deux gouvernements.

L'Impérial War Museum de Londres (Musée militaire de Londres consacré aux souvenirs des deux guerres mondiales) a sélectionné "notre" film Flightpaths pour la dixième édition des Films Awards. Ce film est consacré au Sergent Henri Martin mitrailleur supérieur dans le Squadron 346 (Groupe Guyenne), basé à Elvington, et à son épouse Pat qui vivait à York et avait été envoyée en mission en France occupée par Winston Churchill. Henri perdit la vie lors du raid sur Bochum, le 4 novembre 1944; il était dans l'un des cinq avions du Groupe Guyenne disparus cette nuit-là, quelques semaines seulement après son mariage avec Pat. On a pu voir le film à Londres en novembre et décembre et il sera ensuite projeté au Festival des Film Awards en février 2011.

Sur une suggestion de Philippe Ducastelle et de Jean-Michel Gravaud, nous envisageons une rénovation de l'un des dispersals, près du Musée, là où de nombreux mécaniciens au sol passèrent de longues heures à réparer et entretenir les bombardiers Halifax, dans des conditions atmosphériques souvent difficiles; c'est un aspect de l'histoire d'Elvington qui mérite considération. Lors d'une visites des vétérans français, nous avons eu le privilège d'être amenés aux anciens blocs d'hébergement, dissimulés dans un bois. Les huit ou neuf bâtiments, pour la plupart presque intacts, sont un vestige émouvant de cette époque d(il y a 70 ans et mériteraient une rénovation. Quelqu'un a t-il une proposition.

Merci à toute notre "famille" française de vétérans, de membres de leurs familles, d'amis qui entretiennent la mémoire de ces groupes de bombardement, de ces jeunes qui ont fait de notre "Petite France" un lieu lourd de sens pour nos deux pays.

Ian Reed

 

www.yorkshireairmuseum.co.uk

Un grand merci a Mr Gilbert BOHN pour son excellente traduction.

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22 décembre 2010

AVIS DE RECHERCHE DU SERGENT LOUIS MORTON

AVIS DE RECHERCHE

 

DE MONSIEUR ANTOINE BERNE

 

LE PETIT-FILS DU

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SERGENT LOUIS MORTON

(collection: Antoine BERNE)

 

QUI FAISAIT PARTI DU SQUADRON 347 TUNISIE

 

COMME MITRAILLEUR-ARRIERE

Base

Elvington l'attente d'un départ pour une mission

(collection: Antoine BERNE)

Aucune trace du Sergent Louis MORTON de son passage sur la Base d'Elvington et qui n'apparait pas sur la liste du personnel navigant du Tunisie, il a connu le Sergent AZEMA, Henry DELAUNAY, André PUGET, Le Père MEURISSE.

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Le Sergent Louis MORTON faisait du vol à voile à l'Aéroclub de BRON avant-guerre. A l'arrivée des Allemands, il a 19 ans et embarque à Marseille pour Alger pour échapper au STO.

Arrivé en Algérie , il a fait partie des commandos à pied de l'air, puis l'armée  recherchait des volontaires pour être mitrailleur, il s'est alors porté volontaire car il voulait voler. "Il a volé sur Potez 63.11 comme mitrailleur.

A l'arrivée des Américains, il est parti en Angleterre et a fait une formation de mitrailleur en Ecosse à Lossiemouth sur Wellington, il a ensuite intégré le squadron 347 "TUNISIE" comme mitrailleur-arrière.

Antoine BERNE

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