10 novembre 2008

SOUVENIRS DE DEUX COPAINS DU 2/33

SOUVENIRS DE DEUX COPAINS

DU 2/33

SEMAIL LEONCE - LOBELLE PIERRE

L'EVACUATION

SEMAIL LEONCE

Mon premier métier  De 1935 à 1940

Mineur de fond

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Manifestation de solidarité par dons de pain,bière, ect.....

Nous sommes en juin 1940.Un matin,beaucoup de voitures belges passaient devant chez nous sur la route nationale. Chaque jour le nombre augmentait, c'était ce qu'on appelait l'évacuation. Des personnes interrogées nous disaient; "Les Allemands ont attaqué en belgique et on se sauve dans le midi de la France".

Mon grand-père, fier de sa cave,avait des bouteilles uniquement de Bordeaux - saint Emilion et Pommerol - de plus de 20ans d'âge.

il me dit alors:"Prends une bêche et viens avec moi,nous allons faire un grand trou pour cacher mes meilleures bouteilles.Ensuite nous te donnerons un peu d'argent,tu prendras ton vélo et tu partiras le plus loin possible". Ce travail terminé,ma mère garnit les poches de mon vélo en pain, fromage vache qui rit, boîtes de sardines et plein d'autres choses ainsi qu'une petite somme d'argent. Après bien des embrassades, nous nous séparâmes les yeux pleins de larmes.

J'appartenais à la classe 40, deuxième contingent. Le premier avait été appelé sous les drapeaux comme il se disait et je pensais que le deuxième ne tarderait pas à l'être. Un dernier au revoir, j'enfourchai mon vélo et à mon tour me voila dans le flot de réfugiés Belges, loin de penser que je ne reverrai mes parents que cinq ans après.

Je pédalais en direction de l'Ouest, essayant de mettre le plus de distance possible entre les Allemands et moi. Un terrible bombardement me fit perdre quelques heures caché dans une cave. A ma sortie, des morts et des blessés gisant sur une place, je ne m'attardais pas devant ce triste spectacle; je remontai sur mon vélo. j'avais des ailes, croyez-moi!

Il y avait souvent des avions allemands avec leur croix noire sous les ailes qui passaient au-dessus de nous, c'était alors le plongeon dans le fossé bordant la route. Après une bonne journée de vélo, il y avait un peu moins de réfugiés sur la route, j'avisais une ferme et je demandais l'autorisation de coucher dans la grange. Je fus bien reçu. les propriétaires me posaient beaucoup de questions: d'ou venez-vous? les Allemands sont-ils loin? Quand êtes-vous parti de chez-vous? etc.....

Après une bonne nuit dans cette grange qui sentait bon le foin nouveau, j'enfourchai alors ma bicyclette et c'est avec moins de précipitation que je repris la route. Vers midi, traversant un village, je remarquai une troupe de soldats rassemblés sur la place, autour d'une cuisine roulante qui fumait en dégageant une agréable odeur de soupe. Je m'approchai d'un gradé et je me présentai:

"classe 40, deuxième contingent, mon appel ne devrait pas tarder, serait-il possible de manger un repas chaud?" "Mais bien sûr, attendez la distribution, je vais en parler au cuistot".

Je n'ai jamais mangé ce repas car un chasseur allemand fit plusieurs passages en mitraillant la troupe, juste le temps de m'allonger à terre derrière l'abreuvoir en pierre du genre "sarcophage". Pas besoin de vous dire que je n'ai pas traîné au milieu de cette troupe très repérable. Ce furent les derniers ennuis.

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Douai, Bapeaume, Albert, Amiens, Neufchatel/en/Bray, St Martin/Osmonville, St Victor/l'Abbaye, Argentan, Domfront, Fougères, Rennes, Nantes, Paimboeuf, St/ Brevin/les/Pins, Evreux, Lury/sur/Arnon, Issoudin, Clermond/Ferrand, Brioude, Le Puy, Ales, Arles, Salon/de/Provence, Marseille/St/ Marthe.

Mon itinéraire fut le suivant: après Douai, Bapeaume, Albert, Amiens, Neufchatel/en/Bray, St/Martin/Osmonville et St/Victor l'Abbaye, en normandie ou exténué, je demandais asile dans une ferme. Je fus très bien reçu, la famille se composait d'un ménage de personnes agées, d'une jeune dame et de deux enfants: Yves et Gaston. Leur papa était sous les drapeaux. Après un bon repas à la table familiale, la dame m'installa un matelas sur un lit de paille dans l'écurie. Il y avait aussi un vieux charretier qui y couchait.

Le lendemain on me demanda quelles étaient mes intentions et l'on me proposa de rester, le travail ne manquait pas. C'est avec un grand plaisir que j'acceptai. Je me présentai à la gendarmerie de Tôtes à quelques kilomètres, afin de signaler ma présence chez ces gens qui, eux aussi très inquiets, me posaient un tas de questions. En attendant l'heure du repas, la patronne m'expliqua le travail que j'aurais à faire. je ne demandais que le gîte et le couvert. Elle m'accompagna au pressoir ou de gros fûts de cidre étaient stockés. Elle me montra celui qui était en service et des plus petits contenant du calvados se trouvaient rangés en face "votre travail,au retour des champs,consistera à venir faire le plein du broc pour le cidre et de la petite bouteille en calvados" qu'elle appelait "la fillette". Les normands aiment prendre un calva avec leur café, c'est la tradition.

Pendant le repas on me présenta Albert, le charretier, qui rentrait de dépresser du champ de betteraves. Après le repas, je repartis avec lui, équipé moi aussi d'une binette. Il me montra comment faire. J'étais heureux, j'y allais de bon coeur, heureux d'avoir trouvé une famille pleine d'attention à mon égard. Je commençais à avoir mal au dos quand je vis arriver la patronne, un panier d'osier à la main, Albert me dit "c'est l'heure de la collation,on arrête,  allons sous le gros pommier pour manger". De ce panier Albert sortit le quignon de pain de campagne, en coupa un énorme morceau, ensuite un bout de saucisson maison, il sortit la bouteille de cidre, deux verres et l'on se mit à "collationner" assis sur l'herbe, dans la position du tailleur. C'était la première fois que j'entendais ce mot "collationner". La patronne, après m'avoir demandé si je n'avais pas trop mal au dos,s'en retourna en nous souhaitant bon appétit. La collation disparut vite dans nos estomacs et l'on reprit le travail.

En fin d'après-midi, Albert me montra comment m'y prendre pour rassembler le troupeau de vaches dans un bâtiment destiné à la traite, je transportais et vidais les bidons de lait dans la centrifugeuse que je tournais à la main pour extraire la crème. La traite terminée, nous accompagnions les vaches pour leur retour dans les pré; il suffisait tout simplement de rester derrière, elles connaissaient très bien le chemin et ne se trompaient pas de pré. Les clôtures fermées et vérifiées, c'était l'heure de rentrer pour la soupe.

Yves et Gaston, les deux gamins étaient devenus mes copains, ils ne me quittaient plus. Je leur fabriquais une balançoire avec une longe trouvée dans le pressoir que j'accrochais à une maîtresse branche de pommier. Le verger mesurait plus d'un hectare clos de haies, planté de pommiers à cidre de variétés différentes, au beau milieu se trouvaient un bâtiment en colombage couvert de chaume appelé pressoir. j'aurais aimé être en Mai et pouvoir admirer tous ces arbres en pleine floraison, spectacle magnifique qui, j'imaginais, aurais certainement retenu l'attention de notre peintre Claude MONET.

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Après les betteraves, ce fut la fenaison. Là encore, je découvrais toute la joie de pouvoir travailler au grand air. Les petits coups de cidre bien frais dégustés dans le pressoir entre deux charrettes de foin étaient très appréciés.

Il y avait aussi un jour pour baratter après avoir chargé de crème un récipient en bois monté d'un pivots, appelé baratte, il fallait tourner la manivelle sans s'arrêter. Travail assez fatiguant partagé avec Albert; on ne s'arrêtait que lorsque le beurre était pris. C'est alors que l'on ouvrait la baratte pour en extraire une belle motte de beurre bien dorée. Placée sur étamine dans un grand panier d'osier, elle sera vendue sur un marché de gros chaque jeudi.

Un matin, plusieurs explosions retentirent, c'était des avions allemands qui bombardaient un pont enjambant la voie ferrée à 1 km de la ferme. De nouveau le bruit de l'évacuation circulait dans la population. C'est alors que le pépé nous demanda d'approcher le grand chariot devant la maison. Albert et moi chargeâmes ce que ces gens avaient de plus précieux. Les deux chevaux furent attelés et de nouveau j'enfourchai ma bicyclette, la patronne avait fait le plein des sacoches et m'avait gratifié d'un petit pécule.

Après des adieux touchants avec toute la famille, je pédalais de nouveau vers le Sud-Ouest, je contournais Rouen sous un nuage de fumée noire épaisse, due à l'incendie des pétroles de Quevilly récemment bombardé masquant entièrement le soleil. Puis je traversais Bernay. A la sortie de cette ville, un jeune parisien d'une trentaine d'années environ pédalait à mes cotés, la conversation s'engagea, il me dit se rendre à Rennes chez une tante."chouette moi je vais à Nantes, si vous le voulez, nous ferons route ensemble".C'est ainsi que Argentan, Domfront, Fougères furent traversés pour arriver enfin à Rennes.

Il me présenta à sa tante qui nous invita pour le dîner et le coucher. Au menu, il y avait des palourdes, c'était la première fois que je voyais ces coquillages, je ne savais comment faire pour les manger. J'attendis que la tante et son neveu commencent pour les imiter; c'était bon. La suite, plus traditionnelle, se composait d'un steak-frites, puis elle m'indiqua ma chambre. Je poussais un ouf!... jubilatoire, un bon et vrai lit m'attendait. Le sommeil réparateur ne tarda pas à m'envahir. Le lendemain matin, après remerciements, je prenais congé et reprenais de nouveau la route. Direction Nantes, je passais la loire direction Paimboeuf ou une succursale des usines Kulman installées chez nous existait. Je savais pouvoir y rencontrer des ouvriers amis repliés depuis plusieurs mois susceptibles de me trouver de l'embauche.

Le concierge de l'usine, interrogé m'indiqua une petite épicerie buvette dans Paimboeuf en bordure de la loire.Vite je me rendis à cette adresse, effectivement deux anciens camarades étaient installés devant un verre de petit vin de loire appelé Muscadet,occupés à faire une partie de dominos. A ma vue ils me dirent: "tiens,voila la mine de THIERS qui déboule". Qelle surprise! Et quelle joie de se retrouver entre pays. L'un se prénommait Etienne, l'autre Alfred. Ils m'apprirent que le père jules et Antoine,encore au boulot, rentreraient plus tard. Je pris un siège et m'installais à leur table. L'un d'eux appela Mathilde,une dame d'un certain âge vêtue de sombre, un chigon mi-poivre, mi-sel dressé au milieu de la tête s'approcha de la table. Etienne fit les présentations en disant: "Encore un p'tit gars du Nord","voulez-vous,s'il vous plaît,nous remettre une fillette de muscadet et un verre pour notre ami". puis d'ajouter:"Tu vois Léonce, ici on ne boit plus de bière".

Mes camarades dormaient sur des matelas posés à terre dans une grande pièce située dans la cour; c'est là qu'ils m'installèrent, c'était le campus (sans puce). Nous prenions nos repas ensemble dans la petite salle de restaurant. Par la suite, n'ayant pas été embauché, j'aidais Mathilde à faire la cuisine, je dressais et débarrassais les tables.

Un jour,un side-car allemand, chargé de drapeaux avec croix gammée, s'arrêta face à la mairie. Un soldat en descendit et en fit installer un exemplaire sur le fronton. Nous sommes le 22 juin 1940. La France vient de signer l'armistice.

L'OCCUPATION

Cette fois, ça y est, nous sommes occupés par les armées allemandes. Après quelques jours, mes camarades repartirent dans le Nord. Moi je ne rentrai pas avec eux, je venais de trouvais une place de gardien de villa à Saint-Brevin les Pins, en bordure de l'océan. La villa appartenait au Docteur Dardelin, directeur du sanatorium de Mindin tout proche, qu'il fallait habiter, ouvrir et fermer les fenêtres pour montrer qu'elle était occupée. Il y installa sa plaque avec les honoraires de consultations, tout cela afin d'éviter la réquisition par les allemands de Ker Colette, c'était son nom, grande villa très confortable en bordure de mer. Une estafette du Sana m'apportait mes repas, je recevais et faisais patienter les malades. La consultation terminée le docteur prenait son peignoir de bain et je l'accompagnais sur la plage pour garder ses vêtements.

Je revois encore ce monsieur aux cheveux blancs partir à la brasse vers le large jusqu'à disparaître de ma vue. Après bien des inquiétudes, il revenait toujours d'une brasse longue et mesurée. C'est alors qu'il s'enveloppait dans son peignoir que je lui tendais du bout des bras et l'on rentrait à Ker Colette.

Il me fit creuser une piscine en forme de haricot, peut être pour me donner une occupation un peu plus physique? Un beau jour, deux dames d'une quarantaine d'années accompagnées d'une fillette s'installèrent à la villa, réfugiées elles aussi d'Evreux. C'etait deux soeurs, Fernande, accompagnée de sa fille Hugette, et Madeleine, les nièces du Docteur. Je venais de retrouver une famille.

Après un certain temps passé en leur compagnie, elles voulurent rentrer à Evreux. Madeleine, que tout le monde appelait Maude, possédait une voiture et me proposa de m'emmener, disant:"cela vous rapprochera de votre pays". j'acceptais avec joie et c'est en Matford que je partis un beau matin d'Août 1940 pour Evreux.

Ces deux dames avaient leur mari prisonnier. Fernande me présenta à ses beaux-parents Monsieur et Madame DUMONT qui possédaient un magasin de cycles. Et leur dit que je cherchais du travail. Monsieur DUMONT me demanda si je savais réparer les bicyclettes, je lui répondis:"oui et même très bien".Il m'embaucha de suite. Je trouvais chez eux le gîte et le couvert. Madame DUMONT, bonne cuisinière, me gâtait beaucoup.

Les cultivateurs des alentours venaient le jeudi au marché, ils déposaient leur bicyclette chez le père DUMONT. Un numéro sur le guidon, l'autre dans leur poche, ils me quittaient non sans m'avoir donné des instructions pour des réparations: un frein à celui-ci, un pneu à celui-là. Il ne me restait plus qu'à exécuter. Sur une fiche j'inscrivais les fournitures, le temps passé, puis la remettais à monsieur Dumont, toujours vêtu de sa longue blouse grise, assis à sa caisse dans le magasin. Ce personnage filiforme aux cheveux blancs pouvait avoir 75 ans, il me parlait souvent de Marcel, son fils marié à Fernande qui était prisonnier et que j'avais remplacé à l'atelier.

Le magasin voisin appartenait à Monsieur et Madame HEURTEAUX, diamantaires. Leur fils André, du même age que moi, devint mon copain. Le déjeuner terminé, nous allions prendre notre café calva (traditions normandes obligent) chez Ernest, au bistro du carrefour de la vierge; la partie de dominos elle aussi faisaient partie des habitudes.

Quelques Fridolins, boches ou encore Doryphores, attablés ou debout au comptoir, nous rappelaient que nous étions sous l'occupation. C'était beaucoup d'aviateurs de la LUFTWAFFE qui occupaient le terrain d'aviation d'EVREUX.

Déjà cinq mois que je travaillais pour le père DUMONT, André, que j'appelais comme tous ses copains Dédé, m'avait fait entrer dans l'équipe de foot. Le dimanche soir nous allions au cinéma. Malgré la présence de l'occupant, la vie s'écoulait normalement jusqu'au jour ou Monsieur HEURTEAUX nous fit savoir qu'il avait retenu une chambre pour nous deux dans un petit hôtel-restaurant situé à 10 km d'EVREUX à LA BONNEVILLE. Le patron, son ami restaurateur, s'appelait Monsieur PERRIER. Il nous installa dans un petit local dans la cour (because les occupants) et dit en nous quittant:"évitez de sortir dans le village, on parle beaucoup de S.T.O.(service de travail obligatoire)en Allemagne pour les jeunes de 18 à 20ans. Je viendrais bientôt vous chercher pour vous emmener en FRANCE-LIBRE)

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RECIT

DU JEUNE SERGENT NAVIGANT SEMAIL LEONCE

MITRAILLEUR-ARRIERE DE L'EQUIPAGE DU CAPITAINE COCHO.

LA CAMPAGNE DE TUNISIE

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Rassemblé au château de l'Empéri on nous habilla direction MARSEILLE au camp de transit de SAINTE-MARTHE dans l'attente d'un bateau. Chaque matin les gradés nous rassemblaient pour l'exercice. Enfin le jour de l'embarquement arriva. C'est dans un climat de tristesse que l'ont vit s'éloigner la FRANCE, regardant la Bonne Mère debout sur son clocher s'estomper à l'horizon. Je pensais à ma famille si loin et sans nouvelle de leur fils. A bord il y avait beaucoup de militaires de toutes armes. Les chéchias rouges côtoyaient les turbans kaki des tabors, les casquettes blanches des aviateurs et bien d'autres couvre-chefs. Les civils se trouvaient sur le pont des premières, à notre grande surprise, notre chanteur national Maurice CHEVALIER accompagné de Rina KETTY, nous rendirent visite. Applaudissements et devant notre insistance, Rina nous chanta sa chanson en vogue"j'attendrai ton retour" chanson de circonstance.

La traversée s'effectua sans problème. Les côtes d'Afrique furent bientôt visibles.Tout le monde était sur le pont, scrutant cette ligne de terre, pour moi inconnue. Puis ce fût TUNIS au fond du golfe du même nom. Les passagers civils étant descendus, les gradés nous passaient en inspection. Puis ce fût notre tour de débarquer et de défiler avec une chanson que nous avions répétée dont je me souviens encore de quelques paroles:"c'est nous les Africains qui venons de loin, nous venons en TUNISIE pour défendre le pays, nous avons laissé là-bas nos parents nos amis", chantée par une centaine d'hommes marchant au pas cadencé, superbement rangés, c'était impressionnant, certainement très touchant. De ci, de là, de bonnes vieilles mémés,comme la mienne,sortaient leur mouchoir pour essuyer une larme.La France, après sa dure défaite, avait besoin de redorer son blason. Le défilé terminé, nous montâmes alors dans le le petit train appelé le T.G.M qui longeait le golfe jusqu'à la ville de CARTHAGE, beaucoup moins rapide que le TGV, ce qui nous permettait d'admirer à loisir le beau paysage.

 

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EL AOUINA - 4 G.A.A. 1er ESCADRILLE - 14 JUILLET 1933

A la station EL AOUINA, tout le monde descendit et c'est au pas cadencé, le paquetage sur le dos, que l'on se rendit à la base aérienne. Des bâtiments neufs nous attendaient, bordés de grands eucalyptus sensés donner une fraîcheur toute relative. Nous étions vingt par chambrée. Toujours avec Dédé, on se précipita sur les deux premiers lits, celui d'angle près de la fenêtre ainsi que le suivant.

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EL AOUINA. BLOCH 200. N°47.  GROUPE 1/25

Les vêtements bien rangés en paquetage"au carré" sur une planche prévue à cet effet et OUF! on s'affala sur le lit; pas pour longtemps. Un gradé vint lire les affectations. Deux groupes se partagent la base: équipé de LEO 45. et le groupe de reconnaissance 2/33, équipé de bloch 174.

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(collection: Léonce SEMAIL)

Léo 45.du G.B.1/25

 

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Bloch MB 174

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BLOCH 174 du G.R. 2/33

Là encore la chance continuait d'être avec nous, Dédé et moi nous étions affectés dans le même groupe, le 2/33 dans la même escadrille le groupe était constitué de deux escadrilles. Lui à l'armurerie moi à la section photo commandée par l'Adjudant BADIE.

 

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Groupe de Reconnaissance 2/33 1er escadrille de la Hache, 4 février 1941 au centre de la photo le commandant ALIAS Cdt du 2/33.

(collection: Roger BOUFFARON)

Le lendemain un officier, le lieutenant DESRAMEAU, pilote à la 2ième escadrille, nous inspectait, demandant à chacun son pays d'origine. Arrivé à ma hauteur, au garde à vous, je répondis: " BRUAY-SUR-ESCAUT mon lieutenant". "Ah bon, je vous verrai tout à l'heure" et ce, pour me dire qu'il était lui aussi du Nord, de FRESNE-SUR-ESCAUT, le village voisin oi j'allais danser. Après avoir longuement parlé du pays, il me libéra en me disant de ne pas hésiter à le contacter en cas d'ennuis.

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BLOCH 174

Les journées commençaient toujours par le réveil au clairon. Rassemblement à 5 h30. En tenue de sport devant le hangar pour tout le personnel, navigants et non navigants. Départ pour un cross de 4 à 5 kms, ensuite culture physique au sol (méthode Hébert) puis direction les douches. Casse-croûte et répartition dans les services. La vraie vie d'escadrille.

A la section photo, j'appris à développer la pellicule longue de 20 mètres et large de 18 centimètres; à faire le tirage papier, les assemblages de photos aériennes sur papier Canson tendu sur table à dessin. Je vous fais grâce des détails. Après plusieurs mois de présence, un peloton pour obtenir le grade de Caporal commençait, j'en fus et j'obtins peu de temps après le grade de Caporal.

 

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POTEZ 540

Des cours clandestins de mitrailleur étaient organisés au sein du groupe de bombardement voisin, le 2/25. Bien entendu, je les suivais, nous avions tous envie de voler. Mon premier vol d'accoutumance fut sur le cercueil volant, ainsi appelé pour sa forme de fuselage. C'était le POTEZ 540, un bimoteur un peu poussif. Après un soupçon d'appréhension, ce qui me rappelait ma première descente à la mine, nous prîmes place à bord, les moteurs furent mis en marche, quel bruit !...; L'insonorisation était inexistante sur avion de guerre. Après le point fixe, on roula vers la piste d'envol, la tour de contrôle ayant donné l'autorisation de décollage. C'est dans le bruit étourdissant des moteurs en plein régime que l'avion s'éleva dans la "lumière" du ciel Tunisien, tout le contraire de la descente dans "l'ombre" de la mine. Ce fut un enchantement !...

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LEO. 45

La base défilait sous nos pieds, un virage à gauche nous permit de voir la ville de Tunis sous notre aile, sa longue avenue Jules Ferry, bordée d'arbres, traversant le coeur de la ville, sur laquelle, profitant de la fraîcheur du soir, beaucoup de Tunisiens aimaient faire de nombreux  allers retours. Le pilote mit le cap sur CARTHAGE, ville antique admirable vue du ciel, puis on rentra à la base. Je venais de prendre mon baptême de l'air.

Nous étions début novembre 1942, les troupes de l'Afriqua-Corps du Général ROMMEL bagarraient les Anglais du Général MONTGOMERY en LIBYE. Nous suivions avec intérêt les communiqués de la radio. Le patron fit mettre tous les véhicules de campagne en état,  toutes les archives étaient rangées dans des caisses, on sentait que quelques chose allait se passer.

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En effet, le 8 novembre 1942, le G.R. 2/33 recevait l'ordre de l'Etat-Major de TUNIS de faire mouvement sur DJEDEIDA. Nous étions de nouveau en guerre contre les nazis. Le 16 novembre 1942 sur BISKRA, le 25 novembre 1942 sur COLBERT. Je développais et tirais les premières photos du front prises par nos équipages. Courant janvier, le G.R. 2/33 était doté de LIGHTNING, avion monoplace américain bi fuselage, en remplacement des bloch 174.

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Antoine de Saint-Exupéry sur son LOCKHEED P.38 LIGHTNING est sur le point de décoller sur un de ses derniers vols.

Le Commandant Antoine de Saint-Exupéry pilote au groupe 2/33 a disparu le 31 juillet 1944.

Les navigateurs observateurs et les radios mitrailleurs, n'ayant plus de place à bord, étaient repartis dans des formations de bombardement. Pour ma part, ayant commencé des cours de mitrailleur en formation, je fus envoyé à l'école de tir aérien d'AGADIR ou je terminais major de promotion. Ensuite ce fut MARRAKECH.

LA CAMPAGNE DE GRANDE-BRETAGNE

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Equipage du Capitaine COCHO.

Nombre de missions:31+5 36 missions

date de la dernière mission: 13.03.1945

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Leonce SEMAIL.

L'école d'application terminée, je fus affecté en Grande-Bretagne. Mon copain Dédé fut affecté en Amérique. Rassemblés à ZERALDA, charmante station balnéaire à proximité d'ALGER, nous embarquons le 26 octobre 1943 sur un navire anglais en partance pour LIVERPOOL. La campagne de TUNISIE terminée, l'Armée du Général MONTGOMERY rentrait en Angleterre. Le convoi d'une bonne vingtaine de navires battant pavillon britannique se regroupa à GIBRALTAR, protégés par les navires de guerre. Cet impressionnant spectacle nous donnait un sentiment de sécurité. L'itinéraire nous fit passer au large des côtes du BRÉSIL, pour être hors du rayon d'action des avions de reconnaissance allemands basés dans l'Ouest de la France. Le premier souci du commandant était de nous faire faire des exercices d'évacuation, répétés chaque jour, jusqu'à obtenir le temps record. Que de bosses et de plaies après les précipitations dans les coursives, les échelles à grimper, pour enfin retrouver sur le pont ou il faisait bon sentir cet air marin que nous respirions avec délectation.

Tout le monde se demandait à quand l'arrivée? Enfin, un beau matin, dans un brouillard pas trop épais après 12 jours de mer, on vit la terre: c'était LIVERPOOL. Là encore une image ineffaçable dans ma mémoire. L'Angleterre recevant en musique ses Héros de l'Armée de MONTGOMERY. Quelle ovation!.... Tout ce monde sur le quai, espérant retrouver un proche. Les anglais étant débarqués, ce qui était normal, ce fut à notre tour de prendre pieds sur ALBION, non plus la perfide mais la très accueillante. J'ai pu en juger lors d'un trajet entre LIVERPOOL et WEST KERBY dans le petit train de banlieue; un monsieur m'interpella à la vue de mon insigne "FRENCH" sur la manche de mon "Battel Dress", il me dit: "Do you know armentière?" " Oh yes, it is my country" de lui répondre en anglais. C'est alors qu'il me raconta avoir été dans cette région en 1914/1918 et que les gens du Nord avaient été tellement gentils avec lui qu'il voulait en faire autant pour moi. Il fallait à tout prix que je descende avec lui à MORETON STATION pour me présenter à sa famille. Après les présentations, je prenais congé, non sans lui avoir promis que je viendrai le Week-end prochain. L'Acceuil ayant été très chaleureux, je me devais d'honorer son invitation.

C'est ainsi que je retrouvais une deuxième famille et pendant tout mon séjour en Grande-Bretagne je passais toutes mes permissions chez lui, six jours toutes les huit semaines en opérations. J'occupais la chambre de son fils qui était sur le front d'Italie. Je l'appelais DAD et son épouse MAM (chaque matin c'était Hello DAD - Hello MAM pour le bonjour).

MAM me préparait chaque matin les oeufs au bacon pour mon petit déjeuner, accompagné de la traditionnelle " cup of thé ". Puis j'accompagnais DAD lors des visites qu'il faisait à ses LANDRYS (laveries) dans LIVERPOOL, il en possédait trois. Il était fier de me présenter à son personnel.

Après la quarantaine sur la base de transit de la R.A.F. de WEST-KIRBY, mise à profit pour nous apprendre l'anglais par des méthodes qui nous permettaient de pouvoir nous faire comprendre dans un temps record, aidés en cela par les WAAF (Woman Auxiliaire Air force), l'école de mitrailleurs d'EVANTON m'attendait dans la course n°7. Anglais, Polonais, Canadiens, Australiens et Français, une quarantaine de personnes composait son effectif (classe un peu surchargée mais il fallait rapidement remplacer les équipages descendus).

Vol tous les jours avec caméra Gun et les chasseurs qu'il fallait prendre dans nos caméras. De véritables combats aériens restitués sur écran avec les chasseurs qui eux aussi étaient élèves ensuite. Restitution commentée par les vieux moniteurs bardés de décorations, ayant tous effectué d'opération. Petit à petit nos notes s'amélioraient. Il y avait intérêt à bien travailler car si à l'examen final nous n'obtenions pas la moyenne, nous étions versés dans les paras. Le stage terminé, il y avait une grande cérémonie de distribution des ailes que l'on nous remettait individuellement au garde a vous par le commandant de l'école afin de pouvoir les coudre et les porter avec fierté sur notre uniforme. Je fus reçu avant-dernier ouf ! Je n'était plus major de promo mais je les avais.

Un défilé au son des cornemuses(nous étions en Écosse)clôtura cette journée. Le lendemain je rejoignais l'O.T.U. (Opération Training Unit) de LOSSIEMOUTH au nord de l'Ecosse par 57°42 de latitude Nord, 3°15 de longitude Ouest. Sur cette base, les Français se retrouvaient pour former les équipages définitifs composés de 7 hommes: le pilote,le mécanicien, le navigateur, le bombardier, le radio, et les 2 mitrailleurs qui devaient alors apprendre à travailler ensemble.

 

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Nous étions sur WELLINGTON, un bombardier bimoteurs qui venait d'être remplacé en opérations par des quadrimoteurs HALIFAX et LANCASTER, après avoir été le bombardier N°1, il terminait honorablement sa vie en avion école. Avec en terminal des incursions sur le territoire ennemi pour tromper les radars et permettre à la force principale d'atteindre son objectif sans trop de pertes. Ces exercices de fin de stage étaient faits aussi pour aguerrir l'équipage, on les appelait exercices de diversion.

Le training dans la Royal Air Force était poussé à l'extrême, les examens purement aériens terminés, il fallait encore satisfaire aux examens de S.V.H. (Sauve Vie Humaine)pour lesquels on s'entraînait tous les jours. Il y avait le Dingy-Drill, l'évacuation-Drill, le parachute-Drill, le Battel-Drill et l'escape-Drill. Je vais vous décrire succinctement chaque exercice.

LE DINGY-DRILL se passait en piscine, entièrement équipés et les yeux bandés, il fallait nager une certaine distance et prendre place dans le Dingy, ce qui était pénible avec notre équipement et les objets que chacun était tenu d'emporter. Le premier dans le Dingy devait siffler à l'aide du sifflet à roulette que chacun portait au revers du battle-dress afin d'attirer les autres qui ne voyaient pas. Nous étions sensés être de nuit en pleine mer du Nord. Le HALIFAX en amerrissage forcé coulait en 50 secondes.

EVACUATION-DRILL Une vieille carcasse de HALIFAX dans un hangar servait pour cet exercice, il fallait donc sortir en moins de 50 secondes et prendre place dans le canot pneumatique sans avoir oublié les objets de survie, le cerf-volant, l'antenne qui si rattache, le moulin à café ainsi appelé pour sa forme, dont il fallait tourner la manivelle en permanence pour émettre un S.O.S., l'eau douce, la trousse médicale, les vivres concentrées logées dans une boîte étanche. Chaque membre d'équipage avait son objet à emporter.

LE PARACHUTE-DRILL Consistait à sauter d'une haute tour en parachute(un peu le saut à l'élastique de nos jours).

LE BATTLE-DRILL C'était surtout un genre de judo ou l'on apprenait à se débarrasser de l'agresseur en lui donnant la mort d'un geste précis et rapide.

L'ESCAPE-DRILL Le plus dur ! Supposés avoir été descendus en Allemagne, un autobus rideaux fermés nous larguait en territoire totalement inconnu avec pour seule indication: vous êtes au sud-est de la base, il vous faut y rentrer sans vous faire prendre par la police. C'est alors que l'on mettait en application tout ce que l'on avait appris en théorie: semer du poivre moulu pour brouiller notre piste, marcher la nuit en utilisant la boussole qui était faite de deux boutons cousus sur notre Battle-Dress, se nourrir des concentrés contenus dans l'escape box, boire l'eau des ornières stérilisée avec les cachets adoc. dormir le jour en principe dans les bois; c'est avec cet exercice que l'on comprenait combien il serait difficile de s'évader. Pour nous heureusement il y avait les avions au loin qui décollaient et atterrissaient, cela nous donnait une direction qui correspondait à celle de notre boussole, il ne restait plus qu'à marcher en évitant de se faire repérer.

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Après un tel entraînement, rien ne pouvait nous faire peur, on se sentait des surhommes. Enfin déclarés "feet" (aptes) pour les opérations, nous rejoignions après quelques jours de permission la base opérationnel d'ELVINGTON le 20 mai 1944. Entièrement réservée aux Français et située à 10 kilomètres à l'est de YORK , ell était l'une des 500 bases aériennes appartenant à la R.A.F. Trois pistes d'envol se croisaient, entourées d'une piste goudronnée donnant accès à des aires de ciment (les dispersals) ou les avions stationnaient, très distants les uns des autres.

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(L'OPS. N°15 JUILLET 1996)

Voilà pourquoi nous possédions presque tous une bicyclette, les plus argentés une automobile; moi j'avais une moto 500 culbuté de compétition très pratique pour se rendre à YORK au BETTY'S CAFE ou après avoir bu moult whiskys et guinesses, on allait danser au DEGREY'S ROOMS. Les FRENCHS BOYS avaient la cote dans leur uniforme bleu marine et galons dorés. Mais c'est surtout notre aile d'AIR GUNNER brodée de blanc sur notre veste qui les attirait.

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AIR GUNNER

De nombreuses questions pleuvaient alors, un bisou y mettait un terme et l'on repartait danser. j'avais pour camarades un Alsacien KANNENGIESER, mécanicien navigant, nous sortions toujours ensemble, il parlait anglais mieux que moi, il m'était utile quelques fois, surtout lors d'achats dans les magasins ou encore au restaurant.

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Équipage du Cpt. BRESSON du groupe" TUNISIE " abattu par la chasse sur le retour de la mission de MADGEBOURG , il est mort aux commandes de son avion en flammes.

Cpt. BRESSON (1er rang) 2ième à partir de la droite.

KANNENGIESER (2ième rang) 1er à partir de la droite.

Enfin les choses sérieuses allaient commencer. Mon pilote,le capitaine COCHO, suivi de tout son équipage, prenait le HALIFAX en main, plusieurs atterrissages sur 4, puis 3, puis 2 moteurs et nous voilà déclarés opérationnels.

Première mission sur rampe de lancement de V1 sur la côte Française, nous fausons connaissance pour la première fois avec la D.C.A. ennemie. Retour à la base sans être inquiétés par les chasseurs. Le débriefing, auquel assistait toujours le Révérend Père MEURISSE nous offrant verre de rhum et cigarettes, se terminant, nous prenons la direction du mess pour se restaurer.

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Le père MEURISSE

Après 4h10 de vol à 13000 pieds, l'estomac est dans les talons, le site et le lit enfin. Notre site, constitué d'un agglomérat de tonneaux en tôle ondulée, sans confort, pas d'eau, chauffage réduit à un poêle type GODIN, toiture perméable à la pluie et d'un accès difficile par des chemins boueux. Il fallait vraiment vouloir en découdre pour accepter cela. C'était en moyenne 3 kms qu'il fallait parcourir pour se rendre du site au mess et de là à son travail et ce quatre fois par jour. les vélos étaient très appréciés croyez moi.

Une deuxième mission dans la RUHR "The Happy Valley" ainsi appelé avec humour par les anglais à cause de la formidable densité de D.C.A. Dès que nous étions signalés, c'était un barrage de feu profond de plus de 40 km qu'il fallait traverser pour atteindre "The Targuet". Notre objectif qui était, ce soir-là, une usine de pétrole synthétique situé à WANNE-ECKEL

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(source: Impérial War Museum)

Touchés à plusieurs reprises, quelques éclats sans conséquence, nous rentrâmes après 5h05 de vol de nuit à 18000 pieds, c'était notre vrai baptême du feu,un succesfull pour notre deuxième mission. Comme chaque fois, débriefing, rhum,cigarettes, père MEURISSE, on regardait le numéro des avions non encore rentrés, puis le MESS, le site et le bon lit ou l'on s'affalait quelquefois tout habillés tellement était grande notre fatigue.

A bord le mot "ATTENTION" était formellement interdit, le patron estimait qu'il pouvait détourner la concentration dans le travail, au pire inquiéter l'équipage. Une amende d'une livre sterling sanctionnait la faute, versée dans une caisse noire, elle servait à payer les consommations lors des réunions d'équipage. Dans les commentaires des mitrailleurs, on disait directement "avion ennemi à 4 heures et au dessus", tout le monde à bord avait compris. Le navigateur rangeait ses crayons en prévision des futurs "CORKSCREWS" tire-bouchon en français. C'est la figure qu'exécute l'avion attaqué par un chasseur pour en gêner son tir.

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Dans la journée du 5 juin,le "TANNOY" annonça: "Attention, attention, repas à 20h25, briefing général à 22h40". L'objectif était une batterie de 155 située à la pointe du HOC près de GRANDCAMP-MAISY.

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A la pointe du HOC, les travaux de retranchement sont effectués immédiatement par les Américains sur les anciennes fortifications Allemandes.

(source: HISTORIA Magazine. N°68)

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Photo prise en 2008.

L'atmosphère du briefing était plus imposante, plus sérieuse. Nos officiers semblaient être dépositaires d'un lourd secret.

Le briefing s'acheva suivant les règles habituelles, les consignes de sécurité étaient appliquées par les sentinelles devant les cabines téléphoniques, empêchant toute communication avec l'extérieur, les poches étaient vidées dans un sac blanc ce qui serait remis à la famille, le tout rangé en bout de table. Tout ceci dans le cas d'un non retour.

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L'OPS. N°17 Décembre 1996.

Equipés de notre combinaison de vol, Mae-West et parachute, le car nous emmena au dispersal, décollage, bombardement avec une FLAK presque inexistante à 3h 30 et ce fut le retour.

Les nuages de la couche inférieure se résorbaient avec le jour. Alors apparut à mes yeux une armada de navires sur la Manche, c'était le débarquement tant attendu. Inutile de vous décrire la joie qui régnait à bord. Dans les jours qui suivirent cette journée historique du 6 juin 1944, plusieurs missions furent effectuées au profit des troupes au sol. Puis Caen, Falaise, le 11 Août 1944 bombardement de la gare de triage de Somain, chez moi dans le Nord. Croyez que le bombardier, le Lieutenant ROMANS étant lui aussi de la région, s'appliquait on ne peut mieux sur son viseur pour faire mouche en évitant les maisons. Cette mission nous avait beaucoup peinés.

Je ne vais pas vous conter toutes mes missions de guerre, sachez que j'en ai effectué 36 alors que tour d'opération était de 20 pour les Américains, 27 pour les Anglais. La pénurie d'équipages obligea le BOMBER COMMAND à allonger ce chiffre. Je vous en citerai trois seulement qui m'on beaucoup marqué.

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Sgt/C. ROCA. Pilote de l'équipage du Lt. HYENNE. Abattu la nuit du 4 novembre 1944 sur BOCHUM.

BOCHUM LE 3 NOVEMBRE 1944.

6h35 de vol de nuit à 5700 mètres d'altitude. Nous partons à 7 avions de mon escadrille, 2 seulement rentreront. La chasse ennemie, très active cette nuit là, nous avait touchés également mais sans gravité. c'est le lendemain au "living room", quel vide! 35 personnes en moins. j'avais perdu mon meilleur copain, le sergent/chef ROCA. Nous mîmes plusieurs jours pour accepter cette hécatombes.

HANOVRE LE 5 JANVIER 1945.

5h10 de vol de nuit à 17000 pieds. Un avion du groupe ne rentre pas. Dix minutes avant l'objectif notre avion est attaqué par un chasseur. L'ayant vu à temps, je déclenche les "CORKSCREWS" qui gênent le chasseur qui nous manque. Au moment ou le bombardier fait sa visée, un deuxième chasseur se présente assez loin. Je fais le commentaire habituel: (chasseur à 18h00 au -dessus, vient vers nous, pilote préparer "CORKSCREW" gauche). Je répète plusieurs fois corkscrew gauche, corskcrew gauche. Le navigateur devait,comme d'habitude, rassembler ses crayons. Le MESSERSCHMITT 109. grandissait dans mon collimateur à la bonne distance entre les deux repères. Je donne le GO pour "CORKSCREW" gauche. Le bombardier de son côté annonçait: " Bombes Gone" pendant que la bombe d'une tonne et les 900 bombes incendiaires commençait leur trajectoire. Le "H" du Capitaine COCHO sera encore attaqué 10 minutes après l'objectif, la vigilance de son mitrailleur-arrière, le sergent SEMAIL lui permet à nouveau de s'en tirer. Atterrissage, débriefing comme d'habitude, repas au Mess, le site du 346 squadron; le lit et la bonne nuit réparatrice, heureux de s'en tirer une fois de plus.

CHEMNITZ LE 14 FEVRIER 1945.

8h30 de vol de nuit à 20 000 pieds, soit 6 600 mètres d'altitude. Je dois dire ici que la température baisse régulièrement de 7°5 tous les 1000 mètres si l'isotherme zéro est au sol, mathématiquement il y a -49°5 à notre altitude. Imaginez un instant une personne dans sa boule de plexiglas appelée tourelle arrière, seule à l'extérieur de l'avion par une telle température dans un ciel zébré par les phares , ayant l'oeil sur l'extérieur et l'autre sur le débimètre d'oxygène, son mini manche à balai en main lui permet de tourner sa tourelle dans tous les sites et azimuts, le pouce sur le bouton prêt à actionner ses quatre mitrailleuses de calibre 7,7 tirant 1 200 coups minute, relié à son équipage uniquement par la radio de bord. Ceci dit, comme d'habitude, un chasseur ennemi de service ce jour là se présenta à bonne distance. Une bonne rafale de mes pétoires, il dégagea nous évitant ainsi le "CORDSCREW" de rigueur. A part cet intrus, le reste de la mission se déroula sans problème. Nous venons cette nuit là, avec 304 bombardiers, de porter aide aux troupes soviétiques engagées pas très loin. Onze avions sont du groupe "GUYENNE" qui enregistre à cette date sa millième sortie. Tous ces renseignements ont été recueillis dans le journal de marche du groupe "GUYENNE".

Pendant ces longues heures de solitude dans ma tourelle arrière de notre avion, il m'arrivait souvent de penser au pays, ainsi qu'à ma petite amie ADRIENNE qui, sous l'occupation dans le Nord de la France, entendait toutes les nuits le ronronnement ininterrompu des 500, quelquefois 800 avions passant au dessus de sa tête en direction de l'Allemagne nazie. Elle était loin de penser que son petit cavalier du bal de fresnes "cravatte à petit pois" comme elle le surnommait, était dans ces avions: elle ignorait, comme mes parents d'ailleurs, que parmi ce flot d'avions il y avait des quadrimoteurs aux cocardes tricolores portant la croix de Lorraine sur leur fuselage qui continuaient la guerre.

PUIS CE FUT WUPPERTAL LE 13 MARS 1945.

5h55 de vol, altitude 18 500 pieds. Ayant la suprématie de l'Air, les missions se faisaient maintenant de jour avec beaucoup moins de risque de collision. En rentrant dans le briefing room, qu'elle ne fut ma surprise de voir que le fil rouge tendu sur la carte d'Europe matérialisant la route à suivre jusque la "Targuet". L'objectif passait par mon petit village de BRUAY-SUR-ESCAUT. Nous étions le 13 Mars 1945, il venait d'être tout juste libéré. Sans perdre un instant, je rédigeais une lettre destinée à mes parents, un parachute fabriqué à la hâte avec mon mouchoir, un peu de leste fait de quelques bouts de ferraille récupérés par les mécaniciens de piste, le tour était joué, il n'y avait plus qu'à attendre la visée du bombardier et son GO pour lancer la missive de ma tourelle, que j'avais tournée dans le vide, en ouvrant la porte d'évacuation. Après une mise en direction comme pour un bombardement, ce fut le GO historique pour moi j'ai toujours chez moi en bonne place ce petit parachute improvisé.

J'ai appris par la suite que mes parents avaient reçu ma lettre 30 minutes après le largage. Ils étaient sans nouvelles depuis mon départ, presque 5 ans; le Nord classé en ZONE INTERDITE, les nouvelles ne parvenaient pas.

Le retour se faisait sans ennui, ELVINGTON  en vue, atterrissage, le Runn Way jusqu'au dispersal et là, quelle surprise..! L'AIR COMMODORE (Général de brigade) A. WALTER, Le Manchot, comme on l'appelait chez nous (il avait perdu un bras en opération), accompagné de mon bon copain KANNEN que l'on croyais disparu, deuxième surprise. Quand le Manchot se déplaçait, c'était pour annoncer lui-même (et il y tenait beaucoup) "vous avez terminé votre tour d'opération", félicitations et ambrassades. Pas besoin de vous décrire notre joie, je me jetais dans les bras de KANNEN, il m'expliqua qu'il s'était évadé d'Allemagne, avait rejoint l'Angleterre et qu'il avait profité de l'avion du Commodore pour rejoindre ELVINGTON, il tenait lui aussi à être présent pour l'évènement.

Inutile de vous préciser que le Whisky coula à flot dans le petit bistrot du village, la guerre était finie pour moi. Je rendais au magasin vêtements de vol, moumoute, bottes ect... Je revendais la moto à un copain et le 29 Mars 1945 je fus mis en route sur le dépôt des disponibles de MEUDON France, une permission de deux mois me fut accordée et je pris la direction du Nord.

CAZAUX-L'ALGERIE

Le 19 novembre 1948 je suis affecté à la base école de CAZAUX afin d'obtenir mon brevet de navigateur commandant d'avion.

De nouveau me voici élève et confronté chaque fin de semaine aux examinateurs. Tests écrits sur les matières enseignées, vols de jour, de nuit ou je retrouve dans mon sextant Bételgueuse, Véga la plus brillante, Uranus et les autres. La navigation astro m'interessait beaucoup mais allait peu nous servir dans nos missions de transport. Enfin c'était au programme, il fallait s'y plier. Après un an de bachotage, un examen final, réussite et affectation le 24 novembre 1949 au groupe de transport 1/62 en ALGERIE stationné sur la base de MAISON-BLANCHE. Je suis alors commandant d'avion en titre. Nos missions consistent à ravitailler en viande, légumes frais, fruits et courrier les postes les plus reculés au Sahara: SEBHA à la frontière Libyenne, FORT TRINQUET, TINDOUF et bien d'autres encore. Cette fois ma famille n'a pu me suivre à Alger, la séparation est bien dure à vivre. Affecté en INDOCHINE, je fus mis en permission du 8 Août 1950 au 20 septembre 1950.

LA CAMPAGNE D'INDOCHINE

Je rentrais en France et retrouvais ma petite fille qui avait augmenté d'une unité, une seconde petite fille prénomée Michele était née en mon absence. Je profitais à fond de ma famille sachant que j'allais partir pour l'INDOCHINE en guerre. Ce jour fatidique arriva et c'est dans les pleurs que l'on se séparait. Je pris la direction de MARSEILLE avec un précieux talisman fait d'une epaisse boucle de cheveux blonds de ma deuxième petite fille MICHELE que j'avais placée dans une pochette transparente et qui ne m'a jamais quitté pendant mes 296 MISSIONS de guerre. De temps en temps, dans les moments de cafard, je la regardais et mon imagination m'emmenait auprès d'elles.

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FELIX ROUSSEL

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On aperçoit sur le pont du paquebot les groupes de militaires probablement vers l'INDOCHINE.

Arrivé à MARSEILLE, je retrouvais le camp de Sainte Marthe, base de transit. Je fit la connaissance du Capitaine CHINE, du Lieutenant FILLETAS et nous embarquons sur le FELIX ROUSSEL, magnifique navire flambant neuf des Messageries Maritimes, effectuant son premier voyage publicitaire pour l'extrême-Orient avec à chaque escale réception  des notables qui rendaient l'invitation au Commandant, à laquelle il nous invitait tous les trois. C'est vous dire que la traversée (23 jours de mer) fut très agréable avec en plus les relations du Lieutenant FILLETAS, à savoir le premier Maître d'Hôtel des premières, le premier Barman des secondes et un troisième de ses copains qui lui n'avait pas eu d'avancement, il était resté garçon de cabine.

FIFI, comme il nous demandait de l'appeler, avait fait l'école des mousses de Saint-Mandrier sur Mer, près de toulon, il retrouvait à bord ses copains de promo ayant évolués au sein de la Marine Marchande alors que lui était passé dans l'Armée de l'Air.

Pas besoin de vous dire que le premier Maître d'Hôtel des 1er classes nous gâtais. Droit comme un I majuscule dans sa redingote en queue de pie, noeud papillon noir bien calé sur plastron blanc, serviette blanche savamment pliée sur l'avant bras gauche, la tête haute, il dirigeait d'un simple regard perçant ses serveurs. C'est de cette façon qu'il faisait rapidement remplacer les bouteilles vides de grand cru Pomerol, Saint-Emilion sur notre table occupée par le Capitaine CHINE, le Lieutenant FILLETAS, le Lieutenant SEMAIL et un aumônier de la Légion Etrangère dont j'ai oublié le nom. Quatre bons vivants qui arrivaient avec facilité déconcertante pendant le déjeuner et aussi le dîner à écluser chacun leur bouteille de Bordeaux.

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FRANCHE-COMTE

Enfin après vingt trois jours de mer, le FELIX ROUSSEL entre dans le port de SAÏGON, nous sommes le 15 Octobre 1950. J'arrive le 23 Octobre 1950 au groupe de transport 2/62 FRANCHE COMTE stationné sur le terrain de BACHMAÏ au NORD TONKIN.Sans perdre de temps, le patron m'envoie en double faire une évacuation sanitaire à LAO KAY situé sur la rivière Noire, à la frontière chinoise. A l'atterrissage, en bout de piste, des blessés sur civières attendent avec un groupe de tirailleurs marocains commandé par un sergent-chef français, tous vachement barbus, en piteux état et pour cause, ils viennent de passer presque deux mois en brousse chinoise pour rejoindre les troupes françaises. Ici je dois citer une anecdote surprenante: ce groupe d'une douzaine de personnes, heureux de se retrouver en territoire ami, arrosaient à leur façon cet évènement.

Pour ce faire, le sergent-chef, avisant une boite métallique ovale de grande capacité ayant contenu du corned-beef, encore imprégnée de graisse, la tendit à l'un de ses hommes en disant "Ahmed, trouve moi de l'eau". Ahmed, très consciencieusement plongea la boite dans une ornière proche, la remplit d'eau de pluie puis l'apporta à son chef. Celui-ci sortit de je ne sais ou une bouteille de Pernod qu'il vida entièrement dans la boite, mélangea le tout et la tenant entre ses deux mains me dit "à vous l'honneur mon lieutenant". En une fraction de seconde dans ma tête je me dis: " tu prends ou tu refuse? Toujours pour l'exemple, j'étais lieutenant, j'acceptais et je m'exécutais. Tenant ce récipient  à hauteur de la bouche, soufflant à pleines joues pour éloigner les fétus d'herbes sèches qui nageaient en surface, je bus une gorgée de ce breuvage puis je passais au sergent-chef qui goulûment avala de nombreuses gorgées, le passa ensuite à ses hommes qui burent à leur tour, tous marocains et croyez-moi, ce jour là Allah fut très tolérant.

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De gauche à droite:

Debout:

Léonce SEMAIL (Cdt d'avion), Noël MOTRONI, ??, ??, ??, ??.

Françis FERRENTI, ??.

(Source: François de PREMONT)

(collection: Leonce SEMAIL)

Leur chef m'expliqua que pour survivre ils se nourrissaient de pousses de bambou et buvaient l'eau récupérée dans les ornières, évitant les postes chinois, marchant la nuit, se cachant le jour. Pour ma première mission d'accoutumance, c'était pleinement réussi ! Le cérémonial de l'apéro terminé, on embarquait tout ce monde dans la JULIE (Junker 52) et décollage pour HANOÏ ou après 1h45 de vol, on se posait à BACHMAÏ, remerciements et adieux, je prenais congé de mes premiers passagers. Comme pour mes missions sur l'Allemagne, je ne citerai que les plus marquantes des 296 MISSIONS EXECUTEES EN INDOCHINE EN 18 MOIS.

Notre base située à 10 Kms au Nord de la ville d'HANOÏ était assez bien défendue; un réseau de frises barbelés de 10 mètres de largeur parsemé de ci de là de mine anti-personnel et de MIRADORS la ceinturait, complété par des câbles extrêmement tendus le long desquels, la nuit, des chiens genre berger allemand pouvaient en circuler. Ce qui n'empêcha les Viets de nous faire sauter trois avions en une nuit.

Une tour de contrôle judicieusement placée et une série de bâtiments abritaient le bureau des OPS avec la carte du Tonkin, son grand tableau noir et quelques sièges. La salle des parachutes, la salle de repos avec ses jeux (cartes, dominos, fléchettes). Les mess, les hangars de maintenance et les logements des sous-officiers. Pour les officiers, des villas réquisitionnées, dispersées au quatre coins de la ville, dans lesquelles nous nous installions par affinité avec une occupation de deux personnes par chambre.

Je partageais la mienne avec le lieutenant MARTIN Léon. Lorsque je pris possession de ma chambre, on me demanda: " voulez-vous un matelas de crin ou un tobler ? " "Qu'est-ce que vous entendez par tobler?" " C'est un matelas fait de gros bambous refendus, placés dans une très forte toile donnant l'aspect de plaques de chocolat tobler". Après l'avoir testé, ma préférence se porta sur le crin de beaucoup plus confortable. Une moustiquaire absolument indispensable complétait la literie.

Bombardements, parachutages, largages de parachutiste, évacuations sanitaires se succédaient avec très souvent plusieurs décollage par jour. A cette cadence, certains équipages épuisés étaient envoyés en repos à VATCHAÏ en baie d'Allongue. Ce fut notre cas, quel plaisir de pouvoir faire la grasse matinée.

Le repos terminé, je fais un transport HANOÏ-SAÏGON, 6h30 de vol. Arrivé à TON SONHUT, base militaire de Saîgon, Ho! Surprise, je suis accueilli par le Colonel COCHO, commandant la base, mon pilote de la Royale Air Force. Nous sommes tombés dans les bras l'un de l'autre et après une étreinte à en perdre le souffle, il me félicita pour mon grade, je lui retournais les miennes.

Mangeant à sa droite au Mess, il me présenta à ses adjoints et traditionnellement, la bouteille de champagne fut débouchée au coupe-coupe. Le lendemain, retour au Tonkin avec escale à DALAT pour embarquer deux équipages au repos.

29 Juin 1951, funeste journée. Notre commandant PAOLI, ancien du groupe Lorraine en Angleterre, commandant le groupe Franche-Comté, avec qui j'avais volé au Bourget en 1946, est touché par la D.C.A. Viet et pique vers le sol sans pouvoir redresser. Une boule de feu au sol et tout l'équipage y laissa sa vie. Mon ami, le lieutenant MARTIN, ailier droit du commandant est touché de plusieurs éclats.

Le 8 janvier 1952, évacuation sanitaire sur HOA-BINH. Je suis le premier avion à me poser, la base a été bombardé toute la nuit, un seul parking en bout de piste. Comme d'habitude, un nombre de brancards occupés par de grands blessés, d'autres assis attendent, c'est alors qu'un violent tir de mortiers nous tombe dessus. Je dis au mécanicien de mettre les moteurs en marche pendant qu'aidé du radio, nous chargeons les blessés rapidement en nous baissant à chaque explosion; les tirs se rapprochent de plus en plus, enfin le dernier blessé chargé on roule pour le décollage, heureux que la piste ne soit pas touchée. Je vois un deuxième avion en tour de piste, je l'appelle en VHF, pas de réponse, j'appelle l'Etat-Major et lui demande d'interdire tout atterrissage à HOA-BINH. Pendant que je prenais de l'altitude en vol circulaire pour sortir de la cuvette, je vois le deuxième avion se ranger au parking, à peine rangé les explosions au sol reprennent, une grosse boule de fumée noire monte vers le ciel. Les Viets ont fait mouche.

Le 11 Mars enfin ma 296 ème et dernière mission. Le 13 avril 1952 je quitte le Tonkin par avion d'Air France, mis en congé de fin de campagne du 15 avril 1952 au 25 juillet 1952. Je retrouve ma famille. La chance ma sauvé encore une fois, 4 nouvelles citations s'ajoutent à ma croix de guerre.

(source: DE L'OMBRE A LA LUMIERE Autobiographie de Léonce SEMAIL)

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L'EVACUATION

 

LOBELLE PIERRE

Quelques mois avant son départ il assista au terrible bombardement d'ABBEVILLE du 10 mai et ensuite du 20 mai 1940

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Abbeville 20 mai 1940:

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Abbeville 20 mai 1940:

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Abbeville 20 mai 1940: soldats Allemands,panneaux route de Rouen/Dieppe.

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Abbeville 20 mai 1940: Palais de l'auto Renault Geudet Frères

Fevrier 1941 prévenu par une secrétaire de la Mairie d'Abbeville que je suis désigné en tête de liste pour partir en Allemagne, je décide immédiatement de partir en zone libre pour rejoindre une unité combattante.

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Abbeville, Paris, Tours, Cormery et Reignac, Loches, Chateauroux la Martinerie, Salon-de-Provence, Marseille St Marthe.

Partant d'Abbeville,Paris,et Tours, et de passer la ligne de démarcation entre Cormery et Reignac, a environ 34 km de Tours. En arrivant à Cormery, une dizaine de jeunes sont arrêtés par les gendarmes Allemands, devant moi.

Le patron du café de l'arrêt de bus me cache dans sa cuisine, en attendant l'arrivée du passeur, pour me rendre à Reignac et ensuite je suis caché dans une grange à Loches, un vehicule de la base Aérienne de Chateauroux la Martinerie, me transporte à la base. Après 4 à 5 jours, direction Marseille St Marthe, pour souscrire un engagement volontaire de 4 ans, au titre de la loi du 11.01.1941 en qualité de soldat de 2ième classe, à compter du 27.02.1941, pour la base Aérienne de Blida. Embarqué à Marseille. Débarqué le 24.06.1941. vient du centre d'instruction  de ZAGHOUAN- Affecté au groupe de reconnaissance 2/33. Pris en compte le 08.09.1941.

Le G.R.2/33 fait mouvement le 08.11.1942 sur DJEDEÏDA (TUNISIE) le 16.11.1942.sur BISKRA puis sur AIN BEÏDA le 21.11.1942. sur COLBERT (TC) le 05.01.1943 sur LAGHOUAT (sud Algérie) et passe le territoire sud Algérien a/c du 05.01.1943.

Affecté à la Compagnie de l'Air N°12 par note N° 1108/1B/du C FAA/ du 15.02.1943. R.D.C. du G.R.2/33 le 01.09.1943. Affecté D.P. BLIDA à compter du 01.05.1943. Rayé a la Compagnie N° 12 à/c du 01.05.1943. rentré à l'hopital, affecté 442.Affecté C.D.P. disponible. Affecté au CFPNA a CASABLANCA 02.09.1943. arr. ALGERIE. Rejoint le CFPNA le 16.09.1943. et pris en compte le 16.09.1943.

Petite anecdote conçernant son engagement a Sainte Marthe en 1941, par un Sergent/Chef. de la Légion Etrangère qui leur fit signé leur affectation pour la base de Blida pour une durée de 4 ans, leur disant que la guerre durerai encore au moins 4 ans, il n'avait pas tort.

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Départ de Marseille direction Alger pour la base Aérienne de Blida, mais en cours de traversée contre-ordre direction Tunis. Sous-marin Italien en patrouille en mer Méditérrannée obligea le paquebot a se dérouter vers la tunisie.

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Insigne du 2/33 a TUNIS El-Aouina

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Avant son passage aux Groupes Lourds le 2ième classe LOBELLE fonction infirmier au 2/33, avec le Capitaine CANTONI. Qui deveindra le médecin de la base d'ELVINGTON

de gauche a droite:

N°1 Slt. HEURTEAU. Pilote de chasse touché en combat rentre a la base et s'écroule sur son manche.

N°2 LOBELLE Pierre. N°3 PAGES. mitrailleur du Colonel CITROËN du groupe "LORRAINE" F.A.F.L. N°4 PETSOUNIS. (assis)Legion étrangère non retenu dans l'Armée de l'Air.

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Mise en route sur l'Angleterre le 28.11.1943. et R.D.C. du CFEPN le dit pour Embarqué à Alger le 29.11.1943. Débarqué à LIVERPOOL le 10.12.1943. Nommé au grade de Caporal le 06.05.1944. par ON N°29 du 23.05.1944. nommé au grade de Sergent ON N°3 en date du 04.07.1944 à compter du 30.06.1944.

 

Embarquement à Alger Zéralda: le 28.11.1943 vers l'Angleterre sur le Scythia, arrivé a Liverpool après 15 jours de mer avec les sous-marins aux fesses.

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CUNARD R.M.S. SCYTHIA  19.930 TONS.

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Photo prise en 1945

Mitrailleur-arrière: Sgt. LOBELLE Pierre Equipage du S/Lt de MIRAS

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(collection: André HAUTOT)

R.A.F. FILEY. 23. I.T.W. "4 FLIGHT" 30 AVRIL 1944

Le Sgt. LOBELLE. Pierre. le premier a gauche au troisième rang

Affecté 20° O.T.U. à compter du 12.09.1944. Muté base 74 mis en route le 29.12.1944. Muté RUFFORTH 1643 CU le 07.02.1945.Muté ELVINGTON S.G.U 3/47 premiere. Escadre G.B. 1/25 le 27.03.1945.

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INSIGNE 1/25 "TUNISIE"                                                      

 

                                                                                                   BREVET:MITRAILLEUR

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WELLINGTON

20° O.T.U. 28.10.1944 WELLINGTON XLP 672

Sgt/C. COMTE

Une fin tragique, le Sgt/C COMTE avait la même chambre (tonneau) que le Sgt. LOBELLE et lors d'un retour de mission d'entrainement, en faisant le tour de l'avion, le pilote Sgt/COMTE est tué par l'hélice d'un des moteurs, il est 0h.30. Le Sgt LOBELLE le prit dans ses bras lui tenant la tête et lui disant tu vas t'en sortir COMTE tu vas t'en sortir, mais le Sgt/C COMTE lui répondit je suis foutu LOBELLE je suis foutu.

EQUIPAGE DU SOUS-LIEUTENANT de MIRAS

GROUPE 1/25 "TUNISIE"

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de gauche a droite sur la photo:

Radio: Sgt. LETOUBLON.Mitrailleur-supérieur: Sgt. BERGES Pierre. Pilote: S/Lt de MIRAS. Navigateur: S/Lt. BLANCHIN. Bombardier: Sgt/C. BRUN. Mitrailleur-arrière: Sgt. LOBELLE Pierre. Mécanicien: Sgt. PICOT.

CITATIONS

Jeune équipage plein d'allant qui vient d'éffectuer plusieurs missions de bombardement de jour et de nuit sur des objectifs particulièrement défendus de l'Allemagne.Par sa maitrise et son calme, malgré une forte concentration de Flak, a obtenu d'excellents résultats en bombardants dans la nuit du 8 avril 1945 un objectif du nord de l'Allemagne défendu par une chasse active. Ordre n° 21 du 05.06.1945. n° 1736 (GB) Le Lt Colonel VENOT. Cdt. R.A.F. Station d'ELVINGTON Cité à l'ordre de la brigade Aérienne.

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ELVINGTON

De gauche a droite:

Mecanicien: Sgt. PICOT. Mitrailleur-supérieur: Sgt. BERGES. Mitrailleur-arrière: Sgt. LOBELLE. Pierre. Radio: Sgt. LETOUBLON. Navigateur.S/Lt. BLANCHIN. Bombardier.Sgt/C. BRUN.

Photo prise par le S/Lt de MIRAS. Pilote.

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Embarquement pour une mission de l'Equipage du Sous-Lieutenant de MIRAS

De gauche a droite:

Mitrailleur-supérieur: Sgt. BERGES. Radio: Sgt.LETOUBLON. Mécanicien: Sgt. PICOT. Navigateur: S/Lt. BLANCHIN. Mitrailleur-arrière: Sgt. LOBELLE. Bombardier: Sgt/C. BRUN.

Photo prise par le Pilote: S/Lt de MIRAS

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Le Mitrailleur-supérieur: Sgt. BERGES. dans la tourelle arrière du HALIFAX.

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En permission a Londres TRAFALGAR SQUARE en 1943

de gauche a droite:

N°1 ??. N°2 Mitrailleur-arrière: LOBELLE Pierre. N°3 Mitrailleur Aéro-naval: BIRIBI. N°4 Recherche sous-marine Aéro-naval: BEN SOUSSAN.

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Tour de controle de la base d'ELVINGTON le 20 octobre 1945. Avec une explosion de joie pour prendre la photo, on aperçoit en bas a gauche les quatre navigants de l'équipage du S/Lt de MIRAS. Mécanicien: Sgt. PICOT. Mitrailleur-supérieur: Sgt. BERGES. Mitrailleur-arrière: Sgt. LOBELLE. Pierre. Bombardier: Sgt/C. BRUN.

www.yorkshireairmuseum.co.uk

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DAILY EXPRESS

Elvington (Yorkshire) le 89 mai 1945 - Les Groupes Lourds ont fini leur beau travail. Nous avons essayé de faire quelque chose durant ce mois de guerre pour nous 5 missions... et une croix de guerre.

Dédicace de l'équipage.

(collection: Claude de MIRAS)

 

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RETOUR MERIGNAC G.B. 1/25 "TUNISIE"

Muté G.B. 1/25 à BA. MERIGNAC le 29.03.1945. Note n° 3710/ G.B. du 09.10.1945.

Rentrant d'Angleterre avec son unité par la voie des air - passe par changement de dénomination du G.B. 1 (Grande-Bretagne) à la 20e Escadre de bombardement lourd le 01.11.1945. MO. N° 7070/EMSA/1/0 DU 15.11.1945.

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(L'OPS N°12 OCTOBRE 1994)

Rengagé le 19.06.1946 pour six mois à terme résiliable à/C du 01.05.1946. En qualité de Sergent au titre du PN. A souscrit le 17.01.1947. devant le CO. de Bordeaux un rengagement résiliable de six mois au titre de la loi du 31.03.1928. pour servir comme Sergent dans le corps du PNNS à compter du 01.11.1946. Affecté service généraux de la 21e Escadre à/C du 27.02.1947.

Inscrit au tableau d'avancement année 1947 pour le grade de Sergent/chef (service général).Rengagé à l'intendance de l'air de Bordeaux le 01.05.1947. Pour un an à terme en qualité de Sergent du service général.

Nommé au grade de Sergent/Chef à/C du 01.03.1947. au titre du service général rengagé à l'intendence de l'air de Bordeaux le 17.03.1948. à compter du 01.05.1948.

Pour un an à titre fixe en qualité de Sergent/Chef. au titre du PNNS. service général - affecté à S/GMMTA (extrême-orient) via B.T.A. 247 Marseille par R.D.C. de la 21e EB  le 21.12.1948.

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Arrivé et pris en compte à la B.T.A. 247 Marseille le 12.11.1948. Embarqué sur S/S MARECHAL JOFFRE le 11.01.1949.

Une indication sur les photos on aperçoit les groupes de militaires sur le pont du paquebot vers l'INDOCHINE ???

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    MARECHAL JOFFRE

      MESSAGERIES MARITIMES

Débarqué à SAÏGON le 09.02.1949. Affecté C.A.A. 2/217 à/C du 12.01.1949. Affecté G.T. 2/244 Anjou par A.M. N°786/S/ G.M.M.T.A./1/du 15.02.1949. Arrivé et pris en compte au G.T. 2/64 ANJOU à/C du15.02.1949.

 

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Les Officiers du Groupe Anjou à Saïgon en 1949/1950, Tan Son Nhut.

(collection: André GUEDEZ)

De gauche à droite:

N°1 Georges MARTIN, N°2 Lt MONTARY, N°3, N°4 Lt LAGOUTTIERE, N°5, N°6, N°7, N°8 Lt LEGER, N°9, N°10, N°11, N°12, N°13 Lt DELMARES, N°14, N°15, N°16 Cdt GENTIL, commandant du Groupe Anjou, N°17 Cdt BECAM, commandant en second du Groupe Anjou, N°18 Cpt DEFENDI, N°19, N°20, N°21, N°22 Cpt DEUIL, N°23 Lt GUEDEZ, N°24 Lt CROZIAT, N°26, N°27, N°28 Lt DARRIBEHAUDE.

 

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2/64 ANJOU "FEU"

Fin 1947, après relève de la 2ième Escadre de Chasse par la 4ième fin novembre, les Forces Aériennes sont ainsi réparties : Au TONKIN: le Groupe de transport "Tonkin" Ju-52 et une escadrille de 8 Spits IX du Groupe LAFAYETTE. En ANNAM: 6 patrouilles, soit 12 Spits, des groupes LAFAYETTE et DAUPHINE. En COCHINCHINE: 12 Spits du DAUPHINE et les Groupes de Transport 1/64 "BEARN" et 2/64 "ANJOU".

Dés juillet 1949, des renforts furent acheminés. La 5ième Escadre de Chasse, Groupes I/5 et II/5, sur BELL-P63 KINGCOBRA, fait mouvement de Sidi-Ahmed (TUNISIE) par voie maritime à SAÏGON/TAN-SON-NHUT pour rejoindre HANOÏ en novembre. Le transport est renforcé par l'arrivée du II/62 "FRANCHE-COMTE" avec 20 TOUCANS. Arrive également en Novembre le G.C. II/6 NORMANDIE-NIEMEN et ses P.63 KINGCOBRA. Au 4ième trimestre 1949, l'aviation connut une activité considérable, malgré le mauvais temps, pour tenter de stopper l'offensive du VIETMINH au TONKIN ou de nombreux postes étaient encerclés (régions de LAÏ-CHAU, CAO-BANG, LAO-CAÏ, LANG-SON).

 

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Le Groupe Anjou Base de Saïgon, Tan Son Nhut, 1949/1950.

(collection: André GUEDEZ) 

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Affectation  groupe "ANJOU" Chef de garage exploitation.

Après les Groupes Lourds, l'Indochine Sgt/C. LOBELLE Pierre. à TAN-SON-NHUT la plaine des tombeaux Base de SAÏGON  au 2/64 ANJOU.

En Décembre 1954, l"ANJOU" reçoit la Fourragère de la Légion d'Honneur des mains du Général JOUHAUD.(Petite anecdote: le Général JOUHAUD était l'oncle de Jacques JOUHAUD. Mécanicien: "moteur""avion" sur la base d'ELVINGTON en Grande-Bretagne "voir récit dans la Mécanique à ELVINGTON". ) commandant l'Air Extrême Orient et du Colonel NICOT, Commandant le S/GMMTA, et la garde du drapeau de la 64 ième Escadre.

A partir de fin mai 1955, le 2/64 commence à faire mouvement sur blida, de nouveau par sections de 4 avions. La soute des "Nord" est remplie jusqu'au plafond, et nos camarades "rampants", promus au titre de "PAX" voyagent dans des conditions peu confortables.

C'est le 13 juillet 1955 que prend fin définitivement l'épopée Indochinoise de l"ANJOU". Le Nord 2501 numéro 27, décolle le dernier de Tan-Son-Nhût,piloté par votre serviteur Cpt. MAYET. Pierre. De nouvelles opérations se profilent à l'horizon.

(source: Ancien de l"ANJOU" 1948/49-1954/55 Capitaine.(ER) Pierre MAYET)

Admis dans le corps des sous-officiers de carrière à compter du 30.12.1949. Autorisé à prolonger son séjour colonial de 3 mois à compter du 10.02.1950.

Fin de séjour, muté au C.A.A. 217 (personnel transit) mis en route le 07.05.1950. Rayé des controles du G.T. 2/64 le 08.05.1950. Dirigé sur le G.M.M.T.A. Paris pris en compte au C.A. 217 à compter du 08.05.1950. Rapatrié par voie aérienne le 10.05.1950. Rayé des controles du C.A. 217 le 15.05.1950. Arrivé à Paris le 12.05.1950. Affecté Det Air 2/124 le 20.07.1950.

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Base de RABAT. Maroc

Sgt/C. LOBELLE. Pierre.  Cpt. ???  Sgt. DEFONTAINE.

Embarqué par voie Aérienne le 27.07.1950. Arrivé le 08.07.1950 à Air Maroc à RABAT. Affecté au B.A. 1/151. arrivé et pris en compte le 03.08.1950. Muté aux écoles Air Maroc à RABAT par AM. N° 6073/SPAA/2/ du 27.06.1950. Nommé au grade d'Adjudant à/C du 01.06.1951.

Affecté au groupe de chasse de nuit "LORRAINE". Rayé des controles du bataillon 1/151 le 01.08.1951. Arrivé et pris en compte au groupe de chasse de nuit 1/131 le 01.08.1951. Détaché au C.I.C.O.A. 930 Dijon pour suivre stage de controleur adjoint d'opération aérienne (B.S.) à mis en route par voie aérienne le 08.02.1952. Débarqué à Paris le dit jour stage terminé le 05.05.1952.

Rejoint le groupe de chasse de nuit 1/131 "LORRAINE" à Tours. A l'issue du mouvement de cette unité prévue par la D.M.N. Affecté 7° D.A. N°901 à Versailles. Mis en route et rayé des controles le 01.08.1952 du groupe de chasse 1/131 "LORRAINE".

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B.A. 922 DOULLENS ANNEE 1953.

De gauche a droite:

Adjt/C. BRAULT.  Sgt/C. HEZETTE.  ??.  ??. ??. ??. ??. ??. Adjt/C. LOBELLE Pierre. Lt. MORENVILLIER. Adjt. TROUILLEZ.  ??.

Arrivé à la station radar 12/901 DOULLENS le 01.08.1952.Pris en compte à la station à/C du 01.08.1952.

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B.A. 922. DOULLENS

De gauche a droite: a partir du haut.

Rang du haut.

Lt. SIRE. Adjt/C. LOBELLE.Pierre. Adjt. FORTIN. Sgt. BRIER. Sgt. FRANCOIS. Sgt. HOUDE. Sgt. LEFEBVRE. Sgt. LAGNY. Sgt.FERNAGUT. Sgt. NORMAND. Sgt. THOS. Sgt. DURAND

Rang du bas.

Sgt. DAVIAUD. Sgt/C. NIQUET. Sgt/C. LOMBARD. Sgt/C. DURAUDE. Sgt. COCAIGNE. Sgt. HAZARD. Sgt. MARION. Sgt. JANIN.

 

 

Reclassé automatiquement sous l'indice 32.17 à/C DU 01.01.1954. Passe par la réorganisation de la SMR/2/901/ à la BMR 20/901 à compter du 01.01.1954. Inscrit au tableau du concours pour la médaille militaire au titre de l'année 1955 par décision en date du 05.08.1955. Au titre de l'année 1955 par décision en date du 05.08.1955 de M. le Ministre de la défense Nationale et des F.A. Nommé au grade d'Adjudant/Chef à/C du 01.09.1955.

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Adjt/C. LOBELLE PIERRE porte drapeau de la base aérienne de DOULLENS.

Reclassé 72 00 à compter du 01.04.1958. Passe par changement de dénomination de la S.M.R. 20/911 du C.C.D. 20/911 à compter du 01.08.1958. Passe par réorganisation du C.C.D. 20/911 au C.C.D. 20/922 à compter du 01.04.1960.

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BASE AERIENNE DE DOULLENS

 

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B.A. 922 DOULLENS.

De dos le Capitaine LOBELLE. Cdt. MOEHRING. Col. GROUSSET. Major. HAZARD.

Passe par réorganisation  du C.C.D. 20/922 au C.D.C. 20/922 à compter du 01.10.1961.(par G.M.G. 40-922) passe par réorganisation du code de gestion 02 (2e R.A.) au code de gestion 40 (Cdt des bases de défenses aérienne à compter du 01.10.1961.

 

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A droite signature du Colonel GROUSSET  ensuite GENERAL.

BASE AERIENNE DE DOULLENS

de gauche a droite sur la photo:

                Cdt. (R) SANSELME. Cpt. (R) LOBELLE. Pierre. Adjt. (R) DELBE. Cdt. RAGUET. Col. (R) CRINON. Major. (R) DURAUDE. S/Lt. (R) RIFFAULD. Major. HAZARD. Cdt. (R) LEPRETRE. Adjt/C. (R) RECOURA. Col. GROUSSET. (Cdt. de la base). Cdt. (R) MOEHRING. Col. (R) MARRIL. Major. LEBRETON. Major. (R) LOMBART. Adjt/C. (R) BACQUET.

Le colonel MARILL. Pilote de chasse au groupe 1/7 Bizerte Sidi-Hamed Cdt. de la base sur Dewoitine 520. 

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Mémoires du Général GROUSSET.

Inscrit au tableau d'avancement de l'année 1962 pour le grade de sous-Lieutenant d'actif corps des officiers des bases de l'air. Nommé au grade de sous-Lieutenant à compter du 01.04.1962. Corps des officiers des bases de l'air Affecté C.F.A.C.O.A. 00345 ETAMPES par message mis en route et rayé des controles du C.D.C. 20/922 DOULLENS le 12.06.1962.

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Base Aérienne:Centre de détection et de contrôle 5/922 DOULLENS

Définition héraldique:

"Chouette de sable et or,allumé de sinople empiétant de sa serre dextre un écusson d'azur".

Symbolisme de l'insigne: L'insigne du CDC de Doullens comprend les éléments symboliques suivants.

-Une chouette, oiseau de proie nocturne aux facultés visuelles exceptionnelles, évoquant les capacités étendues de surveillance du CDC.

- 3 serres or symbolisent les 3 escadres de défense aérienne (10e EC de Creil, 12e EC de Cambrai, 30e EC de Reims) dont le CDC contrôlent journellement les mouvements.

- La dernière serre noire représente la menace aérienne tentant de pénétrer l'espace aérien matériel par un simple écusson bleu.

- La disposition des 4 serres évoquent une interception d'aéronef hostile et, plus largement, la maitrise du ciel.

(source: Le S.H.D.)

Aprés 55 ans de surveillance de détection et de défense Aérienne le détachement Air (D.A.) 922 "RENE DOUMER" de DOULLENS (somme) à été dissous le samedi 1er juillet 2006.

 

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De gauche a droite:

Cpt. MOEHRING, Lt Casimir RUFFINEL, ??, Cpt. LEPRETRE, Cpt. LOBELLE Pierre, Col. GROUSSET (Cdt de la base de Doullens) Major. LEBRETON, Major. HAZARD.

Tous controleurs d'Opérations Aérienne.

Arrivé et pris en compte au CFACOA /345 (Administre par le C.A 2/251 Étampes le 12.06.1962. Nommé Lieutenant à compter du 01.04.1964. Corps des officiers de l'Air affecté au CDC 20/943 Nice M. et R. et rayé des contrôles du CFACOA 345 le 03.08.1964. Arrivé et pris en compte à la B.A. 943 le 03.08.1964. au CDC 05/943 le 03.08.1964. Nommé Capitaine le 01.07.1968.

 

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B.A. 943 Nice/Roquebrune.

 

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(collection: Ducastelle Philippe)

 

GRADES SUCCESSIFS

Entré au service comme - E.V. le 27.02.1941

Caporal:  06.05.1944 - ON N°29 du 23.05.1944

Sergent:  30.06.1944 - ON N°3 du 04.07.1944

Sergent-Chef:  01.03.1947 - JO N°210 du 06.09.1947

Adjudant:  01.06.1951 - JO N°144 du 20.06.1951

Adjudant-Chef:  01.09.1955 - JO N°220 du 20.06.1955

Sous-lieutenant:  01.04.1962 - JO N°90 du 14.04.1962

Lieutenant:  01.04.1964 - JO N°74 du 27.03.1964

Capitaine: 01.07.1968

Médaille militaire a compter 06.01.1956 JO du 08.01.1956

Croix de guerre avec étoile de bronze "en équipage"

Croix du combattant volontaire 39/45

Croix du combattant

Médaille commémorative des campagnes. (France, Afrique, Grande-Bretagne, Libération)

Médaille coloniale. (Extrême-Orient)

Stoppé dans l'avancement dans les réserves cause maladie contractée en service.

Six campagnes cinq années pour service aériens commandés

525,50h de vol.

22,50h de vol de guerre.

84h de nuit.

N° Carte R.A.F.  1250 FP 22979

Affectation Groupe "ANJOU"

Chef de garage exploitation.

 

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 L'Arc de Triomphe année:1986

Derrière de gauche a droite:

Mme LOBELLE, Mr LOBELLE (Equipage: DE MIRAS Tunisie), Mr Henry BOURGUND (Equipage: WELLARD Tunisie), Mr Jean BOGAERT (Equipage: WELLARD Tunisie), Mr BARROIS (Equipage: NOIROT Tunisie), Mr DESCOUSIS (Equipage: NOIROT Tunisie), Mme HABEZ, Mr PONCET (Equipage: PONCET Guyenne), Colonel DEMAZURE (Equipage: DEMAZURE Guyenne) Mme LACOUDANNE, Mr LACOUDANNE, Mr SICARD, Mr TIERCELIN.

Devant de gauche à droite:

Mr SUSBIELLE (Equipage: PELLISSIER Tunisie), Colonel BARTHELOT (Equipage: BRION Guyenne DCD. 26/07/1987), Mr RADOT, Mme LAROCHE, Mr LAROCHE, Général THIRY (Equipage: THIRY Guyenne), Général BOE (Equipage: DEMAZURE Guyenne), Mme BOE, Colonel PLAGNARD(Equipage: PLAGNARD Guyenne), Mme SICARD, Colonel NICAISE (Equipage: HUBERT Guyenne), Non identifié.

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(collection: Suzanne MEMIN)

 

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 Photo souvenir des anciens des Groupes Lourds au Mémorial de Grandcamp-Maisy.

De gauche a droite:

1/??.  2/ Col. BLANCHARD. 3/ Col. MEMIN. 4/ Cpt. LOBELLE Pierre. 5/ Adjt/C. MEMIN (frère du colonel MEMIN) equipage du Cpt. BRACHET. en retour de mission collision avec un HALIFAX reste a son poste de pilotage pour permettre a son équipage de sauté s'écrase au sol. 6/??. 7/ Col. AUNEAU. même parcours que le Capitaine LOBELLE. 8/ Adjt/C. CHARRIERE. avec ses décorations descendu en retour de mission par un J88 saute en parachute. 9/ ??.

 

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PORNIC LE11 NOVEMBRE 2007

 

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Remise de la médaille militaire

de gauche a droite:

Adjt/C. 1er Armée Campagne d'Italie et d'Allemagne. Indochine dans un régiment de Zouave. Cpt. LOBELLE. Pierre G.R. 2/33 EL AOUINA. 1/25 TUNISIE navigant sur HALIFAX Groupes Lourds. Indochine 2/64 ANJOU. titulaire de la Médaille militaire depuis plus de 50ans. Mr. QUETIN. 1er Armée de LATTRE de TASIGNY. Débarquement a Cavalaire, Campagne d'Italie, Monte casino.

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 Pornic le 11 novembre 2007

Médaille Militaire: Mr QUETIN. Cpt. LOBELLE Pierre.

 

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Pornic le 11/11/07.

De gauche à droite:

Porte drapeau des Médailles militaires de Pornic Mr Georges BERNARD Major Gendarmerie (ER), Capitaine: LOBELLE Pierre, Lieutenant JACQUET Sylvain Président des M.M. R. FOUGERAY A/C Coloniale, Mr BOENNEC Député-Maire de Pornic.

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A gauche le Capitaine LOBELLE Pierre lors du voyage à Elvington en 1989.

(collection: Nicole ROUSSEAU PAYEN)
 

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01 novembre 2008

LA MECANIQUE A ELVINGTON

LA MECANIQUE A ELVINGTON

Ma liste de Mécaniciens

Mécanicien: " Responsable des électriciens de bord":  RENZINI Marcel, Mécanicien: "avion-moteur": JOUHAUD Jacques, Mécanicien: "d'armement": CAPLANNE Pierre, Mécanicien: Adjt. ROLAND. Mécanicien: Sgt. VERDIER. Mécanicien: MARIE Louis Jean, Mécanicien: Jean MARECHAL,  Mécanicien: MONFRAIX, Mécanicien: LOONIS.

Je voudrais profite de l'occasion, pour remercier monsieur HAUTOT André grace a qui j'ai peux découvrir les Groupes Lourds, le plus jeune engagé volontaire parmis les Groupes Lourds, qui m'a communiqué quelques documents, et surtout une très belle photo de mon père lors de son passage en O.T.U. a LOSSIEMOUTH.

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André HAUTOT: ELGIN - 29.08.1944

"UN GRAND MERCI MONSIEUR HAUTOT GRACE A VOUS NOUS N'OUBLIERONS PLUS LES GROUPES LOURDS FRANCAIS GUYENNE ET TUNISIE SQUADRONS 346 ET 347"

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(collection: Bernard MONSEAU)

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HALIFAX III du Groupe 2/23 "GUYENNE" avec son équipage, mécaniciens, armuriers, personnel de servitude et son chargement de bombes.

 

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(collection: Bernard MONSEAU)

 

"LA MECANIQUE "

Les mécaniciens au sol, classés respectivement dans les Groupes GUYENNE et TUNISIE avant le départ d'Afrique du Nord, suivirent ceux-ci dans leur traversée d'Alger à Liverpool.

Après un mois d'attente à WEST-KIRBY, au cours duquel ils eurent à subir un examen technique sommaire, les moins "calés" furent envoyés en école pour compléter leurs connaissances:

        Mécaniciens"avion"et"moteur"à Cosford.

  Mécaniciens"électriciens" à Melsham.

   Mécaniciens d'équipement à Melsham.

Mécaniciens d'armement à Kirkham

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Bonjour Marcel nous voila de retour, ma première photo d'un mécanicien électricien: chargé du service et de la formation des électriciens de bord.

"RENZINI Marcel aujourd'hui un jeune homme de 90 ans, merci Marcel pour nos très bon contact, ensemble nous n'oublierons plus les Groupes Lourds"

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(collection: Marcel. RENZINI.)

Responsable de la formation des électricien de bord.

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MISSION DE GUERRE DU CAPORAL/CHEF: RENZINI MARCEL

Date: 16.04.1943. -  Fonction à bord: Mitrailleur. - Grade, Nom, et Fonction des autres membres de l'équipage et des passagers: Cdt. VIGOUROUX. S/Lt. PINAUD. Adjt/C. LAURON. Sgt/C. LAGOUTIERE. - TYPE et numérosde l'avion: LEO.45 N°499. - Altitude: 2500. - Distance et Nombre d'attérrissages: 1. - Durée: 4h.35 - Nature du service Aérien: Bt. du terrain de Protdeville. Vol de guerre.

Mitrailleur: Caporal/Chef. RENZINI Marcel. dans l'équipage du commandant VIGOUROUX. Groupe TUNISIE 1/25 sur LEO 45 à BISKRA. Bombardement de la TUNISIE.

Avant son départ, pour la Grande-Bretagneen 1943, débarqué suite à la visite médicale à cause de sa taille(1,84m) donc 4cm de trop, mais chargé sur la base d'ELVINGTON du service et la formation des électriciens de bord.

RECIT DE L'INSPECTION DU "HALIFAX A"

DU CAPORAL/CHEF RENZINI MARCEL

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ELVINGTON 1944/1945 Le mécanicien Roger POURTEAU

(collection: G. POURTEAU)

En fin d'un après-midi ensoleillé trois bicyclettes roulent vers le HALIFAX (A) pour inspection avant signature de la "form 700" (qui permet l'envol de ce bombardier). Sur le vélo un bombiste, un mécanicien électricien et moi-même.

Sur le chemin passe devant moi un petit hérisson, sans hésitation je freine, pose mon vélo a terre et prends cette petite boule piquante dans la main gauche, et reprends ma route vers le"A".

Le mécanicien électricien me demande l'autorisation de faire lui-même l'inspection, je lui accorde, vu ces compétences, mais lui recommande de bien faire attention a l'inverseur (actif/essai): réponse attendue (bien sur).

je pose ma bicyclette sur l'herbe et mon hérisson a coté, je suis sous l'avion et regarde le chargement de bombes dans la soute portes ouvertes. Soudain mon regard est attiré par le hérisson qui a envie de fuir, je me précipite pour l'attraper, a ce moment toutes les bombes tombent dont une me frôle le talon.

Le HALIFAX est un bombardier lourd mais délesté de son chargement fait un bond impressionant, je reprends mon hérisson et un moment après sortent de l'avion le mécanicien électricien et le bombiste heureux de me voir entier et debout. Confus de l'erreur de la position de l'inverseur de la commande "essai/actif".

Il ne reste plus au bombiste que remettre les bombes a leurs place. Sauf les deux bombes a retardement qui seront acheminées au trou pour exploser "et échangées" dans le nouveau chargement.

A part le hérisson "a qui j'ai rendu la liberté" la même mésaventure a été vécue a POCKLINGTON (15km d'ELVINGTON) mais les bombes a retardement n'ayant pas été changées résultat: un bombardier en moins.

(merci Marcel pour ce souvenir concernant la base d'ELVINGTON)

VOICI L 'HISTOIRE D'UN MECANICIEN AU SOL DES GROUPES LOURDS JOUHAUD JACQUES AVEC UN PARCOURS PASSIONNANT

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JOUHAUD.Jacques

(collection: JOUHAUD Regis)

Le jour de son épreuve des " 8 " pour le brevet de pilote- l'avion est un hanriot16 des Ailes Bayonnaises.

Son apprentissage de pilote en 1937 à la section popude BIARRITZ-PARME, et jusqu'en 1939 il a été membre de cette section ainsi que de l'Aéro-club Basque, ou il a volé sur M.S 138, HANRIOT 16, POTEZ 60, LEOPOLDOFF, LUCIOLES, AIGLON, PHALENE, PELICAN.

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(collection: Régis JOUHAUD)

De gauche a droite sur la photo: prise le 23 décembre 1939 devant le phare de BIARRITZ avant le départ pour l'école de MARRAKECH.

Lieutenant:ArmandJOUHAUD. (père) ancien de 14/18,croix de guerre 6 palmes, Légion d'Honneur.

2ième: Classe: Jacques JOUHAUD. (fils) Mécanicien "avion"et"moteur" notre ancien des groupes lourds sur la base d'ELVINGTON.

Jacques JOUHAUD qui était le petit neveu du Général JOUHAUD et à cause de son état physiologique lamentable, il lui avait clairement dit qu'il ne revolerait plus avant très longtemps, et il voulu le garder à l'État-Major, mais ce travail de bureaucrate ne devait certainement pas correspondre au caractère de notre ancien des groupes lourds qui illico est allé s'engager pour rejoindre l'Angleterre.

(source: Régis JOUHAUD)

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(collection:Régis JOUHAUD)

 

Devançant l'appel en 1939 il s'est retrouvé à l'école de DAX sur LUCIOLE, puis au MAROC à MARRAKECH, ou il a eu son brevet militaire sur 230 et NA-57. Il a ensuite été formé sur POTEZ 540 et lâché sur GLEN sur lequel il devait être envoyé au front.

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POTEZ 540 N°37  BR 243 1er ESC. du GRA 1/55

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(collection:Régis JOUHAUD)

Renvoyé dans ses foyers en novembre 1940, il est passé par l'Espagne via DANCHIARA début novembre 1942, puis il y a eu le sinistre camp de concentration de Miranda de Ebro, le Portugal, l'Algérie et Liverpool

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(collection: Régis JOUHAUD)

Permission de sortie pour le 2ièmeclasse: JACQUES JOUHAUD a la station d'ELVINGTON.

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Mecanicien au sol:"d'avion et moteur" JACQUES JOUHAUD

État Signalétique sous le n° d'incorporation A.26.098. Arrivé à l'école de pilotage de DAX le 22.11.1939.Le jour même il signe son engagement officialisé à la sous-intendance de Bayonne. Le 14.12.1939. il est dirigé sur l'école de chasse de MARRAKECH via la B.A. de Montpellier le 11.01.1940. Il est renvoyé dans ses foyers le 30.08.1940.

Arrivé à Casablanca venant du Portugal après l'internement à Miranda le 22.08.1943. Hospitalisé. Reconnu inapte à la visite PN le 29.10.1943.Embarqué le 28.11.1943. Arrivée à LIVERPOOL le 10.12.1943. Patriotic School le 10.12.1943. Muté Camberley le 21.12.1943. Les deux dates de mutations données: le 22.12.1943. 18.05.1943. correspondent probablement a son temps de formation dans les écoles Anglaises. Puis muté sur la Base 42 a compter du 20.09.1944. Démobilisé le 24.09.1945.

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Carte d'identité pour le personnel aérien étranger. Royal.Air.Force. 27 janvier 1944.

(collection: JOUHAUD Régis)

Entre temps il avait perdu plus de trente kilos et comme il était déjà plutôt maigre,il souffrait d'une déshydratation et d'un rétrécissement de l'estomac dont, je crois, ont souffert à peu près tous les jeunes gens passés par ce sinistre camp. Il était donc inapte au PN et est resté tel jusqu'au bout.

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Militaires démobilisables rayés des contrôles des Forces Aériennes Françaises en Grande-Bretagne, à compter de leur départ pour la France, le 15.septembre 1945.

 

Revenu en 1945 il a été en 1946 membre fondateur de l'Aéro-Club des Ailes Basques résultant de la fusion des trois clubs d'avant-guerre, et il s'est remis à voler bien que sa santé physique et psychique ait été définitivement détériorée dans les geôle de Franco.

(Récit de Régis JOUHAUD pour le souvenir de son père, j'espère que de son petit nuage il s'aperçoit qu'on ne l'oubli pas. merci Régis "NOUS N'OUBLIERONS PLUS LES GROUPES LOURDS"

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(collection:Régis JOUHAUD)

Avion de voltige STAMPE à moteur renault de 145 ch. Il en a été construit 850ex. entre 1945 et 1947.

Jacques JOUHAUD. Avait gardé de sa formation de pilote de chasse à MARRAKECH une virtuosité et surtout une précision de pilotage tr7s "Armée de l'Air"sur la photo il part pour une petite séance tranquille: boucles, quelques tonneaux rapides et renversement.

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(collection: Régis JOUHAUD.)

De droite à gauche:

Yves DANTO. Instructeur et Chef Pilote, Régis JOUHAUD Pilote de l'Aéroclub le fils de Jacques JOUHAUD Mécanicien "moteur et avion" à ELVINGTON, Michel LASSALLE Mécanicien ancien de l'Armée de l'Air, BrunoVIELLE Mécanicien et ancien de l'Armée de l'Air, ????? Anwar NAZRALLY Mécanicien,

Photo prise par Christian LAVERDET.son GRAND-ONCLE un ancien des Groupes Lourds le Lieutenant Marcel HIEBEL.

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(photo: Christian LAVERDET.)

Le STAMPE a revolé le dimanche 3 mai  avec comme chef-pilote Mr Yves DANTO et Régis JOUHAUD.

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(collection: Régis JOUHAUD.)

Petite anecdote concernant notre anciens des Groupes Lourds Monsieur LAVERDET, (91ans) après son HALIFAX H7-N. il est devenu un fana... du STAMPE.

(source: Régis JOUHAUD)

"Un très beau souvenir pour les groupes lourds: Jacques JOUHAUD Mécanicien "moteur et avion" son fils Régis JOUHAUD)  merci Régis.

LES MECANICIENS DU CAPITAINE VEAUVY

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(collection: Le "L" for LOVE du Cpt. VEAUVY)

Sur l'équipage officielle de l'équipage du Cpt. VEAUVY, nous voyons les quatre mécaniciens.

De gauche a droite: un soldat aviateur, deux mécaniciens confirmés l'Adjudant ROLAND et le Sergent VERDIER et un autre soldat aviateur.

COMMANDANT CHURET

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(Le commandant CHURET, chef des moyens Techniques de la base d'ELVINGTON.)

(source: Les foudres du ciel du Général NOIROT)

Le commandant CHURET, qui en mars 1944, fit la tournée de ces écoles, en apprécia la parfaite organisation et nota le remarquable fonctionnement de l'école de COSFORD ou 10.000 mécaniciens étaient alors en stage.

Les "élèves" ne devaient reparaître à ELVINGTON qu'en avril 1944, certains même plus tard.

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Pendant ce temps, les "confirmés" effectuaient jusqu'en février des stages dans les usines HANDLEY-PAGE, à Speke, prés de LIVERPOOL, et à BRISTOL pour les moteurs, après quoi ils furent envoyés, sur demande du colonel BAILLY, dans certains H.C.U's (Rufforth,Marston Moor) ou les équipages français ne pouvaient être transformés assez rapidement sur quadrimoteurs, faute d'un personnel au sol suffisant pour assurer l'entretien des avions.

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Quant aux officiers mécaniciens, ils avaient été dés la fin octobre 1943,"postés" sur des "Stations" d'opérations (à POCKLINGTON près de YORK, et LECONFIELD près de HULL.) pour y faire leur apprentissage dans le cadre des règlements britanniques.

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(source: Nuits de feu sur l'Allemagne: Louis. BOURGAIN)

Le HALIFAX en cours de chargement

Ils se retrouvèrent à ELVINGTON en avril 1944, sous l'autorité du Commandant CHURET,"Chief technical ifficier",dont l'Etat-Major etait constitué comme suit:

    Commandant du D.D.S. : Lieutenant: Van Ingevel, assisté des Adjudats/Chef: Coulon et Pomés.

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Au centre de la photo le Sous-Lieutenant Roger MENAERT et son équipe de mécaniciens, je recherche les noms des mécaniciens.

(collection: DEMOOR Jean-Michel)

Commandant du R and I : Capitaine: Piller, assisté des Sous-Lieutenants: Dauge et Ménaert.

Station electrical officier : Lieutenant Beaute, assisté du Sous-Lieutenant: Viel et du

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Lieutenant: Lemarchand.

(collection: Jean-Claude LEMARCHAND)

Station armement officier : Lieutenant: Benoist, assisté du Lieutenant: Pelletier.

Station signals officier : Lieutenant: Mangin, assisté du Lieutenant: Vallet.

Adjoint technique du C.T.O. : Sous-Lieutenant Boisméry.

Adjoint administratif : Sous-Lieutenant Piquet.

Les Services Techniques comprenaient au total:

13 Officiers.

850 Sous-Officiers et soldats mécaniciens et aides pour l'entretien de 40 HALIFAX, tout ce personnel nettement spécialisé et réparti en:

 

mécaniciens "cellule"

                             "électriciens"

                          d'armement,

                    "radio"

                      d'atelier,

                        "moteur"

                                  "d'équipement"

                      "photo"

                      "radar"

                                                 "parachutes et dinghies"

(Ce chapitre a été écrit par le Capitaine PILLER.source:Journal de marche du groupe "GUYENNE" en opérations du Capitaine COCHO.)

Pour suivre la vie de ce personnel au travail, il n'est rien de mieux que de suivre la préparation d'une mission d'opérations.

Le Colonel ayant été alerté, fait immédiatement prévenir l'officier d'armement, la préparation et le chargement des bombes constituant généralement le travail le plus long.

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Chargement des munitions

(source: Le "L" For Love Andrée A. VEAUVY)

Le C.T.O. est avisé aussitôt du nombre d'avions à mettre en ligne. Ce nombre a été fixé par le Bomber Command, d'après une liste fournie par le C.T.O. la vielle, des avions "probablement" disponibles dans un délai de douze heures. Il s'agit pour lui de montrer qu'il ne s'est pas trompé, ou tout au moins de ne pas faire mentir ses prévisions, surtout s'il s'est montré un peu optimiste. Cela sera quelquefois dur, d'autant plus que pendant ces douze heures, des avaries supplémentaires sont souvent découvertes.

La liste est publiée; dés lors tout le personnel requis se met en action.

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En 1945, la R.A.F. employait des bombes de 5400kg,comme celle-ci, placée à coté de bombes de 227 et de 454kg.

Le "bomb dump" s'anime, sous la direction du populaire Adjudant COURTOT, un géant débonnaire, en apparence seulement, car il se charge de ramener rapidement à la raison les "durs" qu'on lui affecte de temps en temps par mesure disciplinaire.

C'est que le travail du "bomb dump" est un des plus pénibles qui soient; il s'agit de manipuler quelquefois avec une grue, mais très souvent à bras, les centaines de bombes prévues, et de les charger sur des "trolleys" ou chariots qui, traînés par un tracteur, seront amenés auprès des avions. La "ration" d'un avion est en général de quatre trolleys.

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Chargement d'une bombe "Cookie" de 3.624kg

En même temps, des camions déposent près des avions les treuils qui serviront au hissage des bombes.

Huit énormes citernes de 10.000 litres vont d'un avion à l'autre ou plutôt d'un avion à la soute, pour retourner à un autre ensuite, car il faut très souvent une citerne complète par avion.

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(collection: Robert Saubry-Bobet.auteur: De Paris à ELVINGTON)

Les remorques à huile, trainées par des tracteurs,font de même, tandis que d'autres véhicules,camions "oxygène",camions "azote" voitures techniques "radio" et "radar" font le tour des avions désignés pour la mission.

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La caravane "Lustucru"

Un autre camion distribue les fusées de signalisation, un autre les "babies" ou petites bouteilles d'oxygène qui seront utilisées pour les déplacements à l'intérieur de l'avion, lorsqu'un membre d'équipage doit se débrancher du poste fixe.

Cette agitation sur la piste, sillonée de convois de bombes, de citernes, de camions, crée vraiment l'atmosphère d'une journée de préparation à une mission.

Quand ceci se passe la nuit, ce qui arrive fréquemment, toute cette activité est révélée que par mouvement de quelques lumières.

Pendant ce temps, dix mécaniciens de toutes spécialités s'affairent autour de chaque avion et de ses équipements. c'est que, très souvent, celui-ci est désigné pour repartir, alors qu'il vient à peine de rentrer. Il faut alors tout vérifier hâtivement.

En plus de l'inspection journalière réglementaire, des pleins, du chargement, il y a toujours quelque élément à régler, ou à changer: une hélice, une magnéto, une tourelle, un aileron.

Mais il y a aussi à réparer les dégats de la "Flack" et l'on peut citer des missions ou aucun avion n'est revenu sans égratignure. Aussi, en cas d'urgence, on pare au plus pressé, les "petits" trous seront bouchés plus tard.

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Le "petit train" apporte son chargement de bombes.

Quelquefois des travaux plus importants ont été entrepris, quelque faibles que soient les chances d'avoir l'avion prêt pour l'heure H. Ce n'est pas terminé, et déjà l'équipage arrive.

Ou bien les bombes sont en retard, et on assiste fréquemment à ce spectacle bien caractéristique de l'équipage au complet, aidant au chargement, poussant les "trolleys" tournant les manivelles des treuils de hissage. Aucun ne rechigne sur cette besogne, ils ne veulent  pas manquer, faute de quelques minutes, une mission qui leur a couté un "briefing" de plusieurs heures, qu'ils ont déjà vécue mentalement, et retranchée par anticipation du nombre fatidique, celles qu'il reste à faire.

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(collection; S.H.A.A. Les forces Aériennes Françaises Libres)

"Le Lieutenant GONTHIER, une partie de son équipage et la bombe de 2000 livres. Au cours de la phase préparatoire à la mission, le plein d'essence, le chargement des bombes et les ultimes vérifications mécaniques étaient assurés par le personnel au sol.

la quantité de carburant embarquée dépendait de l'éloignement de l'objectif. Les bombes les plus souvent utilisées étaient celles de 250 et  500livres. Sur les objectifs particulièrement importants et défendues de l'Allemagne. La bombe de 2000 livres était mise en place.

Pendant les 11 mois de leurs opérations, les groupes lourds français ont éffectué environ 2500 sorties et largué un peu moins de 10.000 tonnes de bombes: ce qui représente un chargement moyen de 4 tonnes de bombes par sortie."

Cela,les mécaniciens le sentent, le comprenent,et point n'est besoin d'exciter leur ardeur. Du reste, c'est leur"mission" à eux aussi et après avoir enlevé les cables, ils regarderont anxieusement vers le Flying Controld'ou peut surgir à tout moment le clignotement d'un phare rouge, implacable signal qui signifie "trop tard".

Pendant tout ce temps, le téléphone fonctionne"à plein tube", ordres contre-ordres,  renseignements.

Le chef du D.S.S. alerté, fonce vers un avion dont on vient de lui signaler un moteur en panne.

Le C.T.O. fait son "tour de piste"pour s'assurer que tout va bien, donne la chasse à un convoi de bombes qui part dans une mauvaise direction, le renvoie vers un autre avion, questionne partout; il tressaille à chaque sonnerie du téléphone qui peut lui apprendre la défaillance imprévue d'un avion, la panne idiote de la dernière minute.

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(L'OPS N°9 1949)

Enfin, ça y est, ils sont tous en l'air.

Le C.T.O. a vécu intensément le décollage.

D'ailleurs, il ne se sent pas tranquillisé pour autant.

Le décollage n'était que le début de ses soucis - dans deux heures peut-être, un bruit de moteurs va rompre le silence: un "early return" c'est-à-dire un avion qui a eu une défaillance mécanique et revient prématurément, après avoir largué ses bombes en mer. Autant d'éfforts gaspillés.

Puis ce sera le retour, l'atterrissage avec ses risques de collision, s'il y a du brouillard au-dessus du terrain; quelquefois, un avion en atterrissant, sort du "runway" et s'embourbe. Le lendemain, il faudra aller le sortir au prix de difficultés sans nombre.

Pour les autres, le matin, ce sera l'inventaire des dégats; la mise en train des réparations, alors que peut-être un nouvel ordre d'opérations aura été reçu.

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L'OPS N°11

Mais le C.T.O. n'est pas le seul à se faire du souci; sur chaque dispersal, après décollage,deux mécaniciens sont restés, attendant fièvreusement dans leur baraque, le retour du "taxi". Ces baraques de mécaniciens, construites selon le goût ou la fantaisie de chacun, avec les matériaux les plus divers, c'est quelque chose d'absolument typique: un tuyau de poêle, sortis d'on ne sait ou. Une armoire confectionnée avec de vieilles caisses, et pour compléter l'ameublement, une batterie de cuisine; le gibier pullule aux environs et dans certaines baraques on dégustait souvent de savoureuses gibelottes.

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Enfin,après de longues heures, un bruit caractéristique, c'est le retour de la mission. Les voilà dehors avec leur torche, regardant au loin les trois petites lumières qui descendent et filent sur le "runway". Le ciel s'emplit de bruits de moteurs, on entend les grincements de freins, tout la piste s'anime à nouveau.

Alors, ils attendent, angoissés. Plusieurs avions sont déjà passés sur le "Perimeter Track", quand enfin, le leur arrive. L'énorme masse noire, qui a dans la nuit des dimensions fantastiques, a viré à l'entrée du dispersal. Ils font alors des signaux avec leurs torches, pour le guider. Coups de moteurs, on coupe, et voici l'équipage.

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On discute, pas longtemps, car déja le coach vient prendre les hommes pour les mener au debriefing.

On met les housses, quelques coups de torche pour voir s'il n'y a pas trop de trous, et les mécaniciens vont dormir, car dans quelques heures il faudra recommencer: réparations, essai des moteurs, pleins chargement.

A moins qu'il ne faille commencer tout de suite!

Quelquefois on côtoie l'invraisemblable, les ordres pour une mission étant donnés avant le retour de la mission précédente. Alors on amène les bombes sur les dispersals vides, en espérant que les occupants reviendront, pas trop abîmés.

On n'en peut donner de meilleur exemple qu'en citant la période du 11 au 15 mars, ou cinq missions furent exécutées en cinq jours.

Pour la cinquième mission la "mécanique" pouvait, avec une légitime fierté, mettre en ligne plus d'avions que pour la première, malgré la perte de deux avions le 14 mars. Le personnel avait travaillé pendant trois nuits consécutives.

Travaux obscurs, travaux sans gloire!

La récompense? Oh, bien faible,certes; le lendemain, le chef mécano ne cédera sa place à personne pour peindre sur l'avant du fuselage la petite silouhette de bombe qui indiquera une mission de plus, et dont plusieurs rangées montrent la vaillance de sa "voiture".

Pour les mécaniciens du taxi, ces rangées de silouhettes, c'est leur tour d'opérations, à eux aussi, avec toutefois cette différence que le tour, commencé le 1er juin 1944, ne finira pour eux qu'avec l'annonce de l'armistice.

Et cette monotonie de l'existence quotidienne n'était pas l'élément le moins pénible d'une vie sans joie, sans repos, sans espoir, émaillée de nombreuses déceptions.

Mission annulée, déchargement des tonnes de bombes, nouveau chargement pour une autre mission, nuit passée pour rien sur le dispersal, dans le brouillard ou sous la fine pluie glacée qui caractérisent le YORKSHIRE.

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(source: La mémoire des groupes lourds)

Equipe de Mécaniciens au sol de la "maintenance générale".

Quant aux mécaniciens d'atelier, ils n'avaient même pas cette satisfaction de voir partir et revenir leur taxi, ils travaillaient sur tous, d'une façon complètement anonyme.

Voila ce que fut à ELVINGTON, la vie des mécaniciens qu'on oublie trop souvent pour ne chanter que les louanges de ceux qui faisaient la guerre.

A cela, toujours une seule et même réponse; "ils n'ont pas connu le danger"

Qu'en pensaient les mécaniciens d'armement, lorsqu'ils roulaient des bombes dans ce dépot qui en comptait plusieurs centaines de tonnes, infernal foyer toujours prêt, à la moindre imprudence, à semer la mort dans un rayon de plusieurs kilomètres?

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HALIFAX B.IV N° 562 codé H7.H du Groupe 2/23 "GUYENNE"

Qu'en pensaient-ils lorsqu'ils chargeaient ces bombes de nuit, à la lueur de quelques lampes de poche, les doigts rendus malhabiles par le froid, lorsque, comme cela s'est produit plusieurs fois par suite d'une fausse manoeuvre le chargement complet dégringolait sur l'aire cimentée?

Qu'en penseraient les huits mécaniciens  tués le 28 décembre 1944 quand, par suite de la chute d'une bombe, l'avion Q du groupe "TUNISIE" explosa avec tout son chargement?

Ceux-là ne pensent plus, ils sont allongés dans le cimetière d'Harrogate, aux côtés de leurs camarades navigants tombés au retour en Grande-Bretagne.

Funèbre symbole d'une collaboration qui fut vraiment la première cause du succés.

Les "anciens" du groupe "GUYENNE" n'oublient pas cette collaboration, les mécaniciens n'avaient pas de raison d'être sans les équipages, mais ceux-ci ne pouvaient rien sans eux, sans ces 850 mécaniciens qui, pendant onze mois d'opérations, nuit et jour, dans le rude climat du YORKSHIRE, mirent en oeuvre tout leur dévouement, leur consçience professionnelle, l'amour de leur métier ingrat, pour que soient réussies les missions, avec les meilleures garanties d'efficacité et de sécurité.

(source: journal de marche du Capitaine. COCHO)

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Mécanicien au sol: MARIE Louis Jean devant la stèle d'ELVINGTON

Engagé volontaire pour la durée de la guerre le 02.09.1939 à l'intendance Militaire du Havre au titre de l'Armée de l'Air arrivé au camps et incorporé le dit jour à la base Aérienne 22 à Chartres démobilisé et rayé des controles de l'A.A le 11.06.1940.

Evadé de France par l'Espagne le 02.01.1943. Embarqué en Espagne le 25.05.1943.  libre a Casablanca le 27.05.1943.

A acquis la qualité d'engagé volontaire pour la durée de la guerre a compté du 02.01.1943(T. N°11.527 EMA11 du 15.08.1945) Affectation Dépot du personnel de l'Armée de l'Air N° 209 le 03.06.1943.

Passé aux Forces Françaises Libres le 22.08.1943. et affecté au dépôt des isolés à BARAKI le 26.08.1943. Affecté en qualité de volontaire aide mécanicien en Angleterre (ND S 5048 ITO/EMCAP du 05.08.1943) Dirigé sur le dépot du personnel 201 à BLIDA le 08.09.1943.

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(collection: MARIE Louis)

Embarqué en Algérie le 03.11.1943 Débarqué en Angleterre le 05.11.1943. Affecté à Patriotic School le 06.11.1943. Affecté à Camberley le 25.11.1943. Affecté à la base Aérienne n° 42 le 05.05.1944.

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Souvenir d'un jour de décoration:

Mme. MARIE. Mécanicien: MARIE. Louis. HEUX Jean. (alias Armand) dans le réseau "resistance-vimeu" ancien résistant qui habitait mon village. 

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27 octobre 2008

LES SPORTS ET LOISIRS SUR LA BASE D' ELVINGTON

LES SPORTS ET LOISIRS SUR LA BASE D'ELVINGTON

Leur vie n'était pas triste. Elle le devint durant la période d'hiver quand le vent et la pluie rendaient les sorties à bicyclette vraiment peu agréables et quand les pertes devinrent importantes. Alors, ils se réfugièrent dans le mess. il y jouaient au bridge ou à la belote. Ils commentaient les évènements.

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Le père MEURISSE, Aumônier de la base d'ELVINGTON. 

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Le Capitaine CANTONI médecin de la base d'ELVINGTON.

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Le médecin Capitaine CANTONI dans son "antre"

Durant toute cette période, le pasteur des âmes, le père MEURISSE, aumônier de la base et celui des corps, le médecin-capitaine CANTONI jouèrent un rôle essentiel. De façon évidente, ils contribuèrent l'un et l'autre au maintien du moral des équipages et du personnel.

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De gauche à droite: un officier Anglais de l'I.S. contrôle l'entretien du reporter Pierre GRENESSE ( de la radio française) avec le toubib CANTONI, le padre JOSEPH et le commandant VIGOUROUX DU 1/25 (347 TUNISIE).

Musiciens, sportifs, bridgeurs ou animé d'une quelconque passion, le personnel de la base d'ELVINGTON se regroupait selon leurs affinités. Ainsi, se formèrent en particulier l'orchestre et l'équipe de rugby.

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L'orchestre de la base d'ELVINGTON

PIOLOT guitare, DUGARDIN Clovis violon, Adjt/C. CIMINO au bandjo, MARTIN a l'accordéon, (MARTIN avait composé une valse que l'on avait appelé la MARTINETTE) et SEMAIL Léonce qui faisait la manche après quelques airs pour payer les boissons du groupe.  

Le sergent DUGARDIN, Radio de l'équipage du sous-lieutenant TERRIEN. Excellent violoniste et animateur, il était le patron indiscuté de l'orchestre.

 

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L'orchestre était dirigé par le sergent DUGARDIN.Violoniste, excellent chanteur, il n'avait pas son pareil comme animateur. Après les hostilités, pendant la période qui précéda le retour en France. il organisa tous les samedis soir sur la base d'ELVINGTON un grand bal qu'il avait appelé "la fête à Neu-neu" . Tous les jeunes des environs s'y précipitaient. DUGARDIN n'avait pas son pareil pour réaliser les jeux les plus divers et surtout la célèbre danse du balai. Cinquante ans aprés, "la fête à Neu-Neu"  reste encore gravée dans les mémoires Britanniques.

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(collection: Régis JOUHAUD)

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Photo dédicacée donnée au Lt/Col VENOT par Joséphine BAKER qui était venue donner un récital sur la base d'ELVINGTON en 1945.

Petite anecdote d'Alain VENOT: Le Lt/Col. VENOT commandait la base à la suite du Colonel BAILLY et pour amuser la galerie Madame BAKER avait terminé son récital par un baiser sur la joue du Lt/Colonel en y laissant l'empreinte parfaite de ses lèvres  par son rouge à lèvres.!

(collection: Alain VENOT) 

 

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EQUIPE DE RUGBY R.A.F. /FILEY/AST XV 1943/1944.

De gauche a droite:

Debout:

??, ??, Gabriel BLACHEYRE, ??, ??, EMERY, PICHARDI, ??, RUDEL, DEPEKER, ??.

Assis:

Pierre LOBELLE, DEFENDINI, Col LAMBERT, ??, ??, ??, ??.

Acroupis:

Louis PORTESSEAU, Paul NOTTELLE, BEN SOUSSAN.

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POUR LE SOUVENIR D'UN ANCIEN INTERNATIONAL DE L'EQUIPE D'ANGLETERRE DE RUGBY

L'AIR COMMODORE WALKER

Quand les Français des groupes lourds arrivèrent en Angleterre en septembre 1943, l'Air Marshal Sir Arthur Harris envoya à tous les commandants d'unité une circulaire dans laquelle il leur posait la simple question suivante:

Qui, parmi vous, serait désireux d'avoir sous ses ordres des français? Le Vice Air Marshal Carr et l'Air Commodore Walker furent parmi les premiers à répondre. Et c'est ainsi que nous fûmes affectés au "Group 4" et à la base 42.

L'Air Commodore Walker qui commandait cette base était en 1942 le plus jeune général de l'Aviation britannique. Bien des navigants français étaient plus âgés que lui. Cette différence d'âge ne fut jamais un handicap, ni pour lui, ni pour nous. A intervalles réguliers, il venait nous voir sur notre terrain. Après les vols, ils se rendait à la salle de briefing, passait de table en table et avait pour chacun de nous un mot agréable. Comme il avait perdu son bras droit en opération, il nous tendait son bras gauche. Il connaissait la qualité de notre travail et savait l'apprécier.

En mars 1945, quand les premiers HALIFAX 6 sortirent d'usine, les deux squadrons français furent les premiers à être équipés. Et comme certains anglais s'étonnaient de ce choix, il leur avait répondu: "les meilleurs avions vont aux meilleurs résultats" était-il possible de nous faire un meilleur compliment?

Ancien excellent joueur de rugby, il avait conservé pour ce sport une certaine prédilection. Il n'aurait jamais manqué un match de l'équipe de la base d'ELVINGTON. Il était notre supporter le plus ardent. Lorsque notre équipe arriva en demie finale de la Coupe de la R.A.F. il tint à arbitrer lui-même le match. Les français en sortirent vainqueurs et personne n'en fut plus heureux que lui.

Voila qui était l'Air Commodore Walker, figure attachante s'il en est.

Si l'on ne voyait que rarement L'Air Vice-Marshal CARR, il n'en était pas de même pour l'Air Commodore WALKER. Celui-ci, par son dynamisme et sa façon cordiale de nous aborder, sut rapidement acquérir la sympathie de l'ensemble des navigants. Deux anecdotes suffiront pour le situer dans le contexte Français.

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Air Commodore "GUS" Walker in his office at POCKLINGTON.

(IWM, CH9326)

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(collection: Nuits de feu sur l'Allemagne. louis BOURGAIN)

L'Air Commodore Walker. En 1945, il était le plus jeune général de l'Armée de l'Air britannique. Ancien international de l'équipe d'Angleterre, il avait perdu un bras en opérations. Tout en l'estimant profondément, les équipages Français l'appelaient entre eux familièrement "Johnny".

Archives du Yorkshire Air Museum.

www.yorkshireairmuseum.co.uk

Le soir de la première mission, il accompagnait l'Air Vice-Marshal CARR au main-briefing. Il s'était ensuite rendu dans la salle située au premier étage de la tour de contrôle ou se tenait le briefing des pilotes. De là, il avait surveillé tous les décollages et le regroupement des avions à la verticale du terrain. Il avait ensuite attendu le retour des équipages, enregistré chacun des appels radio, observé tous les attérissages. Après que le dernier avion se fut posé, il s'étai rendu dans la grande salle de renseignements ou il avait assisté aux ultimes interrogatoires. Quand le dernier équipage eut évacué la salle, il s'était retourné vers le commandant PUGET.

"Maintenant, lui avait-il dit, au travail".

Pour lui, le travail consistait en un examen minutieux de chacun des journeaux de bord. Avec une extrème minutie, il avait contrôlé lui-même la précision de la navigation, noté les écarts entre les heures prévues et le heures réelles, vérifié les heures de passage au-dessus de l'objectif, etc. A 7 heures du matin, toutes ces vérifications étant terminées, il s'était rendu au laboratoire photographique ou, dans l'intervalle, tous les clichés pris par les avions au-dessus de l'objectif avaient été développés. De nouveau, avec la même minutie, il avait lui-même mesuré les écarts entre les points d'impact et le centre de l'objectif.

 

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(collection: la mémoire des groupes lourds)

De gauche a droite: l'Air Commodore Walker, l'Air Marshal Sir Arthur Harris et l'Air Vice-Marshal Carr. Cette photographie regroupe les trois chefs prestigieux qu'eurent les groupes lourds pendant qu'ils étaient en opération. Elle constitue, pour chacun des Anciens, un émouvant souvenir.

A 9 heures du matin, ce travail de fourmi étant terminé, il s'était retourné vers le Commandant PUGET.

"Good job,very good job", lui avait-il dit. puis ajouté: "jamais plus, je ne les contrôlerai"

Dans les mois qui avaient suivi, il avait tenu sa promesse. A intervalles reguliers, il venait sur la base d'ELVINGTON. Mais ses relations avec les équipages étaient beaucoup plus celles d'un ami que celles d'un chef. De leur côté, les équipages Français ne le déçurent jamais. Leur remarquable comportement fut bientot connu de l'ensemble du Bomber Command.

Quelques mois plus tard, quand les HALIFAX III furent remplacés par les HALIFAX VI, plus rapide, volant à plus haute altitude et dont les performances étaient comparables à celles des LANCASTERS, les premiers SQUADRONS à en être équipés furent les deux squadrons Français. Comme quelqu'un s'étonnait auprés de l'Air Commodore Walker de ce choix, il avait répondu:

"LES MEILLEURS AVIONS VONT AUX EQUIPAGES QUI OBTIENNENT LES MEILLEURS RESULTATS".

(source: Nuits de feu sur l'Allemagne.auteur: Louis BOURGAIN)

Le Capitaine NOTTELLE, pour sa part, dirigeait l'équipe de rugby dont les exploits méritent d'être notés.

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L'équipe de rugby de la base d'ELVINGTON. On aperçoit, au centre de la photo, l'Air Commodore Walker, le maire d'ELVINGTON et le Capitaine NOTTELLE, le patron de l'équipe de rugby.

Quelques jours après la terrible nuit de BOCHUM, l'équipe de rugby de la base d'ELVINGTON participe à la demi-finale de la Royal Air Force. Etre parvenu à ce stade de la compétition est déja une prouesse. La victoire aujourd'hui l'amènerait en finale, ultime stade qu'elle n'aurait jamais espéré atteindre quelques mois plus tôt.

Dans les vestiaires avant le match, l'ambiance n'est pas celle qu'une telle rencontre aurait pu suggérer. Car il a fallu procéder en toute hâte au remplacement des cinq titulaires qui ne sont pas rentrés de la mission de BOCHUM. Leur souvenir hante toutes les mémoires. Quand l'Air Commodore Walker, la gravité des visages ne peut lui échapper. Mieux que personne, il en connaît la raison.

Aussitôt, il se dirige vers notelle, le capitaine de l'équipe française. Bientôt, ils discutent de la meilleure tactique à adopter. Ancien international de l'équipe de rugby d'Angleterre, il connaît la question et ses avis sont précieux. De plus, compte tenu de l'enjeu du match, il sait que l'engagement physique sera total et que des accrochages pourraient en résulter. Comme il le craint, il a décidé d'arbitrer lui-même la partie. En cas de conflit, son autorité permettrait de calmer les esprits et de les ramener à la raison.

Quelques minutes plus tard, l'Air Commodore quitte le vestiaire et ses french boys comme il a l'habitude de dire. Sur le pas de la porte, il leur dit simplement: "Good luck, bonne chance", répète t-il en français.

Peu après, les deux équipes sont alignées dans le rond central, dans un garde-à-vous impeccable. Prenant alors la parole , l'Air Commodore Walker s'adresse au public et demande qu'une minute de silence soit observée à la mémoire des cinq équipiers "manquants" de l'équipe française.Toute l'assistance se lève. L'instant est émouvant. Puis la partie commence, acharnée, correcte, dans le meilleur esprit du jeu. Les remplaçants français essaient de faire oublier les titulaires. L'issue du match, longtemps indécise, finit par basculer en faveur des Français. leurs efforts seront récompensés. Ils sont en finale.

Pourtant, dans les vestiaires, après le match, l'allégresse n'est pas ce qu'elle aurait dû être. Dans le car qui les ramène à ELVINGTON, chacun ne peut s'empêcher de penser que, durant cette guerre, les moments de bonheur sont trop souvent assombris par les drames.

(source: Nuits de feu sur l'Allemagne. auteur: Louis BOURGAIN)

(Les foudres du ciel: du Général NOIROT)

RUGBY

FRANCE - ANGLETERRE

Le 28 avril 1945 une nombreuse affluence composée de Français et d'Anglais attirés par le titre de la rencontre: France-Angleterre assistaient à Richmond au match de l'équipe de France contre celle du British Empire.

La première mi-temps fut jouée avec assez d'entente entre les Français. Ils se secondérent de leur mieux pour briser les attaques des joueurs britanniques. Toutefois à la pause, le British Empire menait par 14 à 3.

A la reprise, les Français réussirent des percées. Ils jouèrent avec plus de fougue pour essayer de remonter le "score", mais le manque de vitesse ne permit pas de réaliser de bons débuts. Lorsque la fin fut sifflée les Anglais l'emportaient par 27 points à 6. Si les britanniques montrèrent une grande virtuosité dans le jeu des passes et dans les changements d'aile, les Français furent handicapés par le poids et la vitesse.

LE RUGBY FRANCAIS DANS LE YORKSHIRE

L'équipe des Groupes Lourds a rencontré au cours de la saison de nombreuses sélections britanniques et a maintes fois enlevé la décision.

Elle vient de se classer brillamment au championnat du BOMBER COMMAND.

(source: BULLETIN des forces aériennes françaises en Grande-Bretagne. N°17 1945)

(collection: Nicole ROUSSEAU PAYEN)

L'ATHLETISME AUX "GROUPES LOURDS"

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(Amicale des Anciens des GROUPES LOURDS L'OPS N° 19 JUILLET 1998)

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(collection: Pierre PATALANO)

4iéme debout a partir de la gauche: André OLIVES, au centre le Lieutenant-colonel VENOT,

5iéme en bas a partir de la gauche: Pierre PATALANO.

 

"L'EQUIPE DE FOOTBALL DES "GROUPES LOURDS"

RECIT DE Pierre PATALANO

Dans le livre "NUIT DE FEU SUR L'ALLEMAGNE", nous avons parlé de l'orchestre et de l'équipe de rugby de la base d'ELVINGTON. Un de nos amis s'étonne du silence sur l'équipe de football. Ceci est dû simplement à un manque de documentation qu'il répare élégamment par la note ci-aprés.

" Il est étonnant que parmi tant de récits et anecdotes personnes n'ait jamais fait mention de l'équipe de football des Groupes Lourds. Il est vrai que cette équipe était composée presque uniquement de nos camarades et amis du personnel non navigant; j'étais le seul navigant jouant dans cette équipe.

La finale de la coupe du "BOMBER COMMAND" eut lieu sur le stade de "YORK CITY", devant 15 000 spectateurs. Elle était présidée par un "Air-Vice MARSHAL". Certains disaient que c'était Sir Athur HARRIS. Ne le connaisant pas, je n'ai jamais pu être aussi affirmatif. Cette finale opposait l'équipe des "Groupes Lourds" à celle du Quartier Général du "BOMBER COMMAND", laquelle incluait sept joueurs professionnels anglais. En revanche, nous n'étions que dix, il nous manquait un ailier gauche; nous avions incorporé l'un des trois Anglais se trouvant sur la base. C'était un joueur moyen, mais il n'a jamais rechigné à se battre contre ses frères!

Curieusement aucun officier supérieur Français n'assistait à ce match. Peut-être craignait-on une dégelée mémorable car, à l'époque, les "Anglais" faisaient en matière " footballistique" la loi sur tous les terrains du monde. Des officiers soviétiques de la mission soviétique auprès du "BOMBER COMMAND" assistaient à la rencontre.

Nous avons gagné par 2 buts à 1 et remporté la coupe du "BOMBER COMMAND" que je reçu des mains de l'officier anglais. Je ne sais ce qu'elle est devenue. Je l'ai transmise à l'officier des sports de la base qui était le F/Lt ROBINSON, mais elle aurait normalement dû avoir place dans le bureau du Colonel Commandant les "Groupes Lourds" qui était à l'époque le Colonel VENOT. Chaque joueur a reçu une photo de l'équipe. Malheureusement, ayant dû quitter précipitamment l'Algérie, la mienne s'est perdue dans le déménagement.

Je vous écrit cela parce que je pense qu'en en parlant, ce serait rendre hommage à nos camarades du sol, eux qui nous prodiguaient tant de dévouement et de sollicitude. D'ailleurs, ceux qui ont assisté au match doivent se rappeler leur esprit d'abnégation. Pour tenir il fallait se battre sans arrêt et plusieurs d'entre eux, pris de crampes, luttaient contre la douleur et continuaient à se battre".

Pierre PATALANO

Mitrailleur-supérieur de l'équipage du Cpt LAFAYE.

 

(source: l'Amicale des Anciens des Groupes Lourds.  L'OPS. N°16 Décembre 1996)

POUR LE SOUVENIR

DE MONSIEUR Pierre PATALANO

Sgt_Fernand_Pierre_Delpech_equipe_de_football

Equipe de football des Groupes Lourds, aucune indication sur l'endroit où a été prise la photo.

Troisième en partant de la gauche, le Sgt Fernand Pierre DELPECH, mort le 8 Novembre 1944 lors d'un entraînement entre son Halifax et un Hurricane.

Madame Françoise BERTLIN la nièce du Sgt Fernand Pierre DELPECH recherche a savoir de quel Squadron il faisait parti, le Guyenne où le Tunisie, depuis combien de temps était-il dans le Yorkshire? quel fut son parcours?.

(collection: Françoise BERTLIN)

"L'EQUIPE DE FOOT-BALL DE L'ETAT-MAJOR DES F.A.F.

EN GRANDE-BRETAGNE"

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Au premier plan de gauche à droite:

Caporal. IBARRA (U. Espagnol); Adjudant. VELCHE (U.S.Mari); Sergent. VERLEY (O. Dunkerque); Caporal/Chef. NAMANI (S.M. Oran); Caporal. SINGLA (S.O. Montpellier); 1er Classe. SALVODOR (S.M.Oran)

Debout de gauche à droite:

Sergent/Chef. DESGRANGE (E.S. Nangie); 2ième Classe. TANDJAOUI (G.C. Saida); Sergent. FORMET(J. Sochaux); Sergent. SERIEYSSOL(F.C.Ruthénois, Capitaine); Caporal. WIART(C. Terriere).

Formée au mois de janvier 1945 avec des éléments qu'il fallut entrainer très vite, pour prendre part avant la fin de la saison Sportive, à des compétitions avec des Clubs de la région de Londres.

Le premier match, contre une sélection, de la R.A.F. se termina par une défaite sévère pour les français.

Ce début fut une leçon, et l'avantage dans les matches qui suivirent fut plutot en leur faveur. Les Français prirent le dessus grâce à la rapidité et à la vitesse de la plupart de leurs joueurs, qui montrèrent beaucoup de mordant et d'entrain.

Tous se sont donnés à fond et sont à féliciter pour leur bonne tenue et l'esprit d'équipe dont ils ont fait preuve.

LE TENNIS A ELVINGTON

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(collection: Robert. SAUBRY BOBET. Auteur de l'excellent livre De Paris à ELVINGTON)

de gauche a droite:

N°1 Cpt. LOUIS BOURGAIN. N°2 DUQUESNOY. N°5 SAUBRY-BOBET

Mais les autres??? les reconnaissez-vous.

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L'équipe de hockey sur gazon d'Elvington en 1944/1945.

 

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De gauche à droite:

Debout:

Robert PLOTON, ??, ??, ??, Paul NOTTELLE, ??, ??.

Assis:

René de VULPILLIERES, ??, ??, Pierre SANTONI.

(collection: Yves PLOTON)

 

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24 octobre 2008

AVIS DE RECHERCHE D'UN PILOTE AMERICAIN

 

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Rang du haut quatrième en partant de la gauche: Hector LATRILLE

Le Sgt LEDUC au troisième rang en partant du bas, troisième à partir de la gauche.

Au deuxième rang premier en partant de la droite: Jean D'HAINAUT.

Recherche de Monsieur René LAMOUROUX concernant la photo de groupe avec le sergent LEDUC, où a t-elle été prise en "Grande-Bretagne" où au "Canada" ???

Prendre contact à l'adresse suivante:

lesmouettes.3@wanadoo.fr

(collection: René LAMOUROUX)

_______________________________

RECHERCHE DE MONSIEUR DARRIBEHAUDE

Recherche a prendre contact avec toutes les personnes ayant connu son père le Sergent Christian DARRIBEHAUDE radio-navigant dans l'équipage du Capitaine BRION sur la base d'Elvington.

Equipage du Capitaine BRION.

Groupe 2/23 GUYENNE

Pilote: Cpt BRION, Navigateur: Lt BARTHELOT, Bombardier: Adj/C DEMESNAY, Radio: Sgt DARRIBEHAUDE, Mécanicien: Sgt/C RICHARD, Mitrailleur-supérieur: Sgt FOURES, Mitrailleur-arrière: Sgt/C GONNOT.

Prendre contact à l'adresse suivante.

m.darri@wanadoo.fr


________________________________________________________________


 RECHERCHE LES FAMILLES

DES MEMBRES DE L'EQUIPAGE

DU LIEUTENANT-COLONEL VENOT

Madame Sandra NIAULON

RECHERCHE

Dans le cadre de mes recherches concernant mon grand-oncle le mitrailleur-arrière Dominique BIAGGI dans l'équipage du Lt-Col VENOT, je cherche à joindre les familles des autres membres d'équipage.

Navigateur: Lt GUILLOCHEAU, Bombardier: Adjt KIPPERLE, Radio: Sgt LHOMOND, Mécanicien: Sgt/C COUPEAU, Mitrailleur-supérieur: Sgt/C FINALE.

Vous remerciant tous par avance.

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Recherche de Sandra NIAULON des personnages sur la photo, prise en Angleterre, Dominique BIAGGI se trouve à droite avec le petit chien, par contre l'aviateur à gauche ce doit être un navigant de la R.A.F. ou R.C.A.F. ?? a voir sur son insigne tissu de navigant sur son uniforme

Adresse: pour contact

mars79sandra@hotmail.com

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 BOMBARDEMENT DE LA FORET DE MORMAL

Passionné d'histoire locale, de sa région Jacquy DELAPORTE, travaille depuis 20 ans à la rédaction d'une monographie de la forêt de MORMAL, à la frontière belge, dans le département du Nord.

Si quelqu'un peux apporter des détails supplémentaires sur le bombardement du dépôt de carburant dans cette forêt le 9 août 1944.

PRENDRE CONTACT

A L'ADRESSE SUIVANTE.

delaporte.jacquy@neuf.fr

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GROUPE LORRAINE  G.B. 1/20

SQUADRON 342 R.A.F.

AVIS DE RECHERCHE

DE STEPHANE COLLON

Je suis à la recherche de la famille de l'aviateur Michel CHEVAL, né le 11 décembre 1916 à Nantes et de documents ou photos le concernant.

Ma famille aurait hébergé cet aviateur alors stationné sur l'aérodrome de Chabeuil en 1944/1945.

ETATS DE SERVICE

Incorporé le 6/04/1933, engagé volontaire dans la marine.

Engagé F.A.F.L. a Londres 17/09/1940.

Breveté Air Bomber R.C.A.F. le 19/03/1943.

Affecté G.B. 1/20 "LORRAINE" 20/03/1944: 15 missions de guerre. Navigateur Bombardier.

Grade: Adjudant/Chef.

Muté en Afrique du Nord.

Affecté le 24/10/1944 : G.T. 1/15 "TOURAINE" Navigateur.

La Senia, Valence, B.A. Orléans-Bricy le 18/12/1945.

Nommé commandant en 1962.

Décédé le 6/02/1999.

Adresse pour contact:

stephane.collon@wanadoo.fr

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 RECHERCHE DU CAPITAINE LOBELLE PIERRE

Un ancien des Groupes Lourds.

Demande de recherche au sujet d'un pilote officier Sous-Lieutenant Américain du nom d'ANDERSON.

Détaché dans une Escadrille Squadron: (Spitfire ou Hurricane). Stationnée a l'Aérodrome d'Abbeville le Plessiel année 1940 a fin 1940.

Communiquer du Capitaine LOBELLE Pierre; j'ignore s'il a été descendu,je ne l'ai revu qu'au moment de son évasion pour lui fournir une tenue de basket et un ballon j'ignore s'il a réussi.

(Capitaine LOBELLE pierre. )

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BordierMaurice_Kapelle_1_

Recherche sur les abréviations de la tombe de monsieur BORDIER Maurice

a quoi correspond les lettres F.A.C.B.

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RECHERCHE SUR L'Adjt/C HENRY PIERRE SENTENAC

qui à terminé sa carrière sur la base Toulousaine de Francazal

Message a lire dans le récit du Commandant HOQUETIS

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Le Général  DE GAULLE, la Manifestation ???

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Bombardement du viaduc de Poix-de-Picardie 39/45 en réparation.

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Bombardement de TOURNAI Année???

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Bombardement de TOURNAI

BIERE MOTTE CORDONNIER Année???

F?VANDENBERGHE

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Équipage du Lieutenant René GENTY (1er à gauche) Sgt/C PETIT du GB 2/12 en 1940.

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TOULOUSE 1945 C.I.M.A.A.

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(collection:Geneviève BORDIER)

RECHERCHE MILITAIRE AMERICAIN

DENIS O. BLANKENSHIP

EARLING  W.N.A

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R.A.F

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SYDNEY FREEMAN

Octobre 1944 dans l'uniforme de la R.A.F.

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ROYAL AIR FORCE GROUP????  RICHMOND YORKS.

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ROYAL AIR FORCE RECHERCHE??? GROUP

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INDOCHINE

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Une indication au dos de la photo: Père BEAUVRY.

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WELLINGTON: 56 S BAN A AGADIR???

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LANCASTER 2.F.2.  W U O 3 

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21 octobre 2008

EQUIPAGES DU 2/23 "GUYENNE"

EQUIPAGE DU CAPITAINE MARIAS

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(collection: Emile BLANC)

 L'équipage du bombardier HALIFAX .V. "P-for-Peter".

de gauche à droite, en tenue de vol.

Pilote: Cdt Raoul MARIAS, Navigateur: Lt VERROT, Bombardier: Aspt Yves POUGNET, Radio: Sgt/C DIAS, Mécanicien: Sgt/C LAFARGUES, Mitrailleur-arrière: Emile BLANC, Mitrailleur-supérieur: Sgt FRESIER.

En noir, les quatre mécaniciens au sol.

(collection: Émile BLANC)

CITATION

Sont cités à l'Ordre de la Division Aérienne

Capitaine MARIAS et son équipage:

"Équipage d'élite commandé par le chef d'Escadrille. A en toutes circonstances montré son habileté, son allant et sa cohésion par les succès remportés au cours des 12 missions de jour et de nuit qu'il a effectuées depuis l'engagement du Groupe: attaques d'objectifs du champ de bataille sur le front de Normandie, de bases d'avions sans pilote et de centres ferroviaires et industriels importants puissamment défendus. A participé notamment en juin à un bombardement au cours duquel les pertes dues à la réaction de la chasse de nuit ennemie ont été sévères. En juillet a été touché par des éclats de flack lourde et en juillet a attaqué Stuttgart."

Missions de guerre

du Sgt Emile BLANC mitrailleur-arrière.

juin 1944

- 1/2-06/1944 - Objectif: (Ferme d'Urville) Halifax V - H7 - "P" LL398 - Equipage - Pilote: Cpt MARIAS (Cdt d'avion) Navigateur: Lt VERROT, Bombardier: Aspt POUGNET, Radio: Sgt/C DIAZ, Mécanicien: Sgt/C LAFARGUE, Mitrailleur-supérieur: Sgt FRESSIER, Mitrailleur-arrière: Sgt BLANC. Durée: 5h03 vol de nuit - Nombre d'avions engagés dans la mission Guyenne 12 avions - Total des avions engagés dans la mission 101 avions. Bombardement Bt Ferme d'Urville. Mission de guerre.

-2/3-06/1944 - Objectif: (Cap Gris-Nez - Harinzelles) Halifax V - H7 - "P" LL398 - Même équipage - 2ème pilote: Cpt BOURGAIN - Durée: 3h36 vol de nuit - Nombre d'avion engagés dans la mission Guyenne 9 avions - Total des avions engagés dans la mission 271 avions. Bombardement Position Bt Batterie. Mission de guerre.

- 5/6-06/1944 - Objectif: (Maisy - Batterie 155) Halifax V - H7 - "P" LL398 - Même équipage - 2ème pilote: Cdt VIGOUROUX - Durée: 4h49 vol de nuit - Nombre d'avions engagés dans la mission Guyenne 12 avions - Total des avions engagés dans la mission 1012 avions. Bombardement Bt Batterie de Maisy. Débarquement des Alliés en Normandie. Mission de guerre.

 

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(collection: Yves DESTORS)

 

- 8/9-06/1944 - Objectif: (Gare d'Alençon) Halifax V - H7 - "P" LL398 - Même équipage - Durée: 5H40 vol de nuit - Nombre d'avion engagés dans la mission Guyenne 14 avions - Total des avions engagés dans la mission 483 avions. Bombardement Alençon Gare. Diversion Carnaby. Mission de guerre.

- 12/13-06/1944 - Objectif: (Gare Amiens-Longueau) Halifax V - H7 - "P" LL398 - Même équipage - 2ème pilote: Lt CHAPRON - Durée: 4h26 vol de nuit - Nombre d'avions engagés dans la mission Guyenne 14 avions Tunisie 1 avion - Total des avions engagés dans la mission 671 avions. Bombardement Bt. Amiens noeud ferroviaire. Mission de guerre.

- 14/15-06/1944 - Objectif: (Evrecy) Halifax V - H7 - "P" LL398 - Même équipage - 2ème pilote: Cpt DUTREY - Durée: 5h24 vol de nuit 4h24, vol de jour 1h00 - Nombre d'avions engagés dans la mission Guyenne 10 avions. Total des avions engagés dans la mission 337 avions. Bombardement d'Evrecy H.Q Panzer. Mission de guerre.

- 16/17-06/1944 - Objectif: (Domléger) Halifax V - H7 - "P" LL398 - Même équipage - 2ème pilote: Cdt HOQUETIS - Durée: 4h07 vol de nuit - Nombre d'avions engagés dans la mission Guyenne 12 avions. Total des avions engagés dans la mission 405 avions. Bombardement Bt. objectif spécial Domléger. Mission de guerre.

Juillet 1944

- 6/07/1944 - Objectif: (Marquise-Mimoyecques) Halifax III - H7 - NA556 - Même équipage - Durée: 3h32 vol de jour - Nombre d'avions engagés dans la mission Guyenne 10 avions, Tunisie 11 avions. Total des avions engagés dans la mission 551 avions. 7 Français tués dans la mission. Bombardement Marquise-Mimoyecques, touché par la Flack. Mission de guerre.

- 12/13-06/1944 - Objectif: (Les Hauts-Buissons) Halifax III - H7 - NA556 - Même équipage - 2ème C.A. Lt LACHARGE - Durée: 4h28 vol de nuit - Nombre d'avions engagés dans la mission Guyenne 13 avions. Total des avions engagés dans la mission 230 avions. Bombardement Pilotless Les Hauts-Buissons. Mission de guerre.

- 17/18-07/1944 - Objectif: (Sannerville) Halifax III - H7 - MZ738 - Même équipage - 2ème pilote Cpt BOE - Durée: 4h05 vol de jour 1h35, vol de nuit 2h30. Nombre d'avions engagés dans la mission Guyenne 12 avions, Tunisie 7 avions. Total des avions engagés dans la mission 942 avions. Bombardement réserves ennemies à l'Est de Caen. Mission de guerre.

- 20/07/1944 - Objectif: (Chapelle-Notre-Dame- Vizernes) Halifax III - H7 - MZ738 - Même équipage - 2ème C.A. Cdt de MAZURE - Durée: 3h11 vol de jour. Nombre d'avions engagés dans la mission Guyenne 11 avions, Tunisie 4 avions. Total des avions engagés dans la mission 369 avions. Bombardement Pilotless La Chapelle Notre Dame. Mission de guerre.

- 24/25 -07/1944 - Objectif: (Stuttgart) Halifax III - H7 - MZ738 - Même équipage - Durée: 7h57 vol de nuit. Nombre d'avions engagés dans la mission Guyenne 6 avions, Tunisie 6 avions. Total des avions engagés dans la mission 631 avions. Bombardement de Stuttgart objectif X2. Mission de guerre.

- 28/07/1944 - Objectif: (Forêt de Nieppe - Hazebrouck) Halifax III - H7 - MZ738 - Même équipage - Durée: 4h21 vol de jour 1h34, vol de nuit 2h47. Nombre d'avions engagés dans la mission Guyenne 14 avions, Tunisie 14 avions. Total des avions engagés dans la mission 199 avions. Bombardement Forêt de Nieppe Hazebrouck. Mission de guerre.

Août 1944.

- 3/08/1944 - Objectif: (Isle Adam) Halifax III - H7 - MZ738 "P" - Même équipage - Durée: 4h30. Nombre d'avions engagés dans la mission Guyenne 6 avions, Tunisie 5 avions. Total des avions engagés dans la mission 1114 avions. Bombardement Bt Isle Adam (bois de cassan). Mission de guerre.

- 4/08/1944 - Objectif: (Forêt de Nieppe) Halifax III - H7 - MZ738 "P" - Même équipage - Durée: 4h10. Nombre d'avions engagés dans la mission Guyenne 11 avions, Tunisie 9 avions. Total des avions engagés dans la mission 281 avions. Bombardement Bt de la Forêt de Nieppe. Mission de guerre.

- 5/08/1944 - Objectif: (Forêt de Nieppe) Halifax III - H7 - MZ738 "P" - Même équipage - Durée: 3h30. Nombre d'avions engagés dans la mission Guyenne 14 avions, Tunisie 17 avions. Total des avions engagés dans la mission 742 avions. Bombardement Bt de la Forêt de Nieppe. Mission de guerre.

- 9/08/1944 - Objectif: (Forêt de Mormal) Halifax III - H7 - MZ738 "P" - Même équipage - Durée: 3h40. Nombre d'avions engagés dans la mission Guyenne 4 avions, Tunisie 1 avions. Total des avions engagés dans la mission 160 avions. Bombardement de la Forêt de Mormal. Mission de guerre.

- 12/13/08/1944 - Objectif: (Rüsselheim) Halifax III - H7 - MZ738 "P" - Même équipage - Durée: 6h00. Vol de jour 0h40. Vol de nuit 5h20. Nombre d'avions engagés dans la mission Guyenne 8 avions, Tunisie 3 avions. Total des avions engagés dans la mission 297 avions. Bombardement de Rüsselheim (Opel). Mission de guerre.

- 14/08/1944 - Objectif: (Tractable) Halifax III - H7 - MZ738 "P" - Même équipage - Durée: 4h10. Nombre d'avions engagés dans la mission Guyenne 14 avions, Tunisie 3 avions. Total des avions engagés dans la mission 110 avions. Bombardement de Tractable (Troupes Bt Forêt de Quesnes). Mission de guerre.

- 27/08/1944 - Objectif: (Homberg) Halifax III - H7 - MZ738 "P" - Même équipage - Durée: 4h35. Nombre d'avions engagés dans la mission Guyenne 13 avions, Tunisie 12 avions. Total des avions engagés dans la mission 243 avions. Bombardement Bt Homberg (Ruhr). Mission de guerre.

- 31/08/1944 - Objectif: (Lumbres) Halifax III - H7 - NA549 "P" - Même équipage - Durée: 4h19. Nombre d'avions engagés dans la mission Guyenne 13 avions, Tunisie 11 avions. Total des avions engagés dans la mission 601 avions. Bombardement de Lumbres site V2 (près de Saint-Omer). Mission de guerre.

Septembre 1944.

- 11/09/1944 - Objectif: (Gelsenkirchen) Halifax III - H7 - NA549 "P" - Même équipage - Durée: 4h50. Nombre d'avions engagés dans la mission Guyenne 11 avions, Tunisie 9 avions. Total des avions engagés dans la mission 379 avions. 7 Français tués dans la mission. Bombardement de Gelsenkirchen. Mission de guerre.

- 14/09/1944 - Objectif: (Kiel) Halifax III - H7 - NA549 "P" - Même équipage - Durée: 5h45. Nombre d'avions engagés dans la missions Guyenne 7 avions. Total des avions engagés dans la mission 490 avions. Bombardement de Kiel (Bt). Mission de guerre.

 

EQUIPAGE MARIAS

 

L'équipage du Capitaine MARIAS avant le bombardement de la gare d'Amiens-Longueau le 12 juin 1944.

De gauche à droite:

Asp Yves POUGNET, Cne Raoul MARIAS, masquant le Sgt Julien DIAZ, Sgt/C André LAFFARGUE, Gal Martial VALIN commandant des F.A.F.L. Sgt/C Emile BLANC en conversation avec l'Air Vice-Marshal Roderick CARR.

 

La mer, les nuages, la nuit et les défenses du port de KIEL

Récit d'Yves POUGNET.

"Cette nuit, nous partons avec la charge maximum pour attaquer, au-delà de la Mer du Nord et du Jutland, le grand port militaire allemand de KIEL.

 S'élevant lentement au-dessus des derniers feux de la piste, notre quadrimoteur est saisi par la nuit.

A travers le pare-brise, j'essaie en vain de distinguer le sol, l'horizon ou, au-dessus de nous, le ciel, mais aucun détail, aucune lueur, aucune étoile dévoilée par la fuite d'un nuage ne se laisse saisir. Par ce temps bouché, avec ces bancs de brouillard qui traînent à quelques centaines de pieds, l'espace qui nous entoure est noir, sans nuages et sans forme, comme la profondeur d'une mer.

Sur le tableau de bord, les aiguilles lumineuses palpitent, seuls signes visibles de notre vol, de notre sécurité, de notre vie.

Par elles, je sais que nous nous élevons lentement, que nous vivons, que les moteurs ramenés au régime normal après l'effort du décollage fonctionnent bien. Je les écoute avec une certaine anxiété. J'intérroge leurs bourdonnement, prêt à saisir la moindre vibration, le moindre bruit insolite. Mais rien ne vient troubler la régularité de leur chant puissant. Ils semblent me promettre d'accomplir sans défaillance la tâche qu'ils viennent d'entreprendre.

Le virage nous a ramenés au terrain. Nous retrouvons pendant quelques instants ses feux amicaux: les deux projecteurs qui, tout près de nous, se perdent dans la base des nuages, les lignes lumineuses des pistes où attendent, rouges et verts, les feux des camarades qui vont décoller à leur tour. Nos ailes les effacent. Nous replongeons dans la nuit.

Notre navigateur a pris la direction du voyage. Enfermé dans sa cabine sans vue sur l'extérieur, il est penché sur ses cartes, il manie son disque à calcul, il observe ses instruments. Isolé du monde que nos yeux cherchent en vain à découvrir dans la nuit, il vit dans un univers magique de chiffres et d'indices lumineux. Les signes de notre voyage que nous refusent la nuit, les nuages et l'uniformité de la mer, il les fait naître sur sa carte où un trait inscrit notre route , où une succession de fléchettes tournent comme la direction du vent.

Grâce à lui et aux navigateurs des autres équipages, huit cent avions vont suivre dans la nuit une route presque aussi précise dans l'espace et dans le temps que celles des trains sur les voies de chemin de fer. Ils passeront au-dessus de l'objectif en quelques minutes, réalisant malgré l'obscurité cette concentration qui déborde la défense la mieux organisée.

- Allô, Pilote? Prenez le cap 230.

Après nous avoir éloignés du terrain pendant le décollage des autres avions du Squadron, notre navigateur nous y ramène pour le départ.

Nous retrouvons en effet les projecteurs et tandis que nous virons sous leurs rayons, j'aperçois à droite et à gauche les feux des camarades qui virent aussi.

Maintenant nous volons vers la mer. Restant à quelques centaines de mètres du sol pour éviter les nuages, nous rencontrons les derniers Squadrons qui, au-dessus de leurs terrains, évoluent pour prendre le départ et mêlent au flot des des bombardiers qui convergent vers la côte.

En quelques instants, l'espace noir se peuple de feux. On dirait un essaim d'insectes lumineux qui tourbillonnent et dansent.

Quelquefois un feu rouge et un vert glissent vers nous. Nous les voyons grandir rapidement. Nous distinguons l'ombre du fuselage et des ailes qu'ils encadrent, puis ils s'éloignent dans la nuit.

Nous redoublons d'attention aux postes de veille. Chacun scrute la nuit, signale les feux trop mobiles et trop proches. Ce soir, ils sont tellement nombreux que nous nous demandons s'il sera possible de les éviter tous. Nous ne pouvons nous empêcher de revivre dans notre veille anxieuse ce que nous avons vu trop souvent: la masse énorme et sombre d'un avion qui débouche d'un angle mort, la flamme d'une collision qui jaillit dans la nuit.

Pourtant le flot s'organise. Autour de nous, à la même vitesse, sur des routes parallèles à la nôtre, les feux s'immobilisent. Pendant un virage après le passage de la côte, l'eesaim reprend vie un instant puis de nouveau, paraît fixé dans l'espace.

La tension se relâche. Je pose les yeux sur la planche de bord. Quand je les relève, il n'y a plus autour de nous que la nuit. Tous feux éteints, dans un ciel où déjà peut rôder l'ennemi, l'escadre invisible des bombardiers fait route vers l'objectif.

C'est à ce moment que pour chaque équipage commence le raid solitaire. Il ne voit plus la foule qui l'entoure. Il ne connaît plus d'elle que l'ombre trop voisine que signale un mitrailleur et les remous des sillages où, brusquement, plongent les avions. Chaque équipage se sent seul à affronter la nuit, les nuages, la mer, les feux de la défense qui, tout à l'heure, se déchaîneront, les menaces ... ( texte effacé) ... de l'ombre.

Heureusement, le travail arrache chacun à ses impressions. Le pilote suit attentivement les indications de ses instruments, le mécanicien surveille les températures et les pressions, note les consommations, le radio écoute les ondes. Les mitrailleurs font tourner lentement leur tourelle sur leur secteur de veille. Avec le bombardier, le navigateur mesure et calcule, réclame des changements de cap et de vitesse. Chacun oublie la solitude et les dangers.

Lentement, les minutes, les heures passent. Le trait s'allonge sur la carte. Il s'enfonce de plus en plus vers l'est à travers la mer.

- Allô, Pilote? Montez à six mille mètres, vitesse 160.

Le navigateur nous apprend ainsi que nous avons atteint, sur la route, le point à partir duquel nous devons prendre de l'altitude pour survoler les défenses. Le grondement des moteurs s'amplifie. Notre avion élève sa lourde charge dans le ciel. Tout autour de nous, nos camarades invisibles mais proches s'élèvent aussi.

La visibilité, maintenant, est absolument nulle. Elle s'arrête aux vitres-mêmes du pare-brise et des tourelles. La dangereuse approche d'un camarade ne sera même plus annoncée par une ombre. La turbulence augmente, la température baisse, le givre se dépose sur les plans. La montée est pénible et longue... Chacun en attend impatiemment la fin.

Enfin, comme un sous-marin qui fait surface, nous émergeons de l'épaisse couche nuageuse. Quelques instants encore, des sommets de vagues balaient nos plans comme de pâles embruns, puis sous les étoiles nous nous élevons dans un ciel pur et glacé.

Nous saluons avec une sorte de joie l'espace libre mais sombre étendue immense et vide renforce notre impression de solitude. Nulle part de se révèle une présence amie, au contraire: bientôt éclatent, non loin de nous, les premiers coups de Flak. Nous n'avons reçu le ciel que pour l'oublier dans l'approche du combat.

Nous avons viré plein sud. Au-dessous de nous, les nuages se sont fragmentés puis ont disparu. Au loin, apparaissent les premiers projecteurs défendant l'objectif. C'est l'habituelle attente de la dernière partie de l'approche. D'abord il semble que nous n'avançons pas, puis, brusquement, nous entrons dans la zone de feu.

La défense est puissante. Les projecteurs repoussent la nuit au loin. La Flak emplit l'espace de ses éclairs et de ses flocons. Des coups rapprochés claquent à nos oreilles. A la verticale, je reconnais le port. Il est déjà couvert de nappes brillantes d'incendiaires qui s'étendent autour des marqueurs rouges.

Nos bombes tombent.

Pendant quelques instant encore, nous sommes ballottés dans l'espace en feu puis, peu à peu, la nuit l'éteint et nous reprend.

Jusqu'à la côte, des éclairs de Flak, des fusées de chasseurs, des traçantes qui révèlent des combats. La chute d'un avion en flammes la déchire, puis elle étend à nouveau son règne.

Nous descendons dans les nuages. A 600 mètres, toujours sans rien voir, nous nous mettons en palier, comme à l'aller.

Notre mission est accomplie et l'ennemi ne nous menace plus, mais les minutes semblent terriblement longues. Quand atteindrons-nous le terrain, la sécurité, le repos?

Nous finissons pourtant par aborder la côte anglaise. En quelques instants, des points lumineux s'allument autour de nous. Ce sont nos camarades qui n'ont pas quitté nos côtés.

Nous survolons les mêmes terrains. Tous feux allumés, ils attendent leurs escadrilles. Au loin nous appelle le phare rouge de notre base.

Nous prenons contact avec le sol dans l'avenue lumineuse de la piste. Au dispersal, notre dernier moteur coupé. Le silence qui s'établit soudain nous rend amicaux et familiers les bruits de la terre.

La mission est terminée.

Par-delà notre lassitude, nous sentons que ce soir, plus que les défenses d'un grand port de guerre, nous avons vaincu la mer, les nuages et la nuit".

Yves POUGNET.

- 20/09/1944 - Objectif: (Sangatte) Halifax III - H7 - NA549 "P" - Même équipage - Durée: 3h30. Nombre d'avions engagés dans la mission Guyenne 11 avions, Tunisie 8 avions. Total des avions engagés dans la mission 646 avions. Bombardement de Sangatte près de Calais. Mission de guerre.

- 25/09/1944 - (Transport d'essence) Halifax III - H7 - MZ738 "P" - Même équipage - Durée: 4h00. Mission Elvington - Bruxelles - Elvington. Transport d'essence VG.

- 28/09/1944 - (Transport d'essence) Halifax III - H7 - MZ738 "P" - Même équipage - Durée: 3h50. Mission Elvington - Bruxelles - Elvington. Transport d'essence VG.

Octobre 1944

- 1/10/1944 - (Transport d'essence) Halifax III - H7 - MZ738 "P" - Même équipage - Durée: 3h45. Mission Elvington - Bruxelles - Elvington. Transport d'essence. VG.

- 2/10/1944 - (Transport d'essence) Halifax III - H7 - NA "J" - Equipage - Pilote: Adjt DELLUC, Navigateur: Lt VALENTIN (Cdt d'avion), Bombardier: Sgt/C Le GOFF, Mécanicien: Adjt DENTRESANGLE, Radio: Adjt Le GUELLEC, Mitrailleur-supérieur: Sgt/C POLI, Mitrailleur-arrière: Sgt BLANC. Durée: 4h00. Mission Elvington - Bruxelles - Elvington. Transport d'essence. VG.

- 14/10/1944 - Objectif: (Duisbourg) Halifax III - H7 - MZ738 - "P" - Equipage - Pilote: Cdt MARIAS (Cdt d'avion) Navigateur: Cpt VERROT, Bombardier: S/Lt POUGNET, Radio: Sgt/C DIAZ, Mécanicien: Sgt/C LAFFARGUE, Mitrailleur-supérieur: Sgt FRESIER, Mitrailleur-arrière: Sgt BLANC. Durée: 5h35. Nombre d'avions engagés dans la mission Guyenne 15 avions, Tunisie 15 avions. Total des avions engagés dans la mission 1013 avions. Bombardement de Duisbourg, atterrissage à Metheringham, Metheringham - Elvington 0h30. Mission de guerre.

- 24/10/1944 - Objectif: (Essen) Halifax III - H7 - MZ738 - "P" - Même équipage - Durée: 2h15. Early return. 10 Français tués dans la mission. Mission de guerre.

- 25/10/1944 - Objectif: (Essen) Halifax III - H7 - MZ738 - "P" - Même équipage - Durée: 5h00. Nombre d'avions engagés dans la mission Guyenne 15 avions, Tunisie 14 avions. Total des avions engagés dans la mission 771 avions. Bombardement d'Essen. Mission de guerre.

- 28/10/1944 - Objectif: (Cologne) Halifax III - H7 - MZ738 - "P" - Même équipage - Durée: 5h35. Vol de nuit 5h10. Vol de jour 0h25. Nombre d'avions engagés dans la mission Guyenne 13 avions, Tunisie 15 avions. Total des avions engagés dans la mission 771 avions. Bombardement de Cologne. Mission de guerre.

- 31/10/1944 - Objectif: (Cologne) Halifax III - H7 - MZ738 - "P" - Même équipage - Durée: 5h10. Nombre d'avions engagés dans la mission Guyenne 7 avions, Tunisie 7 avions. Total des avions engagés dans la mission 493 avions. Bombardement de Cologne. Mission de guerre.

Novembre 1944

- 4/11/1944 - Objectif: (Bochum) Halifax III - H7 - MZ738 - "P" - Même équipage - Durée : 5h35. Nombre d'avion engagés dans la mission Guyenne 16 avions, Tunisie 11 avions. Total des avions engagés dans la mission 749 avions. 23 Français tués dans la mission. Atterrissage à Pocklington. Bombardement de Bochum. Mission de guerre.

- 16/11/1944 - Objectif: (Jülich) Halifax III - H7 - MZ738 - "P" - Même équipage - Durée: 4h40. Nombre d'avion engagés dans la mission Guyenne 15 avions, Tunisie 12 avions. Total des avions engagés dans la mission 508 avions. Bombardement de Jülich Bâtiment troupes ennemies. Mission de guerre.

Missions sur la France 19 missions, sur l'Allemagne 12 missions, transport d'essence Bruxelles 4 missions, total: 35 missions.

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EQUIPAGE DU CAPITAINE LECLERE

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Pilote: Cpt. LECLERE. (Cdt. de l'avion). Navigateur: Asp. FAYARD. Bombardier: S/Lt. BERGEROO. Radio: Sgt/C. MUNIER. Mécanicien: Sgt/C. POQUE. Mitrailleur-supérieur: Sgt. SAINT-HILAIRE. Mitrailleur-arrière: Adjt/C. TASSERIE.

CITATION

Cité à l'ordre de la Division Aérienne:

Capitaine LECLERE, et son équipage:

"Équipage courageux, allant, et d'une exceptionnelle valeur technique; a accompli 6 missions de bombardement de nuit et 4 de jour, participant aux opérations du débarquement de Normandie, à la lutte contre les avions sans pilote et à l'action sur le réseau ferré. Une nuit de juin à bombardé avec grand succès l'embranchement de Blainville malgré la réaction violente de la chasse ennemie contre l'expédition, et le 7 juillet a pris part à l'action massive du Bomber Command qui a écrasé les défenses ennemies de Caen et mérité les remerciements chaleureux de l'Armée Montgomery."

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EQUIPAGE DU LIEUTENANT DANNA

Pilote: S/Lt. MINARD. Navigateur: Lt. DANNA. (Cdt. de l'avion). Bombardier: Adjt. PIROUTET. Radio: Adjt. LEPETIT. Mécanicien: Sgt/C. BOUGE. Mitrailleur-supérieur: Sgt. DEMALAUSSENE. Mitrailleur-arrière. Sgt/C. BELLE.

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EQUIPAGE DU LIEUTENANT HABLOT

Pilote: Lt. HABLOT. (Cdt. de l'avion) Navigateur: Lt. de SAINT-MARC. Bombardier: Lt. WUILLEMIN. Radio: Adjt/C. PHILIPPE. Mécanicien: Sgt/C. PONS. Mitrailleur-supérieur: Sgt. MANICK. Mitrailleur-arrière: Sgt/C. YVARS.

6 Octobre 1944.

Objectif:SCHOLVEN (Ruhr)

Nombre d'avions engagés par chaque groupe.

"GUYENNE" 15 avions.

"TUNISIE" 13 avions.

Total des avions engagés dans la mission: 320 avions.

L'avion du Capitaine HABLOT ne rentre pas de mission sur Scholven. Il a été descendu par un chasseur sur l'objectif. L'équipage saute en parachute et est fait prisonnier.

Le Capitaine HABLOT est indemne, ainsi que les mitrailleurs, le Sergent-Chef YVARS et le Sergent MARNICK.

Le Lieutenant de Saint-Marc, navigateur, est blessé au pied, l'Adjudant-Chef PHILIPPE, radio, est blessé à l'épaule, le Sergent-Chef PONS, mécanicien, a des éclats dans la poitrine et une blessure à l'oeil droit.

Le Lieutenant WUILLEMIN a sauté indemne, mais son parachute étant troué durant la descente par des éclats, le bombardier est gravement blessé au contact du sol: bassin fracturé, vessie explosée.

Tous rentrent en France en mai 1945.

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EQUIPAGE DU CAPITAINE BARBE 

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(collection: Guy GOURMELLET)

Troisième en partant de la gauche Adjt GONDOLLE Gabriel. 

Pilote: Adjt. CHAMPEAUX. Navigateur: Cpt. BARBE. (Cdt. de l'avion). Bombardier: Lt. FAYE. Radio: Adjt. AGUER. Mécanicien: Adjt. GONDOLLE. Mitrailleur-supérieur: Sgt. COCHOIS. Mitrailleur-arrière: Sgt. DELACLAVIERE.

CITATIONS

Le Colonel BAILLY, commandant les groupes de bombardement N°1 cite à l'ordre de la Brigade Aérienne.

L'équipage du Squadron 346 dont fait fait partie l'Adjudant GONDOLLE mécanicien.

" Équipage engagé depuis le 1er juin 1944 dans les opérations aériennes en préparation et appui du front de Normandie, contre les bases d'avions sans pilote. A exécuté 3 opérations de nuit et 2 de jour avec de bons résultats contrôlés par photos, malgré les difficultés atmosphérique et l'activité de la défense ennemie."

Cette citation comporte l'attribution de la Croix de Guerre avec Étoile de bronze.

Le Colonel ANDRIEU commandant par intérim les Forces Aériennes en Grande-Bretagne cite à l'ordre de la Division Aérienne.

L'équipage du Squadron 346 dont fait partie l'Adjudant GONDOLLE.

"Équipage en opérations depuis le 1er juin 1944. A participé aux opérations du 2ème front et aux attaques des plates formes d'avions sans pilote, exécutant avec un succès total de nombreux bombardements, de jour et de nuit. Notamment le 7 juillet, a pris part à l'action massive du Bomber Command qui a préparé la prise de Caen et a valu aux équipages, les félicitations du commandement terrestre."

Cette citation entraine l'attribution de la Croix de Guerre avec étoile d'argent.

Par décret en date du 12 juin 1945, est décoré de la Médaille Militaire pour prendre rang à la date du présent décret.

GONDOLLE Gabriel, adjudant du Groupe de Bombardement 2/23 Guyenne.

" Mécanicien volant d'un équipage de bombardement qui sur Halifax III a pendant six mois participé à l'offensive manée par le Bomber Command contre l'Allemagne et exécuté 32 missions de jour et de nuit. A toujours été un précieux auxiliaire pour son pilote et a contribué largement à la réussite des missions de son équipage. Dans les situations difficiles a toujours su prendre les mesures permettant le retour de son appareil à sa base.

Cette citation comporte l'attribution de la Croix de guerre avec palme.

 

Gaby95ans

Mr Gabriel GONDOLLE

(collection: Anne GONDOLLE)

Photo prise au repas des 95 ans de Mr Gaby GONDOLLE à Tiercé le 3 mars 2007, en compagnie de sa famille et de ses amis.

(collection: Guy GOURMELLLET)

Discours de la remise de la Légion d'Honneur

a Monsieur Gabriel GONDOLLE 

Mon cher GONDOLLE

Toute la population de Tiercé est aujourd'hui, heureuse et fière de vous voir à l'honneur. Honneur mérité, vos états de service que je rappellerai tout à l'heure le prouvent assez.

Nous sommes heureux de la distinction dont vous êtes l'objet. Vous êtes de ceux qui ne comptent que des amis, regardez cette place; vous en aurez la preuve.

Nous sommes fiers, vous êtes l'honneur du Pays et un si bel exemple pour ses jeunes. Exemple suivi, puisque partageant cette belle fête, un nouveau Tiercéen, Marcel PIRON, va recevoir la Croix de la Valeur Militaire, en récompense de sa belle conduite en Algérie.

Déjà titulaire de la Médaille Militaire reçue pour récompense de 32 missions de jour et de nuit, comme je le lirai dans une de vos citations, votre modestie dut elle en souffrir, cette Légion d'Honneur vous est remise à titre militaire, purement militaire, sans que jamais personne n'ait intrigué pour vous l'obtenir. Quel réconfort pour nous tous de vous voir remettre cette croix des braves, par un autre brave, le Commandant de LA POYPE, sans aucune compromission, sans aucun coup de piston (comme on dit en langage militaire).

Vous avez combattu dans le même ciel, dans la même obscurité des nuits, éclairés seulement par l'éclatement des bombes que vous laissiez tomber sur l'ennemi, ou celui des obus de la D.C.A. allemande qui vous frôlaient de si près. La droiture de votre caractère et votre énergie opiniâtre vous destinaient aux bombardiers lourds qui partent avec une ligne de conduite strictement et impérieusement tracée. Quels que soient les dangers, les difficultés rencontrés dans l'accomplissement de la mission, il n'est pas question de dévier ni de reculer. Vous deviez foncer sur l'objectif. Vous n'aviez pas le droit de vous laisser impressionner par l'horreur de voir le voisin d'en face, d'à côté ou de derrière disparaissant en flammes dans cet immense trou noir qu'est une nuit de guerre.

Quel espoir nous avions quand, éveillés par le ronronnement des escadrilles alliées qui partaient en mission; nous pensions: Voilà les petits gars chez nous qui vont"faire de la belle ouvrage". Nous disions à Porte Bise. C'est peut être Gaby Gondolle qui passe.

Toute cette gloire rejaillit sur vos excellents parents que je me plais à féliciter publiquement. Ils ont bien oeuvré pour faire de vous le héros dont ils sont si justement fiers. Dans la distribution des compliments, nous n'oublions pas l'épouse dont vous faites le bonheur, ni votre fils en lui souhaitant de toujours suivre le bel exemple de son père.

Né en Poitou, vous avez suivi vos parents qui ont choisi Tiercé pour s'y fixer définitivement. Vous vous y êtes fait une situation qui vous permet d'exercer largement votre influence sur un vaste secteur, qui dépasse de beaucoup les limites de la commune et même celles du canton, où vous avez la sympathie de tous.

J'applaudis de grand coeur et tous ici avec moi, j'en suis certain, ces belles pages de votre histoire et de l'épopée du Squadron 346, qui font partie de celles des Forces Françaises Libres, donc de l'HISTOIRE de FRANCE.     

Monsieur Charles de BROGLIE maire de Tiercé du 25 mars 1959 au 26 mars 1965.

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Pour le souvenir

de Mr Gabriel GONDOLLE

en l'église St Marcel de Tiercé

le 11 Octobre 2010

Gabriel GONDOLLE. Gaby pour tout le monde, est né le 12 février 1912 à Marigny-Chémereau dans la Vienne.

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Au centre de la photo le gardien de but Mr Gabriel GONDOLLE.

(collection: Guy GOURMELLET)

Il suit ses parents à Paris, rue de Vaugirard, où son papa est employé de la SNCF et sa maman couturière. Après sa formation de menuisier, et ses activités de football, de piscine au sein du patronage du Bon Conseil (c'est là qu'il apprit les matches de football en échasses) il s'engage dans l'armée de l'air, et suit une formation de mécanicien naviguant à Rochefort-sur-Mer.

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Le 26 Avril 1937, il épouse Jeanne Deschamps à Amailloux dans les Deux Sèvres. Jean naît le 30 Janvier 1938 à Amailloux.

En 1940, avec Jeanne et Jean fuyant la débacle, il suit son unité au Maroc.

 

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Le 9 septembre 1943, laissant Jeanne et Jean à Agadir, il part en Angleterre. A Elvington près de York, il sera mécanicien navigant sur bombardier Halifax  au sein du Groupe de bombardiers Lourds Guyenne. Il effectue à partir du début Juin 1944  ses 32 missions et sera reconnu par 3 citations. Un aviateur sur deux ne revint pas, ce fut le cas de son meilleur ami Guy VIGNERON qui lui aussi avait son épouse et son enfant qui l'attendaient à Agadir.

De retour en 1945, il continue son métier et assure le transport aérien sur Madagascar. Entre temps les parents de Gaby sont venus prendre leur retraite à Tiercé où ils rejoignent un frère Auguste GONDOLLE qui fut à Tiercé chef de brigade puis directeur de la laiterie.

 

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Gaby quitte alors l'armée de l'air pour s'installer garagiste à Tiercé. En avance sur son temps sans doute, il y reste peu de temps n'ayant quasiment que les voitures des deux médecins à entretenir. Il va travailler au centre d'insémination de Valencay. D'abord affecté à l'entretien des véhicules il y découvre sa nouvelle profession d'inséminateur artificiel.

Après des stages à Rambouillet il est sollicité par le centre d'insémination de Trélazé pour lancer l'insémination dans la région de Tiercé. Pendant de longues années il sillonnera les fermes dans un rayon de 30 kilomètres autour de Tiercé au volant de sa 2CV puis de son Ami6 armé de ses fiches et de ses paillettes. C'est lors de ses tournées qu'il persuada certains de ses amis d'arrêter de fumer pendant le carême. Certains en profitèrent pour arrêter définitivement, d'autres ne tinrent pas les 40 jours.

L'âge de la retraite arrivant, il arrête l'insémination pour travailler à la CAVAL. Puis vint le temps de la retraite, toujours dans la maison de la rue de la gare, ils s'adonnèrent avec Jeanne à des occupations de grands parents dont se souviennent ses petites filles, de bénévolat, de chasse et pêche.

Jeanne nous quitte le 11 Mai 2005. Gaby rejoint alors le foyer logement de la Salussière qu'il délaisse rapidement pour devenir Cheffois en compagnie d'Anne Marie. Gaby, homme de foi, fut un bénévole dévoué et jovial.

A l'école de Louis Frelon, son ami, il fut président du Cercle St Marcel: cela ne l'empêcha pas d'être l'ami de tous. Conseiller municipal. Responsable des anciens combattants. Membre actif de l'Union Nationale des Sous-Officiers en Retraite où il côtoya Maurice et Anne-Marie. Organisation de rencontres de boules de fort. Participation active à la vie de la paroisse, aux kermesse avec Jeanne. Mouvement des chrétiens retraités.

Son application à différent métiers, sa rigueur lui valurent la reconnaissance de la nation:

Croix de guerre avec étoile de bronze, d'argent avec palme (par le général de Gaulle), médaille militaire pour "avoir toujours été un précieux auxiliaire pour son pilote et avoir contribué largement à la réussite des missions de son équipage; pour avoir, dans les situations difficiles toujours su prendre les mesures permettant le retour de son appareil à la base." 

Légion d'Honneur remise en 1959 en la présence du commandant de la Poype ancien pilote de l'escadrille "Normandie Niémen".

Sa sociabilité, sa gaieté lui valurent en retour l'affection, et la sollicitude de celles et ceux qui le cotoyèrent:

Anne-Marie sa compagne. Son fils et ses petites filles. Ses voisins, Bernard et Rolande. Les personnes de l'AMR. Les soignants à domicile. Et pour le dernier voyage pour le grand "Métinge", le personnel de la maison de retraite.

 

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Le mur du souvenir au Musée d'Elvington 

 

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(collection: Sandrine BAUCHET -  YORKSHIRE AIR MUSEUM)

 

Si un jour, vous passez à Elvington, en Angleterre, près de York: allez à la base aérienne devenue musée de l'air, entrez dans le hangar du mémorial, vous découvrirez alors sur le mur 24, rangée N de gauche à droite, deux briques: l'une avec l'inscription "Gabriel Gondolle et Guy Vigneron", l'autre avec l'inscription "Maurice Gangneux et Alphonse Gourmellet".

www.yorkshireairmuseum.co.uk

Ecoutez bien, peut être les entendrez-vous, les quatres amis aujourd'hui réunis,

taper la belote autour d'un verre de vin d'Anjou qui, comme le disais Gaby,

"flatte le palais".

(collection: Guy GOURMELLET, Jean GONDOLLE)

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Missions de Guerre

de l'Adjudant

Gabriel GONDOLLE

Juin 1944.

- 1/06/1944 - Objectif: (Ferme d'Urville) - Halifax V "L for LOVE

" - NA 555 - Équipage - Pilote: Adjt CHAMPEAUX, Navigateur: Cpt BARBE, Bombardier: Lt FAYE, Radio: Adjt/C DUFOUR, Mécanicien: Adjt GONDOLLE, Mitrailleur-supérieur: Sgt COCHOIS, Mitrailleur-arrière: Sgt DELACLAVIERE. Durée: 4h20 vol de jour. Nombre d'avions engagés dans la mission Guyenne 12 avions. Total des avions engagés dans la mission 101 avions. Bombardement de la Ferme d'Urville. France. Mission de Guerre.

- 06/06/1944 - Objectif: (Gare de St Lô) - Halifax V "L" - Même équipage - Durée: 5h20. Nombres d'avions engagés dans la mission Guyenne 11 avions. Total des avions engagés dans la mission 1065 avions. Bombardement de la gare de St Lô. France. Mission de Guerre.

- 08/06/1944 - Objectif: (Gare d'Alençon) - Halifax V "L" - Même équipage - Durée: 6h05. Nombres d'avions  engagés dans la mission Guyenne 14 avions. Total des avions engagés dans la mission 483 avions. Bombardement de la gare d'Alençon. France. Retour atterrissage Carnaby. Mission de Guerre.

Juillet 1944 

 

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Le 15 août 1943 l'armée allemande prenait possession, au hameau de la Croix au Guet, de la ferme de Mr Paul Roinard, pour y faire construire par 1000 ouvriers flamands et hollandais, 22 bâtiments en béton de 40 m x 20 m camouflés en bâtiments de ferme à l'aide de tuiles et de fausses cheminées Destiné au stockage d'environ 250 V1 pour approvisionner les rampes de lancement des cantons de Londinières, Neuchâtel et Bellencombre, ce dépôt est détruit lors du bombardement du 21 juin 1944.

(source: L'ENFER DES V1 EN SEINE-MARITIME Durant la seconde guerre mondiale - Norbert DUFOUR, Christian DORE)

- 01/07/1944 - Objectif: (St Martin l'Hortier) - Halifax V "L" - Même équipage - Durée: 3h30. Nombres d'avions engagés dans la mission Guyenne 5 avions Tunisie 13 avions. Total des avions engagés dans la mission 307 avions. Bombardement St Martin l'Hortier. France. Mission de Guerre.

- 04/07/1944 - Objectif: (Domléger) - Halifax V "L" - Même équipage - Durée: 3h40. Nombres d'avions engagés dans la mission Guyenne 6 avions Tunisie 10 avions. Total des avions engagés dans la mission 328 avions. Bombardement base de V1 de Domléger pilotless. France. Mission de Guerre.

- 07/07/1944 - Objectif: (Caen) - Halifax V "L" - Même équipage - Durée:  3h55 vol de jour 3h05 vol de nuit 0h50. Nombres d'avions engagés dans la mission Guyenne 9 avions Tunisie 10 avions. Total des avions engagés dans la missions 467 avions. France. Bombardement Réserves ennemies nord de Caen. Mission de Guerre.

- 12/07/1944 - Objectif: (Les Hauts Buissons) - Halifax V "L" - Même équipage - Durée: 3h30. Nombres d'avions engagés dans la mission Guyenne 13 avions. Total des avions engagés dans la mission 230 avions.7 Français tués dans la mission. Bombardement base de V1 des Hauts Buissons pilotless. France. Mission de Guerre.

- 18/07/1944 - Objectif: (Sannerville) - Halifax V "L" - Même équipage - Durée: 3h50. Vol de jour 1h35. Vol de nuit 2h15. Nombres d'avions engagés dans la mission Guyenne 12 avions Tunisie 7 avions. Total des avions engagés dans la mission 942 avions. Bombardement réserves ennemies Est de Caen. France. Mission de Guerre.

- 28/07/1944 - Objectif: (Forêt de Nieppe) - Halifax V "L" - Même équipage - Durée: 3h30. Vol de jour 1h00. Vol de nuit 2h30. Nombres d'avions engagés dans la mission Guyenne 14 avions Tunisie 14 avions. Total des avions engagés dans la mission 199 avions. Bombardement forêt d'Azebrouck. France. Mission de Guerre.

Août 1944

 

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- 14/08/1944 - Objectif: (Tractable) - Halifax V "L" - Même équipage - Durée: 4h15. Nombre d'avions engagés dans la mission Guyenne 14 avions Tunisie 3 avions. Total des avions engagés dans la mission 110 avions. Bombardement Tractable attaque troupes ennemies. France. Mission de Guerre.

- 16/08/1944 - Objectif: (Kiel) - Halifax V "L" - Même équipage - Durée: 5h25. Vol de jour 0h25. Vol de nuit 5h00. Nombre d'avions engagés dans la mission Guyenne 14 avions Tunisie 12 avions. Total des avions engagés dans la mission 348 avions. Bombardement de Kiel. Allemagne Ruhr. Mission de Guerre.

- 18/08/1944 - Objectif: (Strerkrade) - Halifax V "L" - Même équipage - Durée: 4h15. Nombre d'avions engagés dans la mission Guyenne 13 avions Tunisie 11 avions. Total des avions engagés dans la mission 234 avions. Allemagne Ruhr. Bombardement usine essence synthétique. Mission de Guerre.

Septembre 1944

- 03/09/1944 - Objectif: (Venloo) - Halifax III "L" - Même équipage - Durée: 4h20. Nombre d'avions engagés dans la mission Guyenne 13 avions Tunisie 12 avions. Total des avions engagés dans la mission 675 avions. 5 Français tué dans la mission. Hollande. Bombardement du terrain d'aviation de Venloo. Atterrissage à  Attle-Bridge. Mission de Guerre.

- 08/09/1944 - Objectif: (Octeville - près du Havre) - Halifax III "L" Même équipage - Durée: 4h15. Nombre d'avions engagés dans la mission Guyenne 16 avions Tunisie 14 avions. Total des avions engagés dans la mission 992 avions. 6 Français tués dans la mission. Bombardement de troupe au nord du Havre. France. Mission de Guerre.

- 12/09/1944 - Objectif: (Münster) - Halifax III "L" - Même équipage - Durée: 4h30. Nombre d'avions engagés dans la mission Guyenne 9 avions Tunisie 9 avions. Total des avions engagés dans la mission 119 avions. Bombardement de Münster. Allemagne. Mission de guerre.

Octobre 1944

- 07/10/1944 - Objectif.: (Klèves) - Halifax III "L" N.A.555 - Même équipage - Durée. 4h40. Nombre d'avions engagés dans la mission Guyenne 16 avions Tunisie 12 avions. Total des avions engagés dans la mission 351 avions. Bombardement de Klèves. Allemagne. Mission de Guerre.

- 09/10/1944 - Objectif: (Bochum) - Halifax III "L" N.A.555 - Même équipage - Durée: 5h45. Vol de jour 4h00. Vol de nuit 1h45. Nombre d'avions engagés dans la mission Guyenne 10 avions Tunisie 11 avions. Total des avions engagés dans la mission 435 avions. Bombardement de Bochum. Allemagne. Mission de Guerre.

- 15/10/1944 - Objectif: (Duisbourg) - Halifax III "L" N.A.557 - Même équipage - Durée: 4h45. Nombre d'avions engagés dans la mission Guyenne 11 avions Tunisie 10 avions. Total des avions engagés dans la mission 1005 avions. Bombardement de Duisbourg. Atterrissage à Woodbridge. Allemagne. Mission de Guerre.

- 25/10/1944 - Objectif: (Essen) - Halifax III "L" N.A.557 - Même équipage - Durée: 5h10. Nombre d'avions engagés dans la mission Guyenne 15 avions Tunisie 14 avions. Total des avions engagés dans la mission 771 avions. Bombardement d'Essen. Allemagne. Mission de Guerre.

- 28/10/1944 - Objectif: (Cologne) - Halifax III "L" N.A.557 - Même équipage - Durée: 5h30. Vol de jour 5h10. Vol de nuit 0h20. Nombre d'avions engagés dans la mission Guyenne 13 avions. Tunisie 15 avions. Total des avions engagés dans la mission 733 avions. Bombardement de Cologne. Allemagne. Mission de Guerre.

Novembre 1944

- 29/11/1944 - Objectif: (Essen) - Halifax III "L" N.R.232 - Equipage - Pilote: Adjt CHAMPEAUX, Navigateur: Cne BARBE (Cdt d'avion) Bombardier: Lt FAYE, Radio: Adjt/C DUFOUR, Mécanicien: Adjt GONDOLLE, Mitrailleur-supérieur: Sgt MASSON, Mitrailleur-arrière: Sgt DELACLAVIERE. Durée: 6h35. Vol de jour 6h00. Vol de nuit 0h35. Nombre d'avion engagés dans la mission Guyenne 16 avions Tunisie 15 avions. Total des avions engagés dans la mission 316 avions. Bombardement d'Essen. Allemagne. Mission de Guerre.

Décembre 1944

- 02/12/1944 - Objectif: (Hagen) - Halifax III "L" - Equipage - Pilote: Adjt CHAMPEAUX, Navigateur: Cne BARBE, Bombardier: Lt FAYE, Radio: Adjt/C DUFOUR, Mécanicien: Adjt GONDOLLE, Mitrailleur-supérieur: Sgt FABIANI, Mitrailleur-arrière: Sgt DELACLAVIERE. Durée: 6h55. Nombre d'avions engagés dans la mission Guyenne 14 avions Tunisie 13 avions. Total des avions engagés dans la mission 504 avions. Bombardement d'Hagen (Ruhr). Allemagne. Mission de Guerre.

- 05/12/1944 - Objectif: (Soest) - Halifax III "J" - Même équipage - Durée: 6h50. Nombre d'avions engagés dans la mission Guyenne 15 avions Tunisie 15 avions. Total des avions engagés dans la mission 497 avions. Bombardement de la gare se Soest (Ruhr). Mission de Guerre.

- 06/12/1945 - Objectif: (Osnabrück) - Halifax III "L" - Equipage - M.G. Sgt/C FABRE - Durée: 7h00. Vol de jour 5h25. Vol de nuit 1h35. Vol de jour 1h35. Nombre d'avions engagés dans la mission Guyenne 13 avions Tunisie 11 avions. Total des avions engagés dans la mission 453 avions. 2 Français tués dans la mission. Bombardement d'Osnabrück. Allemagne. Mission de Guerre.

- 18/12/1944 - Objectif: (Duisbourg) - Halifax III "L" - Equipage - Durée: 6h40. Vol de jour 5h50. Vol de nuit 0h50. Nombre d'avion engagés dans la mission Guyenne 13 avions Tunisie 15 avions. Total des avions engagés dans la mission 523 avions. 1 Français tué dans la mission. Bombardement de Duisbourg. Allemagne. Mission de Guerre.

- 21/12/1944 - Objectif: (Cologne-Nippes) - Halifax III "L" - Equipage - Durée: 5h55. Vol de jour 3h55. Vol de nuit 2h00. Nombre d'avions engagés dans la mission Guyenne 8 avions Tunisie 8 avions. Total des avions engagés dans la mission 136 avions. Bombardement de la gare de Cologne. Allemagne. Mission de Guerre.

 

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Aéroport Mülheim-Essen.

 

- 24/12/1944 - Objectif: (Mülheim-Essen) - Halifax "L" - Equipage - Durée: 5h35. Vol de jour 5h25. Vol de nuit 0h15. Nombre d'avions engagés dans la mission Guyenne 13 avions Tunisie 14 avions. Total des avions engagés dans la mission 338 avions. 5 Français tués dans la mission. Bombardement aéroport Mülheim-Essen. Allemagne. Mission de Guerre.

- 30/12/1944 - Objectif: (Cologne-Kalk) - Halifax III "L" - Equipage - Durée: 5h55. Nombre d'avions engagés dans la mission Guyenne 12 avions Tunisie 9 avions. Total des avions engagés dans la mission 470 avions. Bombardement de Cologne-Kalk. Allemagne. Mission de Guerre.

Janvier 1945

- 01/01/1945 - Objectif: (Dortmund) - Halifax III "N" - Equipage - Pilote: Adjt CHAMPEAUX, Navigateur: Cne BARBE (Cdt d'avion) Bombardier: Lt FAYE, Radio: Adjt/C DUFOUR, Mitrailleur-supérieur: Sgt/C FABRE, Mitrailleur-arrière: Sgt COCHOIS. Durée: 5h00. Vol de jour 4h40. Vol de nuit 0h20. Nombre d'avions engagés dans la mission Guyenne 7 avions Tunisie 7 avions. Total des avions engagés dans la mission 139 avions. Bombardement de Dortmund (Ruhr). Mission de Guerre.

- 02/01/1945 - Objectif: (Ludwigshaven) - Halifax III "K" - Equipage - R.G. DELACLAVIERE - Durée: 6h00. Vol de jour 1h50. Vol de nuit 4h50. Nombre d'avion engagés dans la mission Guyenne 9 avions Tunisie 12 avions. Total des avions engagés dans la mission 389 avions. 1 Français tués dans la mission.

(collection: Famille GONDOLLE)

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EQUIPAGE DU CAPITAINE BRION

Pilote: Cpt. BRION Antoine. (Cdt. de l'avion). Navigateur: Lt. BARTHELOT Jean. Bombardier: Adjt/C DEMESMAY Marcel. Radio: Sgt. DARRIBEHAUDE Christian. Mécanicien: Sgt/C. RICHARD Robert. Mitrailleur-supérieur: Sgt. FOURES Roger. Mitrailleur-arrière: Sgt/C. GONNOT Roland.

 

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Pilote: Cpt BRION (Cdt d'avion)

Photo prise à Oran en 1941.

(collection: Famille BRION)

 

Lt BARTHELOT EQUIPAGE BRION

Navigateur: BARTHELOT Jean.

Robert RICHARD

Mécanicien: Sgt/C Robert RICHARD.

(collection: Jean-Charles RICHARD)

Anne, la petite-fille du mitrailleur-supérieur le Sgt FOURES, a mis en ligne le récit par son grand-père de leur mission sur Cologne le 30.12.44 (une des plus longues - 6h15).

Voici le lien:

http://www.annefoures.com/photographies/90.html

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Sergent Roger FOURES, Pau Pont Long, Octobre 1939.

(collection: Roger FOURES)

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Un bel après-midi passé avec monsieur Roger Fourès, grâce à Michel Darribehaude, il retrouve sur les photos ses camarades d'Elvington avec de superbes anecdotes. Monsieur Fourès très sportif il deviendras après son tour d'opération le responsable des sports sur la base d'Elvington, on aperçoit sur le meuble le Le0 45 et le Halifax entièrement en bois sculpté par monsieur Fourès un travail d'orfèvre.

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Roger FOURES, Michel DARRIBEHAUDE.

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Sgt DARRIBEHAUDE, Radio.

Photo prise à Elvington en avril 1945.

(collection: Michel DARRIBEHAUDE)

CITATIONS

citation à l'ordre de la Division Aérienne

" Équipage de très grande valeur, manifestant toujours son allant et sa décision. A effectuer de nombreuses attaques sur les plate-formes de lancement d'avions sans pilotes, les gares de triage, obtenant à chaque fois des résultats remarquablement précis, contrôles par photographie aérienne. Enfin le 25 Juillet 1944 a pris une part brillante au bombardement massif d'une usine de carburant synthétique dans la RUHR.

Cette citation entraîne l'attribution de la croix de Guerre avec étoile d'argent.

citation à l'ordre de la Brigade aérienne n°7 du 23.07.44

"Équipage remarquable d'allant et de décision. A participé aux opérations de préparation et d'appui du débarquement allié en Normandie, en exécutant 5 missions de bombardement parfaitement réussies. A particulièrement manifesté sa valeur le 12 juin au cours d'une mission rendue difficile par un tir intense de la Flack et l'attaque de chasseurs de nuit sur le chemin du retour, attaque déjouée par la manoeuvre et par le feu."

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Bombardier S/Lt Marcel DEMESMAY

(collection: Jacques DEMESMAY)

Citation à l'ordre de l'Armée aérienne - Décision n° 587 du 03.04.45

"Bombardier d'un équipage de bombardement lourd de très grande classe qui vient de terminer un tour complet d'opérations en effectuant de nombreuses missions de jour et de nuit sur des objectifs très puissamment défendus de la Ruhr, de la Rhénanie et de l'Allemagne septentrionale. Malgré les difficultés météorologiques spéciales de la période d'hiver, une D.C.A lourde, nombreuse et concentrée, une chasse ennemie toujours active et mordante, a accompli ses missions avec régularité remarquable, obtenant chaque fois de très bons résultats de bombardement contrôlés par la photographie aérienne."

Citation à l'ordre de l'Armée aérienne - Décision n° 1207 du 27.09.45

"Sous-lieutenant du GB 2/23 "GUYENNE", officier bombardier d'un équipage d'élite dont la froide détermination et la parfaite cohésion se sont encore confirmées au cours d'une nouvelle série de missions de jour et de nuit sur des objectifs puissamment défendus de la Ruhr et de la Rhénanie. Malgré les fortes réactions de la D.C.A et l'activité intense de la chasse de nuit, a toujours rempli avec un complet succès les missions qui lui étaient confiées, exécutant notamment des bombardements d'une remarquable précision. S'est particulièrement distingué le 28 octobre 44 en bombardant avec précision une ville rhénane malgré une D.C.A extrêmement violente qui a touché l'avion de cinq éclats. Le 2 novembre 44 en évitant par d'audacieuses évolutions des attaques d'une chasse de nuit particulièrement violente et en se dégageant habillement des faisceaux des projecteurs et le 5 décembre 44 en réussissant malgré une forte réaction de la D.C.A un excellent bombardement."

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(collection: Michel DARRIBEHAUDE)

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(collection: Michel DARRIBEHAUDE)

Biskra le 10.04.43.

Le LO 451 sur le ventre, est selon toute probabilité, le '331', celui du Lieutenant BRION et son équipage (GB I/11). Il s'est retrouvé ainsi suite à l'incident au décollage relaté par le Cdt CALMEL dans son livre (Pilote de Nuit aux pages 10/11); cela s'est passé à Biskra dans la nuit du 10.04.43, avec à bord: Cdt HAMEL Navigateur, Cdt le GB I/11, Lt BRION Pilote, Sgt/C KIPFERLE (C?), Sgt Christian DARRIBEHAUDE Radio.

Dans son carnet de vol le Sgt Christian DARRIBEHAUDE note: "Faux départ mission. Avion cassé à l'atterrissage. Durée du vol: 0h05/".

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(collection: Michel DARRIBEHAUDE)

Photo de groupe prise en AFN (date inconnue) le Sgt Christian DARRIBEHAUDE, est l'aviateur désigné par la flèche, je ne connais pas le nom des autres aviateurs. Sans doute se trouvent-ils parmi eux les autres membres de son équipage, en particulier le Lt Antoine BRION?, si un visiteur pouvait les identifier...

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MISSION DE GUERRE

DU SERGENT DARRIBEHAUDE

JUIN 1944

- 1/6/44 - Objectif: (Ferme d'Urville) - Halifax V  - Equipage: Pilote: Cpt BRION (Cdt de l'avion) Navigateur: Lt BARTHELOT, Bombardier: Adjt/C DEMESMAY, Radio: Sgt DARRIBEHAUDE, Mécanicien: Sgt/C RICHARD, Mitrailleur-supérieur: Sgt FOURES, Mitrailleur-arrière: Sgt/C GONNOT. Durée: 5h05. Nombre d'avions engagés dans la mission Guyenne 12 avions. Total des avions engagés dans la mission 101 avions. Bombardement de la Ferme d'Urville. Mission de guerre.

- 12/6/44 - Objectif: (Gare d'Amiens Longueau) - Halifax V - Même équipage - + le Lt FLESCH (Navigateur). Durée: 4h15. Nombre d'avion engagés dans la mission Guyenne 14 avions Tunisie 1 avions. Total des avions engagés dans la mission 671 avions. Bombardement de la gare d'Amiens Longueau. Mission de guerre.

-14/6/44 - Objectif: (Evrecy) - Halifax V - Même équipage - Durée: 5H05. Nombre d'avions engagés dans la mission Guyenne 10 avions. Total des avions engagés pour la mission 337 avions. Bombardement d'Evrecy. Mission de guerre.

- 16/6/44 - Objectif: (Domléger) - Halifax III - Même équipage - + le S/Lt GEORGEON, (Pilote 1/25 Tunisie) Durée: 4h25. Nombre d'avions engagés dans la mission Guyenne 10 avions. Total des avions engagés dans la mission 405 avions. Bombardement de Domléger. Mission de guerre

JUILLET 1944

- 7/7/44 - Objectif: (Caen) - Halifax III "H" - Même équipage - Durée: 4h05. Nombre d'avions engagés dans la mission Guyenne 9 avions Tunisie 10 avions. Total des avions engagés dans la mission 467 avions. Bombardement de Caen (Troupes). Mission de guerre.

- 12/7/44 - Objectif: (Les Hauts-Buissons) - Halifax III "B" "for Baker" MZ 737 - Même équipage - + le Sgt/C BUSNEL 2ème pilote - Durée: 3h40. Nombre d'avions engagés dans la mission Guyenne 13 avions. Total des avions engagés dans la mission 230 avions. 7 Français tués dans la mission. Bombardement les Hauts-Buissons. Mission de guerre.

- 18/7/44 - Objectif: (Vaires) - Halifax III "G" - Equipage: Pilote Cpt PUGET + l'équipage - Durée: 4h55. Nombre d'avions engagés dans l'équipage Guyenne 7 avions. Total des avions engagés dans la mission 110 avions. Bombardement de la gare de Vaires. Mission de guerre.

- 25/7/44 - Objectif: (Wanne-Eickel) - Halifax III "A" - Même équipage - +Adjt de LASSARDIERE 2ème pilote - Durée: 5h25. Nombre d'avions engagés dans la mission Guyenne 12 avions Tunisie 13 avions. Total des avions engagés dans la mission 135 avions. Bombardement d'une usine  d'essence synthétique de Wanne-Eickel. Mission de guerre.

AOUT 1944

- 1/8/44 - Objectif: (Noyelles-en-Chaussée) - Halifax III "B" "for Baker" MZ 737 - Même équipage - Durée: 4h15. Nombre d'avions engagés dans la mission Guyenne 11 avions Tunisie 10 avions. Total des avions engagés dans la mission 777 avions. Bombardement de Noyelles-en-Chaussée - Site de V1. Mission de guerre.

- 2/8/44 - Objectif: (Forêt de Nieppe) - Halifax III "B" "for Baker" MZ 737 - Même équipage - + le Lt HYENNE 2ème pilote. Durée: 3h35. Nombre d'avions engagés dans la mission Guyenne 10 avions Tunisie 10 avions. Total des avions engagés dans la mission 394 avions. Bombardement de la Forêt de Nieppe - Site de V2. Mission de guerre.

- 5/8/44 - Objectif: (Forêt de Nieppe) - Halifax III "B" "for Baker" MZ 737 - Même équipage - Durée: 3h35. Nombre d'avion engagés dans la mission Guyenne 14 avions Tunisie 17 avions. Total des avions engagés dans la mission 742 avions. Bombardement de la Forêt de Nieppe - Site de V2. Mission de guerre.

- 7/8/44 - Objectif: (May-sur-Orne) - Halifax III "B" "for Baker" MZ 737 - Même équipage - Durée: 4h20. Vol de jour 1h10. Vol de jour 3h10. Nombre d'avions engagés dans la mission Guyenne 13 avions Tunisie 11 avions. Total des avions engagés dans la mission 1019 avions. Bombardement de May-sur-Orne au Sud-Est de Caen (Troupes allemandes). Mission de guerre.

- 25/8/44 - Objectif: (Forêt de Watten) - Halifax III "B" "for Baker" MZ 737 - Même équipage - + le Sgt LADET-CHASSAGNE - Durée: 3h45. Vol de jour 2h40. Vol de nuit 1h05. Nombre d'avions engagés dans la mission Guyenne 14 avions Tunisie 16 avions. Total des avions engagés dans la mission 161 avions. Bombardement de la Forêt de Watten - Site de V2. Mission de guerre.

- 27/8/44 - Objectif: (Homberg) - Halifax III "B" "for Baker" MZ 737 - Même équipage - + le Sgt/C ROIRON - Durée: 4h20. Nombre d'avions engagés dans la mission Guyenne 13 avions. Total des avions engagés dans la mission 243 avions. Bombardement d'une Usine Synthétique à Homberg-Meerbeck. Mission de guerre.

SEPTEMBRE 1944

- 3/9/44 - Objectif: (Venloo) - Halifax III "B" "for Baker" MZ 737 - Même équipage - + le Sgt FERNANDEZ - Durée: 3h55. Nombre d'avions engagés dans la mission Guyenne 13 avions Tunisie 12 avions. Total des avions engagés dans la mission 675 avions. 5 Français tués dans la mission. Bombardement de l'Aéroport de Venloo. (Détourné vers Attlebridge). Mission de guerre.

- 10/9/44 - Objectif: (Octeville) - Halifax III "B" "for Baker" MZ 737 - Même équipage - + le Sgt BORGEY - Durée: 3h50. Nombre d'avions engagés dans la mission Guyenne 16 avions Tunisie 14 avions. Total des avions engagés dans la mission 992 avions. 6 Français tués dans la mission. Bombardement d'Octeville près du Havre (Troupes Allemandes). Mission de guerre.

- 12/9/44 - Objectif: (Münster) - Halifax III "B" "for Baker" MZ 737 - Même équipage - + le Sgt VAUTARD - Durée: 4h30. Nombre d'avions engagés dans la mission Guyenne 9 avions Tunisie 9 avions. Total des avions engagés dans la mission 119 avions. Bombardement de Münster. Mission de guerre.

OCTOBRE 1944

- 15/10/44 - Objectif: (Duisbourg) - Halifax III "B" "for Baker" MZ 737 - Même équipage - + Adjt MABILLE 2ème pilote - Durée: 5h10. Nombre d'avion engagés dans la mission Guyenne 11 avions Tunisie 10 avions. Total des avions engagés dans la mission 1005 avions. Bombardement de Duisbourg - (Détourné vers Foulsham). Mission de guerre.

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(collection: Michel DARRIBEHAUDE)

- 23/10/44 - Objectif: (Essen) - Halifax III "B" "for Baker" MZ 737 - Même équipage - Durée: 5h15. Vol de jour 2h05. Vol de nuit 3h10. Nombre d'avions engagés dans la mission Guyenne 15 avions Tunisie 15 avions. Total des avions engagés dans la mission 1055 avions. 10 Français tués dans la mission. Bombardement d'Essen (des usines Krupps - retour sur trois moteurs). Mission de guerre.

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(collection: Michel DARRIBEHAUDE)

- 28/10/44 - Objectif: (Cologne) - Halifax III "B" "for Baker" MZ 737 - Même équipage - Durée: 5h15. Vol de jour 4h45. Vol de nuit 0h30. Nombre d'avions engagés dans la mission Guyenne 13 avions Tunisie 15 avions. Total des avions engagés dans la mission 733 avions. Bombardement de Cologne - (touché par la Flak). Mission de guerre.

NOVEMBRE 1944

- 2/11/44 - Objectif: (Düsseldorf) - Halifax III "B" "for Baker" MZ 737 - Même équipage - Durée: 5h35. Vol de jour 1h55. Vol de nuit 3h40. Nombre d'avions engagés dans la mission Guyenne 12 avions Tunisie 13 avions. Total des avions engagés dans la mission 992 avions. 5 Français tués dans la mission. Bombardement de Düsseldorf. Mission de guerre.

6/11/44 - Objectif: (Gelsenkirchen) - Halifax III "B" "for Baker" MZ 737 - Même équipage - Durée: 4h35. Nombre d'avions engagés dans la mission Guyenne 6 avions Tunisie 11 avions. Total des avions engagés dans la mission 738 avions. Bombardement de Gelsenkirchen. Mission de guerre.

16/11/44 - Objectif: (Jülich) - Halifax III "A" - Même équipage - Durée: 4h20. Nombre d'avion engagés dans la mission Guyenne 15 avions Tunisie 12 avions. Total des avions engagés dans la mission 508 avions. Bombardement de Jülich (Ruhr). Mission de guerre.

DECEMBRE 1944

- 5/12/44 - Objectif: (Soest) - Halifax III "B" "for Baker" PN 365  - Durée: 6h45. Nombre d'avions engagés dans la mission Guyenne 15 avions Tunisie 15 avions. Total des avions engagés dans la mission 497 avions. Bombardement de la Gare de Soest (Ruhr). Mission de guerre.

- 6/12/44 - Objectif: (Osnabrück) - Halifax III "B" "for Baker" MZ 737 - Même équipage - Durée: 6h15. Vol de jour 0h45. Vol de nuit 6h30. Nombre d'avions engagés dans la mission Guyenne 13 avions Tunisie 11 avions. Total des avions engagés dans la mission 453 avions. 2 Français tués dans la mission. Bombardement d'Osnabrück. Mission de guerre.

- 18/12/44 - Objectif: (Duisbourg) - Halifax III "B" "for Baker" MZ 737 - Même équipage - Durée: 6h45. Vol de jour 1h10. Vol de nuit 5h35. Nombre d'avions engagés dans la mission Guyenne 13 avions Tunisie 15 avions. Total des avions engagés dans la mission 523 avions. 1 Français tués dans la mission. Bombardement de Duisbourg. Mission de guerre.

- 21/12/44 - Objectil: (Colognes-Nippes) - Halifax III "B" "for Baker" MZ 737 - Même équipage - Durée: 5h30. Vol de jour 2h00. Vol de nuit 3h30. Nombre d'avions engagés dans la mission Guyenne 8 avions Tunisie 8 avions. Total des avions engagés dans la mission 136 avions. Bombardement de Colognes-Nippes. Mission de guerre.

- 24/12/44 - Objectif: (Mülheim-Essen) - Halifax III "V" MZ 737 - Même équipage - Durée: 5h25. Nombre d'avions engagés dans la mission Guyenne 13 avions Tunisie 14 avions. Tot des avions engagés dans la mission 338 avions. 5 Français tués dans la mission. Bombardement de l'Aéroport de Mülheim-Essen (Ruhr).  Détourné vers Carnaby - Mission de guerre.

- 26/12/44 - Objectif: (St Vith) - Halifax III "B" "for Baker" PN 365 - Même équipage - Durée: 4h55. Vol de jour 4h30. Vol de nuit 0h25. Nombre d'avions engagés dans la mission Guyenne 5 avions Tunisie 3 avions. Total des avions engagés dans la mission 294 avions. Bombardement de St Vith. Détourné vers Carnaby - Mission de guerre.

- 30/12/44 - Objectif: (Cologne-Kalk) - Halifax III "B" "for Baker" PN 365 - Même équipage - Durée: 6h15. Nombre d'avions engagés dans la mission Guyenne 12 avions Tunisie 9 avions. Total des avions engagés dans la mission 470 avions. Bombardement de Kalk-Cologne Gare de triage - Mission de guerre.

JANVIER 1945

- 2/1/45 - Objectif: (Ludwigshaven) - Halifax III "A" LL 551 - Même équipage - + le Lt PARDOEN - Durée: 6h40. Vol de jour 2h05. Vol de nuit 4h34. Nombre d'avions engagés dans la mission Guyenne 9 avions Tunisie 12 avions. Total des avions engagés dans la mission 389 avions. 1 Français tués dans la mission. Bombardement de Ludwigshaven (installations industrielles). Mission de guerre.

- 6/1/45 - Objectif: (Hanau) - Halifax III "B" "for Baker" PN 365 - Même équipage - + le Lt PARDOEN - Durée: 6h35. Vol de jour 2h10. Vol de nuit 4h25. Nombre d'avions engagés dans la mission Guyenne 11 avions Tunisie 11 avions. Total des avions engagés dans la mission 482 avions. Bombardement de Hanau (Ruhr installations industrielles). Mission de guerre.

- 13/1/45 - Objectif: (Sarrebruck) - Halifax III "B" "for Baker" PN 365 - Même équipage - + le Lt PARDOEN - Durée: 7h05. Vol de nuit 4h45. Nombre d'avions engagés dans la mission Guyenne 15 avions Tunisie 13 avions. Total des avions engagés dans la mission 274 avions. 3 Français tués dans la mission. Bombardement de Sarrebruck - (Gare de triage). Mission de guerre.

(collection: Michel DARRIBEHAUDE)

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EQUIPAGE DU CAPITAINE PLAGNARD

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De gauche a droite a partir du haut:

Mitrailleur-supérieur: Sgt. André ICHE, Mitrailleur-arrière: Sgt. Maurice ALLAIN, Mécanicien: Sgt/C. André HIBLOT, Radio: Sgt. Louis HERVELIN,

Bombardier: S/Lt. Georges NOËL, Navigateur: Cpt. Georges PLAGNART, (Cdt de l'avion) Pilote: Adjt. André VAN TROYEN.

(collection: Jean-Paul HIBLOT.)

CITATION

Cité à l'Ordre de la Division Aérienne:

Adjudant VAN TROYEN, et son équipage:

"Équipage dont tous les membres manifestent un allant constant et une sûreté de travail remarquable. A exécuté avec succès 6 missions de nuit et 5 de jour, participant aux opérations de Normandie, à la lutte les avions sans pilote et à l'action sur le réseau ferré. Une nuit de juillet 1944 a eu la récompense de prendre part à une attaque massive sur Stuttgart."

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Pilote: Adjt. André VANTROYEN. Navigateur: Cpt. Georges PLAGNARD. (Cdt. de l'avion). Bombardier: S/Lt. Georges NOËL. Radio: Sgt. Louis HERVELIN. Mécanicien: Sgt/C. André HIBLOT. Mitrailleur-supérieur: Sgt. André ICHE. Mitrailleur-arrière: Sgt/C. Maurice ALLAIN.

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EQUIPAGE DU CAPITAINE THIERS

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Pilote: Sgt/C. BILLAULT. Navigateur: Cpt. THIERS. (Cdt. de l'avion). Bombardier: Adjt/C. MEYER. Radio: Sgt/C. HERAULT. Mécanicien: Adjt. MATHEY. Mitrailleur-supérieur: Sgt. BADOSA Camille. Mitrailleur-arrière: Sgt/C. RATIER.

 

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(collection: Roland BADOSA)

Mitrailleur-supérieur: Sgt/C BADOSA Camille.

Chevalier de la Légion d'Honneur

Médaille Militaire:

Croix de guerre 39-45 (4 citations dont 2 à l'ordre de l'Armée)

Croix de guerre TOE (4 citations à l'ordre de l'Armée)

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EQUIPAGE DU LIEUTENANT VALANTIN.

equipage du Lt Valentin 2-23 Guyenne

(collection: Emile BLANC)

De gauche à droite debout:

Bombardier: Sgt/C LE GOFF, Pilote: Adjt DELLUC, Radio: LEGUELLEC, Navigateur: Lt VALENTIN (Cdt d'avion) Mitrailleur-supérieur: Sgt/C POLI, trois mécaniciens au sol.

Accroupi:

Deux mécaniciens au sol, Mitrailleur-arrière: Sgt Emile BLANC (remplace le Sgt YCHE), Mécanicien: Adjt ENTRESANGLE, mécanicien au sol.

 

Pilote: Adjt. DELLUC. Navigateur: Lt. VALANTIN. (Cdt. de l'avion). Bombardier: Sgt/C. LE GOFF. Radio: Adjt. LEGUELLEC. Mécanicien: Adjt. ENTRESANGLE. Mitrailleur-supérieur: Sgt/C. POLI. Mitrailleur-arrière: Sgt. YCHE.

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EQUIPAGE DU CAPITAINE ARAUD

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Merci Bernard pour cette très belle photo. 

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(collection: Bernard MONSEAU)

Pilote: Cpt. ARAUD. (Cdt. de l'avion). Navigateur: Lt. GARDETTE. Bombardier: Lt. FOURNIER. Radio: Adjt. BARDOT. Mécanicien: Sgt/C. MONSEAU. Mitrailleur-supérieur: Sgt. BRUNET. Mitrailleur-arrière: Adjt. MERLE.

CITATIONS

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Sgt/C Marcel MONSEAU

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(collection: Bernard MONSEAU)

DECISION N°1199

Sur la proposition du Ministre de l'Air, le Général DE GAULLE président de la République Française.

Chef des Armées.

CITE.

Pour le motif suivant:

Le Sergent-chef MONSEAU Marcel du G B 2/23 " S/Officier mécanicien naviguant d'un équipage de très haute valeur d'une modestie, d'une conscience profesionnelle et d'un courage exemplaire.

A effectué depuis l'engagement du groupe sur le front de l'ouest 20 missions de bombardement larguant 162.000 livres de bombes explosives et incendiaires obtenant à chaque sortie de jour comme de nuit des résultats remarquablement précis, controlés par photographies aérienne. A participé à de nombreuses attaques d'objectifs lointains très fortement défendus. En particulier le 24 juillet 1944 au cours d'un raid sur un centre industriel et ferroviaires du Sud-Ouest Allemand, a repoussé 4 attaques de la chasse de nuit. le 12 Août attaquant une usine de constructio mécaniques de la Rhénanie a déjoué les assauts de deux chasseurs de nuit. En outre le 16 Août a obtenu un résultat particulièrement précis sur un port de la baltique, malgré les efforts de centaines de projecteurs et d'une puissante D.C.A.

CETTE CITATION COMPORTE L'ATTRIBUTION DE LA CROIX DE GUERRE AVEC PALME.

PARIS le 27 septembre 1945

Signé: DE GAULLE

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Missions de Guerre

du Mécanicien le Sgt/Chef Marcel MONCEAU.

Juin 1944

- 6/7-6-44. Objectif: ( Saint-Lô) - Halifax V "D" - Equipage: Pilote: Cpt ARAUD (Cdt d'avion), Navigateur: Lt GARDETTE, Bombardier: Lt FOURNIER, Radio: Adjt BARDOT, Mécanicien: Sgt/C MONSEAU, Mitrailleur-supérieur: Sgt BRUNET, Mitrailleur-arrière: Adjt MERLE. Durée: 5h49 - Nombre d'avions engagés dans la mission - Guyenne 11 avions. Total des avions engagés dans la mission - 1065 avions. Bombardement de la Gare de Saint-Lô. Mission de Guerre.

- 8/9-6-44. Objectif: (Alençon) - Halifax V "A" - Même équipage - Durée: 6h04 - Nombre d'avions dans la mission - Guyenne 14 avions - Total des avions engagés dans la mission - 483 avions. Bombardement de la Gare d'Alençon. Mission de Guerre.

- 12/13-6-44. Objectif: (Amiens) - Halifax V "E" - Même équipage - Durée: 4h20 - Nombre d'avions engagés dans la mission - Guyenne 14 avions - Tunisie 1 avion - Total des avions engagés dans la mission - 671 avions. Bombardement de la Gare d'Amiens-Longueau. Mission de Guerre.

Juillet 1944

- 6/7/44. Objectif: (Marquise-Mimoyecques) Halifax III - H7 - "A" - Même équipage - Durée: 3h10 - Nombre d'avions engagés dans la mission - Guyenne 10 avions - Tunisie 11 avions - Total des avions engagés dans la mission - 551 avions. 7 Français tués dans la mission. Bombardement de la plate forme de bombes volantes de Marquise-Mimoyecques. Mission de Guerre.

 

CAEN 7 JUILLET 1944

Caen 7 juillet 1944.

 

- 7/7/44. Objectif: (Caen)  - Halifax III - H7 - "A" - Même équipage - Durée: 3h45 - Nombre d'avions engagés dans la mission - Guyenne 9 avions - Tunisie 10 avions - Total des avions engagés dans la mission 467 avions. Bombardement de troupes et concentration de tanks au Nord de Caen. Mission de Guerre.

- 17/7/44. Objectif: (Sannerville) - Halifax III - H7 - "B" - Même équipage - Durée: 3h55 - Vol de jour 1h55 - Vol de nuit 2h00 - Nombre d'avions engagés dans la mission - Guyenne 12 avions - Tunisie 7 avions - Total des avions engagés dans la mission 942 avions. Bombardement de Sannerville. Mission de Guerre.

- 20/7/44. Objectif: (Chapelle Notre-Dame - Vizernes) - Halifax III - H7 - "B" - Même équipage - Durée: 3h25 - Nombre d'avions engagés dans la mission - Guyenne 11 avions - Tunisie 4 avions - Total des avions engagés dans la mission 369 avions. Bombardement de Chapelle Notre-Dame atelier de construction. Mission de Guerre.

- 24/7/44. Objectif: (Stuttgart) - Halifax III - H7 - "F" - Même équipage - Durée 8h15 - Vol de nuit - Nombre d'avions engagés dans la mission - Guyenne 6 avions - Tunisie 6 avions - Total des avions engagés dans la mission 631 avions. Bombardement de Stuttgart. Mission de Guerre.

- 28/7/44. Objectif: (Forêt de Nieppe) - Halifax III - H7 - "B" - Même équipage - Durée: 3h45 - Vol de nuit - Nombre d'avions engagés dans la mission - Guyenne 14 avions - Tunisie 14 avions - Total des avions engagés dans la mission 199 avions. Bombardement de la forêt de Nieppe. Mission de Guerre.

Août 1944

- 1/8/44. Objectif: (Noyelles-en-Chaussée) - Halifax III - H7 - "C" - Même équipage - Durée: 4h20 - Vol de jour - Nombre d'avions engagés dans la mission - Guyenne 11 avions - Tunisie 10 avions - Total des avions engagés dans la mission 777 avions. Bombardement de Noyelles-en-Chaussée. Mission de Guerre.

- 3/8/44. Objectif: (Forêt de Nieppe) - Halifax III - H7 - "B" - Même équipage - Durée: 3h40 - Vol de jour - Nombre d'avions engagés dans la mission - Guyenne 11 avions - Tunisie 9 avions - Total des avions engagés dans la mission 281 avions. Bombardement de la Forêt de Nieppe. Mission de Guerre.

- 6/8/44. Objectif: (Forêt de Nieppe) - Halifax III - H7 - "B" - Même équipage - Durée: 3h15 - Vol de jour - Nombre d'avions engagés dans la mission - Guyenne 11 avions - Tunisie 11 avions - Total des avions engagés dans la mission 222 avions. Bombardement de la forêt de Nieppe. Mission de Guerre.

- 8/8/44. Objectif: (Fromentel) - Halifax III - H7 - "B" - Même équipage - Durée: 3h40 - Vol de jour - Nombre d'avions engagés dans la mission - Guyenne 7 avions - Tunisie 6 avions - Total des avions engagés dans la mission 78 avions - 7 Français tués dans la mission. Bombardement de Fromentel. Mission de Guerre.

- 11/8/44. Objectif: (Somain) - Halifax III - H7 - "B" - Même équipage - Durée: 4h25 - Vol de jour - Nombre d'avions engagés dans la mission - Guyenne 15 avions - Tunisie 14 avions - Total des avions engagés dans la mission 459 avions. Bombardement de la gare de Somain. Mission de Guerre.

- 12/13-8-44. Objectif: (Rüsselheim) - Halifax III - H7 - "B" - Même équipage - Durée: 5h30 - Vol de nuit - Nombre d'avions engagés dans la mission - Guyenne 8 avions - Tunisie 3 avions - Nombre d'avions engagés dans la mission 297 avions. Bombardement de Rüsselheim Opel. Mission de Guerre.

- 15/8/44. Objectif: (Eindhoven) - Halifax III - H7 - "B" - Même équipage - Durée: 3h55 - Vol de jour - Nombre d'avions engagés dans la mission - Guyenne 12 avions - Tunisie 11 avions - Total des avions engagés dans la mission 1004 avions. Bombardement de l'Aéroport d'Eindhoven. Mission de Guerre.

- 16/17/8/44. Objectif: (Kiel) - Halifax III - H7 - "B" - Même équipage - Durée: 5h05 - Vol de nuit - Nombre d'avions engagés dans la mission - Guyenne 14 avions - Tunisie 12 avions - Total des avions engagés dans la mission 348 avions. Bombardement de Kiel. Mission de Guerre.

- 31/8/44. Objectif: (Lumbres) - Halifax III - H7 - "B" - Même équipage - Durée: 3h20 - Vol de jour - Nombre d'avions engagés dans la mission - Guyenne 13 avions - Tunisie 11 avions - Total des avions engagés dans la mission - 601 avions. Bombardement de Lumbres base de V2 (près de Saint-Omer). Mission de Guerre.

Septembre 1944.

- 9/9/44. Objectif: (Le Havre) - Halifax III - H7 - "B" - Même équipage - Durée: 3h50 - Vol de jour 2h30 - Vol de nuit 1h20 - Nombre d'avions engagés dans la mission - Guyenne 10 avions - Tunisie 13 avions - Total des avions engagés dans la mission 272 avions. Bombardement du Havre. Mission de Guerre.

- 11/9/44. Objectif: (Gelsenkirchen) - Halifax III - "B" - Même équipage - Durée: 3h35 - Vol de jour - nombre d'avions engagés dans la mission - Guyenne 11 avions - Tunisie 9 avions - Total des avions engagés dans la mission 379 avions - 7 Français tués dans la mission. Bombardement de Gelsenkirchen (Ruhr). Mission de Guerre.

- 20/9/44. Objectif: (Sangatte) - Halifax III - H7 - "B" - Même équipage plus le Sgt/C GRIDELET - Durée: 3h35 - vol de jour - Nombre d'avions engagés dans la mission  Guyenne 11 avions - Tunisie 8 avions - Total des avions engagés dans la mission 646 avions. Bombardement de Sangatte au sud de Calais. Mission de Guerre.

Octobre 1944.

- 6/10/44. Objectif: (Scholven) - Halifax III - H7 "B" - Même équipage - Durée: 4h30 - Vol de jour - Nombre d'avions engagés dans la mission - Guyenne 15 avions - Tunisie 13 avions - Total des avions engagés dans la mission 320 avions. Bombardement de Scholven (Ruhr) usine d'huile synthétique. Mission de Guerre.

- 7/10/44. Objectif: (Klèves) - Halifax III - H7 - "B" - Durée: 4h45 - Vol de jour - Nombre d'avions engagés dans la mission - Guyenne 16 avions - Tunisie 12 avions - Total des avions engagés dans la mission 351 avions. Bombardement de Klèves. Mission de Guerre.

- 14/10/44. Objectif: (Duisbourg) - Halifax III - H7 - "B" - Durée: 5h10 - Vol de jour - Nombre d'avions engagés dans la mission - Guyenne 15 avions - Tunisie 15 avions - Total des avions engagés dans la mission 1013 avions. Bombardement de Duisbourg (Ruhr). Mission de Guerre.

- 25/10/44. Objectif: (Essen) - Halifax III - H7 - "B" - Durée: 5h15 - Vol de jour - Nombre d'avions engagés dans la mission - Guyenne 15 avions - Tunisie 14 avions - Total des avions engagés dans la mission 771 avions. Bombardement d'Essen (Ruhr). Mission de Guerre.

- 30/31/10/44. Objectif: (Cologne) - Halifax III - H7 - "G" - Durée: 6h05 - Vol de nuit - Vol de jour 0h35 - Nombre d'avions engagés dans la mission - Guyenne 14 avions - Tunisie 13 avions - Total des avions engagés dans la mission 905 avions. Bombardement de Cologne. Mission de Guerre.

(collection: Bernard MONSEAU)

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EQUIPAGE DU CAPITAINE GRIMALDI

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                              Adjt/C Roger VASSEUR

(collection: Roger VASSEUR)

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Pilote: Adjt/C. Roger VASSEUR. Navigateur. Cpt. GRIMALDI (Cdt. de l'avion). Bombardier: Lt. COUILLEAU. Radio: Sgt. LEMOIGNE. Mécanicien: Sgt/C. LOUY. Mitrailleur-supérieur: Sgt. CONSTANTIN. Mitrailleur-arrière: Sgt/C. VELASCO.

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EQUIPAGE DU CAPITAINE BOURGAIN

Pilote: Cpt. BOURGAIN. (Cdt.de l'avion). Navigateur: Lt. DUVERT. Bombardier: Adjt. BEAUVOIS. Radio: Sgt/C. DUFOUR. Mécanicien: Sgt/C. BOURGEOIS. Mitrailleur-supérieur: Sgt/C. GARRIDO.Mitrailleur-arrière: Sgt/C. RUFFIE.

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EQUIPAGE DU CAPITAINE GAUBERT

Pilote: Lt. PASQUIER. Navigateur: Cpt. GAUBERT. (Cdt. de l'avion). Bombardier: S/Lt. PETIOT. Radio: Adjt/C. VOGEL. Mécanicien: Adjt. CUSIN. Mitrailleur-supérieur: Sgt/C. VERDIER. Mitrailleur-arrière: Sgt. SERRA.

12/13.07.1944 - Objectif: HAUTS- BUISSONS.

Nombre d'avions engagés par chaque groupe:

"GUYENNE" 13 avions.

Total des avions engagés dans la mission: 230 avions.

Nombre de Français tués dans la mission: 7 tués.

Au retour de mission sur les Hauts-Buissons, dans le tour de piste, par très mauvaise visibilité, de nuit, l'avion du Capitaine GAUBERT entre en collision avec celui du commandant ROY et s'écrase au sol. L'équipage périt carbonisé. Tous ont été inhumés au cimetière d'HARROGATE le 19 juillet 1944. Le HALIFAX du Commandant ROY, soumis à d'intenses vibrations est difficilement contrôlable. L'ordre d'évacuation étant donné, le navigateur et le mitrailleur-arrière sautent. Après mise en drapeau d'une des hélices, les vibrations diminuent. L'ordre d'évacuation est rapporté et l'appareil se pose sans incident.

 

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collection: Bernard Chevalier. 

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EQUIPAGE DU CAPITAINE THIRY

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Pilote: Cpt. Jean THIRY. (Cdt. de l'avion) Navigateur: Cpt. Pierre GALLOIS. Bombardier: Lt ROUXEL. Radio: S/Lt. BLANC. Mécanicien: Sgt/C. GODOFFE. Mitrailleur-supérieur: Sgt. AUBOURG. Mitrailleur-arrière: Sgt. TAYMOND.

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EQUIPAGE DU CAPITAINE COCHO

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(collection: Famille BROCHARD) 

II

(collection: Anne Blondeaux-Famille Romans) 

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(collection:Léonce SEMAIL merci mon cher BILL pour ce superbe document)

2ème à partir de la gauche: Mitrailleur-arrière: SEMAIL Léonce. auteur du livre DE L'OMBRE A LA LUMIERE

Pilote: Cpt. Louis COCHO. (Cdt. de l'avion). Navigateur: Cpt. Roger BROCHARD. Bombardier: S/Lt. Georges ROMANS. Radio: S/Lt. CLUZEAU. Mécanicien: Sgt/C. JARDIN. Mitrailleur-supérieur: Sgt. Maurice DUBOURGEAL. Mitrailleur-arrière: Sgt. Léonce SEMAIL.

 

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Equipage du capitaine COCHO.

Sgt Léonce SEMAIL, Cne Roger BROCHARD, Sgt Maurice DUBOURGEAL, ??, ??, S/Lt CLUZEAU, S/Lt Georges ROMANS.

(collection: Famille ROMANS)

 Citations

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(collection: Famille ROMANS)

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(collection: Famille BROCHARD) 

ORDRE N° 24

Par message express n°260/IGFAF/3 du 10.3.45 la citation suivante, à l'ordre de l'AVIATION de BOMBARDEMENT est accordé à:

Équipage de grande classe qui vient d'éxécuter, avec un plein succès, une nouvelle série de dures missions de bombardement sur des objectifs puissamment défendus de la Rhur et de l'Allemagne Centrale. Attaqué à plusieurs reprises par la chasse de nuit, a chaque fois réussi à se dégager par d'habiles manoeuvres. Dans la nuit du 5/6 janvier 1945, notamment au cours d'une mission pénétrant profondément en territoire allemand a été pris trois fois à partie par un chasseur à réaction qui a ouvert le feu mais grâce à une veille vigilante et à une synchronisation parfaite des commandements, est parvenu à éviter par la manoeuvre les atteintes de l'ennemi.

Cette citation comporte l'attribution de la Croix de Guerre avec Étoile de Vermeil.

Le Commandant PUGET, Cdt le Squadron n°346

Signé: PUGET.

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 S/Lt ROMANS Georges. 

Sur la proposition du Ministre de l'Air, le Général 

De GAULLE Président du Gouvernement Provisoire de la République Française, Chef des Armées.

CITE

A l'Ordre de l'ARMEE AERIENNE

Le S/Lt ROMANS Georges du G.B. 2/23 "GUYENNE"

Officier bombardier d'une haute compétence faisant preuve en toutes circonstances de qualités professionnelles remarquables, d'une ardeur combative sans démentie et d'un sang froid à toute épreuve.

Vient d'effectuer avec un plein succès dans le cadre du Bomber Command une série de 25 missions de longue durée, réalisant sur chaque objectif les performances de hautes précisions contrôlée par photographie aérienne.

Compte à la fin de son tour d'OP'S, un des plus beau palmarès d'objectifs allant des cotes françaises à la Saxe et la Baltique au région Sud de l'Allemagne.

Au cours des trois derniers mois a, encore pris part à de nombreux raids sur les objectifs les plus lointains et les plus puissamment défendus de l'Allemagne, attaquant à deux reprises un important centre de la Saxe, d'un accès particulièrement difficile participant ainsi à l'aide apporté par le Bombardement Lourd aux troupes soviétiques opérant dans ce secteur.

Cette citation comporte l'attribution de la Croix de Guerre avec Palme de Bronze.

Londres le 21 septembre 1945.

Paris le 17 juillet 1945.

Signé: De GAULLE.

 

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(collection: Famille ROMANS)

 

 georges romans 2-23 guyenne (3)

Légion d'Honneur Georges ROMANS.

(collection: Famille ROMANS)

 

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DECISION N°1129

Sur la proposition du Ministre de l'Air, le Général de GAULLE, Président du Gouvernement Provisoire de la République Française, Chef des Armées cite à l'ordre de l'Armée de l'Air:

Le Capitaine BROCHARD Roger, Martial du Groupe de bombardement 2/23 " Guyenne :

Officier navigateur de grande valeur dont le sang froid et le courage alliés à de brillantes qualités professionnelles se sont manifestés lors des 30 missions de jour et de nuit qu'il a effectuées dans le cadre du Bomber Command sur des objectifs puissamment défendus du territoire ennemi.

Navigateur remarquable faisant preuve dans les circonstances les plus difficiles d'une extraordinaire maitrise de soi le Capitaine BROCHARD a fortement contribué aux brillants succès remportés par son équipage , lui permettant d'atteindre les objectifs les plus lointains avec une précision qui inspirait à tous une absolu confiance.

A participé à des opérations sur l'Allemagne centrale, sur les ports de la Baltique et de la mer du Nord, sur la Rhur et la région Rhénane, affrontant avec succès les barrages d'une D.C.A. très dense et les attaques répétées de la chasse de nuit.

C'est particulièrement distingué le 20 février 1945 où une attaque de chasse fut déjouée par d'audacieuses manoeuvres et le 21 février 1945 lors d'un raid sur une ville importante du cours supérieur du Rhin au cours duquel les chasseurs de nuit déployèrent une activité particulièrement meurtrière.

Totalise 31 misions de guerre en 179 heures de vol.

Cette citation comporte l'attribution de la Croix de Guerre avec palme de BRONZE et nomination dans l'ordre national de la Légion d'Honneur.

Signé: De GAULLE.

 

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 Navigateur: Capitaine Roger BROCHARD

Récit du capitaine Pierre BROCHARD

navigateur du "H pour How"

Vols de nuit et tapages nocturnes

Le journal de vol d'un incendiaire.

De Zéralda à Liverpool.

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Jusqu'à Liverpool. 

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De Dumfries à Lossiemouth.

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WELLINGTON. 

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Halifax_1945

 15 JUILLET 44.

Arrivée, à ELVINGTON, de "l'équipage" affecté à la 3ème Escadrille du G.B 2/23.

Cette escadrille est issue de la C.66, formée en décembre 15 et devenue successivement SOP 66 et BR 66. A sa création, cette escadrille est incorporée au 1er Groupe de Bombardement et placée sous les ordres du Capitaine de Kérillis.

1916. Sous l'influence incontestable de son commandant, l'Escadrille réussit des expéditions audacieuses, elle bombarde les communications ennemies en Lorraine, les usines de grenades à Pagny-sur-Meuse et livre de nombreux combats aux Fokkers et aux aviatiks allemands. Le dimanche 22 juin, 9 Caudron G 4 bombardent Karlsruke (3000 mètres: 38 bombes de 180) en représailles des bombardements effectués par les allemands sur Bar-le-Duc et nos villes de l'Est. Ce bombardement provoqua en Allemagne une vive indignation. Il est resté dans le souvenir de nos adversaires si pénible et si scandaleux que l'accès du territoire allemand demeure encore interdit au chef qui conduisit l'expédition. Cependant le raid de Karlsruke a été décidé par le haut commandement pour mettre fin aux bombardements des villes ouvertes françaises... Après ce raid les avions allemands cessèrent pendant 6 mois de lancer des projectiles sur nos villes. Le 22 juillet, l'Escadrille montre sa vitalité en exécutant 3 sorties sur un des objectifs les plus défendus: la gare de Metz-Sablons. Vers la fin de l'année l'Escadrille se transforme en Sopvitch et prend part à la bataille d'Oberndorf.

1917. C'est l'année qui voit renaître progressivement le bombardement de jour que la chasse allemande avait à peu près supprimé en 1916. Le G.B.1, dont fait partie à nouveau la SOP.66 à partir du 15 février, se réorganise. Il comprend 4 escadrilles sous le commandement du Cdt Chabert. La SOP.66 travaillera toujours de concert avec la SOPIII. Elle agira pendant toute l'année dans les secteurs les plus difficiles, en Champagne et à Verdun où elle se couvrira de nouveau de gloire. Le G.B.1 parti le 8 août à Senord. Meuse en vue de l'offensive sur Verdun est de retour à Villeneuve le 3 octobre avec ses deux escadrilles, la SOP66 et la SOPIII. Ces deux escadrilles vont être transformées sur Bréguet 14 M2; elles sont au point en décembre: la SOP.66 devient la BR.66. Sous protection de chasse la BR.66 accomplit des opérations lointaines. Des équipages volontaires passent à la NUIT et travaillent avec les Groupes équipés de Voisin; le 25 décembre ces équipages bombardent la gare de Lume et le terrain de la Malmaison.

1918. L'action de masse s'étant révélée indispensable au succès, la BR.66 opère désormais dans le cadre du G.B.6 qui sera lui-même engagé avec les effectifs de l'Escadre 12. L'Escadre 12 a été formée le 20 février 1918 sous le commandement du Commandant Vuillemin. Devant la brusquerie de l'attaque allemande le Haut Commandement français est conduit à jeter dans la mêlée son aviation de bombardement. Du 20 février au 27 mars, le GB5 et le GB6 opéraient en Champagne et lanceaient 57.000 kgs de projectiles.

Le 27 mars, l'Escadre 12 entre dans la bataille de Montdidier; elle inaugure, à basse altitude, de jour, suivi de mitraillage, des objectifs du champ de bataille. Du 9 au 30 avril, les Français contre-attaque; l'Escadre 12 retourne progressivement aux opérations habituelles de bombardement des arrières. Mais le Bréguet n'est plus le maître incontesté de l'air: l'Escadre 12 met au point des expéditions peu profonde avec une protection de chasse amie.

Les allemands enfoncent le front français au Chemin des Dames; du 29 mai au 4 juillet, les bombardements se succèdent sans arrêt sur Resson, Soissons et le champ de bataille. Pendant 3 nuits de suite sur le terrain de Plessis-Belleville, où est installé l'Escadre 12, est bombardé par l'ennemi. Pendant cette période 295 tonnes de projectiles ont été lancées. Le 15 juillet la période des opérations offensives commençait, l'Escadre 12 devait prendre part jusqu'à la victoire à toutes les batailles.

Le 23 septembre tout le bombardement de jour, Escadre 12 et Escadre 13 est groupé sous les ordres du Cdt de Goys. Le 10 novembre, 23 tonnes sont déversées par 86 avions sur Mariembourg: c'est la dernière opération du bombardement de jour. Les bombardiers de 1918 furent une véritable aviation d'assaut. Ayant ainsi participé à toutes les opérations sur tous les fronts de la Bataille de France, depuis sa formation jusqu'à l'armistice, la BR66 laisse derrière elle un passé glorieux; sur son fanion sont inscrits des titres de gloire: Karlsrühe-Francfort-Trèves. Deux citations à l'Ordre de l'armée conféraient à la BR.66 la fourragère aux couleurs de la Médaille Militaire.

1918-1919. La BR66 fait partie de l'Escadre 12 commandée par le Chef d'Escadron de la Morlaix. Elle occupe le terrain de Strasbourg, puis celui de Landau (Palatinat), en août 1919.

En 1920, l'Escadre 12 devient le 12e Régiment et occupe le terain de Neustodt. La BR66 devient la 3e Escadrille du G.B.3 qui effectue des missions-photo du Palatinat et participe à l'occupation de Francfort et de Trèves. En 1926, le 12e R.A.B. passe sur Bréguet 19. En novembre 1928, l'Escadrille quitte Neustodt pour reforcer le 11e R.A.B. à Metz, commandé par le Lt Col. Duseigneur et devient la 10ème Escadrille du IIème R.A.B. 

En 1932, l'Escadrille est dissoute et forme la IIe escadrille qui passe sur Amiot 122 B3. En 1934, l'unité redevient 3e escadrille dans la IIe Escadre. Fin 1935, transformation sur Bloch 200. Octobre 1935, mouvement sur Toulouse-Francazal. La IIe Escadre se dédouble, et l'escadrille devient la 3e Escadrille du 2e Groupe de la 23e Escadre. Le lieutenant Bienvenu prend le commandement et le conservera jusqu'à sa disparition en combat aérien le 6 juin 1940.

Avril 1934, transformation sur Bloch 210. 16 au 18 août 1939, manoeuvres avec la chasse anglaise sur Londres et Birmingham. 1939. Le 29 août 1939, mouvement sur Istres, en vue de l'entrée éventuelle en guerre de l'Italie. 15 février 1940, transformation sur Léo 45. Avril 1940, mouvement sur le terrain d'Orange, le 2 juin 1940 sur celui d'Etampes. Enfin l'Escadrille engage 3 avions le 6 juin un seul rentre à la Base. Replis sur Tours et Bordeaux, et le 22 juin sur Blida.

Après avoir séjourné sur plusieurs terrains du Maroc, le G.B.2/23 se fixe à Meknès. 25/25 septembre 1940: bombardement de GIBRALTAR. 8/9 novembre 1943: bombardement du débarquement américain à Fedhala - Campagne de TUNISIE: 5 missions, 10,13,17,22 avril, 5 mai. L'Escadrille était à Biskra depuis le 29 mars (sous le commandement du Cne Puget), elle rejoint Meknès le 11 mai. Le 26 août 43, le G.B. 2/23 (Lt-Col Venot) s'embarque à Alger pour là Grande-Bretagne - La 3e Escadrille est commandée depuis le 1er août par le Capitaine Simon (d'Auxerre).

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L'Equipage du Capitaine Louis COCHO.

De gauche à droite:

S/Lt CLUZEAU, S/Lt ROMANS Georges, Cne BROCHARD Roger, Sgt SEMAIL Léonce, Cne COCHO Louis, Sgt/C JARDIN, Sgt DUBOURGEAL Maurice.

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 Navigateur: Capitaine Pierre BROCHARD.

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EV - Base d'Elvington.

 

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Bombardier: Georges ROMANS.

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Mitrailleur-supérieur: Sgt Maurice DUBOURGEAL, Mitrailleur-arrière: Sgt Léonce SEMAIL.

 

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Mécanicien: Sgt/C JARDIN, Pilote: Cne Louis COCHO.

 

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Radio: S/Lt CLUZEAU.

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(collection: Famille BROCHARD)

 

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EQUIPAGE DU LIEUTENANT FLESCH

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(source: 10 000 heures de vol, Auteur: le pilote de l'avion l'Adj/C René PUGET)

Pilote: Adjt/C. André PUGET. Navigateur: Lt. FLESCH Paul. (Cdt. de l'avion). Bombardier: Adjt. AURIOL Adrien. Radio: Sgt/C. BORG Georges. Mécanicien: Sgt/C. MERIC Yves. Mitrailleur-supérieur: Sgt/C. JAFFEUX Paul. Mitrailleur-arrière: Sgt/C. SENLEBES Arnaud.

CITATIONS

Sur la proposition du ministre de l'air,le Président du Gouvernement provisoire, chef des armées, cite:

A l'ordre de l'armée aérienne.

 

Sgt C BORG 33186212

 

sGT c BORG 33185399

Mitrailleur-supérieur: Sgt/C. BORG Georges.

 

Sgt C JAFFEUX 33185759

 

sGT c JAFFEUX 32840859

Mitrailleur-supérieur: Sgt/C. JAFFEUX Paul.

 

Sgt C senlebes 32822316

 

sGT c senlebes 33185587

Mitrailleur-arrière: Sgt/C. SENLEBES Arnaud.

 

Sgt C MERIC YVES 32821147

Mécanicien: Sgt/C. MERIC Yves.

 

Lt flesch paul 32797890

Navigateur: Lt. FLESCH Paul ( Cdt. de l'avion)

 

Adjt auriol 32802421

Bombardier: Adjt. AURIOL Adrien.

Ces citations comportent l'attribution de la croix de guerre avec palme.

Fait à Paris le 10 juillet 1945.

C. DE GAULLE.

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EQUIPAGE DU LIEUTENANT BECAM

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(collection: Camille COQUOT)

De gauche à droite sur la photo:

Radio: Adjt. WEBER Paul, Pilote: Adjt. CROZIA Marcel, Navigateur: Lt BECAM Jean, Bombardier: Adjt LASSERRE Armand, Mitrailleur-arrière: Sgt/C RETORE Michel, Mitrailleur-supérieur: Sgt COQUOT Camille, Mécanicien: Sgt/C MONCELET Maurice. 

 

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CITATIONS

 

Sur la proposition du ministre de l'air,le Président du Gouvernement provisoire de la République Française, chef des armées, cite:

A l'ordre de l'Armée Aérienne.

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Adjudant: Camille COQUOT mitrailleur-supérieur.

COQUOT(Camille-Georges-Henri), sergent du groupe de bombardement 2/23 "Guyenne": jeune sous-officier mitrailleur de tourelle supérieure n'a cessé au cours des 19 missions de longue durée qu'il a réalisées de jour et de nuit sur bombardier lourd de faire montre, jusque dans les circonstances les plus critiques, d'une ardeur magnifique à participer au combat, d'un courage et d'un sang-froid à toute épreuve. Sous la brillante direction  de son commandant d'avion vient de prendre part durant les mois d'hiver 1944-1945 à une longue série d'opérations dirigées contre les objectifs les plus puissamment défendus de l'Allemagne du Centre et de la région rhénane. Par ses hautes qualités professionnelles et une vigilance constamment soutenue a contribué de tout son effort à la réussite complète des missions entreprises par son équipage lui permettant, de concert avec le mitrailleur-arrière, d'éviter de nuit les dangers de collision et de déjouer  les attaques d'une chasse particulièrement éveillée et agressive. Le 24 décembre 1944 a eu son avion sérieusement endommagé par la D.C.A. alors qu'il attaquait en plein jour et par ciel clair un des centres industriels les plus fortement protégé de la Rhur.

Pilote: Sous-Lieutenant Marcel CROZIA

CROSIA (Marcel-Emile), sous-lieutenant du groupe de bombardement 2/23 "Guyenne": officier pilote donnant en toutes circonstances un magnifique exemple d'habileté professionnelle, de courage et de décision, toujours volontaire pour les opérations les plus lointaines et les plus périlleuses, compte déjà dans le cadre du Bomber Command 21 missions de longue durée, de jourt et de nuit, sur les objectifs les plus profonds et les plus fortement défendus du territoire ennemi. Sous la brillante direction de son commandant d'avion vient de prendre part, durant les mois d'hiver 1944-1945, à une nouvelle série d'attaques contre les centres industriels, les villes et les voies de communications très puissamment gardés de l'Allemagne du centre et de la région Rhénane. Grâce à sa maîtrise et à ses qualités professionnelles particulièrement remarquables, a réussi en toutes circonstances à mener à bien les missions qui lui étaient confiées, en dépit des conditions météorologiques défavorable s, d'une chasse ennemie toujours en éveil et d'une D.C.A. des plus dense et des plus précise. Le 24 décembre 1944 a eu son avion sérieusement atteint par la D.C.A., alors qu'il attaquait en plein jour et par ciel clair un des centres industriels les mieux protégés de la Rhur.

 

Adjt LASSERRE ARMAND32799465

Bombardier: Adjt. LASSERRE Armand.

 

aDJT weber jacques 32799676

Radio: Adjt. WEBER Paul.

 

Sgt C MONCELET MAURICE 32822578

Mécanicien: Sgt/C. MONCELET Maurice.

 

sGT C RETORE 32822870

Mitrailleur-arrière: Sgt/C. RETORE Michel.

Ces citations comportent l'attribution de la croix de guerre avec palme.

Fait à Paris,le 10 juillet 1945.

C. DE GAULLE.

(journal officiel du 9 janvier 1946)

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EQUIPAGE DU COMMANDANT CATTELLAT

Pilote: Adjt. de LAISSARDIERE. Navigateur: Cdt. CATTELLAT - Claude SAINT-BENOIT (Cdt d'avion). Bombardier: Lt. DELCROS. Radio: Lt. MASSON. Mécanicien: Sgt. LALLEMENT. Mitrailleur-supérieur: Sgt. GUICHEMERE. Mitrailleur-arrière: Sgt. COMAT.

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Mitrailleur-arrière: Sgt. GOMAT.

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Mécanicien: Sgt. LALLEMENT.

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EQUIPAGE DU COMMANDANT de VULPILLIERES

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(collection: Gilles SOURY-LAVERGNE)

Pilote: Lt. IDRAC. Navigateur: Cdt René de VULPILLIERES. (Cdt. d'avion). Bombardier: Adjt. LARUE. Radio: Sgt. GAVOYE. Mécanicien: Adjt. TRACLET. Mitrailleur-supérieur: Sgt. BOUFFAND. Mitrailleur-arrière: Sgt. ROUTHIER.

CITATIONS

Sur la proposition du ministre de l'air, le Président du gouvernement provisoire de la République Française, chef des armées, cite.

CDT_De_Reydet_de_Vulpilli_res

Navigateur: Cdt René de VULPILLIERES (Cdt de l'avion)

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Sgt_Bouffand

Mitrailleur-supérieur: Sgt. BOUFFAND

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Ltn_Idrac

Pilote: Lt. IDRAC.

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Adj_Traclet

Mécanicien: Adjt. TRACLET.

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Bombardier: Adjt. LARUE.

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Sgt_Gavoye

Radio: Sgt. GAVOYE.

Ces citations comportent l'attribution de la croix de guerre avec palme.

Paris,le 17 août 1945.

C. DE GAULLE.

(journal officiel du 9 janvier 1946)

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EQUIPAGE DU LIEUTENANT VLES

Pilote: Adjt. HANNEDOUCHE. Navigateur: Lt. VLES. (Cdt. de l'avion). Bombardier: S/Lt. LAMBERT. Radio: Sgt/C. VLAMINCK. Mécanicien: Sgt/C. BEAUVOIT. Mitrailleur-supérieur: Sgt/C. LIMACHER. Mitrailleur-arrière: Sgt/C. OLIVE.

4/5.11.1944 - Objectif: BOCHUM.

Nombre d'avions engagés par chaque groupe:

"GUYENNE" 16 avions.

"TUNISIE" 11 avions.

Total des avions engagés dans la mission: 749 avions.

Nombre de Français tués dans la mission: 23 tués.

Peu aprés le passage sur l'objectif,le HALIFAX du Lieutenant VLES est attaqué par un chasseur de nuit. Sévèrement touché, il prend feu immédiatament et commence à s'incliner. Le pilote l'Adjudant HANNEDOUCHE donne l'ordre d'évacuation.

Le Lieutenant VLES, navigateur, ouvre la trappe d'évacuation avant. Il s'apprête à sauter quand, dans la fumée qui a envahi la carlingue, il aperçoit son radio, le Sergent/Chef VLAMINCK, plaqué contre la paroi et dans l'incapacité de bouger.Il n'hésite pas. Il s'avance vers lui, réussit à l'extirper, à le tirer vers la trappe, au prix d'efforts inouîs, il le pousse dans le vide.

Quelques secondes plus tard, l'avion explose. Le pilote, l'Adjudant HANNEDOUCHE, est éjecté de l'avion et se retrouve, descendant attaché aux sangles de son parachute. Le sergent OLIVE, mitrailleur arrière, réussit à sauter avant l'explosion mais est tué au sol par les Allemands. Les 5 autres membres de l'équipage périssent dans l'accident. Le Sergent/Chef OLIVE a été inhumé au cimetière de BURQ. Le Lieutenant VLES, le Sous/Lieutenant LAMBERT, les Sous/Lieutenants BEAUVOIR et LIMACHER ont été inhumés au cimetière de WERMELSKIRCHEN.

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CITATIONS

Mitrailleur-arrière: Sgt/C OLIVE Henri.

Décret du 13 septembre 1947 portant concession de la médaille militaire (à titre posthume).

- OLIVE Henri. Sergent-chef, groupe de bombardement 2/23 Guyenne. Brillant sous-officier mitrailleur-arrière animé des plus belles qualités morales et dont la valeur professionnelle faisait un élément précieux pour son équipage. Venu en Grande-Bretagne pour y reprendre la lutte contre l'ennemi, il se signale immédiatement par son ardeur et sa compétence et dès ses premières missions obtient de très brillants résultats au cours de bombardement très précis sur des objectifs défendus par de très violents barrages de D.C.A. et une active chasse de nuit. Le 4 novembre 1944, au cours d'une mission particulièrement dure qui coûta au groupe un tiers des effectifs engagés, trouve une mort glorieuse lorsque son appareil venait de quitter l'objectif est descendu en flammes par un chasseur ennemi.

Cité à l'ordre de l'armée aérienne (Croix de guerre avec palme).

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oncle_roger

Sgt Roger LIMACHER en 1940.

A l'ordre de l'Escadre Aérienne.

"Groupe aérien d'observation engagé du premier jour de guerre à la fin des hostilités, a apporté au commandement, la collaboration précieuse de sa préparation, de son entraînement, de sa flamme, de son allant et de son esprit de sacrifice.

A sans cesse donné à l'Armée de Terre, par ses reconnaissance et par ses nombreuses missions photographiques toujours brillamment exécutées, la plupart du temps sans protection de chasse, une reconnaissance exacte et précise de l'ennemi".

Croix de guerre avec Etoile de Bronze.

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A l'ordre de l'Escadre Aérienne.

" Jeune Sergent mitrailleur ayant manifesté au cours de reconnaissance délicates en territoire ennemi, malgré une Flak active et une chasse mordante, les plus belles qualités de conscience, de calme et de vigilance.

Attaqué le 6 juin 1940 par 7 chasseurs ennemis, a constamment guidé les manoeuvres de son pilote par la précision de ses indications. A continué à tirer sur les assaillants avec sa mitrailleuse, alors que le support de sa pièce avait été brisé".

Croix de guerre avec Etoile de Bronze.

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l'oncle_Roger

 (collection: Roger LIMACHER)

A l'ordre de l'Armée Aérienne.

" Brillant sous-officier mitrailleur de tourelle supérieure, animé des plus belles qualités morales, et dont la valeur professionnelle faisait un élément précieux pour son équipage.

Venu en Grande-Bretagne pour y reprendre la lutte contre l'ennemi, il se signale immédiatement par son ardeur et sa compétence, et dès ses premières missions obtient de très brillants résultats au cours de bombardements très précis sur des objectifs défendus par de violents barrages de D.C.A. et une active chasse de nuit.

Le 4 novembre 1944, au cours d'une mission particulièrement dure, qui coûta au Groupe un tiers des effectifs engagés, est porté disparu et présumé tué, lorsque son appareil venant de quitter l'objectif, est descendu en flammes par un chasseur ennemi".

Croix de guerre avec Palme.

(collection: Roger LIMACHER)

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EQUIPAGE DU LIEUTENANT CONDE 

Pilote: Adjt. MABILLE. Navigateur: Lt. CONDE. (Cdt. de l'avion). Bombardier: S/Lt. PETIT. Radio: Sgt. MEYER. Mécanicien: Sgt. François SAYTOUR. Mitrailleur-supérieur: Sgt. DE BROISE. Mitrailleur-arrière: Sgt. SOURY-LAVERGNE.

2/3.11.1944 - Objectif: DÜSSELDORF.

Nombre d'avions engagés par chaque groupe:

"GUYENNE" 12 avions.

"TUNISIE" 13 avions.

Total des avions engagés dans la mission: 992 avions.

Nombre de Français tués dans la mission: 5 tués.

Le HALIFAX de l'équipage CONDE, qui effectue sa première mission, est attaqué par un chasseur de nuit Allemand peu après être passé sur l'objectif. Le Sergent SOURY-LAVERGNE, mitrailleur de queue, saute en parachute et réussira une évasion spectaculaire. Il passe les lignes Américaines au droit de la ligne SIEGFRIED au travers des champs de mines. Il rejoindra ELVINGTON quelques jours plus tard le 13 novembre 1944. Le Sergent DEBROISE, mitrailleur-supérieur, réussit également à sauter en parachute. Les 5 autres membres de l'équipage sont tués.

(source: La mémoire des groupes lourds)

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Mitrailleur-arrière: Sgt SOURY-LAVERGNE

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(http://aerosteles.net photo: Michel COSTE)

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EQUIPAGE DU CAPITAINE LOEW

Pilote: Sgt/C. FAUGE. Navigateur: Cpt. Claude LOEW. Bombardier: Sgt. GODEFROY. Radio: Sgt. BOUTILLIER. Mécanicien: Adjt. THIERY. Mitrailleur-supérieur: Adjt. FLECK. Mitrailleur-arrière: Adjt. LAFFONT.

21/22.11.1944 - Objectif: STERKRADE (RUHR)

Nombre d'avions engagés par chaque groupe:

"GUYENNE" 13 avions.

"TUNISIE" 12 avions.

Total des avions engagés dans la mission: 270 avions.

Nombre de Français tués dans la mission: 7 tués.

Dans la nuit en se dirigeant vers l'usine de pétrole synthétique de STERKRADE, le HALIFAX du Capitaine LOEW entre en collision avec un bombardier britannique au-dessus du territoire belge. Les 2 appareils s'écrasent ensemble au sol vers THYNES.

Tous les membres des 2 équipages sont tués et ont été inhumés au cimetière militaire américain de FOSSES. (25 km à l'est de CHARLEROI).

CITATIONS

- GODEFROY Jean - Sergent: du G.B. 2/23 "Guyenne" -

"Brillant sous-officier bombardier des plus belles qualités morales et professionnelles. Ardent et courageux, attendait avec impatience le moment où il pourrait reprendre la lutte contre l'Allemagne.

Venu en Grande-Bretagne pour participer au combat dans le cadre du Bomber Command, se distingue immédiatement par son ardeur et sa grande compétence.

A trouvé une mort glorieuse le 21 novembre 1944 en effectuant, par l'attaque d'un centre industriel très important de la Ruhr, sa première mission."

Cette citation comportent l'attribution de la Croix de Guerre 1939-1945 avec Palme.

- BOUTILLIER André Henri Georges - du G.B. 2/23 "Guyenne" 

" Brillant sous-officier radio navigant animé des plus belles qualités morales et professionnelles.Ardent et courageux attendait avec impatience le moment où il pourrait reprendre la lutte contre l'allemagne.

Venu en Grande-Bretagne pour participer au combat dans le cadre du Bomber Command, se distingue immédiatement  par sonardeur et sa grande compétence.

A trouvé une mort glorieuse le 21 Novembre 1944 en effectuant par l'attaque d'un centre industriel très important de la Ruhr, sa première mission."

Cette citation comporte l'attribution de la Croix de Guerre avec Palme.

- THIERY Georges - Adjudant du G.B. "Guyenne"

" Brillant sous-officier mécanicien animé des plus belles qualités morales et professionnelles. Ardent et courageux, attendait avec impatience le moment où il pourrait reprendre la lutte contre l'Allemagne.

Venu en Grande-Bretagne pour participer au combat dans le cadre du Bomber Command, se distingue immédiatement par son ardeur et sa grande compétence.

A trouvé une mort glorieuse le 21 novembre 1944 en effectuant, par l'attaque d'un centre industriel très important de la Ruhr, sa première mission."

Cette citation comporte l'attribution de la Croix de Guerre 1939/1945 avec Palme.

- FLECK André - Adjudant du G.B. 2/23 "Guyenne"

" Brillant sous-officier de tourelle arrière animé des plus belles qualités morales et professionnelles. Ardent et courageux, attendait avec impatience le moment où il pourrait reprendre la lutte contre l'Allemagne.

Venu en Grande-Bretagne pour participer au combat dans le cadre du Bomber Command, se distingue immédiatement par son ardeur et sa grande compétence.

A trouvé une mort glorieuse le 21 novembre 1944 en effectuant, par l'attaque d'un centre industriel très important de la Ruhr, sa première mission."

Cette citation comporte l'attribution de la Croix de Guerre 1939-1945 avec Palme.

 - LAFFONT Françis, Jean - Adjudant: du G.B.2/23 "Guyenne"

" Brillant sous-officier de tourelle supérieure animé des plus belles qualités morales et professionnelles. Ardent et courageux, attendait avec impatience le moment où il pourrait reprendre la lutte contre l'Allemagne.

Venu en Grande-Bretagne pour participer au combat dans le cadre du Bomber Command, se distingue immédiatement par son ardeur et sa grande compétence.

A trouvé une mort glorieuse le 21 novembre 1944 en effectuant, par l'attaque d'un centre industriel très important de la Ruhr, sa première mission

Cette citation comporte l'attribution de la Croix de Guerre 1939-1945 avec Palme.

(collection: Philippe DENIS)

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Voici la première page de l'excellent travail de Monsieur DENIS Philippe en souvenir de son oncle le Sgt: GODEFROY un long travail de recherche et de patience très bien documenté. contact: philippe.denis31@wanadoo.fr

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(collection: Philippe DENIS)

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http://www.aviationheritage.eu/nl/content/monument-halifaxen-iii-nr129-mh-m-na557-h7-l

RESISTER A L'OUBLI

21 novembre 2004

Ces photos empruntées à une plaquette d'information éditée par la ville de DINANT proche de NAMUR, rappellent l'inauguration d'un petit monument érigé à la mémoire des équipages de deux avions du Bomber Command qui se sont crashés à côté du village de THYNES a proximité de la ville de DINANT, après être entrés en collision.

 

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Stèle inaugurée le 21 novembre 2004 à THYNES

Philippe DENIS, André HAUTOT.

L'Amicale était représentée à cette manifestation par André HAUTOT, car un des équipages était du Groupe Guyenne Squadron 346: celui du Capitaine LOEW (venu de la France Libre) qui effectuait ce jour là sa première mission. Le deuxième avion était celui d'un équipage anglais; Sqnd 51 NR 129.

 

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Equipage du Cpt LOEW.

Cpt LOEW Claude, S/Lt FAUGE André, Sgt GODEFROY Jean, Sgt BOUTILLIER André, Adjt LAFONT Françis, Adjt FLECK André, Adjt THIERY Georges.

Equipage du Squadron 51

P. F/L CHAPMAN Gordon Lawrence, Sgt WALLIS Edwin Valentine, W/O PORTER William Alfred, F/S COCKBAINE Michael William, F/S LEWIS Neville Ernest, Sgt CLARK John David, Sgt CARTER Leslie Thomas.

Pour la mémoire, un membre de la famille du Sergent GODEFROY, le bombardier de l'équipage, qui avait fait des recherches pour retrouver des traces de son oncle porté disparu, a découvert qu'il était dans l'équipage qui a trouvé la mort le 21 novembre 1944 dans cet accident survenu sur la route a l'aller du bombardement de STERKRADE dans la RUHR.

 

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Il faut remercier Monsieur Philippe DENIS, cadre aux usines Peugeot à Sochaux pour son travail de recherche et les contacts pris avec les anciens combattants dans la région de DINANT afin de trouver les moyens et les techniciens qui l'ont aidé à réaliser cette stèle.

(André HAUTOT)

Je viens de relire le formidable travail de Mr Philippe DENIS pour retrouver les familles de l'équipage du Squadron 51 R.A.A.F. Un incroyable travail de recherche historique qui mériterait bien d'être éditer.

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EQUIPAGE DU LIEUTENANT PONCET

Pilote: Sgt. Louis LOURDAUX. Navigateur: Lt. PONCET. (Cdt. de l'avion). Bombardier: Lt. LAMONTAGNE. Radio: Sgt. BERNASCONI. Mécanicien: Sgt. HAUTCOEUR. Mitrailleur-supérieur: Sgt. André DESPLACES. Mitrailleur-arrière: Sgt. BRULET.

15/16.03.1945 - Objectif: HASSELTE (Belgique) 4 Tués.

Le HALIFAX est abattu par un chasseur de nuit. L'ordre d'évacuation est donné. Le pilote, le sergent Louis LOURDAUX, met en drapeau l'hélice du moteur droit en feu et actionne les estincteurs. En vain. Pendant ce temps, le lieutenant LAMONTAGNE, bombardier, saute mais son parachute ne s'ouvre pas. Le sergent BERNASCONI saute à son tour. L'avion s'engage alors fortement sur l'aile droite, rendant impossible tout déplacement à l'intérieur de la carlingue. Quelques secondes plus tard, l'avion explose et se désintègre. Le mitrailleur arrière, le sergent André DESPLACES se retrouve suspendu à son parachute ouvert. Quand au lieutenant PONCET, navigateur, il reprend conscience, étendu sur le sol, dans la nuit, entouré d'êtres en longue robe sombre, un cierge à la main. Est-ce le ciel ou le purgatoire?, se demande-t-il. En fait, il est simplement dans le jardin d'un monastère belge. Les corps des 3 autres membres d'équipages sont retrouvés au milieu des débris épars de l'avion, s'étendant sur une superficie d'environ un hectare; les 4 tués ont été inhumés au cimetière d'HASSELT, le 17 mars 1945.

(source: la mémoire des groupes lourds)

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(collection: Famille PONCET)

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Sergent: LOURDAUX.

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(collection: Bernard DESBIENS)

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EQUIPAGE DU LIEUTENANT HUBERT

Pilote: Lt. HUBERT. (Cdt.de l'avion). Navigateur: Lt. RIGAL. Bombardier: S/Lt. de GENNES. Radio: Sgt/C. NICAISE. Mécanicien: Adjt. GRIBOUVA. Mitrailleur-supérieur: Sgt. MATHIOT. Mitrailleur-arrière: Sgt/C. BLEUZAT.

En février 1945 l'abandon du pilote amène la dissolution de cet équipage. Le Lieutenant de GENNES passe dans l'équipage du capitaine MEMIN.

L'Adjudant GRIBOUVA se tue le 15 mars 1945 avec l'équipage du Lieutenant DEPLUS.

 

ADJUDANT GRIBOUVA

Mécanicien:  Adjt GRIBOUVA.

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EQUIPAGE DU COMMANDANT BARRAT (BROHON)

Pilote: Cdt. BARRAT (BROHON). (Cdt. de l'avion). Navigateur: Lt. PLUCHART. Bombardier: Lt PERSEVAL. Radio: Sgt. MOUREY. Mécanicien: Sgt/C. CARAYOL. Mitrailleur-supérieur: Sgt/C. GARDIOL. Mitrailleur-arrière: Adjt/C. POTET.

PERSEVAL

MISSION DE GUERRE

du

Lieutenant René PERSEVAL

Juillet 1944.

- 18/07/1944 - Objectif: (Sannerville)  Halifax III - H7 "O" NA556 - Equipage - Pilote: Cne BROHON (Cdt d'avion) Navigateur: MUNIER, Bombardier: Lt PERSEVAL, Radio: Sgt MOUREY, Mécanicien: Sgt/C CARRAYOL, Mitrailleur-supérieur: Sgt/C GARDIOL, Mitrailleur-arrière: Adjt/C POTET. Nombre d'avions engagés par chaque groupe, Guyenne 12 avions, Tunisie 7 avions. Total des avions engagés dans la mission, 942 avions. Bombardement de Sannerville. Mission de guerre.

- 23/07/1944 - Objectif: (Les Hauts-Buissons) Halifax III - H7 "O" NA556 - Même équipage - Nombre d'avions engagés par chaque groupe, Guyenne 9 avions, Tunisie 10 avions. Total des avions engagés dans la mission 116 avions. Bombardement des Hauts-Buissons. Mission de guerre.

Aout 1944.

-1/08/1944 - Objectif: (Noyelles en Chaussée) Halifax III - H7 "O" NA556 - Equipage - Pilote: Cne BROHON (Cdt d'avion) Navigateur: Cne PLUCHARD, Bombardier: Lt PERSEVAL, Radio: Sgt MOUREY, Mécanicien: Sgt/C CARRAYOL, Mitrailleur-supérieur: Sgt/C GARDIOL, Mitrailleur-arrière: Adjt/C POTET. Nombre d'avions engagés par chaque groupe, Guyenne 11 avions. Tunisie 10 avions. Total des avions engagés dans la mission 777 avions. Bombardement de Noyelles en Chaussée. Mission de guerre.

- 3/08/1944 - Objectif: (Forêt de Nieppe) Halifax III - H7 "O" NA556 - Même équipage - Nombre d'avions engagés par chaque groupe, Guyenne 11 avions, Tunisie 9 avions. Total des avions engagés dans la mission 281 avions. Bombardement de la forêt de Nieppe. Mission de guerre.

- 5/08/1944 - Objectif: (Forêt de Nieppe) Halifax III - H7 "O" NA556 - Même équipage - Nombre d'avions engagés par chaque groupe, Guyenne 14 avions, Tunisie 17 avions. Total des avions engagés dans la mission 742 avions. Bombardement de la Forêt de Nieppe. Mission de guerre.

- 7/08/1944 - Objectif: (May-sur-Orne) Halifax III - H7 "O" NA556 - Même équipage - Nombre d'avions engagés par chaque groupe, Guyenne 13 avions, Tunisie 11 avions. Total des avions engagés dans la mission 1019 avions. Bombardement de May-sur-Orne. Mission de guerre.

- 25/08/1944 - Objectif: (Watten) Halifax III - H7 "O" NA556 - Même équipage - Nombre d'avions engagés par chaque groupe, Guyenne 14 avions, Tunisie 16 avions. Total des avions engagés dans la mission 161 avions. Bombardement de la forêt de Watten. Mission de guerre.

Septembre 1944.

- 3/09/1944 - Objectif: (Venloo) Halifax III - H7 "O" NA556 - Même équipage - Nombre d'avions engagés par chaque groupe, Guyenne 13 avions, Tunisie 12 avions. Total des avions engagés dans la mission 675 avions. 5 Français tués dans la mission. Bombardement de Venloo (Aéroport). Mission de guerre.

- 11/09/1944 - Objectif: (Gelsenkirchen) Halifax III - H7 "O" NA556 - Même équipage - Nombre d'avions engagés par chaque groupe, Guyenne 11 avions, Tunisie 9 avions. Total des avions engagés dans la mission 379 avions. 7 Français tués dans la mission. Bombardement de Gelsenkirchen. Mission de guerre.

- 15/09/1944 - Objectif: (Kiel) Halifax III - H7 "O" NA556 - Même équipage - Nombre d'avions engagés par chaque groupe, Guyenne 7 avions. Total des avions engagés dans la mission 490 avions. Bombardement de Kiel. Mission de guerre.

Octobre 1944.

- 6/10/1944 - Objectif: (Sholven) Halifax III - H7 "O" NA556 - Même équipage - Nombre d'avions engagés par chaque groupe, Guyenne 15 avions, Tunisie 13 avions. Total des avions engagés dans la mission 320 avions. Bombardement de Sholven (Ruhr). Mission de guerre.

- 9/10/1944 - Objectif: (Bochum) Halifax III - H7 "O" NA556 - Même équipage - Nombre d'avions engagés par chaque groupe, Guyenne 10 avions, Tunisie 11 avions. Total des avions engagés dans la mission 435 avions. Bombardement de Bochum. Mission de guerre.

- 14/10/1944 - Objectif: (Duisburg) Halifax III - H7 "P" MZ738 - Même équipage - Nombre d'avions engagés par chaque groupe, Guyenne 15 avions, Tunisie 15 avions. Total des avions engagés dans la mission 1013 avions. Bombardement de Duisburg. Mission de guerre.

- 15/10/1944 - Objectif: (Wilhelmshafen) Halifax III - H7 "O" NA556 - Même équipage plus le Cdt de VULPILLIERE. Nombre d'avions engagés par chaque groupe, Guyenne 7 avions, Tunisie 6 avions. Total des avions engagés dans la mission 506 avions. Bombardement de Wilhelmshaven. Mission de guerre.

- 25/10/1944 - Objectif: (Essen) Halifax III - H7 "O" NA556 - Même équipage - Nombre d'avions engagés par chaque groupe, Guyenne 15 avions, Tunisie 14 avions. Total des avions engagés dans la mission 771 avions. Bombardement de Essen. Mission de guerre.

- 28/10/1944 - Objectif: (Cologne) Halifax III - H7 "O" NA556 - Même équipage - Nombre d'avions engagés par chaque groupe, Guyenne 13 avions, Tunisie 15 avions. Total des avions engagés dans la mission 733 avions. Bombardement de Cologne. Mission de guerre.

- 31/10/1944 - Objectif: (Cologne) Halifax III - H7 "O" NA556 - Même équipage plus le Cne LOEW. Nombre d'avions engagés par chaque groupe, Guyenne 7 avions, Tunisie 7 avions. Total des avions engagés dans la mission 493 avions. Bombardement de Cologne. Mission de guerre.

Novembre 1944.

- 4/11/1944 - Objectif: (Bochum) Halifax III - H7 "O" NA556 - Même équipage - Nombre d'avions engagés par chaque groupe, Guyenne 16 avions, Tunisie 11 avions. Total des avions engagés dans la mission 749 avions.  23 Français tués dans la mission. Bombardement de Bochum. Mission de guerre.

Janvier 1945.

- 13/01/1945 - Objectif: (Sarrebrück) Halifax III - H7 "J" NA166 - Equipage - Pilote: LOURDAUX Louis, Navigateur: Lt PONCET Gilbert, Bombardier: PERSEVAL René, Radio: BERNASCONI Joseph, Mécanicien: Sgt HAUTCOEUR François, Mitrailleur-supérieur: DESPLACES André, Mitrailleur-arrière: Sgt BRUNET Georges. Nombre d'avions engagés par chaque groupe, Guyenne 15 avions, Tunisie 13 avions. Total des avions engagés dans la mission 274 avions. 3 Français tués dans la mission. Bombardement de Sarrebrück. Mission de guerre.

- 14/01/1945 - Objectif: (Dülmen) Halifax III - H7 "O" MZ488 - Même équipage - Nombre d'avions engagés par chaque  groupe, Guyenne 15 avions , Tunisie 12 avions. Total des avions engagés dans la mission 115 avions. Bombardement de Dülmen (Ruhr). Mission de guerre.

- 22/01/1945 - Objectif: (Gelsenkirchen) Halifax III - H7 " MZ488 - Même équipage - Nombre d'avions engagés par chaque groupe, Guyenne 13 avions, Tunisie 12 avions. Total des avions engagés dans la mission 152 avions. Bombardement de Gelsenkirchen. Mission de guerre.

- 28/01/1945 - Objectif: (Stuttgart) Halifax III - H7 "N" MZ490 - Equipage Cdt BARRAT (BROHON) plus Cdt PUGET. Nombre d'avions engagés par chaque groupe, Guyenne 14 avions, Tunisie 12 avions. Total des avions engagés dans la mission 602 avions. Bombardement de Stuttgart. Mission de guerre.

Février 1945.

- 1/02/1945 - Objectif: (Mayence) Halifax III - H7 "O" MZ448 - Même équipage plus Col. BAILLY. Nombre d'avions engagés par chaque groupe, Guyenne 6 avions, Tunisie 5 avions. Total des avions engagés dans la mission 340 avions. Bombardement de Mayence. Mission de guerre.

- 4/02/1945 - Objectif: (Bonn - Rhénanie) Halifax III - H7 "V" NA547 - Equipage - Pilote: Lt GUIOMAR  Jean, Navigateur: Cne MEMIN Henri (Cdt d'avion) Bombardier: Lt PERSEVAL René, Radio: S/Lt BAZIMON Georges, Mécanicien: Sgt VAN PARYS Fernand, Mitrailleur-supérieur: Sgt DERUY Pierre, Mitrailleur-arrière: QUENTIN Louis. Nombre d'avions engagés par chaque groupe, Guyenne 6 avions, Tunisie 7 avions. Total des avions engagés dans la mission 238 avions. Bombardement: Early return Jettison in Channel. Mission de guerre.

- 7/02/1945 - Objectif: (Goch) Halifax III - H7 "V" NA547 - Nouvel équipage - Pilote: Cdt PUGET André(Cdt d'avion) Navigateur: Lt PLUCHART , Bombardier: PERSEVAL René, Radio: Sgt MOUREY Marcel, Mécanicien: Sgt/C CARAYOL Guy, Mitrailleur-supérieur: Sgt/C GARDIOL Max, Mitrailleur-arrière: Adjt/C POTET Claude. Nombre d'avions engagés par chaque groupe, Guyenne 13 avions, Tunisie 14 avions. Total des avions engagés dans la mission 464 avions. 9 Français tués dans la mission. Bombardement de Goch (Rhénanie). Mission de guerre.

- 14/02/1945 - Objectif: (Chemnitz) Halifax III - H7 "O" MZ488 - Même équipage - Nombre d'avions engagés par chaque groupe, Guyenne 10 avions, Tunisie 5 avions. Total des avions engagés dans la mission 717 avions. Bombardement de Chemnitz (Silesie). Mission de guerre.

Mars 1945.

- 11/03/1945 - Objectif: (Essen) Halifax III - H7 "O" MZ488 - Même équipage - Nombre d'avions engagés par chaque groupe, Guyenne 13 avions, Tunisie 11 avions. Total des avions engagés dans la mission 1079 avions. Bombardement d'Essen. Mission de guerre.

- 12/03/1945 - Objectif: (Dortmund) Halifax III H7 "V" MZ830 - Même équipage - Nombre d'avions engagés par chaque groupe, Guyenne 15 avions, Tunisie 9 avions. Total des avions engagés dans la mission 1108 avions. Bombardement de Dortmund. Mission de guerre.

- 14/03/1945 - Objectif: (Homburg) Halifax III H7 "C" PN170 - Même équipage - Nombre d'avions engagés par chaque groupe, Guyenne 8 avions, Tunisie 9 avions. Total des avions engagés dans la mission 161 avions. 8 Français tués dans la mission. Bombardement de Homburg. Mission de guerre.

- 18/03/1945 - Objectif: (Witten) Halifax III H7 "N" MZ490 - Même équipage - Nombre d'avions engagés par chaque groupe, Guyenne 9 avions, Tunisie 9 avions. Total des avions engagés dans la mission 324 avions. 6 Français tués dans la mission. Bombardement de Witten (Rhur). Mission de guerre.

- 22/03/1945 - Objectif: (Dülmen) Halifax III H7 "B" PN365 - Même équipage - Nombre d'avions engagés par chaque groupe, Guyenne 8 avions, Tunisie 9 avions. Total des avions engagés dans la mission 130 avions. Bombardement de Dülmen. Mission de guerre.

24/03/1945 - Objectif: (Sterkrade) Halifax III H7 "B" PN365 - Même équipage - Nombre d'avions engagés par chaque groupe, Guyenne 9 avions, Tunisie 10 avions. Total des avions engagés dans la mission 177 avions. Bombardement de Sterkrade. Mission de guerre.

7 missions de guerre sur la France, 25 missions de guerre sur l'Allemagne.

Total: 32 missions de guerre.

(collection: Svetlana PERSEVAL)

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EQUIPAGE DU CAPITAINE GOEPFERT

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Pilote: Cpt. GOEPFERT. (Cdt. de l'avion). Navigateur: Cpt. AUBERT. Bombardier: Adjt. TOLU. Radio: Adjt. SPRAUEL. Mécanicien: Adjt/C. BONHOMME. Mitrailleur-supérieur: Sgt. LEROY. Mitrailleur-arrière: Sgt. LAFON.

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Le 5 avril 1945 à Elvington.

Au premier rang:

Radio: Adjt SPRAUEL, Mitrailleur-arrière: Sgt LAFON, Mitrailleur-supérieur: Sgt LEROY, Mécanicien: Adjt/C BONHOMME.

Debout:

Pilote: Cpt GOEPFERT (Cdt d'avion) Bombardier: Adjt/C TOLU, Navigateur: Cpt AUBERT.

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EQUIPAGE DU LIEUTENANT JOUMAS

le v du guyenne n'est pas rentré version 6


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L'équipage du Lt Edouard JOUMAS enfin réuni grâce aux recherches (presque 2 ans de recherche) de Jacques GAZEL et Jean-Michel GRAVAUD, en attendant la véritable photo d'équipage.

"Jean-Michel GRAVAUD a recueilli auprès de monsieur Camille COQUOT (mitrailleur-supérieur dans l'équipage du Lt BECAM) lors de l'Assemblée générale des Groupes Lourds la photo qui manquait pour la reconstitution des visages de l'équipage du Lt Edouard JOUMAS. Celle-ci tenait fort à coeur à Jacques GAZEL son partenaire dans le travail de mémoire sur cet équipage car c'était le meilleur ami d'enfance de son père. Cependant la quête de la photo "officielle" de l'équipage continue pour eux".

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Pilote: S/Lt. Pierre BAYLE. Navigateur: Lt. Edouard JOUMAS. (Cdt. de l'avion). Bombardier: Sgt/C. Georges DUGNAT. Radio: Sgt. Guy BOURREAU. Mécanicien: Sgt. Etienne BARDE. Mitrailleur-supérieur: Sgt. Louis MARTROU. Mitrailleur-arrière: Sgt. André ESQUILLAT.

21/22.02.1945 - Objectif: WORMS (PALATINAT)

Nombre d'avions engagés par chaque groupes:

"GUYENNE" 14 avions.

"TUNISIE" 9 avions.

Total des avions engagés dans la mission: 349 avions.

Nombre de Français tués dans la mission: 14 tués.

Le HALIFAX du Sous-Lieutenant Edouard JOUMAS dont l'équipage effectue sa 9e mission est abattu à 30 km au sud-ouest de BAD-KREUZNACH. Tous les membres de l'équipage sont tués et ont été inhumés au cimetière de LÖLLBACH.

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Voici le lieu ou l'avion s'est écrasé entre Löllbach et Hoppstädten 

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Rapport du Bombardier BAL sur la mission de WORMS équipage du Capitaine VEAUVY.

(collection: Bernard BAL)

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La tombe de l'équipage, photo prise à Strasbourg, on aperçoit sur la plaque les deux photos qui représentent le Sergent Guy BOURREAU et le pilote le Sous-lieutenant Pierre BAYLE.

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Le cercueil du Sergent Guy BOURREAU à LÖLLBACH en 1946, accompagné par des Officiers Français.

(collection: Jean-Michel GRAVAUD)

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Sergent Guy BOURREAU

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MEDAILLE MILITAIRE

Par décret du 11 Juillet 1947 est décoré de la "MEDAILLE MILITAIRE" ATITRE POSTHUME"

BOURREAU Guy,Jean - Sergent

Groupe de Bombardement: 2/23 "GUYENNE"

"Sous-officier Radio d'un très bon équipage de bombardement qui engagé aux côtés du Bomber Command dans la lutte menée contre l'Allemagne vient de prendre part à des attaques sur les objectifs les plus lointains et les plus défendus de l'Allemagne; plein d'allant et d'audace; c'est par un effort toujours soutenu et un travail des plus obscurs qu'il a grandement participé à la réussite de nombreux bombardements effectués par son équipage et dont la précision remarquable a été controlée par photo aérienne."

" A trouvé la mort le 21 Février 1945 participant à un raid très important sur un objectif puissamment défendu par une D.C.A. intense et une chasse ennemi très agressive."

La présente nomination comporte l'attribution de la Croix de GUERRE avec palme.

Paris, le 11 Juillet 1947

Signé V.AURIOL

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Remise a titre posthume en 1948 des décorations du Sgt Guy BOURREAU a sa maman Madame GRAVAUD veuve BOURREAU à Bordeaux.

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medaille

(collection: Jean-Michel GRAVAUD)

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Permis de conduire provisoire du Sergent Guy BOURREAU qui lui a été attribué à Elvington la veille de sa mort.

(collection: Jean-Michel GRAVAUD)

CITATIONS

Sur la proposition du ministère de l'Air,le Président du Gouvernement provisoire de la République Française,Chef des armées, cite:

A l'ordre de l'armée aérienne.

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 Mitrailleur-arrière: Sgt. André ESQUILAT.

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(collection: Jean-Michel GRAVAUD)

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(collection: Jean-Michel GAVRAUD)

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BOURREAU (Guy-Jean), sergent du groupe de bombardement 2/23 'GUYENNE": sous-officier radio d'un très bon équipage de bombardement qui, engagé aux côtés du Bomber Command dans la lutte menée contre l'Allemagne, vient de prendre part à des attaques sur les objectifs les plus lointains et les plus défendus de l'Allemagne. Plein d'allant et d'audace, c'est par un effort toujours soutenu et un travail des plus obscurs qu'il a grandement participé à la réussite de nombreux bombardements effectués par son équipage et dont la précision remarquable a été contrôlée par photographie aérienne. Le 21 février 1945, participant à un raid très important sur un objectif puissamment défendu par une D.C.A. intense et une chasse ennemie très agressive, a disparu avec son équipage.

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Radio: Sgt. Guy BOURREAU.

(collection: Jean-michel GRAVAUD)

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BARDE (Etienne-François-Joseph), sergent, du groupe de bombardement 2/23 "Gyuenne": Sous-officier mécanicien d'un très bon équipage de bombardement qui, engagé aux côtés du Bomber Command dans la lutte  menée contre l'Allemagne, vient de prendre part à des attaques sur des objectifs lointains et puissamment défendus d'Allemagne. Par son travail rigoureux et une vigilance dont il ne s'est jamais départi, notamment le 14 février 1945, au cours d'une attaque en Saxe, a permis à son équipage d'effectuer dans les meilleures conditions des bombardements de très grande précision, controlée par photographie aérienne. Le 21 février 1945, participant à un raid très important sur un objectif puissamment défendu par une D.C.A. intense et une chasse ennemie très agressive. A disparu avec son équipage.

 

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Mécanicien: Sgt. Etienne BARDE.

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SERVICES ET MUTATIONS

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(collection: Jacques GAZEL)

MARTROU (Louis-Charles), sergent, du groupe de bombardement 2/23 "GUYENNE": Sous-officier mitrailleur supérieur d'un très bon équipage de bombardement qui, engagé aux côtés du bomber command dans la lutte menée contre l'Allemagne, vient de prendre part à des attaques sur des objectifs lointains et défendus de l'Allemagne. Plein d'allant et d'audace, a fait preuve de belles qualités de courage et de sang-froid et a grandement participé à la réussite de nombreux bombardement effectués par son équipage et dont la précision remarquable a été contrôlée par photographie aérienne. Le 21 février 1945, participant à un raid très important sur un objectif puissamment défendu par une D.C.A. intense et une chasse ennemie très agressive, a disparu avec son équipage.

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(collection: Famille MARTROU)

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Mitrailleur-supérieur: Sgt. Louis MARTROU.

(collection: S.H.D)

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DUGNAT (Georges-Benoit), Sergent-chef, du groupe de bombardement 2/23 "Guyenne": sous-officier bombardier d'un très bon équipage de bombardement qui, engagé aux côtés du Bomber Command dans la lutte menée contre l'Allemagne. Vient de prendre part à des attaques sur des objectifs lointains et puissamment défendus d'Allemagne. C'est avec calme et sang-froid qu'en toutes circonstances il a fait preuve de qualités professionnelles remarquables et a obtenu des très bons résultats contrôlés par photographie aérienne. Le 21 février 1945, participant à un raid très important sur un objectif puissamment défendu par une D.C.A. intense et une chasse ennemie très agressive, a disparu avec son équipage.

 

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Bombardier: Sgt/C. Georges DUGNAT.

(collection: S.H.D.)

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(collection: Véronique BROSSEL)

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BAYLE Pierre-Albert, sous-lieutenant du groupe de bombardement 2/23 "Guyenne": officier pilote d'un très bon équipage de bombardement qui, engagé aux côtés du Bomber Command dans la lutte menée contre l'Allemagne, a pris part à des attaques sur des objectifs lointains et puissamment défendus d'Allemagne. A attaqué notamment le 14 février un important objectif de la Saxe en aide directe aux troupes soviètiques opérant dans ce secteur. Animé des plus belles qualités d'allant et d'enthousiasme, a donné les preuves de sa maîtrise de soi et de son sang-froid. Le 21 février 1945, participant à un raid très important sur un objectif puissamment défendu par une D.C.A. intense et une chasse ennemie très agressive, a disparu avec son équipage.

 

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Pilote: S/Lt. Pierre BAYLE.

(collection: S.H.D.)

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JOUMAS (Edouard-Georges), lieutenant du groupe de bombardement 2/23 "GUYENNE": officier navigateur commandant d'avion animé des plus hautes qualités d'allant, de courage et de sang-froid, a montré au cours des missions qui lui ont été confiées dans le cadre du Bomber Command, une ardeur exceptionnelle à participer au combat. Esprit parfaitement adapté aux méthodes de navigation aérienne, a donné les preuves, durant des missions lointaines, notamment le 14 février 1945, en attaquant un important objectif de Saxe, de rares qualités, inspirant la plus haute confiance à tout son équipage. Le 21 février 1945, participant à un raid très important sur un objectif puissamment défendu par une D.C.A. intense et une chasse ennemie très agressive a disparu avec son équipage.

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Navigateur: Lt. Edouard JOUMAS (Cdt. de l'avion).

(collection S.H.D.)

Ces citations comportent l'attribution de la croix de guerre avec palme.

Fait à Paris, le 10 juillet 1945

C. de GAULLE.

(journal officiel du 9 janvier 1946.)

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(collection: Jacques GAZEL)

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(collection: Jacques GAZEL)

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(collection: Jacques GAZEL)

Nécropole Nationale de Strasbourg-Cronenbourg.

Site sur l'équipage du Halifax NA 547

http://equipagena547-v.jimdo.com

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EQUIPAGE DU CAPITAINE BORNECQUE

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De gauche a droite a partir du haut:

Lt. DELRIEU, Cpt. BORNECQUE, Lt. LAFOND, Sgt/C. HEYVANG, Sgt SANSON, Sgt/C. LEBEDEL, Sgt. CHEYMOL.

L'équipage en tenue de travail.

(source: FEU DU CIEL-FEU VENGEUR de Pierre-Celestin DELRIEU.)

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Pilote: Cpt. Jacques BORNECQUE. (Cdt de l'avion). Navigateur: Lt. LAFOND. Bombardier: Lt. DELRIEU. Radio: Sgt/C. LEBEDEL. Mécanicien: Sgt/C. HEYVANG  Mitrailleur-supérieur: Sgt. CHEYNAL. Mitrailleur-arrière: Sgt. SANSON.

http://www.bibert.fr/Joseph_Bibert_fichiers/Delrieu.htm

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EQUIPAGE DU COMMANDANT MARTIN

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(collection: Famille MARTIN)

de gauche à droite à partir de la gauche.

Radio: Sgt André GUILLOU, Navigateur: Lt GUEYDON, Bombardier: Lt Jacques LAUTOUR, Pilote: Cdt Roger MARTIN (Cdt de l'avion), Mécanicien: Sgt/C VIDAL, Mitrailleur-supérieur: Sgt GALLET, Mitrailleur-arrière: Sgt FEGER.

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(collection: Famille MARTIN)

De gauche à droite sur la photo:

Mécanicien: Sgt/C VIDAL, Radio: Sgt André GUILLOU, Navigateur: Lt GUEYDON, Pilote: Cdt Roger MARTIN, (Cdt de l'avion) Mitrailleur-supérieur: Sgt GALLET, Bombardier: Lt Jacques LAUTOUR, Mitrailleur-arrière: Sgt FEGER.

Les quatre Mécaniciens au sol.

Deuxième en partant de la gauche Caporal Jean CHERRIER.

CITATIONS

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Citation de l'équipage.

(collection: Famille MARTIN)

img925

(collection: Famille MARTIN)

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Commandant: Roger MARTIN.

Roger MARTIN.

19.06.1910 - 11.12.2008

Informations se basant sur les carnets individuels

des services aériens.

Classe de recrutement: 1930 - N° matricule IA X03454.

Officier d'active en service de 1928 à 1961.

Armée de l'air: pilote - Commandant de bord.

BREVETS

- brevet de pilote d'avion N° 27707 du 5 novembre 1939,

- brevet d'observateur en avion N° 3576 du 30 septembre 1937,

- brevet de commandant d'avion N°244 du 15 juin 1942 (provisoire),

- brevet de commandant d'avion N°305 du 28.02.1944 (jour et nuit),

- breveté officier de renseignement stage inter-allié d'Alger (intelligence-officier).

Parti de Marseille le 30.09.1934 pour arriver en Tunisie à AÏN DRAHAM le 1.10.1934. Sur sa demande il sera affecté à l'école de l'Air du camp d'Arvor pour suivre un stage de formation d'observateur en avion. Affecté comme observateur d'avion au G.A. (groupe-d'artillerie) régional n°586 à Tunis le 02.10.1937, rejoint le corps du 8e R.T.T. (Régiment de Tirailleurs Tunisiens) à Bizerte le 01.01.1939. Stage d'entraînement d'officiers brevetés en avion (observateur) en 1939 au Groupe Aérien d'observation (G.A.O.) 157 El Aouina (Tunis-Carthage) puis Gabès G.A.O. 590.

GUERRE 1939/1945:

Arrive au bataillon de l'air le 03.09.1939 au G.A.O. de Gabès. Stage - Ecole de pilotage Morane-Saulnier de Melun à Villaroche, breveté pilote sous le numéro 27 707 le 17.08.1939. Ecole de pilotage Maurane Saulnier de Meudon Villaroche (Moissy Cramayel) le 17.08.1939. Ecole de pilotage de Meknès (B.A.206) le 07.01.1940. Le 16.06.1940 n'a pas rejoint le C.I. de Châteauroux. Détaché à la Base Aérienne de Casablanca le 16.06.1940, adjoint comme capitaine au Colonel commandant la Base.

Affecté au groupe 2/32 Agadir, commandant d'escadrille le 07.09.1940. Fait mouvement avec son unité sur Ben Guerir (72 km de Marrakech) par voie des airs, 10.11.1942. Fait mouvement avec son unité sur Oued Zem (province de Khourigba) par voie des airs, 10.11.1942. Fait mouvement avec son unité sur Agadir par voie des airs, 12.11.1942. Le groupe de bombardement (G.B.) 2/32 est dissous le 31.12.1942. Arrivé et présent au groupe 1/32 le 14.01.1943, en qualité de commandant la 1ère escadrille O.M. 431/SPM/2/AFN.

Rejoint Casablanca le 15.01.1943 puis Khouribga (120 km au sud de Casablanca) puis Meknès le 18.05.1943. Quitte le commandement de la 1ère escadrille du G.B. 1/32 le 20.09.1943. Stage d'officier de renseignement le 03.10.1943, breveté "Intelligence Service", affecté au groupe Ecole n°10 à Kasba-Tadla (ville au centre du Maroc). Rejoint l'école d'application des équipages de Marrakech (stage Lancaster n°8) le 27.11.1943.

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P.& O. STRATHMORE.

GRANDE-BRETAGNE

Désigné par la Grande-Bretagne. Rejoint Baraki (12 km d'Alger) par voie aérienne (à partir de Marrakech).

Capitaine embarqué sur le SS. Strathmore le 29.01.1944 pour la Grande-Bretagne, il débarquera le 12.02.1944 à Liverpool d'où il sera dirigé vers le camp de West-Kirby (Chester).Puis à Londres le 21.02.1944 pour une visite P.N. (personnel navigant).

Après des stages à Long Newton et à Babdown Farm (Gloucester) il rejoint avec son équipage la "Aircrew Training School, R.A.F. station" à Acaster Malbis (York).

En octobre 1944 il se rend à Elvington (Yorkshire) avec son équipage pour être affecté au groupe de bombardement lourd du Squadron 346 Groupe 2/23 "Guyenne". Il deviendra commandant de la 4ème escadrille du Flight B. 346 Squadron le 06.02.1945.

Les membres de son équipage varient selon les vols mais les plus souvent cités sont:

les navigateurs: Lt FLURIN, Lt Edouard JOUMAS, Lt GUEYDON.

le mécanicien: Sgt/C VIDAL.

les radios: Sgt André GUILLOU, Sgt Guy BOURREAU.

les mitrailleurs: Sgt FEGER, Sgt GALLET, Sgt Louis MARTROU, Sgt André ESQUILAT.

les bombardiers: Lt Jacques LAUTOUR, Sgt/C PUGNAT.

Le 25.12.1944, le Capitaine Roger MARTIN est nommé commandant. En octobre 1945, il quitte Elvington alors qu'il a effectué 24 missions totalisent ainsi 155.30 heures de vols de guerre dont 81.05 heures en vol de nuit.

Lui-même et ses membres d'équipages obtiendront des citations (voir copies). L'attribution de la Croix de Guerre avec étoile de bronze et étoile d'argent lui donnera le droit de porter la fourragère aux couleurs de la Croix de Guerre.

Il sera nommé Chevalier de l'Ordre National de la Légion d'Honneur le 20.08.1945.

(source: Famille MARTIN)

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(collection: Famille MARTIN)

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Prise d'armes à Elvington pour la victoire. Les détachements français en carré.

(collection: Famille MARTIN)

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(collection: Famille MARTIN)

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(collection: Famille MARTIN)

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Radio: Sgt. André GUILLOU.

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Bombardier: Lt. Jacques LAUTOUR.

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EQUIPAGE DU CAPITAINE NOTTELLE

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(collection: nuits de feu sur l'Allemagne: Louis BOURGAIN)

de gauche a droite:

Pilote: Cpt. Paul NOTTELLE. (Cdt. de l'avion). Radio: Sgt. SANTONI.  Mitrailleur-supérieur: Sgt. NERI. Bombardier: Lt. FLOUS. Navigateur: Lt. MARTIN. Mitrailleur-arrière: Sgt. Lucien MALLIA. Mécanicien: Lt. BOISSY. qui,probablement,devait prendre la photo,est absent.

A remarquer que les differents membres de l'équipage n'ont pas le même équipement(Mae West, parachute,calot,casquette ou même béret)

 

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A gauche le Sgt. André. DESPLACES Mitrailleur-supérieur:Equipage du Lt. PONCET.A droite le Sgt. Lucien MALLIA Mitrailleur-arrière: Equipage du Cpt. NOTTELLE.

  Au 20e anniversaires de la stèle des Groupes Lourds Français "GUYENNE"et "TUNISIE" a Grandcamp-Maisy. 28 Mai 2008

 

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Ducastelle Philippe, André DESPLACES.

Grandcamp-Maisy 2 juin2009

Mémorial des Groupes Lourds "GUYENNE"et"TUNISIE"

65iéme Anniversaire du Débarquement

CITATIONS

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Nuit du 3/4.03.1945.

Cette nuit appelé par les Britanniques " Nuit des INTRUDERS"et par les Allemands "Opération GISELA" est marquée par la perte de 3 avions des groupes Français Lourds. Signalons que les intruders sont ces chasseurs de nuit allemands qui accompagnaient le flot des bombardiers lors de leur retour vers les bases Anglaises et les attaquaient au moment ou ils étaient les plus vulnérables, c'est -à-dire au cours de l'approche et de l'atterrissage.

Ils étaient équipés de mitrailleuses lourdes tirant dans l'axe et de canons tirant à la verticale. Ils se présentaient généralement par-dessous dans la zone ou le HALIFAX, qui ne possédait pas de tourelle inférieure, était aveugle. Ils pouvaient alors attaquer le bombardier à très faible distance. C'est de cette manière que 20 avions ont été abattus au cours de cette nuit, parmi lesquels les 3 équipages français ci-après. Équipage du Cpt NOTTELLE, Équipage du S/Lt TERRIEN, Équipage du Lt LAUCOU.

3/4 .3. 1945 Objectif: KAMEN

Nombre d'avions engagés par chaque groupe:

"GUYENNE" 13 avions

"TUNISIE" 13 avions

Total des avions engagés dans la mission: 234 avions.

Nombre de Français tués dans la mission: 3 tués

Au retour d'une mission sur KAMEN. Le Capitaine NOTTELLE attaqué à base altitude décide de procéder à un atterrissage en campagne. Des débris épars de l'avion,sortent les 7 membres de l'équipage, 6 sont miraculeusement indemnes, seul le pilote est grièvement blessé.

Au groupe GUYENNE, le "D" du Capitaine NOTTELLE, venu au-dessus d'ELVINGTON vers 0h 30. va se poser à CROFT, le terrain de diversion prévu. A2h.30. il fait son tour de piste, sort les roues, prend sa piste, lorsqu'un chasseur, qui tournait derrière lui, l'attaque.Le "D" prend feu, dans l'aile droite. Le Capitaine NOTTELLE continue à descendre, est trop long, atterrit dans un bois. Sous le choc l'aile en feu se détache, et le fuselage continue quelques mètres, séparé du foyer: cela sauve la vie de l'équipage, qui a le temps d'évacuer;mais le pilote est blessé et évanoui: sous le choc, sa tête a heurté la carlingue; ses camarades sortent le Capitaine NOTTELLE, pendant que tout l'avion devient la proie des flammes.

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(source: nuits de feu sur l'Allemagne: Louis BOURGAIN)

5 mars 1945. Les restes du HALIFAX du Capitaine NOTTELLE

COMPTE RENDU D'OPERATION

Concernant la destruction d'un quadrimoteur le 4/3/1945 à 22h11 au-dessus d'un Aérodrome britannique à 10 kilomètres au sud de DARLINGTON par GUNTHER SCHMIDT.

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Le bimoteur JUNKERS 88 a une grande part dans les succés des forces aériennes allemandes

Le 3 mars 1945, je décollai à 23 heures 43 à bord d'un JU 88 pour une mission de nuit au-dessus du territoire britannique. La côte anglaise fut franchie à 1 heure 50. A deux heures le radio, en même temps qu'il apercevait les fusées de signalisation, distingua en-dessous de nous un avion que tout l'équipage identifia comme étant un quadrimoteur à double empennage. Mon altitude était de 200mètres, celle de l'avion ennemi de 800mètres. Je manoeuvrai pour l'approcher. Et de dessous, à 2heures 05, je lui envoyai une première rafale, à une distance comprise entre 150 mètres, tandis qu'il se dirigeait vers l'axe d'atterrissage, à l'intérieur du circuit à l'altitude de 300 mètres. Des coups au but furent observés sous l'aile gauche dont quelques morceaux se détachèrent. L'avion vira à gauche.

La deuxième attaque fut exécutée de l'arrière à une certaine distance. La tourelle arrière et le fuselage furent touchés avec un début d'incendie dans le fuselage et des flammes rouge sombre.La troisième attaque vint de l'arrière également à environ 150 mètres et frappa de nouveau le fuselage et l'aile gauche. Presque immédiatement après, l'avion heurta le sol et explosa au sud de l'aérodrome, à l'intérieur du circuit.

Je pus observer l'avion ennemi jusqu'à son arrivée au sol.Il n'eut aucune réaction. L'aérodrome au-dessus duquel nous étions se situe à 10 kilomètres au sud de la ville de DARLINGTON. Ses lettres d'identification matérialisées par des lampes blanches à gauche du balisage étaient CR.

Ce récit permet d'identifier en toute certitude que l'avion abattu par le Feldwebel SCHMIDT est bien celui du Capitaine Paul NOTTELLE.

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LA BASE AERIENNE D'INNSBRUCK

 

EST L'OEUVRE DES FRANCAIS

 

UN REPORTAGE DE MARGUETTE BOUVIER

Il y a un an, l'endroit où nous sommes était un champ de choux, me déclare le lieutenant CARESTAN, mon voisin de table au mess des officiers de la base aérienne d'Innsbruck.

" Le champ de choux " est devenu, sous l'impultion du capitaine Paul NOTTELLE, l'aérodrome relais sur le trajet régulier Paris-Vienne, où se posent les Beech-craft du service tri-hebdomadaire, et le port d'attache du Siebel particulier du général BETHOUART.

 

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Le général BETHOUARD suivi de son adjoint le général MOLLE descendent d'avion sur le terrain d'Innsbruck.

Avant la guerre Innsbruck ne possédait juste qu'un petit terrain pour appareils privés, à Reichenau, au delà de la ville.

A l'endroit actuel de la base créée par les Français, les Allemands avaient juste jalonné une bande de secours, pas entretenue, qui ne servait qu'en cas d'accident.

Les premiers éléments français sont arrivés ici le 5 août 1945, enchaîne le commandant MORGAN, vhef de la base... et maintenant, vous voyez.

En effet, je vois... l'oeuvre du capitaine NOTTELLE: cinq hangars, un atelier de réparations, une station météo, une série de baraques toutes plus coquettement décorées les unes que les autres. Celle du mess des officiers est particulièrement réussie. Le capitaine BOUTILLON officier mécanicien, est décorateur né.

Il a tout fait: décoré la salle, déssiné les meubles et découvert, dans un pays où il ne reste plus rien, car l'Autriche est vraiment démunie de tout, des chintz ravissants pour les rideaux et couvrir les sièges. BOUTILLON fut, pour le mess, architecte, peintre et même pastelliste à ses heures. Il est l'auteur de la confortable cheminée en briques qui illumine la pièce d'un grand feu de bois, l'auteur du bar aux éclairages variés. Avec ingéniosité, il a utilisé les piliers qui soutiennent la toiture comme lampadaires, leur donnant une raison d'être décorative. Aucune difficulté ne l'a arrêté. Et quand il ne sait que mettre dans un grand panneau vide, il éxécute vite un pastel représentant des fleurs ou des avions, avec des couleurs pimpantes qui égaient tout l'ensemble. Le capitaine BOUTILLON fait honneur au goût français.

Son chef, le capitaine NOTTELLE, non seulement a créé la base, mais l'anime de continuelles manifestations. Il a donné le mois dernier une grande fête de l'air. Il a ouvert un centre de vol à voile.

Légion d'honneur, Croix de guerre, quatre citations D.F.C., NOTTELLE est un modeste qui se refuse à l'interview. Mais ses camarades me racontent comment il a servi en Angleterre au Groupe 2/23 pilote de bombardiers lourds. Au retour d'une mission de nuit au-dessus de l'Allemagne, il fut descendu en territoire britannique par deux chasseurs nazis. Malgré de grave brûlures, il a farouchement décidé à se battre, réussi à poser son appareil en flammes, sauvant ainsi son équipage. Grièvement blessé, mais il reprenait du service un mois plus tard.

Aujourd'hui, je trouve NOTTELLE surveillant la construction de l'hôtel de l'aérodrome. Le général BETHOUARD a décidé de doter l'aérodrome d'Innsbruck d'un hôtel construit en pierre de taille, où les passagers pourront être hébergés au lieu de devoir courir chercher un logement en ville. Les murs sont faits. Le toit  est terminé. On commence les aménagements intérieurs. NOTTELLE est partout à la fois. Il jette un coup d'oeil au chantier sur les prisonniers allemands qui travaillent... mais on le le réclame à son bureau pour une signature. Il doit faire vite car tout à l'heure il faut qu'il décolle avec le Siebel pour aller chercher à Vienne le général BETHOUARD. Il sait ce qui se passe dans les ateliers, à l'office de la météo, il contrôle le trafic, n'ignore rien de son école de vol à voile.

Toujours souriant toujours calme, bien que tiraillé entre toutes ces occupations, le capitaine NOTELLE est ce qu'on appelle un Chef.

(source: L'AIR N°586 du 20 Novembre 1946)

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EQUIPAGE DU LIEUTENANT NEUFINCK

Pilote: Sgt/C. JOMARD. Navigateur: Lt. NEUFINCK. (Cdt. de l'avion). Bombardier: Lt. DESPOSITO. Radio: Sgt. MONNIER. Mécanicien: Sgt. SAUVAGE. Mitrailleur-supérieur: Sgt. PENDARIES. Mitrailleur-arrière: Sgt. YVETOT.

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EQUIPAGE DU LIEUTENANT HIEBEL 

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(collection: Michel BOISSARD) 

equipage hiebelGabyHalifax_15

(collection: Michel BOISSARD) 

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Photo prise en 1945.

(collection: Marcel LAVERDET) 

Pilote: Lt. HIEBEL. (Cdt. de l'avion). Navigateur: Asp. DAUPHIN. Bombardier: Sgt. MATTEI. Radio: Sgt. FREPPEL. Mécanicien: Sgt. PERRIN. Mitrailleur-supérieur: Sgt. DOMAGE. Mitrailleur-arrière: Sgt. BOISSARD.

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EQUIPAGE DU SOUS-LIEUTENANT FONTEIX 

Noms Equipage 

(collection: Eric Segonne. Origine Famille Schilling)

Pilote: S/Lt. Abel FONTEIX. (Cdt. de l'avion). Navigateur: Lt. Jean ROUVEL. Bombardier: Sgt/C. Maurice SCHILLING. Radio: Sgt. Fernand HOUDELOT.Mécanicien: Sgt. Jean LEROY (Jean KELLER). Mitrailleur-arrière: Sgt. Jean GORRIAS. Mitrailleur-arrière: Sgt. Roland FARNIER.

Missions 

(collection: Eric Segonne.)

5/6.03.1945 - Objectif: CHEMNITZ

Nombre d'avions engagés par chaque groupe:

"GUYENNE" 13 avions.

"TUNISIE" 10 avions.

Total des avions engagés dans la mission: 760 avions.

Nombre de Français tués dans la mission: 7 tués.

Au cours de la mission contre CHEMNITZ, l'équipage du Sous-Lieutenant FONTEIX est porté "manquant" puis "disparu" étant donné que CHEMNITZ se trouve en zone Russe, aucun renseignement n'a encore pu être recueilli sur le sort de cet équipage.

L'avion s'est écrasé à Volkenroda, et tout l'équipage repose à la Nécropole Nationale "Le PETANT" (Montauville, en Meurthe-et-Moselle).

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(collection: Eric Segonne.)

Houdelot

(collection: privée Eric Segonne.)

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Radio: Sgt. Fernand HOUDELOT.

Keller dit Leroy 

(collection: privée Eric Segonne.)

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Mécanicien: Sgt. Jean LEROY.(Jean KELLER)

http://www.malgre-nous.eu/spip.php?article1141 

Gorrias 

(collection: privée Eric Segonne.)

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Mitrailleur-supérieur: Sgt. Jean GORRIAS.

Farnier

(collection: privée Eric Segonne.)

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Mitrailleur-arrière: Sgt. Roland FARNIER. 

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Ecole de pilotage? année?

Abel FONTEIX 2ème à partir de la gauche au deuxième rang.

(collection: J.C. CHAUTY)

Fonteix

(collection: privée Eric Segonne.)

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Pilote: S/Lt. Abel FONTEIX. (Cdt. de l'avion).

Rouvel 

(collection: privée Eric Segonne.)

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Navigateur: Lt. Jean ROUVEL.

Schilling 

(collection: privée Eric Segonne)

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Sgt/C SCHILLING Maurice.

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Bombardier: Sgt/C. Maurice SCHILLING

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EQUIPAGE DU LIEUTENANT DEPLUS

Pilote: Sgt/C. LACAZE. Navigateur: Lt. DEPLUS. (Cdt de l'avion). Bombardier: Asp. DUFRENOY. Radio: Sgt. CHARPENTIER. Mécanicien: Asp. GRIBOUVA. Mitrailleur-supérieur: Sgt. TARTARIN. Mitrailleur-arrière: Sgt. Pierre TOUZART.

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Mitrailleur-arrière: Sgt TOUZART Pierre.

(collection: Famille HENACHE TOUZART)

15/16 03. 1945 Objectif: HAGEN (Ruhr)

Nombre d'avions engagés par chaque groupe:

"GUYENNE" 12 avions.

"TUNISIE" 12 avions.

Total des avions engagés dans la mission: 267 avions.

Nombre de Français tués dans la mission: 16 tués.

Au retour de mission le plafond au-dessus de la base d'ELVINGTON est trés bas. Dix avions atterrissent normalement. Le 11e, celui du Lieutenant DEPLUS, annonce par radio qu'il ne peut sortir sa roulette de queue. Il reçoit du Flying Controll'ordre d'aller se poser sur l'aérodrome de détresse de Canarby, spécialement conçu pour acceuillir les avions en difficulté. Sur le chemin qui le conduit à Carnaby, l'avion percute une colline pour une raison inconnue, à Scorton (5 miles W de Hemsley, Yorkshire). Aucun survivant. tous ont été inhumés à Harrogate, le 21 mars 1945. Le RP Meurisse, officiant.

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Pilote: Sgt/C LACAZE Gabriel.

Décret du 13 septembre 1947 portant concession de la médaille militaire (à titre posthume).

- LACAZE Gabriel-Aimé. Sergent-chef, groupe de bombardement 2/23 Guyenne. Pilote d'un équipage de bombardement lourd, qui dans le cadre du Bomber Command, vient d'être engagé dans la lutte menée contre l'Allemagne. Plein d'allant et d'enthousiasme, animé des meilleurs sentiments, c'est avec joie qu'il participe à la lutte. Calme et plein de sang-froid il mène à bien les missions qui lui sont confiées, avec ardeur et cran, il participe à l'attaque d'objectifs de la Ruhr puissamment défendus par une D.C.A intense et une chasse ennemie mordante. A trouvé une mort glorieuse avec son équipage au retour de mission, le 16 mars 1945.

Cité à l'ordre de l'armée aérienne (Croix de guerre avec palme).

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EQUIPAGE DU LIEUTENANT DUVILLARD

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(collection: Michel DARRIBEHAUDE)

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(collection: Hervé INGARGIOLA)

L'équipage et ses mécaniciens

Pilote: Lt. DUVILLARD. (Cdt. de l'avion). Navigateur: S/Lt. GRUNBERG. Bombardier: Sgt/C. ROHRWASSER. Radio: Sgt/C. GIOUX. Mécanicien: Sgt. Armand INGARGIOLA. Mitrailleur-supérieur: Sgt. Pierre BOUBILLA. Mitrailleur-arrière: Sgt/C. CLERGERIE.

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Sgt Armand INGARGIOLA.

(collection: Hervé INGARGIOLA)

citation

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(collection: Hervé INGARGIOLA)

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EQUIPAGE DU LIEUTENANT KERBRAT

Pilote: Lt. KERBRAT. (Cdt. de l'avion). Navigateur: Asp. DUQUESNOY. Bombardier: Asp. PASQUINE. Radio: Sgt. BERNARD. Mécanicien: Sgt. LAMOTHE. Mitrailleur-supérieur: Sgt. LESCURE. Mitrailleur-arrière: FUND.

 

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18 octobre 2008

HISTORIQUE DU GROUPE "TUNISIE"

GB 1/25 

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 L'insigne de la 1ère escadrille du GB 1/25 était le hibou de l'escadrille 4 B3 de l'Aéronavale. 

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L'insigne de la 2ème escadrille du GB 1/25 était un bison sur fond d'étoiles et de lune. 

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Le 1/25 "Tunisie" photo prise en Tunisie entre le 12/05/1943 et le 18/08/1943.

(collection: Annie LACAULT)

Le Groupe TUNISIE n'est pas né ce 8 novembre 1942; s'il reçut son nom de baptême pendant la campagne d'Afrique du Nord, il avait reçu depuis fort longtemps le baptême du feu: à cette époque le fanion "à la Chouette" s'ornait déjà de deux palmes gagnées en 1917 et 1918 et les équipages du "Buffle" avaient combattu en Italie en 1940.

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Un hydravion "Goliath" en rade de Cherbourg

LA "UNE"

La Ière escadrille du Groupe 1/25 devenu TUNISIE prit naissance pendant la guerre 1914-1918 sous le nom de B.IOI, au sein de l'Aviation navale.

Équipée en 1917 d'hydravions F.B.A. , ses équipages coulèrent plusieurs sous-marins, hauts faits sanctionnés par deux belles citations à l'ordre de l'Armée.

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A Cherbourg en tenue sombre au milieu des appelés le S/Lt HERROU.

(collection: Yves HERROU)

MES_IMAGES

Les noms de trois équipages disparus s'inscrivirent à la première page du livre d'or du futur 1/25.

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Le septième en partant de la droite le S/Lt HERROU à Sidi-ahmed Bizerte en tenue panachée.

(collection: Yves HERROU)

Basée à Cherbourg dès la fin de la guerre, cette escadrille devint la I B.I, puis, transférée à Bizerte en 1933, prit le nom de 4. B. 3.

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APPARITION DE LA "DEUX"

Le Ier janvier 1936, le Ier Groupe de la 25e escadre de bombardement est créé à Bizerte-Sidi-Ahmed par: la 4.B.3. qui passe de la marine à l'Air.

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Des éléments provenant de la 4e Escadre d'Aviation d'Afrique (dissoute); du matériel hétérogène : Goliath; F.68; Potez 25; Bloch 200.

 

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 1939-1940

 

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Bloch 200 1/25 Tunisie à El Aouina.

(collection: Yves HERROU)

Équipé entièrement en Bloch 200  en 1939, le Groupe 1/25, ne pouvant prétendre aux batailles aériennes, assume cependant une lourde tâche: protection de convois, surveillance en mer, recherche et attaque de sous-marins ennemis. Travail ingrat, missions sans éclat et toujours dangereuses, si loin des côtes, avec un matériel terrestre, surclassé et usé.

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Bloch. 200 à Tunis- El-Aouina 1/25 Tunisie.

(collection: Yves HERROU)

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Bloch 200 à El Aouina.

Malgré l'impatience des équipages, seuls ceux de la 2e escadrille auront le temps, avant juin 1940, d'aller percevoir en France des Léo 45 et, à peine lâchés, de faire plusieurs bombardements de nuit, très réussis, sur des objectifs italiens.

parents

Capitaine Jean DUPUY du Groupe 1/25 et son épouse, photo prise à Orléans en 1960.

(collection: Jean-Paul DUPUY)

- Breveté Radio (Marine) le 1er Avril 1932.

- Breveté Radio Navigant le 15/7/1933 n° 2688 à Hourtin. (Brevet Homologué par l'armée de l'air sous le n°430 O.M. n°383 I/EMG B² du 17/1/1936).

- A obtenu le C.A.C. 1er partie le 20/7/1937 (D.R.n°155 du 20/7/1937).

- Le C.A.C. 2ème partie le 25 juin 1939 (note n°353 du Général Cdt la 5e Région Aérienne en date du 8 août 1939).

- Engagé volontaire le 21 septembre 1931 pour trois ans à la suppléance de l'Intendance Militaire à Bayonne arrivé au Corps le 23 septembre 1931. Nommé 2°classe radio le 1/4/1932. Rengagé pour deux ans le 27 mai 1933 à compter du 21 septembre 1934. Promu Quartier Maître Radio-Volant le 1er juillet 1935 admis dans les cadres de l'armée de l'air le 1er janvier 1936. Rengagé pour un an le 17 septembre 1936 à compter du 21 septembre 1936.

- 1/1/1936 arrivé à la Base aérienne n° 204 ( 25e Escadre aérienne) 

- 1/1/1937 affecté au groupe aérien 1/25 nommé sergent par O. n° 9 de la 4 1/2 brigade le 31/1/1936 à compté du 1/1/1936. Rengagé pour 1 an à terme fixe le 16/6/1937 à l'Intendance militaire de Bizerte au titre de la 25e Escadre aérienne à compté du 21/9/1937. A contracté devant l'Intendance militaire de Bizerte le 17 mai 1938 un rengagement d'un an a terme résiliable à compté du 21 septembre 1938 au titre de la 25e Escadre Aérienne. Promu Sgt/chef J.O. du 14/10/1938 page 11948 à compter du 1/10/1938.

Bastia 1939 Equipage jean dupuy

Photo de l'équipage prise à Bastia 1939? avec la croix l'Adjt/C Jean DUPUY.

(collection: Jean-Paul DUPUY)

- Admis dans le Corps des Sous-officiers de carrière par D.M. n° 10579 D.P.M.2 en date du 7 octobre 1939 2 a/c du 21 septembre 1939.

- Affecté au Groupe 1/25 (1er Escadrille) à/c du 5/3/1940 par note de service n° 809/P.A.T.I.P.C. du 5/9/1940. Promu adjudant a/c du 15/3/1940 par ordre n°2 du Général. Cdt. la 5ème Brigade Aérienne. Mis en congé d'Armistice en vertu de la loi du 25 Août 1940 a compter du 15 novembre 1940.

- Radié sur sa demande des cadres actifs de l'Armée de l'Air à compter du 15 février 1941 par décision n° 2822/1 de M. le Général Cdt supérieur de l'Air d'Afrique du Nord en date du 29 mars 1941.

- Entré "Radié, sur sa demande, des Cadres Actifs de l'Armée de l'Air" et "Rappelé à l'activité au dépôt de Guerre des Transmissions", ajouter: "Entré au Cadre Spécial temporaire des Transmissions du Maroc le 10/6/1941. "Le temps passé au C.S.T.T. Maroc compte comme service actif pour les Agents mobilisables, quelque soit leur arme d'origine". (Ordonnance du 29/1/1943 du Général Commandant en Chef, Civil et Militaire - Journal Officiel n°6 du 4/2/1943.

- 16/2/1943 - Rappelé a l'activité au dépôt de Guerre des Transmissions. Incorporé au D.G.T. 41 a la compagnie 41/S.M.R. à Rabat a/c du dit jour.

- 1/1/1944 - Nommé au grade d'Adjudant/chef par ordre de nomination n° 36 en date du 12/1/1944 du Général Cdt les Transmissions en A.F.N.

- 15/11/1944 - Mis en congé à la date du dit jour en application des prescriptions de la N.D.S. % n° 4599/OM du 10/11/1944.

Campagnes

- 1/25 Tunisie - du 1/9/1933 au 31/8/1939 - 3 ans.

- C.D. (en guerre) - du 1/9/1939 au 26/6/1940 - 1 ans 7 mois.

- 1/25 Tunisie - du 26/6/1940 au 15/2/1941 - 4 mois.

- Maroc - du 10/6/1941 au 15/11/1942.

- C.D. (en guerre) - du 16/11/1942 au 15/11/1944 - 2 ans.

jean dupuy bizerte tunisie Bloch 200 sidi Hammed

En Tunisie, panne moteur, avec la croix l'adjudant DUPUY et sa valise radio à ses côtés.

(collection: Jean-Paul DUPUY)

- Brevet radiotélégraphiste n°2688 du 15/7/1933 (Marine)

- Homologué n°420 le 1/1/1936 (Air)

- Heures de vol au:

- 1/1/1939 - Total 608h20 - de nuit 113h35.

- 30/6/1939 - Total 656h35 - de nuit 134h05.

- 31/8/1939 - Total 674h45 - de nuit 138h20.

- 30/9/1939 - Total 678h30 - de nuit 138h20.

- 31/12/1939 - Total 725h35 - de nuit 140h20 - de guerre 13h50.

Missions vol de Guerre

de l'Adjudant Jean DUPUY

Février 1940

- 2/2/1940 - (Surveillance en mer) - Bloch 200 - "N°146" - Altitude: 500 - Durée: 1h25 - Équipage - Cne SAMPONT (Cdt d'avion) Pilote: Adjt/C ARCHAUX, Mitrailleur: Adjt/C STEPHAN, Mécanicien: Adjt STANREVICH, Radio: Adjt DUPUY Jean. Vol de guerre - Surveillance en mer.

- 8/2/1940 - (Surveillance en mer) - Bloch 200 - "N°190" - Altitude: 500 - Durée: 5h35 - Équipage - Lt CAPDEGELLE (Cdt d'avion) Pilote: Adjt/C ARCHAUX, Mitrailleur: Adjt/C STEPHAN, Mécanicien: Cal/C LAMBERT, Radio: Adjt DUPUY Jean. Vol de guerre - Surveillance en mer.

- 23/2/1940 - (Surveillance en mer) - Bloch 200 - "N°146" - Altitude: 600 - Durée: 4h45 - Équipage - Cne SAMPONT (Cdt d'avion) Pilote: Sgt BONNET, Mitrailleur: Adjt CHUNEAU, Mécanicien: Sgt TIERCET, Radio: Adjt DUPUY Jean. Vol de guerre - Surveillance à la mer.

- 25/2/1940 - (Surveillance en mer) - Bloch 200 - "N°185" - Altitude: 500 - Durée: 6h00 -  Équipage - Lt de PHILIP (Cdt d'avion) Pilote: Adjt THIRRIER, Mitrailleur: Adjt HERROU, Mécanicien: Sgt/C TIBLE, Radio: Adjt DUPUY Jean. Vol de guerre - Surveillance en mer.

Mars 1940

- 11/3/1940 - (Recherche de sous-marin) - Bloch 200 - "N°185" - Altitude: 600 - Durée: 3h00 - Équipage - Pilote: Lt-Col. FROMONT (Cdt d'avion) Pilote: Adjt/C JACOB, Observateur: Cne COTANNEC, Mécanicien: Sgt/CTIBLE, Radio: Adjt DUPUY Jean. Recherche de sous-marin.

- 21/3/1940 - (Surveillance en mer) - Bloch 200 - "N°185" - Altitude: 500 - Durée: 3h40 - Équipage - Lt-Col. FROMONT (Cdt d'avion) Observateur: Lt CAPDEGELLE, Pilote: Adjt DAMPENON, Mécanicien: Sgt/C TIBLE, Radio: Adjt DUPUY Jean. Vol de guerre - Surveillance en mer.

- 26/3/1940 - (Surveillance en mer) - Bloch 200 - "N°185" - Altitude: 900 - Durée: 4h00 - Équipage - Lt LORIOT (Cdt d'avion) Pilote: Sgt DOUMERC, Observateur: S/Lt DELAPORTE, Mécanicien: Sgt/C TIBLE, Radio: Adjt DUPUY Jean. Vol de guerre - Surveillance en mer.

Avril 1940

- 5/4/1940 - (Surveillance en mer) - Bloch 200 - "N°185" - Altitude: 300m - Durée: 3H30 - Équipage - Cne STEFF (Cdt d'avion) Pilote: Sgt MATBOMEL, Cne PAUNE F.A.T., Mécanicien: Sgt BOYRON, Radio: Adjt DUPUY Jean. Vol de guerre - Surveillance à la mer.

- 15/4/1940 - (Surveillance en mer) - Bloch 200 "N°190" - Altitude: 400 - Durée: 2h30 - Équipage - Cne STEFF (Cdt d'avion) Pilote: Sgt CHARBONNEL, Mitrailleur: THUNLAN, Mécanicien: Sgt/C OULES, Radio: Adjt DUPUY Jean. Vol de guerre - Mission de surveillance.

- 29/4/1940 - (Surveillance en mer) - Bloch 200 "N°190" - Altitude: 500 - Durée: 4h15 - Équipage - Lt CAPDEGELLE (Cdt d'avion) Pilote: Adjt THUMIER, Mitrailleur: Sgt KAFKA, Mécanicien: Sgt/C OULES, Radio: DUPUY Jean. Vol de guerre - Surveillance à la mer.

Mai 1940

- 7/5/1940 - (Surveillance en mer) - Bloch 200 "N°190" - Altitude: 500 - Durée: 4h00 - Équipage - Cne STEFF (Cdt d'avion) Cne ALBERTUS passager. Pilote: Sgt DAPAGNERC, Mécanicien: Sgt PIERRE, Radio: Adjt DUPUY Jean. Vol de guerre - Surveillance en mer.

- 11/5/1940 - (Surveillance en mer) - Bloch 200 "N°44" - Altitude: 400 - Durée: 2h20 - Équipage - S/Lt BOUVALLET (Cdt d'avion) Mitrailleur: Sgt KAFKA, Pilote: Sgt/C LEFORT, Mécanicien: Sgt TIERCET, Radio: DUPUY Jean. Vol de guerre - Surveillance à la mer.

- 16/5/1940 - (Surveillance en mer) - Bloch 200 "N°185" - Altitude: 400 - Durée: 3h00 - Équipage - Cne COTANNEC (Cdt d'avion) Mitrailleur: Adjt/C CARROUE, Pilote: Sgt/C LEFORT, Mécanicien: Sgt PIERRE, Radio: Adjt DUPUY Jean. Vol de guerre - Surveillance à la mer.

- 25/5/1940 - (Surveillance en mer) - Bloch 200 "N°185" - Altitude: 800 - Durée: 3h25 - Équipage - Pilote: Sgt/C LEFORT, Cne COTONNEC (Cdt d'avion) Mitrailleur: Adjt JANSEN, Mécanicien: Adjt TIBLE, Radio: Adjt DUPUY Jean. Vol de guerre - Surveillance à la mer.

- 31/5/1940 - (Surveillance en mer) - Bloch 200 "N°146" - Altitude: 500 - Durée: 4h10 - Équipage - S/Lt BOUVALLET (Cdt d'avion) Pilote: Adjt THIMIER, Mitrailleur: Adjt JANSEN, Mécanicien: Adjt STANREVITCH, Radio: Adjt DUPUY Jean. Vol de guerre - Surveillance en mer.

Juin 1940

- 2/6/1940 - (Surveillance en mer) - Bloch 200 "N°44" - Altitude: 400 - Durée: 3h10 - Équipage - S/Lt DELAPORTE (Cdt d'avion) Pilote: Sgt/C BONNET, Mitrailleur: Adjt THUSSEAU, Mécanicien: Adjt/C VIGUIER, Radio: Adjt DUPUY Jean. Vol de guerre - Surveillance à la mer.

- 5/6/1940 - (Surveillance en mer) - Bloch 200 "N°185" - Altitude: 500 - Durée: 3h00 - Équipage - Cne LATOMBE (Cdt d'avion) Pilote: Adjt THUMIER, Mitrailleur: Adjt JANSEN, Mécanicien: Adjt TIBLE, Radio: Adjt DUPUY Jean. Vol de guerre - Surveillance à la mer.

- 7/6/1940 - (Surveillance en mer) - Bloch 200 "N°190" - Altitude: 500 - Durée: 3h05 - Équipage - Lt MARIN (Cdt d'avion) Pilote: Adjt THUMIER, Mitrailleur: Adjt/C CANONE, Mécanicien: Sgt PELLOUX, Radio: Adjt DUPUY Jean. Vol de guerre - Surveillance en mer.

- 9/6/1940 - (Surveillance en mer) - Bloch 200 "N°130" - Altitude: 500 - Durée: 3h00 - Équipage - Pilote: Lt MARIN (Cdt d'avion) Observateur: S/Lt BONNEMAISON, Pilote: Adjt/C MARZIN, Mécanicien: Sgt VIGUIER, Radio: Adjt DUPUY Jean. Vol de guerre - Surveillance en mer.

- 11/6/1940 - (Surveillance en mer) - Bloch 200 "N°185" - Altitude: 500 - Durée: 3h00 - Équipage - Pilote: Cne STEFF (Cdt d'avion) Observateur: S/Lt BOUVALLET, Mitrailleur: Adjt HERROU, Mécanicien: Adjt TIBLE, Radio: Adjt DUPUY Jean. Vol de guerre - Surveillance en mer.

- 15/6/1940 - (Surveillance en mer) - Bloch 200 "N°146" - Altitude: 400 - Durée: 1h25 - Équipage - S/Lt BONNEMAISON (Cdt d'avion) Pilote: Sgt DOUMERC, Mitrailleur: Cal HUYLESVOCEK, Mécanicien: Adjt/C LAMBERT, Radio: Adjt DUPUY Jean. Vol de guerre - Surveillance en mer.

- 17/6/1940 - (Surveillance en mer) - Bloch 200 "N°190" - Altitude: 500 - Durée: 3h55 - Équipage - Lt MARIN (Cdt d'avion) Pilote: Adjt ARCHAUX, Mitrailleur: Adjt HERROU, Mécanicien: Adjt/C LACAULT, Radio: Adjt DUPUY Jean. Vol de guerre - Surveillance en mer.

- 21/6/1940 - (Surveillance en mer) - Bloch 200 "N°44" - Altitude: 500 - Durée: 3h50 - Équipage - Lt JOURDAN (Cdt d'avion) Pilote: Lt MARIN, Mitrailleur: Adjt JANSEN, Mécanicien: Adjt/C NOVION, Radio: Adjt DUPUY Jean. Vol de guerre - Surveillance en mer.

(collection: Jean-Paul DUPUY)

Personnel du 1/25 Tunisie

1er Escadrille sur Bloch 200 - Léo451.

 

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- Adjudant-chef: ARCHAUX - Pilote.

- Capitaine: ALBERTUS.

- Sergent-chef: ARTHUR - Mécanicien.

- Sgt/C ARIE - Mitrailleur - Léo451 N°478. 1ère Escadrille - 11 Août 1943.

- Adjudant: ANTONINI - Léo45 N°504 - 2 Août 1943.

- Sergent: BERAUD - Léo45 N°500 - 21 Mai 1943.

- Sgt/C BISGAMBIGLIA - Pilote - Léo451 N°478. 1ère Escadrille - 11 Août 1943. (Adjt BISGAMBIGLIA Pilote de l'équipage du Lt GIGUET Squadron 347 - 1/25 Tunisie)

- Sergent: BRUNET - Radio.

- Caporal-chef: BERNARD - Mécanicien.

- 2° classe: BERTHON.

- Lieutenant: BOUTILLIER - Pilote.

- Sous-lieutenant: BOUVALLET - Pilote (Cdt d'avion)

- Sergent: BONNET - Pilote.

- Lieutenant de Vaisseau: BONNETTO.

 

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- Sergent-Chef: BOYRON - Mécanicien.

- Sous-lieutenant: BONNEMAISON - Pilote (Cdt d'avion)

- Soldat: BERTHON.

- Sergent: BAGOT - Léo45 N°323 - 5 Juin 1943.

- Sergent: BEGUET - Léo45 N° 498 - 10 JUIN 1943. ( Sgt BEGUET Mécanicien de l'équipage SCHLEGEL Squadron 347 - 1/25 Tunisie)

- Sergent: CAURO - Léo45 N°316 - 20 Juin 1943.

- Capitaine: CANTONI - Léo45 N°504 - 27 Juin 1943. (Cne CANTONI Médecin de la base d'Elvington)

- Lieutenant: CHAPRON - Léo45 N°504 - 19 Juillet 1943.

- Caporal-Chef: COLLARD - Léo45 N°498 - 8 Juillet 1943.

- Adjudant-chef: CARROUE - Mitrailleur.

 

1-25 tunisie Alger Chandelier

 

- Sous-lieutenant: CANDELIER - Pilote (Cdt d'avion)

- Capitaine: COTONNEC - Observateur.

- Sergent: CHARBONNEL - Pilote.

- Adjudant-chef: CANONE - Mitrailleur.

- Lieutenant: CAPDEGELLE - Pilote.

 

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(collection: Jean-Louis Chemin)

Sous-lieutenant: CHEMIN - Pilote (Cdt d'avion) 3ème à partir de la droite.

- Adjudant: CHUSSEAU - Mitrailleur.

- Adjudant: CUISINIER - Mitrailleur - Léo451 N°323 - 1ère Escadrille - 15 Août 1943.

- Sergent-Chef: COUDERE - Léo45 N°504 21 Juillet 1943.

- Aspirant: CHARLETY - Léo45 N°504 24 Juillet 1943.

- Capitaine: DUTREY-LASSUS - Commandant la 1ère Escadrille - Léo45 N°504 - 2 Août 1943. ( Cne DUTREY-LASSUS Pilote Cdt d'avion Squadron 347 - 1/25 Tunisie)

- Sergent: DALBIGOT Norbert - Mécanicien-avion.

- Adjudant-chef: DORLENCOURT - Pilote.

- Lieutenant: de PHILIP - Pilote (Cdt d'avion).

- Sergent-chef: DUBOIL.

- Sergent: DAPAGNEIC - Pilote.

- Adjudant: DAMPENON - Pilote.

- Sergent: DOUMERC - Pilote.

- Sous-lieutenant: DELAPORTE - Observateur. 

- Sergent: DUBOS - Léo45 N°323 - 5 Juin 1943.

- Sergent: DUFLOT - Léo45 N°498 - 10 Mai 1943.

- Adjudant: ECKHAERT - Léo45 N°498 - 10 Mai 1943. ( Adjt ECKHAERT Mitrailleur-supérieur de l'équipage du Lt CHAPRON Squadron 347 - 1/25 Tunisie)

FINCK Guy - Tunisie (1)

2/25 Tunisie 3ème escadrille.

(collection: Philippe Finck)

FINCK Guy - El Aouïna, Tunis - 1942

(collection: Philippe FINCK)

- Sergent-Chef: Guy FINCK. Tunis El Aouïna en 1942.

- Lieutenant-Colonel: FROMONT - Pilote - Commandant la 25e Escadre Aérienne.

 

Gillot-Jean-02

De gauche à droite:

Jean GILLOT, ??, ??.

(collection: Christian GILLOT)

- Adjudant: GILLOT Jean - Mécanicien.

- Sergent: GENTY - Mitrailleur.

- Sergent: GENSON - Mécanicien.

- Adjudant-Chef: GRAS.

- Sergent: GRAND.

- Aspirant: GAULMIET - Navigateur: Léo451 N°323 - 1ère Escadrille - 15 Août 1943.

- Lieutenant: GIGUET - CA - Léo451 N°478 - 1ère Escadrille - 11 Août 1943. ( Lt GIGUET Pilote Cdt d'avion Squadron 347 - 1/25 Tunisie à Elvington)

- Commandant: HOQUETIS - Léo45 N°504 - 2 Août 1943.( Cdt HOQUETIS Navigateur  Cdt d'avion Squadron 347 - 1/25 Tunisie à Elvington)

- Adjudant: HERROU - Mitrailleur. (Sous-lieutenant HERROU bombardier de l'équipage du capitaine DUTREY-LASSUS au Squadron 347 - 1/25 Tunisie à Elvington).

- Caporal: HUYLESVOCEK - Mitrailleur.

- Adjudant-chef: HEROUET - Pilote.

- Sergent: JUDE - Mécanicien: Léo451 N°323 - 1ère Escadrille - 15 Août 1943.

- Lieutenant: JOURDAN - Observateur.

- Adjudant-chef: JACOB - Pilote.

- Sergent-chef: JANSEN - Mitrailleur.

- Sergent: KAFKA - Mitrailleur.

- KISLING Jean.

- Sergent: KERGRENE - Léo45 N°316 - 20 Mai 1943.

ALBERT LACAULT

Sgt Albert LACAULT

- Sergent: Albert LACAULT - Mécanicien. (mécanicien sur la base d'Elvingon au Squadron 347- 1/25 Tunisie).

- Sergent: LOTH - Pilote: Léo451 N°323 - 1ère Escadrille - 15 Août 1943. ( Sgt/C LOTH Pilote de l'équipage du Lt BIENAIME Squadron 347 - 1/25 Tunisie à Elvington)

- Adjudant-Chef: LABALETTE.

- Lieutenant: LORIOT - Pilote (Cdt d'avion) commandant la 1ère Escadrille.

- Adjudant: LAMBERT - Mécanicien.

- Capitaine: LANOIX - Observateur.

- Commandant: LAMBERT -  Commandant le Groupe 1/25.

- Sergent-chef: LOMPEGUE - Mécanicien.

- Capitaine: LOTOMBE - Pilote (Cdt d'avion).

- Sergent: LOUILUX - Radio.

- Sergent-chef: LEFORT - Pilote.

- Adjudant: LUCAS.

- Lieutenant: LAMBARD - Léo45 N° 316 - 20 Mai 1943.

- Lieutenant: LE POITEVIN - Léo45 N°316 - 20 Mai 1943. ( Lt LE POITEVIN Bombardier de l'équipage du Lt GIGUET Squadron 347 - 1/25 Tunisie à Elvington)

- Adjudant-chef: MARZIN - Pilote.

- Lieutenant: MARIN - Pilote (Cdt d'avion).(Capitaine MARIN tué lors de la mission sur Magdebourg pilote Cdt d'avion au Squadron 347 - 1/25 Tunisie à Elvington).

 

125 TUNISIE

Adjt MAHIET Georges

1-25 tunisie georges mahiet

Adjudant : MAHIET Georges

1-25 tunisie georges mahiet (5)

1-25 tunisie Georges mahiet (3)

1-25 tunisie georges mahiet (2)

1-25 tunisie georges mahiet (4)

Deuxième en partant de la gauche:

Adjudant Georges MAHIET.

(collection: Erick MAHIET)

- Lieutenant: MITARD.

- Sous-lieutenant: MATBOMEL - Pilote.

- Sgt/C MARTONELLA - Navigateur - Léo451 N°478 - 1ère Escadrille - 11 Août 1943.

- Capitaine: MARCHAND - Léo45 N°339 15 Juillet 1943.

- Sergent: MANICK - Léo45 N°504 21 Juillet 1943.

- Sergent: MEUNIER - Léo45 N°504 - 24 Juillet 1943. (Sgt/C MEUNIER Mitrailleur-arrière de l'équipage du Cne MARIN Squadron 347 - 1/25 Tunisie à Elvington)

- Sergent: NOVION - Mécanicien.

- Sergent-chef: OULES - Mécanicien.

- Sergent: PARATORE - Léo45 N°504 - 28 Juin 1943. (Sgt/C PARATORE Mécanicien de l'équipage du Cne DUTREY-LASSUS Squadron 347 - 1/25 Tunisie à Elvington)

- Sgt/C PY - Mécanicien - Léo451 N°478 - 1ère Escadrille - 11 Août 1943.

- 1° classe: PONLUMER - Radio.

- Sergent: PIERRE - Mécanicien.

- Sergent: PELLOUX - Mécanicien.

- Capitaine: PETIT - Observateur.

- Sergent: PARRA - Mécanicien.

- 2° classe: PRET - Mécanicien.

- Capitaine: PAUNE - F.A.T.

- Sergent-chef: PAULMIER - Radio.

- Lieutenant: RAUBAUD - Observateur.

- Caporal-chef: REAUD - Mécanicien.

- Lieutenant: RUBY (CA) - Léo451 N°323 1ère Escadrille - 15 Août 1943. (Cne RUBY Bombardier Cdt d'avion Squadron 347 - 1/25 Tunisie à Elvington)

___________________________________

- Capitaine: Eugène STEFF - Pilote (Cdt d'avion) Commandant la 1ère Escadrille.

- 15.12.1937: Promu au grade de Capitaine.

- 02.09.1939: Affecté au GB 1/25.

- 01.06.1941: Rejoint la 1ère Escadrille GB 1/25.

- 24.08.1944: Affecté au GB 2/63 Sénégal commandant en second

http://halifax346et347.canalblog.com/archives/2013/10/11/28195353.html

___________________________

- Capitaine: SAMPONT - Pilote (Cdt d'avion)

- Sergent-chef: STEPHAN - Mitrailleur.

- Adjudant: STANREVITCH - Mécanicien.

- Sergent: SERRAT Marcel - (secrétaire-comptable)

 

secrétariat du 1

(collection: M. SYLVAIN Colbert)

- Caporal: SYLVAIN Colbert -(secrétaire)

Photo prise au secrétariat de (VGX) Cdt VIGOUROUX, le caporal SYLVAIN Colbert assura cette tâche jusqu'au départ de la base d'El Aouina pour Aïn Oussera puis Biskra. Il fut vaguemestre et également assistant médical du Docteur CANTONI, jusqu'à leur départ pour l'Ecosse où il remit les archives restantes du groupe au Cdt VIGOUROUX.

- Caporal-chef: THIANT - Mécanicien.

- Adjudant: THUNLAN - Mitrailleur.

- Sergent-Chef: TIERCET - Mécanicien. Léo45 N°339 15 Juillet 1943. ( Adjt TIERCET Mécanicien de l'équipage du Cne RUBY Squadron 347 - 1/25 Tunisie à Elvington)

- Adjudant: THIMER - Pilote.

- Adjudant: TIBLE - Mécanicien.

- Sergent: TILMET - Mécanicien.

- Adjudant: TIBCCET - Mécanicien.

- Sous-Lieutenant: TROTET - Léo45 N°498 - 8 Juillet 1943. ( Lt TROTET Navigateur de l'équipage du Cne DUTREY-LASSUS Squadron 347 - 1/25 Tunisie à Elvington)

- Adjudant-Chef: VARLET - Léo45 N°498 - 10 Mai 1943.

- Commandant: VIGOUROUX - Léo45 N°504 - 28 Juin 1943 ( Le Commandant VIGOUROUX Commandant le Groupe de Bombardement 1/25)

- Sergent-Chef: VILLENEUVE - Léo45 N°500 - 4 Août 1943. ( Adjt VILLENEUVE Mécanicien de l'équipage du Cne MARIN Squadron 347 - 1/25 Tunisie à Elvington)

- Adjudant-chef: VIGNIER - Mécanicien.

- Sergent: VIONILO - Mécanicien. 

- Sergent-chef: VUILLEMOT -Radio. ( Adjudant-chef VUILLEMOT tué lors de la mission sur Magdebourg radio de l'équipage du capitaine MARIN au Squadron 347 - 1/25 Tunisie à Elvington).

- Adjudant-Chef: WALCH.

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31412523

 

Lioré et Olivier 45 en vol de patrouille appartenant au groupe de bombardement 1/25 "Tunisie" pendant la guerre 39/45.

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1er escadrille du 1/25 "à la chouette" à El-Aouina

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(collection: Yves HERROU)

L'armistice.

Regroupé à Tunis-El-Aouina peu après l'armistice, le Groupe 1/25 est maintenu en activité "pour la défense de l'Empire contre tout agresseur". Il fallut tromper l'étroite et odieuse surveillance des commissions italiennes pour faire voler plus d'équipages, camoufler de l'essence et des rechanges, former des jeunes au détriment de l'entraînement des "vieux". La consigne était: être prêts le jour"J" à reprendre la lutte avec le maximum de moyens; pouvoir faire mouvement en totalité dans le minimum de temps.

Ce but fut atteint puisque le 8 novembre 1942, après une angoissante nuit de préparatifs, le Groupe en entier, personnel, avions, véhicules et magasins, se mettait hors de portée de l'emprise allemande et commençait le dur périple. De tous ceux qui s'envolèrent ce jour-là de Tunis, seuls deux équipages de chaque escadrille connurent la joie de la victoire.

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HOMMAGE AUX MORTS EN SERVICE AERIEN

LE 24 JUIN 1943 A TUNIS.

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(collection: Yves HERROU)

 

Cimetière Militaire de Gammarth - FINCK Guy #4

 

Guy FINCK - Cimetière Militaire de Gammarth.

(collection: Philippe FINCK)

____________________

 

Composition du Groupe

dans la Campagne de Tunisie

ENCADREMENT DU GROUPE

Commandant de groupe: commandant VIGOUROUX

Commandant en second: capitaine LASSALE-ASTIS

(jusqu'au 20 mars, date à laquelle il fut abattu)

puis capitaine DE BAGLION.

Commandant la 1re escadrille: capitaine DUTREY-LASSUS.

Commandant la 2e escadrille: capitaine STOLTZ.

EQUIPAGE AYANT PARTICIPE

A LA CAMPAGNE DE TUNISIE

Etat-major de groupe.

Commandant VIGOUROUX.

Sous-lieutenant PINAUD.

Adjudant-Chef LAURON.

Sergent-Chef LAGOUTIERE.

img860

N°1 ??, N°2 Capt DUTREY-LASSUS, N°3 ??, N°4 Adjt-Chef HERROU, N°5 ??, N°6 ??, N°7 Georges PARATORE.

(collection: Yves HERROU)

1re escadrille.

Capitaine DUTREY-LASSUS.

Sous-lieutenant LE POITEVIN.

Adjudant-chef HERROU.

Adjudant PAULMIER.

________________

(1) Capitaine LASSALLE-ASTIS.

Lieutenant MOUFLARD.

Adjudant BON.

Sergent-chef MONTHUS.

Sergent BRIAT.

_____________________

Lieutenant RUBY.

Adjudant CUISINIER.

Sergent-chef CHABRES.

 

Sgt Lagier (Tunisie)

 

Sergent LAGIER.

(collection: Famille LAGIER)

___________________

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Lieutenant CHEMIN à Carthage-Salambo en Tunisie.

(collection: Jean-Louis Chemin)

img403

(collection: Jean-Louis Chemin)

Lieutenant CHEMIN pilote Cdt d'avion, premier à partir de la droite.

Lieutenant CARRIN.

Sergent-chef CHABRES.

Sergent LABALETTE.

img861

_______________________

Lieutenant MARIN.

Lieutenant FRANGOLACCI.

Adjudant VUILLEMOT.

Sergent MEUNIER.

______________________

Lieutenant LOMBART.

Adjudant-chef ARCHAUX.

Sergent-chef PUGNET.

Sergent KERGRENE.

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_____________________

Lieutenant GIGUET.

Sergent-chef BISGAMBIGLIA.

Sergent-chef MARTORELLA.

Sergent-chef ARIE.

_____________________

Lieutenant CHAPRON.

Adjudant-chef VARLET.

Adjudant ECKHARDT.

Sergent-chef CHARRAUDEAU.

(1) Équipage descendu par la Flack le 23 mars 1942, pendant le bombardement de l'aérodrome de Sfax-el-Maou. Le sergent jeune pilote BRIAT, dont c'était la première mission (vol d'accoutumance) ne faisait pas partie normalement de l'équipage.

______________________

img863

N°1??, N°2??, N°3??, N°4??, N°5??, N°6 Georges PARATORE.

(collection: Yves HERROU)

2e escadrille.

1-25 TUNISIE 

1-25 tunisie Albert lacault

 

Escadrille du Buffle.

5 ème en partant de la gauche, premier rang du haut le Sergent-Chef Albert LACAULT.

9ème en partant de la gauche, Lieutenant PATURLE.

 Au centre de la photo le commandant VIGOUROUX et à sa gauche le capitaine STOLZ avec probablement beaucoup d'anciens des Groupes Lourds.

(collection: Annie LACAULT)

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2ème escadrille du buffle

Le commandant VIGOUROUX au départ pour une mission, on aperçoit bien l'insigne de la 2ème escadrille sur le Loiré et Olivier 45, photo peut-être prise à El Aouina?.

Citation.

Ordre Général n°1 du Général Commandant le Corps Aérien Expéditionnaire de l'Aviation Française d'Afrique n°387/1. CM/CAE du 17 Mai 1943.

Le Général de Division Aérienne GAMA Commandant le Corps Aérien Expéditionnaire, cite: à l'ordre de l'AVIATION de BOMBARDEMENT LE

Commandant VIGOUROUX Marcel

Commandant le Groupe de bombardement 1/25

"Commandant de groupe ardent et dynamique. Payant constamment de sa personne, vient d'effectuer cinq missions de bombardement de nuit dans des conditions souvent difficiles. S'est particulièrement distingué le 18 avril en bombardant avec précision un terrain violemment défendu par la flak adverse."

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ARMEE AERIENNE - Général Commandant en Chef

Juillet 1943

Citation à l'ordre de l'ARMEE AERIENNE

du Groupe de Bombardement 1/25

" Groupe d'Elite qui sous l'impulsion d'un chef ardent et dynamique, le Commandant VIGOUROUX et de ses deux chefs d'Escadrilles le Capitaine STOLTZ et le Capitaine DUTREY-LASSUS, a été le premier à reprendre la lutte contre l'envahisseur.

Grâce au moral élevé et à l'entrainement parfait des équipages, à la compétence et au dévouement des mécaniciens qui ont toujours su maintenir disponible le matériel français sauvé de l'invasion de la Tunisie, a obtenu d'emblée des résultats remarquables déversant 100 tonnes de bombes au cours de 80 sorties sur des objectifs lointains sévèrement défendus par la D.C.A. adverse.

A exécuté de nuit 300 heures de vol de guerre dans la seule période du 24 Février au 25 Avril 1943".

(collection: Coraline VILAIN)

 

(4) MOLLEREAU Escadrille%20Marc001

(collection: Claude MOLLEREAU)

 

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Capitaine STOLTZ.

Lieutenant DUGIT-GROS.

Sergent-chef MOULIN.

Sergent WOLF.

_______________________

Capitaine de BAGLION.

Adjudant LIDON.

Sergent-chef GRANIER.

Caporal-chef RUST.

________________________

Lieutenant BALAS.

Adjudant MEYER.

Sergent-chef MILLET.

Caporal-chef DESRUMEAUX.

_______________________

Lieutenant COCHET.

Lieutenant COTTARD.

Adjudant BOZEC.

Adjudant MANO.

_______________________

Lieutenant LAFAYE.

Lieutenant CAPRON.

Sergent HENRIOT.

Sergent VEYNANTE.

______________________

Lieutenant LEROY.

Lieutenant HABERT.

Sergent-chef BAILLON.

Sergent EVEN.

_____________________

Lieutenant PATURLE.

Adjudant-chef MENARD.

Sergent-chef GENGER.

Sergent BUIGNET.

_____________________

(1) Lieutenant LAMY.

Lieutenant DUBALLE.

Adjudant-chef BRIAULT.

Sergent SIGNORET.

____________________________

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Le 1/25 Tunisie à El -Aouina avec au centre le Cdt VIGOUROUX, Georges DUROUX et André DESPLACES se trouvent peut-être sur cette photo.

(collection: Annie LACAULT)

_______________________

HORS EQUIPAGES

1re escadrille.

Lieutenant de BEAUCOUDRAY.

Adjudant-chef DESMULES.

Adjudant JANSEN.

2e escadrille.

Lieutenant PETHUET.

Adjudant-chef LE MORVAN.

Adjudant GEITER.

(1) Équipage qui s'est écrasé le 22 mars, dans la montagne près de Batna, au cours d'une mission de liaison avec les autorités alliées. Les cinq membres de l'équipage, ainsi que deux officiers américains qu'ils transportaient, furent tués.

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G.B. I/25

Envoyé sur le terrain auxiliaire de Medjez el-Bad avant l'armistice, le 1/25 rejoint Sidi-Ahmed le 10 juillet, puis Tunis el-Aouina le 22. Depuis Oran, un détachement prend part à une mission sur Gibraltar. Le 11 juin 1941, le 1/25 est envoyé dans sa totalité participé aux combats en Syrie. Parti avec 13 appareils, il en reçoit 4 en renfort sur place et quitte le Levant le 12 juillet avec seulement 4 avions. La plupart des pertes ont été causées par le mitraillage des terrains par l'aviation britannique, un seul LeO451 ayant été abattu par la D.C.A. (quatre tués).

Le 8 novembre 1942, le 1/25 gagne Souk el-Arba pour se rapprocher des ports Algériens. Il n'interviendra pas. Le 11 novembre, il est transféré à Biskra puis le 16 il est définitivement mis hors de portée des troupes Allemandes qui occupent la Tunisie en rejoignant AÏN OUSSERA.

COMMANDANTS DE GROUPE

Cdt LAMBERT

Cdt VIGOUROUX                 à/c 01.05.1942

(source: AEROJOURNAL HORS-SERIE N°6 Mars 2004)

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(SHAA)

Constitué à partir du groupe de bombardement 1/25 de l'armée de l'Air d'armistice, qui avait pris part pendant quelques temps à la campagne de TUNISIE. Le groupe de bombardement 1/25 TUNISIE reçut la dénomination de squadron 347 au sein de la Royal Air Force. Dirigés sur la Gande-Bretagne en septembre 1943, les équipages français furent regroupés, à leur arrivée, à WEST-KIRBY, près de LIVERPOOL. Puis ils subirent un dur entraînement en OTU et en HCU en vue de passer sur HANDLEY PAGE HALIFAX.

Les pilotes se retrouvèrent à LONG NEWTON, les navigateurs et bientôt constitués à LOSSIEMOUTH, en Écosse du Nord, le stage en OTU prenant fin en mars 1944. Le passage en HCU n'intervint qu'au milieu du mois d'avril suivant et les aviateurs français furent ensuite envoyés à RUFFORTH pour se familiariser avec le HALIFAX.

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(SHAA)

HANDLEY PAGE HALIFAX appartenant au groupe de bombardement 1/25 TUNISIE et arborant l'insigne de la 2e escadrille de cette formation: le buffle.

Intégré dans le BOMBER COMMAND , le TUNISIE entra en opérations pendant le mois de juin 1944 et fut engagé dans des raids contre des nids de bombes volantes. Il fut également mis en oeuvre au-dessus de la Normandie et survola l'Allemagne à quelques reprises entre juin et août. Puis, à partir du 12 de ce mois et jusqu'au 5 octobre suivant, il soutint les armées alliées en marche vers la Belgique et la Hollande et accomplit des raids sur le territoire allemand.

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(SHAA)

HALIFAX de la 2e escadrille du TUNISIE

Du 6 octobre au 31 décembre, à l'instar du GUYENNE , le 1/25 prit part aux raids visant à saturer le bassin industriel de la RUHR. Enfin, du 1er janvier au 13 mars 1945, il participa  à des attaques importantes contre des villes comme HANOVRE, MAGDEBOURG, STUTTGART, CHEMNITZ et LIEPZIG.

Le tunisie demeura à ELVINGTON , d'ou il avait opéré jusqu'à présent, jusqu'en octobre 1945, époque à laquelle il gagna Bordeaux. Il y forma avec le GUYENNE la 21e escadre de bombardement puis assura des missions de transport entre la métropole et les territoires de l'empire français. Devenu 1/21 en novembre de cette même année, le TUNISIE fut dissous le 1er juillet 1949. Il allait  renaître sous la forme du groupe de bombardement II/92, qui fut dissous à son tour. Le centre d'instruction des forces aériennes stratégiques reprit les traditions du GB 1/25 en mars 1978.

(source: L'AVIATION N°201 1986.)

 

 

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15 octobre 2008

HISTORIQUE DU GROUPE "GUYENNE"

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                           "GUYENNE 2/23"                      

ESCADRILLE-C/66                             ESCADRILLE-BR129

ESCADRILLE 66

Créée  C 66                                        24 octobre 1915

Devient  SOP 66                                                  1917

Devient  BR 66                                       octobre 1917

Devient  210e Esc./ 3e RB (J)          1er janvier 1920

Devient  10e Esc./ 12e RAB (J)            1er août 1920

SYMBOLIQUE

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Un fanion tricolore est tout d'abord peint sur les fuseaux moteurs des Caudron G4, la partie unicolore gauche de ce marquage variant en fonction des équipages. Le capitaine de Kérillis, commandant la SOP 66, choisit, en mars 1916, comme insigne un aigle égyptien vu de face, aile déployées, placé quelquefois sur un soleil, le tout dessiné par le sergent Rapin, pilote à l'escadrille.

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LIEUX DE STATIONNEMENT

Malzeville                                                   octobre 1915

Commercy                                              décembre 1916

Frétoy                                                          janvier 1917

Grivesnes-Ferme de la Folie                1er février 1917

Malzeville                                                     février 1917

Pont-St-Vincent                                        1er avril 1917

Villeneuve                                                   12 avril 1917

Senard                                               17 septembre 1917

Villeneuve                                         17 septembre 1917

Cernon                                                    18 janvier 1918

Plessis-Belleville                                         30 mars 1918

Fouilloy                                                       29 avril 1918

Plessis-Belleville                                           30 mai 1918

Villiers-lés-Romilly                                   24 juillet 1918

Pars-lés-Romilly                                       24 juillet 1918

Villeneuve-le-Roi                                        16 août 1918

Tantonville                                          4 septembre 1918

Bussy-Lettrée                                    25 septembre 1918

Bicqueley                                            11 novembre 1918

Villers-lés-Nancy                                    10 janvier 1919

Mokotow                                                            mai 1919

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COMMANDANTS D'ESCADRILLE

Cpt Adrien de Kerillis                     octobre 1915

S/Lt Jacques Rapin                 19 novembre 1916

Lt Marie-Claude Célérier           septembre 1917

Lt Jean Ardissonde Perdiguier     8 janvier 1918

Cpt Pierre Cahuzac                     septembre 1918

Lt Gontran de la Perelle                    8 avril 1919

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En 1918 l'insigne est agrémenté de cercles de couleurs indéterminées (SHAA-B77/1640-BLECH)

RATTACHEMENTS

Détachement d'armée de Lorraine         4e trimestre 1915

1er Groupe d'aviation                              4e trimestre 1915

Groupe de bombardement 1                      10 octobre 1915

Groupe de bombardement 2                            janvier 1916

2e Groupe d'aviation                              1er trimestre 1917

3e Armée                                                            février 1917

8e Armée                                                         1er avril 1917

4e Armée                                                           10 avril 1917

2e Armée                                                           12 août 1917

Groupe de bombardement 6                                         1918

Escadre 12                                                     20 février 1918

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Variation graphique de l'insigne sur Sopwith 1A2 pendant l'été 1917 (SHAA - B77/783- CHABERT)

AVIONS UTILISES

Caudron G4                               octobre 1915

10 Sopwith 1B1 et B2                 MARS 1916

Breguet 14 B2                            octobre 1917

15 Breguet 14B1 et B2                     mai 1919

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Caudron type G4 "Reconnaissance"

L'Escadrille 66 a aussi utilisé une version blindée à moteur le rhône du Caudron G4 et des Sopwith 1A2

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Sopwith 1A2 arborant "l'aigle égyptien" au printemps 1917 (SHAA- B88/1088 - MARNY)

L'ESCADRILLE RECOIT

en juillet 1916                 des G4 à double-commandes

le 27 janvier 1917       les Caudrons G4 n° 1585,1588

                                 1589,1591,1592,1596,1701,

           1702 et 3108;

                         les Sopwith n°14 et 5

en décembre 1917         la BR 66 utilisait le Br 14 B2

     n° 1168

En 1919, certains Breguet 14 déployés en Pologne portent simultanément des marquages français et polonais (dont le Br 14 A2 n° 7490), ou encore l'insigne de la BR 66 et les cocardes polonaises.

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BILAN

10 victoires aériennes homologuées

RECOMPENSES ET DECORATIONS

-4 citations à l'ordre de l'armée;

-Croix de guerre 14-18 avec quatre palmes de bronze;

-fourragère aux couleurs du ruban de la Médaille militaire

PERSONNALITES MARQUANTES

-Cpt. de KERILLIS (pionnier du bombardement) et Lt. CELERIER (les deux, plus de 100 missions de bombardement);

-S/Lt. Mirabail (religieux mobilisé et observateur);

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Le Lieutenant ANSELME MARCHAL en 1916, devant un Nieuport Spécial à moteur le Rhône de 80ch.

LES PRÉPARATIFS DU RAID

En accord avec le GQG, le sous-Lieutenant MARCHAL songe alors à l'idée d'un raid sur BERLIN: une action d'éclat destinée à démontrer les capacités des Ailes Françaises, à une époque ou l'aviation Allemande s'impose de plus en plus au combat.

En outre, le survol de la Capital de l'Empire Germanique, jusqu'alors sanctuaire préservé des opérations militaires, ne peut qu'immanquablement avoir un impact psychologique sur les populations civiles. Pour cette mission, MARCHAL dispose d'un NIEUPORT Spécial dérivé d'un modèle XII, à voilure modifiée et moteur Le Rhône rotatif de 80ch. Son biplan est préparé avec des réservoirs internes pour 14h de vol et un système d'éclairage de l'habitacle à huit lampes, afin qu'il puisse surveiller ses cartes et ses instruments de pilotage.

LE DEPART EN JUIN 1916

Fort logiquement, le lieu choisi pour le décollage du NIEUPORT SPECIAL est très proche du front. Il s'agit du terrain de MALZEVILLE, tout à coté de NANCY. A cette époque, la base abrite les CAUDRON G4 de la C.66.

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L'ESCADRILLE dirigée par le CAPITAINE HENRI de KERILLIS qui projette un bombardement de représailles, sur un centre urbain en retrait des lignes ennemies. Le raid est mené sur KARLSRUHE, le 22 juin 1916... Assuré par les services météorologiques d'avoir des vents favorables, MARCHAL décolle de MALZEVILLE, dans la soirée du mardi 20 juin 1916. Lourdement chargé de carburant, d'huile et de "paquets d'imprimés", son NIEUPORT monte légèrement, dans l'obscurité totale d'un ciel orageux.

(source: l'aventure des premiers avions de combat En association avec le musée de l'Air et de l'espace. COLLECTIONS HACHETTE.)

-S/Lt. ANSELME MARCHAL (effectue pour la 1er fois, le 21 juin 1916 sur biplan NIEUPORT, un raid sans escale de 1300km, Malzéville-Cholm (Pologne), afin de larguer des imprimés sur Berlin), pilote non affecté à l'unité mais dont l'Escadrille 66 assure le support de son opération spéciales;

-Sgt. LIPPMANN et Cal. HUGUES (pilotes américains);

-DJIBRAÏL NAZARE-AGA (pilote perse).

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MORTS ET DISPARUS AU COMBAT

Sdt. GOUSSE                                                           MpF 14 mars 1916

Mdl. BOUSQUET, BRIG de MAULEON               disp. 22 juin 1916

Sdt. MERVEILLE                                          MpF 23 septembre 1916

Adjt. LAGUESSE, Sgt. GIRARD                  MpF 16 novembre 1916

Adjt. GOLFIER, Mdl. FARATS                            MpF 16 mars 1917

Lt. CELERIER, Sgt. MUSEUR                     MpF 29 novembre 1917

Adjt. RAGAZ, Sgt. DUFRESNE                            MpF2 février 1918

Adjt. MARAVAL, Sgt. BAUDIER                         disp. 30 mars 1918

 

 

 

 

ESCADRILLE 129

Créée  SOP 129                                              2 JUIN 1917

Devient  BR 129                                         26 février 1918

Devient  210e ESC./1er RB (J)               1er janvier 1920

Devient  7e ESC./11e RAB (J)                     1er août 1920

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SYMBOLIQUE

Le Capitaine MEZERGUES choisit comme insigne d'escadrille un lapin trimardeur portant un baluchon, d'abord placé sur un ovale ou un disque rouge, reprenant le modèle dessiné par BENJAMIN RABIER, illustrateur célèbre de la littérature enfantine, puis ultérieurement placé dans un fanion bleu à bandes rayonnantes jaunes.

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LIEUX DE STATIONNEMENT

Luxeuil-St-Sauveur                                    2 juin 1917

Plessis-Belleville                                      29 mars 1918

St- Clair                                                    29 avril 1918

Feuilloy                                                   1er mars 1918

Fourneuil                                                    29 mai 1918

Plessis-Belleville                                         30 mai 1918

Béhonne                                                     5 juillet 1918

Combles                                                   16 juillet 1918

Gourgançon                                             24 juillet 1918

Lormaison                                                    8 août 1918

Neufchâteau                                       5 septembre 1918

Soudé-Ste-Croix                              23 septembre 1918

Les Istres-et-Bury                                18 octobre 1918

Plivot                                           début novembre 1918

Ochey                                                12 novembre 1918

Le Bourget                                           début avril 1919

Landau                                                       24 avril 1919

Germersheim                                              19 juin 1919

Landau                                                        24 avril 1919

détachement à Metz-Frescaty             28 septembre au

                                                             16 novembre 1919

Metz-Frescaty                                                       

(escadrille complète)                          16 novembre 1919

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L'insigne sous sa forme habituelle sur le Breguet 14 B2 numéro 12 203 (SHAA-B83/5307-wszolek)

COMMANDANTS D'ESCADRILLE

Lt. Albert Mézergues                                     4 août 1917

Lt. André Danglade                            19 septembre 1917

Lt. Gérald Allegret                                   20 janvier 1918

Lt. Pierre Pascal                                            14 juin 1918

Lt. Jacques de la Giraudière             27 septembre 1918

Lt. Jean Luciani                                                  mai 1919

Lt. Jules Lebeau                                  22 septembre 1919

RATTACHEMENTS

2e Groupe d'aviation                                   4 août 1917

Groupe de bombardement 4                       4 août 1917

Escadre 12                                                 1er avril 1918

Groupe de bombardement 9                    1er avril 1918

 

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Ce Salmson 2A2 photographié après  l'armistice montre le "lapin trimardeur" dans un ovale rouge

(MAE - MA 43371- Lapierre) 

AVIONS UTILISES

15 Sopwith 1B1 et B2                             Juin 1917

Breguet14 B1 et B2                            Février 1918

L'escadrille a également utilisé des Salmson 2A2.

BILAN

5 victoires aériennes homologuées dont un Drachen

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SOPWITH

RECOMPENSES ET DECORATIONS

-2 citations à l'ordres de l'Armée;

-Croix de guerre 14-18 avec deux palmes de bronze;

-Fourragère aux couleurs du ruban de la Croix de guerre 14-18.

PERSONNALITES MARQUANTES

1st Lt. RICHARD W. MOODY, Lt. RAYMOND B. PARKER,

1st Lt. KARL H. EYMANN,(observateurs Américains.)

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 Sur ce Breguet 14B2 numéro 1211, le "lapin trimardeur" est un simple contour blanc sur l'entoilage de la dérive (SHAA- B 83/5308-Wszolek)

MORTS ET DISPARUS AU COMBAT

Brig. Piel                                       MpF 14 JANVIER 1918

Sgt. Cordonnier, Cal. Allais                 MpF4 février 1918

Cal. Grébil, Asp. Carron                         Disp.7 avril 1918

Sgt. Sauvaget                                          MpF 10 avril 1918

Lt Saintes-Chapelle, 2nd Lt Parker,

Sgt. Boureau                                                MpF 4 mai 1918

Mdl. Garcette                                             Disp 31 mai 1918

Cal. Lecomte                                             Disp 1er juin 1918

S/Lt. Istra, Cal. Charvet                             MpF 2 juin 1918

Mdl. Coutel, S/Lt. Eymann, Sgt. Lescoeur         Disp 6 juin

1st Lt. Moody                                                   MpF 15 juillet

Lt. de Quatrebarbes,

Sgt. Delhommeau                           MpF 12 septembre 1918

Cal. Vidal                                               MpF 7 octobre 1918

 BR-66

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(SHAA)

Créée au cours du mois de décembre 1915, l'escadrille n°66 fut tout d'abord équipée de CAUDRON G.4, d'ou sa dénomination initiale de C-66. Passée sous le commandement du groupe de bombardement n°1 du commandant de GOYS, cette formation fut chargée de mener des missions à la fois de bombardement léger et de protection.

Elle escorta notamment les appareils du GB1 lancés à l'attaque des gares de Metzet d'Arnaville, le 19 janvier 1916, et prit part au raid du 23 du même mois sur Metz. A cette occasion, les Caudron de la C-66 livrèrent de difficiles combats aux FOKKER et aux AVIATIK envoyés contre eux.

Les sorties se succédèrent alors, les engagements ne cessant pratiquement pas au cours des mois qui suivirent. Mais les pertes enregistrées par l'escadrille restèrent en fin de compte réduites. Commandée par le Capitaine de KERILLIS, cette formation se spécialisa dans le bombardement, mettant au point, sous l'impultion de son chef, des méthodes de plus en plus perfectionnées.

Le 22 juin, l'escadrille attaqua la ville de Karlsruhe, dans le cadre d'une mission de représialles, y provoquant la mort de cent dix personnes, cent vingt-trois autres blessées.

Au début de 1917, quand le GB1 fut réorganisé, les formations qui le composaient pssèrent sur SOPWITH 1 1/2 STRUTTER. Rebaptisée SOP-66, l'ancienne C-66 fut réaffectée au groupe en février et passa par les secteurs difficiles de la Champagne et de Verdun. Engagée dans des missions dites rapprochées en compagnie de l'escadrille 111, la SOP-66 bombarda les arrières des Allemands à la veille de l'offensive du Chemin des Dames, en bénéficiant de l'escorte de SPAD. Puis, en août, elle rejoignit le secteur de Verdun, ou les Français préparaient une offensive à objectifs limités.

Transformée sur Breguet 14B.2 en octobre 1917, l'escadrille n°66 entreprit sa première sorties lointaines sans accompagnement de chasse au début du mois de décembre. Puis, basés à Villeneuve, la BR-66 constitua, avec la BR-108 ,un groupe de bombardement qui , placé sous les ordres du commandant de la MORLAIS, reçut la dénomination de GB6. Cette formation fut alors intégrée dans l'escadre n°12 formée en février 1918 sous le commandement du commandant VUILLEMIN.

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(SHAA)

Equipage de la BR-66 posant devant un breguet 14B.2, en 1918. Noter  l'insigne de l'aigle égyptien.

Dés l'attaque allemande du 21 mars 1918,l'escadre de VUILLEMIN fut employée dans le bombardement du champ de bataille, enregistrant à cette occasion de graves pertes. Arrivée au PLESSIS-BELLEVILLE le 27 de ce même mois, la BR-66 prit part aux batailles d'arrêt livrées dans la région de MOREUIL-MONTDIDIER.

Elles rejoignit les fronts des Ire et IIIe armées, dans la Somme, au début de mai. Les Allemands ayant percé le front au Chemin des Dames, l'escadrille fut engagée dans les combats qui se déroulèrent entre l'Aisne et la Marne à la fin du mois de mai.

Lors de l'attaque allemande du 15 juillet, la BR-66 prit part à la destruction des pontons ennemis sur la Marne.

Quandla guerre prit fin, la BR-66 fut transportée, avec l'escadre n°12, dans la région de NEUFCHATEAU. Devenue 210e escadrille du 3e régiment de bombardement en janvier 1920, cette formation qui revendiquait une dizaine de victoires aériennes fut détachée en Pologne, ou elle fut rebaptisée 4e escadrille Polonaise de Reconnaissance. Dissoute, elle fut recréée et redésignée, en fin de compte, 3e escadrille du GROUPE II/23.

(source: L'AVIATION N° 187. 1984)

BR-129

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(SHAA)

Créée le 2 juin 1917,l'escadrille de bombardement n°129 fut tout d'abord équipée de SOPWITH, d'ou sa dénomination initiale de SOP-129. Commandée par le Lieutenant MEZERGUES, cette formation rejoignit le terrain de luxeuil en juillet suivant afin de s'intégrer dans le groupe de bombardement n°4, spécialisé dans les opérations de jour.

Dotée de son insigne, un lapin blanc portant un baluchon au bout d'un bâton sur l'épaule gauche, la SOP-129 effectua ses premières sorties en compagnie des deux autres formations du groupe de bombardement n°4, les escadrilles SOP-129 et SOP-123. C'est au cours d'une de ces missions, au-dessus de FRIBOURG -EN-BRISGAU, que son chef devait trouver la mort, le 2 août. MEZERGUES fut remplacé par le Lieutenant GARRET, qui ne resta à la tête de l'escadrille que peu de temps, pour laisser la place au Lieutenant LANGLADE.

Commandé par le Capitaine VILLERMOZ, le groupe de bombardement n°4 se dédoubla au début de l'année 1918 pour former le groupe de bombardement n°9, lequel fut constitué des escadrilles n°29, 123 et 129, sous les ordres du Capitaine de LAVERGNE. Deux mois plus tard, en mars, la SOP-129 fut transformée sur BREGUET 14B.2, devenant de ce fait BR-129. Les Allemands ayant déclanché leur grande offensive de printemps contre les armées franco-britaniques, en Picardie, le 21 mars, la BR-129 quitta LUXEUIL pour rejoindre Le PLESSIS-BELLEVILLE, dans l'Oise, et fut intégrée dans l'escadre 12 sous le commandement du Commandant VUILLEMIN. Le groupe de bombardement n°9 fut engagé sur les arrières de l'ennemi, bombardant la gare de SAINT-QUENTIN le 11 avril.

Au commencement  du mois suivant, la BR-129 prit le chemin de FEUILLOY, dans la  Somme, pour être mise en oeuvre entre CORBIE, PERONNE et HAM. Puis elle fut expédiée plus au sud, à FOURNEUIL, d'ou elle s'opposa, avec le groupe de bombardement n°9, à l'offensive allemande sur le Chemin des Dames, conduite le 27 mai. Attaquant les boeuds ferroviaires, les BREGUET 14B.2 français parvinrent à retarder l'acheminement des renforts et des matériels de l'adversaire, jouant un rôle important  dans le freinage de l'avance ennemie. Le groupe de bombardement n°9 accomplit par la suite des raids sur SOISSONS, NEUILLY-SAINT-FRONT et CHATEAU-THIERRY(juin).

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(SHAA)

Ce breguet 14B.2 aux couleurs chatoyantes est orné de l'insigne de l'escadrille  BR-129 : le lapin trimardeur. La BR-129 fut équipée de cet appareil au cours du mois de mars 1918, après avoir volé sur SOPWITH.

S'étant reconstitués et reposés au début de juillet, le groupe et la BR-129 s'en prirent aux ponts grâce auxquels les Allemands entendaient franchir la Marne, lors de leur dernière offensive sur le front occidental, le 15 juillet.

Trois jours plus tard, l'escadrille prit part à la contre-offensive française en attaquant ROMIGNY, JONCHERY-sur-VESLE et FERE -en-TARDENOIS. De LORMAISON, près de MERU, dans l'Oise, ou elle s'installa en août, la BR-129 poursuivit ses sorties dans le cadre de la bataille de SANTERRE. Puis elle repartit pour NEUF-CHATEAU, dans les Vosges, en septembre,en vue de participer à l'offensive américaine contre le saillant de SAINT-MIHIEL, dans laquelle fut impliquée la division aérienne.

Quand la guerre prit fin, le groupe de bombardement n°9 se trouvait à OCHEY, d'ou il devait être mis en oeuvre dans l'offensive prévue en Lorraine et qui n'eut jamais lieu. Partie en occupation dans le Palatinat, l'escadrille  BR-129 reçut la dénomination de 210e escadrille du 1er régiment de bombardement lors de la réorganisation de janvier 1920.

Elle devint ensuite 7e escadrille du 11e régiment de bombardement, puis 4e escadrille de la 101e escadre. Citée deux fois à l'ordre de l'armée, cette unité fut rebaptisée au cours des années trente 4e escadrille du GROUPE 2/23.

(source; L'AVIATION N°190 1984.)

 

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G.B II/23

Éparpilles sur divers terrains d'Afrique du Nord, les LeO451, du II/23 sont regroupés à Marrakech le 25 juin 1940. Le groupe rejoint Meknés le 19 août, ou il reste stationné pendant deux ans et demi. Il est engagé dans les deux missions de représailles au-dessus de Gibraltar, au cours desquelles il perd un avion et son équipage à la D.C.A. britannique. Il effectue deux missions les 8 et 9 novembre 1942 avant d'être déferré à Ras-el-Maa, près de Fès.

COMMANDANTS DE GROUPES

Cne PLIQUE

Cdt BORDES             à/c16.10.40

Cdt BONNAMY        à/c 01.12.40

Cdt VENOT              à/c 12.09.40

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Le LeO 451 n° 404 du GB II/23 prendra part à l'expédition du 24 septembre contre Gibraltar. On le voit ici à Meknès, en août 1940.

On note que le numéro de série a été inscrit à la craie sur la dérive et que son code tactique a été répété de la même manière juste en arrière de la cocarde. (collection: J.MUTIN)

(source:AERO JOURNAL HORS-SERIE N°6 Mars 2004)

 

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14 octobre 2008

LE GROUPE 2/23 GUYENNE EN GRANDE BRETAGNE JOURNAL DE MARCHE DU CAPITAINE COCHO

LE JOURNAL DE MARCHE DU GROUPE"GUYENNE" EN OPERATIONS

DU CAPITAINE COCHO.

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Bombardiers de nuit LES GROUPES LOURDS

sur l'Allemagne

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Une étude sur le "BOMBER COMMAND" par le Capitaine GALLOIS du groupe "GUYENNE"

 

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BULLETIN

 

DES

FORCES AERIENNES FRANCAISES

EN GRANDE-BRETAGNE

                                                                                    

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(collection: Geneviève BORDIER. Merci Geneviève pour le souvenir de notre Mitrailleur-supérieur:Sgt. BORDIER votre papa ensemble "nous n'oublierons plus les Groupes Lourds")

 

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Mr Jean MARECHAL Auteur: du livre

"DIX ANS D'AVENTURE DANS L'AVIATION MILITAIRE ET DANS L'AVIATION CIVILE"

Retrace une partie de sa carrière aux "GROUPES LOURDS" et en INDOCHINE au cours de 800 missions de ravitaillement en vivres et en munitions.

Ce livre est à commander chez l'Auteur: au prix de 15 euros port compris, à l'adresse suivante:

Mr Jean MARECHAL

9 allée Garcia Lorca

49240 Avrillé.

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13 octobre 2008

HISTORIA MAGAZINE

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Yorkshire Air Museum

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AERO-JOURNAL  HORS-SERIE N°5  Juin 2003.

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AERO-JOURNAL HORS-SERIE N°6 Mars 2004.

 

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AVANT L'ENVOL

Le personnel au sol de la R.A.F.

 


 

 

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LA LIBERTE PASSE PAR L'ESPAGNE

LES EVADES

DE FRANCE

MIRANDA DE EBRO

Pour le souvenir des anciens des Groupes Lourds et bien d'autres qui ont séjourner dans le sinistre camp de concentration de Miranda De Ebro.

 

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La gare de Miranda De Ebro.

Miranda, important noeud ferroviaire du nord de l'Espagne, est une petite ville entourée de montagnes ou la température est torride en été et glaciale en hiver. La construction du camp fut entreprise dés la "libération" de la ville, fêtée par l'exécution de cent cinquante cheminots réputé rouges. Un terrain, bordé par la voie du chemin de fer et par la rivière Bayas, affluent de l'Ebre; servit à établir le camp.

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(collection:M. Chauvet)

L'entrée principale du camp de Miranda (Espagne)

On pénétrait,en passant sous un portail surmonté de l'aigle espagnole, dans une première enceinte contenant les casernes des soldats de garde, le pavillon des officiers et une piscine, creusée en 1940-1941, par les internés. Détails très espagnol,on n'avait pas prévu un système d'évacuation, et la vidange se faisait avec des sceaux. Cette piscine n'avait d'ailleurs qu'un rôle décoratif et ne servit jamais aux internés. Le camp proprement dit venait ensuite. Entouré d'un muret blanc surmonté de barbelés, il contenait à l'origine deux rangées de treize baraques en parpaing crépies au plâtre et couverts de tuiles. Elles avaient un aspect extérieur assez pimpant, mais que dire de l'intérieur!!!!!!!!!!

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(collection: M. Chauvet)

Le réseau de barbelés qui entourait le camp de Miranda.

Ces baraques mesuraient 20m sur 6 et contenaient pour seul aménagement deux rangées de bat-flanc superposés délimitant des compartiments de 2m sur 2,50m appelés "calles" et conçus en principe pour trois hommes.

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La vie au camp de Miranda.

Il y avait 32 "calles" par baraque, soit normalement 96 hommes. Des couvertures ou des chiffons suspendus aux poutres donnaient un peu d'intimité aux internés délicats. Les deux premières baraques, accouplées et grillagées, servaient de prison, quatre autres avaient des fonctions diverses: magasin, salle de musique, etc.., et n'étaient pas aménagées. Une allée traversait le camp, bordée de l'autre côté par deux rangées de baraques un peu différentes des autres,ou se trouvaient les cabinets(dits"Franco"..) les douches, le pavillon des contagieux, l'infirmerie, le magasin des couvertures, assiettes et cuillers, seuls accessoires touchés par les internés. Derrière, courait une seconde allée dite "promenade des Anglais", et dont l'accès était souvent interdit. Au fond du camp, le bâtiment des cuisines,ou seul le bois était utilisé pour cuire le "rancho", soupe a base de choux, riz et pommes de terre. Un grand bâtiment, curieusement situé à cheval sur le quartier des soldats et celui des prisonniers, contenait le magasin militaire espagnol et une cantine, ou ne se vendaient guère (et à prix fort) que des oranges et du "turron" friandise à base de miel et d'amandes.

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(collection: De Paris à ELVINGTON. Auteur:Robert Saubry Bobet)

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(collection: M.Chauvet)

Vue générale du camp de Miranda ou étaient détenus les évadés de France.

Une unique fontaine, débitant un mince filet d'une eau douteuse, servait pour l'ensemble du camp;encore son débit était-il interrompu pour les besoins des cuisines et... des douches - qui se détraquèrent en 1942.

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Comme en Allemagne, en Italie,en grande-bretagne et dans tous les pays en guerre,les prisonniers passaient le plus clair de leur temps en "travaux" de propreté.

A l'entrée du camp, vaste espace,dit bandera , était aménagé en face d'une espèce d'autel ou un officier prenait place pour les cérémonies du lever et du baisser des couleurs, rehaussées par la musique d'une clique de prisonniers habillés en soldats espagnols sous la direction d'un Israélite qui avait été maître de chapelle à Vienne...Cette cérémonie bi journalière s'accompagnait de l'appel des prisonniers. Sur le côté de la bandera se trouvait une petite chapelle en bois, décorée par les prisonniers polonais. L'ensemble tenait dans un espace de 150m sur200m environ..

C'est dans ces installations primitives que des milliers d'hommes entre 1940 et 1944 allaient passer, séjourner et vivre.

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Intérieur d'une "calle" du camp de Miranda (dessin d'un détenu M. CHAUVET).

Quelques personnes qui sont passées dans le camp.

Pendant les dix années, ils furent des milliers de prisonniers espagnols et étrangers à être passés par le camp de Miranda,la plupart étaient anonymes.

Beaucoup devinrent célèbres par la suite. En voici quelques-uns: ROBERT ANDRE VIVIEN.député, ALAIN GRIOTTERAY. député, LUCIEN BODARD. écrivain, JEAN LARTEGUY. écrivain, JEAN CIAMPI. médecin et cinéaste français, MICHEL PONIATOWSKI. sénateur, GEORGES BIDAULT. ministre, FELIX GOUIN. président de l'assemblée, HENRI de GAULLE. filleul du général, JOAN LLARCH. écrivain espagnol, ROBERTO VEGA GONZALES. professeur université, YHAOO AUSBACHER. rabbin de l'église Israélite, MARTIAL ARBIZA du real joueur de foot, FELIPES DEMETRIO. joueur de foot à HELETICO de MADRID, plus d'une soixantaine de médecins dont les Dr JACOB et Dr MONOD. prix nobel de médecine; le Dr TUBIANA. cancérologue de renommée mondiale; JOE CARSON et BOBY BARROW deux internes populaires.

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Gouverneur Général Lépine à Port Vendres.

Plusieurs groupes venant de différentes prisons espagnols nous conduisit au portugal dans le petit port de SETUBAL ou nous attendait un vieux cargo "le général lépine" pour nous emmener à Casablanca ou nous fûmes reçus triomphalement,avec les matelots du JEAN-BART au garde -à-vous sur le pont et une fanfare jouant la Marseillaise.

Nous l'avions bien mérité et je ne peux m'empêcher à cette occasion de vous communiquer le bref rappel historique de ce qu'ont représenté les évadés de France par l'Espagne, dans une brochure conçue par l'action des évadés de France,association dirigé par monsieur MARCEL VIVE, un président actif et totalement dévoué a son oeuvre, mais qui dut dissoudre son association en 2005, les membres étant devenus trop peu nombreux. Après cette évasion, une nouvelle étape nous attendait, c'était l'Afrique du nord et un début de formation dans les unités que nous avions choisies. Une autre suite nous attendait, c'était le Maroc.

(source: l'excellent livre du Bombardier sur HALIFAX Robert Saubry-Bobet De Paris à Elvington)

(source:HISTORIA magazine n°49 )

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MEDAILLE DES EVADES

Date d'instauration: 20 août 1926

HISTORIQUE

Cette distinction signalait ceux qui, selon le général MANGIN, avaient fait plus que leur devoir en s'échappant des prisons ennemies pour retourner à la bataille. Elle était également décernée aux Alsaciens-Lorrains qui avaient quitté les rangs allemands entre le 1er août 1914 et le 1er novembre 1918. L'ordonnance du 7 janvier 1944 et la loi du 30 octobre 1946 accordèrent la médaille aux auteurs d'actes d'évasion entre le 2 septembre 1939 et le 8 mai 1945.

INSIGNE:

L'avers porte une effigie de la République couronnée de feuilles de lauriers et de chêne. Le ruban vert est barré verticalement de trois raies orange, au centre la plus large, les deux autres à chaque extrémité.

CONDITIONS D'ATTRIBUTION:

Il y eut 15 000 bénéficiaires au titre de la Grande Guerre et 35 000 pour la Seconde Guerre mondiale. Les demandes d'obtention, closes le 1er janvier 1968, furent à nouveau admises le 28 décembre 1981.

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(collection: LOUIS MARIE)

 

Groupes d'anciens des Groupes Lourds et Évades de France,on  n'aperçoit monsieur Jean GOVAERT et monsieur LOUIS MARIE, au Mémorial de la France Combattante inauguré le 18 juin 1960 par le Général de GAULLE.

LES EVADES DE FRANCE

L'appellation "Évades de France" regroupe tous les hommes qui cherchèrent à gagner l'Afrique du Nord et qui furent internés dans les geôles franquistes. On trouva des résistants "grillés". des prisonniers de guerre évadés d'Allemagne,des réfractaires au S.T.O., des juifs... Tant que les Allemands semblaient gagner, l'Espagne neutre se contentait de les renvoyer en France, mais lorsque le vent de la victoire tourna, Franco se réserva une porte de sortie en les internant.

Après de pénibles marches en haute montagne, guidés par des passeurs, les évadés atteignaient la frontière. Leur joie était de courte durée car, la plupart du temps, ils étaient pris par les carabiniers espagnols. Enchaînés deux à deux, ils poursuivaient la route vers leur"prison modèle" ou s'entassaient bien souvent jusqu'à souvent quatorze détenus dans une cellule pour un. Le camp de Miranda de Ebro, construit par des ingénieurs allemands pendant la guerre civile, reçut jusqu'à 5000 détenus.

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Au camp de Miranda de Ebro, les conditions de détention étaient effroyables.

Les conditions d'alimentation étaient à la limite de la survie et l'hygiène déplorable. La sous-alimentation et l'endémie dysentérique aggravées par la vermine conduisaient à des pertes de poids atteignant jusqu'à 30% pour des séjours ordinaires compris entre trois et douze mois. Les délabrement psychologiques étaient importants: n'était la forte raison patriotique qui les conduisit à cette épreuve inattendue, beaucoup auraient perdu pied. Les rares contacts avec des prisonniers "politiques" espagnols qui attendaient leur condamnation à mort avec un courage inouï furent aussi d'un grand secours moral. Peu à peu, par l'action des autorités françaises d'Alger et des Alliés, les prisonniers furent échangés contre du blé ou des phosphates et presque tous s'engagèrent, car ils étaient partis pour cela!

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Miranda de Ebro.

 

(Histoire du camp de concentration de Miranda de Ebro 1937-1947 - Auteur: José Angel Fernandez Lopez)

Sur les 30 000 personnes (a minima) qui ont réussi à passer la frontière, 19 000 purent prendre les armes en AFN pour grossir les rangs de la 1er armée (9000), de la 2ème DB (4500) et d'autres unités alliées. Les autres étaient soit morts, soit déportés,soit trop affaiblis pour être incorporés. Plus tard,le maréchal de Lattre leur rendit un vibrant hommage "ils choisirent la périlleuse aventure du passage des pyrénées pour l'honneur de servir".

(source: Images de guerre)

 

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Maquette du sinistre camp de concentration de Miranda del Ebro. Tiré de l'ouvrage de Sébastien Barrère " Pyrénées, l'échappée vers la liberté" Editions Cairn, à Pau, 2005.

(source: Régis JOUHAUD)

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JOUHAUD JACQUES

Mécanicien au sol: "avion-moteur" sur la base d'ELVINGTON

Sa carrière de pilote brisé par son passage en 1942 dans les geôles de Franco,ou il séjourna dans le sinistre camp de concentration de Miranda de Ebro en perdant plus de 30 kilos souffrant de déshydratation avec un rétrécissement de l'estomac, dont à peu prés tous les jeunes gens passés par ce camp.

Jacques JOUHAUD à quitté le camp de MIRANDA, par le PORTUGAL par SETUBAL le 14 juillet 1943: Ils embarquèrent sur un vieux cargo Français battant pavillon Anglais, le DJEBEL AURES. Ce bateau part pour CASABLANCA vers 22 heures avec 700 libérés, escortés par le torpilleur ALCYON.

 

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TORPILLEUR ALCYON

Le DJEBEL AURES de la Compagnie de Navigation Mixte. Du 30 Avril au 29 Décembre 1943 ce cargo (2635 Tx construit en 1926) en compagnie du Gouverneur Général Lépine, Château Pavie, et Sidi Brahim a contribué au transport vers CASABLANCA de 18000 évadés de France libérés des prisons espagnols "désireux de se battre aux côté des Alliés". Les 8 premières rotations se font au départ de SETUBAL puis par autorisation de Franco par MALAGA. DJEBEL AURES se rend 3 fois à SETUBAL et 1 fois à GIBRALTAR.

 

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"DJEBEL-AURES"

Premier voyage CASA, SETUBAL, 7 juin voyage CASA GIBRALTAR, le 14 juin voyage pour SETUBAL le 23 et un voyage encore pour SETUBAL le 14 juillet. Sur ces navires et notamment sur le DJEBEL AURES des problèmes ont surgi entre Gaullistes et Giraudistes. Sur le GOUVERNEUR GENERAL LEPINE était embarqué Jean GUIGLINI ("Colonel de l'armée blindée") qui a relaté ces incidents. Le 20 avril 1943 le DJEBEL AURES a été témoin du torpillage du SIDI BEL ABBES alors qu'il navigue à ses côtés dans le convoi UGS 7 États-Unis Méditerranée.

 

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"SIDI BEL ABBES"

RECIT DE

MARQUES JOSEPH

OFFICIER MECANICIEN A BORD DU

"SIDI BEL ABBES"

TORPILLAGE DU SIDI BEL ABBES

Retraité de la Société Générale des Transports Maritimes (SGTM), Joseph MARQUES était le 20 avril 1943 officier mécanicien à bord du "Sidi Bel Abbès" quand ce bateau, assurant la navette entre Marseille et Oran, fut touché par une torpille. Voici son témoignage.

"Le dimanche 18 avril à 16h, se souvient Joseph MARQUES, le Sidi Bel Abbès  quitte le port de Casablanca avec l'état-major du 4e régiment de tirailleurs Sénégalais et une grande partie du 1er bataillon de ce régiment.

"A Gibraltar,ajoute Joseph MARQUES, le Sidi Bel Abbès prend place dans un convoi de 42 navires. Le mardi 20 avril à 7h, il est touché par une torpille. Une secousse violente se fait sentir et donne à tous l'impression d'un déséquilibre soudain du navire, qui prend aussitôt une grande inclinaison. L'explosion qui s'est produite à hauteur de la cale 2 a disloqué la passerelle de commandement et enlevé toutes possibilités de sauvetage organisé.

"En peu de temps.. une à deux minutes.. l'avant du navire disparaît cependant que l'arrière pointe vers le ciel, avant de disparaître également dans les flots. Une multitude d'hommes plongent dans la mer et s'agrippent aux corps flottants qui passent à leur portée. Pour la plupart les secours n'arriveront qu'entre 3 et 5 heures, car il y eut une nouvelle alerte aux sous-marins parmi les bateaux sauveteurs.

"Les rescapés du Sidi Bel Abbès débarqueront à Oran et seront transportés nombreux à l'hôpital Baudens. Plus de 800 personnes (équipage et passagers) disparaîtront dans ce naufrage"

Un demi siècle déjà. Mais le temps n'efface pas le souvenir de cette tragédie.

Oran des années 50

http://danmarlou.free.fr/

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 "GOUVERNEUR GENERAL LEPINE"

 

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"SIDI BRAHIM"

Revenu en 1945, il se remis à voler bien que sa santé physique et psychique ait été définitivement détérioré dans les geôles de Franco.

(collection: Régis JOUHAUD)

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Henri CABANNES

A VOIR LE PARCOURS D'UN EVADE

UN ANCIEN DES GROUPES LOURDS

MON EVASION VERS LA FRANCE LIBRE EN 1943

 Adresse du site:  http://henri.cabannes.free.fr/

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L'EQUIPAGE DU LIEUTENANT PELISSIER

CELUI DES EVADES DE FRANCE

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Pilote: Lt. PELISSIER. (H.E.C.) Navigateur: Aspt. POMPOM. (INGENIEUR) Bombardier: S/Lt. SUSBIELLE. (INSTITUTEUR) Mécanicien: Sgt/C. GUEGAN. (GUEGAN a été remplacé ensuite par le Sgt HELLER, GUEGAN étant malade). Radio: Sgt. RIBON. Mitrailleur-supérieur: Sgt. HERRY. Mitrailleur-arrière: Sgt. ERLY.

L'équipage du Lieutenant PELISSIER se distinguait de tous les autres équipages par le fait qu'il ne comprenait que des évadés de France, tous réservistes, célibataires et évidemment volontaires. Ils étaient jeunes parmi les plus jeunes, les voici présentés dans l'ordre habituel.

Unis par leur commune origine et par leur jeunesse, solitaire de la même cause, attelés à la même charrette ou ramant sur la même galère, ils formaient l'équipage tel qu'on peut se l'imaginer. Ils faisaient corps autour de leur pilote en qui ils avaient une confiance absolue. Au cours de la nuit des intruders, alors que le balisage avait disparu sur toutes les bases du YORKSHIRE, n'avait-il pas réussi à poser son avion dans le noir, sur le terrain d'ELVINGTON.

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(source: Le "L" FOR LOVE .Auteur:Andrée A. VEAUVY.(équipage du Capitaine VEAUVY.)

Le journal de la victoire:

"On a pris une muflée terrible; dans un pub, j'ai reçu un feu de Bengale; j'ai cru que j'étais atteint par la flak."

Photo prise par Henri POMPOM,Aspirant au 1/25 TUNISIE, squadron 347, le 8 mai 1945.

Dans cet équipage, comme dans tous les équipages soudés, chacun faisait son métier, et rien  que son métier. Cet esprit de corps est parfaitement décrit dans une note que nous a fait parvenir l'Aspirant POMPOM et dont nous extrayons le passage suivant:

"Un équipage, c'est une sorte de personne collective, une sorte de tout en un. Je m'explique: quand le mitrailleur de queue disait au pilote corkscrew gauche, le pilote devait le faire instamment sans demander d'explication, et le navigateur, dont les instruments portatifs voltigeaient, ne devait pas ramener sa science. (j'avais aussi acheté une règle à calculs classique que j'avais attaché à mon blouson. L'instrument officiel plus évolué pouvait être perdu, je m'en tirais toujours avec mon bidule accroché)".

Ce qu'il faut comprendre, c'est que chacun commande - je dis bien commande - quand c'est à lui de le faire - cap 340 - top, et le pilote devait se mettre au 340 dans les trente secondes qui suivaient.

Un peu à gauche - encore - stop - et l'avion était définitivement aligné par le bombardier sur la cible. Pendant au moins cinq minutes, il n'était plus question de bouger d'un poil quelles que soient la flack et la chasse. On avait le trouillomètre à zéro pendant ces longues minutes.

Il y a une éthique  dans la vie d'un équipage qui était différente de celle d'une escadrille de chasse. Je crois qu'elle est plus belle encore, car moins individualiste et moins spectaculaire.

(source: NUITS DE SUR L'ALLEMAGNE Auteur: Louis BOURGAIN.)

 

 

 

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