05 janvier 2009

LE GENERAL VIGOUROUX

LE GENERAL VIGOUROUX

COMMANDANT DE L'AIR

EN A.O.F.

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Prise d'arme à BORDEAUX  pour une remise de décorations au groupe "TUNISIE" . De gauche à droite:

le Colonel BAILLY, l'Air-Commodore WALKER, le Colonel VIGOUROUX, le Commandant HOQUETIS et le Commandant NOIROT.

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En portant à la connaissance de nos lecteurs la nomination du général MONTRELAY comme commandant de la 3e Région aérienne, nous laissions entendre que d'autres affectations à des postes importants de l'armée de l'air étaient envisagées. L'une d'elles a été récemment prononcée, qui confie au général VIGOUROUX le titre de commandant de l'air en A.O.F.

Nous nous demandons s'il était bien opportun d'enlever cet officier général au poste qu'il occupait, à la tête d'un service qui, plus que tout autre, a besoin de cette continuité qui manque tant à notre armée de l'air, mais nous nous consolerons avec la conviction que le général VIGOUROUX  possède les qualités indispensables à l'exercice du commandement qu'il va assumer: son passé, ses état de services justifient cette conviction.

Sorti de Centrale en 1927, il passe en Sorbonne un certificat de licence en technique aéronautique, mais en même temps il demande et obtint une bourse de pilotage en vue d'effectuer son service militaire dans l'aviation. Pendant son apprentissage de pilote à l'école Morane, au cours de l'été 1927, déjà "pris" par son métier d'aviateur, il décide de consacrer quelques années à l'armée qui l'enthousiasme. Il s'engage dans l'aviation militaire pour trois ans et est nommé sous-lieutenant le 1er octobre 1927, quelques jours avant d'obtenir son brevet de pilote.

Après un an passé à l'école d'Application de l'Aéronautique à Versailles, il est affecté au 11e Régiment d'aviation de bombardement à Metz au mois de novembre 1928. Pilote en escadrille, ce métier le captive, mais il est brusquement interrompu par une décision de l'état-major qui le désigne pour suivre en octobre suivant les cours de l'Ecole Supérieure d'Aéronautique ou il doit pendant deux ans reprendre la vie, moins agréable pour lui, d'élève-ingénieur.

Dès sa sortie de l'Ecole en 1931, il aspire à revenir dans une unité navigante. Nouvelle déception: il est affecté au service des fabrications aéronautiques à Paris pour diriger un bureau de contrôle de l'exécution des marchés de l'aviation militaire dans les différentes usines. Il finit par réussir à quitter cet emploi sédentaire en 1933 et à se faire affecter en A.O.F. Il rejoint à DAKAR l'état-major de l'air, ou il reste un an en profitant de toutes les occasions pour reprendre son activité aérienne et parcourt en tous sens le Sénégal, la Mauritanie, la Casamance et la Gambie Anglaise.

Nommé Capitaine en 1934, il est affecté en octobre de la même année, à l'escadrille de GAO sur les bords du Niger. Pendant près de trois ans, ayant prolongé son séjour normal d'une année, il effectue les voyages les plus divers dans toute l'Afrique, non seulement dans toutes les colonies du groupe de l'A.O.F. et le Sahara, mais aussi en A.E.F., au Cameroun, au Congo Belge et à Madagascar. Outre les plus beaux souvenirs de sa carrière aéronautique, il rapporte de ce séjour ses deux premières récompenses: une citation à l'ordre du corps aérien en juin 1935 et une lettre de félicitations du commandant de l'air en A.O.F. en mai 1937 au moment ou il va quitter la colonie.

Rappelé en France, il passe un an à Versailles comme instructeur d'une brigade d'élèves, puis obtient l'affectation qu'il désirait depuis longtemps, pilote d'essai au centre d'expériences en vol à Villacoublay.Il exerce ce métier qui le passionne jusqu'au début de 1940, effectuant des essais sur la plupart des prototypes du moment: c'est lui, en particulier qui est désigné pour présenter au meeting international de Bruxelles, le premier Lioré 45. Pendant l'hiver 1940, il partira en Angleterre pour suivre la mise au point des "Radars" anglais.

Ayant demandé dès septembre 1939 à être affecté dans une unité engagée, il avait été comme tous ses camarades du centre d'essais, maintenu par ordre à son poste du temps de paix.Ce pendant au printemps de 1940, il rejoint le Moyen-Orient pour mettre sur pied un groupe de bombardement qui devait être équipé de matériel américain. L'Armistice empêche la réalisation de ce projet et le commandant VIGOUROUX utilise les premiers mois de cette période calme forcé à connaître une partie de l'Egypte, le Liban, la Syrie et la Turquie.

Rentré en France, il demande le commandement d'un groupe en Afrique du Nord, et obtient celui du groupe de bombardement 1/25 à Tunis. Dès le débarquement allié du 8 novembre 1942, son matériel et son personnel sont immédiatement utilisés pour effectuer des transports au profit de l'aviation américaine, puis pour exécuter les bombardements de nuit sur le front de Tunisie (300 heures de vol de guerre ont été effectuées de fin février à avril 1942).

La fin des opérations sur ce théâtre survint au moment ou la disparition progressive du matériel français encore utilisé nous aurait empêché de continuer à fournir aux alliés une aide efficace.

Les pourparlers engagés entre le Gouvernement provisoire d'Alger et le Gouvernement Britannique laissant espérer que des unités de bombardement français pourraient être équipées de matériel anglais, il mit son groupe sur les rangs en vue de cette transformation et obtint satisfaction en raison de la magnifique conduite de tous ses équipages pendant la période précédente. Il débarque ainsi à LIVERPOOL en septembre 1943.

Après de longs mois d'instruction, qui à tous parurent longs, le groupe qu'il commandait, devenu "SQUADRON 347" du BOMBER COMMAND, est engagé en 1944 dans l'effort extraordinaire du bombardement de l'Allemagne par la R.A.F. et contribue au débarquement en France, à la fin de la guerre européenne: plus de la moitié du personnel navigant parti d'Alger avec lui ne devait pas revoir le sol natal.

Au cours de cette période, plusieurs citations lui furent décernées dont une lui valut la rosette d'officier de la Légion d'Honneur. Par ailleurs, les britanniques lui décernèrent la "Distinguish Flying Cross" de la Royal Air Force.

Rentré en France, il est affecté au centre d'essais en vol renaissant, puis il rejoint le service du Matériel à l'Etat-major de l'air, dont il a assumé jusqu'à ce jour, la direction, comme Colonel, puis comme Général depuis aout 1946.

Puissent son départ ne pas trop jeter de perturbation dans un service bien délicat à diriger actuellement. Et puissent les excellents résultats qu'il ne manquera pas d'obtenir, en nos contrées lointaines de l'Empire, qu'il connaît bien, compenser les inconvénients certains d'une telle mutation.

A. THIBAUDET.

(source: L'AIR N°605 du 5 septembre 1947)

 

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01 janvier 2009

SOUVENIR DU SERGENT BORDIER MAURICE

 

Geneviève Bordier zocht haar leven lang naar vader Maurice - BHIC

Geneviève Bordier (1943) was trots op haar vader. Want Maurice Bordier, landbouwkundig ingenieur in Noord-Afrika, had tijdens de Tweede Wereldoorlog zijn leven gegeven voor de vrijheid van anderen. Hij vocht als vrijwillig luchtmachtsoldaat tegen de Nazi's, die Europa onder de voet hadden gelopen. Zij was nog maar een peuter toen hij crashte, ergens in Nederland.

https://www.bhic.nl

 

POUR GENEVIEVE BORDIER

LE SOUVENIR DE SON PERE

LE MITRAILLEUR-SUPERIEUR

DE L'EQUIPAGE DU CAPITAINE STANISLAS DU "TUNISIE"

LE SERGENT BORDIER MAURICE

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 VOLONTAIRE POUR LES GROUPES LOURDS

Un grand gars, au front très dégagé, les cheveux plaqués sur la tête, un visage ovale avec de bonnes joues, deux yeux vifs sous les sourcils épais, un sourire effleurant les lèvres, tel était celui que les camarades appelaient " Le Grand-Père", Maurice BORDIER.

Honnête, franc, excellent père de famille, ne vivant que pour sa femme et ses enfants, passant la plus grande partie de ses moments libres à écrire chez lui, se mettant facilement en colère et se calmant aussi vite, ce garçon était ce qu'on appelle un "chic type".

Ses études en avaient fait un "Ingénieur Agronome". Mais épris des choses de l'Air, il s'était engagé en 1935 dans l'Armée de l'Air à METZ. Le peloton de candidats "E.O.R." Lui ayant été défavorable, il préféra, à l'issue de son année de service, revenir à la vie civile. Mariée en juin 1939, il fut pris par la guerre le 3 septembre 1939 et mobilisé comme soldat de 2e classe à SOUK-EL-ARBA en TUNISIE, puis démobilisé lors de l'armistice de 1940.

Le 8 novembre 1942, les troupes alliées débarquent en Afrique du Nord. Pour BORDIER, c'est l'occasion rêvée. Il va pouvoir mettre en pratique ses qualités patriotiques, mais il va devoir abandonner cette vie familiale tant appréciée: sa femme et ses deux enfants.

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 L'opération TORCHE du 8 novembre 1942.

Le 10 novembre, il est rappelé et part pour LAGHOUAT dans le sud Algérien. Ses espérances vont-elles cette fois se réaliser? Il fait une deuxième demande d'admission dans le personnel navigant en vue de suivre les cours de pilotage. Avec une immense joie, il apprend que sa demande est agréée. Il contracte alors un engagement, par pour le Maroc ou il est affecté à AGADIR. Hélas, il devait connaître une autre déception, la plus cruelle pour lui. Ayant plus de vingt-cinq ans, il ne peut être pilote. Le sentiment de révolte qui monte en lui est cependant vite réfréné. Puisque le destin en a jugé ainsi, il se pliera à son caprice. Il sera mitrailleur.

Durant son stage de formation, BORDIER apportera le meilleur de lui-même à son travail. Avec acharnement, il s'initie graduellement à sa nouvelle fonction. Son esprit n'est occupé que par deux choses, d'une part, sa femme et ses enfants, de l'autre, sa spécialité de mitrailleur qu'il aime déjà énormément.

Toute la correspondance adressée au cours de ce stage à AGADIR, ne sera que la manifestation de ces deux préoccupations. De ce courrier, transpirera également cette déception qu'il ressent de ne pouvoir d'ores et déjà prendre part à l'action:

"... Je viens de rentrer d'AGADIR, ou j'ai passé la journée du dimanche, et comme tous les dimanches, je m'y suis ennuyé ferme. Les cours n'avancent pas. Nous ne faisons que piétiner. Et moi, je m'impatiente; si je pouvais seulement voir mes deux chéris"...

"... Enfin, cette semaine a été moins monotone. Nous avons fait beaucoup de tirs; au fusil, à la mitrailleuse, tir en avion sur cible aux sol. Hier j'ai volé sur Léo 45. J'ai fait 50 minutes. C'est assez rare. Ce stage terminé, nous en aurons un autre de perfectionnement à faire à MARRAKECH; puis après ce sera le peloton d'élèves aspirants. J'ai la ferme conviction que j'arriverai à ce que je veux. J'ai confiance. Ce qui me manque ce sont deux chéris. Combien de temps encore avant de les revoirs?"...

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LéO 45

"... Je suis reçu deuxième comme mitrailleur-observateur. J'espérais bien être le premier mais cela n'a aucune importance, puisque nous en avons terminé... 7 mois déjà que j'ai quitté mes chéris. Je ne vais plus les reconnaître. Mon impatience a été tellement grande de les revoit, que, maintenant, je n'ai même plus le courage d'être impatient. C'est devenu chez moi un état chronique et je m'en accommode tant bien que mal, plutôt mal que bien. Enfin espérons, l'Espoir fait vivre"...

"... Nous devons rejoindre ZERALDA le 20 septembre. Le moral est meilleur à l'idée de vous revoir et j'espère que j'aurai au moins une petite perm. Je suis fou de joie. A bientôt maman chérie"...

ZERALDA, ou pendant trois semaines qui lui paraîtrons des siècles, BORDIER, s'il revoit les siens, ne pourra obtenir cette "petite perm" qu'il entrevoyait dans un rêve et lui permettrait de serrer dans ses bras ses deux "chéris".

Pour lui et pour tant d'autres, ZERALDA c'est aussi la rampe d'accès qui va les conduire dans la fournaise. C'est de là que vont partir ceux qui inscriront dans l'histoire de l'aviation deux noms prestigieux: "GUYENNE" et "TUNISIE".

BORDIER affecté au groupe 1/25 "TUNISIE", "Squadron 347" dans la Royal Air Force, verra la terre d'Afrique s'éloigner de ses yeux et avec elle sa famille. Puis par un matin brumeux, comme seule sait en offrir la nostalgie Albion, BORDIER débarque à LIVERPOOL.34531010

PIER HEAD AND MERSEY SIDE, LIVERPOOL.

Ce pied posé sur le sol Anglais n'est qu'un pas vers l'action. La tradition britannique est là qui guette nos émigrés. L'ivresse des combats ne sera pour eux que le résultat d'une longue, trop longue à leur gré, période de stage de préparation, de formation. La base d'ELVINGTON n'apparaitra à leurs yeux qu'après une pérégrination qui les conduira d'un bout à l'autre de l'Angleterre.34245055

 EVANTON Janvier 1944

Le premier en haut a gauche de la photo: BORDIER Maurice.

(collection: Geneviève BORDIER)

BORDIER, en tant que mitrailleur, débarque sur la base d'EVANTON en ECOSSE, à la 8e A/GS. Pendant deux semaines, il va revivre l'atmosphère des salles d'études.

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L'hiver Ecossais participera à cette mise en train. Tandis que son subconscient évoquent la riante terre d'Afrique, BORDIER dépèce la mitrailleuse Browning 203, la tourelle 'Frazer-Nash", le collimateur de tir aérien, "l'Aircraft Recognition".

Comme le veut la logique, de la théorie il passe à la pratique et le travail aérien se succède: tir ciné-mitrailleuse, tir sur manche et mitraillage d'objectifs au sol.

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Prenant pour cible un avion modèle réduit, qui se déplace contre un décor panoramique, le mitrailleur se perfectionne à terre, dans des conditions qui se rapprochent autant que possible de celles qu'il rencontrera dans ses missions.

BORDIER actif au possible, se lamentant de la lenteur des cours au MAROC, ne laissera rien deviner de tout cela pendant son passage à EVANTON. Dans ses lettres il ne retient de ce stage que trois événements: sa nomination au grade de caporal-chef, le retour du soleil et la perspective de voler. Seule l'obsédera la pensée des siens. Cette obsession marque chaque page de ses lettres.

"... J'allais oublier de vous annoncer la grande nouvelle, les galons sont enfin arrivés. Depuis ce matin je suis caporal-chef. Ce n'est pas trop tôt. J'en étais presque honteux. Enfin, c'est le cadeau de Nouvel An du Commandant"...

"... Depuis quelques jours, il fait un temps superbe, avec un beau soleil. Cela nous réchauffe. Nous en étions tellement privés. Mais comme il me tarde de revoir mon beau soleil d'Algérie. Le moral est toujours bon. On tiendra. Et surtout soyez sans inquiétude, je ne cours aucun risque"...

"... Nous avons fini notre entraînement théorique. La pratique va bientôt commencer. Enfin, je vais pouvoir voler. Cela va devenir intéressant. J'ai été breveté "AIR GUNNER" et j'en ai reçu l'insigne au cours d'une petite parade, simple mais assez émouvante. Ce qu'il me faudrait maintenant c'est une "perm"! Je suis las moralement. Il y a trop longtemps que je traîne dans les écoles"...

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D'EVANTON à LOSSIEMOUTH, il n'y a qu'une courte distance et ce passage de l'A.F.U. à L'O.T.U. sera marqué par BORDIER d'une pierre blanche. L"Operational Training Unit" est la formation en équipages et l'entraînement intensif que vont y suivre ceux-ci détourne bien pensées; seul l'éloignement de sa famille restera pour celui que l'on appelle "Le Granp-père", un refrain.

En O.T.U. BORDIER s'incorpore à une famille qui lui est des plus sympathiques, son équipages.

 

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EQUIPAGE DU CAPITAINE STANISLAS du "TUNISIE" et les cinq mécaniciens au sol.

(collection: Geneviève BORDIER)

Touché par la Flak l'avion explose en vol. seul le Nav. est revenu.

Deuxième a partir de la gauche le Sgt. BORDIER Maurice. Mitrailleur-supérieur.

"... On nous a formés en équipage. Je suis heureux car il m'est sympathique. Nous nous entendons bien, et j'espère que le moment venu nous ferons du bon travail. Le moral est toujours solide, mais il serait encore meilleur si je n'étais si loin de vous et de mes "chéris"...

Durant cette phase d'entraînement intensif BORDIER se soumet à sa destinée. Il suit le rythme de la vie. La fatigue arrive même à la dégager de son obsession familiale.

"... Notre entraînement pratique continue; hier j'ai volé six heures consécutives. Il ne faisait pas très froid -18°, seulement j'étais fatigué; mais j'aime mieux cela. Mes chéris me manquent beaucoup. Malgré tout, le moral est bon et je tiendrai"...

Avoir bon moral et tenir semble être deux points sur lesquels BORDIER concentre son esprit. Il sait que la part qu'il a choisie est un morceau de vie qui lui demande des efforts incessants.

BORDIER avait rêvé de porter les galons d'officier, il avait les capacités pour ce faire. Pourtant lorsque le 1er mars 1944, il recevra ses galons de sergent,loin d'en éprouver de l'amertume, il écrira:

"... Ici,toujours même vie, les jours se suivent et se ressemblent, un peu comme la cuisine anglaise. Le moral est bon et tout est pour le mieux puisque je suis Sergent"...

19 juillet 1944, la première escadrille du G.B.1/25 reçoit des équipages de renfort. Le treizième qui vient compléter la colonie française des exilés est celui du Capitaine STANISLAS, mitrailleur-supérieur: Sergent BORDIER.

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 Bombardement de l'usine synthétique de WANNE EICKEL.

25 juillet,première mission, destruction d'une usine de pétrole synthétique à WANNE EICKEL au N.E. d'ESSEN. Pour un baptême du feu, c'est un baptême du feu. L'itinéraire semble avoir été repéré juste à l'arrivée sur l'objectif et immédiatement après, au N.N.O. de DUISBOURG, les projecteurs entrent en action. Sur l'objectif une Flak lourde, intense et plutôt haute accueille les équipages. Cependant, la chasse ennemie est absente. Tous les avions rentrent sains et saufs à la base, excepté le "G" du Capitaine STANISLAS qui se pose à WEST RYNHAM avec les réservoirs crevés.

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Deux jours de repos pour compenser cette nuit laborieuse et le 28 une seconde mission, sur la forêt de NIEPPE. Cette forêt va subir les assauts du bombardement car il s'agit de détruire les rampes de lancement de V1 qui y sont installées. Les missions sont nombreuses et suivies. BORDIER est devenu un noctambule et écrira:

"... Ces derniers temps, je n'ai guère eu le temps pour écrire. Nous volions la nuit, quelquefois nous nous sommes couchés avec le jour. Nous dormions donc le jour, pour remettre ça la nuit suivante"...

Cet extrait de lettre résume la vie des Bombardiers Lourds. Ce sera ainsi des nuits et des nuits passées dans la tourelle à guetter un ennemie qui peut fondre à chaque instant sur l'avion. A surveiller l'avion ami qui risque d'accrocher au milieu du Stream.

La campagne de France se termine et le Haut Commandement allié a décidé de frapper l'ennemi à son point le plus vulnérable. Usines, Voies Ferrées, Terrain d'Aviation, le pilonnage s'intensifie toujours de plus en plus. De son côté, l'Allemagne joue ses dernières cartes. La Flak est souvent très nourrie. Les "Jets-Propelled" font leur apparition. La durée des vols augmente aussi au fur et à mesure que le front gagne en profondeur.

 

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Des durs moments passés sur la RUHR, des missions manquées par suite d'incidents mécaniques, du bombardement de MUNSTER en cette nuit du 18 novembre 1944 ou l'avion revient sur trois moteurs après avoir volé ainsi 10 minutes avant l'objectif, de ce lendemain de NOËL ou son équipage sera le seul de la première escadrille à bombarder la gare de SAINT-VITH, BORDIER n'en parle pas. Est-il vraiment aussi inconscient du danger qu'il le dit dans ses lettres? ou bien, si prés de la fin de son tour de missions(il en fallait 30), persuadé que la chance est à ses cotés, pense-t-il qu'il est dorénavant à l'abri du péril? essaie-t-il également de rassurer sa famille? Profitant d'une période de répit il écrit:

"... Cette semaine a été très dure, non pas que les missions aient été dangereuses, mais elles étaient très longues, 7 heures chaque fois, donc très fatigantes. Aussi la "perm" est bienvenue. J'ai maintenant 24 missions, 2 citations et la 3e étoile de vermeil est en route. Je pense finir mon tour à 30 missions. Bientôt, je l'espère, je serai près de vous. Le moral tient toujours. Ne vous faites aucun souci"...

 

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(source: Le "L" for LOVE Auteur: Andrée. A. VEAUVY.)

13 janvier 1945, bombardement d'un dépôt d'essence à l'arrière de SAARBRUCK. 14 janvier, bombardement du noeud de voies ferrées à DULMEN. 28 janvier, bombardement de la gare de KORNWESTHEIM près de STUTTGART. Au cours de cette mission, l'avion "G" ayant des ennuis fait demi-tour. Le lendemain BORDIER écrira son avant-dernière lettre et dans un style sobre livre son état d'esprit mettant son patriotisme au premier plan.

"... Ma chère maman,

Je vois que tu te fais toujours des illusions. Non, je suis toujours sergent. Sache que nous, qui avons le très grand honneur d'aller au baroud, n'avons pas besoin de galons... Ma croix de guerre vient de s'orner d'un troisième clou, en vermeil celui-là, et ce n'est pas fini. C'est pour moi, une grande, très grande satisfaction. Nous avons fait, tu peux m'en croire, du bon travail. Le moral est à la hauteur. La fin proche du tour y est pour quelque chose"...

La dernière lettre de BORDIER peut nous donner le témoignage de la grandeur d'âme de ces hommes d'équipage:

"... Je viens d'être proposé chef. J'ai signé ce matin ma proposition; mais par contre, on nous a allongé le tour de 6 missions. Dommage, j'avais presque fini mon tour. Mais que faire, surtout ne vous inquiétez pas outre mesure. Après tout 6 de plus ou de moins ne tire pas à conséquences. Je pourrais demander à être mis en congé illimité, mais je ne le ferai pas, car j'aurais l'air de me dégonfler et ce ne serait pas très élégant vis-à-vis de mon équipage. Patience, le moral est bon et j'ai la ferme conviction que je m'en tirerai. A très bientôt de vous revoir. Ce jour-là, sera le plus beau jour de ma vie"...

Le plus beau jour de sa vie, BORDIER ne le connaîtra pas. Les arrêts implaccables du destin sont là. La famille, la joie du retour, le bénéfice de la paix retrouvée ne lui étaient pas destinés;en ce soir du 6 février, sous son "tonneau", BORDIER ne pouvait s'imaginer qu'il rédigerait l'ultime lettre que sa famille recevrait.

 

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7 février 1945, aux tableaux des mess et des groupes, des affiches annoncent la mission: bombardement de GOCH. Dans la salle  des mitrailleurs, BORDIER prend note des détails concernant les munitions. Maintenant dans la salle de " l'intelligence ", chaque équipage s'installe à sa table pour le "Main Briefing". Devant lui s'alignent des sacs de toile dans lesquels on doit vider ses poches.

 

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BORDIER recommence les gestes qui lui sont devenus familiers. Dans le sac rouge, il place tout ce qui devra être détruit sans examen au cas ou il ne rentrerait pas. Dans le sac blanc, tout ce qui devra être remis à sa famille. BORDIER jette un dernier regard à toutes ces choses qu'il retrouvera intactes au retour de la mission. Dans ses poches, il ne garde que sa carte d'identité R.A.F. et un peu d'argent. Au cas improbable, pense-t-il d'un événement malheureux, il enfouit quand même dans sa poche " l'Espace Box", petite boîte de Rhodoid transparent qui lui permettrait de survivre cinq jours: comprimés de nourriture, rasoir, lime, de quoi pêcher, cartes, boussole... Ces Anglais sont des gens pratiques !

 

                    

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(sources: Sarabande Nocturne. Louis. BOURGAIN. Bombardiers de Nuit.)

Le silence se fait, l'officier météo prend la parole. Le Commandant DE FONT-REAUX, "Intelligence Officier", commence son exposé par la phrase traditionnelle que tous connaissent maintenant par coeur: "Ce soir vous attaquez GOCH, petite ville située à proximité immédiate des lignes". Des précautions minutieuses sont ordonnées pour éviter que les bombes ne tombent sur les Alliés. Interdiction de bombarder aux instruments, interdiction de... et de...

 

 

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Les équipages nantis de tous ces renseignements vont s'habiller et gagnent leurs appareils. Sur le "G" chacun s'active pour que l'avion parte à l'heure. Le starter vient de donner l'ordre de décoller. La mission commence. Sur l'Angleterre et la Manche, le ciel est clair et le "Middle-up" tout en surveillant les abords de l'avion peut admirer le ciel étoilé.

 

 

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Soudain, à 25 km d'EINDHOVEN, l'avion est attaqué par un chasseur de nuit allemand et explose. Seul, le Capitaine STANISLAS , sans savoir pourquoi ni comment, se retrouve dans les airs suspendu à son parachute. Il sera le seul rescapé de cet accident. Le Destin vient de décider que BORDIER et ses cinq autres camarades avaient donné leur vie pour la "FRANCE".

(L'OPS N° 21 JUILLET 1999.)

 

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http://esmma.free.fr

 

 

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31 décembre 2008

ESCADRE DE BOMBARDEMENT 12

ESCADRE DE BOMBARDEMENT 12

HISTORIQUE DE L'UNITE

PAR UN ANCIEN OFFICIER

DE

L'ARMEE DE L'AIR

Monsieur: AYMARD David.

 

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12 ème REGIMENT

HISTORIQUE DE L'UNITE

 

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(Mr.AYMARD. David: Ancien Officier de L'Armée de l'Air 21 octobre 2008)

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30 décembre 2008

VISITE DES VETERANS DE LA BASE D'ELVINGTON

LES VETERANS DES

GROUPES LOURDS FRANCAIS

GUYENNE ET TUNISIE

EN VISITE A ELVINGTON

12 MAI 2009

FRENCH BOMBER CREW VETERANS RETURN

'HOME'.... to YORKSHIRE

Le voyage à ELVINGTON a été très réussi. Malgré la fatigue, les anciens ont été très heureux de se retrouver là-bas entre copains et ont été très touchés par l'accueil qui leur a été réservé

(Geneviève MONNERIS)

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(collection: Geneviève MONNERIS)

De gauche à droite:

Louis HERVELIN, Hervé VIGNY, Pierre PATALANO, Lucien MALLIA, André GUEDEZ

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(collection: Geneviève MONNERIS)

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(collection: Geneviève MONNERIS)

de gauche à droite:

Louis HERVELIN, Pierre PATALANO, Mr Timothy KIRKHOPE (Député Européen du YORKSHIRE), Lucien MALLIA, André GUEDEZ, Hervé VIGNY.

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(collection: Geneviève MONNERIS la fille de monsieur André GUEDEZ. mitrailleur-supérieur: Equipage du Lt LEROY. (TUNISIE)

Louis HERVELIN, Radio: Equipage du Cpt. PLAGNARD, (GUYENNE) - Hervé VIGNY, Mitrailleur-supérieur: Equipage du Lt. HACHETTE,(TUNISIE) -Pierre PATALANO, Mitrailleur-supérieur: Equipage du Cpt. LAFAYE,(TUNISIE) - Lucien MALLIA, Mitrailleur-arrière: Equipage du Cpt. NOTELLE, (GUYENNE). André GUEDEZ, Mitrailleur-supérieur: Equipage du Lt LEROY, (TUNISIE). 

TRADUCTION DE PAUL JEEVES

DU YORKSHIRE POST

PARU LE 13/05/2009

http://www.yorkshirepost.co.uk/news/French-bomber-crew-veterans-return.5261335.jp

L'une des plus grandes opérations militaires de l'histoire, la réussite du débarquement du JOUR-J, est dû pour une part non négligeable à un petit morceau du continent sur le sol britannique.

Le courage et la bravoure des équipages de bombardiers français ont joué un rôle majeur dans le débarquement du JOUR-J, bien que leur effort ait souvent été ignoré.

Et le nord YORKSHIRE tient une place unique dans cette histoire puisque c'est dans ce conté que se trouvait la seule base de la Royal Air Force au Royaume-Uni sur laquelle opérait une autre nationalité durant le conflit.

La base du BOMBER COMMAND d'ELVINGTON était connue comme la "Petite France" à l'époque où deux groupes français de la R.A.F. s'y trouvaient en opérations avec 500 membres d'équipage et 1000 personnels au sol, effectuant des centaines de missions sur des cibles dans leur patrie et en Allemagne.

Hier on s'est souvenu de leur contribution lors de la visite de cinq anciens des groupes lourds ayant fait le voyage depuis la France jusqu'à leur base au sud-est de York, marquant ainsi le 65éme anniversaire de leur formation. Parmi eux se trouvaient Pierre PATALANO, 89 ans, et Hervé VIGNY, 91 ans, deux mitrailleurs supérieurs qui effectuèrent 64 missions et n'étaient jamais revenus à ELVINGTON depuis la fin de la guerre.

M. VIGNY qui vit dans le sud-ouest de la France prés de Biarritz, a dit: "ce fut plus qu'émouvant. C'est extraordinaire de revenir ici 65 ans plus tard et de revoir la base. C'est incroyable!

Malgré ce qui s'est passé pendant la guerre, j'ai beaucoup d'excellents souvenirs et les anglais nous ont très bien acceuillis. Ce fut formidable de revenir ici et de revivre certains de ces souvenirs".

Le BOMBER COMMAND a subi de lourdes pertes durant la seconde guerre mondiale, la moitié des équipages y ont perdu la vie. Les groupes français eux-mêmes ont perdu 41 équipages, 216 membres avec ceux tués en formation, à l'entrainement et en chargeant des bombes.

Malgré le traumatisme de la guerre, les traditions provenant de l'époque passée en Afrique furent intégrées dans la vie quotidienne sur la base du YORKSHIRE: à chaque repas chaque homme avait droit à un verre de pinard, un vulgaire vin rouge d'origine algérienne!

Aussi un lapin blanc, qui était l'incarnation vivante de l'insigne du Groupe GUYENNE et qui vivait sur la base, devint pour beaucoup une distraction agréable pour échapper aux horreurs de la guerre.

Un mémorial au village d'ELVINGTON est le point central des commémorations de la journée du souvenir qui rappelle l'effort des équipages français. Un monument semblable existe en Normandie

M. PATALANO, qui vit aussi prés de Biarritz, a dit: " Nous sommes très touchés que les enfants des écoles se rendent au monument chaque année. C'est vraiment très important pour nous de voir qu'on se souvient encore de notre contribution après toutes ces années."

Malgré leurs succés pendant la guerre, l'angoisse à laquelle les premiers équipages ont été confrontés en bombardant leur propre patrie est révélée dans un documentaire rassemblant les cinq vétérans qui étaient hier à ELVINGTON.

Le film est diffusé au YORKSHIRE AIR MUSEUM maintenant installé sur la base d'ELVINGTON

www.yorkshireairmuseum.co.uk

Le directeur du YAM, IAN REED, a déclaré: " C'était des hommes courageux et bien connus partout à YORK. Leurs histoires dans ce nouveau film font vraiment chaud au coeur, spécialement celles qui concernent les anglais et nous sommes très contents de les accueillir une nouvelle fois de retour sur leur base".

Aprés la guerre, les Groupes Français sont rentrés chez eux avec les bombardiers HALIFAX pour former la base de ce qui est aujourd'hui l'Armée de l'Air de leur pays.

UNE BASE JOUANT UN ROLE UNIQUE

POUR DES COMBATTANTS FRANCAIS

ELVINGTON tient une place unique dans les annales de l'histoire de la guerre puisqu'elle fut la seule base de la R.A.F. sur laquelle opérait une autre nationalité

Le 16 mai 1944, le Squadron 346 (Groupe GUYENNE) fut officiellement formé à partir d'équipages de l'Armée de l'Air Française qui étaient arrivés via LIVERPOOL, après avoir combattu aux côtés des Forces Alliées en Afrique du Nord dans l'âpre conflit avec l'Africa Corps nazi. Ils furent rejoints par d'autres équipages Français qui avaient quitté leur patrie plus tôt.

Le groupe fut engagé dans le débarquement et ses premières missions eurent lieu la nuit  du 1er juin sur les installations radar de la Ferme d'URVILLE sur la côte normande, sous la conduite du Commandant LEONARD CHESHIRE du Squadron 617.

Le 5 juin, le Squadron 346 bombarda la batterie allemande juste à l'extérieur du petit port de pêche de GRANDCAMP-MAISY, sur le point ouest de ce qui fut désigné sous le nom d'OMAHA BEACH pour le débarquement, et sur la gare de triage de CAEN et Saint-Lô.

Le 20 juin 1944, le groupe GUYENNE fut complété par la création du groupe TUNISIE Squadron 347, et à partir de ce moment-là ils menèrent ensemble la guerre sur la RUHR et le coeur de l'industrie allemande.

(traduction: Geneviève MONNERIS)

TRADUCTION DE L'ARTICLE

PARU LE 13 MAI 2009

DANS

"THE PRESS"

DES HEROS DE GUERRE FRANCAIS

DE RETOUR AU TERRAIN

D'AVIATION D'ELVINGTON

http://www.thepress.co.uk/search/4364088.French_war_heroes_to_Elvington_airfield/

Des vétérans Français sont revenus au terrain d'aviation du nord YORKSHIRE où ils étaient basés pendant la seconde guerre mondiale pour marquer le 65éme anniversaire de la formation de leurs groupes.

Les cinqs hommes appartenaient aux unités de l'Armée de l'Air Française qui furent intégrées au BOMBER COMMAND de la Royal Air Force Britannique en mai 1943 sous les noms des Squadrons 346 et 347.

Depuis leur base d'ELVINGTON ils executèrent des douzaines de missions de guerre essentielles entre juin 1944 et mai 1945, perdant 216 hommes.

Les vétérans ont été filmés récemment pour un documentaire racontant leur vie, leurs amours à YORK et les opérations qu'ils menèrent depuis la base d'ELVINGTON.

Le mitrailleur Lucien MALLIA, maintenant âgé de 88 ans, à même épousé une fille du nord YORKSHIRE qu'il avait rencontrée dans un bal local et le couple a eu trois enfants, 14 petits enfants et 13 arrières petits-enfants.

Hier les vétérans se sont rendus au Mémorial Français d'ELVINGTON et on participé à une réception civile à l'hôtel de ville de YORK.

IAN REED, Directeur du Yorkshire Air Museum d'ELVINGTON, a dit : " Ces jeunes hommes, loin de leurs foyers et de leurs familles ont eu la tâche peu enviable de bombarder souvent leur propre pays et 50% ne sont jamais rentrés chez eux.

C'étaient des hommes courageux et bien connus partout à YORK. Leurs histoire dans ce nouveau film font vraiment chaud au coeur, spécialement celles qui concernent les anglais et nous sommes contents de les accueillir de retour sur leur base une nouvelle fois."

(traduction: de Geneviève MONNERIS et Realisatrice des films sur nos anciens des Groupes Lourds, qui j'espère seront un jour connu de tous pour le souvenir.)

" Nous n'oublierons plus les Groupes Lourds"

 

 


 

UNE VISITE DE LA BASE D'ELVINGTON

EN  PRÉPARATION

Avec Monsieur:Jean VEAUVY.  et  Madame: Andrée. A. VEAUVY.

Le  "L" for LOVE est toujours disponible au prix de 38 euros port compris

a l'adresse suivante:

Mme VEAUVY Andrée

32, rue Victor Hugo

33160 St-Médard-en-Jalles.

MES_IMAGES

Une agréable journée passée en compagnie de Madame A. VEAUVY avec beaucoup de souvenirs sur le "L" for LOVE.

Mr Jean VEAUVY.  Madame A.VEAUVY ( auteur: du "L"for LOVE). DUCAPHIL.

 

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23 décembre 2008

MEMORIAL DES GROUPES LOURDS ELVINGTON

MEMORIAL

ELVINGTON

DES GROUPES LOURDS FRANCAIS

2/23"GUYENNE"ET 1/25"TUNISIE"

SQUADRON 346 et SQUADRON 347

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Inscription gravée en Anglais et en Français sur la plaque de bronze du monument:

"Ici stationna, en 1944 et 1945, le Groupement de Bombardement N°1, comprenant les Groupes Français "GUYENNE" et "TUNISIE" qui constituaient les Squadrons 346 et 347 de la Royal Air Force"

"Ce monument rapelle leurs combats et le sacrifice de leurs morts".

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Les personnalités à l'inauguration du Mémorial d'ELVINGTON.

Gal. VENOT. ??  ??  Gal. BAILLY. Air-Commodore WALKER. ?? Gal. HOQUETIS. ?? .

(source: Les foudres du ciel. du Général NOIROT)

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Pierre-CELESTIN DELRIEU Visite à ELVINGTON , le 2 août 1974.

(source: FEU DU CIEL FEU VENGEUR , Auteur: Pierre-CELESTIN DELRIEU)

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André HAUTOT Elvington octobre 1968.

(collection: André HAUTOT)

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On aperçoit le panneau de la ligne de chemin de fer d'Elvington.

(collection: André HAUTOT)

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La gare d'Elvington

(collection: DUCAPHIL) 

groupes lourds lagier 1975 premier rang à gauche

Elvington en 1975, au premier rang à gauche, André LAGIER (Radio de l'équipage du Lt BIENAIME)

(collection: Famille LAGIER)

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Stèle érigée à la mémoire des Groupes Français dans le village d'ELVINGTON en bordure de la route du village.

(source: la mémoire des groupes lourds)

 

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de gauche a droite:

??, ??, Louis MARIE, Louis SOIDET, Roger MICHALON, Louis BOURGAIN, ??, ??, ??, ??.

 

Cérémonie du souvenir au pied de la stèle rénovée.

Depuis 1957, sous les effets des intempéries et des frimas, notre stèle s'était dégradée lentement mais sûrement. Certes, les travaux d'entretien avaient été régulièrement effectués. Manifestement, cela ne suffisait pas. c'est pourquoi, en juin 1988, la municipalité d'ELVINGTON, sous l'impulsion de son Maire monsieur JACQUES,décida de procéder à sa rénovation.

En septembre 1988, lors de la cérémonie du souvenir, les participants se retrouvèrent devant un monument centré, ayant retrouvé sa verticalité, entouré d'une haie fraîchement plantée, avec un gazon comme il n'en existe qu'en Angleterre.

Ainsi , le monument a retrouvé sa parure initiale . Les habitants d'ELVINGTON en sont fiers. Il est devenu leur monument, celui qui honore les Français qu'ils n'ont pas oubliés, celui de l'amitié Franco-Britannique, celui qui a été scellé par le sang et dans le sang, celui du respect réciproque.

Un monument pas comme les autres dans sa simplicité.

(Louis BOURGAIN)

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Lors du repas a ELVINGTON

??, ??, Mr Jean CAILLET,  Mme Nicole ROUSSEAU-PAYEN, Mr Louis MARIE, ??, ??.

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Monument des Groupes Lourds Français "GUYENNE" et "TUNISIE"

Pour leurs vaillants Aviateurs tombés au combat.

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Souvenir d'un voyage a ELVINGTON en 1991.

Mr. Louis. MARIE.  ?? .

(collection: Louis MARIE)

Membres des groupes lourds tués en opérations

du 01.06.1944 au 08.05.1945, au départ d'Elvington

LES PERTES HUMAINES

Les pertes du "Group 4"

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Le taux des pertes et leurs causes  ont évolué durant toute la guerre. Au début, elles étaient surtout dues aux intempéries et aux retours difficiles dans les brumes anglaises. A la fin, elles étaient surtout le fait des Défenses ennemies: Chasse et D.C.A. En janvier 1944, le squadron basé à POKLINGTON, non loin de YORK, perdit, au cours d'un raid sur Berlin, 5 avions au dessus de l'Allemagne tandis que 2 s'écrasaient au retour sur l'Angleterre. Le lendemain, au cours d'un raid sur MAGDEBOURG,4 avions du squadron étaient de nouveau portés "Manquant" en territoire ennemi. Au total, pour les 2 jours, le squadron avait donc perdu 11 quadrimoteurs sur 16 que comprenait son effectif.

Pour les 5 années de la guerre, les statistiques des pertes du "Group 4" permettent de dresser le tableau suivant:

Tués en opérations                                             51%

Tués au retour de mission sur l'Angleterre          9%

Très grièvement blessés                                       3%

Prisonniers de guerre                                          12%

Evadés                                                                1%

Personnel ayant terminé son tour d'opérations   24%

Ces pourcentages se passent de commentaires.

PERTES DE L'ENSEMBLE DU BOMBER COMMAND

Sur les 110000 MEMBRES DE LA R.A.F. tués au cours du deuxième conflit mondiale. 55000 appartenaient au BOMBER COMMAND.

La proportion est plus grande encore pour les Canadiens, tellement nombreux dans le BOMBER COMMAND qu'ils avaient pu constituer un "Group" autonome: Sur les 19000 Aviateurs Canadiens tués, 13000 appartenaient au BOMBER COMMAND.

LES PERTES DES GROUPES LOURDS FRANCAIS

La longue liste de leurs 239 victimes est donnée ci-après:

Requiescant in pace

 

POUR LA MEMOIRE DES GROUPES LOURDS

MORTS AU CHAMP D'HONNEUR

"GROUPE GUYENNE"

Adjudant: AQUAVIVA, Jean                 /Adjudant: KIPFERLE, Jules

Capitaine: BARON, Robert            /Sergent-Chef: LACAZE, Gabriel

Sergent: BARDES, Etienne               /Adjudant: LAFFONT, François

_____________________________

Sous-Lieutenant: BAYLE, Pierre

DSC06315      

Monument aux morts de Bordeaux.

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DSC06319

(collection: Jean-Michel GRAVAUD)

_______________________________

Sergent-Chef: LAHERRE, Jean

Sergent-Chef: BEAUVOIT Pierre  Sous-Lieutenant: LAMBERT Jean

Capitaine: BERAUD Alphonse   Lieutenant: LAMONTAGNE Henri

_____________________________________________________

IMG_0001_1___2_

Sergent-Chef: BIAGGI Dominique

(collection: Sandra BARBIER NIAULON)

__________________________________________________________

Sergent-Chef: LE GUILLOU Jean

Sergent: BOUTILLIER André           Sergent-Chef: LELONG Henri

________________________________________

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Sergent: BOURREAU Guy.

(collection: Jean-Michel GRAVAUD)

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Monument aux morts de Bordeaux.

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(collection: Jean-Michel GRAVAUD)

___________________________________________________

img937                

Sergent-Chef: LEMAIRE Jean.

_____________________________________________

Sergent: BOURRELY Louis                              /Sergent: LEROY Jean

Commandant: BREARD Raoul    /Sous-Lieutenant: LIMACHER Roger

Adjudant-Chef: BRIGALAND

_________________________________________________________ 

       img115       

 

Sergent: LHOMOND Gabriel

__________________________________________

Sergent: BRULET,Georges                          /Capitaine: LOEW,Claude

Sous-Lieutenant:CAPDEVILLE,Pierre

____________________________________________

Image_11   

Sergent: LOURDEAUX Louis

(collection: Bernard DESBIENS)

______________________________________

Adjudant:CHABROUD,Jean                     /Adjudant:MABILLE,Lucien

Sergent:CHARPENTIER,James

__________________________________________________

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Sergent: MARTIN Henri.

(collection: Paul et Pat de SEJA MARTIN)

____________________________________________

Sergent-Chef:CHIERICCI,Paul

___________________________________

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Sergent: MARTROU Louis

(collection: Famille MARTROU)

________________________________________

Lieutenant:CONDE,Henri                   /Sergent-Chef:MAXERAT,Louis

Sergent-Chef:CORMIER,Charles           /Sergent-Chef:MEYER,Henri

Sergent-Chef:COUPEAU,Marcel               /Sergent-Chef:OLIVE,Henri

Adjudant:CUSIN,André                     /Lieutenant:PASQUIER,Raymond

Lieutenant:DABADIE,Maurice                /Sergent-Chef:PATRICE,Guy

Lt-Colonel:DAGAN,Noel                    /Lieutenant:PELISSIER,Marcel

Lieutenant:DEPLUS,Jacques             /Sous-Lieutenant:PETIOT,Emile

Aspirant:DUFRESNOY,François          /Sous-Lieutenant:PETIT,André

___________________________________

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(collection: Véronique BROSSEL)

 

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Lieutenant: DUGNAT,Georges 

____________________________________  

Sous-Lieutenant:POTHUAU,Alfred

Sergent-Chef:DUSSAUT,Alfred                   /Lieutenant:RAFFIN,Pierre

Sergent:ESQUILAT,André                                /Sergent:REYNAL,Jean

Sergent:FARNIER,Rolland                            /Sergent-Chef:ROCA,Guy

Sergent-Chef:FAUGE,André                /Sergent-Chef: ROIRON,Robert

Sous-Lieutenant:FAUVET,Jacques             /Lieutenant:ROUVEL,Jean

Sergent:FERNANDEZ,Gabriel              /Sergent:SAINT-JEVIN,Victor

Adjudant:FLECK,André                          /Sergent:SAYTOUR,François

_______________________________________

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Sergent-Chef: FINALE Wilson

(collection: Yvonne FINALE)

__________________________________________    

/Sergent-Chef:SCHILLING,Maurice

Sous-Lieutenant:FONTEIX,Abel                        /Sergent:SERRA,René

Sergent-Chef:FOURNIER,Pierre              /Commandant:SIMON,Jean

Capitaine:GAUBERT,Jean                      /Adjudant:SOUCILLE,Pierre

__________________________________

img314

Lieutenant: GONTHIER André

________________________________________

              Sergent:TARTARIN,Georges

Sergent:GODEFROY,Jean                       /Sergent:THIERRY,Georges

Sergent:GORIAS,Jean

               ________________________________________________________                  

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Sergent: TOUZART Pierre.

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(collection: DUCAPHIL)

Le Sergent Pierre TOUZART mitrailleur-arrière dans l'équipage du lieutenant DEPLUS, Squadron 346, 2/23 "GUYENNE", né le 7/01/1923 à Bettencourt/Rivière (80 Somme) Élève de l'école primaire de Bettencourt/Rivière, Certificat d'Etude Primaire, Brevet de Régleur "Métiers à tisser" École de Mécanique St Frères à Flixecourt.

Inhumé le 21/03/1945 à Harrogate (Angleterre), réinhumé le 10/02/1949 au cimetière de Longpré-les-Corps-Saints. (80-Somme)

023

Monument aux Morts de Bettencourt/Rivière

(collection:DUCAPHIL)

__________________________________________

Adjudant:GRIBOUVA,Jean                /Adjudant-Chef:VAUGEL,Roger

Lieutenant:GUILLOCHEAU,Louis         /Sergent-Chef:VEGA, Marcel

Adjudant:GUISE,Raymond               /Sergent-Chef:VERDIER,Camille

Sergent:HAUTCOEUR,François               /Sergent-Chef:VIELLE,Paul

Sergent:HELLMUTH,Roger               /Sergent-Chef:VIGNERON,Guy

Sergent:HOUDELOT,Fernand                          /Lieutenant:VLES,Jean

Lieutenant:HYENNE,Auguste               /Sergent:ZAVATTERO,Lucien

_________________________________

 

Edouard_Joumas

Lieutenant: JOUMAS Edouard (Cdt d'avion)

_______________________________________________

               

Lieutenant:ZEILLER,Pierre

_____________________________________________

MORTS AU CHAMPS D'HONNEUR

GROUPE TUNISIE

Sergent:ACEZAT,Louis                         /Sergent:LECLERC,Jacques

Sous-Lieutenant:ADNET,André

__________________________________________

       img506            

Sergent: LEDUC Gérard

(collection: René LAMOUROUX)

_________________________________________

Lieutenant:ALLEGRE,Paul                   /Sergent:LEMASSON,Pierre

Adjudant-Chef:AULEN,Jean                  /Lieutenant:LEROY,Jacques

Sergent-Chef:BAGOT,Jean                         /Sergent:LUGARO,Pierre

Sergent-Chef:BAILLON,Louis                 /Adjudant:MADAULE,Jean

_______________________________________________

img028

Lieutenant: BALAS Antoine

____________________________________________________

                  

Sergent:MALTERRE,Robert

 

Sergent-Chef:BARITEAU,Albert                /Capitaine:MARIN,Xavier

Sergent-Chef:BERDEAUX,Henri                     /Sergent:MEAU,Pierre

Lieutenant:BERTHET,Georges           /Sergent:MENETRET,Marcel

Sergent:BORDELAIS,Roger            /Sergent-Chef:MERCIER,Roger

              /Adjudant-Chef:MEYER,Jean

_______________________________________________

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Sergent: BORDIER Maurice

______________________________________

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Lieutenant: BRACHET Robert

_______________________________________________

                

Adjudant:MILLET,Léonce

Capitaine:BRESSON,Joseph                          /Sergent:MILLER,Jean

Capitaine:BRUNET,Clément            /Sergent:LE MITHOUARD,Paul

Adjudant:CHABRES,Henri                        /Sergent:MOREAU,Pierre

Lieutenant:CHEMIN,Antonin           /Commandant:OSTRE,Georges

Adjudant:CHARLIER,André             /Sergent-Chef:PATRY,Raymond

Adjudant:CHARAUDEAU,René             /Lieutenant:PATURLE,Pierre

Lieutenant:CHAPRON,Gérard                    /Capitaine:PERSON,Jean

Capitaine:CHEVALIER,Raymond           /Lieutenant:PELLIOT,Emile

Sergent-Chef:DARGENTON,Pierre        /Lieutenant:PETUS,Charles

Sergent:DELAUZIN,Maurice           /Adjudant:PORTESSEAU,Louis

Sergent:DESRUMEAUX,Jacques  /Sergent-Chef:POILBOUT,Roger

Adjudant:ECKARDT,Paul                           /Sergent:RAMOND,René

Sergent:EVEN,Yves              /Sous-Lieutenant:ROGNANT,Corentin

Sergent-Chef:EYRARD,Julien             /Adjudant:ROUILLAY,Henri

Sergent:FERRERO,Pierre           /Sous-Lieutenant:ROTTE,Olivier

Sous-Lieutenant:FAUCHET,Gaston             /Adjudant:SIRE,André

Adjudant:FLAMENT,Georges     /Sergent-Chef:SOUILLARD,René

S/Lieutenant:GAUTHERET,Pierre  /S/Lieutenant:TERRIEN,Jean

Adjudant:GRANIER,Henri                     /Sergent:TRIBERT,Roland

Sergent:GIRAUDON,Bernard                  /Aspirant:TROLARD,Paul

Sergent:GODART,Pierre            /Sous-Lieutenant:VARLET,Gilbert

Capitaine:HILAIRE,Alain                         /Aspirant:VEZOLLE,Jean

Capitaine:HAUTECOEUR,Pierre  /Sous-Lieutenant:VIEULES,Jean

Capitaine:JACQUOT,Julien           /Aspirant:VILLENEUVE,André

Sgt-Chef:JENGER,Rodolphe     /Adjt-Chef:WUILLEMOT,Gabriel

Adjudant:JOUZIER,Edmond                /Sergent-Chef:WITZMANN

Lieutenant:LAUCOU,Pierre

(source:La mémoire des groupes lourds)

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19 décembre 2008

MEMORIAL DES GROUPES LOURDS GRANDCAMP-MAISY 19 DECEMBRE 2008

MEMORIAL DES GROUPES LOURDS FRANCAIS

"GUYENNE" et "TUNISIE"

GRANDCAMP-MAISY

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A partir de 1981, un certain nombre d'anciens des Groupes Lourds dont je tairai les noms de peur d'en oublier, se sentirent frustrés en constatant qu'il n'existait en France aucun monument, aucun mémorial témoignant de leur engagement dans les opérations de la libération de la France. Ils observèrent aussi qu'avec le temps, leurs rangs s'éclaircissent et que bientôt il ne restera plus personne pour dire quel avait été leur sacrifice.

Certes leur action avait surtout été orientée vers la destruction de l'Allemagne nazie, de ses ports, de ses voix ferrées, de ses usines. Ils avaient réduit le potentiel industriel de l'ennemi. Qui pourra jamais chiffrer quelle a été la part du BOMBER COMMAND et particulièrement celle du groupe 4 dans la victoire?

Mais les anciens se rappelaient aussi leur engagement sur le front de Normandie et leurs missions de soutien des troupes alliées. Ils se rappelaient que dans la nuit du 5 au 6 juin 1944, ils avaient bombardé les batteries côtières du mur de l'Atlantique à Grandcamp-Maisy, non loin de la pointe du Hoc, là où devaient s'illustrer les Rangers Américains dans un combat qui força l'admiration du monde entier.

Oui, en ce jour mémorable les équipages Français y étaient et il leur semblait juste que leur présence soir connue. C'est alors que naquit le projet du mémorial de Grandcamp-Maisy.

En 1987 et 1988, la volonté des Anciens des Groupes Lourds et la collaboration sans réserve du conseil municipal de Grandcamp-Maisy et de son Maire M.COLLIN, réussirent à vaincre toutes les difficultés. Le 9 juin 1988, le monument était inauguré. L'engagement des équipages Français et leurs sacrifice étaient définitivement gravés dans la pierre. Les visiteurs ou le simple passant peuvent maintenant s'incliner et se recueillir en pensant qu'un sur deux périrent.

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Inauguration du Mémorial des Groupes Lourds,

Grandcamp-Maisy. 5 juin 1988

(Maquette: Emma BOGAERT)

MEMORIAL DES GROUPES

GUYENNE ET TUNISIE

TEXTE DE L'INSCRIPTION GRAVEE SUR

LE MONUMENT:

"ICI FURENT ENGAGES LE 6 JUIN 1944

LES EQUIPAGES FRANCAIS

DES GROUPES LOURDS

QUI PARTICIPERENT

DE JOUR ET DE NUIT

A LA DESTRUCTION

DE L'ALLEMAGNE NAZIE

UN SUR DEUX PERIRENT".

(Louis BOURGAIN)

Aucun évènement se rapportant à GRANDCAMP-MAISY ne nous laisse désormais indifférents. Il nous a de ce fait paru souhaitable de donner connaissance de la citation attribuée à un sergent Américain, FRANK D. PEREGORY, pour sa conduite héroique le 8 juin 1944.

ETATS-UNIS d'AMERIQUE

La Médaille d'honneur

est décernée à

FRANK D. PEREGORY.

Rang et organisation:Sergent spécialisé,

116e Régiment d'infanterie,29e Division d'infanterie.

Lieu et date: GRANDCAMP, France,8 juin 1944.

A pris son service à: Charlottesville, Virginie.

Décision n°43 Ministère de la guerre,30 mai 1945

CITATIONS:

Le 8 juin 1944, le troisième bataillon du 116e Régiment d'infanterie avançait sur des positions fortement défendues par les Allemands à GRANDCAMP, FRANCE, lorsque les éléments de tête furent subitement arrêtés par le feu meurtrier d'une mitrailleuse qui tirait d'une position ennemie solidement retranchée sur la falaise surplombant le village. Aprés de nombreuses et vaines tentatives pour neutraliser l'ennemie par des tirs de soutien de l'artillerie et des tanks, le sergent PEREGORY, de sa propre initiative, se lança à l'assaut de la falaise sous un feu meurtrier et réussit à en atteindre le sommet ou il découvrit une tranchée menant aux principales fortifications de l'ennemi à 200 mètres. Sans hésiter il sauta dans la tranchée pour se diriger vers l'emplacement de la mitrailleuse. Rencontrant une escouade d'ennemis armés de fusils, il les attaqua de façon intrépide à la grenade et à la baionnette, en tuant huit et en forçant trois autres à se rendre. Continuant d'avancer le long de la tranchée, il força, à lui seul, la reddition de 32 autres soldats armés de fusils, captura les mitrailleurs, et ouvrit la voie aux éléments de tête du bataillon qui purent alors avancer et s'emparer de leur objectif. Le courage et la bravoure extraordinaires dont a fait preuve le Sergent PEREGORY illustrent la tradition la plus élevée des forces armées.

(L'OPS N°12 OCTOBRE 1994)

GRANDCAMP-MAISY

INAUGURATION DU MEMORIAL

DES GROUPES LOURDS FRANCAIS

"GUYENNE" et "TUNISIE"

SQUADRON: 346 G.B. 2/23

SQUADRON: 347 G.B. 1/25

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N°1 Mr BARROIS. N°2 Général THIRY. N°3 ??? N°4 Mr BOGAERT

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Général THIRY. Mr BARROIS. Mr BOGAERT.

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IMGP1551

Ma première visite du Mémorial des Groupes Lourds Français

"GUYENNE" et "TUNISIE"

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28 mai 2008

20e ANNIVERSAIRE DE L'INAUGURATION

DU MEMORIAL

DES GROUPES LOURDS

Article: du Major (H) Daniel BETHENCOURT

Secrétaire: ANSORAA

Section Manche.

28 mai 2008 à 11h30 devant le chalet de l'office de tourisme sur le port de GRANDCAMP-MAISY dans le Calvados, des hommes en tenue militaire avec des casquettes blanches commencent à se rassembler.

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Tiens, se dit le passant, une réunion de marins ! Ce qui parait logique en bord de mer. Non ! En y regardant de plus prés, ils ont une aile sur la poitrine et sur la casquette et ne sont plus de première jeunesse, bien que de fière allure.

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Renseignement pris, il s'avère que ce sont les membres de l'ANORAA et de l'ANSORAA de la région NORMANDIE qui ont été invités à participer au 20e Anniversaire de l'inauguration du MEMORIAL des GROUPES LOURDS. Ce monument est situé sur le front de mer à proximité immédiate du port de pêche. Il a été érigé en mémoire des équipages des escadrons de bombardiers lourds "GUYENNE" et "TUNISIE" des Forces Aériennes Françaises libres intégrés au BOMBER COMMAND de la Royal Air Force et qui ont payé un lourd tribut pour la libération du territoire national au cours de la deuxième guerre mondiale et en particulier en juin 1944. C'est à la demande du Général (CR) Michel NIOLLET de l'Association Nationale des Forces Aériennes Stratégiques que Claude GINEUX, Président du Groupement NORMANDIE de l'ANSORAA a battu le rappel de ses troupes. Cet appel a été entendu et les cinq départements sont représentés.

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La pluie vient de cesser, mais de fortes rafales de vent ont pris la relève. Nous sommes une vingtaine en tenue, quelques uns en civil, certains accompagnés de leurs épouses, à nous abriter des éléments en attendant le début de la manifestation. C'est le moment des retrouvailles pour les anciens et des présentations pour les petits nouveaux dont je suis. Une question vient aux lèvres de tous: où est le Président ? Claude GINEUX arrive enfin, affairé et survolté, la moustache en bataille. Non, il n'est pas en retard, au contraire, il est là depuis longtemps pour régler les derniers détails de la cérémonie en relation avec la municipalité et les différentes autorités associatives locales. Petit briefing sur le tas et "en colonnes par trois, direction le monument, en avant, marche,un, deux, un deux"!

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Les quatre drapeaux de l'ANSORAA et les cinq des Anciens Combattants locaux précèdent notre section qui retrouve ses automatismes d'antan. "Un" c'est bien le pied gauche? Un ou deux changements de pas, çà on sait encore faire, et c'est parti. Le monument n'est pas loin et la promenade prend vite fin.

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Au centre de la photo mon Ami Raphaêl MASSON, le Mitrailleur-supérieur de l'équipage du Capitaine VEAUVY, qui comtemple le monument en pensant certainement au souvenir de ses 38 missions.

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De gauche à droite sur la photo:

Pierre VIGNAUD, Louis HERVELIN, André GUEDEZ, ? ?, ? ?, l'Abbé ?, Général Michel NIOLLET, Serge BIGOT,(Maire de Grandcamp-Maisy), Jean CAILLET, Colonel FLAMANT,  Ian REED.

Maintenant soyons sérieux. Sous la houlette et les commandemants énergiques de notre chef, la section se met en place sur un coté du Monument. Face à celui-ci, les autorités arrivent: Le Maire de Grandcamp-Maisy, Monsieur Serge BIGOT, accompagné de membres de son conseil municipal, le Général Michel NIOLLET, des membres de l'Association des Anciens et Amis des Groupes Lourds dont André GUEDEZ, et Louis HERVELIN tous deux anciens respectivement des 346e et 347e Squadron de la Royal Air Force, le Colonel Flamant, ORAB de la BA 105 d'Evreux et huit compagnons d'armes britanniques du Yorkshire Air Museum de l'ancienne base d'ELVINGTON. La population est là également.

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Mr Jean CAILLET.

Malgré quelques aléas dus à une sonorisation capricieuse, la cérémonie suit son cours. Tout d'abord, l'historique des Squadrons "GUYENNE"et "TUNISIE" nous est retracée par Monsieur Jean CAILLET, vice-Président des Groupes Lourds, historique traduite en anglais par Madame Suzanne CALMEL dont le mari a fait partie de ces escadrons.

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Mme Suzanne CALMEL, Mr Jean CAILLET.

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Le dépôt de gerbes au pied du monument, la sonnerie aux Morts, la Minute de silence et les hymnes Britanniques et Français se succèdent sous le souffle d'Eole qui fait claquer les étendards et ployer les porte-drapeaux . Pour terminer, le groupe "Auld Alliance Pipe Band Normandy" en costume traditionnel écossais interprète à la cornemuse et au tambourin "Amazing Grace" air ô combien prenant qui ajoute encore à l'émotion du moment.

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C'est de nouveau la formation en colonnes, et en suivant la musique écossaise nous nous dirigeons  toujours au pas  vers l'Hôtel Duguesclin tout proche "Rompez les rangs". Aprés ce dernier ordre tant attendu, nous pénétrons dans le confort douillet de cet établissement pour y déguster le verre de l'amitié offert par la municipalité tout en appréciant encore quelques airs folkloriques interprétés par notre trio "d'Ecossais en kilt".

La matinée est terminée, mais pas la journée. A la sollennité de la cérémonie et au  recueillement succède bientôt l'atmosphère de joyeuse camaraderie entre Anciens et plus jeunes qui se prolongera bien avant dans l'aprés-midi au Restaurant de la Marée où la majorité des participants se retrouve pour un copieux repas bien mérité.

Major (H) Daniel BETHENCOURT.

 

 

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Mr IAN. REED, Paul BOGAERT, Général Michel NIOLLET.

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Mr IAN REED Directeur du Yorkshireairmuseum d'ELVINGTON.

www.yorkshireairmuseum.co.uk

Email: museum@yorkshireairmuseum.co.uk

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IAN REED. Paul BOGAERT. Général NIOLET. ?? Mme CALMEL

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Jean CAILLET. Raphael MASSON.  Marcel DIOLOGENT, (Président de la section: ANSORAA, Normandie,) Vice-Président de l'ASSOCIATION JUBILEE , MEMORIAL DU 19 AOUT 1942. DIEPPE.

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André GUEDEZ. Louis HERVELIN.

20 Mai 2008

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Dominique THIRY. Jean CAILLET. Serge BIGOT Maire de Grandcamp-Maisy,  ??

20 Mai 2008

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André GUEDEZ.  Herve VIGNY.

20 Mai 2008

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Mr. FORESTIER. Mr. Louis MARIE.

(collection: Louis MARIE)

 

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17 décembre 2008

HALIFAX SAUVE DES EAUX

HALIFAX SAUVE DES EAUX

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HALIFAX "S" Sugar, W1048 of No.35 Squadron, comes to the surface of lake Hoklingen, still in remarkably good conditon after 31 years under water. "S" Sugar is now on display in unrestored state, at the RAF Museum, Hendon.

(collection: RAF MUSEUM W1048.)

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Tous nos amis savent qu'un HALIFAX a été reconstruit par le YORKSHIRE AIR MUSEUM et nombreux étaient-ils au baptême de cet avion à ELVINGTON le 13 septembre 1996. Mais ce survivant n'est plus seul au monde car nos amis CANADIENS viennent de réussir un exploit: retirer d'un lac norvégien un HALIFAX gisant, depuis 50 ans, par 240 mètres de fond.

Le HALIFAX X, Xray, du Sq 644 appartenait au groupe 38, chargé des opérations spéciales (hors BOMBER COMMAND). Il décolla le 23 avril 1945 pour une mission de parachutage à la résistance norvégienne prés d'OSLO. L'équipage était sous les ordres du F/L A. TURNBALL, pilote. Après avoir largué ses 23 conteneurs, l'avion en reprenant de l'altitude, survola un point défendu et fut abattu par la Flak. Les deux moteurs droits en feu, il dut amerrir dans le lac Mjosa au nord d'OSLO. Un seul survivant: le mitrailleur-arrière F/Sgt T.H. WEIGHTMAN.

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Les années passèrent puis, en 1951, trois norvégiens de la commune de hamer eurent l'idée de sonder le lac du "Sonar" et purent localiser le HALIFAX par 240 mètres de fond. Ils avaient été les témoins de l'accident et désiraient renflouer l'avion pour en faire un Mémorial. Mais les autorités britanniques et norvégiennes approchées ne donnèrent pas suite à la requête. Ils patientèrent puis, leur rêve put enfin se réaliser. Voici comment.

HP Halifax NA337

http://www.youtube.com/watch?v=OX2DsrNl8u8&feature=related

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Kark KJARSGAARD, un pilote des "CANADIAN AIR LINES", avaient souvent du temps libre en Angleterre. Il fit connaissance à YORK du YORKSHIRE AIR MUSEUM et du HALIFAX III reconstitué. Il eut alors l'idée d'en trouver un pour son pays le CANADA, en souvenir des nombreux canadiens du "group 4" tués au cours de la seconde guerre mondiale. Il se mit en quête de recherches partout ou des HALIFAX avaient volé dans le monde. Il tomba sur la légende du HALIFAX reposant au fond du lac Mjosa en Norvège. En février 1994 il put rencontrer à OSLO, deux des Norvégiens qui avaient sondé le lac en 1951: TORE MARSOE et RALF LIBERG; ils lui montrèrent la photo du HALIFAX.

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Karl rentra au CANADA et fonda la "HALIFAX AIRCRAFT ASSOCIATION " qui eut pour mission de renflouer ce HALIFAX. Cette société obtint le soutien de différentes personnalités politiques et de l'ambassadeur du CANADA en NORVEGE, si bien que le 7 juillet 1994 ils obtinrent du Ministre de la Défense de la Norvège, les droits de sauvetage du HALIFAX et ce, gratuitement.

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Trois questions principales restaient à régler:

1. Trouver les fonds nécessaires pour cette opération. Deux contributions généreuses l'une de 100 000$, l'autre de 150 000$ permirent de démarrer les opérations dès l'été 1995.

2. Contacter le survivant TOM WEIGHTMAN et la famille de l'un des équipiers non retrouvé AMMAN BASSETT dont le corps pouvait se trouver dans l'avion.

3. Trouver une société de sauvetage capable d'une telle opération. Ce fut la DACON SABSEA D'OSLO.

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Fuselage en construction, juin 1994.

(collection: ANDRE HAUTOT)

Nous passons sur les détails techniques qui vont jusqu'à donner la tension dans les câbles de relevage.

A la mi-août 1995, on releva la tourelle arrière, les dérives et 5 mètres de fuselage celui-ci s'étant cassé en deux.

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Le HALIFAX en cours de reconstruction dans son hangar: 3 juin 1996.

(collection: ANDRE HAUTOT)

Le 5 septembre 1995 on releva les ailes et le restant du fuselage. Le tout fut stocké à GARDEMOEN AIR FORCE BASE prés d'OSLO, puis, aprés nettoyage, transporté au CANADA par avions cargos Hercules. Le tout était à la base Canadienne de TRENTON (Ontario) le 12.12.1995, au R.C.A.F. Memorial Museum. Reste une tâche immense: la restauration de ce HALIFAX NA337. Ce travail est en cours.

"The Halifax Aircraft Association"

1905-5444 Yonge Street

Willowdale, Ontario, Canada M2N 6J4

Résumé du rapport de KARL KJARS GAARD.

Traduit de l'anglais par G.P.

(L'OPS N°18 JANVIER 1998)

1940-1941 Le HALIFAX M.K.I. est monté en série.

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Assemblage d'une aile

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Assemblage du train avant.

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Montage de la partie arrière du fuselage.

(source: Le "L" for LOVE du Capitaine VEAUVY. Auteur: Andrée A. VEAUVY.)

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Tourelle Mitrailleur-supérieur.

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Tourelle Mitrailleur-arrière.

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Mécanicien, Pilote, Radio.

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Le HALIFAX "VENDREDI 13" du 158 Squadron avec son équipage basé a LISSET près de BRIDLINGTON.

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La plaque vient d'être apposée sur le hangar offert par les canadiens

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Les drapeaux attendent la sortie du HALIFAX (au centre le drapeau Français: Colonel HERVELIN)

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Le 13 septembre 1996 à ELVINGTON, les personnalités attendent le HALIFAX.

Représentants des CANADIENS, l'Etat-Major de la R.A.F., de la R.C.A.F.

L'attaché de l'Air Français à Londres.

En arrière plan, les anciens des groupes lourds.

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Le groupe des Français devant le HALIFAX: "Vendredi 13".

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Le HALIFAX dans le nouvel hangar offert par les Canadiens.

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L'année 1996 devait être marquée par un évènement particulièrement émouvant puisqu'aux rendez-vous traditionnels à la stèle des groupes lourds d'ELVINGTON et à la cathedrale d'YORK pour la messe solennelle d'anniversaire de la "BATTLE OF BRITAIN" est venu s'ajouter celui, exceptionnel du YORKSHIRE AIR MUSEUM pour la "sortie" du HALIFAX "FRIDAY the 13"

( COLONEL. Louis HERVELIN. L'OPS N°17 Décembre 1996)

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Le "Vendredi 13" sort du hangar devant la foule.

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Le "Vendredi 13" arrive sur le parking en présence de 5000 personnes.

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Le " Vendredi 13 " soumis aux flash des reporters.

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La cérémonie habituelle au Mémorial Français dans le village d'ELVINGTON le vendredi 13 septembre 1996.

Louis BOURGAIN. Robert NICAISE.

(collection: Andre HAUTOT)

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LE HALIFAX DU Y.A.M.

Photo du HALIFAX en reconstruction à ELVINGTON , par les soins du Y.AM. prise en novembre 1993. Cette photo a été prise par un jeune Français du nord de la France qui s'intéresse à l'action des bombardiers lourds au cours de la 2e guerre mondiale. Il m'avait contacté pour les missions faites par le 346et le 347 squadron. Lui ayant indiqué qu'un HALIFAX était en reconstruction à ELVINGTON, il a fait le voyage pour photographier. Tant qu'il y aura de jeunes français animés d'un tel enthousiasme, nous n'aurons pas combattu pour rien.

(G.P.)

(L'OPS N°11)

www.yorkshireairmuseum.co.uk

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Yorkshire Air Museum

Allied Air Forces Mémorial

Elvington York

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VOYAGE à ELVINGTON

18 au 21 juin 1998.

Rang du bas.

Louis BOURGAIN. André HAUTOT.

Rang du haut.

Robert NICAISE. Général BOE. André GUEDES. Alexandre BARTH. Raphael MASSON.

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ELVINGTON 15 juin 1994 - Quelques vétérans ont repris le harnais

Pierre SAMMERCELLI. René BISNER. Robert NICAISE. Jean-Marie VERBESSE. Max BELLE.  Louis BOURGAIN. André HAUTOT.

(L'OPS N°12 octobre 1994)

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Le HALIFAX "vendredi 13" au Y.A.M. d'ELVINGTON

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(collection: la memoire des groupes lourds)

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13 décembre 2008

SOUVENIRS DE DEUX COPAINS DU 2/33


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01 décembre 2008

LES MARRAINES DE GUERRE ET LE SOUVENIR DES FAMILLES D'ACCUEIL

 Les Familles d'Accueil

et

Marraines de Guerre 

mariage Dorothée et Raymond RABOUHANS - témoin rené EGALITE 

(source: Jean-Noël EGALITE) 

Mariage de Dorothée et Raymond RABOUHENS membre du commando KIEFFER, au centre le témoin du mariage le Sgt Henri EGALITE mitrailleur-supérieur de l'équipage du Lt.cl VIGOUROUX. 

La marraine de guerre du Sgt EGALITE  Henri. Madame Dorothée RABOUHENS.

 

Ecole Navale / Espace tradition / Officiers célèbres

Affecté à l'aviso colonial Bougainville le 1 février 1938, en Océan Indien (Diego Suarez, Madagascar), jusqu'à décembre 1939. Juillet 1940 à Dakar, le Bougainville a fourni des DCA contre le Royal Navy (Opération Catapult) Septembre - novembre 1940 au Gabon avec le sous-marin Poncelet pour défendre le Gabon contre l'opération par de Gaulle de rallier le Gabon.

http://ecole.nav.traditions.free.fr

 

JUBILEE (5)

JUBILEE (8)

 

JUBILEE (7)

 

 Formidable je retrouve Raymond RABOUHANS en 1942 sur le raid de Dieppe "Opération JUBILEE" au commando N°4 à Varengeville.

rabouhans 98338891

 

CEREMONIES COMMEMORANT LE 72ème ANNIVERSAIRE DU DEBARQUEMENT DU 19 AOÛT 1944 - HALIFAX GROUPES LOURDS FRANCAIS SQUADRONS 346 et 347 R.A.F

DU DEBARQUEMENT DU 19 AOÛT 1944 Voici quelques photos souvenirs prisent à Pourville/Hautot-sur-Mer Blockhaus de Varengeville-sur-Mer Stèle de Sainte-Marguerite-sur-Mer Place du 4ème Commando de Sainte-Marguerite-sur-Mer Berneval-le-Grand - Saint-Martin-en-Campagne. Pourville (Hautot-sur-Mer) (source: Les canadiens à Dieppe de Jacques MORDAL - PRESSES DE LA CITE) (source: OPERATION "JUBILEE" de Claude-Paul COUTURE DIEPPE 19 AOÛT 1942 - Editions france-empire) Blockhaus de Varengeville-sur-Mer.

http://halifax346et347.canalblog.com

 

 

L'Association

Informations sur l'historique, les objectifs, l'organisation de l'association. Si vous le souhaitez, vous trouverez le formulaire d'adhésion.

https://www.dieppe-operationjubilee-19aout1942.fr

 

equipage de miras

(collection: Marc Blanchin)

"WAAF" Eileen Dougherty Richardson, épouse du S/Lt Louis Blanchin navigateur de l'équipage de Miras. Ils se sont rencontrés à York dans une salle de danse le "De Gray" où se retrouvaient beaucoup de personnel d'Elvington. Ils se sont mariés à York après la fin de la guerre en 1948, puis sont venus vivre en France, en Normandie, d'où était originaire le S/Lt Louis Blanchin.

Extrait d'une lettre du 7/5/1996 de madame Eileen Richardson Blanchin traduite par son fils Marc Blanchin.

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(collection: Marc Blanchin)

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Marraine de guerre de Jacques JOUHAUD.

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De gauche à droite:

Régis JOUHAUD, Mme Edna BUCHANAN, Mr John BUCHANAN, Jacques JOUHAUD.

(collection: Régis. JOUHAUD)

Voici une photo qui en dit long sur les liens affectifs noués entre la France et l'Angleterre en Août 1951.

Elle montre monsieur JOUHAUD Jacques avec sa marraine et son parrain de guerre, Madame et Monsieur EDNA et JOHN BUCHANAN,de KIDSGROVE, près de CROSFORD, devant Madame BUCHANAN , Régis JOUHAUD.

Vous pouvez voir dans quel état physique se trouve encore Monsieur JOUHAUD Jacques grâce aux soins des Sbires de Franco (MIRANDA).

D'étroites relations se sont liées avec la famille BUCHANAN les anciens sont partis mais COLIN leur neveu et Régis JOUHAUD continuent cette amitié créé en 1944.

Les deux familles sont sentimentalement soudées grâce au Squadron:346 et 347 "GUYENNE" et "TUNISIE". Une petite place pour ces Anglais qui ont donné une grande partie de leur coeur aux petits Frenchies déracinés et malheureux.

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(collection: Régis JOUHAUD)

Première photo d'EDNA BUCHANAN donnée a Jacques JOUHAUD (sa marraine de guerre). EDNA n'était encore que fiancée et s'appelait SMITH.

DETAIL PITTORESQUE

Je m'appelle Regis JOUHAUD en France, mais pour l'état civil je suis "REGINALD"

"Auntie" EDNA et "Uncle" JOHN, comme je les ai toujours appelés,vivaient à quelques centaines de mètres de la maison natale de REGINALD MITCHELL, le père du SPITFIRE..... " mais qui se souvient encore de lui?? "

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La marraine de guerre anglaise du 2°classe Raymond GRISOT mécanicien avion et moteurs, mais nous n'avons pas le lieu ni le nom de cette charmante dame.

(collection: Benoit GRISOT) 

 

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De gauche à droite:

Lieutenant POIROT, au centre "Sally" la marraine du Halifax H-7-G, Cpt ??.

 

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Cpt PLOTON Robert, le portrait de la marraine de guerre, coiffée d'un calot, était peint sur le fuselage du Halifax H-7-G.

(collection: Yves PLOTON)

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Photo prise près d'un étang avec probablement leur marraine de guerre.

Cpt PERSON, S/Lt BOURDEROTTE, Arlette RAGODY.

(collection: Morgane BOURHIS)

Cpt PERSON

 Famille d'accueil anglaise du Cpt PERSON, Roath Park.

S/Lt BOURDEROTTE, Cpt PERSON, M. Marcel RAGODY, ??, Mme Madeleine RAGODY, ??.

Les membres de la Société Franco-Anglaise de Cardiff.

(collection: Morgane BOURHIS)

 

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M. Marcel Ragody, Mlle Arlette Ragody, Mme Madeleine Ragody.

(collection: Nicole Rousseau-Payen)

 

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Photo prise devant la maison de M. Marcel RAGODY à Cardiff.

Lt HABERT, Lt Albert ROUSSEAU.

(collection: Nicole ROUSSEAU-PAYEN)

 

SOCIETE FRANCO-ANGLAISE DE CARDIFF.

http://www.francais-a-cardiff.org.uk

Vous pouvez découvrir sur le lien suivant l'historique de la Société Franco-Anglaise de Cardiff, qui existe toujours mais sous une autre appellation.

www.francais-a-cardiff.org.uk/historyonly/wholehist-fr.pdf

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En 1995 cérémonie commémorant la plaque de la Société Franco-Anglaise de Cardiff dévoilée par Lord Mayor et le Porte-drapeau de l'Association des Français Libres de Londres

"This plaque has been presented by the Société Franco-Anglaise de Cardiff who occupied 36 Park Place from 1911-1948. In memory of the many Free French Forces welcomed here during World War II."

"Cette plaque à été dévoilée par la Société Franco-Anglaise de Cardiff qui occupait le 36 Park 1911-1948. A la mémoire des Forces Françaises Libres accueilli ici pendant la Seconde Guerre mondiale."

 

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(collection: Nicole Rousseau-Payen)

 

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Photo prise vers 1945 à Cardiff chez M. Marcel Ragody

M. Marcel Ragody, Lt Habert, Lt Albert Rousseau, Mlle Arlette Ragody, ??, Mme Madeleine Ragody.

La famille RAGODY

importante famille d'accueil

des permissionnaires

Après Simonne, son amie de jeunesse, devenue sa fiancée, puis enfin son épouse, une importante destinataire du courrier d'Albert Rousseau sera Arlette Ragody, la fille de Français originaire de Saintonge comme lui est installés à Cardiff, et plus généralement ses parents, M. et Mme Ragody, participants actifs à la Société Franco-anglaise de Cardiff.

Marcel Ragody était venu en Grande-Bretagne pour des raisons professionnelles, avec son épouse Madeleine, au début du XXe siècle, attiré comme beaucoup d'autres Français par la vitalité de ce port charbonnier. Ils sont retournés chaque année dans leur pays d'origine avec lequel ils n'avaient jamais coupé les ponts. Leur fille Arlette est née en France en 1921, mais est venue à Cardiff avec ses parents dès l'âge de trois mois. Ils étaient originaire de Saujon, une petite ville située à quelques kilomètres de la ville de naissance d'Albert Rousseau, La Tremblade.

Albert à son épouse: Mme Ragody, je suis bien loin de chez elle maintenant, mais j'écris assez souvent. C'est ma "seconde mère" pour l'Angleterre. (Elle l'est d'ailleurs pour une quantité d'autres) Elvington 22/5/44.

A la fin de la guerre, la famille Ragody a pu revenir en France dès 1946, et a été reçue à son tour chez Albert Rousseau et la famille de son épouse à Colombes près de Paris.

Le contact entre Arlette et Simonne, n'a jamais vraiment été perdu. En 1987, Simonne et sa fille sont allées à Cardiff rendre visite à Arlette et son mari gallois, après être passées à York. Arlette a donné copie de toutes les lettres reçues d'Albert et d'un dessin humoristique. Un important courrier a encore été échangé au long des années, ainsi que de la documentation. Elle avait beaucoup de souvenirs et de documents concernant aviateurs, résistants et autres personnages impliqués dans la 2e guerre mondiale et passés par Cardiff. Les contacts s'étaient maintenus autant que possible, mais beaucoup d'entre eux étaient malheureusement décédés à la guerre ou portés disparus.

Arlette Ragody-Hughes a été en 1991 nommée chevalier dans l'Ordre national du Mérite par le Consul général de France à Londres, venu spécialement à Cardiff.

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M. Grenville Hughes, Madame Arlette Ragody-Hughes présidente de la Société franco-anglaise de Cardiff, M. Brian Gaunt, Madame Catherine Humphrey.

Photo prise en 1995 à Elvington lors de la construction du hangar du Y.A.M.

 

En 1995, Arlette et son mari Grenville Hughes sont venus à York et Elvington, avec Nicole, participer à une commémoration des "Lourds" sur le terrain du Yorkshire Air Museum. On y montait à l'époque le grand hangar donné par les Canadiens et destiné à abriter le Halifax en reconstruction et la collection d'avion divers.

Elle était encore en 2014 Vice-Présidente honoraire de la Société franco-britannique de Cardiff, décédée le 15 août 2016 à Cardiff. (quatre enfants, et de nombreux petits-enfants). Une de ses petites filles va se marier avec un Allemand.

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Famille d'accueil à Windermere.

Lt HEGLY, Mrs MUSGRAVE, ??, ??, ??, Cpt STANISLAS.

(collection: Nicole ROUSSEAU-PAYEN)

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La maison de Madame MUSGRAVE ,Ghyll Head à Windermere dans la région des lacs.

(collection: Nicole ROUSSEAU-PAYEN)

Elvington 6 Septembre 1944:

- Je reviens de permission (tu vas dire encore !) J'ai passé 5 jours dans le district des Lacs anglais à Windermere. Ce coin est réputé pour être la plus jolie partie d'Angleterre. S'il y avait eu du soleil, j'aurais trouvé cela splendide. Mais je ne suis pas encore assez "Britannisé" pour trouver du charme à un paysage - si beau soit-il - sous la pluie. J'ai voulu tout de même excursionner à bicyclette et j'ai pris des saucées mémorables. J'ai été accueilli chez une vieille dame très riche de 72 ans qui habite une propriété splendide à flanc de montagne en surplomb sur le lac. C'était une maison très bien, où ces dames dînaient en robe du soir, et les messieurs en tenue. Ensuite, comme avec la guerre il n'y a pas moyen d'avoir des domestiques tout le monde, en tenue et robe du soir, faisait la vaisselle et essuyait "china" et argenterie.

Albert Rousseau.

(collection: Nicole Rousseau-Payen)

 

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(collection: Roger Fourès)

Famille d'accueil à York.

De gauche à droite à partir du haut:

M. Kitchen père de Gwen mon amie, M. Christophe Hull père de Raymond mon ami, M. Jack Hull père de Geoffrié, petit ami de Phylis.

Phylis, Amtié Lissy mère de Geoffrié femme de Jack, (les deux frères Hull ont épousé les deux soeurs) , mama Hull (qui me tient par le cou)mère de Raymond, Mme Bambridge mère de Kath et Phylis.

Geoffrié, Roger Fourès, mon ami Raymond, Kathleen sa fiancée,

M. Bambridge, une voisine amie de la famille.

C'était les 21 ans de Kathleen, moi j'étais assis parce que j'avais eu un accident de moto la veille de la libération de Paris.

 

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Photo prise par Kathleen, chez les Bambridge à Birmingham.

Ray Hull, Phylis, Mr. Bambridge, Mrs Bambridge, Gwen et Roger Fourès.

 

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Il s'agit de la chère famille Blaëss, des Lorrains établis à York.

Madeleine leur fille n'a pu rentrer en angleterre qu'après la libération de Paris. Elle étudiait en Sorbonne. Nous avons correspondu jusqu'à sa disparition, ils habitaient Rosedale avenue à York. Monsieur Blaëss était Maître d'hôtel à l'hôtel de la gare de York.

Ils recevaient de nombreux français néanmoins, j'étais le chouchou, j'avais la clef de la maison et ma chambre. Quand je rentrais tard la nuit je trouvais toujours un petit repas succulent à mon intention.

Ils ont toute mon affection jusqu'à la fin de mes jours.

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Sur ma moto avec mon amie Gwen laquelle m'a donné les plus beaux jours de ma vie malgré la guerre. Elles était l'amie de Kathleen la fiancée de Raymond, elle était en service au Royal Observer Corps. Elle est aujourd'hui décédée depuis une dizaine d'année.

 

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De gauche à droite:

Robert Roiron mon cher ami disparu avec l'équipage du commandant Simon, nous fréquentions ensemble la famille Hull, Robert Brunet mitrailleur-supérieur de l'équipage du capitaine Araud je n'ai jamais su ce qu'il est devenu, Roger Fourès mitrailleur-supérieur de l'équipage du capitaine Brion.

Gwen, Raymond, Kath.

 

Roger_Fourès_identité_permission_(célèbre_grand_magasin_Lewis's,_Liverpool_1944)_

 

Voici le superbe récit souvenir de mon ami Roger Fourès

sur sa famille d'accueil  à York

Cher Philippe

20 novembre 2014.

La famille Hull originaire d'York était, quand je l'ai connue formée par Christophe Hull père de mon ami Raymond, et son frère Jack lesquels avaient épousé les deux soeurs, "mama Hull" mère de Raymond, mon ami, et "Cécile", je pense, dite "Aimtié Lissy"mère de Geoffrié, lequel quand je l'ai connu avait treize ou quatorze ans (aujourd'hui décédé à 60 ans).

Raymond avait vingt et un ans il avait voulu s'engager dans la R.A.F. mais avait une maladie d'estomac qui le rendait inapte au service militaire.

J'ai fait la connaissance de cette famille par l'intermédiaire du frère de mon amie Gwendoline. Un jour alors que nous flanions dans une rue de York, mon ami robert Roiron et moi, nous avons été abordé par une jeune fille qui était professeur de Français, miss Collisson, laquelle nous invita chez elle, en même temps que Ronald Kitcheen, qui était son élève, frère de Gwendoline et ami de Raymond, c'est ainsi que le réseau s'est tracé.

Miss Collisson habitait Bekfield Lane. J'ai oublié son prénom, dans le quartier d'Acomb où se trouvaient aussi les autres maisons. C'est le frère de Gwendoline, qui parlait français, qui m'a fait connaître Raymond Hull et sa famille avec qui un lien indéfectible s'est créé.

Le père Hull, à l'origine "ouvrier carreleur" c'est à dire "monteur de mur", ces briques rouges dont toutes les maisons sont faites, d'allée comme à Toulouse, avait réussi à devenir entrepreneur, à la tête d'une société importante. Son frère Jack, lui était "laveur de carreaux". Le père Hull était un homme autoritaire, mais très gentil avec moi, il cherchait à me piéger, un soir ou j'entrais chez eux, il me dit "put the wood in the hole" quand je passais dans le salon, dont la porte était le plus souvent ouverte. Je restait un moment perplexe, mon anglais étant encore un peu court, mais, met "le bois dans le trou" "ferme la porte" bois et trou, dans le mur, il me posait souvent des énigmes de ce genre j'essayais de m'en tirer au mieux, en fait il avait beaucoup d'estime pour moi, il m'appelait "Four éyes" Fourès 4 oeils. Je lui avais  expliqué, sur sa demande, le genre d'études que j'avais faites, ajustage, dessin industriel. Il avait dans son entreprise un important atelier de serrurerie. Il m'attendait là après la guerre, lui-même avait fait la guerre en 14/18 en particulier la Somme, il avait plusieurs décorations.

Revenu en France, j'ai mesuré l'immense fossé qui séparait ma famille "mon père était ouvrier agricole" et celle de Gwendoline, de même, je voyais mal Gwen se faire à vivre en France (elle ne parlait pas français) en cette période très difficile d'après guerre. C'était encore une fois abandonner mes parents que j'avais quitté à 18 ans en octobre 39, fils unique ayant eu un frère décédé à l'âge de 3 ans alors que j'en avais six, ils avaient tellement souffert pendant la guerre, mon père ayant fait 14/18, et vu nombre d'aviateurs descendus, mort blessés et brûlés, que je décidais de rompre et revenir avec eux, j'ai porté cette rupture tout au long de ma vie.

Toute la vie le lien ne s'est jamais rompu entre Raymond et Kathleen et leur famille, laquelle je considère comme ma propre famille. Reste Raymond et Kathleen qui habitent aujourd'hui le Sud de l'Espagne, près d'Alicante où je suis allé les voir et où vivait leur fils homme d'affaire.

Vingt cinq ans après la guerre ma femme et moi sommes allés passer le Christmas chez les Hull. Ce fut un bonheur indicible pour quelques jours, des journalistes sont venus me voir 'Un Héro de retour", j'ai conservé quelques articles élogieux, j'ai aussi reçu un tas d'invitation pour aller dans quelques familles, il aurait fallu demeurer au moins 1 mois.

Raymond nous a emmené à Sheffield où désormais habitaient madame Blaëss et Madeleine, monsieur Blaëss étant décédé, là-aussi j'ai continué à correspondre avec Madeleine, aujourd'hui décédé depuis longtemps.

Quant je compare l'acceuil que j'ai reçu à mon retour en Angleterre à celui de mon pays après ma démobilisation, où il m'est parfois arrivé de sentir une certaine hostilité de la part de gens qui s'étaient fort bien accomodé de la présence allemande voire avait collaboré activement avec ceux qu'ils considéraient être le rempart contre le communisme, surtout des gens de la classe aisée, je me dis que nombre de Français n'était pas digne de ce que nous avons fait pour eux et d'ailleurs plus encore aujourd'hui.

Lorsque je me suis mis a rechercher du travail, j'ai fini par comprendre qu'il valait mieux ne pas me qualifier d'ancien combattant. Enfin tout ceci à fini par se niveler avec la mort l'oubli et l'esprit du temps.

Bon j'espère que mon récit vous intéresseras. Il restera, je pense après moi.

Roger Fourès.

ps: Je m'étais engagé pour faire la guerre et crever le moustachu, je n'avais pas l'intention de rester dans l'armée, je voulais être le seul commandant de moi-même, ce que j'ai fait au mieux.

(collection: Roger Fourès)

 

roger foures

 

Notre dernière visite chez Roger en juin dernier avec Michel Darribehaude.

Deux autres récits de Roger Fourès sur les liens suivants:

http://halifax346et347.canalblog.com/archives/2012/02/18/23555798.html

Roger Fourès avec son camarade canadien Pierre Gauthier

du R.C.A.F 425 LES ALOUETTES

http://425alouette.wordpress.com/category/roger-foures/

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??, ??, ??, Sgt/C Dominique BIAGGI itrailleur-arrière: de l'équipage du Lt-Col VENOT.

(collection: Sandra NIAULON)

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Grâce à Pierre LAGACE

un nouveau contact des familles d'accueil

concernant le Sgt/C SOUILLARD René

du 1/25 Tunisie 347 Squadron

cliquez sur le le lien suivant:

http://425alouette.wordpress.com/2014/02/11/pour-mes-amis-francais/

20 novembre 2008

LES AVIATEURS FRANCAIS EN GRANDE-BRETAGNE

LES AVIATEURS FRANCAIS EN GRANDE-BRETAGNE

1943-1945

RECIT DU LIEUTENANT-COLONEL

MAX SUTOUR

AVANT SON DEPART POUR LES GROUPES LOURDS

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(collection:Eric Sutour)

POTEZ 63/11: abattu le 17 juin 1940 à FEURS dans la loire lors du repli du GR 1/55

Sgt/C.Radio-observateur: MAX SUTOUR. Avec 16 missions lors de la bataille de France.

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Le Sergent/Chef: Max SUTOUR avaient convoyé des appareils neufs sortant d'usine de MARIGNANE vers l'Algérie fin juin 1940: les Bloch 174/175, il ne restait que quatre Potez 63/11 dans l'escadrille au départ vers l'Algérie sur les 6 en dotation le 25 mars 1940.

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GROUPE DE RECONNAISSANCE 1/55 ORAN 10 AOUT 1940

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(collection: Eric SUTOUR)

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(collection: Eric SUTOUR)

Brigade des E.O.A. de MARRAKECH en 1942.

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Toute la future promotion 1943 des E.O.A de MARRAKECH en 1942

beaucoup d'autre camarades d'ELVINGTON doivent y figurer.

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A gauche: SOUS-LIEUTENANT TERRIEN A droite: Le SOUS-LIEUTENANT MAX SUTOUR notre futur LIEUTENANT-COLONEL AUTEUR DU RECIT.

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EQUIPAGE: du Cpt. CALMEL

Pilote:Cpt.CALMEL.(Cdt.de l'avion) Navigateur: Lt. BERRARD. Bombardier: S/Lt. PARDOEN. Radio: Sgt.ALIX. Mécanicien: Adjt/C. ROUX. Mitrailleur-supérieur: Sgt. MECHALY. Mitrailleur-arrière: Sgt. LADET-CHASSAGNE.

EQUIPAGE: du Lt. VIALATTE.

Pilote: Sgt. BUSNEL. Navigateur: Lt. VIALATTE. Bombardier: Lt. SUTOUR. Radio: Sgt/C. BONNAFOUS. Mécanicien: Adjt/C. CHOMY. Mitrailleur-supérieur: Sgt. HELARY. Mitrailleur-arrière:Sgt. BAERT.

Nombre de missions de l'Equipage: VIALATTE. 28 + 10 Total: 38 missions

Date de la dernière mission: 22.03.1945.

Arrivés à LIVERPOOL au début de septembre 1943, les équipages constitués en Afrique du Nord sont réunit la station balnéaire de Bournemouth. Après avoir effectué les formalités administratives et pris quelques jours de repos, chaque spécialité est dirigée sur les différentes écoles de la R.A.F. pour y apprendre les méthodes de travail des britanniques.

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Le Lieutenant: SUTOUR deuxième rang 5ème a partir de la gauche, 5ème assis le Capitaine BLAËS

A.F.U. Ecole des Navigateurs et Bombardiers (située à DUMFRIES (Ecosse)

En janvier 1944, à l'exception des mécaniciens, les équipages sont regroupés sur la base de LOSSIEMOUTH, au Nord de l'Ecosse, pour y suivre un entraînement en équipe sur WELLINGTON. compte tenu de la saison et de la latitude 57°32 Nord, les conditions de vol sont très difficiles: froid, vent violent, neige. Les vols d'entraînement sont souvent dangereux. Les incidents en cours de vol sont nombreux. Le commandant de bord et instructeur est britannique. Il prend des initiatives qui ne font pas toujours l'unanimité parmi les hommes. Les premières pertes humaines sont enregistrées.

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WELLINGTON

En avril 1944, les premiers équipages du groupe "GUYENNE" arrivent sur la base de la R.A.F. de RUFFORT pour effectuer quelques séances d'entraînement sur HALIFAX. III. Ces vols terminent l'instruction opérationnelle des équipes. A ELVINGTON, base aérienne de la R.A.F. située à 15 kilomètres à l'Est de YORK, ces équipages forment l'ossature des squadrons 346 et 347 du 4ième groupe du BOMBER COMMAND sous le commandement de l'Air Commodore Augustus WALKER.

Squadron 346: groupe "GUYENNE" 20 HALIFAX.III

Squadron 347: groupe "TUNISIE" 20 HALIFAX.III

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(collection: Le "L" for LOVE. auteur: Andrée. A. VEAUVY)

L'Air Commodore Walker Commandant la base 4 à ELVINGTON.

Chaque avion est armé par 2 équipages qui l'utilisent à tour de rôle. La première mission de bombardement est effectuée par 12 avions du groupe "GUYENNE" dans la nuit du 1 au 2 juin 1944 sur la ferme d'URVILLE, banlieu de Cherbourg, dans un dispositif de 101 avions. Aucune perte.

Les Groupes Lourds ont effectuées 123 missions de 1944/1945.

Première mission: La Ferme d'URVILLE 1/2.06.1944.

Dernière mission: WANGEROOGE 25.04.1945.

Comment s'effectue un bombardement de nuit sur l'Allemagne? Je prends comme exemple ma 35 ième mission opérée dans la nuit du 3 au 4 mars 1945 sur KAMEN, une usine de fabrication de pétrole synthétique, sise à 16 kilomètres au Nord-Est de DORTMUND.

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(collection: Le "L" fore LOVE. Auteur: Andrée. A. VEAUVY.)

KAMEN DU 3-4 MARS 1945(RUHR) USINES DE GUERRE

PHOTO N°2411 HALIFAX III - L - NR 232 Y. TOT - 22h 44 mn.

CAPITAINE VEAUVY - L - 346.

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JU 88G Photographié par les militaires Américains lors de l'occupation des terrains à la fin de la guerre.

(source: Ciel de Guerre N°7 Décembre 2007 airmagazine@wanadoo.fr)

Pourquoi ce choix?

          1° Avec mon équipage,j'ai participé à cette mission.

                                   2° Mon camarade de promotion, le sous-Lieutenant TERRIEN sur son avion "O-OBOE"du groupe TUNISIE  a été abattu par un JU 88 G, chasseur de nuit. Mon camarade s'est sacrifié et a réussi à faire sauter son équipage en parachute.

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(collection: Eric SUTOUR)

SOUS-LIEUTENANT. TERRIEN.

Voici le déroulement de cette mission:

Le 3 Mars, au début de l'après-midi, mon équipe est désignée pour exécuter cette mission. Notre HALIFAX C.CHARLY est disponible. Sur l'avant gauche de son fuselage une cinquantaine de bombes blanches sont miniaturisées, indiquant le nombre de mission de guerre à l'actif de cet avion. Au dessus, notre emblème; un FORBAN qui décapite HITLER.

Nous assistons au BRIEFING. Sur un grand panneau mural figure l'itinéraire de la mission. Avec des punaises de différentes couleurs sont indiqués tous les points sensibles rencontrés(emplacement des batteries D.C.A., terrains de stationnement des chasseurs de nuit, batteries de projecteurs, zones dangereuses à éviter...). Les divers horaires sont donnés: heures de décollage, de regroupement à la verticale du terrain, et heure de bombardement. Le navigateur intègre tous ces renseignements pour étayer son plan de vol.

Nous faisons partie d'une formation de 201 HALIFAX,21 LANCASTER,12 MOSQUITOS. L'effort total du BOMBER COMMAND pour cette nuit est de 785 avions.

Notre participation est la suivante:

Groupe "GUYENNE":13 avions. HALIFAX.III.

Groupe "TUNISIE": 13 avions. HALIFAX.III.

Nous prenons l'air en sixième position. Chaque avion décollant à une minute d'intervalle, nous restons sur le circuit d'attente pendant vingt minutes avant de passer à l'Ouest de LONDRES. Le soleil est bas sur l'horizon. Nous survolons une couche discontinue de cumulus. La visibilité est assez bonne. Provenant de différents aérodromes, d'autres avions se joignent à nous.

A la verticale de READING, l'obscurité est totale. Selon les ordres donnés, nous allumons nos feux de route que nous éteignons au passage de la côte anglaise. Le navigateur donne le nouveau cap qui nous fait franchir la côte française au voisinage de St.Valery-en-Caux. A 17.000 pieds, par temps calme, on a l'impression que notre avion est seul dans la nuit. Le roronnement régulier des moteurs, la légère obscurité atténuée par l'éclairage des cadrans lumineux des appareils de vol, donnent tendance à un manque de vigilance. Nous revenons à la réalité lorsque notre avion comme aspiré par un trou d'air se met brusquement à vibrer. C'est un avion qui, volant trop prés de nous, a perturbé notre passage.

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Trois types de WINDOWS.

Le Rhin franchi, le survol du territoire ennemi devient dangereux. A cadence régulière, le mécanicien lance les "WINDOWS", paillettes en papier métallisé, servant au brouillage de la réception radar. Leur efficacité est discutable mais rassure un peu les hommes. Dernier changement de cap pour contourner la RUHR par le Nord. Une fusée éclairante sur notre gauche se balance lentement en descendant: les chasseurs de nuit allemands ne sont pas loin !!

En vue de l'objectif, le bombardier prend la direction des opérations. Par changements de caps successifs, l'avion se dirige vers l'objectif. Un véritable rideau de feu se dresse devant vous. Pouvons-nous le franchir sans encombre? Une multitude d'avions suit la même route. Les "PATHFINDERS" chargés du marquage de l'objectif, demandent de viser les fusées vertes.

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Cest dans la nuit du 16 au 17 janvier 1943, au cours d'une mission sur berlin, que la Pathfinder Force utilisa pour la première fois des bombes de marquage d'objectifs, en général vertes ou rouges.

Bombes larguées, appareil photo enclenché, les 30 secondes supplémentaires sans chan gement de cap sont les plus dangereuses mais servent à photographier l'impact des bombes. Grand virage à gauche, en piqué, pour trouver une zone plus sûre et prendre le cap du retour. Le mitrailleur de queue signale le passage, loin derrière, d'un chasseur allemand. Vérification par le mécanicien du largage total des bombes.

Nous perdons de l'altitude et franchissons la côte anglaise au voisinage de l'aérodrome de WOODBRIDGE dont les très longues pistes d'atterrissage servent de refuges aux avions gravement endommagés. Les feux de position allumés, entourés de plusieurs avions suivant le même cap, le mécanicien fait le service en distribuant sandwichs et tasses de thé. La tranquillité de fin de mission est toute relative. La radio crache le message codé "BANDITS-BANDITS" les chasseurs allemands nous suivent. Mitrailleurs, ouvrez-l'oeil !

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Retour de mission le HALIFAX en phase d'atterrissage

(source: Le "L" for LOVE. auteur: Andrée A. VEAUVY)

ELVINGTON est en vue. La tour de contrôle signale 2 avions en tour de piste. Atterrissage normal, regagnons le "DISPERSAL" (air de dispersion ou stationne notre avion). Dès notre arrivée, toutes les lumières s'éteignent. La nuit est noire. Les obus de la D.C.A. protègeant notre terrain se mêlent au crépitement des canons et des mitrailleuses des chasseurs allemands.

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(source: BOMBARDIERS DE NUIT Les groupes lourds sur l'Allemagne)

Une boule de feu, un grand bruit assourdissant, des rafales d'armes automatiques, un avion est abattu ! 6 parachutes ouvrent leur corolle ! L'avion touché est un HALIFAX du groupe "TUNISIE" : pilote-chef de bord: le sous-Lieutenant TERRIEN.

Malgré son appareil en perdition presque incontrôlable, avec l'énergie du désespoir, maitrisant la conduite de son avion, TERRIEN donne l'ordre à ses hommes de sauter en parachute. jusqu'au dernier moment il tient d'une main ferme son HALIFAX, jusqu'à l'explosion au sol. Par son abnégation jusqu'au sacrifice de sa vie, il sauve son équipage.

Presque simultanément, le bombardier du Capitaine NOTELLE est attaqué, en phase finale d'atterrissage. A 100 pieds du sol, plusieurs rafales de mitrailleuses touchent l'aile gauche de l'avion. Le feu embrase les deux moteurs. Déséquilibré, ingouvernable, l'appareil bascule sur sa gauche, l'aile touchant le sol, est arrachée par un sapin providentiel. Débarrassé de son aile en feu, il termine sa course en labourant le sol. Miraculeusement, aucun blessé!

Tous les avions retardataires se déroutent sur des aérodromes d'acceuil. Les deux chasseurs allemands n'ayant plus de gibier, attaquent les installations techniques et cherchent en vain à détruire les appareils au sol.Tout à coup, en bordure du terrain, un coup de tonnerre, un éclair et une violente explosion: un chasseur ennemi volant trop bas percute le sol. Le calme revenu, nous nous dirigeons vers la salle de "DEBRIEFING" subir l'interrogatoire de l'officier de renseignements. Notre 35 ième mission de bombardement est terminée. Elle a durée 6h.30. dont 5h.15. de vol de nuit.

Dans la nuit du 3 Mars 1945,les pertes subies sont très lourdes pour le "BOMBER COMMAND" : 52 avions abattus ou portés manquants dont 39 HALIFAX, 9 LANCASTER, 1 MOSQUITO. Malgré la perte par la LUFTWAFFE d'une quinzaine de chasseurs lors de leur atterrissage au-dessus de leurs terrains de BELGIQUE et des PAYS-BAS, l'opération GISELA, nom de code donné par les Allemands à la mission envoyant un grand nombre de chasseurs de nuit au-dessus de l'Angleterre, a été un réel succés.

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L'ile d'HELIGOLAND avant le bombardement.

(photo prise par le Lieutenant ROUXEL )

(source: Le "L" fore LOVE. auteur: Andrée. A.VEAUVY.)

Alors que le tour d'opérations est limité à 30 missions de guerre, par manque d'effectifs pour assurer la relève, nous effectuons notre dernière et 37 ième mission de guerre le 22 mars 1945 sur DULMEN : 8 HALIFAX  du "GUYENNE", 9 HALIFAX du "TUNISIE" En tout, 153 HALIFAX participent à cette mission. Aucune perte n'a été enregistrée. Le dernier raid des deux groupes lourds a lieu le 25 avril 1945. Objectif: batteries de WANGOROOGE, dans les îles de la frise: 18 HALIFAX du GUYENNE, 12 HALIFAX du TUNISIE, pour une participation de 482 avions. Pertes: 7 tués.

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L'ile d'HELIGOLAND aprés le bombardement.

(photo prise par le Lieutenant ROUXEL)

(source: Le 'L" fore LOVE auteur: Andrée. A. VEAUVY)

Le pourcentage des pertes est de 61% de tués pour le personnel navigant. Les pertes se sont échelonnées au cours des différents stages dans toutes les écoles de la ROYAL AIR FORCE. Le personnel au sol n'a guère été épargné, notamment le 28.12.1944. lorsque le chargement de bombes d'un HALIFAX du groupe TUNISIE a explosé aprés le décrochage d'une bombe de 250 kilos: 8 armuriers et infirmiers français tués ainsi que 7 de leurs camarades britanniques.

Bilan des pertes:

Personnel navigant tué en opération:     175

Personnel navigant tué à l'entraînement à:

LOSSIEMOUTH: 12

RUFFORTH:  20

ELVINGTON:  2

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C'est en février 1942, à un moment ou ce commandement se débattait au milieu des pires difficultés, qu'Arthur T. HARRIS. prit la tête du BOMBER COMMAND. La pugnacité dont cet homme à la force de caractère peu commune fit preuve dans cette activité lui valut de nombreux ennemis, tant dans la Royal Air Force que dans les milieux politiques britanniques.

             

Notre seule récompense sera le message adressé par l'AIR MARSHAL SIR ARTHUR HARRIS au commandement des Forces Françaises de Grande-Bretagne: " Veuillez exprimer à tout le personnel Français qui a servi dans le "BOMBER COMMAND"mon admiration et ma gratitude pour son indéfectible coopération, son exceptionnelle bravoure et sa compétence.

Ensemble nous avons porté la bataille au coeur de l'Allemagne et donné à l'ennemi une leçon définitive sur la signification complète de la guerre, une leçon que jusqu'ici il a cruellement vécue et qu'il continura de vivre toujours. Ceci est leur récompense. A tous ces courageux aviateurs Français qui ont poursuivi le combat dans nos rangs, les plus chaleureuses salutations du "BOMBER COMMAND."

Le 5 juillet 1996, l'Amicale des anciens elèves de l'Ecole Militaire de l'Air me demande d'honorer de ma présence le baptême, sur la Base Aérienne de Salon-de-Provence, de la promotion Air 1995 qui recevra le nom du Sous-Lieutenant TERRIEN, mort pour la France le 4 Mars 1945.

CINQUANTE ANS APRES, MIEUX VAUT TARD QUE JAMAIS!

CITATIONS

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(collection: ERIC SUTOUR.) Superbe récit du Lieutenant-Colonel Max SUTOUR , pour le souvenir des GROUPES LOURDS FRANCAIS.

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