19 juin 2009

PERSONNEL DU GROUPE "LORRAINE SQUADRON 342"

PERSONNEL DU GROUPE LORRAINE

EN DECEMBRE 1941

 

Lieutenant-Colonel PIJEAUD, Commandant le Groupe,précédé jusqu'au 17 décembre par le Commandant CORNIGLION-MOLINIER, Pilote-Observateur.

CAPITAINE

Brunschwig, Observateur - Goussault, Pilote/Observateur - Lager, Pilote/Observateur -  De Maismont, Observateur - Mendousse, Observateur - De Saint-Péreuse, Observateur -

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Roques, Pilote/Observateur,

Bermann, Médecin.

LIEUTENANT

Colonelbourgoin_pierre_louis

Bourgoin Pierre Louis Auguste, Officier de DCA -

Decret du 30 septembre 1944 portant nominations dans l'ordre national de la Légion d'honneur

BOURGOIN (Pierre-Louis), Lieutenant-colonel: officier de bravoure légendaire. Parti dès le début avec les forces françaises libres, a combattu au Levant et y a été blessé. Commandant une unité de parachutistes dans le Moyen-Orient, s'est acquitté brillamment en Libye de missions difficiles, a gagné la Tunisie où il a été grièvement blessé et amputé. Compagnon de l'ordre de la libération. Malgré un bras en moins, s'est fait parachuter en bretagne en juin 1944 pour rejoindre le 2e régiment de chasseurs parachutistes qu'il commandait, et circulant dans une zone infestée d'allemands, y a organisé d'importantes forces de l'intérieur qui jointes aux parachutistes sous ses ordres ont paralysé les mouvements ennemis, contribuant ainsi largement à la victoire de Normandie.

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(collection: Eric DERRIEN)

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(collection: Eric DERRIEN)

Pierre BOURGOIN, Philippe KIEFFER.

Héros des parachutistes S.A.S et Commandos F.F.L

Compagnons de la Libération

http://www.ordredelaliberation.fr/fr_compagnon/135.html

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Parachutistes S.A.S de la France Libre

1940 - 1945

Special Air Service 1st SAS - 3rd SAS - 4th SAS

Chasseur Parachutistes 1ère CCP - 2ème RCP - 37ème RCP

http://fflsas.org/index.php?option=com_fflsas_user&view=person_show&personid=196&lang=fr

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Vannes le 5 août 1944

(collection: Eric DERRIEN)

- Du Boisrouvray, Observateur - Beaucamp, Observateur.

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Charbonneaux, Pilote

(collection: Odile ROZOY KUNZ)

- Chazette, Observateur (chef des services administratifs) -

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Ezanno, Pilote/Observateur -

(collection: Odilr ROZOY KUNZ)

Golfier, Observateur - Goychman, Observateur - Marcel Langer, Pilote - De la Maisonneuve, Observateur - Guigonis,Observateur - Quesnel, Observateur -

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Roquère, Observateur

(collection: Odile ROZOY KUNZ)

 

2

Rozoy, Pilote/Observateur

(collection: Odile ROZOY KUNZ)

Lt

- Sandré, Pilote/Observateur -

(collection: Odile ROZOY KUNZ)

De Thuisy, Pilote/Observateur.

SOUS-LIEUTENANT

Antomarchi, Observateur - Barberon, Observateur - Bimont, Observateur - Constantin, Officier/administratif - Dessa, Officier/mécanicien - Forat, Observateur - Ibos, Observateur - Laxagueborde, Aumônier - De Meltcharsky, Observateur - Patureau, Observateur - Sassoon, Médecin.

ASPIRANT

Regnault, Officier de matériel.

ADJUDANT-CHEF

Cornez, Pilote.

ADJUDANT

Duprat, Mitrailleur/mécanicien - Grielen, Pilote - Jabin, Pilote - Johanny, Radio/mitrailleur - Morel, Radio/mitrailleur - Pernot, Radio/mitrailleur - Rat, Radio/mitrailleur.

SERGENT-CHEF

Archimbaud, Radio à terre - Arcam, Mécanicien/avion - Boy, Mécanicien/avion - Breton, Mitrailleur/secrétaire - Bost, Mécanicien/avion - Bourdarias, Radio/mitrailleur - Cliquet, Mécanicien/avion - Deldieu, Mitrailleur/armurier - Djabian, Photographe - Gatissou, Mécanicien/avion - Jean, Mécanicien/avion - Jean(Edmond), Radio/mitrailleur - Kocher, Radio/mitrailleur - Lagatut, Radio/mitrailleur - Larrère, Mécanicien/avion - Langer, Pilote - Maubourguet,Mécanicien/auto - Masquelier,Mitrailleur/secrétaire - Masson, Radio/mitrailleur - Mér, Mécanicien/avion - Mouchet, Mécanicien/avion - Morisson, Mécanicien/avion - De Neuvremont, Pilote - Perbost, Radio/mitrailleur - Pétain, Observateur - Prandi, Radio/mitrailleur - Redor, Pilote - Romanetti, Mécanicien/avion - Richaud, Pilote - Séguineau, Pilote - Tournier, Observateur - Vergerio, Mécanicien, Mécanicien,/avion - Zein, Service général.

SERGENT

Auvray, Mécanicien/avion - Barat, Radio/mitrailleur - Beauden, Radio-mitrailleur - Baudin, Mécanicien/avion - Bruneau, Radio/mitrailleur - Berthelot, Mécanicien/avion - Bouldoire Jean, Mécanicien/Photographique - Bouchareine, Mécanicien/avion - Boutissier, Pilote - Bracq, Mécanicien - Carette-Bouvette, Mécanicien/avion - Carrel, Mécanicien/avion - Cassan, Mécanicien/avion - Calorbe, Mécanicien/avion - Coppin, Mécanicien/avion - Dumont, Electricien - Dubrocca, Mécanicien/avion - Delcros, Radio/mitrailleur - Drouet, Mitrailleur/armurier - Fifre, Pilote - Furst, Radio/mitrailleur - Goirand, Mitrailleur/secrétaire - Gill, Mécanicien/avion - Gilbert, Radio/mitrailleur - De Guilheim-Pémillat, Radio/mitrailleur - Leloup, Mécanicien/avion - Guyard, Mécanicien/avion - Lagrange, Mécanicien - Lann, Radio/mitrailleur - Licou, Pilote - Le Thoeuf, Electricien - Léonard, Mécanicien/avion - Mazurel, Mécanicien/avion - Meunier, Mécanicien/avion - Monti, Mécanicien/avion - Noblet, Comptable - Pinson, Radio/mitrailleur - Philippe, Mécanicen/avion - Provencel, Mécanicien/avion - Priet, Radio/mitrailleur - Soulat, Radio-mitrailleur - Touvray (Roger), Mécanicien/armurier - Touvray (Pierre) Mécanicien/auto -  Vernier, Mécanicien/avion - Verdon, Mécanicien/avion.

CAPORAL-CHEF

Bouchard, Mécanicien/avion - Gabriel, Mécanicien/avion - Kech , Radio/mitrailleur - Khun, Mécanicien/avion - Kolb, Cuisinier - Lousteau, Mécanicien/avion - Mattio, Service/général - Mesmin, Conducteur - Morisseau, Mécanicien/avion - Paturon, Mécanicien/avion - Pelet, Mécanicien/auto - Stockli, Armurier - Souceon, Secrétaire.

CAPORAL

Chatrieux, Secrétaire - Deseau, Conducteur - Del Pino, Menuisier - Delautre, Service/général - Fouant, Electricien - Guillou, Mécanicien/avion - Girodeau, Photographe - Lefèvre, Secrétaire - Lemoual, Mécanicien/avion - Lombroso, Armurier - Lebras, Mécanicien/avion - Montiaud, Mécanicien/avion - Miller, Conducteur - Meister, Infirmier - Milton, Service/Général - Mounuier, Radio/mitrailleur - Pibouleau,Conducteur - Roquemore, Mécanicien/avion - Teauzi, Conducteur - Tourtellier, Electricien - Vasselin, Secrétaire - Weill, Photographe.

1er CLASSE

Guillin, Secrétaire - Morice, Mécanicien/avion - Pita, Infirmier - Zelic, Mécanicien/avion.

2e CLASSE

Armfield, Radio à terre - Balère, Mécanicien/avion - Bourret, Conducteur - Brun, Secrétaire - Carré, Mécanicien/avion - Colombel,Mécanicien/avion - Conforti, Mécanicien/avion - Cuffel, Secrétaire - Dubourguier, Armurier - Decremer, Menuisier - Dorin, Radio/mitrailleur - Fabre, Conducteur - Fitzenz, Mécanicien/avion - Goulin, Mécanicien-auto - Guilbert, Cuisinier - Henri, Conducteur - Kindler, Chaudronnier - Lemoine, Conducteur - Louis, Service/général - Leroy, Dessinateur - Luciani, Conducteur - Sarti, Radio à terre - Tardi, Mécanicien/avion - Trabaud, Mécanicien/avion - Thill, Mécanicien/auto.

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PERSONNEL DU GROUPE LORRAINE

EN MARS 1943

N° 1585/655/E.M.3.

Le général de brigade aérienne VALIN;

Commandant les F.A.F.L. à

British Mission to French National Comittee,

3 Cleveland Row, St James's S.W.

Objet: Formation du Groupe "LORRAINE".

J'ai l'honneur de vous transmettre la liste du personnel que j'ai choisi pour les différents commandants du Groupe "LORRAINE", et pour la composition des premiers équipages:

Commandant de Groupe: Commandant de RANCOURT

Commandant de Flights: Capitaine CHARBONNEAUX

Capitaine EZANNO

Adjudant: Je n'ai pas d'objection de principe à la nomination d'un adjudant britannique. Je serais particulièrement heureux si vous pouviez obtenir la nomination à ce poste, par ordre de préférence:

1) Flight-Lieutenant LAFONTAINE, ou,

2) Squadron-Leader SMITH.

Tous deux ont déja travaillé à ODIHAM avec le Commandant de RANCOURT qui n'a eu qu'à se féliciter de leur collaboration.

Gunnery Officer: Aspirant SINIBALDI

Observer Officer: Lieutenant VALTON

Ces deux officiers viennent d'être victimes d'un accident dans un Squadron de BOSTONS. Ils sont relativement âgés et me paraissent indiqués pour ce poste par suite de leur expérience dans la R.A.F. et de leur bonne connaissance de la langue anglaise.

Médecin: Lieutenant JAEGER

Officier mécanicien: Aspirant GATISSOU

Warrant Officer Servicing

Squadron: Adjudant-Chef CUNIBIL

Le personnel au sol sera affecté d'aprés les résultats des différents "Tests" et stages d'entraînement dans les écoles techniques.

Le personnel navigant a été constitué en équipage de la manière suivante:

Pilotes (Pil)   Observateurs (Ob)  Radio-mitrailleurs (R-m)

(Pil) Commandant de RANCOURT - (Ob) Lieutenant SCHAFFNER - (R-m) Adjudant PRANDI.

CITATION

Capitaine: SCHAFFNER Observateur

SCHAFFNER capitaine, du groupe de bombardement 1/20 "LORRAINE": observateur de grande valeur, remarquable par son allant et ses qualités professionnelles. Dés ses premières missions, s'est immédiatement signalé par son calme et son ardeur au combat. Aprés avoir exécuté avec succés plusieurs attaques difficiles contre des objectifs ennemis situés en territoire occupée, a été porté disparu au cours d'une mission en rase-mottes, le 2 septembre 1943. Fait prisonnier, a été libéré par l'avance alliée en Allemagne.

La croix de la Libération est décernée au Lieutenant-Colonel DE RANCOURT DE MIMERANT Henri. pour le motif suivant:

"Ayant rejoint l'Angleterre dès novembre 1940, a organisé et commandé la première école de pilotage en Angleterre. Affecté à un groupe de Bombardement léger de la R.A.F., il le quitte pour prendre le Commandement du Groupe "LORRAINE" premier groupe de bombardement léger Français en Grande-Bretagne. A su insuffler aux équipages sous ses ordres, comme aux jeunes pilotes qu'il a formés, tout l'enthousiasme et la foi dont il était lui-même animé. A effectué vingt-deux sorties offensives, dont sept en vol rasant. Cité deux fois à l'ordre de l'Armée."

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Stèle en hommage au Général de Rancourt.

Cérémonie a voir sur le site suivant:

http://compagnonsliberationloiret.jimbo.com/henry-de-rancourt-cernoy-en-berry

N° 1 Flight   -   ESCADRILLE    NANCY

(Pil) Capitaine CHARBONNEAUX - (Ob) Lieutenant PATUREAU - (R-m) Sergent BARAT

(Pil) Sous-Lieutenant PINEAU - (R-m) Sergent-Chef DELFAU

(Pil) Aspirant LUCCHESI - (Ob) Sous-Lieutenant BARALIER Jean (Jean-Annet d'Astier de La Vigerie) - (R-m) Sergent MARULLI

(Pil) Sous-Lieutenant DUGOT - (Ob) Sergent DRES - (R-m) Sergent MARA

(Pil) Capitaine de MONTAL - (Ob) Adjudant CANICK - (R-m) Sergent-Chef CARTON

(Pil) Lieutenant LAMY - (Ob) Adjudant BALCAEN - (R-m) Sergent ROUSSARIE

(Pil) Lieutenant FORSANS - (Ob) Aspirant COLCANAP - (R-m) Adjudant JOHANNY

(Pil) Lieutenant de GRAMONT - (Ob) Adjudant-Chef LUCE - (R-m) Sergent KAINUKU

(Pil) Sergent-Chef BOUTITIE - (Ob) Capitaine BRUNSCHWIG - (R-m) Sergent-Chef VERGERIO

(Pil) Sergent-Chef KERBRAT - (Ob) Capitaine VEBER - (R-m) Sergent GILBERT

(Pil) Lieutenant de THUISY - (Ob) Sous-Lieutenant de KACEW - (R-m) Sergent PINSON

(Pil) Lieutenant LANGER - (Ob) Lieutenant ROQUERE (1) - (R-m) Sergent-Chef FURST

(Pil) Lieutenant FEUVRIER - (Ob) Lieutenant de la BRIERE - (R-m) Sergent MACHECOURT

(Pil) Lieutenant PETIT - (Ob) Lieutenant FORAT - (R-m) Sergent MONGART

N° 2   Flight  -  ESCADRILLE  METZ

(Pil) Capitaine EZANNO - (Ob) Capitaine NIEL (2) - (R-m) Sergent-Chef BAUDEN

 

LEONCE COHEN (2)

(collection: Mark BENNER)

Sgt Léonce COHEN

 

(Pil) Lieutenant Le BIVIC - (Ob) Sous-Lieutenant JACQUINOT - (R-m) Sergent Léonce COHEN

(Pil) Lieutenant GINS (3) - (Ob) Sergent NANOT - (R-m) Sergent D'HAINAUT

(Pil) Sous-Lieutenant DUCORPS - (Ob) Sous-Lieutenant PETAIN - (R-m) Sergent ARMFIELD

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Ob Lieutenant MATHIS

(collection: Odile ROZOY KUNZ)

(Pil) Sous-Lieutenant ROUSSELOT - (Ob) Lieutenant MATHIS - (R-m) Sergent EHRMAN

(Pil) Lieutenant GAROT - (Ob) Sous-Lieutenant JEAN - (R-m) Sergent BOURNE

(Pil) Lieutenant GRONIER - (Ob) Sous-Lieutenant IBOS - (R-m) Sergent CAILLET

(Pil) Capitaine D'AUTECQUERT - (Ob) Adjudant MURRAY - Sergent-Chef LUINEAUD

(Pil) Lieutenant de BRETTES - (Ob) Sous-Lieutenant HETIGIN - (R-m) Sergent LECONTE

(Pil) Lieutenant STOLOFF - (Ob) Sous-Lieutenant LANG - (R-m) Sergent ALLAIN

(Pil) Adjudant GRIELEN - (Ob) Lieutenant GOYCHMANN - (R-m) Sergent-Chef BODIN

(Pil) Sergent-Chef BERNARD J. - (Ob) Sous-Lieutenant SAVILLE - (R-m) Sergent DUMONT

(Pil) Aspirant LAURENT Y. - (Ob) Sous-Lieutenant GOLDET - (R-m) Sergent VERCHIN

Le nombre d'équipages désignés est supérieur à celui de l'éffectif initial pour couvrir les pertes qui peuvent se produire par maladie, par accident ou pour toute autre raison.

Les noms des quinze hommes à entraîner comme mitrailleurs simples vous sont fournis séparément.

Je vous serais obligé de me faire connaître le plus tôt possible l'accord du BOMBER COMMAND au sujet de ces désignations et de bien vouloir prendre les dispositions nécessaires pour l'entraînement en équipage de ce personnel.

Le Général de brigade aérienne VALIN,

Commandant les F.A.F.L.

signé: VALIN.

(1) - Le Lieutenant ROQUERE doit arriver dans le troisième convoi.

(2) - Accélérer l'instruction de cet officier pour qu'il soit disponible vers fin Février au moment de l'arrivée du Capitaine EZANNO.

(3) - Actuellement à l'hôpital. Remplacerait le Lieutenant WEIL dans l'équipage MANOT-D'HAINAUT qui ne marche pas.

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(source: ICARE N°171)

Juillet 1941: Au départ, une brigade d'élèves radio-mitrailleurs pour rejoindre la base de CRANWELL.

De gauche à droite:

D'HAINAUT, (Citation), VOIRIN, X, VIDAL, MARULLI, MINGAM, CHEVALIER, CREPEAUX, le Capitaine CHARLES, BARKER, SILBERMAN.

CITATION

Sergent D'HAINAUT

D'HAINAUT sergent, du groupe de bombardement 1/20 "LORRAINE": radio-mitrailleur de grande valeur, remarquable par son allant et ses qualités professionnelles. Dés ses premières missions, s'est immédiatement signalé par son calme et son ardeur au combat. Aprés avoir executé avec succés plusieurs attaques difficiles contre des objectifs ennemis situés en territoire occupé, à été porté disparu au cours d'une mission en rase-mottes, le 2 septembre 1943. Fait prisonnier, a été libéré par l'avance alliée en Allemagne.

(source: Journal officiel du 9 janvier 1946 DUCAPHIL)

 

jacques COHEN GROUPE LORRAINE

Jacques COHEN.

(collection: Famille COHEN)

- Titulaire de la Carte d'identité F.F.L. n°7 287.

- Titulaire de la Médaille commémorative des Services volontaires dans la FRANCE LIBRE n° 33 230.

- Engagé volontaire dans les F.F.L. à Londres le 9 décembre 1942 (acte eng. n° 3467 D). - Muté au C.I. Air de Camberley le 18 décembre 1942. - Muté au C.I. Infanterie de l'Air le 1er juillet 1943. - Muté au Ier F.R.S. Granwell le 18 août 1943. - Muté au A.G.S.8. le 15 janvier 1944. - Muté à Camberley à/c du 24 mars 1944. - Muté O.T.U.13 le 25 avril 1944. - Muté 2 G.S.U. à/c du 19 juillet 1944. - Muté au Squadron 342 (Groupe Lorraine) à/c du 8 août 1944. - Muté à Camberley L.A.M.3 le 23 mars 1945 il sert jusqu'à la fin des hostilités.

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- A

- Sergent: ARDOUIN Henri - Mitrailleur.

- Sous-Lieutenant: ALLEGRET Emile - Pilote.

- Sergent: ARNAUD

- Sergent: AUBERT Etienne - Mitrailleur.

- Sous-Lieutenant: ANDLAUER Louis - Observateur.

- ASSOR

Jean-Annet

 

(collection: Geoffroy d'Astier de La Vigerie)

- Sous-Lieutenant:  Jean-Annet d'ASTIER de La VIGERIE (dit Jean BARALIER) - Navigateur-observateur.

- AUTRET

- Sergent: ARMFIELD

- Sergent: ALAIN - Radio-Mitrailleur.

- Lieutenant: ADAM

- Sergent: ARGOT - Pilote.

- B

- Sergent-Chef: BAUDEN René - Radio.

- Lieutenant: du BOIROUVRAY Maurice - Navigateur2

- Sergent-Chef: BARAT

- Lieutenant: BERCAULT Bernard - Oficier médecin du Groupe "Lorraine"

- Sergent: BELLE Antoine - Radio-Mitrailleur.

- Sergent-Chef: BERNARD Jacques - Pilote.

- Sergent-Chef: BRODIEZ

- Sergent-Chef: BERNARD - Pilote.

- Sergent: BROWNE

- Sergent-Chef: BAPST

- Lieutenant: BALLAIRE René  - Observateur.

- Sergent: BOUCHARD

- Sergent: BOULDOIRE Jean - Mécanicien photographique.

- Lieutenant: de la BRIERE Henri - Observateur.

- Sergent: BOISSIEUX Robert Alphonse - Pilote.

- Sergent: BUGNARD Jacques - Mitrailleur.

- Sergent-Chef: BERNARD Henri - Mitrailleur.

- Sergent-Chef: BRUNETEAU Pierre - Radio-Mitrailleur.

- Sergent: BERNAUDON Julien - Mitrailleur de queue.

- Sergent: BRESSON Robert - Mitrailleur.

- Sergent: BAGNALASTA Jacques - Mitrailleur.

- Sergent: BOUCHER Jean - Mitrailleur de queue.

- Lieutenant: BRUYNEEL

- Sergent: BERTHELOT - Mécanicien-avion.

- Lieutenant: DE BRETTES - Pilote.

- BARULIER

- Adjudant: BALKAEN

- Sous-Lieutenant: BIVIC.

- BOURRET

- Sergent: BINESSE - Mitrailleur.

- Capitaine: BALLET  Jacques - Pilote.

- Sergent: BUSZKO - Mitrailleur.

- BECHIERES - Mécanicien.

- BARKER - Radio-Mitrailleur.

- Sergent-Chef: BONNEVILLE René

- Sous-Lieutenant: BARRIER Pierre

- Sergent: BRABANT Michel

- Lieutenant: BOILEAU - Navigateur.

- Sergent: BON - Mécanicien.

- Sergent-Chef: BODIN

- Adjudant-Chef: BALESTE

- Capitaine: BARBERON Bernard - Pilote - Commandant la 1ère escadrille "Nancy".

- BELLIN

- Sergent: BULEAUD - Mitrailleur.

- Sergent: BLONDEL - Mitrailleur.

- Sergent: BANQUET - Mitrailleur-supérieur.

- Sergent: BRUNEAUX - Mitrailleur de queue.

- Sergent: BISCALBIGLIA - Mitrailleur.

- Sergent: BERNERON - Mitrailleur.

- Capitaine: BLANCHARD

- Sergent: BORDE - Navigateur.

- W/O: BOTTELJILL - Mitrailleur.

- Sergent: BOWLES - Mitrailleur.

- BEASSE

- BOUQUILLARD

- Adjudant: BALCAEN - Radio-Mitrailleur.

- BARABER

- C

- Commandant: CORNIGLION-MOLINIER Edouard - Pilote.

- Sous-Lieutenant: CUNIBIL Robert - Chef mécanicien.

- Sous-Lieutenant: CAILLOT Jacques - Mitrailleur.

- Sergent: CARETTE Jean - Mitrailleur.

- Sous-Lieutenant: CLEMENT Jean - Observateur.

- Sergent: CAILLET Joseph - Radio-Mitrailleur.

- Sergent-Chef: CORNEMENT Hubert - Navigateur-Bombardier-Observateur.

- Lieutenant: CITROEN Bernard - Pilote.

- Sergent-Chef: COCOGNE - Navigateur-Bombardier.

- Sous-Lieutenant: COLCANAP Robert - Observateur.

- Sous-Lieutenant: CANUT Bernard - Observateur.

- Adjudant: CHEVAL Marcel - Observateur.

- Sergent: CUFFEL Roger - Radio-Mitrailleur.

- Commandant: CHARBONNEAUX Pol - Pilote - Cdt la 2ème escadrille du G.B.L. "Lorraine".

- Adjudant: CANICK Albert - Observateur.

- Sous-Lieutenant: CHALLIER Peter

- Sergent-Chef: COHEN Leonce - Radio.

- Sergent: CAROLL - Navigateur-Mécanicien.

- CHEVALIER - Radio-Mitrailleur.

- CREPAUX - Radio-Mitrailleur.

- CHAUSSARD Maurice

- CLAISSE Maurice

- Sergent-Chef: CARTON - Radio-Mitrailleur.

- CONSTANT Joseph - Mécanicien-avion.

- Capitaine: CHRISTIENNE - Navigateur.

- Sergent: COLOMBET - Pilote.

- Capitaine: CAILLET - Pilote.

- CARRICK

- Lieutenant: CANTES

- D

- Sergent: D'OLIVEIRA René - Pilote.

- Sergent: DUCHOSSOY Jacques - Mitrailleur.

- Lieutenant: DUPUIS

- Adjudant: DUMONT François dit "Marat" - Radio-Mitrailleur.

- Sergent-Chef: DUCANCELLE

- Capitaine: DREYFUS Pierre-Louis - Radio-Mitrailleur.

- Sergent: DIOT

- Sergent: DUFAU-HITOU Henri.

- Adjudant: DJABIAN PARIS Jean-Pierre - Navigteur-Observateur.

- Adjudant: DELFAU André - Radio-mitrailleur.

- Sergent: DORIN Henri - Radio-Mitrailleur.

- DESNAULT

- Adjudant: DENEUX - Mécanicien.

- DELPECH Jean - Mécanicien.

- D'HAINAUT - Radio-Mitrailleur.

- Sous-Lieutenant: DUBOIS Henry

- Sergent: DEPUIS Roger - Radio-Mitrailleur.

- Lieutenant: DEBU Etienne - Pilote.

- Colonel: DESERTEAUX John - Photographe.

- Sous-Lieutenant: DUCORS

-Sergent: DRES

- Sergent: DUCOT

- Sergent: DESPRES

- Lieutenant: DU PUS - Navigateur.

- DHONT

-  Lieutenant: DUGOT - Pilote.

- DUBROCCA

- Sous-Lieutenant: DEMIDOFF - Navigateur.

- Sergent: DAVOISE - Mitrailleur de queue.

- Sergent: DUGAS - Mitrailleur.

- Sergent: DHONT - Mitrailleur.

- Sergent: DELPECH - Mitrailleur.

- Sergent: DERAIN - Mitrailleur.

- Sergent: DJIANE - Mitrailleur de queue.

- Aspirant: DALIGOT

- E

- Commandant: EZANNO Yves - Pilote.

- Sergent: EHRMANN Jean - Radio-Mitrailleur.

- Sergent: EVRARD Armand - Radio-Mitrailleur.

- Sergent: EVRARD François

- EDMOND Jean

- EREINBERG - Mécanicien.

- EBOUE Charles

- EDOUARD Raphaël

- Sergent: ERFARDET - Mitrailleur-supérieur.

- Sous-Lieutenant: EHRMAN - Navigateur.

- F

- Aspirant: FORTIN Louis

- Lieutenant: FLAMAND Lucien - Navigateur.

- Capitaine: FEUVRIER Charles - Pilote.

- Adjudant-Chef: FURST Roger

- Lieutenant: FORSANS Jean - Pilote.

- Capitaine: FLAMENT - Pilote.

- Lieutenant-Colonel: FOURQUET (GORRI) Michel - Pilote - Commandant du Groupe "Lorraine" du 15/03/1944 au 07/11/1944.

- FORAT

- Sous-Lieutenant: FELETOUX André - Pilote.

- FRENEL Christian

- Sergent: FRELAUX - Mitrailleur de queue.

- Capitaine: FARVACQUE - Mitrailleur.

- Sergent: FOURQUEDI - Mitrailleur-supérieur

- G

- Adjudant: GUYARD Raymond - Mécanicien-Avion.

- Lieutenant: GOLDET Antoine - Observateur.

- Lieutenant: GARY Romain - Navigateur-Observateur.

- Sergent: GRECOURT

- Capitaine: GAROT Jean - Pilote.

- Sergent-Chef: GUILLOUX - Radio-Mitrailleur.

- Sergent: GERBER Gérard - Mitrailleur.

-Sergent-Chef: GILBERT Raymond

- Sergent: GRATTE Roger - Radio-Mitrailleur.

- Lieutenant: GATISSOU René - Mécanicien.

- Lieutenant: GUEGUEN Yves - Pilote.

- Capitaine: GOYCHMAN Georges

- Sergent-Chef: GRANSSAGNE

- Lieutenant: GINS - Pilote.

- GINESTAL du CHAUMEIL - Mitrailleur.

- Lieutenant: GHIGLIOTTI Charles - Navigateur.

- Adjudant: GIBERT Raymond - Mécanicien.

- Sergent: GODIN - Mitrailleur.

- GOUTHIERE - Mécanicien.

- GRONSAQUE

- GRIZAUD 

- Sergent: GOLAY

- Sergent: GINESTAL du CHAUMEIL - Mitrailleur de queue.

- Capitaine: GOURVILLE - Navigateur.

- Capitaine: GENTY - Pilote.

- Sergent: GARRIGUES - Mitrailleur-supérieur.

- Sergent: GROUX - Pilote.

- Lieutenant: GRANGE - Navigateur.

- Sergent: GUILLAUMIN - Mitrailleur.

- Sergent: GUILLOU - Mitrailleur.

- GUIGONIS

- Lieutenant: GRAMMONT - Pilote.

- GOUSSAULT François - Navigateur.

- H

- Adjudant: HOURIEZ Louis - Pilote.

- Sergent-Chef: HALLEGUEN

- Sous-Lieutenant: HINCELIN Michel - Mitrailleur.

- Sergent HASCOET Roland - Radio-Mitrailleur.

- Sergent: HENSON Jean-François - Radio-Mitrailleur.

- Sous-Lieutenant: HENNECART Charles.

- Sous-Lieutenant: HETIGIN - Observateur.

- Sergent: d'HAINEAU - Radio.

- Sergent: HUEL - Mitrailleur de queue.

- Sergent: HEIMBURGER - Mitrailleur-supérieur.

- Sergent: HUTINET - Mitrailleur-supérieur.

- Sergent: HALL - Mitrailleur.

- Sergent: HONFARREDE - Mitrailleur-supérieur.

- Sous-Lieutenant: HIRLEMAN

- Capitaine: d'HAUTECOURT - Capitaine.

- I

- Lieutenant: IBOS Paul- Navigateur.

- J

- Sergent-Chef: JAFFRE Louis - Pilote.

- Sergent: JAMARD Douglas - Radio-Mitrailleur.

- Sergent: JUHANT

- Capitaine: JEFFREDO

- Lieutenant: JEAN Edmond - Observateur.

- Sergent: JEAN Louis - Mécanicien.

- Adjudant-Chef: JOHANNY Pierre

- Sergent: JUHANT - Radio.

- Sous-Lieutenant: JACQUINOT Roland - Navigateur.

- JOUNIAUX

- Sergent: JANNET - Mitrailleur de queue.

- Sergent: JONCHIER - Mitrailleur-supérieur.

- K

- Sergent: KRASKER Roger - Mitrailleur.

- Adjudant: KERBRAT Alain - Pilote.

- Sergent: KAINUKU Tavi a - Radio-Mitrailleur.

- Adjudant-Chef: KOLL - Mécanicien.

- KITTRICK Mac - Radio.

- KLEIN Georges - Navigateur.

- KHALIFAT (Murray)

- L

- Sergent: LECONTE Georges - Mitrailleur.

- Sous-Lieutenant: LE NEINDRE Albert - Radio-Mitrailleur.

- Sous-Lieutenant: LE MOALIGOU

- Sous-Lieutenant: LE BIHAN

- Adjudant: LUINEAUD

- Lieutenant: LAMBERMONT Paul - Navigateur-Observateur.

- Sous-Lieutenant: LAURENT Yves - Pilote.

- Sergent: LADAGNOUS Julien - Mitrailleur.

- Capitaine: LEVEQUE Pierre - Observateur.

- Sous-Lieutenant: LANGER Arnaud (le fils) Pilote.

- Lieutenant: LANGER Marcel (le père)- Pilote - Commandant de l'escadrille "Nancy"

- Lieutenant: LIGNON Edouard - Pilote.

- LOUSTEAU - Mitrailleur.

- Sous-Lieutenant: LUCCHESI - Pilote.

- Lieutenant: LAMY - Pilote.

- Lieutenant: LANG

- Capitaine: LADOUSSE

- LAURENT

- LEVEQUE Pierre

- LEROY - Mécanicien.

- Sergent: LAVALLEE Robert - Radio-Mitrailleur.

- Sergent: LEWINO Walter - Mitrailleur.

- LEHMANN

- LAMOTTE - Radio-Mitrailleur.

- Capitaine: LEFEVRE Fernand

- Lieutenant: LE BIVIC Marcel - Observateur.

- Sergent: LANG

- Sergent: LINIERES

- Lieutenant: LEBRU

- Sergent: LE GALL - Mitrailleur de queue.

- Sous-Lieutenant: LAPOINTE - Pilote.

- Capitaine: LEPERS - Pilote.

- Sergent: LARTIGAU - Mitrailleur de queue.

- LEBLOND

- LEON

- Sous-Lieutenant: LAGATU - Radio-Mitrailleur.

- M

- Lieutenant: MARCASSUS Bernard - Observateur.

- Sergent: MARTIN Georges - Pilote.

- Sergent-Chef: MAUGER Jean-Louis - Radio-Mitrailleur.

- Sergent: MARA Matapu - Mitrailleur.

- Sergent: MARS Jean - Mitrailleur.

- Sergent-Chef: MOLLARD

- Sergent: MAITRESSE LE BRUN

- Aspirant: MINOST Etienne

- Adjudant: MOUNES

- Sergent-Chef: MEUNIER - Mécanicien-avion.

- Sergent: MOREAU

- Aspirant: MARCHAL Robert (TOUSSAINT) - Radio-Mitrailleur.

- Sergent: MINGAM André - Radio-Mitrailleur.

- Sous-Lieutenant: MASQUELIER Louis - Opérateur de cinéma.

- Sergent: MAINERY Robert - Observateur.

- Sergent: MONGARD Jean - Radio-Mitrailleur.

- Sergent: MAIRESSE Robert André - Mitrailleur.

- Capitaine: MENDES-FRANCE  Pierre - Navigateur-Observateur.

- Sergent: MOGE Guy

- Sergent: MARCHAL - Pilote.

- Sergent: MAULEON Maurice - Mitrailleur - Mécanicien.

- MOLLEUR

- MORISSEAU - Mitrailleur-Mécanicien.

- Capitaine: de MONTAL - Pilote.

- Commandant MENTRE - Premier commandant non F.A.F.L. Commandant du Groupe "Lorraine" du 14/02/1945 au 14/07/1945.

- Commandant: MAILLOUX

- Sergent: MACHECOURT - Radio-Mitrailleur.

- Sergent: MARIN - Mitrailleur.

- Lieutenant: MASSIAS Jeannette - Intelligence Officer du Groupe "Lorraine"

- LE MOAL

- Sergent: MARULLI de BARLETTA - Radio-Mitrailleur.

- Sergent: MASSOUTY - Mitrailleur.

- Sergent: MORISE - Mitrailleur.

- Sergent: MAHE - Radio.

- Sergent: MENGELLE - Mitrailleur de queue

- Lieutenant: MICHEL - Pilote.

- MARIDOR

- Adjudant: MURRAY - Radio-Mitrailleur.

- MONGARD - Radio-Mitrailleur.

- MELLEVILLE-LYNCH Françis - Pilote.

- N

- Sergent-Chef: NOBLET Raphael - Mécanicien-Avion.

- Sous-Lieutenant: NATIVEL Georges

- Sous-Lieutenant: NAVARRE François (Bertrand du POUGNET) Pilote.

- Sergent: NEY Bernard - Observateur.

- Sergent-Chef: NANOT Georges

- NEGRIER

- Sergent: NICOLAI - Mitrailleur-supérieur.

- O

- Sergent: OSTERMANN Louis - Mécanicien Equipement.

- OLDHAM - Navigateur.

- Sous-Lieutenant: D'OLIVIERA.

- P

- Sergent-Chef: PERRIER Jean - Mitrailleur.

- Lieutenant: PATUREAU Joseph - Observateur.

- Sergent: PORTRON Jean - Observateur.

- Sergent: PRIOR

- Sous-Lieutenant: PERNOT Jean.

- Sergent-Chef: PIERRE Pierre - Pilote.

- Sergent: PETIOT Roger - Pilote.

- Lieutenant: PONT Lucien - Observateur.

- Commandant: POULIQUEN Jöel.

- PRANDI - Radio-Mitrailleur.

- Lieutenant: PETIT Léon - Pilote.

- Sergent: PLAUT - Mitrailleur.

- Adjudant-Chef: PEYRUSE - Chef-Mécanicien.

- PROVENCEL

- Sergent: PIERRON René - Radio-Mitrailleur.

- Lieutenant: PONT

- PIZZOTTI

- PEYRONNET - Mitrailleur.

- Sous-Lieutenant: PINEAU

- Sous-Lieutenant: PETAIN

- Sergent: PECQUEUX - Mitrailleur.

- Adjudant: PRANDI

- Lieutenant: PERRETI - Navigateur.

- PAOLI

- Sergent: PARIS - Mitrailleur de queue.

- Capitaine: PARMENTIER - Pilote.

- Sergent: PERRACHON - Mitrailleur.

- Q

- Sergent-Chef: QUESNEL Emile - Radio-Mitrailleur.

- R

- Sergent: RIBEIRO André - Navigateur-Observateur.

- Lieutenant-Colonel: de RANCOURT de MIMERANT Henri - Commandant du Groupe "Lorraine" du 07/04/1943 au 15/03/1944.

- Lieutenant: ROCHETTE René - Navigateur.

- Sous-Lieutenant: ROCQUEMONT Guy - Observateur.

- Sergent: DE REYNAL DE ST. MICHEL Joseph - Mitrailleur-de-queue

- Lieutenant: ROZOY Marie - Pilote.

- Sous-Lieutenant: ROUSSELOT Marcel - Pilote.

- Sergent: RICARDOU Louis - Mitrailleur.

- Sous-Lieutenant: RATISBONNE DE RAVENEL Michel - Pilote.

- Sergent: RENWICK Jean - Mitrailleur.

- ROUSSELOT Antoine.

- Sergent: ROUSSARIE

- Adjudant-Chef: ROMANETTI Henri - Mécanicien.

- REDEL Jean

- Capitaine: ROUSSILLAT - Pilote.

- Lieutenant: REYMOND - Navigateur.

- Sergent: RAPHAEL - Navigateur.

- OPL/ RAZES

- Sergent: RIBERT

- S

- Adjudant: SOULAT Henri - Radio-Mitrailleur.

- Sous-Lieutenant: SOMMER François - Observateur.

- Sous-Lieutenant: SINIBALDI Paul - Radio-Mitrailleur.

- Sergent: SMITH André - Mitrailleur.

- Commandant: SOUFFLET Jacques - Commandant du Groupe "Lorraine" du 07/11/1944 au 14/02/1945.

- Sous-Lieutenant: SONNET Maurice - Navigateur.

- Adjudant-Chef: SCHAAL - Mécanicien.

- Adjudant: DE SAVY-PREVEL  Fred - Mitrailleur.

- Sous-Lieutenant: STONE Léo

- Sergent: SOUPE Edmond

- Lieutenant: SAVILLE Antoine - Navigateur.

- SIGONEY

- Lieutenant: SCHAFFNER - Observateur.

- Lieutenant: STOLOFF - Pilote.

- Sergent: SEILER Jean - Mitrailleur.

- SIX André - Pilote.

- Lieutenant: STREICHER - Navigateur-Bombardier.

- SCHLOSS Raymond - Navigateur.

- Lieutenant: SOVILLE A.M. - Observateur.

- Sergent: SCHEINBERG

- Sergent: SIMON

- Lieutenant: SAUBERLI

- W/O: SETRUCK - Mitrailleur de queue.

- Sous-Lieutenant: SALLE

- Capitaine: de STADIEU

- T

- Capitaine: TEYSSIER Claude - Pilote.

- Sergent: THEUMA Jean - Pilote.

- Sous-Lieutenant: TROUPEL Claude.

- Adjudant: TUAL Marcel - Radio-Mitrailleur.

- THUISY

- Sergent: THARNON

- THEME

- Sergent: THOMAS - Mitrailleur.

- Sergent: THIAUMOND - Mitrailleur.

- Capitaine: TYLEY

- TRAISNEL

- Lieutenant: TOURNIER Raymond

- U

- Sergent: URBE

- V

- Henri VIGIER.

- Sergent: VEUILLET François - Radio-Mitrailleur.

- Sergent-Chef: VANNIER Louis - Pilote.

- Sergent-Chef: VIVEN Firmin - Mitrailleur.

- VOIRIN - Radio-Mitrailleur.

- VIDAL - Radio-Mitrailleur.

- Sergent-Chef: VERGINE - Mécanicien.

- Adjudant: VERGERIE

- Sergent: VIVIEN

- W/O: VINCENT - Mitrailleur de queue.

- Sergent: VINCIGUERA -Mitrailleur de queue.

- W

- Lieutenant: WILHELEM

- WEIL

- Sous-Lieutenant: WAINSTEIN Léon

- Sergent-Chef: WATEL

- Capitaine: WEBER (dit NIEL) - Navigateur.

- X

- Y

- Z

Sergent: ZELLER - Radio-Mitrailleur.

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18 juin 2009

LE COMMANDANT DE MAISMONT "GROUPE LORRAINE SQUADRON 342"

UN HEROS DE LA FRANCE LIBRE

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Le Commandant de MAISMONT

Par le Lt Colonel de ST. PEREUSE.

Le 19 octobre 1944, le Commandant de MAISMONT, Compagnon de l'ordre de la Libération, Croix de Guerre avec 3 palmes et I étoile, Médaille Coloniale avec agrafes Erythrée,Lybie, Fezzan-Tripolitaine, était tué en service aérien commandé.

Pendant les deux années que j'ai passées avec lui, j'ai pu apprécier pleinement ses qualités. Sa mort m'enlève un ami véritable, un peu taciturne, franc comme l'or, toujours prêt à rendre service, consciencieux jusqu'au scrupule et incroyablement modeste. Mais ce n'est pas de cela dont je veux parler, je veux simplement dire ce qu'il a fait depuis quatre ans, c'est là le plus bel hommage que je puisse lui rendre.

Sorti de Saint Cyr en 1933, MAISMONT servait dans la Légion Étrangère. Puis, attiré par l'aviation, il avait suivi le stage d'observateur en avion et, à la mobilisation, se trouvait à l'escadrille d'Alep.

En juin 1940, aussitôt après l'Armistice, il passe, par ses propres moyens, en palestine puis en Egypte. Il  retrouve là, sous les ordres du Capitaine DODELIER, des équipages venus d'Afrique du Nord. MAISMONT fait alors partie d'un des trois équipages français équipés de GLEN MARTIN et opérant d'ADEN sur L'ABYSSINIE.

Au cours d'une des nombreuses reconnaissances son avion est descendu par la chasse Italienne. Légèrement blessé, seul survivant de son équipage, il est fait prisonnier. Les Italiens le traitèrent d'une façon ignoble. Traduit comme franc tireur, devant une Cour Martiale, il fut condamné à mort. On "oublia" de le prévenir que le Duc d'AOSTE, Vice Roi d'ABYSSINIE, l'avait gracié.

Enfermé dans une prison de droit commun avec les voleurs et les criminels, sa captivité dura six mois. Il fut libéré par l'avance des troupes anglaises et rejoignit peu après le GROUPE LORRAINE en formation en SYRIE.Durant le campagne de LIBYE 1941-1942, il effectua plusieurs missions de guerre, puis il fut très grièvement blessé dans une collisions d'avions.

Après de long mois d'hôpital, à peine rétabli, il voulut repartir au combat mais le groupe LORRAINE était au repos. MAISMONT demanda à retourner dans son arme d'origine ,la Légion. Ce lui fut accordé. Il prit part à l'attaque d'EL ALAMEIN où de nouveau il fut blessé par l'explosion d'une mine.

Sans attendre d'être guéri, il fut affecté sur sa demande, au Groupe BRETAGNE à FORT LAMY. C'est en boitant et en ayant encore des pansements qu'il prit une part brillante aux opérations du FEZZAN et de la TRIPOLITAINE 1942-1943. La campagne terminée, il obtint de nouveau son affectation au GROUPE LORRAINE en opérant en Grande-Bretagne et participa alors à de nombreuses missions au dessus des territoires occupés par l'ennemi.

Il allait avoir la joie de partir en France lorsqu'il a été tué en service Aérien Commandé. Devant une telle volonté, une telle continuité dans l'héroîsme on ne peut qu'admirer et se taire. La pudeur interdit tout éloge, tout commentaire. Avec le Commandant de MAISMONT disparaît une des plus belles figures de la FRANCE LIBRE et un des plus purs héros de la FRANCE.

Lieutenant-Colonel de SAINT-PEREUSE.

(BULLETIN DES FORCES AÉRIENNES FRANÇAISES EN GRANDE-BRETAGNE N°12  Décembre 1944.)

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17 juin 2009

"LA VALLEE HEUREUSE JULES ROY OU LES GROUPES LOURDS DANS LA BATAILLE"

http://www.terresdecrivains.com/jules-ROY

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EDITO

Du Président de l'Aéro-club de France

Gérard FELDZER

1h30 G.M.T. à 37000 ft: cela fait maintenant plus de 5 heures que nous avons décollé notre superbe A340 de San Francisco pour Paris, les jets nous propulsent à plus de 600Kts, la clearance Atlantique Nord nous est parvenue par satellite, les dizaines d'ordinateurs de bord nous signalent que tout est OK, nos 260 passagers sont choyés par notre personnel de bord et je ne sais pas s'ils ont le temps de regarder un peu dehors et pourtant...

Sur notre gauche: une superbe aurore boréale illumine le ciel d'un voile irréel, devant nous, fidèles parmi les fidèles, RIGEL et BETELGEUSE de la constellation d'ORION semblent nous indiquer le chemin...

C'est peut être ce genre d'impressions que devait ressentir Jules ROY dans d'autres circonstances, c'est justement pour cela que nous parlons le même langage...

Souvenez-vous lorsque Jim LOVELL, le héros d'Apollo13, est venu nous rendre visite à l'AéCF il y a quelques mois, et Jules ROY lors de notre dîner annuel...

Que d'émotions de paroles vraies, de messages...

Cet Aérofrance est consacré à travers ce grand  pilote-écrivain, aux Anciens des GROUPES LOURDS, en hommage à leur courage et leur sacrifice.

Je tiens à remercier les rares survivants de garder autant de fougue et de dynamisme pour nous avoir permis de réaliser au sein de la commission patrimoine, ce double témoignage d'un Aérofrance et d'une exposition aux invalides.

A moins de 500 jours de notre centenaire, et au moment où avec les fédérations sportives nous nous tournons vers l'avenir, il est bon de se rappeler que l'AéCF doit être également le gardien de notre mémoire et de notre patrimoine aéronautique. Mais il y faut un minimum de moyens...

Et c'est bien le message que nous essayons de transmettre:

"UN PAYS QUI N'A PAS DE MEMOIRE N'A PAS D'AVENIR"

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Gérard FELDZER.

 

1h30

JULES ROY

ET LES

GROUPES LOURDS

1943 - 45

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Jules ROY

AVE, JULIUS

Par Edmond PETIT

Académie Nationale de l'Air

et de l'Espace

Au sein des groupes lourds, de multiples talents cohabitaient. L'un d'entre eux allait s'imposer parmi les plus grands écrivains de sa génération.

Ami de CLOSTERMANN et de CAMUS , Jules ROY en publiant la "Vallée Heureuse" aura livré l'un des écrits les plus poignants sur la condition d'aviateur.

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Pierre CLOSTERMANN

"Dans les grandes tentations, dire non, quand le non est plus difficile que le oui." Ainsi, Jules ROY, Grand-Croix de la Légion d'Honneur, un jour, définit-il le courage. Ce qui, au fond, n'était pas loin du "Faire Face" de GUYNEMER. Le courage de refuser la facilité et de risquer bien souvent l'incompréhension, ce qui procède d'une honnêteté intellectuelle intransigeante, même s'il faut choisir le chemin le plus difficile..." per ardua ad astra", comme on dit dans la R.A.F.

C'est qu'il en rencontra, au cours de sa carrière, des grandes tentations, c'est que, chaque fois, comme le Commandant VALION, son personnage de théâtre du fleuve rouge, il a pu dire:"j'ai le droit de m'interroger sur les causes où l'on m'emploie."

Peu après les magnifiques prières pour des pilotes, dont on nous a lu des extrais à SALON au cours de la cérémonie à la mémoire des équipages de 39/45, le Capitaine ROY faisait son entrée en littérature et signait, chez CHARLOT, à ALGER, en 1943, un petit livre, ciel et terre, dont le poète Armand GUILBERT, dans sa préface, disait"il peut brûler près du soleil, sans crainte de voir ses ailes se détacher de lui: elles sont de sa nature profonde et de son destin."

C'est vrai, dés le début de ses vocations d'aviateur et d'écrivain Jules ROY avait compris le secret dont parle SAINT-EXUPERY quand celui-ci demande "comment transporter l'émotion et précise qu'il faut écrire non pas sur l'avion, mais par l'avion, puisque chaque décollage est la révélation d'un mystère..."

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SAINT-EXUPERY

Un autre poète, Jean AMROUCHE, définit ainsi le discours de son ami Julius: "... une  langue lourds de terre et de sang... qui élève vers le ciel un chant où l'on entend silmultanément le cri de la bête et la voix de l'Ange."

On dit de Jules ROY qu'il est, par sa pensée et par son style, l'un des écrivains les plus marquants de notre époque. Il mène une existence en marge du commun, "état d'exil de la nature humaine".C'est un homme libre, un homme de rigueur qui poursuit une quête épuisante à la recherche de la vérité. Il a choisi une route ardue, mais son oeuvre restera celle d'un grand auteur. Ses qualités sont celles de la sincérité du témoin, de l'honnêteté du penseur, de la voyance du poète. Les pages qu'il a écrites par l'avion sont parmi les plus belles de notre littérature tout court, avec des trouvailles, des illuminations, des images rares et une musique envoûtante.

Méthodique dans la recherche,passionné dans l'expression, Jules ROY a su nous émouvoir, nous autres aviateurs parce que se trouvent en lui réunis deux hommes, l'ouvrier de l'avion et l'artiste de la langue.

Et l'Aéro-Club de France quand il lui a décerné, par trois fois son grand prix littéraire pour Chants et Prière pour des Pilotes en 1946, pour la Vallée heureuse en 1947 et pour GUYNEMER en 1986 avant de lui offrir la suprême récompense, la grande médaille.

"C'était une affaire de foi" a très bien dit Pierre-Jean JOUVE.

On rappellera que Jules ROY reçu, en 1958, le grand prix de littérature de l'Académie française... L'Académie, pourquoi n'en fait-il pas partie?  En 1956, André ROUSSEAUX écrivait: " Allons M. Jules ROY a sa place à l'institut! " et Pierre SIPRIOT en 1982 "Pourquoi pas le prix Nobel ? "

Julius, fidèle à ses compagnons, fidèle aux GROUPES LOURDS D'ELVINGTON, n'a cessé de témoigner pour l'histoire, avec LA VALLEE HEUREUSE, puis avec RETOUR DE L'ENFER, LE NAVIGATEUR, L'HOMME A L'EPEE, pour LE LIEUTENANT KARL, LE DESERT DE RETZ.

Ainsi, depuis cette première édition des Trois Prières pour les Pilotes de 1942, qui porte le visa de la censure d'Alger et qui contient un très beau portrait de lui par René-Jean CLOT, jusqu'à la magnifique publication de Jean OBERLE pour LA NUIT TOMBE.DEBOUT, CAMARADES! reprenant le surgite Noxt adest, devise du Squadron 346 " GUYENNE ", notre II/23, il a tenu, julius, à toujours défendre et illustrer la terrible épopée de ces missions de ténèbres au cours desquelles-ses-camarades me l'ont dit-il a prouvé son courage, tout en analysant la peur, nuance que certains n'ont pas voulu saisir.

Ainsi, a-t-on pu discerner en Jules ROY, le moraliste et l'historien qui s'interroge, veut savoir et ne se dérobe pas devant les questions les plus pénibles du métier des armes, dans "ce combat corps à corps avec la destinée" pour citer Alfred de VIGNY qui lui est cher, comme PSICHARI, comme PEGUY.

Ainsi, servitude et grandeur sont deux mots qui, pour lui ont un sens.

Et pour nous.

Car il croit à la chevalerie. Il l'a dit dans l'Homme à l'Epée et dans Passion de Saint-Exupéry.

Merci, JULIUS.

E.P.

JRHalifax

Jules ROY et son équipage sur le nez du "F"

RESTER DEBOUT

Par le GENERAL RANNOU

Chef d'Etat Major de l'Armée de l'Air

Madame le Ministre,

Monsieur le Président,

Mesdames, Messieurs,

Lorsque vous m'avez invité, Monsieur le Président, à remettre la Grande Médaille d'Or de l'Aéro-club de France à Jules ROY, j'ai mesuré l'honneur qui m'était fait et j'ai éprouvé de l'humilité, mais aussi beaucoup de plaisir.

Honneur, parce que cette distinction exceptionnelle et très rare n'est attribuée qu'à des personnalités qui ont marqué notre époque et l'aéronautique. Humilité, parce que l'enfant que j'étais, garde le souvenir du prestigieux parcours que Jules ROY avait déjà accompli, au service des ailes françaises, par les armes et la plume, alors que j'usais mes culottes sur les bancs de l'école communale.

Plaisir enfin, car tous ici vivons cette même passion de l'aéronautique.

Jules ROY, vous êtes né en 1907 à Rivigo. Vous passé votre enfance dans cette Algérie qui déchaînera les drames et les passions, et dont vous direz: mon Algérie à moi c'est un rêve. Jamais on a vu une terre aussi belle, un ciel aussi beau, des gens aussi généreux, C'est un miracle, une magie.

Pendant la Grande Guerre vous en voulez au destin qui vous laisse petit garçon alors qu'il élevait vos grands frères au rang des princes et des héros. Vous ignoriez alors que les petits garçons ont le loisir d'attendre une nouvelle guerre et qu'entre temps l'aviation allait vous donner le moyen de courtiser, en temps de paix, quelques dangers de la guerre. Vous serez donc soldat et aviateur, et vous vous passionnerez pour votre métier. Certes vous n'aurez, ni l'échine souple, ni le caractère aimable que l'on confond parfois avec le mérite. Mais vous étiez porteur d'un  message...

La France est vaincue. Cette défaite vous a profondément marqué. En 1943, vous rejoignez l'Angleterre pour reprendre le combat au sein des "GROUPES LOURDS" français dans la R.A.F. Pendant 11 mois d'opérations, en 44 et 45, vous avez affronté les tempêtes, le froid, les collisions dans le noir, la Flak et les attaques des chasseurs. Le tribut payé est très lourd puisque un équipage sur deux ne reviendra pas.

Vous avez effectué 37 missions de guerre, 7 de plus que le maximum prévu. Comme celle, il y a tout juste 51 ans, de la nuit du 7 au 8 février 1945, quand votre audace vous a permis de déjouer la chasse ennemie ou encore comme pendant cette nuit du 13 au 14 février 1945 qui vous a vu réussir une des attaques les plus lointaines de la R.A.F. en Allemagne.

Vos actions d'éclat, et je ne pourrai les citer toutes, vous ont valu les plus  hautes distinctions:

Grand-Croix de la Légion d'Honneur, titulaire de la Croix de Guerre 39-45 avec palmes, six fois cité, vous avez même reçu la Distinguished Flying Cross britannique.

De cette expérience naîtront deux oeuvres couronnées par le Grand Prix Littéraire de l'Aéro-Club de France.

- Chants et prières  pour des pilotes: puis, le conflit terminé, la vallée heureuse, qui vous vaudra également le prix Renaudot (en 1946).

Chevalier égaré dans notre siècle, vous participiez à une croisade juste, mais en vous demandant toujours si l'inéluctable barbarie du soldat faisait de vous plutôt un barbare. Cette réponse vous l'avez trouvée plus tard: un officier, parce qu'il est lui même serviteur d'une institution faite pour servir la politique de l'Etat ne peut faillir à son devoir; si ce devoir lui semble contraire aux ordres de sa conscience, il lui faut quoi qu'il lui en coûte, se démettre pour demeurer fidèle à ce qu'il est.

C'est ainsi que, Colonel, vous quittez l'armée de l'air en 1953. Fidèle à la mystique de l'air vous terminez, avec RETOUR DE L'ENFER et LE NAVIGATEUR, une trilogie des GROUPES LOURDS, unanimement saluée par le public et la critique.

Parmi beaucoup d'autres ouvrages, vous écrivez plus tard PASSION ET MORT DE SAINT EXUPERY et une belle biographie de GUYNEMER qui vous vaudra, pour la troisième fois, le Grand Prix Littéraire de l'Aéro-Club de France.

Il y a 50 ans que paraissait LA VALLEE HEUREUSE qui témoigne du combat pour la liberté des peuples. Tout comme Chevrier, son héros, vous étiez entré dans la guerre comme vous étiez entré dans l'aviation comme si ça allait de soi. Je cite:

"Il avait l'impression d'être prédestiné, parce qu'il sentait bouger en lui un message, comme une femme son enfant. Il savait seulement que ce message existait. La femme qui porte un enfant en elle ne sait rien de lui, mais elle le sent vivre. Il participait à cette guerre. Il voulait croire à ce qu'elles représentait"

Nos deux jeunes pilotes, prisonniers en Bosnie il y a quelques mois, se sont comme vous, sentis porteurs d'un message: ils devaient tenir, faire front, rester debout. C'est ce qu'ils ont fait admirablement, comme leurs anciens.

J.R.

 

 

 

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16 juin 2009

LUNDI 29 JUIN " MERIGNAC" INAUGURATION DE LA SALLE "GUYENNE et TUNISIE"

LUNDI 29 JUIN 2009

INAUGURATION

DE LA SALLE

"GUYENNE ET TUNISIE"

Au Conservatoire de l'Air

et de l'Espace d'Aquitaine

sur la base

de MERIGNAC.

Consacrée à l'histoire de la Base Aérienne 106

Et aux GROUPES LOURDS que la base accueillit à leur

retour d'ELVINGTON en octobre 1945.

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(collection: Adjt Gilles COUSTELLIE)

LA SALLE EST OUVERTE A TOUS LES VETERANS

CETTE SALLE EST LA LEUR

AINSI QU'A LEUR FAMILLE

ET TOUS LES AMIS

DES GROUPES LOURDS.

Et tous ceux désireux de la visiter

pour cela ,il suffit de consulter

le site

du Conservatoire de l'Air et de l'Espace d'Aquitaine.

sur la BASE AERIENNE 106 de BORDEAUX

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caea.fr

Adjudant: Gilles COUSTELLIE

initiateur et créateur de la salle

"GUYENNE et TUNISIE"

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Insigne de la Base Aérienne 106.

Homologué le 12 Février 1977 sous le numéros A702.

Définition: Ecu ancien de Bordeaux posé sur un vol d'argent de même.

Symbolique: l'insigne reproduit fidèlement les armes de la ville de Bordeaux, lieu de stationnement de la Base, encadrées d'un avion et d'ailes symbolisant l'Armée de l'Air.

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A l'aérodrome de BORDEAUX-MERIGNAC , une piste de roulement abandonnée. Là est passé l'avion qui emportait le Général de GAULLE à Londres. La piste - de gazon - fut bétonnée un peu plus tard par les Allemands. Tout prés, un monument discret indique:

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(collection: Adjt. Gilles COUSTELLIE)

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(collection: Adjt. Gilles COUSTELLIE)

"Français, n'oubliez jamais! D'ici est parti, le 17 juin 1940, le premier résistant de France, le Général Charles de GAULLE, afin de continuer la lutte pour la liberté, l'honneur et la gloire de notre patrie. Hommage reconnaissant et impérissable de la population mérignacoise."

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(collection: Adjt. Gilles COUSTELLIE)

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(collection: Adjt Gilles COUSTELLIE)

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Les insignes des GROUPES LOURDS et du GUYENNE posés sur la plaque commémorative inaugurant la salle  GUYENNE et TUNISIE, sont les insignes du grand-Oncle de Christian LAVERDET le Lieutenant Marcel HIEBEL.

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Carton d'invitation de la salle "GUYENNE"et"TUNISIE"

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Discours de Mme Geneviève MONNERIS

Voici la fin du discours de Madame MONNERIS concernant la présentation de son excellent film réalisé avec la participation de nos Anciens.

"A part ça, tout va bien"

Je crois qu'il est extrêmement précieux de recueillir les souvenirs de ceux qui ont vécu de tels moments parce qu'ils sont encore là pour le dire eux-mêmes, parce que beaucoup d'anciens nous ont déjà quittés et parce qu'il ne faut pas oublier tous ceux qui n'ont jamais pu raconter parce qu'ils ne sont jamais revenus en France, la moitié de leurs camarades qui sont morts en pleine jeunesse. Pour eux ce film est un témoignage.

J'espère que ceux qui ne connaissent pas encore l'histoire des GROUPES LOURDS et qui vont la découvrir avec ce film comprendront à quel prix le GUYENNE et le TUNISIE ont participé, eux aussi, au combat qui nous a apporté la liberté et la paix en Europe.

Un grand merci à Lucien et Raphaêl qui ne sont pas là aujourd'hui, et bien sûr à Hervé, Pierre, Louis et André avec lesquels j'ai partagé tout ça.

Merci aussi à tous les autres, à tous les Anciens pour ce que vous avez fait.

Geneviève MONNERIS.

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Vétérans et membres du CAEA

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De gauche à droite:

Un élu municipal, Mr LEPOUTRE, Mr RICHARD, Mr LARONZE (Vétérans). Derrière eux Mr et Mme UMBRECHT.

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(collection: Geneviève MONNERIS)

de gauche à droite: Louis HERVELIN, son épouse, André, GUEDEZ, Mme VIGNY, et Hervé VIGNY, Pierre PATALANO, Jean VEAUVY. (Quatre anciens parmi les six témoignant dans le film étaient présents).De dos Jean-Paul CHURET.

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Quel plaisir pour moi de retrouver monsieur André HAUTOT, Madame HAUTOT, grâce a lui j'ai découvert les GROUPES LOURDS avec une belle photo de mon père, et mes premiers documents.

MERCI MONSIEUR HAUTOT.

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Hervé VIGNY, Pierre PATALANO.

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André HAUTOT.

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(collection: Geneviève MONNERIS)

L'Adjudant Gilles COUSTELLIE "De la Base Aérienne 106" conservatoire de l'Air et de l'Espace d'Aquitaine initiateur et créateur de la salle "GUYENNE" et "TUNISIE".

Texte du Directeur

du YORKSHIREAIRMUSEUM

D'ELVINGTON - IAN REED

Lu par l'Adjt Gilles COUSTELLIE

Je regrette profondément de ne pas pouvoir être avec vous en cette journée très spéciale et je vous transmets nos amitiés de la part de nous tous ici à ELVINGTON.

La camaraderie et l'entente cordiale avec vous tous sont très vivaces et bien réelles ici dans  la "petite France" et le drapeau français tricolore flotte fièrement ici chaque jour et cela continura toujours ainsi.

Nos relations sont toujours très fortes: avec des étudiants français travaillant ici chaque année, des projets avec différents organismes au sein de l'armée de l'air, une collaboration avec des musées en France, le précieux travail avec les GROUPES LOURDS, films et publications encore en création dans différentes langues pour les générations d'aujourd'hui et bien sûr notre étroite relation avec Gilles COUSTELLIE et le CAEA.

Ici en Angleterre nous sommes très fiers des Squadrons 346et347 et du sacrifice offert par tant de jeunes français pour préserver la liberté pour nous tous.

SOYEZ ASSURES QUE NOUS NE LES OUBLIERONS PAS.

IAN REED.

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L'Adjudant Gilles COUSTELLIE."Base Aérienne 106"

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Lieutenant-Colonel REGNAULT, Commandant en second de la Base Aérienne 106.

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Les GROUPES LOURDS de retour à BORDEAUX-MERIGNAC.

(Bravo Yohan superbe document pour le graphisme)

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Mr RICHARD, Mr André GUEDEZ.

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(collection: Geneviève MONNERIS)

Discours de Monsieur Paul BOGAERT le Président de l'Association des Anciens et Amis des GROUPES LOURDS, Mr LARONZE, Lieutenant-Colonel REGNAULT Commandant en second de la Base Aérienne 106.

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Geneviève MONNERIS, André HAUTOT, Pierre PATALANO.

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Hervé VIGNY

(collection: Geneviève MONNERIS)

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De gauche à droite:

Les Vétérans devant le Canadair CL215 du CAEA.

Mr POTHET, André HAUTOT, Hervé VIGNY, André GUEDEZ, Mr RICHARD, Mr LARONZE, Mr LEPOUTRE .

(collection: Geneviève MONNERIS)

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De gauche à droite:

Mr POTHET, André HAUTOT, Hervé VIGNY, Louis HERVELIN, André GUEDEZ, Mr LEPOUTRE, Mr RICHARD, Mr LARONZE .

(collection: Geneviève MONNERIS)

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De gauche à droite:

Mme HAUTOT, André HAUTOT, ?? ??, Mr POTHET, ?? ??, Hervé VIGNY, ?? ??, Louis HERVELIN, Mme HERVELIN, Jean-Paul CHURET, André GUEDEZ, Geneviève MONNERIS, ?? ??, Jean VEAUVY, Paul BOGAERT, Mme Andrée VEAUVY, Mr et Mme UMBRECHT, Mr RICHARD, Mr LARONZE.

(collection: Geneviève MONNERIS)

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Mr POTHET.

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Mr Alain ARPINO Président du CAEA, Pierre PATALANO, Hervé VIGNY.

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Mr LEPOUTRE.

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De gauche à droite:

Lieutenant-Colonel PLANTIER, Commandant le Soutien Technique, (MT) Lieutenant-Colonel LAMBERT, Commandant le Soutien du Personnel,(anciens Services Administratifs), Lieutenant-Colonel REGNAULT Commandant en second de la Base, ( Le Colonel JOUBERT Commandant la Base Aérienne 106 étant appelé à Paris ce jour-là).

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Louis HERVELIN.

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Mr DENNET STANNARD, R.A.F.A. Sud-Ouest.

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Discours du Président de l'A.A.A. des GROUPES LOURDS Mr Paul BOGAERT.

Colonel, Monsieur le Président, Messieur les Anciens des Groupes Lourds, Mesdames et Messieurs.

Tout d'abord je voudrais remercier le Colonel JOUBERT et le Lieutenant-Colonel REGNAULT de nous recevoir sur la Base Aérienne 106 pour cette journée.

Mes remerciements vont également a Monsieur Alain ARPINO Président du C.A.E.A. et a son équipe. Ce conservatoire est un musée exceptionnel par la richesse et la diversité de sa collection.

Je souhaiterais remercier infiniment Monsieur Gilles COUSTELLIE qui a porté cette idée de salle " GUYENNE et TUNISIE".

Voila prés de dix années que murit ce projet, qui enfin devient réalité grace a son enthousiasme, sa constance et son opiniatreté et avec l'aide et l'appui de l'ensemble du Commandement de la Base depuis de nombreuses années.

C'est pour nous un grand jour que les deux Groupes GUYENNE et TUNISIE soient honorés dans cette démarche du souvenir de leurs exploits durant la seconde Guerre Mondiale.

Il faut maintenir le souvenir de ce que fut le sacrifice de ces Aviateurs Français intégrés à la Royale Air Force (BOMBER COMMAND) qui portèrent le feu sur le potentiel industriel et militaire et enfin libérer leur patrie.

IL NE FAUT JAMAIS OUBLIER QUE 216 D'ENTRE EUX NE REVINRENT PAS.

L'Association des Anciens et Amis des Groupes Lourds, que je préside, a pour dessein essentiel d'assurer cette mémoire, presente au travers de nos deux monuments l'un à ELVINGTON en Grande-Bretagne et l'autre à Grancamp-Maisy en Normandie, d'entretenir le souvenir des Anciens qui ont combattu, nous nous ouvrons a leurs enfants et petits-enfants qui doivent savoir l'importance des actes de leurs ainés sur leur liberté actuelle.

Au début des années 1980 la Base d'ELVINGTON est devenue le YORKSHIRE AIR MUSEUM et le Mémorial des Forces Aériennes Alliées. Ce musée, à part sa collection très riche d'avions entre autres la reconstitution du HALIFAX, a surtout gardé intact l'esprit de la Base et du lieu de vie des Aviateurs Français en 1944/1945.

La tour de contrôle, les baraquements, lieux de briefings, mess. Tout semble revivre et nous plonger dans les évènements de la dernière guerre.

CE MUSEE EST TRES PRECIEUX POUR NOUS.

Toute démarche telle que la votre, Monsieur le Président, est a louer pour les mêmes raisons. Nous retrouvons ici les objets, documents, uniformes, qui concourrent à maintenir le souvenir

N'OUBLIONS JAMAIS.

Vous savez que Bordeaux-Mérignac est très significatif et évocateur pour les Groupes Lourds. C'est en effet ici même qu'en octobre voici 64 ans les HALIFAX repeints des Squadrons 346 et 347 y atterrirent, le GUYENNE et le TUNISIE revenaient au pays.

Notre Association par deux fois a tenu son Assemblée Générale a Bordeaux en 1993 et en 2002. Et en 2010 a l'occasion du 65ème Anniversaire du retour des deux Groupes a Bordeaux nous serons de nouveaux présents pour assurer la mémoire. Notre Assemblée Générale se tiendra le 19 octobre 2010.

Je voudrais terminer en disant encore bravo pour votre réalisation et soyez assurés que nous serons toujours la pour vous aider a garder la mémoire des Groupes Lourds.

JE VOUS REMERCIE.

PAUL BOGAERT.

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André HAUTOT, Louis HERVELIN.

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Mr Alain ARPINO, Président du CAEA.

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Mr LARONZE.

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Mr LEPOUTRE, Mr LARONZE, Mme Beryl Dennett STANNARD Présidente de la R.A.F.A. - Sud-Ouest à coupé le ruban inaugurant la salle "GUYENNE" et "TUNISIE".

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Mr POTHET, Mr LEPOUTRE, Mr LARONZE, Mme Beryl DENNET STANNARD.

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Mme Beryl Dennett STANNARD Présidente de la R.A.F.A. - Sud-Ouest.

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Mr Dennet STANNARD, Mr LARONZE qui remet la plaque de la R.A.F.A. a l'Adjudant Gilles COUSTELLIE,  Mme Berryl Dennett STANNARD.

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Remise de la plaque commémorative à l'Adjudant Gilles COUSTELLIE "De la Base Aérienne 106"  Conservatoire de l'Air et de l'Espace d'Aquitaine initiateur et créateur de la salle "GUYENNE"et"TUNISIE"

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Mr André GUEDEZ

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Mr André GUEDEZ devant le panneau relatant l'histoire de son équipage (le L for LOVE du TUNISIE abattu sur l'objectif: ESSEN le 24.12.1944 équipage du Lt LEROY.

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Colonel ?? ??, Christian HERVELIN, Mr René LEMAIRE fondateur du CAEA, Pierre PATALANO.

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Mr RICHARD, Mr et Mme UMBRECHT.

(collection: Christian LAVERDET - Responsable communication CAEA - Membre de l'équipe STAMPE F-BBON)

Merci Christian pour ces superbes photos.

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(collection: Jean-Paul CHURET)

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(collection: Jean-Paul CHURET)

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(collection: Jean-Paul CHURET)

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(collection: Jean-Paul CHURET)

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(collection: Adjt. Gilles COUSTELLIE)

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(collection: Adjt. Gilles COUSTELLIE)

Au centre de la photo:

L'AIR COMMODORE WALKER. Il était le plus jeune général de l'Armée de l'Air britannique. Ancien international de l'équipe d'Angleterre de rugby, il avait perdu un bras en opérations. Tout en l'estimant profondément, les équipages Français l'appelaient entre eux familièrement "Johnny". Général Jean CALMEL.

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(collection: Adjt. Gilles COUSTELLIE)

ARTICLE DE PRESSE

DU JOURNAL SUD-OUEST

DU 30 JUIN 2009

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WWW.SUDOUEST.COM

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(collection: Jean-Paul CHURET)

De gauche à droite:

Mr POTHET, André HAUTOT, Hervé VIGNY, Louis HERVELIN, André GUEDEZ, Mr LEPOUTRE, Mr RICHARD, Mr LARONZE.

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15 juin 2009

CAMBERLEY 1940/1945 "GROUPE LORRAINE SQUADRON 342"

 

CAMBERLEY 1940/1945

"OLD DEAN CAMP

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Camp d'accueil et de transit de la France Libre situé dans le Comté de Surrey à l'Ouest de la grande banlieue de Londres, Old Dean Camp était proche de l'école britannique de Sand-hurst, le Saint-Cyr anglais.

Commencée le 30 octobre 1940, la construction du camp fut très difficile, rien n'existait. Il fallu creuser des routes, tracer des chemins, amener de l'eau, l'électricité, tout cela en période hivernale avec de la pluie et de la neige. Alors grâce aux efforts de tous, le camp est devenu une réalité avec ses huttes de tôles ondulées de type "Nissen".

Il fut occupé par l'Armée de terre par un détachement de la Marine et par des aviateurs.

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CAMBERLEY 1942, le Commandant CHARLES en tête du défilé. Derrière le porte-drapeau, Sous-Lieutenant Le BIVIC tué à l'entraînement. A sa gauche, le Caporal-Chef BON (nom de guerre de Barthélémy BORELLY). Derrière Marcel Le BIVIC, SAYAG. Parmi les Sous-Lieutenants PINOT et DUCORPS. Cérémonie au cours de laquelle, en présence du Général VALIN, les fanions des unités F.A.F.L. sont remis à quatre groupes.

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(source: ICARE N°176)

12 mai 1942.

Sur cette photographie on reconnaît le Général VALIN, puis Raymond DUGOT, Alexandre GINS, Louis M. DELANCHY, Louis DUCORPS.

Le 4ième aviateur est Louis Michael DELANCHY, affecté au 107 Sqn R.A.F. de Massingham, disparu en mission le 6 septembre 1942 lors du bombardement de l'usine Philips d'Eindhoven. (C'est le 2ème en partant de la droite à coté de Louis DUCORPS. Ils tient le fanion du Mulhouse et Louis DUCORPS le Strasbourg.

(source: Jean-Pierre FITAMEN)

http://www.francaislibres.fr/

La compagnie d'instruction de l'aviation était commandée par le Capitaine OTTENSOOSER, appelé Commandant CHARLES, vieux combattant de la guerre 1914/1918 Evadé de France le 17 juin 1940 pour continuer la lutte contre les Allemands.

Dés l'appel du Général de GAULLE du 18 juin, le Commandant CHARLES s'engageait dans la France Libre, puis au début de 1941 créait le Centre d'Instruction de l'Aviation à Camberley.

Dans les huttes du camp nous étions répartis en brigades d'environ une quinzaine d'hommes, la majorité d'entre nous étaient évadés de France par l'ESPAGNE, d'autres arrivaient en Angleterre en avion ou en bateau dérobés à l'ennemi.

Ils venaient de toutes les régions de la métropole, de l'Empire, de l'Etranger, certains d'entre eux s'étant évadés de camps allemands. C'étaient de jeunes Français, patriotes, de culture, de confession et de professions bien différentes, tous d'accord pour servir la France Libre sous les ordres du Général de GAULLE.

Une seule  pensée au plus tard haut paroxysme les animait: " Aller vite au combat et libérer la France"

Au camp un séjour d'une durée moyenne de dix semaines était consacré à l'instruction militaire, aux visites médicales et surtout au cours élémentaire de langue anglaise. Certains candidats reconnus inaptes à la suite de tests étaient renvoyés vers les autres armes: Armée de terre, parachutistes, ou Marine.

De 1940 à 1945, 16 brigades partiront dans les écoles de la Royale Air Force pour former des pilotes, des navigateurs, des radios mitrailleurs ou des mécaniciens.

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Octobre 1941: 3e brigade en instruction dans la Royal Air Force.

N° 3 B Flight N°1 Squadron 10 ITW à SCARBOROUGH.

de gauche à droite

TUMMERS,BOURDIN,ROSA,LEPROU.

LEGOFF,POIRIER,DEGAIL, Henri MOUREAUX,CHALLIER,CHAPMAN.

KRASKER,ALLIGNOL,HOMOLLE,GRONIER, X, X, DUBOURGEL,GROUX.

La première de ces brigades quitta CAMBERLEY au mois d'avril 1941 pour rejoindre l'ITW (initial training wing) de SCARBOROUGH. C'etait le dur et long entraînement de la R.A.F. qui commençait en Angleterre ou au CANADA. Alors, instruits, entraînés et transformés en combattants, ils furent affectés aux différentes escadrilles de la France Libre ou parfois détachés dans des unités anglaises.

Au cours de ces années de guerre beaucoup d'anciens de CAMBERLEY se distinguèrent dans les combats de tous les jours, mais hélas très nombreux en sont morts ou disparus bien anonymement soit face à l'ennemi, soit à l'entraînement.

Aujourd'hui qui se souvient de ces quelques noms de ceux ayant appartenus aux première brigades d'OLD DEAN CAMP.

 

1940 Henri Moureaux

Henri René Eugène MOUREAUX.

Henri René Eugène MOUREAUX, né le 09/07/1923 à Nancy (54), Henri sur-nommé "Ricou" traverse la France depuis Nancy en bicyclette en juin 1940 pour retrouver à Pau sa mère, son frère, et la famille de son oncle André PETIT (mobilisé en qualité de médecin-major puis démobilisé).

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Ricou a entendu avec des copains l'appel du 18 juin du Général de Gaulle. Avec eux, il décide de rejoindre les "Français Libres" en Angleterre. Son frère Pierre se joint à eux.

 

leopold II

Léopold II.

 

Le 21 juin 1940, 17 jeunes Français prennent un autobus de Pau vers Bayonne, où ils embarquent à bord du Léopold II, un petit cargo belge de 2900 tonnes. Ils débarquent à Falmouth le 24 juin.

Parmi ces 17 jeunes français, outre les 2 frères MOUREAUX Henri et Pierre, figurent Daniel Cordier (qui deviendra le secrétaire de Jean Moulin - cf. son livre "Alias Caracalla" page 121), Joseph Laborde (qui, avec une compagnie de chars des Forces Françaises Libres, sera de tous les combats, de Dakar à l'Allemagne en passant par la Syrie), Henri LABADIE, Ducos-Balèr (tué en 1944 sur un avion du groupe LORRAINE).

 

1941 Henri Moureaux 1 Canada

Henri MOUREAUX au Canada en 1941.

Passionné de Saint-Exupéry, Henri MOUREAUX s'engage dans les Forces Aériennes de la France Libre ( F.A.F.L.(matricule 30512) le 27 juin 1940, dès son arrivée à Londres, comme candidat élève pilote: il déclare être né en janvier 1923, pour de veillir un peu. Après un court passage à la D.C.A. du Courbet, à Portsmouth, il commence son entraînement à l'école franco-belge d'Odiham puis le poursuit au Canada.

1941 Henri Moureaux 2 Canada

Henri MOUREAUX au Canada en 1941.

 Breveté pilote en août 1942, il rentre en Angleterre pour la dernière phase de son entraînement au sein de l'O.T.U. (Opérational Training Unit) N°57 basée sur l'aérodrome d'Eshott (20 miles au nord de Newcastle à mi-chemin entre les villes de Morpeth et Alnwick). Il a dû suivre le cours N°43 ou 44 de l'O.T.U. 57.

Le 3 février 1943, le sergent Henri MOUREAUX effectue un vol, semble t-il non autorisé, à basse altitude à bord de son Spitfire Mk. Ia R7202 et percute une crête de 407 m d'altitude (Darden Rigg, Hepple Whitefield Estate près de Upper Rothbury, Northumberland).

- Note: le Spitfire Mk. Ia R7202 (moteur Merlin III), produit à l'usine d'Eastleigh, fait son premier vol le 8 mars 1941 (Maintenance Unit N°45). Il est ensuite affecté au squadron N°122, puis transféré à l'O.T.U. N°53 le 12 octobre 1941 à Llandow. Il est endommagé à la suite d'un crash à Wilton Farm (Llandow) le 15 décembre 1941, à la suite d'une panne d'essence. Remis en état (16 mai 1942), il est affecté le 27 juin 1942 à l'O.T.U. N°57 basée à Hawarden puis à Eshott à partir de novembre 1942.

Peu de de temps après le crash cette zone boisée est enveloppé d'un épais brouillard. L'épave dispersée sur une centaine de mètres ne sera retrouvée que le lendemain par un berger. Le 8 février est la date de déclaration du décès.

L'inhumation eut lieu  au cimetière de Chevington (service funéraire probablement à St John's Church) à proximité de l'Eshott airfield. Ses restes furent transférés après la libération dans le caveau de sa famille à Malavillers (54560).

Il est décoré de la Croix de Guerre.

(source: Dominique PETIT)

Sergent/Chef. BILLOT Joseph né le 16 mai 1920 à Jallais (49) engagé volontaire le 14/06/1938, arrivé à Tamatave le 27 mai 1941. Prisonnier du 6 mai 1942 au 8 janvier 1943. Incorporé dans les F.A.F.L. le 18 janvier 1943. Débarqué en Angleterre le 13 avril 1943. Affecté à Camberley, grade Sergent-Chef radio-mécanicien. Blessé accident d'avion le 16 septembre 1943. Démobilisé le 12 février 1947. Grand mutilé de guerre. Médaille militaire, Croix de guerre avec palme.

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(collection: René LAMOUROUX)

Au rang du haut quatrième en partant de la gauche Hector LATRILLE.

Le sergent LEDUC au troisième rang en partant du bas, troisième a partir de la gauche.

Au deuxième rang premier en partant de la droite Jean D'HAINAUT

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(collection: Alan REY)

Sergent: Hector, Mario LATRILLE SOTO, Mitrailleur dans l'équipage CHALLIER.

Né a ANTOFAGASTA au Chili le 9 avril 1910, son père: Luis LATRILLE PARA, (Régidor et Délégué d'ANTOFAGASTA), sa mère: Evira SOTO MORAGA, Bisnieto de DOMINGO LATRILLE, fondateur de la ville de TOCOPILLA.

Réponds à l'appel du GENERAL DE GAULLE.

Enrôlé le 6 janvier 1942, avec le grade de Sergent au Groupe de Bombardement "LORRAINE" F.AF.L. N° 30929.

Effectue 4 missions de guerre en décembre 1943 avec le même équipage,est tué le 30 décembre 1943 à la suite d'une collision au décollage.

Au Chili Hector LATRILLE était aussi volontaire de la quatrième Compagnie des Pompiers de SANTIAGO.

A SANTIAGO DU CHILI, son nom figure sur la plaque rendand hommage

"A CEUX TOMBES POUR LA FRANCE"

DANS LA MAISON DE FRANCE

La maison de France est un club des Français résidents au CHILI.

(source: Alan REY)

 

ALLAIN/ ALLIGNOL/ ALLARD/ AUTRET/ BALCAEN/ BARBOISSIEUX/ BORNE/ BOUDRY/ BOURDIEU/ BOURDIN/ BRAYER/ CANICK/ CANUT/ CARTON/ CHARBON/ 

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Mémorial de l'équipage du Lt Le BIVIC.

(collection: Odile ROZOY-KUNZ)

 

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(collection: Mark BENNER)

 

COHEN Léonce ch45 - Composition Française

-Sujet: Que faisiez-vous dans la vie civile? Pourquoi et comment êtes-vous venus en Angleterre.

" Un mois avant l'armistice, je quittai, pour raison de santé, l'école de Rochefort, où pendant environ 6 mois, j'avais suivi des cours.

Je retournai par conséquent chez-moi à Tanger, et dès lors je repris mon existence d'étudiant qui, à vrai dire était une vie de prince, car favorisé, je n'avais pas besoin de travailler.

Quatre mois s'écoulèrent ainsi mais j'avais toujours un grand chagrin pour la France tellement meurtrie et déshonorée par certains chefs, ensuite, être vaincu sans avoir combattu me tenait à coeur.

Déjà l'idée d'aller rejoindre les forces françaises libres soit en Angleterre soit en Afrique me pénétrait de plus en plus mais j'attendais encore, espérant que d'un moment à l'autre l'Afrique du Nord cessât de supporter cette lourds humiliation qui pesait sur la grande et noble nation française. Ce fut en vain et ma décision se fit jour.

Sans perdre de temps je me rendais au Consulat britannique où je fis ma demande d'enrôlement.

Trois mois et demi après je reçus un télégramme qui m'annonçait mon admission. Vous ne pouvez point vous imaginer combien ma joie fut grande.

Ainsi je m'embarquais à Tanger pour l'Angleterre via Gibraltar où pendant le séjour d'un mois je fus l'objet de maintes et strictes interrogatoires.

Arrivé enfin en Angleterre, je fus à nouveau harcelé de questions de la part des Anglais et peu après incorporé dans l'aviation française libre.

Me voici maintenant un soldat français libre et fier de pouvoir faire don de ma vie pour la libération de notre France chérie, réduite à un si déplorable état d'esclavage."

Vive le noble général de Gaulle !

Vive la France !

Vive l'Angleterre !

Léonce COHEN.

(Source: Monsieur Frédéric BRUYELLE)

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S/Lt Robert COLCANAP. S'échappant de Bretagne, il avait joint les Forces Françaises Libres le 19 Juin 1940. le benjamin du "LORRAINE" s'engagea à 17 ans et mourut à 21 ans, le 11 novembre 1943 en service aérien commandé, après avoir effectué brillamment de nombreuses missions de bombardement comme observateur au Groupe Lorraine.

Composition Française.

Sujet: Que faisiez-vous dans la vie civile? Pourquoi et comment êtes-vous venu en Angleterre?

"Avant cette date fatale du 18 Juin 1940, qui marqua un tournant assez important dans le cours jusqu'alors paisible de ma courte vie, je me trouvais dans la situation du petit garçon bien sage qui, ayant sans trop se fatiguer, obtenu la première partie de son bachot, se repose de toutes ses fatigues passées et à venir , dans une classe idéale, qui n'a sa pareille dans aucun pays étranger: la classe de philosophie, classe spécifiquement française...

Nous avions tout juste une dissertation philosophique par semaine, dissertation à laquelle je travaillais un peu tous les jours, et qui était plus ou moins bien notée selon le travail effectué. Bien souvent, il s'est trouvé que la note fût inversement proportionnelle au travail fourni, ce qui ne m'encouragea guère dans la voie du travail...

Comment peut-on prendre contact avec la vie réelle, si l'on passe ses jours et une partie de ses nuits à s'abrutir sur Tacite sur les Catilinaires, on même sur De Natura Rerum? Mon esprit ne s'est donc trouvé élargi que du jour où je suis entré en cette classe bénite, de philosophie où pour la première fois j'ai vu mes maîtres appliquer l'aphorisme bien, connu de Montaigne: "une tête bien faite vaut mieux qu'une tête bien pleine." C'est dire qu'en ces 6 derniers mois j'ai appris un peu de tout, hormis la Philo...

... M'engager,

Il ne fallait pas y songer. Je n'avais pas l'âge. J'ai donc continué bien sagement à m'imbiber de l'Evolution Créatrice et autres chefs d'oeuvre sans oublier les théories évolutionnistes de Spencer, Lamarck, Darwin, etc. D'autre part, en tant que futur candidat du P.C.B., j'avais installé chez moi un petit laboratoire de Chimie qui m'a aidé à passer bien des après-midis d'hiver. J'étais bien loin de Virgile et de ses bucoliques, d'Aristophane et de ses guêpes. C'était l'essentiel. J'étais heureux, alors que j'aurais dû, me lamenter...

Alors, survint la catastrophe. Vers la fin de la guerre, je devins un lycéen distrait. La guerre était debout dans le lycée. Le canon étouffait à mes oreilles, la voix des maîtres, et la voix mystérieuse des livres ne nous parlait qu'un langage froid et pédantesque, même pour les matheux. Les logs et les cos autrefois étaient des degrés fondamentaux pour monter à l'étoile suprême du bachot (la plus belle étoile des cieux pour des gosses de notre-âge) n'avaient plus aucun sens.

Brusquement, nous nous sommes tous trouvés en face de la réalité. Certes, je ne suis pas tombé de la lune sur la terre. Dieu merci, je ne suis un J. Jacques - comme certains de mes camarades, qui, à moitié abrutis par les programmes surchargés de Math. Elém. se décidaient enfin à lever leur nez de dessus leurs livres, quand il était trop tard.

D'autres, éternels rêveurs -romantiques, mode 1940), ne réalisaient pas que, en ce mardi 18 Juin 1940 (125 ans jour pour jour après Waterloo) ces satanés boches allaient arriver dans leur bonne ville de Brest, qui jamais de mémoire d'homme, n'avait connu la botte allemande.

Que m'est-il donc arrivé au milieu de la panique générale? J'avoue que je n'ai pas trop perdu la tête. Il s'agissait, avant tout de rester calme. Ma décision était prise. Mon père était absent mais il m'aurait certainement approuvé, s'il avait été là (en ce temps là, il commandait un aviso à Bizerte). Je ferais donc tout mon possible pour m'embarquer. A ce moment, il n'était pas question d'envisager le devoir, comme un impératif absolu ou catégorique. J'ignore ce qu'aurait fait Kant à ma place; toujours est-il que personnellement, j'ai surtout mis mon point d'honneur à me soustraire à la botte de ces messieurs, puisque cela m'était possible, et qu'il me restait encore des poings et une tête pour me battre. Je dirai plus: j'ai tenu à réparer ces six mois d'oisiveté pendant lesquels j'aurais été plus utile soit en usine, soit aux champs...

Enfin, ne regrettons rien.

Vigny a dit que l'honneur est un sentiment né avec nous, indépendant des temps et des lieux; un sentiment fier, inflexible, un instinct d'une incomparable beauté, une foi qui est tout de même restée à quelques uns.

Ce qui est curieux, c'est que je n'ai pas eu du tout conscience de cette religion mâle, symbole et sans images, sans dogmes et sans cérémonies, lors de mon départ.

Et pourtant, en m'analysant bien maintenant, je m'aperçois que, en m'embarquant, j'ai senti remuer en moi quelque chose qui a été comme une partie de moi-même, et cette secousse a réveillé toutes les forces de mon orgueil et de mon énergie primitive. Oui, ma première réaction a été celle-ci: un Français ne peut pas laisser son allié se battre seul, ça m'a été une consolation intérieure d'autant plus belle, que longtemps, j'en ai ignoré la source et la raison véritables. Toujours est-il, que j'ai eu une révélation soudaine de beau, du vrai, du juste.

De là est jaillie une lumière, qui m'a toujours éclairé, depuis 10 mois que je suis en Angleterre et qui toujours depuis m'a empêcher de dévier du droit chemin.

Et je me suis embarqué tout tranquillement: comme je suis né, comme j'ai vécu, et comme je mourrai, fort probablement.

(Ces lignes sont extraites d'une composition française faite lors d'un examen à Old Dean Camp, Camberlet par Robert COLCANAP)

 

COMMAILLE/ CORNEMENT/ DEBU/ DEGAIL/ Louis DELANCHY/ DESPRES/ John DESERTIAUX/ DUBOURGEL/ Louis DUCORPS/ DRES/ GIRARD/ GOURNAC/ HEBERT/ Roland JACQUINOT/ JOUBERS des OUCHES/ JOUNIAUX/ KAINUKU/ " LATRILLE Hector " /LE BIHAN/ Marcel LE BIVIC/ LECLERC/ LEDUC/ LEGOFF/ LEHMAN/ LEPROU/ LOUBET/ LOURDAUX/ LUX/ MENDES/ MINGAM/ MOREAC/ MOUREAUX/ MICHEL NADER/ OULMAN/ PETIOT/ PINEAU/ POIRIER/ POTTEL/ ROUSSARIE/ SCHEIDHAUER/ SENTE/ SIMON/ THIBAUD/ TORRES/ TOUSSAINT/ TROUILLET/ TUMMERS/ WATEL.

Et bien d'autres encore...?

CITATIONS

Sergent ALLAIN Julien.

ALLAIN Julien, sergent: excellent radio-mitrailleur très doué, très dévoué. De TAHITI, sa terre natale, répondant avec ferveur à l'appel du Général de Gaulle, avait rejoint la Grande-Bretagne pour venir combattre et libérer la mère patrie, après un long entraînement, avait vu ses efforts récompensés lors de son affectation au groupe "LORRAINE", en avril 1943. Ardent au feu, avait participé à trois missions à moyenne altitude et à cinq missions en vol rasant sur les territoires occupés. Le 22 octobre 1943, participait à une nouvelle attaque de bombardiers moyens livrée en vol rasant contre une usine de fabrication d'avions. En passant la côte Hollandaise, son avion fut pris à partie par un tir intense et meurtrier d'armes automatiques de tous calibres. Touché en plein fouet à quelques mètres du sol, un moteur en feu, son avion s'écrasa immédiatement au sol. A trouvé une mort glorieuse devant l'ennemie.

(source: Adjudant COUSTELLIE - B.A. 106 C.A.E.A.)

 

 

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Londres: Défilé des Drapeaux Français Libres.

Le 25 mai 1945 au cours d'une cérémonie franco-anglaise, les couleurs Françaises étaient amenées du grand mât, là se terminait l'histoire du CAMP de CAMBERLEY, qui fut le véritable premier foyer de l'aviation FRANCAISE LIBRE en ANGLETERRE.

ANDRE VOIRIN.

(source: ICARE N°171 LE GROUPE LORRAINE 3e partie)

________________________________________

CAMBERLEY  1940-1945

Pour la dernière fois, le 25 mai 1945, les couleurs françaises ont été amenées du grand mât de Camberley. Elles flottaient depuis le 30 octobre 1940 au-dessus de ce groupe de français qui savaient qu'une bataille ne suffirait pas à rayer leur pays de la carte de l'Europe. Par détachements complets venus de France ou rapatriés de Narwick,par groupes échappés à travers l'Espagne, individuellement, en barque ou dans un avion qui décollaient au nez de l'ennemi, Français de tous les types, de toutes les régions de la Métropole, de l'Empire, de l'étranger même; de toutes les armes, de tous les grades, de toutes les professions, se retrouvaient finalement dans les huttes de Camberley.

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Les débuts furent très difficiles. Rien n'existait sur ce plateau si riant en été mais si sévère en automne ou en hiver. Le camp fut créé de toutes pièces. Il fallut amener l'eau et la lumière, tracer les chemins, creuser des routes. Et la pluie ou la neige ne facilitaient pas la tâche. Les difficultés de l'installation ajoutaient aux souffrances morales de l'exil, de l'avenir encore si lourd de menaces après un passé si terrible pour la nation. Mais peu à peu, grâce aux efforts de tous, grâce à la compréhension des autorités britanniques, à la gentillesse de la population civile locale, la vie s'organise. L'impatience de ces combattants sans armes est tempérée par la foi en l'organisation militaire anglaise qui doit faire un prodigieux effort pour s'aligner avec la formidable Wehrmacht. Camberley ne demeure pas longtemps un dépôt. Une école de cadres officiers et sous-officiers est créée. En 1941 la Ière formation d'Aspirants en sort. Les volontaires sont équipés entrainés, encadrés et dirigés sur des écoles de perfectionnement ou directement sur tous les théâtres des combats. Les arrivées compensent les départs et peu à peu Camberley absorbe des hommes résolus mais isolés et les aiguille vers l'Armée de terre ou la Royal Air Force qui suivant les possibilités de l'instruction en fera les combattants de la libération et de la victoire.

  Depuis 1941 toutes les recrues de l'Aviation Française Libre d'abord à Camberley que l'Armée de l'Air partagera avec les forces terrestres. Tous ces hommes, aux exploits maintenant légendaires, sont passés, anonymes, par les huttes du premier camp français en Angleterre. Pendant quatre ans ils sont arrivés plein d'espoir, craignant seulement d'être trop tard au rendez-vous qu'ils s'étaient fixé avec l'envahisseur. Puis brusquement entrés dans les rouages de la R.A.F., instruits, entrainés, perfectionnés, transformés en combattants modernes, ils ont vite montré à l'Allemand la réalité des ailes françaises.

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Camberley, creuset de l'aviation française d'Angleterre, a été rendu aux forces britanniques. La cérémonie fut très simple. Devant les autorités franco-britanniques, q'un repas avait réunis au Mess des Officiers, le Colonel Cabrol, Commandant le Camp de Camberley, ordonnait de descendre les couleurs tandis qu'un détachement rendait les honneurs et que la musique du Collège de Sandhurst jouait les hymmes nationaux des deux pays.

Le major Général Curtiss, D.S.O., M.C., le Colonel Bonnett, O.B.E., le Colonel Hutton, D.S.O., M.C., le Major Hooley, le Maire de Camberley, le Capitaine Loman et l'inspecteur Denyer, représentaient les autorités militaires et civiles britanniques.

Le Colonel Renouard, Commandant les Forces Terrestres Françaises en Grande-Bretagne, le Colonel Coustey, Commandant les Forces Aériennes Françaises en Grande-Bretagne, le Colonel de Rancourt, Attaché de l'Air, y représentaient la France.

(source: BULLETIN DES FORCES AERIENNES FRANCAISES EN GRANDE-BRETAGNE N°18 1945 - collection: Nicole ROUSSEAU PAYEN)

 

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DISSOLUTION DU GROUPE TUNISIE

LE 01/08/1955: DISSOLUTION

DU GROUPE TUNISIE

Commandement des Forces Aériennes Françaises

en Extrême-Orient.

Ordre du jour N°11

A la date du 1er août 1955, le Groupe de bombardement 1/25 "TUNISIE" est dissous.

Héritier des traditions de l'escadrille B.101 qui termina la guerre de 1914-1918 avec deux citations à l'ordre de l'Armée, le Groupe 1/25, successivement équipé de BLOCH 200, LEO 45, HALIFAX, et B.26 INVADER, a été engagé dans toutes les campagnes depuis 1940:

-Italie en 1940

-Syrie en 1940

-Tunisie en 1943

-Allemagne en 1944-45, dans le cadre du BOMBER COMMAND

-Indochine de 1952 à 1954.

Au 8 mai 1945, le G.B. 1/25 "TUNISIE" avait effectué 6 160 heures de vols en opérations, largué 4 500 tonnes de bombes et perdu 31 officiers, 49 sous-officiers et 8 soldats.

A la fin de la campagne d'Indochine, le Groupe totalisait 5 355 missions de guerre n° 2 en 11 000 heures de vol.

Son ardeur et ses résultats au combat lui ont valu sept citations à l'ordre de l'Armée aérienne dont trois en 1940-45 et quatre en Extrême-Orient.

Les textes de ces citations portent témoignage de la qualité et de l'héroîsme des équipages, de la valeur et de l'esprit de devoir du personnel spécialité, du dynamisme et des hautes qualités morales des chefs qui, successivement ont composé et commandé cette magnifique unité.

"Le drapeau de la 25e escadre et les fanions du Groupe 1/25, symboles d'une part, de la gloire de l'Armée de l'Air, et des vertus de ceux qui les ont acquises, vont être déposés au service historique.

"Le voeu le plus cher du Commandant, des équipages et du personnel du Groupe 1/25 dissous aujourd'hui, est de voir léguer ses traditions à l'une des unités modernes de bombardement léger qui doivent prendre place, dans un proche avenir, au sein de l'Armée de l'Air.

"J'associe les Forces Aériennes d'Extrême-Orient à ce voeu, je salue les glorieux emblèmes du Groupe 1/25, je m'incline devant ses morts et, au nom de l'Armée de l'Air, je rends hommage au personnel qui a su en toutes circonstances, remplir parfaitement sa mission".

Le Général de division aérienne H. ARCHAIMBAULT

Commandant les Forces Aériennes Françaises en Extrême-Orient

signé: ARCHAIMBAULT.

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13 juin 2009

BIBLIOGRAPHIES SUR LE "GROUPE LORRAINE SQUADRON 342"

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ICARE N°44

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12 juin 2009

GROUPE "LORRAINE SQUADRON 342" (pour mon ami CHILIEN)

http://www.ina.fr/histoire-et-conflits/seconde-guerre-mondiale/video/

"ILS ONT REVU LA FRANCE"

GROUPE - LORRAINE

SQUADRON 342

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(collection: Michel JUVENE) 

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6 décembre 1941.

De gauche à droite debout:

S/Lt PATURAU, Lt ROZOY, Cpt de SAINT-PEREUSE, S/Lt BIMONT, Lt de THUISY, S/Lt MELTCHARSKI, Sgt/C TOURNIER, Sgt LANN, Adjt JOYANNY, Adjt MOREL, Sgt LICOU, Sgt PINSON, Sgt PROUVE, Adjt DEPRAT, S/Lt DESSA, Sgt de GUILHEM, Soldat CARRE, Sgt/C DEDIEU, Flight Sgt SMITH.

De gauche à droite assis:

Sous le plan de l'appareil est pratiquement invisible, Lt SANDRE, Lt CHARBONNEAUX, Lt du BOISROUVRAY, Cpt ROQUES, Lt QUESNEL, Sgt BAUDEN, Lt EZANNO, Sgt/C VERGERIO, Sgt BARRAT, Lt GUIGONIS, Sgt/C LAGATU.

(collection: Odile ROZOY-KUNZ)

 

LES COMMANDANTS DU GROUPE

DE BOMBARDEMENT LORRAINE

(de décembre 1940 à juillet 1945)

GRADE ET NOM/ DUREE/ DENOMINATION/CAMPAGNE.

Commandant: ASTIER de VILLATTE: 24/12/40 au 14/07/41 - G.R.B. N°1 (Groupe réserve de bombardier n°1) - KOUFRA ETHIOPIE.

Capitaine: de SAINT-PEREUSE: 15/07/41 au 24/10/41 - G.R.B. n°1, puis Groupe de bombardement n°1 "LORRAINE"- ETHIOPIE.

Lieutenant-Colonel: CORNIGLION-MOLINIER (par intérim):25/10/41 au 12/12/41 - G.B. n°1 "LORRAINE" - LIBYE.

CITATION

La Croix de la Libération est décernée au Colonel Edouard CORNIGLION-MOLINIER des Forces Aériennes Françaises Libres qui devient compagnon de la Libération pour le motif suivant:

"Pilote de chasse hors pair. Après s'être couvert de gloire au cours de la campagne 1914-1918, a malgré son âge, pendant la campagne 1939-1940, ajouté cinq nouvelles victoires à son magnifique palmarès. Participe, dès 1940, à l'organisation du mouvement de résistance LIBÉRATION. Arrêté, réussit à s'évader et s'engage dès le début de l'année 1941 dans les Forces Aériennes Françaises Libres. Premier commandant du Groupe "LORRAINE" a donné, notamment pendant la campagne de Libye un magnifique exemple des plus belles qualités françaises, totalisant plus de 700 heures de vol, dont au moins 100 en opérations."

 

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(collection: Odile ROZOY-KUNZ)

Lieutenant-Colonel: PIJEAUD: 13/12/41 au 20/12/41 - G.B.n°1 "LORRAINE" - LIBYE.

Capitaine: de SAINT-PEREUSE (par intérim): 21/12/41 au 31/01/42 - G.B.n°1 "LORRAINE" - LIBYE.

01/02/42 au 01/03/42 - G.B.n°1 "LORRAINE".

Lieutenant-Colonel: de RANCOURT: 07/04/43 au 14/03/44 - 342 Squadron "LORRAINE" - Front Européen.

Commandant: GORRI (FOURQUET) Lieutenant-Colonel: GORRI: 15/03/44 au 06/11/44 - 342 Squadron "LORRAINE"  - Front européen.

Commandant: SOUFFLET: 07/11/44 au 14/02/45 - 342 Squadron "LORRAINE" - Front Européen.

Commandant: MENTRE: 15/02/45 au 24/07/45 - 342 Squadron "LORRAINE" - Front Européen jusqu"à cessation des hostilités le 05/05/1945.

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(source: ICARE N°176)

Le Commandant MENTRE,(Citation) du groupe LORRAINE fait le briefing d'une prochaine mission à Vitry-en-Artois, le premier trimestre 1945.

Sur la photo figurent ROUSSILLAT, FLAMMAND, GUEGEN, MALAFOSSE, et, en haut à gauche, BOILEAU.

CITATION

Commandant: MENTRE Gustave - Louis.

MENTRE Gustave-Louis, commandant du groupe 1/20 "LORRAINE": à la tête du groupe "LORRAINE" qu'il commande, cet officier vient d'accomplir une série de missions de bombardement sur des objectifs du front de l'Ouest. Excellent pilote qui allie à un tempérament de chef des connaissances professionnelles très étendues, grâce auxquelles il a souvent conduit sa formation à l'attaque, malgré les difficultés rencontrées et des défenses ennemies. Les 3 et 15 mars, réussit, malgré une sévère D.C.A. à bombarder des gares ennemies, grâce à son sang-froid et à son courage. Le 14 mars, avec un mépris complet du danger et un calme remarquable, accomplit un bombardement particulièrement délicat, au milieu d'une D.C.A. exceptionnellement précise et intense, se pose avec son appareil endommagé sur l'aérodrome le plus proche pour y déposer son mitrailleur sérieusement blessé

Cette citation comporte l'attribution de la Croix de guerre avec palme.

Paris, le 20 août 1945.

C. DE GAULLE.

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GRB 1

Le GRB 1 ne semble pas avoir eu d'insigne distinctif.

Constitué à partir d'éléments provenant du First Fighter Group et de l'escadrille TOPIC le 24 Décembre 1940, le groupe réservé de bombardement N°1 fut placé sous le commandement du Commandant Astier de VILLATTE.

Formée de deux escadrilles comprenant six BLENHEIM chacune (la première sous les ordres du Capitaine LAGER, la seconde sous la responsabilité du Capitaine SAINT-PEREUSE), cette unité prit part, en coopération avec le détachement permanent des forces aériennes du Tchad, à l'offensive lancée par le Colonel LECLERC contre l'oasis de KOUFFRA, en février 1941.

Revenu à Fort-Lamy, le GRB 1 se scinda, pour des raisons techniques, en deux parties. Une escadrille demeura au Tchad et l'autres fut transportée en Ethiopie dans la région de Gondar-Asmara, où elle fut intégrée dans le Group 202 de la R.A.F. Après avoir entrepris plusieurs missions de bombardement et de lâchers de tracts sur les troupes italiennes, cette formation rallia Damas, en Syrie, le 16 août 1941. Quelques jours plus tard, elle allait former l'escadrille Metz du groupe de bombardement LORRAINE.

PERSONNEL DE L'ESCADRILLE

"TOPIC"

EN AOUT 1940

CAPITAINE:

Astier de VILLATTE, Observateur

Louis FLURY-HERARD, Observateur

LIEUTENANT:

Maurice de BOISROUVRAY- Observateur, Henri de la MAISONNEUVE- Observateur, Jean MICHEL- Observateur, Raymond ROQUES - Pilote, Paul ROQUERE - Observateur, Pierre de SAINT-PEREUSE - Observateur, Pierre BERMANN - Médecin.

SOUS-LIEUTENANT:

Gérard CLARON - Observateur, Jean HIRLEMANN - Pilote, Claude de la ROCHE SOUVESTRE - Pilote, Pierre ROMAINS-DESFOSSES - Chiffre.

ASPIRANT:

Bernard BARBERON - Observateur, Guy BECQUART - Observateur, Robert BIMONT - Observateur.

ADJUDANT-CHEF:

Georges MITAINE - Artificier.

PREMIER-MAITRE

Albert BLENVEN - Chef-mécanicien, Jean DIDIER - Radio, Jean HAIE - Chef-mécanicien.

ADJUDANT:

Auguste GUILLOU - Pilote, Françis MELVILLE LYNCH - Pilote, Marcel MOREL - Radio-mitrailleur

SERGENT-CHEF:

Paul BERNARD - Service-administratif, Noêl CASTELAIN - Pilote, André DEBURE - Radio, Xavier de SCITIVAUX - Pilote, Raymond JABIN - Pilote, Jean PERBOST - Radio-mitrailleur, Jean GRAVOUIL - Mitrailleur.

SERGENT:

Léon BOURDARIAS - Radio, Marcel CHERFILS - Météo

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Romain GARY de KACEW - Mitrailleur

(collection: Odile ROZOY KUNZ)

Alphonse DENIS - Instructeur, Paul FREMAUX - Conducteur, André DEVOS - Radio, Lucien JOUBERT - Mitrailleur, André LEMONNIER - Mitrailleur, Maurice SEGUINEAU - Pilote, Marcel VIDAL - Mitrailleur, Jean HUSSAR - Secrétaire-interprète, Alfred COPPENS - Secrétaire.

CAPORAL-CHEF:

François GANDIE - Photographe, Henri HENNEQUIN - Canonnier, Marc LEPEL-COINTET - Elève-Pilote, Roger TRUFFERT - Secrétaire.

CAPORAL:

Arsène BOMME - Mitrailleur, Raymond DUFFOUR - Mécanicien aéro, Paul EVRARD - Secretaire, Jean KERAUDEL - Mécanicien aréo, Jean LEJEUNE - Radio, Pierre GRASSET - Radio, Joseph KOLB - CUISINIER.

1er CLASSE:

Jean AUVRAY - Mécanicien, Octave BIGORGNE - Mécanicien, Boleslaw CIECALSKI - Mécanicien, Auguste LEGRAND - Gabier, André SAILLARD - Mécanicien, Victor MAHE - Mécanicien, Gabriel SOUM - Conducteur, Michel TOMCZAK - Intendance.

2e CLASSE:

Maurice BARAT - Radio, Alexandre BARRAUX - Conducteur, Robert BEDUIN - Mitrailleur, André BRIAND - Radio, Ernest DURLER - Conducteur,  Werner DURLER - Mitrailleur, Jean FLEURY - Conducteur, Jean DEGENISSIEUX - Divers, Joseph GOLEBIOWSKI - Infirmier, René LANNUZEL - Divers, Raphaêl KLEIN-WEKSLER - Infirmier, Harry LEIGHTON - Divers, Paul LUNKE - Divers, Georges MOSTINECKX - Divers, Roger MICHENAUD - Mécanicien, Gabriel MOUILLAUX - Secrétaire, Maurice PERRON - Mécanicien, Joseph RENAULT - Mécanicien aréo, Françis SMITH - Secrétaire, Frédéric SPIELMAN - Conducteur, Elias VAN de PUTTE - Divers, Moîse VANSPEYBROECK - Conducteur, René VAN WINCKEL - Divers, Pierre VARNEY - Divers.

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La première version du BOSTON, le DB-7 avec la première escadrille du groupe de bombardement 1/32 en 1940.

(source: Les forces Aériennes Françaises Libres, Ministère de la Défense.)

AVEC LE "LORRAINE" EN LIBYE

Par L.M.

Il ya trois ans, malgré des difficultés sans nombre, malgré les nouvelles d'une guerre qui semblait accumuler les mauvais points de leur coté, d'une poignée d'hommes, ayant réussi à échapper de France ou de ses colonies, réunis avec d'autres, venus de tous les coins du monde, se retrouvaient, animés de la même foi. Celle de ne pas abdiquer.

Ils firent peut-être peu de chose, en regard de l'effort fourni par nos alliés, mais leur présence permit de montrer, que la France était là.

Ils partirent, ayant à peine fini leur entraînement, sans avoir la possibilité, de se faire remplacer autant qu'il était parfois nécessaire, alors que les équipages, fatigués et réduits en nombre, devaient malgré tout, accomplir leurs missions; il fallait que le Groupe tienne, coûte que coûte. Sa présence était liée à une question de prestige. - c'est l'occasion de l'anniversaire de leurs opérations, que nous allons essayer de vous présenter ces quelques notes.

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Le départ de DAMAS

5 NOVEMBRE 1941.

L'aérodrome de DAMAS présente une animation inaccoutumée. Une légère brume s'est dissipée sous les premiers rayons du soleil levant; au loin, les hauteurs prennent des  tons pastels. Devant les hangars, sont alignées en deux rangées, les escadrilles d'un Groupe de BLENHEIMS dont le nom va devenir bientôt célèbre. C'est l'ancien G.R.B. I qui après s'être battu à KOUFFRA et en ABYSSINIE, réuni l'escadrille de Bombt. N°2, venant d'opérer au désert Égyptien, va repartir en opérations sous le titre de Groupe "LORRAINE".

Le Général VALIN vient de prendre la décision d'appeler chaque Groupe de l'Aviation Français Libre du nom symbolique d'une province de chez-nous.

 

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Lieutenant ROQUERE, Lieutenant LANGER.

Le Lieutenant-Colonel PIJAUD est parti de Londres pour prendre le commandement du Groupe mais à été retardé au cours de son voyage. C'est le Commandant CORNIGLION MOLINIER qui prend donc cette fonction au départ de DAMAS, il va l'assurer jusqu'à l'arrivée du Lieutenant-Colonel PIJAUD.

Les derniers vols d'entraînement viennent de se terminer et , les équipages voient enfin arriver avec joie le moment du départ vers l'aventure.Il y a là , les vétérans de KOUFFRA, de GONDAR, et tous les nouveaux équipages, impatients de suivre les traces de leurs anciens.

La base est dans la fièvre des préparatifs, de nombreux "officiels" sont venus assister au départ, les adieux néanmoins sont rapides. Bientôt les moteurs se font entendre et c'est le démarrage. L'un après l'autre, chaque avion se met en piste, et après un dernier point fixe, décolle après avoir roulé longuement la piste, parallèlement aux hangars. Puis par groupes de trois, les formations passent au dessus du terrain, filant vers le Sud.

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Nos BLENHEIMS.

Les appareils se posent au terrain X prés d'ABOU-SUEIR à quelques kilomètres d'ISMAILIA, rejoints bientôt par la caravane de l'échelon roulant qui a traversé la PALESTINE et le désert à "pleins tubes", l'enthousiasme ayant empiété un peu sur le règlement.

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Sir Arthur TEDDER, Air Chief-Marschal, Commandant des Forces Aériennes du proche-orient, et Sir Arthur A. CONINGHAM, Vice Air-Marschal, Commandant des Forces Aériennes du désert.

Le 11 novembre 1941, une cérémonie a lieu sur le terrain X , pour la passation du groupe à la R.A.F. Le Général de LARMINAT délégué du Général CASTROUX présente l'unité à l'Air COMODORE ELMHURST, représentant de l'Air MARSHAL TEDDER. Des fanions sont remis au Groupe.

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LE FANION DU GROUPE "LORRAINE" DES FORCES AÉRIENNES FRANÇAISES LIBRES. (F.A.F.L.).

Le 12, un premier détachement de 12 avions et un échelon roulant partent vers FUKA, à l'ouest d'ALEXANDRIE, le reste de l'unité devant rejoindre un peu plus tard.

Le 14, le détachement avancé fait mouvement au terrain 103. Le 19, une partie de ce détachement se déplace de nouveau au terrain 75.

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De gauche à droite:

Au terrain 75: Devant l'abri. de gauche à droite; Sergent FIFRE + tué le 3/12/1941, Sergent-Chef: TOURNIER, Sergent LANN + tué le 6/12/1941, Sergent-Chef: PÉTAIN + , Adjudant: PERNOT.

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Le Lieutenant mitrailleur Raymond PÉTAIN participa à toutes les campagnes du groupe LORRAINE , avant d'être abattu le 3 juillet 1943 au cours d'un bombardement en rase-mottes près de GAND. (SHAA)

Le 19, une partie de ce détachement se déplace de nouveau au terrain 75.

En arrivant sur ce terrain, l'impression est assez encourageante. Le terrain plat, désolé, et de nombreux trous creusés par ceux qui nous ont précédés, montre que l'endroit peut parfois devenir malsain, chacun s'arrange, améliore l'abri de son choix ou en creuse un nouveau, suivant son tempérament. Ces abris du reste, s'avèrent être  une excellente protection contre le vent, et l'endroit est vraiment éventé. Le sable est servi à discrétion à longueur de journée, en poudre fine qui pénètre partout par la plus petite ouverture.

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Quand on est dans son trou...

La défense du camp doit être assurée par un détachement de Nord-Africains sous le Commandement du Capitaine BOURGOIN qui, plus tard comme parachutiste, va faire campagne depuis EL ALEMEIN jusqu'en TUNISIE, puis en Bretagne. Mais ceci est une autre histoire (à écrire).

Un détachement Libanais est venu compléter l'unité, en aides mécaniciens, armuriers, chauffeurs, etc... Le 21 novembre 1941, la première mission du groupe est exécutée, 5 appareils y prennent part, ils'agit du bombardement de véhicules sur la route de BARDIA TOBROUK.

Les sorties alors se succèdent sans arrêt et le 26 le Groupe est complètement engagé dans la bataille.

C'est le le 28 novembre que les premières pertes sont enregistrées; l'avion piloté par l'Adjudant JABIN, Observateur: Lieutenant de la MAISON-NEUVE, Radio-mitrailleur: Sergent BRUNEAU et parti en mission individuelle au dessus de GAZALA ne revient pas. Un rapport de prisonnier allemand établissait quelques jours plus tard que cet équipage était vraisemblablement aux mains de l'ennemi.

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Un stuka

Ensuite le 4 décembre, un accident au décollage au départ d'une mission cause la mort du Sergent FIFRE.; le Capitaine de MESMONT gravement blessé est évacué, le Sergent SOULAT radio en sort miraculeusement indemne.

Puis le 6, au cours d'une mission en vol de groupe, l'avion du Lieutenant SANDRE observateur: Sous-Lieutenant de MELTCHARSKY, radio: Sergent LANN, est abattu en flammes à 50 kilomètres S.O. d'EL ADEM.

Les missions continuent sans arrêt, ce sont généralement:

1° Des bombardements de colonnes ennemies, motorisées ou des concentrations de tanks.

2° Le bombardement des positions de BARDIA et d'HALFAYA: poches de résistance ennemies.

Jusqu'au 13/2 les objectifs sont désignés avant le décollage sur le terrain avancé. Dés réception des ordres, les avions décollent, prennent la formation, se rendent au rendez-vous fixé pour le chasse et accomplissent leur mission.

Par là suite les transmissions difficiles, obligent les équipages à prendre les ordres sur les terrains de la chasse, EL ADEM, GAZALA MEKILI ou M'SUS.

Tout les matins, les équipages prévus partent pour le terrain, attendent les ordres  et rentrent le soir au terrain avancé, ayant effectué ou non leur mission.

Ceci malheureusement fatigue assez les appareils par suite des atterrissages et décollages à pleine charge.

Cela fatigue également les équipages.

Mais tout le monde est plein d'allant, quel plaisir de pouvoir harceler Boches et Italiens... Les nouvelles sont chaque jour encourageantes, l'ennemi recule et le soir, après une journée bien remplie les "mess" ou tout au moins ce qui essaie d'en tenir lieu, retentissent des exclamations d'une bonne humeur générale. La coopération avec les Squadrons britanniques du Wing est parfaite, tous, ont le même but.

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"L'Amiral" Sergent-Chef MOUNES.

Un soir, nous avons un "show" assez intéressant. Un Ju88, venant comme chaque soir pour bombarder la station de chemin de fer qui se trouve au bout du terrain, est pris à partie par un chasseur de nuit, le combat s'est passé au dessus de nos têtes, on pouvait distinguer les traçantes amies et ennemies et soudain, un moteur en feu. C'est le Ju88 qui flambe, s'éloigne un moment et revient au dessus du terrain faire un atterrissage, se terminant en feu d'artifice. Quelques uns de chez-nous, se précipitent en voiture, sur les lieux, voir l'amas de débris en train de flamber. Sur les entrefaites un second Ju88 fait un piqué sur tous les badauds et se déleste de quelques bombes trop biens ajustées.

Fort heureusement le plat ventre instantané, exécute avec ensemble par le public, réduit les dégâts à un serrement de ... coeur, général.

Le Lieutenant-Colonel PIJEAUD vient retrouver le Groupe au terrain 75 et prend le commandement.

Le Commandant CORNOGLION-MOLINIER appelé par ses fonctions à BEYROUTH doit nous quitter après avoir été leader de nombreuses missions. Nous voyons partir avec mélancolie un chef qui, gai compagnon à la verve inépuisable, transformais la mission la plus dangereuse en une bonne histoire.

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Sergent René BAUDEN.

Nous quittons le terrain pour un autre, situé à GAMBUT, prés TOBROUK; c'est un ancien aérodrome italien. Le terrain est couvert de petits buissons d'herbe à chameau. Il est également saupoudré d'"araignées" en fer, destinées à crever les pneus. Et ça marche!... une 1/2 heure après l'arrivée de l'échelon roulant, à peu prés tous les camions ont les pneus à plat. Il faudra des équipes disposées en tirailleurs, pour se débarrasser de cette engeance.

Le coté humoristique de l'histoire se trouve dans le fait que ces "araignées" ont été laissées par les britanniques lors du recul effectué, après la Ier campagne de LIBYE.

Le camping s'est amélioré, nous trouvons du matériel en quantité; équipement,armes,essence,avions, même une brosse à dent enduite de pâte dentifrice. Nous avons également trouvé quelques macchabées...

Le convoi auto, transportant le matériel, a eu l'occasion de faire un voyage intéressant à travers le désert. Les régions de BARDIA et HALFAYA étant toujours occupées par l'ennemi, il a fallu piquer vers sud-ouest pour ensuite remonter plein Nord, passant la frontière égyptienne garnie de barbelés à BIR SHEFERZEN. Puis ce fut SIDI OMAR où une bataille de tanks toute récente a eu lieu, y laissant de nombreux vestiges.

Parfois un nuage de poussière, au loin, se transforme en une flottille d'auto blindées fonçant vers le convoi qui philosophiquement espère que ce seront des amis.

Il y a quelquefois des discutions sur la direction suivie, de l'humour à froid, mais en définitive, personne ne se "paume" complètement et arrive au camp, à l'heure.

 

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Henschel 126

Nous avons un jour la visite du "Maire de BENGHAZI" qui, muni de tous ses bagages s'en va prendre possession de ses fonctions. C'est l'occasion d'agrémenter la soirée, de corser un peu le menu. Monsieur le  Maire nous quitte très ému... nous aussi.

48 heures plus tard - Nous avons eu la "revisite" du Maire. Il est très surpris de nous revoir et nous demande comment nous avons pu nous déplacer aussi rapidement. Nous avons eu beaucoup de peine , à lui expliquer que nous n'avons pas bougé.

Monsieur le Maire a dû certainement avoir des ennuis avec sa boussole..

Le 20 décembre une reconnaissance offensive est effectuée contre les transports ennemis au N.E. de BENGHAZI; les forces alliées comprennent des BLENHEIMS d'un groupe anglais et 4 du Groupe LORRAINE, le tout escorté de chasseurs. Il y a deux couches de nuages assez espacées, l'une étant très prés du sol, nos appareils volent entre les deux, lorsque soudain, 15 Me 109 foncent de la couche supérieure.

En l'espace d'un instant, c'est la mêlée, l'escorte engage le combat immédiatement et les bombardiers piquent vers les nuages au dessous d'eux, les mitrailleurs faisant face aux assaillants.En quelques secondes on peut voir, amis et ennemis, des appareils en flammes, brûlant comme des torches. Les TOMAHAWKS d'escorte réussissent à abattre cinq des Me 109.

L'avion du Lieutenant EZANNO, observateur Sergent-Chef TOURNIER, radio-mitrailleur Sergent BAUDEN est pris à partie par deux des MESSERCHMITT, mais, l'équipage du BLENHEIM se défend, le pilote feinte et le calme de BAUDEN réussit de quelques rafales, à abattre l'un des assaillants, celui-ci, après une vrille désordonnée, va s'écraser au sol. L'autre appareil ennemi fait un passage, comme un éclair, mais sans succès, et devant le sort de son coéquipier n'insistera plus.

Malheureusement l'avion piloté par le Lieutenant-Colonel PIJEAUD, Observateur Lieutenant GUIGONIS, Radio Sergent DELCROS a été abattu en flammes presque immédiatement, le mitrailleur tué à sa pièce.

Le pilote donne à l'équipage l'ordre de sauter en parachute et voulant s'assurer que tous ont pu le faire et n'ayant pas de réponse du radio-mitrailleur reste à son poste. Il saute à son tour, trop tard, affreusement brûlé.

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LANN, NEUMANN, BRETON, et GUIGONIS à FUKA avec le N°39 Squadron en août 1941 (SHAA)

Le lieutenant GUIGONIS s'en tire sans une égratignure, son parachute l'a déposé assez loin et il restera pendant 5 jours en plein désert ennemi, étant sauvé par les premières autos blindées britanniques, faisant leur avance victorieuse vers l'ouest.

 

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Le Lieutenant GUIGONIS retrouve ses camarades du "LORRAINE" après ses cinq jours de survie dans le désert de LIBYE.

(Collection: Many SOUFFLAN ciel de guerre  N°13)

Dans la cour de la ferme d'un colon italien, il retrouve les débris de son avion, fait creuser, par le fermier, une tombe pour son mitrailleur et apprend que le Lieutenant-Colonel PIJEAUD, grièvement brûlé a été emmené par l'ennemi. On le retrouvera à l'hopital de BARDIA, mais malheureusement ne pouvant survivre à ses brûlures, il meurt le 06/01/1942, à l'hopital d'ALEXANDRIE, ayant donné un magnifique exemple de courage.

Un autre avion, piloté par le Sergent-Chef REDOR, observateur: Lieutenant M. de BOISROUVRAY, radio: Sergent-Chef PERBOST est porté disparu; malheureusement, aucune nouvelle ne nous parviendra de cet équipage; ce sont encore de bons vieux camarades qui sont perdus.

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En LIBYE, le Capitaine de SAINT-PEREUSE(à gauche) Commandant du groupe LORRAINE par intérim, en compagnie de deux officiers britanniques.(ICARE)

Le Lieutenant-Colonel PIJEAUD porté manquant, le Capitaine de St. PEREUSE prend le Commandement du Groupe, qu'il avait déjà eu sous ses ordres lors de l'entraînement en SYRIE . Il le Commandera jusqu'à la fin des opérations cumulant infatigable, les fonctions de pilote et de chef de groupe avec une bonne humeur égale à son courage.

Les missions toujours continuent.

Le 31 décembre pour la fin d'année, le groupe va bombarder des concentrations ennemies au dessus d'AGEDABIA. La D.C.A. ennemie, elle aussi, n'a pas oublié ses cadeaux et l'avion piloté par le Sergent-Chef MOUNES ("l'Amiral" pour les copains), revient endommagé. Il y a de nombreux trous dans l'appareil, particulièrement, un obus de D.C.A. ennemie de 20mm. a explosé dans le "cockpit" de l'observateur. Celui-ci bien que blessé n'a pas perdu son sourire, mais doit être évacué sur l'hôpital d'ALEXANDRIE.

Les missions continuent toujours sans relâche, les équipages devenus assez réduits doivent malgré tout, tenir; mécaniciens et armuriers fournissent un effort extraordinaire, sous des conditions très dures d'existence, le vent de sable  pénètre partout, le temps devient froid, le vent glacial et ils doivent travailler les doigts tout engourdis, couverts de crevasses, faisant le plein des moteurs avec des "tanakés" et chargeant les bombes à dos d'homme.

Le ravitaillement est assez difficile comme l'on peut se l'imaginer et le corned-beef est le plat de résistance. La région se prête assez peu à la chasse, les lièvres du désert ont du courir aussi vite que les carabinieri et on n'en voit à peu prés jamais. Une fois, malgré tout, par hasard, un jeune chameau a le malheur de se trouver sur la trajectoire d'une balle de Lebel, tout le monde a eu l'air d'être très peiné de ce malheureux accident, mais entre nous, les "steacks" n'étaient pas plus mal que ça.

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Camping!...

L'eau très rationnée est extraite d'un puits à moitié saumâtre et le thé qui est devenu la seule boisson pouvant être obtenue, est bu salé; y ajouter du sucre donne un mélange, impossible à avaler.

Parfois, l'arrivée d'un camion fait venir une lueur d'espoir; il pourrait contenir quelques caisses de bière en boite! mais hélas, c'est bien rare et nous en sommes quittes bien souvent pour avoir  simplement eu l'eau à la bouche.

Avec ce régime chacun devient un peu touché par un début de scorbut, les dents donnent l'impression de se balader au milieu de leur cavité et les gencives deviennent très sensibles.

Les barbes ont fait leur apparition, même une mouche très Napoléon III est arborée par mon ami TOURNIER. Les coupes de cheveux sont du type long, pleins de sable, à un tel point que certains au retour ont des "démêles" avec les coiffeurs du Caires, qui refusent de risquer d'ébrécher leurs ciseaux. Quel délice sera la première douche, au retour! Il faudra du reste plusieurs pour arriver à complètement se "désensabler".

Heureusement les "marraines" du CAIRE ou d'ALEXANDRIE entretiennent le moral grâce à de nombreuses lettres et colis... et si certains se rappellent combien ces bonnes lettres les ont réconfortés, ils se souviennent également avec attendrissement de certains saucissons, qui, pendant au plafond de la tente, n'ont jamais eu le temps de sécher.

Les équipages continuent sans arrêt à effectuer leurs bombardements, quelques uns particulièrement réussis ont valu au Groupe des félicitations particulières du commandement britannique, et malgré le nombre réduit des équipages et des avions, la bonne humeur règne.

Les tanks de Rommel ont servi bien souvent de cible, et ont du reste bien rendu cette politesse aux nôtres. Les "Buchanan Party" ont été parfois plus ou moins appréciées, spécialement celle du jour mémorable où à 800 mètres les formations firent trois passages sur une concentration de tanks bien défendue. Que de trous... Puis vient la période plus tranquille, quoique peut-être un peu monotone, du bombardement de la passe d'HALFAYA.

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CAMPAGNE DE LIBYE (novembre 1941 janvier 1942)

"HALFAYA s'est rendu sans conditions à 12h00, 17 janvier 1942. Je suis sûr que cette reddition est due pour une grande part, au résultat du bombardement, continuel et réussi, par le LORRAINE Squadron, de cette position fortement défendue. Je désire complimenter ce Squadron sur l'heureux résultat de ses efforts."

Cette dépêche du 18 janvier 1942 adressée au Groupe par le Group Captain KELLET, Commandant du N°270 Wing de la R.A.F. venait consacrer la fin d'un "service" de bombardement effectué chaque demi-heure par la "ligne GAMBUT-HALFAYA".

Enfin, le moment vient de rentrer au bercail, les appareils, sont fatigués, les équipages, le personnel à terre ont besoin de repos, aussi le commandement décide-t-il de diriger le Groupe sur le LIBAN où l'air pur, va remettre bien vite tout le monde en état. Une étape principale est prévue au terrain X prés d'ISMAILIA.

Les uns rentrent par avion, les autres par l'échelon roulant. Ceux qui reviennent par la route, sont heureux, en passant à HALFAYA PASS, de se rendre compte des effets du bombardement effectuer par le "LORRAINE"; des batteries d'artillerie gisant là démantelées.

Nous pouvons serrer la main au passage, aux  copains des Ier B.I.M. , Fusiliers Marins, Légionnaires, Bataillon du Pacifique, et tous les autres, de la Division KOENING; nos camarades de l'Armée de Terre s'en vont à la bagarre.

Beaucoup ont déjà à leur actif la 1er campagne de LIBYE. Quelques mois plus tard ils seront à BIR HAKEM...

Nous leur disons au revoir et retournons dans nos camions, contents de revenir vers des lieux civilisés et, sur la piste, à quelques kilomètres d'ALEXANDRIE, une bédouine bien sale et bien miteuse, n'a jamais compris la raison des cris d'enthousiasmes, qui ont salué en elle, la première femme aperçue depuis plusieurs mois.

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(source: BULLETIN DES FORCES AERIENNES FRANCAISES EN GRANDE-BRETAGNE N°12 1944)

 

 

 

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11 juin 2009

AMICALE DES ANCIENS DES GROUPES LOURDS

AMICALE DES ANCIENS DES GROUPES LOURDS

LISTES DES PRESIDENTS SUCCESSIFS.

Colonel BAILLY                                 27 juillet 1946

Colonel VENOT                                     3 mars 1951

Colonel NOIROT                               1er mars 1952

Colonel PUGET                                 28 février 1953

Général BAILLY                                  27 mars 1954

Général PUGET                                28 février 1960

Gilbert RUELLAN                            24 février 1961

Général CALMEL                               21 mars 1985

Général THIRY                          22 septembre 1987

HOMMAGE A GILBERT RUELLAN

ET AU GENERAL JEAN CALMEL

Gilbert RUELLAN, parce que durant de nombreuses années il assura la continuité de l'Amicale, et le Général Jean CALMEL parce qu'il sut, à partir de 1985, lui donner un nouvel essor.

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Gilbert RUELLAN

Gilbert RUELLAN est né le 6 septembre 1920 à MAURON dans le MORBIHAN. A l'issue de ses études secondaires au lycée Dupuy de Lôme, il entre en classe préparatoire aux Grandes Ecoles. En septembre 1939, il s'engage pour la durée de la guerre: ce qui lui permet de choisir son arme. A l'issue de ses classes à Versailles, il est muté en formation. Après la débâcle de mai-juin 1940, il se retrouve à Chateauroux où il est démobilisé. Avec un camarade, il tente de partir pour l'Angleterre mais leur aventure se termine en bout de piste.

En 1941, grâce à un parent, Charles RUELLAN, Député des Cotes-du-Nord, il réussit à partir pour le Maroc dans les chantiers de jeunesse. Il n'y reste pas inactif. Avec Jacques HESSE, un Alsacien, et quelques camarades dont le futur Général Jacques FAURE, il prend part à l'organisation du débarquement anglo-américain en Afrique du Nord de novembre 1942. Après ce débarquement, il s'engage à nouveau. Après une courte période d'entraînement il rejoint les Groupes Lourds où il devient le bombardier de l'équipage du Commandant DEMAZURE.

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Commandant: DEMAZURE  Navigateur, Capitaine: BOE Pilote, Sous/Lieutenant: RUELLAN Bombardier, Sous/Lieutenant: CARISTAN  Mécanicien, Sergent: PLOYE  Radio, Sergent: AZEMA Mitrailleur-supérieur, Sergent: BRESSON Mitrailleur-arrière.

Avec cet équipage, il effectue un tour d'opérations complet qu'il termine le 22 mars 1945. Après un court séjour à l'Etat-Major de Londres, il est démobilisé. Il entre alors aux Etablissements Debrie dont il deviendra le Directeur Général.

Très attaché aux Groupes Lourds et à son Amicale, il en devient le Président en 1961. Il le restera jusqu'au moment où une chute le rendra paralytique. Pendant cette période de plus de vingt années, il fut un des rares à vouloir maintenir la tradition des Lourds et à tout faire pour que le sacrifice de nos morts ne sombre pas dans l'oubli.

QU'IL EN SOIT ICI VIVEMENT REMERCIE.

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Général Jean CALMEL

Ingénieur de l'Ecole Centrale des Arts et Manufactures, Jean CALMEL fit une brillante carrière dans l'Armée de l'Air. Ma première rencontre avec lui eut lieu sur le S/S ORBITA qui, fin août 1943, emmenait le Groupe "GUYENNE" d'Alger à LIVERPOOL.

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S/S ORBITA

Chaque jour, mettant à profit la lenteur de la traversée, le Commandant VENOT en charge du groupe, recevait, un à un, les membres d'équipage.Soudain, je vis sortir de son bureau un jeune Capitaine, élégant, aux cheveux frisés et au teint mat, qui confiait à qui voulait l'entendre: "Enfin! je suis reclassé pilote dans un équipage". Si je rapporte cet épisode, c'est que Jean l'a raconté lui-même dans son livre PILOTES DE NUIT, paru en 1952 à " La table ronde". Il ne put maîtriser sa joie. Excellent pilote, brillant officier, il avait le savoir et le savoir-faire, mais il aimait aussi " faire savoir". C'etait son coté "relations publiques".

Après le débarquement à LIVERPOOL, nous fûmes séparés pendant la durée des stages par spécialités. Nous nous retrouvâmes au centre de formation des équipages de LOSSIEMOUTH, par 57°42' de latitude nord. Là, durant l'hiver 1943-44, nous avons partagé le breakfast: porridge, spam, omelette à la poudre d'oeufs et l'insipide white coffee. Nous avons connu les vols dans la longue nuit, la grêle, les nuages, le froid et le givre, mais aussi la joie de sentir l'équipage toujours un peu plus soudé, un peu plus volontaire.

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Capitaine: CALMEL Pilote, Lieutenant: BERRARD Navigateur, Sous/Lieutenant: PARDOEN Bombardier, Sergent: ALIX Radio, Adjudant/Chef: ROUX Mécanicien, Sergent: MECHALY Mitrailleur-supérieur, Sergent: LADET-CHASSAGNE Mitrailleur-arrière.

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Madame Suzanne CALMEL dévoile la plaque commémorant le bombardement de la batterie allemande de Maisy par le groupe "GUYENNE" le 2 Juin 2009.

C'est à ELVINGTON que nous avons vécu côte à côte, notre tour d'opérations. Nous fûmes parmi les sept équipages qui eurent la chance et l'honneur d'effectuer deux missions dans la même journée (désormais historique) du 6 juin 1944: le matin, en bombardant à 3 h 23 les batteries allemandes de GRANDCAMP-MAISY et le soir, vers minuit, la gare de Saint-lô. Nous fûment de ceux qui, n'étant pas sur les ordres dans la nuit du 4 au 5 novembre 1944, attendirent en vain le retour de cinq équipages du groupe: nuit terrible où 24 camarades trouvèrent la mort. Nos carnets de vols ont enregistré pour toujours des bombardements sur les points de résistance allemands autour de Caen, Boulogne ou Calais; sur les rampes de lancement des bombes volantes du bois de Cassan, du mont Candon ou de la forêt de Nieppe; sur les vieilles connaissances du BOMBER COMMAND qu'étaient les villes d'Essen ou de Cologne; sur les aérodromes de Wenloo, Eindhoven ou Mûlheim; sur les raffineries d'essence syntétique de Sterkrade, Wanne-Eickel ou Gelsenkirchen. Tout cela sur un rytme endiablé. Ce fut notre plus belle heure.

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Les retrouvailles à l'occasion d'une réunion de l'Amicale des Anciens des Groupes Lourds.

de gauche à droite:

Une invité, le Lieutenant-Colonel CALMEL, le Commandant GOEPFERT, le Commandant BOURGAIN, et le Lieutenant-Colonel NOIROT.

Jean CALMEL restera, pour le plus grand nombre, le Général de corps aérien qui, en son temps, fut major général de l'armée de l'Air. Pour ma part, je préfère garder en mémoire le souvenir du jeune Capitaine, au visage émacié dans lequel brûlaient deux yeux de flamme ardente, qui à mes cotés et avec tous les officiers présents dans la grande salle du mess des officiers d'ELVINGTON, se dressa le 23 août 1944, pour écouter la Marseillaise diffusée par la B.B.C. en l'honneur de la libération de Paris. Jamais on n'avait entendu, jamais peut-être on n'entendra, une Marseillaise plus émouvante, qui fit perler des larmes sous les yeux de jeunes hommes qui retrouvaient chaque soir l'enfer du ciel

G. PLAGNARD.

(sources; NUITS DE FEU SUR L'ALLEMAGNE, Auteur: Louis BOURGAIN, LES FOUDRES DU CIEL, Auteur: Général NOIROT.)

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09 juin 2009

BIBLIOGRAPHIES SUR LES GROUPES LOURDS

BIBLIOGRAPHIES SUR LES GROUPES LOURDS

- DIX ANS D'AVENTURES DANS L'AVIATION MILITAIRE ET DANS L'AVIATION CIVILE. Auteur: Jean MARECHAL.(Disponible chez l'auteur: au prix de 15 euros port compris, a l'Adresse suivante: Monsieur Jean MARECHAL, 9 Allée Garcia Lorca, 49240 Avrillé.

-FEU DU CIEL - FEU VENGEUR. Auteur: Pierre-Celestin DELRIEU, edt. GERBERT AURILLAC.

-LES FOUDRES DU CIEL. Auteur: GENERAL NOIROT, edt. FRANCE EMPIRE.

-NUITS DE FEU SUR L'ALLEMAGNE. Squadrons 346et347 L'épopée des GROUPES GUYENNE et TUNISIE en Grande-Bretagne (1943-1945) Auteur: Louis BOURGAIN.

-LE "L" for LOVE AU DESSUS DE L'ENFER. Auteur: Andrée A. VEAUVY. (disponible au prix de 38 euros port compris, a l'adresse suivante: Mme Andrée VEAUVY, 32 rue victor hugo, 33160 St Medard-en-Jalles.)

-LES GROUPES FRANCAIS DE BOMBARDEMENT LOURD EN GRANDE-BRETAGNE 1943/1945. Mémoire des Groupes Lourds,Auteur: Colonel(H) Robert NICAISE.

-LA VALLEE HEUREUSE. Auteur: Jules ROY, edit. ALBIN MICHEL.

-RETOUR DE L'ENFER. Auteur: Jules ROY,edit. GALLIMARD.

-LE NAVIGATEUR. Auteur: Jules ROY, edit.GALLIMARD.

-DANSE DU VENTRE AU-DESSUS DES CANONS. Auteur: Jules ROY, edit.FLAMMARION.

-PILOTES DE NUIT. Auteur: Jean CALMEL, edit. LA TABLE RONDE.

-MEMOIRES D'UN INCENDIAIRE. Auteur: Louis GERMAIN, edit.JULLIARD.

-BOMBARDIER DE NUIT. Auteur: Louis NOIROT.

-LA VICTOIRE APRES L'ENFER. Auteur: Louis BOURGAIN.

-ARAIGNEE DU SOIR. Auteur: Henri DELAUNAY.

-ECRITS DE GUERRE. Auteur: P.M. GALLOIS.

-ICARE. Revue publiée par les pilotes de ligne, N°187

- DE L'OMBRE A LA LUMIERE. Autobiographie. Auteur: Léonce SEMAIL.

- LE GROUPE GUYENNE EN GRANDE-BRETAGNE. Journal de marche du groupe "GUYENNE" en opérations. Auteur: Capitaine COCHO.

-L'AILE MEURTRIE. Auteur: René TORRES edit. LES EDITIONS LA BRUYERE.

-10.000 HEURES DE VOL. Auteur: René PUGET, edit. FLAMMARION.

-LE GROUPE DE BOMBARDEMENT TUNISIE du 8 novembre 1942 a la victoire,edit. BERGER LEVRAULT.

-DE PARIS A ELVINGTON. Auteur: Robert SAUBRY-BOBET. edit. YSEC.

-LES BOMBARDIERS VOLENT VERS L'EST. Auteur: Bruce SANDERS, edit. ARTHAUD, 1946.

-LE SOUFFLE DE LA PEUR. Auteur: Claude CATTELAT, (alias Claude Saint-Benoît) edit. du SCORPION 1956.)

-LA DESTRUCTION DE DRESDE. Auteur: David IRVING, edit. Robert LAFFOND, 1964)

-ARAIGNEE DU SOIR. Auteur: Henri DELAUNAY. (Récits recueillis par Simone DELAUNAY) edit. FRANCE-EMPIRE (1968)

-LA VICTOIRE APRES L'ENFER. Auteur: Louis BOURGAIN. (edit. Imprimerie PANDA) 1993.

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