04 juillet 2009

HOMMAGE A PIERRE PATALANO

UNE BIEN TRISTE NOUVELLE

Je viens d'apprendre une bien triste nouvelle, par l'intermédiaire de Geneviève MONNERIS, le décès de notre ami Pierre PATALANO, a la suite d'une crise cardiaque foudroyante, hier midi (3 juillet), son fils l'avait vu le matin, en pleine forme.

Il y a quelques jours j'avais eu avec lui une très longue conversation téléphonique, il m'avait indiqué plusieurs renseignements avec une très grande gentillesse, concernant l'équipe de football de la base d'ELVINGTON, il était le seul navigant au sein de l'équipe en occupant le poste de gardien de but.

JE VOUDRAIS PRÉSENTER A TOUTE SA FAMILLE MES PLUS SINCERES CONDOLEANCES DE LA PART DES ANCIENS ET AMIS DES GROUPES LOURDS

"NOUS NE L'OUBLIERONS PAS, SON SOUVENIR RESTERA A JAMAIS GRAVE DANS   LES MEMOIRES DES GROUPES LOURDS"

DUCAPHIL

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20 octobre 2009

HOMMAGE AU "CAPITAINE ROUSSEAU"

HOMMAGE

AU CAPITAINE

Albert Charles ROUSSEAU

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Le Capitaine Albert ROUSSEAU

Après plusieurs affectations en Afrique Occidentale et en Afrique du Nord, il rejoint le Groupe de Bombardement 2/23 "GUYENNE" à MEKNES le 1er août 1943. Il part en Grande-Bretagne le 25 août 1943 où il suit les cours de l'Ecole des mécaniciens navigants. Il est nommé Capitaine à compter du 25 décembre 1944.

A l'issue de la guerre, le 20 octobre 1945 , il quitte l'Angleterre pour rejoindre la Base aérienne de BORDEAUX puis l'Ecole de l'Air de BOUFFEMONT et fait mouvement avec elle successivement à VERSAILLE et SALON.

Il est tué en service aérien commandé le 12 juillet 1946.

Le Capitaine ROUSSEAU a effectué 387 heures de vol, dont 153 heures de vols de guerre au cours des campagnes de FRANCE du 02.09.39, d'ALGERIE du 20.11.40 au 26.08.43, et d'ANGLETERRE du 10.09.43 au 20.10.45.

Il est titulaire de la Légion d'Honneur au grade de Chevalier le 20.08.45, de la Croix de guerre avec deux palmes: 1 étoile d'Argent, 1 étoile de Bronze; et de la Distinguished Flying Cross.

Principales Citations dont

fut honoré le Capitaine  ROUSSEAU

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Le Capitaine ROUSSEAU devant son HALIFAX à ELVINGTON en 1945.

BOMBARDEMENT LOURD

La France en guerre eut deux groupes de bombardiers lourds: GUYENNE et TUNISIE. Engagés en Tunisie, ils participèrent à de nombreuses opérations de bombardement de nuit dans les régions de GAFSA, ENFIDAVILLE, TUNIS.

Après la libération de l'Afrique du Nord, GUYENNE et TUNISIE furent appelés à combattre dans le cadre de la ROYAL AIR FORCE.

A partir du 9 septembre 1943, le Lieutenant ROUSSEAU est affecté au Groupe GUYENNE, qu'il servira jusqu'à l'issue des hostilités.

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Les deux adjoints du Capitaine ROUSSEAU Albert.

S/Lt BOISSY Emmanuel, S/Lt CHOMY Lucien.

(collection: Nicole ROUSSEAU PAYEN)

Sa compétence lui vaudra le grade de Capitaine et les fonctions de Leader des mécaniciens.

Basés à ELVINGTON dans le comté d'YORK, les groupes GUYENNE et TUNISIE sont intégrés au BOMBER COMMAND de la ROYAL AIR FORCE et deviennent les Squadrons 346 et 347.

Ils relevaient de notre Armée de l'Air pour le commandement intérieur et les questions de personnel, et du BOMBER COMMAND pour les problèmes d'ordre technique et stratégique.

Leurs avions étaient des HANDLEY-PAGE HALIFAX, quadrimoteurs britanniques de 7 200 chevaux, 30 tonnes au décollage, bombardiers de nuit qui se révélèrent robustes et efficaces.

Le Capitaine ROUSSEAU eut l'honneur de servir dans l'équipage du Commandant PUGET, commandant du Groupe GUYENNE.

Leurs missions ainsi que celles des autres équipages portèrent les bombardiers contre le Mur de l'Atlantique, puis, ils travaillèrent à détruire le système de transport ennemi, écrasèrent les divisions blindées allemandes accrochées en Normandie. Ensuite, ils prirent le chemin des ports de la Baltique, des villes  du Rhin, de la Ruhr.

De 1944 à 1945, les Squadrons 346 et 347 ont perdu au champ d'honneur près de la moitié de leur effectif. Membres d'équipages tués ou accidentés en mission de guerre Guyenne 96, Tunisie 79, total 175 tués. Membres du personnel non navigant tués en préparant une mission 8 tués. Membres d'équipages tués ou accidentés a l'entraînement en Grande-Bretagne 33 tués. Membres d'équipages tués ou accidentés au départ d'Elvington pour la France 2 tués.

Les hommes qui se sacrifièrent pour la Patrie, pour que notre  France demeure libre, symbolisent le courage et l'abnégation au plus haut degré, dont firent preuve des milliers de gens en cette époque troublée.

Le Général de GAULLE en citant à l'ordre de l'Armée le 20.07.45 le groupe GUYENNE (déjà cité le 15.12.44), s'est fait l'écho de tous les Français pour saluer l'héroîsme de notre Aviation.

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(collection: Nicole ROUSSEAU-PAYEN)

CITATION A L'ORDRE DE L'ARMEE

(20-07-45)

Groupe de bombardement lourd opérant de Grande-Bretagne. Termine, sous l'impulsion énergique de son chef, le Commandant PUGET, une série d'opérations entreprises au contact étroit du Bomber-Command ayant déversé, du 25 octobre 1944 au 25 avril 1945, 2 540 tonnes de bombes, au cours de 720 sorties d'avion. Plusieurs fois détenteurs des trophées de la R.A.F. récompensant les meilleurs résultats obtenus en opérations, est notamment distingué au cours:

- Des missions de harcèlement des voies de communication ennemies aboutissant au blocage de l'offensive Von Rundstedt de décembre 1944;

- des missions entreprise pour le nivellement de la Ruhr. Conservant son allant malgré la perte de plus de 50% de son personnel navigant en 11 mois d'opération. la précision de ses tirs, l'héroîsme de ses éqûipages, le travail acharné de ses mécaniciens lui valent la haute estime du Commandement tant allié que français et la reconnaissance du pays.

Signé. DE GAULLE. 

 

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05 février 2010

Françis MELVILLE LYNCH - Le Pilote de KOENIG "Document CAEA/ Régis JOUHAUD

Françis MELVILLE LYNCH

LE PILOTE DE KOENIG

" Document /C.A.E.A./ Régis JOUHAUD.

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(collection: LYNCH)

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Campagne de Libye, hiver 1941/42.

de gauche à droite à partir du haut:

Françis MELVILLE LYNCH, BOURRET, KINDLER

VAN WYCK, Pierre de SAINT-PEREUSE, et le père LAXAGUEBORDE.

(ICARE N°167)

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"Document/C.A.E.A./Auteur: Régis JOUHAUD.

 

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Léquipage du B17 "Bir-Hakeim"

(collection: Jean GOYCHMAN)

 

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Le tour du monde du "Bir-Hakeim"du 6 septembre au 2 octobre 1945 en 137 heures de vol.

(collection: Jean GOYCHMAN) 

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Journal de bord du capitaine Georges GOCHMAN navigateur lors du tour du monde effectué entre le 6/9/45 à 1h00 du matin et le 2/10/45 à 11h30 du matin en 137 heures de vol dont 38h20 de jour et 98h30 de nuit. 

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(collection: Jean GOYCHMAN)

 

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01 juin 2010

HOMMAGE à l'équipage du PAT HAND

A LA MEMOIRE DES MEMBRES

DE L'EQUIPAGE DE LA FORTERESSE

VOLANTE B.17 "PAT HAND"

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1 ST/LT Kenneth E. MURPHY

2 ND/LT John E. YOUNG

2 ND/LT David LACHTERMAN

2 ND/LT Myron. NEWELL

2 ND/LT John H. JACKSON

S/SGT Clarence B. HEIDRICH

S/SGT William P. MINGS

S/SGT Raymond F. ORLOSKY

T/SGT Vernon C. MULLIN

T/SGT Sol FERRUCCI

T/SGT Fred E. SHELDON

commémoration du 15 septembre 2001

La Garenne, 15 septembre 1943

Il y 58 ans, des soldats américains sont morts pour la France. La forteresse volante "Pat Hand" était abattue, le 15 septembre 1943, au-dessus de la Garenne. Notre ville a décidé de rendre hommage à ces héros. Vous trouverez dans ces pages le récit de leur tragique mission. Aux aviateurs, morts pour la Liberté, nous associons la mémoire des Garennois morts ou disparus au cours des bombardements de septembre et décembre 1943, et de Emile Delsol, sapeur-pompier tué pendant les opérations de secours.

L'histoire de "Pat Hand" fait désormais partie du patrimoine de notre vieux pays. Au cours des siècles, notre Nation s'est peu à peu construite autour de l'idée que nous étions liés par un passé et un devenir communs. Par leur sacrifice, ces jeunes aviateurs venus de si loin ont montré qu'ils partageaient aussi cette idée. Eux aussi ont donc participé à cette lente évolution qui a permis la construction de la Nation.

Hier, la Nation s'est construite dans les épreuves et les souffrances communes. Aujourd'hui, elle se construit dans la paix avec nos anciens ennemis. Ces victimes, militaires et civiles, ont contribué à nous rendre la Liberté. Elles nous ont aussi appris l'absurdité de la guerre et la valeur de la paix. L'Europe en paix est désormais le meilleur gage d'épanouissement des Nations et de leurs richesses humaines.

Aux familles des victimes américaines et françaises, nous assurons nos sentiments émus et reconnaissants. A ces disparus, la Garenne a décidé de rendre hommage. Une plaque désormais rappellera leur sacrifice.

Tous ont droit à notre reconnaissance, à notre gratitude et à notre souvenir.

Docteur Philippe Juvin

Maire de la Garenne-Colombes.

BOMBARDEMENTS

une stratégie ciblée

Dès l'été 1943. Les bombardements alliés sur les villes du Reich, comme Essen, qui abritent les sites stratégiques de production d'armement, deviennent quasi incessant. Cet acharnement destructeur témoigne de la volonté farouche de l'Etat-major des Forces Alliées de neutraliser ces usines, étape indispensable pour inverser le rapport de force à son profit.

Cibles privilégiées de ses attaques aériennes: les sites aéronautiques et automobiles, les ateliers techniques novateurs et les grandes firmes de roulements à billes, non seulement situés en Allemagne, mais dans tous les autres pays contrôlés par les troupes d'Hitler. C'est au croisement de ces impératifs stratégiques d'envergure et d'une particularité locale, la présence d'usine d'armement situées dans et aux limites de la commune, que l'histoire garennoise entre brutalement en collision avec la réalité destructrice de la Seconde Guerre mondiale.

Occupées par les allemands et exclusivement dédiées à la production d'armement, les usines Hispano-Suiza, situées à Bois-Colombes et toutes proches du quartier des Vallées, ont été repérées par les divers services de renseignements alliés chargés de recenser les usines d'aviation sous contrôles allemand de la région parisienne. Elles subissent une première attaque aérienne le 30 mai 1943, qui fait quatre morts et neuf blessés à la Garenne. En août 1943, la découverte de la mise en service d'un banc-d'essai souterrain ultramoderne, complétant une soufflerie en surface confirme les usines Hispano-Suiza comme cible prioritaire des Alliés et précipite l'exécution de son projet de complète destruction.

Les usines Hispano-Suiza essuient un deuxième bombardement, dans la matinée du 9 septembre 1943, qui n'occasionne que peu de dégâts matériels, mais à l'issue duquel on relèvera un bilan humain très lourd: à La Garenne, on ne dénombrera pas moins de 45 morts et de 150 blessés.

Ce second épisode meurtrier confirme, hélas, la réalité d'une tragédie en série, lourdes de menaces à venir.

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LE PLUS TRAGIQUE EPISODE

DE L'HISTOIRE GARENNOISE

Le 15 septembre 1943, le général Eaker, chef d'Etat-Major de la 8e Air Force, lance trois vagues de forteresse volantes B-17 sur les sites d'armement occupés de l'Ouest parisien. Outre Hispano-Suiza à Bois-Colombes, les cibles principales sont les usines Caudron-Renault à Billancourt, et Berliet-Delage, CAMS, SKF à La Garenne. Pour la première fois, ces bombardiers sont escortés par des chasseurs P-47 Thunderbolt.

Malgré ce renfort, la terrible "Flak" (DCA allemande) fait des ravages. La forteresse "5-Slot" du lieutenant Reed 339 BS du 96e BG est abattue peu avant Paris par un chasseur allemand. Un second bombardier A/C 437-339 BS du lieutenant J-V Richardson du 96e BG est également touché et s'écrase près de la gare d'Achères.

Enfin, la forteresse 42-30607 "Pat Hand" du 96e BG du premier lieutenant Kenneth E. Murphy, touchée à l'aile droite par un obus au-dessus de la proche banlieue ouest, juste après avoir lâché son chargement de bombes, s'embrase immédiatement. Elle plonge, telle une torche géante, vers le sol, et explose avant de s'écraser à La Garenne

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Après quatre heures de bombardement, les Garennois découvrent, rue du château, la vision de cauchemar de restes calcinés de l'avion "Pat Hand".

Après quatre heures de bombardement, "quatre longues heures d'effroi", comme en témoignera plus tard une rescapée garennoise, les habitants peuvent enfin quitter leurs abris. Ils découvrent d'énormes cratères ouverts dans les rues, et, au 34, rue du château, la vision de cauchemar de reste calcinés de l'avion "Pat Hand".Rescapé de la catastrophe, le sergent Sol Ferrucci réussit à quitter la fournaise; blessé au ventre, il se pose en parachute dans le quartier des Monts-Clairs à Colombes, avant d'être arrêté quelques instants plus tard. Un deuxième aviateur réussit également à s'échapper du brasier et passe, miraculeusement indemne, au travers des fils du trolley-bus situé près de la caserne des pompiers. Mais sitôt atteint le sol, alors qu'il se dirige, les bras levés, vers les deux sentinelles allemandes en faction, l'officier qui les accompagne dégaine subitement son arme et lui tire une balle dans la tête.

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Les autres membres de l'équipage de "Pat Hand" n'ont pas survécu au crash de l'avion. La découverte successive de leurs corps s'effectue dans un rayon d'un kilomètre, exposant la population civile garennoise, déjà endeuillé par ses propres blessures, à une véritable vision de cauchemar. Un premier corps de pilote est retrouvé au 34, rue du Château, gisant parmi les décombres de l'avant de l'appareil, puis, un peu plus loin dans la même rue, celui du second pilote, encore sanglé sur son siège.

La Garennoise qui fait cette macabre découverte couvre d'une couverture la dépouille de l'américain. Une troisième victime a trouvé la mort en s'empalant sur les grilles d'un jardin situé rue Raymond-Ridel, et un autre membre de l'équipage a été déchiqueté en passant à travers les fils aériens du Rond-point du Centre. A l'angle de la rue Raymond-Ridel et de l'avenue Joffre, un homme sans parachute gît, écrasé au milieu de la chaussée, tandis qu'un autre est découvert sans vie parmi les débris de la cour de la société Opodex. Les deux derniers aviateurs sont retrouvés à l'angle de la rue Paul-Rollet et du boulevard de la République et à l'angle de la rue de Paisance.

Outre le sacrifice de ces soldats américains héroïquement morts sur le sol garennois, le tribut versé par la population civile au cours de ce bombardement du 15 septembre 1943 est particulièrement lourd: 23 personnes ont perdu la vie et l'on dénombre une cinquantaine de blessés, sans oublier les dégâts matériels causés par l'attaque aérienne, responsable de la destruction complète de 25 immeubles et de l'endommagement d'une centaine d'autres.

Au matin du 16 septembre 1943, à l'heure où la Garenne commence à panser ses plaies, tous les corps des membres de l'équipage de "Pat Hand" sont disposés dans l'enceinte de l'ancienne mairie, puis emmenés à l'Hôpital militaire allemand Beaujon, à Clichy.

La Garenne n'est pas encore au bout de ses peines: le 31 décembre 1943, elle est la cible d'un ultime raid aérien qui restera dans l'histoire de la région parisienne comme l'un des plus meurtriers jusqu'à ce jour.

80 morts,230 blessés, 66 immeubles complètement détruit et près de 300 fortement endommagés. C'est le terrible bilan de ces quatre journée d'horreur, dont celle, devenue tristement célèbre, du 15 septembre 1943.

UN SOUVENIR TOUJOURS PRESENT

Exemple des milliers de tragédies humaines qui marquèrent l'histoire aérienne de la Seconde Guerre mondiale, l'épopée dramatique de la forteresse "Pat Hand" bouleversa pour longtemps l'histoire garennoise. Les membres de son équipage ont rejoint leur dernière demeure sur leur lointain sol natal; la ville a retrouvé son visage paisible; et pourtant des années après, persiste toujours le souvenir douloureux de ces hommes, jeunes et valeureux, qui perdirent la vie dans des circonstances effroyables, pour qu'une terre qui n'était pas la leur, retrouve la paix et la liberté.

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REMERCIEMENTS

La ville de La Garenne-Colombes tient à adresser des remerciements particuliers à M. Daniel Deville, dont les recherches menées depuis de longues années sur l'histoire de la forteresse "Pat Hand" ont fourni les éléments nécessaires à cette rétrospective et lui garantissent sa vérité historique.

Nous remercions aussi chaleureusement M. Psarolis, qui, depuis l'Ecosse, a mené une enquête scrupuleuse sur ce drame, M.Jean Marat, qui n'a cessé, depuis très longtemps, de manifester un intérêt passionné pour l'aviation sous toutes ses formes, ainsi que M. John Davis, président des Vétérans Américains.

(Document collection: Nicole ROUSSEAU PAYEN)

 

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Plaque commémorant la mémoire de l'équipage du "Pat Hand"

http://www.aerosteles.net

Voir aussi sur le lien suivant:

http://francecrashes39-45.net/page_fiche_av.php?id=2189

 

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21 août 2010

HOMMAGE AU SERGENT-CHEF PAUL GAZEL

HOMMAGE AU SERGENT-CHEF

Paul GAZEL

MITRAILLEUR SUPERIEUR

de l'équipage

du Lieutenant TROUETTE

Par Monsieur Marcel DIOLOGENT

VICE-PRESIDENT DE

L'ASSOCIATION JUBILEE

Responsable ANSORAA

Nord-Ouest.

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Marcel DIOLOGENT

HOMMAGE à un VETERAN des GROUPES LOURDS.

le Sgt/C Paul GAZEL

Il n'était pas Normand mais Marseillais, né dans cette ville le 5 juin 1920. Mais c'est en Seine-Maritime, où nous l'avons accueilli avec grand plaisir qu'il adhérera durant cette dernière décennie après avoir "coupé les ponts" avec certains adhérents du Sud.

Paul, pour nous, c'était à la fois un ami, un copain et surtout un vétéran pour lequel nous avions beaucoup de respect.

Nous avions fait sa connaissance pendant ces belles années quatre-vingt au cours desquelles dans une sorte de "Jumelage" Normandie-Provence nous avions apprécié la qualité de superbes rencontres aussi bien au Sud qu'au Nord et ce jusqu'en 1990-1991.

Sa dernière venue en Normandie aura été chez notre ami Lucien DONNAT dans l'Eure afin de recevoir la Croix de la Légion d'Honneur au cours d'une prise d'Armes sur la Base Aérienne 105 d'EVREUX le 29 Août 2002, à l'âge donc de... 82 ans. Décoration méritée s'il en fut, concernant principalement ses actions pendant la seconde Guerre Mondiale.

En effet, Paul rejoindra la Grande-Bretagne en 1943 sera envoyé en Mai 1944 à la Base d'Elvington où stationnent les deux Groupes Lourds Français "GUYENNE" et "TUNISIE". Il sera affecté au 2/23 "GUYENNE" qui portera le nom de Squadron 346 en Juin. Jusqu'au 7 Novembre 1945, Paul sera Mitrailleur-supérieur sur Quadrimoteur "HALIFAX III" puis sur "HALIFAX VI".

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Paul GAZEL.

Ces deux Groupes Français nous le savons, ont payé un lourd tribut pour participer à la victoire du monde libre, puisqu'un équipage sur deux ne revenait de mission. Missions lointaines et très périlleuses, frolant les huit heures de vol, en majorité de nuit, avec les attaques incessantes des chasseurs de nuit et une D.C.A. intense notamment en bombardant les Bases de départ d'avions sans pilote et les usines de carburant aux confins de l'Allemagne ainsi qu'à la pointe du Hoc (Batterie de Maisy) lors du Débarquement du 6 juin 1944.

Paul, contrairement aux statistiques en réchappera après 31 missions sa vigilance et le sang-froid de l'équipage lui valurent trois citations. Les deux premières en Grande-Bretagne, l'une avec l'attribution de la Croix de Guerre avec Etoile de Bronze, la seconde avec attribution de la Croix de Guerre avec Étoile de Vermeil et la troisième en France, signée du Général de GAULLE avec attribution de la Croix de Guerre avec palme.

Il était titulaire de la Médaille Militaire, chevalier de l'Ordre National du Mérite et de plusieurs Médailles attribuées par la Royal Air Force telles que: BATTLE BRITAIN 1939/1945. L'ATLANTIC FRANCE and GERMANY STAR; WAR MEDAL; BOMBER COMMAND MEDAL; NORMANDY Campagne Commémorative Médal.

Il fut un porte-drapeau exemplaire pendant 35 années, dont porte-drapeau officiel depuis 1996 de l'Association des Anciens de la ROYAL AIR FORCE, ce drapeau représentant pour la FRANCE sept Groupes d'Unités Aériennes incorporés à la R.A.F.

Un tel parcours ne pouvait qu'engendrer de notre part un certain respect.

Le 22 septembre 1996 à GRANDCAMP-MAISY (Calvados) petit port proche de la pointe du HOC et où est érigé le superbe monument dédié aux Groupes Lourds GUYENNE et TUNISIE, nous avons rendu hommage à notre ami, lors de la réception à l'Hotel de Ville, en sa présence et celle des Sections Normandes, par la lecture de ses citations.

Paul nous a quitté ce 26 septembre dernier. Il a rejoint ses copains du "GUYENNE".

Une très nombreuse assistance accompagnée de multiples drapeaux a témoigné, le 29, son respect à notre ami dont nous garderons le meilleur souvenir.

A son épouse qui nous avait reçu avec tant d'amitié et à toute sa famille, les Normands s'associent à leur grande peine.

Marcel DIOLOGENT.

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28 septembre 2010

HOMMAGE AUX AVIATEURS ANGLAIS ET CANADIENS DISPARUS DANS LE BOIS DU HELLET

LES AVIATEURS OUBLIES

RETROUVENT

UN VISAGE

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HOMMAGE AUX AVIATEURS

ANGLAIS ET CANADIENS

DISPARUS DANS LE BOIS DU HELLET

DANS LA NUIT DU

7 AU 8 JUIN 1944

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Grâce aux recherches conduites par Monsieur Laurent VITON passionné d'aviation. Et là, il a pu donner un visage à ces huit jeunes soldats du Bomber Command du Squadron canadien 408 de la Royal Air Force.

Monsieur Laurent VITON s'est penché sur le dossier depuis plus de dix ans. "C'est comme si le dossier passait de main en main" Mr Roger BOURGEOIS, Mr GAUTHIER, Mr ELOI ont apporté leurs connaissance, un des témoins reste en vie, à savoir Mr Jacques VIEUBLED, qui au moment des faits était âgé de huit ans, a amené Mr Laurent VITON sur le lieux du crash.

"J'ai vu cette photo sur mon bureau. Et je me suis dit: ils existent. On ne peut pas les ignorer. Ils sont morts pour nous".

Raconte avec émotion le maire de la petite commune de 185 habitants, Madame Catherine GUYANT.

C'est au-delà du devoir de mémoire. Il n'y a pas de mots. C'est important de pouvoir leur rendre hommage, nous qui avons grandi avec cette histoire, et pour les aînés de la commune qui ont vécu la guerre" ajoute-t-elle. Un signe de reconnaissance, et un symbole de paix que les habitants sont appelés à partager le 26 septembre.

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Quelques photos de la cérémonie commémorative du souvenir des aviateurs anglais et canadiens disparus dans le bois du Hellet.

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??, Mr Roger BOURGEOIS.

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Monsieur MH FORSTER MBE (R.A.F.A.)

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Monsieur Laurent VITON.

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Mr Roger BOURGEOIS, Mr Philippe DUCASTELLE.

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??, MR & MRS FORSTER MBE (R.A.F.A.)

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??, Mr & MRS MH FORSTER MBE, Mr Roger BOURGEOIS.

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Félicitation pour le formidable buffet convivial préparé à l'initiative des habitants du village.

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Le bois du Hellet.

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WENDY L. ROLPH

Voici comme promis pour nos amis Canadiens quelques photos du lieu du crash du Lancaster découvert par deux jeunes à l'époque Roger BOURGEOIS et Jacques VIEUXBLED.

 

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Mr Roger BOURGEOIS et Mr Jacques VIEUXBLED.

 Vendredi 08/03/2013

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Vendredi 08/03/2013 

(collection: Ducastelle Philippe)

 

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12 décembre 2010

HOMMAGE AU "CAPITAINE ROQUES"

HOMMAGE AU CAPITAINE

ROQUES Raymond (Pitou)

Compagnon de la Libération

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Capitaine ROQUES Raymond

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Année 1941

Rayack - Syrie - Liban

Extrait des Carnets de guerre

du Général François ROZOY

Mon camarade et moi, nous nous serions mieux installés, si lui ne partait pas de son côté et moi au Groupe de Bombardement Lorraine G.B.I. qui se formait à côté de moi à Damas. C'est le Capitaine ROQUES qui a réussi à m'y faire affecter alors que je ne l'espérais plus beaucoup. Je serai son observateur, seul le vol l'intéresse et les missions. Il est polytechnicien de la promotion 34 et à ce titre me tutoie et je le lui rends, car ROQUES étend le tutoiement aussi aux autres écoles. Je fais équipage avec lui et à ce titre on nous verra toujours ensemble. Notre radio-mitrailleur est l'Adjudant MOREL qui lui aussi ne demande qu'à se battre, a un caractère difficile, passe son temps en vol à se battre avec son poste et ses mitrailleuses sur lesquels il cogne de temps en temps; le résultat est admirable: la liaison radio est toujours assurée et la surveillance arrière du secteur parfaite. De temps en temps le casque radio ou les cartouches volent à travers l'avion !

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Jersey, août 1940.

de gauche à droite:

André COURVAL (alias SAILLARD) Clément MILET (alias AUVRAY) et Henri LETOURNEUR (alias HENNEQUIN)

On a pour mécano le Sergent AUVRAY qui est avec ROQUES depuis un an (comme MOREL d'ailleurs) et qui travaille avec beaucoup de conscience. Il en sera récompensé en étant le 1er mécano à faire une mission.

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Adjudant MOREL

Du 21-11-41 au 15-01-42 ROQUES pilote, ROZOY observateur, MOREL radio-mitrailleur, effectuent 48 missions de guerre, souvent 2/3 par jour avec un pic de 4 missions le 28-12-41. Le Général François ROZOY raconte que les équipages étaient crevés, que certains ne pouvaient plus suivre le rythme...

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Année 1943

Extrait des carnets de guerre

du Général François ROZOY

En avril 1943, le Groupe LORRAINE, incorporé dans la R.A.F., devient le 342 ème Squadron et stationne à West Raynham, puis en mai 1943 à Sculthorpe, en juillet 1943 à Great-Massingham et enfin en septembre 1943 à Hartfordbridge.

- 12.05.43. Je viens d'apprendre à Londres que ROQUES est "missing", disparu en mer au cours d'un entraînement de nuit en Egypte. Je l'avais toujours inconsciemment considéré comme tabou et jamais je n'avais pensé qu'il était possible qu'un jour il ne revienne pas. Il était de tous les aviateurs Flaflistes rencontrés, celui qui avait, me rappelait DE THUISY hier, le plus de personnalité, et d'autre part celui qui avait une connaissance approfondie de tout son métier en l'air. Il était toujours le mieux au courant des évolutions en cours dans l'aviation, et de l'expérience acquise dans des cas réels d'opérations. Il ne manquait pas une occasion d'avoir des contacts avec tout ce qui pouvait être intéressant pour l'air.

Comme individu, il était entier: ne concevant la France Libre que comme un moyen de se battre n'ayant qu'une raison d'être: la lutte contre les boches. Il était intolérant vis-à-vis de ceux qui cessaient de se battre, où qu'ils se trouvent et pour quelque raison que ce soit. Il poussait à l'extrême ses raisonnements, aimant plaider les causes impossibles et surtout aimant faire croire aux autres qu'il croyait ce qu'il disait... "Je fais la guerre parce que tel est mon bon plaisir; ce n'est pas mon devoir mais parce que ça m'amuse.) De fait, ça l'amusait beaucoup. Mais ce qui l'amusait plus encore, c'était la réaction de l'auditoire: en effet quelques-uns, prenant au sérieux des phrases de ce genre et sans faire attention à l'humeur de ROQUES ce jour-là, essayaient d'expliquer cela: " C'est un détraqué qui fait la guerre par sadisme." C'est alors que ROQUES était heureux ! On l'avait pris au sérieux au mauvais moment. Voulant toujours voler et toujours se battre, astucieux comme pas un, il était la bête noire des Etats-Majors et le savait bien; mais d'autre part il était assez fort pour être craint: et là encore il le savait: "Je me rends tellement insupportable", disait-il, "qu'ils finissent toujours par m'accorder ce que je veux pour être débarrassés."

Si en l'air ROQUES n'était pas adroit, il savait toujours ce qu'il faisait et pourquoi il le faisait, sachant toujours ce qu'il y avait à faire. Par contre s'appliquer en l'air à voler droit ou à faire du vol de groupe serré lui gâtait son plaisir d'être en l'air; de même qu'un parachute bouclé et un harnais mis l'auraient gêné dans ses aises et auraient aussi réduit le plaisir. Jamais son parachute n'était bouclé : il s'en servait comme "coussin": il avait tort, ce n'était pas la peine de le lui dire: il le savait !

Quand aux jugements de ROQUES, ils sont célèbres: il était très dur, mais toujours le point qu'il soulignait était parfaitement exact. Il trouvait instantanément le point faible où exercer sa critique: ses appréciations et sa caricature du pilotage "à l'Africaine" lors de son passage au milieu des vieux coloniaux lui avaient créé de solides ennemis; d'autant plus solides que la caricature pour eux était plus juste ! Toute cette tournure d'esprit et sa di-formation X et aviateur en faisait un excellent camarade, amusant, ne dédaignant pas un barbecue bien arrosé, en bon Bourguignon qu'il était, franc et comprenant très bien le sens dans lequel on lui parlait, dur quelque fois dans ses critiques, mais toujours extrêmement instructif. Lui aussi avait des gens qu'il aimait et d'autres qu'il n'aimait pas: je ne saurai jamais ce qui m'a valu l'honneur d'être son observateur, mais ceux qu'il aimait bien était rudement contents de le rencontrer. Est-il dit que plus jamais on ne le verra arriver le nez en avant, la moquerie aux lèvres ou mettre avec des gestes balourds et maladroits ses lunettes de soleil tout en pilotant ?

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- 27.05.43 Et oui, c'est dit: il s'est écrasé en mer en vol de nuit.

ROQUES ne croyait à rien et avait la conduite que j'ai cherché vainement des années: cette tranquillité de l'âme. C'était un Saint laïque. Avec lui FINANCE, un de mes camarades de promotion.

D'autres ici: MILLET, capitaine, marié, 2 enfants, Raoul DUVAL, DE GRAMMON. La liste s'allonge: la mort veille pas loin, ce qui ne m'empêche pas de continuer à faire l'idiot.

Et pourtant, si ROQUES y est resté, nous y passerons tous !

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- 18.12.43 J'ai changé d'escadrille: me voilà de nouveau à la 2 avec LANGER comme chef d'escadrille; l'ennui est que je change d'avion: je passe du "H" au "L"; mais j'avais baptisé le "H" (Cne Roques) et sur l'autre côté (Pitou), vieux diminutif d'amitié.

Général François ROZOY.

(collection: Odile ROZOY KUNZ)

Je voudrais profiter de l'occasion pour remercier Madame Odile ROZOY KUNZ qui participe au devoir de mémoire du Groupe LORRAINE grâce aux documents de son oncle le général ROZOY, merci beaucoup Odile ensemble nous ne les oublierons pas.

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11 juin 2011

HOMMAGE AU SERGENT ROBERT MEMIN

UN ANCIEN QUI NOUS QUITTE

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Un ancien camarade du Tunisie de mon père le sergent Robert MEMIN qui nous quitte, mitrailleur-supérieur de l'équipage du Capitaine BRACHET, ses obsèques avaient lieu aujourd'hui à Poitiers, communiqué de Geneviève MONNERIS.

L'équipage du Capitaine BRACHET

img072

De gauche à droite:

Sergent: RIGADE (radio), Adjudant: HUMBERT (mécanicien), Lieutenant: HABEZ (bombardier), Sergent-chef: MALTERRE (mitrailleur-arrière), Capitaine: BRACHET (navigateur), Sergent: Robert MEMIN (mitrailleur-supérieur), Adjudant: JOUZIER (pilote).

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In mémorian

Robert MEMIN

des Groupes Lourds

Aéroplane de Touraine

http://aeroplanedetouraine.fr

img080

(source: Didier LECOQ)

http://aeroplanedetouraine.fr/robert-memin/

img082

Pour le souvenir de Robert Mémin

au Mémorial de Grandcamp-Maisy

De gauche à droite:

Avec le calot Colonel BLANCHARD, cheveux blancs Colonel MEMIN, Pierre LOBELLE (mon père) Capitaine Robert MEMIN frère du Colonel dans l'équipage du Capitaine BRACHET en retour de mission, collision avec un Halifax reste au poste de pilotage pour permettre à son équipage de sauté, Colonel ANNEAU, Adjudant-chef CHARRIERE descendu en retour de mission par un Junker88 saute en parachute.

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04 mai 2012

En hommage à un as de l'aviation Yves MAHE

Hommage à un as

de l'aviation

Yves MAHE

ouverture_de_l_exposition

De gauche à droite:

Lord Mayor of York The Rt Honourable Councillor David HORTON, Sherrif's Lady Anne DELLER, Sheriff of York Councillor Alan DELLER, et Ian REED directeur du Y.A.M.

Du 1er au 5 mai 2012, le Yorkshire Air Museum organise une exposition intitulée "The French In Forces", à York (Royaume-Uni). Cette semaine est consacrée à Yves MAHE, pilote des Forces Aériennes Françaises Libres (FAFL) et au tristement célèbre bombardement, The Bardeker Raids, qui a eu lieu le 29 avril 1942. Cette célébration intervient 70 ans après la défense de la ville par le pilote français.

A voir sur le lien suivant:

 

http://www.defense.gouv.fr/air/actus-air/semaine-the-french-in-york-en-hommage-a-un-as-de-l-aviation

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