29 octobre 2011

AVRIL 1947 CRASH D'UN AVION A TRUNG QUAN LIN (Haut-Tonkin)

AVIS DE RECHERCHE

Après 64 ans

Le crash d'un avion en avril 1947

à Trung Quan Lin (Haut-Tonkin)

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En espérant que les familles des malheureux disparus pourront se manifester pour apporter a monsieur Jean-Luc LAFROGNE des informations.

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21 mars 2013

AVIS DE RECHERCHE GROUPE ANJOU SAÏGON "Tan Son Nhut"

PERSONNELS_DU_GROUPE_ANJOU

AVIS DE RECHERCHE

SUR LE GROUPE ANJOU

Les anciens des Groupes Lourds et du Groupe Lorraine

en Indochine

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Officiers du Groupe Anjou à Saïgon en 1949/1950 "TAN SON NHUT"

(collection: André GUEDEZ) 

De droite à gauche: 

N°1 Lt Christian DARRIBEHAUDE (ancien d'Elvington "2/23 Guyenne"), N°2 ??, N°3 ??, N°4, Lt CROSIAT (ancien d'Elvington "2/23 Guyenne" derrière le Lt GUEDEZ, le plus grand avec la casquette blanche), N°5 Lt André GUEDEZ (ancien d'Elvington 1/25 Tunisie, à la droite de l'homme en blanc), N°6 Cpt DEUIL (mécanicien, tout de suite à droite du Lt GUEDEZ, bras croisés), N°7 ??, N°8 ??, N°9 ??, N°10 Cpt DEFENDINI, (navigateur l'homme en blanc à gauche du Cdt GENTY), N°11 Cdt BECAM (ancien d'Elvington "2/23 Guyenne, navigateur et commandant en second du Groupe Anjou, derrière l'homme en blanc, et celui avec un calot beige clair, avec une pipe à la bouche) N°12 Commandant GENTY (commandant le Groupe Anjou, ancien du Groupe LORRAINE, devant au milieu à droite de l'homme en blanc), N°13 ??, N°14 ??, N°15 Lt DELMARES, (pilote, le plus petit devant bras croisés,2ème à droite du Cdt GENTY), N°16 ??, N°17 ??, N°18 ??, N°19 ??, N°20 Lt LEGER (pilote, assez grand à droite de l'homme à la chemise blanche, avec dans ses mains des documents), N°21 ??, N°22 ??, N°23 ??, N°24 ??, N°25 Lt LAGOUTTIERE (ancien d'Elvington 1/25 Tunisie, radio, devant à droite du moustachu avec un calot), N°26 Lt MONTARY (pilote, derrière MARTIN casquette blanche), N°27 Georges MARTN (pilote, dernier devant, à droite de LAGOUTTIERE avec une casquette blanche).

 

GROUPE ANJOU (2)

Base de Saïgon en 1949/50 "TAN SON NHUT"

(collection: André GUEDEZ)

De gauche à droite:

N°1 S/Lt GAUSSIN, N°2 ??, N°3 Lt TOURTEAU, N°4 Adj DUBOS, N°5 Lt GUEDEZ  (ancien d'Elvington 1/25 Tunisie) N°6 Lt CROSIAT (ancien d'Elvington 2/23 Guyenne) N°7 Lt Christian DARRIBEHAUDE (ancien d'Elvington 2/23 Guyenne) N°8 ??.

GROUPE ANJOU (2)

Habitation du village de Tan Son Nhut, près de la base aérienne de Saïgon en 1949/1950

(collection: André GUEDEZ)

De gauche à droite:

N°1 Lt André GUEDEZ, navigateur, commandant d'avion (ancien d'Elvington 1/25 Tunisie) N°2 Lt TOURTEAU, navigateur, (au-dessus du Lt DARRIBEHAUDE), N°3 Lt Christian DARRIBEHAUDE, radio, (ancien d'Elvington 2/23 Guyenne) N°4 S/Lt GAUSSIN, pilote (qui tient la corde), N°5 Aspt LEPAIH ? navigateur (crâne dégarni) N°6 Aspt ??, navigateur, N°7 Lt CROZIAT, pilote, commandant d'avion (ancien d'Elvington 2/23 Guyenne).

GROUPE ANJOU (3)

Base de Saïgon, Tan Son Nhut, 1949/1950.

(collection: André GUEDEZ)

De gauche à droite:

N°1 ??, N°2 Lt André GUEDEZ navigateur, commandant d'avion, (ancien d'Elvington 1/25 Tunisie) N°3 Lt Christian DARRIBEHAUDE, radio, (ancien d'Elvington 2/23 Guyenne) N°4 Adjt DUBOS, radio, (équipage GUEDEZ) N°5 Lt CROZIAT, pilote, commandant d'avion, (ancien d'Elvington 2/23 Guyenne) N°6 Lt TOURTEAU, navigateur, N°7 ??, N°8 S/Lt GAUSSIN, pilote.

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Le Groupe "ANJOU FEU"  Base de Saïgon, Tan Son Nhut.

(collection: André GUEDEZ)

Au deuxième rang en partant du bas:

Lt André GUEDEZ, Lt Christian DARRIBEHAUDE.

 

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Sgt/C LOBELLE Pierre, (mon père), la plaine des tombeaux, base de Saïgon, Tan Son Nhut 1949/1950.

 

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 Lieutenant Jean PARTIOT  navigateur commandant de bord au 2/64 ANJOU.

(collection: Famille PARTIOT)

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23 mars 2013

GROUPES LOURDS ET LORRAINE EN INDOCHINE

Avis de recherche

 

brion

Une très belle photo du commandant BRION prise devant un Dakota, peut-être prise en Indochine? Quel groupe?

(collection: Famille BRION)

 

Les anciens des Groupes Lourds

1/25 Tunisie et 2/23 Guyenne

et le 1/20 Lorraine

en Indochine 

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Tan Son Nhut

(collection: O.BAILLON)

gilbert sala (25)

(collection: Gilbert SALA)

gilbert sala (12)

Aérodrome de Tan Son Nhut

(collection: Gilbert SALA)

 http://danslaviation.canalblog.com

2-64 ANJOU

2/64 ANJOU

L'insigne de l'ET 2/64 Anjou représente les armoiries de la province du même nom.

ET 2/64 ANJOU

L'escadron de transport 2/64 Anjou trouve ses origines dans le groupe de transport II/15, constitué en octobre 1940 à partir du groupe de bombardement II/15. Installé à Lyon au lendemain des hostilités, le groupe y fut équipé de Douglas C-47 et commença à assurer des liaisons avec l'Afrique du Nord, l'Afrique noire et l'Indochine.

A la fin du mois de septembre 1945, l'Anjou fut cantonné à Chartres, puis il gagna progressivement l'Extrême-Orient et fut basé à Tan Son Nhut, près de Saïgon. Devenu groupe de transport II/64 en juillet 1947, il participa à diverses opérations menées sur le territoire indochinois, où il fut engagé dans les batailles de Na San et de Diên Biên Phu. Ayant perçu des Nord 2501 en juin 1954, le groupe quitta l'indochine en juin 1955 et gagna Blida, en Afrique du Nord.

L'Anjou redevint opérationnel en août 1955 et prit part aux actions conduites en Algérie, de même qu'à l'opération de Suez, en novembre 1956. Un mois plus tard, il reçut la dénomination 2/62, et, en décembre 1961, il quitta l'Algérie pour rejoindre la base aérienne de Reims. Devenu escadron le 1er octobre 1963, l'Anjou fut intégré dans la 62e escadre, laquelle fut dissoute en juin 1978. Le 2/62 adopta alors l'appellation de 2/64 et fut cantonné à Evreux-Fauville.

Equipé de Transall, l'ET 2/64 est toujours installé sur cette base et dépend du commandement du transport aérien militaire. 

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Aérodrome de Tan Son Nhut.

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(collection: André Guédez)

Le groupe Anjou 1949/1950, Saïgon, Tan Son Nhut.

Au premier rang en partant du bas:

N°8 Lt LEGER (pilote).

Au deuxième rang en partant du bas:

 N°5 Lt CROZIAT (pilote, ancien d'Elvington), N°6 Georges MARTIN (pilote, ancien du Lorraine), N°7 Lt LAGOUTTIERE (ancien d'Elvington), N°11 Lt André GUEDEZ (ancien d'Elvington), N°12 Lt Christian DARRIBEHAUDE (ancien d'Elvington), N°13 Lt COLLARDEY (Pilote), N°15 Cpt DEFENDINI (Navigateur), N°16 Cdt BECAM (Navigateur, ancien d'Elvington, commandant en second du groupe Anjou), N°17 Cdt GENTY (ancien du Lorraine, commandant le Groupe Anjou), N°19 Lt MONTARY (pilote),  N°20 Cpt DEUIL (chef des moyens techniques), N°23 Lt LOTH (pilote, ancien d'Elvington).

Si vous reconnaissez des personnes sur la photo n'hésitez pas a prendre contact. 

groupe anjou (6)

Les Officiers du Groupe Anjou, Saïgon 1949/1950.

(collection: André Guédez)

De gauche à droite:

N°1 Georges MARTIN, pilote, N°2 Lt MONTARY, radio, N°3 Lt LAGOUTTIERE, radio,(ancien d'Elvington 1/25 Tunisie R.A.F. Sqd 347.) N°4??, N°5 ??, N°6??, N°7??, N°8 Lt LEGER, pilote, N°9??, N°10??, N°11??, N°12??, N°13 Lt DEMARES, N°14??, N°15??, N°16??, N°17 Cdt GENTY, commandant le Groupe Anjou (groupe 1/20 LORRAINE R.A.F. Sqd 342.), N°18 Cdt BECAM (ancien d'Elvington 2/23 Guyenne R.A.F. Sqd 346), N°19 Cpt DEFENDINI, navigateur, N°20??, N°21??, N°22??, N°23 Cpt DEUIL, mécanicien, N°24 Lt André GUEDEZ (ancien d'Elvington 1/25 Tunisie R.A.F. Sqd347.), N°25 Lt CROZIAT (ancien d'Elvington 2/23 Guyenne R.A.F. Sqd 346.), N°26??, N°27??, N°28 Lt Christian DARRIBEHAUDE (ancien d'Elvington 2/23 Guyenne R.A.F. Sqd 346.).

GROUPE ANJOU (2)

Base de Saïgon, Tan Son Nhut 1949/1950.

(collection: André GUEDEZ)

De gauche à droite:

N°1 S/Lt GAUSSIN, N°2??, N°3 Lt TOURTEAU, N°4 Adjt DUBOS, N°5 Lt André GUEDEZ (ancien d'Elvington 1/25 Tunisie R.A.F. Sqd 347.) N°6 Lt CROZIAT (ancien d'Elvington 2/23 Guyenne R.A.F. Sqd 346.) N°7 Christian DARRIBEHAUDE (ancien d'Elvington 2/23 Guyenne R.A.F Sqd 347.), N°8??.

GROUPE ANJOU (3)

Saïgon 1949/1950, Tan Son Nhut.

De gauche à droite:

N°1??, N°2 Lt André GUEDEZ, navigateur, commandant d'avion (ancien d'Elvington 1/25 Tunisie R.A.F. Sqd 347.) N°3 Lt Christian DARRIBEHAUDE, radio (ancien d'Elvington 2/23 Guyenne R.A.F. Sqd 346.) N°4 Adjt DUBOS, radio, équipage GUEDEZ, N°5 Lt CROZIAT, pilote, commandant d'avion, (ancien d'Elvington 2/23 Guyenne R.A.F. Sqd 346.) N°6 Lt TOURTEAU, navigateur, N°7??, N°8 S/Lt GAUSSIN, pilote.

(collection: André GUEDEZ)

GROUPE ANJOU habitation

Habitation du village de Tan Son Nhut, près de la base aérienne de Saïgon 1949/1950.

De gauche à droite:

N°1 Lt André GUEDEZ, navigateur, commandant d'avion (ancien d'Elvington 1/25 Tunisie R.A.F. Sqd 347.) N°2 Lt TOURTEAU, navigateur (au-dessus du Lt DARRIBEHAUDE), N°3 Lt Christian DARRIBEHAUDE, radio, N°4 S/Lt GAUSSIN, pilote (qui tient la corde) N°5 Aspt LEPAIH, navigateur (crâne dégarni) N°6 Aspt ?? navigateur, N°7 Lt CROZIAT, commandant d'avion (ancien d'Elvington 2/23 Guyenne R.A.F. Sqd 346.).

(collection: André GUEDEZ)

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Sgt/C LOBELLE Pierre (ancien d'Elvington R.A.F. Sqd 347., mon père) chef d'atelier à Saïgon, Tan Son Nhut, la plaine des tombeaux 1949/1950. 

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Aérodrome de Saïgon en 1949.

(collection: Jean-Claude TOUDY)

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Lt Jean GAUSSIN

Témoignage du Lt Jean GAUSSIN qui effectua du 15 novembre 1949 au 15 novembre 1950, 81 missions de guerre en Indochine, sur Dakota, au sein du Groupe Anjou.

"En Indochine, le rôle du groupe Anjou était multiple: transport vers la métropole, parachutages, largages de tous ordres, ravitaillement des postes isolés, quelquefois par vagues lors d'opérations aéroterrestres combinées.

A cette époque, l'hélicoptère en était au début de son utilisation opérationnelle. Puisque son utilisation restait cantonnée aux seules évacuations sanitaires, l'avion était, par conséquent, l'unique moyen d'acheminer vivres et de munitions.

Menacées par les tirs ennemis, la D.C.A., nos missions étaient rendues plus périlleuses encore par les moyens de radionavigation quasi-inexistants, les cartes imprécises, le relief très accidenté, les éventuelles pannes en vol, et les déplorables conditions météo de ce pays de mousson.

L'enjeu primordial était la survie de nos troupes, isolées loin de leurs arrières, le plus souvent engagées dans une végétation dense ou embourbées dand de minuscules clairières. Mais le Dakota avait de grandes qualités de manoeuvre, et la valeur des équipages les poussa jusqu'aux limites. On nous appelait les seigneurs d'Anjou".

 

groupe ANJOU

" - C'est pas du travail mon lieutenant... C'est pas du travail !" répétait le navigateur à son pilote.

Depuis dix minutes, en effet, aucune navigation classique n'était plus possible. Le Dakota FRBFC, enfoncé dans la vallée de la Song-Chay, rasait les arbres à peine visible sous les nuages épais. Avec rage, la pluie frappait les vitres de l'habitacle et restreignait dangereusement la visibilité horizontale.

- Nous allons percuter !, menaça le navigateur, pâle, excédé.

Ses yeux de jais fixés à l'avant, il vociféra en se haussant sur la pointe des pieds:

- Les sommets dépassent d'une fois notre altitude et la vallée se resserre de plus en plus ! Demi-tour, bon sang !

Mais de son poste, le pilote apercevait toujours le mince trait d'argent qui le guidait: la rivière. Rapide et précis, il évaluait la distance qui le séparait des obstacles, percevait le moindre souffle de ses moteurs gorgés d'eau, tentant ainsi de parcourir cent mètres de plus, puis cent mètres encore...

Soudain la pluie redouble de violence. L'avion vibra. Un bouchon ayant l'aspect d'un gouffre, où allait s'abîmer le Dakota, se dressa comme un spectre devant eux. Ce fut le moment: un virage à 180°, plus proche de la voltige que du PSV habituel, mit un terme à cette tentative infructueuse, la quatrième, pour ravitailler Pha Long. Quelques secondes de plus et c'était la catastrophe !

L'équipage souffla, mais personne ne dit mot...

Là-bas, affaiblis par la faim, manquant de munition et de pansements, des hommes avaient demandé du secours. La colonne de Pha Long, grossie par les effectifs des postes voisins abandonnés, traquée par le Viet-Minh, risquait d'être anéantie faute d'un approvisionnement immédiat. Un S.O.S. avait été son dernier message.

En vain, les aviateurs avaient tenté de la rejoindre. Que pouvaient-ils contre la tempête, dans ce haut Tonkin hérissé de montagnes ? La région de Pha Long est tourmentée d'abrupts et de failles, hérissée de pitons que les cartes ne situent qu'approximativement. La carence des moyens radio ou radar interdit toute percée à travers les nuages. Coûte que coûte, il faut donc voler en vue du sol.

La détresse de Pha Long enflait inexorablement quand, deux jours après son demi-tour, le Dakota FRBFC, accompagné du FRBFQ, décolla de Bach Maï pour un nouvel essai.

Le temps était meilleur. Franchie l'immense plaine où le fleuve Rouge s'étale en larges méandres, au milieu des rizières noyées, la Rivière Claire scintilla bientôt, vive et nette au soleil. A son aise, le navigateur du FC jonglait avec ses "positions air" et ses "points sol". Au loin cependant, les cumulus recouvraient encore la Song Chay. Il fallut perdre de l'altitude, et l'inquiétude revint.

- Décidément, c'est pas de chance !, lança un membre de l'équipage.

Mille précautions furent prises, mille audaces tentées. Cette fois l'avion surmonta la passe difficile.

Au dernier point sol remarquable, tout près de la frontière chinoise, le navigateur ordonna triomphant:

- Cap 023 degrés. Pha Long devant, à 3 minutes !

Six paires d'yeux scrutèrent alors le paysage, à la recherche de l'objectif qu'ils n'avaient jamais vu.

Une minute... L'aile frôla un pic de 5000 pieds... Deux minutes... Trois... Là ! C'étaient eux, oui. Adossées au plus haut piton, étouffées sous la végétation luxuriante, trente paillotes apparurent: c'était Pha Long, enfin !

Tel l'épervier fondant sur sa proie, le pilote décrivit un ample cercle, fouillant prés et forêts pour découvrir le poste militaire dont la position exacte n'avait pu être précisée avant le décollage.

 

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Un paysan brûlait quelques herbes. Diaphane et légère, la fumée montait lentement vers le ciel. Au bruit des moteurs, un buffle leva sa tête. Tout semblait calme lorsque le poste surgit tout à coup, blotti au fond du synclinal.

La fusée conventionnelle éclata aussitôt, empourprant un instant les panneaux-claies qui désignaient l'impact, obligatoire, des marchandises à parachuter. En haut d'un mât, nos couleurs flottaient, impavides.

Avec quelle allégresse le pilote commença sa ronde ! Le radio prit contact en phonie avec le commandant de la dropping-zone. Le réglage  des fréquences était à peine achevé qu'une question monta vers l'avion sans attendre:

- François-Camille, vous me recevez, apportez-vous de quoi manger ?

Embarras de l'équipage... La nourriture avait été chargée à bord du FQ dont le message de demi-tour, pour raison mécanique, venait d'être capté.

- Non ?! Mais alors, faites votre possible pour revenir, revenez vite !, reprit le commandant du poste d'une voix blanche.

Déjà le soleil embrasait l'ouest. Trop tard.. songea le pilote. On ne pouvait plus rien tenter. Le Dakota poursuivit sa course circulaire: vitesse réduite, virages serrés, altitude minimale. A chaque passage, il larguait plusieurs caisses bourrées de munitions.

Déployés comme autant de pétales, les parachutes égayaient maintenant la DZ. En dépit du succès de la mission, Pha Long n'était pourtant pas délivrée de la faim.

- Allô DZ, ici François-Camille... Parachutage terminé. Nous reviendrons. Tenez bon !

Au sol, le commandant exhortait ses compagnons à faire vite. Sa voix résonna comme un glas dans les écouteurs. Le pilote serra les dents, mit pleins gaz. L'avion glissa entre deux murailles à pic, prit de l'altitude, puis s'aligna au cap de retour.

Quel étrange scrupule poussa l'équipage à relire le manifeste de chargement ? Mille kilos de R.F.O.M... Mais... C'est évident - et chacun de l'affirmer: ce sont des vivres !

Une joie indicible emplit alors ces coeurs d'hommes... Petits points, si puissants, si fragiles, perchés là-haut à dix mille pieds, dans l'immensité. Le radio gagna l'avant, fixa l'horizon. Gauchement, il se frotta le nez. Une larme roulait sur sa joue ".

Lieutenant Jean GAUSSIN.

En octobre 1950, le Lieutenant Jean GAUSSIN publia ce récit, qui reçut le premier prix d'un concours littéraire organisé par ORION, la Revue d'Information Générale de l'Armée de l'Air.

CITATION:

Le 21 juin 1951, Jean GAUSSIN fut cité à l'Ordre de l'Armée Aérienne et reçut la Croix de Guerre des T.O.E. avec Palme, notamment pour sa conduite lors de la Bataille de la RC 4.

" Le Ministère de la Défense Nationale cite à l'ordre de l'Armée Aérienne:

Lieutenant Jean GAUSSIN - Groupe de transport 2/64 ANJOU. A totalisé 81 missions de guerre n°2 en 214 h de vol. Officier pilote commandant d'avion de grande classe. Volontaire pour les missions les plus délicates, les accomplit avec audace et sang-froid. S'est particulièrement distingué au cours des opérations de dégagement de la garnison de CAO-BANG et de THAT-KHE les 7 et 8 octobre 1950 en ravitaillant la colonne LE PAGE malgré les conditions atmosphériques et la vive réaction des rebelles dont le tir précis toucha son avion. Cette citation comporte l'attribution de la Croix de Guerre (T.O.E.) avec palme. Paris, 21 juin 1951. Signé: Jules MOCH. Le Général de brigade aérienne VENOT, chef du Service du personnel de l'Armée de l'Air".

Peu après, Jean GAUSSIN fut promu Capitaine.

 

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Le sergent Sauveur SALA débarque à Saïgon le 25 juillet 1947 pour rejoindre le groupe de transport 2/64 ANJOU à Tan Son Nhut.

(collection: Gilbert SALA)

 

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Base 191 - 316014 - 349685 - Tan Son Nhut en Cochinchine. 

(collection: Gilbert SALA)

9782723305242FS

Valérie de la Renaudie, surnommée "Val"

http://philippepoisson-hotmail.com.over-blog.com/article-sur-les-routes-du-ciel-les-convoyeuses-de-l-air-95796821.html

Mission de guerre du Sgt Sauveur SALA au groupe 2/64 ANJOU.

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Sur la mission du 21/10/1947 le Cpt GENTY (ancien du 1/20 LORRAINE Sqd 342) qui deviendra en 1949 le commandant du groupe 2/64 ANJOU.

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Commandant du groupe 2/64 ANJOU le Cdt BONNET.

 (collection: Gilbert SALA)

L'Anjou, le Groupe des Seigneurs.

Du mois d'avril 1947 au mois de décembre 1948, 12000 heures de vol, 2800 missions à son actif justifièrent une citation à l'ordre de l'Armée aérienne.

Le 1er juillet 1947, le groupe 2/15 devient le 2/64.

Deux Dakota C47 s'écrasèrent, l'un à Hoa-Binh, l'autre à Than-Luoc entrainant la mort de 7 militaires.

Ce furent un nombre impressionnant de missions, ravitaillement des postes isolés, transport de matériel, parachutages, opérations Luciole, etc...

Lors de l'opération Castor sur Dien-Bien-Phu, 60 C47 déversèrent des tonnes de matériel, larguèrent de nombreux parachutistes.

64222 heures de vol, 17596 missions, 31 avions touchés par des impacts et prouesses des pilotes pour ramener au sol, personnel et cargaison sans dommage.

Tous ces évènements contribuèrent à la renommée du Groupe Anjou qualifié de l'Escadron des Seigneurs.

Il fut engagé en Cochinchine dans la plaine des Joncs, à Laïchau, à Nghia-Lo, autant de sites qui furent le théâtre d'opérations sanglantes.

Après la bataille, il y eut essentiellement les évacuations sanitaires, et les déplacements massifs des vietnamiens du nord qui fuyaient vers le sud.

Inutile d'insister sur l'esprit de corps qui régnait dans cette unité.

Le petit sergent mécano se trouvait investi d'une mission à laquelle il ne pouvait pas échapper. Il arborait fièrement et sans ostentation, la fourragère rouge et l'insigne du GT 2/64.

Le 10ème commandant du GT 2/64 fut le commandant Aymery de Montalenbert qui pris ses fonctions en 1954, relevé ensuite par le commandant Ernest Humbert.

En juin 1954 le groupe fut équipé des premiers Noratlas (Nord 2501) et en juin 1955 il quittait l'Indochine pour l'Algérie.

(Source: C'était encore l'Indochine française - Récit de Jean-Marie FROMENT)

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ELA52-recto

ELA.52.

(collection: O.BAILLON)

http://air-insignes.waibe.fr

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NORD 1000 "PINGOUIN"

"O" N°43 ELA. 52. Tan Son Nhut (Saïgon) Indochine 1954.

(collection: Ducastelle Philippe)

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Sgt Sauveur SALA au Laos le 16/09/1952.

(collection: Gilbert SALA) 

gilbert sala 16-09-52_Laos (2)

Laos le 16/09/1952.

(collection: Gilbert SALA)

B.A 192 BIEN HOA

BIEN HAO gilbert sala 11-08-53_tour_de_controle_Bien-Hoa

B.A.192 la tour de contrôle de BIEN HOA le 11/08/1953

(collection: Gilbert SALA)

BIEN HAO gilbert sala 11-08-53_Bien-Hoa_(l'aire_à_signaux_vue_de_la_tour_de_controle)

B.A.192 BIEN HOA  l'aire à signaux vue de la tour de contôle 11/08/1953.

(collection: Gilbert SALA)

BIEN HAO gilbert sala 09-53_Bien-Hoa_un_Grumman_Hellcat_passe_devant_2_Helldiver

B.A.192 BIEN HOA 09/1953 un Grumman passe devant deux Helldiver.

(collection: Gilbert SALA)

BIEN HOA gilbert sala 1953_BA_192_Bien-Hoa_(à_droite_le_mess_des_Sergents)

B.A.192 BIEN HOA à droite le mess des sergents 1953.

(collection: Gilbert SALA)

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B.A.192 BIEN HOA 08/1953

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B.A.192 BIEN HOA

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 B.A192 BIEN HOA

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B.A192 BIEN HOA

 

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B.A.192 BIEN HOA.

(collection: Gilbert SALA)

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B.A.192 BIEN HOA Curtiss Helldiver aéronautique navale 09/1953

(collection: Gilbert SALA)

 

B.A. 196 SENO

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 Sgt Sauveur SALA B.A. 196 Seno au Laos en 1953.

(collection: Gilbert SALA)

gilbert sala BA_196_Séno (2)

Sgt Sauveur SALA  B.A.196 Seno au Laos.

(collection; Gilbert SALA)

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BA 196 - Base de Seno au Laos.

(collection: Gilbert SALA) 

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BA196 Seno le 03/12/1953 Sgt Sauveur SALA, le T qu'il a construit.

(collection: Gilbert SALA)

 

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Sgt/C Sauveur SALA.

(collection: Gilbert SALA)

Le Sgt Sauveur SALA quitte l'Indochine le 6 juin 1948 débarque à Marseille le 3 juillet 1952. De nouveau affecté en Indochine le 11 mai 1952, sur le S/S PASTEUR. Il rejoint la base de SENO au Laos le 28 mai 1952 à titre de contrôleur de piste à la tour de contrôle, en 1953/54 il sera sur la base de BIEN HOA jusqu'au 12 juillet 1954, et rejoint la base aérienne 101 à Toulouse/Francazal.

 

Anjou-Mai54-Groupe2-64-DouglasC47 Jean Partiot

Groupe Anjou 2/64 en mai 1954 en Indochine.

(collection: Famille Partiot)

 

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Voici l'excellent livre "récit" de Jean-Marie FROMENT

un ancien du Groupe "ANJOU"

de son passage en Indochine

"C'était encore L'Indochine française"

Annexe 4

l'Anjou, le groupe des seigneurs

Du mois d'avril 1947 au mois de décembre 1948, 12000 heures de vol, 2800 missions à son actilf justifièrent une citation à l'ordre de l'Armée aérienne. Le 1er juillet 1947, le groupe 2/15 devient le 2/64.

Deux Dakota C47 s'écrasèrent, l'un à Hoa-Binh, l'autre à Than-Luoc entrainant la mort de 7 militaires. Ce furent un nombre impressionnant de missions, ravitaillement des postes isolés, transport de matériel, parachutages, opérations Luciole, ect...

Lors de l'opération Castor sur Dien-Bien-Phu, 60 C47 déversèrent des tonnes de matériel, larguèrent de nombreux parachutistes. 64222 heures de vol, 17596 missions, 31 avions touchés par des impacts et prouesses des pilotes pour ramener au sol, personnel et cargaison sans dommage. Tous ces évènements contribuèrent à la renommée du Groupe Anjou qualifié de l'Escadron des Seigneurs.

Il fut engagé en Cochinchine dans la plaine des Joncs, à Laïchau, à Nghia-LO, autant de sites qui furent le théatre d'opérations sanglantes. Après la bataille, il y eut essentiellement les évacuations sanitaires, et le déplacements massifs des vietnamiens du nord qui fuyaient vers le sud...

Inutile d'insister sur l'esprit de corps qui régnait dans cette unité. Le petit sergent mécano se trouvait investi d'une mission à laquelle il ne pouvait pas échapper. Il arborait fièrement et sans ostentation, la fourragère rouge et l'insigne du GT 2/64.

Le 10ème commandant du GT 2/64 fut le commandant Aymery de Montalembert(*) qui prit ses fonctions en 1954, relevé ensuite par le commandant Ernest Humbert. En juin 1954 le groupe fut équipé des premiers Noratlas (Nord 2501) et en juin 1955 il quittait l'Indochine pour l'Algérie.

(Source: Jean-Marie FROMENT)

 

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Voici l'adresse pour vous procurer le livre.

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GT 1/34 Béarn

(collection: O. BAILLON)

Le groupe de transport 1/34 Béarn trouve ses origines dans le groupe de bombardement du même nom, constitué en Afrique du Nord en 1944. Transformé en unité de transport le 20 février 1945, le GT 1/34 Béarn prit en compte des Junkers JU52 récupérés dans les stocks abandonnés par les Allemands et fut expédié au début de l'année 1946 en Indochine, où il effectua des missions de transport de parachutistes et de ravitaillement.

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2/62 FRANCHE COMTE

 L'insigne de l'ET 2/61 franche-Comté: armoiries de la province du même nom avec l'inscription "Franche-Comté".

L'escadron de transport 1/61 Franche-Comté trouve ses origines dans le groupe de bombardement 2/52 Franche-Comté, formé en 1943 avec le concours des Alliés et transformés en groupe de transport lors de la transformation de l'armée de l'Air, en mars 1946. Devenue GT II/62 Franche-Comté, cette unité fut équipée de Douglas C-47. En 1949, elle partit pour l'Indochine, après avoir été transformée sur Toucan.

Basée à Bac Mai, dans le nord du pays, elle prit part à de nombreuses opérations et reçut des Dakota au cours du mois de novembre 1952. Ayant participé à la bataille de Diên Biên Phu, d'octobre 1953 à mai 1954, le Franche-Comté revint en France en novembre 1955. Là, intégré dans la 61e escadre de transport, implantée à Orléans, il fut doté de Nord 2501 en décembre 1956 et prit l'appellation de 2/61.

Equipé de Transall depuis le mois de juillet 1969, l'escadron 2/61 Franche-Comté est toujours basés à Orléans-Bricy et opère sous la responsabilité du commandement du transport aérien militaire (COTAM), au sein de la 61e escadre.

Pour le souvenir du grand copain de mon père

Léonce SEMAIL (Gros BILL pour les amis)

 

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Dakota C47 - 349834 en 1952 à Hanoï Tonkin.

(collection: Léonce SEMAIL)

 

 http://halifax346et347.canalblog.com/archives/souvenirs_de_deux_copains_du_2_33/index.html

 

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Lt Léonce SEMAIL

Jeune Sgt navigant de l'équipage du Cpt COCHO.

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JUNKER 52 - Hanoï, Tonkin 1952.

(collection: Léonce SEMAIL)

De gauche à droite:

N°1 Lt Léonce SEMAIL Cdt d'avion (ancien d'Elvington 2/23 Guyenne équipage COCHO R.A.F. Sqd 346.) N°2 Noël MOTRONI, ??, ??, ??, ??.

Françis FERRENTI, ??.

FRANCIS FERRENTI HANOI (1)

Francis FERRENTI à Hanoï. ??, ??.

(Source: François de PREMONT)

Récit de la campagne d'Indochine

de mon ami Gros Bill Léonce SEMAIL

Je pris la direction de Marseille avec un précieux talisman fait d'une épaisse boucle de cheveux blonds de ma deuxième fille Michèle que j'avais placée dans une pochette transparente et qui ne m'a jamais quitté pendant mes 296 missions de guerre. De temps en temps, dans les moments de cafard, je la regardais et mon imagination m'emmenait auprès d'elles.

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FELIX ROUSSEL

Arrivé à Marseille, je retrouvais le camp de Sainte Marthe, base de transit. Je fis la connaissance du Capitaine CHINE, du Lieutenant FILLETAS et nous embarquons sur le FELIX ROUSSEL, magnifique navire flambant neuf des Messageries Maritimes, effectuant son premier voyage publicitaire pour l'extrême Orient avec à chaque escale réception des notables qui rendaient l'invitation au Commandant, à laquelle il nous invitait tous les trois. C'est vous dire que la traversée (23 jours de mer) fut très agréable avec en plus les relations du lieutenant FILLETAS, à savoir le premier Maître d'Hôtel des premières, le premier Barman des secondes et un troisième de ses copains qui lui n'avait pas eu d'avancement, il était resté garçon de cabine.

FIFI, comme il nous demandait de l'appeler, avait fait l'école des Mousses de Saint-Mandrier -sur-Mer, près de Toulon, il retrouvait à bord ses copains de promo ayant évolués au sein de la Marine Marchande alors que lui était passé dans l'Armée de l'Air.

Enfin après vingt trois jours de mer, le FELIX ROUSSEL entre dans le port de Saïgon, nous sommes le 15 octobre 1950. J'arrive le 23 Octobre 1950 au groupe de transport 2/62 FRANCHE COMTE stationné sur le terrain de Bachmaï au nord du Tonkin. Sans perdre de temps, le patron m'envoie en double faire une évacuation sanitaire à Lao Kay situé sur la rivière Noire, à la frontière chinoise. A l'atterrissage, en bout de piste, des blessés sur civières attendent avec un groupe de tirailleurs marocains commandé par un sergent-chef français, tous vachement barbus, en piteux état et pour cause, ils viennent de passer presque deux mois en brousse chinoise pour rejoindre les troupes françaises. Ici je dois citer une anecdote surprenant: ce groupe d'une douzaine de personnes, heureux de se retrouver en territoire ami, arrosaient à leur façon cet évènement.

Pour ce faire, le sergent-chef, avisant une boite métallique ovale de grande capacité ayant contenu du corned-beef, encore imprégnée de graisse, la tendit à l'un de ses hommes en disant: " Ahmed, trouve moi de l'eau". Ahmed, très consciencieusement plongea la boite dans une ornière proche, la remplit d'eau de pluie puis l'apporta à son chef. Celui-ci sortit de je ne sais où une bouteille de pernod qu'il vida entièrement dans la boîte, mélangea le tout et la tenant entre ses deux mains me dit: "à vous l'honneur mon lieutenant". En une fraction de seconde dans ma tête je me dis: "tu prends ou tu refuse?" Toujours pour l'exemple, j'étais lieutenant, j'acceptais et je m'exécutais. Tenant ce récipient à hauteur de la bouche, soufflant à pleines joues pour éloigner les fétus d'herbes sèches qui nageaient en surface, je bus une gorgée de ce breuvage puis je le passais au sergent-chef qui goulûment avala de nombreuses gorgées, le passa ensuite à ses hommes qui burent à leur tour, tous marocains et croyais-moi, ce jour là Allah fut très tolérant.

Leur chef m'expliqua que pour survivre ils se nourrissaient de pousses de bambou et buvaient l'eau récupérée dans les ornières, évitant les postes chinois, marchant la nuit, se cachant le jour. Pour ma première mission d'accoutumance, c'était pleinement réussi ! Le cérémonial de l'apéro terminé, on embarquait tout ce monde dans la JULIE (Junker 52) et décollage pour Hanoï où après 1h45 de vol, on se posait à Bach Maï, remerciements et adieux, je prenais congé de mes premiers passagers. Comme pour mes missions sur l'Allemagne, je ne citerai que les plus marquants des 296 missions exécutées en Indochine en 18 mois.

 

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Terrain d'aviation de BACH MAÏ

Notre base située à 10 kms au Nord de la ville d'Hanoï était assez bien défendue: un réseau de frises barbelées de 10 mètres de largeur parsemé de ci de là de mines anti-personnel et de miradors la ceinturait, complété par des câbles extrêmement tendus le long desquels, la nuit, des chiens genre berger allemand pouvaient circuler. Ce qui n'empêcha pas les Viets de nous faire sauter trois avions en une nuit.

Une tour de contrôle judicieusement placée et une série de bâtiments abritaient le bureau des OPS avec la carte du Tonkin, son grand tableau noir et quelques sièges. La salle des parachutes, la salle de repos avec ses jeux (cartes,dominos, fléchettes). Les mess, les hangars de maintenance et les logements des sous-officiers. Pour les officiers, des villas réquisitionnées, dispersées au quatre coins de la ville, dans lesquelles nous nous installions par affinité avec une occupation de deux personnes par chambre.

Je partageais la mienne avec le lieutenant MARTIN Léon. Lorsque je pris possession de ma chambre, on me demanda: "voulez-vous un matelas de crin ou un tobler ?" " Qu'est-ce que vous entendez par tobler ?" " C'est un matelas fait de gros bambous refendus, placés dans une très forte toile donnant l'aspect de plaques de chocolat Tobler". Après l'avoir testé, ma préférence se porta sur le crin de beaucoup plus confortable. Une moustiquaire absolument indispensable complétait la literie.

La chambre voisine était occupée par les lieutenants Pontois et Moine, tous des copains et d'autres chambres à l'étage. De par mon ancienneté dans le grade, le patron m'avait désigné chef de villa et en tant que tel, j'étais le dépositaire d'une caisse de grenades placée sous mon lit que je devais distribuer à chacun en cas de siège par les Viets.

Le climat était tropical, il régnait jour et nuit une très forte chaleur humide qui nous faisait transpirer énormément provoquant des petits boutons rouges à la ceinture, sous le bracelet montre, sous les bras. Au bout de quelques semaines, je troquais mon matelas de crin pour un tobler, fatigué de mariner dans ma transpiration.

Le midi nous déjeunions au mess des officiers sur la base mais le soir, nous devions nous nourrir. Les restaurants étant très chers, nos prédécesseurs avaient organisé une popote pas trop loin de notre villa. J'y prenais mes repas chaque soir, toujours à la même table avec Léon, Pompon (ancien d'Elvington 1/25 Tunisie) Moine et Lebrun. Un vieux tourne-disques nous diffusait les chansons en vogue à Paris que les hôtesses, à l'occasion de leur mission en France, rapportaient avec un gros paquet de journaux "Le Figaro" qu'on lisait avec avidité au living-room, bien calés dans un bon fauteuil. A notre grande surprise, ce quotidien parlait peu, mais vraiment très peu de la guerre d'Indochine, alors que beaucoup de gars y laissaient leur peau. Les nouvelles, bien que n'étant pas de première fraîcheur, sentaient surtout bon la France et j'avais plaisir à les lire en pensant à ma famille, là-bas dans le Nord, à mes deux petites filles, me demandant toujours "que peuvent-elles bien faire en ce moment ?". Le soir on rentrait à notre villa à pied, en petits groupes toujours par sécurité. Le matin un bus militaire faisait le ramassage et l'on attendait l'ouverture de route (déminage) pour se rendre à la base.

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La défense du Tonkin était surtout faite de nombreux petits postes perchés sur des pitons stratégiques ayant vue sur des noeuds de communications que le Vietminh pouvait utiliser. Ces postes retranchés derrière barbelés, mines, tranchées, avaient besoin de nourriture, médicaments, munitions et nous étions les seuls à pouvoir les ravitailler. Le travail ne manquait pas, nous étions débordés, deux et quelques fois trois décollages par jour: il y avait aussi les bombardements et les parachutages quand certains postes étaient rncerclés.

C'est ainsi que j'eus l'occasion de ravitailler le fils du Général Delattre de Tassigny qui fut tué à son poste pendant mon séjour.

Certains postes un peu plus importants que d'autres étaient dotés d'une piste d'atterrissage de fortune, c'est là que les postes satellites amenaient leurs malades ou leurs blessés à rapatrier. Je me souviens d'un de ces postes nommé NGHIA-LO qui venait d'être assailli par les Viets et avait vaillamment résisté, où de nombreux blessés m'attendaient. Un important poids de chaux vive avait été demandé avec munitions, médicaments et vivres. Arrivé à la verticale, je regardais l'aire de signalisation si je pouvais atterrir. Hop, dernier virage, on se pose pour être au plus près du poste. Quelques gars viennent prendre possession du chargement, amenant des blessés. Je posais la question de la chaux au Capitaine qui m'expliqua que c'était pour verser sur des cadavres vietminh qui avaient fait de leur corps un pont au travers du réseau de barbelés et miné afin de pouvoir investir le poste. Affreux spectacle de corps gonflés comme des outres. Quel sacrifice ! " Vous aurez aussi à transporter le corps du commandant tué au cours de l'opération".

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http://www.veterans.fr/Indochine/INDOCHINE_la_bataille_de_Nghia_Lo.pdf

L'avion déchargé rapidement, les premiers blessés prirent place, suivi de leur commandant dans le cercueil et vite, moteurs en marche, sans plus tarder les gaz à fond puis décollage. Ouf, soulagés, nous prenons de l'altitude pour passer le col, heureusement toujours dégagé et cap sur Bach-Maï. Il y a intérêt à ne pas trop s'éterniser lors de pareille mission.

Bombardements, parachutages, largages de parachutistes, évacuations sanitaires se succédaient avec très souvent plusieurs décollage par jour. A cette cadence, certains équipages épuisés étaient envoyés en repos à Vatchaï en baie d'Allongue. Ce fut notre cas, quel plaisir de pouvoir faire la grasse matinée.

Le repos terminé, je fais un transport Hanoï-Saïgon, 6h30 de vol. Arrivé à Tan Son Nhut, base militaire de Saïgon, Ho! Surprise, je suis accueilli par le Colonel COCHO (ancien d'Elvington 2/23 Guyenne R.A.F. Sqd 346.) commandant la base, mon pilote de la Royal Air Force. Nous sommes tombés dans les bras l'un de l'autre et après une étreinte à en perdre le souffle, il me félicita pour mon grade, je lui retournais les miennes.

Mangeant à sa droite au Mess, il me présenta à ses adjoints et traditionnellement, la bouteille de champagne fut débouchée au coupe-coupe. Le lendemain, retour au Tonkin avec escale à Dalat pour embarquer deux équipages au repos.

29 juin 1951, funeste journée. Notre commandant Paoli, (ancien du groupe LORRAINE en Angleterre R.A.F. Sqd 342.), comma dant le groupe Franche-Comté, avec qui j'avais volé au Bourget en 1946, est touché par la DCA Viet et pique vers le sol sans pouvoir redresser. Une boule de feu au sol et tout l'équipage y laissa sa vie. Mon ami, le lieutenant Martin, ailier droit du commandant est touché de plusieurs éclats.

Le 8 Janvier 1952, évacuation sanitaire sur Hoa-Binh. Je suis le premier avion à me poser, la base a été bombardée toute la nuit, un seul parking en bout de piste. Comme d'habitude, un nombre de brancards occupés par de grands blessés, d'autres assis attendent, c'est alors qu'un violent tir de mortiers nous tombe dessus. Je dis au mécanicien de mettre les moteurs en marche pendant qu'aidé du radio, nous chargeons les blessés rapidement en nous baissant à chaque explosion; les tirs se rapprochent de plus en plus, enfin le dernier blessé chargé on roule pour le décollage, heureux que la piste ne soit pas touchée. Je vois un deuxième avion en tour de piste, je l'appelle en VHF, pas de réponse, j'appelle l'Etat-Major et lui demande d'interdire tout atterrissage à Hoa-Binh. Pendant que je prenais de l'altitude en vol circulaire pour sortir de la cuvette, je vois le deuxième avion se ranger au parking, à peine rangé les explosions au sol reprennent, une grosse boule de fumée noire monte vers le ciel. Les Viets ont fait mouche.

Léonce SEMAIL.

Mes deux copains du 2/33 sont partis sur leurs nuages pour un dernier dégagement, mais je suis avec eux tout les jours.

 

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Base Ecole d'Avord, Stage Radio-navigateur.

En bas à droite le S/Lt Pierre ALIX avant son départ au FRANCHE-CONTE pour l'Indochine.

(collection: Madame ALIX)

 

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De gauche à droite:

Septembre 1949 - Août 1951.

Jean MARECHAL, mécanicien (ancien d'Elvington 2/23 Guyenne R.A.F. Sqd 346.) ??, ??.

(collection: Jean MARECHAL)

 

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Voici quelques photos prisent je pense

du départ pour l'Indochine

de l'Adjudant BAUER dit DUBOIS

mécanicien de l'équipage PETIT du 2/23 Guyenne 

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La baie d'Halong.

(collection: Monique BAUER) 

GT 3/64 "Tonkin"

 

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(collection: O.BAILLON)

http://air-insignes.waibe.fr

 

Bien que cette insigne soit baptisé officiellement "Tonkin" lors de sa mise sur pied, le 29 août 1947, elle ne recevra jamais l'homologation de son insigne. Sa définition héraldique serait: "Sabre d'argent posé en fasce sommé d'un dragon annamite du même à la tête contournée". Son nom de tradition, jamais repris, reste le seul dans l'armée de l'air à rappeler l'implantation d'unités aériennes en Asie du Sud-est. En effet et curieusement, aucune des trois escadrilles de liaison aériennes (ELA 52,53 et 54) qui opèrent sur ce théâtre d'opération ne reçurent de nom de tradition.

"TONKIN"

Le transport en Indochine

C'est le personnel du GT 3/61 "Poitou" qui, dès l'été 1947, forme peu à peu le noyau initial du Groupe de marche (GM) 3/64. Ce groupe donne finalement naissance au GT 3/64 "Tonkin" le 1er octobre 1947 qui s'installe à Bac-Maï le 15 décembre, doté de 18 Junkers 52 et AACI Toucan. Il est le 3ème groupe de transport à prendre part aux opérations militaires qui visent à maintenir l'Indochine dans l'Empire colonial français contre les menées indépendantistes du Viet-Mihn, après les GT 2/64 "Anjou" et 1/64 "Béarn", mis en place quant à eux dès 1945. Il entre en opérations dès sa création mais cessera ses activités en avril 1948. Les missions de transport sont nombreuses et difficiles parce que menées avec des appareils peu modernes et dans des conditions météorologiques et matérielles peu confortables. Comme toujours lors des débuts d'une guerre, les premières unités engagées effectuent nombre de taches auxquelles elles ne sont pas forcément bien préparées. Ainsi les équipages du "Tonkin" participent aux premières grandes opérations aéroportées françaises, missions qui sont alors une expérience nouvelle pour l'armée de l'air renaissante. Le GT 3/64 "Tonkin" est finalement dissous le 1er juillet 1948.

(source: Bernard Palmieri)

http://www.deltareflex.com/unité/tonkin.html

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GT 3/64 "Tonkin"

(collection: Monique BAUER)

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(collection: Monique BAUER)

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Les Junkers 52 du GT 3/64 "Tonkin"

(collection: Monique BAUER) 

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(collection: Monique BAUER)

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(collection: Monique BAUER)

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(collection: Monique BAUER)

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Jules ROY (ancien d'Elvington 2/23 Guyenne R.A.F. Sqd 346.)

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Le général Corniglion-Molinier venait souvent visiter les équipages du LORRAINE.

- Général CORNIGLION-MOLINIER Edouard, 55 ans, ministre d'Etat, ancien aviateur, homme d'esprit et condottiere. Il fut le seul membre du gouvernement à demander de sauter à Dien Bien Phu, "pour faire un geste". Il l'aurait accompli. Par goût de l'aventure et sens de l'honneur. Mort en 1963.

- Colonel Raymond BROHON (ancien d'Elvington 2/23 Guyenne R.A.F. Sqd 346.), né le 7 septembre 1911 à Blendecques (Pas-de-Calais), saint-cyrien, aviateur sorti du Centre des hautes études militaires, après avoir fait la guerre dans la R.A.F., le chef de cabinet du général Ely fut sans doute choisi comme émissaire secret entre le gouvernement et le général Navarre en avril 1954, au moment de l'opération "Vautour", parce qu'il était un familier du Pentagone et possédait une qualité exceptionnelle: un très grand courage civique égal à son courage physique. Élégant, mince, froid, légèrement ironique et grinçant, cultivé comme agrégé de philosophie qui serait en même temps commandant d'une escadrille d'avions supersoniques, chaleureux avec mesure et fidèle sans mesure à la rigueur intellectuelle, il a tranché au couperet, à son retour de Hanoï, les illusions des membres du Comité de guerre restreint. A quitté l'armée sur sa demande, en 1960, à 49 ans, comme général de corps aérien.

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GBM 1/19 Gascogne 

L'insigne du groupe de bombardement moyen 1/19 Gascogne de l'armée de l'Air reconstituée était l'écusson de la province de Gascogne.

Le groupe de bombardement moyen I/I9 Gascogne trouve ses origines dans le groupe de bombardement II/19, qui, rebaptisé groupe de bombardement léger I/I9 en septembre 1940, devint le 21 février 1944 GBM I/I9. Ayant poursuivi son entraînement sur Martin B-26 tout au long des mois de février et de mars, le groupe gagna le 1er avril 1944 le terrain de Châteaudun-du-Rhumel et y forma une escadre de bombardement avec le Bretagne et le Maroc, déjà engagés en opérations.

Commandé par le commandant Secrétan, le GBM 1/19 partit pour la Sardaigne, qui se trouvait aux mains des Alliés, le 15 mai suivant et effectua sa première mission de guerre un mois plus tard, jour pour jour, en attaquant des voies de communication dans la région de La Spézia, en Italie. Les sorties se succédèrent alors, visant des ponts, des voies de chemin de fer, des gares et des routes situés dans la péninsule italienne.

Elles se poursuivirent tout au long des mois de juin et de juillet avant de s'orienter, à partir d'août, sur le midi de la France en prévision du débarquement en Provence. La première mission sur le territoire métropolitain fut accomplie le 2 de ce mois, et, au cours de la deuxième, le 4 et le 5 août, les B-26 du Gascogne s'en prirent au pont routier de Sisteron. Puis l'activité du 1/19 se partagea entre la France et l'Italie.

Au début d'octobre, le groupe rallia le Midi et s'implanta dans un premier temps à Istres. Il gagna Lyon-Bron dès la mi-novembre afin de prendre part aux opérations menées dans l'est du pays. La première mission conduite sur l'Allemagne eut lieu le 17 novembre et visa le pont ferroviaire de Neueburg, sur le Rhin, entre Mulhouse et Colmar. Les objectifs qui furent désignés par la suite au 1/19 furent soit des ponts, soit des gares, ou bien encore des casernes.

Le mauvais temps qui régna en janvier, février et mars 1945 ralentit les sorties, et, le 19 mars, le GBM 1/19 effectua sa dernière mission depuis Lyon-Bron. Il gagna alors Saint-Dizier et poursuivit ses actions sur l'Allemagne jusqu'au milieu du mois d'avril, époque à laquelle il participa à des raids contre les poches de Royan et de la pointe de Grave, tenues par les Allemands depuis le mois d'août 1944.

La poche de Royan étant réduite, le groupe reprit ses sorties sur l'Allemagne jusqu'à la fin des hostilités. Stationnant en France pendant quelques mois, le 1/19 s'installa à Mengen, en Allemagne, en septembre 1945 et fut dissous en avril 1946, alors qu'il se trouvait sous le commandement du commandant Forget. Il fut reconstitué en janvier 1951 sous l'appellation de 1/19 Gascogne en vue de sa participation aux opérations d'Indochine.

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1/19 GASCOGNE

GB 1-19 CASCOGNE

 1/19 GASCOGNE

1-19 GASCOGNE

(collection: Robert DEVILLARD)

 Probablement beaucoup d'anciens des Groupes Lourds sur cette photo

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Sergent-chef Marcel DRISCH (ancien d'Elvington 1/25 Tunisie R.A.F. Sqd 347.) contrôleur aérien sur l'aérodrome de NA SAN en 1952.

(collection: Jérémy DRISCH)

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Le GB 1/19 basé à Tourane de 1952 à fin 1953.

Devant un B26, Bachetta, Chourrout (ancien d'Elvington 2/23 Guyenne R.A.F. Sqd 346.) Bartegui.

(collection: Noël Chourrout)

Une très belle page sur le Lieutenant-colonel NOTELLE

(ancien d'Elvington 2/23 Guyenne R.A.F. Sqd 346)

A voir sur le site suivant:

http://air-insignes.waibe.fr/article-38--prise-de-commandement-ba-194.html

Prise de commandement de la B.A. 194 le 01/12/1954

par le Lieutenant-colonel NOTELLE (ancien d'Elvington 2/23 Guyenne R.A.F. Sqd 346.)

(collection: O. BAILLON)

http://air-insignes.waibe.fr

 

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B26B "Invader" - Capitaine Roger VASSEUR (ancien d'Elvington 2/23 Guyenne Sqd 346) - G.B. 1/19 Gascogne - Haïphong 1951/1952.

(collection: Roger VASSEUR)

http://www.genealogie-aisne.com/old_genealogie/articles/Vasseurroger.htm

Pierre ALIBERT 1-32 BOURGOGNE

??, Pierre ALIBERT commandant le 1/19 GASCOGNE en Indochine. 

(collection: Laurent ALIBERT)

Vidéo sur le 1/19 GASCOGNE en Indochine.

http://www.ina.fr/video/CPF89004284/indochine-operation-aeroportee-video.html

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(collection: O.BAILLON)

http://air-insignes.waibe.fr

GB 1/25 "Tunisie" 

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Capitaine Jacques HUMBRECHT (ancien d'Elvington 1/25 "Tunisie" R.A.F. Sqd 347.) en Indochine en septembre 1952 , au groupe 1/25 "Tunisie" sur B26.

Au cours de ce séjour il a eu l'occasion de rencontrer à Saïgon son frère aîné Joseph, lieutenant d'artillerie en poste danc cette ville.

(collection: Michel UMBRECHT)

 

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Capitaine Jacques UMBRECHT (ancien d'Elvington 1/25 Tunisie R.A.F. Sqd 347.).

Le 17/07/1953, affecté au groupe de transport 1/64 Béarn, il fait à nouveau mouvement vers l'Indochine où il combattra jusq'au 14 octobre 1954.

http://halifax346et347.canalblog.com/archives/la_carriere_du_capitaine_jacques_umbrecht/index.html

(collection: Michel UMBRECHT)

 

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Douglas B-26 - M - 44-35787 - BC-787 - 1/25 Tunisie à Tourane le 27/07/1954.

(collection: Ducastelle Philippe)

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G.C 1/6 CORSE

(collection: O.BAILLON)

 

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Spit MK IX - J...78  GC 1/6 vers 1950 en Indochine.

(collection: Ducastelle Philippe)

AVIS DE RECHERCHE

Sur le crash d'un avion en avril 1947

à Trung Quan Lin (Haut Tonkin)

http://halifax346et347.canalblog.com/archives/2011/10/29/22509273.html

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