01 décembre 2009

UN DU "LORRAINE SQUADRON 342" CHARLES CHRISTIENNE (1920-1989)

LES OPERATIONS

"LA MAITRISE DE L'AIR"

par le GENERAL CHRISTIENNE

(Service historique de l'Armée de l'Air)

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De gauche à droite:

BOUCHER, ROUSSILLAT, CHRISTIENNE, et GRANSSAGNE.

Je vais vous parler d'une bataille qui, si essentielle qu'elle ait pu être, s'est situé à des milliers de kilomètres.

J'ai eu une conversation amicale avec Monsieur DUROSSELLE (membre de l'Institut) et nous en avons discuté.

- Qu'est ce que c'est que cette bataille?

- Qu'est ce que c'est que cette supériorité?

- Qu'elle a été son importance à propos d'Overlord?

C'est une question qu'on peut discuter, car l'aviation ne laisse pas de sillage permanent dans le ciel. Personne n'en parle et j'ai souvent cherché des éléments qui permettent d'étudier cette bataille. C'est pourquoi je dédie cette conférence à l'équipage faisant partie du groupe "LORRAINE", abattu le 6 juin 1944 et dont la seule trace existante est sur la table d'orientation d'OMAHA BEACH.

Il s'agit du S/Lt CAMUS, de BOISSIEU, et ENSOLL, ils étaient en mission de largage de fumée pour cacher les bateaux du débarquement. Lorsque nous avons eu le breefing avant le départ, quelqu'un a posé la question: " Quelle protection aurons nous comme chasseur ? " Les officiers de renseignements du service ont répondu: Il y aura une telle nuée d'avions de chasse que vous ne verrez pas le ciel, et si vous voyez des avions de chasse que vous ne verrez pas le ciel, et si vous voyez des avions, soyez sûr que ce sera un allié. L'équipage abattu assistait à ce breefing préliminaire.

Pour vous donner une idée de la supériorité alliée, sachez qu'ils ont accompli 15000 sorties le 6 juin, alors que les Allemands ne pouvaient en faire que 300, c'est à dire 50 FOIS moins, c'est dire que la LUFTWAFFE ne pouvait rivaliser avec l'AIR FORCE.

Quand il s'agit de savoir comment nous avons acquis cette supériorité, je citerai d'abord Lord TEDER : " Il n'y a pas de règle, ou de type unique, ni de formule simple pour gagner la supériorité aérienne. Dans la stratégie aérienne, plus encore que dans la stratégie maritime ou terrienne, il y a une variété infinie de possibilités qui ne peuvent être jugées que sur les résultats."

Si je voulais dépeindre cette bataille aérienne je dirais qu'elle dépend.

a) de l'économie

b) de la réalisation d'un potentiel

c) du personnel aérien

Tout ce que je peux dire, c'est que nous avons "sortis" tous les navigants dont nous avons eu besoin pendant cette période.

La réalisation dépend de circuits logistiques très compliqué aussi bien pour la réparation qui n'attend pas, que pour les approvisionnements dont on ne connaît jamais le montant, ce que je veux vous montrer, c'est que ces opérations n'ont pas été limitées, ni dans le temps, ni dans l'espace, je vous donnerai un exemple: le 15 ème escadron de l'Air Force, basée en ITALIE intervenait jusqu'en Allemagne, il n'y a pas d'espace administratif. En 43 ce qui oppose à l'US Air Force c'est la manière d'utiliser les bombardiers comme bombardements tactiques. Je vous citerai l'opération "CROSS BOW" qui était lancée contre les rampes de lancement de V1 et de V2. Il y a aussi des ordres de la direction de Casablanca, et ceci en 43.

En Juin 43 il y a eu le point noir qui a opposé la R.A.F. à l'US Air Force, il s'agissait de savoir comment utiliser les bombardiers.

Il y a deux moyens pour détruire l'ennemi, soit une bataille défensive ou l'aviation peut attaquer où elle veut, soit une bataille directe aérienne, c'est à dire la destruction des chasseurs adverses. Le handicap de la LUFTWAFFE a été dans la bataille défensive. Les Alliés avaient choisi l'action offensive jugeant que l'aviation est une arme faite pour attaquer, et la plupart du temps attaquer avec des bombardiers. Comment pouvait-on réaliser cette attaque?

On pouvait s'acharner sur les terrains d'aviation, ou sur les usines (roulements à billes, usines de pétrole synthétique etc...)

Entre ces deux solutions, il a été convenu que ce serait la R.A.F. qui attaquerait la nuit, le jour c'était impossible, en se concentrerait sur la zone des usines, mais pas sur les usines elles-mêmes très bien défendues. La R.A.F. était en effet persuadée qu'attaquer directement les usines, ne leur causerait pas autant de dégâts qu'elles mêmes en subiraient. Les U.S.A. possédaient des forteresses volantes, ils pensaient ne pas avoir besoin de chasseurs il est vrai qu'elles étaient équipées de viseurs Norden, par conséquent ils espéraient pouvoir attaquer le jour, mais la position de la R.A.F. se révéla plus juste et les U.S.A. se feront accompagner de chasseurs, ils subirent 15% de pertes en 43.

Les bombardiers agissaient "all around the cleck" suivant l'ordre de CHURCHILL.

Les Américains n'ont pas encore la possibilité d'attaquer l'Allemagne avec efficacité, en effet rien que sur les usines de roulements à bille de SCHWANVORST 60 appareils avaient été abattus en une seule mission.

Les Thunderbolt améliorés permirent d'obtenir des résultats considérables, notamment au début de 44 lorsqu'ils attaquèrent les usines de pétrole synthétique, ceci entraîna une désorganisation de la production. Certains avions n'ont pu être construits à temps ils ont manqué dans la bataille de 44 et en outre il y eut pas mal de destructions d'appareils au sol, prêts à être livrés.

L'Allemagne s'est trouvée alors en position de défense et contrainte à garder des avions pour la défense de ses usines, alors qu'ils auraient été utiles ailleurs.

Les bimoteurs de nuit avec les bombardiers qui auraient pu attaquer les forces débarquées étaient occupés à la défense du territoire.

La supériorité aérienne alliée a été brusquement menacée par l'apparition des armes secrète VI et V2, il a fallu à tout prix détruire ces armes, qui représentaient une menace mortelle, songez à ce qui aurait pu se passer au moment des rassemblements de bateaux prêts pour le pour le débarquement, on pourrait cites d'autres actions Lord TEDER vous disait qu'elles se jugeaient aux résultats.

EINSENHOWER a dit que les Allemands se trouvaient dépouillés de leur moyen de production et ce faisant, ils obligeaient l'ennemi à accepter le combat.

Une fois acquise, cette supériorité aérienne permettra de compenser les dangers que devaient nécessairement affronter les troupes de débarquement.

Il faut aussi parler des opérations d'attaque sur les terrains d'aviation en France pour empêcher les Allemands de prendre part à la bataille et les opérations de diversion sur les lieux présumés de débarquement il s'agissait de laisser croire qu'une force se dépliait dans la région de Boulogne;

Finalement cette tactique réussira, puisque les Allemands garderont des troupes dans la région du Pas-de-Calais plutôt que de les diriger vers la Normandie.

Conclusion: On peut dire que les aviations anglo-américaines firent plus qu'aider l'opération OVERLORD, elles l'ont rendu possible.

OTOCBRE 1984

Général Charles CHRISTIENNE.

(source: Emile BLANC)

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24 septembre 2009

UN DE NOS AVIONS N'EST PAS RENTRE "GROUPE LORRAINE SQUADRON 342"

UN DE NOS AVIONS

N'EST PAS RENTRE

Histoire vécue par

l'Adjudant F. DUMONT.

AOUT 1944. 11.25 départ (I) en opérations de nuit. Patrouille et attaque de troupe au sol, région de FALAISE.

Notre équipage se compose comme suit:

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1943 De gauche a droite:

François DUMONT, Pierre PIERRE, Hubert CORNEMENT, Louis RICARDOU.

Même équipage lors du crash du 4 août 1944, mais autre Boston.

 

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Pilote: Sgt PIERRE.

Observateur: Sgt/C CORNEMENT.

Mitrailleur: Sgt/C RICARDOU. (grand blessé, amputé d'une jambe en 1941)

Radio-Mitrailleur: Adjt DUMONT.

OI.OO approx. Sommes touchés par la D.C.A. les moteurs stoppent. Altitude 400 pieds, nuit noire comme de l'encre. Impossible de sauter en parachute. Le pilote, Sergent. PIERRE ne perd pas son sang-froid, lâche les bombes sur "Safe" et crash. Je suis éjecté à 50m environ avec mon siège, parachute, casque etc... mais perd mes chaussures et mes gants. L'avion prend feu en s'écrasant.

Projeté en l'air, toujours attaché à mon siège, je tombe sur la tête, et m'ouvre le crâne au dessus des yeux. Le sang coule énormément, mon masque à oxygène est gluant. Je me débarrasse de mon siège, de mon casque et de mon "Irving" jacket, pensant à l'avion qui brûle et surtout aux bombes qui ne doivent pas être très loin de ce dernier.

J'essaie de me lever pour m'éloigner de l'incendie, en cas d'explosion mais ne puis me lever; les reins me font terriblement mal, je réussis néanmoins à me traîner à environ 200 ou 300m. mais à bout, reste là, mets mon "Irwing" jacket sur moi et essaie de dormir.

Quelques instants après un avion se fait entendre, je reconnais un Mosquito. Nous avons crashé malheureusement prés de l'objectif. Il passe et largue 2 fusées éclairantes à 500m. environ de l'endroit du crash.

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L'appareil du Sergent Pierre PIERRE après le crash dans la nuit du 4 août.

François DUMONT et Madame L'HERBIER-MONTAGNON.

(source: ICARE N° 176)

Revenant de nouveau il larguent ses bombes tout prés, mais je suis trop mal en point pour changer de place. Le Mosquito revient à nouveau et mitraille, je suis touché à l'oeil droit par un ricochet. Saignant de nouveau je n'y vois rien, et crois avoir l'oeil crevé. Epuisé, je m'endors réveillé ensuite par des cris "A moi, au secours" provenant de l'endroit que j'ai quitté quelques instants auparavant. Ce doit être quelqu'un de l'équipage.

J'essaie de répondre, mais ne puis parler, les reins me font toujours très mal, je réponds en utilisant mon sifflet... Il commence à faire jour à présent, me levant j'essaie de retourner à l'emplacement de l'accident mais ne puis marcher très vite, je n'ai rien aux pieds, et le bois est plein de ronces. Je fais 10 à 15 pas mais suis obligé de m'arrêter pendant 1 demi-heure, car je suis très faible.

Voulant pourtant savoir de qui proviennent les cris entendus, je continue par petites étapes, jusqu'à ce que j'arrive prés de l'endroit d'où les appels partent, je reconnais la voix de mon observateur, le sergent CORNEMENT je lui demande ce qu'il a, et ce que je peux faire pour lui. Il reconnaît ma voix, me demande de le laisser et de chercher du secours car il est très blessé et brûlé.

"J'ai les 2 jambes, et une épaule de cassées et je suis très brûlé. Je vais mourir", sont ses paroles.

"Va vite me chercher du secours, n'importe quoi, je m'en f... mais fais vite!!"

Etant dans l'impossibilité d'aller jusqu'à lui à cause des ronces, et aussi du temps qu'il me fallait pour marcher, je lui dis, que je vais faire mon possible, mais que cela prendra assez longtemps car je ne peux marcher que très difficilement, moi-même. Je l'ai quitté là dessus et suis revenu prés de l'avion qui brûlait encore, pour essayer de trouver les traces de mes deux autres camarades, mais sans succès.

Prenant mon parachute et mon casque je les mets dans le feu pour les détruire. Je retrouve une de mes chaussures que je m'empresse d'utiliser et je mets un sac d'étuis à cartouches à l'autre pied, pour me faciliter la marche à travers les buissons.

Nos bombes se trouvaient à 2 ou 3 m. des débris de l'avion. Je reprends ma route "au compas" pour sortir du bois en direction de la route où passaient tous les camions et autres véhicules allemands. Il est environ 9.heures 30 du matin.

Après avoir marché quelques minutes plein nord, je trouve un sentier qui a l'air de se diriger dans la bonne direction. Je décide donc de le suivre, jusqu'à nouvel ordre; au bout de quelques instants, je trouve une boite que je connaissais bien. Je comprends qu'un de mes compagnons d'équipage est passé par là. Je continue ma route jusqu'à la sortie du bois, où j'aperçois plusieurs lignes électriques ou téléphoniques Allemandes; je les reconnais en ayant vu souvent en Lybie. J'en coupe quelque morceaux... Je suis toujours en battle-dress, mon "Irving" jacket sous le bras.

Apercevant une ferme à la sortie du bois, je décide de m'y rendre, j'avais très soif et étais très fatigué. Je suis arrivé à cette ferme à environ 22.30 heures et la première personne que je rencontre est un officier allemand, qui devant moi, me disant "bonsoir" en assez bon français.

Il est trop tard pour faire demi-tour, je lui réponds donc "bonsoir" mais n'insiste pas à le regarder, car la figure toujours pleine de sang, et n'ayant qu'une chaussure, je présentais un peu trop mal. Heureusement, l'officier Allemand rentre dans la ferme, j'en profite pour m'éloigner au plus tôt de cet endroit malsain, et vais me coucher dans un champ d'orge où je suis resté pendant cinq jours. Je faisais de petites promenades de 10 minutes 2 ou 3 fois par jour, pour me rendre compte de mon état.

Lorsque j'ai pu me laver le visage, je me suis aperçu que je n'avais pas grand chose, une petite ouverture au front de 2 cm. de longueur environ, et une égratignure partant du nez jusqu'au coin de l'oeil droit. A part un petit éclat d'obus dans le genou gauche et un autre un peu plus gros dans les reins, c'est à peu prés tout ce que j'avais j'avais récolté. Il me restait évidemment le choc du crash que j'avais pris dans le dos, et quelques coupures aux jambes et dans le dos faites par le perspex. Ce n'est pas grand chose, et cela aurait pu se terminer beaucoup plus mal. Au bout des cinq premiers jours, je peux marcher à peu prés normalement, je décide de me rapprocher de la ligne du front.

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Les élèves du cours de pilote 81 de la R.A.F. Debout à partir du haut le sergent Pierre PIERRE à l'extrême-droite assis l'Aspirant MINOST également du Groupe "LORRAINE"

(source: ICARE N°176)

Je laisse ma veste de battle-dress et mon "Irving" jacket sur place et me mets en route, ne gardant sur moi que mon argent, ma carte et mon compas. Je détruis ou laisse tout le reste, sur place; du 10 au 17 je voyage sur les routes côtoyant les Allemands; je vois leurs véhicules disparaître dans les fossés, ou brûler sur le bord des routes après les attaques à la bombe ou aux rockets faites par l'Aviation.

C'est un spectacle très encourageant malgré la gravité de la situation. Quelle différence entre les paisibles convois militaires de Grande-Bretagne et ces quelques voitures isolées Allemandes qui se risquent sur les routes pendant le jour et disparaissent en fumée ou en flammes au bout de quelques kilomètres à la suite des attaques aériennes incessantes.

Tous les véhicules ennemis transportent une tonne de branchage comme camouflage, et sur chacun d'eux, un ou plusieurs soldats sont assis sur le capot avant, leur entière occupation étant de scruter le ciel dans l'espoir de découvrir l'avion ennemi qui va les attaquer, assez tôt pour avoir le temps de stopper et d'évacuer l'auto, chance bien minime.

Tous les moyens sont bons pour éviter ces attaques. J'ai vu des drapeaux blancs sur les tanks, des croix rouges sur les colonne de plus de 500 voitures y compris, les camions "transport de troupes", les citernes à essence, etc..

Les Allemands réquisitionnent tous les gens, hommes ou femmes, pour faire leurs travaux, ils font faire la corvée d'épluchage de pommes de terre par les femmes, et font enterrer leurs morts par les hommes...

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Louis RICARDOU

(source: ICARE N°176)

Enfin, je réussis à passer les lignes, mais ceci est une autre aventure...

J'ai la joie plus tard de retrouver mon pilote le Sergent PIERRE Pierre malheureusement mes deux autres camarades ne rentrèrent pas.

(source: Bulletin des Forces Aériennes Françaises en Grande-Bretagne

N°13 Janvier 1945 - collection: Nicole ROUSSEAU-PAYEN)

 

 

 

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23 septembre 2009

LA NUIT DU 4 AOUT 1944 "GROUPE LORRAINE SQUADRON 342"

LA NUIT DU

4 AOUT 1944

SOUVENIR DU "LORRAINE"

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BOSTON III en route vers l'objectif.

(source: ICARE N°176)

Il y a un plus d'un an, au début d'août, les tanks Américains ayant forcé les lignes Allemandes s'enfonçaient vers le coeur de la Bretagne; une colonne avait atteint Rennes, des combats de rue avaient lieu dans cette ville pendant que d'autres unités l'ayant dépassée fonçaient vers le Sud.

En même temps une autre colonne américaine partie de Pontorson et allant vers l'Ouest était déja dans les faubourgs de Dinan.

Le but général de ces avances menaçant les quatre grands ports bretons de Brest, Lorient, St-Nazaire et Nantes, était de fermer la péninsule armoricaine.

On se rend compte de l'importance qu'avaient alors pour les allemands, les routes et les voies ferrées, toutes leurs lignes de communication étant employées au maximum soit à amener des renforts, soit à évacuer les points les plus menacés.

Une des tâches de la 2ème Tactical Air Force, fut donc de harceler ces voies, jour et nuit, et de harasser les troupes engagées, en ne leur laissant aucun repos.

C'est dans ce but que depuis quelques semaines, les "Bostons" du Groupe LORRAINE, changeant leur tactique habituelles de nuit, de harcèlement sur les routes et les voies de chemin de fer situées en arrière des lignes allemandes.

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Bombardement en rase-mottes.

(source: ICARE N°176)

Cette soirée, après avoir savouré un bel après-midi d'été dans la campagne du Surrey où nous étions stationnés, nous avions, à tour de rôle, pris le départ, ayant pour mission d'aller patrouiller la région comprise entre Falaise, Condés-Noiraud, Flers, Argentan.

Parmi les treize équipages inscrits ce jour là sur le battle order se trouvait un mitrailleur de marque: le Général VALIN, venu visiter notre groupe avait tenu à participer aux opérations de la nuit en qualité de membre de l'équipage du Lt-Colonel GORRI.

Nous sommes partis peu après, par une belle nuit claire.

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Après la mission du 4 août, le Général VALIN descend du poste de mitrailleur d'un Boston, en face de lui, le Lieutenant-Colonel GORRI-FOURQUET.

(source: ICARE N° 176)

Au-dessus de la mer, la vue était merveilleuse, quelques bandes allongées de nuages se silhouettaient contre la lune. En les traversant, en quelques secondes, cette ombre soudaine nous paraissait glacée.

Nous avons abordé la côte au Cap d'Antifer, le ciel limpide nous permettait de voir comme en plein jour.

Puis nous piquâmes ensuite vers la première boucle de la Seine qui, miroitant sous la lune, formait un excellent repère.

Nous volions très bas et les détails de notre route apparaissaient très nettement, les nuages projetés en silhouettes sombres sur la campagne donnaient l'impression d'être de petits bois, compliquant ainsi la tâche du navigateur.

Tout semblait désert, la campagne endormie. Les arbres sous l'avion disparaissaient, à peine entrevus.

C'était du vrai sport, nous suivions les sinuosités du terrain à la hauteur des arbres, évitant ainsi les projecteurs mais, en revanche, cela amenait parfois d'autres émotions et, alors que prés de Falaise la route monte un peu brusquement, nous nous sommes trouvés tout à coup en face de peupliers se dressant devant nous comme de grands fantômes noirs...

Enfin, nous aperçûmes un convoi ennemi et après avoir viré rapidement et être revenus sur la route, l'avons salué de rafales de nos mitrailleuses.(Le mitrailleur-arrière était à son affaire.)

En arrivant sur notre objectif, l'accueil de la "Flak" ennemie nous démontra avec chaleur que nous étions sur la bonne route.

Un vrai feu d'artifice nous fut servi en échange de nos bombes, et virant sur la gauche, nous nous dégageâmes de cet endroit malsain pour retourner à notre point de départ.

Le mitrailleur arrière ajouta à nos 250 lb., une dernière rafale....

Le retour fut un voyage sans histoire , les trous dans la tôle de notre appareil n'y avaient fait que des dégâts insignifiants.

En entrant dans la salle d'interrogation, nous avons été frappés par l'ambiance qui y régnait.

Nos camarades semblaient comme surpris de nous revoir, nous avions en effet un retard de plus d'une heure sur leurs prévisions.

Nous n'étions pas les seuls.

Les heures avaient passé depuis notre départ, les uns après les autres, nos Bostons avaient montré leurs feux au-dessus du terrain.

Le premier à se poser, celui du Lt-Colonel GORRI ayant à bord le Général VALIN, avait essuyé un feu très dense de "Flak" légère, après avoir été pris longtemps dans les projecteurs, alors qu'il bombardait un convoi.

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De gauche à droite:

Pierre-Louis-DREYFUS, MARCHAL (TOUSSAINT), Bertrand-du-POUGET (NAVARRE), et Lucien FLAMMAND.

Ensuite, ce fut le S/Lieutenant NAVARRE, son avion très  harcelé également, avait dû s'échapper d'un cône de projecteur et d'obus traçants qui le poursuivirent pendant longtemps.

Successivement d'autres appareils rentrèrent ayant tous été très "tirés".

Il manquait encore 5 Bostons, les heures passaient, chacun calculant la limite des possibilités de vol, voyait une à une s'évanouir les chances de les voir rentrer.

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De gauche à droite:

JAFFRE, SEILER, LAVALLEE,et COCOGNE.

(source: ICARE N°176 collection: Madame JAFFRE et la fille de Louis JAFFRE)

Louis JAFFRE, rallié à la France Libre en juin 1940 avant la mission du 4 août 1944 au Groupe "LORRAINE" avait déjà contribué à la lutte contre l'Allemagne nazie. Détaché dans une escadrille britannique du "Coastal Command", il avait pris part à la destruction d'un sous-marin allemand le 9 novembre. Il avait effectué plus de cinquante missions de bombardement sur la France et les pays occupés et, comme le dit Henry COCOGNE, cette guerre n'était ni fraîche, ni joyeuse. Louis JAFFRE nous a quittés en novembre 1999, ICARE s'honore de pouvoir lui rendre un juste hommage, à travers le récit d'Henry COCOGNE.

Louis JAFFRE était décoré de la croix de guerre et de la Médaille Militaire.

Un coup de téléphone vint redonner un peu d'espoir, nous apprenant que par suite d'ennuis mécaniques un des appareils, équipage JAFFRE-COCOGNE s'était posé à B.25 terrain de secours situé en Normandie.

Puis ce fut le silence...

4 équipages manquaient:

S/Lt DUBOIS, Lt FELTOUX, Sgt PIERRON, Adjt Ch ROMANETTI.

Sgt/C BONNEVILLE, Aspt BARRIER, Sgt DEPUI, Sgt/C JEAN.

Sgt/C PIERRE, Sgt/C CORNEMENT, Adjt DUMONT, Sgt/C RICARDOU.

Sgt/C HOURIEZ, S/Lt SONNET, Sgt KAINUKU, Sgt LADAGNOUS.

Les 3 seuls survivants de cette nuit étaient: le Sgt/C PIERRE, et l'Adjudant DUMONT qui ayant "crashé" dans la nuit, réussirent à traverser les lignes, et à rentrer en Angleterre peu de temps après.

Le 3ième était le Lieutenant FELTOUX qui d'un autre appareil réussit à se jeter en parachute à moins de 300 mètres de hauteur.

CAPITAINE X.

(source: Bulletin des forces aériennes françaises en Grande-Bretagne N°19 Août 1945. collection: Jean-Paul DELMAS)

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Nouveau drapeau dressé au monument des 4 Français F.A.F.L. du Groupes Lorraine, l'ancien drapeau ayant rendu les armes après avoir flotté plus d'un an sans discontinuer.

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29 juin 2009

RECIT DU GENERAL RENE GENTY "GROUPE LORRAINE SQUADRON 342"

J'AI VECU LA FIN,LA JOIE DE LA VICTOIRE

ET PUIS DEJA LA NOSTALGIE !

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Bis_GB_2__12

Navigants de l'escadrille GB 2/12 à Salon de Provence hiver 1939/40.

De gauche à droite à partir du haut:

2ème Cl VERLET, Cal/C CHOUREAUX, Cal/C DEBRIE, Sgt/C BRAUJOU, Cal/C CHRETIENNE, Cal KES LOMBARDI, Sgt/C CADIOU, Sgt VALLEE, Adjt/C DESSAULX, Adjt/C GIRAUDON, Adjt/C ORLIAC, Adjt/C MARAULT, Adjt BOMO, Sgt/C SIMON.

Cal GUERCHON, Adjt/C LAMBERT, 2ème Cl FLORIN, Sgt/C SERVAIS, Cal/C PRETEAU, Adjt BRISSET, Adjt/C MAHAUT, Adjt/C COMBIN, S/Lt MOREL, Adjt/C MOQUET, S/Lt JACQUET, Sgt/C PETIT, Adjt DARBRE, S/Lt MASCLAUD, S/Lt CHARLE, S/Lt DEVALEZ, S/Lt CAMUS, Sgt/C PAUMIER, Adjt/C MARZIN.

Lt MAYER, Lt PINTEAUX, Cdt KNIPPING, Cdt RUTH, Cdt ROCHER, Lt TONON, Lt BACOT, Lt PARROD, Lt SCHNEIDER.

 Cal MERCIER,  Cal SOULAT,  Cal/C ANNON, Cal/C ARACHEQUESNE,  Cal KREZPICKI, Cal BONNET, Cal GODEBILLE, S/Lt GAMBIER.

(collection: Odile ROZOY KUNZ)

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GB 2/12 Reims 1938/39

De gauche à droite:

Jean MOQUELET, Jean BARDOLLET, Cdt Louis RUTH, Lt Joseph TONON, S/Lt GENTY, Albert DORMOIS, NOTTRET, Jean MAGNIOT.

Jean MAGNIOT qui sera affecté au Groupe de bombardement 1/25 à EL-AOUINA le 18.10.42. Fait mouvement avec son unité par voie aérienne sur BISKRA le 11.11.42. Fait mouvement avec l'unité sur AIN-OUSSERA le 16.11.42. Retour BISKRA le 10.3.43. Fait mouvement par voie aérienne avec l'unité sur TELEPTE le 29.5.43. Désigné avec son unité pour la Grande-Bretagne. Fait mouvement sur ZERALDA le 10.8.43. Embarqué à ALGER à destination de la Grande-Bretagne le 28.9.43. Débarqué à LIVERPOOL le 9.10.43. Dirigé sur WEST-KIRBY avec son unité le 9.10.43. Présent le dit jour. Fait mouvement sur BORNEMOUTH 3 PRC le 20.10.43. Détaché à l'école des mécaniciens navigants de SAINT-ATHAN le 16.12.43. Breveté mécanicien volant n°98 le 15.3.44. Détaché à RUFFORHT, base 41 le 8.4.44. Rejoint le GB 1/25 le 13.6.44 - Squadron 347 à Elvington.

(collection: Odile ROZOY KUNZ)

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3ème escadrille GB 2/12 à Reims en avril 1939

 De gauche à droite:

MINASSE, PEYRUSE.

SERVAIS, QUIBEL, ROZOY Michel, RAYNAUD, VERUT, COPITET, CHOPIN, PETIT, VAN WINENDAELE, ANNON, X, LEULEU, ORLIAC.

X, CAMUS, BOISSEL, MARZIN, COMBIN, BEUVIN, CANTRAINE, DESSAULT, GIRAUDAU, DARBRE, MARCHER, CHOURREAUX, DEVALEZ.

MEAUDE, SIMON, MAGNIEZ, LABARRE, GUNEPIN, MAYER, DEPRETTE.

(collection: Odile ROZOY KUNZ)

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De gauche à droite:

Lt GENTY, Sgt/C PETIT, ??, Caporal MERCIER.

J'ai acheté cette photo il y a quelques années sans avoir d'indications précises, et grace a mon avis de recherche j'ai retrouvé le Lieutenant René GENTY, du G.B. II/12 en 1940, et surtout le récit du Général René GENTY dans la revue ICARE N°176, une belle surprise.

http://www.somme-aviation-39-45.fr

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Général René GENTY

(1914-1972)

Avril 1945... Les signes annonciateurs d'un effondrement imminent se multiplient. Le Rhin, franchi, les armées alliées du front ouest s'enfoncent chaque jour plus profondément en territoire allemand.

Le 137éme Wing suit l'avance générale du groupe d'armées Montgomery. Le LORRAINEet ses squadrons frères ont dû , hélas, quitter Vitry-en-Artois et les innombrables amis qu'ils se sont faits depuis six mois dans cette région si accueillante et si généreuse et s'installer à Gilze-Riejen près de Bréda dans cet austère Brabant hollandais épuisé par cinq années d'occupation.

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Mitchell du Groupe "LORRAINE"

(collection: Bernard DESBIENS)

 

Les missions sont de plus en plus rares, les objectifs de plus en plus lointains... noeuds routiers, centrales électriques, gares de triage, Hanovre, Brême, Hambourg, les réactions ennemies perdent leur cohérence et leur force... cela sent la fin.

Dés le 2 mai, ce fut ce jour-là la dernière mission du squadron, la presse et la radio ont lancé la nouvelle de la mort d'Hitler. Le Daily Mail du 4 mai annonce une rencontre Montgomery/Doenitz, successeur désigné d'Hitler. Et nous sommes cloués au sol à attendre, anxieux, impatients. Certes, la météo n'est pas favorable, mais nous avons volé par des ciels plus bouchés. Alors? Alors il n'y aura pas de curée.

Les Anglais se souviennent que l'annonce de l'armistice, le 11 novembre 1918, a provoqué des manifestations si vives d'enthousiasme sur le front qu'elle leur a coûté aussi cher q(une bataille rangée. Par precaustion, les vols sont suspendus et pour cause... les avions sont rendus indisponibles et les équipages sont condamnés à ronger leur frein entre l'Ops roomet le casernement, sous un froid crachin qui n'ent finit pas de tomber.

Seule distraction, le passage régulier de l'avion de liaison: un Goéland qui, deux ou trois fois par semaine, nous apporte le courrier de Paris.

L'ARMISTICE

Le 8 mai au matin: rassemblement général, un rassemblement qui sent l'annonce d'un grand évènement. Le Group Captain nous apprend que la reddition est acquise (is over).Curieusement la nouvelle - mais est-ce une nouvelle? depuis quelques jours nous nous l'attendions - est accueillie dans un silence de recueillement quasi religieux, comme si chacun, avant de déposer le fardeau qui l'écrasait depuis tant d'années, reprenait conscience et s'interrogeait sur le drame qu'il venait de vivre et voulait associer aux vivants tous ceux, innombrables, qu'il avaient anéantis.

La joie ne vint qu'après le triple "hurrah!" lancé par l'un d'entre nous, une joie débordante, envahissante, un enthousiasme enfin débridé que chacun emporta avec soi à Londres, à Paris, à Bruxelles pour vivre dans la liesse populaire des deux day off qu'octroyait gracieusement aux combattants sa Majesté Georges VI.

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Berlin. Mai 1946. Un équipage du LORRAINE devant le Reichtag,

au centre de la photo le Général René GENTY

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LA JOIE DE LA VICTOIRE

Ah! Ces journées de délire, ces farandoles, ces danses, ces chants dans la plus libre, la plus belle euphorie, ce délire colossal, monstrueux, sans repos, sans répit, ce déroulement du peuple des capitales qui nous a entraînés deux jours  durant dans son paroxysme effréné.

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Départ en mission des Mitchell du Groupe "LORRAINE" escorté par des chasseurs.

(collection: Bernard DESBIENS)

 

Ce n'est qu'au retour de cette échappée gaillarde qu'il fallut bien songer à l'avenir: qu'allait devenir le "LORRAINE"?Les bruits les plus divers couraient: maintien dans la RAF, réintégration dans l'armée de l'Air, mais sous quelle forme? Pour quelle mission: bombardement, transport? Le squadron déja éclatait: les plus anciens regagnaient la France, des nouveaux les remplaçaient; mais le Wing considérant, à juste titre, qu'il n'est pire danger pour une unité que l'inactivité, maintenait un service aérien soutenu: liaisons nombreuses vers l'Angleterre et la France, low level cross country air/sea firing² et surtout ce qu'on avait baptisé les Cook's Tours qui consistaient à faire survoler à des à des "initiés" l'Allemagne et ses ruines et particulièrement le bassin de la Ruhr anéanti: visions de désolation de villes rasées où seuls se se draissaient encore les cheminées d'usine et, de temps à autre, un clocher intact, enchevêtrement monstrueux de carcasses informes, d'amas de ruines où n'existaient que de vagues sentiers serpentant parmi les décombres et d'où toute vie semblait retirée: amère satisfaction de réaliser les effets des bombardements, en volant à basse altitude sans autre contrainte que celle de l'autonomie de nos MITCHELL.

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Les MITCHELL du LORRAINE bombardent l'Allemagne.

DANS LA HOLLANDE DEVASTEE

Très rapidement, les loisirs s'étaient organisés: parties de chasse sur le terrain(oh! ces perdreaux à l'étouffée cuits par les moyens du bord), visites organisées en Hollande à Nimègue, Amsterdam, La Haye. Comme à Berlin, nous sommes assiégés à la descente du car par la triste cohorte des habitants en quête de cigarettes, de savons, de sucreries qu'ils cherchent à troquer contre des appareils photos, des bibelots et même du cognac et des vins de France.

Et puis, peu à peu, des contacts s'établissent avec la société hollandaise. La Gentry locale, aprés une réception fort officielle à l'hôtel de ville de Tilburg, multiplie les invitations que nous rendons fort galamment en conviant leurs filles à s'initier aux joies du swing et du boogie-woogie sur les pistes de danse de l'Officer's club ou aux soirées de l'Officer's mess du terrain qu'égaie la présence de gracieuses jeunes filles françaises appartenant à la mission militaire de liaison cantonnée dans un couvent voisin.

Je ne suis pas sûr que la vénérable supérieure de ce couvent nous ait pardonné l'irrévérence qui nous poussa un soir à substituer dans le vestibule nos photographies d'identité à celles des papes qui se sont succédé depuis Saint-Pierre. L'a-t-elle même découverte? Mais elle ne nous pardonnait pas nos passages à très basses altitude, surtout de nuit, qui traduisaent notre affection à nos charmantes compatriotes.

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Réception du groupe "LORRAINE" par la ville de nancy.

Prise d'armes place Stanislas.

LE LORRAINE A NANCY

Le clou de cette période a été la réception du squadron, le 18 août 1945, par la ville de Nancy, réception grandiose où, pour la première fois, le "LORRAINE" voyait réunis sur le sol de France, autour de son drapeau qui recevait la fourragère de la Légion d'honneur, tous ses équipages, les anciens et les jeunes: prise d'armes, réceptions, banquets: deux journées inoubliables marquées par la gentillesse et l'amitié de nos hôtes envers ceux qui durant quatre années avaient mis à l'honneur les armes de la province LORRAINE.

Quelques semaines plus tard, l'ordre était donné au squadron de rejoindre la France. Le "LORRAINE"venait s'installer à Dijon avec le groupe 1/3 Corse pour former, dés le 1er décembre 1945, la 20éme escadre.

Nos camarades anglais s'ingénièrent à adoucir l'amertume de la séparation. Ils eurent des gestes touchants de sympathie et d'affection pour ceux qui avaient partagé avec eux si longtemps l'espérance et jamais sans doute la fraternité d'armes ne s'affirma avec plus de vérité et de profondeur que durant ces jours qui étaient les derniers de la glorieuse époque.

Mais si le 342ème squadron de la RAF disparaissait le 30 novembre 1945, ce jour là naissait le groupe"LORRAINE" qui continue sa fière histoire.

Général René GENTY.

(source: ICARE N°176)

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24 juin 2009

LES EQUIPAGES DU GROUPE "LORRAINE SQUADRON 342"

SQUADRON 342

396550LORRAINEAUGISALU2

"LORRAINE"

CITATION COLLECTIVE

en faveur du Groupe de bombardement

"LORRAINE"

"Magnifique unité, ayant montré sur de nombreux théâtres d'opérations les plus belles qualités de l'Aviation Française. Animée du plus noble esprit d'émulation et de la plus haute conception du devoir, a pris successivement part aux Campagnes de Koufra, d'Abyssinie et de Lybie méritant par les nombreux et brillants exploits de ses équipages, deux citations à l'ordre de l'Armée de l'Air.

Sous le commandement et l'impulsion du Lieutenant-Colonel de Rancourt, est devenue rapidement sur le front Ouest une unité particulièrement experte en bombardement en vol rasant; a effectué presque 200 Missions de Guerre dont plus de 50 en vol rasant et a mérité, par les résultats particulièrement précis obtenus, les félicitations du Commandement."

Ces citations entraînent l'attribution de la Croix de Guerre avec Étoile d'Argent.

Une demande a été faite à M. le Général, Chef d'Etat-Major Général de l'Air à Alger, pour transformer ces citations en citations à l'ordre de l'Armée Aérienne.

 342Sqn

Le Ier avril 1943, le groupe "LORRAINE" était officiellement reconstitué, comme unité française rattachée à la ROYAL AIR FORCE, et immatriculé " SQUADRON N°342". Il  faisait partie du "GROUP " aérien britannique N° 2, sous les ordres de l'Air-Marshal CONINGHAM ancien chef de l'aviation tactique en LIBYE.

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Sir Arthur TEDDER, Air Chief-Marshal, Commandant des Forces Aériennes du Proche-Orient, et Sir Arthur A. CONINGHAM, Vice Air-Marshal, Commandant des Forces Aériennes du désert.

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Les Commandants de la R.A.F. pour OVERLOD.

De gauche à droite:

ACM Sir Harry CONINGHAM, Commandant la 2e TAF, AVM Sir Harry BROADHURST, Commandant le 83e groupe tactique, ACM Arthur TEDDER, adjoint d'EISENHOWER.

(source: IWM)

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Le type d'avion qui lui était affecté était le DOUGLAS A20, du type 3A.C'était un bombardier bimoteur d'assaut, appelé couramment "BOSTON" dans la R.A.F. Remarquable appareil, d'une robustesse à toute épreuve, il allait presque aussi vite qu'un chasseur et avait été spécialement étudié pour les attaques à basse altitude. Il emportait une tonne de bombes.

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Chargement de bombes sur un BOSTON du groupe "LORRAINE". Équipage du "P"

(source: Les Forces Aériennes Françaises Libres, Ministère de la Défense)

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Le chargement des bombes donnait lieu parfois à de grosses plaisanteries.

Le commandement du "LORRAINE" fut alors confié au Lieutenant-Colonel de RANCOURT, tandis que deux vieilles connaissances d'Abyssinie et de Lybie, les Capitaines CHARBEAUNNEAUX et EZANNO, prenaient chacun en main une des deux escadrilles: "METZ" et "NANCY".

L'entraînement, commencé presque aussitôt sur le terrain de WEST RAYNHAM,fut principalement orienté vers le vol rasant, resta jusqu'au début de 1944 la tactique préférée des Anglais dans l'emploi du bombardement léger.

Malheureusement, une telle adaptation au vol à hauteur d'arbres et sur de longs parcours, avec un appareil volant à cinq cents kilomètres-heures, provoqua, hélas, quelques pertes.

Un jeune secrétaire d'ambassade, GRAMONT, qui avait préféré le métier des armes à la diplomatie,se tua à son premier lâcher. D'autres équipages furent accidentés. l'un d'eux accrocha un arbre, un troisième se posa en mer. Tout cela nous coûta plusieurs hommes  de valeur, dont les Sous-Lieutenants DUGOT et LE BIHIC. Bref, quatre coups durs avant la première mission de guerre.

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L'equipage du "K" CITROËN L'automobile mène à l'aviation

(source: Les sans-culottes de l'air, Général Martial VALIN, François SOMMER)

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Groupe de Reconnaissance 2/33 Tunis El AOUINA

De gauche à droite:

S/Lt HEURTEAU, Pilote de chasse touché en combat rentre a la base et s'écroule sur son manche, Pierre LOBELLE (1/25 "TUNISIE"GROUPES  LOURDS), PAGES, mitrailleur du Capitaine CITROËN Groupe"LORRAINE" F.A.F.L. PETSOUNIS Légion Étrangère non retenu dans l'Armée de l'Air.

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Équipage du Colonel SOUFFLET.

SOUFFLET, Mitrailleur: Sgt CAILLOT Jacques, Observateur: Lt PONT Lucien.

(source: Les sans-culottes de l'air, Général Martial VALIN, & François SOMMER)

CITATIONS

CITATION A L'ORDRE

DE LA DIVISION AERIENNE

Le Lieutenant PONT Lucien, du Groupe "LORRAINE"

"Brillant officier observateur qui a pris part à la campagne de France en 1940 et a été cité. Volontaire pour venir reprendre la lutte en Grande-Bretagne, a été affecté au Groupe "LORRAINE" où il s'est de suite distingué. Ardent au combat, insouciant du danger a fait preuve en toutes circonstances d'une grande compétence et d'une rare conscience professionnelle. A effectué 15 opérations de bombardement de nuit et 5 missions de harcèlement de nuit des communications et de concentrations de troupes ennemies pénétrant profondément en territoire occupé en particulier en juillet 1944. Ses qualités lui ont permis de devenir rapidement un navigateur chef de formation et d'obtenir d'emblé d'excellents résultats."

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Le Sergent CAILLOT Jacques, du Groupe "LORRAINE"

"Excellent Sous-Officier mitrailleur ayant montré en plusieurs occasions beaucoup de sang-froid et de courage. Toujours volontaire, s'est tout spécialement distingué, alors que son avion endommagé par la D.C.A. ennemie dut faire un atterrissage en campagne. A déjà accompli de nombreuses missions sur le front de l'Ouest et a déjà été cité pour sa brillante conduite."

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59445523

 

 

Hartford Bridge juillet 1944.

Equipage du "A" VILLE de CAEN.

Adjt/Chef CUNIBIL, Adjt/Chef ROUSSEL, Adjt/Chef SCHALL, Sgt/Chef BAUDEN René.

(collection: Odile ROZOY KUNZ)

Témoignage de Monsieur René BAUDEN du 19 mars 2004:

http://lythosav.edres74.ac-grenoble.fr/cnrd2004/lestemoi/bauden/tembau.htm

Citation

Cette citation entraîne l'attribution de la Croix de Guerre avec Etoile d'Argent

Cité à l'Ordre de la Division Aérienne

Le Sergent-Chef BAUDEN René, du Groupe "Lorraine"

"Déjà de nombreuses fois cité, s'est encore distingué par son courage et son sang-froid lorsque, le pilote et l'observateur de son équipage ayant été blessés par la D.C.A. ennemie lourds, il s'employa activement à assurer la sécurité de l'équipage."

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L'équipage du"C" pour Charlie" VILLE de CHERBOURG.

Mitrailleur: Aspirant: HENCELIN Michel, Radio: Adjudant: SOULAT, Pilote: Lieutenant ALLEGRET Emile, Observateur: Sous-Lieutenant: SOMMER François.

(source: Les sans-culottes de l'air, Général Martial VALIN & François SOMMER)

CITATIONS

Le Sous-Lieutenant ALLEGRET Emile, du Groupe "LORRAINE":

"Pilote de grande classe, combattant ardent et courageux, excellent animateur et entraîneur d'hommes. Pilote d'essai comptant plus de 4000 heures de vol, le Sous-Lieutenant ALLEGRET a lutté en France dans des organisations de résistance jusqu'au jour, où obligé de quitter son pays, il a rejoint les Forces Françaises après un voyage pénible. A demandé à être affecté au Groupe "LORRAINE" où il a accompli de nombreuse missions de vol de guerre. S'est particulièrement distingué le jour où, étant ailier du Commandant du Groupe, il a fait 4 attaques successives en rase-motte sur le même objectif, malgré une violente réaction de D.C.A. S'est révélé un leader de classe, courageux et habile, sachant mener à bien ses attaques malgré une D.C.A. extrêmement intense."

------------------------------------------

Le Lieutenant ALLEGRET Emile, du Groupe "LORRAINE"

"Officier pilote de classe exceptionnelle, alliant à ses qualités de courage et de sang-froid un allant et un courage dignes des plus beaux éloges. S'est toujours montré un brillant commandant de formation de 6, 12, ou 24 avions et s'est signalé tout particulièrement en accomplissant des bombardements très réussis malgré une réaction très vive de la D.C.A. ennemie, en avril, mai et juin 1944. A effectué de plus 4 missions de nuit de bombardement et mitraillage de convois ennemis et 1 mission d'émission de fumée en juin 1944 lors du débarquement des troupes alliées en France. A brillamment commandé l'escadrille "Metz" entraînant tous les équipages par son exemple et son ardeur.A accompli 15 missions depuis sa dernière citation."

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Citation à l'Ordre de la Division Aérienne.

Le Sous-Lieutenant SOMMER François, du Groupe "LORRAINE":

"Observateur de grande valeur, courageux et plein d'allant, deux fois cité au cours de la campagne de France. A continué la lutte après l'Armistice et obligé de quitter son pays, a réussi à rejoindre l'Angleterre après un voyage périlleux. Engagé dans l'aviation, a accompli de nombreuses missions de bombardement de jour au Groupe "LORRAINE". S'est distingué pour un bombardement précis après avoir attaqué 4 fois son objectif en rase-motte sous le feu intense de la D.C.A."

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Citation à l'Ordre de la Division Aérienne.

L'Adjudant SOULAT Henri, du Groupe "LORRAINE":

"Excellent Sous-Officier Radio Mitrailleur possédant un très bel esprit de combattant, en même temps qu'une grande expérience. Malgré un grave accident survenu précédemment, a tenu à participer à de nombreuses missions de bombardement. A deux reprises, se trouvant dans l'avion leader, a contribué par sa maîtrise à la réussite du bombardement de jour.Déjà cité au cours de la campagne de Lybie."

Croix de Guerre avec étoile de Vermeil.

Citation à l'Ordre de l'Aviation de Bombardement.

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groupe_lorraine

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Un équipage de choc: le"L"

Radio-mitrailleur: Sous-Lieutenant LENEINDRE Albert, Pilote:  Sergent, MARTIN Georges, Observateur: Lieutenant MARCASSUS Bernard,  Mitrailleur: Sgt KRASKER Roger.

(source: ICARE N°174)

CITATIONS

CITATION A L'ORDRE

DE LA DIVISION AERIENNE

Le Lieutenant MARCASSUS Bernard du Groupe "LORRAINE"

"Excellent officier observateur qui a fait preuve en maintes circonstances d'un bel esprit combatif au cours des 15 missions qu'il vient d'effectuer depuis sa dernière citation. Sa valeur professionnelle et son courage lui ont permis d'être observateur de l'avion guide de formations et de se distinguer particulièrement lors des opérations de débarquement de juin 1944, opérations très importantes et rendues extrêmement difficiles par suite de la réaction violente de la défense côtière ennemie."

Le Lieutenant MARCASSUS Bernard, du Groupe "Lorraine"

"Officier observateur de valeur. S'est signalé dès son arrivée au Groupe "Lorraine" par son ardeur au combat et par son désir de parfaire ses connaissances. Au cours de 15 missions de bombardement de jour accomplies dans des conditions souvent très dures, a montré beaucoup de cran et d'allant ainsi que d'excellentes qualités professionnelles."

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Le Sergent KRASKER Roger, du Groupe "LORRAINE"

"Jeune sous-officier mitrailleur, aussi modeste que courageux. Excellent mitrailleur, toujours volontaire permettant à son équipage, par son sang-froid, de donner toute sa mesure. A accompli près de 15 missions de guerre en vol rasant, effectuées dans des conditions particulièrement difficiles."

Cette citation entraîne l'attribution de la Croix de Guerre avec Étoile d'Argent.

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Le Sergent MARTIN Georges, du Groupe "Lorraine"

"Sergent pilote très expérimenté malgré son jeune âge. A acquis une complète maîtrise de son rôle. A effectué à ce jour 15 missions de bombardement souvent dans des conditions difficiles et a démontré les meilleurs qualités de courage et d'habileté professionnelle.

Toujours volontaire quels que soient les risques, a rapidement conquis l'estime et l'admiration de tous par son audace."

Le Sous-Lieutenant LENEINDRE Albert, du Groupe "Lorraine"

"Officier radio-mitrailleur courageux et possédant une complète expérience de ses fonctions.

A accompli 15 missions de guerre au-dessus du territoire ennemi, dans des conditions rendues difficiles par le tir de la D.C.A. ennemie. A su, par son esprit de sacrifice et son dévouement sans limite, donner à tous l'exemple du devoir."

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Equipage du Lieutenant PERRIER, (HARTFORDBRIDGE 1944)

Observateur: Sous-Lieutenant:TROUPEL, Mitrailleur: Sgt/C PERRIER, Radio: Sergent: MAUGER, et NICOLAÏ.

(source: ICARE N°174)

CITATION

Cité à l'Ordre de la Division Aérienne

Le Sergent-Chef PERRIER Jean, du Groupe "Lorraine"

"Sous-officier mitrailleur courageux et modeste, a accompli 15 missions de guerre sur le front de l'Ouest, dont 4 missions de nuit comportant le harcèlement des troupes ennemies; s'est souvent heurté à de mauvaises conditions atmosphériques et à une très vive réaction de la défense ennemie.

A en toutes circonstances fait preuve de beaucoup de cran facilitant ainsi la tâche de son équipage et participant à la réussite des opérations par ses connaissances et ses qualités professionnelles."

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L'équipage tous de LORIENT:

Mitrailleur: Sergent-Chef BOUCHER Jean, Radio: Sergent-Chef MAHE, Pilote: Lieutenant Robert ROUSSILLAT, Navigateur: Lieutenant: Charles CHRISTIENNE.

Leur appareil s'appelle VILLE DE LORIENT.

(source: ICARE N°174)

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Devant le BOSTON de l'équipage du "T" BAYEUX,

ROUSSELOT-ANDLAUER,

de gauche à droite:

X Mécanicien, Radio-mitrailleur: Sergent François VEUILLET, SHAAL, Mécanicien, Pilote: Adjudant: KERBRAT Alain, Navigateur-observateur: Sergent: RIBEIRO André, Mitrailleur: BRABANT.

(source: ICARE N°174)

CITATIONS

CITATION A L'ORDRE

DE LA DIVISION AERIENNE

Le Sergent VEUILLET François du Groupe "LORRAINE"

"Radio-mitrailleur courageux et enthousiaste. Déjà cité. A montré beaucoup de sang-froid, de cran et de compétence dans l'accomplissement de 15 nouvelles missions de bombardement dont 13 de jour et 2 de nuit. En juin 1944 participait à une importante mission de protection des Forces Alliées d'invasion, au large des côtes normandes."

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Le Sergent RIBEIRO André, du Groupe "LORRAINE"

"Jeune observateur très travailleur et très consciencieux. Avec le même courage tranquille vient de participer à 17 nouvelles missions de bombardement dont 2 individuelles effectuées de nuit contre les voies de communication de l'ennemi sur le front de Normandie, et une mission de protection des débarquements alliés exécutée à basse altitude sur les côtes du Cotentin en 1944."

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Devant un BOSTON III.

De gauche à droite: l'équipage du "I"

Pilote: Adjudant: KERBRAT Alain, Observateur: Sous-Lieutenant: GOLDET Antoine, Radio-mitrailleur: Sgt CAILLET Joseph, et X.

(source; ICARE N° 174)

CITATIONS

L'Adjudant KERBRAT Alain, du Groupe "LORRAINE":

"Pilote habile et courageux, déjà cité à l'ordre de l'Armée Aérienne, vient de donner une nouvelle preuve de sa valeur en réussissant à ramener jusqu'en Angleterre son avion très sévèrement touché par la D.C.A. ennemie; au-dessus de l'objectif, un obus de gros calibre éclatant très près perça les réservoirs d'essence et endommagea les deux moteurs dont l'alimentation ne put être assurée que par la pompe de secours.L'adjudant KERBRAT atteignit ainsi la côte Anglaise où, à bout d'essence, il réussit un atterrissage de fortune, sauvant tout l'équipage."

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Le Sergent CAILLET Joseph, du Groupe "LORRAINE":

"Radio mitrailleur courageux et dévoué. A fait preuve d'un calme et d'une énergie tout à fait remarquables au cours des 15 missions de bombardement de jour auxquelles il a prit par sur le front de l'Ouest et particulièrement dans les circonstances difficiles suivantes: Au cours d'une mission en vol rasant, son avion fut touché par la D.C.A. légère et revint sans encombre à sa base. Au cours d'une mission en haute altitude, son avion fut touché par un obus de gros calibre qui creva les réservoirs d'essence et endommagea les deux moteurs."

Le Lieutenant GOLDET Antoine, du Groupe "Lorraine"

"Observateur de grande valeur ayant toujours montré beaucoup d'enthousiasme et d'allant dans l'accomplissement de ses missions.

A tenu à faire partie du personnel navigant malgré son âge qui aurait pu le faire dispenser de services aériens.

A effectué de nombreuses missions de bombardement sur le front de l'Ouest dont plusieurs en vol rasant accomplies dans des conditions particulièrement difficiles."

Citation à l'Ordre de l'Aviation de Bombardement.

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L'Équipage du "H"

Pilote: Sgt/C VANNIER Louis, Navigateur: Claude TROUPEL, Mitrailleur: Sgt THOMAS, Mitrailleur: Sgt THIAUMOND.

BOSTON IV BZ446/H

(ECPA)

Citation

Le Sergent-Chef VANNIER Louis, du Groupe "Lorraine"

" Excellent pilote très adroit, ayant dès son arrivée au Groupe "Lorraine" 1/20 fait preuve d'énergie et d'allant, ce qui lui a permis d'occuper une place importante dans les formations. Récemment arrivé au Groupe, a effectué déjà 15 missions de guerre, dont plusieurs rendues difficiles par le tir de D.C.A. ennemie; en particulier en mai 1944, où il a fortement contribué à la réussite d'opérations profondes en territoire ennemi."

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L'Équipage du "E" "REIMS"

Joseph STREICHER, Gérard LARTIGAU, André FLAMENT, Jean BANQUET.

(ECPA)

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Équipage du "N" BOSTON III

De gauche à droite:

Observateur: Lieutenant: Romain GARY, Officier-médecin: Lieutenant BERCAULT Bernard, Radio-mitrailleur: Sergent-Chef: BAUDEN René.

CITATIONS

CITATION A L'ORDRE

DE LA DIVISION AERIENNE

Le Lieutenant BERCAULT Bernard, du Groupe "Lorraine"

"Officier médecin du Groupe "LORRAINE" depuis le retour de celui-ci en Grande-Bretagne s'est de suite révélé un précieux auxiliaire du Commandement grâce à sa compétence professionnelle et sa parfaite connaissance du personnel. Désireux de payer de sa personne, a volontairement participé à 10 missions de guerre en qualité de mitrailleur. Complète toujours avec bonheur l'équipage avec lequel il vole."

Le Lieutenant GARY Romain, du Groupe "Lorraine"

"Excellent observateur, officier plein d'allant et de courage a, en toutes circonstances, vaillamment tenu sa place de navigateur-bombardier.

Compte des missions de surveillance côtière et d'escorte de convois en Méditerranée au cours desquelles son équipage attaqua un sous-marin ennemi et plusieurs missions de bombardement de jour sur le front de l'ouest. Alors qu'il conduisait une formation de six avions, blessé par la D.C.A. d'un éclat d'obus dans l'abdomen et sachant son pilote également blessé, a néanmoins effectué le bombardement et ramené la formation jusqu'à la sortie du territoire ennemi en suivant un itinéraire judicieux."

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Équipage: de gauche à droite:

Cette photo représente l'équipage avant le départ en mission, le 24/01/1943, bombardement des installations de V1 dans le Bois de Coquerel.

Radio-mitrailleur: Sous-Lieutenant: SINIBALDI, Observateur: Lieutenant: PATUREAU, Pilote: Lieutenant-Colonel: Henri de RANCOURT, mitrailleur: Colonel: POULIQUEN.

CITATIONS

La croix de la Libération est décernée au Lieutenant-Colonel DE RANCOURT DE MIMERANT Henri, pour le motif suivant:

"Ayant rejoint l'Angleterre dès novembre 1940, a organisé et commandé la première école de pilotage en Angleterre. Affecté à un groupe de Bombardement léger de la R.A.F. , il le quitte pour prendre le Commandement du Groupe "LORRAINE" premier groupe de bombardement léger Français en Grande-Bretagne. A su insuffler aux équipages sous ses ordres, comme aux jeunes pilotes qu'il a formés, tout l'enthousiasme et la foi dont il était lui-même animé. A effectué vingt-deux sorties offensives, dont sept en vol rasant. Cité deux fois à l'ordre de l'Armée."

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CITATION A L'ORDRE

DE LA DIVISION AERIENNE

Le Lieutenant-Colonel de RANCOURT, Commandant le Groupe "LORRAINE"

"Magnifique Commandant d'Unité d'une bravoure et d'une conscience professionnelle au-dessus de tout éloge. Payant de sa personne, a fait de son groupe une unité d'élite qui maintenant très haut parmi nos alliés le prestige de l'Aviation Française. S'est tout particulièrement distingué au cours d'une mission de bombardement en vol rasant effectué dans la région parisienne."

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Le Lieutenant PATUREAU Joseph du Groupe "LORRAINE"

"Depuis sa dernière citation, le Lieutenant PATUREAU a accompli 15 missions comme navigateur Chef de formation. En avril il mène une attaque contre une aire de départ de "flying-bombs" et l'atteint en dépit d'un tir de D.C.A. très intense. En avril il met hors d'usage une autre installation du même type. En mai il réussit sur la gare de triage de Cambrai un bombardement efficace et précis. En mai il participe avec une formation de 12 avions à une attaque sur le hangar à locomotive de la gare de Valenciennes. En mai il atteint une nouvelle installation de "flying-bombs". En mai il atteint son objectif malgré une violente opposition de la D.C.A. ennemie. N'a cessé de montrer les meilleures qualités de l'aviateur Français, courage, volonté, intelligence, et une haute conscience professionnelle."

Le Lieutenant PATUREAU Joseph:

"Déjà cité pendant la campagne de Lybie, a pris depuis une part active à des opérations de surveillance à longue distance en Méditerranée.

Après le retour du Groupe "LORRAINE" en Grande-Bretagne, a participé à de nombreuses missions de bombardement de jour sur des objectifs situés en territoire occupé par l'ennemi, et en particulier, à quatre opérations en vol rasant.

Officier observateur d'une valeur exceptionnelle, a conduit en deux occasions avec une grande sûreté, sur des objectifs difficiles, une formation de douze avions du Groupe réalisant deux bombardements très efficace."

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Le Sous-Lieutenant SINIBALDI Paul, du Groupe "LORRAINE"

"Officier Radio-mitrailleur de valeur. Malgré son âge, a tenu à faire partie d'une unité combattante. A su, par son dynamisme et ses sérieuses qualités, s'imposer comme Radio-mitrailleur leader du Groupe. A pris part, à ce poste de confiance, à la majorité des missions effectuées par le Groupe "LORRAINE" depuis le début des opérations de celui-ci en Grande-Bretagne, accomplissant 11 missions, dont 6 en vol rasant sur des objectifs particulièrement importants."

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Équipage du "E"

Retour de mission.Au poste de pilotage: Bernard CITROËN, puis de gauche à droite: X, JEFFREDO, BRODIER, PRIOR, X, et STADIEU devant un BOSTON IV.

(source: ICARE N° 176)

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Équipage du "P"

Jacques DUCHOSSOY premier en partant de la droite

(collection: André DUCHOSSOY)

CITATION A L'ORDRE

DE L'AVIATION

DE BOMBARDEMENT

Le Sergent DUCHOSSOY Jacques, du Groupe "LORRAINE"

"Exemple pour tous par son calme et son courage. Toujours volontaire pour toutes les missions, a accompli depuis sa dernière citation de nombreuses missions de bombardement de jour dont plusieurs à très basse altitude, au cours desquelles il a mitraillé des objectifs militaire et des postes de mitrailleuses qui prirent son avion à partie".

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CITATION A L'ORDRE

DE LA DIVISION AERIENNE

"Jeune mitrailleur plein d'ardeur et de sang froid. Son avion ayant reçu un coup direct au cours d'une mission à basse altitude en Août, et lui-même ayant été légèrement blessé à la face par des éclats d'obus, a tenu le lendemain même à participer à une autre mission donnant ainsi un bel exemple de cran et le plus profond mépris du danger."

Cette citation entraîne l'attribution de la Croix de Guerre avec Étoile d'Argent.

Une demande a été faite à M. le Général, Chef d'Etat-Major Général de l'Armée de l'Air, à Alger, pour transformer cette citation en citation à l'ordre de l'Aviation de Bombardement.

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En Angleterre de gauche à droite:

Équipage du VILLE de CHERBOURG

BUDES, MILLET, Radio: Adjudant SOULAT, MORISSEAU.

(source: ICARE N° 167)

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De gauche à droite:

Équipage du "J"

Lieutenant SAUBERLI, Capitaine de STADIEU, Mitrailleur: Sergent-Chef MARA Natapu, Sergent RIBERT.

(source: ICARE N°167)

CITATION

Le Sergent MARA, Natapu, du Groupe "LORRAINE"

"Jeune mitrailleur, plein d'allant et courageux ayant montré de belles qualités de courage et d'adresse. Son avion ayant été forcé d'amérir à la suite d'une panne mécanique, a dégagé son pilote de l'avion qui coulait et lui a certainement sauvé la vie. A accompli à ce jour de nombreuses missions de bombardement de jour, au cours desquelles il s'est révélé un élément de choix dans son équipage."

Citation à l'Ordre de l'Aviation de Bombardement.

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Équipage du "T" "SAINT-DIE"

L'équipage de Georges GOLAY sur B 25 MITCHELL à GILZE-RIJEN en 1945.

De gauche à droite:

Navigateur: Lieutenant POUGNET, Mitrailleur: Sergent CHARBONET, Radio: Adjudant-Chef SOLER, Mécanicien: Sergent CAPEYRON, Pilote: Sous-Lieutenant GOLAY, Pilote.

(source: ICARE N° 167)

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Équipage du "T" "SAINT-DIE"

pilote GOLAY.

(collection: Odile ROZOY KUNZ)

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Équipage du "A"

Un équipage insolite au "LORRAINE"

Un Malgache, un ancien, un gosse, et un mutilé.

de gauche à droite:

Radio-mitrailleur: Sergent Antoine BELLE, Pilote: Capitaine Claude TEYSSIER, Sous-Lieutenant NATIVEL, Mitrailleur: Sergent-Chef Henri BERNARD.

(source: ICARE N° 174)

CITATIONS

CITATION A L'ORDRE

DE LA DIVISION AERIENNE

Le Capitaine TEYSSIER, Claude, du Groupe "LORRAINE"

"Magnifique officier pilote qui en dépit de tout a voulu tenir sa place dans une formation combattante et l'a tenu brillamment. A accompli au Groupe "LORRAINE", 30 missions de bombardement de jour et 4 missions de harcèlement de nuit des concentrations et des réactions de la défense ennemie. A toujours obtenu d'excellents résultats et a conduit avec succès des formations de 6 et 12 avions. Ses belles qualités de coeur et d'esprit lui ont attiré l'admiration et la sympathie de tous."

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Le Sergent BELLE Antoine du Groupe "LORRAINE"

"Jeune sous-officier radio-mitrailleur calme et courageux toujours prêt à combattre. Compte 15 missions de guerre depuis sa dernière dont 4 missions de nuit au cours desquelles il a assuré avec beaucoup de réussite la protection et la surveillance de son avion, ce qui lui a permis la réussite complète des opérations dans lesquelles son équipage était engagé."

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Le Sergent-Chef BERNARD Henri, du Groupe "LORRAINE"

"Sous-officier mitrailleur calme et réfléchi qui vient d'effectuer 15 missions de guerre depuis sa dernière citation, dont 4 missions de nuit comportant le mitraillage des troupes ennemies au sol en dépit de conditions souvent très dures. A toujours fait preuve d'un magnifique courage et d'un calme permettant à son équipage de mener à nien les missions qui lui étaient confiées."

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Équipage du "A" "LORRAINE"

De gauche à droite:

X, GUIGONIS, X, VERGINE, FORTIN, Walter LEWINO, Cpt GAROT Jean.

(Source: ICARE N°174)

CITATION

 

Cité à l'Ordre de la Division Aérienne:

Le Capitaine GAROT Jean, du Groupe Lorraine

" Jeune officier de grande conscience professionnelle, ardent et courageux. Rallié au Général de Gaulle dès le premier jour, a demandé à servir dans dans l'aviation pensant ainsi trouver plus d'occasions de se battre pour son pays.

Après un long entraînement, a vu enfin ses voeux se réaliser lors de son affectation au Groupe "Lorraine". A effectué à ce Groupe, de nombreuses missions de bombardement de jour dont certaines en vol rasant, et plusieurs missions de reconnaissance en mer au cours desquelles il a montré toutes ses qualités de cran et de courage.

Toujours soucieux de se perfectionner, a pu donner toute sa mesure alors que, leader d'une section de 6 avions, il a effectué un bombardement précis malgré de grosses difficultés dues au mauvais temps."

 

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http://www.lepoint.fr/culture/39-45-souvenirs-d-un-antiheros-du-groupe-lorraine--4-quand-un-gamin-de-17-ans-quitte-le-lot-pour-rallier-londres-20-07-2017-1847581_3.php

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 (collection: Roger Fourès)

Cazaux du 5/02/40 au 15/05/40.

Robert Ruf, Serge Butreau, Roger Fourès, Henry Cocogne.

Cocogne ne trouve pas la France.

http://www.lepoint.fr/culture/39-45-souvenir-d-un-anti-heros-2-cocogne-ne-trouve-pas-la-france-13-07-2014-1845747_3.php

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Équipage du "O" "VILLE de LORIENT"

De gauche à droite:

Mitrailleur: Sgt BOUCHER Jean, ROUSSILLAT, CHRISTIENNE, GRANSSAGNE.

(source: ICARE N° 174)

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Équipage du "O" Boston IV "VILLE de LORIENT"

de gauche à droite:

Mécanicien: BINESSE, -Mitrailleur: Sgt BOUCHER Jean, ROUSSILLAT, CHRISTIENNE, Mécanicien: GRANSSAGNE.

(collection: Odile ROZOY KUNZ)

CITATION

Le Sergent BOUCHER Jean, du Groupe "Lorraine"

" Jeune mitrailleur plein d'allant, de courage et de volonté.

Récemment affecté au Groupe "Lorraine" 1/20, a déjà participé à de nombreuses missions de bombardement la plupart à bord de l'avion leader et dans des conditions rendues extrêmement difficiles par la défense ennemie. En particulier, en juin lors d'un bombardement d'objectifs très importants il fut blessé gravement  à la tête par la D.C.A. ennemie et refusa toute aide de son équipage, leader de six avions, avant que la mission ne soit entièrement effectuée et avant qu'il n'ait quitté le territoire ennemi, assurant ainsi la réussite complète de l'opération et la protection de ses ailiers.

Est pour tous un magnifique exemple de courage et d'abnégation."

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Devant un BOSTON III.

De gauche à droite:

WAINSTEIN, Sergent-Chef TUAL, Radio-mitrailleur.Mécanicien: Maurice BINESSE, GRANSSAGNE, MARCEL, Pilote: Lieutenant LANGER Arnaud (dit le fils, information communiquée par Jean-François LANGER le neveu du Lieutenant LANGER), X.

(source: ICARE N° 174)

 

BINESSE-40

Récit de l'Adjudant/Chef Maurice BINESSE

à voir sur le lien suivant:

http://www.absa3945.com/Avions%20divers/Aviateurs%20Bretons/Biographies/Binesse/binesse_maurice.htm

CITATION

Citation à l'Ordre de la Division Aérienne:

Le Sous-Lieutenant LANGER Arnault, du Groupe "Lorraine"

"Jeune officier dont les brillantes qualités de pilote et de bombardier s'affirment chaque jour. S'est déjà distingué pendant la Campagne de Lybie au cours de laquelle il a été cité pour sa brillante conduite. Plein d'allant, enthousiaste, toujours volontaire vient à nouveau de se signaler en accomplissant de nombreuses missions de bombardement de jour dont plusieurs en vol rasant, où il conduisit une formation."

Le Lieutenant LANGER Marcel, du Groupe "Lorraine"

" Officier de grande valeur; pilote confirmé. Après avoir participé aux campagnes d'Abyssinie et de Lybie, au cours desquelles il accomplit plus de 50 missions de bombardement, vient de donner une nouvelle preuve de ses brillantes qualités de chef.

Commandant la 2ème escadrille, a prit part depuis le début des opérations du Groupe Lorraine en Grande-Bretagne à 12 missions, dont 5 en vol rasant sur des objectifs particulièrement importants, accomplies dans des circonstances difficiles."

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roger_gratte

(collection: Derren GRATTE)

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De gauche à droite:

Pilote: Yves GUEGUEN, Le BIHAN, Radio-mitrailleur: GRATTE Roger, MALAFOSSE.

(source: ICARE N°171)

CITATIONS

CITATION A L'ORDRE

DE LA DIVISION AERIENNE

Le Lieutenant GUEGUEN Yves, du Groupe "LORRAINE"

"Jeune officier pilote de grande classe récemment arrivé au Groupe "LORRAINE" s'est immédiatement fait remarquer par son magnifique allant et sa grande ardeur au combat, est un exemple pour tous. A déjà effectué 15 missions de guerre dont 3 missions de nuit au cours desquelles il s'est brillamment révélé, ce qui a permis à ses chefs de lui confier une place très importante dans les formations de combat."

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(collection: Derren GRATTE)

Le Sergent GRATTE Roger, du Groupe "LORRAINE"

"Sous-officier radio-mitrailleur récemment arrivé au Groupe "LORRAINE" ayant manifesté de suite un grand désir de combattre. Vient d'accomplir 15 missions de guerre dont 3 missions de nuit, comportant l'attaque et le harcèlement des troupes ennemie. S'est particulièrement distingué au cours de ces opérations rendues extrêmement délicates par suite de la réaction violente de la défense ennemie. Par son cran et son esprit de décision a permis à son équipage de réussir pleinement les missions assignées."

Wellington_june_1945

10 A.G.S à Barrow in Furness.

Le Sergent Roger GRATTE (A.G mitrailleur) en formation sur Wellington en juin 1945 troisième en partant de la droite, le Pilote de l'avion sur la photo soit le F/Lt GENNOT ou le Sgt POWER.

(collection: Derren GRATTE)

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(collection: Derren GRATTE)

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img181

 

De gauche à droite en mai 1944:

CUNIBIL, Le MOAL, SCHALL,Lieutenant ROUSSELOT, Pilote. Lieutenant ANDLAUER, Observateur. Sergent CARETTE-BOUVET, Mécanicien-avion. Sergent GODIN, Mitrailleur.

(source: ICARE N°171)

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Equipage du "J"

HARTFORDBRIDGE.

De gauche à droite:

LOUSTEAU, Navigateur-observateur: Sergent NEY Bernard, MORISSEAU, Pilote: Sergent d'OLIVIERA René, Mécanicien-avion: Sergent BERTHELOT.

(source: ICARE N° 171)

CITATIONS

Le Sergent D'OLIVEIRA René, du Goupe "LORRAINE"

"Pilote plein d'allant et courageux, récemment arrivé au Groupe, compte déjà 15 missions aériennes de bombardement à des places délicates dans la formation et y a montré les meilleures qualités d'adresse, de connaissance professionnelle et de courage. Est l'exemple même du combattant ardent qui donne la plus grande mesure de son dévouement pour la libération de son pays."

Le Sergent NEY Bernard, du Groupe "Lorraine":

"Excellent navigateur, très doué, animé d'un désir ardent de combattre pour la cause commune. A fait preuve dès son arrivée au Groupe "Lorraine" d'excellentes qualités guerrières et professionnelles. A exécuté plus de 15 missions de bombardement en contribuant pour une large part à leur réussite dans des conditions souvent extrêmement difficiles."

 

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Equipage d'Oliveira

 (collection: Jean-Jacques MONSUEZ)

source: ICARE N° 176.

De gauche à droite:

Pilote: René d'OLIVIERA, Mitrailleur: X (peut-être RENWICK) Navigateur: Sgt NEY Bernard, Radio-mitrailleur: BRUNETEAU Pierre.

CITATION

Le Sergent-Chef BRUNETEAU Pierre, du Groupe "LORRAINE"

"Excellent radio-mitrailleur, s'acquittant de sa tâche avec beaucoup de courage et de conscience. A effectué 15 missions de guerre depuis sa dernière citation, a participé aux opérations de débarquement en Normandie en accomplissant une mission délicate d'émission de fumée à proximité de la côte occupée par l'ennemie.

A permis à son équipage de donner toute sa mesure en assurant par une vigilance inlassable une complète sécurité de l'avion.

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img183

De gauche à droite:

MAULEON, Navigateur-observateur: Sergent NEY Bernard, Observateur: MOLLEUR, Sergent MEUNIER,Mécanicien-avion. SIGONEY.

(source: ICARE N°171)

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Devant un BOSTON III.

De gauche à droite:

BOUCHER, Sergent-Chef TUAL, Radio-mitrailleur. Sous-Lieutenant JEAN (EDMOND), Observateur. Capitaine GAROT, Pilote.

(source: ICARE N°176)

CITATIONS

CITATION A L'ORDRE

DE LA DIVISION AERIENNE

L'Adjudant TUAL Marcel du Groupe "LORRAINE"

"Excellent radio-mitrailleur, continue à déployer au combat les plus solides qualités. Vient de prendre part à 15 nouvelles missions de Bombardement effectuées sur les voies de communication et les défenses ennemies du front de l'Ouest. A été de nombreuses fois directeur de tir d'une formation de six avions. Son sens de l'air, son coup d'oeil, son sang-froid joints à une parfaite coopération avec son pilote ont permis plusieurs fois d'éviter judicieusement et efficacement des barrages de D.C.A. extrêmement puissants en particulier en avril et mai 1944, contribuant ainsi au plein succès des attaques."

Le Sous-Lieutenant JEAN Edmond, du Groupe "Lorraine"

" Déjà cité trois fois au cours des campagnes d'Abyssinie et de Lybie pendant lesquelles il a effectué de nombreuses missions de bombardement de jour comme mitrailleur puis comme radio-mitrailleur. Affecté au Groupe "Lorraine" après avoir passé son brevet d'Observateur, y a accompli plusieurs missions de bombardement de jour dont certaines en vol rasant ainsi que des missions de reconnaissance en mer au cours desquelles il a confirmé toutes ses qualités d'audace et de courage. S'est révélé un observateur-bombardier de valeur en particulier lorsque, leader d'une section de 6 avions, il a bombardé avec précision son objectif malgré de grosses difficultés dues au mauvais temps.

Décoré de la Médaille Militaire et de la Distinguished Flying Medal.

Ces citations entraînent l'attribution de la Croix de Guerre avec Etoile d'Argent.

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Départ en mission depuis le terrain d'HARTFORTBRIDGE (SURREY).

De gauche à droite:

Radio: Sergent ZELLER, Mitrailleur: Sgt/C PERRIER Jean, Navigateur-bombardier: Sergent-Chef COCOGNE, Pilote: Sergent MARCHAL.

(source: ICARE N° 176)

CITATION

Le Sergent-Chef PERRIER Jean, du Groupe "LORRAINE"

"Sous-officier mitrailleur courageux et modeste, a accompli 15 missions de guerre sur le front de l'Ouest, dont 4 missions de nuit comportant le harcèlement des troupes ennemies; s'est souvent heurté à de mauvaises conditions atmosphériques et à une très vive réaction de la défense ennemie. A en toutes circonstances fait preuve de beaucoup de cran facilitant à la réussite des opérations par ses connaissances et ses qualités professionnelles."

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img186

De gauche à droite:

Pierre LOUIS-DREYFUS, Radio-mitrailleur: Aspt MARCHAL (TOUSSAINT), Pilote: S/Lt NAVARRE (Bertrand du POUGNET), Observateur:  Lieutenant FLAMMAND Lucien.

(source: ICARE N°176)

Décès de Louis Dreyfus, compagnon de la Libération.

Pierre Louis DREYFUS, armateur et banquier, grand résistant et Compagnon de la Libération, est décédé, samedi, à Neuilly-sur-Seine, à l'âge de 102 ans, a indiqué, la chancellerie de l'Ordre de la Libération. Fils d'armateur, Pierre Louis DREYFUS a été à l'origine du renouveau du groupe familial après la Seconde Guerre mondiale. Il a été PDG (1967-1975), puis vice-président de la Société Louis DREYFUS et Cie. En 1941, il avait coordonné les groupes de résistants dans le sud de la France, au sein du mouvement Front national. En juillet 1944, il avait rejoint le groupe Lorraine et effectué 81 missions de bombardement aérien sur le front de l'ouest, jusqu'en mai 1945, recevant quatre citations.

Lien vers le site de L'Ordre des compagnons de la Libération.

http://www.ordredelaliberation.fr/fr_compagnon/616.html

CITATIONS

CITATION A L'ORDRE

DE LA DIVISION AERIENNE

L'Aspirant MARCHAL Robert du Groupe "LORRAINE"

"Officier radio-mitrailleur de grande bravoure, ayant depuis quatre ans mis toute son énergie à combattre pour la libération de son pays. Après s'être échappé d'Allemagne s'est engagé dans l'Armée de l'Air et a participé au Groupe "LORRAINE" à 15 missions aériennes de bombardement dont plusieurs dans des conditions rendues difficiles par le tir de la D.C.A. ennemie."

Le Sous-Lieutenant NAVARRE François, du Groupe "Lorraine"

"Après avoir pris une part active à la Résistance en France, le Sous-Lieutenant Navarre s'est évadé et a rejoint les Forces Françaises Libres.

Engagé comme pilote au Groupe "Lorraine" s'est révélé un combattant ardent et courageux, très bon pilote toujours volontaire pour toutes les missions.

A effectué 15 missions de bombardement de jour dont plusieurs sous le feu intense de la D.C.A. ennemie. S'est particulièrement distingué en mai et juin 1944, en participant pour une large part à la réussite d'opérations importantes."

Le Lieutenant FLAMMAND Lucien, du Groupe "Lorraine"

"Officier observateur ayant combattu en 1939-40 lors de la campagne de France: deux fois cité.

A l'armistice a refusé de rejoindre sa région d'Alsace sous le régime nazi, a pu s'échappé dans de pénibles conditions pour combattre dans les Forces Françaises de la Libération.

A effectué comme Observateur au Groupe "Lorraine" de nombreuses missions de bombardement dont plusieurs sous le feu très concentré de la D.C.A. ennemie, notamment en mai et juin 1944.

Le Lieutenant Flammand a toujours su mener à bien ses missions par son courage et son grand sang-froid."

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Devant le BOSTON IV.

De gauche à droite:

Navigateur-observateur: Sgt RIBIERO André, Pilote: Sgt/C VANNIER Louis, GUILLOUX, KOLL.

(Source: ICARE N°176)

CITATION

Le Sergent RIBIERO André, du Goupe "LORRAINE"

" Jeune observateur très travailleur et très consciencieux. Avec le même courage tranquille vient de participer à 17 nouvelles missions de bombardement dont 2 individuelles effectuées de nuit contre les voies de communication de l'ennemi sur le front de Normandie, et une mission de protection des débarquements alliés exécutée à basse altitude sur les côtes du Cotentin en 1944."

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Un équipage de choc:

De gauche à droite:

Radio-mitrailleur: Sgt/C QUESNEL Emile, BENARDON, PRIOR, Pilote: Sgt/C VANNIER Louis.

(source: ICARE N°176)

CITATION

Cité à l'Ordre de la Division Aérienne

Le Sergent-Chef QUESNEL Emile, du Groupe "Lorraine"

"Très bon radio-mitrailleur, courageux et remplissant son rôle avec compétence et énergie.

A fait preuve de grandes qualités morales et professionnelles au cours de nombreuses opérations de bombardement au-dessus du territoire ennemi rendues extrêmement difficiles par la D.C.A. en particulier en mai 1944."

Le Sergent-Chef QUESNEL Emile, du Groupe "Lorraine"

"Sous-officier radio-mitrailleur qui vient d'accomplir avec courage et entrain, depuis sa dernière citation 15 missions de guerre dont deux missions de nuit sur des concentrations ennemies importantes. A toujours fait preuve au milieu de la réaction des défenses ennemies, d'un grand calme et d'un grand sang-froid, permettant ainsi à son équipage une grande liberté de manoeuvre et d'accomplir ses missions avec succès."

 

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De gauche à droite:

Radio-mitrailleur: Sgt DORIN Henri, Mitrailleur: Sgt/C VIVEN Firmin, Navigateur-observateur: Lt LAMBERMONT Paul, Pilote: S/Lt CLEMENT Jean.

(source: ICARE N°176)

CITATIONS

Cités à l'Ordre de la Division Aérienne.

Le Sous-Lieutenant CLEMENT Jean, du Groupe "Lorraine"

"Jeune officier breveté observateur en France. A rejoint les Forces Françaises Libres dès 1941. Après avoir fait son entraînement de pilote dans les écoles de la R.A.F., a effectué au Groupe "Lorraine" 1/20 15 missions de bombardement de jour sur des objectifs militaires très importants.

A toujours déployé beaucoup de ténacité et de courage dans l'accomplissement de son devoir."

Le Sergent DORIN Henri, du Groupe "Lorraine"

" Radio-mitrailleur calme et courageux. Depuis son affectation au Groupe "Lorraine" a effectué 15 missions de bombardement de jour, plusieurs fois en face d'un feu intense de D.C.A., montrant toujours un bel enthousiasme."

Le Sergent-Chef VIVEN Firmin, du Groupe "Lorraine"

"Jeune sous-officier mitrailleur, courageux et plein d'entrain; breveté mécanicien en France, a tenu dès son arrivée en Angleterre à faire partie du personnel navigant.

En avril 1944, au retour de sa 8ème mission de bombardement, a été très grièvement blessé dans un accident survenu à l'atterrissage. Malgré une souffrance physique et morale très grande a toujours conservé un très haut moral."

Le Lieutenant LAMBERMONT Paul, du Groupe "Lorraine"

"Jeune officier tenace et courageux. A toujours conservé une magnifique foi dans la cause alliée la servant avec une opiniâtreté et un dévouement incomparables.

Vient d'accomplir comme Observateur au Groupe "Lorraine" 15 missions de bombardement de jour sur des objectifs importants du front de l'Ouest essuyant souvent un feu nourri de la D.C.A. ennemie."

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Equipage à NANCY, le 19 août 1945.

"V" "FORT DE VAUX"

De gauche à droite:

Sergent-Chef GRANDSSAGNE, Sergent MOGE, Lieutenant ROUSSELOT, Adjudant LARRERE.

(source: ICARE N°176)

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L'équipage du "R" "NANCY"

Premier en partant de la gauche

Cpt François ROZOY, Sgt ARDOUIN.??, ??, Sgt/C de SAVY.

(collection: Odile ROZOY KUNZ)

CITATIONS

CITATION A L'ORDRE

DE LA DIVISION AERIENNE

L'Adjudant de SAVY Fred, du Groupe "LORRAINE"

"Sous-officier mitrailleur ayant fait preuve à maintes reprises de courage et d'endurance. A participé à de nombreuses missions de bombardement sur le front de l'Ouest, dont plusieurs en vol rasant effectuées dans des conditions particulièrement difficiles."

Cette citation entraîne l'attribution de la Croix de Guerre avec Étoile d'Argent.

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Par décret du 19 novembre 1945, portant concession de la médaille militaire

Est cité à l'ordre de l'armée avec attribution de la Croix de Guerre

 Sergent-Chef ARDOUIN Henri, groupe de bombardement 1/20 "LORRAINE"

"très jeune mitrailleur plein d'allant et d'enthousiasme, toujours en éveil et très sportif à bord, a montré d'excellentes qualités de mitrailleur au cours de 9 missions de bombardement qu'il vient d'effectuer sur le front de l'Ouest le 14 janvier 1944, gravement blessé à l'épaule, a fait preuve d'une magnifique endurance."

Cette citation annule et remplace celle accordée à l'ordre de l'armée aérienne par ordre N° 104 "O" du 31 mars 1944.

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Henri ARDOUIN s'est engagé dans les FAFL à Rayack en août 1941 avec le grade de caporal-chef. En angleterre (octobre 43 - juillet 44) puis à Vitry (jusqu'à la fin de la guerre) a toujours fait partie sans discontinuité de l'équipage du capitaine ROZOY.

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(collection: Odile ROZOY KUNZ)

CITATIONS

- Le Général de Brigade Aérienne M.VALIN, Chef d'Etat-Major Général Adjoint de l'Armée de l'Air, commandant les Forces Aériennes Françaises en Grande-Bretagne, cite.

A L'ORDRE DE LA DIVISION AERIENNE

Le Sergent MAINERY Robert, du Groupe "Lorraine" pour le motif suivant:

"Jeune Sous-Officier Observateur courageux et calme. Au cours de sa neuvième mission de bombardement de jour, a fait preuve des plus belles qualités de sang-froid et d'énergie dans les conditions particulièrement difficiles suivantes: le 14 janvier 1944, son avion ayant été gravement touché par un obus de D.C.A. de gros calibre et les 3 autres membres de l'équipage ayant été blessés, a pris une part importante dans l'admirable effort commun qui fut fourni par cet équipage d'élite pour ramener l'appareil jusqu'en Angleterre, assurant la navigation et permettant au pilote par ses renseignements précis, judicieux et calmes de réussir un atterrissage de fortune, malgré la vitre pare-balles, rendue complètement opaque par les éclats d'obus".

Cette citation comporte l'attribution de la Croix de Guerre avec Etoile d'Argent.

Londres, le 27 janvier 1944

Signé: "M. VALIN"

Une demande a été faite à Alger pour transformation de cette Citation à l'Ordre de l'Armée Aérienne.

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Le Général de Brigade Aérienne M.VALIN, Chef d'Etat-Major Général Adjoint de l'Armée de l'Air, commandant les Forces Aériennes Françaises en Grande-Bretagne, cite:

A L'ORDRE DE LA DIVISION AERIENNE

L'Adjudant FURST Roger, du Groupe "Lorraine" pour le motif suivant:

"Radio-Mitrailleur de grande valeur. A effectué en France 3 missions sur Potez 63, comme Mitrailleur mécanicien breveté. A été blessé à la jambe au cours de l'une de ces missions.  A rallié les Forces Françaises Libres en SYRIE en août 1941. Déjà cité pour sa belle conduite au cours de la Campagne de LYBIE où il a pris part à 50 missions de bombardement de jour comme radio-mitrailleur breveté.

Vient d'effectuer avec le Groupe "Lorraine" en Grande-Bretagne 9 missions de bombardement de jour sur le front de l'Ouest et s'est particulièrement distingué le 14 janvier 1944 dans les circonstances suivantes: à 2.500 Ms au dessus de l'objectif un obus de D.C.A. de gros calibre, blessa l'Adjudant FURST ainsi que le pilote et le mitrailleur, et endommagea sérieusement l'avion, coupant des commandes et provoquant une importante fuite d'huile. Néanmoins, l'Adjudant FURST, ignorant sa souffrance, continua d'assurer la surveillance et contribua grandement à permettre à l'avion isolé de retraverser la Manche et d'effectuer en Angleterre un atterrissage de fortune, sans grand dommage.

A une fois de plus montré ses qualités exceptionnelles de sang-froid, de dévouement et d'endurence."

Cette citation comporte l'attribution de la Croix de Guerre avec Etoile d'Argent.

Londres, le 27 janvier 1944

Signé: "M.VALIN"

Une demande a été faite à Alger pour transformation de cette Citation en Citation à l'Ordre de l'Armée Aérienne.

(collection: Odile ROZOY-KUNZ)

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L'accident du 14 janvier 1944 avait valu  la DFC au lieutenant ROZOY, car il avait réussi à ramener dans les pires conditions son avion jusque dans les marais au ras de la côte anglaise. Hormis l'observateur MAINERY, les trois autres membres de l'équipage ROZOY, pilote FURST radio- mitrailleur et ARDOUIN mitrailleur, avaient été grièvement blessés.

(collection: Odile ROZOY KUNZ)

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Citation: DFC Cérémonie de la DFC le 11 mars 1944.

De gauche à droite:

De RANCOURT, PATUREAU, ROZOY, ROUSSELOT.

(collection: Odile ROZOY KUNZ)

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CITATIONS

CITATION DFC

Lieutenant ROZOY

" Le Lieutenant ROZOY a effectué 58 missions contre l'ennemi. Le 14 janvier 1944, le Lieutenant ROZOY prit part, comme l'un des 18 avions à une attaque à une altitude moyenne des travaux de construction à Gorenflos.

Au voisinage de la forêt de Crécy la formation fut soumise au feu précis de la D.C.A lourde qui dispersa la "boîte" de tête et blessa le Lieutenant ROZOY et ses deux mitrailleurs. L'avion fut très endommagé: les deux moteurs touchés, les deux manettes à gaz et de mélange hors d'état, pression d'huile et de l'essence à zéro et une fuite d'huile au moteur gauche.

Néanmoins il arriva à reprendre quelque contrôle de son de son avion, et par une manoeuvre habile, retraversa la Manche à une vitesse de 150 milles à l'heure, perdant de l'altitude tout le long du chemin et finalement fit un atterrissage de fortune dans les marais de Penvensey.

Sans infliger de nouvelles blessures sérieuses à son équipage ou d'autre dommage sérieux à son avion.

La bravoure, l'habileté et le courage du Lieutenant ROZOY lui ont mérité l'attribution, par sa Majesté le Roi, de la Distinguished Flying Cross."

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Citation à l'ordre de l'Armée de l'Air

Ordre particulier du 17 mars 1942

Le Général De Gaulle, Président du Comité National, Chef des Français Libres, cite à l'Ordre de l'Armée de l'Air,

Le sous-Lieutenant ROZOY Marie, pour le motif suivant:

"Jeune Observateur de valeur, prend une part active à la campagne de LYBIE, a déjà effectué 10 missions de bombardement. Au cours de celles-ci, il a obtenu les 21, 23 novembre et le 1er décembre 1941, des résultats brillants. A eu, au cours de ces missions son avion atteint par le feu de l'ennemi."

Cette citation comporte l'attribution de la Croix de guerre avec palme.

Signé: Ch De Gaulle

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Décision du 8 septembre 1944.

Le Général De Gaulle, Président du Gouvernement Provisoire de la République Française, Chef des Armées, cite à l'ordre de l'Armée Aérienne:

Le Lieutenant ROZOY Marie, du Groupe "Lorraine" pour le motif suivant:

"Officier pilote courageux et tenace. Blessé par la D.C.A ennemie à sa neuvième mission sur le front de l'Ouest a recommencé les opérations un mois plus tard ayant encore deux éclats d'obus dans l'épaule. A depuis accompli quinze missions sur des objectifs très défendus. Le 15 février 1944, eut encore son avion touché par les canons de Cherbourg."

Cette citation comporte l'attribution de la Croix de Guerre avec Palme de Bronze.

signé: De Gaulle.

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Citation Armée Aérienne - par Décret du 30.12.44

ROZOY Marie Luc François, Capitaine avec citation.

"Officier pilote de valeur déjà cité pour sa brillante conduite pendant la campagne de LYBIE 41-42 au cours de laquelle il effectua 19 missions de bombardement de jour comme observateur. Le 14 janvier 1944, à sa 9è mission comme pilote sur le Front de l'Ouest un obus de D.C.A de gros calibre endommagea sévèrement son avion et le blessa de 2 éclats d'obus dans l'épaule. Le radio-mitrailleur et le mitrailleur furent également blessés. Grâce à son sang-froid et à son énergie, le Lt ROZOY parvint à ramener l'avion jusqu'en Angleterre et à le poser en campagne, sauvant la vie à tout son équipage."

Citation accompagnant la nomination au Grade de chevalier dans l'Ordre National de la Légion d'Honneur et de la médaille militaire.

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Ordre n°946 / Référence de 14 E. / M.G. FAF. GB 11 681 / F.A.F.L

Date 17 juillet 1945

Est cité à l'Ordre de l'Armée Aérienne:

Le Capitaine ROZOY François pour le motif suivant:

"Officier pilote extrêmement courageux et poussant la conscience professionnelle à l'extrême. Après un premier tour d'opérations difficiles, où il fut blessé, est revenu au Groupe où il a déjà participé à un grand nombre de missions.

Le 24.2.45, sur un objectif particulièrement défendu son avion fut gravement touché et lui-même blessé une deuxième fois gardant tout son sang-froid a rejoint la base et ramené son équipage indemne.

Possédant une grande expérience donnant un exemple des plus hautes qualités morales et guerrières est un combattant d'avion d'élite."

Cette citation comporte l'attribution de la Croix de Guerre avec Palme de Bronze

Signé: Le Capitaine Garot. j. Commandant le Groupe Lorraine.

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Ordre n°1201 / Référence de 14 / E / M.G.A.A.

Date: 27 septembre 1945

Est cité à l'Ordre de l'Armée Aérienne

Le Capitaine ROZOY Marie, Luc, François Lorraine 1/20 pour le motif suivant:

"Excellent pilote de guerre, faisant preuve du plus pur enthousiasme et doué d'un courage remarquable.

Vient d'exécuter une nouvelle série de missions sur l'Allemagne Occidentale où il a confirmé ses brillantes qualités en particulier les 20 - 22 mars 1945 où la défense ennemie fut particulièrement précise.

A la tête d'une formation le 24.4.45 a montré sa valeur de pilote et de chef. Totalise plus de 100 missions offensives. Deux fois blessé au cours d'opérations particulièrement difficiles, a gardé jusqu'à la victoire finale la même ardeur au combat.

Officier d'une haute bravoure, il s'est acquis au Groupe LORRAINE l'estime de ses chefs et l'admiration de ses camarades."

Cette citation comporte l'attirbution de la Croix de Guerre avec palme de Bronze.

Signé: De Gaulle

(collection: Odile ROZOY KUNZ)

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Francis_Smith_1_

(collection: Hervé SMITH)

Avis de recherche sur les noms des mécaniciens sur la photo.

Pilote: Jean THEUMA, Navigateur: Françis SMITH, Radio-mitrailleur: GUILLOUX, Mitrailleur: Jean MARS.

Mécanicien au sol ??

CITATION

Le 11 Février 1945

- Excellent Équipage dont les membres ont fourni, d'abord en école, puis au Groupe "LORRAINE" un travail assidu pour mettre leurs connaissance professionnelles et leurs efficience au niveau de leur qualités morales et de leur courage

- Ils ont ainsi mérité, au cours d'une récente série de missions de bombardement de jour, de se voir confier à deux reprises la conduite de patrouilles de 6 avions. Ils ont également plusieurs fois tenus des places importantes dans des patrouilles de 12 et 24 avions et dans tous les cas, se sont parfaitement acquittés de leur tâche.

- Ils se sont notamment distingués le 28/10 et le 4/11/1944 sur un objectif immédiatement en arrière du front d'Allemagne, par leur calme et audace, au milieu d'un feu exceptionnellement précis et nourri de l'artillerie ennemie.

Cette citation comporte l'attribution de la CROIX de Guerre avec Palme.

(collection: Hervé SMITH)

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img773

Equipage à West-Raynham "BOSTON III" "K-KING"

Navigateur: S/Lt COLCANAP, Pilote: Lt FORSANS Jean (Cdt d'avion), Radio-mitrailleur: Adjt/C JOHANNY Pierre, Mitrailleur-inférieur: BAPST, et deux mécaniciens au sol.

CITATION A L'ORDRE

DE LA DIVISION AERIENNE

Le Sous-Lieutenant COLCANAP Robert, du Groupe "LORRAINE"

"Observateur ardent et courageux à donner en exemple pour son allant et sa conscience professionnelle. A rejoint les Forces Françaises Libres du Général de Gaulle à l'âge de 17 ans, s'évadant de France occupée et s'est engagé dans une unité combattante dès qu'il eut atteint l'âge requis. A mérité l'estime et l'affection de ses chefs et de ses camarades pour son ardeur juvénile et ses grandes qualités de coeur et de courage. Au cours d'une mission en vol rasant particulièrement importante, son avion ayant été touché par la flak, lui-même étant blessé à l'oeil et à la jambe au moment de l'entrée en territoire ennemi, a néanmoins accompli entièrement sa mission. A trouvé la mort le 11 novembre 1943 au cours d'un vol d'entraînement dans des circonstances montrant une fois encore le plus bel esprit de sacrifice: son pilote essayant de poser son avion désemparé sur un terrain de football, accepta de risquer de se poser dans un endroit propice pour éviter de heurter des joueurs aperçus au dernier moment sur le terrain choisi."

Le Lieutenant FORSANS Jean, du Groupe "Lorraine"

"Officier pilote courageux et tenace qui rejoignit les Forces du Général de Gaulle dès le premier jour.

A effectué au Groupe "Lorraine" de nombreuses missions de bombardement de jour dont certaines en vol rasant.

Au cours d'une mission à très basse altitude, son avion ayant été durement touché par la D.C.A. en arrivant sur le territoire occupé par l'ennemi, à néanmoins continué sa mission et bombardé son objectif. A ramené son avion sur une base de secours et réussi un atterrissage très délicat, son indicateur de vitesse et tout son circuit hydraulique hors d'usage."

http://arcea-cesta.fr/dossiers/forsans.htm

L'Adjudant-Chef JOHANNY Pierre, du Groupe "Lorraine"

"Radio-mitrailleur expérimenté et d'une grande conscience professionnelle ayant montré les plus magnifiques qualités de courage et de sang-froid au cours de nombreuses missions de bombardement de jour dont certaines en vol rasant. Son avion étant durement touché par la D.C.A. et son mitrailleur blessé, a tenu son poste sans défaillance."

Ces citations entraînent l'attribution de la Croix de Guerre avec Étoile d'Argent.

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Equipage_Assor__Brujneel

Vitry-en-Artois mars 1945.

Douglas Boston DB7

ASSOR, Lt BRUYNEEL

(collection: Odile ROZOY KUNZ)

Lt BRUYNEEL - Engagé volontaire pour la durée de la guerre à KAIROUAN au titre des Forces Françaises aériennes libres le 4.6.43 - Affecté au Groupe de marche n° 1 à RAYACK le 8.7.43 - Muté au Groupe "PICARDIE" à DAMAS le 5.9.43 - Affecté aux Forces Aériennes Françaises Libres en Grande-Bretagne le 2.5.44 et arrivé à LONDRES le 3.5.44 - Affecté Advanced flying unit 236 HALF PENNY GREEN le 31.5.44 - Muté Opérational training unit n° 13 FINNEMERE le 27.6.44 - Affecté au squadron 342, Groupe 1/20 "LORRAINE" le 4.10.44.

CITATIONS

Lt BRUYNEEL

Citation à l'ordre de la DIVISION AERIENNE: Ordre n° 344 du 19 janvier 1945 du Colonel COUSTEY, commandant provisoirement les Forces Aériennes Françaises en Grande-Bretagne :

"Officier observateur de valeur"

"A tenu malgré son âge, à reprendre la lutte en Angleterre et vient d'effectuer une série d'opérations offensives sur le front de l'Ouest au-dessus d'objectifs très défendus. S'est particulièrement distingué le 05.11.1944, faisant preuve de courage et de sans froid en face d'une très violente réaction de la D.C.A. ennemie."

CETTE CITATION COMPORTE L'ATTRIBUTION DE LA CROIX DE GUERRE AVEC ETOILE D'ARGENT.

Signé: COUSTEY.

Citation à l'ordre du CORPS AERIEN:Ordre n° 24 du 2 mai 1945 du Général d'Armée Aérienne BOUSCAT, inspecteur général de l'Armée de l'Air, commandant des Forces aériennes engagées:

"Officier observateur consciencieux et expérimenté. Vient d'effectuer une série d'opérations offensives sur l'Allemagne où il s'est signalé par son sang-froid et son ardeur au combat.

"Rencontrant à maintes reprises une D.C.A. intense, a eu son avion de nombreuses fois touché, en particulier le 23 décembre 1944 et le 21 janvier 1945 où l'appareil très endommagé, il ne put rejoindre sa base."

CETTE CITATION COMPORTE L'ATTRIBUTION DE LA CROIX DE GUERRE AVEC ÉTOILE DE VERMEIL.

Signé : BOUSCAT.

Citation à l'ordre de l'AVIATION DE BOMBARDEMENT:Ordre n°34 du 17 juillet 1945 du Colonel COUSTEY, commandant les Forces aériennes françaises en Grande-Bretagne. 

"Officier observateur, alliant au plus beau courage les plus sérieuses qualités professionnelles. Déjà confirmé dans sa spécialité par de nombreuses années de pratique, a pu donner toute sa mesure dans une longue série d'opérations menées contre des objectifs particulièrement défendus de l'Allemagne occidentale. Apporte à la lutte une ardeur et une foi dans la victoire qui font l'admiration de tous. Pris maintes fois à partie par une D.C.A. intense et précise a continué ses attaques, montrant le plus parfait mépris du danger, en particulier le 20 mars 1945, alors que son avion atteint d'un coup direct était difficilement maintenu sous contrôle par son pilote. Est un bel exemple de conscience professionnelle et de bravoure souriante."

CETTE CITATION COMPORTE L'ATTRIBUTION DE LA CROIX DE GUERRE AVEC ETOILE DE VERMEIL.

Signé : COUSTEY.

Citation à l'ordre de l'ARMEE AERIENNE: Décision n°210 du 11 juin 1946 du Président du Gouvernement Provisoire de la République, Chef des Armées, sur proposition du Ministre des Armées.

"Officier observateur possédant les plus hautes qualités de courage et de sang-froid. A de tous temps été animé de la même ardeur de combat. Vient d'effectuer avec succès 15 missions offensives au dessus du territoire ennemi malgré l'opposition violente de la D.C.A. A eu notamment le 25.04.1945, au cours d'une mission de bombardement son appareil sérieusement touché par la Flack.

CETTE CITATION COMPORTE L'ATTRIBUTION DE LA CROIX DE GUERRE AVEC PALME.

(collection: Odile ROZOY KUNZ)

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Vitry-en-Artois hiver 44/45

Lt WILHELEM, Lt LIGNON.

(collection: Odile ROZOY KUNZ)

226mitchell

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Citations

Sont cités à L'Ordre de la Division Aérienne:

Le Capitaine GOYCHMAN Georges, du Groupe "Lorraine"

"Officier observateur d'une grande valeur, ayant toutes les qualités d'un chef et d'un leader.

Déjà cité pour sa belle conduite pendant la Campagne de Lybie avec le Groupe "Lorraine", vient d"effectuer en Grande-Bretagne, plusieurs missions de bombardement de jour sur territoires occupés par l'ennemi, dont certaines particulièrement difficiles en vol rasant.

A donné la mesure de son énergie, de son sang-froid et de sa maîtrise en contribuant à ramener sur un seul moteur, jusqu'en Grande-Bretagne, son avion durement touché par la D.C.A. ennemie au-dessus de l'objectif. A l'atterrissage cependant l'avion désemparé s'écrasa, causant la mort des deux mitrailleurs épargnant seulement le Capitaine Goychman et son pilote."

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19 juin 2009

PERSONNEL DU GROUPE "LORRAINE SQUADRON 342"

PERSONNEL DU GROUPE LORRAINE

EN DECEMBRE 1941

 

Lieutenant-Colonel PIJEAUD, Commandant le Groupe,précédé jusqu'au 17 décembre par le Commandant CORNIGLION-MOLINIER, Pilote-Observateur.

CAPITAINE

Brunschwig, Observateur - Goussault, Pilote/Observateur - Lager, Pilote/Observateur -  De Maismont, Observateur - Mendousse, Observateur - De Saint-Péreuse, Observateur -

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Roques, Pilote/Observateur,

Bermann, Médecin.

LIEUTENANT

Colonelbourgoin_pierre_louis

Bourgoin Pierre Louis Auguste, Officier de DCA -

Decret du 30 septembre 1944 portant nominations dans l'ordre national de la Légion d'honneur

BOURGOIN (Pierre-Louis), Lieutenant-colonel: officier de bravoure légendaire. Parti dès le début avec les forces françaises libres, a combattu au Levant et y a été blessé. Commandant une unité de parachutistes dans le Moyen-Orient, s'est acquitté brillamment en Libye de missions difficiles, a gagné la Tunisie où il a été grièvement blessé et amputé. Compagnon de l'ordre de la libération. Malgré un bras en moins, s'est fait parachuter en bretagne en juin 1944 pour rejoindre le 2e régiment de chasseurs parachutistes qu'il commandait, et circulant dans une zone infestée d'allemands, y a organisé d'importantes forces de l'intérieur qui jointes aux parachutistes sous ses ordres ont paralysé les mouvements ennemis, contribuant ainsi largement à la victoire de Normandie.

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(collection: Eric DERRIEN)

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(collection: Eric DERRIEN)

Pierre BOURGOIN, Philippe KIEFFER.

Héros des parachutistes S.A.S et Commandos F.F.L

Compagnons de la Libération

http://www.ordredelaliberation.fr/fr_compagnon/135.html

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Parachutistes S.A.S de la France Libre

1940 - 1945

Special Air Service 1st SAS - 3rd SAS - 4th SAS

Chasseur Parachutistes 1ère CCP - 2ème RCP - 37ème RCP

http://fflsas.org/index.php?option=com_fflsas_user&view=person_show&personid=196&lang=fr

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Vannes le 5 août 1944

(collection: Eric DERRIEN)

- Du Boisrouvray, Observateur - Beaucamp, Observateur.

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Charbonneaux, Pilote

(collection: Odile ROZOY KUNZ)

- Chazette, Observateur (chef des services administratifs) -

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Ezanno, Pilote/Observateur -

(collection: Odilr ROZOY KUNZ)

Golfier, Observateur - Goychman, Observateur - Marcel Langer, Pilote - De la Maisonneuve, Observateur - Guigonis,Observateur - Quesnel, Observateur -

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Roquère, Observateur

(collection: Odile ROZOY KUNZ)

 

2

Rozoy, Pilote/Observateur

(collection: Odile ROZOY KUNZ)

Lt

- Sandré, Pilote/Observateur -

(collection: Odile ROZOY KUNZ)

De Thuisy, Pilote/Observateur.

SOUS-LIEUTENANT

Antomarchi, Observateur - Barberon, Observateur - Bimont, Observateur - Constantin, Officier/administratif - Dessa, Officier/mécanicien - Forat, Observateur - Ibos, Observateur - Laxagueborde, Aumônier - De Meltcharsky, Observateur - Patureau, Observateur - Sassoon, Médecin.

ASPIRANT

Regnault, Officier de matériel.

ADJUDANT-CHEF

Cornez, Pilote.

ADJUDANT

Duprat, Mitrailleur/mécanicien - Grielen, Pilote - Jabin, Pilote - Johanny, Radio/mitrailleur - Morel, Radio/mitrailleur - Pernot, Radio/mitrailleur - Rat, Radio/mitrailleur.

SERGENT-CHEF

Archimbaud, Radio à terre - Arcam, Mécanicien/avion - Boy, Mécanicien/avion - Breton, Mitrailleur/secrétaire - Bost, Mécanicien/avion - Bourdarias, Radio/mitrailleur - Cliquet, Mécanicien/avion - Deldieu, Mitrailleur/armurier - Djabian, Photographe - Gatissou, Mécanicien/avion - Jean, Mécanicien/avion - Jean(Edmond), Radio/mitrailleur - Kocher, Radio/mitrailleur - Lagatut, Radio/mitrailleur - Larrère, Mécanicien/avion - Langer, Pilote - Maubourguet,Mécanicien/auto - Masquelier,Mitrailleur/secrétaire - Masson, Radio/mitrailleur - Mér, Mécanicien/avion - Mouchet, Mécanicien/avion - Morisson, Mécanicien/avion - De Neuvremont, Pilote - Perbost, Radio/mitrailleur - Pétain, Observateur - Prandi, Radio/mitrailleur - Redor, Pilote - Romanetti, Mécanicien/avion - Richaud, Pilote - Séguineau, Pilote - Tournier, Observateur - Vergerio, Mécanicien, Mécanicien,/avion - Zein, Service général.

SERGENT

Auvray, Mécanicien/avion - Barat, Radio/mitrailleur - Beauden, Radio-mitrailleur - Baudin, Mécanicien/avion - Bruneau, Radio/mitrailleur - Berthelot, Mécanicien/avion - Bouchareine, Mécanicien/avion - Boutissier, Pilote - Bracq, Mécanicien - Carette-Bouvette, Mécanicien/avion - Carrel, Mécanicien/avion - Cassan, Mécanicien/avion - Calorbe, Mécanicien/avion - Coppin, Mécanicien/avion - Dumont, Electricien - Dubrocca, Mécanicien/avion - Delcros, Radio/mitrailleur - Drouet, Mitrailleur/armurier - Fifre, Pilote - Furst, Radio/mitrailleur - Goirand, Mitrailleur/secrétaire - Gill, Mécanicien/avion - Gilbert, Radio/mitrailleur - De Guilheim-Pémillat, Radio/mitrailleur - Leloup, Mécanicien/avion - Guyard, Mécanicien/avion - Lagrange, Mécanicien - Lann, Radio/mitrailleur - Licou, Pilote - Le Thoeuf, Electricien - Léonard, Mécanicien/avion - Mazurel, Mécanicien/avion - Meunier, Mécanicien/avion - Monti, Mécanicien/avion - Noblet, Comptable - Pinson, Radio/mitrailleur - Philippe, Mécanicen/avion - Provencel, Mécanicien/avion - Priet, Radio/mitrailleur - Soulat, Radio-mitrailleur - Touvray (Roger), Mécanicien/armurier - Touvray (Pierre) Mécanicien/auto -  Vernier, Mécanicien/avion - Verdon, Mécanicien/avion.

CAPORAL-CHEF

Bouchard, Mécanicien/avion - Gabriel, Mécanicien/avion - Kech , Radio/mitrailleur - Khun, Mécanicien/avion - Kolb, Cuisinier - Lousteau, Mécanicien/avion - Mattio, Service/général - Mesmin, Conducteur - Morisseau, Mécanicien/avion - Paturon, Mécanicien/avion - Pelet, Mécanicien/auto - Stockli, Armurier - Souceon, Secrétaire.

CAPORAL

Chatrieux, Secrétaire - Deseau, Conducteur - Del Pino, Menuisier - Delautre, Service/général - Fouant, Electricien - Guillou, Mécanicien/avion - Girodeau, Photographe - Lefèvre, Secrétaire - Lemoual, Mécanicien/avion - Lombroso, Armurier - Lebras, Mécanicien/avion - Montiaud, Mécanicien/avion - Miller, Conducteur - Meister, Infirmier - Milton, Service/Général - Mounuier, Radio/mitrailleur - Pibouleau,Conducteur - Roquemore, Mécanicien/avion - Teauzi, Conducteur - Tourtellier, Electricien - Vasselin, Secrétaire - Weill, Photographe.

1er CLASSE

Guillin, Secrétaire - Morice, Mécanicien/avion - Pita, Infirmier - Zelic, Mécanicien/avion.

2e CLASSE

Armfield, Radio à terre - Balère, Mécanicien/avion - Bourret, Conducteur - Brun, Secrétaire - Carré, Mécanicien/avion - Colombel,Mécanicien/avion - Conforti, Mécanicien/avion - Cuffel, Secrétaire - Dubourguier, Armurier - Decremer, Menuisier - Dorin, Radio/mitrailleur - Fabre, Conducteur - Fitzenz, Mécanicien/avion - Goulin, Mécanicien-auto - Guilbert, Cuisinier - Henri, Conducteur - Kindler, Chaudronnier - Lemoine, Conducteur - Louis, Service/général - Leroy, Dessinateur - Luciani, Conducteur - Sarti, Radio à terre - Tardi, Mécanicien/avion - Trabaud, Mécanicien/avion - Thill, Mécanicien/auto.

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PERSONNEL DU GROUPE LORRAINE

EN MARS 1943

N° 1585/655/E.M.3.

Le général de brigade aérienne VALIN;

Commandant les F.A.F.L. à

British Mission to French National Comittee,

3 Cleveland Row, St James's S.W.

Objet: Formation du Groupe "LORRAINE".

J'ai l'honneur de vous transmettre la liste du personnel que j'ai choisi pour les différents commandants du Groupe "LORRAINE", et pour la composition des premiers équipages:

Commandant de Groupe: Commandant de RANCOURT

Commandant de Flights: Capitaine CHARBONNEAUX

Capitaine EZANNO

Adjudant: Je n'ai pas d'objection de principe à la nomination d'un adjudant britannique. Je serais particulièrement heureux si vous pouviez obtenir la nomination à ce poste, par ordre de préférence:

1) Flight-Lieutenant LAFONTAINE, ou,

2) Squadron-Leader SMITH.

Tous deux ont déja travaillé à ODIHAM avec le Commandant de RANCOURT qui n'a eu qu'à se féliciter de leur collaboration.

Gunnery Officer: Aspirant SINIBALDI

Observer Officer: Lieutenant VALTON

Ces deux officiers viennent d'être victimes d'un accident dans un Squadron de BOSTONS. Ils sont relativement âgés et me paraissent indiqués pour ce poste par suite de leur expérience dans la R.A.F. et de leur bonne connaissance de la langue anglaise.

Médecin: Lieutenant JAEGER

Officier mécanicien: Aspirant GATISSOU

Warrant Officer Servicing

Squadron: Adjudant-Chef CUNIBIL

Le personnel au sol sera affecté d'aprés les résultats des différents "Tests" et stages d'entraînement dans les écoles techniques.

Le personnel navigant a été constitué en équipage de la manière suivante:

Pilotes (Pil)   Observateurs (Ob)  Radio-mitrailleurs (R-m)

(Pil) Commandant de RANCOURT - (Ob) Lieutenant SCHAFFNER - (R-m) Adjudant PRANDI.

CITATION

Capitaine: SCHAFFNER Observateur

SCHAFFNER capitaine, du groupe de bombardement 1/20 "LORRAINE": observateur de grande valeur, remarquable par son allant et ses qualités professionnelles. Dés ses premières missions, s'est immédiatement signalé par son calme et son ardeur au combat. Aprés avoir exécuté avec succés plusieurs attaques difficiles contre des objectifs ennemis situés en territoire occupée, a été porté disparu au cours d'une mission en rase-mottes, le 2 septembre 1943. Fait prisonnier, a été libéré par l'avance alliée en Allemagne.

La croix de la Libération est décernée au Lieutenant-Colonel DE RANCOURT DE MIMERANT Henri. pour le motif suivant:

"Ayant rejoint l'Angleterre dès novembre 1940, a organisé et commandé la première école de pilotage en Angleterre. Affecté à un groupe de Bombardement léger de la R.A.F., il le quitte pour prendre le Commandement du Groupe "LORRAINE" premier groupe de bombardement léger Français en Grande-Bretagne. A su insuffler aux équipages sous ses ordres, comme aux jeunes pilotes qu'il a formés, tout l'enthousiasme et la foi dont il était lui-même animé. A effectué vingt-deux sorties offensives, dont sept en vol rasant. Cité deux fois à l'ordre de l'Armée."

image

Stèle en hommage au Général de Rancourt.

Cérémonie a voir sur le site suivant:

http://compagnonsliberationloiret.jimbo.com/henry-de-rancourt-cernoy-en-berry

N° 1 Flight   -   ESCADRILLE    NANCY

(Pil) Capitaine CHARBONNEAUX - (Ob) Lieutenant PATUREAU - (R-m) Sergent BARAT

(Pil) Sous-Lieutenant PINEAU - (R-m) Sergent-Chef DELFAU

(Pil) Aspirant LUCCHESI - (Ob) Sous-Lieutenant BARALIER - (R-m) Sergent MARULLI

(Pil) Sous-Lieutenant DUGOT - (Ob) Sergent DRES - (R-m) Sergent MARA

(Pil) Capitaine de MONTAL - (Ob) Adjudant CANICK - (R-m) Sergent-Chef CARTON

(Pil) Lieutenant LAMY - (Ob) Adjudant BALCAEN - (R-m) Sergent ROUSSARIE

(Pil) Lieutenant FORSANS - (Ob) Aspirant COLCANAP - (R-m) Adjudant JOHANNY

(Pil) Lieutenant de GRAMONT - (Ob) Adjudant-Chef LUCE - (R-m) Sergent KAINUKU

(Pil) Sergent-Chef BOUTITIE - (Ob) Capitaine BRUNSCHWIG - (R-m) Sergent-Chef VERGERIO

(Pil) Sergent-Chef KERBRAT - (Ob) Capitaine VEBER - (R-m) Sergent GILBERT

(Pil) Lieutenant de THUISY - (Ob) Sous-Lieutenant de KACEW - (R-m) Sergent PINSON

(Pil) Lieutenant LANGER - (Ob) Lieutenant ROQUERE (1) - (R-m) Sergent-Chef FURST

(Pil) Lieutenant FEUVRIER - (Ob) Lieutenant de la BRIERE - (R-m) Sergent MACHECOURT

(Pil) Lieutenant PETIT - (Ob) Lieutenant FORAT - (R-m) Sergent MONGART

N° 2   Flight  -  ESCADRILLE  METZ

(Pil) Capitaine EZANNO - (Ob) Capitaine NIEL (2) - (R-m) Sergent-Chef BAUDEN

 

LEONCE COHEN (2)

(collection: Mark BENNER)

Sgt Léonce COHEN

 

(Pil) Lieutenant Le BIVIC - (Ob) Sous-Lieutenant JACQUINOT - (R-m) Sergent Léonce COHEN

(Pil) Lieutenant GINS (3) - (Ob) Sergent NANOT - (R-m) Sergent D'HAINAUT

(Pil) Sous-Lieutenant DUCORPS - (Ob) Sous-Lieutenant PETAIN - (R-m) Sergent ARMFIELD

img688

Ob Lieutenant MATHIS

(collection: Odile ROZOY KUNZ)

(Pil) Sous-Lieutenant ROUSSELOT - (Ob) Lieutenant MATHIS - (R-m) Sergent EHRMAN

(Pil) Lieutenant GAROT - (Ob) Sous-Lieutenant JEAN - (R-m) Sergent BOURNE

(Pil) Lieutenant GRONIER - (Ob) Sous-Lieutenant IBOS - (R-m) Sergent CAILLET

(Pil) Capitaine D'AUTECQUERT - (Ob) Adjudant MURRAY - Sergent-Chef LUINEAUD

(Pil) Lieutenant de BRETTES - (Ob) Sous-Lieutenant HETIGIN - (R-m) Sergent LECONTE

(Pil) Lieutenant STOLOFF - (Ob) Sous-Lieutenant LANG - (R-m) Sergent ALLAIN

(Pil) Adjudant GRIELEN - (Ob) Lieutenant GOYCHMANN - (R-m) Sergent-Chef BODIN

(Pil) Sergent-Chef BERNARD J. - (Ob) Sous-Lieutenant SAVILLE - (R-m) Sergent DUMONT

(Pil) Aspirant LAURENT Y. - (Ob) Sous-Lieutenant GOLDET - (R-m) Sergent VERCHIN

Le nombre d'équipages désignés est supérieur à celui de l'éffectif initial pour couvrir les pertes qui peuvent se produire par maladie, par accident ou pour toute autre raison.

Les noms des quinze hommes à entraîner comme mitrailleurs simples vous sont fournis séparément.

Je vous serais obligé de me faire connaître le plus tôt possible l'accord du BOMBER COMMAND au sujet de ces désignations et de bien vouloir prendre les dispositions nécessaires pour l'entraînement en équipage de ce personnel.

Le Général de brigade aérienne VALIN,

Commandant les F.A.F.L.

signé: VALIN.

(1) - Le Lieutenant ROQUERE doit arriver dans le troisième convoi.

(2) - Accélérer l'instruction de cet officier pour qu'il soit disponible vers fin Février au moment de l'arrivée du Capitaine EZANNO.

(3) - Actuellement à l'hôpital. Remplacerait le Lieutenant WEIL dans l'équipage MANOT-D'HAINAUT qui ne marche pas.

img841

(source: ICARE N°171)

Juillet 1941: Au départ, une brigade d'élèves radio-mitrailleurs pour rejoindre la base de CRANWELL.

De gauche à droite:

D'HAINAUT, (Citation), VOIRIN, X, VIDAL, MARULLI, MINGAM, CHEVALIER, CREPEAUX, le Capitaine CHARLES, BARKER, SILBERMAN.

CITATION

Sergent D'HAINAUT

D'HAINAUT sergent, du groupe de bombardement 1/20 "LORRAINE": radio-mitrailleur de grande valeur, remarquable par son allant et ses qualités professionnelles. Dés ses premières missions, s'est immédiatement signalé par son calme et son ardeur au combat. Aprés avoir executé avec succés plusieurs attaques difficiles contre des objectifs ennemis situés en territoire occupé, à été porté disparu au cours d'une mission en rase-mottes, le 2 septembre 1943. Fait prisonnier, a été libéré par l'avance alliée en Allemagne.

(source: Journal officiel du 9 janvier 1946 DUCAPHIL)

 

jacques COHEN GROUPE LORRAINE

Jacques COHEN.

(collection: Famille COHEN)

- Titulaire de la Carte d'identité F.F.L. n°7 287.

- Titulaire de la Médaille commémorative des Services volontaires dans la FRANCE LIBRE n° 33 230.

- Engagé volontaire dans les F.F.L. à Londres le 9 décembre 1942 (acte eng. n° 3467 D). - Muté au C.I. Air de Camberley le 18 décembre 1942. - Muté au C.I. Infanterie de l'Air le 1er juillet 1943. - Muté au Ier F.R.S. Granwell le 18 août 1943. - Muté au A.G.S.8. le 15 janvier 1944. - Muté à Camberley à/c du 24 mars 1944. - Muté O.T.U.13 le 25 avril 1944. - Muté 2 G.S.U. à/c du 19 juillet 1944. - Muté au Squadron 342 (Groupe Lorraine) à/c du 8 août 1944. - Muté à Camberley L.A.M.3 le 23 mars 1945 il sert jusqu'à la fin des hostilités.

 

 

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18 juin 2009

LE COMMANDANT DE MAISMONT "GROUPE LORRAINE SQUADRON 342"

UN HEROS DE LA FRANCE LIBRE

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Le Commandant de MAISMONT

Par le Lt Colonel de ST. PEREUSE.

Le 19 octobre 1944, le Commandant de MAISMONT, Compagnon de l'ordre de la Libération, Croix de Guerre avec 3 palmes et I étoile, Médaille Coloniale avec agrafes Erythrée,Lybie, Fezzan-Tripolitaine, était tué en service aérien commandé.

Pendant les deux années que j'ai passées avec lui, j'ai pu apprécier pleinement ses qualités. Sa mort m'enlève un ami véritable, un peu taciturne, franc comme l'or, toujours prêt à rendre service, consciencieux jusqu'au scrupule et incroyablement modeste. Mais ce n'est pas de cela dont je veux parler, je veux simplement dire ce qu'il a fait depuis quatre ans, c'est là le plus bel hommage que je puisse lui rendre.

Sorti de Saint Cyr en 1933, MAISMONT servait dans la Légion Étrangère. Puis, attiré par l'aviation, il avait suivi le stage d'observateur en avion et, à la mobilisation, se trouvait à l'escadrille d'Alep.

En juin 1940, aussitôt après l'Armistice, il passe, par ses propres moyens, en palestine puis en Egypte. Il  retrouve là, sous les ordres du Capitaine DODELIER, des équipages venus d'Afrique du Nord. MAISMONT fait alors partie d'un des trois équipages français équipés de GLEN MARTIN et opérant d'ADEN sur L'ABYSSINIE.

Au cours d'une des nombreuses reconnaissances son avion est descendu par la chasse Italienne. Légèrement blessé, seul survivant de son équipage, il est fait prisonnier. Les Italiens le traitèrent d'une façon ignoble. Traduit comme franc tireur, devant une Cour Martiale, il fut condamné à mort. On "oublia" de le prévenir que le Duc d'AOSTE, Vice Roi d'ABYSSINIE, l'avait gracié.

Enfermé dans une prison de droit commun avec les voleurs et les criminels, sa captivité dura six mois. Il fut libéré par l'avance des troupes anglaises et rejoignit peu après le GROUPE LORRAINE en formation en SYRIE.Durant le campagne de LIBYE 1941-1942, il effectua plusieurs missions de guerre, puis il fut très grièvement blessé dans une collisions d'avions.

Après de long mois d'hôpital, à peine rétabli, il voulut repartir au combat mais le groupe LORRAINE était au repos. MAISMONT demanda à retourner dans son arme d'origine ,la Légion. Ce lui fut accordé. Il prit part à l'attaque d'EL ALAMEIN où de nouveau il fut blessé par l'explosion d'une mine.

Sans attendre d'être guéri, il fut affecté sur sa demande, au Groupe BRETAGNE à FORT LAMY. C'est en boitant et en ayant encore des pansements qu'il prit une part brillante aux opérations du FEZZAN et de la TRIPOLITAINE 1942-1943. La campagne terminée, il obtint de nouveau son affectation au GROUPE LORRAINE en opérant en Grande-Bretagne et participa alors à de nombreuses missions au dessus des territoires occupés par l'ennemi.

Il allait avoir la joie de partir en France lorsqu'il a été tué en service Aérien Commandé. Devant une telle volonté, une telle continuité dans l'héroîsme on ne peut qu'admirer et se taire. La pudeur interdit tout éloge, tout commentaire. Avec le Commandant de MAISMONT disparaît une des plus belles figures de la FRANCE LIBRE et un des plus purs héros de la FRANCE.

Lieutenant-Colonel de SAINT-PEREUSE.

(BULLETIN DES FORCES AÉRIENNES FRANÇAISES EN GRANDE-BRETAGNE N°12  Décembre 1944.)

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15 juin 2009

CAMBERLEY 1940/1945 "GROUPE LORRAINE SQUADRON 342"

 

CAMBERLEY 1940/1945

"OLD DEAN CAMP

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Camp d'accueil et de transit de la France Libre situé dans le Comté de Surrey à l'Ouest de la grande banlieue de Londres, Old Dean Camp était proche de l'école britannique de Sand-hurst, le Saint-Cyr anglais.

Commencée le 30 octobre 1940, la construction du camp fut très difficile, rien n'existait. Il fallu creuser des routes, tracer des chemins, amener de l'eau, l'électricité, tout cela en période hivernale avec de la pluie et de la neige. Alors grâce aux efforts de tous, le camp est devenu une réalité avec ses huttes de tôles ondulées de type "Nissen".

Il fut occupé par l'Armée de terre par un détachement de la Marine et par des aviateurs.

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CAMBERLEY 1942, le Commandant CHARLES en tête du défilé. Derrière le porte-drapeau, Sous-Lieutenant Le BIVIC tué à l'entraînement. A sa gauche, le Caporal-Chef BON (nom de guerre de Barthélémy BORELLY). Derrière Marcel Le BIVIC, SAYAG. Parmi les Sous-Lieutenants PINOT et DUCORPS. Cérémonie au cours de laquelle, en présence du Général VALIN, les fanions des unités F.A.F.L. sont remis à quatre groupes.

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(source: ICARE N°176)

12 mai 1942.

Sur cette photographie on reconnaît le Général VALIN, puis Raymond DUGOT, Alexandre GINS, Louis M. DELANCHY, Louis DUCORPS.

Le 4ième aviateur est Louis Michael DELANCHY, affecté au 107 Sqn R.A.F. de Massingham, disparu en mission le 6 septembre 1942 lors du bombardement de l'usine Philips d'Eindhoven. (C'est le 2ème en partant de la droite à coté de Louis DUCORPS. Ils tient le fanion du Mulhouse et Louis DUCORPS le Strasbourg.

(source: Jean-Pierre FITAMEN)

http://www.francaislibres.fr/

La compagnie d'instruction de l'aviation était commandée par le Capitaine OTTENSOOSER, appelé Commandant CHARLES, vieux combattant de la guerre 1914/1918 Evadé de France le 17 juin 1940 pour continuer la lutte contre les Allemands.

Dés l'appel du Général de GAULLE du 18 juin, le Commandant CHARLES s'engageait dans la France Libre, puis au début de 1941 créait le Centre d'Instruction de l'Aviation à Camberley.

Dans les huttes du camp nous étions répartis en brigades d'environ une quinzaine d'hommes, la majorité d'entre nous étaient évadés de France par l'ESPAGNE, d'autres arrivaient en Angleterre en avion ou en bateau dérobés à l'ennemi.

Ils venaient de toutes les régions de la métropole, de l'Empire, de l'Etranger, certains d'entre eux s'étant évadés de camps allemands. C'étaient de jeunes Français, patriotes, de culture, de confession et de professions bien différentes, tous d'accord pour servir la France Libre sous les ordres du Général de GAULLE.

Une seule  pensée au plus tard haut paroxysme les animait: " Aller vite au combat et libérer la France"

Au camp un séjour d'une durée moyenne de dix semaines était consacré à l'instruction militaire, aux visites médicales et surtout au cours élémentaire de langue anglaise. Certains candidats reconnus inaptes à la suite de tests étaient renvoyés vers les autres armes: Armée de terre, parachutistes, ou Marine.

De 1940 à 1945, 16 brigades partiront dans les écoles de la Royale Air Force pour former des pilotes, des navigateurs, des radios mitrailleurs ou des mécaniciens.

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Octobre 1941: 3e brigade en instruction dans la Royal Air Force.

N° 3 B Flight N°1 Squadron 10 ITW à SCARBOROUGH.

de gauche à droite

TUMMERS,BOURDIN,ROSA,LEPROU.

LEGOFF,POIRIER,DEGAIL, Henri MOUREAUX,CHALLIER,CHAPMAN.

KRASKER,ALLIGNOL,HOMOLLE,GRONIER, X, X, DUBOURGEL,GROUX.

La première de ces brigades quitta CAMBERLEY au mois d'avril 1941 pour rejoindre l'ITW (initial training wing) de SCARBOROUGH. C'etait le dur et long entraînement de la R.A.F. qui commençait en Angleterre ou au CANADA. Alors, instruits, entraînés et transformés en combattants, ils furent affectés aux différentes escadrilles de la France Libre ou parfois détachés dans des unités anglaises.

Au cours de ces années de guerre beaucoup d'anciens de CAMBERLEY se distinguèrent dans les combats de tous les jours, mais hélas très nombreux en sont morts ou disparus bien anonymement soit face à l'ennemi, soit à l'entraînement.

Aujourd'hui qui se souvient de ces quelques noms de ceux ayant appartenus aux première brigades d'OLD DEAN CAMP.

 

1940 Henri Moureaux

Henri René Eugène MOUREAUX.

Henri René Eugène MOUREAUX, né le 09/07/1923 à Nancy (54), Henri sur-nommé "Ricou" traverse la France depuis Nancy en bicyclette en juin 1940 pour retrouver à Pau sa mère, son frère, et la famille de son oncle André PETIT (mobilisé en qualité de médecin-major puis démobilisé).

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Ricou a entendu avec des copains l'appel du 18 juin du Général de Gaulle. Avec eux, il décide de rejoindre les "Français Libres" en Angleterre. Son frère Pierre se joint à eux.

 

leopold II

Léopold II.

 

Le 21 juin 1940, 17 jeunes Français prennent un autobus de Pau vers Bayonne, où ils embarquent à bord du Léopold II, un petit cargo belge de 2900 tonnes. Ils débarquent à Falmouth le 24 juin.

Parmi ces 17 jeunes français, outre les 2 frères MOUREAUX Henri et Pierre, figurent Daniel Cordier (qui deviendra le secrétaire de Jean Moulin - cf. son livre "Alias Caracalla" page 121), Joseph Laborde (qui, avec une compagnie de chars des Forces Françaises Libres, sera de tous les combats, de Dakar à l'Allemagne en passant par la Syrie), Henri LABADIE, Ducos-Balèr (tué en 1944 sur un avion du groupe LORRAINE).

 

1941 Henri Moureaux 1 Canada

Henri MOUREAUX au Canada en 1941.

Passionné de Saint-Exupéry, Henri MOUREAUX s'engage dans les Forces Aériennes de la France Libre ( F.A.F.L.(matricule 30512) le 27 juin 1940, dès son arrivée à Londres, comme candidat élève pilote: il déclare être né en janvier 1923, pour de veillir un peu. Après un court passage à la D.C.A. du Courbet, à Portsmouth, il commence son entraînement à l'école franco-belge d'Odiham puis le poursuit au Canada.

1941 Henri Moureaux 2 Canada

Henri MOUREAUX au Canada en 1941.

 Breveté pilote en août 1942, il rentre en Angleterre pour la dernière phase de son entraînement au sein de l'O.T.U. (Opérational Training Unit) N°57 basée sur l'aérodrome d'Eshott (20 miles au nord de Newcastle à mi-chemin entre les villes de Morpeth et Alnwick). Il a dû suivre le cours N°43 ou 44 de l'O.T.U. 57.

Le 3 février 1943, le sergent Henri MOUREAUX effectue un vol, semble t-il non autorisé, à basse altitude à bord de son Spitfire Mk. Ia R7202 et percute une crête de 407 m d'altitude (Darden Rigg, Hepple Whitefield Estate près de Upper Rothbury, Northumberland).

- Note: le Spitfire Mk. Ia R7202 (moteur Merlin III), produit à l'usine d'Eastleigh, fait son premier vol le 8 mars 1941 (Maintenance Unit N°45). Il est ensuite affecté au squadron N°122, puis transféré à l'O.T.U. N°53 le 12 octobre 1941 à Llandow. Il est endommagé à la suite d'un crash à Wilton Farm (Llandow) le 15 décembre 1941, à la suite d'une panne d'essence. Remis en état (16 mai 1942), il est affecté le 27 juin 1942 à l'O.T.U. N°57 basée à Hawarden puis à Eshott à partir de novembre 1942.

Peu de de temps après le crash cette zone boisée est enveloppé d'un épais brouillard. L'épave dispersée sur une centaine de mètres ne sera retrouvée que le lendemain par un berger. Le 8 février est la date de déclaration du décès.

L'inhumation eut lieu  au cimetière de Chevington (service funéraire probablement à St John's Church) à proximité de l'Eshott airfield. Ses restes furent transférés après la libération dans le caveau de sa famille àMalavillers (54560).

Il est décoré de la Croix de Guerre.

(source: Dominique PETIT)

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(collection: René LAMOUROUX)

Au rang du haut quatrième en partant de la gauche Hector LATRILLE.

Le sergent LEDUC au troisième rang en partant du bas, troisième a partir de la gauche.

Au deuxième rang premier en partant de la droite Jean D'HAINAUT

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(collection: Alan REY)

Sergent: Hector, Mario LATRILLE SOTO, Mitrailleur dans l'équipage CHALLIER.

Né a ANTOFAGASTA au Chili le 9 avril 1910, son père: Luis LATRILLE PARA, (Régidor et Délégué d'ANTOFAGASTA), sa mère: Evira SOTO MORAGA, Bisnieto de DOMINGO LATRILLE, fondateur de la ville de TOCOPILLA.

Réponds à l'appel du GENERAL DE GAULLE.

Enrôlé le 6 janvier 1942, avec le grade de Sergent au Groupe de Bombardement "LORRAINE" F.AF.L. N° 30929.

Effectue 4 missions de guerre en décembre 1943 avec le même équipage,est tué le 30 décembre 1943 à la suite d'une collision au décollage.

Au Chili Hector LATRILLE était aussi volontaire de la quatrième Compagnie des Pompiers de SANTIAGO.

A SANTIAGO DU CHILI, son nom figure sur la plaque rendand hommage

"A CEUX TOMBES POUR LA FRANCE"

DANS LA MAISON DE FRANCE

La maison de France est un club des Français résidents au CHILI.

(source: Alan REY)

 

ALLAIN/ ALLIGNOL/ ALLARD/ AUTRET/ BALCAEN/ BARBOISSIEUX/ BORNE/ BOUDRY/ BOURDIEU/ BOURDIN/ BRAYER/ CANICK/ CANUT/ CARTON/ CHARBON/ 

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Mémorial de l'équipage du Lt Le BIVIC.

(collection: Odile ROZOY-KUNZ)

 

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(collection: Mark BENNER)

 

COHEN Léonce ch45 - Composition Française

-Sujet: Que faisiez-vous dans la vie civile? Pourquoi et comment êtes-vous venus en Angleterre.

" Un mois avant l'armistice, je quittai, pour raison de santé, l'école de Rochefort, où pendant environ 6 mois, j'avais suivi des cours.

Je retournai par conséquent chez-moi à Tanger, et dès lors je repris mon existence d'étudiant qui, à vrai dire était une vie de prince, car favorisé, je n'avais pas besoin de travailler.

Quatre mois s'écoulèrent ainsi mais j'avais toujours un grand chagrin pour la France tellement meurtrie et déshonorée par certains chefs, ensuite, être vaincu sans avoir combattu me tenait à coeur.

Déjà l'idée d'aller rejoindre les forces françaises libres soit en Angleterre soit en Afrique me pénétrait de plus en plus mais j'attendais encore, espérant que d'un moment à l'autre l'Afrique du Nord cessât de supporter cette lourds humiliation qui pesait sur la grande et noble nation française. Ce fut en vain et ma décision se fit jour.

Sans perdre de temps je me rendais au Consulat britannique où je fis ma demande d'enrôlement.

Trois mois et demi après je reçus un télégramme qui m'annonçait mon admission. Vous ne pouvez point vous imaginer combien ma joie fut grande.

Ainsi je m'embarquais à Tanger pour l'Angleterre via Gibraltar où pendant le séjour d'un mois je fus l'objet de maintes et strictes interrogatoires.

Arrivé enfin en Angleterre, je fus à nouveau harcelé de questions de la part des Anglais et peu après incorporé dans l'aviation française libre.

Me voici maintenant un soldat français libre et fier de pouvoir faire don de ma vie pour la libération de notre France chérie, réduite à un si déplorable état d'esclavage."

Vive le noble général de Gaulle !

Vive la France !

Vive l'Angleterre !

Léonce COHEN.

(Source: Monsieur Frédéric BRUYELLE)

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S/Lt Robert COLCANAP. S'échappant de Bretagne, il avait joint les Forces Françaises Libres le 19 Juin 1940. le benjamin du "LORRAINE" s'engagea à 17 ans et mourut à 21 ans, le 11 novembre 1943 en service aérien commandé, après avoir effectué brillamment de nombreuses missions de bombardement comme observateur au Groupe Lorraine.

Composition Française.

Sujet: Que faisiez-vous dans la vie civile? Pourquoi et comment êtes-vous venu en Angleterre?

"Avant cette date fatale du 18 Juin 1940, qui marqua un tournant assez important dans le cours jusqu'alors paisible de ma courte vie, je me trouvais dans la situation du petit garçon bien sage qui, ayant sans trop se fatiguer, obtenu la première partie de son bachot, se repose de toutes ses fatigues passées et à venir , dans une classe idéale, qui n'a sa pareille dans aucun pays étranger: la classe de philosophie, classe spécifiquement française...

Nous avions tout juste une dissertation philosophique par semaine, dissertation à laquelle je travaillais un peu tous les jours, et qui était plus ou moins bien notée selon le travail effectué. Bien souvent, il s'est trouvé que la note fût inversement proportionnelle au travail fourni, ce qui ne m'encouragea guère dans la voie du travail...

Comment peut-on prendre contact avec la vie réelle, si l'on passe ses jours et une partie de ses nuits à s'abrutir sur Tacite sur les Catilinaires, on même sur De Natura Rerum? Mon esprit ne s'est donc trouvé élargi que du jour où je suis entré en cette classe bénite, de philosophie où pour la première fois j'ai vu mes maîtres appliquer l'aphorisme bien, connu de Montaigne: "une tête bien faite vaut mieux qu'une tête bien pleine." C'est dire qu'en ces 6 derniers mois j'ai appris un peu de tout, hormis la Philo...

... M'engager,

Il ne fallait pas y songer. Je n'avais pas l'âge. J'ai donc continué bien sagement à m'imbiber de l'Evolution Créatrice et autres chefs d'oeuvre sans oublier les théories évolutionnistes de Spencer, Lamarck, Darwin, etc. D'autre part, en tant que futur candidat du P.C.B., j'avais installé chez moi un petit laboratoire de Chimie qui m'a aidé à passer bien des après-midis d'hiver. J'étais bien loin de Virgile et de ses bucoliques, d'Aristophane et de ses guêpes. C'était l'essentiel. J'étais heureux, alors que j'aurais dû, me lamenter...

Alors, survint la catastrophe. Vers la fin de la guerre, je devins un lycéen distrait. La guerre était debout dans le lycée. Le canon étouffait à mes oreilles, la voix des maîtres, et la voix mystérieuse des livres ne nous parlait qu'un langage froid et pédantesque, même pour les matheux. Les logs et les cos autrefois étaient des degrés fondamentaux pour monter à l'étoile suprême du bachot (la plus belle étoile des cieux pour des gosses de notre-âge) n'avaient plus aucun sens.

Brusquement, nous nous sommes tous trouvés en face de la réalité. Certes, je ne suis pas tombé de la lune sur la terre. Dieu merci, je ne suis un J. Jacques - comme certains de mes camarades, qui, à moitié abrutis par les programmes surchargés de Math. Elém. se décidaient enfin à lever leur nez de dessus leurs livres, quand il était trop tard.

D'autres, éternels rêveurs -romantiques, mode 1940), ne réalisaient pas que, en ce mardi 18 Juin 1940 (125 ans jour pour jour après Waterloo) ces satanés boches allaient arriver dans leur bonne ville de Brest, qui jamais de mémoire d'homme, n'avait connu la botte allemande.

Que m'est-il donc arrivé au milieu de la panique générale? J'avoue que je n'ai pas trop perdu la tête. Il s'agissait, avant tout de rester calme. Ma décision était prise. Mon père était absent mais il m'aurait certainement approuvé, s'il avait été là (en ce temps là, il commandait un aviso à Bizerte). Je ferais donc tout mon possible pour m'embarquer. A ce moment, il n'était pas question d'envisager le devoir, comme un impératif absolu ou catégorique. J'ignore ce qu'aurait fait Kant à ma place; toujours est-il que personnellement, j'ai surtout mis mon point d'honneur à me soustraire à la botte de ces messieurs, puisque cela m'était possible, et qu'il me restait encore des poings et une tête pour me battre. Je dirai plus: j'ai tenu à réparer ces six mois d'oisiveté pendant lesquels j'aurais été plus utile soit en usine, soit aux champs...

Enfin, ne regrettons rien.

Vigny a dit que l'honneur est un sentiment né avec nous, indépendant des temps et des lieux; un sentiment fier, inflexible, un instinct d'une incomparable beauté, une foi qui est tout de même restée à quelques uns.

Ce qui est curieux, c'est que je n'ai pas eu du tout conscience de cette religion mâle, symbole et sans images, sans dogmes et sans cérémonies, lors de mon départ.

Et pourtant, en m'analysant bien maintenant, je m'aperçois que, en m'embarquant, j'ai senti remuer en moi quelque chose qui a été comme une partie de moi-même, et cette secousse a réveillé toutes les forces de mon orgueil et de mon énergie primitive. Oui, ma première réaction a été celle-ci: un Français ne peut pas laisser son allié se battre seul, ça m'a été une consolation intérieure d'autant plus belle, que longtemps, j'en ai ignoré la source et la raison véritables. Toujours est-il, que j'ai eu une révélation soudaine de beau, du vrai, du juste.

De là est jaillie une lumière, qui m'a toujours éclairé, depuis 10 mois que je suis en Angleterre et qui toujours depuis m'a empêcher de dévier du droit chemin.

Et je me suis embarqué tout tranquillement: comme je suis né, comme j'ai vécu, et comme je mourrai, fort probablement.

(Ces lignes sont extraites d'une composition française faite lors d'un examen à Old Dean Camp, Camberlet par Robert COLCANAP)

 

COMMAILLE/ CORNEMENT/ DEBU/ DEGAIL/ Louis DELANCHY/ DESPRES/ John DESERTIAUX/ DUBOURGEL/ Louis DUCORPS/ DRES/ GIRARD/ GOURNAC/ HEBERT/ Roland JACQUINOT/ JOUBERS des OUCHES/ JOUNIAUX/ KAINUKU/ " LATRILLE Hector " /LE BIHAN/ Marcel LE BIVIC/ LECLERC/ LEDUC/ LEGOFF/ LEHMAN/ LEPROU/ LOUBET/ LOURDAUX/ LUX/ MENDES/ MINGAM/ MOREAC/ MOUREAUX/ MICHEL NADER/ OULMAN/ PETIOT/ PINEAU/ POIRIER/ POTTEL/ ROUSSARIE/ SCHEIDHAUER/ SENTE/ SIMON/ THIBAUD/ TORRES/ TOUSSAINT/ TROUILLET/ TUMMERS/ WATEL.

Et bien d'autres encore...?

CITATIONS

Sergent ALLAIN Julien.

ALLAIN Julien, sergent: excellent radio-mitrailleur très doué, très dévoué. De TAHITI, sa terre natale, répondant avec ferveur à l'appel du Général de Gaulle, avait rejoint la Grande-Bretagne pour venir combattre et libérer la mère patrie, après un long entraînement, avait vu ses efforts récompensés lors de son affectation au groupe "LORRAINE", en avril 1943. Ardent au feu, avait participé à trois missions à moyenne altitude et à cinq missions en vol rasant sur les territoires occupés. Le 22 octobre 1943, participait à une nouvelle attaque de bombardiers moyens livrée en vol rasant contre une usine de fabrication d'avions. En passant la côte Hollandaise, son avion fut pris à partie par un tir intense et meurtrier d'armes automatiques de tous calibres. Touché en plein fouet à quelques mètres du sol, un moteur en feu, son avion s'écrasa immédiatement au sol. A trouvé une mort glorieuse devant l'ennemie.

(source: Adjudant COUSTELLIE - B.A. 106 C.A.E.A.)

 

 

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Londres: Défilé des Drapeaux Français Libres.

Le 25 mai 1945 au cours d'une cérémonie franco-anglaise, les couleurs Françaises étaient amenées du grand mât, là se terminait l'histoire du CAMP de CAMBERLEY, qui fut le véritable premier foyer de l'aviation FRANCAISE LIBRE en ANGLETERRE.

ANDRE VOIRIN.

(source: ICARE N°171 LE GROUPE LORRAINE 3e partie)

________________________________________

CAMBERLEY  1940-1945

Pour la dernière fois, le 25 mai 1945, les couleurs françaises ont été amenées du grand mât de Camberley. Elles flottaient depuis le 30 octobre 1940 au-dessus de ce groupe de français qui savaient qu'une bataille ne suffirait pas à rayer leur pays de la carte de l'Europe. Par détachements complets venus de France ou rapatriés de Narwick,par groupes échappés à travers l'Espagne, individuellement, en barque ou dans un avion qui décollaient au nez de l'ennemi, Français de tous les types, de toutes les régions de la Métropole, de l'Empire, de l'étranger même; de toutes les armes, de tous les grades, de toutes les professions, se retrouvaient finalement dans les huttes de Camberley.

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Les débuts furent très difficiles. Rien n'existait sur ce plateau si riant en été mais si sévère en automne ou en hiver. Le camp fut créé de toutes pièces. Il fallut amener l'eau et la lumière, tracer les chemins, creuser des routes. Et la pluie ou la neige ne facilitaient pas la tâche. Les difficultés de l'installation ajoutaient aux souffrances morales de l'exil, de l'avenir encore si lourd de menaces après un passé si terrible pour la nation. Mais peu à peu, grâce aux efforts de tous, grâce à la compréhension des autorités britanniques, à la gentillesse de la population civile locale, la vie s'organise. L'impatience de ces combattants sans armes est tempérée par la foi en l'organisation militaire anglaise qui doit faire un prodigieux effort pour s'aligner avec la formidable Wehrmacht. Camberley ne demeure pas longtemps un dépôt. Une école de cadres officiers et sous-officiers est créée. En 1941 la Ière formation d'Aspirants en sort. Les volontaires sont équipés entrainés, encadrés et dirigés sur des écoles de perfectionnement ou directement sur tous les théâtres des combats. Les arrivées compensent les départs et peu à peu Camberley absorbe des hommes résolus mais isolés et les aiguille vers l'Armée de terre ou la Royal Air Force qui suivant les possibilités de l'instruction en fera les combattants de la libération et de la victoire.

  Depuis 1941 toutes les recrues de l'Aviation Française Libre d'abord à Camberley que l'Armée de l'Air partagera avec les forces terrestres. Tous ces hommes, aux exploits maintenant légendaires, sont passés, anonymes, par les huttes du premier camp français en Angleterre. Pendant quatre ans ils sont arrivés plein d'espoir, craignant seulement d'être trop tard au rendez-vous qu'ils s'étaient fixé avec l'envahisseur. Puis brusquement entrés dans les rouages de la R.A.F., instruits, entrainés, perfectionnés, transformés en combattants modernes, ils ont vite montré à l'Allemand la réalité des ailes françaises.

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Camberley, creuset de l'aviation française d'Angleterre, a été rendu aux forces britanniques. La cérémonie fut très simple. Devant les autorités franco-britanniques, q'un repas avait réunis au Mess des Officiers, le Colonel Cabrol, Commandant le Camp de Camberley, ordonnait de descendre les couleurs tandis qu'un détachement rendait les honneurs et que la musique du Collège de Sandhurst jouait les hymmes nationaux des deux pays.

Le major Général Curtiss, D.S.O., M.C., le Colonel Bonnett, O.B.E., le Colonel Hutton, D.S.O., M.C., le Major Hooley, le Maire de Camberley, le Capitaine Loman et l'inspecteur Denyer, représentaient les autorités militaires et civiles britanniques.

Le Colonel Renouard, Commandant les Forces Terrestres Françaises en Grande-Bretagne, le Colonel Coustey, Commandant les Forces Aériennes Françaises en Grande-Bretagne, le Colonel de Rancourt, Attaché de l'Air, y représentaient la France.

(source: BULLETIN DES FORCES AERIENNES FRANCAISES EN GRANDE-BRETAGNE N°18 1945 - collection: Nicole ROUSSEAU PAYEN)

 

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12 juin 2009

GROUPE "LORRAINE SQUADRON 342" (pour mon ami CHILIEN)

http://www.ina.fr/histoire-et-conflits/seconde-guerre-mondiale/video/

"ILS ONT REVU LA FRANCE"

GROUPE - LORRAINE

SQUADRON 342

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DSCN0076

(collection: Michel JUVENE) 

lorraine_6_decembre_1941

6 décembre 1941.

De gauche à droite debout:

S/Lt PATURAU, Lt ROZOY, Cpt de SAINT-PEREUSE, S/Lt BIMONT, Lt de THUISY, S/Lt MELTCHARSKI, Sgt/C TOURNIER, Sgt LANN, Adjt JOYANNY, Adjt MOREL, Sgt LICOU, Sgt PINSON, Sgt PROUVE, Adjt DEPRAT, S/Lt DESSA, Sgt de GUILHEM, Soldat CARRE, Sgt/C DEDIEU, Flight Sgt SMITH.

De gauche à droite assis:

Sous le plan de l'appareil est pratiquement invisible, Lt SANDRE, Lt CHARBONNEAUX, Lt du BOISROUVRAY, Cpt ROQUES, Lt QUESNEL, Sgt BAUDEN, Lt EZANNO, Sgt/C VERGERIO, Sgt BARRAT, Lt GUIGONIS, Sgt/C LAGATU.

(collection: Odile ROZOY-KUNZ)

 

LES COMMANDANTS DU GROUPE

DE BOMBARDEMENT LORRAINE

(de décembre 1940 à juillet 1945)

GRADE ET NOM/ DUREE/ DENOMINATION/CAMPAGNE.

Commandant: ASTIER de VILLATTE: 24/12/40 au 14/07/41 - G.R.B. N°1 (Groupe réserve de bombardier n°1) - KOUFRA ETHIOPIE.

Capitaine: de SAINT-PEREUSE: 15/07/41 au 24/10/41 - G.R.B. n°1, puis Groupe de bombardement n°1 "LORRAINE"- ETHIOPIE.

Lieutenant-Colonel: CORNIGLION-MOLINIER (par intérim):25/10/41 au 12/12/41 - G.B. n°1 "LORRAINE" - LIBYE.

CITATION

La Croix de la Libération est décernée au Colonel Edouard CORNIGLION-MOLINIER des Forces Aériennes Françaises Libres qui devient compagnon de la Libération pour le motif suivant:

"Pilote de chasse hors pair. Après s'être couvert de gloire au cours de la campagne 1914-1918, a malgré son âge, pendant la campagne 1939-1940, ajouté cinq nouvelles victoires à son magnifique palmarès. Participe, dès 1940, à l'organisation du mouvement de résistance LIBÉRATION. Arrêté, réussit à s'évader et s'engage dès le début de l'année 1941 dans les Forces Aériennes Françaises Libres. Premier commandant du Groupe "LORRAINE" a donné, notamment pendant la campagne de Libye un magnifique exemple des plus belles qualités françaises, totalisant plus de 700 heures de vol, dont au moins 100 en opérations."

 

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(collection: Odile ROZOY-KUNZ)

Lieutenant-Colonel: PIJEAUD: 13/12/41 au 20/12/41 - G.B.n°1 "LORRAINE" - LIBYE.

Capitaine: de SAINT-PEREUSE (par intérim): 21/12/41 au 31/01/42 - G.B.n°1 "LORRAINE" - LIBYE.

01/02/42 au 01/03/42 - G.B.n°1 "LORRAINE".

Lieutenant-Colonel: de RANCOURT: 07/04/43 au 14/03/44 - 342 Squadron "LORRAINE" - Front Européen.

Commandant: GORRI (FOURQUET) Lieutenant-Colonel: GORRI: 15/03/44 au 06/11/44 - 342 Squadron "LORRAINE"  - Front européen.

Commandant: SOUFFLET: 07/11/44 au 14/02/45 - 342 Squadron "LORRAINE" - Front Européen.

Commandant: MENTRE: 15/02/45 au 24/07/45 - 342 Squadron "LORRAINE" - Front Européen jusqu"à cessation des hostilités le 05/05/1945.

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(source: ICARE N°176)

Le Commandant MENTRE,(Citation) du groupe LORRAINE fait le briefing d'une prochaine mission à Vitry-en-Artois, le premier trimestre 1945.

Sur la photo figurent ROUSSILLAT, FLAMMAND, GUEGEN, MALAFOSSE, et, en haut à gauche, BOILEAU.

CITATION

Commandant: MENTRE Gustave - Louis.

MENTRE Gustave-Louis, commandant du groupe 1/20 "LORRAINE": à la tête du groupe "LORRAINE" qu'il commande, cet officier vient d'accomplir une série de missions de bombardement sur des objectifs du front de l'Ouest. Excellent pilote qui allie à un tempérament de chef des connaissances professionnelles très étendues, grâce auxquelles il a souvent conduit sa formation à l'attaque, malgré les difficultés rencontrées et des défenses ennemies. Les 3 et 15 mars, réussit, malgré une sévère D.C.A. à bombarder des gares ennemies, grâce à son sang-froid et à son courage. Le 14 mars, avec un mépris complet du danger et un calme remarquable, accomplit un bombardement particulièrement délicat, au milieu d'une D.C.A. exceptionnellement précise et intense, se pose avec son appareil endommagé sur l'aérodrome le plus proche pour y déposer son mitrailleur sérieusement blessé

Cette citation comporte l'attribution de la Croix de guerre avec palme.

Paris, le 20 août 1945.

C. DE GAULLE.

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GRB 1

Le GRB 1 ne semble pas avoir eu d'insigne distinctif.

Constitué à partir d'éléments provenant du First Fighter Group et de l'escadrille TOPIC le 24 Décembre 1940, le groupe réservé de bombardement N°1 fut placé sous le commandement du Commandant Astier de VILLATTE.

Formée de deux escadrilles comprenant six BLENHEIM chacune (la première sous les ordres du Capitaine LAGER, la seconde sous la responsabilité du Capitaine SAINT-PEREUSE), cette unité prit part, en coopération avec le détachement permanent des forces aériennes du Tchad, à l'offensive lancée par le Colonel LECLERC contre l'oasis de KOUFFRA, en février 1941.

Revenu à Fort-Lamy, le GRB 1 se scinda, pour des raisons techniques, en deux parties. Une escadrille demeura au Tchad et l'autres fut transportée en Ethiopie dans la région de Gondar-Asmara, où elle fut intégrée dans le Group 202 de la R.A.F. Après avoir entrepris plusieurs missions de bombardement et de lâchers de tracts sur les troupes italiennes, cette formation rallia Damas, en Syrie, le 16 août 1941. Quelques jours plus tard, elle allait former l'escadrille Metz du groupe de bombardement LORRAINE.

PERSONNEL DE L'ESCADRILLE

"TOPIC"

EN AOUT 1940

CAPITAINE:

Astier de VILLATTE, Observateur

Louis FLURY-HERARD, Observateur

LIEUTENANT:

Maurice de BOISROUVRAY- Observateur, Henri de la MAISONNEUVE- Observateur, Jean MICHEL- Observateur, Raymond ROQUES - Pilote, Paul ROQUERE - Observateur, Pierre de SAINT-PEREUSE - Observateur, Pierre BERMANN - Médecin.

SOUS-LIEUTENANT:

Gérard CLARON - Observateur, Jean HIRLEMANN - Pilote, Claude de la ROCHE SOUVESTRE - Pilote, Pierre ROMAINS-DESFOSSES - Chiffre.

ASPIRANT:

Bernard BARBERON - Observateur, Guy BECQUART - Observateur, Robert BIMONT - Observateur.

ADJUDANT-CHEF:

Georges MITAINE - Artificier.

PREMIER-MAITRE

Albert BLENVEN - Chef-mécanicien, Jean DIDIER - Radio, Jean HAIE - Chef-mécanicien.

ADJUDANT:

Auguste GUILLOU - Pilote, Françis MELVILLE LYNCH - Pilote, Marcel MOREL - Radio-mitrailleur

SERGENT-CHEF:

Paul BERNARD - Service-administratif, Noêl CASTELAIN - Pilote, André DEBURE - Radio, Xavier de SCITIVAUX - Pilote, Raymond JABIN - Pilote, Jean PERBOST - Radio-mitrailleur, Jean GRAVOUIL - Mitrailleur.

SERGENT:

Léon BOURDARIAS - Radio, Marcel CHERFILS - Météo

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Romain GARY de KACEW - Mitrailleur

(collection: Odile ROZOY KUNZ)

Alphonse DENIS - Instructeur, Paul FREMAUX - Conducteur, André DEVOS - Radio, Lucien JOUBERT - Mitrailleur, André LEMONNIER - Mitrailleur, Maurice SEGUINEAU - Pilote, Marcel VIDAL - Mitrailleur, Jean HUSSAR - Secrétaire-interprète, Alfred COPPENS - Secrétaire.

CAPORAL-CHEF:

François GANDIE - Photographe, Henri HENNEQUIN - Canonnier, Marc LEPEL-COINTET - Elève-Pilote, Roger TRUFFERT - Secrétaire.

CAPORAL:

Arsène BOMME - Mitrailleur, Raymond DUFFOUR - Mécanicien aéro, Paul EVRARD - Secretaire, Jean KERAUDEL - Mécanicien aréo, Jean LEJEUNE - Radio, Pierre GRASSET - Radio, Joseph KOLB - CUISINIER.

1er CLASSE:

Jean AUVRAY - Mécanicien, Octave BIGORGNE - Mécanicien, Boleslaw CIECALSKI - Mécanicien, Auguste LEGRAND - Gabier, André SAILLARD - Mécanicien, Victor MAHE - Mécanicien, Gabriel SOUM - Conducteur, Michel TOMCZAK - Intendance.

2e CLASSE:

Maurice BARAT - Radio, Alexandre BARRAUX - Conducteur, Robert BEDUIN - Mitrailleur, André BRIAND - Radio, Ernest DURLER - Conducteur,  Werner DURLER - Mitrailleur, Jean FLEURY - Conducteur, Jean DEGENISSIEUX - Divers, Joseph GOLEBIOWSKI - Infirmier, René LANNUZEL - Divers, Raphaêl KLEIN-WEKSLER - Infirmier, Harry LEIGHTON - Divers, Paul LUNKE - Divers, Georges MOSTINECKX - Divers, Roger MICHENAUD - Mécanicien, Gabriel MOUILLAUX - Secrétaire, Maurice PERRON - Mécanicien, Joseph RENAULT - Mécanicien aréo, Françis SMITH - Secrétaire, Frédéric SPIELMAN - Conducteur, Elias VAN de PUTTE - Divers, Moîse VANSPEYBROECK - Conducteur, René VAN WINCKEL - Divers, Pierre VARNEY - Divers.

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La première version du BOSTON, le DB-7 avec la première escadrille du groupe de bombardement 1/32 en 1940.

(source: Les forces Aériennes Françaises Libres, Ministère de la Défense.)

AVEC LE "LORRAINE" EN LIBYE

Par L.M.

Il ya trois ans, malgré des difficultés sans nombre, malgré les nouvelles d'une guerre qui semblait accumuler les mauvais points de leur coté, d'une poignée d'hommes, ayant réussi à échapper de France ou de ses colonies, réunis avec d'autres, venus de tous les coins du monde, se retrouvaient, animés de la même foi. Celle de ne pas abdiquer.

Ils firent peut-être peu de chose, en regard de l'effort fourni par nos alliés, mais leur présence permit de montrer, que la France était là.

Ils partirent, ayant à peine fini leur entraînement, sans avoir la possibilité, de se faire remplacer autant qu'il était parfois nécessaire, alors que les équipages, fatigués et réduits en nombre, devaient malgré tout, accomplir leurs missions; il fallait que le Groupe tienne, coûte que coûte. Sa présence était liée à une question de prestige. - c'est l'occasion de l'anniversaire de leurs opérations, que nous allons essayer de vous présenter ces quelques notes.

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Le départ de DAMAS

5 NOVEMBRE 1941.

L'aérodrome de DAMAS présente une animation inaccoutumée. Une légère brume s'est dissipée sous les premiers rayons du soleil levant; au loin, les hauteurs prennent des  tons pastels. Devant les hangars, sont alignées en deux rangées, les escadrilles d'un Groupe de BLENHEIMS dont le nom va devenir bientôt célèbre. C'est l'ancien G.R.B. I qui après s'être battu à KOUFFRA et en ABYSSINIE, réuni l'escadrille de Bombt. N°2, venant d'opérer au désert Égyptien, va repartir en opérations sous le titre de Groupe "LORRAINE".

Le Général VALIN vient de prendre la décision d'appeler chaque Groupe de l'Aviation Français Libre du nom symbolique d'une province de chez-nous.

 

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Lieutenant ROQUERE, Lieutenant LANGER.

Le Lieutenant-Colonel PIJAUD est parti de Londres pour prendre le commandement du Groupe mais à été retardé au cours de son voyage. C'est le Commandant CORNIGLION MOLINIER qui prend donc cette fonction au départ de DAMAS, il va l'assurer jusqu'à l'arrivée du Lieutenant-Colonel PIJAUD.

Les derniers vols d'entraînement viennent de se terminer et , les équipages voient enfin arriver avec joie le moment du départ vers l'aventure.Il y a là , les vétérans de KOUFFRA, de GONDAR, et tous les nouveaux équipages, impatients de suivre les traces de leurs anciens.

La base est dans la fièvre des préparatifs, de nombreux "officiels" sont venus assister au départ, les adieux néanmoins sont rapides. Bientôt les moteurs se font entendre et c'est le démarrage. L'un après l'autre, chaque avion se met en piste, et après un dernier point fixe, décolle après avoir roulé longuement la piste, parallèlement aux hangars. Puis par groupes de trois, les formations passent au dessus du terrain, filant vers le Sud.

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Nos BLENHEIMS.

Les appareils se posent au terrain X prés d'ABOU-SUEIR à quelques kilomètres d'ISMAILIA, rejoints bientôt par la caravane de l'échelon roulant qui a traversé la PALESTINE et le désert à "pleins tubes", l'enthousiasme ayant empiété un peu sur le règlement.

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Sir Arthur TEDDER, Air Chief-Marschal, Commandant des Forces Aériennes du proche-orient, et Sir Arthur A. CONINGHAM, Vice Air-Marschal, Commandant des Forces Aériennes du désert.

Le 11 novembre 1941, une cérémonie a lieu sur le terrain X , pour la passation du groupe à la R.A.F. Le Général de LARMINAT délégué du Général CASTROUX présente l'unité à l'Air COMODORE ELMHURST, représentant de l'Air MARSHAL TEDDER. Des fanions sont remis au Groupe.

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LE FANION DU GROUPE "LORRAINE" DES FORCES AÉRIENNES FRANÇAISES LIBRES. (F.A.F.L.).

Le 12, un premier détachement de 12 avions et un échelon roulant partent vers FUKA, à l'ouest d'ALEXANDRIE, le reste de l'unité devant rejoindre un peu plus tard.

Le 14, le détachement avancé fait mouvement au terrain 103. Le 19, une partie de ce détachement se déplace de nouveau au terrain 75.

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De gauche à droite:

Au terrain 75: Devant l'abri. de gauche à droite; Sergent FIFRE + tué le 3/12/1941, Sergent-Chef: TOURNIER, Sergent LANN + tué le 6/12/1941, Sergent-Chef: PÉTAIN + , Adjudant: PERNOT.

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Le Lieutenant mitrailleur Raymond PÉTAIN participa à toutes les campagnes du groupe LORRAINE , avant d'être abattu le 3 juillet 1943 au cours d'un bombardement en rase-mottes près de GAND. (SHAA)

Le 19, une partie de ce détachement se déplace de nouveau au terrain 75.

En arrivant sur ce terrain, l'impression est assez encourageante. Le terrain plat, désolé, et de nombreux trous creusés par ceux qui nous ont précédés, montre que l'endroit peut parfois devenir malsain, chacun s'arrange, améliore l'abri de son choix ou en creuse un nouveau, suivant son tempérament. Ces abris du reste, s'avèrent être  une excellente protection contre le vent, et l'endroit est vraiment éventé. Le sable est servi à discrétion à longueur de journée, en poudre fine qui pénètre partout par la plus petite ouverture.

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Quand on est dans son trou...

La défense du camp doit être assurée par un détachement de Nord-Africains sous le Commandement du Capitaine BOURGOIN qui, plus tard comme parachutiste, va faire campagne depuis EL ALEMEIN jusqu'en TUNISIE, puis en Bretagne. Mais ceci est une autre histoire (à écrire).

Un détachement Libanais est venu compléter l'unité, en aides mécaniciens, armuriers, chauffeurs, etc... Le 21 novembre 1941, la première mission du groupe est exécutée, 5 appareils y prennent part, ils'agit du bombardement de véhicules sur la route de BARDIA TOBROUK.

Les sorties alors se succèdent sans arrêt et le 26 le Groupe est complètement engagé dans la bataille.

C'est le le 28 novembre que les premières pertes sont enregistrées; l'avion piloté par l'Adjudant JABIN, Observateur: Lieutenant de la MAISON-NEUVE, Radio-mitrailleur: Sergent BRUNEAU et parti en mission individuelle au dessus de GAZALA ne revient pas. Un rapport de prisonnier allemand établissait quelques jours plus tard que cet équipage était vraisemblablement aux mains de l'ennemi.

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Un stuka

Ensuite le 4 décembre, un accident au décollage au départ d'une mission cause la mort du Sergent FIFRE.; le Capitaine de MESMONT gravement blessé est évacué, le Sergent SOULAT radio en sort miraculeusement indemne.

Puis le 6, au cours d'une mission en vol de groupe, l'avion du Lieutenant SANDRE observateur: Sous-Lieutenant de MELTCHARSKY, radio: Sergent LANN, est abattu en flammes à 50 kilomètres S.O. d'EL ADEM.

Les missions continuent sans arrêt, ce sont généralement:

1° Des bombardements de colonnes ennemies, motorisées ou des concentrations de tanks.

2° Le bombardement des positions de BARDIA et d'HALFAYA: poches de résistance ennemies.

Jusqu'au 13/2 les objectifs sont désignés avant le décollage sur le terrain avancé. Dés réception des ordres, les avions décollent, prennent la formation, se rendent au rendez-vous fixé pour le chasse et accomplissent leur mission.

Par là suite les transmissions difficiles, obligent les équipages à prendre les ordres sur les terrains de la chasse, EL ADEM, GAZALA MEKILI ou M'SUS.

Tout les matins, les équipages prévus partent pour le terrain, attendent les ordres  et rentrent le soir au terrain avancé, ayant effectué ou non leur mission.

Ceci malheureusement fatigue assez les appareils par suite des atterrissages et décollages à pleine charge.

Cela fatigue également les équipages.

Mais tout le monde est plein d'allant, quel plaisir de pouvoir harceler Boches et Italiens... Les nouvelles sont chaque jour encourageantes, l'ennemi recule et le soir, après une journée bien remplie les "mess" ou tout au moins ce qui essaie d'en tenir lieu, retentissent des exclamations d'une bonne humeur générale. La coopération avec les Squadrons britanniques du Wing est parfaite, tous, ont le même but.

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"L'Amiral" Sergent-Chef MOUNES.

Un soir, nous avons un "show" assez intéressant. Un Ju88, venant comme chaque soir pour bombarder la station de chemin de fer qui se trouve au bout du terrain, est pris à partie par un chasseur de nuit, le combat s'est passé au dessus de nos têtes, on pouvait distinguer les traçantes amies et ennemies et soudain, un moteur en feu. C'est le Ju88 qui flambe, s'éloigne un moment et revient au dessus du terrain faire un atterrissage, se terminant en feu d'artifice. Quelques uns de chez-nous, se précipitent en voiture, sur les lieux, voir l'amas de débris en train de flamber. Sur les entrefaites un second Ju88 fait un piqué sur tous les badauds et se déleste de quelques bombes trop biens ajustées.

Fort heureusement le plat ventre instantané, exécute avec ensemble par le public, réduit les dégâts à un serrement de ... coeur, général.

Le Lieutenant-Colonel PIJEAUD vient retrouver le Groupe au terrain 75 et prend le commandement.

Le Commandant CORNOGLION-MOLINIER appelé par ses fonctions à BEYROUTH doit nous quitter après avoir été leader de nombreuses missions. Nous voyons partir avec mélancolie un chef qui, gai compagnon à la verve inépuisable, transformais la mission la plus dangereuse en une bonne histoire.

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Sergent René BAUDEN.

Nous quittons le terrain pour un autre, situé à GAMBUT, prés TOBROUK; c'est un ancien aérodrome italien. Le terrain est couvert de petits buissons d'herbe à chameau. Il est également saupoudré d'"araignées" en fer, destinées à crever les pneus. Et ça marche!... une 1/2 heure après l'arrivée de l'échelon roulant, à peu prés tous les camions ont les pneus à plat. Il faudra des équipes disposées en tirailleurs, pour se débarrasser de cette engeance.

Le coté humoristique de l'histoire se trouve dans le fait que ces "araignées" ont été laissées par les britanniques lors du recul effectué, après la Ier campagne de LIBYE.

Le camping s'est amélioré, nous trouvons du matériel en quantité; équipement,armes,essence,avions, même une brosse à dent enduite de pâte dentifrice. Nous avons également trouvé quelques macchabées...

Le convoi auto, transportant le matériel, a eu l'occasion de faire un voyage intéressant à travers le désert. Les régions de BARDIA et HALFAYA étant toujours occupées par l'ennemi, il a fallu piquer vers sud-ouest pour ensuite remonter plein Nord, passant la frontière égyptienne garnie de barbelés à BIR SHEFERZEN. Puis ce fut SIDI OMAR où une bataille de tanks toute récente a eu lieu, y laissant de nombreux vestiges.

Parfois un nuage de poussière, au loin, se transforme en une flottille d'auto blindées fonçant vers le convoi qui philosophiquement espère que ce seront des amis.

Il y a quelquefois des discutions sur la direction suivie, de l'humour à froid, mais en définitive, personne ne se "paume" complètement et arrive au camp, à l'heure.

 

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Henschel 126

Nous avons un jour la visite du "Maire de BENGHAZI" qui, muni de tous ses bagages s'en va prendre possession de ses fonctions. C'est l'occasion d'agrémenter la soirée, de corser un peu le menu. Monsieur le  Maire nous quitte très ému... nous aussi.

48 heures plus tard - Nous avons eu la "revisite" du Maire. Il est très surpris de nous revoir et nous demande comment nous avons pu nous déplacer aussi rapidement. Nous avons eu beaucoup de peine , à lui expliquer que nous n'avons pas bougé.

Monsieur le Maire a dû certainement avoir des ennuis avec sa boussole..

Le 20 décembre une reconnaissance offensive est effectuée contre les transports ennemis au N.E. de BENGHAZI; les forces alliées comprennent des BLENHEIMS d'un groupe anglais et 4 du Groupe LORRAINE, le tout escorté de chasseurs. Il y a deux couches de nuages assez espacées, l'une étant très prés du sol, nos appareils volent entre les deux, lorsque soudain, 15 Me 109 foncent de la couche supérieure.

En l'espace d'un instant, c'est la mêlée, l'escorte engage le combat immédiatement et les bombardiers piquent vers les nuages au dessous d'eux, les mitrailleurs faisant face aux assaillants.En quelques secondes on peut voir, amis et ennemis, des appareils en flammes, brûlant comme des torches. Les TOMAHAWKS d'escorte réussissent à abattre cinq des Me 109.

L'avion du Lieutenant EZANNO, observateur Sergent-Chef TOURNIER, radio-mitrailleur Sergent BAUDEN est pris à partie par deux des MESSERCHMITT, mais, l'équipage du BLENHEIM se défend, le pilote feinte et le calme de BAUDEN réussit de quelques rafales, à abattre l'un des assaillants, celui-ci, après une vrille désordonnée, va s'écraser au sol. L'autre appareil ennemi fait un passage, comme un éclair, mais sans succès, et devant le sort de son coéquipier n'insistera plus.

Malheureusement l'avion piloté par le Lieutenant-Colonel PIJEAUD, Observateur Lieutenant GUIGONIS, Radio Sergent DELCROS a été abattu en flammes presque immédiatement, le mitrailleur tué à sa pièce.

Le pilote donne à l'équipage l'ordre de sauter en parachute et voulant s'assurer que tous ont pu le faire et n'ayant pas de réponse du radio-mitrailleur reste à son poste. Il saute à son tour, trop tard, affreusement brûlé.

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LANN, NEUMANN, BRETON, et GUIGONIS à FUKA avec le N°39 Squadron en août 1941 (SHAA)

Le lieutenant GUIGONIS s'en tire sans une égratignure, son parachute l'a déposé assez loin et il restera pendant 5 jours en plein désert ennemi, étant sauvé par les premières autos blindées britanniques, faisant leur avance victorieuse vers l'ouest.

 

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Le Lieutenant GUIGONIS retrouve ses camarades du "LORRAINE" après ses cinq jours de survie dans le désert de LIBYE.

(Collection: Many SOUFFLAN ciel de guerre  N°13)

Dans la cour de la ferme d'un colon italien, il retrouve les débris de son avion, fait creuser, par le fermier, une tombe pour son mitrailleur et apprend que le Lieutenant-Colonel PIJEAUD, grièvement brûlé a été emmené par l'ennemi. On le retrouvera à l'hopital de BARDIA, mais malheureusement ne pouvant survivre à ses brûlures, il meurt le 06/01/1942, à l'hopital d'ALEXANDRIE, ayant donné un magnifique exemple de courage.

Un autre avion, piloté par le Sergent-Chef REDOR, observateur: Lieutenant M. de BOISROUVRAY, radio: Sergent-Chef PERBOST est porté disparu; malheureusement, aucune nouvelle ne nous parviendra de cet équipage; ce sont encore de bons vieux camarades qui sont perdus.

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En LIBYE, le Capitaine de SAINT-PEREUSE(à gauche) Commandant du groupe LORRAINE par intérim, en compagnie de deux officiers britanniques.(ICARE)

Le Lieutenant-Colonel PIJEAUD porté manquant, le Capitaine de St. PEREUSE prend le Commandement du Groupe, qu'il avait déjà eu sous ses ordres lors de l'entraînement en SYRIE . Il le Commandera jusqu'à la fin des opérations cumulant infatigable, les fonctions de pilote et de chef de groupe avec une bonne humeur égale à son courage.

Les missions toujours continuent.

Le 31 décembre pour la fin d'année, le groupe va bombarder des concentrations ennemies au dessus d'AGEDABIA. La D.C.A. ennemie, elle aussi, n'a pas oublié ses cadeaux et l'avion piloté par le Sergent-Chef MOUNES ("l'Amiral" pour les copains), revient endommagé. Il y a de nombreux trous dans l'appareil, particulièrement, un obus de D.C.A. ennemie de 20mm. a explosé dans le "cockpit" de l'observateur. Celui-ci bien que blessé n'a pas perdu son sourire, mais doit être évacué sur l'hôpital d'ALEXANDRIE.

Les missions continuent toujours sans relâche, les équipages devenus assez réduits doivent malgré tout, tenir; mécaniciens et armuriers fournissent un effort extraordinaire, sous des conditions très dures d'existence, le vent de sable  pénètre partout, le temps devient froid, le vent glacial et ils doivent travailler les doigts tout engourdis, couverts de crevasses, faisant le plein des moteurs avec des "tanakés" et chargeant les bombes à dos d'homme.

Le ravitaillement est assez difficile comme l'on peut se l'imaginer et le corned-beef est le plat de résistance. La région se prête assez peu à la chasse, les lièvres du désert ont du courir aussi vite que les carabinieri et on n'en voit à peu prés jamais. Une fois, malgré tout, par hasard, un jeune chameau a le malheur de se trouver sur la trajectoire d'une balle de Lebel, tout le monde a eu l'air d'être très peiné de ce malheureux accident, mais entre nous, les "steacks" n'étaient pas plus mal que ça.

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Camping!...

L'eau très rationnée est extraite d'un puits à moitié saumâtre et le thé qui est devenu la seule boisson pouvant être obtenue, est bu salé; y ajouter du sucre donne un mélange, impossible à avaler.

Parfois, l'arrivée d'un camion fait venir une lueur d'espoir; il pourrait contenir quelques caisses de bière en boite! mais hélas, c'est bien rare et nous en sommes quittes bien souvent pour avoir  simplement eu l'eau à la bouche.

Avec ce régime chacun devient un peu touché par un début de scorbut, les dents donnent l'impression de se balader au milieu de leur cavité et les gencives deviennent très sensibles.

Les barbes ont fait leur apparition, même une mouche très Napoléon III est arborée par mon ami TOURNIER. Les coupes de cheveux sont du type long, pleins de sable, à un tel point que certains au retour ont des "démêles" avec les coiffeurs du Caires, qui refusent de risquer d'ébrécher leurs ciseaux. Quel délice sera la première douche, au retour! Il faudra du reste plusieurs pour arriver à complètement se "désensabler".

Heureusement les "marraines" du CAIRE ou d'ALEXANDRIE entretiennent le moral grâce à de nombreuses lettres et colis... et si certains se rappellent combien ces bonnes lettres les ont réconfortés, ils se souviennent également avec attendrissement de certains saucissons, qui, pendant au plafond de la tente, n'ont jamais eu le temps de sécher.

Les équipages continuent sans arrêt à effectuer leurs bombardements, quelques uns particulièrement réussis ont valu au Groupe des félicitations particulières du commandement britannique, et malgré le nombre réduit des équipages et des avions, la bonne humeur règne.

Les tanks de Rommel ont servi bien souvent de cible, et ont du reste bien rendu cette politesse aux nôtres. Les "Buchanan Party" ont été parfois plus ou moins appréciées, spécialement celle du jour mémorable où à 800 mètres les formations firent trois passages sur une concentration de tanks bien défendue. Que de trous... Puis vient la période plus tranquille, quoique peut-être un peu monotone, du bombardement de la passe d'HALFAYA.

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CAMPAGNE DE LIBYE (novembre 1941 janvier 1942)

"HALFAYA s'est rendu sans conditions à 12h00, 17 janvier 1942. Je suis sûr que cette reddition est due pour une grande part, au résultat du bombardement, continuel et réussi, par le LORRAINE Squadron, de cette position fortement défendue. Je désire complimenter ce Squadron sur l'heureux résultat de ses efforts."

Cette dépêche du 18 janvier 1942 adressée au Groupe par le Group Captain KELLET, Commandant du N°270 Wing de la R.A.F. venait consacrer la fin d'un "service" de bombardement effectué chaque demi-heure par la "ligne GAMBUT-HALFAYA".

Enfin, le moment vient de rentrer au bercail, les appareils, sont fatigués, les équipages, le personnel à terre ont besoin de repos, aussi le commandement décide-t-il de diriger le Groupe sur le LIBAN où l'air pur, va remettre bien vite tout le monde en état. Une étape principale est prévue au terrain X prés d'ISMAILIA.

Les uns rentrent par avion, les autres par l'échelon roulant. Ceux qui reviennent par la route, sont heureux, en passant à HALFAYA PASS, de se rendre compte des effets du bombardement effectuer par le "LORRAINE"; des batteries d'artillerie gisant là démantelées.

Nous pouvons serrer la main au passage, aux  copains des Ier B.I.M. , Fusiliers Marins, Légionnaires, Bataillon du Pacifique, et tous les autres, de la Division KOENING; nos camarades de l'Armée de Terre s'en vont à la bagarre.

Beaucoup ont déjà à leur actif la 1er campagne de LIBYE. Quelques mois plus tard ils seront à BIR HAKEM...

Nous leur disons au revoir et retournons dans nos camions, contents de revenir vers des lieux civilisés et, sur la piste, à quelques kilomètres d'ALEXANDRIE, une bédouine bien sale et bien miteuse, n'a jamais compris la raison des cris d'enthousiasmes, qui ont salué en elle, la première femme aperçue depuis plusieurs mois.

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(source: BULLETIN DES FORCES AERIENNES FRANCAISES EN GRANDE-BRETAGNE N°12 1944)

 

 

 

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