09 août 2020

MARAUDERS - 31° ESCADRE

MARAUDERS

31° ESCADRE

CARTE Scan (242)

 

CARTE Scan (241)

 

(Source: Bulletin des FORCES AERIENNES FRANCAISES EN GRANDE-BRETAGNE N° 15 1945)

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08 août 2020

MARAUDER - HISTORIQUE DU GROUPE "MAROC"

MARAUDERS

HISTORIQUE DU GROUPE

"MAROC"

(Depuis septembre 1939)

I - Campagne 1939-40.

Peut de temps avant les hostilités, le premier groupe de la 22e escadre de bombardement de nuit, basé à Orléans-Bricy, est transformé en groupe de reconnaissance; c'est à ce titre qu'il participera aux opérations de septembre 1939 jusqu'à l'Armistice, sans interruption aucune.

Équipe de Bloch 131 et d'Amiot 143, il passe le début de l'hiver dans les Ardennes, et ses deux premières missions sur Bloch 131, lui coûtent un équipage descendu par la chasse.

De Metz, il effectue ensuite, sur son nouveau matériel "Potez 63", des reconnaissances lointaines par avions isolés.

Ces missions, faites le plus souvent dans des circonstances atmosphériques défavorables, soit à très haute altitude, soit en vol rasant, à un moment où la chasse allemande domine le ciel sont de véritables missions de sacrifice.

Le groupe perd 3 équipages, au nombre desquels un des Commandants d'escadrille, mais son activité ne se ralentit pas et il totalise, pour la campagne, 213 missions et 374 vols de guerre, ce qui lui vaut une citation à l'ordre de l'Armée Aérienne.

En juin 40, il se replie sur Ambérieu, puis au Maroc, à Ouled-Okba, où le trouve l'Armistice.

II - Période d'Armistice.

Durant la période d'Armistice, le groupe stationné à Rabat poursuit son entraînement dans la mesure des possibilités, il se transforme sur Glenn-Martin.

Au cours de son entraînement au bombardement en piqué son activité se solde par de nombreux accidents (4 équipages perdus).

En janvier 1942 une escadrille d'un groupe dissous, le 1/52, vient le renforcer. En juin de la même année il est équipé de Léo45 et opérant du terrain d'Oued-Zem (Maroc) où il s'est replié, participe en avril 1943 aux bombardements de nuit sur la Tunisie.

En juillet 1943 au cours de transformation sur matériel américain le groupe perd deux de ses meilleurs équipages.

III - Campagne 1944.

En septembre 1943, devenu groupe de bombardement moyen, le groupe part pour Telergma où, jusqu'à la fin de l'année, il poursuit un entraînement intensif sur matériel américain B-26 "Marauder".

Depuis son engagement, fin mars 1944, jusqu'aux premiers jours de janvier 1945, le groupe a accompli 108 missions de guerre, représentant 832 sorties de guerre et plus de 1.313 tonnes de bombes larguées sur les objectifs ennemis. Au cours de ces missions, les bombes du groupe ont atteint 28 viaducs et ponts, deux dépôts de munitions, deux dépôts d'essence, un dépôt de matériel, deux batteries côtières, une zone de concentration de troupes, quatre ponts routiers et anéanti un P.C. Allemand.

Les avions de groupe ont abattu, au combat, deux chasseurs allemands et subi maintes fois l'assaut de la Flak: en 832 sorties 88 avions sont revenus endommagés.

Beaucoup des membres d'équipages du groupe ont maintenant accompli plus de 50 missions et obtenu, par leur valeur, d'élogieuses citations. 17 d'entre eux ont été récemment décorés de l'Air Medal américaine, et le groupe "Maroc" a reçu, au cours, de la campagne 1944 deux citations.

(Source: Bulletin N°17 des FORCES AERIENNES FRANCAISES EN GRANDE-BRETAGNE. 1945)

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BOMBARDIERS FRANCAIS DANS LA BATAILLE

"LES MARAUDERS"

Bombardiers français dans la bataille

ADIEU

à VILLACIDRO.

A présent que les 31e et 34e escadres françaises de bombardement sont remontées vers le Nord, à présent qu'elles vont pilonner à partir du sol natal les objectifs allemands, nous pouvons parler de ce coin de Sardaigne qui fut, durant des mois, l'aire d'envol de nos porteurs de foudre.

Villacidro ! A quelques dizaines de kilomètres de Cagliari, c'est un village sarde brûlé de soleil. Non loin de ses basses maisons couleur de terre le terrain s'étalait sur la grande plaine nue toujours battue par le vent.

Ils sont partis, les "Marauders" d'argent qui tous les jours allaient jeter leurs bombes sur les entrepôts d'essence, les gares, les parcs à munitions et les ports ennemis. Ils ont longtemps été les maîtres de ce ciel de l'Italie du Nord malgré la flak intense et les chasseurs à croix noire.

Les villages de tente des groupes Maroc, Bretagne, Gascogne, Sénégal, Bourgogne et Franche-Comté ont disparu. Avec la victoire, les équipages sont remontés vers le Nord et ont emporté avec eux le souvenir des dures batailles au-dessus des terres d'Italie et de Provence, et le souvenir vivace de leurs morts et de leurs disparus.

Mais s'il y a eu les mauvais retours après les missions sur la plaine du Pô et l'enfer de Toulon - "Marauders" criblés et camarades manquants - il y a eu les jours de grande victoire et les exploits épiques, dont le plus extraordinaire restera celui de l'équipage du colonel Bouvard. (Abattu au large de Toulon, repêché et fait prisonnier par les nazis, interné dans le fort de Gardanne, l'équipage, par un coup d'audace inouïe, recevra entre ses mains la reddition de la garnison allemande.)

A présent, Villacidro est redevenu l'immense plaine stérile qui se souvient du grondement fauve des moteurs. Et pour dire les peines et les joies de nos escadres, sur cette terre triste et désolée, il reste la grande voix du vent, de ce vent éternel qui jour et nuit soulève la poussière rouge en tourbillons serrés. L'ont-ils assez maudit ce vent fou, nos équipages ?

Les Ailes françaises ne publient pas de vers. Mais, rompant pour une fois avec cette consigne, nous voulons aujourd'hui donner à nos lecteurs ce poème, plein de pittoresque et de malice, du capitaine G.C... qui, haut fonctionnaire de l'enseignement et parfait écrivain, a vécu la vie intense de ses camarades d'escadre.

Em. R.

LE VENT

Sur la plaine sans borne et sans voix,

Voici le vent

Voici le vent sifflant

Voici le vent soufflant

Ce si doux vent de Villacidro.

 

Sous la tente qui craque et qui ploie

C'est le vent zigzaguant qui s'immisce

S'insinue, subrepticement glisse

Des susurrements sinusoïdaux.

 

Si ce soir ce vent soudain ne cesse

Sans céder ne serait-ce qu'un pouce

S'envoler sur son aile si douce

Sans s'inquiéter de la météo.

 

Ce sera notre seule ressource

Contre le sinistre vent des soirs

Qui fuse et jacasse et passe, noir,

Plein de frissonnements vespéraux.

 

Dans les cieux lisses comme une soie

Voici revenue la paix des nuits

Jetant son voile sur nos ennuis

Jusqu'à nos réveils matutinaux.

 

Mais sans trêve, sans fin et sans loi

Voici le vent

Voici le vent sifflant

Voici le vent soufflant

Ce si doux vent de Villacidro.

 

Capitaine G. C...

(Source: AILES françaises - Hebdomadaire de l'Aviation N°4 du 21 novembre 1944)

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"MARAUDER" J'AI CASSE UN PONT.

"LES MARAUDERS"

- J'ai cassé un pont-

carte Scan (238)

Un MARAUDER français au cours d'une mission sur l'Allemagne du Sud.

J'ai vécu huit jours avec des aviateurs, des équipages de "Marauders". Séjour bref. Trop bref. Mais suffisant peu-être - eux pourront en juger - pour avoir saisi un peu de leur esprit, de leurs façons d'être, dont il faut bien dire, sans faire de grandes phrases, qu'ils sont ceux d'hommes valant la peine qu'on aille les regarder vivre.

La première scène se passe dans la chambre où l'on m'a logé, chez des paysans, avant mon départ pour l'aérodrome. Vieux retraités. La femme, après trente ans, porte encore le deuil d'un fils perdu à la guerre. Une de ces mères qui honorent jusqu'à leur dernier souffle le souvenir d'un être qu'elles ont particulièrement aimé. Son fils?

- C'était un aviateur, dit-elle.

Voilà pourquoi, depuis plus de dix ans, les deux vieux habitent près d'un aérodrome?

La femme m'a ouvert la porte. Elle murmure: De temps à autre, nous en invitons un ou deux à notre table. Ce sont de bons gars. Ils me rappellent l'autre... Vous les verrez, ce sont des hommes, des vrais.

DES HOMMES.

Une route durcie par le froid. Brume et silence. Un ronflement va s'amplifiant. L'aérodrome n'est plus loin. Dix pas encore dans la boue, puis trois arbres et une large grille. Un écriteau. Cette grille, ce panneau blanc aux lettres noires ont leur importance. Ils séparent deux choses dont le contraste, ici, est frappant: la paix et la guerre!

La paix, ce sont ces champs cultivés qui étaient sous le gel, cette mairie avec son drapeau, cette école. La guerre...

Le P.C. de l'escadre est un bâtiment tout blanc, surmonté d'une sorte de clocheton. Dans la région on appelle cela un "château". Sur la pelouse une tente est fixée par quatre piquets. La pelouse est fleurie. Devant la porte, il y a trois Jeeps qui attendent.

Trois marches conduisent à une pièce où brûle un feu d'essence. Aux murs, des cartes. Devant ces cartes, des hommes.

J'imaginais, avant d'entrer, un état-major composé de vieux soldats penchés sur des documents. Rien de cela. Voilà des hommes jeunes, tacticiens éprouvés, qui savent ce qu'est une carte d'état-major et, mieux encore, un poste de pilotage.

Tous prennent part aux missions. Plusieurs n'y sont pas forcés. Mais la nécessité de mieux connaître la vie de leurs hommes, et peut-être l'attrait du danger, font que tout le monde, ici, a éprouvé plus d'une fois la sensation que donne la D.C.A. - la Flak - frappant sur la carlingue du "Marauder".

C'est tellement vrai que voici un officier du P.C. qui s'apprête à partir. Il revêt une combinaison fourrée, prend son parachute et monte dans la Jeep qui va le conduire en piste.

Auparavant, un de ses hommes s'est figé devant lui. Il lui dit: Mon capitaine, le décollage est à 11 heures. Il était 10h45. Ils se sont serré la main. Ces deux hommes ne sont pas revenus.

 

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(collection: Yves GARCIA)

UN PONT A CASSER.

La vie du bombardier, de l'aviateur, en général, c'est la mission. Ce matin-là, comme tous les autres matins, l'une d'elles allait avoir lieu. J'arrivai, avec six officiers de l'Etat-Major de l'escadre, devant le P.C., à trois cents pas de l'aérodrome. Deux étages, un palier, puis un couloir et une porte brune. Sur cette porte, deux mots: "War-Room", salle de guerre. Nous entrâmes.

Tout le monde s'assit et se tut.

L'objectif est un pont à casser sur le Rhin, le pont de X... dit un officier.

Une heure durant, ces hommes étudièrent les cartes fixées aux murs où se trouvaient repérées les zones de D.C.A. et les nids de chasse allemande. Posément, ils décidèrent d'un itinéraire à suivre et d'une ligne d'attaque à observer. Puis l'on sortit.

C'était le Planning.

Deux heures plus tard, nous nous trouvions de nouveau réunis, mais cette fois auprès de la tente. Sur la pelouse désagréablement boueuse. Des hommes nous entouraient. Bottes fourrées et peaux de mouton. Plus d'un levait les yeux vers le ciel pour y puiser l'assurance que la mission aurait bien lieu.

Le temps n'étant pas beau, il y avait des hochements de tête, des haussements d'épaules. Sous la visière des bonnets fourrés, de petits conciliabules se tenaient. On entra sous la tente. Briefing, dernière opération avant le décollage. Les hommes s'installèrent sur des sièges de fer. Au fond, deux tableaux noirs où étaient inscrites les instructions élaborées au Planning.

Aux équipages eux-mêmes l'objectif allait être dévoilé. Cela produisit une certaine sensation. Puis le silence se fit. Les explications commencèrent. Tout fut réglé, chronométré, prévu.

Vingt minutes passèrent ainsi. A la fin, l'officier météo fut consulté. Il répondit que le temps était plutôt bouché, mais la mission néanmoins possible. La tente se vida donc. Les peaux de mouton montèrent sur des camions et nous partîmes en piste. Entre temps, les "Marauders" avaient été lestés de leur contenu de bombes.

Au bord de la piste, chaque équipage est déposé devant son appareil. Les hommes n'ont eu aucun contact avec l'extérieur. Aucune indiscrétion n'est à craindre.

 

(3) edmond garcia Martin Marauder B26 (3)

(collection: Yves GARCIA)

CAP SUR L'ALLEMAGNE.

- Là me dit Gerbault, attachez-le... Ils s'agissait de mon parachute.

Un quart d'heure après, dans un ronflement formidable, dix-huit appareils produit une certaine sensation. Puis le silence se fit. Les explications commencèrent. Tout fut réglé, chronométré, prévu, détachaient du sol. On mit le cap sur l'Allemagne.

Quelque part, dans un coin du ciel, les chasseurs d'escorte nous attendaient. L'objectif, c'est ce mince ruban de couleur brune qu'on aperçoit maintenant à travers le hublot où se condense un peu de vapeur.

Dans l'interphone, une voix m'a dit: Mettez votre gilet anti-flak et votre casque. Il était temps.

Brusquement, la D.C.A. nous enveloppe. Visages tendus, crispés. Plus un mot. Rien que le ronflement du moteur et, par intervalles, les éclats qui frappent la carlingue avec un bruit de gravier. Une voix compte: Trois... quatre... cinq...

Un brusque virage.

Un coeur qui monte au bord des lèvres. Au sol, une colonne de fumée masque le ruban brun.

MELIERES ETAIT UN SOLDAT.

Les "Marauders" se sont posés sur la piste. Dix-huit appareils avaient décollé. Quinze seulement viennent d'atterrir.

Sur un communiqué, ce soir, il y aura une phrase dans le genre de celle-ci : "La mission a été bien accomplie. Trois appareils ne sont pas rentrés."

Et demain, à la première heure, parce que les mauvaises nouvelles courent plus vite que les bonnes, une dame, la mère ou la femme du lieutenant Mélières, par exemple, viendra frapper à la porte du mess des officiers.

Elle demandera, la voix un peu sourde, pour s'en assurer elle-même:

- Le lieutenant Mélières...

On lui répondra:

- Il ne faut pas pleurer, madame. Mélières était un soldat.

François POLI.

(Source: AILES françaises - Hebdomadaire de l'Aviation N°12 du 16 janvier 1945)

 

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07 août 2020

2/20 BRETAGNE

" BRETAGNE"

 

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La première version du Boston, le DB-7 avec la première escadrille du groupe de bombardement 1/32 en 1940.

( Source: Les Forces Aériennes Françaises Libres, Ministère de la Défense)

 

Après juin 1940, les quelques appareils et la poignée d'aviateurs de l'Afrique Equatoriale constituaient les seules Forces Aériennes Françaises Libres en Afrique.

C'est le 1er janvier 1942 que le détachement aérien du Tchad, formé alors d'aviateurs dont la majorité venaient d'Angleterre, reçut le nom de groupe "Bretagne"

Équipe d'abord de "Lysander" et de "Glenn-Martin-Maryland", le groupe reçut à la fin de 1942 des "Bristol-Blenheim" pour appuyer les opérations de la colonne Leclerc au Fezzan.

Groupe mixte de reconnaissance et de bombardement moyen, il fut, en réalité, employé aux fins les plus diverses.

Au printemps de 1942, lors de la première campagne du Fezzan, le groupe "Bretagne", sous le commandement du commandant Noël appuie l'action des troupes au sol.

Le 18 décembre, le commandant de Saint-Péreuse réunit le groupe entier à Zouar. L'offensive de la colonne Leclerc est imminente et c'est le groupe "Bretagne" qui l'appuiera avec cinq "Lysander", six "Blenheim", deux "Maryland". Les opérations commencent à Noël. Les noms seuls des objectifs évoquent aujourd'hui les étapes de la marche victorieuse du Fezzan.

Ici se place le fameux épisode de l'affaire de Murzuch. La garnison italienne craignant d'être coupée venait d'évacuer la palmeraie et se dirigeait vers le Nord. La colonne comptait: cent dix Européens. dont dix-sept officiers et une douzaine d'Ascaris. Elle était accompagnée de chameaux de bât, mais les hommes étaient à pied, seul le commandant possédait une voiture et un cheval.

Le 9 janvier, le général Leclerc apprend ce repli. Il détache immédiatement une colonne motorisée à la poursuite des Italiens: cinq autos-mitrailleuses, cinq camions avec une soixantaine de tirailleurs et cinq Européens. La colonne part et occupe Murzuch sans coup férir, mais ne peut retrouver les traces de sa garnison. Aussi, le 10 au matin, le général demande au groupe "Bretagne" d'envoyer un appareil pour retrouver la colonne italienne. L'équipage désigné est celui du lieutenant Mahé: observateur, sous-lieutenant Canepa; mécanicien, sergent Dubroca; radio, sergent Lévêque. L'avion est un "Glenn-Martin-Maryland".

Le matin vers 9 heures, l'avion aperçoit la colonne italienne, elle s'est arrêtée à un puits, à 30 kilomètres au Nord de la palmeraie de Murzuch. Le "Glenn" pique et mitraille, des chameaux sont tuées des hommes s'égaillent, le cheval, la voiture et le commandant s'enfuient, l'un tirant l'autre, à travers le désert.

Mais les armes s'enrayent. Seule, la mitrailleuse ventrale fonctionne encore. Alors on décide à bord d'avoir recours à l'argument dernier: l'intimidation. Le sous-lieutenant Canepa rédige le message en français: " Si vous voulez vous rendre, montrez des drapeaux blancs et restez en place." L'avion passe en rase-mottes et lance son message. Bientôt les italiens agitent et étendent tout ce qu'ils ont de blanc. Ils se rendent. L'avion qui tourne toujours autour d'eux, comme un épervier, les voit écrire sur le sol, avec des vêtements le mot "atterrate". L'équipage comprend tout de même assez l'italien pour deviner l'invitation. Mais on hésite et le lieutenant Mahé retourne d'abord vers les autos-mitrailleuses.

Nouveau message par lequel on apprend à la colonne que les italiens se sont rendus et le "Glenn" retourne, fidèle chien de troupeau, garder ses prisonniers, pendant que la colonne dépiole les dix voitures pour cerner le puits. Le lieutenant Mahé a peur d'ensabler son appareil. Il attend que la colonne arrive. Tout se passe sans incident et, les italiens rendus, l'avion se pose.

Mission terminée, il ne reste plus qu'à rentrer à Umm sans autres incidents que les mille joies dont est tissée l'aviation saharienne. La batterie est déchargée, l'avion est ensablé...

Murzuch et sa garnison sont entre nos mains. La route du Nord est libre.

Après cet exploit resté légendaire dans les annales de l'aviation, le groupe continue ses missions de reconnaissance et de bombardement.

L'état des appareils ne lui permettra pas de participer à la campagne de Tunisie. L'entrainement sur les "Blenheim" qui survivent se poursuit sans relâche. Alternance d'espoir et d'ennui. Enfin, c'est à Rayack, en novembre, que le commandant de Maismon commandant le groupe "Bretagne", reçoit l'ordre de regagner l'Algérie.

B26 MARAUDER

Le 15 mai, le groupe "Bretagne" équipé de "B26 Marauders" rejoint en opération le 1/22 déjà engagé en Sardaigne. Commandé par le commandant Meyrand, il participe, aux côtés des groupes "Maroc" et "Gascogne", aux pilonnages de l'Italie du Nord et au moment du débarquement allié sur les côtes sud de la France, aux succès des opérations, notamment en réduisant au silence des batteries côtières qui défendent l'accès du port de Toulon.

Par son recrutement si divers, où se trouvent rassemblés les survivants du Tchad et du Fezzan, des métropolitains échappés des prisons d'Espagne, des Français d'Afrique du Nord et d'Angleterre, et par ses missions si audacieuses au-dessus des territoires les plus hostiles, le groupe "Bretagne" représente une image réduite, mais fidèle de l'aviation française renaissante.

( Source: AILES françaises - Hebdomadaire de l'aviation N° 4 du 21 Novembre 1944)

 

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12 octobre 2015

LA TRISTE FIN D'UN MARAUDER

Pour le souvenir

du

1/22 MAROC - 2/20 BRETAGNE - 1/19 GASCOGNE

1/32 BOURGOGNE - 2/52 FRANCHE COMTE - 2/63 SENEGAL

Bombardement.

Sorties ou missions: 4.884 - Victoires: 2 chasseurs - Tués: 100 - Disparus: 34 - Prisonniers: 8 - Blessés: 6. Avions

Perdus: 14 - Endommagés: 425. 

edmond garcia Formation de 58 B26 Marauder

(collection: Yves GARCIA)

Formation de 58 B26 MARAUDER.

Le devoir de mémoire c'est aussi d'être étonné lorsque l'on efface la croix de Lorraine. Il restait deux MARAUDERS Français, en 1965 un fut renvoyé à Dayton dand l'Ohio une reconnaissance normale envers un allié qui nous a énormément aidé, l'autre le dernier survivant de l'épopée des MARAUDER français était resté au Bourget jusqu'en 2011?.J'ai l'impression que la mémoire surtout quand il s'agit de notre pays ce n'est pas très important, et de repeindre cette avion qui était aux couleurs de la france libre, est-ce une bonne idée? surtout pour nos générations à venir, j'ai aussi l'impression que tout est fait pour qu'ils oublient un peu plus qu'il y a aussi des français qui se sont battus?

Cliquez sur les liens suivants:

http://www.museeairespace.fr/c/5/martin-b-26g-marauder/mouvement

briefinght

(collection: Philippe ROUGET)

http://bernardrouget.com/pages/Marauder.html

(Source: M. Philippe ROUGET le fils d'un MARAUDER)

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10 mai 2014

31ème ESCADRE GB 1/19 GASCOGNE 2/20 BRETAGNE 1/22 MAROC

  31 ème Escadre de bombardement moyen

MARAUDERS - 31° ESCADRE - HALIFAX GROUPES LOURDS FRANCAIS SQUADRONS 346 et 347 R.A.F

MARAUDERS 31° ESCADRE (Source: Bulletin des FORCES AERIENNES FRANCAISES EN GRANDE-BRETAGNE N° 15 1945)

http://halifax346et347.canalblog.com

La 31ème Escadre de bombardement moyen est créée le 24 mai 1944 et commandée par les colonels Chassin, puis Piollet. Elle comprend les GBM 1/19 Gascogne, 2/20 Bretagne, et 1/22 Maroc.

Citation a l'ordre de l'aviation aérienne.

- Cdt GRIMAL Georges, Commandant de la 31e escadre aérienne: officier supérieur, pilote et commandant d'avion remarquable, de haute valeur professionnelle et moral, animé d'une constante volonté de combattre. A conduit avec maitrise de nombreuses expéditions en pays occupés et sur l'Allemagne, attaquant avec succès des positions fortifiées, des gares, des dépôts de munitions ou d'essence, en particulier les 9, 10 et 19 avril 1945, malgré les violentes réactions de l'ennemi.

Citation a l'ordre de l'aviation aérienne.

- Cne PLASSIART Henry-Georges, capitaine de la 31e escadre aérienne: officier pilote expérimenté, excellent chef de section qui a fait preuve d'un allant et d'un courage magnifiques dans de nombreuses missions sur l'Italie du Nord et sur l'Allemagne, au cours desquelles son appareil fut plusieurs fois sévèrement touché par la D.C.A. S'est particulièrement distingué dans les missions du 11 septembre 1944 sur un objectif de la ligne Gothique, le 2 janvier 1945 sur une gare, et le 14 février 1945 sur un dépôt de munitions en Allemagne.

GBM 1/19 GASCOGNE

GASCOGNE img869

Bombardement.

Le groupe de bombardement moyen 1/19 Gascogne trouve ses origines dans le groupe de bombardement II/19, qui rebaptisé groupe de bombardement léger 1/19 en septembre 1940, devint le 21 février 1944 GBM 1/19.Ayant poursuivi son entraînement sur Martin B-26 tout au long des mois de février et de mars, le groupe gagna le 1er avril 1944 le terrain de Châteaudun-du-Rhumel et y forma ube escadre de bombardement avec le Bretagne et le Maroc, déjà engagés en opérations.

 

gascogne img870

Equipage du Gascogne devant un B-26.

Commandé par le commandant Secrétan, le GBM 1/19 partit pour la Sardaigne, qui se trouvait aux mains des Alliés, le 15 mai suivant et effectua sa première mission de guerre un mois plus tard, jour pour jour, en attaquant des voies de communication dans la région de La Spézia, en Italie.

Les sorties se succédèrent alors, visant des ponts, des voies de chemin de fer, des gares et des routes situés dans la péninsule italienne. Elles se poursuivirent tout au long des mois de juin et de juillet avant de s'orienter, à partir d'août, sur le midi de la France en prévision du débarquement en Provence.

La première mission sur le territoire métropolitain fut accomplie le 2 de ce mois, et, au cours de la deuxième , le 4 et le 5 août, les B-26 du Gascogne s'en prirent au pont routier de Sisteron. Puis l'activité du 1/19 se partagea entre la France et l'Italie.

Au début d'octobre, le groupe rallia le Midi et s'implanta dans un premier temps à Istres. Il gagna Lyon-Bron dès la mi-novembre afin de prendre part aux opérations menées dans l'est du pays. La première mission conduite sur l'Allemagne eut lieu le 17 novembre et visa le pont ferroviaire de Neuenburg, sur le Rhin, entre Mulhouse et Colmar.

Les objectifs qui furent désignés par la suite au 1/19 furent soit des ponts, soit des gares, ou bien encore des casernes. Le mauvais temps qui régna en janvier, février et mars 1945 ralentit les sorties, et, le 19 mars, le GBM 1/19 effectua sa dernière mission depuis Lyon-Bron. Il gagna alors Saint-Dizier et poursuivit ses actions sur l'Allemagne jusqu'au milieu du mois d'avril, époque à laquelle il participa à des raids contre les poches de Royan et de la pointe de Grave, tenues par les Allemands depuis le mois d'août 1944.

La poche de Royan étant réduite, le groupe reprit ses sorties sur l'Allemagne jusqu'à la fin des hostilités.

Stationnant en France pendant quelques mois, le 1/19 s'installa à Mengen, en Allemagne, en septembre 1945 et fut dissous en avril 1946, alors qu'il se trouvait sous le commandement du commandant Forget. Il fut reconstitué en janvier 1951 sous l'appelation de 1/19 Gascogne en vue de sa participation aux opérations d'Indochine.

(source: L'AVIATION N°200)

Sorties ou missions: 855 - Tués: 26 - Blessés: 2.

Le GBM 1/19 Gascogne, avec ses escadrilles SAL 28 et SPA 79, fait partie de la 31ème Escadre de bombardement moyen.

 

1-19 img861 (1)

SAL 28 1er escadrille du 1/19 Gascogne.

1-19 img861 (2)

SPA 79 2ème escadrille du 1/19 Gascogne.

Installéà Rovigo, le Groupe de reconnaissance 1/19 est équipé de Douglas DB7 depuis fin novembre 1942.Le Groupe rejoint Colomb-Béchar sans avions le 6 janvier 1943. Il part en novembre 1943 pour Médouina, au Maroc, puis devient le Groupe de bombardement moyen (GBM) 1/19 Gascogne le 21 février 1944 à Télergma ou il commence sa transformation sur Marauder. Le 25 mars 1944, il gagne Chataudun-du-Rummel, puis Villacidro en Sardaigne le 5 juin 1944 pour participer aux opérations sur l'Italie le 15 juin 1944, commandé par les commandants Nicot, puis Longuet.

Le GBM 1/19 a eu trois avions abattus par la DCA et a perdu dix-sept hommes.

edmond garcia Martin Marauder B26 accidenté (2)

(collection:  Yves GARCIA)

B-26 MARAUDER accidenté du 1/19 GASCOGNE.

CITATIONS

A l'ordre de l'armée aérienne.

Maraudeur GB I / 19 Gascogne - Le Teil |

Mémorial des Aérostèles Maraudeur GB I / 19 Gascogne au Teil Ardèche (07). 21 août 1945. Français.

http://www.aerosteles.net

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 Hommage au Commandant Raymond MESPLES

Aviateur pendant la deuxième guerre mondiale

et les conflits qui suivirent.

- Sa jeunesse.

- Raymond Jean-Louis Mesples est né à Oullins (Rhône) le 18 juin 1916, de parents originaires de la région de Gannat. Son père Louis et son oncle Jean-Baptiste avaient monté une entreprise de forges à Lyon. Après la fin de la guerre les deux frères quittent Lyon et créent une autre entreprise de forges à Gannat (Allier).

- La famille a deux enfants: Gilberte née le 3 mars 1910 et Raymond. Un dramatique accident se produit le 8 octobre 1923, l'éclatement d'une meule tue Louis Mesples, il a 40 ans. Son frère continue l'exploitation de la forge. Sa veuve Marie-Louise a deux enfants à élever. Courageusement, elle se lance dans l'hôtellerie restauration. Elle achète d'abord un café dans le quartier de la gare puis un café restaurant hôtel (Hôtel du centre) situé 52 avenue Jean Jaurès à Gannat.

- L'adolescence de Raymond se passe ainsi dans une ambiance de travail intense. Il fréquente l'école primaire supérieure et l'école pratique d'industrie située à Gannat. C'est un bon élève, régulièrement 1er de sa classe. Le 12 juillet 1932, il obtient le brevet d'enseignement industriel, spécialité la forge, qui est le métier pratiqué par la famille.

- Viennent ensuite quatre années dont il n'a pas été possible de suivre totalement le déroulement. Il s'inscrit dans plusieurs écoles techniques, dont l'école Vaucanson, située à Grenoble. Il y suit les cours de première année du 7 novembre 1934 au 10 juillet 1935. C'est un bon élève, au 2ème et au 3ème trimestre, il obtient les félicitations. Il est admis en deuxième année, mais ne donne pas suite. Pourquoi ? On ne sait pas.

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- Son engagement dans l'Armée de l'Air.

- Raymond est attiré par l'aviation, discipline toute nouvelle alors, le 15 octobre 1935, à 19 ans, il s'engage dans l'Armée de l'Air. Il est affecté à la base aérienne de Moulins (Allier) pour une longue période de formation. Il gravit aussi les premiers échelons de la hiérarchie des sous-officiers: caporal le 22 mars 1936 et caporal-chef le 15 juin 1936.

- Il est alors dirigé sur la base aérienne d'Istres (Bouches-du-Rhône), où il arrive le 16 juin 1936 et y demeure jusqu'au 1er juin 1937, date à laquelle il est muté à la base aérienne de Tours (Indre-et-Loire). Il est nommé au grade de sergent le 1er août 1937.

- Le 5 septembre 1938, Raymond se marie à Gannat avec Lucette Conchon dont les parents Marien et Léa habitent cette ville.

 

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- La guerre 1939-1940.

- C'est alors la Seconde Guerre mondiale. Raymond est en opération dès le 2 septembre 1939. Le 1er avril une mission vaut à l'équipage dont il fait partie une citation à l'ordre de l'Armée avec attribution de la Croix de Guerre avec palme.

- Le 9 avril 1940, il est nommé sergent-chef. Le 22 juin 1940 l'armistice avec l'Allemagne est signé, l'armée est regroupée en zone libre et l'unité de Raymond rejoint la base aérienne d'Istres en octobre 1940.

 

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Affreville (Algérie) en décembre 1942

 

- Mission au Levant.

- Le 9 juin 1941, l'unité de Raymond Mesples est mise à la disposition du commandant de l'air au Levant où se livre une bataille entre troupes allemandes aidées par des troupes françaises obéissant au gouvernement de Vichy et les troupes britanniques épaulées par des éléments de la France Libre dépendant du Général de Gaulle. La Syrie et le Liban se trouvent alors sous mandat français.

- Le 15 juin 1941, Raymond accomplit une mission qui a dû lui poser des problèmes moraux. Il participe au bombardement d'un navire anglais où, "malgré une violente réaction de l'artillerie, il a pris une part active à l'attaque de la flotte ennemie et a réussi par son tir précis à atteindre un bâtiment de guerre, lui causant de très graves avaries". Il s'agit d'un extrait de la citation décernée à l'équipage à cette occasion.

- Cette mission au Levant prend fin le 13 juillet 1941, Raymond regagne la zone non occupée. Il est muté au groupe de bombardement Gascogne stationné à Istres.

- Départ pour l'Afrique du Nord.

- Le 4 novembre 1942, quelques jours avant le débarquement des troupes alliées en Afrique du Nord (le 8 novembre), son unité part pour l'Afrique du Nord. Il rejoint donc immédiatement les Forces Françaises Libres, d'abord à Berard (région d'Alger) au centre d'instruction, puis le 21 janvier 1943, il est affecté au groupe de bombardement Gascogne à Colomb-Béchar.

- Il séjourna pour des durées variables sur les différentes bases aériennes d'Algérie jusqu'au 15 juin 1944, date à laquelle le groupe Gascogne est engagé sur le théâtre méditerranéen.

- Il participe ensuite à la campagne de France et d'Allemagne. Il est basé, d'abord à Bron (région de Lyon), ouis à celle de Saint-Dizier (52). Il appartient au Groupe de Bombardement Gascogne.

- Raymond Mesples a été nommé au grade d'adjudant le 1er septembre 1943 puis au grade de sous-lieutenant le 25 octobre 1944. Plusieurs citations de son action pendant cette période:

- Une citation à l'ordre de l'aviation de bombardement le 24 août 1944 avec l'attribution de la Croix de Guerre - étoile vermeil.

- Une citation à l'ordre de l'aviation de bombardement le 27 octobre 1944 avec attribution de la Croix de guerre - étoile de vermeil.

- Une citation à l'ordre de l'armée aérienne le 17 août 1945 entraînant l'attribution de la Croix de guerre avec palmes.

L'Allemagne capitule et l'armistice est signé le 8 mai 1945; quelques mois plus tard, Raymond est dirigé sur l'Allemagne dans la région de Mengen (Bade-Wurtemberg), dans la zone d'occupation revenant à la France.

- Après toutes les séparations dues à la guerre, sa famille le rejoint.

- Cette période prend fin le 24 août 1946, il rejoint alors la base aérienne de Mont de Marsan (40) à laquelle il restera rattaché jusqu'en 1954.

 

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- Après-guerre et campagne d'Indochine et d'Algérie.

- Raymond est promu au grade de capitaine, corps des officiers de l'Air, cadre naviguant le 1er avril 1952.

- Mais la guerre a toujours lieu en Indochine. Le 2 juin 1954, Raymond part d'Orly pour rejoindre un groupe de bombardement stationné à Touranne (aujourd'hui Danang) au centre de l'Indochine de l'époque.

- Il participe à différentes opérations qui lui valent la médaille coloniale et la croix de guerre - étoile de bronze (le 28 octobre 1954).

- Le 10 juin 1955, il est rapatrié en France à Mont de Marsan et à compter du 18 août 1955, il est affecté à l'Ecole des troupes aéroportées située à Pau. Il reste dans cette unité jusqu'au 11 janvier 1958, date à laquelle il embarque à Orly pour l'Algérie. Il est affecté au groupe saharien de reconnaissance et d'appui basé à Ouargla.

- Cette participation à la guerre d'Algérie prend fin en avril 1959.

- Retour en France.

- Le 23 avril 1959, Raymond retrouve l'Ecole des Troupes Aéroportées à Pau. Il ne quittera plus cette unité jusqu'à la fin de sa carrière militaire le 18 juin 1962.

- Il est promu au grade de Commandant et fait Officier de la Légion d'Honneur, le 30 juin 1954. Puis il reçoit la médaille commémorative de la Campagne d'Indochine le 20 septembre 1954. Enfin le 11 octobre 1954, il est décoré de la médaille commémorative de la Campagne d'Italie.

- Agé de 46 ans Raymond se reconvertit dans le civil et travaille à Pau pour une société d'assurances.

- Raymond Mesples, qui depuis 1939, a connu tant de situations dangereuses, est victime d'un accident de la circulation à Pau, il décède le 5 mai 1965. Il a 49 ans.

Raymond et Lucette ont eu trois enfants:

- Christiane née en 1939,

- Bernadette née en 1945,

- Michèle née en 1950.

Cette note a été préparée et rédigée par ses enfants et leurs conjoints.

André Caillaud, Michel Jeannot et Bernard Capelani.

(Collection: Famille de Raymond MESPLES)

- Pilote: Capitaine GARAT Jean-Luc. Commandant de la base de Brazaville vers 61-64, il termine sa carrière comme général 2 étoiles.

(Source: Geoff Cooper)

Citation a l'ordre de l'armée aérienne.

- Sous-Lieutenant BACHETTA Georges, du G.B.M. 1/19 "Gascogne": officier pilote d'une grande valeur, alliant à ses qualités professionnelles les plus belles qualités professionnelles les plus belles qualités de combattant. Au cours des bombardements du 13 mars et du 10 avril 1945 a, grâce à son sang-froid, participé à leur réussite, malgré les réactions violentes de la Flak lourde qui endommagea de nombreux avions de la formation.

Citation a l'ordre de l'armée aérienne.

- Sergent CHARRON Gilbert, du G.B.M. 1/19 "Gascogne": sous-officier radio-mitrailleur ayant fait preuve du plus grand sang-froid et du plus grand courage en accomplissant de nombreuses missions sur l'Allemagne. S'est notamment distingué le 8 février 1945 au cours d'une attaque d'une gare fortement défendue et où un avion fut descendu par la chasse ennemie, et le 20 avril 1945, durant l'attaque d'un terrain d'aviation.

Citation a l'ordre de l'armée aérienne.

- Sergent CRUCHANDEU Joseph, du G.B.M. 1/19 "Gascogne": sous-officier radio-mitrailleur d'un équipage guide de section. Auxiliaire précieux pour son commandant d'avion, a toujours rempli ses fonctions avec compétence et sang-froid. A participé aux missions les plus dangereuses, rentrant à plusieurs reprises avec son avion sérieusement endommagé. En particulier le 25 mars, lors de l'attaque d'un dépôt ennemi, défendu par une D.C.A. intense et précise, qui blessa sérieusement son navigateur.

Citation a l'ordre de l'armée aérienne.

- Sous-Lieutenant COLLINOT Jean, du G.B.M. 1/19 "Gascogne": officier pilote de grande valeur, ayant toujours fait preuve des plus belles qualités professionnelles, de sang-froid et d'ardeur au combat. A participé à de nombreuses missions sur l'Allemagne entre autres celles du 8 février 1945 et du 10 avril 1945 durant lesquelles l'objectif fut atteint malgré une forte réaction de la Flak qui abattit un avion de la formation et en endommagea plusieurs autres.

Citation a l'ordre de l'armée aérienne.

- Sous-Lieutenant CHAMBAUD André, du G.B.M. 1/19 "Gascogne": officier pilote d'une grande valeur professionnelle, montrant au combat les plus belles qualités de cran et de courage. A participé à de nombreuses missions de bombardement de jour sur ces objectifs puissamment défendus par une défense antiaérienne, dense, lourde et précise. S'est particulièrement distingué le 15 mars 1945 sur des défenses de la ligne Siegfried où son avion fut touché par de nombreux éclats de D.C.A.

- Adjt/C DESSAUX.

- Capitaine  GARAT Jean-Luc.

Citation a l'ordre de l'aviation aérienne.

- Cne LE GELARD Louis-Jean-Pierre, capitaine de la 31e escadre aérienne: officier pilote remarquable par ses hautes qualités morales et sa valeur de combattant. N'a cessé depuis son entrée en opérations de faire preuve d'entrain infatigable et d'un mépris total du danger. A participé à de nombreuses missions sur des objectifs du Sud-Est de la France et de l'Allemagne du Sud-Ouest, au cours desquelles son appareil fut plusieurs fois sévèrement touché par la D.C.A. S'est particulièrement distingué: le 18 août 1944, au cours du bombardement d'une batterie côtière; le 8 février 1945, sur une gare de triage défendue par une D.C.A. intense.

Citation a l'ordre de l'armée aérienne.

- Lieutenant HEROUT Louis, du G.B.M. 1/19 "Gascogne": officier navigateur bombardier animé des plus belles qualités guerrières et aéronautiques. S'est fait remarquer par son sang-froid et son calme au combat. Vient de participer à une série d'opérations de bombardement sur des objectifs du champ de bataille et des arrières rapprochés de l'ennemi. En dépit d'une D.C.A. dense et précise, a toujours réussi des bombardements remarquables, en particulier le 14 mars 1945 sur un dépôt de munitions d'une importance capitale pour l'ennemi et le 15 mars 1945 sur les défenses de la ligne Siegfried.

Citation a l'ordre de l'armée aérienne.

- Sergent LACAMOIRE Marceau, du G.B.M. 1/19 "Gascogne": sous-officier radio-mitrailleur qui a toujours rempli son rôle avec courage et compétence. Depuis sa précédente citation, a effectué 27 missions de bombardement sur l'Allemagne. S'est particulièrement distingué le 10 avril 1945, en participant à l'attaque d'une zone fortifié  d'une grande importance stratégique, où la formation fut violemment prise à partie par une Flak intense et précise, qui endommagea plusieurs avions de la formation.

Citation a l'ordre de l'armée aérienne.

- Sergent MAYAUD Marcel, du G.B.M. 1/19 "Gascogne": sous-officier mitrailleur-mécanicien, calme et décidé. Dans une série d'opérations offensives sur les voies de communications et les défenses ennemies, a toujours fait preuve du même courage et de la même ardeur au combat. S'est notamment distingué le 25 décembre 1944 et le 15 mars 1945, au cours de l'attaque d'ouvrages fortifiés d'une grande importance, alors que la D.C.A. se montrait particulièrement violente et nourrie.

Citation a l'ordre de l'armée aérienne.

- Sous-Lieutenant MESPLES Raymond, du G.B.M. 1/19 "Gascogne": officier radio de valeur, a toujours fait preuve d'un grand sang-froid durant les violentes réactions de la Flak. A participé aux missions du 8 février 1945 et du 10 avril 1945 durant lesquelles l'objectif fut atteint, malgré une forte réaction de la Flak qui abattit un avion de la formation et en endommagea plusieurs autres.

Citation a l'ordre de l'armée aérienne.

- Sous-Lieutenant MOMMARSON Jean, du G.B.M. 1/19 "Gascogne": officier pilote d'avion ailier se distinguant par ses qualités professionnelles et son sang-froid. Depuis sa précédente citation, a participé à de nombreuses missions de bombardement sur l'Ouest de l'Allemagne, en particulier le 10 avril 1945 sur une zône fortifiée d'une grande importance stratégique où la formation fut violemment prise à partie par une Flak intense et précise qui endommagea plusieurs avions de la formation.

Citation a l'ordre de l'armée aérienne.

- Capitaine NOGUES Yves, du G.B. 1/19 "Gascogne": officier bombardier, leader de formation de grande valeur. A toujours montré le plus total mépris du danger. S'est particulièrement distingué au cours des missions du 10 et du 20 avril 1945 où il il atteignit les objectifs assignés malgré un tir nourri de D. C. A. qui endommagea fortement son avion.

Citation a l'ordre de l'armée aérienne.

- Sergent QUILICHINI Vincent, du G.B.M. 1/19 "Gascogne": très bon sous-officier mitrailleur qui vient de confirmer ses qualités de courage et de dévouement au cours de missions offensives contre des objectifs fortement défendus. A participé, en particulier, les 25 décembre 1944 et 15 mars 1945, à des attaques contre les systèmes de communications ennemis et les ouvrages fortifiés d'une grande importance, exécutant ces missions avec le plus grand sang-froid, malgré de violentes réactions de la D.C.A.

Citation a l'ordre de l'armée aérienne.

- Sergent-chef OLIVARI Auguste, du G.B.M. 1/19 "Gacogne": sous-officier radio-mitrailleur faisant preuve d'une grande habileté professionnelles et de beaucoup d'allant au combat. S'est particulièrement distingué au cours des missions du 10 et du 20 avril 1945, où l'objectif fut bombardé avec succès malgré une violente réaction de la D.C.A. ennemie qui endommagea plusieurs avions.

Citation a l'ordre de l'armée aérienne.

- Lieutenant ROLLAND Adrien, du G.B.M. 1/19 "Gascogne": pilote guide de section alliant à de brillantes qualités professionnelles les plus belles qualités de combattant. A obtenu, lors de plusieurs missions sur l'Ouest de l'Allemagne, de brillants, résultats, en particulier sur une zone fortifiée d'une grande importance stratégique le 10 avril 1945, où l'objectif fut pleinement atteint malgré les réactions d'une Flak intense et précise qui toucha plusieurs avions du Flight.

Citation a l'ordre de l'armée aérienne.

- Sergent-chef ROUSSEAU Jean, du G.B.M. 1/19 "Gascogne": sous-officier navigateur-bombardier, plein d'allant qui a toujours fait preuve des plus belles qualités de courage, d'énergie et de sang-froid. A effectué de nombreuses missions difficiles lors de la réduction des poches d'Alsace et de l'Atlantique et de la percée de la ligne Siegfried. S'est particulièrement distingué le 16 décembre 1944, en participant à l'attaque d'un pont d'une grande importance stratégique où quatre avions de son Flight furent abattus et son appareil sérieusement endommagé par une D.C.A. intense et précise, et le 8 février 1945, en participant à la destruction d'une gare fortement défendue par une D.C.A. intense et la chasse ennemie qui attaqua la formation.

Citation a l'ordre de l'armée aérienne.

- Lieutenant SAIGET Jacques, lieutenant du G.B.M. 1/19 "Gascogne": premier pilote d'équipage. Leader ayant les plus belles qualités d'allant et de volonté. A participé aux missions du 10 et du avril 1945, où l'objectif fut bombardé avec succès malgré une violente réaction de la D.C.A. ennemie qui endommagea plusieurs avions.

Citation a l'ordre de l'armée aérienne.

- Lieutenant VILLEPORTE Edmond, du G.B.M. 1/19 "Gascogne": pilote brillant, plein d'allant et de courage. A effectué au groupe 58 missions dans des conditions souvent difficiles, du fait de la D.C.A. ennemie. S'est particulièrement distingué au cours de la mission du 20 avril 1945 où l'objectif fut atteint, malgré une violente réaction de la D.C.A. ennemie qui endommagea plusieurs avions de la formation.

Citation a l'ordre de l'armée aérienne.

 - Capitaine VIGIER Marc, du G.B. 1/19 "Gascogne"; officier pilote de classe toujours volontaire, faisant preuve d'un allant remarquable au combat. A, depuis sa précédente citation, effectué de nombreuses missions sur l'Ouest et le Sud de l'Allemagne. S'est particulièrement distingué le 25 mars 1945, lors de l'attaque d'une usine important, où la formation eut plusieurs avions touchés par une Flak Lourde, intense et précise.

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GB 1/19 GASCOGNE

en Indochine 

Pierre ALIBERT 1-32 BOURGOGNE

??, Cdt Pierre ALIBERT commandant de groupe du 1/19 GASCOGNE en Indochine en 1953 basé à Tourane.

Placé en congé de fin de campagne en décembre 1954, en 6 mois il totalisera 137 missions de guerre, dont certaines sur Dien Bien Phu.

Il continuera sa carrière jusqu'au grade de Général de Division Aérienne.

Le Général Pierre ALIBERT est surtout resté "célèbre" pour ses actions dans la résistance, car ayant en charge les maquis du Vercors d'abord et des Pyrénées ensuite, il a oeuvré pour la libération de nombreuses villes dont Toulouse.

(collection: Laurent ALIBERT)

Vidéo sur le 1/19 GASCOGNE en Indochine.

http://www.ina.fr/video/CPF89004284/indochine-opération-aeroportee-video.html

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2/20 BRETAGNE - HALIFAX GROUPES LOURDS FRANCAIS SQUADRONS 346 et 347 R.A.F

Après juin 1940, les quelques appareils et la poignée d'aviateurs de l'Afrique Equatoriale constituaient les seules Forces Aériennes Françaises Libres en Afrique. C'est le 1er janvier 1942 que le détachement aérien du Tchad, formé alors d'aviateurs dont la majorité venaient d'Angleterre, reçut le nom de groupe "Bretagne" Équipe d'abord de "Lysander" et de "Glenn-Martin-Maryland", le groupe reçut à la fin de 1942 des "Bristol-Blenheim" pour appuyer les opérations de la colonne Leclerc au Fezzan.

http://halifax346et347.canalblog.com

GBM 2/20 BRETAGNE

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Bombardement.

Sorties ou missions: 1.009 - Tués: 7 - Prisonniers: 6.

En janvier 1943 (au terme des opérations du Fezzan qui ont permis au général Leclerc de rejoindre la VIIIe armée britannique opérant en Libye), le groupe de bombardement II/20 Bretagne arrive en Tunisie.

Malgré leur épuisement et la fatigue de leur matériel, les équipages, à peine achevée la campagne du désert, espèrent prendre part aux combats qu'Anglais, Français et Américains livrent aux débris de l'armée Rommel. Mais la Royal Air Force ne peut fournir au II/20 le matériel neuf, indispensable à la reprise de la lutte.

Des négociations sont alors entreprises avec l'U.R.S.S. pour envoyer le groupe de bombardement II/20 en Russie, où il opérait aux côtés du groupe de chasse Normandie. Les pourparlers semblent devoir aboutir: au mois d'août 1943, la formation est dirigée sur la Syrie. Basée à Rayack, elle attend l'ordre de départ pour Moscou. L'ordre arrive, mais la destination est Télergma, en Afrique du Nord; le groupe Bretagne sera équipé avec des "Marauder" B.26. C'est avec ces bombardiers Marauders que les équipages du Bretagne combattront bientôt en Italie, en France et en Allemagne.

TUNISIE

 

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(collection: famille Le SAULNIER)

Au centre de la photo le Cne Loïc Le Saulnier 6 ème en partant de la gauche, le B-26 G MARAUDER 44-67855 N°41 GT 2/20 BRETAGNE.

 

VENDREDI 12 JUIN 2015 UNE STELE EN SOUVENIR DU CRASH DU B-26 G MARAUDER N°41 DU GT II/20 BRETAGNE - HALIFAX GROUPES LOURDS FRANCAIS SQUADRONS 346 et 347 R.A.F

Une stèle sera érigée en souvenir des aviateurs et des personnes tuées lors de l'accident du B-26 Marauder N°41 du GT II/20 Bretagne en 1946. (collection: Françis FROIDEVAUX) Voici le lieu où sera fixée la plaque. (collection: Françis FROIDEVAUX) (collection: Francis FROIDEVAUX) Un moteur qui végète chez un particulier...

http://halifax346et347.canalblog.com

 

CITATIONS

Le Colonel Georges Aouach par Bruno Baverel - Passion pour l'aviation

Le colonel Georges Aouach Un pilote de bombardier pendant la guerre de 1939-1945 Georges Aouach La Seconde Guerre Mondiale Le 6 octobre 1939, à bord du LeO 451 n°6, baptisé Le Lion, du 1er Escadron du Groupe de Bombardiers GBI/31, prenaient place le lieutenant-pilote Georges Aouach, le sergent Maurice Aubert, mitrailleur, le lieutenant-colonel Paul...

https://www.passionpourlaviation.fr

- AOUACH Georges

- Bombardier: ATGER.

- ANON.

- Adjt/C BRISSET - Pilote.

- Cpt BAZAUGOUR.

- Sgt BANAUX - Co-Pilote.

- Lt BROCHET.

A l'ordre de l'armée aérienne.

- Sergent BOURRASSIER Henri, sergent, du groupe 2/20 "Bretagne": excellent co-pilote très sur et très précieux pour son équipage et dont les qualités de calme et de courage sont remarquables. A participé avec succès aux missions sur l'Allemagne et le Sud-Ouest de la France. A été blessé au cours d'un atterrissage forcé intervenu à la suite d'une panne, lors de la mission du 28 février 1945, son avion étant chargé de bombes.

MARAUDER S-L1600 (4)

Henri Bourrassier †

Le col Henri Bourrassier est l'un des membres les plus actifs de la Commemorative Air Force et de son Unité Française, le French Wing, depuis sa création. Henri Bourrassier nous a quitté le 6 avril 2013.

https://www.caffrenchwing.fr

- CONTE de POLI.

- Lt CLAYEUX.

- CASTEJON - Radio.

- Lt CORNET - Co-Pilote.

A l'ordre de l'armée aérienne

- Cne COURT François, capitaine, du groupe 2/20 "Bretagne": officier pilote, chef de section qui a terminé les opérations contre l'Allemagne en conduisant sa section à des succès remarquables. S'est distingué les 31 mars, 8 avril, 9 avril et 11 avril sur des dépôts d'essence importants; le 10 avril, malgré une D.C.A. d'une extrême violence, a détruit des installations; les 14 avril et 16 avril, a attaqué avec plein succès des batteries à Royan; les 18 avril et 20 avril, a participé à la neutralisation de terrains d'aviation. Enfin, le 25 avril, a atteint en plein un dépôt de munitions d'une très grande importance.

A l'ordre de l'armée aérienne.

- Lt CANEPA Georges, lieutenant, du groupe 2/20 "Bretagne"; bombardier, chef de section et de formation dont l'éloge n'est plus a faire, l'un des meilleurs éléments des formations de bombardement moyen. Vient de remporter au cours des dernières opérations contre l'Allemagne et la poche de Royan, 13 succès dont les principaux ont été l'attaque très dure de la ligne Siegfried le 15 mars, celle d'un pont du Neckar le 23 mars, celles d'une ville fortifiée défendue par une D.C.A. intense le 10 avril, les attaques des défenses de Royan les 14 avril, 16 avril, enfin les missions sur une série de dépôts dont le plus important était un dépôt de munitions qui fut atteint en plein le 25 avril.

A l'ordre de l'armée aérienne.

Cne DUSSOL Jean-Ernest, capitaine, du groupe 2/20 "Bretagne": bombardier de tout premier ordre. A effectué comme bombardier, chef de section et de formation, une série de missions remarquables lors des dernières opérations sur l'Allemagne et la côte Atlantique. 11 bombardements réussis, parmi lesquels on peut citer celui de la ligne Siegfried le 16 mars, ceux de dépôts importants les 8 avril, 9 avril et 11 avril, l'attaque d'installations fortement défendues par la D.C.A. le 10 avril et les attaques dans la région de Royan les 14 avril, 16 avril et 17 avril.

- Cpt DECLERC.

- DUBROCA - Mécanicien.

- Cdt DUCRAY.

- Sgt/C DURANT - Radio.

- DESPINOY - Co-pilote.

- S/Lt DRAVERT - Mécanicien.

- Sgt DUJARDIN.

- Adjt DUBROS.

- FLAMENT - Radio.

- S/Lt FABRE - Mitrailleur.

- Adjt GUYOT Marius - Mécanicien.

- Sergent GUILLEMAIN Gilbert, sergent, du groupe 2/20 "Bretagne": excellent radio-mitrailleur. A participé avec compétence et courage aux missions du mois d'août 1944 sur l'Italie et la côte méridionale de la France, notamment à l'attaque du 20 août contre une batterie côtière défendue par une D.C.A. très violente et précise.. Le 9 septembre, son avion ayant été fortement endommagé, s'est parachuté dans les lignes ennemies et fut fait prisonnier. N'ayant jamais cessé de vouloir reprendre la lutte au plus tôt, a réussi, par ses efforts, à hâter sa libération et, dès sa rentrée en France, a demandé à revenir au groupe pour terminer la campagne comme combattant.

- GELARD.

- GUEGUEN - Navigateur.

- Lt JOUEUR - Pilote.

- Cpt GAY.

- GHIBAUDO - Mitrailleur.

- HOUDEC Louis.

- Adjt HOUSSET - Mécanicien.

- Sous-Lieutenant HENTGES Pierre, sous-lieutenant, du groupe 2/20 "Bretagne": excellent pilote ailier qui a effectué ses missions sur l'Allemagne avec un calme et un courage remarquables, malgré une D.C.A. souvent intense, en particulier les 2 décembre, 12 décembre et 22 janvier sur des ponts du Rhin et le 30 décembre sur une gare importante. A été gravement blessé au cours d'un atterrissage forcé intervenu à la suite d'une panne lors de la mission du 28 février 1945, son avion étant chargé de bombes.

GB 2/20 "Bretagne" sur Plaisance (Italie)

le 11/07/1944.

Récit du colonel Pierre Hentges.

Ce 11 juillet 1944, l'objectif des Marauders de la 31e Escadre est un dépôt d'essence des environs de Plaisance (Italie).

Le groupe Bretagne est en queue de la formation et le 34, leader de la dernière section.

Peu de temps après le décollage, notre ailier droit fait demi-tour: "ennuis mécaniques" sans doute. Ceci nous met en position défavorable en cas d'attaque ennemie, car nous savons par expérience que notre puissance de feu défensive étant plus faible que celle d'un "flight" complet, les chasseurs ennemis attaquent de préférence ce genre de formation.

" Nous nous dirigeons vers la plaine du Pô et l'objectif n'est plus très loin.

Les nuages sont nombreux... C'est une situation idéale pour les chasseurs qui peuvent ainsi jouer à cache-cache... Aussi ne sommes-nous pas trop surpris lorsque nous entendons Castejon, notre radio, nous signaler par interphone: "chasseurs ennemis en piqué à 5 heures".

Quelques secondes plus tard, nous entendons le crépitement de nos 6 mitrailleuses.

... C'est à ce moment que Castejon, sur un ton on ne peut plus calme, nous prévient que nous venons d'être touchés à différents endroits... que les trois mitrailleuses sont sains et saufs, mais que la gouverne de profondeur est fortement endommagée.

... Un coup d'oeil vers notre ailier gauche le 32,... nous apprend que lui aussi a des ennuis...

Les fumées noires qui s'échappent du moteur droit se transforment brusquement en flammes... Nous sommes toujours en vol de groupe, et pouvons voir distinctement Cornet à son poste de pilotage, Atger, le bombardier, dans le nez vitré du B26, et Despinoy, le copilote qui semble inerte sur son siège...

Cornet, très lentement s'éloigne de la formation... il a dû donner l'ordre d'évacuation, car nos mitrailleurs nous signalent que trois membres d'équipages viennent de sauter et que les parachutes se sont déployés normalement... Hélas, il n'y en aura pas d'autre...!

Quelques mois plus tard, nous avons reçu par l'intermédiaire de la Croix Rouge, des nouvelles des trois prisonniers et avons appris le drame qui s'était déroulé ce jour-là...

Despinoy a dû être tué par une mitrailleuse ... et son siège bloquant le passage du bombardier ... Atger était coincé dans le nez de l'avion ... Cornet, impuissant, était resté aux commandes jusqu'à à la fin, jusqu'à ce que l'aile flamboyante se détache de l'avion ... déclenchant la vrille fatale ...

Quant à nous, la situation ne se présente pas sous les meilleurs auspices... Notre gouverne se désentoile de plus en plus...

Nous sommes obligé de réduire la vitesse et nous voyons la formation s'éloigner lentement... Or un bombardier qui abandonne la formation, quand la chasse ennemie est à proximité... est un avion perdu...! Mais le Dieu des aviateurs veille sans doute sur nous... Verard, notre mitrailleur de queue, nous signale une patrouille de chasseurs se rapprochant très rapidement...? Amis...? Ennemis ?

Ce sont des SPIT de la RAF, ! Ils nous encadrent aussitôt, et nous escortent jusqu'à la côte, pendant qu'une autre patrouille s'explique avec les "Messerchmitt"... Au franchissement de la ligne de sécurité, ils nous disent au-revoir en balançant leurs ailes... Nous leur faisons un signe de la main. Notre seul regret est de ne pouvoir leur payer un pot ce soir au mess...

La fin de la mission se passe sans histoire. Par le travers de Solenzara notre terrain de secours, l'empennage tenant bon, nous décidons de poursuivre le vol à vitesse réduite.

Villacidro ne tarde pas à apparaître à l'horizon... Comme nous ne savons pas quelles seront les réactions de notre 34, en phase finale, nous faisons une approche prudente...

A notre grande surprise, le train sort normalement, les volets également... Seuls les freins nous donnent quelques soucis...

La formation s'est posée depuis longtemps, et aux gestes des camarades qui nous accueillent... nous comprenons que nous leur avons causé quelque frayeur.

Notre beau Marauder est dans un piteux état... Le fuselage et les plans sont traversés de part en part... et en reconstituant la trajectoire des balles,... nous ne comprenons pas comment nos trois compagnons de queue n'ont pas été touchés...

Un peu plus loin sur le parking du 32, deux hommes sont assis sur un talus, les deux mécaniciens de l'avion... ils ne disent rien...

De temps en temps, malgré eux ils regardent au loin, en direction du Nord... à la recherche d'un petit point noir... qui grossirait... grossirait...

Des larmes coulent silencieusement sur leurs joues...

45 années plus tard,... en 1989, Pierre Hentges reçût une lettre d'un journaliste italien, spécialisé dans les articles Aéronautiques qui avait réussi, après une enquête qui avait durée une dizaine d'années, à joindre tous les acteurs ayant participé à ce combat.

C'est ainsi qu'il apparaît que les "Messerchmitt" 109, étaient Italiens, et non Allemands, et que les pilotes des Spitfire étaient Sud-Africains.

(Source: PIONNIERS - Revue aéronautique - N°148 Avril 2001)

- S / Lt HEURGON.

- Sgt JULIEN.

- Sgt/C KLIFFA - Mécanicien.

- Lt de KERROUEL - Navigateur.

- DE LANVARIO - Co-Pilote.

- Sgt/C LE CAME.

- Sgt LINARES - Mécanicien.

- Sgt/C LIJOUR - Mitrailleur.

- S / Lt LAVARIO.

- LECLERC Louis.

- LECHELLE André.

- Guy LEBLEVENNEC.

- LAUNAY André.

- LEBREAU Léon.

- LOMBARDI - Mécanicien.

- MILLION - Radio.

- Cpt MAHE - Co-Pilote.

- Sgt/C MALOSSE - Co-Pilote.

- Sgt/C MOISSA.

- Lt MARREC - Pilote.

- S/Lt MARCEL - Co-Pilote.

- Sgt MIOCHE - Radio.

- Cdt MEYRAND - Co-pilote.

- Sgt MOULARD - Radio.

- MAOUT.

- De MAURICE.

- MOINES.

Marauder GB II/20 Bretagne - Colombier-Saugnieu | Aérostèles

Stèle Marauder GB II/20 Bretagne à Colombier-Saugnieu Rhône (69). 28 Février 1945. Français.

Lt MARC Henry - Bombardier.

*Henry MARC, ancien militaire des Forces françaises libres, est décédé à l'âge de 95 ans

Henry Marc Ancien combattant originaire de Saint-Germain-Village, est décédé lundi 30 janvier, à l'âge de 95 ans. Il habitait depuis plusieurs années dans le quartier du Doult-Vitran à Pont-Audemer. Héros de la résistance, il avait fait partie de 1942 à 1946 des forces aériennes française libres et plus précisément du "groupe Bretagne", (dont les bombardements ont facilité la remontée des Alliés en Italie en 1943.

http://divisionfrancaiselibre.eklablog.com
Henry Marc, grand résistant, est décédé

Henry Marc, ancien combattant originaire de Saint-Germain-Village, est décédé lundi 30 janvier, à l'âge de 95 ans. Il habitait depuis plusieurs années dans le quartier du Doult-Vitran à Pont-Audemer. Héros de la résistance, il avait fait partie de 1942 à 1946 des forces aériennes française libres et plus précisément du groupe Bretagne, dont les bombardements ont facilité la remontée des Alliés en Italie en 1943.

https://actu.fr

Les 38 mission de guerre

du Lt Henry MARC.

- Dates             -Villes       -Tonnage.

- 26/5/1944 - VITERBO - Objectif: carrefour de Viterbo. - 11tonnes.

- 28/5/1944 - TERONTOLA - 11tonnes.

- 29/05/1944 - V OLTRI - 11tonnes.

- 30/5/1944 - TORRITA-TIBERINA   - Objectif: Bombardement du pont de Torrita Tiberina à 40 kilomètres au nord-est de Rome - 20tonnes .

- 31/5/1944 - NEMI - 11 tonnes. 1/06/1944 - VINCEZO - 11tonnes.

- 5/06/1944 - VITERBO - Bombardement du croisement routier de Viterbo - 11tonnes.

- 06/06/1944 - TERNI - 22tonnes.

- 8/06/1944 - FOLLONICA - 11tonnes.

- 9/06/1944 - ROCCASTRADA - Bombardement d'un pont routier au nord de Roccastrada - 11tonnes.

- 10/06/1944 - BUONCONVENTO - Bombardement du pont de Buonconvento - 21tonnes.

12/06/1944 - MASSE - 11tonnes.

- 13/06/1944 - PERUGIA - 10tonnes.

- 14/06/1944 - FOSSOMBRONE - Bombardement du pont de Fossombrone - 22tonnes.

- 20/06/1944 - MONEGLIA - Bombardement du viaduc de Moneglia - 11tonnes.

21/06/1944 - ZOAGLI - 11tonnes.

- 22/06/1944 - TARO-BERCETO - 11tonnes.

29/06/1944 - LA SPEZIA - Bombardement du dépôt de munitions de La Spezzia - 20 tonnes.

- 1/07/1944 - LA SPEZIA - Bombardement de l'arsenal de La Spezzia - 22 tonnes.

2/07/1944 - MAGLIASO - 11tonnes.

- 3/07/1944 - VADO-LIGURE - Bombardement du dépôt d'essence de Vado-Ligure - 11tonnes.

7/07/1944 - REGGIO - 11tonnes.

- 12/07/1944 - PIACENZA - Bombardement de deux ponts routiers et ferroviaires à l'ouest de Piacenza - 55 tonnes.

13/07/1944 - CREMONE - 11tonnes.

- 16/07/1944 - CASALE-MONFERRATO - Bombardement du pont de Casale Monferrato - 11tonnes.

- 17/07/1944 - ASTI - Bombardement du pont ferroviaire d'Asti - 11tonnes.

- 20/07/1944 - BERGOFORTE - 11tonnes.

- 23/07/1944 - IMPERIA - 11tonnes.

- 24/07/1944 - IMPERIA - 22tonnes.

- 26/07/1944 - ANDORA - 11tonnes.

- 27/07/1944 - MONTCALIERI - Bombardement du pont ferroviaire de Montcalieri - 11tonnes.

- 2/08/1944 - GILETTE (France)  Bombardement d'un pont à la Roquette du Var - 11tonnes.

- 03/08/1944 - ASTI - 11tonnes.

- 6/08/1944 - ARLES - (France) 11tonnes.

- 7/08/1944 - ALEXANDRIE - 55tonnes.

- 11/08/1944 - CAP-CAMARAT -(France) Bombardement d'une batterie d'artillerie au Cap Camarat - 10tonnes.

- 12/08/1944 - CAP-CAMARAT - (France) 10tonnes.

- 13/08/1944 - CAP-CAMARAT - (France) 10tonnes.

(Source: Emmanuel COMPES)

- Lt NETTER.

- S/Lt NICOLS - Navigateur.

- Asp. PECOUT.

- S/Lt PERNOT - Navigateur.

- PETIT Georges.

- Sergent PILLORE Marcel, sergent, du groupe 2/20 "Bretagne": excellent pilote dont les qualités se sont affirmées sans cesse davantage. Vient encore d'accomplir une série de missions sur l'Allemagne et la côte Atlantique. A participé, notamment, le 16 mars, au bombardement des défenses de la ligne Siegfried, le 10 avril, à l'attaque d'une ville fortifiée, les 18 avril et 20 avril, aux attaques de terrains d'aviation ennemis, ces divers objectifs étant défendus par une D.C.A. intense et précise. A toujours fait preuve d'une grande discipline en vol et d'un parfait sang-froid.

- Cpt PRUDHON.

- RONGET - Pilote.

- ROUZIC Ange.

- Sgt SAINT-YVES.

train Scan (174)

 

CARTE Scan (278)

GB 1/23, 2e escadrille. A gauche, première rangée, Marcel ROCHAIX, 1939.

(collection: Maurice ROCHAIX)

carte Scan (284)

Marcel ROCHAIX, Georges ROMANS bombardier de l'équipage du Cpt COCHO 2/23 Guyenne, ??.

- Cne ROCHAIX Marcel - Pilote.

- Sgt TCHOUMBRIS - Radio.

- Cpt VIARD.

- Lt VIALA - Co-Pilote.

- VERARD - Mitrailleur.

- Sgt VEZAN - Mitrailleur.

- Cpl VOGLIMACCI - Mitrailleur.

- Adjt WOLFF - Co-Pilote.

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1/22 MAROC 

s-l1600 

 

MARAUDER - HISTORIQUE DU GROUPE "MAROC" - HALIFAX GROUPES LOURDS FRANCAIS SQUADRONS 346 et 347 R.A.F

Peut de temps avant les hostilités, le premier groupe de la 22e escadre de bombardement de nuit, basé à Orléans-Bricy, est transformé en groupe de reconnaissance; c'est à ce titre qu'il participera aux opérations de septembre 1939 jusqu'à l'Armistice, sans interruption aucune.

http://halifax346et347.canalblog.com

 

Bombardement.

Sorties ou missions: 1.228 - Victoires: 2 chasseurs - Tués: 8 - Disparus: 10.

Le GBM 1/22 Maroc, avec ses escadrilles VB 109 et VB 125, fait partie de la 31ème Escadre de bombardement moyen.

Lors du débarquement allié, le GR 1/22 se trouve à Rabat puis, en février 1943, à Oued-Zem (Maroc) où il fusionne avec la 2 ème escadrille du GR 1/52. Après une brève campagne à Thélèpte, en Tunisie, les équipages suivent un stage de transformation sur matériel américain à Rabat.

Constitué le 1er septembre 1943, le GBM 1/22 Maroc, commandé par les commandants Albertus, puis de Bernardy, est le premier à s'entrainer sur Marauder à Télergma. Il est en janvier 1944 à Châteaudun-du-Rummel. Il arrive à Villacidro le 15 mars 1944. Il effectue la première des opérations de guerre des Marauder le 29 mars 1944 sur Porto Ferrajo en Italie.

Le GBM 1/22 a eu un avion abattu par la D.C.A. et a perdu six hommes

1-22 img857 

1er escadrille 1/22 Maroc.

1-22 maroc 83m

(collection: Jean-Marc CLOTES)

 1er escadrille, avec le fanion du VB109 du 1/22 Maroc. 

1-22 img859

2ème escadrille du 1/22 Maroc.

___________________________

Le groupe de reconnaissance I/22 trouve ses origines dans le 1er groupe du 22e régiment d'aviation de bombardement, dont les 1re et 2e escadrilles avaient hérité les insignes et les traditions des escadrilles n°109 et n°125 de la Grande Guerre, respectivement. Basé à Chartres en 1922, ce régiment fut transformé en 1932 en escadre d'aviation lourde de défense, le 1er groupe perdant une des trois escadrilles qui formaient (la 101) en décembre 1935.

Équipé d'Amiot 143, le I/22 effectua un voyage en Afrique du Nord au milieu de 1936, et la 22e escadre quitta le terrain de Chartres pour celui d'Orléans-Bricy à la fin de cette même année. En octobre 1938, le groupe commença à réceptionner des Bloch MB.131 et fut transformé, tout comme l'autre composante de la 22e escadre, en formation de reconnaissance.

 

TAÏB Souvenir de Chatel-Mois d'Avril

Souvenir de Chatel .

 (collection: Famille TAÏB)

Envoyé à Chatel-Chéhéry, près de Varennes-en-Argonne, le 31 août 1939, il fut intégré dans les forces aériennes 102, mises à la disposition de la IIe armée terrestre, et, dès la déclaration de guerre, il commença à accomplir des missions photographiques. Le 15 septembre suivant, le I/22 prit en compte trois Potez 63.11, appareils modernes destinés à remplacer progressivement ses Bloch MB.131. Passé le 10 décembre de la même année sous les ordres du commandant Nast, successeur du commandant Lucques, il fut entièrement transformé sur Potez 63.11 quelques jours plus tard.

TAÏB 1944-1945 Guerre- Maraudeur 2

(collection: Famille TAÏB)

Puis , le 23 février 1940, l'unité fut cantonnée à Metz, où elle passa sous la responsabilité des forces aériennes 103 de la IIIe armée. De là, elle accomplit de nombreuses sorties de reconnaissance photographiques pour le compte des formations terrestre, et, quand survint l'attaque allemande à l'ouest, le 10 mai suivant, elle effectua plusieurs missions au-dessus du Luxembourg.

TAÏB Vassincourt 3ème escadrille-guerre 1939-1940-Mois de juin

Vassincourt 3ème escadrille juin 1939/1940.

(collection: Famille TAÏB)

Le 12 juin suivant, le I/22 fut informé qu'il devait gagner la base de Toul-Ochey; il dut se replier sur Lyon-Ambérieu deux jours plus tard. Il rejoignit Montélimar le 17 du même mois et rallia Lézignan le lendemain.

TAÏB img491

 

(collection: Famille TAÏB)

Ayant reçu l'ordre de gagner l'Afrique du Nord, le groupe I/22 s'installa à Oulad-Okba, au Maroc, avec ses Potez 63.11. Commandée par le commandant Hartemann, cette formation fut transformée sur Glen Martin 167F à la fin du mois de juin 1940 et effectua en juillet suivant de nombreuses missions de reconnaissance au-dessus de Gibraltar.

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(collection: Famille TAÏB)

Réorganisé le 1er août par fusion avec le I/52 et renforcé par des éléments du I/35, le I/22 fut basé à Rabat au terme de ce mois. Gibraltar ayant été bombardé par l'aviation française le 24 septembre, il participa avec ses Glenn Martin au contrôle des résultats et poursuivit ses survols de la possession britannique pendant les journées suivantes. En juin-juillet, plusieurs appareils partirent pour la Syrie en vue d'y renforcer le groupe I/39.

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(collection: Famille TAÏB)

Puis, en mai 1942, le I/22 commença à passer sur Lioré-et-Olivier 45, et, le 1er juin suivant, il fut intégré dans le groupement mixte de Casablanca. Toujours basé à Rabat quand survint le débarquement allié en Afrique du Nord (8 novembre 1942), le groupe vit plusieurs de ses Le0 45 détruits au sol par des chasseurs embarqués anglo-américains.

Une réorganisation de l'aviation d'Afrique du Nord aboutit, le 1er janvier 1943, à la fusion de la 2e escadrille du groupe I/52 avec le I/22, qui subit une profonde restructuration en février suivant. Commandé par le commandant Esparre, le groupe gagna Oued Zem et rallia Biskra en avril pour prendre part à la campagne de Tunisie. En mai et juin de la même année, le personnel du I/22 accomplit un stage à Rabat-Salé pour s'y familiariser avec le matériel américain. Le 1er septembre suivant, le groupe adopta la dénomination de groupe de bombardement moyen I/22 Maroc.

edmond garcia Martin Marauder B26 (9)

Un départ en mission des B26 MARAUDER.

(collection: Yves GARCIA)

 LES OPERATIONS AERIENNES

EN ITALIE ET DANS LE SUD-EST DE LA FRANCE

de l'automne 1943 au 14 août 1944.

Le groupe de bombardement moyen I/22 Maroc exécute sa première mission au-dessus de l'île d'Elbe.Il attaque ensuite quotidiennement l'Italie. Après avoir bombardé les chantiers maritimes de Riva-Trigosa, les équipages français de Marauder B.26 prennent partie les communications routières de l'ennemi.

Ils détruisent les ponts sur la rivière Magra ainsi que ceux de Certaldo et de Pontassieve.

Le 28 avril, le viaduc de Pittechio, appelé le "grand-père des objectifs difficiles", est rompu par nos Marauder.

Le groupe de bombardement I/22 Maroc accomplit, le 12 mai, une mission des plus difficiles: malgré le tir violent et précis de 160 pièces de Flak, nos Marauder anéantissent le poste de commandement de la division allemande aéroportée à Castrocielo, au nord d'Aquina.

Douze jours plus tard, le groupe de bombardement II/20 Bretagne, dont les équipages ont terminé, en Afrique du Nord, leur entraînement sur Marauder B.26 rejoint le groupe Maroc à Villacidro. L'arrivée du Bretagne marque la naissance de la 31e escadre de bombardement moyen qui sera complétée ultérieurement par le groupe I/19 Gascogne.

 

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Equipage du groupe de bombardement 1/22 Maroc posant devant un Martin B-26 Marauder de la 1er escadrille (VB-109) en Sardaigne, en juin 1944.

 

Puis, c'est le groupe de bombardement I/19 Gascogne qui atterrit à Villacidro où se trouvent déjà les groupes Maroc I/22 et Bretagne II/20. La 31e escadre de bombardement est désormais au complet.

Enfin les trois groupes de bombardement I/32 Bourgogne, II/52 Franche-Comté, II/63 Sénégal quittent l'Afrique du Nord pour Villacidro où ils forment la 34e escadres de bombardement moyen qui va lutter aux côtés de la 31e escadre.

Depuis le Ier juillet, la 31e escadre de bombardement moyen bombarde les arrières ennemis dans l'Italie du nord, faisant sauter les ponts, les dépôts d'essence et de munitions. Malgré la Flak, elle attaque également les défenses de la ligne gothique.

Le 26 septembre 1944, après avoir détruit, au cours de sa dernière mission, un pont routier au sud de Pavie, l'escadre, pour qui la campagne d'Italie est terminée, quitte Villacidro pour Istres. Elle a mérité cette citation à l'ordre de l'armée aérienne. 

B26 MARAUDER 

Première unité française de bombardement engagée à partir de mai 1944 sur le théâtre méditerranéen. A su, d'emblée, se placer haut dans l'estime du commandement et des camarades de combat alliés par l'efficacité de sa manoeuvre, la valeur et l'allant de ses équipages, la compétence et le dévouement de ses techniciens et de ses services.

S'est particulièrement distinguée, de mai à juillet , sous le commandement du colonel Piollet, par la qualité de ses bombardements sur les points sensibles des communications ennemies en Italie centrale et septentrionale, puis, au mois d'août, par l'appui qu'elle a apporté, sous le commandement du lieutenant-colonel Gelée, aux opérations de débarquement et à l'offensive de la libération dans le sud-est de la France.

Au cours de plus de 2.000 sorties de guerre, effectuées de mai à septembre, a dû souvent, pour atteindre ses objectifs, affronter les tirs d'une D.C.A. dense et ajustée, notamment les 18 et 19 août, où, respectivement, 19 appareils sur 23 et 16 sur 19 sont atteints et un abattu.

A chaque fois, vengé ses pertes, portant, pendant la même période, sur les objectifs qui lui ont été assignés, plus de 3.000 tonnes de bombes.

Le 3 août 1944, le groupe de bombardement II/52 Franche-Comté est engagé sur le front d'Italie, aux côtés de la 31e escadre. Il attaque, pour débuter, le pont de Moncalieri-Turin. Puis, au cours de nombreuses missions, il détruit des ponts dans la plaine du Pô et incendie les dépôts d'essence de Bologne.

Le 7 septembre, les trois  groupes I/32, II/52 et II/63 constituant la 34e escadre française de bombardement prennent place parmi ceux de la 42e escadre américaine.

Le 9 septembre, le groupe II/63 Sénégal est chargé, pour sa première mission sur l'Italie, de couper le pont de Ruibera. Jusqu'au 26 septembre, il attaque les voies de communications et les objectifs qui n'ont pas été détruits au cours des missions précédentes.

Du 26 août au 30 septembre, le groupe I/32 Bourgogne accomplit 9 missions de guerre, larguant plusieurs centaines de tonnes de bombes sur les défenses ennemies de la ligne gothique et sur les objectifs militaires de l'Italie du nord.

 

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(collection: Yves GARCIA)

 

L'attaque des voies de communications

(24 juillet - 5 août)

Le 24 juillet, les bombardiers moyens (6 Marauder du groupe I/19) attaquent le pont de chemin de fer de Vintimille, objectif d'une grande importance stratégique. Le lendemain, les mêmes appareils, renforcés par ceux du groupe I/22, pilonnent à nouveau le pont. Les photographies, prises le 26 juillet, par l'aviation de reconnaissance révèlent qu'une arche est complètement détruite.

 

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(collection: Jean-Marc CLOTES)

Le 2 août, 6 bombardiers du groupe I/22 attaquent un pont de voie ferrée à Gilette (10 kilomètres au nord de Nice). Deux jours plus tard, le même objectif est bombardé par une formation du groupe II/52.

L'attaque des terrains

(6 - 9 août)

L'offensive contre les terrains débute le 6 août par un raid de la 4e escadre sur les terrains de Cuers-Pierrefeu, Valence et Aix-les-Milles.

Le même jour, poursuivant la destruction des voies de communications, 26 appareils de la 31e escadre et 10 du groupe II/52 bombardent le pont de chemin de fer d'Arles et le détruisent presque entièrement.

 

1-22 maroc 86j

(collection: Jean-Marc CLOTES)

L'attaque des défenses côtières

(10 - 14 août)

L'effort principal de nos bombardiers est dirigé ensuite contre les défenses côtières établies par les Allemands entre Nice et Marseille. Le 10, plusieurs formations de la 31e escadre attaquent les batteries des Iles d'Hyères; le 11 et 12, les avions du groupe 2/52 bombardent les batteries du Cap Canerat. Le 13, les fortifications de la presqu'île de Giens sont pilonnées par les quatre groupes de Marauder.

Le 14 août, veille du débarquement, les batteries des îles du Levant subissent l'attaque des bombardiers français. Au soir de cette journée, de nombreux Marauder sont détachés à Alghero, dans le nord-ouest de la Sardaigne, d'où ils partiront le 15, à l'aube, pour appuyer les forces de débarquement.

(Source: LES FORCES AERIENNES FRANCAISES de 1939 à 1945)

 Citations

A l'ordre de l'armée aérienne.

TAÏB 1944-1945 Guerre -Maraudeur 3

De gauche à droite:

André TAÏB, 1/22 Maroc.

(collection: Famille TAÏB)

TAÏB 1944-1945 Guerre- Maraudeur 1

De gauche à droite:

André TAÏB,

(collection: FamilleTAÏB )

 

 

CITATIONS.

TAÏB (André-Alphonse), sergent du groupe de bombardement 1/22 "Maroc"; sous-officier radio-mitrailleur d'une grande valeur professionnelle et d'un allant remarquable au combat, a toujours fait preuve des plus belles qualités de courage et d'endurance au cours des nombreuses missions effectuées sur le front allemand. A participé notamment le 12 décembre 1944 à l'attaque d'un pont voie ferrée, le 8 février 1945 à celle d'une gare de chemin de fer, le 14 février 1945 à la destruction d'une usine de munitions, alors qu'une D.C.A. dense et précise atteignait de nombreux avions de sa formation.

- M. BUTTIN

- M. CHAUMIENE.

- REBERGA Pierre - Mitrailleur.

 Le Sergent Louis CLOTES lors de sa formation aux USA

 

1-22 maroc 99d carte_noel 1943

1-22 maroc 05 b26

(collection: Jean-Marc CLOTES)

1-22 maroc 84j

Sergent Louis CLOTES, ??, ??, probablement lors d'une permission, la ville?

(collection: Jean-Marc CLOTES)

1-22 maroc 86i

1-22 maroc 86l

1-22 maroc 86p_Usa_B26_Marauder_Equipage

L'équipage du N°03 aux Etats-Unis.

 

1-22 maroc 84i_Usa_Groupe

1-22 maroc 56

1-22 maroc 57

1-22 maroc 62

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1-22 maroc 48

1-22 maroc 19

1-22 maroc 51

En bas à droite le Sergent Louis CLOTES.

(collection: Jean-Marc CLOTES)

1-22 maroc 14

1/22 Maroc aux Etats-Unis?

1-22 maroc 86o MARAUDER 03

Le MARAUDER N°03 du Sergent Louis CLOTES - 1/22 MAROC. 

1-22 maroc 47 

L'équipage du N°03, deuxième à partir de la droite le Sergent Louis CLOTES mécanicien mitrailleur.

1-22 maroc 84e 

(collection: Jean-Marc CLOTES)

1-22 maroc 04 livret 

Le Sergent Louis CLOTES né en 1923 a rejoint le GMB 1/22 Maroc après l'école de formation aux USA.

1-22 maroc 84f 

Sergent/Chef CLOTES Louis.

(collection: Jean-Marc CLOTES) 

BONNEAU (Joseph), aspirant du groupe de bombardement 1/22 "Maroc"; sous-officier pilote d'une grande habileté professionnelle. A fait preuve de belles qualités de courage et d'endurance au cours de nombreuses missions de bombardement effectuées sur le front d'Allemagne. A contribué, notamment les 14 15 et 16 mars 1945, à la destruction d'objectifs fortement défendus par la D.C.A. ennemie, ainsi qu'à la réussite complète des missions des 25 mars, 9 10 et 20 avril.

CLOTES (Louis-Laurent), sergent, du groupe de bombardement 1/22 "Maroc"; sous-officier mécanicien -mitrailleur, dont la conscience professionnelle n'a d'égale que son ardeur au combat. A effectué de nombreuses missions de bombardement sur le front d'Allemagne, manifestant à cette occasion tout son courage et son endurance. A participé aux attaques des 14, 15 et 16 mars 1945 contre des objectifs défendus par une D.C.A. très violente qui atteignit plusieurs avions de sa formation et aux missions particulièrement réussies des 25 mars, 9, 10 et 20 avril.

- Pilote: S/Lt CHALARD Michel.

DEVOIRE DE MEMOIRE

Pour un ancien

du 1/22 "Maroc"

Michel CHALARD

et son équipage.

marauder Scan

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Guy CHALARD.

(Source: PIONNIERS - Revue aéronautique - N°170 mai 2007)

- Sgt: Benjamin Maurice Cohen.

CASTAINGS (Jean-Marie), sergent, du groupe de bombardement 1/22 "Maroc"; sous-officier mitrailleur dont les connaissances techniques et le sang-froid sont un élément de sécurité pour la formation. A participé à de nombreuses bombardements d'objectifs en territoire ennemi. A toujours conservé le plus grand calme, bien que son appareil fut sérieusement endommagé par la D.C.A. En particulier les 15 et 16 avril, sur des ouvrages de défense avancés ennemie, et les 10, 11, 18, 19 et 20 avril, sur des aérodromes et des dépôts en Allemagne.

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(collection: Jean-Marc CLOTES) 

COLOMB (Pierre-Claude-Léon), sergent, du groupe de bombardement 1/22 "Maroc"; sous-officier mitrailleur d'une grande conscience professionnelle et d'une belle ardeur combative. A effectué de nombreuses missions de bombardement sur le front d'Allemagne, au cours desquelles il a manifesté beaucoup de courage et d'endurance. A participé notamment aux attaques des 14, 15 et 16 mars 1945 contre des objectifs défendus par une D.C.A. violente qui atteignit de nombreux avions de sa formation ainsi qu'aux missions particulièrement réussies des 25 mars, 9, 10 et 20 avril.

CROCHE (Léopol-Marcel), sergent du groupe de bombardement 1/22 "Maroc"; sous-officier mécanicien mitrailleur animé d'une grande conscience professionnelle et d'une belle ardeur au combat. A fait preuve de beaucoup de courage et d'endurance au cours des nombreuses missions effectuées sur le front d'Allemagne. A participé notamment aux attaques des 14, 15 et 16 mars 1945 contre des objectifs où la D.C.A. ennemie très violente atteignit de nombreux avions de sa formation et aux missions particulièrement réussies des 25 mars, 9 et 20 avril.

- DECHELOTTE André.

DECASTILLE (René-Nicolas), adjudant du groupe de bombardement 1/22 "Maroc"; sous -officier radio-mitrailleur remarquable par sa valeur professionnelle et sa belle ardeur au combat. A effectué du 14 février au 25 avril 1945 de nombreuses missions sur le front d'Allemagne, au cours desquelles il a toujours fait preuve des plus belles qualités de sang-froid et d'endurance, même dans les moments les plus difficiles, alors que la D.C.A. ennemie était particulièrement violente. A participé aux attaques du 14 février 1945 contre une usine d'essence synthétique, du 14 mars contre un dépôt de munitions, qui furent couronnées de succès malgré le feu nourri de la défense adverse qui atteignit plusieurs avions de la formation.

DUCHEIX (Louis-Françis), sous-lieutenant, du groupe de bombardement 1/22 "Maroc" officier pilote remarquable par son habileté, sa conscience professionnelle et son allant au combat. A fait preuve de belles qualités de sang-froid et d'endurance au cours des nombreuses missions de bombardement effectuées sur le territoire allemand. A participé, notamment le 14 février 1945, à la destruction d'une fabrique d'essence synthétique, et le 25 mars 1945 à l'attaque d'un atelier de réparation de véhicules, objectifs fortement défendus par la D.C.A. A contribué à la réussite des missions des 9, 10, 20 et 25 avril sur des ouvrages fortifiés, des dépôts de carburant et munitions.

DECOMBAS (Pierre-Marie-Louis), sergent du groupe de bombardement 1/22 "Maroc"; sous-officier radio-mitrailleur qui a toujours beaucoup d'ardeur au combat. A effectué de nombreuses missions de bombardement sur le front de l'Allemagne au cours desquelles il a fait preuve de belles qualités de sang-froid et d'endurance. A participé aux attaques des 14, 15 et 16 mars 1945 contre des objectifs défendus par une D.C.A. très violente qui atteignit de nombreux avions de sa formation ainsi qu'aux missions particulièrement réussies des 25 mars, 9, 10 et 20 avril.

DOUBLIER (Firmin-Georges), sergent du groupe de bombardement 1/22 "Maroc"; sous-officier mitrailleur animé d'une grande conscience professionnelle et ardent combattant. A effectué de nombreuses missions de bombardement sur le front d'Allemagne, au cours desquelles il a manifesté beaucoup de sang-froid et d'endurance. A participé en particulier aux attaques des 14, 15 et 16 mars 1945 contre des objectifs défendus par une D.C.A. très violente qui atteignit plusieurs avions de sa formation et aux missions particulièrement réussies des 25 mars, 9, 10 et 20 avril.

- Pilote: André Déchelotte.

EYMARD (Paul-Auguste), sergent, du groupe de bombardement 1/22 "Maroc": mécanicien mitrailleur dont les parfaites connaissances techniques du matériel qu'il utilise lui permirent de s'adapter rapidement aux méthodes de combat. A prouvé sa valeur morale et sa haute conception du devoir lors des bombardements des 11, 18 et 20 avril sur des dépôts et des aérodromes en Allemagne. A montré le plus grand mépris du danger lors de l'attaque du 19 avril sur un aérodrome alors qu'un moteur stoppé, l'avion dut parcourir 250 km en territoire ennemi avant de regagner sa base.

FIDENCY (Camille-Jean-Baptiste), sergent, du groupe de bombardement 1/22 "Maroc"; sergent pilote de très grande valeur, remarquable par son fanatisme et son acharnement à toujours mieux faire. S'est particulièrement distingué au cours des missions des 31 mars, 9 et 10 avril sur des ouvrages de défense et des dépôts ennemis, où la réaction de la D.C.A. fut très violente et le 15 mars, où il a ramené à sa base un avion criblé d'éclats par une D.C.A. remarquablement dense et précise. 

FOUCAUT (René-Léon-Henri), sergent du groupe de bombardement 1/22 "Maroc"; jeune sergent radio-mitrailleur de très grande valeur, alliant aux plus belles qualités de combattant une valeur professionnelle remarquable. A exécuté de très nombreuses missions de bombardement en territoire ennemi et s'est particulièrement distingué au cours de celles des 22 février, 3 mars, 9, 10 et 20 avril sur des ouvrages de défense et des dépôts ennemis, où la réaction de la D.C.A. fut très violente et le 15 mars, où son avion fut criblé d'éclats par une D.C.A. remarquablement dense et précise.

- GEARY Benjamin Maurice.

GUTH (Georges-Marie), sous-lieutenant, du groupe de bombardement 1/22 "Maroc"; officier bombardier d'une grande conscience professionnelle et d'un allant remarquable au combat. A fait preuve de belles qualités de sang-froid et d'endurance au cours de nombreuses missions effectuées sur le front d'Allemagne. A contribué au succès des attaques des 14, 15 et 16 mars 1945 contre des dépôts de munitions et positions fortifiées qui étaient violemment défendus par la D.C.A. ennemie, ainsi qu'à la réussite des missions des 25 mars, 9 et 10 avril.

GOUTTE (Jean), sous-lieutenant, du groupe de bombardement 1/22 "Maroc", officier bombardier guide de formation remarquable par son sang-froid, son habileté et la précision de ses tirs. A effectué du 10 septembre 1944 au 25 avril 1945 de nombreuses missions de bombardement sur le front d'Italie et le front d'Allemagne, au cours desquelles il a fait preuve de la plus grande habileté professionnelle et d'un mépris total du danger. S'est particulièrement distingué le 11 septembre 1944 en effectuant un bombardement d'une grande précision sur des positions de défense d'une ligne fortifiée alors qu'un feu nourri de D.C.A. atteignait de nombreux avions de la formation. A contribué, d'autre part, par son tir très ajusté, à la destruction d'ouvrages fortifiés les 10, 15 et 16 avril 1945.

GILLOT (François), lieutenant, du groupe de bombardement 1/22 "Maroc"; officier bombardier guide de formation de très grande classe remarquable par son ardeur au combat et le fanatisme avec lequel il se donne à un métier au service duquel il a mis ses magnifiques qualités morales et intellectuelles. S'est particulièrement distingué au cours des missions des 16, 18, et 20 avril sur des aérodromes et des dépôts en Allemagne où les bombardements obtinrent un plein succès grâce à la précision de ses tirs.

GOMEZ (Sylvestre-Gilbert), sergent du groupe de bombardement 1/22 "Maroc": jeune sergent radio mitrailleur de très grande valeur, alliant aux plus belles qualités de combattant une valeur professionnelle remarquable. A exécuté de très nombreuses missions de bombardement en territoire ennemi et s'est particulièrement distingué au cours de celles des 15 et 31 mars ainsi que des 9 et 10 avril sur des ouvrages de défense et des dépôts ennemis où la réaction de la D.C.A. fut très violent et le 20 avril où son avion endommagé, contraint de quitter la formation en territoire ennemi, a dû atterrir sur un moteur.

GELIN (Charles), capitaine du groupe de bombardement 1/22 "Maroc"; officier pilote guide de peloton et de formation qui a toujours fait preuve d'excellentes qualités au combat pendant la campagne 1944-1945. Plein d'allant, cherchant sans cesse à se perfectionner, a mené son escadrille au combat avec une ténacité et un ordre remarquable. S'est tout particulièrement distingué le 14 mars 1945 dans l'attaque d'un dépôt de munitions allemand, et les 15 et 16 mars au cours de missions en appui direct des troupes à terre sur une ligne de fortifications importante où les résultats brillants qui furent enregistrés malgré d'importantes réactions de D.C.A. permirent la percée de nos troupes.

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(collection: Jean-Marc CLOTES)

HY (Robert-Michel), aspirant, du groupe de bombardement 1/22 "Maroc"; sous-officier pilote alliant à une grande habilité professionnelle un allant remarquable au combat. A fait preuve de belles qualités de courage et d'endurance au cours des nombreuses missions de bombardement effectuées sur le front d'Allemagne. A contribué notamment au succès des attaques du 14 février, 15, 16 mars, 9 et 20 avril 1945, contre des objectifs fortement défendus par la D.C.A.

HOVELACQUE (François-Marie), aspirant, du groupe de bombardement 1/22 "Maroc"; pilote adroit, infatigable et courageux, volontaire pour toutes les missions; a participé du 14 mars au 25 avril 1945, à de nombreux bombardements sur le front allemand au cours duquels il a fait preuve des plus belles qualités d'endurance et de maîtrise de soi. A contibué notamment à la destruction de dépôt de carburant et de munitions, d'ouvrages fortifiés, d'usines et de gares de chemin de fer, objectifs généralement défendus par une D.C.A. très active.

 

HENRY (Georges), sous-lieutenant, du groupe de bombardement 1/22 "Maroc"; officier navigateur de grande valeur professionnelle et plein d'ardeur au combat. A effectué, du 15 août 1944 au 16 avril 1945 de nombreuses missions de bombardement sur le front méditerranéen et sur le front de l'Allemagne, au cours desquelles il a manifesté beaucoup d'habileté et de courage. A participé notamment aux attaques du 17 août 1944 contre un pont de voie ferrée, du 20 août 1944 contre des batteries côtières, du 23 septembre 1944 contre un dépôt d'essence, du 14 mars 1945 contre des ouvrages fortifiés fortement défendus par une D.C.A. dense et précise.

KAMMERER (René-Gilbert), lieutenant, du groupe de bombardement 1/22 "Maroc"; officier bombardier de grande valeur, fanatique de son métier, doué d'un sang-froid remarquable. S'est distingué par la précision de son tir, sa conscience professionnelle et son mépris du danger au cours de nombreuses missions de bombardement qu'il a effectuées sur le front d'Allemagne du 1er janvier au 11 avril 1945, dans des secteurs particulièrement bien défendus par la D.C.A. ennemie. A contribué notamment à la destruction d'une gare le 8 février, d'usines les 14 février et 25 mars 1945, alors qu'un feu violent de la défense adverse atteignait plusieurs avions de sa formation.

LENOIR (Louis-Elie), aspirant, du groupe de bombardement 1/22 "Maroc"; sous-officier pilote ayant toujours fait preuve de belles qualités au combat. A effectué de nombreuses missions de bombardement sur le front d'Allemagne au cours desquelles se sont manifestées son ardeur et son endurance. En particulier, a contribué les 14 et 16 mars 1945, à la destruction d'objectifs importants fortement défendus par la D.C.A. ennemie, ainsi qu'à la réussite complète des missions des 26 mars, 9, 10 et 20 avril.

LECLERC (Louis-Noël), aspirant, du groupe de bombardement 1/22; sous-officier bombardier d'une grande conscience professionnelle et d'un allant remarquable au combat. A effectué de nombreuses missions de bombardement sur le front d'Allemagne au cours desquelles il a fait preuve de belles qualités de sang-froid et d'endurance. A contribué, notamment le 14 mars 1945, à la destruction d'un dépôt de munitions; les 15 et 16 mars, à l'attaque de positions fortifiées ennemies objectifs fortement défendus par la D.C.A. et au succès des missions des 9, 10 et 20 avril.

- Capitaine: Jean Laurent.

- Adjt: Jean- Baptiste Liebenguth.

LEJEUNE (Jean-Félix), sergent, du groupe de bombardement 1/22 "Maroc": mitrailleur d'un allant incomparable, volontaire pour toutes les missions dangereuses, est un exemple de sang-froid et de courage, conserve un calme imperturbable dans les moments les plus critiques. En outre par sa valeur et sa conscience professionnelle est un élément de premier ordre dans la défense d'une formation. A participé à de nombreux bombardements d'objectifs sévèrement défendus par la D.C.A. ennemie et où son appareil fut criblé d'éclats notamment les 22 août, 9 et 23 février, 10 et 25 avril, sur divers objectifs situés en territoire ennemi dans les zones d'action de la chasse allemande.

PACAULT (Maurice-Laurent), sergent du groupe de bombardement 1/22 "Maroc"; sous-officier radio-mitrailleur d'une grande valeur professionnelle et d'un bel allant au combat. A manifesté beaucoup de courage et d'endurance au cours des nombreuses missions effectuées sur le front d'Allemagne. A participé les 14, 15 et 16 mars 1945 aux bombardements de dépôts de munitions et de positions fortifiées, où la D.C.A. ennemie très violente atteignit de nombreux avions de sa formation et aux missions particulièrement réussies des 25 mars, 9 et 20 avril.

PEYRONNET (Françis-Raymond), aspirant, du groupe de bombardement 1/22 "Maroc"; sous-officier pilote qui a toujours montré beaucoup d'allant au combat. A fait preuve de belles qualités de sang-froid et d'endurance au cours de nombreuses missions de bombardement effectuées sur le front d'Allemagne. A contribué, notamment les 14, 15 et 16 mars 1945, à la destruction d'objectifs fortement défendus par la D.C.A. ennemie ainsi qu'à la réussite complète des missions des 25 mars, 9 et 20 avril.

PAIRRAUD (Jean-Pierre-Henri), aspirant, du groupe de bombardement 1/22 "Maroc"; aspirant navigateur d'un équipage guide de peloton d'excellentes qualités professionnelles et animé d'une belle ardeur au combat. A su acquérir la pleine confiance de son équipage par la précision de sa navigation. A participé du 22 janvier au 25 avril 1945, à de nombreuses missions sur le territoire allemand au cours desquelles il a fait preuve des plus belles qualités de sang-froid et d'endurance, malgré les violentes réactions de la D.C.A. ennemie. A contribué notamment au succès des attaques du 24 février et du 25 mars 1945 contre des usines, des 8,9 et 25 avril 1945 contre des dépôts de carburant et de munitions.

- Sgt/mitrailleur: Pierre Reberga.

SAVOYE (Michel-Henry-Gaëtan), sous-lieutenant du groupe de bombardement 1/22 "Maroc"; officier pilote dont la valeur professionnelle n'a d'égale que son ardeur au combat. Du 10 septembre 1944 au 16 avril 1945, a effectué de nombreuses missions de bombardement sur l'Italie et sur l'Allemagne dans des conditions rendues souvent difficiles par de mauvaises conditions atmosphériques et une violente réaction de la D.C.A. ennemie. A fait preuve notamment de beaucoup de courage, d'habileté et d'endurance dans l'attaque de positions fortifiées les 11 septembre 1944 et 15 mars 1945; de gare de chemin de fer le 8 février 1945, qui eut un plein succès malgré le feu violent de la défense adverse qui atteignit de nombreux avions de la formation.

LE SAULNIER (Loïc), capitaine du groupe de bombardement 1/22 "Maroc", officier pilote guide de formation qui a obtenu des résultats particulièrement brillants au cours des dernières missions effectuées sur le front d'Allemagne. A su mener dans d'heureuses conditions sa formation sur des objectifs dont l'attaque était souvent rendue difficile en raison de mauvaises conditions atmosphériques et de violentes réactions de D.C.A. S'est distingué, notamment le 14 mars 1945, dans l'attaque d'un dépôt, et le 10 avril dans l'attaque d'une zone fortifiée qui fut l'objet d'un tir remarquablement précis.

VACHEY (Michel-Etienne-Raymond), sergent du groupe de bombardement 1/22 "Maroc": sergent pilote leader de formation de très grande valeur. Exceptionnellement doué, adroit manoeuvrier et acharné à atteindre la perfection. A donné au cours de nombreuses missions de bombardement la mesure de sa valeur professionnelle et de son courage. S'est particulièrement distingué les 10, 20 et 24 avril 1945 où des résultats excellents ont été obtenus malgré la réaction violente de la D.C.A. ennemie, et le 8 avril 1945 où, obligé d'abandonner sa formation sa formation en territoire ennemi, il a réussi à ramener sur un moteur à une base amie, son avion grièvement endommagé.

VINCENT (Lucien-Louis), caporal, du groupe de bombardement 1/22 "Maroc": mécanicien mitrailleur d'une grande conscience professionnelle et combattant enthousiaste. A effectué de nombreuses missions de bombardement sur le front d'Allemagne au cours desquelles il a manifesté beaucoup de sang-froid et d'ardeur. A participé aux attaques des 14, 15 et 16 mars 1945 contre des objectifs défendus par une D.C.A. très violente qui atteignit de nombreux avions de sa formation et aux missions particulièrement réussies des 25 mars, 9 et 20 avril.

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11 octobre 2013

2/52 FRANCHE-COMTE 2/63 SENEGAL 1/32 BOURGOGNE.

 34 ème Escadre de bombardement moyen

yves garcia (13)

GB1/34

Insigne regroupant les emblèmes des escadrilles de la 34 ème escadre.

(collection: Yves Garcia)

 Le plan de réorganisation du bombardement moyen prévoyait, dès septembre 1943, la mise sur pied de 6 squadrons de Marauder formant deux escadres.

La 31e escadre était formée la première en avril 1944. A cette date les squadrons FRANCHE-COMTE  2/52 -, SENEGAL 2/63 -, BOURGOGNE 1/32, commençaient leur entraînement. Ces trois squadrons étaient destinés à former la deuxième escadre.

Celle-ci fut créée par la note 4039/3 o/EMGA du 1er juillet 1944 et s'appela 34e escadre. La mise sur pied devait se faire à Oran.

Oran: 16 juillet 1944. Le commandant LAGER, les capitaines BOULANGER et ROZES sont à Oran le 16 juillet. C'est à cette date qu'est signé le procés-verbal de mise sur pied. Pendant les trois premières semaines, du personnel affecté rejoint Oran et le colonel commandant l'escadre est désigné: c'est le colonel BOUVARD.

Villacidro: 5 au 19 août 1944. Le commandant LAGER, les capitaines JULIEN et ROZES quittent l'Afrique du Nord pour aller planter la première tente de l'escadre en Sardaigne à VILLACIDRO. Le colonel arrive deux jours plus tard et l'installation commence. C'est le capitaine JULIEN, qui est nommé grand chef des travaux. Ceux-ci sont laborieux car il n'y a ni matériel, ni personnel. Il faut s'armer de patience. Petit à petit le matériel arrive. Quelques DC 3 amènent des jeeps, des tentes, quelques hommes. Des B 26 font des liaisons à Oran où est resté le capitaine BOULANGER qui centralise matériel et personnel. Dès le début d'août, le commandant LAGER est muté au 2/52 comme commandant en second, mais il ne rejoint pas tout de suite. Le personnel de l'escadre qui n'a pas beaucoup de travail pour le moment en profite pour faire quelques missions.

Mission de guerre: Le 18 août a lieu la première attaque de TOULON. Le 19 le colonel BOUVARD prend place à bord de l'avion du capitaine LANIER LACHAISE commandant d'escadrille du 2/52 qui pour deuxième pilote le commandant LAGER. L'avion est descendu au-dessus de TOULON, mais les sept occupants sautent en parachute. Tout le monde est plein d'espoir pour leur vie mais non pour leur liberté car la côte est encore aux mains des Boches et peut-être ne pourront-ils pas s'échapper facilement.

Villacidro: 20 août 1944. Le personnel composant l'escadre à cette date est le suivant:

- Lieutenant-Colonel BOUVARD.

- Lieutenant-Colonel CHASSANDE-PATRON.

- Commandant ROUGET.

- Commandant DE LA CHENELIERE.

- Capitaine JULIEN.

- Capitaine FOUQUES DUPARC.

- Capitaine ROZES.

- Sous-Lieutenant BLOC'H

- Aspirant MONTAGNET.

- Aspirant GLASS.

- Sergent BARTOLI.

- Sergent LEBLOND.

- Sergent POUGET.

- Sergent ROUVIERE.

- Sergent PERROD.

- Sergent-Chef BAYARD.

- Sergent-Chef SEGURA.

- Caporal-Chef LEBAR.

- Caporal-Chef GILLET.

- Caporal LEROC'H.

- Caporal BARDOU.

- Soldat PAPAIX.

- Soldat DIEHLMANN.

- Soldat FERRANDI.

- Soldat BOS.

- Soldat LEVY.

- Soldat ZARAGOZA.

- Soldat FEMENIA.

- Soldat ALRICH.

- Soldat LEBEL.

L'escadre dispose d'une baraque américaine dans laquelle s'installent s 2 et s 3, de deux "huts" en tôle et d'une quinzaine de tentes. L'installation est assez quelconque et nous sommes trop certains de n'être ici que pour trois semaines pour nous installer princièrement.

Villacidro: 24 août 1944. Le capitaine BOULANGER arrive d'Oran avec un peu de matériel et du personnel.

- Aspirant KREISS.

- Sergent GAZEAU.

- Sergent-Chef LOYASSE.

- Caporal ABAZ.

Villacidro: 25 août 1944. Un accident stupide arrive le matin. Les soldats ALRICH et LEBEL sont grièvement blessés par un détonateur qui traînait dans le camp. Ils en ont pour un mois d'hôpital au moins.

Villacidro: 27 août 1944. Nouvelle sensationnelle: le général RIGNOT qui est allé en France ramène le colonel BOUVARD. Tout l'équipage est parait-il intact. La joie se lit sur tous les visages. Si on avait de quoi on pavoiserait. A 19 heures, le colonel BOUVARD arrive. Une prise d'armes a lieu, le 2/52 et le 2/63 sont au nombre. Le 1/32 est représenté par ses trois équipages. Le colonel CHASSANDE exprime la joie de tous du retour du colonel BOUVARD. Les sous-officiers de l'escadre ont préparé un pot sous la deuxième "hut" qui est justement terminée. Le soir, le colonel BOUVARD nous raconte sa grande aventure et comment il a pris l'un des forts les plus importants de Toulon.

Villacidro: 5 septembre 1944. Le commandant CHEMIDLIN part pour ALGER essayer de faire affecter par les Américains du matériel qui nous manque: Norden et appareils photo.

La situation en personnel a changé. Elle est:

Personnel arrivé depuis le 20 août:

- Commandant CHEMIDLIN.

- Capitaine ZOCOLAT.

- Capitaine BOULANGER.

- Lieutenant GRAVIER.

- Aspirant MOREAU.

- Aspirant RIVIERE.

- Aspirant COLONNA.

- Aspirant CALMETTES.

- Sergent-Chef HURON.

- Sergent-Chef LOYASSE.

- Sergent-Chef LHAICK.

- Sergent-Chef TEULIERE.

- Sergent ANDRIEU.

- Sergent GAZEAU.

- Caporal ABAZ.

- Caporal CRUZ.

- Caporal REPETICCI.

- Soldat CROCHET.

Personnel encore à ORAN:

- Aspirant KREISS.

- Sergent-Chef MEYJONNADE.

- Sergent-Chef SERRANO.

- Sergent-Chef EHRET.

- Sergent CANERIE.

- Caporal GUIOT.

- Soldat BRENNER.

- Soldat LEBEAU.

Villacidro: 6 septembre 1944. Grande prise d'armes à DECIMOMANNU.

Remise de la Croix de Guerre au drapeau du Wing et aux colonels:

- HOLZAPPLE 319.

- FLETCHER 320.

- GUIBERT 17.

Remise de la Distinguished Flying Cross à :

- Colonel BOUVARD

- Colonel GELEE.

- Capitaine LANIER LACHAIZE.

Et l'Air Medal au

- Capitaine HEILBRONNER.

Un grand défilé clôture cette cérémonie sur la moitié de la piste de DECIMO.

Villacidro: 9 septembre 1944. Mission de guerre: Aujourd'hui beau temps ici. Pour l'objectif la météo est moins optimiste. La mission est maintenue pour l'après-midi. Le premier briefing a lieu à 11 heures 30. Tout se passe bien. Le décollage est à 13 heures 10. A 16 heures 43 la voiture reçoit le message P.S.G. La mission est donc réussie. Nous apprenons à l'atterrissage que le 1 er flight est un peu long mais le 2 e en plein sur l'objectif.

 Villacidro: 10 septembre 1944. Mission de guerre: Hier mission à PONTECURONE - 18 avions - 1 flight FRANCHE-COMTE avec LANIER comme leader, 2 flights du SENEGAL. Une bombe tombe assez près du pont ferré pour l'abîmer.

La Red Cross, en la personne de Lucy SHIELDS, nous apporte des "nought nuts".

 Villacidro: 11 septembre 1944. Mission de guerre: En vue d'une attaque générale au nord de FLORENCE, tous les avions de la Sardaigne bombardent quelques champs où siègent les Boches : 2 flights en l'air, le colonel BADRE en tête. Tout se serait bien passé si la 31 e escadre, qui, suivant le 320 G bombardait un champ voisin, mais 20 minutes en avance, n'était venue semer l'émoi dans le flight de tête au point que Gégène (WATINES pour les générations futures) ne lâcha ses bombes à la grâce de Dieu et peut-être sur la gueule des boches. Le flight SENEGAL, gêné lui aussi, mit ses bombes dans une petite forêt très proche de l'objectif.

Villacidro: 12 septembre 1944. Mission de guerre: A 0 heure les ordres ne sont pas encore arrivés en entier, mais nous avons de l'espoir. C'est à peu près la mission de la veille. A 2 heures nous apprenons que nous bombardons dans les mêmes parages. Il y aura 180 B 26 sur l'objectif en deux heures. L'objectif n'est pas atteint, mais c'est une petit carré dessiné sur le sol. De toutes façons les Boches en ont reçu un bon nombre et tout compte fait peut-être n'étaient-ils pas dans le carré.

Villacidro: 13 septembre 1944. Mission de guerre: Même mission. Objectif: des Boches dans un autre carré. Quelques nuages gênent la visée. On ne sait pas exactement si l'objectif est atteint.

Villacidro: 14 septembre 1944. Mission de guerre: 2 missions prévues: 36 avions en l'air. Même objectif que la veille. Le colonel CHASSANDE part en tête de l'expédition de 18 avions avec le commandant MICHAUD. Les résultats sont excellents. Malheureusement, malgré toutes les recommandations, un bombardier lâche ses bombes avant la Bomb Line et un autre l'imite. Cela nous promet des ennuis. La deuxième expédition 1/4 d'heure plus tard, et menée par le colonel BOUVARD dans l'avion du commandant MESNARD, atteint l'objectif lui aussi.

Villacidro: 17 septembre 1944. Mission de guerre: Bel objectif cette fois-ci... Un dépôt d'essence à BOLOGNE. En raison de la DCA on attaque l'objectif par le nord et l'on revient par l'Adriatique. Malheureusement 7 à 8 % de nuages cachent l'objectif qui est cependant atteint par une dizaine de bombes. L'atterrissage à GALERA (ROME) se passe bien. Tout le monde rentre. Le commandant MICHAUD laisse son avion : une magnéto à changer.

Villacidro: 18 septembre 1944. Mission de guerre: Objectif: un pont, LEGNANO au nord de BOLOGNE. On suit le même itinéraire que la veille. On casse le pont, mais l'on revient par le même chemin pour se poser à GHISONACCIA où le ravitaillement est plus facile. Quelques avions rentrent isolément et directement. Les autres arrivent éparpillés dans l'après-midi et tombent sur un violent orage. Le capitaine VOINIER du 1/32 va jusqu'à TUNIS.

Villacidro: 22 septembre 1944. Mission de guerre: Temps favorable... 2 ponts. L'un pour le 2/63 tout seul. L'autre pour les 2 autres squadrons : 24 avions en l'air. Le 2/63 a une section qui met au but mais le pont passe a travers. L'autre expédition, assez sonnée par la DCA, ne fait pas de très jolis groupements, mais deux ou trois bombes sont très près du pont.

Vallicidro: 23 septembre 1944. Mission de guerre: Temps favorable, malgré quelques cumulus. Objectif : 2 nouveau ponts. L'un à PAVIE réservé aux 2/63 qui met 2 flights en l'air, l'autre à MEZZANINO pour le 2/52 et le 1/32. Résultats : une section du 2/63 touche les approches du pont. Le 2/52 et le 1/32 gênés par les nuages sont un peu longs.

Villacidro: 26 septembre 1944. Mission de guerre: Temps favorable. Mission : le pont de PAVIE que le 2/63 n'a pas atteint l'autre jour. Un flight de chaque groupe, le 2/63 en tête avec le colonel CHASSANDE. Les résultats sont excellents. Seul un élément du 2/63 est un peu long, dans la ville. L'objectif est atteint.

Villacidro: 27 septembre 1944. Dernière mission pour la Sardaigne. Le briefing est mieux que d'habitude, mais la mission est retardée et décommandée parla suite.

Liste du personnel:

Commandement:

- BOUVARD Michel, Lieutenant-Colonel, Pilote-observateur.

- CHASSANDE-PATRON H., Lieutenant-Colonel, Pilote-observateur.

1er Bureau:

- ROUGET Henri, Commandant, Pilote-observateur.

- FALLOT Edouard, Adjudant, Secrétaire.

- SERRANO René, Sergent-Chef, Secrétaire.

- ROULET René, Sergent, Secrétaire.

- PAPAIX André, Caporal-Chef, Dactylo.

- LEVY Albert, Soldat, Dactylo.

2e Bureau:

- DE LA CHENELIERE F., Commandant, Pilote-observateur.

- FOUQUES DUPARC Henri, Capitaine, Pilote-observateur.

- GARCIA Edmond, Sous-Lieutenant, Mécanicien-photo.

Edmond Garcia Brevet de mécanicien,Edmond

edmond garcia Mengen,1945(B26 Marauder)

Equipage du Lieutenant Edmond GARCIA, Mengen 1945.

(collection: Yves GARCIA) 

B-26 MARAUDER   11 - 487 940 /15 - 334 277.

- MOREAU Camille, Aspirant, Sédentaire.

- BLANDIN Norbert, Aspirant, Sédentaire.

- RIVIERE Henri, Aspirant, Sédentaire.

- CALMETTES Jean, Aspirant, Navigateur.

- COLONA DI GIOVENILLA Henri, Aspirant, Navigateur.

- LOYASSE Robert, Sergent-Chef, Secrétaire.

- POUGET Pierre, Sergent, Secrétaire.

- LEROC'H Elie, Caporal-Chef, secrétaire.

- CHAUME Jean, 2e Classe, Secrétaire.

3e Bureau:

- CHEMIDLIN Paul, Commandant, Pilote-observateur.

- ROZES Paul, Capitaine, Pilote-observateur.

- BILLAT Lucien, Sous-Lieutenant, Mécanicien-radio.

- BLOC'H Jean, Sous-Lieutenant, Météo.

- GLASS Paul, Adjudant, Interprète.

- BAYARD Guy, Sergent-Chef, Secrétaire.

- PERROD Georges, Sergent, Secrétaire.

- GAZEAU Pierre, Sergent, Mécanicien-radio.

- GILLET Jacques, Caporal-Chef, Dactylo.

- VERGUET Georges, 2e Classe.

- ZARAGOZA François, 2e Classe.

 4e Bureau:

- BOULANGER François, Capitaine, Mécanicien-avion.

- ZOCCOLAT Gaston, Capitaine, Pilote-observateur.

- POMMIER Robert, Capitaine, Mécanicien-avion.

- CHAUVET Jean, Lieutenant, Mécanicien-radio.

- CHAVANOL Pierre, Sous-Lieutenant, Mécanicien-armement.

- TOUHAULT Pierre, Sous-Lieutenant, Mécanicien-électricien.

- DE VOYON André, Adjudant, Mécanicien-armement.

- ULMANN Jean, Adjudant, Interprète.

- SEGURA Patrice, Sergent-Chef, Mécanicien-armement.

- ANDRIEU Bernard, Sergent, Secrétaire.

- TEULIERE André, Sergent-Chef, Mécanicien-avion.

- ABAZ Fernand, Caporal, Secrétaire.

- MENET-HAURE Jean, Sergent, Mécanicien-avion.

- CROCHET René, 2e Classe, Dactylo.

- COUDRAY Maxime, Adjudant, Mécanicien-avion.

Quartier Général:

- GRAVIER Léon, Lieutenant, Sédentaire.

- KREISS Yves, Aspirant, Météo.

- BARTOLI Noël, Sergent, Sédentaire.

- STIEF Henri, 2e Classe, Dactylo.

- JULIA Marcel, 2e Classe, Secrétaire.

Standard téléphonique.

- REPETICCI Pierre, Caporal, Divers.

- BOS Pierre, 2e Classe, Divers.

- COLOMINES Albert, 2e Classe, Secrétaire.

Garage:

- MEYJONNADE René, Sergent-Chef, Mécanicien-avion.

- CANNERIS Emile, Sergent, Mécanicien-auto.

- GUIOT Jacques, Caporal, Conducteur.

- LEBEAU François, Caporal, Conducteur.

- FEMENIA Hubert, 2e Classe, Conducteur.

- BRENNER Jacques, 2e Classe, Conducteur.

- FERNANDEZ Marius, 2e Classe, Divers.

- DAPPELO Arthur, 2e Classe, Divers.

- DESTOC Joseph, 2e Classe, Divers.

- BENHAIEM Jacques, 2e Classe, Secrétaire.

- COHEN Elie, 2e Classe, Divers.

- LEBEL Henri, 2e Classe, Conducteur.

- ALRICH Antoine, 2e Classe, Secrétaire.

- LAVASTROU Henri, 2e Classe, Secrétaire.

Chiffre:

- MONTAGNE Jean, Aspirant, Transmissions.

- ROUVIERE Louis, Sergent, Chiffre.

Divers:

- EHRET Armand, Adjudant, Infirmier.

- INAIC'K Edouard, Sergent-Chef, Secrétaire.

- HURON Marcel, Sergent-Chef, Comptable.

- LEBLOND René, Sergent, Vaguemestre.

- DIEHLMANN Gustave, 2e Classe, Cuisinier.

- FERRENDI Jean, 2e Classe, Cuisinier.

- SETOUTI Abdelkader, 2e Classe, Cuisinier.

 Additif au quartier général:

- SIMEON Roland, Sous-Lieutenant, Mécanicien-électricien.

- HARTMAN Maurice, Adjudant, Secrétaire.

Aumônier:

- BOUCHER M., Capitaine.

Tour de vigie:

- LEBAR Gaston, Caporal-Chef, Opérateur.

Villacidro: Mois d'août 1944.

Heures de vol.

- Guerre : 649 heures 15.

- Entraînement : 1 622 heures 10.

- Total : 2 271 heures 25.

- Tonnage de bombes.

- 238 tonnes (par 2/52 seul).

Villacidro: Mois de septembre 1944.

- Heures de vol.

- Guerre : 1 226 heures.

- Entraînement : 688 heures 30.

- Total :  1 914 heures 30.

Tonnage de bombes.

- 410 tonnes 300.

Villacidro: 1er octobre 1944. Le colonel BOUVARD quitte la Sardaigne sans espoir de retour. Il est accueilli à l'arrivée par le capitaine FOUQUES DUPARC qui est sur place depuis 4 jours et qui a travaillé d'arrache-pied pour répartir le cantonnement.

Villacidro: 4 octobre 1944. Arrivée des avions à ISTRES. La 34 e est partie la première. Le passage sur la piste n'est pas très brillant, mais les 43 avions se posent sans histoire, précédés par le commandant CHEMIDLIN.

L'atterrissage a lieu entre midi et midi 1/2. Quelques temps après la 31 arrive dans un défilé impeccable. Toute l'aviation française de Bombardement Moyen est enfin réunie sur un sol français. Les visages rayonnent et tout le mond sait cependant que les difficultés vont commencer, car il n'y a que très peu de camions et peu de moyens de transmissions. L'échelon maritime n'est pas encore là.

Istres: 5 novembre 1944. Nous apprenons une mauvaise nouvelle. Le lieutenant JAOUEN du 2/63, parti pour Bordeaux le 3, s'est écrasé avec son B 26 aux environs de LESIGNAN. Tout l'équipage a péri. Nous n'avons aucun détail.

edmond garcia Martin Marauder B26,accident (2)

(collection: Yves GARCIA)

Istres: 7 novembre 1944. Apprenons les détails de l'accident du lieutenant JAOUEN. L'avion a percuté une colline en PSV dans les nuages dans la région de ROQUEFORT-LES-CORBEIRES.

Des bruits commencent à se répandre concernant le déplacement de l'escadre vers le nord. Ordres préparatoires de chargement.

Lyon: 11 novembre 1944. Arrivée à LYON. Piste de 1400 m. Prolongement à faire amorcé. On promet la mise en état du terrain pour un avenir proche. Allongement de la piste, création de chemins de circulation et de parcs en dur. Mais pour l'instant, les avions s'enlisent dès qu'ils quittent l'aire cimentée.

Jusqu'au 17/11/44 installation difficile dans le froid et la pluie et dans les ruines du terrain de BRON; des essais de décollage montrent que les B 26 ne peuvent décoller en pleine charge. Décision est prise de ne mettre provisoirement que les B 26 types G en ligne et à demi charge (2000 livres).

Lyon: 17 novembre 1944. Mission de guerre: Mission d'appui de la 1ère Armée Française en attaquant un pont sur le Rhin, à NIEDENBURG, pont voie ferrée. Faute de mieux, bombes non arrivées, on attaque avec des 500 livres. 18 avions participant à la mission. L'avion du lieutenant HOLIOT du 2/63 est descendu sur l'objectif, coup de plein fouet, coupant la queue de l'avion, chute en vrille. Les autres équipages ne sont pas très formels au sujet des parachutes; d'après quelques observateurs, un ou au maximum 2 membres d'équipage auraient sauté. Un autre avion, capitaine GUERNON, durement touché, est obligé de se poser sur le ventre au retour, train ne sortant pas, circuit hydraulique et électrique coupés.

Résultats de la mission : deux bombes au but.

Prix : 5 avions touchés, 3 blessés légers, 2 avions perdus et 6 membres d'équipage dusparu.

Citation a l'ordre de l'armée aérienne.

- GUERNON (Roger-Louis), capitaine de la 34 e escadre aérienne: officier de grande valeur, chef calme et plein de sang-froid. Possédant au plus haut point  l'esprit de décision et alliant à ses brillantes qualités de pilote un allant, un entrain, une bonne humeur jamais démentis. A tenu, malgré ses fonctions très absorbantes à l'Etat-major de l'escadre, a participer à la vie active des groupes en effectuant plusieurs missions au cours des campagnes d'Allemagne et de l'Atlantique. En particulier, le 16 avril 1945, étant pilote guide de section, a obtenu une excellente concentration de bombes, enregistrant de nombreux coups au but.

Lyon: 19 novembre 1944. Mission de guerre: Attaque par 12 avions du pont voie ferrée sur la THUR : 12 avions du groupe 1/32, objectif manqué par suite des très mauvaises conditions météo, objectif caché par les nuages, vu au dernier moment.

Lyon: 21 novembre 1944. Mission de guerre: 12 avions du groupe 1/22 attaquent le pont voie ferrée au sud d'OSTHEIM sur la FECHT. Mission très gênée par le mauvais temps sur les lignes, après avoir été retardé d'une heure au départ. Ce retard au départ prive la mission de sa protection chasse. Objectif manqué. Un seul peloton a cru pouvoir lancer ses bombes, le deuxième peloton de 6 les a ramenées. Un flight formé du 2/52 et 2/63 participe l'après-midi à une mission demandée à la 31 e escadre. La mission ne peut larguer, ni sur l'objectif principal, ni sur l'objectif secondaire, temps complètement couvert. Dense et précise flak dans la région d'EMERKEIM. Un sel avion touché sur les 6 de la 34e escadre.

Lyon: 26 novembre 1944. Mission de guerre: 18e mission. P.V.F. UNADINGEN et P.V.F. STEIG. Commandant d'expédition: Commandant CHEMIDLIN, objectifs couverts, retour avec les bombes, 2 flights 1/32 plus 1 flight 2/63 plus élément 2/52.

Lyon: 2 décembre 1944. Mission de guerre: Samedi 2 décembre, une mission composée de 4 flights, commandée par le commandant ROUGET, part bombarder le double pont voie ferrée de FRIBOURG. Pas de chasse. Pas de DCA. Les bombardiers de 2 flights du 1/32 ne sont pas sûrs des résultats, ceux des 2 flights du 2/63 sont contents. Réunion à l'arrivée des équipages à la salle de briefing où le ministre de l'air se les fait présenter. Beau temps.

MARAUDER s-l1600 (6)

Lyon: 3 décembre 1944. Mission de guerre: Mauvais temps. Une mission de 2 flights du 2/63 plus 1 flight du 2/52 partent sous le commandement du colonel CHASSANDE-PATRON bombarder le fameux pont voie ferrée de NEUEBURG sur le Rhin. L'objectif est couvert, la mission bombarde la région de FRIBOURG.

edmond garcia Freiburg bombardée (3)

Fribourg.

(collection: Yves GARCIA)

Lyon: 12 décembre 1944. Mission de guerre: Mission enfin, commandée par le commandant CHEMIDLIN, 2 flights leaders du 1/33 et 1 flight du 2/52. Objectif archiconnu avec la flak connue. On navigue au-dessus des nuages, on prend notre chasse au passage et on fonce. En passant, objectif couvert, on fonce à l'est. La chasse nous donne un bon renseignement, on revient, un grand trou sur l'objectif, on refonce en semi-piquant, les formations éclatent un peu et on bombarde presque chacun pour soi. Résultats : médiocres, le pont est toujours là, le commandant LAGER bousille son taxi à l'atterrissage.

Lyon: 16 décembre 1944. Mission de guerre: C'est samedi, mission encore annulée. Le dossier des missions n° bis (missions annulées) s'enfle démesurément et pourtant on scrute le ciel, on consulte la météo, mais le mauvais temps est toujours là. Un poste météo installé à quelques kilomètres de la ligne de front nous donne de précieux renseignements. Finalement on part l'après-midi sous le commandement du commandant ROUGET, 2 flights de la 34 e (n° 1 du 1/32, n° 2 du 2/52) et 2 flights de la 31 e escadre (n° 3 du 2/26, n° 4 du 1/19) . Deux avions sont descendus par la flak (1/19) et 2 autres dont on est sans nouvelles. 

Lyon: 17 décembre 1944. Mission de guerre: Une mission part avec le colonel CHASSANDE-PATRON avec 3 flightd (n° 1 et n° 2 du 1/32, n° 3 du 2/63). Objectif principal: pont double voie ferrée à FRIBOURG. Objectif atteint. Un avion du 2/63 se pose à LUXEUIL.

edmond garcia Freiburg bombardée (4)

Fribourg.

(collection: Yves GARCIA)

Lyon: 24 décembre 1944. Mission de guerre: Missions n° 25 : commandant d'expédition, commandant CHEMIDLIN, un flight du 1/32 leader, plus 1 flight du 2/63, plus 1 flight du 2/52. Bombardement de la gare de triage d'IMMENDINGEN. Mauvais bombardement, résultats à l'appui. La chasse ennemie (36 avions) apparaît avant le point initial et nous quitte sur le Rhin. DCA, flak sur le Rhin, un avion du 2/53 est touché et tombe aux environs de BESANCON. Trois morts sont à déplorer, celles du sergent MASSON, radio, du sergent ELBEZE, mitrailleur, du sergent BENITZA, mitrailleur. Le lieutenant GRANVAL, pilote, le sous-lieutenant PODESTAT, co-pilote, le sergent-chef PIGNAL, bombardier, sont légèrement blessés.

Lyon: 25 décembre 1944. Mission de guerre: Mission n° 26 : mission mixte, 31e et 34 e escadres 3 flights par escadre. Objectif : pont de BREISACH. Les résultats semblent mauvais.

Le commandant CHEMIDLIN est parti à PARIS, le commandant STEFF le remplace pendant son absence.

Lyon: 26 décembre 1944. Mission de guerre: Mission n° 27 : encore le pont de BREISACH. La mission est commandée par le commandant MICHAUD du 2/63. Planning et briefing. Mission annulée au dernier moment sur le terrain. Causes : brume sur l'objectif et sur le terrain (Les cheminées, dont celles de 110 mètres qui sont au nord du terrain, ne sont pas visibles).

Lyon: 30 décembre 1944. Mission de guerre: Mission de 4 flights sur la gare de marchandise de FRIBOURG. 14 avions de bombardement sous le commandement du commandant ROUGET. Mission réussie.

Lyon: 1er janvier 1945. Mission de guerre: Mission de 4 flights sous le commandement du commandant ROUGET. Mission non réussie, objectif couvert, quelques avions bombardent quand même, le n° 46, commandant STEFF et commandant ROUGET, se posent à DOLE au retour. Le n° 92 prend feu à l'atterrissage. L'équipage largue les bombes et éteint le feu avec des extincteurs à main et des haches.

Lyon: 2 janvier 1945. Mission de guerre: Mission de 4 flights sous le commandement du commandant MICHAUD. Mission réussie, 18 avions font partie de la mission sur 25 avions décollés. (7 se sont posés sur ennuis divers) . L'avion n° 41 du 2/63 se pose à Dole. Le N° 46 rentre par ses propres moyens.

 Lyon: 22 janvier 1945. Mission de guerre: Avions disponibles : 40 ; équipages disponibles : 38. Ciel peu nuageux, beau temps à LYON, quelques bancs stratocumulus dans la plaine d'Alsace.

edmond garcia Formation de 58 B26 Marauder (2)

(collection: Yves GARCIA)

Mission: 36 avions de la 34, suivis de 24 avions de la 31, doivent attaquer le pont de NEUENBURG. L'objectif de la 34 est le pont voie ferrée, objectif secondaire le pont de DONAUSCINGEN.

La protection de la formation doit être assurée par des Spitfires du 1 er CAF.

Exécution de la mission: 38 B 26 de la 34 décollent à 10 h 56 (6 flights, 2 spares), suivis des avions de la 31 e escadre. Le rassemblement s'effectue correctement et la formation passe en vol de groupe impeccable sur la piste. L'expédition est sous les ordres du lieutenant-colonel CHASSANDE-PATRON, commandant l'escadre.

L'expédition prend le cap de DIJON, passe sur le terrain de LONGWY où se trouvent les B 26 du 42 e Wing. La formation est toujours en ordre impeccable, ce qui vaut au lieutenant-colonel à l'atterrissage les félicitations du commandant du Wing. Après DIJON, l'expédition se dirige vers LURE, rendez-vous avec la chasse. Mais, celle-ci n'a pas pu décoller. Le commandant d'expédition n'a pas été prévenu. Les B 26 attendent un moment les Spit, puis se dirigent sans protection de chasse vers les objectifs assignés, en passant par BELFORT, SEPPOIS, où la 34 e se sépare en deux formations : l'une, comprenant les 3 premiers flights sous les ordres du commandant de l'expédition, attaque le pont de NEUENBURG en passant par ALTKIRCH (PI), l'autre sous les ordres du commandant BOUYER attaque l'objectif en passant par OBERDORF (PI).

La première formation dégage avant de bombarder parce que le viseur du bombardier leader est givré; elle fait ensuite un deuxième passage et bombarde au cours de ce passage. Le viseur du bombardier du premier flight étant toujours givré, les bombes sont larguées au jugé et tombent court. Les bombardements des deux autres flight n'ont pas pu être observés.

La deuxième formation qui a bombardé au cours de son premier passage a atteint les résultats suivants :

4e flight 80 m long, 180 m à gauche (point moyen)

5e flight 230 m long, 450 m à droite (point moyen)

6e flight 210 m long, 180 m à droite (point moyen)

Aucun chasseur connu n'a été aperçu. La flak n'a été active qu'au deuxième passage, deux avions ont été touchés.

La mission est rentrée au terrain sans incident. D'après les derniers renseignements reçus, le pont aurait été atteint et serait hors d'usage.

Lyon: 29 janvier 1945. Mission de guerre: Avions disponibles : 38 ; équipages disponibles : 35. Conditions météorologique permettent le départ. La mission part, cinq avions de la 34 e escadre décollent, 1 avion s'enlise, les autres sont bloqués par un avion de la 31 e escadre sur le taxi-way. Résultat négatif : objectif non visible.

 Lyon: 4 février 1945. Mission de guerre: Avions disponibles : 44 ; équipages disponibles : 38. conditions atmosphériques défavorables, plafond inférieur à 1000 pieds (304,8 m), dans la région de MULHOUSE plafond à 1500 pieds (457,2 m) avec quelques bancs de stratus vers 300 pieds (91,44 m).

Mission : objectif un pont de NEUENBURG ; 18 avions de la 34 e escadre doivent attaquer les batteries qui défendent le pont (à l'est du Rhin), 12 avions de la 34 e escadre suivis de 24 avions de la 31 e doivent attaquer le pont. Mission décommandée à cause du mauvais temps.

Mais, le commandant MICHAUD, chef du 3 e bureau de l'escadre, estime que si les nuages et les plafonds bas son défavorables aux missions effectuées par les formations lourdes (54 avions) ils seraient au contraire très favorables à des missions d'avions isolés ou des formations légères (3 ou 6 avions).

En raison des circonstances et de l'importance capitale que revêt le pont de NEUENBURG pour les Allemands, par suite de l'attaque de la "poche de COLMAR" par la première armée française, le commandant MICHAUD décide d'attaquer SEUL A BORD D'UN MARAUDER ce pont cependant très défendu.

A 15 heures 30, il décolle à bord du B 26 n° 292 du GB 2/63, se dirige vers CHALON, rencontre à DOLE un plafond inférieur à 1000 pieds (304,8 m) qui l'oblige à rentrer dans les nuages, d'où il ne ressort que dans la région de MULHOUSE. Il utilise alors les nuages pour se dissimuler, longe le front du HARTH (forêt de la), arrive à l'ouest du front de NEUENBURG, il effectue un virage réglé à droite qui l'oriente au cap 110, suivant l'axe du pont. Il attaque ensuite le pont en vol rasant après avoir effectué un léger piqué. Les bombes sont larguées sur le pont : deux bombes (sur les quatre bombes de 1000 livres lâchées) sont observées : l'une est immédiatement au nord du pont, l'autre immédiatement au sud. Le commandant MICHAUD qui a dégagé aussitôt à droite et en montant dans les nuages n'a pu observer les deux autres bombes. Après une navigation, effectuée en grande partie dans les nuages, le B 26 292 rentre au terrain de LYON-BRON sans incident.

La mission, supérieurement préparée et exécutée, a parfaitement réussi. La réaction de la flak a été vive : l'avion rentre au terrain avec de nombreux culot de DCA de petit et moyen calibre.

Seul à bord d'un Marauder où l'équipage est normalement à cinq, le commandant MICHAUD a fait un magnifique exploit qui n'a été possible que grâce à sa science consommée du vol et à ses qualités d'audace et de froid courage.

Lyon: 8 février 1945. Mission de guerre: Avions disponibles : 44 (en réalité 12 sûrs et 26 probables, à cause du mauvais état des voies d'accès des parkings sur la piste, les autres sont bloqués sur place) ; équipages disponibles : 36.

Mission : 24 avions de la 31 e escadre, suivis de 18 avions de la 31 e escadre doivent attaquer la gare de triage de FRIBOURG (objectif principal) ou les baraquements de DONAUESCHINGEN (objectif secondaire) . Le commandant STEFF est commandant de l'expédition de la 34 e escadre. Météo : ciel demi-couvert par stratocumulus vers 5000 pieds jusqu'à la plaine d'Alsace puis dégagé après le Rhin.

Excution de la mission : la 34 e escadre décolle après la 31 ; le regroupement s'effectue dans de mauvaises conditions à cause des enlisements d'avion sur la piste et les voies d'accès à la piste d'envol.

La formation prend au passage à LUXEUIL la protection de chasse et se dirige vers FRIBOURG par SAINT-DIE, BENFELD (PO) WYHL (PI) , mais, par suite d'une erreur de navigation du navigateur leader de la 31 e escadre, il se produit un certain flottement dans la formation au moment où elle se présente pour bombarder son objectif. De plus, sur FRIBOURG, la réaction de la DCA est extrêmement violente et la chasse ennemie tente d'intercepter la formation de bombardement. Cependant la chasse ennemie est prise à partie par la chasse d'escorte et ne peut attaquer les bombardiers.

Résultat : ils sont médiocres ; on n'est pas bien sûr que la gare soit atteinte ; 2 flights n'ont pas atteint la queue, le troisième l'a probablement atteinte.

Perte : l'avion du GB 2/63 atteint par la DCA a explosé en vol. 1 membre de l'équipage a été vu sautant en parachute (lieutenant BACH).

Lyon: 9 février 1945. Mission de guerre: Avions disponibles : 28 seulement, à cause de l'état de la piste; équipages disponibles : 35.

Météo : ciel de traînée, nuages à développement vertical, cumulus, 8/10 couvert dans la région de l'objectif.

Mission : 24 avions de la 34 e suivis de 24 avions de la 31 e escadre attaqueront la gare d'APPENWEIER (objectif - 1) ou le pont de DONAUESCHINGEN. Commandant d'expédition : lieutenant-colonel CHASSANDE-PATRON. Protection : chasseurs du premier CAF.

Exécution de la mission : la 34 e escadre se rassemble difficilement au-dessus des couches nuageuses qui montent jusqu'à 7000 pieds au-dessus du terrain.

La 31 e escadre et les spares de la 34 e escadre décollent avec retard par suite des enlisements sur les chemins d'accès à la piste et aux flights de la 31 e escadre. Ils réussissent à rattraper la formation de la 34 e escadre qui se dirige vers LUXEUIL où elle prend au passage les chasseurs d'escorte, puis vers SAINT-DIE, ERSTEIN, APPENWEIER (objectif) qui ne peut être vu. Après un virage complet vers la gauche, qui fait passer la formation par STRASBOURG, celle-ci se dirige sur l'objectif secondaire qui n'a pu être bombardé que par un flight (2/52). Les autres flights bombardent des objectifs d'opportunité (gare de NEU FREISTET (FREUDENSTADT ? ).

Aucune réaction de la part de l'ennemi, ni flaque ni chasse.

Lyon: 11 février 1945. Mission de guerre: Avions disponibles : 35 ; équipages disponibles : 34. Météo : défavorable sur le trajet aller de la mission. Des trous sont toutefois prévus dans la région de l'objectif. L'après-midi un corps nuageux doit atteindre la zone qui détourne la mission et la région lyonnaise. Un avion météo décolle et confirme les prévisions météo à 8 heures 46. Mais le mauvais temps arrive rapidement.

Mission: 24 avions de la 34 e escadre suivis de 24 avions de la 31 e escadre doivent attaquer le pont voie ferrée de NEUSTADT (objectif 1) ou le pont voie ferrée de FREUDENSTADT (objectif 2). La mission est protégée par des chasseurs du premier CAF. Le rendez-vous est à LUXEUIL.

Exécution de la mission : en raison des circonstances atmosphériques défavorables, l'expédition, au dernier moment, est réduite à trois flights de la 34 e escadre. Le chef d'expédition est le commandant ROUGET, commandant en second de la 34 e escadre.

Le temps est mauvais et l'expédition est obligée de rester sous les nuages. A VESOUL, elle est obligée de faire demi-tour. Elle rentre au terrain dans un ordre impeccable.

Lyon: 14 février 1945. Mission de guerre: Météo favorable, visibilité 50 km, plafond huit. Mission : coordonnée par la 34 e escadre. Objectif dépôt de munitions de JOCKGRIM. 1ère hypothèse casernes et PC à LANDAU,  2 ème hypothèse dépôt nord de DONAUESCHINGEN, objectif d'opportunité pont à RIEGEL. Objectif de JOCKGRIM atteint, mission réussie. L'équipage du groupe 1/32 est descendu : capitaine ROLLAND, sous-lieutenant MERCIER, sous-lieutenant VAL, sous-lieutenant CHAMPROMIS, sous-lieutenant BEAULIEU, sous-lieutenant BERTRAND, sergent FAUDRY, quatre parachutes ont été vus.

Lyon: 16 février 1945. Mission de guerre: Météo favorable, bonne visibilité et plafond infini sur l'objectif. Mission : coordonnée par la 31 e escadre. Objectif principal : casernes et PC à LANDAU. Les avions de la 34 e escadre partent sous le commandement du commandant LAGER. Mission réussie.

Lyon: 21 février 1945. Mission de guerre: 3 flights seulement de la 34 e escadre partent sous le commandement du colonel CHASSANDE-PATRON. Aucun objectif prévu n'est visible. Les avions bombardent la gare de LAHR qui se trouve être visible et l'atteignent.

Lyon: 22 février 1945. Mission de guerre: Météo favorable. De grand matin, les trois groupes sont alertés et les leaders sur les dents. L'escadre doit en effet participer à la grande attaque des voies de communication. On parle de 6000 avions. Chaque groupe et même chaque flight aura sa gare : HASLACH, STEINACH, TRIBERG, HINTERZARTEN (STEIG ?). En quelque sorte un concours de bombardement. C'est ce que vient de dire au briefing le colonel BODET, commandant la brigade. Mission sans histoire. 4 flights sur 5 mettent au but et de belle manière. Témoin de cette réussite, les différents ordres du jour dont copie ci-dessous Mission réussie. 

Lyon: 23 février 1945. Mission de guerre: Avions disponibles : 38; équipages disponibles : 38. Météo : favorable, brume sèche au sol un peu gênante.

Mission : 1 ère hypothèse, 24 avions de la 31 e escadre et 24 avions de la 34 e  doivent bombarder le dépôt de SAINT-INGBERT ; objectif secondaire, dépôt de SHÖNENBERG. 2 e hypothèse, casernes et dépôts à DONAUESCHINGEN. Objectif d'opportunité, gare de WOLFACH. Protection par Spitfires. La mission part, commandée par le commandant STEFF du 2/63. Mission réussie.

Lyon: 24 février 1945. Mission de guerre: Avions disponibles : 35 ; équipages disponibles : 38. Météo : favorable.

Mission: 1ère hypothèse, objectif principal pont de RINNTHAL, secondaire dépôt à DONSIEDERS ; 2 e hypothèse, dépôt à DONAUESCHINGEN ; objectif d'opportunité usine à BROMBACH. Mission coordonnée par la 34 e escadre sous le commandement du commandant ROUGET. Mission réussie.

Lyon: 25 février 1945. Mission de guerre: Avions disponibles : 34 ; équipages disponibles : 37. Météo favorable.

Mission : 1ère hypothèse, objectif principal, dépôt à SIEGELBACH (région de MANNHEIM), objectif secondaire, dépôt à HEIDELBERG (même région) ; 2 e hypothèse, dépôt à DONAUESCHINGEN ; objectif d'opportunité, gare de ETTENHEIM. Mission sous le commandement du commandant BOUYER, objectif de DONAUESCHINGEN. Objectif atteint.

Lyon: 28 février 1945. Mission de guerre: Avions disponibles : 39. Météo : favorable. Mission : bombardement d'un dépôt à EMMENDINGEN. 4 flights sous commandement du colonel CHASSANDE-PATRON réussissent un bombardement parfait. Mission réussie.

Lyon: 5 mars 1945. Mission de guerre: Avions : 44 ; équipages : 39. Météo : favorable pour le sud. Mission :bombardement de l'entrée du tunnel (région SAN REMO). 4 flights partent et bombardent sous le commandement du colonel CHASSANDE-PATRON. Mission réussie.

Lyon: 14 mars 1945. Mission de guerre: Avions disponibles : 40 ; équipages : 38. Météo favorable. Mission : objectif principal, dépôt de KIRKEL ; secondaire, dépôt de BAUMHOLDER. La mission est commandée par le commandant ROUGET. Elle part composée de 4 flights de la 34 e escadre, suivis de 4 flights de la 31 e escadre.

Visibilité excellente : objectif situé en forêt, peu de repères de visée. Mission réussie.

Lyon: 15 mars 1945. Mission de guerre: Avions disponibles : 42 ; équipages : 40. Météo : très favorable. Le   colonel commandant la brigade lance l'ordre du jour n° 2 ci-dessous.

Mission : la mission consiste à appuyer directement les troupes aux sol en leur frayant un chemin à travers la ligne Siegfried dans la région de ZWEIBRÜCKEN (DEUX PONTS).

Hypothèse n° 1 : attaque de 2 objectifs situés au sud-est de ZWEIBRÜCKEN ou 1 objectif au sud-ouest de cette ville. Hypothèse n° 2 : bombardement du carrefour situé en pleiçne ville de BAD-DÜRCKHEIM, ouest du Rhin. La mission comprend 2 expéditions : 1 ère expédition, commandant STEFF dirigeant 3 flights ; 2 e expédition, commandant LAGER, dirigeant 3 flights. Les missions reviennent sans dégâts malgré une flak assez précise mais peu dense. La mission est réussie.

Lyon: 16 mars 1945. Mission de guerre: Avions disponibles : 42 ; équipages : 38. Météo : favorable. Mission : mêmes objectifs que la veille, les zones à viser sont tangentes à celle d'hier. La mission part, commandée par le colonel CHASSANDE-PATRON. Elle est composée de 4 flights seulement. Une autre, sous le commandement du commandant STEFF comprend 3 flights. Mission réussie.

Lyon: 18 mars 1945. Mission de guerre: Avions disponibles : 40 ; équipages disponibles : 39. Météo peu favorable. Mission: mêmes objectifs que la veille. La mission comprend 2 expéditions, 1ère expédition, commandant ROUGET, 3 flights ; 2 e expédition, commandant BOUYER, 3 flights. L'ennuagement ne permet pas un bombardement précis. La 1ère expédition ramène ses bombes. Dans la 2 e, le flight numéro 2 du 1/32 bombarde dans un trou l'objectif principal de BADDÜRKHEIM.

Lyon: 19 mars 1945. Mission de guerre: Avions disponibles : 42 ; équipages disponibles : 39. Météo : prévoit une nébulosité permettant la visée. Mission : objectifs principaux, destruction de points fortifis dans la région 1/ de BUDENTHAL, 2/ de REISDORF ; objectif secondaire, gare de LANDAU. La mission décolle en deux expéditions. 1ère expédition, commandant STEFF dirigeant 3 flights, mission réussie. Un 6 e flight fourni par le 2/52 se joint à une expédition de la 31 e escadre et atteint l'objectif prescrit.

Lyon: 20 mars 1945 : La brigade entière, sous les ordres du colonel BODET, part, défilé sur LYON, DIJON. Gênée par le mauvais temps, elle se pose après 3 heures 50 de vol sur un nouveau terrain de SAINT-DIZIER ROBINSON.

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Cérémonie militaire à Saint-Dizier.

(collection: Yves Garcia)

Saint-Dizier: 21 mars 1945. Mission de guerre: Avions disponibles : 35 .; équipages disponibles : 30. Météo défavorable. Mission : objectif principale, dépôt de munitions région de MANNHEIM ; secondaire, dépôt de munitions à DIEBURG. Eventualité : n'importe quel objectif à l'est du Rhin. La mission décolle à 3 flights sous le commandement du commandant ROUGET. Chaque flight bombarde une des gares de KENZINGEN, STRAMBERG (?) et RIEGEL. Les résultats ne sont pas photographiés, les objectifs étant peu visibles par suite des nuages.

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(collection: Yves GARCIA)

Saint-Dizier: 22 mars 1945. Mission de guerre: Avions disponibles : 37 ; équipages : 41. Météo très favorable. Mission : objectif, remblai de voie ferrée à NECKARGERACH. La mission décolle sous le commandement du commandant MICHAUD avec 4 flights. Temps magnifique. Mission réussie.

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(collection: Yves GARCIA)

Saint-Dizier: 23 mars 1945. Mission de guerre: Avions disponibles : 38 ; équipages : 40. Météo très favorable. Mission : objectif principal, pont voie ferrée double et routier sur le NECKAR à NECKARGEMÜND. La mission décolle à 4 flights sous le commandement du commandant ROUGET. Le pont est cassé. Mission réussie.

edmond garcia Neckargemund,bombardement pont,34 ème Escadre

Saint-Dizier: 24 mars 1945. Mission de guerre: Avions disponibles : 37 ; équipages : 36. Météo : favorable. Mission : objectif principal, pont voie ferrée à PFORZHEIM. La mission décolle à 3 flights sous les ordres du commandant LAGER.

Saint-Dizier: 25 mars 1945. Mission de guerre: Avions disponibles : 38 ; équipages : 41. Météo : objectifs situés zone est d'une dépression centrée sur l'Angleterre, objectif couvert par status visibilité bonne. Mission : objectif principal, 2 dépôts à MALSH, nord-est de RASTATT. La mission décolle à 4 flights sous les ordres du colonel CHASSANDE-PATRON. Mission particulièrement réussie : 2 flights atteignent le but, un ne largue pas ses bombes et un autre bombarde un objectif non prévu, un peu au sud. Un avion du 1/32, commandant d'avion lieutenant SCHUTZ, est manquant, atteint au moteur gauche ; il a pris feu et s'est écrasé au sol à l'entrée sud de BIETIGHEIM.

Saint-Dizier: 5 avril 1945. Mission de guerre: Avions disponibles : 40 ; équipages disponibles : 42. Météo : bonne à SAINT-DIZIER, médiocre sur l'objectil. Mission : bombardement du dépôt d'huile de GEISLINGEN (objectif numéro 1) ou du dépôt d'huile de WEISSENHORM.

4 flights participent à la mission sous les ordres du commandant ROUGET, commandant en second de la 34 e. Après un décollage à 20'' d'intervalle, impeccable, et le rassemblement habituel au-dessus du terrain, la formation se dirige sur SELESTAT, point de rendez-vous avec la chasse, puis sur LANDAU, SPIRE, WIMPFEN, LORCH (PI) où est prise la formation d'attaque (colonne décalée vers la gauche). L'expédition effectue un premier passage mais les nuages qui sont sur l'objectif empêchent tout bombardement. Au cours d'un deuxième passage, deux flights seulement peuvent bombarder. Retour par l'itinéraire aller.

Saint-Dizier: 8 avril 1945. Mission de guerre: Avions disponibles : 36 ; équipages disponibles : 44. Météo : bonne. 5 flights sous les ordres du lieutenant-colonel CHASSANDE-PATRON doivent attaquer les mêmes objectifs : GEISLINGEN et WEISSENHORM, même itinéraire que pour la mission du 5. 2 flights atteignent l'objectif qui est laissé en feu.

642 bombes 200 livres et 40 bombes de 500 livres ont été larguées, soit plus de 42 tonnes.

Saint-Dizier: 9 avril 1945. Mission de guerre: Avions disponibles : 37 ; équipages disponibles : 44. Météo : bonne. 4 flights sous les ordres du lieutenant-colonel CHASSANDE-PATRON attaqent le dépôt de WEISSENHORM, objectif secondaire des jours précédents. La mission est particulièrement bien réussie. Résultats : 100 %. L'expédition rentre, laissant le dépôt en flammes. 175 bombes de 500 livres ont été larguées, soit 4 t. 750.

edmond garcia Chariots de bombes(pour B26) (2)

(collection: Yves GARCIA)

Saint-Dizier: 10 avril 1945. Mission de guerre: Avions disponibles : 36 ; équipages disponibles : 44. Météo : bonne. 72 avions de la 34 e escadre et de la 31 e escadre sous les ordres du lieutenant-colonel CHASSANDE-PATRON doivent attaquer la région fortifiée de SCHWEINFURT. La 34 e escadre fournit 6 flights. Les 3 autres flights sont très gênés par la DCA qui est très active. 7 avions sont touchés mais tous réussissent à rentrer au terrain. Les résultats des avions de la 31 e n'ont pu être observés par l'escadre. De toute manière SCHWEINFURT fume.

118 bombes 2000 livres ont été larguées sur l'objectif, soit 59 tonnes.

Saint-Dizier: 11 avril 1945. Mission de guerre: Avions disponibles : 37 ; équipages disponibles : 41. Météo : bonne. Mission : 4 flights de la 34 e escadre doivent bombarder le dépôt de munitions de STASS (objectif 1) ou le dépôt d'AALEN (objectif 2). L'expédition est commandée par le commandant STEFF commandant la 2/63.

La mission est réussie : deux flights atteignent en plein le dépôt de STRASS, une grosse explosion ressentie par les équipages.

138 bombes de 500 livres, soit 47 tonnes, ont été déversées sur l'objectif.

Saint-Dizier: 14 avril 1945. Mission de guerre: Avions disponibles : 40 ; équipages disponibles : 42. Météo : brume le matin, beau temps à partir de midi. Mission : attaque de la position de défense sur "Front Atlantique" à VAUX-SUR-MER par 6 flights sous les ordres du lieutenant-colonel CHASSANDE-PATRON. Les objectifs sont atteints : 4 batteries sont détruites, la route de ROYAN - LA TREMBLADE - est coupée. 401 bombes de 260 livres et 120 clusters de 100 livres ont été largués sur les objectifs.

Saint-Dizier: 15 avril 1945. Mission de guerre: Avions disponibles 38 ; équipages disponibles : 44. Météo favorable, beau temps.

Mission: a) Matin. 2 expéditions de 18 avions chacune ont pour mission de bombarder, la première, des tourelles blindées, la deuxième, des zones de défense, à JAFFE et ROUBE (?) (Front de l'Atlantique).

La 1ère expédition est commandée par le commandant BIGOT, commandant le G.B. 2/52 . Les résultats des 2 flights ne sont pas très brillants, un flight cependant atteint l'objectif.

La 2 e expédition est commandée par le commandant BOUYER commandant le G.B. 1/32. 1 seul flight atteint l'objectif, 75% de ses bombes sont au but.

b) Après-midi. 24 avions sous les ordres du lieutenant-colonel CHASSANDE-PATRON doivent bombarder les zones de défense de VAUX.

La mission décolle mais à peine partie est décommandée en raison des brillants succès obtenus par les bombardements précédents.

Le matin, les 38 avions avaient largué : 9 bombes de 2000 livres, 41 bombes de 1000 livres.

Saint-Dizier: 16 avril 1945. Mission de guerre: Avions disponibles : 36 ; équipage disponibles : 43. Météo favorable.

Mission : matin, soutenant l'effort demandé pour réduire les poches de ROYAN et de la POINTE DE GRAVE, l'escadre effectue 2 missions au cours de cette journée.

Matin. Objectif : canons sur tourelles blindées à la COUBRE, 2 expéditions de 3 flights chacune (commandant ROUZAUD, commandant BOUYER).

Bombardement à 9h10 et 9h20. Malgré la grande difficulté rencontrée par les bombardiers pour identifier les tourelles au milieu des clairières retournées par les bombardements précédents, les résultats sont bons.

2 flights à 6 avions mettent 100% au but 3 autres flights mettent 75% au but.

Après-midi. Objectif : positions de défense à proximité est du phare de LA COUBRE. Une expédition de 5 flights sous les ordres du lieutenant-colonel CHASSANDE-PATRON attaque à 17 heures 57. Bel objectif pour les bombardiers qui obtiennent de bons résultats sur cette zone, à l'exception du flight n°5 qui largue beaucoup trop court. Tonnage pour la journée : 6 bombes de 2000 livres, 112 bombes de 1000 livres, 140 bombes de 500 livres, 3 bombes de 100 livres.

Saint-Dizier: 17 avril 1945. Mission de guerre: Avions disponibles : 39 ; équipages disponibles : 43. Météo : favorable. Mission : deux missions aujourd'hui, encore pour venir en appui des forces terrestres à la pointe de LA COUBRE. Objectif du matin : batteries lourdes à la pointe de LA COUBRE. La première expédition de 3 flights (commandant BIGOT) attaque les positions E ; les premiers et deuxième flights obtiennent d'assez bon résultats. La deuxième expédition (commandant ROUZAUD) attaque les positions W. 2 flights mettent dans la zone de l'objectif, mais pas de coups directs sur les batteries.

Objectif de l'après-midi : les batteries constituant les objectifs du matin ont dues être réduites au silence, car l'après-midi les efforts ont porté sur la forteresse du château d'OLERON, dont les canons bombardent le continent. 4 flights sous les ordres du lieutenant-colonel commandant l'escadre réalisent une concentration peu ordinaire sur l'objectif. Les constructions doivent être dures car des coups directs sur les bâtiments, observés sur les photos prisent après le bombardement, n'ont fait apparemment aucun dégât. On ne sait pas ce qui s'est passé à l'intérieur. Hélas, comme disait le général DE GAULLE, c'est toujours notre pauvre pays qui trinque.

Tonnage largué pour la journée : 234 bombes de 1000 livres.

Saint-Dizier: 18 avril 1945. Mission de guerre: Avions disponibles : 35 ; équipages disponibles : 42. Météo : favorable. Mission : quittant le Front de l'Atlantique où les troupes du général DE LARMINAT terminent le nettoyage des pointes de LA COUBRE, l'escadre va participer à la neutralisation de l'aviation de chasse ennemie sur le terrain. Aujourd'hui, objectif : terrain de RISTISSEN.

L'expédition, sous les ordres du commandant ROUGET, comprend 6 flights dont 2 à quatre avions. Une concentration peu ordinaire des traînées est réalisée par nos bombardiers dans la zone impartie à l'escadre. Après l'attaque, 6 avions ont été détruits au sol. l'incendie ravage l'objectif. Tonnage largué : 655 bombes clusters de 100 livres soit 66 500 livres.

Saint-Dizier: 19 avril 1945. Mission de guerre: Avions disponibles : 35 ; équipages disponibles : 42. Météo : favorable. Mission : 3 flights sous les ordres du commandant ROUZAUD sont chargés d'attaquer un dépôt à DONAUESCHINGEN. Tonnage largué : 63 de 1000 livres. Un flight met au but.

Saint-Dizier: 20 avril 1945. Mission de guerre: Avions disponibles : 33 ; équipages disponibles : 43. Météo : favorable. Mission : poursuite de l'effort sur les terrains ennemis par l'attaque du terrain de LAUPHEIN. 4 flights sous les ordres du commandant ROUGET. Bombardement à 11 heures 45. L'objectif est laissé en flammes. 5 avions au moins ont été détruits au sol. Bombes larguées : 532 bombes cluster frag. de 100 livres = 53 200 livres.

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(collection: Yves GARCIA)

Saint-Dizier: 25 avril 1945. Mission de guerre: Avions disponibles : 42 ; équipages : 42. Météo : favorable. La mission d'aujourd'hui comportait l'attaque des dépôts de munitions d'EBENHAUSEN. 6 flights, sous les ordres du colonel CHASSANDE-PATRON, attaquent 30 minutes après la 31e escadre et font sauter ce qui reste du dépôt. De très belles photos sont rapportées par les équipages.

Tonnage largué : 492 bombes de 250 livres = 123 000 livres.

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Défilé de la victoire à St Dizier en 1945, peut-ête le 1/32 Bourgogne?.

(collection: Yves GARCIA)

Saint-Dizier: 8 mai 1945. JOUR "V" L'Allemagne vaincue signe par la plume de Von Keitel sa reddition sans condition aux alliés, Anglais, Américains, Russes et Français. La séance historique se déroule à REIMS ce jour à 2 heures 41. Ce jour sera marqué à l'escadre, le matin, par une prise d'armes pour remise de la croix de la Légion d'Honneur aux commandants MICHAUD et ROUZAUD. L'après-midi, un grand défilé des troupes de la brigade, présentées par le lieutenant-colonel CHASSANDE-PATRON, et des troupes américaines a lieu sur la place de SAINT-DIZIER. Les rues sont pavoisées aux trois couleurs et aux couleurs alliées. Mais la population, peu habituée à un tel déploiement de troupes, est peu fervente dans ses acclamations. Est-ce timidité ? Indifférence après tant d'années de contraintes et de renoncements ? La cérémonie se termine au Monument aux Morts. Discours, dépôt de gerbe et appel des disparus. Le soir réjouissances populaires, à l'échelle de SAINT-DIZIER hélas ou des différents cantonnements des groupes. On aurait aimé se trouver à PARIS, d'où les nouvelles arrivent toutes chargées de liesse des Grands Boulevards, mais... le 3e bureau, il faut mettre au point le défilé aérien qui doit avoir lieu sur PARIS.

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B26 MARAUDER sur Paris. 

(collection: Yves GARCIA)

Saint-Dizier: 9 mai 1945: Avions disponibles : 44 ; équipages : 39. 36 avions de l'escadre participent au défilé aérien sur PARIS qui a lieu à 18 heures, à l'instant où le général De Gaulle ranime la flamme au Tombeau de l'Inconnu. Le groupe BRETAGNE défile en formation de croix de Lorraine, suivi de 2 formations de 5 flights en colonne. La présentation est impeccablement réussie. A bord des avions, on entend la présentation radio diffusée du défilé, faite au sol par le général PIOLET, chef du cabinet militaire du ministre de l'air.

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B26 MARAUDER  sur Paris.

 

(collection: Yves GARCIA)

- JOLY (Claude-A.-P.), lieutenant de la 34 e escadre de bombardement: officier navigateur bombardier de grande classe possédant de telles qualités de cran, de calme et d'habileté professionnelles qu'il fut choisi comme leader de formation. A effectué à ce titre au cours de la campagne d'Alsace et d'Allemagne de nombreuses missions. A obtenu régulièrement d'excellents résultats malgré des conditions de tir rendues souvent difficiles soit par les réactions de l'ennemi, soit par l'exiguité des objectifs assignés, notamment au cours des missions des 15 et 19 mars 1945, où il plaça la totalité de ses bombes au but, causant ainsi de graves dommages aux installations ennemies. Déjà cité.

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2/52 FRANCHE-COMTE

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Créé le 1er septembre 1943 à partir du groupe de bombardement II/52, le groupe de bombardement moyen 2/52 Franche-Comté ne disposa dans un premier temps que d'un matériel hétérogène formé essentiellement de Douglas DB-7 et de Morane-Saulnier MS-230 et 315. Faisant mouvement sur Médiouna le 30 octobre, cette unité y subit un entraînement intensif avant de gagner le centre de formation édifié par les Américains à Télergma, où elle reçut le nom de Franche-Comté. 

Les équipages rallièrent ensuite Châteaudun-du-Rhumel, où fonctionnait un centre de perfectionnement pour bombardiers moyens B-26, et le Franche-Comté commença à percevoir les premiers avions de ce type le 26 juin suivant.

Le 19 juillet, le groupe tout entier embarqua à destination de Villacidro (Sardaigne), d'où il devait opérer au-dessus de l'Italie. Effectuant quelques missions d'essai en compagnie d'autres unités de bombardement moyen de l'armée de l'Air, le 2/52 accomplit sa première véritable sortie de guerre le 3 août, en attaquant une voie ferrée dans la région de Turin.

 

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(collection: Jean-Marc CLOTES)

 

Dès le lendemain, ses B-26 opérèrent sur la France, bombardant un pont ferroviaire situé près de Nice, et ils prirent part aux actions préliminaires au débarquement en Provence menées par l'aviation alliée. Le 2/52 pilonna systématiquement les défenses mises en place par les Allemands sur le littoral méditerranéen et largua plusieurs tonnes de bombes sur des ponts ferroviaires et routiers situés près de Sisteron.

Ayant participé à la bataille de Toulon, au cours de laquelle il effectua de nombreuses sorties. il reprit ses attaques sur l'Italie le 24 août 1944 et accomplit sa dix-neuvième mission de guerre trois jours plus tard.

Le 27 septembre suivant, au terme de nombreuses autres actions sur le territoire italien, le groupe se prépara à gagner la France par la voie maritime, il parvint à Istres le 4 octobre. Avec la 34e escadre, dont il faisait partie, le 2/52 fut intégré dans le 1er corps aérien français dès le 15 de ce mois et gagna Lyon le 11 novembre. Dès lors, il entreprit plusieurs sorties sur le Rhin, mais les mauvaises conditions atmosphériques annulèrent pendant quelques temps les sorties opérationnelles; celles-ci reprirent assez vite, sans que le groupe subisse des pertes aussi importantes que ses homologues de la 34e escadre.

Le 1er janvier 1945, le 2/52 accomplit sa quarante-huitième mission de guerre, sur la gare de triage de Fribourg, et, le 5 mars, l'un de ses B-26 mena un raid sur le tunnel de San Remo en compagnie d'autres avions français. Puis les vols d'escadres ne cessèrent de se succéder sur l'Allemagne, la trente-quatrième opérant souvent de concert avec la trente et unième.

De Lyon, le Franche-Comté gagna Saint-Dizier le 20 mars, et il poursuivit ses incursions sur le territoire du Reich. Le 14 avril, il gagna avec d'autres groupes l'ouest de la France pour soutenir les forces terrestres alliées engagées dans la réduction des poches de Royan et de Grave. Il ne quitta ce secteur que le 18 pour regagner l'est du pays et être engagé sur l'Allemagne.

L'entraînement reprit en juin 1945, et le Franche-Comté gagna Althausen le 10 octobre de la même année. Au cours des hostilités, le GBM 2/52 avait accompli quatre-vingt-neuf missions de guerre représentant six cent cinquante sorties et largué 925 t de bombes.

Après avoir effectué de nombreuses missions de transport entre la métropole et l'Afrique-du-Nord, le Franche-Comté s'installa à Blida, en Algérie, le 15 octobre 1946 et fut rattaché un mois plus tard au groupement des moyens militaires de transport aérien (GMMTA) sous la dénomination de groupe de transport 2/62.

Envoyé en Indochine le 6 août 1948, il y demeura jusqu'au 15 octobre 1955 et fut incorporé dans la 61e escadre de transport en tant qu'escadron de transport 4/61. A partir du 1er novembre 1956, cette unité adopta l'appellation d'escadron de transport 2/61.

(source: L'AVIATION N°203)

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L'insigne du GBM 2/52 Franche-Comté était l'écusson de la province de Franche-Comté.

Bombardement.

Sorties ou missions: 661 - Tués: 16.

Le GBM 2/52 Franche-Comté, avec ses escadrilles SAL 19 et BR 104, fait partie de la 34 ème Escadre de bombardement moyen.

Le 27 juin 1943, le groupe de reconnaissance 2/52 est basé à Noisy-les-Bains, commandé par les commandants Tuffal, puis Paul Badré (pilote du CEV) le 10 juillet. Il a des Douglas DB 7 et une demi-douzaine d'avions école (Morane 230...)

Le groupe part en novembre 1943 pour Médiouna au Maroc et devient groupe de bombardement en janvier 1944 en prenant le nom de Franche-Comté.

Le GBM 2/52 est en mars à Télergma et il part le 21 juillet 1944 pour Villacidro pour participer aux opérations à partir du 6 août 1944 sous les ordres du lieutenant-colonel Paul Badré, puis des commandants Lager et Bigot.

Il rejoint ensuite la base de Blida où, pendant deux ans, il assurera avec ses Marauder, dans le cadre du GMMTA, les liaisons entre l'Afrique du Nord et la métropole avant de rejoindre l'Indochine en 1949.

Le GBM 2/52 a perdu un avion et dix hommes.

 

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(collection: Yves GARCIA)

 

edmond garcia Martin B26 Marauder)

(collection: Yves GARCIA)

 B-26 MARAUDER  18 - 218 7786  -  11 - 467 940.

edmond garcia Martin Marauder B26 (8)

(collection: Yves GARCIA)

Citation a l'ordre de l'armée aérienne.

- Sous-Lieutenant BONNEVAL André, sous-lieutenant du G.B.M. 1/32 "Bourgogne": officier navigateur d'élite ayant rejoint volontairement l'armée d'Afrique au cours de la nuit du 11 au 12 novembre 1942 en effectuant une mission spéciale. Navigateur d'un équipage guide de formation, a participé à la campagne d'Italie et à la campagne d'Allemagne. Toujours très calme, malgré les tirs les plus intenses de la défense ennemie et, en dépit des conditions atmosphériques souvent défavorables, a réussi à conduire sa formation sur les objectifs assignés, a permis ainsi la neutralisation d'un point de passage d'une importance tactique considérable les 17 novembre 1944 et 22 janvier 1945 et la destruction d'un important dépôt de munitions le 14 février 1945. Au cours de ces missions, la formation était durement éprouvée par les canons antiaériens qui endommageaient 50% des avions et en abattant trois.

Cette citation annule et remplace la citation à l'ordre de l'aviation de bombardement accordée par ordre général n°32 du 22 mai 1945.

- GOC Michel.

- S/Lt ARNAULT.

- Cpt AUZIOL Cdt la 1er escadrille.

- AUGER.

- ALAIN.

- obs: S/Lt AUBRAC.

- Sgt Armanet.

- Cpl/C AINAU.

- Cdt BIGOT.

- Navigateur: Aspirant BEDEAU - DCD en 2018.

- 2 cl. BENGUIGUI.

- Cdt BADRE commandant de la 2ème escadrille du GBM 2/52.

- Lt BRUNAUD.

- S/Lt BRILLET.

- BORDES.

- Sgt BIT.

- Adjt CAILLEBOTTE.

- Adjt CHERRIER.

- Sgt/C CAZABAT.

- Sgt DENIZOT.

- DENIS.

- Sgt EMERY.

- Cpt d'ERCEVILLE.

- Sgt ESSEAU.

- Lt de FONTAGES.

- Pilote: GAZZANO.

UN AILIER INATTENDU.

MARAUDER 2-52 franche comté Scan

 

B-26 "Marauder" du groupe 2/52 "Franche Comté" sur la base de Blida en 1946.

La brigade de "Marauders" est regroupée à Saint-Dizier, cela se passe au début d'avril 1945. Le "briefing", qui a lieu très tôt ce jour-là, regroupe les représentants des six groupes sous la surveillance attentive des délégués de la brigade.

Mission prévue: six "boîtes" de "Marauders" venant s'insérer dans un dispositif impressionnant. Objectif: les usines de Schweinfurt, ville industrielle de l'est, près de Stuttgart.

Le "brienfing" terminé, départ vers les avions, décollage et regroupement au-dessus du terrain, puis en route vers le point de rassemblement et cap sur l'objectif. Les chasseurs de protection se mettent en place lorsque nous franchissons le Rhin.

Peu ou pas de réaction de la "Flak" au début mais, en se rapprochant de Schweinfurt, elle devient plus dense d'abord, puis très violente au moment du "bomb run" qui nous dirige vers l'objectif.

C'est à ce moment  que mon moteur droit commence à cafouiller et, au dégagement après le largage des bombes, je dois abandonner la formation, mon moteur se refusant à fournir la moindre puissance. Suivent les manoeuvres normales de secours: hélice en drapeau, stabilisation de l'avion, changement de cap, etc. L'avion se comporte très bien, et dans une quiétude à demie retrouvée seulement, nous examinons la situation.

Nous avons perdu près de 4000 pieds et notre formation se profile déjà dans le lointain à l'horizon et il n'y a plus aucun chasseur en vue. Bref, nous sommes seuls, et bien que les réactions de la "Flak" ne soient pas à redouter sur le reste du parcours, nous risquons en revanche une attaque possible de la chasse adverse. Nous nous sentons bien seuls!

Peu de temps après, mon copilote me fait signe pour regarder à ma droite. A ma grande surprise, et à ma grande joie aussi, je constate qu'un autre B-26 est en vol de groupe avec nous. En y regardant de plus près, je distingue le pilote: le lieutenant de Fontanges, tout souriant !

Au passage du Rhin, de Fontanges nous abandonne pour rentrer à Saint-Dizier. Quant à nous, après encore une dizaine de minutes de vol, nous nous posons à Colmar où nous sommes accueillis par le capitaine Villaceque qui commande l'escadron de "Spit" stationné sur le terrain. Dans la journée, les responsables de la Mécanique arrivent de Saint-Dizier et nous apprennent que le compresseur du moteur est hors service.

Je ne suis rentré à la base que le surlendemain et de Fontanges me dit simplement "Je n'ai pas voulu vous abandonner".

C'était cela la solida&rité chez les "Marauders".

Général GAZZANO.

(Source: PIONNIERS -Revue aéronautique - N° 173 janvier 2008)

- Lt GARCIA Edmond.

- GAY.

- Pilote: Sgt GRANVAL.

- Cdt HERON.

- Radio: Adjt/C JASPARD.

- Cpt LANIER LACHAISE.

- Cdt LAGER.

- LEBEL Louis.

- LECALIER Raymond.

- Mitrailleur: Cpl LABAYLE Eugène.

- Sgt/C LUBY.

- Sgt/C LEBEL.

- MALARD André.

- Sgt/C MECHAIN.

- Sgt MARTIN.

- Sgt/C MARTINET.

- Pilote: Adjt MERIZON.

- Cdt MENARD.

- Sgt RICHARD.

- Cpt ROLLAND. Commandant de la 2ème escadrille.

- Adjt STOUFF.

- Lt SICRE.

- Sgt SOLAIRE.

- Lt TROTIN.

- Sgt VOISIN.

Citation a l'ordre de l'armée aérienne.

- Cne de VILLOUTREYS Etienne, capitaine, du G.B. 2/52 "France-Comté": officier doué des plus belles vertus morales et militaires, ayant une haute conscience de son devoir et de ses responsabilités, est venu volontairement dans une formation combattante pour participer directement à la lutte contre l'Allemagne. S'est imposé comme navigateur guide de formation et a contribué ainsi à maintes reprises, aux brillants succès obtenus par son Flieght sur des objectifs de l'Allemagne du Sud-Ouest défendus par une D.C.A. dense et précise. S'est notamment distingué les 23 et 24 mars, lors de l'attaque de ponts qui furent complètement détruits.

(Source: Richard Labayle)

____________________

2/63 SENEGAL

 

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Rééquipé par les Américains, le groupe de bombardement moyen 2/63 Sénégal fut doté de Martin B-26 Marauder, qu'il engagea en Italie, en France et en Allemagne de 1944 à 1945.

Le groupe de bombardement moyen 2/63 Sénégal trouve ses origines dans la fusion des groupes de bombardement I/63 et II/63 de l'ancienne armée de l'Air de Vichy. Expédié à Ouakam au milieu du mois de septembre 1943, le GB II/63 y récupéra une partie du matériel et du personnel du GB I/63, récemment dissous, et versa à la base de Thiès les Potez 63.11 et les Glenn Martin 167F dont il avait été équipé jusque-là.

Devant faire mouvement sur l'Afrique du Nord, il passa une grande partie du mois d'octobre, à préparer ce transfert. Le 29 octobre, le matériel volant du groupe prit le départ pour le Maroc, tandis que le reste de l'unité suivait par la voie maritime le 4 novembre. Le groupe arriva à Casablanca le 12 et prit en compte quelques Douglas DB-7 prélevés sur le 1/19 afin de commencer à s'entraîner.

Le 29 février 1944, le lieutenant-colonel Bouvard étant appelé à d'autres fonctions, le 2/63 passa sous les ordres du commandant Michaud. Le 21 avril suivant, il prit la direction de Télergma, où le personnel navigant commença à suivre des cours. Il fallut attendre le début du mois de mai pour que les moniteurs américains récemment arrivés initient les pilotes français au maniement du B-26. Le 6 juin suivant, le Sénégal rallia Châteaudun-du-Rhumel, où il reprit l'entraînement à un rythme soutenu.

Le départ pour Oran-La-Sénia intervint le 18 juillet et, le 25 août, le 2/63 reçut l'ordre de rejoindre Villacidro, en Sardaigne, avec dix-huit Martin B-26 Marauder, en vue de son engagement opérationnel en Europe continentale.

Les huit premiers jours de septembre furent consacrés au perfectionnement des équipages et à des conférences, données par des officiers supérieurs américains. En outre, les pilotes subirent un entraînement intensif au vol de groupe, auquel participa le GB 1/32 Bourgogne. Le 9 septembre, le Sénégal mena sa première mission de guerre, attaquant le pont de chemin de fer de Rubiera, dans la vallée du Pô. Le 10, ses B-26 bombardèrent le pont ferroviaire de Pontecurone, au sud de Gênes.

Puis les sorties s'orientèrent vers l'appui direct aux troupes terrestres engagées dans la région de Florence. Intégré dans la 34e escadre de bombardement, le 2/63 quitta Villacidro pour Istres le 4 octobre 1944, en suivant un itinéraire jalonné par Sassari, Ajaccio, l'île du Levant et Hyères. L'installation sur cette nouvelle base dura deux journées et, le 15 du même mois, l'échelon roulant débarqua à Marseille, l'entraînement des équipages reprenant alors rapidement. Au début de novembre, le Sénégal reçut l'ordre de se préparer à gagner Lyon-Bron.

Le 17 de ce mois, ses B-26 accomplirent leur première sortie sur l'Allemagne bombardant le pont ferroviaire de Neuenburg, sur le Rhin, entre Mulhouse et Mülheim. Dès lors, les sorties au-dessus de cette région se multiplièrent, avec des résultats plus ou moins bons. Le commandant Michaud étant détaché à l'état-major de la 34e escadre, le commandant Steff prit provisoirement le commandement du 2/63, dont les attaques visèrent vers vers la fin du mois de décembre 1944 des gares de triage.

Le 20 mars 1945, le groupe s'installa à Saint-Dizier, et, au milieu d'avril suivant, il prit part à la réduction des poches de Royan et de Grave en assaillant des batteries d'artillerie et des ouvrages ennemis. Ces opérations prirent fin le 18 de ce mois, laissant les équipages dans un grand état de fatigue et de tension.

Puis les sorties recommencèrent sur le Reich, visant essentiellement les aérodromes de la Luftwaffe. Les derniers jours de la guerre en Europe furent marqués par une période de calme et seules quelques missions d'entraînement furent entreprises.

Après la fin des hostilités, le Sénégal prit part depuis Lyon-Bron au rapatriement des prisonniers de guerre français en Allemagne. Installé à Saulgau, il y demeura jusqu'au 30 avril 1946, date où intervint sa dissolution. Il avait effectué près de vingt-cinq mille heures de vol représentant 4 796 sorties au cours du conflit et avait transporté 65 000 prisonniers lors des opérations de rapatriement.

(source: L'AVIATION N°204)

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Groupe SENEGAL

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Le GBM 2/63 Sénégal reprit les insignes de tradition du GB 2/63 mais adopta également l'emblème de la tête de nègre.

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edmond garcia Martin Marauder B26(Mengen,Allemagne,1945 (5)

(collection: Yves GARCIA) 

Bombardement.

Sorties ou missions: 532 - Tués: 24 - Disparues: 11 - Prisonniers: 2 - Blessés: 2.

Le GBM 2/63 Sénégal, avec ses escadrilles VR 558 et F 554, fait partie de la 34 ème Escadres de bombardement moyen.

Issu du GB II/63 et héritier du 37 ème RA du Maroc, il est reconstitué en 1940 à Casablanca et fait mouvement sur Thiès, au Sénégal, le 8 janvier 1941 où il vole sur Martin 167F et Potez 63-11.

Il quitte le Sénégal en novembre 1943 et il est recréé le 29 février 1944 sur Marauder. Il arrive à Villacidro le 26 août 1944 et participe aux opérations à partir du 30 août 1944 sous les ordres des commandants Michaud, puis  Eugène Steff.

Lien vers le parcours du commandant Eugène STEFF.

http://halifax346et347.canalblog.com/archives/2008/10/18/10998357.html

Le GBM 2/63 a eu deux avions abattus par la DCA et a perdu dix hommes.

- Cdt Steff commandant le 2/63.

 

carte Scan (695) 

carte Scan (696)

 

(Source: X. Saurel)

- Cpt ASENAR.

- Cpl ANDRIOT

- Roland BERTHALON.

- Henry BALLOT.

- Cdt BARRAQUE commandant de la 2ème escadrille.

- S/Lt BERGER.

- Col. CHASSANDE.

- Cpt CHANOY commandant provisoirement les opérations.

- Lucien CORBIAT.

- Lt DEMEUNYNCK.

- Pilote: Lt EUDES.

- Radio: Sgt/C FUSTER.

- Sgt GALINIER.

- Co-Pilote: Sgt HENRY.

- Mitrailleur de queue: Cpl LABAYLE Eugène.

- Cdt MICHAUD. 

- Sgt/C OREL.

- Bombardier: Aspt OSTROWKY.

- PEQUEY Marc.

- PIQUEMAL Ernest - Navigateur.

- Cdt ROUZAUD commandant le 2/63.

- Sgt ROBERT.

- Adjt SAJAGAN.

- Cdt STEFF.

- Adjt TOGNY.

(Source: Richard LABAYLE)

eugene labayle Scan 

Equipage du 588  Pilote: Lieutenant EUDE - Co-Pilote: Sgt/C HENRY - Bombardier: Adjudant: OSTROWSKY - Radio: Sgt/C FUSTER - Mitrailleur de queue: LABAYLE Eugène.

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(Collection: Richard LABAYLE)

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Défilé sur les Champs Elysées LE 18/06/1945.

( collection: Richard LABAYLE)

 

La campagne d'Alsace.

Novembre 1944 - mars 1945.

Au cours des durs combats qui vont la conduire jusqu'à la rive du Rhin, la Ire armée française va bénéficier de l'appui de:

- deux escadrilles de chasse:

- Ire escadre, à Luxeuil;

- 4e escadre, à Lyon-Bron, puis Ambérieu.

- deux escadres de bombardement moyen:

- 31e escadre, Lyon-Bron;

- 34e escadre, à Lyon-Bron.

- deux escadrilles de reconnaissance:

- Ire escadrille du groupe II/33, à Azelot, près Nancy;

- 2e escadrille du groupe II/33, à Dijon-Longvic (puis Luxeuil).

Durant les trois premiers jours de l'offensive, les forces aériennes françaises restent à peu près inactive. Les bourrasques de pluie et les tourmentes de neige se succèdent sans interruption. Seules, les escadrilles de reconnaissance tentent quelques sorties.

Mais, à partir du 17, l'activité reprend. Ce jour-là, en effet, les bombardiers moyens apparaissent sur le front d'Alsace.

Nous avons vu que, pendant le mois de septembre 1944, les deux escadres de "Marauder" basées à Villacidro avaient consacré toute leur activité au front d'Italie du Nord. Le 26 septembre, elles accomplissent leur dernière mission sur ce front en bombardant un pont routier au sud de Pavie.

B26 MARAUDER ITALIE

B26 MARAUDER en Italie.

Le 27 septembre, vient l'ordre de mouvement pour la France. L'échelon maritime quitte le premier la Sardaigne en direction de Marseille. Le 4 octobre, les B.26 atterrissent à Istres; ils y poursuivent leur entraînement avant de faire mouvement sur Bron, le 10 novembre.

Les 31e et 34e escadres sont maintenant placées sous les ordres du Ier corps aérien français. Afin d'assurer une parfaite coordination entre le Ier C.A.F. etn les escadres, un état-major de brigade est créé. Il entre aussitôt en fonctions, mais ce n'est que le Ier décembre, lors de la réorganisation de l'aviation de bombardement française, que naîtra officiellement la "brigade de bombardement moyen porteur", plus connue sous le nom de IIe brigade de bombardement.

Le 17 novembre, les deux escadres accomplissent leur première mission au-dessus de l'Allemagne. Le pont ferroviaire de Neuenbourg doit être détruit. C'est la 34e escadre qui fournit la plus grande partie des avions. Dès que la formation arrive sur l'objectif, des tirs, très denses, de Flak encadrent les appareils. Atteint de plein fouet, un avion du groupe II/63 explose et va s'écraser contre le pont. Deux parachutes seulement sur cinq se sont ouverts. Cinq autres Marauder sont touchés et reviennent avec des blessés.

Le 4 février , le pont de Neuenbourg est atteint. Exploit remarquable d'audace raisonnée que le chef du 3e bureau de l'état-major de la 34e escadre accomplit seul, à bord d'un Marauder, dans des conditions extrêmement difficiles et périlleuses.

Le 9 au matin, l'Alsace entière est libérée.

En dépit des conditions atmosphériques très défavorables, l'aviation française a participé efficacement à la victoire de nos troupes. Les pertes de la chasse sont d'importance: 3 pilotes à la 4e escadre et, au seul groupe 1/5 Champagne, 4 chasseurs dont le commandant d'unité. Les bombardiers moyens ont, eux aussi, payé un lourd tribut: un équipage a été tué, 2 Marauder abattus.

Février-mars 1945.

Le 22 février est déclenchée une opération d'ensemble puissante sur les voies ferrées allemandes. Les alliés visent deux buts:

- désorganiser d'abord le trafic ferroviaire allemand;

- provoquer ensuite une grève des cheminots.

Toutes les forces aériennes alliées disponibles (6.000 appareils environ) participent à cette action. Les chasseurs bombardiers coupent les voies ferrées tandis que les bombardiers moyens attaquent les gares, les centres de triage et les dépôts de matériel roulant. Pour sa part, notre IIe brigade de bombardement (31e et 34e escadres) reçoit du commandement américain l'ordre de détruire une douzaine de gares dans la région sud de la Forêt Noire.

La 31e escadre attaque successivement, par groupes de 6 Marauders, les gares de Stockach, Waldwies, Engen, Loffingen et Neustadt, tandis que la 34e déverse ses bombes sur Haslach, Biberach, Triberg, Hinterzarten et Steinach.Tous les objectifs sont détruits à l'exception de Waldwies.

 

Le 23 février, 48 Marauders des 31e et 34e escadres attaquent le dépôt de munitions et d'essence de Saint-Ingbert, à 10 kilomètres au nord-est de Sarrebrück. Le jour suivant, le pont ferroviaire de Rinthal saute. Puis c'est un groupe d'usines à Emmendingen qui est anéanti le dernier jour de février.

Le colonel commandant la IIe brigade de bombardement lance l'ordre du jour dont voici le préambule.

I° L'attaque se déclenche aujourd'hui sur le front de la VIIe armée américaine et de la Ire armée française, afin de chasser complètement les Allemands de la rive gauche du Rhin, de Bingen à Lauterbourg, après avoir enfoncé de vive force la position Siegfried dans sa partie la plus forte.

2° La IIe brigade de bombardement participe à cette action en appui direct des forces françaises;

3° Le Colonel, commandant la brigade, demande a tout le personnel sous ses ordres un effort particulier, peut-être l'ultime de cette guerre.

Le matin même de l'offensive, par très beau temps, 70 bombardiers moyens français pilonnent les positions ennemies au sud-ouest de Deux-Ponts. La Flak, toujours précise, n'entrave pas l'opération qui est renouvelée le lendemain avec le même nombre d'appareils.

Cette journée bien remplie s'achève par l'arrivée des 31e et 34e escadres de bombardement sur le terrain de Saint-Dizier.

LES OPÉRATIONS EN ALLEMAGNE ET EN AUTRICHE.

Outre leurs nombreuses missions d'appui aérien, les escadres de chasse poursuivent la destruction des arrières de l'ennemi. Les trains et les convois routiers sont les principaux objectifs des "Jabo" au cours de leurs attaques sur Willingen, schweningen, Tubingen, Freudenstadt.

Les bombardiers moyens complètent cette oeuvre de désorganisation par des actions puissantes contre les dépôts de ravitaillement de l'adversaire. Le 8 avril, le dépôt de carburants de Geislingen est attaqué par les Maraudeurs de la 31e escadre. Le lendemain, les Maraudeurs des 31e et 34e escadres incendient les réservoirs de Weisserhorn.

 

edmond garcia (9) Martin Marauder B26 (9)

(collection: Yves GARCIA)

 

Le 10 avril, les Thunderbolt de la 3e escadre bombardent les batteries qui, d'Asperg, tirent sur les éléments avancés français; les bombardiers moyens appuient les troupes américaines. Celles-ci sont parvenues devant Schweinfurt, mais la ville, puissamment fortifiée, interdit toute nouvelle progression. Pour appuyer l'attaque terrestre, le 42e wing américain et les deux escadres françaises de Marauders qui lui sont rattachées engagent la totalité de leurs moyens. C'est ainsi que 72 Marauders français participent au bombardement. La Flak réagit violemment.

Les avions de la 34e escadre lâchent 118 bombes de 1.000 livres; puis, 33 appareils de la 31e escadre larguent, à leur tour, 223 bombes de 500 livres. Lorsque les bombardiers quittent Schweinfurt, la ville est en flammes.

Le lendemain, 11 avril, nos Marauders bombardent le dépôt de munitions de Strass, près d'Ulm.

 

 

Le 18, nos bombardiers moyens qui, revenus du front de l'Atlantique, sont maintenant basés à Saint-Dizier. attaquent le terrain de Reinstetten, près d'Ulm. Les installations sont incendiées, les pistes bouleversées; 6 avions sont détruits au sol.

Le lendemain, nos Marauders font un raid important contre des dépôts de l'armée allemande. La 31e escadres bombarde un centre de ravitaillement dans les faubourgs d'Ulm et la 34e le dépôt de munitions de Donaueschingen.

Pour leurs derniers vols, les Marauders français n'ont pas à subir les attaques des Me 262 et c'est par un coup de maître qu'ils terminent la guerre; le 25 avril, les deux escadres attaquent le dépôt de munitions d'Ebenhausen. Les bombes atteignent en plein centre l'objectif qui explose.

(Source: LES FORCES AERIENNES FRANCAISES de 1939 à 1945)

_________________

Colonel Henry de Boisboissel

http://www.boisboissel.fr/histoirefamille/XX/henry/henry.htm

 

 

edmond garcia Marauder B26

(collection: Yves GARCIA)

 

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B-26 MARAUDER 5 janvier 1946.

(collection: Yves GARCIA)

 

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B-26 MARAUDER Paris 14/07/1946.

(collection: Yves GARCIA)

 

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B-26 MARAUDER Paris 14/07/1946.

(collection: Yves GARCIA)

edmond garcia B26,Paris (2)

B-26 MARAUDER Paris 14/7/1946.

(Collection: Yves GARCIA)

 

 

 

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(collection: Yves GARCIA)

LEGRAND, à Rochefort-sur-Mer en 1939.

SAL-28

L'insigne de la SAL-28 : un éléphant debout, dessiné par Asnard.

- Constituée sur Henri Farman, l'escadrille n°28 se trouvait en août-septembre 1914 sous la responsabilité de l'armée de Paris. Commandée par le capitaine Mailfert, cette unité quitta Issy-les-Moulineaux pour Amiens le 17 septembre 1914 et fut rattachée au groupe des divisions territoriales placé sous le commandement du général Brugère. Au début d'octobre elle rejoignit Amiens, puis s'installa à Doullens, d'où elle participa à la bataille de Picardie. Une quinzaine de jours plus tard, la HF-28 fut placée sous les ordres du 10ème corps d'armée et elle fut basée à Léalvillers, près d'Albert, le 12 novembre suivant.

Après avoir été mise à la disposition du 11ème corps, l'escadrille partit pour Saint-Cyr le 8 janvier 1915 afin de se ré-équiper sur Caudron G.3, devenant ainsi C-28. Dirigée par le capitaine Volmerange, elle fut mise à la disposition de la 56ème division d'infanterie, en ligne à Vauchelles, dans la Somme, le 10 février suivant. Après être passée par Mondicourt, elle fut placée sous le commandement de la Xème armée et rejoignit le 27 octobre 1915 le front de Champagne.

Le capitaine Volmerange ayant été remplacé par le lieutenant Pacaud au début de juillet 1916, la C-28 quitta le secteur de la ferme d'Alger, au nord de Châlons-sur-Marne, le 11 de ce mois pour être rattachée au 11ème corps d'armée, sur la Somme. L'escadrille devait participer à l'offensive lancée par les armées franco-britanniques dans cette région. Basée à Givresnes jusqu'en février 1917, elle quitta ce terrain d'aviation pour se rendre à Ham, où elle demeura jusqu'en juillet.

Elle fut ensuite mise sous les ordres du capitaine Aubé (4 juillet 1917) et partit pour julvécourt, en tant qu'escadrille du 2ème corps d'armée, avec les Sopwith 1 1/2 Strutter sur lesquels elle avait été transformée au milieu de l'année 1917.

Au début de 1918, alors que la SOP-28 était confiée au lieutenant Seyer, le haut commandement décida de la convertir sur Salmson 2.A2. Rebaptisée SAL-28, cette unité prit part notamment aux batailles menées en Picardie, puis autour du saillant de Saint-Mihiel.

Quand l'armistice entra en vigueur, la SAL-28 était à Frescaty. Dissoute en juillet 1919, elle fut reconstituée en tant que 1re escadrille du groupe de Cazaux et devint, en janvier 1937, 3ème escadrille du groupe II/19.

 1/32 BOURGOGNE

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Bombardement:

Les quinze MARAUDER du 1/32 Bourgogne

Aloxe Corton - Beaune et Chablis - Chambolle Musigny - Dijon - Gevrey Chambertin - Meursault - Moulin à Vent - Nuits Saint Georges - Pommard - Pouilly Fuissé - Pulligny Montrachet - Savigny lès Beaume - Vosne Romanée - Vougeot.

Sorties ou missions: 599 - Tués: 19 - Disparus: 13 - Blessés: 2.

Commandant Jean TOURTEAU

1/32 bourgogne

Le groupe de bombardement moyen (GBM) 1/32 Bourgogne trouve ses origines dans le groupe de bombardement 1/32, dont les escadrilles constitutives héritaient les insignes et les traditions des escadrilles n°35 et 7 de la Grande Guerre. Peu de temps après le débarquement américain (novembre 1942) en Afrique du Nord, cette unité reprit l'entraînement sur divers d'appareils, dont des DB7, des Morane-Saulnier MS.230 et des North Américain NAA-57, et quitta Casablanca, au début de mars 1943. 

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Sergent Jean TOURTEAU

(collection: François COULIARD)

De là, elle rallia Khouribga, avant de rejoindre Meknès, au mois de mai suivant. En août de la même année, le groupe fut désigné pour passer sur Martin B-26 Marauder et former, avec d'autres unités de bombardement françaises, le noyau d'escadres de cette spécialité. La formation des équipages continua pendant les mois qui suivirent, notamment sur Vultee A-35 et Douglas DB-7, et le 1/32 partit pour la base de Télergma en juin 1944, afin de commencer son instruction sur B-26 Marauder.

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Equipage du Sergent Jean TOURTEAU navigateur du B-26 Marauder "Montrachet" 64-334285.

(collection: François COULIARD)

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B-26 Maraudeur 64 "Montrachet" où la photo à été prise?

(collection: Yves GRACIA)

Complètement reconstitué, le Bourgogne fut réuni sur le terrain de Djedeïda le 16 juillet suivant, puis reçut l'ordre de départ pour la base de Villacidro en Sardaigne, où il devait s'intégrer dans la 34ème escadre de bombardement. 

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 1/32 Bourgogne B-26 Marauder 63-334 269.

(collection: François COULIARD)

La première mission de guerre du 1/32 intervint le 12 septembre 1944 et eut pour but la destruction de positions défensives allemandes dans la péninsule italienne, à Firenzuola. Au cours des journées suivantes, les Marauder du Bourgogne continuèrent leurs sorties au-dessus de ce secteur, et, à la fin de septembre, le groupe commença, à s'installer en France.

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1/32 Bourgogne B-26 MARAUDER 53-334 271.

(collection: François COULIARD)

Les premiers raids sur l'Alsace commencèrent le 17 novembre, à partir de Lyon-Bron, puis s'orientèrent progressivement sur le territoire allemand.

 

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1/32 Bourgogne

(collection: François COULIARD)

Le groupe accomplit sa vingt-troisième mission de guerre le 22 janvier 1945 et passa officiellement le 3 mars 1945 sous le commandement du commandant Bouyer, qui le dirigeait par intérim depuis le 15 décembre 1944.

 

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1/32 Bourgogne

(collection: François COULIARD)

Puis , le 20 de ce mois, le 1/32 fut cantonné à Saint-Dizier, d'où il continua ses vols de guerre. En avril, il participa aux grands bombardements conduits sur les poches de Royan et de Grave, avant de revenir dans l'est de la France et de prendre part à la campagne terminale en Allemagne.

 

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1/32 Bourgogne

(collection: François COULIARD)

Chargé de convoyer du personnel vers l'Afrique du Nord dès la fin des hostilités, le Bourgogne poursuivit ses missions entre Lyon et Alger pendant les mois de juin et de juillet 1945. Il s'installa à Mengen à la mi-septembre et fut dissous le 15 avril 1946.

(Source: L'aviation n°201)

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Commandant Jean TOURTEAU, François COULIARD en 2008.

(collection: François COULIARD)

CITATIONS

 

CitationJeanTOURTEAU1

 

CitationJeanTourteau2

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(collection: André GUEDEZ)

Je retrouve sur cette photo le Lt Jean TOURTEAU sur la base de Saïgon en 1949/50 "Tan Son Nhut" au Groupe ANJOU avec nos anciens des Groupes Lourds.

De gauche à droite:

N°1 S/Lt GAUSSIN, N°2 ??, N°3 Lt Jean TOURTEAU (ancien 1/32 Bourgogne), N°4 Adjt DUBOS, N°5 Lt André GUEDEZ, (ancien d'Elvington 1/25 Tunisie), N°6 Lt CROSIAT, (ancien d'Elvington 2/23 Guyenne), N°7 Lt Christian DARRIBEHAUDE (ancien d'Elvington 2/23 Guyenne), N°8 ??.

AVIS DE RECHERCHE GROUPE ANJOU SAÏGON "Tan Son Nhut" - HALIFAX GROUPES LOURDS FRANCAIS SQUADRONS 346 et 347 R.A.F

Officiers du Groupe Anjou à Saïgon en 1949/1950 "TAN SON NHUT" (collection: André GUEDEZ) N°1 Lt Christian DARRIBEHAUDE (ancien d'Elvington "2/23 Guyenne"), N°2 ??, N°3 ??, N°4, Lt CROSIAT (ancien d'Elvington "2/23 Guyenne" derrière le Lt GUEDEZ, le plus grand avec la casquette blanche), N°5 Lt André GUEDEZ (ancien d'Elvington

http://halifax346et347.canalblog.com

edmond garcia Marauder B26 abattu(Allemagne,1945)

(collection: Yves GARCIA)

La tragédie du Vosnes romanée.

vr-equipage

L'equipage du "Vosne-Romanée" (Paris-Match)

http://aviateurs.e-monsite.com/pages/de-1939-a-1945/la-tragedie-du-vosne-romanee.html

Photo Maraudeurs

Personnel du Groupe Bourgogne?  Henry BENOIT au 2ème rang 3ème à partir de la droite avec une casquette et une cigarette. Photo peut-être prise à Villacidro.

(collection: Daniel BENOIT)

edmond garcia Bombe dédicacée Puligny-Montrachet(B26 Marauder)

(collection: Yves GARCIA)

Bombe dédicacée du B-26 MARAUDER  Puligny Montrachet. 

edmond garcia Bombardements sur l'Allemagne,Martin Marauder B26 (4)

(collection: Yves GARCIA)

Bombardement sur l'Allemagne.

B-26 MARAUDER  54 - 334 580.

Avis de recherche

Yves GARCIA recherche des informations sur les lieux et dates concernant les B-26 MARAUDER.

yves garcia (4)

B-26 MARAUDER - 63-334 269 - 65-334 280 - 53-334 271.

(collection: Yves GARCIA)

yves garcia (5)

B-26 MARAUDER - 03-334 582.

(collection: Yves GARCIA)

yves garcia (6)

B-26 MARAUDER - 52-334...

(collection: Yves GARCIA)

yves garcia (7)

(collection: Yves GARCIA)

yves garcia (9)

B-26 MARAUDER - 63-334 269.

(collection: Yves GARCIA) 

- S/Lt BERTRAND.

- S/Lt BEAULIEU.

- Cdt BOUYER.

- S/Lt CHAMPROMIS.

- Cpt d'ERCEVILLE.

- Sgt FAUDRY.

- Cdt de MARICOURT.

- S/Lt MERCIER.

- Cpt ROLLAND.

- S/Lt VAL. 

- Cpt VOINIER.

Posté par DUCAPHIL à 20:03 - - Commentaires [23] - Permalien [#]
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