12 octobre 2015

LA TRISTE FIN D'UN MARAUDER

Pour le souvenir

du

1/22 MAROC - 2/20 BRETAGNE - 1/19 GASCOGNE

1/32 BOURGOGNE - 2/52 FRANCHE COMTE - 2/63 SENEGAL

Bombardement.

Sorties ou missions: 4.884 - Victoires: 2 chasseurs - Tués: 100 - Disparus: 34 - Prisonniers: 8 - Blessés: 6. Avions

Perdus: 14 - Endommagés: 425.

 

edmond garcia Formation de 58 B26 Marauder

(collection: Yves GARCIA)

Formation de 58 B26 MARAUDER.

Le devoir de mémoire c'est aussi d'être étonné lorsque l'on efface la croix de Lorraine. Il restait deux MARAUDERS Français, en 1965 un fut renvoyé à Dayton dand l'Ohio une reconnaissance normale envers un allié qui nous a énormément aidé, l'autre le dernier survivant de l'épopée des MARAUDER français était resté au Bourget jusqu'en 2011?.J'ai l'impression que la mémoire surtout quand il s'agit de notre pays ce n'est pas très important, et de repeindre cette avion qui était aux couleurs de la france libre, est-ce une bonne idée? surtout pour nos générations à venir, j'ai aussi l'impression que tout est fait pour qu'ils oublient un peu plus qu'il y a aussi des français qui se sont battus?

Cliquez sur les liens suivants:

http://www.museeairespace.fr/c/5/martin-b-26g-marauder/mouvement

briefinght

(collection: Philippe ROUGET)

http://bernardrouget.com/pages/Marauder.html

(Source: M. Philippe ROUGET le fils d'un MARAUDER)

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10 mai 2014

31ème ESCADRE GB 1/19 GASCOGNE 2/20 BRETAGNE 1/22 MAROC

 

 31 ème Escadre de bombardement moyen

La 31ème Escadre de bombardement moyen est créée le 24 mai 1944 et commandée par les colonels Chassin, puis Piollet. Elle comprend les GBM 1/19 Gascogne, 2/20 Bretagne, et 1/22 Maroc.

GBM 1/19 GASCOGNE

Bombardement.

Sorties ou missions: 855 - Tués: 26 - Blessés: 2.

Le GBM 1/19 Gascogne, avec ses escadrilles SAL 28 et SPA 79, fait partie de la 31ème Escadre de bombardement moyen.

Installéà Rovigo, le Groupe de reconnaissance 1/19 est équipé de Douglas DB7 depuis fin novembre 1942.Le Groupe rejoint Colomb-Béchar sans avions le 6 janvier 1943. Il part en novembre 1943 pour Médouina, au Maroc, puis devient le Groupe de bombardement moyen (GBM) 1/19 Gascogne le 21 février 1944 à Télergma ou il commence sa transformation sur Marauder. Le 25 mars 1944, il gagne Chataudun-du-Rummel, puis Villacidro en Sardaigne le 5 juin 1944 pour participer aux opérations sur l'Italie le 15 juin 1944, commandé par les commandants Nicot, puis Longuet.

Le GBM 1/19 a eu trois avions abattus par la DCA et a perdu dix-sept hommes.

 

 

edmond garcia Martin Marauder B26 accidenté (2)

(collection:  Yves GARCIA)

B-26 MARAUDER accidenté du 1/19 GASCOGNE.

CITATIONS

A l'ordre de l'armée aérienne.

VIGIER (Marc), capitaine du G.B. 1/19 "Gascogne"; officier pilote de classe toujours volontaire, faisant preuve d'un allant remarquable au combat. A, depuis sa précédente citation, effectué de nombreuses missions sur l'Ouest et le Sud de l'Allemagne. S'est particulièrement distingué le 25 mars 1945, lors de l'attaque d'une usine important, où la formation eut plusieurs avions touchés par une Flak Lourde, intense et précise.

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GB 1/19 GASCOGNE

en Indochine 

Pierre ALIBERT 1-32 BOURGOGNE

??, Cdt Pierre ALIBERT commandant de groupe du 1/19 GASCOGNE en Indochine en 1953 basé à Tourane.

Placé en congé de fin de campagne en décembre 1954, en 6 mois il totalisera 137 missions de guerre, dont certaines sur Dien Bien Phu.

Il continuera sa carrière jusqu'au grade de Général de Division Aérienne.

Le Général Pierre ALIBERT est surtout resté "célèbre" pour ses actions dans la résistance, car ayant en charge les maquis du Vercors d'abord et des Pyrénées ensuite, il a oeuvré pour la libération de nombreuses villes dont Toulouse.

(collection: Laurent ALIBERT)

Vidéo sur le 1/19 GASCOGNE en Indochine.

http://www.ina.fr/video/CPF89004284/indochine-opération-aeroportee-video.html

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GBM 2/20 BRETAGNE

Bombardement.

Sorties ou missions: 1.009 - Tués: 7 - Prisonniers: 6.

En janvier 1943 (au terme des opérations du Fezzan qui ont permis au général Leclerc de rejoindre la VIIIe armée britannique opérant en Libye), le groupe de bombardement II/20 Bretagne arrive en Tunisie.

Malgré leur épuisement et la fatigue de leur matériel, les équipages, à peine achevée la campagne du désert, espèrent prendre part aux combats qu'Anglais, Français et Américains livrent aux débris de l'armée Rommel. Mais la Royal Air Force ne peut fournir au II/20 le matériel neuf, indispensable à la reprise de la lutte.

Des négociations sont alors entreprises avec l'U.R.S.S. pour envoyer le groupe de bombardement II/20 en Russie, où il opérait aux côtés du groupe de chasse Normandie. Les pourparlers semblent devoir aboutir: au mois d'août 1943, la formation est dirigée sur la Syrie. Basée à Rayack, elle attend l'ordre de départ pour Moscou. L'ordre arrive, mais la destination est Télergma, en Afrique du Nord; le groupe Bretagne sera équipé avec des "Marauder" B.26. C'est avec ces bombardiers Marauders que les équipages du Bretagne combattront bientôt en Italie, en France et en Allemagne.

 

TUNISIE

 

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(collection: famille Le SAULNIER)

Au centre de la photo le Cne Loïc Le Saulnier 6 ème en partant de la gauche, le B-26 G MARAUDER 44-67855 N°41 GT 2/20 BRETAGNE.

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 http://halifax346et347.canalblog.com/archives/2015/05/23/32102714.html

CITATIONS

A l'ordre de l'armée aérienne.

CANEPA (Georges), lieutenant, du groupe 2/20 "Bretagne"; bombardier, chef de section et de formation dont l'éloge n'est plus a faire, l'un des meilleurs éléments des formations de bombardement moyen. Vient de remporter au cours des dernières opérations contre l'Allemagne et la poche de Royan, 13 succès dont les principaux ont été l'attaque très dure de la ligne Siegfried le 15 mars, celle d'un pont du Neckar le 23 mars, celles d'une ville fortifiée défendue par une D.C.A. intense le 10 avril, les attaques des défenses de Royan les 14 avril, 16 avril, enfin les missions sur une série de dépôts dont le plus important était un dépôt de munitions qui fut atteint en plein le 25 avril.

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1/22 MAROC

Bombardement.

Sorties ou missions: 1.228 - Victoires: 2 chasseurs - Tués: 8 - Disparus: 10.

Le GBM 1/22 Maroc, avec ses escadrilles VB 109 et VB 125, fait partie de la 31ème Escadre de bombardement moyen.

Lors du débarquement allié, le GR 1/22 se trouve à Rabat puis, en février 1943, à Oued-Zem (Maroc) où il fusionne avec la 2 ème escadrille du GR 1/52. Après une brève campagne à Thélèpte, en Tunisie, les équipages suivent un stage de transformation sur matériel américain à Rabat.

Constitué le 1er septembre 1943, le GBM 1/22 Maroc, commandé par les commandants Albertus, puis de Bernardy, est le premier à s'entrainer sur Marauder à Télergma. Il est en janvier 1944 à Châteaudun-du-Rummel. Il arrive à Villacidro le 15 mars 1944. Il effectue la première des opérations de guerre des Marauder le 29 mars 1944 sur Porto Ferrajo en Italie.

Le GBM 1/22 a eu un avion abattu par la D.C.A. et a perdu six hommes.

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Le groupe de reconnaissance I/22 trouve ses origines dans le 1er groupe du 22e régiment d'aviation de bombardement, dont les 1re et 2e escadrilles avaient hérité les insignes et les traditions des escadrilles n°109 et n°125 de la Grande Guerre, respectivement. Basé à Chartres en 1922, ce régiment fut transformé en 1932 en escadre d'aviation lourde de défense, le 1er groupe perdant une des trois escadrilles qui formaient (la 101) en décembre 1935.

Équipé d'Amiot 143, le I/22 effectua un voyage en Afrique du Nord au milieu de 1936, et la 22e escadre quitta le terrain de Chartres pour celui d'Orléans-Bricy à la fin de cette même année. En octobre 1938, le groupe commença à réceptionner des Bloch MB.131 et fut transformé, tout comme l'autre composante de la 22e escadre, en formation de reconnaissance.

 

TAÏB Souvenir de Chatel-Mois d'Avril

Souvenir de Chatel .

 (collection: Famille TAÏB)

Envoyé à Chatel-Chéhéry, près de Varennes-en-Argonne, le 31 août 1939, il fut intégré dans les forces aériennes 102, mises à la disposition de la IIe armée terrestre, et, dès la déclaration de guerre, il commença à accomplir des missions photographiques. Le 15 septembre suivant, le I/22 prit en compte trois Potez 63.11, appareils modernes destinés à remplacer progressivement ses Bloch MB.131. Passé le 10 décembre de la même année sous les ordres du commandant Nast, successeur du commandant Lucques, il fut entièrement transformé sur Potez 63.11 quelques jours plus tard.

TAÏB 1944-1945 Guerre- Maraudeur 2

(collection: Famille TAÏB)

Puis , le 23 février 1940, l'unité fut cantonnée à Metz, où elle passa sous la responsabilité des forces aériennes 103 de la IIIe armée. De là, elle accomplit de nombreuses sorties de reconnaissance photographiques pour le compte des formations terrestre, et, quand survint l'attaque allemande à l'ouest, le 10 mai suivant, elle effectua plusieurs missions au-dessus du Luxembourg.

TAÏB Vassincourt 3ème escadrille-guerre 1939-1940-Mois de juin

Vassincourt 3ème escadrille juin 1939/1940.

(collection: Famille TAÏB)

Le 12 juin suivant, le I/22 fut informé qu'il devait gagner la base de Toul-Ochey; il dut se replier sur Lyon-Ambérieu deux jours plus tard. Il rejoignit Montélimar le 17 du même mois et rallia Lézignan le lendemain.

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(collection: Famille TAÏB)

Ayant reçu l'ordre de gagner l'Afrique du Nord, le groupe I/22 s'installa à Oulad-Okba, au Maroc, avec ses Potez 63.11. Commandée par le commandant Hartemann, cette formation fut transformée sur Glen Martin 167F à la fin du mois de juin 1940 et effectua en juillet suivant de nombreuses missions de reconnaissance au-dessus de Gibraltar.

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(collection: Famille TAÏB)

Réorganisé le 1er août par fusion avec le I/52 et renforcé par des éléments du I/35, le I/22 fut basé à Rabat au terme de ce mois. Gibraltar ayant été bombardé par l'aviation française le 24 septembre, il participa avec ses Glenn Martin au contrôle des résultats et poursuivit ses survols de la possession britannique pendant les journées suivantes. En juin-juillet, plusieurs appareils partirent pour la Syrie en vue d'y renforcer le groupe I/39.

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(collection: Famille TAÏB)

Puis, en mai 1942, le I/22 commença à passer sur Lioré-et-Olivier 45, et, le 1er juin suivant, il fut intégré dans le groupement mixte de Casablanca. Toujours basé à Rabat quand survint le débarquement allié en Afrique du Nord (8 novembre 1942), le groupe vit plusieurs de ses Le0 45 détruits au sol par des chasseurs embarqués anglo-américains.

Une réorganisation de l'aviation d'Afrique du Nord aboutit, le 1er janvier 1943, à la fusion de la 2e escadrille du groupe I/52 avec le I/22, qui subit une profonde restructuration en février suivant. Commandé par le commandant Esparre, le groupe gagna Oued Zem et rallia Biskra en avril pour prendre part à la campagne de Tunisie. En mai et juin de la même année, le personnel du I/22 accomplit un stage à Rabat-Salé pour s'y familiariser avec le matériel américain. Le 1er septembre suivant, le groupe adopta la dénomination de groupe de bombardement moyen I/22 Maroc.

edmond garcia Martin Marauder B26 (9)

Un départ en mission des B26 MARAUDER.

(collection: Yves GARCIA)

 LES OPERATIONS AERIENNES

EN ITALIE ET DANS LE SUD-EST DE LA FRANCE

de l'atomne 1943 au 14 août 1944.

Le groupe de bombardement moyen I/22 Maroc exécute sa première mission au-dessus de l'île d'Elbe.Il attaque ensuite quotidiennement l'Italie. Après avoir bombardé les chantiers maritimes de Riva-Trigosa, les équipages français de Marauder B.26 prennent partie les communications routières de l'ennemi.

Ils détruisent les ponts sur la rivière Magra ainsi que ceux de Certaldo et de Pontassieve.

Le 28 avril, le viaduc de Pittechio, appelé le "grand-père des objectifs difficiles", est rompu par nos Marauder.

Le groupe de bombardement I/22 Maroc accomplit, le 12 mai, une mission des plus difficiles: malgré le tir violent et précis de 160 pièces de Flak, nos Marauder anéantissent le poste de commandement de la division allemande aéroportée à Castrocielo, au nord d'Aquina.

Douze jours plus tard, le groupe de bombardement II/20 Bretagne, dont les équipages ont terminé, en Afrique du Nord, leur entraînement sur Marauder B.26 rejoint le groupe Maroc à Villacidro. L'arrivée du Bretagne marque la naissance de la 31e escadre de bombardement moyen qui sera complétée ultérieurement par le groupe I/19 Gascogne.

Puis, c'est le groupe de bombardement I/19 Gascogne qui atterrit à Villacidro où se trouvent déjà les groupes Maroc I/22 et Bretagne II/20. La 31e escadre de bombardement est désormais au complet.

Enfin les trois groupes de bombardement I/32 Bourgogne, II/52 Franche-Comté, II/63 Sénégal quittent l'Afrique du Nord pour Villacidro où ils forment la 34e escadres de bombardement moyen qui va lutter aux côtés de la 31e escadre.

Depuis le Ier juillet, la 31e escadre de bombardement moyen bombarde les arrières ennemis dans l'Italie du nord, faisant sauter les ponts, les dépôts d'essence et de munitions. Malgré la Flak, elle attaque également les défenses de la ligne gothique.

Le 26 septembre 1944, après avoir détruit, au cours de sa dernière mission, un pont routier au sud de Pavie, l'escadre, pour qui la campagne d'Italie est terminée, quitte Villacidro pour Istres. Elle a mérité cette citation à l'ordre de l'armée aérienne.

 

B26 MARAUDER

 

Première unité française de bombardement engagée à partir de mai 1944 sur le théâtre méditerranéen. A su, d'emblée, se placer haut dans l'estime du commandement et des camarades de combat alliés par l'efficacité de sa manoeuvre, la valeur et l'allant de ses équipages, la compétence et le dévouement de ses techniciens et de ses services.

S'est particulièrement distinguée, de mai à juillet , sous le commandement du colonel Piollet, par la qualité de ses bombardements sur les points sensibles des communications ennemies en Italie centrale et septentrionale, puis, au mois d'août, par l'appui qu'elle a apporté, sous le commandement du lieutenant-colonel Gelée, aux opérations de débarquement et à l'offensive de la libération dans le sud-est de la France.

Au cours de plus de 2.000 sorties de guerre, effectuées de mai à septembre, a dû souvent, pour atteindre ses objectifs, affronter les tirs d'une D.C.A. dense et ajustée, notamment les 18 et 19 août, où, respectivement, 19 appareils sur 23 et 16 sur 19 sont atteints et un abattu.

A chaque fois, vengé ses pertes, portant, pendant la même période, sur les objectifs qui lui ont été assignés, plus de 3.000 tonnes de bombes.

Le 3 août 1944, le groupe de bombardement II/52 Franche-Comté est engagé sur le front d'Italie, aux côtés de la 31e escadre. Il attaque, pour débuter, le pont de Moncalieri-Turin. Puis, au cours de nombreuses missions, il détruit des ponts dans la plaine du Pô et incendie les dépôts d'essence de Bologne.

Le 7 septembre, les trois  groupes I/32, II/52 et II/63 constituant la 34e escadre française de bombardement prennent place parmi ceux de la 42e escadre américaine.

Le 9 septembre, le groupe II/63 Sénégal est chargé, pour sa première mission sur l'Italie, de couper le pont de Ruibera. Jusqu'au 26 septembre, il attaque les voies de communications et les objectifs qui n'ont pas été détruits au cours des missions précédentes.

Du 26 août au 30 septembre, le groupe I/32 Bourgogne accomplit 9 missions de guerre, larguant plusieurs centaines de tonnes de bombes sur les défenses ennemies de la ligne gothique et sur les objectifs militaires de l'Italie du nord.

 

(3) edmond garcia Martin Marauder B26 (3)

(collection: Yves GARCIA)

 

L'attaque des voies de communications

(24 juillet - 5 août)

Le 24 juillet, les bombardiers moyens (6 Marauder du groupe I/19) attaquent le pont de chemin de fer de Vintimille, objectif d'une grande importance stratégique. Le lendemain, les mêmes appareils, renforcés par ceux du groupe I/22, pilonnent à nouveau le pont. Les photographies, prises le 26 juillet, par l'aviation de reconnaissance révèlent qu'une arche est complètement détruite.

Le 2 août, 6 bombardiers du groupe I/22 attaquent un pont de voie ferrée à Gilette (10 kilomètres au nord de Nice). Deux jours plus tard, le même objectif est bombardé par une formation du groupe II/52.

L'attaque des terrains

(6 - 9 août)

L'offensive contre les terrains débute le 6 août par un raid de la 4e escadre sur les terrains de Cuers-Pierrefeu, Valence et Aix-les-Milles.

Le même jour, poursuivant la destruction des voies de communications, 26 appareils de la 31e escadre et 10 du groupe II/52 bombardent le pont de chemin de fer d'Arles et le détruisent presque entièrement.

L'attaque des défenses côtières

(10 - 14 août)

L'effort principal de nos bombardiers est dirigé ensuite contre les défenses côtières établies par les Allemands entre Nice et Marseille. Le 10, plusieurs formations de la 31e escadre attaquent les batteries des Iles d'Hyères; le 11 et 12, les avions du groupe 2/52 bombardent les batteries du Cap Canerat. Le 13, les fortifications de la presqu'île de Giens sont pilonnées par les quatre groupes de Marauder.

Le 14 août, veille du débarquement, les batteries des îles du Levant subissent l'attaque des bombardiers français. Au soir de cette journée, de nombreux Marauder sont détachés à Alghero, dans le nord-ouest de la Sardaigne, d'où ils partiront le 15, à l'aube, pour appuyer les forces de débarquement.

(Source: LES FORCES AERIENNES FRANCAISES de 1939 à 1945)

 Citations

A l'ordre de l'armée aérienne.

TAÏB 1944-1945 Guerre -Maraudeur 3

De gauche à droite:

André TAÏB,

(collection: Famille TAÏB)

TAÏB 1944-1945 Guerre- Maraudeur 1

De gauche à droite:

André TAÏB,

(collection: Famille TAÏB)

 CITATIONS:

M. BUTTIN - M. CHAUMIENE.

TAÏB (André-Alphonse), sergent du groupe de bombardement 1/22 "Maroc"; sous-officier radio-mitrailleur d'une grande valeur professionnelle et d'un allant remarquable au combat, a toujours fait preuve des plus belles qualités de courage et d'endurance au cours des nombreuses missions effectuées sur le front allemand. A participé notamment le 12 décembre 1944 à l'attaque d'un pont voie ferrée, le 8 février 1945 à celle d'une gare de chemin de fer, le 14 février 1945 à la destruction d'une usine de munitions, alors qu'une D.C.A. dense et précise atteignait de nombreux avions de sa formation.

CLOTES (Louis-Laurent), sergent, du groupe de bombardement 1/22 "Maroc"; sous-officier mécanicien -mitrailleur, dont la conscience professionnelle n'a d'égale que son ardeur au combat. A effectué de nombreuses missions de bombardement sur le front d'Allemagne, manifestant à cette occasion tout son courage et son endurance. A participé aux attaques des 14, 15 et 16 mars 1945 contre des objectifs défendus par une D.C.A. très violente qui atteignit plusieurs avions de sa formation et aux missions particulièrement réussies des 25 mars, 9, 10 et 20 avril.

PACAULT (Maurice-Laurent), sergent du groupe de bombardement 1/22 "Maroc"; sous-officier radio-mitrailleur d'une grande valeur professionnelle et d'un bel allant au combat. A manifesté beaucoup de courage et d'endurance au cours des nombreuses missions effectuées sur le front d'Allemagne. A participé les 14, 15 et 16 mars 1945 aux bombardements de dépôts de munitions et de positions fortifiées, où la D.C.A. ennemie très violente atteignit de nombreux avions de sa formation et aux missions particulièrement réussies des 25 mars, 9 et 20 avril.

DECASTILLE (René-Nicolas), adjudant du groupe de bombardement 1/22 "Maroc"; sous -officier radio-mitrailleur remarquable par sa valeur professionnelle et sa belle ardeur au combat. A effectué du 14 février au 25 avril 1945 de nombreuses missions sur le front d'Allemagne, au cours desquelles il a toujours fait preuve des plus belles qualités de sang-froid et d'endurance, même dans les moments les plus difficiles, alors que la D.C.A. ennemie était particulièrement violente. A participé aux attaques du 14 février 1945 contre une usine d'essence synthétique, du 14 mars contre un dépôt de munitions, qui furent couronnées de succès malgré le feu nourri de la défense adverse qui atteignit plusieurs avions de la formation.

HY (Robert-Michel), aspirant, du groupe de bombardement 1/22 "Maroc"; sous-officier pilote alliant à une grande habilité professionnelle un allant remarquable au combat. A fait preuve de belles qualités de courage et d'endurance au cours des nombreuses missions de bombardement effectuées sur le front d'Allemagne. A contribué notamment au succès des attaques du 14 février, 15, 16 mars, 9 et 20 avril 1945, contre des objectifs fortement défendus par la D.C.A.

BONNEAU (Joseph), aspirant du groupe de bombardement 1/22 "Maroc"; sous-officier pilote d'une grande habileté professionnelle. A fait preuve de belles qualités de courage et d'endurance au cours de nombreuses missions de bombardement effectuées sur le front d'Allemagne. A contribué, notamment les 14 15 et 16 mars 1945, à la destruction d'objectifs fortement défendus par la D.C.A. ennemie, ainsi qu'à la réussite complète des missions des 25 mars, 9 10 et 20 avril.

PEYRONNET (Françis-Raymond), aspirant, du groupe de bombardement 1/22 "Maroc"; sous-officier pilote qui a toujours montré beaucoup d'allant au combat. A fait preuve de belles qualités de sang-froid et d'endurance au cours de nombreuses missions de bombardement effectuées sur le front d'Allemagne. A contribué, notamment les 14, 15 et 16 mars 1945, à la destruction d'objectifs fortement défendus par la D.C.A. ennemie ainsi qu'à la réussite complète des missions des 25 mars, 9 et 20 avril.

PAIRRAUD (Jean-Pierre-Henri), aspirant, du groupe de bombardement 1/22 "Maroc"; aspirant navigateur d'un équipage guide de peloton d'excellentes qualités professionnelles et animé d'une belle ardeur au combat. A su acquérir la pleine confiance de son équipage par la précision de sa navigation. A participé du 22 janvier au 25 avril 1945, à de nombreuses missions sur le territoire allemand au cours desquelles il a fait preuve des plus belles qualités de sang-froid et d'endurance, malgré les violentes réactions de la D.C.A. ennemie. A contribué notamment au succès des attaques du 24 février et du 25 mars 1945 contre des usines, des 8,9 et 25 avril 1945 contre des dépôts de carburant et de munitions.

LENOIR (Louis-Elie), aspirant, du groupe de bombardement 1/22 "Maroc"; sous-officier pilote ayant toujours fait preuve de belles qualités au combat. A effectué de nombreuses missions de bombardement sur le front d'Allemagne au cours desquelles se sont manifestées son ardeur et son endurance. En particulier, a contribué les 14 et 16 mars 1945, à la destruction d'objectifs importants fortement défendus par la D.C.A. ennemie, ainsi qu'à la réussite complète des missions des 26 mars, 9, 10 et 20 avril.

LECLERC (Louis-Noël), aspirant, du groupe de bombardement 1/22; sous-officier bombardier d'une grande conscience professionnelle et d'un allant remarquable au combat. A effectué de nombreuses missions de bombardement sur le front d'Allemagne au cours desquelles il a fait preuve de belles qualités de sang-froid et d'endurance. A contribué, notamment le 14 mars 1945, à la destruction d'un dépôt de munitions; les 15 et 16 mars, à l'attaque de positions fortifiées ennemies objectifs fortement défendus par la D.C.A. et au succès des missions des 9, 10 et 20 avril.

HOVELACQUE (François-Marie), aspirant, du groupe de bombardement 1/22 "Maroc"; pilote adroit, infatigable et courageux, volontaire pour toutes les missions; a participé du 14 mars au 25 avril 1945, à de nombreux bombardements sur le front allemand au cours duquels il a fait preuve des plus belles qualités d'endurance et de maîtrise de soi. A contibué notamment à la destruction de dépôt de carburant et de munitions, d'ouvrages fortifiés, d'usines et de gares de chemin de fer, objectifs généralement défendus par une D.C.A. très active.

DUCHEIX (Louis-Françis), sous-lieutenant, du groupe de bombardement 1/22 "Maroc" officier pilote remarquable par son habileté, sa conscience professionnelle et son allant au combat. A fait preuve de belles qualités de sang-froid et d'endurance au cours des nombreuses missions de bombardement effectuées sur le territoire allemand. A participé, notamment le 14 février 1945, à la destruction d'une fabrique d'essence synthétique, et le 25 mars 1945 à l'attaque d'un atelier de réparation de véhicules, objectifs fortement défendus par la D.C.A. A contribué à la réussite des missions des 9, 10, 20 et 25 avril sur des ouvrages fortifiés, des dépôts de carburant et munitions.

HENRY (Georges), sous-lieutenant, du groupe de bombardement 1/22 "Maroc"; officier navigateur de grande valeur professionnelle et plein d'ardeur au combat. A effectué, du 15 août 1944 au 16 avril 1945 de nombreuses missions de bombardement sur le front méditerranéen et sur le front de l'Allemagne, au cours desquelles il a manifesté beaucoup d'habileté et de courage. A participé notamment aux attaques du 17 août 1944 contre un pont de voie ferrée, du 20 août 1944 contre des batteries côtières, du 23 septembre 1944 contre un dépôt d'essence, du 14 mars 1945 contre des ouvrages fortifiés fortement défendus par une D.C.A. dense et précise.

SAVOYE (Michel-Henry-Gaëtan), sous-lieutenant du groupe de bombardement 1/22 "Maroc"; officier pilote dont la valeur professionnelle n'a d'égale que son ardeur au combat. Du 10 septembre 1944 au 16 avril 1945, a effectué de nombreuses missions de bombardement sur l'Italie et sur l'Allemagne dans des conditions rendues souvent difficiles par de mauvaises conditions atmosphériques et une violente réaction de la D.C.A. ennemie. A fait preuve notamment de beaucoup de courage, d'habileté et d'endurance dans l'attaque de positions fortifiées les 11 septembre 1944 et 15 mars 1945; de gare de chemin de fer le 8 février 1945, qui eut un plein succès malgré le feu violent de la défense adverse qui atteignit de nombreux avions de la formation.

GUTH (Georges-Marie), sous-lieutenant, du groupe de bombardement 1/22 "Maroc"; officier bombardier d'une grande conscience professionnelle et d'un allant remarquable au combat. A fait preuve de belles qualités de sang-froid et d'endurance au cours de nombreuses missions effectuées sur le front d'Allemagne. A contribué au succès des attaques des 14, 15 et 16 mars 1945 contre des dépôts de munitions et positions fortifiées qui étaient violemment défendus par la D.C.A. ennemie, ainsi qu'à la réussite des missions des 25 mars, 9 et 10 avril.

GOUTTE (Jean), sous-lieutenant, du groupe de bombardement 1/22 "Maroc", officier bombardier guide de formation remarquable par son sang-froid, son habileté et la précision de ses tirs. A effectué du 10 septembre 1944 au 25 avril 1945 de nombreuses missions de bombardement sur le front d'Italie et le front d'Allemagne, au cours desquelles il a fait preuve de la plus grande habileté professionnelle et d'un mépris total du danger. S'est particulièrement distingué le 11 septembre 1944 en effectuant un bombardement d'une grande précision sur des positions de défense d'une ligne fortifiée alors qu'un feu nourri de D.C.A. atteignait de nombreux avions de la formation. A contribué, d'autre part, par son tir très ajusté, à la destruction d'ouvrages fortifiés les 10, 15 et 16 avril 1945.

GILLOT (François), lieutenant, du groupe de bombardement 1/22 "Maroc"; officier bombardier guide de formation de très grande classe remarquable par son ardeur au combat et le fanatisme avec lequel il se donne à un métier au service duquel il a mis ses magnifiques qualités morales et intellectuelles. S'est particulièrement distingué au cours des missions des 16, 18, et 20 avril sur des aérodromes et des dépôts en Allemagne où les bombardements obtinrent un plein succès grâce à la précision de ses tirs.

KAMMERER (René-Gilbert), lieutenant, du groupe de bombardement 1/22 "Maroc"; officier bombardier de grande valeur, fanatique de son métier, doué d'un sang-froid remarquable. S'est distingué par la précision de son tir, sa conscience professionnelle et son mépris du danger au cours de nombreuses missions de bombardement qu'il a effectuées sur le front d'Allemagne du 1er janvier au 11 avril 1945, dans des secteurs particulièrement bien défendus par la D.C.A. ennemie. A contribué notamment à la destruction d'une gare le 8 février, d'usines les 14 février et 25 mars 1945, alors qu'un feu violent de la défense adverse atteignait plusieurs avions de sa formation.

GELIN (Charles), capitaine du groupe de bombardement 1/22 "Maroc"; officier pilote guide de peloton et de formation qui a toujours fait preuve d'excellentes qualités au combat pendant la campagne 1944-1945. Plein d'allant, cherchant sans cesse à se perfectionner, a mené son escadrille au combat avec une ténacité et un ordre remarquable. S'est tout particulièrement distingué le 14 mars 1945 dans l'attaque d'un dépôt de munitions allemand, et les 15 et 16 mars au cours de missions en appui direct des troupes à terre sur une ligne de fortifications importante où les résultats brillants qui furent enregistrés malgré d'importantes réactions de D.C.A. permirent la percée de nos troupes.

LE SAULNIER (Loïc), capitaine du groupe de bombardement 1/22 "Maroc", officier pilote guide de formation qui a obtenu des résultats particulièrement brillants au cours des dernières missions effectuées sur le front d'Allemagne. A su mener dans d'heureuses conditions sa formation sur des objectifs dont l'attaque était souvent rendue difficile en raison de mauvaises conditions atmosphériques et de violentes réactions de D.C.A. S'est distingué, notamment le 14 mars 1945, dans l'attaque d'un dépôt, et le 10 avril dans l'attaque d'une zone fortifiée qui fut l'objet d'un tir remarquablement précis.

FOUCAUT (René-Léon-Henri), sergent du groupe de bombardement 1/22 "Maroc"; jeune sergent radio-mitrailleur de très grande valeur, alliant aux plus belles qualités de combattant une valeur professionnelle remarquable. A exécuté de très nombreuses missions de bombardement en territoire ennemi et s'est particulièrement distingué au cours de celles des 22 février, 3 mars, 9, 10 et 20 avril sur des ouvrages de défense et des dépôts ennemis, où la réaction de la D.C.A. fut très violente et le 15 mars, où son avion fut criblé d'éclats par une D.C.A. remarquablement dense et précise.

CASTAINGS (Jean-Marie), sergent, du groupe de bombardement 1/22 "Maroc"; sous-officier mitrailleur dont les connaissances techniques et le sang-froid sont un élément de sécurité pour la formation. A participé à de nombreuses bombardements d'objectifs en territoire ennemi. A toujours conservé le plus grand calme, bien que son appareil fut sérieusement endommagé par la D.C.A. En particulier les 15 et 16 avril, sur des ouvrages de défense avancés ennemie, et les 10, 11, 18, 19 et 20 avril, sur des aérodromes et des dépôts en Allemagne.

FIDENCY (Camille-Jean-Baptiste), sergent, du groupe de bombardement 1/22 "Maroc"; sergent pilote de très grande valeur, remarquable par son fanatisme et son acharnement à toujours mieux faire. S'est particulièrement distingué au cours des missions des 31 mars, 9 et 10 avril sur des ouvrages de défense et des dépôts ennemis, où la réaction de la D.C.A. fut très violente et le 15 mars, où il a ramené à sa base un avion criblé d'éclats par une D.C.A. remarquablement dense et précise.

DECOMBAS (Pierre-Marie-Louis), sergent du groupe de bombardement 1/22 "Maroc"; sous-officier radio-mitrailleur qui a toujours beaucoup d'ardeur au combat. A effectué de nombreuses missions de bombardement sur le front de l'Allemagne au cours desquelles il a fait preuve de belles qualités de sang-froid et d'endurance. A participé aux attaques des 14, 15 et 16 mars 1945 contre des objectifs défendus par une D.C.A. très violente qui atteignit de nombreux avions de sa formation ainsi qu'aux missions particulièrement réussies des 25 mars, 9, 10 et 20 avril.

DOUBLIER (Firmin-Georges), sergent du groupe de bombardement 1/22 "Maroc"; sous-officier mitrailleur animé d'une grande conscience professionnelle et ardent combattant. A effectué de nombreuses missions de bombardement sur le front d'Allemagne, au cours desquelles il a manifesté beaucoup de sang-froid et d'endurance. A participé en particulier aux attaques des 14, 15 et 16 mars 1945 contre des objectifs défendus par une D.C.A. très violente qui atteignit plusieurs avions de sa formation et aux missions particulièrement réussies des 25 mars, 9, 10 et 20 avril.

COLOMB (Pierre-Claude-Léon), sergent, du groupe de bombardement 1/22 "Maroc"; sous-officier mitrailleur d'une grande conscience professionnelle et d'une belle ardeur combative. A effectué de nombreuses missions de bombardement sur le front d'Allemagne, au cours desquelles il a manifesté beaucoup de courage et d'endurance. A participé notamment aux attaques des 14, 15 et 16 mars 1945 contre des objectifs défendus par une D.C.A. violente qui atteignit de nombreux avions de sa formation ainsi qu'aux missions particulièrement réussies des 25 mars, 9, 10 et 20 avril.

CROCHE (Léopol-Marcel), sergent du groupe de bombardement 1/22 "Maroc"; sous-officier mécanicien mitrailleur animé d'une grande conscience professionnelle et d'une belle ardeur au combat. A fait preuve de beaucoup de courage et d'endurance au cours des nombreuses missions effectuées sur le front d'Allemagne. A participé notamment aux attaques des 14, 15 et 16 mars 1945 contre des objectifs où la D.C.A. ennemie très violente atteignit de nombreux avions de sa formation et aux missions particulièrement réussies des 25 mars, 9 et 20 avril.

EYMARD (Paul-Auguste), sergent, du groupe de bombardement 1/22 "Maroc": mécanicien mitrailleur dont les parfaites connaissances techniques du matériel qu'il utilise lui permirent de s'adapter rapidement aux méthodes de combat. A prouvé sa valeur morale et sa haute conception du devoir lors des bombardements des 11, 18 et 20 avril sur des dépôts et des aérodromes en Allemagne. A montré le plus grand mépris du danger lors de l'attaque du 19 avril sur un aérodrome alors qu'un moteur stoppé, l'avion dut parcourir 250 km en territoire ennemi avant de regagner sa base.

GOMEZ (Sylvestre-Gilbert), sergent du groupe de bombardement 1/22 "Maroc": jeune sergent radio mitrailleur de très grande valeur, alliant aux plus belles qualités de combattant une valeur professionnelle remarquable. A exécuté de très nombreuses missions de bombardement en territoire ennemi et s'est particulièrement distingué au cours de celles des 15 et 31 mars ainsi que des 9 et 10 avril sur des ouvrages de défense et des dépôts ennemis où la réaction de la D.C.A. fut très violent et le 20 avril où son avion endommagé, contraint de quitter la formation en territoire ennemi, a dû atterrir sur un moteur.

LEJEUNE (Jean-Félix), sergent, du groupe de bombardement 1/22 "Maroc": mitrailleur d'un allant incomparable, volontaire pour toutes les missions dangereuses, est un exemple de sang-froid et de courage, conserve un calme imperturbable dans les moments les plus critiques. En outre par sa valeur et sa conscience professionnelle est un élément de premier ordre dans la défense d'une formation. A participé à de nombreux bombardements d'objectifs sévèrement défendus par la D.C.A. ennemie et où son appareil fut criblé d'éclats notamment les 22 août, 9 et 23 février, 10 et 25 avril, sur divers objectifs situés en territoire ennemi dans les zones d'action de la chasse allemande.

VACHEY (Michel-Etienne-Raymond), sergent du groupe de bombardement 1/22 "Maroc": sergent pilote leader de formation de très grande valeur. Exceptionnellement doué, adroit manoeuvrier et acharné à atteindre la perfection. A donné au cours de nombreuses missions de bombardement la mesure de sa valeur professionnelle et de son courage. S'est particulièrement distingué les 10, 20 et 24 avril 1945 où des résultats excellents ont été obtenus malgré la réaction violente de la D.C.A. ennemie, et le 8 avril 1945 où, obligé d'abandonner sa formation sa formation en territoire ennemi, il a réussi à ramener sur un moteur à une base amie, son avion grièvement endommagé.

VINCENT (Lucien-Louis), caporal, du groupe de bombardement 1/22 "Maroc": mécanicien mitrailleur d'une grande conscience professionnelle et combattant enthousiaste. A effectué de nombreuses missions de bombardement sur le front d'Allemagne au cours desquelles il a manifesté beaucoup de sang-froid et d'ardeur. A participé aux attaques des 14, 15 et 16 mars 1945 contre des objectifs défendus par une D.C.A. très violente qui atteignit de nombreux avions de sa formation et aux missions particulièrement réussies des 25 mars, 9 et 20 avril.

 

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11 octobre 2013

1/32 BOURGOGNE 2/52 FRANCHE-COMTE 2/63 SENEGAL

34ème Escadre de bombardement moyen

La 34ème Escadre de bombardement moyen est créée le 16 juillet 1944 et commandée par le colonel Bouvard. Elle comprend les GBM 1/32 Bourgogne, 2/52 Franche-Comté, et 2/63 Sénégal.

Citation:

JOLY (Claude-A.-P.), lieutenant de la 34e escadre de bombardement; officier navigateur bombardier de grande classe possédant de telles qualités de cran, de calme et d'habileté professionnelles qu'il fut choisi comme leader de formation. A effectué à ce titre au cours de la campagne d'Alsace et d'Allemagne de nombreuses missions. A obtenu régulièrement d'excellents résultats malgré des conditions de tir rendues souvent difficiles soit par les réactions de l'ennemi, soit par l'exiguité des objectifs assignés, notamment au cours des missions des 15 et 19 mars 1945, où il plaça la totalité de ses bombes au but, causant ainsi de graves dommages aux installations ennemies. Déjà cité.

 

img305

 1/32 BOURGOGNE

Bombardement:

Sorties ou missions: 599 - Tués: 19 - Disparus: 13 - Blessés: 2.

Commandant Jean TOURTEAU

1/32 bourgogne

Le groupe de bombardement moyen (GBM) 1/32 Bourgogne trouve ses origines dans le groupe de bombardement 1/32, dont les escadrilles constitutives héritaient les insignes et les traditions des escadrilles n°35 et 7 de la Grande Guerre. Peu de temps après le débarquement américain (novembre 1942) en Afrique du Nord, cette unité reprit l'entraînement sur divers d'appareils, dont des DB7, des Morane-Saulnier MS.230 et des North Américain NAA-57, et quitta Casablanca, au début de mars 1943. 

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Sergent Jean TOURTEAU

(collection: François COULIARD)

De là, elle rallia Khouribga, avant de rejoindre Meknès, au mois de mai suivant. En août de la même année, le groupe fut désigné pour passer sur Martin B-26 Marauder et former, avec d'autres unités de bombardement françaises, le noyau d'escadres de cette spécialité. La formation des équipages continua pendant les mois qui suivirent, notamment sur Vultee A-35 et Douglas DB-7, et le 1/32 partit pour la base de Télergma en juin 1944, afin de commencer son instruction sur B-26 Marauder.

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Equipage du Sergent Jean TOURTEAU navigateur du B-26 Marauder "Montrachet" 64-334285.

(collection: François COULIARD)

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B-26 Maraudeur 64 "Montrachet" où la photo à été prise?

(collection: Yves GRACIA)

Complètement reconstitué, le Bourgogne fut réuni sur le terrain de Djedeïda le 16 juillet suivant, puis reçut l'ordre de départ pour la base de Villacidro en Sardaigne, où il devait s'intégrer dans la 34ème escadre de bombardement. 

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GB1/34

Insigne regroupant les emblèmes des escadrilles de la 34ème escadre.

(collection: Yves Garcia)

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 1/32 Bourgogne B-26 Marauder 63-334 269.

(collection: François COULIARD)

La première mission de guerre du 1/32 intervint le 12 septembre 1944 et eut pour but la destruction de positions défensives allemandes dans la péninsule italienne, à Firenzuola. Au cours des journées suivantes, les Marauder du Bourgogne continuèrent leurs sorties au-dessus de ce secteur, et, à la fin de septembre, le groupe commença, à s'installer en France.

MarauderB26_11

1/32 Bourgogne B-26 MARAUDER 53-334 271.

(collection: François COULIARD)

Les premiers raids sur l'Alsace commencèrent le 17 novembre, à partir de Lyon-Bron, puis s'orientèrent progressivement sur le territoire allemand.

 

MarauderB26_12

1/32 Bourgogne

(collection: François COULIARD)

Le groupe accomplit sa vingt-troisième mission de guerre le 22 janvier 1945 et passa officiellement le 3 mars 1945 sous le commandement du commandant Bouyer, qui le dirigeait par intérim depuis le 15 décembre 1944.

 

MarauderB26_13

1/32 Bourgogne

(collection: François COULIARD)

Puis , le 20 de ce mois, le 1/32 fut cantonné à Saint-Dizier, d'où il continua ses vols de guerre. En avril, il participa aux grands bombardements conduits sur les poches de Royan et de Grave, avant de revenir dans l'est de la France et de prendre part à la campagne terminale en Allemagne.

 

MarauderB26_15

1/32 Bourgogne

(collection: François COULIARD)

Chargé de convoyer du personnel vers l'Afrique du Nord dès la fin des hostilités, le Bourgogne poursuivit ses missions entre Lyon et Alger pendant les mois de juin et de juillet 1945. Il s'installa à Mengen à la mi-septembre et fut dissous le 15 avril 1946.

(Source: L'aviation n°201)

JeanTourteauParcMonceau2008-2

Commandant Jean TOURTEAU, François COULIARD en 2008.

(collection: François COULIARD)

CITATIONS

 

CitationJeanTOURTEAU1

 

CitationJeanTourteau2

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(collection: André GUEDEZ)

Je retrouve sur cette photo le Lt Jean TOURTEAU sur la base de Saïgon en 1949/50 "Tan Son Nhut" au Groupe ANJOU avec nos anciens des Groupes Lourds.

De gauche à droite:

N°1 S/Lt GAUSSIN, N°2 ??, N°3 Lt Jean TOURTEAU (ancien 1/32 Bourgogne), N°4 Adjt DUBOS, N°5 Lt André GUEDEZ, (ancien d'Elvington 1/25 Tunisie), N°6 Lt CROSIAT, (ancien d'Elvington 2/23 Guyenne), N°7 Lt Christian DARRIBEHAUDE (ancien d'Elvington 2/23 Guyenne), N°8 ??.

http://halifax346et347.canalblog.com/archives/2013/03/21/26702111.html 

edmond garcia Marauder B26 abattu(Allemagne,1945)

(collection: Yves GARCIA)

La tragédie du Vosnes romanée.

vr-equipage

L'equipage du "Vosne-Romanée" (Paris-Match)

http://aviateurs.e-monsite.com/pages/de-1939-a-1945/la-tragedie-du-vosne-romanee.html

edmond garcia Bombe dédicacée Puligny-Montrachet(B26 Marauder)

(collection: Yves GARCIA)

Bombe dédicacée du B-26 MARAUDER  Puligny Montrachet. 

edmond garcia Bombardements sur l'Allemagne,Martin Marauder B26 (4)

(collection: Yves GARCIA)

Bombardement sur l'Allemagne.

B-26 MARAUDER  54 - 334 580.

Avis de recherche

Yves GARCIA recherche des informations sur les lieux et dates concernant les B-26 MARAUDER.

yves garcia (4)

B-26 MARAUDER - 63-334 269 - 65-334 280 - 53-334 271.

(collection: Yves GARCIA)

yves garcia (5)

B-26 MARAUDER - 03-334 582.

(collection: Yves GARCIA)

yves garcia (6)

B-26 MARAUDER - 52-334...

(collection: Yves GARCIA)

yves garcia (7)

(collection: Yves GARCIA)

yves garcia (9)

B-26 MARAUDER - 63-334 269.

(collection: Yves GARCIA) 

________________________________________

2/52 FRANCHE-COMTE

Bombardement.

Sorties ou missions: 661 - Tués: 16.

Le GBM 2/52 Franche-Comté, avec ses escadrilles SAL 19 et BR 104, fait partie de la 34 ème Escadre de bombardement moyen.

Le 27 juin 1943, le groupe de reconnaissance 2/52 est basé à Noisy-les-Bains, commandé par les commandants Tuffal, puis Paul Badré (pilote du CEV) le 10 juillet. Il a des Douglas DB 7 et une demi-douzaine d'avions école (Morane 230...)

Le groupe part en novembre 1943 pour Médiouna au Maroc et devient groupe de bombardement en janvier 1944 en prenant le nom de Franche-Comté.

Le GBM 2/52 est en mars à Télergma et il part le 21 juillet 1944 pour Villacidro pour participer aux opérations à partir du 6 août 1944 sous les ordres du lieutenant-colonel Paul Badré, puis des commandants Lager et Bigot.

Il rejoint ensuite la base de Blida où, pendant deux ans, il assurera avec ses Marauder, dans le cadre du GMMTA, les liaisons entre l'Afrique du Nord et la métropole avant de rejoindre l'Indochine en 1949.

Le GBM 2/52 a perdu un avion et dix hommes.

 

edmond garcia Mengen,1945(B26 Marauder)

Equipage du Lieutenant Edmond GARCIA, Mengen 1945.

(collection: Yves GARCIA)

B-26 MARAUDER   11 - 487 940 /15 - 334 277.

edmond garcia Bombardements sur l'Allemagne,Martin Marauder B26 (3)

(collection: Yves GARCIA)

 

edmond garcia Martin B26 Marauder)

(collection: Yves GARCIA)

 B-26 MARAUDER  18 - 218 7786  -  11 - 467 940.

edmond garcia Martin Marauder B26 (8)

(collection: Yves GARCIA)

____________________

2/63 SENEGAL

Bombardement.

Sorties ou missions: 532 - Tués: 24 - Disparues: 11 - Prisonniers: 2 - Blessés: 2.

Le GBM 2/63 Sénégal, avec ses escadrilles VR 558 et F 554, fait partie de la 34 ème Escadres de bombardement moyen.

Issu du GB II/63 et héritier du 37 ème RA du Maroc, il est reconstitué en 1940 à Casablanca et fait mouvement sur Thiès, au Sénégal, le 8 janvier 1941 où il vole sur Martin 167F et Potez 63-11.

Il quitte le Sénégal en novembre 1943 et il est recréé le 29 février 1944 sur Marauder. Il arrive à Villacidro le 26 août 1944 et participe aux opérations à partir du 30 août 1944 sous les ordres des commandants Michaud, puis  Eugène Steff.

Lien vers le parcours du commandant Eugène STEFF.

http://halifax346et347.canalblog.com/archives/2008/10/18/10998357.html

Le GBM 2/63 a eu deux avions abattus par la DCA et a perdu dix hommes.

La campagne d'Alsace.

Novembre 1944 - mars 1945.

Au cours des durs combats qui vont la conduire jusqu'à la rive du Rhin, la Ire armée française va bénéficier de l'appui de:

- deux escadrilles de chasse:

- Ire escadre, à Luxeuil;

- 4e escadre, à Lyon-Bron, puis Ambérieu.

- deux escadres de bombardement moyen:

- 31e escadre, Lyon-Bron;

- 34e escadre, à Lyon-Bron.

- deux escadrilles de reconnaissance:

- Ire escadrille du groupe II/33, à Azelot, près Nancy;

- 2e escadrille du groupe II/33, à Dijon-Longvic (puis Luxeuil).

Durant les trois premiers jours de l'offensive, les forces aériennes françaises restent à peu près inactive. Les bourrasques de pluie et les tourmentes de neige se succèdent sans interruption. Seules, les escadrilles de reconnaissance tentent quelques sorties.

Mais, à partir du 17, l'activité reprend. Ce jour-là, en effet, les bombardiers moyens apparaissent sur le front d'Alsace.

Nous avons vu que, pendant le mois de septembre 1944, les deux escadres de "Marauder" basées à Villacidro avaient consacré toute leur activité au front d'Italie du Nord. Le 26 septembre, elles accomplissent leur dernière mission sur ce front en bombardant un pont routier au sud de Pavie.

B26 MARAUDER ITALIE

B26 MARAUDER en Italie.

Le 27 septembre, vient l'ordre de mouvement pour la France. L'échelon maritime quitte le premier la Sardaigne en direction de Marseille. Le 4 octobre, les B.26 atterrissent à Istres; ils y poursuivent leur entraînement avant de faire mouvement sur Bron, le 10 novembre.

Les 31e et 34e escadres sont maintenant placées sous les ordres du Ier corps aérien français. Afin d'assurer une parfaite coordination entre le Ier C.A.F. etn les escadres, un état-major de brigade est créé. Il entre aussitôt en fonctions, mais ce n'est que le Ier décembre, lors de la réorganisation de l'aviation de bombardement française, que naîtra officiellement la "brigade de bombardement moyen porteur", plus connue sous le nom de IIe brigade de bombardement.

Le 17 novembre, les deux escadres accomplissent leur première mission au-dessus de l'Allemagne. Le pont ferroviaire de Neuenbourg doit être détruit. C'est la 34e escadre qui fournit la plus grande partie des avions. Dès que la formation arrive sur l'objectif, des tirs, très denses, de Flak encadrent les appareils. Atteint de plein fouet, un avion du groupe II/63 explose et va s'écraser contre le pont. Deux parachutes seulement sur cinq se sont ouverts. Cinq autres Marauder sont touchés et reviennent avec des blessés.

Le 4 février , le pont de Neuenbourg est atteint. Exploit remarquable d'audace raisonnée que le chef du 3e bureau de l'état-major de la 34e escadre accomplit seul, à bord d'un Marauder, dans des conditions extrêmement difficiles et périlleuses.

Le 9 au matin, l'Alsace entière est libérée.

En dépit des conditions atmosphériques très défavorables, l'aviation française a participé efficacement à la victoire de nos troupes. Les pertes de la chasse sont d'importance: 3 pilotes à la 4e escadre et, au seul groupe 1/5 Champagne, 4 chasseurs dont le commandant d'unité. Les bombardiers moyens ont, eux aussi, payé un lourd tribut: un équipage a été tué, 2 Marauder abattus.

Février-mars 1945.

Le 22 février est déclenchée une opération d'ensemble puissante sur les voies ferrées allemandes. Les alliés visent deux buts:

- désorganiser d'abord le trafic ferroviaire allemand;

- provoquer ensuite une grève des cheminots.

Toutes les forces aériennes alliées disponibles (6.000 appareils environ) participent à cette action. Les chasseurs bombardiers coupent les voies ferrées tandis que les bombardiers moyens attaquent les gares, les centres de triage et les dépôts de matériel roulant. Pour sa part, notre IIe brigade de bombardement (31e et 34e escadres) reçoit du commandement américain l'ordre de détruire une douzaine de gares dans la région sud de la Forêt Noire.

La 31e escadre attaque successivement, par groupes de 6 Marauders, les gares de Stockach, Waldwies, Engen, Loffingen et Neustadt, tandis que la 34e déverse ses bombes sur Haslach, Biberach, Triberg, Hinterzarten et Steinach.Tous les objectifs sont détruits à l'exception de Waldwies.

 

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(collection: Yves GARCIA)

Le 23 février, 48 Marauders des 31e et 34e escadres attaquent le dépôt de munitions et d'essence de Saint-Ingbert, à 10 kilomètres au nord-est de Sarrebrück. Le jour suivant, le pont ferroviaire de Rinthal saute. Puis c'est un groupe d'usines à Emmendingen qui est anéanti le dernier jour de février.

Le colonel commandant la IIe brigade de bombardement lance l'ordre du jour dont voici le préambule.

I° L'attaque se déclenche aujourd'hui sur le front de la VIIe armée américaine et de la Ire armée française, afin de chasser complètement les Allemands de la rive gauche du Rhin, de Bingen à Lauterbourg, après avoir enfoncé de vive force la position Siegfried dans sa partie la plus forte.

2° La IIe brigade de bombardement participe à cette action en appui direct des forces françaises;

3° Le Colonel, commandant la brigade, demande a tout le personnel sous ses ordres un effort particulier, peut-être l'ultime de cette guerre.

Le matin même de l'offensive, par très beau temps, 70 bombardiers moyens français pilonnent les positions ennemies au sud-ouest de Deux-Ponts. La Flak, toujours précise, n'entrave pas l'opération qui est renouvelée le lendemain avec le même nombre d'appareils.

Cette journée bien remplie s'achève par l'arrivée des 31e et 34e escadres de bombardement sur le terrain de Saint-Dizier.

LES OPÉRATIONS EN ALLEMAGNE ET EN AUTRICHE.

Outre leurs nombreuses missions d'appui aérien, les escadres de chasse poursuivent la destruction des arrières de l'ennemi. Les trains et les convois routiers sont les principaux objectifs des "Jabo" au cours de leurs attaques sur Willingen, schweningen, Tubingen, Freudenstadt.

Les bombardiers moyens complètent cette oeuvre de désorganisation par des actions puissantes contre les dépôts de ravitaillement de l'adversaire. Le 8 avril, le dépôt de carburants de Geislingen est attaqué par les Maraudeurs de la 31e escadre. Le lendemain, les Maraudeurs des 31e et 34e escadres incendient les réservoirs de Weisserhorn.

 

edmond garcia (9) Martin Marauder B26 (9)

(collection: Yves GARCIA)

 

Le 10 avril, les Thunderbolt de la 3e escadre bombardent les batteries qui, d'Asperg, tirent sur les éléments avancés français; les bombardiers moyens appuient les troupes américaines. Celles-ci sont parvenues devant Schweinfurt, mais la ville, puissamment fortifiée, interdit toute nouvelle progression. Pour appuyer l'attaque terrestre, le 42e wing américain et les deux escadres françaises de Marauders qui lui sont rattachées engagent la totalité de leurs moyens. C'est ainsi que 72 Marauders français participent au bombardement. La Flak réagit violemment.

Les avions de la 34e escadre lâchent 118 bombes de 1.000 livres; puis, 33 appareils de la 31e escadre larguent, à leur tour, 223 bombes de 500 livres. Lorsque les bombardiers quittent Schweinfurt, la ville est en flammes.

Le lendemain, 11 avril, nos Marauders bombardent le dépôt de munitions de Strass, près d'Ulm.

 

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Cérémonie militaire à Saint-Dizier.

(collection: Yves Garcia)

 

Le 18, nos bombardiers moyens qui, revenus du front de l'Atlantique, sont maintenant basés à Saint-Dizier. attaquent le terrain de Reinstetten, près d'Ulm. Les installations sont incendiées, les pistes bouleversées; 6 avions sont détruits au sol.

Le lendemain, nos Marauders font un raid important contre des dépôts de l'armée allemande. La 31e escadres bombarde un centre de ravitaillement dans les faubourgs d'Ulm et la 34e le dépôt de munitions de Donaueschingen.

Pour leurs derniers vols, les Marauders français n'ont pas à subir les attaques des Me 262 et c'est par un coup de maître qu'ils terminent la guerre; le 25 avril, les deux escadres attaquent le dépôt de munitions d'Ebenhausen. Les bombes atteignent en plein centre l'objectif qui explose.

(Source: LES FORCES AERIENNES FRANCAISES de 1939 à 1945)

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Colonel Henry de Boisboissel

http://www.boisboissel.fr/histoirefamille/XX/henry/henry.htm

 

 

edmond garcia Marauder B26

(collection: Yves GARCIA)

yves garcia (16)

Défilé de la victoire à St Dizier en 1945, peut-ête le 1/32 Bourgogne?.

(collection: Yves GARCIA)

 

yves garcia (15)

B-26 MARAUDER 5 janvier 1946.

(collection: Yves GARCIA)

 

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B-26 MARAUDER Paris 14/07/1946.

(collection: Yves GARCIA)

 

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B-26 MARAUDER Paris 14/07/1946.

(collection: Yves GARCIA)

edmond garcia B26,Paris (2)

B-26 MARAUDER Paris 14/7/1946.

(Collection: Yves GARCIA)

 

yves garcia Paris,défilé de Marauder B26

B26 MARAUDER sur Paris.

(collection: Yves GARCIA)

 

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B26 MARAUDER  sur Paris.

(collection: Yves GARCIA)

 

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(collection: Yves GARCIA)

LEGRAND, à Rochefort-sur-Mer en 1939.

SAL-28

L'insigne de la SAL-28 : un éléphant debout, dessiné par Asnard.

- Constituée sur Henri Farman, l'escadrille n°28 se trouvait en août-septembre 1914 sous la responsabilité de l'armée de Paris. Commandée par le capitaine Mailfert, cette unité quitta Issy-les-Moulineaux pour Amiens le 17 septembre 1914 et fut rattachée au groupe des divisions territoriales placé sous le commandement du général Brugère. Au début d'octobre elle rejoignit Amiens, puis s'installa à Doullens, d'où elle participa à la bataille de Picardie. Une quinzaine de jours plus tard, la HF-28 fut placée sous les ordres du 10ème corps d'armée et elle fut basée à Léalvillers, près d'Albert, le 12 novembre suivant.

Après avoir été mise à la disposition du 11ème corps, l'escadrille partit pour Saint-Cyr le 8 janvier 1915 afin de se ré-équiper sur Caudron G.3, devenant ainsi C-28. Dirigée par le capitaine Volmerange, elle fut mise à la disposition de la 56ème division d'infanterie, en ligne à Vauchelles, dans la Somme, le 10 février suivant. Après être passée par Mondicourt, elle fut placée sous le commandement de la Xème armée et rejoignit le 27 octobre 1915 le front de Champagne.

Le capitaine Volmerange ayant été remplacé par le lieutenant Pacaud au début de juillet 1916, la C-28 quitta le secteur de la ferme d'Alger, au nord de Châlons-sur-Marne, le 11 de ce mois pour être rattachée au 11ème corps d'armée, sur la Somme. L'escadrille devait participer à l'offensive lancée par les armées franco-britanniques dans cette région. Basée à Givresnes jusqu'en février 1917, elle quitta ce terrain d'aviation pour se rendre à Ham, où elle demeura jusqu'en juillet.

Elle fut ensuite mise sous les ordres du capitaine Aubé (4 juillet 1917) et partit pour julvécourt, en tant qu'escadrille du 2ème corps d'armée, avec les Sopwith 1 1/2 Strutter sur lesquels elle avait été transformée au milieu de l'année 1917.

Au début de 1918, alors que la SOP-28 était confiée au lieutenant Seyer, le haut commandement décida de la convertir sur Salmson 2.A2. Rebaptisée SAL-28, cette unité prit part notamment aux batailles menées en Picardie, puis autour du saillant de Saint-Mihiel.

Quand l'armistice entra en vigueur, la SAL-28 était à Frescaty. Dissoute en juillet 1919, elle fut reconstituée en tant que 1re escadrille du groupe de Cazaux et devint, en janvier 1937, 3ème escadrille du groupe II/19.

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