LA VIE AUX GROUPES LOURDS
LA VIE AUX GROUPES LOURDS
Les très belles fresques murales peintes par le capitaine GALLOIS.
Capitaine GALLOIS
La libération de Paris fut l'occasion d'une grande fête à ELVINGTON. Pour dire vrai, la soirée avait été fixée longtemps à l'avance pour la fin août et, entre deux missions, les spécialistes préparaient les décors.
Mais au fur et à mesure que les Alliés avançaient en France et approchaient de Paris, la fièvre générale bouleversa tous les plans et permit de faire mieux, de voir plus grand afin que la fête des lourds soit aussi la fête de la libération.
Tout en poursuivant leurs opérations ou en préparent les missions, les équipages et le personnel à terre vinrent en aide à ceux qui avaient été spécialement chargés de préparer la Iére soirée réception des bombardiers Français en Grande-Bretagne.
Après plusieurs nuits de travail le grand jour arriva et tous vinrent contempler leur oeuvre et imaginer les réactions des invités. Mais la guerre a des exigences. Quelques heures avant le début de la fête une mission inattendue vint tout annuler et la réception fut reportée, sans beaucoup de chance, au lendemain.
C'est un bon souvenir maintenant, mais le 27 août beaucoup furent désappointés. L'ensemble du mess avait été décoré. Il fallait symboliser la France. Paris, l'Empire d'où venaient les groupes lourds, et l'Aviation.
Une salle fut transformée en un jardin à la française, avec fontaine lumineuse, buis taillés, bosquets, etc... Le buffet rappelait l'Afrique du Nord par des fresques de Meknes et de Marrakech, le réfectoire devint la Place du Tertre avec la devanture de la Mère Catherine et une vue sur Paris la nuit, le bar enfin, fut un bar d'escadrille de la guerre 14-18.
Au mess des sous-officiers, un effort analogue avait été accomplie les salles de jeu et de lecture furent très heureusement décorées et installées. C'est dans ce cadre que les équipages et les spécialistes poursuivirent jusqu'à la paix leur dure travail. Une fois les missions le personnel disposant d'un peu plus de loisirs continua d'améliorer les mess et d'organiser des soirées qui eurent beaucoup de succès. Ceux d'ELVINGTON n'ont pas manqué de prouver ce que pouvaient l'ingéniosité et le goût français.
Bien qu'elle ait été reportée au dernier moment et que beaucoup d'invités venus de Londres durent repartir sans y assister, la fête restera un évènement mémorable et si le règlement de la R.A.F. n'avait pas imposé qu'elle cesse à minuit on aurait, cette nuit là, dansé jusqu'à l'aube à ELVINGTON. A l'occasion de la nouvelle année, une autre "party" permit de continuer la décoration permanente du mess qui avait été commencée pour la fête de la Libération de Paris. Une carte lumineuse en relief et un décor mural représentant le Sud de l'Angleterre devaient compléter la décoration du bar et des panneaux figurant Paris la nuit, celle du réfectoire.
(source: BULLETIN DES FORCES AERIENNES FRANCAISES EN GRANDE-BRETAGNE N°19 1945 collection J.P. DELMAS)
(collection: Nicole ROUSSEAU PAYEN)
Mess des Officiers d'ELVINGTON.
Le bar Elvington août 1944.
(collection: Nicole ROUSSEAU PAYEN)
Le bar Elvington en août 1944.
(collection: Nicole ROUSSEAU PAYEN)
Le jardin Elvington août 1944.
(collection: Nicole ROUSSEAU PAYEN)
Aucune indication sur les noms des deux aviateurs devant la fresque peinte par le lieutenant Paul BENOIST.
(collection: Jean-Paul DELMAS)
Fresque peinte dans la salle des officiers par le lieutenant Paul BENOIST chef de l'armurie.
(collection: Jean-Paul DELMAS)
Elvington août 1944.
(collection: Nicole ROUSSEAU PAYEN)
Elvington août 1944.
(collection: Nicole ROUSSEAU PAYEN)
































