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HALIFAX GROUPES LOURDS FRANCAIS SQUADRONS 346 et 347 R.A.F
HALIFAX GROUPES LOURDS FRANCAIS SQUADRONS 346 et 347 R.A.F
HALIFAX GROUPES LOURDS FRANCAIS SQUADRONS 346 et 347 R.A.F
HALIFAX GROUPES LOURDS FRANCAIS SQUADRONS 346 et 347 R.A.F

Pour le souvenir des Groupes Lourds Français squadrons 346 et 347 basés a ELVINGTON en Grande-Bretagne 1944/1945 - 2/23 "GUYENNE" 1/25 "TUNISIE"
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HALIFAX GROUPES LOURDS FRANCAIS SQUADRONS 346 et 347 R.A.F
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22 avril 2011

RETOUR EN FRANCE " Les Groupes " Guyenne " et " Tunisie"

Retour en France

Les groupes "Guyenne" et "Tunisie"

Quittent leur base d'Angleterre

et se posent à Bordeaux

img934

L'un après l'autre, les groupes de bombardement lourd Guyenne et Tunisie, quittent leur base de Grande-Bretagne et rentrent en France.

Quand je pense à ce long cortège d'heures, de mois et d'années qu'il a fallu pour créer ce mot de LOURDS, lui accorder une valeur dans la guerre contre les tyrans; quand je pense à cette somme d'angoisse et à cette foule de copains restés en otages du givre, des pannes, des canons et de la nuit, je mesure mieux le prix des hommes qu'ils sont et de la liberté qu'ils ont contribué à conquérir. Maintenant les LOURDS ont leur place. Le combat qu'ils ont mené dans les ténèbres contre la puissance industrielle nazie revêt l'une des formes les plus poignantes de cette guerre et les classe à part dans cette curieuse espèce d'hommes qui pilotent encore les machines volantes.

Les saisons ont versé sur eux leurs brumes, leurs neiges et leurs tendresses. L'école qui leur a enseigné à semer la terreur en Allemagne les a rompus à l'éreintante monotonie des alertes, des contre-ordres et des vols.  Ils savaient goûter l'oubli de leurs courses dans les salles de cinéma d'York ou dans la pêche à la ligne, près d'une écluse où des troupes de lamproies bondissaient dans le courant d'eau sale. Ils ont toujours guetté, redouté ou espéré le crépuscule de l'aube, le lever ou le coucher de la lune, le brouillard et le ciel clair. Tant de fronts chauds et de fronts froids de nuages les ont roulés dans leur épaisseur et leurs grains que leur âme en est plus hâlée que leur visage.

Ils savent ne plus s'étonner de rien. Leurs impatiences se sont usées à la meule du temps et à cette incroyable, à cette monumentale patience de la Royal Air Force, sûre d'elle même et de son destin, qui tournait lentement dans un rythme de planète tranquille, où ils n'étaient que cent équipages sur cent mille et les représentants d'une nation parmi les représentants de vingt autres.

La rivière débordait et regagnait son lit: les pêcheurs apprenaient comment on trouvait une place assise dans l'autobus qui menait les permissionnaires à la ville. Un jour, après trente ou quarante raids dont ils rentraient avec des visions d'explosions astrales et des mesures d'étoiles, on les retenait sur la rive de la guerre.

Et voici que les LOURDS sont rendus à la vie et à leur patrie. Le givre, les pannes, les canons et la nuit ont sacrifié le plus grand nombre de leurs otages. Les rescapés rentrent. Avant de se poser à Bordeaux, ils défilent sur Paris qu'ils évitaient autrefois. L'exil prend fin pour eux. Le soleil d'automne dore leurs ailes noires que tant de projecteurs ont éclairées sur la Ruhr, et nous, d'en bas, nous levons les yeux vers eux, vers leur gloire d'hommes des nuits revenus, après la victoire, sur la terre paternelle et douce où la lumière les attend

Par Jules ROY.

img935

(collection: Régis JOUHAUD)

Les groupes français de bombardement lourd qui, depuis des mois et des mois participaient à l'effort de guerre du "Bomber Command" britannique rentrent en France avec leurs appareils.

Samedi dernier, vers 16 h 30, les "Halifax" du groupe "Guyenne" emplissaient le ciel de Paris de leur ronflement: nos bombardiers, venant de leur base anglaise d'Elvington, saluaient Paris avant de se poser à Bordeaux où ils seront désormais basés.

 

halifax IMG_2524 (3) 

Halifax au-dessus de Bordeaux.

(collection: Nicolas Ragueneau)

 

Lundi prochain, 29 octobre, à son tour, le groupe 1/25 "Tunisie" quittera l'Angleterre et passera sur Paris vers 15 h 15.

BORDEAUX halifax_Joyau_dg

(collection: Yohan ZERDOUN)

L'aviation française, et la France tout entière saluent avec joie et fierté les porteurs de foudre héroïques qui les ont si vaillamment représentés au sein de la Royal Air Force et qui ont tant payé au destin !

(source: AVIATION FRANCAISE N°38 du 24 Octobre 1945)

Commentaires
C
Bonsoir Nicolas,et merci de votre message. Une photo de Halifax au dessus de Bordeaux, ça sort du commun!<br /> <br /> Savez vous quel code est inscrit sur l'avion ?<br /> <br /> Merci à vous,<br /> <br /> Cordialement,<br /> <br /> Christophe
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N
Je possède une photo aérienne prise d un Halifax photographiant le vol des Halifax survolant la place des quinconces à Bordeaux.<br /> <br /> Cela intéresse t il. Si oui comment la faire passes et à qui?
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C
j'apprends seulement maintenant qu'il y avait 2 équipages par avion! le mien était sacré et il m'appartenait. j'y avait dessiné un petit bonhomme qui courait avec une bombe sous le bras en pointant son index vers l'allemagne
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F
Bonjour Christophe, <br /> autant pour moi, mon doigt a dévié de la bonne touche, le PN170 était bien codé C.<br /> <br /> en ce qui concerne l'identité des Halifax, elle n'est absolument pas en fonction du code que l'on peut leur attribuer. Puisque vous avez en main ce N° hors-série, vous pouvez constater que certains ont eu bon nombre de lettres codes(ex. LL551: V,F,S,A,D ou encore MZ741: C,U,R,A) La seule et vraie identité d'un appareil réside dans son sérial c'est ainsi, toujours à titre d'exemple que le Halifax LK731 sera KN-K au 77 Squadron à Elvington pour devenir le H7-E au 346 Sqn Guyenne<br /> et ensuite L8-N, lorsqu'il sera transféré au 347<br /> Sqn Tunisie, son serial demeurant toujours le même.<br /> En résumé, et comme expliqué dans mon récent ouvrage sur les Lourds, les changements successifs des lettres codes répondent au besoin de maintenir la continuité du système des marques suite aux réparations, révisions, pertes ou mutations des appareils.<br /> <br /> Cordialement.<br /> G.F.<br /> <br /> <br /> <br /> Cordialement.<br /> G.F.
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D
Ce qui me fait énormément plaisir c'est que l'intérêt sur les souvenirs de nos anciens commencent à prendre forme un excellent présage pour l'avenir<br /> Philippe
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C
Bonsoir M. Fruchart, je vous remercie de votre réponse. Je vois que l'avion piloté par mon grand pere a donc du rester en Angleterre à la fin de la guerre... <br /> Néanmoins, je vous confirme bien qu'il volait sur le H7-C, et non le H7-N . Le H7-C, bien reconnaissable,avait un nose art particulier (très bien représenté dans votre excellent travail sorti dans un numéro hors série d'un magazine), avec un forban coupant la tête d'Hitler. J'ai des photos des deux équipages ensemble, Calmel+Vialatte, et des photos de chaque équipage prises séparément (équipage Calmel puis équipage Vialatte), devant cet avion, le H7-C.<br /> De plus ,les mémoires de mon grand père évoquent le "Charlie" et pas le "November". PAr contre, elles évoquent un "Charlie" qui a été réformé suite au raid sur Saint Vith fin décembre 1944. C'est peut être à la suite de cela que le serial number de l'avion a changé ?
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F
Bonjour,<br /> <br /> désolé mais cet Halifax n'est pas celui que pilotait votre grand-père, le s/c Busnel.<br /> <br /> Calmel et Vialatte ont opéré sur le Halifax PN170/H7-N qui est resté en Grande-Bretagne après les opérations.<br /> <br /> Tous les Halifax qui ont été cédés aux Français et qui, donc, sont arrivés en France avaient leurs sérials dans la série RG, en l'occurence et pour le Guyenne cet Halifax était le RG645/H7-N.<br /> <br /> Calmel et Vialatte ayant été mutés, après leurs tours d'opérations,au Camp de Camberly respectivement les 11/01/45 et 18/04/45, ce n'est donc aucun d'eux qui est rentré en France avec cet appareil.<br /> <br /> Cordialement.<br /> G.F.
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C
Bonjour à tous ! <br /> Je vois sur cette photo que l'avion représenté est celui piloté par mon grand père,le H7-C, et commandé par le lieutenant Vialatte.<br /> Or cet avion, comme les autres,avait deux équipages. <br /> Sait-on quel équipage a ramené l'avion ce jour là ? Celui de Vialatte ou celui de Calmel ?<br /> Bian amicalement,<br /> Christophe
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D
Bonjour Michel<br /> Merci pour le message, j'attends avec impatience d'avoir d'autres contacts concernant le personnel au sol, soit des Anciens ou des enfants, pour pouvoir faire la liste du personnel. J'ai pris contact avec Monsieur LUDARNELLI j'attends une réponse, "la santé revient tout doucement"<br /> A bientôt<br /> Philippe
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D
Bonjour,<br /> <br /> Mon père était un de ces "volants" du Guyenne mais a toujours dit son admiration et sa reconnaissance pour les "rampants". <br /> Il savait que sans vous, rien n'était possible.<br /> <br /> Ceci dit, si les "rampants" veulent figurer ici ou sur d'autres pages et d'autres sites, c'est aussi à eux de fournir des souvenirs et des témoignages sur tous les conflits, non ?<br /> <br /> Amicalement.
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L
C'est après le débarquement des alliés en Algérie que j'ai été mobilisé, à l'âge de 19 ans,incorporé dans de l'aviation, et envoyé en Angleterre sur le "Strathmore".<br /> Incorporé dans la Chasse puis dans le Lourd, je me suis retrouvé, un jour, à Elvington.<br /> Bien entendu, comme issu de l'école, comme tant de jeunes, et comme dans toutes les armées, je me suis vu, à mon corps défendant, deuxième classe "rampant".<br /> J'ai été heureux de découvrir ce site qui m'a rappelé beaucoup de souvenirs et c'est un peu avec nostalgie que je lis toute les histoires qui y sont narrées.<br /> Seulement voilà : Les "rampants" y sont complètement oubliés et pourtant, sans eux, il n'y aurait pas eu ces Groupes Lourds.<br /> Ceci dit, j'ai toujours admiré les "Volants" et leur courage !
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