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HALIFAX GROUPES LOURDS FRANCAIS SQUADRONS 346 et 347 R.A.F
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HALIFAX GROUPES LOURDS FRANCAIS SQUADRONS 346 et 347 R.A.F

Pour le souvenir des Groupes Lourds Français squadrons 346 et 347 basés a ELVINGTON en Grande-Bretagne 1944/1945 - 2/23 "GUYENNE" 1/25 "TUNISIE"
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HALIFAX GROUPES LOURDS FRANCAIS SQUADRONS 346 et 347 R.A.F
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hommage
4 juin 2012

HOMMAGE AU CAPITAINE BERAUD

MAIS DEMAIN

NOUS RECOMMENCERONS...

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Equipage du capitaine BERAUD du "Guyenne" avec les mécaniciens au sol, abattu le 4 novembre 1944 au cours d'une mission sur BOCHUM.

Cet article, dédié au Capitaine BERAUD, porté disparu lors du dernier raid sur BOCHUM dans la Ruhr, a été écrit par un de ses camarades de combat et traduit les impressions vécues par tous les équipages de cette mission, une des nombreuses effectuées par les Groupes Lourds Français de la R.A.F., sur les objectifs industriels d'Allemagne.

Seize avions du Groupe participent à l'opération. L'objectif ce soir est une usine de pétrole synthétique et un centre férroviaires importants dans la Ruhr.

- Au cours de la nuit, le Halifax du Capitaine BERAUD est atteint par une rafale de mitrailleuse d'un chasseur de nuit. Les sept membres de l'équipage réussissent à sauter en parachute. Hélas, deux d'entre eux ne survivront pas: le lieutenant RAFFIN tombe sur une ligne à haute tension et meurt électrocuté. Le capitaine BERAUD pour sa part tombe non loin de là, son parachute déchiré. Ils avaient déclaré que " quoi qu'il arrive ", ils resteraient unis. Ils le sont dans la mort, enterrés dans le même cimetière, le cimetière communal de STOMMEIN.

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- A trois cents pieds après le décollage l'avion est entré dans la crasse. La nuit est presque tombée. Les paquets de brume traînent au sol. La faible lueur du tableau de bord me renvoie les indications des instruments qui sont notre vie. Déjà les difficultés surgissent. Il y a des jours comme cela, des jours où dès le départ on sent rôder dans l'air une ambiance malsaine, des jours où le pilote ne dit pas comme d'habitude aux autres membres de l'équipage: "Aujourd'hui, ça ira." Et aujourd'hui il me semble que la mission sera plus dure que d'habitude.

BOMBER COMMAND-82

  - Nous avons traversé huit mille pieds de nuages et maintenant nous volons près des camarades dont les lumières rouge, verte et blanches se mélangent aux étoiles. Et je pense. Je pense à tous ceux que j'aime et que peut-être je ne reverrai jamais. Ce n'est pas de l'émotion. C'est peut-être de l'angoisse. Mais c'est plus fort que moi. Je ne peux m'empêcher d'y penser. Peut-être mon coeur bat-il un peu plus vite que d'habitude. Je ne sais pas.

- Louis, tu peux monter.

- Le navigateur vient de me tirer de mes réflexions et de me rappeler à la réalité. Et je monte. 10.000, 12.000, 15.000 pieds. L'oxygène est branché, qui vous dessèche la gorge et vous brûle les poumons. Tous les avions viennent d'éteindre leurs feux de navigation et à bord on vérifie le black-out. Aucune lumière ne doit percer à l'extérieur. J'observe le ciel et ne vois rien. C'est cela, le vol de guerre de nuit. La nuit, tout prend des proportions anormales. On se bat contre un ennemi qu'on ne voit pas, et le pire ennemi est peut-être l'obscurité. Pendant des heures on regarde, on scrute le ciel, on essaie de deviner les ténèbres et pendant des heures on ne voit rien. Si, pourtant tout à coup, juste devant moi, une énorme lueur. Chacun à bord a compris tout de suite. Deux avions sont entrés en collision et le navigateur note sur son journal de bord: " 19.02 grosse explosion chute de deux avions en mer. "

BOMBER COMMAND-111

Et maintenant nous volons à 18.000 pieds

- Et maintenant nous volons en palier à 18.000 pieds. L'effort ce soir est de sept cent cinquante avions sur l'objectif. C'est quelque chose sept cent cinquante avions qui, dans la nuit, avancement groupés sans se voir. La tactique est de passer en masse et de passer à l'heure. Sa sécurité personnelle en dépend comme en dépend celle de l'ensemble des avions. Les retardataires, les traînards sont un gibier facile pour la chasse et la D.C.A. ennemies. Ce souci de l'heure est constant. Depuis le début du vol le vent est contre nous et plus fort que prévu et le navigateur me dit:

- Nous prenons du retard. Est-ce que tu peux forcer l'allure ?

- Non, c'est impossible

- Depuis le début de la montée, nous marchons au régime maximum autorisé, et en palier j'ai conservé ce régime.

- Mais voici la côte hollandaise, le territoire ennemi, les premières réactions de la D.C.A. et des projecteurs. La grande sarabande commence. Je n'essaierai pas de la décrire. Il faut l'avoir vécue pour se l'imaginer. Encore ce n'est rien quand tout va bien mais il faut compter aussi avec la machine, et en effet j'entends la voix calme du mécanicien annoncer:

- L'intérieur gauche chauffe. La température est à 120. Il faut réduire.

- L'intérieur gauche est réduit et nous continuons vers l'objectif. Maintenant il est certain que nous ne pourrons pas rattraper, d'autant plus que l'intérieur droit lui aussi commence à chauffer. Deux moteurs sont au régime maximum, deux moteurs sont réduits. Cela ne fait rien. Tant pis. Tant pis pour le retard. Tant pis pour l'heure. Tant pis pour tout. Nous poursuivons notre marche vers le but.

Au-dessus du territoire allemand

- Nous sommes maintenant en territoire allemand. Et bientôt au loin  l'objectif nous apparaît éclairé par les premiers incendies. Une centaine de projecteurs en barre le chemin. Il faut traverser ce barrage, éviter, virer, piquer jusqu'à ce que le barrage  est franchi et l'objectif approche. Des éclatements de feu, des flocons noirs illuminés par l'incendie et par le faisceau des projecteurs sillonnent le ciel. La mise en direction commence. Cap 110. Tout droit. L'avion avance dans le feu, les éclatements de D.C.A. et la lumière des "flares." Cap 110.

- Tout droit. C'est une vision d'Apocalypse. Cap 110. Tout droit. Je surveille les instruments et le ciel. 750 avions sont sur l'objectif et je ne les vois pas. Cap 110. Tout droit.

- Pilote attention, on va bombarder. On bombarde. Encore trente secondes en ligne droite pour la photographie. Trente secondes qui sont des siècles, et je vire.

- Sur notre droite maintenant je jette un coup d'oeil vers la ville où les rues sont tracées par le feu, simple coup d'oeil car il faut continuer à observer le ciel et fouiller l'obscurité. Les chasseurs sont dans les parages. Les "flares" s'allument. Les fusées montent. Au sol les feux clignotent. Cela sent et ça pue le chasseur.

- Mitrailleurs, faites attention.

Deux avions dégringolent

- Et en effet devant nous deux avions dégringolent et s'écrasent en feu au sol. Il faut se défendre. On évolue. A côté de nous un avion est pris par cinquante projecteurs et désemparé arrive au tapis. C'est un spectacle féérique et sauvage. On évolue. Virages, changements d'altitude. On se défend comme on peut. On se défend contre un ennemi qu'on ne voit toujours pas. Je pique, je pique. Je pique toujours. Et maintenant je vole juste au-dessus des nuages. En dessous de nous une "flying bomb" fait du vol de groupe avec nous et parfois je l'aperçois dans un trou. Ne serait-ce pas un "jet propel"? On évolue.

- On évolue et ainsi nous gagnons la Belgique, terre amie. Seul le risque de chasseurs subsiste. Mais petit à petit la bataille diminue d'intensité. Peu à peu le ciel semble perdre sa vie. Maintenant tout est rentré dans le calme. Je dis au mécanicien qui pendant une heure est resté à côté de moi observant les ténèbres et prêt à m'aider:

- "C'est fini. Vous pouvez aller vérifier si toutes les bombes sont parties."

- La bataille est terminée. Depuis plus d'une heure je suis crispé aux commandes. L'oeil en éveil, prêt à agir dans le dixième de seconde qui suit, prêt à exécuter la manoeuvre qui peut-être pourrait nous sauver. Maintenant les muscles se relâchent, les nerfs se calment se laisse aller. C'est la détente après l'effort. Le radio s'approche de moi et avec un sourire me fait signe du pouce. Je lui serre la main. Il y a cinq ans que l'on vol ensemble, animé par le même esprit et la même confiance réciproque. Et depuis que nous sommes en Angleterre c'est la 24ème fois que je lui serre la main dans les mêmes conditions. Les dangers courus ensemble pendant ces cinq années de guerre ont scellé notre amitié.

- La première partie de la mission est terminée. La seconde va commencer. Il s'agit de rentrer à la base. La météo nous a annoncé l'arrivée d'un front nuageux à l'heure du retour , et en effet au fur et à mesure que nous approchons de la base, le plafond baisse et la visibilité diminue. A quelques minutes de l'aérodrome je branche le R.I. Alors je commence à entendre la voix des camarades. Je le reconnais. "Tiens, voilà A... Voilà B... Depuis près de cinq heures nous nous battons isolés. Perdus dans l'immensité de la nuit, seuls contre l'ennemi, contre les éléments, contre l'obscurité. Et cela fait plaisir après ce dur combat solitaire, de retrouver ses amis, ses camarades. Je les cherche dans le ciel et suis heureux de les savoir, comme moi, rendus au port.

ça y est

- Mais la mission n'est pas terminée. Pour le moment je surveille le ciel pour éviter la collision fatale. Une nouvelle fois je dis "Mitrailleur, faites attention" J'observe la piste et prépare l'atterrissage. L'avion est secoué par de violents coups de tabac. Au sol il fait une violent tempête et tout à coup dans le ciel jaillit une fusée rouge. Un avion vient de faucher son train à l'atterrissage. L'aérodrome est inutilisable et on nous envoie nous poser sur un autre terrain où dans les rafales de vent je mène l'avion au sol. Lentement il s'arrête. Je fais le point fixe et je coupe les moteurs. Je suis fatigué. Je suis éreinter. Il faut encore bloquer les commandes pour éviter qu'avec la tempête elles ne se détériorent. Cela y est. Pendant une seconde je ferme les yeux et respire profondément. C'est fini.

- Non, ce n'est pas fini. Nous avons encore à subir l'interrogation et apprendre que cinq avions sur seize manquent à l'appel. Demain il seront portés "missing" mais demain aussi nous recommencerons.

( L.B.)

21 mai 2012

CRASH D'UN LANCASTER EN 1945 HOMMAGE AUX VICTIMES

Il y a 67 ans le crash du Lancaster 766

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http://www.dna.fr/edition-de-colmar/2012/05/06/il-y-a-67-ans-le-crash-du-lancaster

Le 7 février 1945, un bombardier Lancaster s'écrasait à Hohrodberg tuant les sept membres d'équipages du 103 squadron R.C.A.F. Il venait de percuter l'appareil de David Fellowes lors d'un raid aérien sur Munich.

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Monsieur Jean WOUTAZ - 1921/2008

Citoyen de HODROD c'est à son initiative que les équipiers de ce bombardier ne sont plus des "Soldats inconnus".

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Plaque commémorative de l'équipage du 103 squadron R.C.A.F. Les victimes de ce crash sont enterrées au cimetière de MUNSTER.

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La Stèle de l'équipage du 103 squadron R.C.A.F.

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Mr Patrick BAUMANN

Gamin, il dessinait des avions et comptait ceux qui passaient dans le ciel de Holtzwihr. Adulte, Patrick BAUMANN est devenu archéologue aérien reconnu. Ses recherches d'épaves d'avions abattus pendant la Seconde Guerre mondiale ont permis de retrouver la trace de survivants et de redonner une identité à des victimes "portées disparues"

http://www.lalsace.fr/actualité/2012/03/26/patrick-baumann-archeologue-aerien

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Mr Maurice MARTIN, ??.

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Discours de Mr Benoît ERNST maire de la commune.

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Monsieur David FELLOWES mitrailleur sur Lancaster du 460 Squadron.

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Notre ancien des Groupes Lourds Monsieur Maurice MARTIN mitrailleur au Groupe 2/23 Guyenne.

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Les anciens combattants d'Hohrodberg

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Mr Benoît ERNST, Mr Patrick BAUMANN.

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Plaque explicative du crash

http://alsace.france3.fr/info/haute-alsace/crash-d-un-lancaster-en-1945-un-survivant-raconte-73818982.html

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Le panneaux fut dévoilé par Monsieur David FELLOWES mitrailleur sur Lancaster, 33 missions au 460 Squadron et Monsieur Maurice MARTIN mitrailleur-supérieur au 346 Squadron 2/23 Guyenne.

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De gauche à droite:

Mr Benoît ERNST, ??, Patrick BAUMANN, Maurice MARTIN, David FELLOWES, ??.

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Mr Maurice MARTIN (346 Squadron 2/23 Guyenne)

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Mr David FELLOWES (460 Squadron)

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les_mitrailleurs_reprennent_de_l_altitude

http://www.dna.fr/edition-de-colmar/2012/05/09/les-mitrailleurs-reprennent-de-l-altitude

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??, Mr Maurice MARTIN 2/23 Guyenne 346 Squadron.

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Interview de David G. Fellowes, ancien combattant britannique de la Royal Australian Air Force, par France3 alsace. 

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http://www.lalsace.fr/haut-rhin/2011/10/19/le-memorial-raf-lieu-de-pelerinage-au-hohrodberg

4 mai 2012

En hommage à un as de l'aviation Yves MAHE

Hommage à un as

de l'aviation

Yves MAHE

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De gauche à droite:

Lord Mayor of York The Rt Honourable Councillor David HORTON, Sherrif's Lady Anne DELLER, Sheriff of York Councillor Alan DELLER, et Ian REED directeur du Y.A.M.

Du 1er au 5 mai 2012, le Yorkshire Air Museum organise une exposition intitulée "The French In Forces", à York (Royaume-Uni). Cette semaine est consacrée à Yves MAHE, pilote des Forces Aériennes Françaises Libres (FAFL) et au tristement célèbre bombardement, The Bardeker Raids, qui a eu lieu le 29 avril 1942. Cette célébration intervient 70 ans après la défense de la ville par le pilote français.

A voir sur le lien suivant:

 

http://www.defense.gouv.fr/air/actus-air/semaine-the-french-in-york-en-hommage-a-un-as-de-l-aviation

28 avril 2012

EN MEMOIRE DE DEUX AVIATEURS DE LA BASE 113 DE SAINT-DIZIER

EN MEMOIRE DE DEUX AVIATEURS

de la Base 113 de Saint-Dizier

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(Photo Nicolas le Lièvre)

Françis FROIDEVAUX, Patrick ESTRADE

Demain après-midi aura lieu l'inauguration de la Stèle en hommage à l'équipage décédé lors du crash d'un Mirage IV, il y a 37 ans. Un projet lancé par deux civils, aujourd'hui à la retraite.

Message sur le lien suivant:

http://www.sudouest.fr/2012/04/26/en-memoire--de-de-ux-aviateurs-698928-3430.php

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Pilote/ Raymond BIOT, Navigateur: Jean-Claude GAY.

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Délégation de l'ANFAS - président Ltcl PENSEC

Pilotes: LAILLET, LACOSTE, LEONARD, GARSON, JUNG, LARAYADIEU, GAL, LANNEVERE, GAL, PICHARD.

Navigateurs: PENSEC, LUCAS, BETH, CARON, HEMMERLIN, Jean-Pol PUISNE, LASSUGUERE LANG.

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Jacques PENSEC.

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Patrick ESTRADE, Jacques PENSEC, Françis FROIDEVEAUX

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Françis FROIDEVEAUX et Patrick ESTRADE se sont mobilisés pour qu'une stèle de granit soit érigée sur le lieu du crash. En lettres d'or sont inscrits le nom et l'âge de l'équipage du Mirage IV qui s'est crashé le 9 janvier 1975, à la lisière du champ de tir de Captieux-le-Poteaux. Un sobre bloc de granit rose de Bretagne sur lequel on peut lire la formule usuelle "Ne les oublions pas".

Patrick ESTRADE n'est ni un membre ni un ami des familles. Il n'appartient pas non plus à l'Armée de l'air. Pourtant, il est à l'origine de ce projet de stèle. "Lorsque j'avais 20 ans, j'effectuais mon service militaire sur la base aérienne de Mont-de-Marsan. En tant qu'appelé, j'ai participé au ramassage des débris du bombardier. L'opération a pris plus d'une semaine. A cet âge, ça marque", raconte-t-il.

Originaire de Saint-Gaudens (31), il revenait régulièrement sur les lieux du crash. " C'était comme un petit pélerinage, dit-il. D'autant que l'endroit n'a pas changé.

Françis FROIDEVEAUX, passionné lui aussi d'aviation militaire, et plus particulièrement des avions disparus. "Je m'occupe d'entretien de stèles dans les vosges et j'alimente le site Internet Aérostèles, qui recense les lieux de mémoire aéronautiques. C'est donc tout naturellement que j'ai accepté la proposition de Patrick", assure Françis FROIDEVEAUX. Il contacte Jacques PENSEC, le président de l'Association nationale des Forces aériennes stratégiques, " il y a un peu plus d'un an".

 

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La famille près de la stèle et le Drapeau des "Arpètes" BA 722.

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 (collection photos: Claude MULCEY, le fils d'un ancien des Groupes Lourds et Jean-Pol PUISNE)

 

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27 septembre 2012

(collection: Patrick ESTRADE)

 

 

19 avril 2012

UN ANCIEN NOUS A QUITTES " Pierre Bouquet des Chaux"

UN ANCIEN NOUS A QUITTES

Pierre BOUQUET des CHAUX

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Equipage du S/Lt MATHURIN

R.A.F. Squadron 346 - F.A.F. G.B.1 - 2/23 Guyenne.

Elvington (Yorks) 15.9.45

Halifax VI - H7 - H - N° R.G. 562

De gauche à droite:

Mécanicien: Sgt PRADIER, Pilote: Sgt/C JOS, Navigateur: S/Lt MATHURIN (Cdt d'avion) Bombardier: Sgt BOUQUET des CHAUX, Mitrailleur-arrière: Sgt DEUTCH, Radio: Sgt DUGAST, Mitrailleursupérieur: Sgt HAUTOT.

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Pierre BOUQUET des CHAUX

Officier de la Légion d'Honneur

Médaillé militaire

La messe d'action de grâces sera célébrée le Samedi 21 avril 2012, à 10 h 30 en l'église Sainte-Croix de Saint-Pourçain-sur-Sioule suivie de l'inhumation au cimetière de Châtel-de-Neuvre.

Ni plaques ni couronnes.

Mes plus sincères condoléances à ses proches

Ducastelle Philippe

 

11 juin 2011

HOMMAGE AU SERGENT ROBERT MEMIN

UN ANCIEN QUI NOUS QUITTE

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Un ancien camarade du Tunisie de mon père le sergent Robert MEMIN qui nous quitte, mitrailleur-supérieur de l'équipage du Capitaine BRACHET, ses obsèques avaient lieu aujourd'hui à Poitiers, communiqué de Geneviève MONNERIS.

L'équipage du Capitaine BRACHET

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De gauche à droite:

Sergent: RIGADE (radio), Adjudant: HUMBERT (mécanicien), Lieutenant: HABEZ (bombardier), Sergent-chef: MALTERRE (mitrailleur-arrière), Capitaine: BRACHET (navigateur), Sergent: Robert MEMIN (mitrailleur-supérieur), Adjudant: JOUZIER (pilote).

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In mémorian

Robert MEMIN

des Groupes Lourds

Aéroplane de Touraine

http://aeroplanedetouraine.fr

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(source: Didier LECOQ)

http://aeroplanedetouraine.fr/robert-memin/

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Pour le souvenir de Robert Mémin

au Mémorial de Grandcamp-Maisy

De gauche à droite:

Avec le calot Colonel BLANCHARD, cheveux blancs Colonel MEMIN, Pierre LOBELLE (mon père) Capitaine Robert MEMIN frère du Colonel dans l'équipage du Capitaine BRACHET en retour de mission, collision avec un Halifax reste au poste de pilotage pour permettre à son équipage de sauté, Colonel ANNEAU, Adjudant-chef CHARRIERE descendu en retour de mission par un Junker88 saute en parachute.

12 décembre 2010

HOMMAGE AU "CAPITAINE ROQUES"

HOMMAGE AU CAPITAINE

ROQUES Raymond (Pitou)

Compagnon de la Libération

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Capitaine ROQUES Raymond

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Année 1941

Rayack - Syrie - Liban

Extrait des Carnets de guerre

du Général François ROZOY

Mon camarade et moi, nous nous serions mieux installés, si lui ne partait pas de son côté et moi au Groupe de Bombardement Lorraine G.B.I. qui se formait à côté de moi à Damas. C'est le Capitaine ROQUES qui a réussi à m'y faire affecter alors que je ne l'espérais plus beaucoup. Je serai son observateur, seul le vol l'intéresse et les missions. Il est polytechnicien de la promotion 34 et à ce titre me tutoie et je le lui rends, car ROQUES étend le tutoiement aussi aux autres écoles. Je fais équipage avec lui et à ce titre on nous verra toujours ensemble. Notre radio-mitrailleur est l'Adjudant MOREL qui lui aussi ne demande qu'à se battre, a un caractère difficile, passe son temps en vol à se battre avec son poste et ses mitrailleuses sur lesquels il cogne de temps en temps; le résultat est admirable: la liaison radio est toujours assurée et la surveillance arrière du secteur parfaite. De temps en temps le casque radio ou les cartouches volent à travers l'avion !

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Jersey, août 1940.

de gauche à droite:

André COURVAL (alias SAILLARD) Clément MILET (alias AUVRAY) et Henri LETOURNEUR (alias HENNEQUIN)

On a pour mécano le Sergent AUVRAY qui est avec ROQUES depuis un an (comme MOREL d'ailleurs) et qui travaille avec beaucoup de conscience. Il en sera récompensé en étant le 1er mécano à faire une mission.

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Adjudant MOREL

Du 21-11-41 au 15-01-42 ROQUES pilote, ROZOY observateur, MOREL radio-mitrailleur, effectuent 48 missions de guerre, souvent 2/3 par jour avec un pic de 4 missions le 28-12-41. Le Général François ROZOY raconte que les équipages étaient crevés, que certains ne pouvaient plus suivre le rythme...

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Année 1943

Extrait des carnets de guerre

du Général François ROZOY

En avril 1943, le Groupe LORRAINE, incorporé dans la R.A.F., devient le 342 ème Squadron et stationne à West Raynham, puis en mai 1943 à Sculthorpe, en juillet 1943 à Great-Massingham et enfin en septembre 1943 à Hartfordbridge.

- 12.05.43. Je viens d'apprendre à Londres que ROQUES est "missing", disparu en mer au cours d'un entraînement de nuit en Egypte. Je l'avais toujours inconsciemment considéré comme tabou et jamais je n'avais pensé qu'il était possible qu'un jour il ne revienne pas. Il était de tous les aviateurs Flaflistes rencontrés, celui qui avait, me rappelait DE THUISY hier, le plus de personnalité, et d'autre part celui qui avait une connaissance approfondie de tout son métier en l'air. Il était toujours le mieux au courant des évolutions en cours dans l'aviation, et de l'expérience acquise dans des cas réels d'opérations. Il ne manquait pas une occasion d'avoir des contacts avec tout ce qui pouvait être intéressant pour l'air.

Comme individu, il était entier: ne concevant la France Libre que comme un moyen de se battre n'ayant qu'une raison d'être: la lutte contre les boches. Il était intolérant vis-à-vis de ceux qui cessaient de se battre, où qu'ils se trouvent et pour quelque raison que ce soit. Il poussait à l'extrême ses raisonnements, aimant plaider les causes impossibles et surtout aimant faire croire aux autres qu'il croyait ce qu'il disait... "Je fais la guerre parce que tel est mon bon plaisir; ce n'est pas mon devoir mais parce que ça m'amuse.) De fait, ça l'amusait beaucoup. Mais ce qui l'amusait plus encore, c'était la réaction de l'auditoire: en effet quelques-uns, prenant au sérieux des phrases de ce genre et sans faire attention à l'humeur de ROQUES ce jour-là, essayaient d'expliquer cela: " C'est un détraqué qui fait la guerre par sadisme." C'est alors que ROQUES était heureux ! On l'avait pris au sérieux au mauvais moment. Voulant toujours voler et toujours se battre, astucieux comme pas un, il était la bête noire des Etats-Majors et le savait bien; mais d'autre part il était assez fort pour être craint: et là encore il le savait: "Je me rends tellement insupportable", disait-il, "qu'ils finissent toujours par m'accorder ce que je veux pour être débarrassés."

Si en l'air ROQUES n'était pas adroit, il savait toujours ce qu'il faisait et pourquoi il le faisait, sachant toujours ce qu'il y avait à faire. Par contre s'appliquer en l'air à voler droit ou à faire du vol de groupe serré lui gâtait son plaisir d'être en l'air; de même qu'un parachute bouclé et un harnais mis l'auraient gêné dans ses aises et auraient aussi réduit le plaisir. Jamais son parachute n'était bouclé : il s'en servait comme "coussin": il avait tort, ce n'était pas la peine de le lui dire: il le savait !

Quand aux jugements de ROQUES, ils sont célèbres: il était très dur, mais toujours le point qu'il soulignait était parfaitement exact. Il trouvait instantanément le point faible où exercer sa critique: ses appréciations et sa caricature du pilotage "à l'Africaine" lors de son passage au milieu des vieux coloniaux lui avaient créé de solides ennemis; d'autant plus solides que la caricature pour eux était plus juste ! Toute cette tournure d'esprit et sa di-formation X et aviateur en faisait un excellent camarade, amusant, ne dédaignant pas un barbecue bien arrosé, en bon Bourguignon qu'il était, franc et comprenant très bien le sens dans lequel on lui parlait, dur quelque fois dans ses critiques, mais toujours extrêmement instructif. Lui aussi avait des gens qu'il aimait et d'autres qu'il n'aimait pas: je ne saurai jamais ce qui m'a valu l'honneur d'être son observateur, mais ceux qu'il aimait bien était rudement contents de le rencontrer. Est-il dit que plus jamais on ne le verra arriver le nez en avant, la moquerie aux lèvres ou mettre avec des gestes balourds et maladroits ses lunettes de soleil tout en pilotant ?

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- 27.05.43 Et oui, c'est dit: il s'est écrasé en mer en vol de nuit.

ROQUES ne croyait à rien et avait la conduite que j'ai cherché vainement des années: cette tranquillité de l'âme. C'était un Saint laïque. Avec lui FINANCE, un de mes camarades de promotion.

D'autres ici: MILLET, capitaine, marié, 2 enfants, Raoul DUVAL, DE GRAMMON. La liste s'allonge: la mort veille pas loin, ce qui ne m'empêche pas de continuer à faire l'idiot.

Et pourtant, si ROQUES y est resté, nous y passerons tous !

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- 18.12.43 J'ai changé d'escadrille: me voilà de nouveau à la 2 avec LANGER comme chef d'escadrille; l'ennui est que je change d'avion: je passe du "H" au "L"; mais j'avais baptisé le "H" (Cne Roques) et sur l'autre côté (Pitou), vieux diminutif d'amitié.

Général François ROZOY.

(collection: Odile ROZOY KUNZ)

Je voudrais profiter de l'occasion pour remercier Madame Odile ROZOY KUNZ qui participe au devoir de mémoire du Groupe LORRAINE grâce aux documents de son oncle le général ROZOY, merci beaucoup Odile ensemble nous ne les oublierons pas.

28 septembre 2010

HOMMAGE AUX AVIATEURS ANGLAIS ET CANADIENS DISPARUS DANS LE BOIS DU HELLET

LES AVIATEURS OUBLIES

RETROUVENT

UN VISAGE

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HOMMAGE AUX AVIATEURS

ANGLAIS ET CANADIENS

DISPARUS DANS LE BOIS DU HELLET

DANS LA NUIT DU

7 AU 8 JUIN 1944

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Grâce aux recherches conduites par Monsieur Laurent VITON passionné d'aviation. Et là, il a pu donner un visage à ces huit jeunes soldats du Bomber Command du Squadron canadien 408 de la Royal Air Force.

Monsieur Laurent VITON s'est penché sur le dossier depuis plus de dix ans. "C'est comme si le dossier passait de main en main" Mr Roger BOURGEOIS, Mr GAUTHIER, Mr ELOI ont apporté leurs connaissance, un des témoins reste en vie, à savoir Mr Jacques VIEUBLED, qui au moment des faits était âgé de huit ans, a amené Mr Laurent VITON sur le lieux du crash.

"J'ai vu cette photo sur mon bureau. Et je me suis dit: ils existent. On ne peut pas les ignorer. Ils sont morts pour nous".

Raconte avec émotion le maire de la petite commune de 185 habitants, Madame Catherine GUYANT.

C'est au-delà du devoir de mémoire. Il n'y a pas de mots. C'est important de pouvoir leur rendre hommage, nous qui avons grandi avec cette histoire, et pour les aînés de la commune qui ont vécu la guerre" ajoute-t-elle. Un signe de reconnaissance, et un symbole de paix que les habitants sont appelés à partager le 26 septembre.

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Quelques photos de la cérémonie commémorative du souvenir des aviateurs anglais et canadiens disparus dans le bois du Hellet.

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??, Mr Roger BOURGEOIS.

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Monsieur MH FORSTER MBE (R.A.F.A.)

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Monsieur Laurent VITON.

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Mr Roger BOURGEOIS, Mr Philippe DUCASTELLE.

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??, MR & MRS FORSTER MBE (R.A.F.A.)

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??, Mr & MRS MH FORSTER MBE, Mr Roger BOURGEOIS.

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Félicitation pour le formidable buffet convivial préparé à l'initiative des habitants du village.

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Le bois du Hellet.

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WENDY L. ROLPH

Voici comme promis pour nos amis Canadiens quelques photos du lieu du crash du Lancaster découvert par deux jeunes à l'époque Roger BOURGEOIS et Jacques VIEUXBLED.

 

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Mr Roger BOURGEOIS et Mr Jacques VIEUXBLED.

 Vendredi 08/03/2013

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Vendredi 08/03/2013 

(collection: Ducastelle Philippe)

 

21 août 2010

HOMMAGE AU SERGENT-CHEF PAUL GAZEL

HOMMAGE AU SERGENT-CHEF

Paul GAZEL

MITRAILLEUR SUPERIEUR

de l'équipage

du Lieutenant TROUETTE

Par Monsieur Marcel DIOLOGENT

VICE-PRESIDENT DE

L'ASSOCIATION JUBILEE

Responsable ANSORAA

Nord-Ouest.

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Marcel DIOLOGENT

HOMMAGE à un VETERAN des GROUPES LOURDS.

le Sgt/C Paul GAZEL

Il n'était pas Normand mais Marseillais, né dans cette ville le 5 juin 1920. Mais c'est en Seine-Maritime, où nous l'avons accueilli avec grand plaisir qu'il adhérera durant cette dernière décennie après avoir "coupé les ponts" avec certains adhérents du Sud.

Paul, pour nous, c'était à la fois un ami, un copain et surtout un vétéran pour lequel nous avions beaucoup de respect.

Nous avions fait sa connaissance pendant ces belles années quatre-vingt au cours desquelles dans une sorte de "Jumelage" Normandie-Provence nous avions apprécié la qualité de superbes rencontres aussi bien au Sud qu'au Nord et ce jusqu'en 1990-1991.

Sa dernière venue en Normandie aura été chez notre ami Lucien DONNAT dans l'Eure afin de recevoir la Croix de la Légion d'Honneur au cours d'une prise d'Armes sur la Base Aérienne 105 d'EVREUX le 29 Août 2002, à l'âge donc de... 82 ans. Décoration méritée s'il en fut, concernant principalement ses actions pendant la seconde Guerre Mondiale.

En effet, Paul rejoindra la Grande-Bretagne en 1943 sera envoyé en Mai 1944 à la Base d'Elvington où stationnent les deux Groupes Lourds Français "GUYENNE" et "TUNISIE". Il sera affecté au 2/23 "GUYENNE" qui portera le nom de Squadron 346 en Juin. Jusqu'au 7 Novembre 1945, Paul sera Mitrailleur-supérieur sur Quadrimoteur "HALIFAX III" puis sur "HALIFAX VI".

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Paul GAZEL.

Ces deux Groupes Français nous le savons, ont payé un lourd tribut pour participer à la victoire du monde libre, puisqu'un équipage sur deux ne revenait de mission. Missions lointaines et très périlleuses, frolant les huit heures de vol, en majorité de nuit, avec les attaques incessantes des chasseurs de nuit et une D.C.A. intense notamment en bombardant les Bases de départ d'avions sans pilote et les usines de carburant aux confins de l'Allemagne ainsi qu'à la pointe du Hoc (Batterie de Maisy) lors du Débarquement du 6 juin 1944.

Paul, contrairement aux statistiques en réchappera après 31 missions sa vigilance et le sang-froid de l'équipage lui valurent trois citations. Les deux premières en Grande-Bretagne, l'une avec l'attribution de la Croix de Guerre avec Etoile de Bronze, la seconde avec attribution de la Croix de Guerre avec Étoile de Vermeil et la troisième en France, signée du Général de GAULLE avec attribution de la Croix de Guerre avec palme.

Il était titulaire de la Médaille Militaire, chevalier de l'Ordre National du Mérite et de plusieurs Médailles attribuées par la Royal Air Force telles que: BATTLE BRITAIN 1939/1945. L'ATLANTIC FRANCE and GERMANY STAR; WAR MEDAL; BOMBER COMMAND MEDAL; NORMANDY Campagne Commémorative Médal.

Il fut un porte-drapeau exemplaire pendant 35 années, dont porte-drapeau officiel depuis 1996 de l'Association des Anciens de la ROYAL AIR FORCE, ce drapeau représentant pour la FRANCE sept Groupes d'Unités Aériennes incorporés à la R.A.F.

Un tel parcours ne pouvait qu'engendrer de notre part un certain respect.

Le 22 septembre 1996 à GRANDCAMP-MAISY (Calvados) petit port proche de la pointe du HOC et où est érigé le superbe monument dédié aux Groupes Lourds GUYENNE et TUNISIE, nous avons rendu hommage à notre ami, lors de la réception à l'Hotel de Ville, en sa présence et celle des Sections Normandes, par la lecture de ses citations.

Paul nous a quitté ce 26 septembre dernier. Il a rejoint ses copains du "GUYENNE".

Une très nombreuse assistance accompagnée de multiples drapeaux a témoigné, le 29, son respect à notre ami dont nous garderons le meilleur souvenir.

A son épouse qui nous avait reçu avec tant d'amitié et à toute sa famille, les Normands s'associent à leur grande peine.

Marcel DIOLOGENT.

13 août 2010

REMI DELAROCHE NOUS A QUITTE

HOMMAGE A

REMI DELAROCHE

Mitrailleur-supérieur

Equipage du Sous-Lieutenant TERRIEN

Rémi DELAROCHE né à Le Quiou le 30 avril 1920, décédé le 25 juillet 2010.

Rémi, comme beaucoup d'autres, fut outragé par l'occupation de sa Bretagne natale par les forces du troisième Reich allemand, et il rêvait de sa libération. Le 11 février 1941, il passe clandestinement la ligne de démarcation en zone libre.

Le 14 février, il rejoint la base aérienne de Châteauroux où il fut affecté à la base de Blida en Algérie. Il fit ses classes au centre d'instruction de Pont de Claix en Isère et envoyé à Marseille pour embarquer pour l'Algérie.

Curieusement il tomba malade et fut gardé à l'infirmerie. Le bateau qu'il aurait du prendre fut torpillé et coulé en Méditerranée.

Du 2 juillet 1941 au 24 octobre 1943, Rémi fut en poste dans ces bases de l'Armée de l'Air française: en Algérie à Rélizane, Maison-Blanche, Ain Sefra. Puis en Tunisie à El Aouina, Sfax, et au Maroc à Agadir, et Zéralda.

Du 25 octobre 1943 au 3 juin 1945, Rémi a servi en Angleterre avec les Groupes Lourds sous le commandement de la Royal Air Force.

Il fut basé à:

Evaton            avec le     8 A.G.S.

Lossiemouth     "    "      O.T.U. N°20

Elvington          "    "      GB 1/25

A Elvington, son avion fut descendu la nuit du 3/4 mars 1945 " nuit des intruders opération Gisela" quand la Luftwaffe a pris pour cible près de leurs bases les bombardiers au retour d'une mission. Rémi et l'équipage ont eu la vie sauve grâce à l'adresse du pilote qui a maintenu son avion pendant que l'équipage sautait en parachute. Le pilote fut tué.

Du 4 juin 1945 au 5 novembre 1951, il reste en  France, puis affecté à Mérignac au 21 Groupe de bombardement et à Cazaux comme navigateur instructeur.

Il part en Indochine à Tourane au GB 1/19 comme navigateur et ensuite commandant d'unité.

Du 28 septembre 1953 au 21 avril 1954, il revient en France au Groupe de Transport 2/61 au Bourget.

Il est affecté à Paris du 23 juin 1954 au 18 mars 1955, en République Fédérale d'Allemagne, il est désigné comme haut délégué de la France à Baden Baden.

Le 18 mars 1955 à 23h, le B17 dans lequel il était, pris dans une tempête de neige, s'écrase près de Cologne et Rémi est gravement blessé.

Entre le 18 novembre 1955 et le 20 décembre 1957, Rémi est réaffecté au Bourget dans le Groupe de Transport 2/61 et à Paris. Après cela, il demande sa retraite après 16 ans de service, dont 5 de guerre durant lesquels il a volé 900 heures en 28 missions.

Ses services ont été reconnues par l'obtention de la Croix d'Officier de la Légion d'Honneur, de la Croix de guerre 39-45, avec 5 citations et 3 palmes mentionnées au bulletin de l'armée de l'air, 3 citations en Indochine et une palme mentionnées au bulletin de l'armée de l'air et également la Croix de guerre Vietnamienne.

Comme un "Vice amiral", après cette carrière honorable, Rémi débute une carrière dans l'aéronautique à Sud Aviation puis l'Aérospatiale.

Retiré ensuite dans sa Bretagne natale avec sa femme Lillian, qu'il avait rencontrée à Elvington quand il était en Angleterre. Il furent mariés pendant 65 ans.

Etant un des premiers membres du Mémorial des Forces Aériennes Alliées (Yorkshire Air Museum), il aida en faisant la liaison avec l'Armée de l'Air Française. Il retourna à Elvington chaque année jusqu'en 2005 quand son âge ne lui permit plus de faire le voyage.

Ian REED

(traduction: Geneviève MONNERIS)

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Equipage du Sous-Lieutenant TERRIEN

Pilote: S/Lt TERRIEN, Navigateur: S/Lt MOSNIER, Bombardier: S/Lt MICHELON, Radio: Sgt DUGARDIN, Mécanicien: Adjt LE GALL, Mitrailleur-supérieur: Sgt Rémi DELAROCHE, Mitrailleur-arrière: Sgt DUNAND.

LE SACRIFICE DU SOUS-LIEUTENANT

Jean TERRIEN

Au passage de la côte Anglaise, les bombardiers devaient allumer leur feux de position, mesure indispensable pour éviter les collisions, tant était grand l'enchevêtrement des avions regagnant leurs terrains; mais c'était aussi offrir de superbes cibles à d'éventuels intruders. Très peu de temps après apparurent dans la nuit des traînées vertes et rouges qui ressemblaient fort à des tirs de traçantes et des boules de feu qui pouvaient très bien être des explosions d'avions.

Le doute fut vite levé, tandis que sur les ondes du contrôle d'aérodrome le mot code "bandit" signalait la présence de chasseurs ennemis et que sur les fréquences on entendait les appels désespérés "May Day,May Day" des bombardiers en détresse. Nous subissons presque aussitôt notre première attaque par l'arrière, détectée à temps par notre mitrailleur de queue. Elle fut déjouée aussitôt grâce à la maîtrise de notre pilote pour les manoeuvres de dégagement. Les tirs de l'allemand ne nous ont pas atteints et il disparu. Il s'agissait probablement d'un Junker 88.

En pareil cas nous avions la consigne de rejoindre notre base, nous mettons alors le cap sur Elvington. A bord tout l'équipage était était en position de combat - parachute accrochés, sauf celui du pilote qui devait lui être fixé par le mécanicien avant d'évacuer l'avion. La veille était particulièrement sévère... et épuisante.

A mi-chemin environ, à la hauteur de Nottigham, nous sommes attaqués à nouveau, toujours par l'arrière. Aperçu de très loin par notre mitrailleur-supérieur (Rémi DELAROCHE) cette fois. l'allemand dérouté par une remarquable action évasive du pilote ne put trouver une position de tir correcte, il ouvrit le feu pourtant, mais sans dommage et on ne le vit plus.

Au fur et à mesure que nous avancions vers le Nord, les balisages des terrains s'éteignaient, les traçantes et les boules de feu apparaissaient de plus en plus nombreuses. Il s'agissait bien cette fois d'une opération de grande envergure.

En approchant d'Elvington nous apercevons non loin de nous une boule de feu. Le balisage de piste s'éteint alors et le contrôle nous prévient que deux avions allemands tournaient autour du terrain, il nous donne l'ordre de nous éloigner au plus vite au cap Nord/Nord-Ouest et en montant... ce qui nous sauva.

Quelques secondes plus tard alors que nous étions à 3000 pieds, l'avion, dans un fracas terrifiant, fut secoué par un choc d'une violence extrême et fit une embardée comme soulevé par une force indescriptible tandis qu'une lumière aveuglante illuminait. Nous venions de recevoir une rafale de canon de 19,9 tirée en site de la tourelle arrière d'un JU 88G. C'était l'attaque imparable. En position de tir sous le bombardier, l'agresseur était impossible à détecter. Les deux moteurs droits et le plan droit étant en feu nous étions touchés à mort. Resté à son poste de pilotage au milieu du brasier, notre pilote réussit à maintenir l'avion en ligne de vol, le temps nécessaire pour permettre à ses six compagnons d'en sortir. Lorsque le mitrailleur arrière sauta, le dernier, l'avion était déjà engagé en piqué. Alors que six parachutes s'ouvraient sur la campagne Anglaise, échappant à tout contrôle et transformé en torche le"0" s'écrasait au sol entraînant son pilote dans la mort.

Le sous-lieutenant Jean TERRIEN s'est sacrifié pour sauver son équipage.

(Sous-Lieutenant Roger MICHELON, Bombardier.)

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