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HALIFAX GROUPES LOURDS FRANCAIS SQUADRONS 346 et 347 R.A.F
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Pour le souvenir des Groupes Lourds Français squadrons 346 et 347 basés a ELVINGTON en Grande-Bretagne 1944/1945 - 2/23 "GUYENNE" 1/25 "TUNISIE"
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HALIFAX GROUPES LOURDS FRANCAIS SQUADRONS 346 et 347 R.A.F
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19 octobre 2013

LA CROIX DE LORRAINE

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LA CROIX DE LORRAINE

par le GÉNÉRAL MARTIAL VALIN

Plusieurs lettres m'ont été adressées dont les auteurs, appartenant aux unités arrivés récemment d'Afrique du Nord, me demandaient l'autorisation de porter la Croix de Lorraine. L'une de ces lettres, rédigée en termes un peu brutaux, ne mâchant pas les mots, au demeurant émouvante dans sa franchise, m'a décidé à préciser mon opinion sur la signification et le port des insignes à Croix de Lorraine.

Bien entendu l'opinion que j'émettrai ici ne doit pas être prise pour une décision du commandement. Si elle a en partie pour objet de faire connaître à tout le personnel des F.A.F. en G.B. certains renseignements de source officielle, cette revue compte de nombreuses pages ouvertes à tous les amateurs désireux d'exprimer des idées sérieuses ou drôles susceptibles d'intéresser ou de distraire leurs camarades. Sachez donc que je ne suis q'un de ces amateurs, le premier dans l'ordre de la pagination.

Ceci dit, je commencerai par un bref historique:

Lorsque le Général de Gaulle eut lancé son appel mémorable de juin 40, lorsque les volontaires venant de toutes parts commencèrent à faire nombre autour de lui, il fut question de donner un insigne, une sorte de symbole de l'action entreprise à tous les Français de la résistance française qui, née à Londres, devait se propager à travers le monde et se développer au coeur même de la France.

C'était le moment où Hitler avait secrètement décidé d'annexer, non seulement l'Alsace et la Lorraine d'avant 1914, mais encore la grande Lorraine avec Nancy, Vaucouleurs, avec Domrémy. C'est, donc bien naturellement que fut adoptée la Croix de Lorraine comme signe de ralliement. En d'autres temps, avec Jeanne d'Arc, elle avait déjà sauvé la France et pour tous les Français elle devait montrer dans le ciel le chemin à suivre vers les Vosges et le Rhin pour "Bouter l'Allemand hors de France". Évidemment, la propagande de Vichy s'empressa de dire, et je répète le texte d'un discours prononcé en 1940 par un haut personnage qui d'ailleurs a compris depuis: "le drapeau français ne s'accommodera jamais de la surcharge d'une croix partisane".

Cela était faux et vous pouvez constater que si le drapeau des F.A.F.L. porte de nombreux noms de victoires il ne porte pas la Croix de Lorraine. Mais naturellement celle-ci fut brodée sur des flammes ou des fanions et servit de motif à la composition des insignes d'armes et d'unités.

Contrairement à la Swastika qui est la marque d'un parti, le symbole de la domination que voulait étendre le national-socialiste sur le monde, la Croix de Lorraine est la marque de cette résistance à cette domination, le symbole de l'union de tous les Français, de tous les partis politiques, de toutes les confessions religieuses, dans la lutte pour la libération de leur pays.

Contrairement à la francisque, qui n'étant qu'une sorte de médaille d'enfant de Marie, décernée, avec certificat à l'appui, aux meilleurs élèves du catéchisme du Maréchal, la Croix de Lorraine a été librement portée par ceux qui voulaient servir leur pays dans l'honneur et, le cas échéant, savent se faire tuer proprement pour en perpétuer la grandeur. Et, j'en arrive maintenant au port des insignes. Il y a lieu tout d'abord de différencier la Croix de Lorraine des insignes d'armes. En ce qui concerne l'Aviation, vous avez pu remarquer que l'écusson ailé porte à sa partie inférieure quatre lettres: F.A.F.L ou F.A.F.C. Forces Aériennes Françaises Libres ou Forces Aériennes Françaises Combattantes.

 

FAFL MARCEL RENZINI (2)

 

FAFL MARCEL RENZINI

Insigne F.A.F.L. 7270. de mon ami Marcel RENZINI, mécanicien électricien instructeur sur la base d'Elvington.

Il est donc bien normal que cet insigne soit réservé aux unités portant les noms de nos provinces meurtries, aux unités qui n'ont pas connu d'armistice et ont assumé la tâche de représenter l'Armée de l'Air aux côtés des aviations alliées depuis juin 1940. Il est bien normal aussi qu'un aviateur ayant appartenu à l'une de ces unités conserve, lorsqu'il la quitte, le droit de porter son insigne comme il le ferait pour une fourragère. L'on pourra rétorquer, et c'est un des arguments de la lettre citée au début de cet article, que le personnel de l'Etat-Major de Londres n'appartient pas aux glorieuses escadrilles en causes et n'a pas versé son sang pour la patrie. A cela, je répondrai que les français libres ont risqué leur liberté et leur vie sur les chemins souvent périlleux qui les conduisirent en Angleterre. Enfin, si la victoire était restée à l'Allemagne, ils n'auraient eu qu'à se faire cireurs de bottes ou chauffeurs de taxis dans le Nouveau Monde à moins qu'ils n'aient été fusillés comme rebelles au moment de l'attaque allemande sur la Grande-Bretagne. Il n'y avaient d'ailleurs qu'à les rendre à Vichy, les peines variées, jusqu'à celle de mort, auxquelles ils avait été condamnés suffisaient à rendre leur sort peu enviable. Vous avouerez que l'avantage que leur confère le décret, car c'est un décret du Comité de Libération Nationale, sur le port des insignes, est une compensation bien méritée.

Quand à la Croix de Lorraine pure et simple, la logique voudrait que puisse la porter tout français participant à la résistance française, à l'intérieur aussi bien qu'à l'extérieur. Mais, il y a eu de nombreux incidents. Des gens qui n'avaient pas compris ont vu dans cette croix une sorte de provocation, des officiers en ont interdit le port dans leur formation, certains même l'ont arraché de la poitrine de soldats arrivant de France, l'un de ces soldats arrivant de France, l'un de ces soldats en particulier avait vu son père fusillé par la Gestapo un mois auparavant. L'entrée de l'Amirauté à Alger fut même interdite à des porteurs de Croix de Lorraine. Bref, comme vous le penser, tous ces incidents ne se passaient pas sans violentes répercussions qui ne pouvaient qu'être néfastes à la discipline et à l'union de l'Armée de l'armistice à l'Armée de la France Combattante. Ce n'était pas un digne spectacle à donner à nos Alliées et c'était de plus un retard dans la préparation de l'Armée Française pour la guerre à laquelle elle doit prendre part.

C'est d'un intérêt absolument vital pour le pays. Malgré tout leur "fair play", la réception plutôt fraîche qu'ils ont eu à Casablanca et à Oran ne pas tellement bien nos Alliés envers la France. Se sont jointes à ces sentiments nos discussions intérieures qui les incitent à émettre de fausses opinions qui circulent, sur le présent et surtout le futur de notre pays. Nous n'aurions sûrement pas entendu un tel discours du Général Smuts si, au 8 novembre 1942, l'Afrique du Nord avait rallié sans hésiter les territoires de l'Empire déjà dans la guerre.

Il faut donc reconnaître le bien fondé d'une sage mesure prise par le Haut Commandement et nous devons nous y soumettre.

Mais, cela ne nous empêche pas de penser à un avenir prochain où l'union de tous les Français se fera sur le signe qui nous conduit depuis trois ans vers la libération de la Patrie. Déjà notre Ministre, monsieur Le Trocquer porte ostensiblement la Croix de Lorraine sur le revers de son veston et tous les membres de l'Assemblée Nationale Consultative font de même; en France c'est sous le revers que la cachent tous les Français de la résistance; sur le front de l'Est des prisonniers Alsaciens ont fièrement montrés aux Russes des Croix de Lorraine cousues dans la doublure de leurs vareuse allemandes. Enfin, dans les prisons de la Gestapo, souffrent et meurent de bons Français, de bonnes Françaises, pour avoir mis toute leur foi en la valeur de ce signe.

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Bientôt, l'épreuve du feu et la camaraderie du combat auront effacé toute trace de l'opposition qui subsiste encore, bien qu'elle soit plus apparente que réelle. Avec un peu d'humilité d'un côté comme de l'autre naîtra la compréhension mutuelle. C'est dans cette perspective, depuis si longtemps espérée, que j'ai fait ajouter la Croix de Lorraine sur l'Avion de chasse figurant en couverture de cette revue.

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Colonel CORNIGLION-MOLINIER

La parution de ce bulletin va coïncider avec mon départ de la Grande-Bretagne pour la Russie où l'on me fait le grand honneur de me donner le Commandement des Forces Aériennes Françaises. Je voudrais, en même temps que mes félicitations et mes voeux, que ce bulletin apporte à mes camarades de Grande-Bretagne et du Moyen-Orient mon affectueux "au revoir".

Longtemps déchirée entre des devoirs contradictoires, divisée par les atroces conséquences de la défaite et de l'armistice, l'aviation est aujourd'hui tout entière unie, participant du même coeur à la lutte. Mais les malheurs de la Patrie la condamne à combattre dispersée, dans tous les ciels et sous toutes les latitudes. Il y a des escadrilles françaises dans les neiges de Russie, il y en a sous le soleil d'Afrique, il y en a dans les brumes d'Angleterre: que cette revue leur serve de trait d'union, qu'elle porte à tous les coins du monde, partout où les ailes françaises sont présentes, le message de notre foi commune, de notre espérance infinie, de notre volonté de résurrection et de grandeur.

Certes tous les Français si isolés soient-ils, ont vraiment transporté une patrie avec eux. Il me suffirait d'entrer dans un mess ou une popote, que ce fut dans les déserts de Lybie ou dans la campagne Anglaise, pour retrouver évidente, triomphante, l'entreprise de chez nous, ce quelque chose d'indéfinissable qui fait qu'on discerne à vue d'oeil une popote française de toutes les autres. Mais ces petits morceaux de France, solides, vigoureux, ont besoin d'être rattachés les uns aux autres. Du moins savoir ce que font leurs camarades à l'autre bout de la planète en feu, ce que souffrent leurs frères en France; je suis sûr que ce bulletin remplira dûment cette tâche d'information et d'échange d'amitié.

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LA GUERRE AERIENNE

Par le Capitaine MONGE.

Les chiffres croissants du tonnage de bombes déversé sur l'Allemagne - la variété des objectifs attaqués, l'intervention de plus en plus efficace de l'aviation sur le champ de bataille font éprouver à tous ceux qui, du plus petit jusqu'au plus grands, portent la tenue de l'Air, un sentiment confortable de supériorité.

Inaugurant une série de conférences sur la bataille d'Afrique, le Général Martel, créateur de l'Armoured Corps, déclarait: "Parmi les préoccupations tactiques du Commandant en chef "Air comes first". C'est à dire que c'est en fonction des possibilités d'emploi de l'aviation, dans l'offensive comme dans la défense, de la disponibilité en aérodromes, des possibilités de ravitaillement de l'aviation en carburant et en munitions, de la nature des missions susceptibles d'être confiées aux appareils dont dispose le commandement, que sont préparés les plans des opérations terrestres, réglés les mouvements des unités, définis les objectifs. Bien plus, il est fréquent de monter les opérations terrestres de façon à déloger l'ennemi de ses abris et à l'engager dans des grands mouvements sur terrain découvert, ou dans des défilés, des passages, où il est susceptible de subir les plus grandes pertes de par les attaques de l'aviation. Ainsi l'aviation assume une place d'honneur, une responsabilité essentielle dans les opérations terrestres, maritimes ou amphibies. Sur le plan stratégique, elle est avec la marine, l'instrument essentiel de la guerre économique; et, en cette phase critique de la guerre, l'aviation figure sur le plan politique comme un moyen de persuasion d'une portée exceptionnelle.

Ainsi l'aviation tient une place privilégiée dans la panoplie des armes modernes. Il a fallu 4 années de guerre, de travail persévérant des "back-room boys" (modestes scribouillards ou Maréchaux de l'Air); il a fallu toutes les ressources de leur expérience et de leur imagination; et une vision de l'avenir suffisamment sure, pour engager tout l'effort aéronautique du pays dans une voie sans retour où la défaillance n'est pas permise. Il suffit d'imaginer les délais nécessaires pour établir des conceptions stratégiques à l'échelle mondiale; orienter des recherches scientifiques et techniques - établir des programmes portant sur la construction de milliers d'avions - organiser l'instruction de centaines de milliers de spécialistes; tout cela naturellement avec les multiples retouches imposées par l'expérience, pour apprécier à sa juste valeur cette procédure complexe où chaque décision demande des mois sinon des années pour être mise en application.

Il n'est peut-être pas exagéré de dire que maintenant seulement, les armées aériennes belligérantes ont pris leur véritable forme et l'on peut, à la fois, se rendre compte d'une façon très nette des facteurs de la politique qui a guidé leur édification, et constater leurs particularités et leurs lacunes. En somme, d'être à même de juger l'importance réelle de l'arme aérienne dans l'ensemble de la guerre.

Chaque aviation est marquée avant tout par l'influence du "milieu", la position stratégique de chaque pays, la structure de son armée, et par la nature probable des opérations qu'elle est susceptible de mener. Des modifications importantes sont ensuite apportées par l'attitude adoptée, offensive ou défensive, et suivant la nature des théâtres d'opérations extérieurs.

Ainsi tout l'empire britannique a été mis à contribution pour assurer la défense de l'île forteresse: la science britannique met au point des moyens de détection; les constructeurs "sortent" des chasseurs de jour et de nuit ayant de bonnes performances jusqu'au altitudes maxima atteintes; les centres d'entrainement entraînent longuement (nous ne le savons que trop!) les navigants à se servir des moyens de contrôle mis à leur disposition. En même temps, la R.A.F. édifie une grande flotte de bombardiers de nuit destinée à porter, par dessus la mer et les territoires occupés, la guerre chez l'ennemi. L'aviation de bombardement américaine est conçue suivant des hypothèses différentes: bombardiers de jour à grand rayon d'action, équipes d'appareils de visée permettant une grande précision; leur gros armement défensif leur permet d'opérer éventuellement sans protection. De son côté, la chasse américaine est surtout une chasse lourde, à grand rayon d'action, propre aux opérations dans les archipels ou dans des pays où l'infrastructure est rare ou difficile à aménager. Un grand effort a été fait pour la construction des hydravions. L'aviation américaine semble avoir été conçue initialement pour les opérations du Pacifique.

L'aviation soviétique est surtout une aviation d'armée. Destinée à opérer sur un front très étendu, le "contrôle" de l'air est limité aux centres urbains ou industriels, ou encore aux zones du front les plus importantes. Les chasseurs ont leurs performances les plus élevées au-dessous de 4.000 mètres. Un type d'avion spécial a été créé pour les attaques au sol, le stormovick: lourdement blindé il est armé de projectiles à réaction permettant une grande précision de tir. Le bombardement moyen (tactique) a été développé aux dépens du bombardement lourd (stratégique).

Ainsi chacune des aviations alliées s'est développée initialement suivant ses préoccupations propres; l'association de leurs moyens sensiblement complémentaires (qui laisse encore des lacunes) a permis aux Alliés de surclasser l'ennemi autant par la qualité des appareils que par leur nombre. En effet, pour l'Allemagne le problème n'est pas simple: elle doit être à même de produire des appareils susceptibles de surclasser tous les appareils adverses sur tous les fronts. Dans l'impossibilité évidente de sortir un nombre de types équivalent, l'armée de l'air allemande s'est orientée vers des avions à usage multiple (formule qui a d'ailleurs été reprise ultérieurement par les alliés).

 Il apparaît de cet examen rapide qu'une bonne utilisation de l'aviation implique, non seulement le regroupement en un secteur donné d'un plus grand nombre d'avions que ceux dont dispose l'ennemi mais aussi le choix de l'appareil le plus hautement spécialisé, le mieux adapté à la tâche très particulière que le commandement désire lui imposer. Les récentes opérations dans l'archipel grec montrent d'une façon assez nette que ce problème n'est pas encore complètement résolu pour les alliés.

L'évolution de la guerre amène encore d'autres modifications à la structure initiale d'une aviation: le passage de la défensive à une attitude offensive implique une profonde réorganisation: l'avenir montrera l'efficacité de cet organisme pour assurer la liaison de l'aviation avec l'armée et, si le temps ne permet de sortir de nouveaux appareils spécialement adaptés à cette tâche, quel sera l'emploi des avions existants dans l'éventualité de grandes opérations alliées sur le continent?. Si l'aviation légère doit subir une réorganisation dans la perspective des futurs évènements, l'aviation lourde britannique complétée par la flotte de bombardiers de jour américaine a poursuivi un développement systématique et recueille aujourd'hui le plein effet de cette persévérance. De même qu'une armée n'a pas besoin pour vaincre l'ennemi d'en anéantir totalement toutes les forces, de même, il est impossible de détruire toute l'industrie allemande, encore moins de supprimer une partie importante de la population. Il est tellement plus efficace de paralyser la production d'un mécanisme essentiel, de rendre inutilisable une grande voie de communication, de démolir une importante centrale électrique, de provoquer enfin, par un raid massif sur une capitale, un ébranlement du moral de l'adversaire.

Les grands raids de l'hiver 1943-44 se sont développés simultanément suivant toutes les directions esquissées au cours des années précédentes:

-Bombardement des mines de molybdène de Norvège par les forteresses volantes.

-Bombardement systématiques des usines de roulements à billes par par la R.A.F.

- Une centrale électrique au sud de Paris est détruite par un groupe français.

-Attaquées par le sud et par le nord, les grandes voies de communications reliant la France à l'Allemagne et à l'Italie sont neutralisées: Brenner et Mont Cenis, viaducs d'Anthéor, d'Agay, gare de Cannes.

-Centres d'assemblage de F.W. 190, à Marienburg, détruits.

Plus, la chasse habituelle aux locomotives qui commence à porter tous ses fruits. A mesure que les moyens deviennent plus puissants, des centres industriels entiers sont neutralisés: Ludwigshaffen, Kassel, Francfort, Bremen, Essen, sont les targets qui reviennent constamment. Ces villes deviennent inhabitables, les ouvriers se dispersent, le travail cesse; une main-d'oeuvre croissante est immobilisée par les travaux de déblaiement. L'organisation de défense passive déborde sur les campagnes, des dispositions nouvelles sont prises pour décentraliser les industries et les administrations - mais il est à prévoir que, plus le front oriental se rapprochera des frontières allemandes, des incursions venant de l'Est contribueront à ébranler le moral allemand. Dans quelle mesure les bombardements influencent-ils le moral d'un peuple? - quelle contribution les bombardements de Berlin ou de Sofia apportent-ils à la démoralisation de l'adversaire? - telles sont les questions qui soulèvent le plus de commentaires: d'après les uns, le bombardement massif d'une capital stimule la volonté de résistance d'un peuple, appelle à la vengeance; d'après les autres, c'est la méthode infaillible qui provoquera la reddition de l'adversaire. Il convient de remarquer que de tels bombardements n'affectent pas seulement la population des villes qui les subissent mais, par les nouvelles plus ou moins déformées qui se répandent dans tous le pays et jusqu'aux troupes en ligne, provoquent des mouvements d'opinion dont il est difficile d'apprécier les conséquences.

Il est certain que l'effet moral sur un soldat en opération des nouvelles de la destruction de sa ville natale, par exemple, affecte la situation militaire sur son secteur; en fait, le Commandement allemand cherche maintenant à disperser les recrues originaires d'une même ville, quant aux permissions accordées aux soldats pour visiter leurs maisons endommagées, elles ont été tout bonnement supprimées... Il y en avait trop.

L'action seule de l'aviation, dans son état actuel, ne permet pas de terminer la guerre à brève échéance; seule l'action conjuguée des opérations terrestres et des grands bombardements permettra d'atteindre ce point critique, qui amènera l'ennemi à abandonner une guerre sans objet et sans profit. Partout l'aviation sera présente. Pas un seul jour elle n'a été inactive, elle aura sauvé la Grande-Bretagne au tournant de la guerre, elle aidera à remporter la victoire.

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ACTIVITE DES GROUPES LOURDS

par le Commandant DAGAN.

Il y a deux mois, deux groupes de bombardement lourd, les G.B. 2/23 Guyenne et 1/25 Tunisie sont arrivés d'Afrique du Nord pour être dotés ici de matériel moderne.

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2/23 Guyenne.

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1/25 Tunisie.

Nous saluons avec joie l'arrivée de ces camarades africains qui ont, pour la plupart, pris une part brillante aux opérations de la Campagne de Tunisie, en dépit de l'ancienneté du matériel dont ils disposaient à cette époque.

 

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Actuellement, le personnel est à l'instruction; pilotes, navigateurs, bombardiers, radios, mitrailleurs et mécaniciens se préparent studieusement en école; demain ils formeront des équipages cohérents, connaissant à fond leurs nouvelles machines, et brûlant du désir  de prendre, aile à aile avec leurs camarades des Groupes Alsace, Lorraine et Ile de France, une des premières places dans la lutte qui va s'ouvrir pour la libération de la métropole.

 

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De gauche à droite:

Air Commodore BEAUMONT (R.A.F.) Colonel BAILLY (F.A.F.) Cdt la base d'Elvington, Air-Vice Marshal CARR (R.A.F.) Général VALIN (F.A.F.L.) Lt-Colonel BODET (F.A.F.L.)

 Visite du Général VALIN Chef d'Etat-Major Adjoint commandant les Forces Aériennes Françaises en Grande-Bretagne, sur la base d'Elvington aux Squadrons 346-347 (York-Yorkshire) le 12 juin 1944.

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AU GROUPE "LORRAINE"

par le Capitaine Pierre LADOUX.

LORRAINE

"Alors, on fait la guerre aujourd'hui?" Par les fenêtres de leur hutte, les équipages inscrits sur l'ordre de bataille regardent la longue piste d'envol qui se perd dans la pâle brume mauve. La brume va se lever. Le ronflement strident des moteurs Wright "Cyclone" va se déchaîner et donner la fièvre de l'action à ces corps détendus qui se chauffent d'idées autour d'un poêle infirme.

Le brouillard ni l'exil n'ont changé le caractère de ces soldats français. Dans l'immense base de la R.A.F. qui nous contient, la salle des équipages du Groupe "Lorraine" est une arche de Noë où la logique et la gaieté, la blague  et l'esprit, très cartésien, très rabelaisien, naviguent à l'aise sur l'océan des moeurs et des goûts étrangers.

Ce n'est pas surprenant. Toutes les provinces de France et bien des professions sont là. Polytechnique voisine avec St. Cyr, la finance joue à la belotte avec l'ouvrier parisien, l'industriel du Nord avec le pêcheur breton, le cultivateur raconte à son tour une bonne histoire au journaliste. L'accent du Midi, bien sûr, résonne dans l'"intercom", et les mentons imberbes comme les cheveux gris deviennent tous égaux sous le casque et le masque à oxygène.

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(collection: Odile ROZOY-KUNG)

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Retour de mission à Hartfordbridge en mars 1944. 

L'unité d'idéal: l'amour de la France; l'unité de but: la libération de la France, ont réuni ces hommes si différents et les ont fondu dans le creuset du Groupe "Lorraine", creuset que brûlent les flammes des trop nombreux camarades abattus depuis trois ans.

A 9h30, le Colonel fait appeler dans son bureau les commandants d'escadrilles. "Hum, ça sent l'opération."

Les pilotes discutent la météo, les navigateurs s'assurent de leur matériel "Eh, les radios, vous avez essayé vos postes ce matin?"

Partieons-nous seuls, en vol rasant, attaquer une usine métallurgique ou une centrale électrique? ou bien, escortés de chasseurs, irons-nous bombarder de 3 ou 400 mètres les fortifications qu'Hitler ajoute sans cesse au "Mur de l'Ouest?"

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La D.C.A. lourde est moins meurtrière que l'innombrable D.C.A. légère des côtes, des terrains, et d'autres emplacements inattendus. Pourtant les équipages préfèrent tous le rase-motte. Faire en service commandé ce qui était sévèrement interdit, enlever les lourds Bostons et leurs deux tonnes de bombes au-dessus des câbles électriques, des arbres et des cheminées, puis les terrer à plus de 400 à l'heure dans les sinuosités du terrain, découvrir sans hésitation le petit objectif après une course aveugle de quatre ou cinq cents kilomètres, quelle satisfaction pour le pilote et le navigateur.

"Oui, c'est une mission en rase-mottes."

Les équipages montent dans les autobus qui les mènent vers la salle des opérations. Ils sont prêts à tous les sacrifices, attendant comme seule récompense cet ordre sublime:

"Aujourd'hui vous vous envolez pour vous poser en France."

Sur cette terre de France dont nous ne sommes séparés, parfois, que par une mince lame d'air impénétrable.

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NORMANDIE

Par le Capitaine MIRLESSE

COMMANDANT MIRLESSE GROUPE LORRAINE

Cammandant Albert MIRLESSE

 Il y a un an, le Groupe Normandie arrivait en URSS. En manière d'introduction, un vol mouvementé de huit heures en rase-mottes par visibilité sensiblement nulle et tempête de neige... Décidément les Russes avaient les nerfs solides.

C'est dans le cadre austère d'Ivanovo, grand centre d'instruction au N.E. de Moscou, que commença pour Normandie "la Campagne de Russie". Ce n'est pas sans quelque appréhension que la plupart d'entre nous ont abordé l'URSS: on avait tellement entendu parler du "mystère" russe, de sombres drames à donner le frisson... Pour nous, il s'agissait surtout de savoir quel type d'avion nous serait alloué - et comment allaient tourner les opérations sur le front Est: sur le plan physiologique, il importait de déterminer d'urgence l'influence des basses températures sur nos individus respectifs; sur le plan moral enfin, nous étions tous préoccupés de savoir ce que l'on pensait de la France et... comment nous serions reçus.

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Avion de chasse du Groupe.

En quelques semaines, le point était fait: toutes les notions acquises sur l'URSS apparurent comme étant, au moins, inadéquates.

On n'essaya pas de nous imposer d'idéologie: les Russes étaient unis dans leur volonté de faire la guerre: "Priorité opérations". Les jours de grande chute de neige des centaines de femmes déblayaient le terrain, femmes d'officiers ou simples paysannes; il fallait que volent les avions, sans perdre une heure.

La situation générale semblait encourageante. L'aviation Soviétique dominait dans le ciel de Stalingrad: les Allemands étaient astreints à faire circuler leurs avions de transport dans des allées taillées dans les forêts. Des centaines avaient été capturés au sol, aménagés en locaux d'habitation par l'adjonction d'un poêle, d'une cheminée, etc... Le décollage devait en effet s'avérer difficile dans ces conditions.

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P.C. de Campagne.

A Ivanovo, la vie était sensiblement différente, les apprentis-constructeurs d'igloo en furent pour leur frais: ils durent se contenter des bâtiments de quatre étages avec chauffage central.

Des fourrures vinrent se substituer aux accoutrements improvisés durant le voyage, à grand renfort de cache-nez, qui donnaient aux nouveaux arrivés une vague allure de "fritz d'hiver". Rapidement les pilotes  et mécanos du Groupe apprirent les règles de la discipline vestimentaire soviétique: il est incorrect pour un militaire de relever le col de son manteau ou de mettre les mains dans ses poches, quelle que soit la température extérieure. Ce n'est là qu'un aspect de l'ordre, de l'autorité, de la discipline militaire tout court qui, dès le premier-abord frappe l'étranger en URSS et qui est le meilleur témoignage de la santé et de la vigueur de l'Armée Rouge. Nos relations avec les Russes furent très rapidement amicales. Comme le faisait remarquer récemment un mécanicien du groupe qui revenait de là-bas, (avec une nuance de regret dans la voix): "Mais au fait, nous ne nous sommes jamais bagarrés avec les mécanos russes".

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A notre première sortie, au cirque d'Ivanovo, un chansonnier improvisa un sonnet de bienvenue en l'honneur des aviateurs français présents, et souleva l'enthousiasme de toute la salle. Ce fut pour nous le premier témoignage de cette grande sympathie que le peuple russe éprouve pour la France, qui résiste malgré l'occupation, et pour la "grande guerilla" du Général de Gaulle qui, sur tous les fronts, a maintenu la présence de la France.
Chez les aviateurs russes, venait s'ajouter à ces sentiments spontanés une grande estime pour l'aviation française: tradition militaire de 14-18, originalité des constructions aéronautiques françaises, virtuosité du pilotage, et enfin, ce goût, qu'ils partageaient pour les choses de l'air - qui fait que l'Aviation est plus qu'un simple moyen de transport ou un instrument de guerre.

Les premiers vols des pilotes de Normandie montrèrent au Commandement Russes qu'ils étaient les dignes héritiers de la meilleure tradition française. La fête qui termina le stage d'entrainement fut l'occasion d'une éblouissante démonstration d'acrobatie avec la fameuse "cloche" de Tulasme, qui a littéralement émerveillé les Russes.

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"Le Père Magloire," l'avion du Lt LEFEVRE.

Le groupe avait fait la démonstration de sa valeur technique, 9 mois d'opérations montreront sa valeur au combat et lui vaudront d'être assimilé aux unités de la Garde de l'Armée Rouge.

Printemps 43. Le front central est calme. Le groupe Normandie est chargé de la protection des bombardiers P2 opérant dans la région de Smolensk. Le dégel vint rapidement cette année rendant tout travail pénible, particulièrement pour les mécanos. Les pilotes les consolaient en racontant comment, de l'autre côté des lignes, ils mitraillaient les convois allemands embourbés; au moins de ce côté-ci on était tranquille. L'activité du groupe fut maintenue sans interruption pendant toute cette période - la tactique de protection s'est avérée très efficace: aucun des bombardiers accompagnés par le groupe n'a été perdu par le fait de la chasse ennemie. Premières victoires, premières pertes aussi pour le groupe; l'amitié avec les aviateurs russes est dorénavant scellé dans le combat.

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Le Commandant POUYADE

Cdt le Groupe. Officier de la Légion d'Honneur.

Juin 42. Malgré les protestations des pilotes de P.2, Normandie est incorporé dans une division de chasse sur un autre secteur du front. Le général russe qui commande la division, a 30 ans. Le Général d'armée aérienne, sur ce secteur, a trente-cinq ans. Animateurs incomparables, ils réservent un accueil chaleureux aux Français, et acceptent d'emblée la demande du Commandant de Normandie d'utiliser le groupe en chasse libre: rêve de tout véritable chasseur. Pendant plusieurs semaines, ce fut alors une guerre d'embuscade, de guet-apens dans les nuages.

L'ennemi est méfiant et adroit; on identifie quelques "moustachus" de la fameuse escadre Mölders. Les résultats sont brillants pour le groupe Normandie: ils se résument dans cette citation accordée à la meilleure patrouille du groupe: "abat à coup sûr tous les avions qu'elle rencontre".

Le groupe s'habitue à la vie du front. La campagne russe est belle "on se croirait en Touraine", disait un pilote. Certes la vie est dure, la nourriture parfois indigeste, le logement souvent inconfortable. Aucune distraction, les amusements sont simples: un soir étoilé, j'entends une musique paysanne sur la place du village. Je m'approche pour aperçevoir des officiers du groupe faisant danser des gosses russes au son d'un harmonica.

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Un déjeuner à la Russe.

On est loin des mess de l'arrière; point de fauteuils de cuir pour le repos, point de fauteuils de cuir pour le repos, point de bars bien achalandés. Mais il y a là une inexprimable ambiance de guerre, la tension qui précède les grandes batailles: la nuit, on entend le roulement continu des chars qui montent au front.

Juillet 43. C'est la ruée patiemment attendue de la Wehrmacht sur Kursk. Dernière tentative pour la prise de Moscou.

Grande déception au groupe Normandie qui, alors, se trouvait stationné au nord d'Orel. Je reçois un jour à Moscou une longue lettre du Commandant de Groupe. Il est très amer, les pilotes sont furieux, le moral est ébranlé: "il est déprimant d'être venu aussi loin pour rater la plus grande bataille de la guerre". Il m'est demandé d'intervenir de toute urgence auprès du Commandement Soviétique pour que le groupe soit déplacé vers le centre des opérations, etc... A la fin de cette longue missive, je lis un Post-Scriptum de trois lignes gribouillé en hâte: "annulez tout ce qui précède... offensive russe déclenchée dans notre secteur... tout va bien".

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En patrouille.

 C'est la grande bataille d'Orel. Le groupe est en action 18 heures par jour: à raison souvent de quatre sorties par pilote. Les allemands ont maintenu au dessus d'Orel près de 1.500 à 2.000 sorties par jour pendant une semaine. Les forces russes engagées sont encore supérieures. Le Commandant Tulasne disparait le troisième jour; il est aperçu une dernière à la poursuite d'un F.W.190. D'autres, parmi les meilleurs, ne sont pas rentrés. Normandie fait payer cher ses pertes, 4 avions ennemis sont détruits pour 1 avion français perdu.

Le front est crevé - un flot d'hommes et de matériel s'engouffre dans la brèche: la Garde a rempli sa mission, avec elle, Normandie va au repos.

Le prestige du groupe est considérable; "groupe de propagande" a-t-on dit: certes, mais pas au sens d'une réclame facile, artificielle - Normandie a fait une belle propagande française en URSS parce qu'il s'est bien battu. Partout les Français sont bien battu. Partout les Français sont bien reçus: dans les campagnes à l'occasion d'un atterrissage forcé, dans les unités du front. Quant à Moscou, "Normandie" est le "pass-word" qui ouvre toutes les portes.

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Mars 1943, le Commandant Tulasne au milieu des pilotes français du premier groupe de chasse en Russie. Tous les aviateurs furent tués l'année suivante à l'exception des deux pilotes agenouillés.

"Dignes héritiers de la tradition des Cigognes," déclare le Général Gromov dans une citation du groupe. " Vaillants combattants de la guerre de libération" écrivent des étudiantes Khirguises qui invitent les pilotes de Normandie à leur rendre visite après la guerre.

Des aviateurs parlent en français... et en russe, à la radio soviétique. De longs articles diffusent dans tous les journaux les "faits de guerre" du groupe Normandie.

Les "as" sont décorés de l'ordre soviétique "Pour la défense de la Patrie".

 

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Un groupe de Yak 3 sur le terrain de Toula, en 1944.

Août, septembre 43. Après un bref entrainement des pilotes de renfort, sous le commandement du Commandant Pouyade, le Groupe repart en opérations. Il est engagé dans les batailles de Iena et de Smolensk. L'expérience des combats antérieurs a aguerri le groupe. Attaquant chaque fois des forces supérieures, il inflige des pertes importantes à l'ennemi et réduit les siennes. Le combat du 19 septembre est cité en exemple à toute l'aviation soviétique.

Ces opérations portent le total des victoires du groupe à 77 avions détruits et 25 endommagés. Le groupe Normandie est décoré de la croix de la Libération. Le commandant du groupe reçoit l'ordre soviétique "Alexandre Nevsky", récompense attribué pour hautes qualités de commandement en opérations.

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Pendant toute cette période le groupe a vécu en territoire reconquis aux Allemands. Tous ont vu "au sol" l'horreur de la guerre. Des milliers de cadavres allemands, un énorme matériel ennemi éventré, les villes brulées, les villages dépeuplés, les familles dispersées, des paysans russes estropiés, rescapés de la torture.

Ils ont vu aussi le châtiment infligé par l'Armée rouge aux complices de l'ennemi, aux collaborateurs. Avant d'être éxécutés, ceux-ci sont revêtus de l'uniforme allemand: tenue du traitre.

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La route est longue, qui mène en France - avec l'Armée Rouge, le groupe Normandie a avancé. Désormais le nom de cette belle province de France, le doux nom de Normandie, est associé aux plus sanglantes batailles de la guerre sur le front Est: Orel, Iena, Smolensk.

Je suis certain que les Russes n'oublierons pas le sang français versé sur leur sol. Comme le déclarait voilà quelques jours, Monsieur Bogomolov, Ambassadeur de l'URSS à Alger: " Un pays qui a une telle jeunesse peut avoir confiance dans ses destinées".

(Source: Bulletin des Forces Aériennes Françaises en Grande-Bretagne N°1 Janvier 1944 - NORMANDIE-NIEMEN - Souvenirs d'un Pilote, François de GEOFFRE.)

 

 

18 octobre 2013

MESSE DU SOUVENIR POUR LES 5 EQUIPAGES DU GUYENNE LE 6 NOVEMBRE 2013

MESSE ANNIVERSAIRE

Pour le souvenir des 5 équipages

du 2/23 Guyenne

Le mercredi 6 novembre 2013 à 11h00

en la Cathédrale

SAINT LOUIS DES INVALIDES

De toutes les nuits vécues par les Groupes Lourds, celle du 4 au 5 novembre 1944 au cours de laquelle 5 équipages du Groupe Guyenne sur les 16 engagés furent abattus par la chasse de nuit allemande est certainement la plus tragique. L'équipage du lieutenant Hyenne est abattu à Dashausen, l'équipage du lieutenant Vlès est attaqué par un chasseur de nuit, l'équipage du capitaine Baron par un chasseur de nuit, l'équipage du lieutenant Babadie est attaqué par dessous par un chasseur de nuit, l'équipage du capitaine Beraud est atteint par une rafale de mitrailleuse d'un chasseur de nuit. 23 Français tués lors de cette mission.

 

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??, Général Paul FOUILLAND, Ian REED, Lucien MALLIA, ? MALLIA.

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L'étandard des Groupes Lourds.

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Christian PELISSIER, Général Paul FOUILLAND.

(collection: Yohan Z.)

 

16 octobre 2013

CIMETIERE MILITAIRE ALLEMAND D'ORGLANDES DIMANCHE 17 NOVEMBRE 2013 CEREMONIE DE COMMEMORATION DES VICTIMES DES GUERRES MONDIALES

AU CIMETIERE MILITAIRE  ALLEMAND D'ORGLANDES

LE DIMANCHE 17 NOVEMBRE 2013 à 15 HEURES.

 

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12 octobre 2013

SAMEDI 9 NOVEMBRE 2013 BASE AERIENNE 105 EVREUX JOURNEE DE LA BANDE DESSINEE

 

sans-titre

 

Sur la BA 105 EVREUX

Samedi 09 novembre 2013

10h à 18h

Entrée gratuite

BULLES D'AIR

Journée de la bande dessinée aéronautique

 

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Visite gratuite du musée de la B.A. 105, une exposition statique de Transall pourra être visitée.

 

11 octobre 2013

2/52 FRANCHE-COMTE 2/63 SENEGAL 1/32 BOURGOGNE.

 34 ème Escadre de bombardement moyen

yves garcia (13)

GB 1/34

Insigne regroupant les emblèmes des escadrilles de la 34 ème escadre.

(collection: Yves Garcia)

 Le plan de réorganisation du bombardement moyen prévoyait, dès septembre 1943, la mise sur pied de 6 squadrons de Marauder formant deux escadres.

La 31e escadre était formée la première en avril 1944. A cette date les squadrons FRANCHE-COMTE  2/52 -, SENEGAL 2/63 -, BOURGOGNE 1/32, commençaient leur entraînement. Ces trois squadrons étaient destinés à former la deuxième escadre.

Celle-ci fut créée par la note 4039/3 o/EMGA du 1er juillet 1944 et s'appela 34e escadre. La mise sur pied devait se faire à Oran.

Oran: 16 juillet 1944. Le commandant LAGER, les capitaines BOULANGER et ROZES sont à Oran le 16 juillet. C'est à cette date qu'est signé le procés-verbal de mise sur pied. Pendant les trois premières semaines, du personnel affecté rejoint Oran et le colonel commandant l'escadre est désigné: c'est le colonel BOUVARD.

Villacidro: 5 au 19 août 1944. Le commandant LAGER, les capitaines JULIEN et ROZES quittent l'Afrique du Nord pour aller planter la première tente de l'escadre en Sardaigne à VILLACIDRO. Le colonel arrive deux jours plus tard et l'installation commence. C'est le capitaine JULIEN, qui est nommé grand chef des travaux. Ceux-ci sont laborieux car il n'y a ni matériel, ni personnel. Il faut s'armer de patience. Petit à petit le matériel arrive. Quelques DC 3 amènent des jeeps, des tentes, quelques hommes. Des B 26 font des liaisons à Oran où est resté le capitaine BOULANGER qui centralise matériel et personnel. Dès le début d'août, le commandant LAGER est muté au 2/52 comme commandant en second, mais il ne rejoint pas tout de suite. Le personnel de l'escadre qui n'a pas beaucoup de travail pour le moment en profite pour faire quelques missions.

Mission de guerre: Le 18 août a lieu la première attaque de TOULON. Le 19 le colonel BOUVARD prend place à bord de l'avion du capitaine LANIER LACHAISE commandant d'escadrille du 2/52 qui pour deuxième pilote le commandant LAGER. L'avion est descendu au-dessus de TOULON, mais les sept occupants sautent en parachute. Tout le monde est plein d'espoir pour leur vie mais non pour leur liberté car la côte est encore aux mains des Boches et peut-être ne pourront-ils pas s'échapper facilement.

Villacidro: 20 août 1944. Le personnel composant l'escadre à cette date est le suivant:

- Lieutenant-Colonel BOUVARD.

- Lieutenant-Colonel CHASSANDE-PATRON.

- Commandant ROUGET.

- Commandant DE LA CHENELIERE.

- Capitaine JULIEN.

- Capitaine FOUQUES DUPARC.

- Capitaine ROZES.

- Sous-Lieutenant BLOC'H

- Aspirant MONTAGNET.

- Aspirant GLASS.

- Sergent BARTOLI.

- Sergent LEBLOND.

- Sergent POUGET.

- Sergent ROUVIERE.

- Sergent PERROD.

- Sergent-Chef BAYARD.

- Sergent-Chef SEGURA.

- Caporal-Chef LEBAR.

- Caporal-Chef GILLET.

- Caporal LEROC'H.

- Caporal BARDOU.

- Soldat PAPAIX.

- Soldat DIEHLMANN.

- Soldat FERRANDI.

- Soldat BOS.

- Soldat LEVY.

- Soldat ZARAGOZA.

- Soldat FEMENIA.

- Soldat ALRICH.

- Soldat LEBEL.

L'escadre dispose d'une baraque américaine dans laquelle s'installent s 2 et s 3, de deux "huts" en tôle et d'une quinzaine de tentes. L'installation est assez quelconque et nous sommes trop certains de n'être ici que pour trois semaines pour nous installer princièrement.

Villacidro: 24 août 1944. Le capitaine BOULANGER arrive d'Oran avec un peu de matériel et du personnel.

- Aspirant KREISS.

- Sergent GAZEAU.

- Sergent-Chef LOYASSE.

- Caporal ABAZ.

Villacidro: 25 août 1944. Un accident stupide arrive le matin. Les soldats ALRICH et LEBEL sont grièvement blessés par un détonateur qui traînait dans le camp. Ils en ont pour un mois d'hôpital au moins.

Villacidro: 27 août 1944. Nouvelle sensationnelle: le général RIGNOT qui est allé en France ramène le colonel BOUVARD. Tout l'équipage est parait-il intact. La joie se lit sur tous les visages. Si on avait de quoi on pavoiserait. A 19 heures, le colonel BOUVARD arrive. Une prise d'armes a lieu, le 2/52 et le 2/63 sont au nombre. Le 1/32 est représenté par ses trois équipages. Le colonel CHASSANDE exprime la joie de tous du retour du colonel BOUVARD. Les sous-officiers de l'escadre ont préparé un pot sous la deuxième "hut" qui est justement terminée. Le soir, le colonel BOUVARD nous raconte sa grande aventure et comment il a pris l'un des forts les plus importants de Toulon.

Villacidro: 5 septembre 1944. Le commandant CHEMIDLIN part pour ALGER essayer de faire affecter par les Américains du matériel qui nous manque: Norden et appareils photo.

La situation en personnel a changé. Elle est:

Personnel arrivé depuis le 20 août:

- Commandant CHEMIDLIN.

- Capitaine ZOCOLAT.

- Capitaine BOULANGER.

- Lieutenant GRAVIER.

- Aspirant MOREAU.

- Aspirant RIVIERE.

- Aspirant COLONNA.

- Aspirant CALMETTES.

- Sergent-Chef HURON.

- Sergent-Chef LOYASSE.

- Sergent-Chef LHAICK.

- Sergent-Chef TEULIERE.

- Sergent ANDRIEU.

- Sergent GAZEAU.

- Caporal ABAZ.

- Caporal CRUZ.

- Caporal REPETICCI.

- Soldat CROCHET.

Personnel encore à ORAN:

- Aspirant KREISS.

- Sergent-Chef MEYJONNADE.

- Sergent-Chef SERRANO.

- Sergent-Chef EHRET.

- Sergent CANERIE.

- Caporal GUIOT.

- Soldat BRENNER.

- Soldat LEBEAU.

Villacidro: 6 septembre 1944. Grande prise d'armes à DECIMOMANNU.

Remise de la Croix de Guerre au drapeau du Wing et aux colonels:

- HOLZAPPLE 319.

- FLETCHER 320.

- GUIBERT 17.

Remise de la Distinguished Flying Cross à :

- Colonel BOUVARD

- Colonel GELEE.

- Capitaine LANIER LACHAIZE.

Et l'Air Medal au

- Capitaine HEILBRONNER.

Un grand défilé clôture cette cérémonie sur la moitié de la piste de DECIMO.

Villacidro: 9 septembre 1944. Mission de guerre: Aujourd'hui beau temps ici. Pour l'objectif la météo est moins optimiste. La mission est maintenue pour l'après-midi. Le premier briefing a lieu à 11 heures 30. Tout se passe bien. Le décollage est à 13 heures 10. A 16 heures 43 la voiture reçoit le message P.S.G. La mission est donc réussie. Nous apprenons à l'atterrissage que le 1 er flight est un peu long mais le 2 e en plein sur l'objectif.

 Villacidro: 10 septembre 1944. Mission de guerre: Hier mission à PONTECURONE - 18 avions - 1 flight FRANCHE-COMTE avec LANIER comme leader, 2 flights du SENEGAL. Une bombe tombe assez près du pont ferré pour l'abîmer.

La Red Cross, en la personne de Lucy SHIELDS, nous apporte des "nought nuts".

 Villacidro: 11 septembre 1944. Mission de guerre: En vue d'une attaque générale au nord de FLORENCE, tous les avions de la Sardaigne bombardent quelques champs où siègent les Boches : 2 flights en l'air, le colonel BADRE en tête. Tout se serait bien passé si la 31 e escadre, qui, suivant le 320 G bombardait un champ voisin, mais 20 minutes en avance, n'était venue semer l'émoi dans le flight de tête au point que Gégène (WATINES pour les générations futures) ne lâcha ses bombes à la grâce de Dieu et peut-être sur la gueule des boches. Le flight SENEGAL, gêné lui aussi, mit ses bombes dans une petite forêt très proche de l'objectif.

Villacidro: 12 septembre 1944. Mission de guerre: A 0 heure les ordres ne sont pas encore arrivés en entier, mais nous avons de l'espoir. C'est à peu près la mission de la veille. A 2 heures nous apprenons que nous bombardons dans les mêmes parages. Il y aura 180 B 26 sur l'objectif en deux heures. L'objectif n'est pas atteint, mais c'est une petit carré dessiné sur le sol. De toutes façons les Boches en ont reçu un bon nombre et tout compte fait peut-être n'étaient-ils pas dans le carré.

Villacidro: 13 septembre 1944. Mission de guerre: Même mission. Objectif: des Boches dans un autre carré. Quelques nuages gênent la visée. On ne sait pas exactement si l'objectif est atteint.

Villacidro: 14 septembre 1944. Mission de guerre: 2 missions prévues: 36 avions en l'air. Même objectif que la veille. Le colonel CHASSANDE part en tête de l'expédition de 18 avions avec le commandant MICHAUD. Les résultats sont excellents. Malheureusement, malgré toutes les recommandations, un bombardier lâche ses bombes avant la Bomb Line et un autre l'imite. Cela nous promet des ennuis. La deuxième expédition 1/4 d'heure plus tard, et menée par le colonel BOUVARD dans l'avion du commandant MESNARD, atteint l'objectif lui aussi.

Villacidro: 17 septembre 1944. Mission de guerre: Bel objectif cette fois-ci... Un dépôt d'essence à BOLOGNE. En raison de la DCA on attaque l'objectif par le nord et l'on revient par l'Adriatique. Malheureusement 7 à 8 % de nuages cachent l'objectif qui est cependant atteint par une dizaine de bombes. L'atterrissage à GALERA (ROME) se passe bien. Tout le monde rentre. Le commandant MICHAUD laisse son avion : une magnéto à changer.

Villacidro: 18 septembre 1944. Mission de guerre: Objectif: un pont, LEGNANO au nord de BOLOGNE. On suit le même itinéraire que la veille. On casse le pont, mais l'on revient par le même chemin pour se poser à GHISONACCIA où le ravitaillement est plus facile. Quelques avions rentrent isolément et directement. Les autres arrivent éparpillés dans l'après-midi et tombent sur un violent orage. Le capitaine VOINIER du 1/32 va jusqu'à TUNIS.

Villacidro: 22 septembre 1944. Mission de guerre: Temps favorable... 2 ponts. L'un pour le 2/63 tout seul. L'autre pour les 2 autres squadrons : 24 avions en l'air. Le 2/63 a une section qui met au but mais le pont passe a travers. L'autre expédition, assez sonnée par la DCA, ne fait pas de très jolis groupements, mais deux ou trois bombes sont très près du pont.

Vallicidro: 23 septembre 1944. Mission de guerre: Temps favorable, malgré quelques cumulus. Objectif : 2 nouveau ponts. L'un à PAVIE réservé aux 2/63 qui met 2 flights en l'air, l'autre à MEZZANINO pour le 2/52 et le 1/32. Résultats : une section du 2/63 touche les approches du pont. Le 2/52 et le 1/32 gênés par les nuages sont un peu longs.

Villacidro: 26 septembre 1944. Mission de guerre: Temps favorable. Mission : le pont de PAVIE que le 2/63 n'a pas atteint l'autre jour. Un flight de chaque groupe, le 2/63 en tête avec le colonel CHASSANDE. Les résultats sont excellents. Seul un élément du 2/63 est un peu long, dans la ville. L'objectif est atteint.

Villacidro: 27 septembre 1944. Dernière mission pour la Sardaigne. Le briefing est mieux que d'habitude, mais la mission est retardée et décommandée parla suite.

Liste du personnel:

Commandement:

- BOUVARD Michel, Lieutenant-Colonel, Pilote-observateur.

- CHASSANDE-PATRON H., Lieutenant-Colonel, Pilote-observateur.

1er Bureau:

- ROUGET Henri, Commandant, Pilote-observateur.

 

Les Marauders B26 français

Les Marauders B26 français Bernard Rouget, photographe au Maroc et en France

https://galerie.bernardrouget.com

 

- FALLOT Edouard, Adjudant, Secrétaire.

- SERRANO René, Sergent-Chef, Secrétaire.

- ROULET René, Sergent, Secrétaire.

- PAPAIX André, Caporal-Chef, Dactylo.

- LEVY Albert, Soldat, Dactylo.

2e Bureau:

- DE LA CHENELIERE F., Commandant, Pilote-observateur.

- FOUQUES DUPARC Henri, Capitaine, Pilote-observateur.

- GARCIA Edmond, Sous-Lieutenant, Mécanicien-photo.

Edmond Garcia Brevet de mécanicien,Edmond

edmond garcia Mengen,1945(B26 Marauder)

Equipage du Lieutenant Edmond GARCIA, Mengen 1945.

(collection: Yves GARCIA) 

B-26 MARAUDER   11 - 487 940 /15 - 334 277.

- MOREAU Camille, Aspirant, Sédentaire.

- BLANDIN Norbert, Aspirant, Sédentaire.

- RIVIERE Henri, Aspirant, Sédentaire.

- CALMETTES Jean, Aspirant, Navigateur.

- COLONA DI GIOVENILLA Henri, Aspirant, Navigateur.

- LOYASSE Robert, Sergent-Chef, Secrétaire.

- POUGET Pierre, Sergent, Secrétaire.

- LEROC'H Elie, Caporal-Chef, secrétaire.

- CHAUME Jean, 2e Classe, Secrétaire.

3e Bureau:

- CHEMIDLIN Paul, Commandant, Pilote-observateur.

- ROZES Paul, Capitaine, Pilote-observateur.

- BILLAT Lucien, Sous-Lieutenant, Mécanicien-radio.

- BLOC'H Jean, Sous-Lieutenant, Météo.

- GLASS Paul, Adjudant, Interprète.

- BAYARD Guy, Sergent-Chef, Secrétaire.

- PERROD Georges, Sergent, Secrétaire.

- GAZEAU Pierre, Sergent, Mécanicien-radio.

- GILLET Jacques, Caporal-Chef, Dactylo.

- VERGUET Georges, 2e Classe.

- ZARAGOZA François, 2e Classe.

 4e Bureau:

- BOULANGER François, Capitaine, Mécanicien-avion.

- ZOCCOLAT Gaston, Capitaine, Pilote-observateur.

- POMMIER Robert, Capitaine, Mécanicien-avion.

- CHAUVET Jean, Lieutenant, Mécanicien-radio.

- CHAVANOL Pierre, Sous-Lieutenant, Mécanicien-armement.

- TOUHAULT Pierre, Sous-Lieutenant, Mécanicien-électricien.

- DE VOYON André, Adjudant, Mécanicien-armement.

- ULMANN Jean, Adjudant, Interprète.

- SEGURA Patrice, Sergent-Chef, Mécanicien-armement.

- ANDRIEU Bernard, Sergent, Secrétaire.

- TEULIERE André, Sergent-Chef, Mécanicien-avion.

- ABAZ Fernand, Caporal, Secrétaire.

- MENET-HAURE Jean, Sergent, Mécanicien-avion.

- CROCHET René, 2e Classe, Dactylo.

- COUDRAY Maxime, Adjudant, Mécanicien-avion.

Quartier Général:

- GRAVIER Léon, Lieutenant, Sédentaire.

- KREISS Yves, Aspirant, Météo.

- BARTOLI Noël, Sergent, Sédentaire.

- STIEF Henri, 2e Classe, Dactylo.

- JULIA Marcel, 2e Classe, Secrétaire.

Standard téléphonique.

- REPETICCI Pierre, Caporal, Divers.

- BOS Pierre, 2e Classe, Divers.

- COLOMINES Albert, 2e Classe, Secrétaire.

Garage:

- MEYJONNADE René, Sergent-Chef, Mécanicien-avion.

- CANNERIS Emile, Sergent, Mécanicien-auto.

- GUIOT Jacques, Caporal, Conducteur.

- LEBEAU François, Caporal, Conducteur.

- FEMENIA Hubert, 2e Classe, Conducteur.

- BRENNER Jacques, 2e Classe, Conducteur.

- FERNANDEZ Marius, 2e Classe, Divers.

- DAPPELO Arthur, 2e Classe, Divers.

- DESTOC Joseph, 2e Classe, Divers.

- BENHAIEM Jacques, 2e Classe, Secrétaire.

- COHEN Elie, 2e Classe, Divers.

- LEBEL Henri, 2e Classe, Conducteur.

- ALRICH Antoine, 2e Classe, Secrétaire.

- LAVASTROU Henri, 2e Classe, Secrétaire.

Chiffre:

- MONTAGNE Jean, Aspirant, Transmissions.

- ROUVIERE Louis, Sergent, Chiffre.

Divers:

- EHRET Armand, Adjudant, Infirmier.

- INAIC'K Edouard, Sergent-Chef, Secrétaire.

- HURON Marcel, Sergent-Chef, Comptable.

- LEBLOND René, Sergent, Vaguemestre.

- DIEHLMANN Gustave, 2e Classe, Cuisinier.

- FERRENDI Jean, 2e Classe, Cuisinier.

- SETOUTI Abdelkader, 2e Classe, Cuisinier.

 Additif au quartier général:

- SIMEON Roland, Sous-Lieutenant, Mécanicien-électricien.

- HARTMAN Maurice, Adjudant, Secrétaire.

Aumônier:

- BOUCHER M., Capitaine.

Tour de vigie:

- LEBAR Gaston, Caporal-Chef, Opérateur.

Villacidro: Mois d'août 1944.

Heures de vol.

- Guerre : 649 heures 15.

- Entraînement : 1 622 heures 10.

- Total : 2 271 heures 25.

- Tonnage de bombes.

- 238 tonnes (par 2/52 seul).

Villacidro: Mois de septembre 1944.

- Heures de vol.

- Guerre : 1 226 heures.

- Entraînement : 688 heures 30.

- Total :  1 914 heures 30.

Tonnage de bombes.

- 410 tonnes 300.

Villacidro: 1er octobre 1944. Le colonel BOUVARD quitte la Sardaigne sans espoir de retour. Il est accueilli à l'arrivée par le capitaine FOUQUES DUPARC qui est sur place depuis 4 jours et qui a travaillé d'arrache-pied pour répartir le cantonnement.

Villacidro: 4 octobre 1944. Arrivée des avions à ISTRES. La 34 e est partie la première. Le passage sur la piste n'est pas très brillant, mais les 43 avions se posent sans histoire, précédés par le commandant CHEMIDLIN.

L'atterrissage a lieu entre midi et midi 1/2. Quelques temps après la 31 arrive dans un défilé impeccable. Toute l'aviation française de Bombardement Moyen est enfin réunie sur un sol français. Les visages rayonnent et tout le monde sait cependant que les difficultés vont commencer, car il n'y a que très peu de camions et peu de moyens de transmissions. L'échelon maritime n'est pas encore là.

Istres: 5 novembre 1944. Nous apprenons une mauvaise nouvelle. Le lieutenant JAOUEN du 2/63, parti pour Bordeaux le 3, s'est écrasé avec son B 26 aux environs de LESIGNAN. Tout l'équipage a péri. Nous n'avons aucun détail.

edmond garcia Martin Marauder B26,accident (2)

(collection: Yves GARCIA)

Istres: 7 novembre 1944. Apprenons les détails de l'accident du lieutenant JAOUEN. L'avion a percuté une colline en PSV dans les nuages dans la région de ROQUEFORT-LES-CORBEIRES.

Des bruits commencent à se répandre concernant le déplacement de l'escadre vers le nord. Ordres préparatoires de chargement.

Lyon: 11 novembre 1944. Arrivée à LYON. Piste de 1400 m. Prolongement à faire amorcé. On promet la mise en état du terrain pour un avenir proche. Allongement de la piste, création de chemins de circulation et de parcs en dur. Mais pour l'instant, les avions s'enlisent dès qu'ils quittent l'aire cimentée.

Jusqu'au 17/11/44 installation difficile dans le froid et la pluie et dans les ruines du terrain de BRON; des essais de décollage montrent que les B 26 ne peuvent décoller en pleine charge. Décision est prise de ne mettre provisoirement que les B 26 types G en ligne et à demi charge (2000 livres).

Lyon: 17 novembre 1944. Mission de guerre: Mission d'appui de la 1ère Armée Française en attaquant un pont sur le Rhin, à NIEDENBURG, pont voie ferrée. Faute de mieux, bombes non arrivées, on attaque avec des 500 livres. 18 avions participant à la mission. L'avion du lieutenant HOLIOT du 2/63 est descendu sur l'objectif, coup de plein fouet, coupant la queue de l'avion, chute en vrille. Les autres équipages ne sont pas très formels au sujet des parachutes; d'après quelques observateurs, un ou au maximum 2 membres d'équipage auraient sauté. Un autre avion, capitaine GUERNON, durement touché, est obligé de se poser sur le ventre au retour, train ne sortant pas, circuit hydraulique et électrique coupés.

Résultats de la mission : deux bombes au but.

Prix : 5 avions touchés, 3 blessés légers, 2 avions perdus et 6 membres d'équipage disparu.

Citation a l'ordre de l'armée aérienne.

- GUERNON (Roger-Louis), capitaine de la 34 e escadre aérienne: officier de grande valeur, chef calme et plein de sang-froid. Possédant au plus haut point  l'esprit de décision et alliant à ses brillantes qualités de pilote un allant, un entrain, une bonne humeur jamais démentis. A tenu, malgré ses fonctions très absorbantes à l'Etat-major de l'escadre, a participer à la vie active des groupes en effectuant plusieurs missions au cours des campagnes d'Allemagne et de l'Atlantique. En particulier, le 16 avril 1945, étant pilote guide de section, a obtenu une excellente concentration de bombes, enregistrant de nombreux coups au but.

Lyon: 19 novembre 1944. Mission de guerre: Attaque par 12 avions du pont voie ferrée sur la THUR : 12 avions du groupe 1/32, objectif manqué par suite des très mauvaises conditions météo, objectif caché par les nuages, vu au dernier moment.

Lyon: 21 novembre 1944. Mission de guerre: 12 avions du groupe 1/22 attaquent le pont voie ferrée au sud d'OSTHEIM sur la FECHT. Mission très gênée par le mauvais temps sur les lignes, après avoir été retardé d'une heure au départ. Ce retard au départ prive la mission de sa protection chasse. Objectif manqué. Un seul peloton a cru pouvoir lancer ses bombes, le deuxième peloton de 6 les a ramenées. Un flight formé du 2/52 et 2/63 participe l'après-midi à une mission demandée à la 31 e escadre. La mission ne peut larguer, ni sur l'objectif principal, ni sur l'objectif secondaire, temps complètement couvert. Dense et précise flak dans la région d'EMERKEIM. Un sel avion touché sur les 6 de la 34e escadre.

Lyon: 26 novembre 1944. Mission de guerre: 18e mission. P.V.F. UNADINGEN et P.V.F. STEIG. Commandant d'expédition: Commandant CHEMIDLIN, objectifs couverts, retour avec les bombes, 2 flights 1/32 plus 1 flight 2/63 plus élément 2/52.

Lyon: 2 décembre 1944. Mission de guerre: Samedi 2 décembre, une mission composée de 4 flights, commandée par le commandant ROUGET, part bombarder le double pont voie ferrée de FRIBOURG. Pas de chasse. Pas de DCA. Les bombardiers de 2 flights du 1/32 ne sont pas sûrs des résultats, ceux des 2 flights du 2/63 sont contents. Réunion à l'arrivée des équipages à la salle de briefing où le ministre de l'air se les fait présenter. Beau temps.

MARAUDER s-l1600 (6)

Lyon: 3 décembre 1944. Mission de guerre: Mauvais temps. Une mission de 2 flights du 2/63 plus 1 flight du 2/52 partent sous le commandement du colonel CHASSANDE-PATRON bombarder le fameux pont voie ferrée de NEUEBURG sur le Rhin. L'objectif est couvert, la mission bombarde la région de FRIBOURG.

edmond garcia Freiburg bombardée (3)

Fribourg.

(collection: Yves GARCIA)

Lyon: 12 décembre 1944. Mission de guerre: Mission enfin, commandée par le commandant CHEMIDLIN, 2 flights leaders du 1/33 et 1 flight du 2/52. Objectif archiconnu avec la flak connue. On navigue au-dessus des nuages, on prend notre chasse au passage et on fonce. En passant, objectif couvert, on fonce à l'est. La chasse nous donne un bon renseignement, on revient, un grand trou sur l'objectif, on refonce en semi-piquant, les formations éclatent un peu et on bombarde presque chacun pour soi. Résultats : médiocres, le pont est toujours là, le commandant LAGER bousille son taxi à l'atterrissage.

Lyon: 16 décembre 1944. Mission de guerre: C'est samedi, mission encore annulée. Le dossier des missions n° bis (missions annulées) s'enfle démesurément et pourtant on scrute le ciel, on consulte la météo, mais le mauvais temps est toujours là. Un poste météo installé à quelques kilomètres de la ligne de front nous donne de précieux renseignements. Finalement on part l'après-midi sous le commandement du commandant ROUGET, 2 flights de la 34 e (n° 1 du 1/32, n° 2 du 2/52) et 2 flights de la 31 e escadre (n° 3 du 2/26, n° 4 du 1/19) . Deux avions sont descendus par la flak (1/19) et 2 autres dont on est sans nouvelles. 

Lyon: 17 décembre 1944. Mission de guerre: Une mission part avec le colonel CHASSANDE-PATRON avec 3 flights (n° 1 et n° 2 du 1/32, n° 3 du 2/63). Objectif principal: pont double voie ferrée à FRIBOURG. Objectif atteint. Un avion du 2/63 se pose à LUXEUIL.

edmond garcia Freiburg bombardée (4)

Fribourg.

(collection: Yves GARCIA)

Lyon: 24 décembre 1944. Mission de guerre: Missions n° 25 : commandant d'expédition, commandant CHEMIDLIN, un flight du 1/32 leader, plus 1 flight du 2/63, plus 1 flight du 2/52. Bombardement de la gare de triage d'IMMENDINGEN. Mauvais bombardement, résultats à l'appui. La chasse ennemie (36 avions) apparaît avant le point initial et nous quitte sur le Rhin. DCA, flak sur le Rhin, un avion du 2/52 est touché et tombe aux environs de BESANCON. Trois morts sont à déplorer, celles du sergent MASSON, radio, du sergent ELBEZE, mitrailleur, du sergent BENITZA, mitrailleur. Le Sous-lieutenant GUERIN André dit "GRANDVAL", pilote, le sous-lieutenant PODESTAT, co-pilote, le sergent-chef PIGNAL, bombardier, sont légèrement blessés.

L'AVIATION DE RECONNAISSANCE ET DE BOMBARDEMENT - 2/33 - 1/25 - 2/25 - 2/23 - HALIFAX GROUPES LOURDS FRANCAIS SQUADRONS 346 et 347 R.A.F

L'aviation de reconnaissance Après le débarquement du corps expéditionnaire allié, un comité mixte de réarmement est formé: son activité ne se traduit, à l'origine, que par une aide légère aux troupes françaises engagés. Mais, à la conférence d'Anfa, le 24 janvier 1943, un accord s'établit entre les Alliés en vue de transformer les forces françaises en armée moderne.

http://halifax346et347.canalblog.com

Lyon: 25 décembre 1944. Mission de guerre: Mission n° 26 : mission mixte, 31e et 34 e escadres 3 flights par escadre. Objectif : pont de BREISACH. Les résultats semblent mauvais.

Le commandant CHEMIDLIN est parti à PARIS, le commandant STEFF le remplace pendant son absence.

Lyon: 26 décembre 1944. Mission de guerre: Mission n° 27 : encore le pont de BREISACH. La mission est commandée par le commandant MICHAUD du 2/63. Planning et briefing. Mission annulée au dernier moment sur le terrain. Causes : brume sur l'objectif et sur le terrain (Les cheminées, dont celles de 110 mètres qui sont au nord du terrain, ne sont pas visibles).

Lyon: 30 décembre 1944. Mission de guerre: Mission de 4 flights sur la gare de marchandise de FRIBOURG. 14 avions de bombardement sous le commandement du commandant ROUGET. Mission réussie.

Lyon: 1er janvier 1945. Mission de guerre: Mission de 4 flights sous le commandement du commandant ROUGET. Mission non réussie, objectif couvert, quelques avions bombardent quand même, le n° 46, commandant STEFF et commandant ROUGET, se posent à DOLE au retour. Le n° 92 prend feu à l'atterrissage. L'équipage largue les bombes et éteint le feu avec des extincteurs à main et des haches.

Lyon: 2 janvier 1945. Mission de guerre: Mission de 4 flights sous le commandement du commandant MICHAUD. Mission réussie, 18 avions font partie de la mission sur 25 avions décollés. (7 se sont posés sur ennuis divers) . L'avion n° 41 du 2/63 se pose à Dole. Le N° 46 rentre par ses propres moyens.

 Lyon: 22 janvier 1945. Mission de guerre: Avions disponibles : 40 ; équipages disponibles : 38. Ciel peu nuageux, beau temps à LYON, quelques bancs stratocumulus dans la plaine d'Alsace.

edmond garcia Formation de 58 B26 Marauder (2)

(collection: Yves GARCIA)

Mission: 36 avions de la 34, suivis de 24 avions de la 31, doivent attaquer le pont de NEUENBURG. L'objectif de la 34 est le pont voie ferrée, objectif secondaire le pont de DONAUSCINGEN.

La protection de la formation doit être assurée par des Spitfires du 1 er CAF.

Exécution de la mission: 38 B 26 de la 34 décollent à 10 h 56 (6 flights, 2 spares), suivis des avions de la 31 e escadre. Le rassemblement s'effectue correctement et la formation passe en vol de groupe impeccable sur la piste. L'expédition est sous les ordres du lieutenant-colonel CHASSANDE-PATRON, commandant l'escadre.

L'expédition prend le cap de DIJON, passe sur le terrain de LONGWY où se trouvent les B 26 du 42 e Wing. La formation est toujours en ordre impeccable, ce qui vaut au lieutenant-colonel à l'atterrissage les félicitations du commandant du Wing. Après DIJON, l'expédition se dirige vers LURE, rendez-vous avec la chasse. Mais, celle-ci n'a pas pu décoller. Le commandant d'expédition n'a pas été prévenu. Les B 26 attendent un moment les Spit, puis se dirigent sans protection de chasse vers les objectifs assignés, en passant par BELFORT, SEPPOIS, où la 34 e se sépare en deux formations : l'une, comprenant les 3 premiers flights sous les ordres du commandant de l'expédition, attaque le pont de NEUENBURG en passant par ALTKIRCH (PI), l'autre sous les ordres du commandant BOUYER attaque l'objectif en passant par OBERDORF (PI).

La première formation dégage avant de bombarder parce que le viseur du bombardier leader est givré; elle fait ensuite un deuxième passage et bombarde au cours de ce passage. Le viseur du bombardier du premier flight étant toujours givré, les bombes sont larguées au jugé et tombent court. Les bombardements des deux autres flight n'ont pas pu être observés.

La deuxième formation qui a bombardé au cours de son premier passage a atteint les résultats suivants :

4e flight 80 m long, 180 m à gauche (point moyen)

5e flight 230 m long, 450 m à droite (point moyen)

6e flight 210 m long, 180 m à droite (point moyen)

Aucun chasseur connu n'a été aperçu. La flak n'a été active qu'au deuxième passage, deux avions ont été touchés.

La mission est rentrée au terrain sans incident. D'après les derniers renseignements reçus, le pont aurait été atteint et serait hors d'usage.

Lyon: 29 janvier 1945. Mission de guerre: Avions disponibles : 38 ; équipages disponibles : 35. Conditions météorologique permettent le départ. La mission part, cinq avions de la 34 e escadre décollent, 1 avion s'enlise, les autres sont bloqués par un avion de la 31 e escadre sur le taxi-way. Résultat négatif : objectif non visible.

 Lyon: 4 février 1945. Mission de guerre: Avions disponibles : 44 ; équipages disponibles : 38. conditions atmosphériques défavorables, plafond inférieur à 1000 pieds (304,8 m), dans la région de MULHOUSE plafond à 1500 pieds (457,2 m) avec quelques bancs de stratus vers 300 pieds (91,44 m).

Mission : objectif un pont de NEUENBURG ; 18 avions de la 34 e escadre doivent attaquer les batteries qui défendent le pont (à l'est du Rhin), 12 avions de la 34 e escadre suivis de 24 avions de la 31 e doivent attaquer le pont. Mission décommandée à cause du mauvais temps.

Mais, le commandant MICHAUD, chef du 3 e bureau de l'escadre, estime que si les nuages et les plafonds bas son défavorables aux missions effectuées par les formations lourdes (54 avions) ils seraient au contraire très favorables à des missions d'avions isolés ou des formations légères (3 ou 6 avions).

En raison des circonstances et de l'importance capitale que revêt le pont de NEUENBURG pour les Allemands, par suite de l'attaque de la "poche de COLMAR" par la première armée française, le commandant MICHAUD décide d'attaquer SEUL A BORD D'UN MARAUDER ce pont cependant très défendu.

A 15 heures 30, il décolle à bord du B 26 n° 292 du GB 2/63, se dirige vers CHALON, rencontre à DOLE un plafond inférieur à 1000 pieds (304,8 m) qui l'oblige à rentrer dans les nuages, d'où il ne ressort que dans la région de MULHOUSE. Il utilise alors les nuages pour se dissimuler, longe le front du HARTH (forêt de la), arrive à l'ouest du front de NEUENBURG, il effectue un virage réglé à droite qui l'oriente au cap 110, suivant l'axe du pont. Il attaque ensuite le pont en vol rasant après avoir effectué un léger piqué. Les bombes sont larguées sur le pont : deux bombes (sur les quatre bombes de 1000 livres lâchées) sont observées : l'une est immédiatement au nord du pont, l'autre immédiatement au sud. Le commandant MICHAUD qui a dégagé aussitôt à droite et en montant dans les nuages n'a pu observer les deux autres bombes. Après une navigation, effectuée en grande partie dans les nuages, le B 26 292 rentre au terrain de LYON-BRON sans incident.

La mission, supérieurement préparée et exécutée, a parfaitement réussi. La réaction de la flak a été vive : l'avion rentre au terrain avec de nombreux culot de DCA de petit et moyen calibre.

Seul à bord d'un Marauder où l'équipage est normalement à cinq, le commandant MICHAUD a fait un magnifique exploit qui n'a été possible que grâce à sa science consommée du vol et à ses qualités d'audace et de froid courage.

Lyon: 8 février 1945. Mission de guerre: Avions disponibles : 44 (en réalité 12 sûrs et 26 probables, à cause du mauvais état des voies d'accès des parkings sur la piste, les autres sont bloqués sur place) ; équipages disponibles : 36.

Mission : 24 avions de la 31 e escadre, suivis de 18 avions de la 31 e escadre doivent attaquer la gare de triage de FRIBOURG (objectif principal) ou les baraquements de DONAUESCHINGEN (objectif secondaire) . Le commandant STEFF est commandant de l'expédition de la 34 e escadre. Météo : ciel demi-couvert par stratocumulus vers 5000 pieds jusqu'à la plaine d'Alsace puis dégagé après le Rhin.

Excution de la mission : la 34 e escadre décolle après la 31 ; le regroupement s'effectue dans de mauvaises conditions à cause des enlisements d'avion sur la piste et les voies d'accès à la piste d'envol.

La formation prend au passage à LUXEUIL la protection de chasse et se dirige vers FRIBOURG par SAINT-DIE, BENFELD (PO) WYHL (PI) , mais, par suite d'une erreur de navigation du navigateur leader de la 31 e escadre, il se produit un certain flottement dans la formation au moment où elle se présente pour bombarder son objectif. De plus, sur FRIBOURG, la réaction de la DCA est extrêmement violente et la chasse ennemie tente d'intercepter la formation de bombardement. Cependant la chasse ennemie est prise à partie par la chasse d'escorte et ne peut attaquer les bombardiers.

Résultat : ils sont médiocres ; on n'est pas bien sûr que la gare soit atteinte ; 2 flights n'ont pas atteint la queue, le troisième l'a probablement atteinte.

Perte : l'avion du GB 2/63 atteint par la DCA a explosé en vol. 1 membre de l'équipage a été vu sautant en parachute (lieutenant BACH).

Lyon: 9 février 1945. Mission de guerre: Avions disponibles : 28 seulement, à cause de l'état de la piste; équipages disponibles : 35.

Météo : ciel de traînée, nuages à développement vertical, cumulus, 8/10 couvert dans la région de l'objectif.

Mission : 24 avions de la 34 e suivis de 24 avions de la 31 e escadre attaqueront la gare d'APPENWEIER (objectif - 1) ou le pont de DONAUESCHINGEN. Commandant d'expédition : lieutenant-colonel CHASSANDE-PATRON. Protection : chasseurs du premier CAF.

Exécution de la mission : la 34 e escadre se rassemble difficilement au-dessus des couches nuageuses qui montent jusqu'à 7000 pieds au-dessus du terrain.

La 31 e escadre et les avions de la 34 e escadre décollent avec retard par suite des enlisements sur les chemins d'accès à la piste et aux flights de la 31 e escadre. Ils réussissent à rattraper la formation de la 34 e escadre qui se dirige vers LUXEUIL où elle prend au passage les chasseurs d'escorte, puis vers SAINT-DIE, ERSTEIN, APPENWEIER (objectif) qui ne peut être vu. Après un virage complet vers la gauche, qui fait passer la formation par STRASBOURG, celle-ci se dirige sur l'objectif secondaire qui n'a pu être bombardé que par un flight (2/52). Les autres flights bombardent des objectifs d'opportunité (gare de NEU FREISTET (FREUDENSTADT ? ).

Aucune réaction de la part de l'ennemi, ni flaque ni chasse.

Lyon: 11 février 1945. Mission de guerre: Avions disponibles : 35 ; équipages disponibles : 34. Météo : défavorable sur le trajet aller de la mission. Des trous sont toutefois prévus dans la région de l'objectif. L'après-midi un corps nuageux doit atteindre la zone qui détourne la mission et la région lyonnaise. Un avion météo décolle et confirme les prévisions météo à 8 heures 46. Mais le mauvais temps arrive rapidement.

Mission: 24 avions de la 34 e escadre suivis de 24 avions de la 31 e escadre doivent attaquer le pont voie ferrée de NEUSTADT (objectif 1) ou le pont voie ferrée de FREUDENSTADT (objectif 2). La mission est protégée par des chasseurs du premier CAF. Le rendez-vous est à LUXEUIL.

Exécution de la mission : en raison des circonstances atmosphériques défavorables, l'expédition, au dernier moment, est réduite à trois flights de la 34 e escadre. Le chef d'expédition est le commandant ROUGET, commandant en second de la 34 e escadre.

Le temps est mauvais et l'expédition est obligée de rester sous les nuages. A VESOUL, elle est obligée de faire demi-tour. Elle rentre au terrain dans un ordre impeccable.

Lyon: 14 février 1945. Mission de guerre: Météo favorable, visibilité 50 km, plafond huit. Mission : coordonnée par la 34 e escadre. Objectif dépôt de munitions de JOCKGRIM. 1ère hypothèse casernes et PC à LANDAU,  2 ème hypothèse dépôt nord de DONAUESCHINGEN, objectif d'opportunité pont à RIEGEL. Objectif de JOCKGRIM atteint, mission réussie. L'équipage du groupe 1/32 est descendu : capitaine ROLLAND, sous-lieutenant MERCIER, sous-lieutenant VAL, sous-lieutenant CHAMPROMIS, sous-lieutenant BEAULIEU, sous-lieutenant BERTRAND, sergent FAUDRY, quatre parachutes ont été vus.

Lyon: 16 février 1945. Mission de guerre: Météo favorable, bonne visibilité et plafond infini sur l'objectif. Mission : coordonnée par la 31 e escadre. Objectif principal : casernes et PC à LANDAU. Les avions de la 34 e escadre partent sous le commandement du commandant LAGER. Mission réussie.

Lyon: 21 février 1945. Mission de guerre: 3 flights seulement de la 34 e escadre partent sous le commandement du colonel CHASSANDE-PATRON. Aucun objectif prévu n'est visible. Les avions bombardent la gare de LAHR qui se trouve être visible et l'atteignent.

Lyon: 22 février 1945. Mission de guerre: Météo favorable. De grand matin, les trois groupes sont alertés et les leaders sur les dents. L'escadre doit en effet participer à la grande attaque des voies de communication. On parle de 6000 avions. Chaque groupe et même chaque flight aura sa gare : HASLACH, STEINACH, TRIBERG, HINTERZARTEN (STEIG ?). En quelque sorte un concours de bombardement. C'est ce que vient de dire au briefing le colonel BODET, commandant la brigade. Mission sans histoire. 4 flights sur 5 mettent au but et de belle manière. Témoin de cette réussite, les différents ordres du jour dont copie ci-dessous Mission réussie. 

Lyon: 23 février 1945. Mission de guerre: Avions disponibles : 38; équipages disponibles : 38. Météo : favorable, brume sèche au sol un peu gênante.

Mission : 1 ère hypothèse, 24 avions de la 31 e escadre et 24 avions de la 34 e  doivent bombarder le dépôt de SAINT-INGBERT ; objectif secondaire, dépôt de SHÖNENBERG. 2 e hypothèse, casernes et dépôts à DONAUESCHINGEN. Objectif d'opportunité, gare de WOLFACH. Protection par Spitfires. La mission part, commandée par le commandant STEFF du 2/63. Mission réussie.

Lyon: 24 février 1945. Mission de guerre: Avions disponibles : 35 ; équipages disponibles : 38. Météo : favorable.

Mission: 1ère hypothèse, objectif principal pont de RINNTHAL, secondaire dépôt à DONSIEDERS ; 2 e hypothèse, dépôt à DONAUESCHINGEN ; objectif d'opportunité usine à BROMBACH. Mission coordonnée par la 34 e escadre sous le commandement du commandant ROUGET. Mission réussie.

Lyon: 25 février 1945. Mission de guerre: Avions disponibles : 34 ; équipages disponibles : 37. Météo favorable.

Mission : 1ère hypothèse, objectif principal, dépôt à SIEGELBACH (région de MANNHEIM), objectif secondaire, dépôt à HEIDELBERG (même région) ; 2 e hypothèse, dépôt à DONAUESCHINGEN ; objectif d'opportunité, gare de ETTENHEIM. Mission sous le commandement du commandant BOUYER, objectif de DONAUESCHINGEN. Objectif atteint.

Lyon: 28 février 1945. Mission de guerre: Avions disponibles : 39. Météo : favorable. Mission : bombardement d'un dépôt à EMMENDINGEN. 4 flights sous commandement du colonel CHASSANDE-PATRON réussissent un bombardement parfait. Mission réussie.

Lyon: 5 mars 1945. Mission de guerre: Avions : 44 ; équipages : 39. Météo : favorable pour le sud. Mission :bombardement de l'entrée du tunnel (région SAN REMO). 4 flights partent et bombardent sous le commandement du colonel CHASSANDE-PATRON. Mission réussie.

Lyon: 14 mars 1945. Mission de guerre: Avions disponibles : 40 ; équipages : 38. Météo favorable. Mission : objectif principal, dépôt de KIRKEL ; secondaire, dépôt de BAUMHOLDER. La mission est commandée par le commandant ROUGET. Elle part composée de 4 flights de la 34 e escadre, suivis de 4 flights de la 31 e escadre.

Visibilité excellente : objectif situé en forêt, peu de repères de visée. Mission réussie.

Lyon: 15 mars 1945. Mission de guerre: Avions disponibles : 42 ; équipages : 40. Météo : très favorable. Le   colonel commandant la brigade lance l'ordre du jour n° 2 ci-dessous.

Mission : la mission consiste à appuyer directement les troupes aux sol en leur frayant un chemin à travers la ligne Siegfried dans la région de ZWEIBRÜCKEN (DEUX PONTS).

Hypothèse n° 1 : attaque de 2 objectifs situés au sud-est de ZWEIBRÜCKEN ou 1 objectif au sud-ouest de cette ville. Hypothèse n° 2 : bombardement du carrefour situé en pleine ville de BAD-DÜRCKHEIM, ouest du Rhin. La mission comprend 2 expéditions : 1 ère expédition, commandant STEFF dirigeant 3 flights ; 2 e expédition, commandant LAGER, dirigeant 3 flights. Les missions reviennent sans dégâts malgré une flak assez précise mais peu dense. La mission est réussie.

Lyon: 16 mars 1945. Mission de guerre: Avions disponibles : 42 ; équipages : 38. Météo : favorable. Mission : mêmes objectifs que la veille, les zones à viser sont tangentes à celle d'hier. La mission part, commandée par le colonel CHASSANDE-PATRON. Elle est composée de 4 flights seulement. Une autre, sous le commandement du commandant STEFF comprend 3 flights. Mission réussie.

Lyon: 18 mars 1945. Mission de guerre: Avions disponibles : 40 ; équipages disponibles : 39. Météo peu favorable. Mission: mêmes objectifs que la veille. La mission comprend 2 expéditions, 1ère expédition, commandant ROUGET, 3 flights ; 2 e expédition, commandant BOUYER, 3 flights. L'ennuagement ne permet pas un bombardement précis. La 1ère expédition ramène ses bombes. Dans la 2 e, le flight numéro 2 du 1/32 bombarde dans un trou l'objectif principal de BADDÜRKHEIM.

Lyon: 19 mars 1945. Mission de guerre: Avions disponibles : 42 ; équipages disponibles : 39. Météo : prévoit une nébulosité permettant la visée. Mission : objectifs principaux, destruction de points fortifiés dans la région 1/ de BUDENTHAL, 2/ de REISDORF ; objectif secondaire, gare de LANDAU. La mission décolle en deux expéditions. 1ère expédition, commandant STEFF dirigeant 3 flights, mission réussie. Un 6 e flight fourni par le 2/52 se joint à une expédition de la 31 e escadre et atteint l'objectif prescrit.

Lyon: 20 mars 1945 : La brigade entière, sous les ordres du colonel BODET, part, défilé sur LYON, DIJON. Gênée par le mauvais temps, elle se pose après 3 heures 50 de vol sur un nouveau terrain de SAINT-DIZIER ROBINSON.

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Cérémonie militaire à Saint-Dizier.

(collection: Yves Garcia)

Saint-Dizier: 21 mars 1945. Mission de guerre: Avions disponibles : 35 .; équipages disponibles : 30. Météo défavorable. Mission : objectif principale, dépôt de munitions région de MANNHEIM ; secondaire, dépôt de munitions à DIEBURG. Eventualité : n'importe quel objectif à l'est du Rhin. La mission décolle à 3 flights sous le commandement du commandant ROUGET. Chaque flight bombarde une des gares de KENZINGEN, STRAMBERG (?) et RIEGEL. Les résultats ne sont pas photographiés, les objectifs étant peu visibles par suite des nuages.

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(collection: Yves GARCIA)

Saint-Dizier: 22 mars 1945. Mission de guerre: Avions disponibles : 37 ; équipages : 41. Météo très favorable. Mission : objectif, remblai de voie ferrée à NECKARGERACH. La mission décolle sous le commandement du commandant MICHAUD avec 4 flights. Temps magnifique. Mission réussie.

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(collection: Yves GARCIA)

Saint-Dizier: 23 mars 1945. Mission de guerre: Avions disponibles : 38 ; équipages : 40. Météo très favorable. Mission : objectif principal, pont voie ferrée double et routier sur le NECKAR à NECKARGEMÜND. La mission décolle à 4 flights sous le commandement du commandant ROUGET. Le pont est cassé. Mission réussie.

edmond garcia Neckargemund,bombardement pont,34 ème Escadre

Saint-Dizier: 24 mars 1945. Mission de guerre: Avions disponibles : 37 ; équipages : 36. Météo : favorable. Mission : objectif principal, pont voie ferrée à PFORZHEIM. La mission décolle à 3 flights sous les ordres du commandant LAGER.

Saint-Dizier: 25 mars 1945. Mission de guerre: Avions disponibles : 38 ; équipages : 41. Météo : objectifs situés zone est d'une dépression centrée sur l'Angleterre, objectif couvert par stratus visibilité bonne. Mission : objectif principal, 2 dépôts à MALSH, nord-est de RASTATT. La mission décolle à 4 flights sous les ordres du colonel CHASSANDE-PATRON. Mission particulièrement réussie : 2 flights atteignent le but, un ne largue pas ses bombes et un autre bombarde un objectif non prévu, un peu au sud. Un avion du 1/32, commandant d'avion lieutenant SCHUTZ, est manquant, atteint au moteur gauche ; il a pris feu et s'est écrasé au sol à l'entrée sud de BIETIGHEIM.

Saint-Dizier: 5 avril 1945. Mission de guerre: Avions disponibles : 40 ; équipages disponibles : 42. Météo : bonne à SAINT-DIZIER, médiocre sur l'objectif. Mission : bombardement du dépôt d'huile de GEISLINGEN (objectif numéro 1) ou du dépôt d'huile de WEISSENHORM.

4 flights participent à la mission sous les ordres du commandant ROUGET, commandant en second de la 34 e. Après un décollage à 20'' d'intervalle, impeccable, et le rassemblement habituel au-dessus du terrain, la formation se dirige sur SELESTAT, point de rendez-vous avec la chasse, puis sur LANDAU, SPIRE, WIMPFEN, LORCH (PI) où est prise la formation d'attaque (colonne décalée vers la gauche). L'expédition effectue un premier passage mais les nuages qui sont sur l'objectif empêchent tout bombardement. Au cours d'un deuxième passage, deux flights seulement peuvent bombarder. Retour par l'itinéraire aller.

Saint-Dizier: 8 avril 1945. Mission de guerre: Avions disponibles : 36 ; équipages disponibles : 44. Météo : bonne. 5 flights sous les ordres du lieutenant-colonel CHASSANDE-PATRON doivent attaquer les mêmes objectifs : GEISLINGEN et WEISSENHORM, même itinéraire que pour la mission du 5. 2 flights atteignent l'objectif qui est laissé en feu.

642 bombes 200 livres et 40 bombes de 500 livres ont été larguées, soit plus de 42 tonnes.

Saint-Dizier: 9 avril 1945. Mission de guerre: Avions disponibles : 37 ; équipages disponibles : 44. Météo : bonne. 4 flights sous les ordres du lieutenant-colonel CHASSANDE-PATRON attaquent le dépôt de WEISSENHORM, objectif secondaire des jours précédents. La mission est particulièrement bien réussie. Résultats : 100 %. L'expédition rentre, laissant le dépôt en flammes. 175 bombes de 500 livres ont été larguées, soit 4 t. 750.

edmond garcia Chariots de bombes(pour B26) (2)

(collection: Yves GARCIA)

Saint-Dizier: 10 avril 1945. Mission de guerre: Avions disponibles : 36 ; équipages disponibles : 44. Météo : bonne. 72 avions de la 34 e escadre et de la 31 e escadre sous les ordres du lieutenant-colonel CHASSANDE-PATRON doivent attaquer la région fortifiée de SCHWEINFURT. La 34 e escadre fournit 6 flights. Les 3 autres flights sont très gênés par la DCA qui est très active. 7 avions sont touchés mais tous réussissent à rentrer au terrain. Les résultats des avions de la 31 e n'ont pu être observés par l'escadre. De toute manière SCHWEINFURT fume.

118 bombes 2000 livres ont été larguées sur l'objectif, soit 59 tonnes.

Saint-Dizier: 11 avril 1945. Mission de guerre: Avions disponibles : 37 ; équipages disponibles : 41. Météo : bonne. Mission : 4 flights de la 34 e escadre doivent bombarder le dépôt de munitions de STASS (objectif 1) ou le dépôt d'AALEN (objectif 2). L'expédition est commandée par le commandant STEFF commandant la 2/63.

La mission est réussie : deux flights atteignent en plein le dépôt de STRASS, une grosse explosion ressentie par les équipages.

138 bombes de 500 livres, soit 47 tonnes, ont été déversées sur l'objectif.

Saint-Dizier: 14 avril 1945. Mission de guerre: Avions disponibles : 40 ; équipages disponibles : 42. Météo : brume le matin, beau temps à partir de midi. Mission : attaque de la position de défense sur "Front Atlantique" à VAUX-SUR-MER par 6 flights sous les ordres du lieutenant-colonel CHASSANDE-PATRON. Les objectifs sont atteints : 4 batteries sont détruites, la route de ROYAN - LA TREMBLADE - est coupée. 401 bombes de 260 livres et 120 clusters de 100 livres ont été largués sur les objectifs.

Saint-Dizier: 15 avril 1945. Mission de guerre: Avions disponibles 38 ; équipages disponibles : 44. Météo favorable, beau temps.

Mission: a) Matin. 2 expéditions de 18 avions chacune ont pour mission de bombarder, la première, des tourelles blindées, la deuxième, des zones de défense, à JAFFE et ROUBE (?) (Front de l'Atlantique).

La 1ère expédition est commandée par le commandant BIGOT, commandant le G.B. 2/52 . Les résultats des 2 flights ne sont pas très brillants, un flight cependant atteint l'objectif.

La 2 e expédition est commandée par le commandant BOUYER commandant le G.B. 1/32. 1 seul flight atteint l'objectif, 75% de ses bombes sont au but.

b) Après-midi. 24 avions sous les ordres du lieutenant-colonel CHASSANDE-PATRON doivent bombarder les zones de défense de VAUX.

La mission décolle mais à peine partie est décommandée en raison des brillants succès obtenus par les bombardements précédents.

Le matin, les 38 avions avaient largué : 9 bombes de 2000 livres, 41 bombes de 1000 livres.

Saint-Dizier: 16 avril 1945. Mission de guerre: Avions disponibles : 36 ; équipage disponibles : 43. Météo favorable.

Mission : matin, soutenant l'effort demandé pour réduire les poches de ROYAN et de la POINTE DE GRAVE, l'escadre effectue 2 missions au cours de cette journée.

Matin. Objectif : canons sur tourelles blindées à la COUBRE, 2 expéditions de 3 flights chacune (commandant ROUZAUD, commandant BOUYER).

Bombardement à 9h10 et 9h20. Malgré la grande difficulté rencontrée par les bombardiers pour identifier les tourelles au milieu des clairières retournées par les bombardements précédents, les résultats sont bons.

2 flights à 6 avions mettent 100% au but 3 autres flights mettent 75% au but.

Après-midi. Objectif : positions de défense à proximité est du phare de LA COUBRE. Une expédition de 5 flights sous les ordres du lieutenant-colonel CHASSANDE-PATRON attaque à 17 heures 57. Bel objectif pour les bombardiers qui obtiennent de bons résultats sur cette zone, à l'exception du flight n°5 qui largue beaucoup trop court. Tonnage pour la journée : 6 bombes de 2000 livres, 112 bombes de 1000 livres, 140 bombes de 500 livres, 3 bombes de 100 livres.

Saint-Dizier: 17 avril 1945. Mission de guerre: Avions disponibles : 39 ; équipages disponibles : 43. Météo : favorable. Mission : deux missions aujourd'hui, encore pour venir en appui des forces terrestres à la pointe de LA COUBRE. Objectif du matin : batteries lourdes à la pointe de LA COUBRE. La première expédition de 3 flights (commandant BIGOT) attaque les positions E ; les premiers et deuxième flights obtiennent d'assez bon résultats. La deuxième expédition (commandant ROUZAUD) attaque les positions W. 2 flights mettent dans la zone de l'objectif, mais pas de coups directs sur les batteries.

Objectif de l'après-midi : les batteries constituant les objectifs du matin ont dues être réduites au silence, car l'après-midi les efforts ont porté sur la forteresse du château d'OLERON, dont les canons bombardent le continent. 4 flights sous les ordres du lieutenant-colonel commandant l'escadre réalisent une concentration peu ordinaire sur l'objectif. Les constructions doivent être dures car des coups directs sur les bâtiments, observés sur les photos prisent après le bombardement, n'ont fait apparemment aucun dégât. On ne sait pas ce qui s'est passé à l'intérieur. Hélas, comme disait le général DE GAULLE, c'est toujours notre pauvre pays qui trinque.

Tonnage largué pour la journée : 234 bombes de 1000 livres.

Saint-Dizier: 18 avril 1945. Mission de guerre: Avions disponibles : 35 ; équipages disponibles : 42. Météo : favorable. Mission : quittant le Front de l'Atlantique où les troupes du général DE LARMINAT terminent le nettoyage des pointes de LA COUBRE, l'escadre va participer à la neutralisation de l'aviation de chasse ennemie sur le terrain. Aujourd'hui, objectif : terrain de RISTISSEN.

L'expédition, sous les ordres du commandant ROUGET, comprend 6 flights dont 2 à quatre avions. Une concentration peu ordinaire des traînées est réalisée par nos bombardiers dans la zone impartie à l'escadre. Après l'attaque, 6 avions ont été détruits au sol. l'incendie ravage l'objectif. Tonnage largué : 655 bombes clusters de 100 livres soit 66 500 livres.

Saint-Dizier: 19 avril 1945. Mission de guerre: Avions disponibles : 35 ; équipages disponibles : 42. Météo : favorable. Mission : 3 flights sous les ordres du commandant ROUZAUD sont chargés d'attaquer un dépôt à DONAUESCHINGEN. Tonnage largué : 63 de 1000 livres. Un flight met au but.

Saint-Dizier: 20 avril 1945. Mission de guerre: Avions disponibles : 33 ; équipages disponibles : 43. Météo : favorable. Mission : poursuite de l'effort sur les terrains ennemis par l'attaque du terrain de LAUPHEIN. 4 flights sous les ordres du commandant ROUGET. Bombardement à 11 heures 45. L'objectif est laissé en flammes. 5 avions au moins ont été détruits au sol. Bombes larguées : 532 bombes cluster frag. de 100 livres = 53 200 livres.

edmond garcia Bombardement dépôt de munitions Ebenhausen (2)

(collection: Yves GARCIA)

Saint-Dizier: 25 avril 1945. Mission de guerre: Avions disponibles : 42 ; équipages : 42. Météo : favorable. La mission d'aujourd'hui comportait l'attaque des dépôts de munitions d'EBENHAUSEN. 6 flights, sous les ordres du colonel CHASSANDE-PATRON, attaquent 30 minutes après la 31e escadre et font sauter ce qui reste du dépôt. De très belles photos sont rapportées par les équipages.

Tonnage largué : 492 bombes de 250 livres = 123 000 livres.

yves garcia (16)

Défilé de la victoire à St Dizier en 1945, peut-être le 1/32 Bourgogne?.

(collection: Yves GARCIA)

Saint-Dizier: 8 mai 1945. JOUR "V" L'Allemagne vaincue signe par la plume de Von Keitel sa reddition sans condition aux alliés, Anglais, Américains, Russes et Français. La séance historique se déroule à REIMS ce jour à 2 heures 41. Ce jour sera marqué à l'escadre, le matin, par une prise d'armes pour remise de la croix de la Légion d'Honneur aux commandants MICHAUD et ROUZAUD. L'après-midi, un grand défilé des troupes de la brigade, présentées par le lieutenant-colonel CHASSANDE-PATRON, et des troupes américaines a lieu sur la place de SAINT-DIZIER. Les rues sont pavoisées aux trois couleurs et aux couleurs alliées. Mais la population, peu habituée à un tel déploiement de troupes, est peu fervente dans ses acclamations. Est-ce timidité ? Indifférence après tant d'années de contraintes et de renoncements ? La cérémonie se termine au Monument aux Morts. Discours, dépôt de gerbe et appel des disparus. Le soir réjouissances populaires, à l'échelle de SAINT-DIZIER hélas ou des différents cantonnements des groupes. On aurait aimé se trouver à PARIS, d'où les nouvelles arrivent toutes chargées de liesse des Grands Boulevards, mais... le 3e bureau, il faut mettre au point le défilé aérien qui doit avoir lieu sur PARIS.

yves garcia Paris,défilé de Marauder B26

B26 MARAUDER sur Paris. 

(collection: Yves GARCIA)

Saint-Dizier: 9 mai 1945: Avions disponibles : 44 ; équipages : 39. 36 avions de l'escadre participent au défilé aérien sur PARIS qui a lieu à 18 heures, à l'instant où le général De Gaulle ranime la flamme au Tombeau de l'Inconnu. Le groupe BRETAGNE défile en formation de croix de Lorraine, suivi de 2 formations de 5 flights en colonne. La présentation est impeccablement réussie. A bord des avions, on entend la présentation radio diffusée du défilé, faite au sol par le général PIOLET, chef du cabinet militaire du ministre de l'air.

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B26 MARAUDER  sur Paris. 

(collection: Yves GARCIA)

Saint-Dizier : 25 mai 1945 : Le colonel commandant l'escadre part en mission de rapatriement de prisonniers en Allemagne. Atterrissage à LINZ en Autriche. Les officiers de l'Air qui doivent être rapatriés sont déjà revenus. L'avion ramènera pourtant 11 officiers de l'Armée de Terre. Visite en 24 heures à SALZBOURG et BERCHTESGADEN.

Saint-Dizier : 29 mai 1945 : Le général DOYLE, commandant le 42e Wing, doit venir ce jour faire ses adieux à la brigade et remettre les insignes de spécialités américaines au personnel navigant. Une prise d'armes réunissant tous les équipages, plus une compagnie d'honneur par escadre, a lieu sur le run-way nord-sud du terrain. A 13 heures 30 est terminée la mise en place. Le temps menaçant depuis le matin ne permettra pas l'arrivée de l'avion du général DOYLE. La cérémonie est décommandée, alors que les averses commencent depuis 20' à nous rafraîchir.

CITATION OBTENUE PAR LA

34e ESCADRE DE BOMBARDEMENT.

Citation à l'ordre de l'armée aérienne.

Décision 826 du 12-6-45.

Sous le commandement du colonel BODET, réunissant la 31e escadre commandée par le commandant de MARICOURT et la 34e escadre commandée par le lieutenant-colonel CHASSANDE-PATRON, a, au cours de l'hiver 1944 et du printemps 1945, pris une part des plus actives à la préparation et à l'appui des offensives alliées en Alsace, en Rhénanie et dans le Palatinat.

Ces brillantes actions, la précision et l'efficacité de ses tirs, lui ont valu à maintes reprises les félicitations du commandement aérien allié.

Première grande unité aérienne réengagée, a su montrer que l'aviation française n'avait perdu aucune de ses qualités guerrières et était digne à la fois du glorieux passé des formations de bombardement de 1914-1918 dont elle est l'unité de tradition, et des unités du 42e Wing américain au côté duquel elle était engagée et qu'elle a réussi à égaler par la précision et la concentration de ses tirs et la valeur des résultats obtenus.

S'est illustrée en particulier en détruisant:

- le 22 février 1945, lors de l'attaque des voies de communication allemande, huit stations de chemin de fer;

- le 28 février 1945, les usines d'EMMENDINGEN;

- le 16 mars 1945, les fortifications de la ligne Siegfried, ouvrant ainsi la porte du Palatinat aux forces terrestres alliées;

- le 9 avril 1945, les dépôts d'essence de WEISSENHORM;

- les 14,15,16,17 avril 1945, les fortifications allemandes de la région de ROYAN, de LA COUBRE et d'OLERON, en exécutant dans une même journée jusqu'à 130 sorties;

- le 25 avril, les dépôts de munitions d'EBENHAUSEN.

Durant cette période, a effectué près de 2800 sorties et 11 350 heures de vol de guerre et lancé plus de 3600 tonnes de bombes, malgré une défense aérienne dense et redoutablement précise, qui a descendu 9 avions et en a endommagé 200 autres.

- JOLY (Claude-A.-P.), lieutenant de la 34 e escadre de bombardement: officier navigateur bombardier de grande classe possédant de telles qualités de cran, de calme et d'habileté professionnelles qu'il fut choisi comme leader de formation. A effectué à ce titre au cours de la campagne d'Alsace et d'Allemagne de nombreuses missions. A obtenu régulièrement d'excellents résultats malgré des conditions de tir rendues souvent difficiles soit par les réactions de l'ennemi, soit par l'exiguité des objectifs assignés, notamment au cours des missions des 15 et 19 mars 1945, où il plaça la totalité de ses bombes au but, causant ainsi de graves dommages aux installations ennemies. Déjà cité.

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2/52 FRANCHE-COMTE

franche comté img868

Créé le 1er septembre 1943 à partir du groupe de bombardement II/52, le groupe de bombardement moyen 2/52 Franche-Comté ne disposa dans un premier temps que d'un matériel hétérogène formé essentiellement de Douglas DB-7 et de Morane-Saulnier MS-230 et 315. Faisant mouvement sur Médiouna le 30 octobre, cette unité y subit un entraînement intensif avant de gagner le centre de formation édifié par les Américains à Télergma, où elle reçut le nom de Franche-Comté. 

Les équipages rallièrent ensuite Châteaudun-du-Rhumel, où fonctionnait un centre de perfectionnement pour bombardiers moyens B-26, et le Franche-Comté commença à percevoir les premiers avions de ce type le 26 juin suivant.

Le 19 juillet, le groupe tout entier embarqua à destination de Villacidro (Sardaigne), d'où il devait opérer au-dessus de l'Italie. Effectuant quelques missions d'essai en compagnie d'autres unités de bombardement moyen de l'armée de l'Air, le 2/52 accomplit sa première véritable sortie de guerre le 3 août, en attaquant une voie ferrée dans la région de Turin.

 

1-22 maroc 86m

(collection: Jean-Marc CLOTES)

 

Dès le lendemain, ses B-26 opérèrent sur la France, bombardant un pont ferroviaire situé près de Nice, et ils prirent part aux actions préliminaires au débarquement en Provence menées par l'aviation alliée. Le 2/52 pilonna systématiquement les défenses mises en place par les Allemands sur le littoral méditerranéen et largua plusieurs tonnes de bombes sur des ponts ferroviaires et routiers situés près de Sisteron.

Ayant participé à la bataille de Toulon, au cours de laquelle il effectua de nombreuses sorties. il reprit ses attaques sur l'Italie le 24 août 1944 et accomplit sa dix-neuvième mission de guerre trois jours plus tard.

Le 27 septembre suivant, au terme de nombreuses autres actions sur le territoire italien, le groupe se prépara à gagner la France par la voie maritime, il parvint à Istres le 4 octobre. Avec la 34e escadre, dont il faisait partie, le 2/52 fut intégré dans le 1er corps aérien français dès le 15 de ce mois et gagna Lyon le 11 novembre. Dès lors, il entreprit plusieurs sorties sur le Rhin, mais les mauvaises conditions atmosphériques annulèrent pendant quelques temps les sorties opérationnelles; celles-ci reprirent assez vite, sans que le groupe subisse des pertes aussi importantes que ses homologues de la 34e escadre.

Le 1er janvier 1945, le 2/52 accomplit sa quarante-huitième mission de guerre, sur la gare de triage de Fribourg, et, le 5 mars, l'un de ses B-26 mena un raid sur le tunnel de San Remo en compagnie d'autres avions français. Puis les vols d'escadres ne cessèrent de se succéder sur l'Allemagne, la trente-quatrième opérant souvent de concert avec la trente et unième.

De Lyon, le Franche-Comté gagna Saint-Dizier le 20 mars, et il poursuivit ses incursions sur le territoire du Reich. Le 14 avril, il gagna avec d'autres groupes l'ouest de la France pour soutenir les forces terrestres alliées engagées dans la réduction des poches de Royan et de Grave. Il ne quitta ce secteur que le 18 pour regagner l'est du pays et être engagé sur l'Allemagne.

L'entraînement reprit en juin 1945, et le Franche-Comté gagna Althausen le 10 octobre de la même année. Au cours des hostilités, le GBM 2/52 avait accompli quatre-vingt-neuf missions de guerre représentant six cent cinquante sorties et largué 925 t de bombes.

Après avoir effectué de nombreuses missions de transport entre la métropole et l'Afrique-du-Nord, le Franche-Comté s'installa à Blida, en Algérie, le 15 octobre 1946 et fut rattaché un mois plus tard au groupement des moyens militaires de transport aérien (GMMTA) sous la dénomination de groupe de transport 2/62.

Envoyé en Indochine le 6 août 1948, il y demeura jusqu'au 15 octobre 1955 et fut incorporé dans la 61e escadre de transport en tant qu'escadron de transport 4/61. A partir du 1er novembre 1956, cette unité adopta l'appellation d'escadron de transport 2/61.

(source: L'AVIATION N°203)

franche comté img875

L'insigne du GBM 2/52 Franche-Comté était l'écusson de la province de Franche-Comté.

Bombardement.

Sorties ou missions: 661 - Tués: 16.

Le GBM 2/52 Franche-Comté, avec ses escadrilles SAL 19 et BR 104, fait partie de la 34 ème Escadre de bombardement moyen.

Le 27 juin 1943, le groupe de reconnaissance 2/52 est basé à Noisy-les-Bains, commandé par les commandants Tuffal, puis Paul Badré (pilote du CEV) le 10 juillet. Il a des Douglas DB 7 et une demi-douzaine d'avions école (Morane 230...)

Le groupe part en novembre 1943 pour Médiouna au Maroc et devient groupe de bombardement en janvier 1944 en prenant le nom de Franche-Comté.

Le GBM 2/52 est en mars à Télergma et il part le 21 juillet 1944 pour Villacidro pour participer aux opérations à partir du 6 août 1944 sous les ordres du lieutenant-colonel Paul Badré, puis des commandants Lager et Bigot.

Il rejoint ensuite la base de Blida où, pendant deux ans, il assurera avec ses Marauder, dans le cadre du GMMTA, les liaisons entre l'Afrique du Nord et la métropole avant de rejoindre l'Indochine en 1949.

Le GBM 2/52 a perdu un avion et dix hommes.

 

edmond garcia Bombardements sur l'Allemagne,Martin Marauder B26 (3)

(collection: Yves GARCIA)

 

edmond garcia Martin B26 Marauder)

(collection: Yves GARCIA)

 B-26 MARAUDER  18 - 218 7786  -  11 - 467 940.

edmond garcia Martin Marauder B26 (8)

(collection: Yves GARCIA)

Citation a l'ordre de l'armée aérienne.

- Sous-Lieutenant BONNEVAL André, sous-lieutenant du G.B.M. 1/32 "Bourgogne": officier navigateur d'élite ayant rejoint volontairement l'armée d'Afrique au cours de la nuit du 11 au 12 novembre 1942 en effectuant une mission spéciale. Navigateur d'un équipage guide de formation, a participé à la campagne d'Italie et à la campagne d'Allemagne. Toujours très calme, malgré les tirs les plus intenses de la défense ennemie et, en dépit des conditions atmosphériques souvent défavorables, a réussi à conduire sa formation sur les objectifs assignés, a permis ainsi la neutralisation d'un point de passage d'une importance tactique considérable les 17 novembre 1944 et 22 janvier 1945 et la destruction d'un important dépôt de munitions le 14 février 1945. Au cours de ces missions, la formation était durement éprouvée par les canons antiaériens qui endommageaient 50% des avions et en abattant trois.

Cette citation annule et remplace la citation à l'ordre de l'aviation de bombardement accordée par ordre général n°32 du 22 mai 1945.

- GOC Michel.

- S/Lt ARNAULT.

- Cpt AUZIOL Cdt la 1er escadrille.

- AUGER.

- ALAIN.

- obs: S/Lt AUBRAC.

- Sgt Armanet.

- Cpl/C AINAU.

- Cdt BIGOT.

- Navigateur: Aspirant BEDEAU - DCD en 2018.

- 2 cl. BENGUIGUI.

- Cdt BADRE commandant de la 2ème escadrille du GBM 2/52.

- Lt BRUNAUD.

- S/Lt BRILLET.

- BORDES.

- Sgt BIT.

- Adjt CAILLEBOTTE.

- Adjt CHERRIER.

- Sgt/C CAZABAT.

- Sgt DENIZOT.

- DENIS.

- Sgt EMERY.

- Cpt d'ERCEVILLE.

- Sgt ESSEAU.

- Lt de FONTAGES.

- Pilote: GAZZANO.

UN AILIER INATTENDU.

MARAUDER 2-52 franche comté Scan

 

B-26 "Marauder" du groupe 2/52 "Franche Comté" sur la base de Blida en 1946.

La brigade de "Marauders" est regroupée à Saint-Dizier, cela se passe au début d'avril 1945. Le "briefing", qui a lieu très tôt ce jour-là, regroupe les représentants des six groupes sous la surveillance attentive des délégués de la brigade.

Mission prévue: six "boîtes" de "Marauders" venant s'insérer dans un dispositif impressionnant. Objectif: les usines de Schweinfurt, ville industrielle de l'est, près de Stuttgart.

Le "brienfing" terminé, départ vers les avions, décollage et regroupement au-dessus du terrain, puis en route vers le point de rassemblement et cap sur l'objectif. Les chasseurs de protection se mettent en place lorsque nous franchissons le Rhin.

Peu ou pas de réaction de la "Flak" au début mais, en se rapprochant de Schweinfurt, elle devient plus dense d'abord, puis très violente au moment du "bomb run" qui nous dirige vers l'objectif.

C'est à ce moment  que mon moteur droit commence à cafouiller et, au dégagement après le largage des bombes, je dois abandonner la formation, mon moteur se refusant à fournir la moindre puissance. Suivent les manoeuvres normales de secours: hélice en drapeau, stabilisation de l'avion, changement de cap, etc. L'avion se comporte très bien, et dans une quiétude à demie retrouvée seulement, nous examinons la situation.

Nous avons perdu près de 4000 pieds et notre formation se profile déjà dans le lointain à l'horizon et il n'y a plus aucun chasseur en vue. Bref, nous sommes seuls, et bien que les réactions de la "Flak" ne soient pas à redouter sur le reste du parcours, nous risquons en revanche une attaque possible de la chasse adverse. Nous nous sentons bien seuls!

Peu de temps après, mon copilote me fait signe pour regarder à ma droite. A ma grande surprise, et à ma grande joie aussi, je constate qu'un autre B-26 est en vol de groupe avec nous. En y regardant de plus près, je distingue le pilote: le lieutenant de Fontanges, tout souriant !

Au passage du Rhin, de Fontanges nous abandonne pour rentrer à Saint-Dizier. Quant à nous, après encore une dizaine de minutes de vol, nous nous posons à Colmar où nous sommes accueillis par le capitaine Villaceque qui commande l'escadron de "Spit" stationné sur le terrain. Dans la journée, les responsables de la Mécanique arrivent de Saint-Dizier et nous apprennent que le compresseur du moteur est hors service.

Je ne suis rentré à la base que le surlendemain et de Fontanges me dit simplement "Je n'ai pas voulu vous abandonner".

C'était cela la solidarité chez les "Marauders".

Général GAZZANO.

(Source: PIONNIERS -Revue aéronautique - N° 173 janvier 2008)

- Lt GARCIA Edmond.

- GAY.

- Pilote: Sgt GRANVAL.

- Cdt HERON.

- Radio: Adjt/C JASPARD.

- Cpt LANIER LACHAISE.

- Cdt LAGER.

- LEBEL Louis.

- LECALIER Raymond.

- Mitrailleur: Cpl LABAYLE Eugène.

- Sgt/C LUBY.

- Sgt/C LEBEL.

- MALARD André.

- Sgt/C MECHAIN.

- Sgt MARTIN.

- Sgt/C MARTINET.

- Pilote: Adjt MERIZON.

- Cdt MENARD.

- Sgt RICHARD.

- Cpt ROLLAND. Commandant de la 2ème escadrille.

- Adjt STOUFF.

- Lt SICRE.

- Sgt SOLAIRE.

- Lt TROTIN.

- Sgt VOISIN.

André Guérin 4bis (1) (1)

 

S/Lt André GUERIN " dit GRANDVAL" - 2/52 "FRANCHE COMTE"

(collection: Famille GUERIN)

CAMPAGNES.

- Italie (opération groupe 2/52) - du 03/08/1944 au 04/01/1944.

- Contre l'Allemagne (opération groupe 2/52) - du 05/10/1944 au 31/03/1945.

CITATION.

Ordre Général n° 73 du 18/12/1946.

Le Général de Division Aérienne GERARDOT, chef d'Etat-major, et Général de l'Armée de l'Air.

cite à l'ordre de la Brigade Aérienne

Le Sous-lieutenant GUERIN André, dit "GRANDVAL" , du G.T. 2/52 "FRANCHE-COMTE"

Pilote extrêmement confirmé. Au cours de ces derniers mois a participé à de nombreuses missions de bombardements sur des objectifs fortement défendus.

D'un courage remarquable, a été blessé le 24 décembre 1944 au cours d'un atterrissage forcé en territoire ami, où il avait réussi à ramener son appareil gravement endommagé par la D.C.A. ennemie.

A déjà été cité. Cette citation comporte l'attribution de la Croix de Guerre avec Etoile de Bronze.

Citation a l'ordre de l'armée aérienne.

- Cne de VILLOUTREYS Etienne, capitaine, du G.B. 2/52 "France-Comté": officier doué des plus belles vertus morales et militaires, ayant une haute conscience de son devoir et de ses responsabilités, est venu volontairement dans une formation combattante pour participer directement à la lutte contre l'Allemagne. S'est imposé comme navigateur guide de formation et a contribué ainsi à maintes reprises, aux brillants succès obtenus par son Flieght sur des objectifs de l'Allemagne du Sud-Ouest défendus par une D.C.A. dense et précise. S'est notamment distingué les 23 et 24 mars, lors de l'attaque de ponts qui furent complètement détruits.

(Source: Richard Labayle)

ETAT-MAJOR

MORTS POUR LA FRANCE.

- Aspirant: MOREAU Camille.

- Sergent-chef: LEBLOND René.

GROUPE FRANCHE-COMTE 2/52.

MORTS AU CHAMP D'HONNEUR.

- Capitaine: CARTIER Jean.

- Lieutenant: WILLIAM Robert.

- Lieutenant: MARINI Jacques.

- Adjudant-chef: BERTRAN André.

- Adjudant: CASANOVA Albert.

- Sergent-chef: FERRIER Pierre.

- Sergent-chef: MASSON Jean.

- Sergent-chef: DONATO Antonin.

- Sergent: BENITZA Charles.

- Sergent: ELBEZE Yves.

MORTS POUR LA FRANCE.

- Lieutenant: GEFFREY Paul.

- Adjudant-chef: BRANCHE Marcel.

- Sergent-chef: SABATIER Etienne.

- Sergent: ESSEAU Henri.

- Sergent: DE LA GUERANDE René.

- 2ème classe: CONDOMINES Georges.

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2/63 SENEGAL

senegal img872 (1)

Rééquipé par les Américains, le groupe de bombardement moyen 2/63 Sénégal fut doté de Martin B-26 Marauder, qu'il engagea en Italie, en France et en Allemagne de 1944 à 1945.

Le groupe de bombardement moyen 2/63 Sénégal trouve ses origines dans la fusion des groupes de bombardement I/63 et II/63 de l'ancienne armée de l'Air de Vichy. Expédié à Ouakam au milieu du mois de septembre 1943, le GB II/63 y récupéra une partie du matériel et du personnel du GB I/63, récemment dissous, et versa à la base de Thiès les Potez 63.11 et les Glenn Martin 167F dont il avait été équipé jusque-là.

Devant faire mouvement sur l'Afrique du Nord, il passa une grande partie du mois d'octobre, à préparer ce transfert. Le 29 octobre, le matériel volant du groupe prit le départ pour le Maroc, tandis que le reste de l'unité suivait par la voie maritime le 4 novembre. Le groupe arriva à Casablanca le 12 et prit en compte quelques Douglas DB-7 prélevés sur le 1/19 afin de commencer à s'entraîner.

Le 29 février 1944, le lieutenant-colonel Bouvard étant appelé à d'autres fonctions, le 2/63 passa sous les ordres du commandant Michaud. Le 21 avril suivant, il prit la direction de Télergma, où le personnel navigant commença à suivre des cours. Il fallut attendre le début du mois de mai pour que les moniteurs américains récemment arrivés initient les pilotes français au maniement du B-26. Le 6 juin suivant, le Sénégal rallia Châteaudun-du-Rhumel, où il reprit l'entraînement à un rythme soutenu.

Le départ pour Oran-La-Sénia intervint le 18 juillet et, le 25 août, le 2/63 reçut l'ordre de rejoindre Villacidro, en Sardaigne, avec dix-huit Martin B-26 Marauder, en vue de son engagement opérationnel en Europe continentale.

Les huit premiers jours de septembre furent consacrés au perfectionnement des équipages et à des conférences, données par des officiers supérieurs américains. En outre, les pilotes subirent un entraînement intensif au vol de groupe, auquel participa le GB 1/32 Bourgogne. Le 9 septembre, le Sénégal mena sa première mission de guerre, attaquant le pont de chemin de fer de Rubiera, dans la vallée du Pô. Le 10, ses B-26 bombardèrent le pont ferroviaire de Pontecurone, au sud de Gênes.

Puis les sorties s'orientèrent vers l'appui direct aux troupes terrestres engagées dans la région de Florence. Intégré dans la 34e escadre de bombardement, le 2/63 quitta Villacidro pour Istres le 4 octobre 1944, en suivant un itinéraire jalonné par Sassari, Ajaccio, l'île du Levant et Hyères. L'installation sur cette nouvelle base dura deux journées et, le 15 du même mois, l'échelon roulant débarqua à Marseille, l'entraînement des équipages reprenant alors rapidement. Au début de novembre, le Sénégal reçut l'ordre de se préparer à gagner Lyon-Bron.

Le 17 de ce mois, ses B-26 accomplirent leur première sortie sur l'Allemagne bombardant le pont ferroviaire de Neuenburg, sur le Rhin, entre Mulhouse et Mülheim. Dès lors, les sorties au-dessus de cette région se multiplièrent, avec des résultats plus ou moins bons. Le commandant Michaud étant détaché à l'état-major de la 34e escadre, le commandant Steff prit provisoirement le commandement du 2/63, dont les attaques visèrent vers vers la fin du mois de décembre 1944 des gares de triage.

Le 20 mars 1945, le groupe s'installa à Saint-Dizier, et, au milieu d'avril suivant, il prit part à la réduction des poches de Royan et de Grave en assaillant des batteries d'artillerie et des ouvrages ennemis. Ces opérations prirent fin le 18 de ce mois, laissant les équipages dans un grand état de fatigue et de tension.

Puis les sorties recommencèrent sur le Reich, visant essentiellement les aérodromes de la Luftwaffe. Les derniers jours de la guerre en Europe furent marqués par une période de calme et seules quelques missions d'entraînement furent entreprises.

Après la fin des hostilités, le Sénégal prit part depuis Lyon-Bron au rapatriement des prisonniers de guerre français en Allemagne. Installé à Saulgau, il y demeura jusqu'au 30 avril 1946, date où intervint sa dissolution. Il avait effectué près de vingt-cinq mille heures de vol représentant 4 796 sorties au cours du conflit et avait transporté 65 000 prisonniers lors des opérations de rapatriement.

(source: L'AVIATION N°204)

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Groupe SENEGAL

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Le GBM 2/63 Sénégal reprit les insignes de tradition du GB 2/63 mais adopta également l'emblème de la tête de nègre.

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edmond garcia Martin Marauder B26(Mengen,Allemagne,1945 (5)

(collection: Yves GARCIA) 

Bombardement.

Sorties ou missions: 532 - Tués: 24 - Disparues: 11 - Prisonniers: 2 - Blessés: 2.

Le GBM 2/63 Sénégal, avec ses escadrilles VR 558 et F 554, fait partie de la 34 ème Escadres de bombardement moyen.

Issu du GB II/63 et héritier du 37 ème RA du Maroc, il est reconstitué en 1940 à Casablanca et fait mouvement sur Thiès, au Sénégal, le 8 janvier 1941 où il vole sur Martin 167F et Potez 63-11.

Il quitte le Sénégal en novembre 1943 et il est recréé le 29 février 1944 sur Marauder. Il arrive à Villacidro le 26 août 1944 et participe aux opérations à partir du 30 août 1944 sous les ordres des commandants Michaud, puis  Eugène Steff.

Lien vers le parcours du commandant Eugène STEFF.

HISTORIQUE DU GROUPE "TUNISIE" - HALIFAX GROUPES LOURDS FRANCAIS SQUADRONS 346 et 347 R.A.F

L'insigne de la 1ère escadrille du GB 1/25 était le hibou de l'escadrille 4 B3 de l'Aéronavale. L'insigne de la 2ème escadrille du GB 1/25 était un bison sur fond d'étoiles et de lune.

http://halifax346et347.canalblog.com

Le GBM 2/63 a eu deux avions abattus par la DCA et a perdu dix hommes.

- Cdt Steff commandant le 2/63.

 

carte Scan (695) 

carte Scan (696)

(Source: X. Saurel)

- Cpt ASENAR.

- Cpl ANDRIOT

- Roland BERTHALON.

- Henry BALLOT.

- Cdt BARRAQUE commandant de la 2ème escadrille.

- S/Lt BERGER.

- Col. CHASSANDE.

- Cpt CHANOY commandant provisoirement les opérations.

- Lucien CORBIAT.

- S/Lt Louis BEL.

"Louis BEL né à Lyon en août 1920, entra à l'Ecole d'aviation d'Istres juste avant la guerre. Il quitta la France début 1940 pour rejoindre l'Afrique par la Méditerranée : Algérie, Maroc, Sénégal. Il rejoindra les rangs de la future 2ème DB pour traverser une partie de l'Afrique. En avril 1944 il était à la BA 211 à Teleghma, en mai à St Arnaud puis à Chateaudun du Rumel. Il a été affecté au GB 2/63 Sénégal, a participé à beaucoup de bombardement en France, en Italie et en Allemagne. Il a été désaffecté au printemps 1946 après avoir fait beaucoup de transports de prisonniers de guerre. Il a fait toute sa carrière professionnelle au service maintenance d'Air France, a pris sa retraite en Sarthe en 1975. Il est décédé en septembre 2017.

(Source: François AUBIN)

- Lt DEMEUNYNCK.

- Pilote: Lt EUDES.

- Radio: Sgt/C FUSTER.

- Sgt GALINIER.

- Co-Pilote: Sgt HENRY.

- Mitrailleur de queue: Cpl LABAYLE Eugène.

- Cdt MICHAUD. 

- Sgt/C OREL.

- Bombardier: Aspt OSTROWKY.

- PEQUEY Marc.

- PIQUEMAL Ernest - Navigateur.

- Cdt ROUZAUD commandant le 2/63.

- Sgt ROBERT.

- Adjt SAJAGAN.

- Cdt STEFF.

- Adjt TOGNY.

(Source: Richard LABAYLE)

eugene labayle Scan 

Equipage du 588  Pilote: Lieutenant EUDE - Co-Pilote: Sgt/C HENRY - Bombardier: Adjudant: OSTROWSKY - Radio: Sgt/C FUSTER - Mitrailleur de queue: LABAYLE Eugène.

eugene labayle Scan (2)

(Collection: Richard LABAYLE)

eugene labayle Scan (4)

 

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Défilé sur les Champs Elysées LE 18/06/1945.

( collection: Richard LABAYLE)

 

La campagne d'Alsace.

Novembre 1944 - mars 1945.

Au cours des durs combats qui vont la conduire jusqu'à la rive du Rhin, la Ire armée française va bénéficier de l'appui de:

- deux escadrilles de chasse:

- Ire escadre, à Luxeuil;

- 4e escadre, à Lyon-Bron, puis Ambérieu.

- deux escadres de bombardement moyen:

- 31e escadre, Lyon-Bron;

- 34e escadre, à Lyon-Bron.

- deux escadrilles de reconnaissance:

- Ire escadrille du groupe II/33, à Azelot, près Nancy;

- 2e escadrille du groupe II/33, à Dijon-Longvic (puis Luxeuil).

Durant les trois premiers jours de l'offensive, les forces aériennes françaises restent à peu près inactive. Les bourrasques de pluie et les tourmentes de neige se succèdent sans interruption. Seules, les escadrilles de reconnaissance tentent quelques sorties.

Mais, à partir du 17, l'activité reprend. Ce jour-là, en effet, les bombardiers moyens apparaissent sur le front d'Alsace.

Nous avons vu que, pendant le mois de septembre 1944, les deux escadres de "Marauder" basées à Villacidro avaient consacré toute leur activité au front d'Italie du Nord. Le 26 septembre, elles accomplissent leur dernière mission sur ce front en bombardant un pont routier au sud de Pavie.

B26 MARAUDER ITALIE

B26 MARAUDER en Italie.

Le 27 septembre, vient l'ordre de mouvement pour la France. L'échelon maritime quitte le premier la Sardaigne en direction de Marseille. Le 4 octobre, les B.26 atterrissent à Istres; ils y poursuivent leur entraînement avant de faire mouvement sur Bron, le 10 novembre.

Les 31e et 34e escadres sont maintenant placées sous les ordres du Ier corps aérien français. Afin d'assurer une parfaite coordination entre le Ier C.A.F. etn les escadres, un état-major de brigade est créé. Il entre aussitôt en fonctions, mais ce n'est que le Ier décembre, lors de la réorganisation de l'aviation de bombardement française, que naîtra officiellement la "brigade de bombardement moyen porteur", plus connue sous le nom de IIe brigade de bombardement.

Le 17 novembre, les deux escadres accomplissent leur première mission au-dessus de l'Allemagne. Le pont ferroviaire de Neuenbourg doit être détruit. C'est la 34e escadre qui fournit la plus grande partie des avions. Dès que la formation arrive sur l'objectif, des tirs, très denses, de Flak encadrent les appareils. Atteint de plein fouet, un avion du groupe II/63 explose et va s'écraser contre le pont. Deux parachutes seulement sur cinq se sont ouverts. Cinq autres Marauder sont touchés et reviennent avec des blessés.

Le 4 février , le pont de Neuenbourg est atteint. Exploit remarquable d'audace raisonnée que le chef du 3e bureau de l'état-major de la 34e escadre accomplit seul, à bord d'un Marauder, dans des conditions extrêmement difficiles et périlleuses.

Le 9 au matin, l'Alsace entière est libérée.

En dépit des conditions atmosphériques très défavorables, l'aviation française a participé efficacement à la victoire de nos troupes. Les pertes de la chasse sont d'importance: 3 pilotes à la 4e escadre et, au seul groupe 1/5 Champagne, 4 chasseurs dont le commandant d'unité. Les bombardiers moyens ont, eux aussi, payé un lourd tribut: un équipage a été tué, 2 Marauder abattus.

Février-mars 1945.

Le 22 février est déclenchée une opération d'ensemble puissante sur les voies ferrées allemandes. Les alliés visent deux buts:

- désorganiser d'abord le trafic ferroviaire allemand;

- provoquer ensuite une grève des cheminots.

Toutes les forces aériennes alliées disponibles (6.000 appareils environ) participent à cette action. Les chasseurs bombardiers coupent les voies ferrées tandis que les bombardiers moyens attaquent les gares, les centres de triage et les dépôts de matériel roulant. Pour sa part, notre IIe brigade de bombardement (31e et 34e escadres) reçoit du commandement américain l'ordre de détruire une douzaine de gares dans la région sud de la Forêt Noire.

La 31e escadre attaque successivement, par groupes de 6 Marauders, les gares de Stockach, Waldwies, Engen, Loffingen et Neustadt, tandis que la 34e déverse ses bombes sur Haslach, Biberach, Triberg, Hinterzarten et Steinach.Tous les objectifs sont détruits à l'exception de Waldwies.

 

Le 23 février, 48 Marauders des 31e et 34e escadres attaquent le dépôt de munitions et d'essence de Saint-Ingbert, à 10 kilomètres au nord-est de Sarrebrück. Le jour suivant, le pont ferroviaire de Rinthal saute. Puis c'est un groupe d'usines à Emmendingen qui est anéanti le dernier jour de février.

Le colonel commandant la IIe brigade de bombardement lance l'ordre du jour dont voici le préambule.

I° L'attaque se déclenche aujourd'hui sur le front de la VIIe armée américaine et de la Ire armée française, afin de chasser complètement les Allemands de la rive gauche du Rhin, de Bingen à Lauterbourg, après avoir enfoncé de vive force la position Siegfried dans sa partie la plus forte.

2° La IIe brigade de bombardement participe à cette action en appui direct des forces françaises;

3° Le Colonel, commandant la brigade, demande a tout le personnel sous ses ordres un effort particulier, peut-être l'ultime de cette guerre.

Le matin même de l'offensive, par très beau temps, 70 bombardiers moyens français pilonnent les positions ennemies au sud-ouest de Deux-Ponts. La Flak, toujours précise, n'entrave pas l'opération qui est renouvelée le lendemain avec le même nombre d'appareils.

Cette journée bien remplie s'achève par l'arrivée des 31e et 34e escadres de bombardement sur le terrain de Saint-Dizier.

LES OPÉRATIONS EN ALLEMAGNE ET EN AUTRICHE.

Outre leurs nombreuses missions d'appui aérien, les escadres de chasse poursuivent la destruction des arrières de l'ennemi. Les trains et les convois routiers sont les principaux objectifs des "Jabo" au cours de leurs attaques sur Willingen, schweningen, Tubingen, Freudenstadt.

Les bombardiers moyens complètent cette oeuvre de désorganisation par des actions puissantes contre les dépôts de ravitaillement de l'adversaire. Le 8 avril, le dépôt de carburants de Geislingen est attaqué par les Maraudeurs de la 31e escadre. Le lendemain, les Maraudeurs des 31e et 34e escadres incendient les réservoirs de Weisserhorn.

 

edmond garcia (9) Martin Marauder B26 (9)

(collection: Yves GARCIA)

 

Le 10 avril, les Thunderbolt de la 3e escadre bombardent les batteries qui, d'Asperg, tirent sur les éléments avancés français; les bombardiers moyens appuient les troupes américaines. Celles-ci sont parvenues devant Schweinfurt, mais la ville, puissamment fortifiée, interdit toute nouvelle progression. Pour appuyer l'attaque terrestre, le 42e wing américain et les deux escadres françaises de Marauders qui lui sont rattachées engagent la totalité de leurs moyens. C'est ainsi que 72 Marauders français participent au bombardement. La Flak réagit violemment.

Les avions de la 34e escadre lâchent 118 bombes de 1.000 livres; puis, 33 appareils de la 31e escadre larguent, à leur tour, 223 bombes de 500 livres. Lorsque les bombardiers quittent Schweinfurt, la ville est en flammes.

Le lendemain, 11 avril, nos Marauders bombardent le dépôt de munitions de Strass, près d'Ulm.

 

 

Le 18, nos bombardiers moyens qui, revenus du front de l'Atlantique, sont maintenant basés à Saint-Dizier. attaquent le terrain de Reinstetten, près d'Ulm. Les installations sont incendiées, les pistes bouleversées; 6 avions sont détruits au sol.

Le lendemain, nos Marauders font un raid important contre des dépôts de l'armée allemande. La 31e escadres bombarde un centre de ravitaillement dans les faubourgs d'Ulm et la 34e le dépôt de munitions de Donaueschingen.

Pour leurs derniers vols, les Marauders français n'ont pas à subir les attaques des Me 262 et c'est par un coup de maître qu'ils terminent la guerre; le 25 avril, les deux escadres attaquent le dépôt de munitions d'Ebenhausen. Les bombes atteignent en plein centre l'objectif qui explose.

(Source: LES FORCES AERIENNES FRANCAISES de 1939 à 1945)

_________________

Colonel Henry de Boisboissel

http://www.boisboissel.fr/histoirefamille/XX/henry/henry.htm

 

 

edmond garcia Marauder B26

(collection: Yves GARCIA)

 

yves garcia (15)

B-26 MARAUDER 5 janvier 1946.

(collection: Yves GARCIA)

 

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B-26 MARAUDER Paris 14/07/1946.

(collection: Yves GARCIA)

 

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B-26 MARAUDER Paris 14/07/1946.

(collection: Yves GARCIA)

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B-26 MARAUDER Paris 14/7/1946.

(Collection: Yves GARCIA)

 GROUPE SENEGAL 2/63.

MORTS AU CHAMP D'HONNEUR.

- Lieutenant: BACH André.

- Lieutenant: FARGUES Paul.

- Adjudant: REVENU Raymond.

- Adjudant: VOYNET Michel.

- Caporal-chef: VINARD Jean.

MORTS POUR LA FRANCE.

- Commandant: BECOURT FOCH Jean.

- Capitaine: DARRE Paul.

- Lt JAOUEN André.

- Aspirant: DARRICAU Jean.

- Sergent-chef: LAEROSTIER Marcel.

- Sergent-chef: COUPIL René.

- Sergent-chef: COSTE Raymond.

- Sergent-chef: ROCHE Marcel.

- Sergent: LALANNE Pierre.

- Sergent: ALLARD Pierre.

- Sergent: MORENVAL Jules.

- Caporal: HERSCHER Roger.

- 2ème classe: BENEDI Edouard.

- 2ème classe: BLONDELLE Marc.

- 2ème classe: TEXIER Jean.

- 2ème classe: ORTIZ Manuel.

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(collection: Yves GARCIA)

LEGRAND, à Rochefort-sur-Mer en 1939.

SAL-28

L'insigne de la SAL-28 : un éléphant debout, dessiné par Asnard.

- Constituée sur Henri Farman, l'escadrille n°28 se trouvait en août-septembre 1914 sous la responsabilité de l'armée de Paris. Commandée par le capitaine Mailfert, cette unité quitta Issy-les-Moulineaux pour Amiens le 17 septembre 1914 et fut rattachée au groupe des divisions territoriales placé sous le commandement du général Brugère. Au début d'octobre elle rejoignit Amiens, puis s'installa à Doullens, d'où elle participa à la bataille de Picardie. Une quinzaine de jours plus tard, la HF-28 fut placée sous les ordres du 10ème corps d'armée et elle fut basée à Léalvillers, près d'Albert, le 12 novembre suivant.

Après avoir été mise à la disposition du 11ème corps, l'escadrille partit pour Saint-Cyr le 8 janvier 1915 afin de se ré-équiper sur Caudron G.3, devenant ainsi C-28. Dirigée par le capitaine Volmerange, elle fut mise à la disposition de la 56ème division d'infanterie, en ligne à Vauchelles, dans la Somme, le 10 février suivant. Après être passée par Mondicourt, elle fut placée sous le commandement de la Xème armée et rejoignit le 27 octobre 1915 le front de Champagne.

Le capitaine Volmerange ayant été remplacé par le lieutenant Pacaud au début de juillet 1916, la C-28 quitta le secteur de la ferme d'Alger, au nord de Châlons-sur-Marne, le 11 de ce mois pour être rattachée au 11ème corps d'armée, sur la Somme. L'escadrille devait participer à l'offensive lancée par les armées franco-britanniques dans cette région. Basée à Givresnes jusqu'en février 1917, elle quitta ce terrain d'aviation pour se rendre à Ham, où elle demeura jusqu'en juillet.

Elle fut ensuite mise sous les ordres du capitaine Aubé (4 juillet 1917) et partit pour julvécourt, en tant qu'escadrille du 2ème corps d'armée, avec les Sopwith 1 1/2 Strutter sur lesquels elle avait été transformée au milieu de l'année 1917.

Au début de 1918, alors que la SOP-28 était confiée au lieutenant Seyer, le haut commandement décida de la convertir sur Salmson 2.A2. Rebaptisée SAL-28, cette unité prit part notamment aux batailles menées en Picardie, puis autour du saillant de Saint-Mihiel.

Quand l'armistice entra en vigueur, la SAL-28 était à Frescaty. Dissoute en juillet 1919, elle fut reconstituée en tant que 1re escadrille du groupe de Cazaux et devint, en janvier 1937, 3ème escadrille du groupe II/19.

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 1/32 BOURGOGNE

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Bombardement:

Les quinze MARAUDER du 1/32 Bourgogne

Aloxe Corton - Beaune et Chablis - Chambolle Musigny - Dijon - Gevrey Chambertin - Meursault - Moulin à Vent - Nuits Saint Georges - Pommard - Pouilly Fuissé - Pulligny Montrachet - Savigny lès Beaume - Vosne Romanée - Vougeot.

Sorties ou missions: 599 - Tués: 19 - Disparus: 13 - Blessés: 2.

Commandant Jean TOURTEAU

1/32 bourgogne

Le groupe de bombardement moyen (GBM) 1/32 Bourgogne trouve ses origines dans le groupe de bombardement 1/32, dont les escadrilles constitutives héritaient les insignes et les traditions des escadrilles n°35 et 7 de la Grande Guerre. Peu de temps après le débarquement américain (novembre 1942) en Afrique du Nord, cette unité reprit l'entraînement sur divers d'appareils, dont des DB7, des Morane-Saulnier MS.230 et des North Américain NAA-57, et quitta Casablanca, au début de mars 1943. 

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Sergent Jean TOURTEAU

(collection: François COULIARD)

De là, elle rallia Khouribga, avant de rejoindre Meknès, au mois de mai suivant. En août de la même année, le groupe fut désigné pour passer sur Martin B-26 Marauder et former, avec d'autres unités de bombardement françaises, le noyau d'escadres de cette spécialité. La formation des équipages continua pendant les mois qui suivirent, notamment sur Vultee A-35 et Douglas DB-7, et le 1/32 partit pour la base de Télergma en juin 1944, afin de commencer son instruction sur B-26 Marauder.

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Equipage du Sergent Jean TOURTEAU navigateur du B-26 Marauder "Montrachet" 64-334285.

(collection: François COULIARD)

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B-26 Maraudeur 64 "Montrachet" où la photo à été prise?

(collection: Yves GRACIA)

Complètement reconstitué, le Bourgogne fut réuni sur le terrain de Djedeïda le 16 juillet suivant, puis reçut l'ordre de départ pour la base de Villacidro en Sardaigne, où il devait s'intégrer dans la 34ème escadre de bombardement. 

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 1/32 Bourgogne B-26 Marauder 63-334 269.

(collection: François COULIARD)

La première mission de guerre du 1/32 intervint le 12 septembre 1944 et eut pour but la destruction de positions défensives allemandes dans la péninsule italienne, à Firenzuola. Au cours des journées suivantes, les Marauder du Bourgogne continuèrent leurs sorties au-dessus de ce secteur, et, à la fin de septembre, le groupe commença, à s'installer en France.

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1/32 Bourgogne B-26 MARAUDER 53-334 271.

(collection: François COULIARD)

Les premiers raids sur l'Alsace commencèrent le 17 novembre, à partir de Lyon-Bron, puis s'orientèrent progressivement sur le territoire allemand.

 

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1/32 Bourgogne

(collection: François COULIARD)

Le groupe accomplit sa vingt-troisième mission de guerre le 22 janvier 1945 et passa officiellement le 3 mars 1945 sous le commandement du commandant Bouyer, qui le dirigeait par intérim depuis le 15 décembre 1944.

 

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1/32 Bourgogne

(collection: François COULIARD)

Puis , le 20 de ce mois, le 1/32 fut cantonné à Saint-Dizier, d'où il continua ses vols de guerre. En avril, il participa aux grands bombardements conduits sur les poches de Royan et de Grave, avant de revenir dans l'est de la France et de prendre part à la campagne terminale en Allemagne.

 

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1/32 Bourgogne

(collection: François COULIARD)

Chargé de convoyer du personnel vers l'Afrique du Nord dès la fin des hostilités, le Bourgogne poursuivit ses missions entre Lyon et Alger pendant les mois de juin et de juillet 1945. Il s'installa à Mengen à la mi-septembre et fut dissous le 15 avril 1946.

(Source: L'aviation n°201)

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Commandant Jean TOURTEAU, François COULIARD en 2008.

(collection: François COULIARD)

CITATIONS

 

CitationJeanTOURTEAU1

 

CitationJeanTourteau2

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(collection: André GUEDEZ)

Je retrouve sur cette photo le Lt Jean TOURTEAU sur la base de Saïgon en 1949/50 "Tan Son Nhut" au Groupe ANJOU avec nos anciens des Groupes Lourds.

De gauche à droite:

N°1 S/Lt GAUSSIN, N°2 ??, N°3 Lt Jean TOURTEAU (ancien 1/32 Bourgogne), N°4 Adjt DUBOS, N°5 Lt André GUEDEZ, (ancien d'Elvington 1/25 Tunisie), N°6 Lt CROSIAT, (ancien d'Elvington 2/23 Guyenne), N°7 Lt Christian DARRIBEHAUDE (ancien d'Elvington 2/23 Guyenne), N°8 ??.

AVIS DE RECHERCHE GROUPE ANJOU SAÏGON "Tan Son Nhut" - HALIFAX GROUPES LOURDS FRANCAIS SQUADRONS 346 et 347 R.A.F

Officiers du Groupe Anjou à Saïgon en 1949/1950 "TAN SON NHUT" (collection: André GUEDEZ) N°1 Lt Christian DARRIBEHAUDE (ancien d'Elvington "2/23 Guyenne"), N°2 ??, N°3 ??, N°4, Lt CROSIAT (ancien d'Elvington "2/23 Guyenne" derrière le Lt GUEDEZ, le plus grand avec la casquette blanche), N°5 Lt André GUEDEZ (ancien d'Elvington

http://halifax346et347.canalblog.com

edmond garcia Marauder B26 abattu(Allemagne,1945)

(collection: Yves GARCIA)

La tragédie du Vosnes romanée.

vr-equipage

L'equipage du "Vosne-Romanée" (Paris-Match)

http://aviateurs.e-monsite.com/pages/de-1939-a-1945/la-tragedie-du-vosne-romanee.html

Photo Maraudeurs

Personnel du Groupe Bourgogne?  Henry BENOIT au 2ème rang 3ème à partir de la droite avec une casquette et une cigarette. Photo peut-être prise à Villacidro.

(collection: Daniel BENOIT)

edmond garcia Bombe dédicacée Puligny-Montrachet(B26 Marauder)

(collection: Yves GARCIA)

Bombe dédicacée du B-26 MARAUDER  Puligny Montrachet. 

edmond garcia Bombardements sur l'Allemagne,Martin Marauder B26 (4)

(collection: Yves GARCIA)

Bombardement sur l'Allemagne.

B-26 MARAUDER  54 - 334 580.

Avis de recherche

Yves GARCIA recherche des informations sur les lieux et dates concernant les B-26 MARAUDER.

yves garcia (4)

B-26 MARAUDER - 63-334 269 - 65-334 280 - 53-334 271.

(collection: Yves GARCIA)

yves garcia (5)

B-26 MARAUDER - 03-334 582.

(collection: Yves GARCIA)

yves garcia (6)

B-26 MARAUDER - 52-334...

(collection: Yves GARCIA)

yves garcia (7)

(collection: Yves GARCIA)

yves garcia (9)

B-26 MARAUDER - 63-334 269.

(collection: Yves GARCIA) 

- S/Lt BERTRAND.

- S/Lt BEAULIEU.

- Cdt BOUYER.

- S/Lt CHAMPROMIS.

- Cpt d'ERCEVILLE.

- Sgt FAUDRY.

- Cdt de MARICOURT.

- S/Lt MERCIER.

- Cpt ROLLAND.

- S/Lt VAL. 

- Cpt VOINIER.

GROUPE BOURGOGNE 1/32.

MORTS AU CHAMP D'HONNEUR.

- Capitaine ROLLAND Pierre.

- Lieutenant: SCHUTZ André.

- Sous-lieutenant: VAL Jacques.

- Sous-lieutenant: BERTRAND Marcel.

- Sous-lieutenant: YVETOT Robert.

- Aspirant: URSCH Paul.

- Sergent TAFANI François.

- Aspirant: COULONDOU Laurent.

MORTS POUR LA FRANCE.

- Sous-lieutenant: LE GOFF Yves.

- Adjudant: DUMAIL Georges.

- Sergent-chef: LACOSTE Léopold.

- Sergent-chef: EYMARD Gilbert.

- Sergent-chef: GASTON Georges.

- Sergent: SEYMARD Pierre.

- Sergent: DESCOURS Gaston.

- Sergent: TARQUINI Vincent.

- Sergent: LIENARD Roger.

- Caporal: TUREL André.

- 2ème classe: VILAIN Paul.

 

5 octobre 2013

AVIS DE RECHERCHE DE L'ET 2/64 ANJOU

AVIS DE RECHERCHE

de L'ET 2/64 ANJOU

Afin de commémorer 70 ans d'"Anjou", 60 ans de Castor, 50 ans de jumelage avec la ville d'Angers et 30 ans de Transall à Evreux, l'Escadron de Transport 2/64 Anjou organise une grande journée des anciens le 20 juin 2014.

Si vous êtes l'un de nos anciens, contactez nous par mail (tradition.anjou@laposte.net)

par téléphone 02 32 62 11 05 poste 24967.

Par courrier BA105 - ET 2/64 Anjou - Route de Paris - 27037 Evreux cedex où, par l'intermédiaire de notre page Facebook (Escadron de Transport 2/64 Anjou).

ANJOU, FEU !

1 octobre 2013

CEREMONIE DU 50ème ANNIVERSAIRE DU CIMETIERE MILITAIRE ALLEMAND D'HUINES-SUR-MER

CEREMONIE DU 50ème ANNIVERSAIRE

DU CIMETIERE MILITAIRE ALLEMAND

D'HUINES-SUR-MER

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L'ANSORAA Manche est invitée par le Volksbund Deutsche Kriegsgräberfürsorge (VDK) (service d'entretien des cimetières militaires allemands) à assister à la cérémonie du 50 ème anniversaire du cimetière d'Huisnes-sur-Mer le 14 septembre 2013. Malgré la distance, environ 160 km de notre domicile, nous sommes onze à faire le déplacement. Je m'y rends la veille avec mon épouse pour reconnaître les lieux, prendre un contact préalable avec le conservateur de l'ossuaire et commander la gerbe.

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Vue générale, inspection des troupes.

Le mausolée du Mont d'Huisnes est l'unique mausolée allemand en France. Il a été inauguré le 14 septembre 1963 sur la commune d'Huines-sur-Mer (Manche). Il prend la forme d'un bâtiment circulaire au diamètre de 47 mètres environ, comportant 68 cryptes réparties sur 2 niveaux, chacune pouvant renfermer 180 corps. Au milieu de la cour recouverte de gazon se dresse une grande croix. Outre les cryptes, se trouve à l'entrée une fosse commune dont la stèle indique: "Hier ruhen in einem gemeinsamen Grabe (...39 Namen...) sowie 58 unbekannte Kriegstote des zweiten Weltkrieges darunter 20 in der internierung verstorbene Kinder", c'est-à-dire: "ici reposent dans une fosse commune (...39 noms...) ainsi que 58 morts inconnus de la Seconde Guerre Mondiale, dont 20 enfants morts en internement". Au total, 11 956 morts allemands de la Seconde Guerre Mondiale, dont des femmes et des enfants, y ont été transférés par le service des exhumations du Volksbund en 1961. Ils proviennent des départements du Morbihan, d'Ile-et-Vilaine, de la Mayenne, de la Sarthe, du Loir-et-Cher, de l'Indre-et-Loire, de la Vienne, de l'Indre, ainsi que des îles Anglo-Normandes de Guernesey, Alderney, Jersey, et Sark. (Source: Wikipédia)

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 Erigé sur un tertre de 30 mètres de haut, construit en pierres de taille, il n'est accessible qu'à pied grâce à un large escalier et à de petits chemins. Situé à quelques kilomètres du Mont-Saint-Michel, depuis son belvédère on peut admirer "La Merveille de l'Occident", la Baie et les Près salés. Pour l'anecdote, depuis le 13 septembre, veille de la cérémonie d'anniversaire, le mausolée compte un corps de moins. En effet des recherches entreprises par une famille canadienne ont révélé qu'un Canadien servant dans l'Armée américaine a été inhumé par erreur au milieu des soldats allemands. Lors de ma prise de contact, des spécialistes étaient présents pour emporter l'urne aux fins d'analyse.

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 Dès 10 heures, le parking du cimetière et la route menant au village sont saturés par les voitures et les cars. Les gendarmes venus en force ont du mal à canaliser ce trafic. Les Allemands sont évidemment les plus nombreux (environ 300). Tout ce monde se met en place tout autour de la cour et dans les cryptes supérieures qui prennent à cet instant des allures de loges de théatre. Arrivent également deux musiques, celle de l'Armée de terre de Rennes et celle de la Bundeswehr de Kassel rt un piquet d'honneur de marins de la Base navale de Cherbourg. Deux chorales allemandes sont également présentes ainsi qu'une délégation d'élèves-officiers Français et Allemands de l'Ecole de Coëtquidan. Pour parfaire le dispositif, environ 60 porte-drapeaux dont celui de l'ANSORAA se positionnent en arc de cercle au centre duquel se placent le porte-drapeau allemand et sa garde.

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 Nous sommes accueillis par le Lieutenant-colonel FISCHER, adjoint de l'Attaché militaire allemand et par les responsables civils du mausolée.

A 11heures, arrivée des autorités: Madame l'Ambassadrice d'Allemagne en France, Madame la Préfète de la Manche, le Vice-amiral d'Escadre Préfet Maritime, le Général Attaché militaire d'Allemagne, le Commandant de l'Ecole des Fourriers de Querqueville, également délégué militaire départemental, le Maire d'Huisnes-sur-Mer et bien d'autres personnalités civiles et militaires françaises et étrangères.

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Après la revue des éléments allemands et français par l'Amiral et le Général, c'est le mot d'accueil du maire de la commune et de l'Ambassadrice d'Allemagne. Viennent ensuite les discours commémoratifs du secrétaire Général du VDK et de la Préfète de la Manche. Des morceaux de musique militaire et des chants interprétés par les chorales viennent s'insérer entre chaque intervention. Un pasteur protestant et un prêtre catholique nous incitent enfin à la prière et au recueillement en mémoire de tous ces hommes et femmes tombés au nom d'une idéologie criminelle.

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Michel LEVAVASSEUR, Porte-Drapeau ANSORAA Manche.

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Jean-Pierre RIVIERE, Daniel BETHENCOURT, Madame Daniele POLVE-MONTMASSON Préfète de la Manche, Madame ?? Sous-Préfète d'Avranches.

 

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Emile LEROY Maire d'Huines-sur-Mer, Vice-amiral d'Escadre Emmanuel CARLIER Préfet Maritime, Général de brigade Hans DIETER attaché militaire allemand, Commissaire en chef de 1er classe Patrick HENRY commandant l'Ecole des fourriers de Querqueville. 

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Discours de Madame Daniele POLVE-MONTMASSON Préfète de la Manche.

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Vice-amiral d'Escadre Emmanuel CARLIER et le Commissaire en chef de 1er classe Patrick HENRY déposent une gerbe.

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Jean-Pierre RIVIERE, Daniel BETHENCOURT au salut après le dépôt de gerbe.

Après ces discours arrive le moment des dépôts de gerbe au pied de la grande croix. Jean-Pierre RIVIERE et Daniel BETHENCOURT en déposent une au nom de l'ANSORAA Manche. Les Musiques interprètent la Sonnerie aux Morts, les hymnes nationaux français et allemand ainsi que l'hymne européen. Les autorités vont ensuite saluer les porte-drapeaux et après dernier mot de remerciement des organisateurs, la cérémonie prend fin.

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Le Mont-Saint-Michel vu depuis la salle des fêtes d'Huines-sur-Mer.

Ce n'est qu'un bref au-revoir, puisque nous nous retrouverons tous quelques dizaines de minutes plus tard dans la salle des fêtes de la commune pour y accomplir une dernière mission, très agréable au demeurant, celle de déguster canapés, petits pains, mini-sandwichs, mignardises, le tout arrosé de champagne et de jus de fruits pour les raisonnables. Moment où l'osmose se fait facilement entre tous, civils et militaires, Allemands et Français.

En conclusion, après cette belle cérémonie empreinte de solennité et de gravité, nous regagnons nos domiciles non sans faire un peu de tourisme en ayant le sentiment d'avoir honoré notre Devoir de Mémoire.

Daniel BETHENCOURT

Secrétaire section ANSORAA Manche.

(collection photos: Pierette Béthencourt)