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HALIFAX GROUPES LOURDS FRANCAIS SQUADRONS 346 et 347 R.A.F
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HALIFAX GROUPES LOURDS FRANCAIS SQUADRONS 346 et 347 R.A.F
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HALIFAX GROUPES LOURDS FRANCAIS SQUADRONS 346 et 347 R.A.F
HALIFAX GROUPES LOURDS FRANCAIS SQUADRONS 346 et 347 R.A.F

Pour le souvenir des Groupes Lourds Français squadrons 346 et 347 basés a ELVINGTON en Grande-Bretagne 1944/1945 - 2/23 "GUYENNE" 1/25 "TUNISIE"
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HALIFAX GROUPES LOURDS FRANCAIS SQUADRONS 346 et 347 R.A.F
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2 octobre 2012

LA RECOMPENSE DU YORKSHIRE AIR MUSEUM

ELVINGTON

Le Yorkshire Air Museum a reçu hier soir une importante récompense pour la manifestation The Frenchin York.

 

ELVINGTON (2)

De gauche à droite:

L'équipe du Musée.

Sandrine BAUCHET, Ian RICHARDSON, Ian REED, Paula SCURFIELD, Catherine REED.

 

 

- Lors de la cérémonie de remise des récompenses du "Welcome to Yorkshire White Rose Awards" au stade de foot du club de Leeds, le Yorkshire Air Museum a reçu la première des 10 victoires remportées par des organisations du nord Yorkshire.

 

Memorial0200

 

- Le festival "The French In York" s'est déroulé en octobre l'an dernier pour commémorer et célébrer le 66e anniversaire du retour en France des 2500 aviateurs français, partis de leur base d'Elvington à la fin de la Seconde Guerre Mondiale. L'évènement culminant du festival fut la cérémonie dans la cathédrale de York Minster, au cours de laquelle fut inaugurée une plaque dédiée à la mémoire des aviateurs français basés à Elvington, dont la moitié fut tuée au combat, en présence de 11 vétérans français, de diplomates, ministres, responsables politiques et chefs des armées de l'air, de France et d'Angleterre, mais aussi du monde entier.

 

Memorial1979

De gauche à droite:

Camille COQUOT, Raphaël MASSON, Jean CAILLET, Lucien MALLIA, André HAUTOT, Jean BILLAUD, Armand VERGNE, André GUEDEZ, Louis HERVELIN.

- Un défilé militaire suivit cette cérémonie, ainsi q'un défilé aérien de 17 avions français et britanniques comprenant le Rafale, le Typhoon et le Lancaster.

 

ELVINGTON (3)

- L'autre fait majeur du festival "The French In York" fut d'attirer un tourisme français dans la ville. Dans cette continuité, le Yorkshire Air Museum coordonna une série de 10 autres manifestations auxquelles ont été associées beaucoup d'entreprises et organisations de la ville de York, et avec un soutien dans tout le Royaume-Uni. Le conseil municipal de York a récemment renoué des liens avec Dijon, sa ville jumelle, à la suite de cet évènement.

- Le Directeur du musée, Ian REED, qui a reçu la récompense hier soir a déclarer: " Au centre de ce festival de manifestations, une importante commémoration a eu lieu pour un partenariat historique et un désir populaire de renforcer les liens avec notre voisin continental le plus proche".

- Cet évènement a provoqué un impact entre la France et Londres avec de récents films et publications, toujours réalisés en rapport avec la filière française. "The French In York 2" est en projet pour l'an prochain (Tourisme et Affaires) élaboré sur ces nouvelles bases.

- Cette année, le Yorkshire Air Museum, a dépassé la tendance nationale avec une augmentation de 18% du nombre de ses visiteurs, ceci dû à la publicité qui a entouré le festival "The French In York" et sa renommée grandissante comme lieu d'accueil prestigieux d'évènements d'entreprises.

- Le Yorkshire est la plus grande région de Grande-Bretagne, constitué de 4 départements, le Yorkshire du Nord, de l'Est, de l'Ouest et du Sud. 5,25 millions d'habitants vivent dans la région, où se situent les villes de Leeds, Sheffield, Hull, Bradford, Wakefield, Halifax, Huddersfield, Wakefield, Beverly et York.

www.yorkshireairmuseum.org 

 

BusinessHubEmail

More excellent coverage of the White Rose Awards last night on BBC Look North, which we secured, and features your business.

http://www.bbc.co.uk/iplayer/episode/b01n3ckq/Look_North_(Yorkshire)_02_10_2012/

Link will expire in around 6 houres.

 

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14 novembre 2012

MESSE DU SOUVENIR POUR LES 5 EQUIPAGES DU GUYENNE

PARIS CATHEDRALE DES INVALIDES

9 NOVEMBRE 2012

Messe commémorant le souvenir des 5 équipages du Groupe Guyenne abattus au-dessus de Bochum le 4 novembre 1944.

Le Général Paul FOUILLAND (ancien grand commandeur des Forces Aériennes Stratégiques et Vice-Président d'Honneur de l'Association) nous faisait l'honneur de présider la Messe et le repas. Egalement présent le commandant CROCICIA et le capitaine INTIGNANO.

Paul BOGAERT Président de l'Association des Groupes Lourds.

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(collection: Anne BOGAERT)

Lucien MALLIA, Jean CAILLET.

 

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Mme DELMAS (la fille du Lt BENOIST chef de l'armurerie) Jean-Paul DELMAS, Paul BOGAERT, Jean CAILLET,Colonel ITART-LONGUEVILLE (Sqnd 347, Tunisie,ancien trésorier de l'Association) , Général Paul FOUILLAND, Nicole ROUSSEAU-PAYEN, Jean-Paul CHURET, Mme Suzanne CALMEL.

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Lucien MALLIA, Jean CAILLET, Porte-Drapeau ??.

Le porte-drapeau a confectionné l'étandard des Groupes Lourds avec son épouse brodeuse.

(collection: Nicole ROUSSEAU-PAYEN)

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Lucien MALLIA, Jean CAILLET, ??.

 

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Mme Jacqueline CREPIN, Commandant CORCICIA, ??.

 

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Mr Paul BOGAERT Président de l'Association des Groupes Lourds, Mr Bernard GAUDINEAU Président de l'ADRAR Amicale des anciens Radio-Navigants, Général Paul FOUILLAND Vice-Président d'Honneur de l'Association)

 

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(collection: Anne BOGAERT)

 

10 juin 2012

CIMETIERE MILITAIRE ALLEMAND D'ORGLANDES

CEREMONIE DU 5 JUIN 2012

AU CIMETIERE MILITAIRE ALLEMAND

D'ORGLANDES (Manche)

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Délégation militaires allemandes.

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Militaires anglais et américains.

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Militaires américains

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Militaires néerlandais.

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La garde au drapeau américaine.

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Arrivée du drapeau américain et de la musique allemande - de dos le Lieutenant-colonel Franck FISCHER. Attaché militaire adjoint à l'Ambassade allemande de Paris.

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Les autorités civiles et militaires françaises et étrangères.

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Dépôt de gerbe par le Colonel FISCHER.

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La musique allemande.

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Le drapeau européen tenu par un militaire de chaque nation représentée et par un Ancien combattant français.

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Le remerciement aux porte-drapeaux - Daniel BETHENCOURT, Michel LEVEVASSEUR.

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Le Colonel FISCHER vient de décorer Mr TISON, président des Anciens combattants prisonniers de guerre de Valognes de la Médaille d'honneur en argent de la Bundeswehr.

(collection: Pierrette BETHENCOURT)

15 juin 2012

LA RENAISSANCE DE L'ARMEE DE L'AIR

LA RENAISSANCE DE L'ARMEE DE L'AIR

Les forces aeriennes combattantes

en Afrique du Nord 1943 - 1945

 

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Le 8 novembre 1942 à l'aube, commence "L'opération Torch". Les anglo-américains débarquent au Maroc et en Algérie. L'Armée de l'Air demeurée fidèle à Vichy réagit violemment. Les combats sont brefs mais meurtriers, les pertes sont importantes des deux cotés, 23 aviateurs tués et 10 blessés coté français et 10 tués, 12 prisonniers et 8 blessés coté américain. Ce sera le dernier baroud d'honneur de l'Armée d'Armistice.

 Soutenu par les américains et par Vichy, qui l'ont probablement aidé à s'évader, le Général Giraud est nommé le 14 novembre 1942 commandant en chef civil et militaire en Afrique du Nord. Le Général Mendigal est confirmé dans ses fonctions de commandant en chef des Forces Aériennes en Afrique, en remplacement du Général Bergeret.

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(collection: M.Cuich)

Le Général Giraud en conversation avec le Général Bergeret à Alger en 1942.

FUSION ET AMALGAMME

Le 3 juin 1943, le Général Mendigal cède la place de commandant en chef des Forces Aériennes d'Afrique au Général Bouscat, qui sera le principal artisant des contacts entre de Gaulle et Giraud. Le 31 juillet 1943, lorsque intervient la fision des Forces Aériennes Libres et de l'aviation d'Afrique, le Général Bouscat devient le premier chef d'Etat-Major de l'Armée de l'Air indépendante.

Pour y parvenir, le Général Bouscat met en place le jeu des mutations. Des équipages d'Afrique du Nord rejoignent les groupes stationnés en Grande-Bretagne, au levant et en U.R.S.S., inversement des pilotes des F.A.F.L. sont mutés dans les groupes recréés en Afrique du Nord. Pour cette armée de l'Air fusionnée, intervient une période troublée où resurgissent les vieilles rancoeurs de 1940 et celles des aviateurs restés fidèles au gouvernement de Vichy, d'où un amalgamme difficile, qui restera vivace encore longtemps après la fin de la guerre.

 

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(collection: M.Cuich)

Le Général Bouscat.

8 Août 1943.

Conférence sur le rééquipement de notre armée de l'Air au quartier général des Forces Alliées à Alger à laquelle participe le général René Bouscat, chef d'Etat-major de l'armée de l'Air. Avec les généraux Tedder, Barton, Curtiss, etc..., celui-ci fait adopter le plan français qui sera le plan VII (continuité du dernier plan VI de 1939 resté inachevé). Ce plan prévoit pour le printemps 1944, trente groupes équipés de matériel moderne: sept en Angleterre (quatre de chasse et trois de bombardement), vingt-et-un en A.F.N. et en Méditerrannée (huit de chasse, quatre de bombardement, six de défense côtière, un de reconnaissance et deux de transport, non compris le Groupe de chasse en Russie).

29 septembre 1943 : La commission mixte aérienne (Joint Air Comittee) installée le 6 septembre sous la présidence du Général Saville adopte le plan VII qui sera arrêté le 29 septembre. Ce plan prévoit:

- en personnel: 20.250 militaires, 6.500 employés civils, 5.500 F.F.A. (Forces Féminines de l'Air),

- en matériel avec l'apport des alliés: la R.A.F. devra équiper sept groupes de chasse, avec des Spitfire, un groupe bombardement léger A-20 Boston et deux groupes bombardiers lourds sur Halifax sans oublier deux bataillons de chasseurs parachutistes S.A.S.

LA RECONSTITUTION DE L'ARMEE DE L'AIR

L'U.S.A.F. sera responsable de la mise sur pied en matériel de: un Groupe de chasseurs parachutistes, six groupes d'artillerie de l'Air et dix-huit groupes aériens, neuf groupes de chasse (trois sur Airacobra P-39 et six sur Thunderbolt P-47), six groupes de bombardement moyen sur B-26 Marauder, un Groupe de reconnaissance sur Lightning P-38), deux groupes de transport (un sur Dakota C-47 et un sur Beechcraft C-45), sans compter le matériel terrestre d'équipement et d'habillement des différents secteurs et formation de l'Air.

22 octobre 1943: Adoption définitive du plan VII d'organisation de notre armée de l'Air par le Comité de défense national d'Alger proposé par le général Bouscat, mais il refuse à l'armée de l'Air les 7.500 hommes demandés.

Fusion des Forces Françaises Libres et des Forces Armées d'Afrique du Nord, pendant cette période l'organisation de nos Forces Armées d'Afrique du Nord sera marquée par l'influence des anglais et des américains.

Le plan VII du général Bouscat se décompose en deux phases:

1ère phase: utilisation des ressources d'Afrique avec l'aide des alliés.

2ème phase: de juillet 1944 à février 1945: utilisation des ressources en personnel que l'on trouve dans la métropole libérée.

Création du 1er Corps Aérien qui constitue l'aviation d'appui de la 1ère Armée française.

(A noter qu'il faudra un an pour que soient mises en application les prévisions du Plan VII, c'est-à-dire le débarquement en France qui donnera les possibilités de recrutement du personnel au fur et à mesure de l'avance alliée).

CONFLIT FRANCO-AMERICAIN

Après le débarquement des Alliés en Afrique du Nord, Roosevelt qui n'a pas de sympathie pour de Gaulle, préfère Giraud pour s'appuyer sur l'administration de Vichy. Il lui demande de rester en place, afin d'écarter du pouvoir le Général de Gaulle.

Dans le cadre de la libération de la France, en mars et avril, de Gaulle décide que les organismes politiques et administratifs permettront la présence du Comité Français de Libération Nationale (C.F.L.N.), face aux Américains, désireux d'instituer une administration militaire (A.M.G.O.T.) ou Allied Military Governement for Occupied Territories) dans les villes françaises libérées.

 

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(collection: photo D.R.)

Billet de 100 Francs émis par les américains.

Les "administrateurs" américains arriveront en France avec des fonds "Francs de la Libération" ressemblant à s'y méprendre à des dollars, même s'ils sont illustrés au revers d'un drapeau tricolore et portent la devise "Liberté, Egalité, Fraternité". L'A.M.G.O.T. provoque la colère de de Gaulle qui déclare immédiatement que c'est de la "fausse monnaie".

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(collection: photo S.C.A.)

Les généraux Giraux et de Gaulle à Alger en 1942.

En avril 1943, dans le cadre d'une réorganisation du gouvernement à Alger, de Gaulle accepte de confier au communiste Fernand Grenier, un commisariat à l'Air. Le 3 juin 1944, il décide de faire du C.F.L.N. "Le Gouvernement Provisoire de la République" (G.P.R.), qui s'installe à Alger au Lycée Florentin. Il sera présidé conjointement par de Gaulle et Giraud. Le 10 septembre, le Général de Gaulle devient Président du G.P.R. avec André Diethem, commisaire à la Guerre.

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La Chasse en Afrique du Nord

1er ESCADRE DE CHASSE

Créée le 14 novembre 1943, elle comprend les G.C. 1/3 Corse, 1/7 Povence, et 2/7 Nice sous les ordres du commandant Papin.

 

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Issu du 1/3 de la campagne de France qui était replié en A.F.N., il reprend ses traditions et s'entraîne sur D-520 jusqu'en avril 1943 où il sera recréé sur Spitfire V-B pour devenir Squadron 327 de la R.A.F., au profit du Costal-Command, sous les ordres du commandant Villaceque. Il se déplacera sur la base de Borgo en Corse et participera aux opérations contre l'Italie à partir du 18 août 1943.

 

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 Composé de deux escadrilles, la première la SPA 88 "Le Serpent" et la seconde la SPA 69 "Tête de chat". Le 3 septembre 1944 il se pose sur le terrain de vallon en France où il reçoit officiellement le nom de Corse en raison de la part éminente qu'il a pris à la libération de l'île. Il participera à la libération de la France, puis çà la campagne d'Allemagne. Ses bases successives seront Lyon-Bron, Luxeuil et Entzheim. Il termine la guerre avec 3.200 missions et sorties, seize victoires homologuées, deux citations, sept pilotes seront tués en combat et sept disparus. En 1946 il devient Groupe de chasse 1/6 sur Mosquito et participe à deux campagnes d'indochine.

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La première escadrille SPA 15 sera recréée fin mars 1943 sur la base d'Oran-la-Senia sous les ordres du lieutenant Gauthier (as de 1939/40) équipée de Spitfire V. La deuxième escadrille SPA 77 "Croix de Jérusalem" sera reformée en septembre pour constituer le 1/7.

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Il devient le Squadron 328 de la R.A.F. au profit du Coast-Command sous les ordres du commandant Dorance. Il quitte Oran le 1er mai 1944 pour Borgo en Corse où il participera aux missions côtières en Provence. Le 1er août il rejoint les groupes Nice et Corse sur le terrain de Vallon en Provence où il est rattaché au 64 ème Wing de chasse américain. Le 7 septembre il se pose a Lyon Bron et participe aux opérations dans la région de Dijon. Le 18 septembre il se pose à Dijon. Le 18 septembre il se pose à Dijon où il sera intégré au 1er C.A.F., et participera aux campagnes d'Alsace et d'Allemagne. Au moment de l'Armistice, le 8 mai 1945, il se trouve en Allemagne sur le terrain de Sachsenheim près de Stuttgart où il sera ré-équipé de Spitfire IX. Il aura accompli 7.264 heures de vol en 4.392 sorties ou missions, obtiendra treize victoires et aura cinq tués. Le 3 novembre 1945 il s'embarque à Marseille pour l'indochine où il volera sur KI-43 japonais puis à nouveau sur Spitfire IX.

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Reconstitué en avril 1943 sur la base d'Oran, équipé de SpitfireV, il formera le Squadron 327 de la R.A.F. au profit du Costal-Command sous les ordres du commandant Hugo.

 

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Constitué de deux escadrilles, la première SPA 73 "Cigognes en virage", la deuxième SPA 78 "La panthère noire", il participe aux opérations à compter du 18 août 1943 sur l'Italie à partir de la base de Borgo, puis aux missions de surveillance côtière. Il occupe la base d'Ajaccio avec le 1/7 où il formera la première escadre de chasse. Le 7 septembre il se pose à Lyon-Bron et participe aux opérations dans la région de Dijon où il perd l'un de ses pilotes le capitaine Valentin le 8 septembre 1944. Puis sera intégré au 1er C.A.F., et participera à la campagne d'Allemagne, jusqu'à l'Armistice. Il accomplira 6.200 sorties ou missions, trente-trois victoires dont six probables, aura quatre morts et un prisonnier. Il deviendra en 1946 Groupe de Chasse 1/6 sur Mosquito et participera à deux campagnes d'Allemagne.

CITATION

A l'ordre de l'armée aérienne

- GRISANTI (Eugène-Roland), du groupe de chasse 2/7 "Nice": pilote de chasse plein d'ardeur et d'enthousiasme, attendait avec impatience sa première rencontre avec l'ennemi. Le 4 mai 1944, au cours d'une interception, a attaqué seul et détruit un FW 190, qui s'est écrasé en mer à 40 milles à l'ouest d'Ajaccio.

Cette citation comporte l'attribution de la Croix de guerre avec palme.

Fait à Paris, le 10 août 1945.

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Venant de Dakar, le G.C. 1/4 Navarre arrive à Mecknès le 4 juin 1943 avec 20 Curtiss H-75 ET 14 Dewoitine 520, qui seront reversés au Centre d'Instruction à la Chasse. Il sera le 2ème Groupe à être rééquipé de 25 Bell P-39-N avec lesquel il commence son entraînement à Bir-Rechid. Le 30 juin, il regagne la zone de combat en Tunisie.

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Le 13 juillet 1943, le G.C. 1/4 est commandé par le Capitaine de la Martinière qui succède au Commandant Ladousse. Le 7 septembre 1943, il commence les missions à partir du terrain de Sebala (Tunisie) dans le cadre du "Costal Command". Le 1er janvier 1944, le G.C. 1/4 est intégré à la 3ème Escadre de Chasse commandée par le Commandant Monraisse. Le Groupe est placé sous les ordres du Capitaine de la Martinière, comprenant deux escadrilles, la 1er Escadrille SPA 95 sous les ordres du lieutenant Philippe Maurin et la 2ème Escadrille SPA 153 sous les ordres du lieutenant Husson.

 CITATIONS

- ASTIER (Eugène-Louis), sergent, du groupe de chasse 1/4 "Navarre": pilote de chasse doué des plus belles qualités de courage et de sang-froid. Engagé depuis treize mois sur les fronts d'Italie, du Midi de la France, d'Alsace et d'Allemagne, son ardeur combattive s'affirme chaque jour davantage. Le 1er avril 1945, chef d'une patrouille légère en top cover sut par la rapidité de sa manoeuvre faire face à une attaque d'avions a réaction allemands que ne purent rompre le combat que par la supériorité de vitesse de leurs appareils.

- SOUCHARD (Ferdinand-Erbest-François), sergent, du groupe de chasse 1/4 "Navarre": jeune pilote de chasse, s'est révélé rapidement comme un équipier de grande classe. Plein d'ardeur au combat, vient d'effectuer une nouvelle série de missions de bombardement en piqué et de mitraillage, au cours desquelles il a obtenu d'excellents résultats. A souvent donné la preuve de son sang-froid et de son mépris du danger. En particulier, le 14 mars 1945 au cours d'une reconnaissance armée à basse altitude effectuée profondément en territoire ennemi, a par la précision de son bombardement, détruit un important matériel ferroviaire. N'a pas hésité par la suite, vu l'importance de l'objectif, à le mitrailler malgré la réaction intense de la défense anti-aérienne qui endommagea son avion.

- LIAUTARD (Henri-Georges-Eugène), sous-lieutenant, du groupe de chasse 1/4 "Navarre": excellent chef de dispositif prudent et efficace. A brillamment effectué de nombreuses missions de bombardement en piqué et de mitraillage au sol pendant et après la campagne d'Alsace dans des circonstances rendues souvent difficiles par les conditions atmosphériques et toujours très dangereuses par les réactions de la D.C.A. d'un ennemi opposant une résistance acharnée. En particulier au cours d'une reconnaissance très profonde en territoire ennemi, malgré une vive réaction de la D.C.A., a, par la précision de son bombardement et de ses mitraillages, largement contribué à la destruction d'un très important matériel ferroviaire et à celle de nombreux véhicules automobiles.

- COLLIN (Gilles), sous-lieutenant du groupe de chasse 1/4 "Navarre": officier de réserve alliant aux plus belles qualités militaires une parfaite maîtrise de pilote. Quoique jeune chasseur, s'est imposé dès ses premières missions comme un équipier sûr et mordant. S'est rapidement vu confier la direction d'une patrouille légère et a obtenu de celle-ci les meilleurs résultats. En particulier le 19 mars 1945, a détruit par bombardement, la plaque tournante d'un dépôt de locomotives, assurant la destruction de ces dernières par un mitraillage audacieux au milieu d'une Flak intense.

- SEGUELAS (Firmin-Alexandre-Germain), sous-lieutenant du groupe de chasse 1/4 "Navarre": officier pilote de chasse volontaire pour toutes les missions. A montré, au cours de nombreuses missions de bombardement en piqué et de mitraillage, un calme remarquable et a obtenu d'excellents résultats contre le matériel ferroviaire et automobile de l'ennemi, maigré des réactions souvent meurtrières et toujours très violentes de la D.C.A. En particulier, le 23 mars 1945, a contribué largement, grâce à la précision de son bombardement et à l'efficacité de ses mitraillages, à la destruction de plusieurs trains sur une voie de ravitaillement vitale pour l'ennemi, en dépit d'une D.C.A. lourde et légère particulièrement intense qui a provoqué la perte d'un avion de la mission.

(collection: André HAUTOT)

18 août 2011

AVIS DE RECHERCHE DU LIEUTENANT ANTOINE BRION

AVIS DE RECHERCHE

DE MICHEL DARRIBEHAUDE

AFN___Antoine_Brion___Le_Viking__et__inconnu_

(collection: Michel Darribehaude)

Cliché pris en AFN date indéterminée, un internaute pourrait-il confirmer si l'aviateur se tenant a gauche sur la photo est bien Antoine Brion pilote du GB 1/11 (alors lieutenant?) et surnommé parfois "Le Viking" qui volait sur LéO 451.

Prendre contact a l'adresse suivante:

m.darri@wanadoo.fr

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8 juin 2012

PROJET DE CREATION D'UNE STELE EQUIPAGE PONCET

Projet de création d'une stèle sur la commune de Genk (Belgique)

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Projet de création d'une stèle sur la commune de Genk/Hasselt (Belgique) en mémoire des 4 tués de l'équipage du lieutenant PONCET, le pilote:  Sgt Louis LOURDEAUX, bombardier: Lt LAMONTAGNE, mécanicien: Sgt HAUTCOEUR, mitrailleur-supérieur: Sgt BRULET.

Monsieur Jan ZOONS recherche des informations sur l'équipage du lieutenant PONCET, professeur d'histoire, de latin et de français dans un lycée d'Hasselt, en retraite depuis 5 ans il s'intéresse beaucoup à l'histoire local et essaie de reconstruire certains évènements sur le crash du Halifax du Lt PONCET.

Il habite Genk (en Flandre) et Bokrijk est le nom de son quartier où deux bombardiers se sont écrasés, dans le crash du 15/16/3-1945 Objectif: HASSELT, 4 aviateurs français ont trouvé la mort et pour honoré leur mémoire nous voulons ériger une stèle et publier un livre concernant l'équipage.

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(collection: Jan ZOONS)

Derrière cette maison, Berenbroekstraat 132, le Halifax du Lt PONCET s'est écrasé.

 Prendre contact à l'adresse suivante:

jan.zoons1@pandora.be

 

14 juin 2012

Antoine de Saint-Exupéry "AAAF"

LES SAMEDIS DE L'HISTOIRE PRENNENT

LEUR ENVOL EN FRANCE

Après 16 ans dans la capitale, grande première pour les Samedis de l'Histoire de l'AAAF le 30 juin, à l'occasion du centenaire du baptême de l'air de Saint-Exupéry à Ambrieu: l'esprit du Petit Prince soufflera en effet ce jour-là à Saint Maurice-de-Rémens (01), à côté d'Ambérieu, lors de notre 68ème Samedi de l'Histoire, dan,s le cadre des grandes commémorations organisées par la Succession Antoine de Saint-Exupéry-d'Agay.

Ainsi, 14 ans après la découverte des éléments du dernier avion piloté par Antoine, voici maintenant que ce sont les détails de son premier envol sur l'avion Wroblewski, jusque-là inconnu, ainsi que de la date exacte de ce décollage, qui seront révélés ce 30 juin!

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7 novembre 2010

MEMORIAL FRANCAIS - YORK MINSTER "20 Octobre 2011"

MEMORIAL FRANCAIS

 

YORK MINSTER

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Communiqué de Monsieur Paul BOGAERT

Président de l'AAA des GROUPES LOURDS

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MEMORIAL FRANCAIS - YORK MINSTER

Le 20 octobre 2011, un mémorial unique en son genre sera inauguré pour commémorer le souvenir des groupes français de bombardiers lourds intégrés dans le Bomber Command de la R.A.F., dont 216 aviateurs périrent au combat.

York Minster est le deuxième cathédrale d'Angleterre et la plus importante cathédrale médiévale de l'Europe du Nord. Cet évènement aura une portée internationale considérable sachant qu'il s'agira du premier mémorial de guerre français dans une cathédrale anglaise. Le moment pourra paraître pertinent et dans la lignée des récents accords franco-britanniques de coopération militaire.

De nombreuses personnalités de haut rang, Britanniques et Françaises, sont invitées à cette cérémonie, incluant la R.A.F., l'Armée de l'Air et de nombreuses Associations d'Anciens combattants. Plus de 1000 participants sont attendus incluant des personnalités des autres nations alliées.

Cette cérémonie est organisée sous le patronage du Doyen de York Minster, de l'Association des Anciens et Amis des Groupes Lourds, du Souvenir Français, de la Royal Air Force Association et du Mémorial des Forces Aériennes Alliées.

Le Mémorial des Forces Aériennes Alliées est situé à Elvington sur le lieu même où étaient basés les deux escadrons français du Bomber Command de la R.A.F. le 346 Guyenne et 347 Tunisie (dont les traditions ont été reprises il y a peu par l'E.C. 01/091 Gascogne et l'ETR 02/092 Aquitaine à Saint Dizier) comprenant 2000 aviateurs en 1944/45. Leurs premières missions les ont amenés à bombarder leur propre pays occupé pour préparer le débarquement avant de participer à la campagne meurtrière de bombardement sur la Ruhr et Berlin.

Le 20 octobre 2011 marquera le 66e anniversaire du retour des deux escadrons en France à Bordeaux Mérignac dans la France libérée de 1945.

Des invitations officielles seront adressées l'an prochain mais nous vous demandons d'ores et déjà d'inscrire sur votre agenda cette date historique pour nos deux pays du 20 octobre 2011.

Ian REED

Directeur Yorkshire Air Muséum.

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www.yorkshireairmuseum.co.uk

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Mademoiselle Sandrine Bauchet étudiante française est retournée en Angleterre pour aider à préparer la venue des Français qui participerons à la journée du 20 octobre 2011 à York.

Sandrine attend dans les ailes

Une étudiante française a fait son retour au musée près de York pour aider a organiser un évènement qui est en lien entre son pays et l'Angleterre.

Le YAM à Elvington fait la promotion de la semaine des français à York, qui verra une série d'évènements se dérouler dans la ville en Octobre pour commémorer les aviateurs français basé à York et qui donneront leurs vies pendant la Seconde Guerre Mondiale.

Cela finira avec l'inauguration du mémorial français au York Minster, le seul dans une cathédrale anglaise, le 20 octobre, et Sandrine Bauchet est revenue au musée pour jouer son rôle de second dans l'organisation de l'évènement.

L'étudiante Nîmoises, qui passa 2 mois au musée l'an dernier, a été invité a revenir pour aider a préparer l'évènement et pour faire un travail de liaison entre l'Angleterre et sa patrie. Elle a aussi fourni une présence française a la récente rencontre organisé par le musée au Café Rouge a York pour informer les entrepreneurs comment s'organiser pour la commémoration, qui s'attend a recevoir plus d'une centaine de visiteurs français et de la région.

4 juin 2012

HOMMAGE AU CAPITAINE BERAUD

MAIS DEMAIN

NOUS RECOMMENCERONS...

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Equipage du capitaine BERAUD du "Guyenne" avec les mécaniciens au sol, abattu le 4 novembre 1944 au cours d'une mission sur BOCHUM.

Cet article, dédié au Capitaine BERAUD, porté disparu lors du dernier raid sur BOCHUM dans la Ruhr, a été écrit par un de ses camarades de combat et traduit les impressions vécues par tous les équipages de cette mission, une des nombreuses effectuées par les Groupes Lourds Français de la R.A.F., sur les objectifs industriels d'Allemagne.

Seize avions du Groupe participent à l'opération. L'objectif ce soir est une usine de pétrole synthétique et un centre férroviaires importants dans la Ruhr.

- Au cours de la nuit, le Halifax du Capitaine BERAUD est atteint par une rafale de mitrailleuse d'un chasseur de nuit. Les sept membres de l'équipage réussissent à sauter en parachute. Hélas, deux d'entre eux ne survivront pas: le lieutenant RAFFIN tombe sur une ligne à haute tension et meurt électrocuté. Le capitaine BERAUD pour sa part tombe non loin de là, son parachute déchiré. Ils avaient déclaré que " quoi qu'il arrive ", ils resteraient unis. Ils le sont dans la mort, enterrés dans le même cimetière, le cimetière communal de STOMMEIN.

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- A trois cents pieds après le décollage l'avion est entré dans la crasse. La nuit est presque tombée. Les paquets de brume traînent au sol. La faible lueur du tableau de bord me renvoie les indications des instruments qui sont notre vie. Déjà les difficultés surgissent. Il y a des jours comme cela, des jours où dès le départ on sent rôder dans l'air une ambiance malsaine, des jours où le pilote ne dit pas comme d'habitude aux autres membres de l'équipage: "Aujourd'hui, ça ira." Et aujourd'hui il me semble que la mission sera plus dure que d'habitude.

BOMBER COMMAND-82

  - Nous avons traversé huit mille pieds de nuages et maintenant nous volons près des camarades dont les lumières rouge, verte et blanches se mélangent aux étoiles. Et je pense. Je pense à tous ceux que j'aime et que peut-être je ne reverrai jamais. Ce n'est pas de l'émotion. C'est peut-être de l'angoisse. Mais c'est plus fort que moi. Je ne peux m'empêcher d'y penser. Peut-être mon coeur bat-il un peu plus vite que d'habitude. Je ne sais pas.

- Louis, tu peux monter.

- Le navigateur vient de me tirer de mes réflexions et de me rappeler à la réalité. Et je monte. 10.000, 12.000, 15.000 pieds. L'oxygène est branché, qui vous dessèche la gorge et vous brûle les poumons. Tous les avions viennent d'éteindre leurs feux de navigation et à bord on vérifie le black-out. Aucune lumière ne doit percer à l'extérieur. J'observe le ciel et ne vois rien. C'est cela, le vol de guerre de nuit. La nuit, tout prend des proportions anormales. On se bat contre un ennemi qu'on ne voit pas, et le pire ennemi est peut-être l'obscurité. Pendant des heures on regarde, on scrute le ciel, on essaie de deviner les ténèbres et pendant des heures on ne voit rien. Si, pourtant tout à coup, juste devant moi, une énorme lueur. Chacun à bord a compris tout de suite. Deux avions sont entrés en collision et le navigateur note sur son journal de bord: " 19.02 grosse explosion chute de deux avions en mer. "

BOMBER COMMAND-111

Et maintenant nous volons à 18.000 pieds

- Et maintenant nous volons en palier à 18.000 pieds. L'effort ce soir est de sept cent cinquante avions sur l'objectif. C'est quelque chose sept cent cinquante avions qui, dans la nuit, avancement groupés sans se voir. La tactique est de passer en masse et de passer à l'heure. Sa sécurité personnelle en dépend comme en dépend celle de l'ensemble des avions. Les retardataires, les traînards sont un gibier facile pour la chasse et la D.C.A. ennemies. Ce souci de l'heure est constant. Depuis le début du vol le vent est contre nous et plus fort que prévu et le navigateur me dit:

- Nous prenons du retard. Est-ce que tu peux forcer l'allure ?

- Non, c'est impossible

- Depuis le début de la montée, nous marchons au régime maximum autorisé, et en palier j'ai conservé ce régime.

- Mais voici la côte hollandaise, le territoire ennemi, les premières réactions de la D.C.A. et des projecteurs. La grande sarabande commence. Je n'essaierai pas de la décrire. Il faut l'avoir vécue pour se l'imaginer. Encore ce n'est rien quand tout va bien mais il faut compter aussi avec la machine, et en effet j'entends la voix calme du mécanicien annoncer:

- L'intérieur gauche chauffe. La température est à 120. Il faut réduire.

- L'intérieur gauche est réduit et nous continuons vers l'objectif. Maintenant il est certain que nous ne pourrons pas rattraper, d'autant plus que l'intérieur droit lui aussi commence à chauffer. Deux moteurs sont au régime maximum, deux moteurs sont réduits. Cela ne fait rien. Tant pis. Tant pis pour le retard. Tant pis pour l'heure. Tant pis pour tout. Nous poursuivons notre marche vers le but.

Au-dessus du territoire allemand

- Nous sommes maintenant en territoire allemand. Et bientôt au loin  l'objectif nous apparaît éclairé par les premiers incendies. Une centaine de projecteurs en barre le chemin. Il faut traverser ce barrage, éviter, virer, piquer jusqu'à ce que le barrage  est franchi et l'objectif approche. Des éclatements de feu, des flocons noirs illuminés par l'incendie et par le faisceau des projecteurs sillonnent le ciel. La mise en direction commence. Cap 110. Tout droit. L'avion avance dans le feu, les éclatements de D.C.A. et la lumière des "flares." Cap 110.

- Tout droit. C'est une vision d'Apocalypse. Cap 110. Tout droit. Je surveille les instruments et le ciel. 750 avions sont sur l'objectif et je ne les vois pas. Cap 110. Tout droit.

- Pilote attention, on va bombarder. On bombarde. Encore trente secondes en ligne droite pour la photographie. Trente secondes qui sont des siècles, et je vire.

- Sur notre droite maintenant je jette un coup d'oeil vers la ville où les rues sont tracées par le feu, simple coup d'oeil car il faut continuer à observer le ciel et fouiller l'obscurité. Les chasseurs sont dans les parages. Les "flares" s'allument. Les fusées montent. Au sol les feux clignotent. Cela sent et ça pue le chasseur.

- Mitrailleurs, faites attention.

Deux avions dégringolent

- Et en effet devant nous deux avions dégringolent et s'écrasent en feu au sol. Il faut se défendre. On évolue. A côté de nous un avion est pris par cinquante projecteurs et désemparé arrive au tapis. C'est un spectacle féérique et sauvage. On évolue. Virages, changements d'altitude. On se défend comme on peut. On se défend contre un ennemi qu'on ne voit toujours pas. Je pique, je pique. Je pique toujours. Et maintenant je vole juste au-dessus des nuages. En dessous de nous une "flying bomb" fait du vol de groupe avec nous et parfois je l'aperçois dans un trou. Ne serait-ce pas un "jet propel"? On évolue.

- On évolue et ainsi nous gagnons la Belgique, terre amie. Seul le risque de chasseurs subsiste. Mais petit à petit la bataille diminue d'intensité. Peu à peu le ciel semble perdre sa vie. Maintenant tout est rentré dans le calme. Je dis au mécanicien qui pendant une heure est resté à côté de moi observant les ténèbres et prêt à m'aider:

- "C'est fini. Vous pouvez aller vérifier si toutes les bombes sont parties."

- La bataille est terminée. Depuis plus d'une heure je suis crispé aux commandes. L'oeil en éveil, prêt à agir dans le dixième de seconde qui suit, prêt à exécuter la manoeuvre qui peut-être pourrait nous sauver. Maintenant les muscles se relâchent, les nerfs se calment se laisse aller. C'est la détente après l'effort. Le radio s'approche de moi et avec un sourire me fait signe du pouce. Je lui serre la main. Il y a cinq ans que l'on vol ensemble, animé par le même esprit et la même confiance réciproque. Et depuis que nous sommes en Angleterre c'est la 24ème fois que je lui serre la main dans les mêmes conditions. Les dangers courus ensemble pendant ces cinq années de guerre ont scellé notre amitié.

- La première partie de la mission est terminée. La seconde va commencer. Il s'agit de rentrer à la base. La météo nous a annoncé l'arrivée d'un front nuageux à l'heure du retour , et en effet au fur et à mesure que nous approchons de la base, le plafond baisse et la visibilité diminue. A quelques minutes de l'aérodrome je branche le R.I. Alors je commence à entendre la voix des camarades. Je le reconnais. "Tiens, voilà A... Voilà B... Depuis près de cinq heures nous nous battons isolés. Perdus dans l'immensité de la nuit, seuls contre l'ennemi, contre les éléments, contre l'obscurité. Et cela fait plaisir après ce dur combat solitaire, de retrouver ses amis, ses camarades. Je les cherche dans le ciel et suis heureux de les savoir, comme moi, rendus au port.

ça y est

- Mais la mission n'est pas terminée. Pour le moment je surveille le ciel pour éviter la collision fatale. Une nouvelle fois je dis "Mitrailleur, faites attention" J'observe la piste et prépare l'atterrissage. L'avion est secoué par de violents coups de tabac. Au sol il fait une violent tempête et tout à coup dans le ciel jaillit une fusée rouge. Un avion vient de faucher son train à l'atterrissage. L'aérodrome est inutilisable et on nous envoie nous poser sur un autre terrain où dans les rafales de vent je mène l'avion au sol. Lentement il s'arrête. Je fais le point fixe et je coupe les moteurs. Je suis fatigué. Je suis éreinter. Il faut encore bloquer les commandes pour éviter qu'avec la tempête elles ne se détériorent. Cela y est. Pendant une seconde je ferme les yeux et respire profondément. C'est fini.

- Non, ce n'est pas fini. Nous avons encore à subir l'interrogation et apprendre que cinq avions sur seize manquent à l'appel. Demain il seront portés "missing" mais demain aussi nous recommencerons.

( L.B.)

27 mai 2012

GRANDCAMP-MAISY 26 MAI 2012

GRANDCAMP-MAISY 26 MAI 2012

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Programme de la journée du 26 mai 2012

- 09h00 Messe à l'église de Grandcamp-Maisy.

- 10h00 Dépôt de Gerbes au Monuments au morts de la ville (place de l'église).

- 10h30 Assemblée Générale Ordinaire (la salle communale).

- 12h30 Cérémonie au Mémorial des Groupes Lourds (sur le port).

- 13h00 Apéritif suivi du repas annuel de l'Association (Hôtel LE DUGUESCLIN).

- 15h30 visite de la batterie de Maisy.

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Messe à l'église de Grandcamp-Maisy

Dépôt de gerbes au Monument au morts de la ville

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Mr Camille COQUOT, Mr Lucien MALLIA

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Mr Camille BAUDET porte-drapeau des anciens combattants de Grandcamp-Maisy.

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Mr Paul BOGAERT Président de l'Association des Groupes Lourds.

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Dépôt d'une gerbe au Monument aux morts de Grandcamp-Maisy place de l'église.

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Mr Jean BILLAUD, Mr Lucien MALLIA, Mr Camille COQUOT.

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De gauche à droite:

Mr Camille COQUOT. Mitrailleur-supérieur dans l'équipage du Lt BECAM, Mr Lucien MALLIA. Mitrailleur-arrière dans l'équipage du Cpt NOTTELLE, Mr Jean BILLAUD. Mitrailleur-supérieur dans l'équipage du Cpt PETIT.

Assemblée générale ordinaire (la salle communale)

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De gauche à droite:

Mr Jean-Paul CHURET (Chargé de l'audiovisuel historique, archives historiques) Mr Pierre THIRY (Trésorier -gestion financière de l'AAAGL - Chargé des relations avec le Musée de l'Air - avec Dominique THIRY) Dominique THIRY 1er Vice Président (Rédacteur en chef de l'OPS et de l'invitation à la Messe annuelle - chargé de conceptions diverses - mises en page OPS, cartes, plaques commémoratives etc...) Mr Paul BOGAERT (Président - représentation et animation de l'AAAGL) Mme Suzanne CALMEL (Vice Présidente - représentation et animation de l'AAAGL) Chantal ALLAIN (Secrétaire - tenue du fichier, reception et envoi courrier E-mail - comptes-rendus de réunion - courriers AGO)

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Exposé financier de l'AAAGL par le trésorier Mr Pierre THIRY.

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Un excellent compte-rendu de Madame CALMEL sur notre visite à York et Elvington en Octobre 2011, que vous retrouverez je pense dans le prochain numéro de l'OPS.

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(source: Mme Zuzanne CALMEL)

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Une petite déception de Mr Jean-Paul CHURET concernant la diffusion de son excellent film "Héros sans le savoir" qui devait être présenté sur la chaîne Histoire, espérons que les responsables de cette chaîne nous présenterons un jour à une heure de grande écoute les récits de nos anciens.

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Cérémonie au Mémorial des Groupes Lourds (sur le port)

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Général Alain de LESPARS (Commissaire-Général de brigade aérienne - 2ème section), Sergent Claude GINEUX (Président ANSORAA du groupement Normandie) à droite  Michel DELORME (Lieutenant-colonel de réserve de l'Armée de l'air.

(source: Daniel BETHENCOURT)

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Harmonie du Val de Saire basée à Saint-Pierre-Eglise.

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De gauche à droite:

Général Alain de LESPARS, Jean BILLAUD, Camille COQUOT, Jean-Paul CHURET, Dominique THIRY, Claude GINEUX, Paul BOGAERT.

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Général Alain de LESPARS, Jean BILLAUD.

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Camille COQUOT, Claude GINEUX.

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Mr Camille COQUOT, Mme Nicole ROUSSEAU PAYEN

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De gauche à droite:

Serge LETORT, ??, ??, ??, Jean BILLAUD, Lucien MALLIA, Camille COQUOT, Paul BOGAERT, Général Alain de LESPARS, Sgt Claude GINEUX.

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Délégation des Officiers et Sous-Officiers du groupement de Normandie de l'ANSORAA et les drapeaux des sections du groupement (Calvados - Orne - Haute-Normandie et Manche).

De gauche à droite:

Michel COLLIN (porte-drapeau Calvados-Orne),?? , ??, Marc MABIRE, Jean-Louis MARIE DES CHAMPS,  Caporal Jean-Pierre RIVIERE (ANSORAA - Manche), Jean CHANAL (ANORAA), Daniel BETHENCOURT, Major Jean DELROISE (Président de la section Calvados/Orne), Daniel BOULAY, Pierrette BETHENCOURT.

Anniversaire des Groupes Lourds à Grandcamp-Maisy

Le 26 mai, nous venons en renfort de nos camarades de la section Calvados/Orne à Grandcamp-Maisy (Calvados) à l'occasion de l'assemblée générale des Groupes Lourds (Escadrons de bombardement Guyenne et Tunisie des Forces Françaises Libres). Ces unités étaient équipées du bombardier Halifax et en participant aux bombardements préludant au Débarquement ont subi de lourdes pertes. Nous sommes un peu déçus, car malgré le temps clément, la population n'est pas au rendez-vous. Les vétérans français de ces prestigieuses unités, de moins en moins nombreux chaque année sont présents, mais les représentants anglais que nous avons l'habitude de voir les autres années brillent par leur absence. Peut-être préparent-ils l'anniversaire du règne de la Reine prévu dans quelques jours.

Nos trois drapeaux, eux sont toujours là devant le Monument dédié aux Groupes Lourds sur le front de mer et nos uniformes rehaussent la solennité de la cérémonie. Celle-ci, organisée par Claude GINEUX président ANSORAA de la région Normandie est présidée par le commissaire-général (2S) Alain de Lespars. L'harmonie du Val de Saire, dirigée par Michel Delorme, par ailleurs lieutenant-colonel de réserve de l'Armée de l'air et membre de l'ANORAA nous fait profiter de ses prestations avant, pendant et après la cérémonie.

Après le dépôt de gerbe par les autorités, l'interprétation de la sonnerie aux Morts et des Hymnes anglais et français, la musique nous emmène en défilé vers le restaurant "Le Duguesclin" où un vin d'honneur nous est offert. La matinée se termine pour certains d'entre nous par un repas pris en commun dans ce même restaurant.

Daniel BETHENCOURT.

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Camille BAUDET, ??, ??, Mr LEVAVASSEUR.

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Discours de Mr Paul BOGAERT Président de l'AAAGL.

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Dépôt de Gerbes au Mémorial des Groupes Lourds.

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De gauche à droite:

Serge LETORT, ??, Jean BILLAUD, Lucien MALLIA, Camille COQUOT, Général de LESPARS, Major Jean DELROISE, Sgt Claude GINEUX.

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Camille COQUOT, Lucien MALLIA, Jean BILLAUD.

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Harmonie du Val de Saire basée à Saint-Pierre-Eglise, dirigée par Michel DELORME Lieutenant-colonel de réserve de l'Armée de l'air.

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De gauche à droite:

Lieutenant-colonel de réserve Michel DELORME, Général Alain de LESPARS, Mr Paul BOGAERT Président de l'AAAGL, Sergent Claude GINEUX Président ANSORAA groupement Normandie.

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Apéritif suivi du repas annuel de l'Association

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Les Officiers et Sous-Officiers du groupement de Normandie de l'ANSORAA.

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Mme BOGAERT, Mr MALLIA (fils), Mme ALIX, Mr Lucien MALLIA.

Visite de la batterie de Maisy

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http://www.ouest-france.fr

Si vous désirez adhérer à l'Association

voici l'adresse pour prendre contact:

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Association des Anciens et des Amis des Groupes Lourds

C/O Aéro-Club de France

6, rue Galilée

75782 Paris CEDEX

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Montant de la cotisation 25,00 euros

A quoi sert-elle:

- Régler les frais de manifestations (gerbes de fleurs, drapeaux, entretien des monuments, repas des invités...)

- Régler les abonnements de revues

- Régler les cotisations (dont celle de l'Aéroclub de France où l'Association est domiciliée)

- Régler les frais divers (courrier, photocopies, réalisation de l'OPS...)

Formulaire d'inscription:

demande_d_inscription

 

31 janvier 2012

DE ZERALDA A LIVERPOOL PAR LE Lt BENOIST

RECIT

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Du Lt BENOIST Paul

 

De ZERALDA à LIVERPOOL

 

Du 26 Août au 8 Septembre 1943

 

sur l'ORBITA

 

Jeudi 26 Août 1943: J'ai passé une nuit assez bonne, je me sent moins fiévreux et pourtant sous la tente il ne fait pas chaud et de temps en temps j'éprouve quelques frissons. Ce ne doit pas être de la fièvre, j'ai à peine dans la bouche le goût amer, souvenir tenace de la quinine.

Tout le monde dors, quelle heure peut-il bien être?... Pas besoin de regarder ma montre, au loin la première sonnerie du réveil se fait entendre 5 heures 30.

HENAUT ronfle toujours, BECAM doit avoir mal réglé son réveil puisqu'il ne sonne pas 5 h 45, tant pis il faut se lever, POUGNET bouge et tout a coup "debout la dedans". C'est le cri de PETIT, qui comme un pantin sortant d'une boite sous la pression du ressort se trouve assis sur son lit et s'étire.

Je commence a me levé ma cantine n'est pas bouclée, j'ai a faire vite si je veux être à l'heure. BOURGAIN allume la bougie, POUGNET revient du "jus". Tout le monde est debout le quart à la main.

Un peu d'eau du bidon passé sur la figure fini de me réveiller, mes couvertures sont pliées, bouclées sur ma cantine, je suis prêt.

La bougie fichée dans le goulot d'une bouteille attachée au poteau central de la tente donne sous le vert de la toile une teintes blafarde aux hommes et aux choses.

Je me suis rasé, fatigué, un coup d'oeil dans la glace me montre une figure inconnue. Quelle heure ? Six heures 1/4, le rassemblement aux pieds des dunes doit avoir lieu à 7 h 30. Il me reste de l'eau dans mon bidon, vite un coup de rasoir je serai sans doute mieux. Voilà c'est terminé, mais ça ne va pas fort, si j'allais prendre ma température. Les hommes prennent leur cantines, je les suis, musettes et bidon à l'épaule, ma valise à la main... A la tente infirmerie, le "toubib" prépare ses bagages, je m'arme d'un thermomètre que je place et j'attends... 37°7, je pousse un soupir de soulagement.

Pendant la minute de thermomètre je m'étais vu fiévreux sur le bateau avec l'estomac creux et le mal de mer, moi qui pendant quelques jours avait assuré à tous que je n'étais sensible ni au roulis, ni au tangage.

Je suis réconforté par ce témoin qui puise dans notre cercle intime la vérité sur nos maux. Je pars au rassemblement plus fort et même je sais que je vais avoir faim. Quelques minutes d'attente, puis sur la route un nuage de poussière le ronflement des moteurs le grincement des pignons; ce sont les camions anglais de la R.A.F. qui viennent nous prendre.

Les voilà arrêtés, chaque groupe prend place, je me tasse le long d'une ridelles, l'air de la mer est froid. 7 h 45 nous voilà parti. Adieu Zeralda... Je ne regrette ni les dunes, ni l'abondante et saine cuisine, oeuvre du Cne LAPEIJRE qui à fait de très gros efforts pour nous faire maigrir et nous intoxiquer.

Guyotville, St Eugène, Bab-el-Oued, Alger, nos quinze camions a cette heure matinale font un tel vacarme que les fenêtres s'ouvrent à notre passage, des têtes ahuries se penchent aux balcons. Qu'est-ce qui se passe ? On pourrait lire cette question sur tous les visages. A qui ou à quoi pouvons nous bien ressembler pour attirer tout l'attention du public ?

J'entends dire "Des prisonniers" Et ma foi... Qui sait !...

Voilà le port, sa rade, une foule de bateaux de toutes sortes de toutes couleurs, de toutes les grosseurs semblent nous attendre. Nos yeux se fixent sur eux comme pour chercher celui qui va nous emmener vers l'aventure. Lequel ?... A quai, plusieurs sont en cours de chargement ou de déchargement, nos camions après quelques virages difficiles et des manoeuvres savantes autour des caisses et de tas d'objets les plus divers viennent se placer face a un bâtiment assez imposant passerelle baissée, sur les ponts duquel grouille une foule de gens dans des costumes les plus bizarres.

Ce sont sûrement des militaires anglais ou comme tel, j'ai l'impression que nous ne seront pas seul à bord. Défense de descendre des voitures, les commissaires du port s'affairent a notre intention. Sur l'avant du navire un nom agréable attire nos regard "LETITIA" on doit être bien dans ses flancs.

Mais hélas ! Désillusion nos camions se remettent en mouvement, font demi tour et nous nous trouvons face à un autre bateau, moins gros, moins beau, entièrement peint en noir sur lequel se trouve aucun nom. Nos espérances tombent, sûrement que nous ne seront pas aussi bien. Enfin, quoi faire ? Nous descendons des camions, on va nous nommer pour nous désigner nos places a bord.

Cabines 263. Sous-Lieutenant NOEL, BENOIST, GLEZES.

Nous montons les marches d'une passerelle branlante au flanc du navire, il est quand même haut, je n'arrive pas à la dernière marche. Enfin m'y voici. Un "Waiter" m'indique la direction je reprends un peu d'espoir, la plus grande propreté règne a l'intérieur, je descend un étage et suis un couloir jusqu'à la cabine de 2ème classe qui doit être notre gîte.

Elle est petite, trois couchettes marines, un lavabo, une armoire avec glace c'est tout l'ameublement. Il fait chaud, pas de hublot seulement un canal d'aération. Au plafond un ventilateur... Chic ! Vite l'interrupteur que je change l'air. Rien ! Il ne marche pas, il faudra que je m'occupe sérieusement de sa remise en état. Je sens de plus en plus la faim me tirailler l'estomac, lorsque un second "Waiter" nous invite à gagner la salle a manger pour le "Breakfast"...

Quelle chance, il est bientôt 10 heures nous passons dans une salle à manger spacieuse qui nous est indiquée par un panneau "Officiers". Des tables sont mises, les nappes bien blanches sont recouvertes par un couvert en argent massif des plus pur, nous espérons un bon réconfort. Hélas ce n'est pas encore pour maintenant, on monte nos cantines à bord et nous sommes invités à venir les reconnaîtres et a les diriger vers nos cabines.

Le temps passe, mais pas ma faim. Après une heure d'attente voici mes bagages, je m'installe, il est maintenant trop tard pour songer au petit déjeuner, mais j'apprends que le "Lunche" est à midi, je reprends espoir, mon estomac aussi. Enfin la cloche appelle pour le repas, c'est la ruée vers l'escalier, je pense ne pas être le seul à avoir faim, les places vont se faire chères. Enfin j'en tiens une, le menu du jour est proprement imprimé sur un carton bristol, trois repas, qui ma fois bien que je ne comprenne guère leur composition me paraissent très engageant.

Le service commence, servi par portion, potage aux légumes, poisson au riz, grillade avec pommes cuites a la vapeur et haricots verts, gelée de fruits avec une crème, le tout arrosé d'une bonne carafe d'eau bien pure et d'une tasse de café au lait. Le tout est mangeable et je reconnais là la cuisine anglaise à laquelle je me suis assez difficilement habituée en 1940, mais comme il faut en prendre son parti et ne pas mourir de faim, je mange bien. Beaucoup de camarades hésitent, tourne leur assiette soupèsent, sente, goûte, font multiples grimaces, ils faudra pourtant qu'ils s'y fassent. Maintenant c'est l'attente du départ, on charge le bateau, bagages, vivres, troupes, les poulies grincent, les hommes crient dans les manoeuvres. Je continue mon installation, on distribue des appareils de sauvetage individuels, plus tard, je connais l'appareil, c'est le même modèle que celui que l'on nous distribua à bord du "Batavier IV" lors de mon retour d'Angleterre en juin 1940.

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Batavier IV.

http://www.simplonpc.co.uk/Batavier.html

Mais comment donc ce nomme notre bateau, aucun nom sur sa coque ne l'indique. Les avis aux passagers sont inscrits en deux langues, anglais et espagnol. Il faut que je visite un peu. Sur chaque perron de l'escalier de magnifiques tableaux à l'huile attirent mon attention. Une grande cathédrale est particulièrement jolie, je m'estasie, lorsque un monsieur anglais probablement un vieil officier m'esplique que c'est Londres, une des grandes tours est la fameuse tour du parlement avec son carillon Westminster dont le son des cloches est envoyé au monde par T.S.F. Pouvant me faire comprendre j'en profite pour poser les questions qui me viennent. L'"Orbita" de la "Pacific stream navigation company" son port d'attache est Liverpool, il fut construit en 1915, mais a eu une bonne marraine car il a déjà beaucoup navigué. Il était avant guerre affecté aux lignes Angleterre-Amérique du Sud et depuis sert qu'aux transports des troupes et du ravitaillement, il a subit des transformations à cet effet, mais il est solide, résiste bien à la mer... Nous ne serons pas trop mal.

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L' Orbita.

Partirons-nous ce soir ?

Chacun se pose cette question, on embarque toujours. Voici un groupe de civils, hommes, femmes, enfants. Ce sont des familles évacuées de Malte. On porte un enfant d'une douzaine d'années, il n'a plus de jambes, victime des bombardements de l'île, il semble heureux pourtant , il rit, grâce à son âge il ne se rend pas compte de ce que sera sa vie.

Voilà qu'à bâbord une sirène retenti, c'est un navire chargé qui va prendre place au large dans un convoi, il bat pavillon belge, je lis "Léopoldville" il est bondé de troupe.

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Léopoldville.

Sur notre arrière les remorqueurs se préparent, est-ce pour nous ? Non car tout à coup notre bateau est ébranlé par un choc. Ce sont eux qui en tirant un autre gros bateau nous ont fait tamponné. Pas de dégât, quelques manoeuvres supplémentaires et enfin le "Christiaan Puydens" quitte à son tour le quai.

Mais voici six heures, l'heure du dîner, la cloche sonne, on reprend place à table. A mon avis bon dîner, pour moi c'est suffisant, manque le vin, tant pis, je vais faire une cure de désintoxication, à mon retour j'aurais un foie, un estomac, des intestins, tout neufs.

Sur le pont. Oh ! mais qu'est-ce qui se passe. Stupéfaction collective. Les maisons blanches a flanc de coteau de la ville d'Alger s'estompent dans le soleil baisant, nous sommes en pleine mer au milieu d'une vingtaine de bateaux remorquant chacun un petit ballon de protection. Nous voilà partis, ce fut vite fait, la mer est d'huile pas une vague ride sa surface. Bon début, l'état de la mer ne permet pas les actions sous-marines, je crois que nous pouvons dormir tranquilles.

Avant de me coucher, je répare le ventilateur car il fait toujours bien chaud. Rien de grillé, rien de cassé, voilà ça tourne.

Bonne nuit à demain.

Good wight L'Il ses you to morrow

Vendredi 27: La nuit s'est très bien passée, j'ai dormi tranquillement, il est sept heures il faut se lever le "Breakfast" est a 7 h 45, j'ai encore faim. Toilette, tour de pont, rien à l'horizon la mer est toujours calme, a gauche, les côtes d'Afrique s'effacent dans le brouillard matinal. Nous voyageons en zigzags à la vitesse moyenne de 12 noeuds environ, nous n'avons pas encore passé la baie d'Oran, nous y seront sur la fin de la matinée.

Nous avons rassemblement, on désigne les canots de sauvetage par groupe. Chaque matin a 10 heures il y aura rassemblement obligatoire devant chaque station 6A, ce ne sera pas un bien gros travail. On nous indique également les modalités des signaux d'alertes et le Cdt d'armes du bord, un officier Anglais qui ne semble pas vouloir rire nous fait savoir son intention de faire très souvent des manoeuvres fictives et menace de prendre des sanctions énergétiques pour ceux qui voudraient s'y dérober.

Les sous-officiers se plaignent, ils sont logés avec la troupe, ils ont des hamacs a installer dans les "docks" de l'avant, leur nourriture est insuffisante et se figurent qu'il sont désavantagés en comparaison de la troupe anglaise. Je ne pense pas cela car je vois les sous-officiers et soldats anglais installés un peu partout sur les ponts, sur le gaillard AR, a tous les endroits ou ils peuvent étendre les couvertures pour se rouler dedans.

Une cinquantaines de jeunes officiers de marine couchent par terre dans le salon de fumeurs. On aurait très bien pu nous laisser cette place à nous, qui ne sommes que des invités... La journée se passe, vers onze heures nous apercevons au loin Santa Cruz, la madone d'Oran puis plus rien, la côte. Vers le soir une bande de terre à droite nous indique le voisinage de l'Espagne.

Mais que se passe t-il tout à coup; un escorteur de tribord fait demi tour et fonce vers un point noir à l'horizon, le contourne, explore les parages; il stop; un autre escorteur le rejoint, puis derrière eux une lueur et un jet de fumée, quelques coups de sirène rejetées par chaque navire, font battre les coeurs, tout est calme pourtant, mais voilà que simultanément chaque bateau allume a son tour une boite à fumée et la jette à la mer. Dans quelques secondes nous avons derrière nous un rideau d'épaisse fumée noire et c'est tout, la nuit arrive sereine, la bise souffle du large les esprits sont calmé "Exercice" dit-on. Croyons le cela vaut mieux, le Black out est complet, sur les ponts on se cogne un peu partout et c'est a tâtons que l'on trouve la porte bien calfeutrer du Living-Roon.

Au salon de nombreuses tables de bridgeurs, un orchestre improvisé, piano, saxo et jazz agrémente un peu le moment. Je me sens fatigué je gagne ma cabine en songeant qu'à l'aube, nous seront probablement en vue de Gibraltar. Ferons nous escale ? Mystère.

Samedi 28: -7 h 15, j'ai de la peine pour m'éveiller le battement saccadé des machines me rappelle ou je me trouve, le bateau ne semble pas bouger, la mer doit être calme. Vite un peu de toilette, pour pouvoir faire un petit tour sur le pont avant de déjeuner. Sommes nous loin de Gibraltar ? Un coup d'oeil a bâbord me montre encore les côtes d'Afrique tandis qu'à droite, vers l'avant on aperçoit le gros rocher légendaires "Gibraltar".

Nous voyons à peine La Linéa et rentrons dans la baie d'Algésiras. Gibraltar est devant nous avec les murailles étageant ses fortifications; ses maisons jaunes carrées, sans décors forment à ses pieds un ensemble sévère. Le port s'étend à perte de vue dans la baie. Une multitude de bateaux sont en rade, bateaux de commerce de tout tonnage, bateaux de guerre, porte avions, hydravions même, qui croissent pour prendre leur envol. Notre convoi s'égrène et tour a tour les bateaux stoppent à quelques cent mètres du port.

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Gigraltar

Combien de temps resteront nous ici ? Dix heures nous disent les gens de "l'Orbitan". A 10 heures traditionnelle manoeuvre de rassemblement aux chaloupes; on nous demande d'écrire à nos familles. Lettres discrètes, qui devront être remise à la salle de service avant 16 heures. Qui de nous n'écrit pas, c'est une avalanche de lettres, le Cpt Le Blevec qui en assure la censure est submergé, surtout que sur beaucoup des corrections s'imposent les indiscrétions sont nombreuses, malgré les recommandations.

La nuit arrive et rien ne fait présager au départ prochain. Nous faisons du "footing" sur les ponts, pour nous dégourdir les jambes, ces promenades par petits groupes, nous donnent quelques chose d'Anglais; sans doute l'ambiance !...

La nuit est complètement venue on suit par distraction les évolutions des torpilleurs, des chasseurs de sous-marins qui gagnent leurs postes de veille. Le "Black out" ici n'est pas observé et même tout à coup une multitude de phares s'allument ensembles au niveau de l'eau, balayent la mer de leur pinceau de lumière. Sous ces feux l'onde scintille, prend des tons phosphorescents qui donnent à la baie un aspect de féerie.

Chaque soir la même manoeuvre à lieu à la même heure et se renouvelle plusieurs fois dans la nuit. Ce sont des moyens de recherche de barques clandestines qui des côtes d'Espagne pourraient se faufiler à travers les bateaux pour y effectuer des manoeuvres malveillantes.

Dimanche 29: Les machines ne trépident pas, nous devons toujours être à Gibraltar. J'ai très mal dormi, toute la nuit des fortes explosions se sont fait entendre. Coups de canons, éclatements de mines ? A qui poser la question pour avoir une réponse précise. Les uns répondent par là que ce sont des grenades marines lancées dans la baie pour émotionner les indiscrets qui essaieraient de traversé, d'autres assurent que ce sont des mines dérivées et repêchées que l'on fait sauter. Pour moi je n'ai aucune idée.

Seulement nous sommes toujours là nous pouvons écrire de nouveau les lettres devront être remises avant midi. J'écris la même lettre que la veille puisque l'on ne peut rien mettre de nouveau. Je l'adresse à Salé au lieu de Meknès, j'ai songé qu'elle arriverait plus tôt dans le cas ou ma chère Thérèse et ma petite fille chérie seraient a la colonie de vacances. Je pense beaucoup à vous pendant ces longues journées. Tourné face au sud je songe que 300 km a peine nous séparent. Ce sera sûrement le point ou pour quelques temps nous serons le plus près les uns des autres. Nous espérons partir ce soir, mais je doute.

La nuit est de nouveau venue et nous ne sommes pas partis.

Lundi 30: Rien de nouveau, nous ne partons pas encore, le temps devient long. Les tables, au salon sont prises d'assaut par les hommes. Quelques musiciens bénévoles tapent un peu de piano, c'est monotone. La journée est passé, peut-être que demain...

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Programme de la chorale du paquebot VAN MARNIX du 5 octobre 1943.

(collection: Eric SUTOUR)

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(collection: Eric SUTOUR)

Mardi 31: Rien, toujours le même paysage. Les bateaux tournent sur leurs ancres, mais partout ou la vue tombe nous rencontrons un paysage connu. On dit que nous partirons ce soir. Cela m'étonne, je ne pense pas que le passage du Détroit se fasse de nuit

Non ce n'est pas pour aujourd'hui encore, mais je sens quand même venir le départ. Tout les navires de notre entourage, l'Orbita lui-même, poussent leurs jeux, de panaches de fumée noire sillonnent le ciel, l'air est chargé de l'odeur de mazout, ce sera sûrement pour l'aube.

Mercredi 1 Septembre: Je suis éveillé depuis longtemps, je ne suis guère fatigué avec les siestes que j'ai pu faire pendant ces quatre jours. Rien ne bouge à bord 7 heures. Un grincement de chaînes, à l'avant les trépidations d'un cabestan. Voilà l'heure du départ ! Ouf ! j'en avais assez, l'esprit est tendu vers l'inconnu, il lui faut du changement.

Vite habillé et sur le pont, mon premier coup d'oeil est vers la passerelle, elle été complètement relevée, le bruit de chaînes et de cabestan c'est l'ancre que l'on retire. Tout le bâtiment commence à vibrer, voici le départ. Le soleil se lève difficilement ce matin, nous sommes à peine sorti du port qu'un brouillard épais nous couvre totalement, on ne voit pas à 20 mètres. C'est juste si on distingue une bande de marsouins qui prennent leurs ébats autour du bateau. Sont-ils curieux dans leurs évolutions, ils bondissent deux par deux, sortant de l'eau pour y replonger aussitôt.

On dirait qu'ils veulent nous souhaiter bon voyage.

Celui-ci s'annonce assez mal d'ailleurs, le brouillard est de plus en plus épais. Les navires donnent leur position par coups de sirène très rapprochés qui jettent une note lugubre au jour naissant. On avance lentement, puis nous voilà stoppé. L'équipage prend le fond, la sonde entraîne le fil qui se déroule rapidement; il en passe des mètres, nous devons encore être en sécurité.

Les heures se passent, nous sommes tous aux aguets d'un éclairci, nous cherchons un peu de soleil dans l'ombre du manteau opaque qui nous couvre.

Seul le hululement des sirènes troublent la solitude du lien. Enfin là vers 15 h 30 le soleil qui change au dessus de la nappe épaisse de brouillard arrive à percer. Nous revoyons d'abord la haute cime de Gibraltar, puis les côtes marocaines et enfin l'entrée du détroit, aussitôt le convoi reprend sa marche, le ciel est complètement découvert, le soleil chaud, la mer calme. Nous entrons dans le détroit, des deux côtes la terre passait toute proche malgré les 14-15 km qui les séparent. Bientôt nous apercevons a l'horizon une vingtaine de navires, sont ils de notre convois ? Non car bientôt ils grossissent, se rapprochant, c'est un convoi qui rentre en méditerranée. Nous nous trouvons en face de Tanger qui aligne ses maisons blanches le long d'un coteau verdoyant. Dans quelques heures nous perdrons de vue et les côtes Africaines ou tous nous laissons un peu de nous mêmes, et les côtes Espagnoles partie du continent sur lequel nous espérons bientôt reprendre nos droits

Je reste longtemps accoudé au bastingage de bâbord, les yeux fixés au loin en direction de la côte marocaine, aussi loin que l'horizon, et la nuit tombante me permettent de voir. Je songe à vous, ma femme, ma fille, qui peut-être au bord de ce même Océan, fouillez du regard le large pour vous rapprocher de moi.

Hélas bientôt des milliers de km vont nous séparer.

Jeudi 2 Septembre: Ce matin les mouvements de bateau sont accentués, les boiseries craquent, le temps semble mauvais. Un tour matinal sur le pont me montre la mer houleuse, les navires plongent très avant dans l'écume des vagues pour remonter très haut sur les lames. Le tangage est très fort mais peu de roulis, je ne me sens pas du tout incommodé. Les vagues fouettes les flancs de l'Orbita avec rage, le vent du nord souffle avec fureur, les embruns passent par dessus les ponts, l'eau ruisselle, le ciel est noir, il fait vraiment pas bon dehors.

Que de défaillants aujourd'hui à la salle à manger, par contre que de têtes penchées par-dessus les bastingages et seulement agitées par les hoquets des nausées traditionnelles. Triste spectacle, le rassemblement du personnel, à 10 heures aux couleurs comme chaque jour, donne une preuve du dégât causé par la mer.

Ce soir on dirait que le temps va être plus clément et va nous permettre une bonne nuit. Je n'ai pas beaucoup sommeil, cet après-midi lassé de regarder les bateaux faire leur gymnastique effrénée sur les vagues j'ai fait une bonne sieste.

Le salon est presque vide, l'orchestre a peu de succès. Au moins ce soir on peut approcher un peu du bar ou trouvé un Porto et un Rhum assez valeureux.

Vendredi 3 Septembre: Aujourd'hui calme complet, la mer dont la surface est a peine animée d'une houle légère ressemble a un immense tapis de laine bleu sur lequel un enfant aurait disposé ses bateaux de plomb

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Catalina Squadron 202 R.A.F.

Nous naviguons toujours vers l'ouest. Cette nuit nous avons retardé nos montres d'une heure, nous devons voisiner le méridien 20° ouest et avons passé ces limites d'un fuseau horaire. Sommes nous loin des Açores ? On ne voit rien que ciel et eau. Nos escorteurs font bonnes garde on dirait deux lignes de rugbymen prêts à s'affronter. A l'arrière deux croiseurs ferment la marche et a chaque moment nous apercevons quelques Libérators ou Catalina qui nous survolent et patrouillent en avant. Le mouvement de sécurité doit être mis en oeuvre.

Cet après midi nous avons mis le cap N.O. demain il faudra que j'essais de situer a peu près notre position.

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Consolidated Catalina Squadron 202 R.A.F. à Gibraltar.

Samedi 4 Septembre: Tout est calme, le soleil se lève, nous marchons plein nord. Nous avons encore retardé nos montres d'une heure, nous voici maintenant a l'heure du Méridien de G. On discute fort pour savoir ou nous sommes. Un camarade a un petit Atlas de poche, je vais essayer de faire un relèvement approximatif. La marche du convoi a été toujours a peu près uniforme. Je compte sur la distance Alger-Gibraltar une moyenne de 13 noeuds, environ 24 km/h de route. Nous avons fait environ 40 heures de route en océan avec cap Ouest, 1000 km environ qui nous emmène a mi chemin des Açores au voisinages du méridien 20° Ouest mais sans le dépasser.

Depuis nous faisons cap Nord-Nord-Ouest depuis 3 heures environ, ce qui nous a fait suivre une ligne sensiblement parallèle au méridien sur une distance de 750 km environ et nous situe a hauteur de la cote Nord de l'Espagne et a environ 900 km de celle-ci, vers 17h00. Demain nous serons face à la France, à Bordeaux mais à 1500 ou 1600 km. Les marins du bord nous disent que nous devront aller contourner le nord de l'Irlande pour gagner Liverpool par le canal du Nord. Le canal St Georges entre l'Irlande et l'Ouest de l'Angleterre est fermée à la navigation. 

Je compte qu'il nous reste environ 2600 a 3000 km à parcourir ce qui nous ferai arriver mercredi 9 ou jeudi 10 septembre. Si nous mettons le Cap-Est pendant quelques heures nous pourrions arriver aux voisinage des côtes Sud-Ouest de l'Irlande et longer la cote Ouest dans ce cas nous pourrions voir cette île lundi soir ou mardi matin par tribord. Je réserve mon jugement, mais nous verrons bien.

Allons une autre journée de terminée, comme chaque soir je vais demander a Dieu de nous faire une bonne nuit et d'attendre sa protection sur mes êtres chéris.

Dimanche 5 Septembre: Aujourd'hui le mauvais temps semble se remettre de la partie, il commence a faire froid par moment il pleut même. A 10 heures on disait qu'il y aurait messe à bord, je me prépare à y aller, mais ce ne sont que des prières de l'église orthodoxe dites sur le pont. Je me tiens à l'écart mais j'associe mes pensées avec celles de ceux qui prient comme nous pour un sel Dieu, un seul maître.

Un de nos officiers à eu l'idées d'embarquer quelques livres qu'il prête a tour de rôle. Je m'en suis procuré un, c'est un roman policier assez captivant, je vais lire, les heures passeront plus vite.

La journée est passée, nous mangeons peu, tout n'est que conserves, nous sommes bien servi, mais nous nous faisons difficilement à la cuisine. Depuis deux jours ont peut avoir du vin pour 4 Schilling la bouteille, c'est cher, mais a notre table nous en prenons au repas de midi que nous payons a tour de rôle. Bien que de qualité supérieur, pour un vin Anglais, il proviens de leur colonie Sud-Africaine du Cap, il ne remplace pas un bon Bourgogne ou un Bordeaux, mais il nous met quand même un peu de soleil au ventre.

Lundi 6 septembre: Toujours même temps, la nuit a été mauvaise, nous sommes toujours entre ciel et eau et naviguons Nord-Est, nous n'avons pas fait de mouvement Est comme je le pensais, nous ne rattraperons donc les côtes d'Irlande qu'au Nord de cette île.

Quoi faire en attendant ? Je lis, je dors.

Une note de la décision de bord nous recommande de nous coucher tout habillé. Cela n'est pas pour remonter le moral des tourmentés. Les autorités du bord craignent les mines, particulièrement dangereuses à la navigation et qui peuvent se trouver aux abords des Îles Britanniques. Cette prudence nous prouve que notre voyage va bientôt prendre fin.

Mardi 7 septembre: Le soleil ce matin a percé très tôt la brume, si ce n'était la brise marine il ferait même chaud, mais le souffle qui vient du large fait passer des frissons. Tout est calme, tous les yeux cherchent à l'horizon la bande brune qui annonce la terre, mais rien encore, de l'eau, de l'eau à perte de vue. La mer est plus calme et parfois sous l'action de l'éclairage solaire tombant d'aplomb sur l'horizon, le ciel prend au niveau de l'eau une ombre mauve qui un instant pourrait faire croire que les côtes vont se dessiner, mais comme en plein désert de sable, ici aussi ce n'est qu'un mirage. Ce soir surprise au tableau d'ordre du bord, on nous avise d'avoir à avancer nos montres d'une heure pendant la nuit. J'avais oublié que l'Angleterre avait également l'heure d'été, nous devons approcher du but.

Un autre avis qui fait pousser bien des soupirs d'espérance, fait savoir que sauf imprévu dans l'horaire, nous serons dans l'estuaire de la Mersey jeudi 9 septembre vers 15 heures.

C'est sur cet estuaire que se loge le port de Liverpool.

Mes prévisions ne m'ont pas beaucoup trompés, demain nous seront au nord de l'Irlande.

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Mercredi 8 Septembre: Belle journée en perspective, le soleil se lève mais le vent est froid. le soleil se lève mais le vent est froid. Nous naviguons plein Est et nous commençons a voir au loin se dessiner les côtes d'Irlande mais elles sont encore bien loin.

Peu à peu pourtant on les voit qui se rapprochent, elles sont très découpées de nombreuses petites îles la bordent, vers la fin de l'après-midi nous doublons le cap malin puis nous tournons vers le Sud pour rentrer dans le canal du Nord entre l'Irlande et l'Ecosse.

Vers 17 heures le convoi s'est disloqué, un paquebot "le Léopoldville" prend la direction de Glasgow, l'Orbita va sur Liverpool, le reste du convoi se dirige vers le Nord de l'Ecosse.

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Liverpool la Mersey

Nous serons demain matin très tôt à Liverpool.

(collection: Jean-Paul DELMAS le petit-fils du Lt Paul BENOIST)

Merci JeanPaul pour ce superbe récit.

28 avril 2011

CORPS DES SERVICES GENERAUX DE LA BASE

"Corps des Services Généraux

de la base d'Elvington"

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2ème classe LUNARDELLI Olivier.

Photo prise par un photographe professionnel d'York le 4 Août 1944, Madame Beryl, Surriergate, York. (merci Olivier)

Il est vrai que sans les mécaniciens il n'y aurait pas eu de "Navigants", mais il y avait, aussi, les obscurs, les sans grades, qui complétaient le petit monde des français de la base d'Elvington et dont je faisais partie à mon corps défendant, car il n'était pas question de refuser l'affectation que l'on voulait bien vous donner.

En fait, pour ma part, j'avais été affecté à l'entretien d'un "tonneau" comme "Batman".

Bâtiment d'une douzaine de petites chambres destinées au logements des navigants, situé sur un des sites éparpillés sur la base et que je devait entretenir pour le confort de ces personnes.

- Arrivé au Corps le 15.10.1943

- Affecté à la Base aérienne de Meknès (Maroc)

- Rejoint le groupe de Chasse 1/2 qui devient le Squadron 1/2 "Cigogne" le 3.11.1943

- Fait mouvement avec le Groupe, quitte Meknès le 21.12.1943 et arrive à Baraki (Alger) le 24.12.1943

 

STRATHMORE

 

- Embarqué à Alger le 30.01.1944 sur le S/S strathmore

- Débarqué à Liverpool (Angleterre) le 11.02.1944

Ce dont je me souvienne, encore un peu, c'est que je suis allé à West-Kirby, puis à Ayr puis j'ai été transféré aux Groupes Lourds "Guyenne" et "Tunisie" et envoyé à Elvington.

source: LUNARDELLI Olivier

- Sergent: DESGRANGES Roger - G.B. 1/25 Tunisie (Corps du personnel service général)

- Mr VIGNE Armand - (Corps du personnel service général)

- Sergent: CERET Emile - (Corps du personnel service général, cuisinier)

- 1ére Classe: CUCUPHAT - 2/23 Guyenne  (Secrétaire) 

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2ème classe GONZALES René (Corps du service général, cuisinier).

(collection: Jean-Paul GONZALES)

- 2ème classe: SEGURA Emile (tailleur)

 

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- 2ème classe: SEGURA Manuel (cuisinier)

(collection: Jean-Paul GONZALES)

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Les cuisiniers de la base d'Elvington.

4ème en bas en partant de la gauche Roger Gonzalès, debout 8ème en partant de la gauche Manuel Ségura avec le foulard.

(collection: Jean-Paul Gonzalès)

 

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En bas à partir de la gauche, 3ème René Gonzalès 6ème Manuel Ségura.

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Un repas champêtre pour les cuisiniers d'Elvington

5ème en partant de gauche René Gonzalès.

(collection: Jean-Paul Gonzalès)

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 (collection: Jean-Paul Gonzalès) 

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Vue aérienne des différents site de la base d'Elvington. 

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Les deux cuisiniers, René Gonzalès, Manuel Ségura sous la neige d'Elvington au Site N°13.

 

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Personnel devant un Halifax (661?)de retour en france, Mérignac.

(collection: Jean-Paul Gonzalès)

 

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Le retour des Groupes Lourds à Mérignac.

(collection: jean-Paul Gonzalès)

 (A SUIVRE) 

27 février 2012

AVIS DE RECHERCHE DES FAMILLES BORDELAIS et BERDEAUX

AVIS DE RECHERCHE

de Madame Geneviève BORDIER

la fille du Sgt BORDIER mitrailleur-supérieur.

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Equipage du Cpt STANISLAS avec les mécaniciens au sol.

Madame Geneviève BORDIER recherche à prendre contact avec les familles BORDELAIS et BERDEAUX les deux membres de l'équipage du Cpt STANISLAS , radio le Sgt BERDEAUX et le mitrailleur-arrière le Sgt BORDELAIS, tués dans le crash de leur avion lors de la mission sur GOCH du 7/8/ 02/ 1945. Le crash a eu lieu sur la commune de ASTEN (25 km sud-ouest de EINDHOVEN).

Prendre contact à l'adresse suivante:

guistar@aol.com

8 décembre 2011

BIBLIOGRAPHIES D'AMIS

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C'était encore l'Indochine française

Un excellent récit de Jean-Marie FROMENT, un ancien d'Indochine de 1954 - 1956 du GT 2/64 "ANJOU"

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Voici l'adresse pour vous procurer le livre.

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Avec le récit du parcours de Mr André Hautot

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pftitre

Association POINT FIXE

http://www.pointfixe.com

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Le CUIRASSE COURBET

dans

L'OPERATION CORNCOB

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Prix: 28,00 eur, frais de port : 6,45 eur, Total: 34,45 eur

Vous pouvez vous procurer ce livre auprès de l'auteur en prenant contact à l'adresse suivante:

Flighter40@orange.fr

Où chez l'Editeur:

Nouvelles Editions Latines

6 Rue de Vaugirard

75006 Paris

tel: 01.43.54.77.42

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Les inédits & introuvables du Patrimoine Normand

EUROCIBLES

1 Centre du clos l'Evêque

B.P.3 50570 Marigny

tel: 02.33.55.00.00

renegautier@formail.fr

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Mr Jean MARECHAL auteur du livre retrace une partie de sa carrière aux Groupes Lourds et en Indochine au cours des 800 missions de ravitaillement en vivres et en munitions.

Prix 15.00 euros port compris prendre contact à l'adresse suivante:

Mr Jean Maréchal

9 Allée Garcia Lorca

49240 Avrillé

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Pour l'achat du livre prendre contact à l'adresse suivante:

Mme Andrée VEAUVY

32 Rue Victor Hugo

33160 St Médard en Jalles

Prix: 38 euros

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16 novembre 2011

AVIS DE RECHERCHE D'UN G.I AMERICAIN

AVIS DE RECHERCHE

Monsieur Jean-Claude SOYEZ

recherche son père, un soldat G.I américain du nom de

Alonzo Franck, il ne dispose que de très peu d'éléments.

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Je suis né à Vieux-Rouen-sur-Bresles en Seine-Maritime le 04 mai 1946. Ma mère est française. Mon père était basé en Normandie en 1944-1945 dans un camp à Edruchon, un petit hameau près d'Aumale, St Martin-au-Bosc, Foucarmont et Vieux-Rouen-sur-Bresles en Seine-Maritime. Apparemment, ce camp comptait environ 200 à 300 hommes. Mon père s'appelle Alonzo Franck ou inversement ou peut être qu'il avait deux prénoms (ses hommes l'appelaient Franck et ma mère m'a donné en deuxième prénom Alonzo). C'était un gradé puisqu'il avait une ordonnance (ma mère m'a dit qu'il commandait des hommes et il circulait en jeep ou en camion). Les parents de mon père sont d'origine mexicaine. Ses vêtements étaient de couleur kaki. Il a quitté la France par bateau et a embarqué au Havre approximativement en novembre 1945. Ma mère l'a accompagné jusqu'au Havre et a renoncé à partir avec lui. Il savait qu'elle était enceinte et il lui a écrit quelques lettres par la suite. Une amie de ma mère, mademoiselle Letord, a quant à elle embarqué pour les États-Unis avec un autre soldat du même régiment que celui de mon père. Je n'ai malheureusement pas plus de détails.

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Voici le terrain où était stationner le père de Monsieur Soyer si par hasard quelqu'un pourrais nous renseigner sur l'existence de ce campement et le nom du régiment, d'après Mr Soyer il s'agirait d'un camp de prisonnier Allemand.

Cette recherche me touche plus particulièrement car j'ai été dans le même cas que Mr Soyer, mais moi j'ai eu la grande chance de pouvoir retrouver mon père qui faisait partie des Groupes Lourds et voilà les raisons de ce blog.

J'espères qu'avec mes amis Américains nous allons peut-être pouvoir retrouver la trace du G.I FRANCK ALONZO.

16 novembre 2010

AVIS DE RECHERCHE "Jean Siegfried PERRINJAQUET"

AVIS DE RECHERCHE

 

de Monsieur Lionel le Tallec

 

Qui recherche a prendre contact avec toutes les personnes ayant connu son grand-père le Sergent-radio Jean Siegfried PERRINJAQUET du 15.10.1932 au 28.07.1940 date de sa démobilisation à la B.A. Toulouse-Francazal

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PERRINJAQUET Jean, Simone DELATTRE.

(collection: Lionel le Tallec)

Adresse pour prendre contact:

lionel.le.tallec@orange.fr

16 octobre 2009

UNE SUPERBE JOURNEE AVEC LE "STORCH"

 

 UNE SUPERBE JOURNEE

PASSEE AVEC CHRISTIAN BONNET

SUR L'AERODROME D'YVETOT

AVEC LE STORCH

Une petite explication qui s'impose concernant ma rencontre avec Christian BONNET, Christian qui fut l'un de mes premier visiteur, sur les premières pages que j'avais fait sur les GROUPES LOURDS, avec bien sûr mes deux amis Eric SUTOUR et Bernard BAL, aujourd'hui c'est une grande chaîne d'amitié qui c'est créée avec de plus en plus de contact.

J'ai eu la grande chance de pouvoir retrouver mon père en novembre 2007 (une longue histoire) et de connaître l'existence des GROUPES LOURDS FRANCAIS, qui se trouvaient à ELVINGTON en Grande-Bretagne, et dont je ne connaissais même pas l'existence, mais grâce a lui j'ai essayé de rattraper le temps perdu.

Et par le plus grand des hasards, il se fait que Christian BONNET a passé son brevet de pilotage avec Pierre BERGES le mitrailleur-supérieur qui était dans le même équipage que mon père, l'équipage du S/Lt de MIRAS.

Nous avions eu de nombreux contacts via internet ou téléphonique, et après plusieurs tentatives de rencontre infructueuse à cause des mauvaises conditions météo, la journée du samedi 11 octobre 2009 fut la bonne, réunissant ses amis et moi-même, nous nous sommes retrouvés sur l'Aérodrome d'Yvetot, une superbe journée que je n'oublierez pas, merci Christian pour ce formidable baptême de l'air avec le STORCH.

DUCAPHIL.

LES 4A AMICALE

DES AVIONS ANCIENS

D'ALBERT.

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http://www.avionsanciens.net/

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Atterrissage du STORCH sur l'Aérodrome d'Yvetot.

(collection: Dominique HERON)

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(collection: Dominique HERON)

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Une petite anecdote cet appareil, a été utilisé pour tracter les planeurs du film "LA GRANDE VADROUILLE"

(collection Dominique HERON)

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Malgré les conditions météo, une belle rencontre que nous attendions depuis plusieurs mois, merci Christian pour cette superbe journée que je n'oublierais pas.

Christian BONNET, DUCAPHIL, Alain LUCE.

(collection: Dominique BONNET)

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Alain LUCE, Christian BONNET, DUCAPHIL.

(collection: Dominique HERON)

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(collection: Dominique HERON)

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Prêt pour le décollage, Observateur: DUCAPHIL, Pilote: Christian BONNET.

(collection: Dominique HERON)

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Alain LUCE, Christian BONNET.

(collection: Dominique HERON)

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Départ pour une mission de reconnaissance, Pilote: Christian BONNET, Observateur: Alain LUCE.

(collection: Dominique HERON)

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(collection: Dominique HERON)

Storchenvol

(collection: Christian BONNET pilote du STORCH)

Fieseler Fi 156 Storch

L'avion passe partout "volontairement" lent

Caractéristiques a voir dans:

http://www.avionslegendaires.net/fieseler-fi-156-storch.php

Rédacteur: GAËTAN.

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Wilfried LUCE, Dominique HERON, Christian BONNET, DUCAPHIL.

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Pascal DUCASTELLE, Wilfried LUCE, Alain LUCE, Dominique HERON.

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24 août 2011

MEMORIAL FRANCAIS - YORK MINSTER " 20 Octobre 2011 "

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Le Halifax du musée d'Elvington

http://www.yorkshireairmuseum.org

TFIY_Logo


Hommage aux Groupes Lourds Francais, Tribute to the French Heavy Bomber

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LETTRE_TICKET_YM

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Jean CAILLET, ??, Jean BILLAUD, Armand VERGNE, Joël MASSON, Paule MASSON, Raphaël MASSON, Lucien MALLIA, Jean-Michel GRAVAUD, Camille COQUOT.

(collection: Geneviève MONNERIS)

PROGRAM

Les Français à York

17/23 Octobre 2011

Calendrier des manifestations

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Les Français à York

Du 17 au 23 Octobre 2011

Le programme

18/19 Octobre

(Mardi et Mercredi)

Exposition d'industries Française et Anglaise et conférence à Elvington.

Il y aura 150 industries et entreprises exposantes au YAMuseum.

 

19 Octobre

(Mercredi)

De Lourds Souvenirs

York St John Université - 9 h 30

Lord Mayors Walk, York.

Évènement en français pour les écoles et les collèges. Des vétérans français parlerons de leur vie pendant la guerre à York. Avec film.

Alliance Française / NYBEP.

Les Français retournent à Elvington - 12 h00.

Les vétérans retournent à leur ancienne base et retrouvent le Halifax Bomber. Présentation des avions et de films au cinéma du musée le Astra Digital Cinéma.

Cérémonie Arlistice au village d'Elvington - 14 h30.

Mémorial avec les enfants des écoles locales et les vétérans.

L'Armée de l'Air Française à York.

Museum Gardens, York - 18 h 30

York Philosophical Society, YAM, Université de Manchester, Ambassade de France.

Diffusion de l'unique film de guerre des français dans l'Armée de l'Air à York, incluant des scènes d'une réalité surprenante. Rencontre avec les vétérans.

Hôte: Dr Matthew Cobb & Prof. Philippe Lane.

 

20 Octobre

(Jeudi)

Inauguration du Mémorial Français au York Minster - 10 h 30. Ouvert aux visiteurs et au public.

Vol du Lancaster et d'autres avions au dessus du Minster. Marche avec les vétérans, les militaires de la R.A.F et les aviateurs français.

Festival of Flight 2011

York Minster - 13 h 00

Exposition de photos aériennes et documentaires.

Exposition d'anciennes voitures de la marque Citroën

St Sampson's Square, York.

Voitures de la 2nd guerre mondiale utilisées par la Gestapo et les aviateurs français pendant la guerre.

Diffusion du film "Flightpaths" à York

City Screen, York - 17 h 30

Première diffusion publique du film qui a été présenté aux awards à Londres cette année. Histoire vraie mais tragique d'une Yorkaise agent secrète et de son mari français, aviateur à Elvington.

 

18/23 Octobre

(Mardi  - Dimanche)

Hawker Hurricane, St Sampsons Square, York

Exposition de deux avions de chasse de la 2nd guerre mondiale et rencontre avec les aviateurs de la Royal Air Force.

Continental Market

City of York Council

Vous trouverez dans Parliament Street un marché avec variété de produits français, aux couleurs et aux saveurs du continent.

Pour plus d'informations, contacter:

Yorkshire Air Museum & Allied Air Forces Mémorial

tel: 01904608595

email: Sandrine.bauchet@aafmemorial.org

http://www.yorkshireairmuseum.org

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L'histoire

Une célébration d'histoire et d'amitié

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Nos ancestrales dates communes remontent au delà de William le Conquérant. De plus un grand nombre de personnes ignorent que plus de 2000 jeunes français vécurent ici durant la Seconde Guerre Mondiale.

Ils se battèrent pour libérer l'Europe, même s'ils devaient bombarder leur propre pays. 1 sur 2 aviateurs mouraient. Pour beaucoup, d'entre eux, York fut leur dernière maison.

Cette année, a travers les mémorials et les évènements français, nous nous souviendrons et célébrerons ces jeunes hommes et l'histoire et l'amitié que ces deux pays partagent.

Une tradition qui se fêtera dans les années à venir grâce a votre aide.

Si vous ou votre entreprise souhaitez nous aider pour marquer cette occasion, pour cimenter cette unique connection entre York et la France, alors lisez ce document pour voir ce qu'il se passe et comment être impliqué.

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Le Festival

La célébration aura lieu pendant la semaine du 17 Octobre 2011

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La célébration prendra place pendant la semaine du 17 au 23 octobre 2011.

Inauguration du mémorial des aviateurs de l'Air Force Française York Minster le tout premier mémorial français dans une cathédrale anglaise.

Nous attendons plus de 1500 visiteurs de toutes nationalitées, incluant des politiciens de France et d'Angleterre, des vétérans, des familles et amis de personnes ayant combattus à Elvington0

Les festivités durant la semaine incluent des défilées, des expositions, diffusion de film, lecture et un marché.

Ces évènements seront ouverts au public et aux visiteurs et nous vous assurons que la semaine française sera une mémorable et excitante occasion pour n'importe qui.

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L'opportunité

Beaucoup de partenaire à York préparent cet évènement pour qu'il soit spécial et que nous nous en souvenions. Nous voulons vous encourager a vous investir.

Nous espérons que ce festival se reproduira chaque année et sera une façon de construire de près des liens entre notre ville et la France.

En marquant ces liens et en montrant que les français sont les bienvenus dans notre ville, nous pouvons attirer plus de visiteurs et plus d'entreprises.

The Yorkshire Air Museum fait de la publicité en France et proche du tunnel de la Manche de la mer du Nord et a déjà créé un marché de niche en France.

A travers "les français à York", ceci pourrait faire connaître la ville de York. Une fantastique opportunité que les autres villes aimeraient voir.

R.A.F, Allied Air Forces Mémorial, Armée de l'Air, City of York Council, Alliance Française (York), R.A.F.A, A.T.C, Hearstone, British Army, Taylor's of Harrogate (Betty's), Battle of Britain Mémorial Flight, York St. John University, Souvenir Français, Royal Air Force Régiment, York Minster, N.D.I, Association des amis des Groupes Lourds, French Embassy, Citroën Traction Club, City Screen York, Institut Français du Royaume Uni, Café Rouge, Elvington Parish Council, Yorkshire Philosophical Society, Manchester University, Portsmouth University, Visit York, Escape Line Memorial Society.......

 

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Ce que vous pouvez faire

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Si votre entreprise a des liens avec la France, nous aimerions devenir partenaire avec vous.

Il y a pleins de façons pour nous sponsoriser. Un espace pour notre bannière, nos posters, nos sacs et notre programme dans votre entreprise où votre vitrine.

Aussi, si vous pouvez faire une offre "française" ou prendre une initiative pendant la semaine du 17 au 23 octobre, alors laissez nous le savoir et nous l'ajouterons dans notre spéciale carte française de York.

Si vous avez des commentaires où suggestions pour "les Français à York" alors envoyer moi un émail:

www.yorkshireairmuseum.org

Sandrine.bauchet@aafmemorial.org

(traduction: Sandrine BAUCHET)

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(collection: Ian REED)

york_press

http://www.yorkpress.co.uk/news/9287641.YorkshireAirMuseum__s_French_connection/?action=success&ref=erc

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 http://www.yorkpress.co.uk/news/9306318.York_memorial__to_honour_French_comrades/?ref=eb&ref=erc

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19 Octobre 2011

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Le souffle de "l'ouragan"

Alex Roberts et Andy Dixon, près du chasseur de la seconde guerre mondiale "Hurricane" que l'on peut voir sur Sampson Square à York dans le cadre de la semaine "Les Français à York".

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Armand Vergne et Jean Caillet n'avaient que 20 ans quand ils sont venus à Elvington pour prendre part au combat contre l'Allemagne Nazi. Deux hommes parmi les 2500 français qui vécurent à York, combattirent aux côtés de la RAF et dont le courage a payé un lourd tribut: la moitié d'entre eux sont morts au combat, le plus souvent dans des missions au-dessus de l'Allemagne, Armand et Jean ont aujourd'hui largement dépassé les 80 ans et ils compte parmi les neufs vétérans, souvent accompagnés de membres de leurs familles, qui sont revenus à York dans le cadre de la semaine de commémoration de la présence et du rôle de ces aviateurs français au cours de la seconde guerre mondiale.

Interrogés dans le train spécial de la East Coast Line qui les amenait à York, les deux amis ont dit quecette période passée à York demeure dans leur mémoire comme l'une des plus importantes de leur vie. Jean précise : "C'est très émouvant de revenir à York. Cela représente un moment exceptionnel de nos vies et qui est gravé dans nos mémoires. Nous avions vingt ans. C'était une grande aventure".

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Raphaël MASSON

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 (Flashback) : La photo qui montre comment "betty's" (nom du café : " Chez Betty" comptait dans les esprits des acteurs de la seconde guerre mondiale

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LES GROUPES LOURDS

SUR  "FRANCE 2"

dans l'émission de TELE MATIN

de William LEMERGIE

http://www.youtube.com/watch?v=lrCgaNoPk5w


Les_Groupes_Lourds_-_Télé_Matin_-_France_2_14.10.2011 

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UN SOUVENIR INOUBLIABLE

 

Les cérémonies qui resteront gravées 

à jamais dans nos mémoires

Il faut saluer le travail accomplie depuis plus d'un an par le Président Mr Paul BOGAERT et les responsables de l'Association, ainsi que Ian REED le Directeur du YAM et son équipe ainsi que Sandrine BAUCHET pour l'organisation de ces très belles cérémonies.

 

Le départ de la gare de St PANCRAS/YORK

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Mr Raphaël MASSON, Mr Joël MASSON

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Mr Paul BOGAERT le Président de l'Association.

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Mlle Sandrine BAUCHET avec son grand sourire, Mme CREPIN.

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Mme Yvonne FINAL en pleine conversation avec Mr André HAUTOT.

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Mme Paule MASSON, Mr Raphaël MASSON, Mr Gilbert BOHN, Mme BOGAERT. 

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Yvonne FINALE, Nicole ROUSSEAU PAYEN.

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Mr et Mme CAILLET

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Mr VERGNE et son fils.

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Voici les deux plus jeunes engagés volontaires parmi les anciens des Groupes Lourds

André HAUTOT, Raphaël MASSON.

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Mme CREPIN.

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Mme Monique BAUER, Mme Nicole ROUSSEAU PAYEN.

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Pendant le voyage de St PANCRAS à YORK les journalistes sont au travail

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Mme Yvonne FINALE, Mme CALMEL.

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YORK

Vidéo réalisée par Jean-Paul DELMAS le petit-fils du lieutenant Paul BENOIST chef de l'armurie

L'arrivée en gare de YORK

accueilli par la BBC.

 

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Mr André HAUTOT, Raphaël MASSON, Mr Armand VERGNE, Mr Camille COQUOT, Mr Jean CAILLET.

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Nos anciens sur le quai de la gare de York

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Camille COQUOT, Ian REED, Jean CAILLET, Lord Maire et son épouse, Raphaël MASSON, André HAUTOT, Armand VERGNE.

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Alex Roberts, Andy Dixon.

(collection: Gilles COUSTELLIE)

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De gauche à droite:

Raphaël MASSON, Ian REED, Jean CAILLET, Camille COQUOT, Armand VERGNE, Paul BOGAERT, André HAUTOT, Alex ROBERTS, Andy DIXON.

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Hawker Hurricane MkI

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Déplacement du Hurricane par la YAM dans la nuit du 21 octobre 2011

(collection: Ian REED)

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Yohan ZERDOUN, Philippe DUCASTELLE.

Uue belle rencontre avec Yohan ZERDOUN le petit-fils d'Emile HAÏM MECHALY mitrailleur-supérieur dans l'équipage du Capitaine CALMEL.


Emile HAÏM MECHALY, Groupes Lourds Français 2_23 GUYENNE 346

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La visite du salon de thé d'York,

 

"Le Betty's",

 

très fréquenté par les Français.

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Thomas LESGOIRRES, Paul BOGAERT

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De Lourds Souvenirs

York St John University

Les vétérans français témoignent de leur vie pendant la guerre à York

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(collection: Jean-Michel GRAVAUD)

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Traduction

Au cours de la semaine "Des Français àYork", l'Ecole Supérieure de Commerce St John, de York, a eu l'honneur d'être le théatre d'un des évènements au programme des activités organisées par le Musée de l'Air du Yorkshire à l'occasion de l'inauguration, à la Cathédrale de York, d'un mémorial commémorant la présence des escadrilles françaises basées à Elvington pendant la seconde guerre mondiale.

Le public comprenait des familles et des amis de ces vétérans français, des membres de l'Alliance Française de, York, des enfants d'une école, ainsi que des étudiants et des enseignants de St John.

La séance s'est ouverte par la projection du film De Lourds Souvenirs qui rassemble les témoignages de certains des aviateurs français, qui évoquent leurs vies, leurs amours et les moments dramatique de leur existence passée à York.

S'ensuivit une séquence de questions-réponses au cours de laquelle les vétérans ont eux-mêmes livré des anecdotes, raconté comment ils étaient arrivés là et évoqué certains épisodes de leurs combats.

On a pu apprendre que la plupart d'entre eux venaient d'Afrique du Nord, et non de la métropole. L'un d'eux a expliqué comment, en Tunisie, à 16 ans, il s'était engagé afin d'échapper aux recherches de la Gestapo après avoir aidé ses professeurs à transmettre des messages de la Résistance dans des paquets de beurre.

D'autres ont dit avoir pris au piège des lapins ou des oiseaux près de la base afin de compléter leurs rations, non sans avoir précisé qu'ils étaient mieux nourris à Elvington que chez eux. Beau compliment, venant de français !

Tous les vétérans ont eu à coeur d'exprimer leur gratitude à l'égard de la population de York, pour la chaleur de l'accueil et de l'hospitalité lors de leurs permissions. Ils évoquent avec une joie particulière les soirées dansantes aux De Grey Rooms, les pubs de York, les petites amies qu'ils ont rencontrées et parfois épousées.

Un vétéran a lancé un appel pour retrouver certains des 200 jouets fabriqués par les aviateurs français durant la guerre, et offerts, témoignages de leur gratitude, au Maire de York pour qu'ils soient distribués aux enfants malades. A sa connaissance, il ne reste aucun de ces jouets, mais il nous demande de répercuter son appel au cas où l'on en trouverait encore dans certaines familles.

Le public a apprécié cette séance; des activités doivent prolonger l'évènement dans l'école qui avait délégué ses élèves et au sein de St John.

(Traduction: Gilbert BOHN)

 

 2 vidéos sur la cérémonie du York Minster

http://www.youtube.com/watch?v=oL_9loTofIg

http://www.youtube.com/watch?v=YGb6zlTHaB0

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Leçon d'histoire: pour les vétérans français, les souvenirs du passé revivent

http://www.thepress.co.uk

French veterans who flew Halifax bombers from RAF Elvington during

the war returned yesterday for an emotional visit. STEPHEN LEWIS

joined them

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Le retour à Elvington de vétérans français qui ont volé sur des Halifax pendant la guerre. Stephen Lewis les a accompagnés dans ce moment d'émotion.

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Des souvenirs de haut vol.

Lucien Mallia s'est retrouvé dans la tourelle arrière du bombardier Halifax qui a été reconstitué à Elvington, et alors les souvenirs ont resurgi. Il y a plus de 65 ans, par une nuit très sombre, il se trouvait à l'intérieur d'une de ces tourelles, entant que mitrailleur arrière lors d'une mission sur l'Allemagne: son Halifax fut pourchassé par deux chasseurs allemands. L'attaque survint alors que l'équipage était sur le point d'atteindre la base d'Elvington. "C'était le 4 mars 1945" nous dit Lucien Mallia lentement, mais dans un anglais précis. "Vers deux heures du matin. Les deux chasseurs allemands sont passés à l'attaque. J'ai vu le premier des deux. Et j'ai vu aussi que notre moteur droit était en feu". Le pilote de l'avion de Lucien est parvenu a atterrir en catastrophe. Isolé dans sa tourelle à l'arrière de l'avion, Lucien aurait pu être coincé et y bruler vivant. C'était arrivé à d'autres mitrailleurs arrière, il en avait été le témoin et avait médité sur les erreurs à ne pas commettre; il réussit à faire pivoter sa mitrailleuse afin de pouvoir ouvrir l'issue de secours au moment voulu. "S'il n'avait pas fait ça, mon père ne serait pas né, et moi, je ne serais pas ici" dit sa petite-fille Virginie qui l'accompagnait, lui et d'autres vétérans français dans cette émouvante visite à Elvington, à ce qui avait été leur base pendant la guerre. Lucien, qui a aujourd'hui 88 ans, a souffert de brulures, d'une méchante blessure à la tête, et la cicatrice est encore visible. Mais il a survécu et est maintenant à même de raconter.

Et quelle histoire ! Les deux dernières années de la guerre, deux groupes de bombardement français, les groupes Guyenne et Tunisie (346et347) étaient basés à Elvington; ces hommes étaient connus pour leur capacité et leur courage, mais ces raids au-dessus de l'Allemagne étaient des missions très périlleuses. La moitié des membres de ces équipages français devaient y laisser leur vie.

Lucien se sentait solitaire dans sa tourelle, séparé du reste de l'équipage par toutes la longueur du fuselage de l'avion: "J'étais loin des autres. Mais il fallait que je reste là. C'était mon boulot". Louis Hervelin, 89 ansn un autre de ces vétérans de retour à Elvington, était le radio d'un de ces Halifax; alors qu'il effectuait ces missions de bombardement, il ignorait que sa jeune épouse Berthe, alors agée de 21 ans, était prisonnière de la Gestapo; il ne l'a su qu'une fois la guerre terminée; heureusement, les Nazis ne savaient pas que le mari de Berthe était un de ces aviateurs français: "Oh, non ! Personne ne savait où je me trouvais ! Pas même mes parents !"

Quand on n'était pas en mission, on pouvait s'offrir une sortie à York. Et parfois, une rencontre amoureuse. Lucien revoit la silhouette de cette jeune femme qui avait attiré son attention lors d'une soirée dansante à York. Elle était de Fulford et s'appelait Audrey May Bellamy: J'étais allé danser et j'ai vu cette jolie fille", nous dit-il. Ensuite, ils ont toujours dansé ensemble; elle ne parlait pas un mot de français, et lui seulement "un peu" d'anglais. Mais leur histoire a trouvé son épanouissement. Il allait la voir à vélo à Fulford, et finalement, elle est devenue sa femme, la grand-mère de Virginie. Les liens familiaux les ont souvent ramenés à York. Mais pour rien au monde, Lucien n'aurait manqué l'évènement de cette semaine.

A la suite de la visite au Musée, les vétérans français et leurs familles ont assisté à une cérémonie du souvenir devant le mémorial français du village d'Elvington cérémonie à laquelle s'étaient joints les enfants de l'école primaire locale. Le lendemain, ce sera, à 11h, dans la cathédrale de York, la céramonie d'inauguration de la stèle dédiée aux aviateurs français qui ont servi à Elvington pendant la guerre, parmi lesquels nombre d'entre eux ont péri; cela sera suivi d'un défilé terrestre puis aérien.

Lucien a été hospitalisé la semaine dernière pour des problèmes cardiaques. Mais il n'était pas question qu'il manque ces célébrations. Ses ennuis de santé lui ont fait perdre sept kilos. "Mais j'ai dit aux médecins de l'hôpital: il faut que j'aille à York! :"

(Traduction: Gilbert BOHN)

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http://www.thepress.co.uk

 

ELVINGTON

Les vétérans retournent dans leur ancienne base

et retrouvent le

"Halifax Bomber"

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Mme Catherine DUPAS UMBRECHT, Michel UMBRECHT.

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De gauche à droite

Armand VERGNE, André HAUTOT, Jean BILLAUD, Jean CAILLET, Camille COQUOT, Raphaël MASSON, Lucien MALLIA, André GUEDEZ, Louis HERVELIN.

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Jean BILLAUD

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Jean CAILLET

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Lucien MALLIA

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André GUEDEZ, Michel UMBRECHT.

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Les deux cinéastes de l'Association

Nicole ALLAIN, Jean-Paul CHURET.

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Camille COQUOT

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Camille COQUOT, Jean BILLAUD, Lucien MALLIA, Jean CAILLET, Louis HERVELIN.

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Sur cette photo je retrouve mon père, le plus grand dans le groupe des 4 en bas sur la gauche, Pierre LOBELLE.

Mécanicien: Sgt PICOT, Mitrailleur-supérieur: Sgt BERGES, Mitrailleur-arrière: Sgt LOBELLE, Bombardier: Sgt/C BRUN.

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Cérémonie du Souvenir

au village d'Elvington

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Voici le lien de deux petites vidéos

filmées et réalisées par

Thomas LESGOIRRES


Hommage Elvington

http://vimeo.com/31017971

 

Cérémonie avec les enfants des écoles locales et les vétérans.

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(collection: Yvonne FINALE)

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Mr Paul BOGAERT Président de l'AAA des Groupes Lourds, Rev. Taff MORGAN.

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Discours du Président Mr Paul BOGAERT

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Porte drapeau Canadien

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(collection: Jean-Michel GRAVAUD)

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(collection: Jean-Michel GRAVAUD)

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Mr André GUEDEZ, Mr Jean CAILLET, Mr Camille COQUOT.

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(collection: Jean-Michel GRAVAUD)

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Voici un lien sur la cérémonie à la Stèle d'Elvington

http://bfbs.com/news/england/remembrance-service-bomber-commands-french-servicemen-52669.html

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Mr Lucien MALLIA, Mr Raphaël MASSON, Mr Jean BILLAUD.

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(collection: Jean-Michel GRAVAUD)

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Mr André HAUTOT, Mr Louis HERVELIN, Mr Armand VERGNE.

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Mr Paul BOGAERT, Mlle Sandrine BAUCHET, Mme Zuzanne CALMEL

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Les anciens à Elvington

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De gauche à droite:

Mr Jean BILLAUD, Armand VERGNE, André GUEDEZ, Louis HERVELIN, Raphaël MASSON, Jean CAILLET, Camille COQUOT, André HAUTOT, Lucien MALLIA.

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(collection: Jean-Michel GRAVAUD)

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L'Armée de l'Air Française à York

Museum Gardens, York

York Philosophical Society, YAM, Université de Mancester,

Ambassade de France.

Diffusion de l'unique film de guerre (1945) montrant des aviateurs français d'Elvington avec d'extraordinaires séquences d'opérations aériennes.

Rencontre des vétérans.

Présentation: Dr Matthew Cobb & Prof. Philippe Lane.

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RaphAël MASSON, Camille COQUOT, André GUEDEZ.

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Geneviève MONNERIS, André GUEDEZ.

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(collection: Jean Michel GRAVAUD)

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(collection: Ian REED)

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YORKSHIRE POST

21 Octobre 2011

http://www.yorkshirepost.co.uk

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Amis et camarades de combat: York rend hommage au courage des aviateurs français.

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Devant la cathédrale de York, témoins du vol des avions: à gauche, Sir Stephen Dalton, Chef d'Etat-Major de la RAF, le Général J.P Paloméros, Chef d'Etat-Major de l'Armée de l'Air et Lord Crathorne, Lord Lieutenant du North Yorkshire, représentant de la Reine. A droite, les vétérans français.

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Alors que York célèbre le souvenir de l'héroïsme des aviateurs français, Sir Stephen Dalton, Chef d'Etat-Major de la Royal Air Force évoque avec Sarah Freeman l'avenir des forces armées britanniques.

La cérémonie d'hier, avec cette stèle dédiée aux aviateurs français dans la cathédrale de York, est un instant de mémoire. Les Groupes 346 et 347, Guyenne et Tunisie furent, de Juin 1944 à Octobre 1945, basés à Elvington qui abrite maintenant le Musée de l'Air du Yorkshire. Au cours de ces combats qui durèrent huit mois, les groupes français ont perdu 41 avions et 216 hommes; pour Sir Stephen, cette stèle, la première de la sorte dans une cathédrale anglaise, doit favoriser le souvenir d'hommes comme André Guédez: la veille de Noël 1944, il s'apprêtait à retrouver la petite amie qu'il avait à York; la guerre était loin  d'être terminée, mais cet aviateur français comptait sur ses quelques heures hors de la base; cependant ce jour-là, André n'a pas pu aller à York. A l'annonce d'une puissante contre-offensive d'Hitler dans les Ardennes, toutes les permissions furent annulées et André est monté dans son avion avec ses six camarades. Cette nuit-là, à 6000m d'altitude, et par une température descendue à -50°, leur appareil fut touché par le feu ennemi. André sauta de l'avion tout en ayant perdu conscience: il ne sait toujours pas comment il a pu survivre, mais d'autres non pas cette chance; le pilote et le navigateur ont péri dans l'avion et trois camarades d'André furent abattus pendant leur descente en parachute.

Ces jeunes gens qui ont vu mourir un si grand nombre

de camarades et d'amis.

Les groupes Guyenne et Tunisie (346et347) furent, au cours de la seconde guerre mondiale, les seuls groupes de bombardiers lourds français; ils furent pendant presque dix-huit mois, entre 1944 et 1945, basés à Elvington, près de York, lieu qui est depuis lors décrit comme le foyer spirituel des forces aériennes françaises d'aujourd'hui. Leur dernière mission remonte au 25 avril 1945; à cette date ils avaient effectué jusqu'à 2834 sorties, lâchés 8621 bombes et transporté environ 37000 litres de carburant vers Bruxelles. Ils ont pris part à la Bataille de la Ruhr, puis à celle de Berlin, mais le prix à payer fut lourd; lorsque survint la fin des hostilités, ils déplorèrent la perte de 50% de leurs jeunes équipages.

La stèle qui leur est maintenant dédiée, aux morts comme aux survivants, dans la cathédrale est  l'oeuvre d'un artisan de York, Matthew Hodgkinson. La cérémonie du jeudi 20 octobre a été l'aboutissement de deux années d'eefforts du responsable du Mémorial des Forces Aériennes Alliées et du Musée de l'Air du Yorkshire à Elvington, Ian Reed, et du Doyen de la cathédrale Keith Jones.

"Nous avons toujours eu" nous dit Ian Reed, " de très bons contacts avec nos collègues français, mais il m'a semblé qu'il était temps qu'il y ait une reconnaissance officielle des services rendus. Ces jeunes gens avaient vu mourir tant de leurs camarades et amis, mais pourtant ils continuaient de risquer leurs vies. Leur courage mérite reconnaissance".

(Traduction: Gilbert BOHN)


French servicemen killed in World War Two remembered - British Forces News

Inauguration du

"French Air Forces Mémorial"

dans la Cathédrale de York

 

A voir sur le site

de l'Armée de l'Air

http://www.defense.gouv.fr/air

 

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(collection: Jean-Michel GRAVAUD)

 

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Jean-Paul DELMAS, Louis HERVELIN, Armand VERGNE

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Jean BILLAUD, Armand VERGNE, André HAUTOT, Louis HERVELIN, Raphaël MASSON, André GUEDEZ, Camille COQUOT, Jean CAILLET.

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(collection: Geneviève MONNERIS)

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(collection: Jean-Michel GRAVAUD)

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(collection: Yohan ZERDOUN)

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Un vétéran Anglais Des REED (6th Airborne Division (planeur) 1939/1946) le papa de Ian REED le Directeur du YAM, Louis HERVELIN (2/23 Guyenne radio dans l'équipage du Capitaine PLAGNARD)

131

Armand VERGNE, Raphaël MASSON, Jean BILLAUD.

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Yohan ZERDOUN, Madame ALIX, Philippe DUCASTELLE.

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Les vétérans de la R.A.F.A

(collection: Yohan ZERDOUN)

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Ian REED, Her Majesty's Lord Lieutenant Lord Crathome, Bernard EMIE Ambassadeur de France en Angleterre,

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"Turning of the page"

Le livre du souvenir des 55000 morts du Bomber Command.

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Ma première rencontre avec Yohan ZERDOUN.

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(collection: Ian REED)

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(collection: Yohan ZERDOUN)

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De gauche à droite:

Camille COQUOT, Raphaël MASSON, Jean CAILLET, Lucien MALLIA, André HAUTOT, Jean BILLAUD, Armand VERGNE, André GUEDEZ, Louis HERVELIN.

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(collection:Ian REED)

york

Bernard EMIE Ambassadeur de France en Angleterre, Her Majesty's Lord Lieutenant Lord Crathome, le doyen de la cathédrale Keith Jones.

(collection: Ian REED)

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RAF Central Band, fanfare de la RAF

(collection: Jean-Michel GRAVAUD)

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La bénédiction de la plaque.

Ian REED, le doyen de la cathédrale Keith Jones.

(collection: Ian REED)

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On aperçoit sur le livre du souvenir des 55000 morts du Bomber Command le Nom de BOURREAU Guy l'oncle de Jean-Michel GRAVAUD.

(collection: Jean-Michel GRAVAUD)

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(collection: Ian REED)

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Mémorial à la mémoire des Groupes Lourds français inauguré à York, UK - York Press

Défilé aérien avec le Lancaster

au-dessus de la cathédrale.

Défilé de la RAF Central Band, fanfare de la RAF

RAFA, vétérans et ATC.

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Un des groupes de Français venus assister aux cérémonies.

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Mr Bernard EMIE Ambassadeur de France en Angleterre, Mr Gerald Howarth Ministre de la Défense Anglaise.

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Les représentants politiques de Grande-Bretagne, de France et des pays alliés, et les vétérans français et anglais.

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High Sheriff, Sheriff et son épouse. 

(collection: Catherine PROST)

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Her Majesty's Lord Lieutenant Lord Crathome - Air Chief Marshall Sir Stephen Dalton, The Lord Mayor of York.

(collection: Catherine PROST)

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Colonel ??, Général PALOMEROS, Colonel ??, Général FOUILLAND

(collection: Catherine PROST)

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Le drapeau Français a déjà flotté au-dessus de la ville de York. C'était au début du mois de mai 1942, en l'honneur d'Yves Mahé, jeune pilote F.A.F.L. du 253 Squadron de la R.A.F., pour avoir abattu deux avions ennemis, dans la nuit du 29 au 30 avril 1942, au-dessus de la ville. Il a été citoyen d'Honneur de la ville.

(source: René LAMOUROUX)

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RAF honours French WWII bombers / La RAF honore les Groupes Lourds français - BBC

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Rafale, (F) Typhoon, (UK)

(collection: Yohan ZERDOUN)

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Tucano (UK) de la RAF Linton on Ouse.

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(collection: Yohan ZERDOUN)

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(collection: Ian REED)

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(collection: Yohan ZERDOUN)

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Xingu de l'école de pilotage de l'école de l'aviation de transport 00.319 à Avord.

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RAF Central Band, fanfare de la RAF

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L'Avro Lancaster au-dessus de la cathédrale de York

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Royal Air Force Air Chief Marshall Sir Stephen Dalton, Général Jean-Paul Paloméros Chef d'Etat-Major de l'Armée de l'Air.

(collection: Ian REED) 

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(collection: Ian REED)

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Le bruit des moteurs "formidable"

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(collection: Ian REED)

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Deuxième passage du Lancaster

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Vidéo l'AVRO Lancaster

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Raphaël MASSON, Lucien MALLIA, Jean CAILLET, Paul BOGAERT, Général PALOMEROS.

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Général FOUILLAND, Raphaël MASSON

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??, Ian REED.

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Jean-Michel GRAVAUD, Ian REED, Jean CAILLET, Camille COQUOT.

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RAF Tucano avec la BBC qui filme le défilé militaire.

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Mr et Mme Brian et Roz HULME, Philippe DUCASTELLE.

Brian et Roz HULME des amis anglais que j'ai rencontré en vacances dans mon village, qui sont venus me rendre visite à York, le papa de Roz était pilote de Lancaster dans le BOMBER COMMAND.

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Monsieur Mick Popka  le chauffeur de la Traction 7C Cabriolet

(collection: Ian REED)

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De gauche à droite:

Colonel Louis HERVELIN, Jean BILLAUD, Général PALOMEROS, Mr Bernard EMIE Ambasseur de France en Angleterre, Général FOUILLAND.

Le général PALOMEROS et le général FOUILLAND ont très gentiment accepté la photo souvenir avec nos anciens.

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Brian GAUNT, Jean BILLAUD, Louis HERVELIN, Ian REED, Général PALOMEROS, Mr Bernard EMIE Ambassadeur de France en Angleterre, Général FOUILLAND.

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http://www.ambafrance-uk.org/M-Emie-en-visite-a-York

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Yohan ZERDOUN, Général Jean-Paul PALOMEROS.

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Mr Jean CAILLET mécanicien au sol 1/25 Tunisie, Mr Bernard EMIE Ambassadeur de France en Angleterre.

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Yvonne FINALE, Nicole ROUSSEAU-PAYEN, Monique BAUER.

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Le retour en France avec des souvenirs plein la tête

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La petite Sandrine a beaucoup de chagrin lors de notre départ

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La dernière photo souvenir prise par Mr CAILLET.

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L'UNION

CHAMPAGNE ARDENNE PICARDIE

L'ARDENNAIS

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http://www.lunion.presse.fr/article/marne/histoire-armee-de-lair-york-honore-les-groupes-lourds

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Célébration de l'amitié

franco-anglaise

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http://www.voyage.youvox.fr/Celebration-de-l-amitié-franco,7030.html 

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www.frequenceprotestante.com

Programme du 14/11/2011

12.00 Flash info

Claude Boulanger avec Jean CAILLET, mécanicien sur bombardier lourd Halifax, une représentante de l'association "Groupes Lourds", et Ian REED, Directeur du Musée de l'Air d'York (www.yorkshireairmuseum.co.uk) et Catherine PARISOT, envoyé spéciale de Fréquence Protestante à York

12.05 Midi-Magazine

Pilotes et mécanos des escadrilles franco-anglaise d'York il y a 70 ans

http://www.frequenceprotestante.com/index.php?id=47&user_radio_pi1[program]=28973

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www.air-touteunearmee.fr

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magazine@air-actualites.com

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Une petite erreur, les Groupes Lourds opéraient sur HALIFAX.

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www.rafatrad.co.uk

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Le Fana de L'Aviation  N° 505 Décembre 2011

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JAN BLOG

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Jan LEEMING

http://www.jan-leeming.com/blog/477-york-minster-memorial-to-the-groupes-lourds-french-bomber-squadrons-in-ww2

4 août 2011

Personnel Navigant C.P.P.N n'ayant pas participé aux missions de Guerre

Equipage qui à effectué la préparation

du personnel navigant

mais n'ayant pas participé

aux missions de Guerre.

FILEY_1944

Assis deuxième en partant de la droite le Caporal SALA Sauveur, avec son large sourire. 4ème du 2ème rang en partant de la droite Paul PELISSIER.

4° A.C.R.C FILEY - 1944 - (Centre de réception du personnel navigant)

(collection: Gilbert SALA)

Brevet_vol___voile

Avant de partir en Grande-Bretagne Monsieur Sauveur SALA avait obtenu le brevet C de vol à voile en décembre 1943 à Djebel diss près de Mostaganem.

(collection: Gilbert SALA)

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(collection: Gilbert SALA)

Monsieur SALA Sauveur, fut Caporal le 02/02/45, Sergent le 04/05/45, Sergent-chef le 01/03/52, Adjudant le 01/06/58.

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- Caporal SALA Sauveur né en 1925 originaire de Sidi-Bel-Abbes, incorporé le 28/02/44 passe par Blida/Mouzaïaville, puis le C.P.P.N (Centre de préparation du personnel navigant) de Casablanca du 05/04 au 09/07/44, puis la division instruction de Baraki, il embarque à Alger le 30/07/44, débarque à Greenock le 12/08/44.

- Il arrive au 4° A.C.R.C Filey le 12/08/44. Fait mouvement avec le 23° I.T.W (Initial Training Wing) vers Stormy Down, puis le 23/02/45 passe au 2° A.G.S Dalcross (Air Gunners School) Brevet Air Gunner le 04/05/45.

 

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2° A.G.S. Dalcross

(collection: Gilbert SALA)

 

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Wellington de la 2° A.G.S Dalcross.

(collection: Gilbert SALA)

- La guerre en Europe étant terminée, il était trop tard pour Monsieur SALA de participer aux opérations de Guerre, il a effectué une formation de 19h35 d'Air Gunner sur Wellington, retour au 4° A.C.R.C - P.R.C (Personnel Réception Centre).

 

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2° A.G.S. Dalcross

(collection: Gilbert SALA)

 

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2° A.G.S Dalcross 1945.

De gauche à droite:

GINER, SANGES, STAFFRACH, LESUEUR, FAISSOL.

(collection: Gilbert SALA)

Carnet de vol du Caporal Sauveur SALA.

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(collection: Gilbert SALA)

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(collection: Gilbert SALA)

Une très belle photo de groupe en Août 1945 à Stormy-Down, si vous reconnaissez un membre de votre famille n'hésitez pas à prendre contact.

De gauche à droite:

Debouts,

MALLET Paul (de Cognac), SAUBABERE Roger (de Tunis), PETIT Charles (de Paris), DUTARTE Yves (de Perpignan), SALA Sauveur (de Bel-Abbès), BAUDOIN Henri (de Paris), Bertrand de FRAVILLE (de Paris), SANCHEZ Roland (d'Alger), GINER Julien (d'Alger), MICHON Albert (de Bône).

Assis,

LIEVRE Roger (de Niort), RICARD Marcel (d'Oran).

http://danslaviation.canalblog.com

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1/25 TUNISIE

EQUIPAGE DU Lt de MARLIAVE

Elvington: 20/6/1945 - Halifax VI "C" RG561 - entrainement atterrissages - prise en main.

1er Pilote: Lt de MARLIAVE, 2ème Pilote: Sgt THARAN, Navigateur: Lt CHOULEUR, Bombardier: Sgt TADET, Radio: Sgt HOLSTEIM, 1er Mécanicien: Sgt HELLER, 2ème Mécanicien: Sgt LEFOL, Mitrailleur-supérieur: Sgt ALBADIE, Mitrailleur-arrière: Sgt/C FRISCH.

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(source: Les Tahitiens dans la guerre)

Radio-mitrailleur: John BOURNE (Tahitien) il rejoint Elvington le 30 mai 1945.

http://lestahitiensdanslaguerre.com/les-hommes-les-femmes/la-2nd-guerre-mondiale/les-aviateurs/bourne-john

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Henri CABANNES - 2/23 Guyenne

http://henri.cabannes.free.fr

 

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Le Cadet DAPVRIL Roger

Filey octobre 1944.

(collection: Claude CHANTELOUBE)

Roger DAPVRIL est né le 12 août 1920 à Rixheim en Alsace. Sa mère, Maria, née Loeslé, était la fille de Joseph Loeslé, charron de Rixheim; son père Jean-Baptiste DAPVRIL, mécanicien de grand talent, était originaire de Douai. C'est détails biographiques prendront toute leur importance plus tard car ils détermineront, en grande partie, l'orientation que prendra sa vie.

Sa scolarité aboutira à un brevet professionnel de chaudronnier, ce qui signifie, en ce temps là, qu'il connaît bien le géométrie et sait donner, au marteau et à la lime, toutes sortes de formes à toutes sortes de tôles, de cuivre, de zinc, de duralumin et d'aluminium.

L 17 novembre 1937, à 17 ans, il entre à la SNCASO (Société nationale de construction aéronautique du sud-ouest) d'où sont déjà sortis et sont alors en élaboration de nombreux prototypes d'avions. Son père, chef d'atelier, le fait affecter précisément à un poste où l'on produit, à la demande, des profilés destinés aux bords d'attaque des ailes d'avions. Il va travailler quatre ans à la SNCASO où il acquiert une formation hautement qualifiée en aéronautique qui le rend capable de souder tous les métaux, en particulier l'aluminium. Ce détail prendra aussi son importance plus tard.

Le 12 août 1942, il quitte son emploi pour échapper au STO. Pris, il risquerait de se voir enrôler de force dans l'armée allemande et expédié sur le front Russe comme beaucoup de jeunes Alsaciens. Son chef d'atelier, Monsieur DELOUVEY qui entretenait probablement des rapports avec la résistance intérieure lui procure de faux papiers et le moyen de passer à Marseille où il est embauché, comme mécanicien à bord du Médhi II, un navire de la flotte des chargeurs réunis. Destination Abidjan ! Escale à Dakar.

A son arrivée, il est immédiatement embauché par l'Aéromaritime, la branche aéronautique des Chargeurs, en qualité de mécanicien au sol, en remplacement de l'un des dix mécanos de la base non rentré de son congé en métropole.

Il va désormais vivre pendant deux ans la vie d'un colonial, entretenant les parties flottantes des hydravions Sikorski de la ligne, souvent endommagées par des bois flottants.

 

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Siège de l'AEROMARITIME Abidjan, Roger Dapvril travaillera pour cette société du 7 novembre 1942 au 30 juin 1944.

Ce travail cessera brusquement le 30 juin 1944, comme l'indique son certificat de travail, lorsque les personnels et les matériels de la société Aéromaritime seront réquisitionnés par le Gouvernement provisoire d'Alger.

Roger DAPVRIL est alors affecté à la base aérienne militaire de Bamako qu'il rejoint en camion, à travers l'Afrique. Quelques photographies de ce voyage ont été conservées.

A Bamako, pour diverses raisons, dont la mauvaise volonté de certains cadres hostiles à de Gaulle, les avions en état de voler sont rares, son capitaine, puisqu'il est désormais militaire, lui fait réparer, pour l'occuper, les canalisations d'eau de l'institut français de la lèpre en récupérant des tubes sur les avions réformés. Il se liera d'amitié, à cette occasion, avec Monsieur COAQUE, le secrétaire de l'institution.

Durant cette période il apprend qu'une demande de personnel vient de la base aérienne de Casablanca où l'on forme, à la demande du Général de Gaulle, des personnels destinés à reconstituer des unités de bombardement qui rejoindront l'Angleterre: les futurs Groupes Lourds basés à Elvington intégrés au Bomber Command de la R.A.F.

Il décide de tenter sa chance, redescend à Dakar en train, prend un bateau qui l'amène à Casablanca. Il entre à l'Ecole de formation des sous-officiers de l'Armée de l'Air où il effectue quelques vols en attendant son embarquement pour l'Angleterre.

 

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Deux mois plus tard, il débarque à Liverpool. Après avoir subit, comme tous les arrivants, les interrogatoires de sécurité, il entre comme French Cadet dans la R.A.F.

 

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Filey, octobre 1944, B Flight: first squadron au complet, au troisième rang quatrième en partant de la gauche Roger DAPVRIL

 

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6° Flight second Squadron

Deuxième en partant de la droite rang du haut Roger DAPVRIL.

Roger DAPVRIL obtient sa qualification de navigateur-bombardier. Il est promu sergent-chef, mais la guerre étant terminée il ne pourra pas faire partie d'un équipage pour participer aux missions de guerre. L'armistice est signé mais la formation des personnels se poursuit, Roger Dapvril fera un vol de "récompense-entraînement" sur l'Allemagne

 

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COURSE 41.

De gauche à droite:

Cpls: MORENO, DALGALARONDO,DAPVRIL, DOUGUET, AMSELLEM, FALSE, TOUITOU, TINGUY, VEYRENT.

Cpls: SANDERS, UYGN, DEUMER, BOONEN, WOUTERS, VANDERPLOEG, GROOTAARTS.

Cpls: APOSTOLOPOULOS, ARNAND, MAGE, VATIN, JULLIOT, ARMANI.

Roger DAPVRIL est démobilisé à Mérignac, il retrouve Gisèle dont la photo ne l'a pas quitté durant tout son "exil" et se dépêche de se marier.

Il rejoint naturellement Air-France comme beaucoup d'anciens de l'Aéromaritime dont on se souvient que les avions et les personnels ont été nationalisés en juillet 44.

Sa parfaite connaissance de l'Anglais aéronautique lui vaut un poste d'agent technique assurant la liaison entre les autorités militaires américaines et les ateliers où l'on entretien les avions de l'E.M. américain, en particulier le Douglas du général Eisenhower.

En 1947, au moment où les Américains quittent leur base et ferment leur atelier Roger DAPVRIL va réussir un beau coup, en négociant la cessation à titre gratuit de tout le matériel d'atelier et d'un important lot de pièces détachées. Cette opération bien montée lui vaut les éloges et la confiance de la direction.

Air-France l'envoie six mois en stage chez Douglas aux Etats-Unis. A son retour il est capable de traduire toute la documentation technique concernant la maintenance des Douglas. Dés lors sa carrière est lancée... il terminera à un poste de direction avec le rang d'Inspecteur principal.

Il a reçu la Médaille de vermeil de l'Aéronautique.

(collection: Claude CHANTELOUBE)

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20 octobre 1945.

L'équipage de Jean GAUSSIN.

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Debout de gauche à droite:

Radio: Georges DUGAST, Pilote: Jean GAUSSIN, Navigateur: Robert KIRCH (sans mae west) Pierre DRICOT, LEBLANC

Les 5 autres personnes sont identifiées comme passager.

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Si vous connaissez des personnes ayant eu le même parcours aux mêmes dates n'hésitez pas à prendre contact.

guistar@aol.com

11 juin 2011

HOMMAGE AU SERGENT ROBERT MEMIN

UN ANCIEN QUI NOUS QUITTE

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Un ancien camarade du Tunisie de mon père le sergent Robert MEMIN qui nous quitte, mitrailleur-supérieur de l'équipage du Capitaine BRACHET, ses obsèques avaient lieu aujourd'hui à Poitiers, communiqué de Geneviève MONNERIS.

L'équipage du Capitaine BRACHET

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De gauche à droite:

Sergent: RIGADE (radio), Adjudant: HUMBERT (mécanicien), Lieutenant: HABEZ (bombardier), Sergent-chef: MALTERRE (mitrailleur-arrière), Capitaine: BRACHET (navigateur), Sergent: Robert MEMIN (mitrailleur-supérieur), Adjudant: JOUZIER (pilote).

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In mémorian

Robert MEMIN

des Groupes Lourds

Aéroplane de Touraine

http://aeroplanedetouraine.fr

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(source: Didier LECOQ)

http://aeroplanedetouraine.fr/robert-memin/

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Pour le souvenir de Robert Mémin

au Mémorial de Grandcamp-Maisy

De gauche à droite:

Avec le calot Colonel BLANCHARD, cheveux blancs Colonel MEMIN, Pierre LOBELLE (mon père) Capitaine Robert MEMIN frère du Colonel dans l'équipage du Capitaine BRACHET en retour de mission, collision avec un Halifax reste au poste de pilotage pour permettre à son équipage de sauté, Colonel ANNEAU, Adjudant-chef CHARRIERE descendu en retour de mission par un Junker88 saute en parachute.

8 octobre 2008

BIBLIOGRAPHIES SUR LES GROUPES LOURDS

ICARE N° 187

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LES GROUPES DE BOMBARDIERS

LOURDS FRANCAIS

DANS LA ROYAL AIR FORCE

1943 - 1945

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DE PARIS A ELVINGTON

Auteur: Robert-Saubry- BOBET

mes_images014  MES_IMAGES  mes_images015

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 MES_IMAGES

10.000 HEURES DE VOL AUTEUR: Ajt/Chef René PUGET

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La mémoire des Groupes Lourds, Auteur: Colonel (H) Robert NICAISE.

Pour l'achat du livre prendre contact a l'adresse suivante.

AAA des GROUPES LOURDS

C/O Aéroclub de France

6 rue Galilée

75782 Paris CEDEX16

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Feu du ciel feu vengeur.

Auteur: Pierre-Celestin DELRIEU.

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Formidable livre souvenir du Capitaine VEAUVY, je conseille vivement la lecture.

Pour l'achat du livre prendre contact à l'adresse suivante:

Mme Andrée VEAUVY

32 Rue Victor Hugo

33160 St Médard en Jalles.

(Prix 38 euros)

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Le groupe de Bombardement TUNISIE, du 8 novembre 1942 a la Victoire.

Avec une superbe préface du Général VIGOUROUX.

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De l'ombre à la lumière.

Auteur: Léonce SEMAIL

Ce livre est dédié a son Epouse a ses enfants a ses petits-enfants et arrières petits-enfants.

(Merci Léonce pour ce très beau document ensemble nous n'oublierons plus les Groupes Lourds)

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Un superbe document sur la chute d'un bombardier du 428e Squadron de la R.C.A.F

De l'équipage du Fligth-Lieutenant William George WECKS.

Une très belle recherche historique de Monsieur Jean-Pierre MERTENS

Auteur du récit et qui a mené a bien son projet de voir érigé, a proximité de l'endroit précis du crash, une stèle commémorative,  sur le territoire de sa commune, afin que cet épisode de la seconde guerre mondiale, ne sombre pas dans l'oublie.

Toutes mes félicitations a Monsieur Jean-Pierre MERTENS pour ce superbe récit, et tous les témoignages des habitants des communes environnantes.

DUCAPHIL.

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(collection: Charles MULLER)

MEMORIAL DU 428e SQUADRON de la R.C.A.F.

Toutes mes félicitations mon cher Charles, et surtout un grand merci au Bourgmestre Monsieur Yvan PETIT pour son initiative concernant le monument, je n'oublie pas non plus l'excellent travail réalisé par l'Echevin des travaux Monsieur Jean HYAT.

"Pour le souvenir de nos anciens"

N'OUBLIONS PAS POUR LE SOUVENIR DE CES JEUNES GENS

QUI SE SACRIFIERENT POUR NOTRE LIBERTE

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(collection: Charles MULLER)

L'équipage du HALIFAX  DK 228 NA-D du 428e Squadron de la R.C.A.F.

Pilote: Capitaine, William George, WEEKS, (R.C.A.F.) Navigateur: Flying Officier, Ernest Drever ROBERTSON, (R.C.A.F.) Bombardier: Lieutenant, Walter Ferguson STEWART, (R.C.A.F.) Radio: Adjudant, James Richard GOODFELLOW, (R.C.A.F.) Mécanicien: Sergent, Stephen ZAYETS, (R.A.F.) Mitrailleur-supérieur: Sergent, Archibald Douglas DAWSON, (R.C.A.F.) Mitrailleur-arrière: Flying Officier, Harold Bramley WARD, (R.C.A.F.)

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(collection: Charles MULLER)

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(collection: Charles MULLER)

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(collection: Charles MULLER)

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(collection: Charles MULLER)

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(collection: Charles MULLER)

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(collection: Charles MULLER) 

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Un grand merci a mon ami BELGE Monsieur Charles MULLER qui a eu la grande gentillesse de me communiquer ces documents.

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ARAIGNEE DU SOIR

Henri DELAUNAY, Récits recueillis par Simone DELAUNAY,

Editions: FRANCE-EMPIRE.

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Henri DELAUNAY

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10 novembre 2008

SOUVENIRS DE DEUX COPAINS DU 2/33

SOUVENIRS DE DEUX COPAINS

DU 2/33

SEMAIL LEONCE - LOBELLE PIERRE

L'EVACUATION

SEMAIL LEONCE

Mon premier métier  De 1935 à 1940

Mineur de fond

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Manifestation de solidarité par dons de pain,bière, ect.....

Nous sommes en juin 1940.Un matin,beaucoup de voitures belges passaient devant chez nous sur la route nationale. Chaque jour le nombre augmentait, c'était ce qu'on appelait l'évacuation. Des personnes interrogées nous disaient; "Les Allemands ont attaqué en belgique et on se sauve dans le midi de la France".

Mon grand-père, fier de sa cave,avait des bouteilles uniquement de Bordeaux - saint Emilion et Pommerol - de plus de 20ans d'âge.

il me dit alors:"Prends une bêche et viens avec moi,nous allons faire un grand trou pour cacher mes meilleures bouteilles.Ensuite nous te donnerons un peu d'argent,tu prendras ton vélo et tu partiras le plus loin possible". Ce travail terminé,ma mère garnit les poches de mon vélo en pain, fromage vache qui rit, boîtes de sardines et plein d'autres choses ainsi qu'une petite somme d'argent. Après bien des embrassades, nous nous séparâmes les yeux pleins de larmes.

J'appartenais à la classe 40, deuxième contingent. Le premier avait été appelé sous les drapeaux comme il se disait et je pensais que le deuxième ne tarderait pas à l'être. Un dernier au revoir, j'enfourchai mon vélo et à mon tour me voila dans le flot de réfugiés Belges, loin de penser que je ne reverrai mes parents que cinq ans après.

Je pédalais en direction de l'Ouest, essayant de mettre le plus de distance possible entre les Allemands et moi. Un terrible bombardement me fit perdre quelques heures caché dans une cave. A ma sortie, des morts et des blessés gisant sur une place, je ne m'attardais pas devant ce triste spectacle; je remontai sur mon vélo. j'avais des ailes, croyez-moi!

Il y avait souvent des avions allemands avec leur croix noire sous les ailes qui passaient au-dessus de nous, c'était alors le plongeon dans le fossé bordant la route. Après une bonne journée de vélo, il y avait un peu moins de réfugiés sur la route, j'avisais une ferme et je demandais l'autorisation de coucher dans la grange. Je fus bien reçu. les propriétaires me posaient beaucoup de questions: d'ou venez-vous? les Allemands sont-ils loin? Quand êtes-vous parti de chez-vous? etc.....

Après une bonne nuit dans cette grange qui sentait bon le foin nouveau, j'enfourchai alors ma bicyclette et c'est avec moins de précipitation que je repris la route. Vers midi, traversant un village, je remarquai une troupe de soldats rassemblés sur la place, autour d'une cuisine roulante qui fumait en dégageant une agréable odeur de soupe. Je m'approchai d'un gradé et je me présentai:

"classe 40, deuxième contingent, mon appel ne devrait pas tarder, serait-il possible de manger un repas chaud?" "Mais bien sûr, attendez la distribution, je vais en parler au cuistot".

Je n'ai jamais mangé ce repas car un chasseur allemand fit plusieurs passages en mitraillant la troupe, juste le temps de m'allonger à terre derrière l'abreuvoir en pierre du genre "sarcophage". Pas besoin de vous dire que je n'ai pas traîné au milieu de cette troupe très repérable. Ce furent les derniers ennuis.

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Douai, Bapeaume, Albert, Amiens, Neufchatel/en/Bray, St Martin/Osmonville, St Victor/l'Abbaye, Argentan, Domfront, Fougères, Rennes, Nantes, Paimboeuf, St/ Brevin/les/Pins, Evreux, Lury/sur/Arnon, Issoudin, Clermond/Ferrand, Brioude, Le Puy, Ales, Arles, Salon/de/Provence, Marseille/St/ Marthe.

Mon itinéraire fut le suivant: après Douai, Bapeaume, Albert, Amiens, Neufchatel/en/Bray, St/Martin/Osmonville et St/Victor l'Abbaye, en normandie ou exténué, je demandais asile dans une ferme. Je fus très bien reçu, la famille se composait d'un ménage de personnes agées, d'une jeune dame et de deux enfants: Yves et Gaston. Leur papa était sous les drapeaux. Après un bon repas à la table familiale, la dame m'installa un matelas sur un lit de paille dans l'écurie. Il y avait aussi un vieux charretier qui y couchait.

Le lendemain on me demanda quelles étaient mes intentions et l'on me proposa de rester, le travail ne manquait pas. C'est avec un grand plaisir que j'acceptai. Je me présentai à la gendarmerie de Tôtes à quelques kilomètres, afin de signaler ma présence chez ces gens qui, eux aussi très inquiets, me posaient un tas de questions. En attendant l'heure du repas, la patronne m'expliqua le travail que j'aurais à faire. je ne demandais que le gîte et le couvert. Elle m'accompagna au pressoir ou de gros fûts de cidre étaient stockés. Elle me montra celui qui était en service et des plus petits contenant du calvados se trouvaient rangés en face "votre travail,au retour des champs,consistera à venir faire le plein du broc pour le cidre et de la petite bouteille en calvados" qu'elle appelait "la fillette". Les normands aiment prendre un calva avec leur café, c'est la tradition.

Pendant le repas on me présenta Albert, le charretier, qui rentrait de dépresser du champ de betteraves. Après le repas, je repartis avec lui, équipé moi aussi d'une binette. Il me montra comment faire. J'étais heureux, j'y allais de bon coeur, heureux d'avoir trouvé une famille pleine d'attention à mon égard. Je commençais à avoir mal au dos quand je vis arriver la patronne, un panier d'osier à la main, Albert me dit "c'est l'heure de la collation,on arrête,  allons sous le gros pommier pour manger". De ce panier Albert sortit le quignon de pain de campagne, en coupa un énorme morceau, ensuite un bout de saucisson maison, il sortit la bouteille de cidre, deux verres et l'on se mit à "collationner" assis sur l'herbe, dans la position du tailleur. C'était la première fois que j'entendais ce mot "collationner". La patronne, après m'avoir demandé si je n'avais pas trop mal au dos,s'en retourna en nous souhaitant bon appétit. La collation disparut vite dans nos estomacs et l'on reprit le travail.

En fin d'après-midi, Albert me montra comment m'y prendre pour rassembler le troupeau de vaches dans un bâtiment destiné à la traite, je transportais et vidais les bidons de lait dans la centrifugeuse que je tournais à la main pour extraire la crème. La traite terminée, nous accompagnions les vaches pour leur retour dans les pré; il suffisait tout simplement de rester derrière, elles connaissaient très bien le chemin et ne se trompaient pas de pré. Les clôtures fermées et vérifiées, c'était l'heure de rentrer pour la soupe.

Yves et Gaston, les deux gamins étaient devenus mes copains, ils ne me quittaient plus. Je leur fabriquais une balançoire avec une longe trouvée dans le pressoir que j'accrochais à une maîtresse branche de pommier. Le verger mesurait plus d'un hectare clos de haies, planté de pommiers à cidre de variétés différentes, au beau milieu se trouvaient un bâtiment en colombage couvert de chaume appelé pressoir. j'aurais aimé être en Mai et pouvoir admirer tous ces arbres en pleine floraison, spectacle magnifique qui, j'imaginais, aurais certainement retenu l'attention de notre peintre Claude MONET.

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Après les betteraves, ce fut la fenaison. Là encore, je découvrais toute la joie de pouvoir travailler au grand air. Les petits coups de cidre bien frais dégustés dans le pressoir entre deux charrettes de foin étaient très appréciés.

Il y avait aussi un jour pour baratter après avoir chargé de crème un récipient en bois monté d'un pivots, appelé baratte, il fallait tourner la manivelle sans s'arrêter. Travail assez fatiguant partagé avec Albert; on ne s'arrêtait que lorsque le beurre était pris. C'est alors que l'on ouvrait la baratte pour en extraire une belle motte de beurre bien dorée. Placée sur étamine dans un grand panier d'osier, elle sera vendue sur un marché de gros chaque jeudi.

Un matin, plusieurs explosions retentirent, c'était des avions allemands qui bombardaient un pont enjambant la voie ferrée à 1 km de la ferme. De nouveau le bruit de l'évacuation circulait dans la population. C'est alors que le pépé nous demanda d'approcher le grand chariot devant la maison. Albert et moi chargeâmes ce que ces gens avaient de plus précieux. Les deux chevaux furent attelés et de nouveau j'enfourchai ma bicyclette, la patronne avait fait le plein des sacoches et m'avait gratifié d'un petit pécule.

Après des adieux touchants avec toute la famille, je pédalais de nouveau vers le Sud-Ouest, je contournais Rouen sous un nuage de fumée noire épaisse, due à l'incendie des pétroles de Quevilly récemment bombardé masquant entièrement le soleil. Puis je traversais Bernay. A la sortie de cette ville, un jeune parisien d'une trentaine d'années environ pédalait à mes cotés, la conversation s'engagea, il me dit se rendre à Rennes chez une tante."chouette moi je vais à Nantes, si vous le voulez, nous ferons route ensemble".C'est ainsi que Argentan, Domfront, Fougères furent traversés pour arriver enfin à Rennes.

Il me présenta à sa tante qui nous invita pour le dîner et le coucher. Au menu, il y avait des palourdes, c'était la première fois que je voyais ces coquillages, je ne savais comment faire pour les manger. J'attendis que la tante et son neveu commencent pour les imiter; c'était bon. La suite, plus traditionnelle, se composait d'un steak-frites, puis elle m'indiqua ma chambre. Je poussais un ouf!... jubilatoire, un bon et vrai lit m'attendait. Le sommeil réparateur ne tarda pas à m'envahir. Le lendemain matin, après remerciements, je prenais congé et reprenais de nouveau la route. Direction Nantes, je passais la loire direction Paimboeuf ou une succursale des usines Kulman installées chez nous existait. Je savais pouvoir y rencontrer des ouvriers amis repliés depuis plusieurs mois susceptibles de me trouver de l'embauche.

Le concierge de l'usine, interrogé m'indiqua une petite épicerie buvette dans Paimboeuf en bordure de la loire.Vite je me rendis à cette adresse, effectivement deux anciens camarades étaient installés devant un verre de petit vin de loire appelé Muscadet,occupés à faire une partie de dominos. A ma vue ils me dirent: "tiens,voila la mine de THIERS qui déboule". Qelle surprise! Et quelle joie de se retrouver entre pays. L'un se prénommait Etienne, l'autre Alfred. Ils m'apprirent que le père jules et Antoine,encore au boulot, rentreraient plus tard. Je pris un siège et m'installais à leur table. L'un d'eux appela Mathilde,une dame d'un certain âge vêtue de sombre, un chigon mi-poivre, mi-sel dressé au milieu de la tête s'approcha de la table. Etienne fit les présentations en disant: "Encore un p'tit gars du Nord","voulez-vous,s'il vous plaît,nous remettre une fillette de muscadet et un verre pour notre ami". puis d'ajouter:"Tu vois Léonce, ici on ne boit plus de bière".

Mes camarades dormaient sur des matelas posés à terre dans une grande pièce située dans la cour; c'est là qu'ils m'installèrent, c'était le campus (sans puce). Nous prenions nos repas ensemble dans la petite salle de restaurant. Par la suite, n'ayant pas été embauché, j'aidais Mathilde à faire la cuisine, je dressais et débarrassais les tables.

Un jour,un side-car allemand, chargé de drapeaux avec croix gammée, s'arrêta face à la mairie. Un soldat en descendit et en fit installer un exemplaire sur le fronton. Nous sommes le 22 juin 1940. La France vient de signer l'armistice.

L'OCCUPATION

Cette fois, ça y est, nous sommes occupés par les armées allemandes. Après quelques jours, mes camarades repartirent dans le Nord. Moi je ne rentrai pas avec eux, je venais de trouvais une place de gardien de villa à Saint-Brevin les Pins, en bordure de l'océan. La villa appartenait au Docteur Dardelin, directeur du sanatorium de Mindin tout proche, qu'il fallait habiter, ouvrir et fermer les fenêtres pour montrer qu'elle était occupée. Il y installa sa plaque avec les honoraires de consultations, tout cela afin d'éviter la réquisition par les allemands de Ker Colette, c'était son nom, grande villa très confortable en bordure de mer. Une estafette du Sana m'apportait mes repas, je recevais et faisais patienter les malades. La consultation terminée le docteur prenait son peignoir de bain et je l'accompagnais sur la plage pour garder ses vêtements.

Je revois encore ce monsieur aux cheveux blancs partir à la brasse vers le large jusqu'à disparaître de ma vue. Après bien des inquiétudes, il revenait toujours d'une brasse longue et mesurée. C'est alors qu'il s'enveloppait dans son peignoir que je lui tendais du bout des bras et l'on rentrait à Ker Colette.

Il me fit creuser une piscine en forme de haricot, peut être pour me donner une occupation un peu plus physique? Un beau jour, deux dames d'une quarantaine d'années accompagnées d'une fillette s'installèrent à la villa, réfugiées elles aussi d'Evreux. C'etait deux soeurs, Fernande, accompagnée de sa fille Hugette, et Madeleine, les nièces du Docteur. Je venais de retrouver une famille.

Après un certain temps passé en leur compagnie, elles voulurent rentrer à Evreux. Madeleine, que tout le monde appelait Maude, possédait une voiture et me proposa de m'emmener, disant:"cela vous rapprochera de votre pays". j'acceptais avec joie et c'est en Matford que je partis un beau matin d'Août 1940 pour Evreux.

Ces deux dames avaient leur mari prisonnier. Fernande me présenta à ses beaux-parents Monsieur et Madame DUMONT qui possédaient un magasin de cycles. Et leur dit que je cherchais du travail. Monsieur DUMONT me demanda si je savais réparer les bicyclettes, je lui répondis:"oui et même très bien".Il m'embaucha de suite. Je trouvais chez eux le gîte et le couvert. Madame DUMONT, bonne cuisinière, me gâtait beaucoup.

Les cultivateurs des alentours venaient le jeudi au marché, ils déposaient leur bicyclette chez le père DUMONT. Un numéro sur le guidon, l'autre dans leur poche, ils me quittaient non sans m'avoir donné des instructions pour des réparations: un frein à celui-ci, un pneu à celui-là. Il ne me restait plus qu'à exécuter. Sur une fiche j'inscrivais les fournitures, le temps passé, puis la remettais à monsieur Dumont, toujours vêtu de sa longue blouse grise, assis à sa caisse dans le magasin. Ce personnage filiforme aux cheveux blancs pouvait avoir 75 ans, il me parlait souvent de Marcel, son fils marié à Fernande qui était prisonnier et que j'avais remplacé à l'atelier.

Le magasin voisin appartenait à Monsieur et Madame HEURTEAUX, diamantaires. Leur fils André, du même age que moi, devint mon copain. Le déjeuner terminé, nous allions prendre notre café calva (traditions normandes obligent) chez Ernest, au bistro du carrefour de la vierge; la partie de dominos elle aussi faisaient partie des habitudes.

Quelques Fridolins, boches ou encore Doryphores, attablés ou debout au comptoir, nous rappelaient que nous étions sous l'occupation. C'était beaucoup d'aviateurs de la LUFTWAFFE qui occupaient le terrain d'aviation d'EVREUX.

Déjà cinq mois que je travaillais pour le père DUMONT, André, que j'appelais comme tous ses copains Dédé, m'avait fait entrer dans l'équipe de foot. Le dimanche soir nous allions au cinéma. Malgré la présence de l'occupant, la vie s'écoulait normalement jusqu'au jour ou Monsieur HEURTEAUX nous fit savoir qu'il avait retenu une chambre pour nous deux dans un petit hôtel-restaurant situé à 10 km d'EVREUX à LA BONNEVILLE. Le patron, son ami restaurateur, s'appelait Monsieur PERRIER. Il nous installa dans un petit local dans la cour (because les occupants) et dit en nous quittant:"évitez de sortir dans le village, on parle beaucoup de S.T.O.(service de travail obligatoire)en Allemagne pour les jeunes de 18 à 20ans. Je viendrais bientôt vous chercher pour vous emmener en FRANCE-LIBRE)

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RECIT

DU JEUNE SERGENT NAVIGANT SEMAIL LEONCE

MITRAILLEUR-ARRIERE DE L'EQUIPAGE DU CAPITAINE COCHO.

LA CAMPAGNE DE TUNISIE

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Rassemblé au château de l'Empéri on nous habilla direction MARSEILLE au camp de transit de SAINTE-MARTHE dans l'attente d'un bateau. Chaque matin les gradés nous rassemblaient pour l'exercice. Enfin le jour de l'embarquement arriva. C'est dans un climat de tristesse que l'ont vit s'éloigner la FRANCE, regardant la Bonne Mère debout sur son clocher s'estomper à l'horizon. Je pensais à ma famille si loin et sans nouvelle de leur fils. A bord il y avait beaucoup de militaires de toutes armes. Les chéchias rouges côtoyaient les turbans kaki des tabors, les casquettes blanches des aviateurs et bien d'autres couvre-chefs. Les civils se trouvaient sur le pont des premières, à notre grande surprise, notre chanteur national Maurice CHEVALIER accompagné de Rina KETTY, nous rendirent visite. Applaudissements et devant notre insistance, Rina nous chanta sa chanson en vogue"j'attendrai ton retour" chanson de circonstance.

La traversée s'effectua sans problème. Les côtes d'Afrique furent bientôt visibles.Tout le monde était sur le pont, scrutant cette ligne de terre, pour moi inconnue. Puis ce fût TUNIS au fond du golfe du même nom. Les passagers civils étant descendus, les gradés nous passaient en inspection. Puis ce fût notre tour de débarquer et de défiler avec une chanson que nous avions répétée dont je me souviens encore de quelques paroles:"c'est nous les Africains qui venons de loin, nous venons en TUNISIE pour défendre le pays, nous avons laissé là-bas nos parents nos amis", chantée par une centaine d'hommes marchant au pas cadencé, superbement rangés, c'était impressionnant, certainement très touchant. De ci, de là, de bonnes vieilles mémés,comme la mienne,sortaient leur mouchoir pour essuyer une larme.La France, après sa dure défaite, avait besoin de redorer son blason. Le défilé terminé, nous montâmes alors dans le le petit train appelé le T.G.M qui longeait le golfe jusqu'à la ville de CARTHAGE, beaucoup moins rapide que le TGV, ce qui nous permettait d'admirer à loisir le beau paysage.

 

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EL AOUINA - 4 G.A.A. 1er ESCADRILLE - 14 JUILLET 1933

A la station EL AOUINA, tout le monde descendit et c'est au pas cadencé, le paquetage sur le dos, que l'on se rendit à la base aérienne. Des bâtiments neufs nous attendaient, bordés de grands eucalyptus sensés donner une fraîcheur toute relative. Nous étions vingt par chambrée. Toujours avec Dédé, on se précipita sur les deux premiers lits, celui d'angle près de la fenêtre ainsi que le suivant.

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EL AOUINA. BLOCH 200. N°47.  GROUPE 1/25

Les vêtements bien rangés en paquetage"au carré" sur une planche prévue à cet effet et OUF! on s'affala sur le lit; pas pour longtemps. Un gradé vint lire les affectations. Deux groupes se partagent la base: équipé de LEO 45. et le groupe de reconnaissance 2/33, équipé de bloch 174.

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(collection: Léonce SEMAIL)

Léo 45.du G.B.1/25

 

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Bloch MB 174

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BLOCH 174 du G.R. 2/33

Là encore la chance continuait d'être avec nous, Dédé et moi nous étions affectés dans le même groupe, le 2/33 dans la même escadrille le groupe était constitué de deux escadrilles. Lui à l'armurerie moi à la section photo commandée par l'Adjudant BADIE.

 

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Groupe de Reconnaissance 2/33 1er escadrille de la Hache, 4 février 1941 au centre de la photo le commandant ALIAS Cdt du 2/33.

(collection: Roger BOUFFARON)

Le lendemain un officier, le lieutenant DESRAMEAU, pilote à la 2ième escadrille, nous inspectait, demandant à chacun son pays d'origine. Arrivé à ma hauteur, au garde à vous, je répondis: " BRUAY-SUR-ESCAUT mon lieutenant". "Ah bon, je vous verrai tout à l'heure" et ce, pour me dire qu'il était lui aussi du Nord, de FRESNE-SUR-ESCAUT, le village voisin oi j'allais danser. Après avoir longuement parlé du pays, il me libéra en me disant de ne pas hésiter à le contacter en cas d'ennuis.

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BLOCH 174

Les journées commençaient toujours par le réveil au clairon. Rassemblement à 5 h30. En tenue de sport devant le hangar pour tout le personnel, navigants et non navigants. Départ pour un cross de 4 à 5 kms, ensuite culture physique au sol (méthode Hébert) puis direction les douches. Casse-croûte et répartition dans les services. La vraie vie d'escadrille.

A la section photo, j'appris à développer la pellicule longue de 20 mètres et large de 18 centimètres; à faire le tirage papier, les assemblages de photos aériennes sur papier Canson tendu sur table à dessin. Je vous fais grâce des détails. Après plusieurs mois de présence, un peloton pour obtenir le grade de Caporal commençait, j'en fus et j'obtins peu de temps après le grade de Caporal.

 

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POTEZ 540

Des cours clandestins de mitrailleur étaient organisés au sein du groupe de bombardement voisin, le 2/25. Bien entendu, je les suivais, nous avions tous envie de voler. Mon premier vol d'accoutumance fut sur le cercueil volant, ainsi appelé pour sa forme de fuselage. C'était le POTEZ 540, un bimoteur un peu poussif. Après un soupçon d'appréhension, ce qui me rappelait ma première descente à la mine, nous prîmes place à bord, les moteurs furent mis en marche, quel bruit !...; L'insonorisation était inexistante sur avion de guerre. Après le point fixe, on roula vers la piste d'envol, la tour de contrôle ayant donné l'autorisation de décollage. C'est dans le bruit étourdissant des moteurs en plein régime que l'avion s'éleva dans la "lumière" du ciel Tunisien, tout le contraire de la descente dans "l'ombre" de la mine. Ce fut un enchantement !...

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LEO. 45

La base défilait sous nos pieds, un virage à gauche nous permit de voir la ville de Tunis sous notre aile, sa longue avenue Jules Ferry, bordée d'arbres, traversant le coeur de la ville, sur laquelle, profitant de la fraîcheur du soir, beaucoup de Tunisiens aimaient faire de nombreux  allers retours. Le pilote mit le cap sur CARTHAGE, ville antique admirable vue du ciel, puis on rentra à la base. Je venais de prendre mon baptême de l'air.

Nous étions début novembre 1942, les troupes de l'Afriqua-Corps du Général ROMMEL bagarraient les Anglais du Général MONTGOMERY en LIBYE. Nous suivions avec intérêt les communiqués de la radio. Le patron fit mettre tous les véhicules de campagne en état,  toutes les archives étaient rangées dans des caisses, on sentait que quelques chose allait se passer.

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En effet, le 8 novembre 1942, le G.R. 2/33 recevait l'ordre de l'Etat-Major de TUNIS de faire mouvement sur DJEDEIDA. Nous étions de nouveau en guerre contre les nazis. Le 16 novembre 1942 sur BISKRA, le 25 novembre 1942 sur COLBERT. Je développais et tirais les premières photos du front prises par nos équipages. Courant janvier, le G.R. 2/33 était doté de LIGHTNING, avion monoplace américain bi fuselage, en remplacement des bloch 174.

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Antoine de Saint-Exupéry sur son LOCKHEED P.38 LIGHTNING est sur le point de décoller sur un de ses derniers vols.

Le Commandant Antoine de Saint-Exupéry pilote au groupe 2/33 a disparu le 31 juillet 1944.

Les navigateurs observateurs et les radios mitrailleurs, n'ayant plus de place à bord, étaient repartis dans des formations de bombardement. Pour ma part, ayant commencé des cours de mitrailleur en formation, je fus envoyé à l'école de tir aérien d'AGADIR ou je terminais major de promotion. Ensuite ce fut MARRAKECH.

LA CAMPAGNE DE GRANDE-BRETAGNE

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Equipage du Capitaine COCHO.

Nombre de missions:31+5 36 missions

date de la dernière mission: 13.03.1945

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Leonce SEMAIL.

L'école d'application terminée, je fus affecté en Grande-Bretagne. Mon copain Dédé fut affecté en Amérique. Rassemblés à ZERALDA, charmante station balnéaire à proximité d'ALGER, nous embarquons le 26 octobre 1943 sur un navire anglais en partance pour LIVERPOOL. La campagne de TUNISIE terminée, l'Armée du Général MONTGOMERY rentrait en Angleterre. Le convoi d'une bonne vingtaine de navires battant pavillon britannique se regroupa à GIBRALTAR, protégés par les navires de guerre. Cet impressionnant spectacle nous donnait un sentiment de sécurité. L'itinéraire nous fit passer au large des côtes du BRÉSIL, pour être hors du rayon d'action des avions de reconnaissance allemands basés dans l'Ouest de la France. Le premier souci du commandant était de nous faire faire des exercices d'évacuation, répétés chaque jour, jusqu'à obtenir le temps record. Que de bosses et de plaies après les précipitations dans les coursives, les échelles à grimper, pour enfin retrouver sur le pont ou il faisait bon sentir cet air marin que nous respirions avec délectation.

Tout le monde se demandait à quand l'arrivée? Enfin, un beau matin, dans un brouillard pas trop épais après 12 jours de mer, on vit la terre: c'était LIVERPOOL. Là encore une image ineffaçable dans ma mémoire. L'Angleterre recevant en musique ses Héros de l'Armée de MONTGOMERY. Quelle ovation!.... Tout ce monde sur le quai, espérant retrouver un proche. Les anglais étant débarqués, ce qui était normal, ce fut à notre tour de prendre pieds sur ALBION, non plus la perfide mais la très accueillante. J'ai pu en juger lors d'un trajet entre LIVERPOOL et WEST KERBY dans le petit train de banlieue; un monsieur m'interpella à la vue de mon insigne "FRENCH" sur la manche de mon "Battel Dress", il me dit: "Do you know armentière?" " Oh yes, it is my country" de lui répondre en anglais. C'est alors qu'il me raconta avoir été dans cette région en 1914/1918 et que les gens du Nord avaient été tellement gentils avec lui qu'il voulait en faire autant pour moi. Il fallait à tout prix que je descende avec lui à MORETON STATION pour me présenter à sa famille. Après les présentations, je prenais congé, non sans lui avoir promis que je viendrai le Week-end prochain. L'Acceuil ayant été très chaleureux, je me devais d'honorer son invitation.

C'est ainsi que je retrouvais une deuxième famille et pendant tout mon séjour en Grande-Bretagne je passais toutes mes permissions chez lui, six jours toutes les huit semaines en opérations. J'occupais la chambre de son fils qui était sur le front d'Italie. Je l'appelais DAD et son épouse MAM (chaque matin c'était Hello DAD - Hello MAM pour le bonjour).

MAM me préparait chaque matin les oeufs au bacon pour mon petit déjeuner, accompagné de la traditionnelle " cup of thé ". Puis j'accompagnais DAD lors des visites qu'il faisait à ses LANDRYS (laveries) dans LIVERPOOL, il en possédait trois. Il était fier de me présenter à son personnel.

Après la quarantaine sur la base de transit de la R.A.F. de WEST-KIRBY, mise à profit pour nous apprendre l'anglais par des méthodes qui nous permettaient de pouvoir nous faire comprendre dans un temps record, aidés en cela par les WAAF (Woman Auxiliaire Air force), l'école de mitrailleurs d'EVANTON m'attendait dans la course n°7. Anglais, Polonais, Canadiens, Australiens et Français, une quarantaine de personnes composait son effectif (classe un peu surchargée mais il fallait rapidement remplacer les équipages descendus).

Vol tous les jours avec caméra Gun et les chasseurs qu'il fallait prendre dans nos caméras. De véritables combats aériens restitués sur écran avec les chasseurs qui eux aussi étaient élèves ensuite. Restitution commentée par les vieux moniteurs bardés de décorations, ayant tous effectué d'opération. Petit à petit nos notes s'amélioraient. Il y avait intérêt à bien travailler car si à l'examen final nous n'obtenions pas la moyenne, nous étions versés dans les paras. Le stage terminé, il y avait une grande cérémonie de distribution des ailes que l'on nous remettait individuellement au garde a vous par le commandant de l'école afin de pouvoir les coudre et les porter avec fierté sur notre uniforme. Je fus reçu avant-dernier ouf ! Je n'était plus major de promo mais je les avais.

Un défilé au son des cornemuses(nous étions en Écosse)clôtura cette journée. Le lendemain je rejoignais l'O.T.U. (Opération Training Unit) de LOSSIEMOUTH au nord de l'Ecosse par 57°42 de latitude Nord, 3°15 de longitude Ouest. Sur cette base, les Français se retrouvaient pour former les équipages définitifs composés de 7 hommes: le pilote,le mécanicien, le navigateur, le bombardier, le radio, et les 2 mitrailleurs qui devaient alors apprendre à travailler ensemble.

 

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Nous étions sur WELLINGTON, un bombardier bimoteurs qui venait d'être remplacé en opérations par des quadrimoteurs HALIFAX et LANCASTER, après avoir été le bombardier N°1, il terminait honorablement sa vie en avion école. Avec en terminal des incursions sur le territoire ennemi pour tromper les radars et permettre à la force principale d'atteindre son objectif sans trop de pertes. Ces exercices de fin de stage étaient faits aussi pour aguerrir l'équipage, on les appelait exercices de diversion.

Le training dans la Royal Air Force était poussé à l'extrême, les examens purement aériens terminés, il fallait encore satisfaire aux examens de S.V.H. (Sauve Vie Humaine)pour lesquels on s'entraînait tous les jours. Il y avait le Dingy-Drill, l'évacuation-Drill, le parachute-Drill, le Battel-Drill et l'escape-Drill. Je vais vous décrire succinctement chaque exercice.

LE DINGY-DRILL se passait en piscine, entièrement équipés et les yeux bandés, il fallait nager une certaine distance et prendre place dans le Dingy, ce qui était pénible avec notre équipement et les objets que chacun était tenu d'emporter. Le premier dans le Dingy devait siffler à l'aide du sifflet à roulette que chacun portait au revers du battle-dress afin d'attirer les autres qui ne voyaient pas. Nous étions sensés être de nuit en pleine mer du Nord. Le HALIFAX en amerrissage forcé coulait en 50 secondes.

EVACUATION-DRILL Une vieille carcasse de HALIFAX dans un hangar servait pour cet exercice, il fallait donc sortir en moins de 50 secondes et prendre place dans le canot pneumatique sans avoir oublié les objets de survie, le cerf-volant, l'antenne qui si rattache, le moulin à café ainsi appelé pour sa forme, dont il fallait tourner la manivelle en permanence pour émettre un S.O.S., l'eau douce, la trousse médicale, les vivres concentrées logées dans une boîte étanche. Chaque membre d'équipage avait son objet à emporter.

LE PARACHUTE-DRILL Consistait à sauter d'une haute tour en parachute(un peu le saut à l'élastique de nos jours).

LE BATTLE-DRILL C'était surtout un genre de judo ou l'on apprenait à se débarrasser de l'agresseur en lui donnant la mort d'un geste précis et rapide.

L'ESCAPE-DRILL Le plus dur ! Supposés avoir été descendus en Allemagne, un autobus rideaux fermés nous larguait en territoire totalement inconnu avec pour seule indication: vous êtes au sud-est de la base, il vous faut y rentrer sans vous faire prendre par la police. C'est alors que l'on mettait en application tout ce que l'on avait appris en théorie: semer du poivre moulu pour brouiller notre piste, marcher la nuit en utilisant la boussole qui était faite de deux boutons cousus sur notre Battle-Dress, se nourrir des concentrés contenus dans l'escape box, boire l'eau des ornières stérilisée avec les cachets adoc. dormir le jour en principe dans les bois; c'est avec cet exercice que l'on comprenait combien il serait difficile de s'évader. Pour nous heureusement il y avait les avions au loin qui décollaient et atterrissaient, cela nous donnait une direction qui correspondait à celle de notre boussole, il ne restait plus qu'à marcher en évitant de se faire repérer.

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Après un tel entraînement, rien ne pouvait nous faire peur, on se sentait des surhommes. Enfin déclarés "feet" (aptes) pour les opérations, nous rejoignions après quelques jours de permission la base opérationnel d'ELVINGTON le 20 mai 1944. Entièrement réservée aux Français et située à 10 kilomètres à l'est de YORK , ell était l'une des 500 bases aériennes appartenant à la R.A.F. Trois pistes d'envol se croisaient, entourées d'une piste goudronnée donnant accès à des aires de ciment (les dispersals) ou les avions stationnaient, très distants les uns des autres.

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(L'OPS. N°15 JUILLET 1996)

Voilà pourquoi nous possédions presque tous une bicyclette, les plus argentés une automobile; moi j'avais une moto 500 culbuté de compétition très pratique pour se rendre à YORK au BETTY'S CAFE ou après avoir bu moult whiskys et guinesses, on allait danser au DEGREY'S ROOMS. Les FRENCHS BOYS avaient la cote dans leur uniforme bleu marine et galons dorés. Mais c'est surtout notre aile d'AIR GUNNER brodée de blanc sur notre veste qui les attirait.

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AIR GUNNER

De nombreuses questions pleuvaient alors, un bisou y mettait un terme et l'on repartait danser. j'avais pour camarades un Alsacien KANNENGIESER, mécanicien navigant, nous sortions toujours ensemble, il parlait anglais mieux que moi, il m'était utile quelques fois, surtout lors d'achats dans les magasins ou encore au restaurant.

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Équipage du Cpt. BRESSON du groupe" TUNISIE " abattu par la chasse sur le retour de la mission de MADGEBOURG , il est mort aux commandes de son avion en flammes.

Cpt. BRESSON (1er rang) 2ième à partir de la droite.

KANNENGIESER (2ième rang) 1er à partir de la droite.

Enfin les choses sérieuses allaient commencer. Mon pilote,le capitaine COCHO, suivi de tout son équipage, prenait le HALIFAX en main, plusieurs atterrissages sur 4, puis 3, puis 2 moteurs et nous voilà déclarés opérationnels.

Première mission sur rampe de lancement de V1 sur la côte Française, nous fausons connaissance pour la première fois avec la D.C.A. ennemie. Retour à la base sans être inquiétés par les chasseurs. Le débriefing, auquel assistait toujours le Révérend Père MEURISSE nous offrant verre de rhum et cigarettes, se terminant, nous prenons la direction du mess pour se restaurer.

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Le père MEURISSE

Après 4h10 de vol à 13000 pieds, l'estomac est dans les talons, le site et le lit enfin. Notre site, constitué d'un agglomérat de tonneaux en tôle ondulée, sans confort, pas d'eau, chauffage réduit à un poêle type GODIN, toiture perméable à la pluie et d'un accès difficile par des chemins boueux. Il fallait vraiment vouloir en découdre pour accepter cela. C'était en moyenne 3 kms qu'il fallait parcourir pour se rendre du site au mess et de là à son travail et ce quatre fois par jour. les vélos étaient très appréciés croyez moi.

Une deuxième mission dans la RUHR "The Happy Valley" ainsi appelé avec humour par les anglais à cause de la formidable densité de D.C.A. Dès que nous étions signalés, c'était un barrage de feu profond de plus de 40 km qu'il fallait traverser pour atteindre "The Targuet". Notre objectif qui était, ce soir-là, une usine de pétrole synthétique situé à WANNE-ECKEL

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(source: Impérial War Museum)

Touchés à plusieurs reprises, quelques éclats sans conséquence, nous rentrâmes après 5h05 de vol de nuit à 18000 pieds, c'était notre vrai baptême du feu,un succesfull pour notre deuxième mission. Comme chaque fois, débriefing, rhum,cigarettes, père MEURISSE, on regardait le numéro des avions non encore rentrés, puis le MESS, le site et le bon lit ou l'on s'affalait quelquefois tout habillés tellement était grande notre fatigue.

A bord le mot "ATTENTION" était formellement interdit, le patron estimait qu'il pouvait détourner la concentration dans le travail, au pire inquiéter l'équipage. Une amende d'une livre sterling sanctionnait la faute, versée dans une caisse noire, elle servait à payer les consommations lors des réunions d'équipage. Dans les commentaires des mitrailleurs, on disait directement "avion ennemi à 4 heures et au dessus", tout le monde à bord avait compris. Le navigateur rangeait ses crayons en prévision des futurs "CORKSCREWS" tire-bouchon en français. C'est la figure qu'exécute l'avion attaqué par un chasseur pour en gêner son tir.

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Dans la journée du 5 juin,le "TANNOY" annonça: "Attention, attention, repas à 20h25, briefing général à 22h40". L'objectif était une batterie de 155 située à la pointe du HOC près de GRANDCAMP-MAISY.

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A la pointe du HOC, les travaux de retranchement sont effectués immédiatement par les Américains sur les anciennes fortifications Allemandes.

(source: HISTORIA Magazine. N°68)

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Photo prise en 2008.

L'atmosphère du briefing était plus imposante, plus sérieuse. Nos officiers semblaient être dépositaires d'un lourd secret.

Le briefing s'acheva suivant les règles habituelles, les consignes de sécurité étaient appliquées par les sentinelles devant les cabines téléphoniques, empêchant toute communication avec l'extérieur, les poches étaient vidées dans un sac blanc ce qui serait remis à la famille, le tout rangé en bout de table. Tout ceci dans le cas d'un non retour.

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L'OPS. N°17 Décembre 1996.

Equipés de notre combinaison de vol, Mae-West et parachute, le car nous emmena au dispersal, décollage, bombardement avec une FLAK presque inexistante à 3h 30 et ce fut le retour.

Les nuages de la couche inférieure se résorbaient avec le jour. Alors apparut à mes yeux une armada de navires sur la Manche, c'était le débarquement tant attendu. Inutile de vous décrire la joie qui régnait à bord. Dans les jours qui suivirent cette journée historique du 6 juin 1944, plusieurs missions furent effectuées au profit des troupes au sol. Puis Caen, Falaise, le 11 Août 1944 bombardement de la gare de triage de Somain, chez moi dans le Nord. Croyez que le bombardier, le Lieutenant ROMANS étant lui aussi de la région, s'appliquait on ne peut mieux sur son viseur pour faire mouche en évitant les maisons. Cette mission nous avait beaucoup peinés.

Je ne vais pas vous conter toutes mes missions de guerre, sachez que j'en ai effectué 36 alors que tour d'opération était de 20 pour les Américains, 27 pour les Anglais. La pénurie d'équipages obligea le BOMBER COMMAND à allonger ce chiffre. Je vous en citerai trois seulement qui m'on beaucoup marqué.

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Sgt/C. ROCA. Pilote de l'équipage du Lt. HYENNE. Abattu la nuit du 4 novembre 1944 sur BOCHUM.

BOCHUM LE 3 NOVEMBRE 1944.

6h35 de vol de nuit à 5700 mètres d'altitude. Nous partons à 7 avions de mon escadrille, 2 seulement rentreront. La chasse ennemie, très active cette nuit là, nous avait touchés également mais sans gravité. c'est le lendemain au "living room", quel vide! 35 personnes en moins. j'avais perdu mon meilleur copain, le sergent/chef ROCA. Nous mîmes plusieurs jours pour accepter cette hécatombes.

HANOVRE LE 5 JANVIER 1945.

5h10 de vol de nuit à 17000 pieds. Un avion du groupe ne rentre pas. Dix minutes avant l'objectif notre avion est attaqué par un chasseur. L'ayant vu à temps, je déclenche les "CORKSCREWS" qui gênent le chasseur qui nous manque. Au moment ou le bombardier fait sa visée, un deuxième chasseur se présente assez loin. Je fais le commentaire habituel: (chasseur à 18h00 au -dessus, vient vers nous, pilote préparer "CORKSCREW" gauche). Je répète plusieurs fois corkscrew gauche, corskcrew gauche. Le navigateur devait,comme d'habitude, rassembler ses crayons. Le MESSERSCHMITT 109. grandissait dans mon collimateur à la bonne distance entre les deux repères. Je donne le GO pour "CORKSCREW" gauche. Le bombardier de son côté annonçait: " Bombes Gone" pendant que la bombe d'une tonne et les 900 bombes incendiaires commençait leur trajectoire. Le "H" du Capitaine COCHO sera encore attaqué 10 minutes après l'objectif, la vigilance de son mitrailleur-arrière, le sergent SEMAIL lui permet à nouveau de s'en tirer. Atterrissage, débriefing comme d'habitude, repas au Mess, le site du 346 squadron; le lit et la bonne nuit réparatrice, heureux de s'en tirer une fois de plus.

CHEMNITZ LE 14 FEVRIER 1945.

8h30 de vol de nuit à 20 000 pieds, soit 6 600 mètres d'altitude. Je dois dire ici que la température baisse régulièrement de 7°5 tous les 1000 mètres si l'isotherme zéro est au sol, mathématiquement il y a -49°5 à notre altitude. Imaginez un instant une personne dans sa boule de plexiglas appelée tourelle arrière, seule à l'extérieur de l'avion par une telle température dans un ciel zébré par les phares , ayant l'oeil sur l'extérieur et l'autre sur le débimètre d'oxygène, son mini manche à balai en main lui permet de tourner sa tourelle dans tous les sites et azimuts, le pouce sur le bouton prêt à actionner ses quatre mitrailleuses de calibre 7,7 tirant 1 200 coups minute, relié à son équipage uniquement par la radio de bord. Ceci dit, comme d'habitude, un chasseur ennemi de service ce jour là se présenta à bonne distance. Une bonne rafale de mes pétoires, il dégagea nous évitant ainsi le "CORDSCREW" de rigueur. A part cet intrus, le reste de la mission se déroula sans problème. Nous venons cette nuit là, avec 304 bombardiers, de porter aide aux troupes soviétiques engagées pas très loin. Onze avions sont du groupe "GUYENNE" qui enregistre à cette date sa millième sortie. Tous ces renseignements ont été recueillis dans le journal de marche du groupe "GUYENNE".

Pendant ces longues heures de solitude dans ma tourelle arrière de notre avion, il m'arrivait souvent de penser au pays, ainsi qu'à ma petite amie ADRIENNE qui, sous l'occupation dans le Nord de la France, entendait toutes les nuits le ronronnement ininterrompu des 500, quelquefois 800 avions passant au dessus de sa tête en direction de l'Allemagne nazie. Elle était loin de penser que son petit cavalier du bal de fresnes "cravatte à petit pois" comme elle le surnommait, était dans ces avions: elle ignorait, comme mes parents d'ailleurs, que parmi ce flot d'avions il y avait des quadrimoteurs aux cocardes tricolores portant la croix de Lorraine sur leur fuselage qui continuaient la guerre.

PUIS CE FUT WUPPERTAL LE 13 MARS 1945.

5h55 de vol, altitude 18 500 pieds. Ayant la suprématie de l'Air, les missions se faisaient maintenant de jour avec beaucoup moins de risque de collision. En rentrant dans le briefing room, qu'elle ne fut ma surprise de voir que le fil rouge tendu sur la carte d'Europe matérialisant la route à suivre jusque la "Targuet". L'objectif passait par mon petit village de BRUAY-SUR-ESCAUT. Nous étions le 13 Mars 1945, il venait d'être tout juste libéré. Sans perdre un instant, je rédigeais une lettre destinée à mes parents, un parachute fabriqué à la hâte avec mon mouchoir, un peu de leste fait de quelques bouts de ferraille récupérés par les mécaniciens de piste, le tour était joué, il n'y avait plus qu'à attendre la visée du bombardier et son GO pour lancer la missive de ma tourelle, que j'avais tournée dans le vide, en ouvrant la porte d'évacuation. Après une mise en direction comme pour un bombardement, ce fut le GO historique pour moi j'ai toujours chez moi en bonne place ce petit parachute improvisé.

J'ai appris par la suite que mes parents avaient reçu ma lettre 30 minutes après le largage. Ils étaient sans nouvelles depuis mon départ, presque 5 ans; le Nord classé en ZONE INTERDITE, les nouvelles ne parvenaient pas.

Le retour se faisait sans ennui, ELVINGTON  en vue, atterrissage, le Runn Way jusqu'au dispersal et là, quelle surprise..! L'AIR COMMODORE (Général de brigade) A. WALTER, Le Manchot, comme on l'appelait chez nous (il avait perdu un bras en opération), accompagné de mon bon copain KANNEN que l'on croyais disparu, deuxième surprise. Quand le Manchot se déplaçait, c'était pour annoncer lui-même (et il y tenait beaucoup) "vous avez terminé votre tour d'opération", félicitations et ambrassades. Pas besoin de vous décrire notre joie, je me jetais dans les bras de KANNEN, il m'expliqua qu'il s'était évadé d'Allemagne, avait rejoint l'Angleterre et qu'il avait profité de l'avion du Commodore pour rejoindre ELVINGTON, il tenait lui aussi à être présent pour l'évènement.

Inutile de vous préciser que le Whisky coula à flot dans le petit bistrot du village, la guerre était finie pour moi. Je rendais au magasin vêtements de vol, moumoute, bottes ect... Je revendais la moto à un copain et le 29 Mars 1945 je fus mis en route sur le dépôt des disponibles de MEUDON France, une permission de deux mois me fut accordée et je pris la direction du Nord.

CAZAUX-L'ALGERIE

Le 19 novembre 1948 je suis affecté à la base école de CAZAUX afin d'obtenir mon brevet de navigateur commandant d'avion.

De nouveau me voici élève et confronté chaque fin de semaine aux examinateurs. Tests écrits sur les matières enseignées, vols de jour, de nuit ou je retrouve dans mon sextant Bételgueuse, Véga la plus brillante, Uranus et les autres. La navigation astro m'interessait beaucoup mais allait peu nous servir dans nos missions de transport. Enfin c'était au programme, il fallait s'y plier. Après un an de bachotage, un examen final, réussite et affectation le 24 novembre 1949 au groupe de transport 1/62 en ALGERIE stationné sur la base de MAISON-BLANCHE. Je suis alors commandant d'avion en titre. Nos missions consistent à ravitailler en viande, légumes frais, fruits et courrier les postes les plus reculés au Sahara: SEBHA à la frontière Libyenne, FORT TRINQUET, TINDOUF et bien d'autres encore. Cette fois ma famille n'a pu me suivre à Alger, la séparation est bien dure à vivre. Affecté en INDOCHINE, je fus mis en permission du 8 Août 1950 au 20 septembre 1950.

LA CAMPAGNE D'INDOCHINE

Je rentrais en France et retrouvais ma petite fille qui avait augmenté d'une unité, une seconde petite fille prénomée Michele était née en mon absence. Je profitais à fond de ma famille sachant que j'allais partir pour l'INDOCHINE en guerre. Ce jour fatidique arriva et c'est dans les pleurs que l'on se séparait. Je pris la direction de MARSEILLE avec un précieux talisman fait d'une epaisse boucle de cheveux blonds de ma deuxième petite fille MICHELE que j'avais placée dans une pochette transparente et qui ne m'a jamais quitté pendant mes 296 MISSIONS de guerre. De temps en temps, dans les moments de cafard, je la regardais et mon imagination m'emmenait auprès d'elles.

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FELIX ROUSSEL

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On aperçoit sur le pont du paquebot les groupes de militaires probablement vers l'INDOCHINE.

Arrivé à MARSEILLE, je retrouvais le camp de Sainte Marthe, base de transit. Je fit la connaissance du Capitaine CHINE, du Lieutenant FILLETAS et nous embarquons sur le FELIX ROUSSEL, magnifique navire flambant neuf des Messageries Maritimes, effectuant son premier voyage publicitaire pour l'extrême-Orient avec à chaque escale réception  des notables qui rendaient l'invitation au Commandant, à laquelle il nous invitait tous les trois. C'est vous dire que la traversée (23 jours de mer) fut très agréable avec en plus les relations du Lieutenant FILLETAS, à savoir le premier Maître d'Hôtel des premières, le premier Barman des secondes et un troisième de ses copains qui lui n'avait pas eu d'avancement, il était resté garçon de cabine.

FIFI, comme il nous demandait de l'appeler, avait fait l'école des mousses de Saint-Mandrier sur Mer, près de toulon, il retrouvait à bord ses copains de promo ayant évolués au sein de la Marine Marchande alors que lui était passé dans l'Armée de l'Air.

Pas besoin de vous dire que le premier Maître d'Hôtel des 1er classes nous gâtais. Droit comme un I majuscule dans sa redingote en queue de pie, noeud papillon noir bien calé sur plastron blanc, serviette blanche savamment pliée sur l'avant bras gauche, la tête haute, il dirigeait d'un simple regard perçant ses serveurs. C'est de cette façon qu'il faisait rapidement remplacer les bouteilles vides de grand cru Pomerol, Saint-Emilion sur notre table occupée par le Capitaine CHINE, le Lieutenant FILLETAS, le Lieutenant SEMAIL et un aumônier de la Légion Etrangère dont j'ai oublié le nom. Quatre bons vivants qui arrivaient avec facilité déconcertante pendant le déjeuner et aussi le dîner à écluser chacun leur bouteille de Bordeaux.

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FRANCHE-COMTE

Enfin après vingt trois jours de mer, le FELIX ROUSSEL entre dans le port de SAÏGON, nous sommes le 15 Octobre 1950. J'arrive le 23 Octobre 1950 au groupe de transport 2/62 FRANCHE COMTE stationné sur le terrain de BACHMAÏ au NORD TONKIN.Sans perdre de temps, le patron m'envoie en double faire une évacuation sanitaire à LAO KAY situé sur la rivière Noire, à la frontière chinoise. A l'atterrissage, en bout de piste, des blessés sur civières attendent avec un groupe de tirailleurs marocains commandé par un sergent-chef français, tous vachement barbus, en piteux état et pour cause, ils viennent de passer presque deux mois en brousse chinoise pour rejoindre les troupes françaises. Ici je dois citer une anecdote surprenante: ce groupe d'une douzaine de personnes, heureux de se retrouver en territoire ami, arrosaient à leur façon cet évènement.

Pour ce faire, le sergent-chef, avisant une boite métallique ovale de grande capacité ayant contenu du corned-beef, encore imprégnée de graisse, la tendit à l'un de ses hommes en disant "Ahmed, trouve moi de l'eau". Ahmed, très consciencieusement plongea la boite dans une ornière proche, la remplit d'eau de pluie puis l'apporta à son chef. Celui-ci sortit de je ne sais ou une bouteille de Pernod qu'il vida entièrement dans la boite, mélangea le tout et la tenant entre ses deux mains me dit "à vous l'honneur mon lieutenant". En une fraction de seconde dans ma tête je me dis: " tu prends ou tu refuse? Toujours pour l'exemple, j'étais lieutenant, j'acceptais et je m'exécutais. Tenant ce récipient  à hauteur de la bouche, soufflant à pleines joues pour éloigner les fétus d'herbes sèches qui nageaient en surface, je bus une gorgée de ce breuvage puis je passais au sergent-chef qui goulûment avala de nombreuses gorgées, le passa ensuite à ses hommes qui burent à leur tour, tous marocains et croyez-moi, ce jour là Allah fut très tolérant.

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De gauche à droite:

Debout:

Léonce SEMAIL (Cdt d'avion), Noël MOTRONI, ??, ??, ??, ??.

Françis FERRENTI, ??.

(Source: François de PREMONT)

(collection: Leonce SEMAIL)

Leur chef m'expliqua que pour survivre ils se nourrissaient de pousses de bambou et buvaient l'eau récupérée dans les ornières, évitant les postes chinois, marchant la nuit, se cachant le jour. Pour ma première mission d'accoutumance, c'était pleinement réussi ! Le cérémonial de l'apéro terminé, on embarquait tout ce monde dans la JULIE (Junker 52) et décollage pour HANOÏ ou après 1h45 de vol, on se posait à BACHMAÏ, remerciements et adieux, je prenais congé de mes premiers passagers. Comme pour mes missions sur l'Allemagne, je ne citerai que les plus marquantes des 296 MISSIONS EXECUTEES EN INDOCHINE EN 18 MOIS.

Notre base située à 10 Kms au Nord de la ville d'HANOÏ était assez bien défendue; un réseau de frises barbelés de 10 mètres de largeur parsemé de ci de là de mine anti-personnel et de MIRADORS la ceinturait, complété par des câbles extrêmement tendus le long desquels, la nuit, des chiens genre berger allemand pouvaient en circuler. Ce qui n'empêcha les Viets de nous faire sauter trois avions en une nuit.

Une tour de contrôle judicieusement placée et une série de bâtiments abritaient le bureau des OPS avec la carte du Tonkin, son grand tableau noir et quelques sièges. La salle des parachutes, la salle de repos avec ses jeux (cartes, dominos, fléchettes). Les mess, les hangars de maintenance et les logements des sous-officiers. Pour les officiers, des villas réquisitionnées, dispersées au quatre coins de la ville, dans lesquelles nous nous installions par affinité avec une occupation de deux personnes par chambre.

Je partageais la mienne avec le lieutenant MARTIN Léon. Lorsque je pris possession de ma chambre, on me demanda: " voulez-vous un matelas de crin ou un tobler ? " "Qu'est-ce que vous entendez par tobler?" " C'est un matelas fait de gros bambous refendus, placés dans une très forte toile donnant l'aspect de plaques de chocolat tobler". Après l'avoir testé, ma préférence se porta sur le crin de beaucoup plus confortable. Une moustiquaire absolument indispensable complétait la literie.

Bombardements, parachutages, largages de parachutiste, évacuations sanitaires se succédaient avec très souvent plusieurs décollage par jour. A cette cadence, certains équipages épuisés étaient envoyés en repos à VATCHAÏ en baie d'Allongue. Ce fut notre cas, quel plaisir de pouvoir faire la grasse matinée.

Le repos terminé, je fais un transport HANOÏ-SAÏGON, 6h30 de vol. Arrivé à TON SONHUT, base militaire de Saîgon, Ho! Surprise, je suis accueilli par le Colonel COCHO, commandant la base, mon pilote de la Royale Air Force. Nous sommes tombés dans les bras l'un de l'autre et après une étreinte à en perdre le souffle, il me félicita pour mon grade, je lui retournais les miennes.

Mangeant à sa droite au Mess, il me présenta à ses adjoints et traditionnellement, la bouteille de champagne fut débouchée au coupe-coupe. Le lendemain, retour au Tonkin avec escale à DALAT pour embarquer deux équipages au repos.

29 Juin 1951, funeste journée. Notre commandant PAOLI, ancien du groupe Lorraine en Angleterre, commandant le groupe Franche-Comté, avec qui j'avais volé au Bourget en 1946, est touché par la D.C.A. Viet et pique vers le sol sans pouvoir redresser. Une boule de feu au sol et tout l'équipage y laissa sa vie. Mon ami, le lieutenant MARTIN, ailier droit du commandant est touché de plusieurs éclats.

Le 8 janvier 1952, évacuation sanitaire sur HOA-BINH. Je suis le premier avion à me poser, la base a été bombardé toute la nuit, un seul parking en bout de piste. Comme d'habitude, un nombre de brancards occupés par de grands blessés, d'autres assis attendent, c'est alors qu'un violent tir de mortiers nous tombe dessus. Je dis au mécanicien de mettre les moteurs en marche pendant qu'aidé du radio, nous chargeons les blessés rapidement en nous baissant à chaque explosion; les tirs se rapprochent de plus en plus, enfin le dernier blessé chargé on roule pour le décollage, heureux que la piste ne soit pas touchée. Je vois un deuxième avion en tour de piste, je l'appelle en VHF, pas de réponse, j'appelle l'Etat-Major et lui demande d'interdire tout atterrissage à HOA-BINH. Pendant que je prenais de l'altitude en vol circulaire pour sortir de la cuvette, je vois le deuxième avion se ranger au parking, à peine rangé les explosions au sol reprennent, une grosse boule de fumée noire monte vers le ciel. Les Viets ont fait mouche.

Le 11 Mars enfin ma 296 ème et dernière mission. Le 13 avril 1952 je quitte le Tonkin par avion d'Air France, mis en congé de fin de campagne du 15 avril 1952 au 25 juillet 1952. Je retrouve ma famille. La chance ma sauvé encore une fois, 4 nouvelles citations s'ajoutent à ma croix de guerre.

(source: DE L'OMBRE A LA LUMIERE Autobiographie de Léonce SEMAIL)

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L'EVACUATION 

LOBELLE PIERRE

Quelques mois avant son départ il assista au terrible bombardement d'ABBEVILLE du 10 mai et ensuite du 20 mai 1940

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Abbeville 20 mai 1940:

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Abbeville 20 mai 1940:

 

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Abbeville 20 mai 1940: soldats Allemands,panneaux route de Rouen/Dieppe.

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Abbeville 20 mai 1940: Palais de l'auto Renault Geudet Frères

Fevrier 1941 prévenu par une secrétaire de la Mairie d'Abbeville que je suis désigné en tête de liste pour partir en Allemagne, je décide immédiatement de partir en zone libre pour rejoindre une unité combattante.

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Abbeville, Paris, Tours, Cormery et Reignac, Loches, Chateauroux la Martinerie, Salon-de-Provence, Marseille St Marthe.

Partant d'Abbeville,Paris,et Tours, et de passer la ligne de démarcation entre Cormery et Reignac, a environ 34 km de Tours. En arrivant à Cormery, une dizaine de jeunes sont arrêtés par les gendarmes Allemands, devant moi.

Le patron du café de l'arrêt de bus me cache dans sa cuisine, en attendant l'arrivée du passeur, pour me rendre à Reignac et ensuite je suis caché dans une grange à Loches, un vehicule de la base Aérienne de Chateauroux la Martinerie, me transporte à la base. Après 4 à 5 jours, direction Marseille St Marthe, pour souscrire un engagement volontaire de 4 ans, au titre de la loi du 11.01.1941 en qualité de soldat de 2ième classe, à compter du 27.02.1941, pour la base Aérienne de Blida. Embarqué à Marseille. Débarqué le 24.06.1941. vient du centre d'instruction  de ZAGHOUAN- Affecté au groupe de reconnaissance 2/33. Pris en compte le 08.09.1941.

Le G.R.2/33 fait mouvement le 08.11.1942 sur DJEDEÏDA (TUNISIE) le 16.11.1942.sur BISKRA puis sur AIN BEÏDA le 21.11.1942. sur COLBERT (TC) le 05.01.1943 sur LAGHOUAT (sud Algérie) et passe le territoire sud Algérien a/c du 05.01.1943.

Affecté à la Compagnie de l'Air N°12 par note N° 1108/1B/du C FAA/ du 15.02.1943. R.D.C. du G.R.2/33 le 01.09.1943. Affecté D.P. BLIDA à compter du 01.05.1943. Rayé a la Compagnie N° 12 à/c du 01.05.1943. rentré à l'hopital, affecté 442.Affecté C.D.P. disponible. Affecté au CFPNA a CASABLANCA 02.09.1943. arr. ALGERIE. Rejoint le CFPNA le 16.09.1943. et pris en compte le 16.09.1943.

Petite anecdote conçernant son engagement a Sainte Marthe en 1941, par un Sergent/Chef. de la Légion Etrangère qui leur fit signé leur affectation pour la base de Blida pour une durée de 4 ans, leur disant que la guerre durerai encore au moins 4 ans, il n'avait pas tort. 

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Départ de Marseille direction Alger pour la base Aérienne de Blida, mais en cours de traversée contre-ordre direction Tunis. Sous-marin Italien en patrouille en mer Méditérrannée obligea le paquebot a se dérouter vers la tunisie. 

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Insigne du 2/33 a Tunis El-Aouina

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Avant son passage aux Groupes Lourds le 2ième classe LOBELLE fonction infirmier au 2/33, avec le Capitaine CANTONI. Qui deveindra le médecin de la base d'ELVINGTON

de gauche a droite:

N°1 Slt. HEURTEAU. Pilote de chasse touché en combat rentre a la base et s'écroule sur son manche.

N°2 LOBELLE Pierre. N°3 PAGES. mitrailleur du Colonel CITROËN du groupe "LORRAINE" F.A.F.L. N°4 PETSOUNIS. (assis)Legion étrangère non retenu dans l'Armée de l'Air. 

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Mise en route sur l'Angleterre le 28.11.1943. et R.D.C. du CFEPN le dit pour Embarqué à Alger le 29.11.1943. Débarqué à LIVERPOOL le 10.12.1943. Nommé au grade de Caporal le 06.05.1944. par ON N°29 du 23.05.1944. nommé au grade de Sergent ON N°3 en date du 04.07.1944 à compter du 30.06.1944.

 

Embarquement à Alger Zéralda: le 28.11.1943 vers l'Angleterre sur le Scythia, arrivé a Liverpool après 15 jours de mer avec les sous-marins aux fesses. 

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CUNARD R.M.S. SCYTHIA  19.930 TONS. 

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Photo prise en 1945

Mitrailleur-arrière: Sgt. LOBELLE Pierre Equipage du S/Lt de MIRAS

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(collection: André HAUTOT)

R.A.F. FILEY. 23. I.T.W. "4 FLIGHT" 30 AVRIL 1944

Le Sgt. LOBELLE. Pierre. le premier a gauche au troisième rang

Affecté 20° O.T.U. à compter du 12.09.1944. Muté base 74 mis en route le 29.12.1944. Muté RUFFORTH 1643 CU le 07.02.1945.Muté ELVINGTON S.G.U 3/47 premiere. Escadre G.B. 1/25 le 27.03.1945. 

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INSIGNE 1/25 "TUNISIE"  

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 BREVET:MITRAILLEUR       

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WELLINGTON

20° O.T.U. 28.10.1944 WELLINGTON XLP 672

Sgt/C. COMTE

Une fin tragique, le Sgt/C COMTE avait la même chambre (tonneau) que le Sgt. LOBELLE et lors d'un retour de mission d'entrainement, en faisant le tour de l'avion, le pilote Sgt/COMTE est tué par l'hélice d'un des moteurs, il est 0h.30. Le Sgt LOBELLE le prit dans ses bras lui tenant la tête et lui disant tu vas t'en sortir COMTE tu vas t'en sortir, mais le Sgt/C COMTE lui répondit je suis foutu LOBELLE je suis foutu.

EQUIPAGE DU SOUS-LIEUTENANT de MIRAS

GROUPE 1/25 "TUNISIE" 

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de gauche a droite sur la photo:

Radio: Sgt. LETOUBLON.Mitrailleur-supérieur: Sgt. BERGES Pierre. Pilote: S/Lt de MIRAS. Navigateur: S/Lt. BLANCHIN. Bombardier: Sgt/C. BRUN. Mitrailleur-arrière: Sgt. LOBELLE Pierre. Mécanicien: Sgt. PICOT.

CITATIONS

Jeune équipage plein d'allant qui vient d'éffectuer plusieurs missions de bombardement de jour et de nuit sur des objectifs particulièrement défendus de l'Allemagne.Par sa maitrise et son calme, malgré une forte concentration de Flak, a obtenu d'excellents résultats en bombardants dans la nuit du 8 avril 1945 un objectif du nord de l'Allemagne défendu par une chasse active. Ordre n° 21 du 05.06.1945. n° 1736 (GB) Le Lt Colonel VENOT. Cdt. R.A.F. Station d'ELVINGTON Cité à l'ordre de la brigade Aérienne.

 

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ELVINGTON

De gauche a droite:

Mecanicien: Sgt. PICOT. Mitrailleur-supérieur: Sgt. BERGES. Mitrailleur-arrière: Sgt. LOBELLE. Pierre. Radio: Sgt. LETOUBLON. Navigateur.S/Lt. BLANCHIN. Bombardier.Sgt/C. BRUN.

Photo prise par le S/Lt de MIRAS. Pilote.

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Embarquement pour une mission de l'Equipage du Sous-Lieutenant de MIRAS

De gauche a droite:

Mitrailleur-supérieur: Sgt. BERGES. Radio: Sgt.LETOUBLON. Mécanicien: Sgt. PICOT. Navigateur: S/Lt. BLANCHIN. Mitrailleur-arrière: Sgt. LOBELLE. Bombardier: Sgt/C. BRUN.

Photo prise par le Pilote: S/Lt de MIRAS

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Le Mitrailleur-supérieur: Sgt. BERGES. dans la tourelle arrière du HALIFAX.

 

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En permission a Londres TRAFALGAR SQUARE en 1943

de gauche a droite:

N°1 ??. N°2 Mitrailleur-arrière: LOBELLE Pierre. N°3 Mitrailleur Aéro-naval: BIRIBI. N°4 Recherche sous-marine Aéro-naval: BEN SOUSSAN.

 

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Tour de controle de la base d'ELVINGTON le 20 octobre 1945. Avec une explosion de joie pour prendre la photo, on aperçoit en bas a gauche les quatre navigants de l'équipage du S/Lt de MIRAS. Mécanicien: Sgt. PICOT. Mitrailleur-supérieur: Sgt. BERGES. Mitrailleur-arrière: Sgt. LOBELLE. Pierre. Bombardier: Sgt/C. BRUN.

www.yorkshireairmuseum.co.uk

 

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DAILY EXPRESS

Elvington (Yorkshire) le 89 mai 1945 - Les Groupes Lourds ont fini leur beau travail. Nous avons essayé de faire quelque chose durant ce mois de guerre pour nous 5 missions... et une croix de guerre.

Dédicace de l'équipage.

(collection: Claude de MIRAS)

 

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RETOUR MERIGNAC G.B. 1/25 "TUNISIE"

Muté G.B. 1/25 à BA. MERIGNAC le 29.03.1945. Note n° 3710/ G.B. du 09.10.1945.

Rentrant d'Angleterre avec son unité par la voie des air - passe par changement de dénomination du G.B. 1 (Grande-Bretagne) à la 20e Escadre de bombardement lourd le 01.11.1945. MO. N° 7070/EMSA/1/0 DU 15.11.1945.

 

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(L'OPS N°12 OCTOBRE 1994)

Rengagé le 19.06.1946 pour six mois à terme résiliable à/C du 01.05.1946. En qualité de Sergent au titre du PN. A souscrit le 17.01.1947. devant le CO. de Bordeaux un rengagement résiliable de six mois au titre de la loi du 31.03.1928. pour servir comme Sergent dans le corps du PNNS à compter du 01.11.1946. Affecté service généraux de la 21e Escadre à/C du 27.02.1947.

Inscrit au tableau d'avancement année 1947 pour le grade de Sergent/chef (service général).Rengagé à l'intendance de l'air de Bordeaux le 01.05.1947. Pour un an à terme en qualité de Sergent du service général.

Nommé au grade de Sergent/Chef à/C du 01.03.1947. au titre du service général rengagé à l'intendence de l'air de Bordeaux le 17.03.1948. à compter du 01.05.1948.

Pour un an à titre fixe en qualité de Sergent/Chef. au titre du PNNS. service général - affecté à S/GMMTA (extrême-orient) via B.T.A. 247 Marseille par R.D.C. de la 21e EB  le 21.12.1948.

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Arrivé et pris en compte à la B.T.A. 247 Marseille le 12.11.1948. Embarqué sur S/S MARECHAL JOFFRE le 11.01.1949.

Une indication sur les photos on aperçoit les groupes de militaires sur le pont du paquebot vers l'INDOCHINE ???

 

 

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    MARECHAL JOFFRE

      MESSAGERIES MARITIMES

Débarqué à SAÏGON le 09.02.1949. Affecté C.A.A. 2/217 à/C du 12.01.1949. Affecté G.T. 2/244 Anjou par A.M. N°786/S/ G.M.M.T.A./1/du 15.02.1949. Arrivé et pris en compte au G.T. 2/64 ANJOU à/C du15.02.1949.

 

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Les Officiers du Groupe Anjou à Saïgon en 1949/1950, Tan Son Nhut.

(collection: André GUEDEZ)

De gauche à droite:

N°1 Georges MARTIN, N°2 Lt MONTARY, N°3, N°4 Lt LAGOUTTIERE, N°5, N°6, N°7, N°8 Lt LEGER, N°9, N°10, N°11, N°12, N°13 Lt DELMARES, N°14, N°15, N°16 Cdt GENTIL, commandant du Groupe Anjou, N°17 Cdt BECAM, commandant en second du Groupe Anjou, N°18 Cpt DEFENDI, N°19, N°20, N°21, N°22 Cpt DEUIL, N°23 Lt GUEDEZ, N°24 Lt CROZIAT, N°26, N°27, N°28 Lt DARRIBEHAUDE.

 

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2/64 ANJOU "FEU"

Fin 1947, après relève de la 2ième Escadre de Chasse par la 4ième fin novembre, les Forces Aériennes sont ainsi réparties : Au TONKIN: le Groupe de transport "Tonkin" Ju-52 et une escadrille de 8 Spits IX du Groupe LAFAYETTE. En ANNAM: 6 patrouilles, soit 12 Spits, des groupes LAFAYETTE et DAUPHINE. En COCHINCHINE: 12 Spits du DAUPHINE et les Groupes de Transport 1/64 "BEARN" et 2/64 "ANJOU".

Dés juillet 1949, des renforts furent acheminés. La 5ième Escadre de Chasse, Groupes I/5 et II/5, sur BELL-P63 KINGCOBRA, fait mouvement de Sidi-Ahmed (TUNISIE) par voie maritime à SAÏGON/TAN-SON-NHUT pour rejoindre HANOÏ en novembre. Le transport est renforcé par l'arrivée du II/62 "FRANCHE-COMTE" avec 20 TOUCANS. Arrive également en Novembre le G.C. II/6 NORMANDIE-NIEMEN et ses P.63 KINGCOBRA. Au 4ième trimestre 1949, l'aviation connut une activité considérable, malgré le mauvais temps, pour tenter de stopper l'offensive du VIETMINH au TONKIN ou de nombreux postes étaient encerclés (régions de LAÏ-CHAU, CAO-BANG, LAO-CAÏ, LANG-SON).

 

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Le Groupe Anjou Base de Saïgon, Tan Son Nhut, 1949/1950.

(collection: André GUEDEZ) 

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Affectation  groupe "ANJOU" Chef de garage exploitation.

Après les Groupes Lourds, l'Indochine Sgt/C. LOBELLE Pierre. à TAN-SON-NHUT la plaine des tombeaux Base de SAÏGON  au 2/64 ANJOU.

En Décembre 1954, l"ANJOU" reçoit la Fourragère de la Légion d'Honneur des mains du Général JOUHAUD.(Petite anecdote: le Général JOUHAUD était l'oncle de Jacques JOUHAUD. Mécanicien: "moteur""avion" sur la base d'ELVINGTON en Grande-Bretagne "voir récit dans la Mécanique à ELVINGTON". ) commandant l'Air Extrême Orient et du Colonel NICOT, Commandant le S/GMMTA, et la garde du drapeau de la 64 ième Escadre.

A partir de fin mai 1955, le 2/64 commence à faire mouvement sur blida, de nouveau par sections de 4 avions. La soute des "Nord" est remplie jusqu'au plafond, et nos camarades "rampants", promus au titre de "PAX" voyagent dans des conditions peu confortables.

C'est le 13 juillet 1955 que prend fin définitivement l'épopée Indochinoise de l"ANJOU". Le Nord 2501 numéro 27, décolle le dernier de Tan-Son-Nhût,piloté par votre serviteur Cpt. MAYET. Pierre. De nouvelles opérations se profilent à l'horizon.

(source: Ancien de l"ANJOU" 1948/49-1954/55 Capitaine.(ER) Pierre MAYET)

Admis dans le corps des sous-officiers de carrière à compter du 30.12.1949. Autorisé à prolonger son séjour colonial de 3 mois à compter du 10.02.1950.

Fin de séjour, muté au C.A.A. 217 (personnel transit) mis en route le 07.05.1950. Rayé des controles du G.T. 2/64 le 08.05.1950. Dirigé sur le G.M.M.T.A. Paris pris en compte au C.A. 217 à compter du 08.05.1950. Rapatrié par voie aérienne le 10.05.1950. Rayé des controles du C.A. 217 le 15.05.1950. Arrivé à Paris le 12.05.1950. Affecté Det Air 2/124 le 20.07.1950.

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Base de RABAT. Maroc

Sgt/C. LOBELLE. Pierre.  Cpt. ???  Sgt. DEFONTAINE.

Embarqué par voie Aérienne le 27.07.1950. Arrivé le 08.07.1950 à Air Maroc à RABAT. Affecté au B.A. 1/151. arrivé et pris en compte le 03.08.1950. Muté aux écoles Air Maroc à RABAT par AM. N° 6073/SPAA/2/ du 27.06.1950. Nommé au grade d'Adjudant à/C du 01.06.1951.

Affecté au groupe de chasse de nuit "LORRAINE". Rayé des controles du bataillon 1/151 le 01.08.1951. Arrivé et pris en compte au groupe de chasse de nuit 1/131 le 01.08.1951. Détaché au C.I.C.O.A. 930 Dijon pour suivre stage de controleur adjoint d'opération aérienne (B.S.) à mis en route par voie aérienne le 08.02.1952. Débarqué à Paris le dit jour stage terminé le 05.05.1952.

Rejoint le groupe de chasse de nuit 1/131 "LORRAINE" à Tours. A l'issue du mouvement de cette unité prévue par la D.M.N. Affecté 7° D.A. N°901 à Versailles. Mis en route et rayé des controles le 01.08.1952 du groupe de chasse 1/131 "LORRAINE".

 

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B.A. 922 DOULLENS ANNEE 1953.

De gauche a droite:

Adjt/C. BRAULT.  Sgt/C. HEZETTE.  ??.  ??. ??. ??. ??. ??. Adjt/C. LOBELLE Pierre. Lt. MORENVILLIER. Adjt. TROUILLEZ.  ??.

Arrivé à la station radar 12/901 DOULLENS le 01.08.1952.Pris en compte à la station à/C du 01.08.1952.

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B.A. 922. DOULLENS

De gauche a droite: a partir du haut.

Rang du haut.

Lt. SIRE. Adjt/C. LOBELLE.Pierre. Adjt. FORTIN. Sgt. BRIER. Sgt. FRANCOIS. Sgt. HOUDE. Sgt. LEFEBVRE. Sgt. LAGNY. Sgt.FERNAGUT. Sgt. NORMAND. Sgt. THOS. Sgt. DURAND

Rang du bas.

Sgt. DAVIAUD. Sgt/C. NIQUET. Sgt/C. LOMBARD. Sgt/C. DURAUDE. Sgt. COCAIGNE. Sgt. HAZARD. Sgt. MARION. Sgt. JANIN.

 

 

Reclassé automatiquement sous l'indice 32.17 à/C DU 01.01.1954. Passe par la réorganisation de la SMR/2/901/ à la BMR 20/901 à compter du 01.01.1954. Inscrit au tableau du concours pour la médaille militaire au titre de l'année 1955 par décision en date du 05.08.1955. Au titre de l'année 1955 par décision en date du 05.08.1955 de M. le Ministre de la défense Nationale et des F.A. Nommé au grade d'Adjudant/Chef à/C du 01.09.1955.

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Adjt/C. LOBELLE PIERRE porte drapeau de la base aérienne de DOULLENS.

Reclassé 72 00 à compter du 01.04.1958. Passe par changement de dénomination de la S.M.R. 20/911 du C.C.D. 20/911 à compter du 01.08.1958. Passe par réorganisation du C.C.D. 20/911 au C.C.D. 20/922 à compter du 01.04.1960.

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BASE AERIENNE DE DOULLENS

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B.A. 922 DOULLENS.

De dos le Capitaine LOBELLE. Cdt. MOEHRING. Col. GROUSSET. Major. HAZARD.

Passe par réorganisation  du C.C.D. 20/922 au C.D.C. 20/922 à compter du 01.10.1961.(par G.M.G. 40-922) passe par réorganisation du code de gestion 02 (2e R.A.) au code de gestion 40 (Cdt des bases de défenses aérienne à compter du 01.10.1961. 

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A droite signature du Colonel GROUSSET  ensuite GENERAL.

BASE AERIENNE DE DOULLENS

de gauche a droite sur la photo:

                Cdt. (R) SANSELME. Cpt. (R) LOBELLE. Pierre. Adjt. (R) DELBE. Cdt. RAGUET. Col. (R) CRINON. Major. (R) DURAUDE. S/Lt. (R) RIFFAULD. Major. HAZARD. Cdt. (R) LEPRETRE. Adjt/C. (R) RECOURA. Col. GROUSSET. (Cdt. de la base). Cdt. (R) MOEHRING. Col. (R) MARRIL. Major. LEBRETON. Major. (R) LOMBART. Adjt/C. (R) BACQUET.

Le colonel MARILL. Pilote de chasse au groupe 1/7 Bizerte Sidi-Hamed Cdt. de la base sur Dewoitine 520. 

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Mémoires du Général GROUSSET.

Inscrit au tableau d'avancement de l'année 1962 pour le grade de sous-Lieutenant d'actif corps des officiers des bases de l'air. Nommé au grade de sous-Lieutenant à compter du 01.04.1962. Corps des officiers des bases de l'air Affecté C.F.A.C.O.A. 00345 ETAMPES par message mis en route et rayé des controles du C.D.C. 20/922 DOULLENS le 12.06.1962.

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Base Aérienne:Centre de détection et de contrôle 5/922 DOULLENS

Définition héraldique:

"Chouette de sable et or,allumé de sinople empiétant de sa serre dextre un écusson d'azur".

Symbolisme de l'insigne: L'insigne du CDC de Doullens comprend les éléments symboliques suivants.

-Une chouette, oiseau de proie nocturne aux facultés visuelles exceptionnelles, évoquant les capacités étendues de surveillance du CDC.

- 3 serres or symbolisent les 3 escadres de défense aérienne (10e EC de Creil, 12e EC de Cambrai, 30e EC de Reims) dont le CDC contrôlent journellement les mouvements.

- La dernière serre noire représente la menace aérienne tentant de pénétrer l'espace aérien matériel par un simple écusson bleu.

- La disposition des 4 serres évoquent une interception d'aéronef hostile et, plus largement, la maitrise du ciel.

(source: Le S.H.D.)

Aprés 55 ans de surveillance de détection et de défense Aérienne le détachement Air (D.A.) 922 "RENE DOUMER" de DOULLENS (somme) à été dissous le samedi 1er juillet 2006.

 

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De gauche a droite:

Cpt. MOEHRING, Lt Casimir RUFFINEL, ??, Cpt. LEPRETRE, Cpt. LOBELLE Pierre, Col. GROUSSET (Cdt de la base de Doullens) Major. LEBRETON, Major. HAZARD.

Tous controleurs d'Opérations Aérienne.

Arrivé et pris en compte au CFACOA /345 (Administre par le C.A 2/251 Étampes le 12.06.1962. Nommé Lieutenant à compter du 01.04.1964. Corps des officiers de l'Air affecté au CDC 20/943 Nice M. et R. et rayé des contrôles du CFACOA 345 le 03.08.1964. Arrivé et pris en compte à la B.A. 943 le 03.08.1964. au CDC 05/943 le 03.08.1964. Nommé Capitaine le 01.07.1968.

 

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B.A. 943 Nice/Roquebrune.

 

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(collection: Ducastelle Philippe)

 

GRADES SUCCESSIFS

Entré au service comme - E.V. le 27.02.1941

Caporal:  06.05.1944 - ON N°29 du 23.05.1944

Sergent:  30.06.1944 - ON N°3 du 04.07.1944

Sergent-Chef:  01.03.1947 - JO N°210 du 06.09.1947

Adjudant:  01.06.1951 - JO N°144 du 20.06.1951

Adjudant-Chef:  01.09.1955 - JO N°220 du 20.06.1955

Sous-lieutenant:  01.04.1962 - JO N°90 du 14.04.1962

Lieutenant:  01.04.1964 - JO N°74 du 27.03.1964

Capitaine: 01.07.1968

Médaille militaire a compter 06.01.1956 JO du 08.01.1956

Croix de guerre avec étoile de bronze "en équipage"

Croix du combattant volontaire 39/45

Croix du combattant

Médaille commémorative des campagnes. (France, Afrique, Grande-Bretagne, Libération)

Médaille coloniale. (Extrême-Orient)

Stoppé dans l'avancement dans les réserves cause maladie contractée en service.

Six campagnes cinq années pour service aériens commandés

525,50h de vol.

22,50h de vol de guerre.

84h de nuit.

N° Carte R.A.F.  1250 FP 22979

Affectation Groupe "ANJOU"

Chef de garage exploitation.

 

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 L'Arc de Triomphe année:1986

Derrière de gauche a droite:

Mme LOBELLE, Mr LOBELLE (Equipage: DE MIRAS Tunisie), Mr Henry BOURGUND (Equipage: WELLARD Tunisie), Mr Jean BOGAERT (Equipage: WELLARD Tunisie), Mr BARROIS (Equipage: NOIROT Tunisie), Mr DESCOUSIS (Equipage: NOIROT Tunisie), Mme HABEZ, Mr PONCET (Equipage: PONCET Guyenne), Colonel DEMAZURE (Equipage: DEMAZURE Guyenne) Mme LACOUDANNE, Mr LACOUDANNE, Mr SICARD, Mr TIERCELIN.

Devant de gauche à droite:

Mr SUSBIELLE (Equipage: PELLISSIER Tunisie), Colonel BARTHELOT (Equipage: BRION Guyenne DCD. 26/07/1987), Mr RADOT, Mme LAROCHE, Mr LAROCHE, Général THIRY (Equipage: THIRY Guyenne), Général BOE (Equipage: DEMAZURE Guyenne), Mme BOE, Colonel PLAGNARD(Equipage: PLAGNARD Guyenne), Mme SICARD, Colonel NICAISE (Equipage: HUBERT Guyenne), Non identifié.

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(collection: Suzanne MEMIN)

 

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 Photo souvenir des anciens des Groupes Lourds au Mémorial de Grandcamp-Maisy.

De gauche a droite:

1/??.  2/ Col. BLANCHARD. 3/ Col. MEMIN. 4/ Cpt. LOBELLE Pierre. 5/ Adjt/C. MEMIN (frère du colonel MEMIN) equipage du Cpt. BRACHET. en retour de mission collision avec un HALIFAX reste a son poste de pilotage pour permettre a son équipage de sauté s'écrase au sol. 6/??. 7/ Col. AUNEAU. même parcours que le Capitaine LOBELLE. 8/ Adjt/C. CHARRIERE. avec ses décorations descendu en retour de mission par un J88 saute en parachute. 9/ ??.

 

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PORNIC LE11 NOVEMBRE 2007

 

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Remise de la médaille militaire

de gauche a droite:

Adjt/C. 1er Armée Campagne d'Italie et d'Allemagne. Indochine dans un régiment de Zouave. Cpt. LOBELLE. Pierre G.R. 2/33 EL AOUINA. 1/25 TUNISIE navigant sur HALIFAX Groupes Lourds. Indochine 2/64 ANJOU. titulaire de la Médaille militaire depuis plus de 50ans. Mr. QUETIN. 1er Armée de LATTRE de TASIGNY. Débarquement a Cavalaire, Campagne d'Italie, Monte casino.

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 Pornic le 11 novembre 2007

Médaille Militaire: Mr QUETIN. Cpt. LOBELLE Pierre.

 

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Pornic le 11/11/07.

De gauche à droite:

Porte drapeau des Médailles militaires de Pornic Mr Georges BERNARD Major Gendarmerie (ER), Capitaine: LOBELLE Pierre, Lieutenant JACQUET Sylvain Président des M.M. R. FOUGERAY A/C Coloniale, Mr BOENNEC Député-Maire de Pornic.

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A gauche le Capitaine LOBELLE Pierre lors du voyage à Elvington en 1989.

(collection: Nicole ROUSSEAU PAYEN)
 

15 mars 2009

MEMBRES D'EQUIPAGES TUES OU ACCIDENTES A L'ENTRAINEMENT

MEMBRES DU PERSONNEL NON-NAVIGUANT

TUES EN PREPARANT UNE MISSION

MEMBRES D'EQUIPAGES TUES OU ACCIDENTES

A L'ENTRAINEMENT EN GRANDE-BRETAGNE

18.12.1944 - LOSSIEMOUTH

20° O T U

Code de l'avion: WELLINGTON. X LP 546

Sergent: FOURCADE. Jean (Mitrailleur)

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(source: De Paris à ELVINGTON Auteur: Robert SAUBRY- BOBET)

Au cours d'un CROSS-COUNTRY par très mauvais temps (nuages et givrages) le sergent FOURCADE à la suite d'une mésentente dans la conversation de bord, il croit qu'il faut évacuer le bord et saute. L'avion poursuit sa mission et rentre à sa base. Le corps n'a pas été retrouvé.

RECIT DE GEORGES DUROUX

Mitrailleur-supérieur de l'équipage du Lieutenant CHOURROUT

C'était notre dernier vol de nuit avant de quitter LOSSIEMOUTH il faisait un temps épouvantable, glacial et neige.

Nous devions voler à 5000 mètres et bombarder en mer(exercice). Le temps était si mauvais que tous les équipages avaient largué leurs bombes à 3000 mètres. Colère du Commandant de la base qui ordonna un second vol à 5000 mètres. Mon équipage du Lieutenant CHOURROUT ayant largué sa bombe à 5000mètres partit se coucher.

Mais l'équipage du Lieutenant MARGAILLAN ayant givré et tombant l'ordre de mettre les parachutes fût donné et le sergent FOURCADE n'ayant pas compris sauta dans la mer glaciale en furie. C'était un très bon ami très gentil qui mourut sans combattre. Le lendemain nous partîmes à RUFFORTH le coeur serré.

(source: de mon ami Georges DUROUX)

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28.10.1944 - LOSSIEMOUTH.

20° O T U

Code de l'avion: WELLINGTON X LP 672

Sergent-Chef: COMTE (Pilote)

En faisant le tour de l'avion, le pilote Sergent-Chef COMTE est tué par l'hélice d'un des moteurs. Il est 0h30. Le Sergent-Chef COMTE a été inhumé dans le petit cimetière situé prés du terrain de LOSSIEMOUTH.

RECIT DU CAPITAINE LOBELLE PIERRE (mon père)

Le jour de l'accident du Sergent-Chef COMTE le Sergent LOBELLE Pierre faisait partie de l'équipage il fut le dernier a le tenir dans ses bras, en lui tenant la tête et en lui disant "tu vas t'en sortir COMTE tu vas t'en sortir" et le Sergent-Chef COMTE lui répondant je suis foutu LOBELLE je suis foutu "il logeait dans le même tonneau".

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10.12.1943 - Ecole radio MADLEY

Sergent: LANGLOIS

Au cours d'un vol d'entraînement le monomoteur Proctor (ancien avion embarqué) sur lequel les radios sont entraînés perd un plan et s'écrase au sol.

Le pilote (Anglais) et le radio sont tués.

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Maupetit - Jeannelle - Adj Gossot - Alfred Nunès - mai 1944

De gauche à droite:

2°cl MAUPETIT, 2°cl JEANNELLE, Adjt GOSSOT, 2°cl Alfred NUNES.

(collection: Jean-Marc NUNES)

MEMBRES DU PERSONNEL NON-NAVIGANT

TUES EN PREPARANT UNE MISSION

28.12.1944 - Groupement N°1

8 tués

Cpt. STALENQ. 2° Classe. ANTONIO. 2° Classe. MAUPETIT. 2° Classe. ANDREV. 2° Classe. CONSENTINO. 2° Classe. GIMENEZ. 2° Classe. GOMEZ. 2° Classe. JEANNELLE.

Le 28 décembre 1944 vers 14h30 alors qu'on préparait une mission sur MUNCHEN-GLADBACH, le HALIFAX NA 174 était au chargement quand tout à coup on entendit une explosion formidable: une bombe avait éclaté faisant 8 morts et 5 blessés.

Les obsèques ont eu lieu au cimetière d'HARROGATE, le RP MEURISSE, aumônier, officiant sous la présidence du Colonel BAILLY.

L'accident entraîna également 6 morts parmi le personnel britannique.

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21.03.1944 - 20° O T U

6 tués

Code de l'avion: WELLINGTON. X 3545

Sergent-Chef. CARDONNA. Lieutenant. VANDENABELLE. Lieutenant. LECOMTE. Sergent-Chef. BILLOT. Sergent-Chef. AMBULH. Sergent. BRUNEAU.

L'avion WELLINGTON X 3545 avait décollé de leuchars à 20h31 pour rentrer à MILTOWN. Dernier message à 21h27 reçu par la station de WICK " je retourne à ma base" Puis plus rien. Les causes de la disparition restent inconnues. Une enquête a été menée par la RAF, mais n'a donné aucun résultat. Les corps n'ont pas été retrouvés. Un service religieux catholique a été célébré en la chapelle de MILTOWN le 28 mars 1944.

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26.05.1944 - LOSSIEMOUTH

20° O T U

Code de l'avion: WELLINGTON.  MF 553

4 tués

Capitaine. RICHARD. (+) Lieutenant. BLOT. (+) Sous-Lieutenant. VLES. Sergent. FISHBACH. (+) Sergent. ALLAIN. Sergent. SOURY-LAVERGNE. Sous-Lieutenant. PONTON. (+)

L'avion WELLINGTON. MF 553 effectuait un "cross-country" de nuit au départ de LOSSIEMOUTH. Après 3 givrages successifs, l'avion a percuté un arbre à la sortie d'un cumulus à basse altitude. Aussitôt l'incendie s'est déclaré à bord. Le sergent ALLAIN et le sergent SOURY-LAVERGNE ont eu les deux mains brûlées en voulant sauver leur Capitaine et ont été hospitalisés. Le Lieutenant VLES contusionné a rejoint LOSSIEMOUTH. L'avion s'est abattu à 1h du matin à CONSETT (DURHAM), 60 miles au nord d'HARROGATE prés de OUSTON. Les 4 tués ont été inhumés au cimetière d'HARROGATE le 30 mai 1944, le R.P. MEURISSE, aumônier, officiant.

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Les aviateurs Français et Anglais qui accompagnent les quatre cercueils recouverts de la bannière tricolore du Capitaine RICHARD, lieutenant BLOT, Sergent FISHBACH et le Sous-lieutenant PONTON au cimetière d'Harrogate le 30 mai 1944.

(collection: André HAUTOT)

img688

Arrivée des quatre cercueils au cimetière d'Harrogate le 30 mai 1944.

(collection: André HAUTOT)

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Cimetière d'Harrogate le 30 mai 1944.

(collection: André HAUTOT)

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Les aviateurs Français et le R.P. MEURISSE rendent un dernier hommage a leurs camarades.

(collection: André HAUTOT)

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19/20.05.1944 - 166° H C U

4 tués

S/Lt: CHOURNIOZ. (+) Lt: BECAM. Adjt/C: VIGNOLLES. (+) Adjt: WEBER. Adjt/C: MARCHI. (+) Sgt: LEMOUSER. (+) Sgt/C: RETORE.

Au cours d'un cross-countryà 20 000 pieds, le feu prend au moteur extérieur gauche. Ordre est donné de sauter. Le mitrailleur-arrière, le Sergent-Chef RETORE, abandonne sa tourelle, le radio WEBER et le navigateur BECAM sautent par la trappe avant. Le pilote CHOURNIOZ reste à son poste ou il sera trouvé carbonisé. Le mécanicien MARCHI , le bombardier VIGNOLLES et le mitrailleur-supérieur LEMOUSER ont tenté d'évacuer par la trappe médiane. Seul l'Adjudant-Chef MARCHI a sauter, mais son parachute accroche l'antenne et se met en torche. Son corps fut retrouvé à 100m de l'avion. VIGNOLLES et LEMOUSER furent trouvés carbonisés dans le fuselage. Lieu du crash: HAVERFORDWEST ( PEMBROCKSHIRE, WALES).

Les 4 tués ont été inhumés au cimetière interallié de HAVERFORDWEST, le 23 mai 1944, le RP MEURISSE, aumônier, officiant.

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Cimetière de BROOCKWOOD

(collection: Yvonne FINALE)

08.11.1944 - 166° H C U

9 tués

Sgt: MAUROUX. (+) Lt: VIAL. (+) Adjt: TOIRON. (+) Sgt: DIDIER-LAURENT. (+) Sgt: CROLAS. (+) Sgt: DELPECH. (+) Sgt: TOURNON. (+) Sgt: NOYEZ. (+) Sgt: PINELLI. (+)

Entraînement avec chasseur. L'équipage comprenait deux mécaniciens passagers NOYEZ et PINELLI. Collision à 15h 24. Le bombardier percute le sol à 6 miles à l'est de POCKLINGTON (YORKSHIRE). l'avion se mit aussitôt en flammes et les 9 équipiers furent tués.

Le Sergent MAUROUX (protestant) a été inhumé le mardi 14 novembre au RAF Cimetery de BROOCKWOOD (SURREY). Les 8 autres victimes ont été inhumés le 14 novembre au cimetière d'HARROGATE, le RP MEURISSE, aumônier, officiant.

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Cimetière de BROOCKWOOD.

(collection: Paul BOGAERT)

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Sergent: Fernand Pierre DELPECH

 

img051

(collection: Françoise BERTLIN)

img163

Le texte du 8 nov. 1944 précise que l'accident a eu lieu lors d'un exercice d'entraînement avec un chasseur Hurricane II.

Les deux appareils sont entrés en collision, ont tourné en vrille, ayant perdu tout control. Le pilote du chasseur a pu sauter en parachute, mais les membres de l'équipage du Halifax n'a pas connu le même sort. Leurs corps ont été retrouvés près de Londsborough, à une quinzaine de kms au nord-ouest de Beverley dans le Yorkshire; celui du Sgt Maroux a été emmené au cimetière militaire de Broockwood, ceux du reste de l'équipage au cimetière d'Harrogate. On suppose que les corps ont été ensuite exhumés et ramenés en France. Ce fut là le premier accident mortel en exercice d'entraînement d'un équipage FFAF depuis le 20 mai 1944

(traduction: Gilbert BOHN)

(collection: Françoise BERTLIN)

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En réponse à la lettre du 21 juillet de Mme BERTLIN, relative aux circonstances de la mort de son oncle, le Sgt DELPECH.

D'après nos archives, l'unité du Sgt DELPECH était basée à Rufforth (Yorkshire). Le 8 novembre 1944, il fut appelé à participer à un exercice d'entraînement entre Bombardier Halifax et chasseur Hurricane Mark II. Les deux appareils sont entrés en collision, ont perdu tout control et l'Halifax s'est évcrasé à Londsborough (Yorkshire). Le pilote du chasseur, le Sgt Etchells a réussi à sauté en parachute, tandis que, malheureusement tous les membres de l'équipage du Halifax ont péri.

(traduction: Gilbert BOHN)

(collection: Françoise BERTLIN)

Un belle hommage rendu à l'équipage 

par Madame Françoise BERTLIN

 la nièce du Sgt Pierre Fernand DELPECH

Après un concours de circonstance incroyable, début septembre 2007, nous avons pu rencontrer Mr Anthony Ashwin, le fils de Mme Barbara Ashwin qui est la propriétaire de "Londesborough Estate". Il nous a emmené dans le champs où l'avion s'est écrasé, surnommé "the Halifax field". La où nous avons retrouvé les débris de l'avion, nous avons déposé un bouquet de fleurs et après avoir lu la liste des membres de l'équipage, nous avons dit une prière a leur mémoire. C'était très émouvant et Mr Ashwin était encore plus ému que nous tous.

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Madame Françoise BERTLIN auteur du récit, la nièce du Sgt Pierre Fernand DELPECH.

York_Sept_2007_011

Recherche des débris de l'avion sur le terrain de Londesborough.  

York_Sept_2007_014

 

York_Sept_2007_017

De gauche à droite:

Mr Anthony ASHWIN, Mme Françoise BERTLIN, Mr John NICHOLSON, Mr Julian BERTLIN.

Le dépôt d'un bouquet de fleurs pour rendre hommage à l'équipage sur le lieu du crash par la famille.

York_Sept_2007_022

York_Sept_2007_025

(collection: Françoise BERTLIN)

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Sgt LAURENT img481

Sgt LAURENT tué à l'entraînement le 24 férier 1945 - COTTESMORE (Rufforth 1663-HCU) Cdt de bord S/Lt GRIMAUD.

(collection: André HAUTOT) 

24.02.1945 - 166° H C U

7 tués

S/Lt: GRIMAUD. (+) Lt: DEDIEU. (+) Aspt: ROQUE. (+) Sgt: ROUGIER. (+) Sgt/C: ARRACHE-QUESNE. (+) Sgt: LAURENT. (+) Sgt/C: BLASSIEAUX. (+)

Cross-Country le 24 février 1945, au départ de RUFFORTH. Pour des raisons inconnus l'avion s'abat 22 h00 près de COTTESMORE. Les 7 membres d'équipage sont tués.

Ils ont été inhumés le 2 mars 1945 à CAMBRIDGE-BOROUGH Cimetery-Newmarket Road, M. l'Abbé MASSON, officiant.

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MEMBRES D'EQUIPAGES TUES OU ACCIDENTES AU DEPART D'ELVINGTON POUR LA FRANCE

29.10.1945 -  Squadron: 347

"TUNISIE" 2 tués

Sgt/C: ROQUE. S/Lt: WELLARD. (+) Sgt: PRADES. (+) Sgt: BAUD. Sgt: GALEA. Sgt: BOURGUND. Sgt: BOISSAVIE.  plus 5 passagers.

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(collection: Ducastelle Philippe)

Le lundi 29 octobre 1945, vers midi, le Squadron 347 faisait mouvement d'ELVINGTON vers la France (BORDEAUX-MERIGNAC). L'avion RG 561 décollait l'avant dernier à 11h56. Peu de temps après, dans de très mauvaises conditions atmosphériques, l'avion ne pouvait prendre de l'altitude et faisait un atterrissage forcé dans un champ prés de ESTRIK à 15 miles d'ELVINGTON. Des prisonniers de guerre Allemands et Italiens qui travaillaient dans le champ se précipitèrent pour dégager l'équipage du fuselage.

Il y eut 2 tués et 6 blessés qui furent soigné à l'hôpital militaire de YORK.

 

harrogate (2)

S/Lt WELLARD Jacques, Sgt PRADES.

(collection: Jean ADAMS)

 

 

harrogate

(collection: Jean ADAMS)

Merci beaucoup monsieur ADAMS pour ces superbes documents pour le souvenir de nos anciens.

 

Les 2 tués, S/Lt WELLARD et le Sgt PRADES, furent inhumés au cimetière d'HARROGATE en présence d'un chapelain de la R.A.F. et du révérend CANON BENTLEY  de l'église St Robert d'HARROGATE, le 2 novembre 1945.

 

6 août 2010

LES GROUPES LOURDS A BORDEAUX-MERIGNAC

AVIS DE RECHERCHE

DES AVIATEURS SUR LA PHOTO

groupes lourds mérignac

(collection: Christian LAVERDET)

Photo prise vraisemblablement à Mérignac en 1946.  

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(collection: André GUEDEZ)

Photo de Monsieur André GUEDEZ prise probablement en 1946 à Bordeaux-Mérignac, mais ce pourrait être en 1945 ou 1947.

Debout à gauche Sgt/C Gabriel BLACHEYRE

Au centre, au 2ème rang en partant du bas, se trouve le commandant Calmel, monsieur André Guedez est le 4ème sur le même rang en partant vers la gauche.

Si vous retrouvez d'autres noms d'aviateurs sur la photo n'hésitez pas à prendre contact.

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Au deuxième rang en bas le premier sur la gauche André GUEDEZ.

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Au centre le Commandant CALMEL

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(collection: André GUEDEZ)

27 mai 2011

LIENS VERS D'AUTRES SITES

LIENS VERS D'AUTRES SITES

img201

header

http://www.yorkshireairmuseum.co.uk

http://www.podcastjournal.net/Le-Chef-de-l-Armee-de-l-Air-française-est-maintenant-le-vice-president-du-musee-de-York_a10643.html

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 HALIFAX  NA197

Peelzwerftocht

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fatal flightna197

www.mavabu.jimdo.com

fatal flight16YT

 

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JAN BLOG

blog_wing_walk

JAN LEEMING

http://www.jan-leeming.com/blog/477-york-minster-memorial-to-the-groupes-lourds-french-bomber-squadrons-in-ww2

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lancaster_bombers001005

http://www.lancasterbombers.com

http://www.lancasterbombers.net

 

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052f4770

http://www.rafwka.co.uk

---------------------------------------------------------------------------------------------

 

NEWARK

AIR MUSUEM

955x180image0

http://newarkairmuseum.org

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lpj11bannierenoir340

www.podcastjournal.net

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cropped_halifax_biii_2

A la mémoire des Groupes Lourds

Les Halifax à Elvington (Angleterre)

http://paulbogaert.wordpress.com/about/

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VIDEO SUR LES

GROUPES LOURDS

DE YOHAN ZERDOUN

http://www.youtube.com/watch?v=BOcILWnh0TE

http://www.youtube.com/watch?v=kljUEizFmAM&feature=mfu_in_order&list=UL

------------------------------------------------------------------------------

IWMLogo_turquoise

722_DE_LOURDS_SOUVENIRS_0

"De Lourds Souvenirs"

http://www.iwm.org.uk/events/iwm-london/any/2012-2-9/2012-2-9

------------------------------------------------------------------------------

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TRADhead

www.rafatrad.co.uk

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m_badge_twom_titlebar_twom_roundell_header_two

http://www.rafbombercommand.com/master_the_association.html

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RCAF_Flag

DEUX BOMBARDIERS HALIFAX

DE LA SECONDE GUERRE MONDIALE

RENTRENT A LA MAISON

http://lejournaldequebec.canoe.ca/journaldequebec/actualites/national/archives/2011/07/20110726-170650.html

http://www.bombercommandmuseum.ca/photos_temp/newsrelease_halifaxproject.pdf

57trlogo

http://www.57rescuecanada.com/ProgressReports/PReport30.htm

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http://www.maisybattery.com

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Bomber Command

Museum of Canada

Nanton, Alberta

http://lancastermuseum.ca/

http://routesmagazine.ca/2009/12/the-raising-of-halifax-lw170/

http://www.bombercommandmuseum.ca/newsletter2009_2.html

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Index_1

Air of Authority - A History of RAF organisation

http://www.rafweb.org/Default.htm

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www.forces-war-records.co.uk/records

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http://mont-canisy.org

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 image_top_alt

www.servicehistorique.sga.defense.gouv.fr

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ban_anim6

http://www.cfas.air.defense.gouv.fr

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B_17

http://www.flugzeugabstuerze-saarland.de/html/startseite.html

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dd

wast1

www.dd-wast.de

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BArch_Banner_13012010

http://www.bundesarchiv.de

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ANORAA

http://www.anoraa620.org/content/view/33/7/

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img026

www.ww2escapelines.co.uk

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img081

France - crashes 39-45

http://francecrashes39-45.net

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img077

National Service (RAF) Association

Cosford Branch

http://www.nsrafacosfordbranch.co.uk

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img079

Royal Air Force

Association

Sud-Ouest France

Adresse:

Mr Terry DENNETT

Sud-Ouest Branche

Le Pérail

17250 Beurlay

France

Air_Cdre_John_MAAS

Présidente de la RAFA Sud-Ouest Mme Beryl Dennet Stannard, Vice-président l'Air commodore John MAAS attaché "Air" auprès de l'ambassade britannique à Paris.

Website:

http://rafasudouest.googlepages.com/home

rafasof@orange.fr

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Somme Aviation 39-45

http://www.somme-aviation-39-45.fr

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Aéroplane de Touraine

http://aeroplanedetouraine.fr

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img108

AIR INSIGNES

http://air-insignes.waibe.fr

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vignettetraditions_air

TRADITIONS DE L'ARMEE DE L'AIR

http://www.traditions-air.fr

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bandeau_aerosteles

AEROSTELES

http://www.aerosteles.net

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img139

Français Libres

http://www.francaislibres.fr

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Amicale des Avions Anciens d'Albert

http://www.avionsanciens.net

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EQUIPAGE DU LIEUTENANT JOUMAS

http://www.equipagena547-v.jimdo.com

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Presenta

MIRANDA DE EBRO

 

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Henri_201944

Odyssée de Henri Cabannes, 1943-1945

Evadé de France

Un ancien des Groupes Lourds

http://henri.cabannes.free.fr

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TODOS LOS ROSTROS

Extraordinaires images du camp de concentration

de Miranda de Ebro

http://todoslosrostros.blogspot.com/2008/07/extraordinarias-imgenes-sobre-el-campo.html

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photocab_E9

Les souvenirs du Sergent

André CABE

Un ancien des Groupes Lourds

Spécialistes des instruments de bord

A voir sur:

http://lythosav.edres74.ac-grenoble.fr/cnrd2004/lestemoi/cabe/tcabe.htm

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img204

img205

S/Lt Jean TERRIEN

http://aircollection.pagesperso-orange.fr/terrien.htm

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img207

Adjt/C Roger VASSEUR

http://www.genealogie-aisne.com/old_genealogie/articles/Vasseurroger.htm

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img2

LES EVADES DE FRANCE

PAR L'ESPAGNE

http://www.effelle.fr/francais-libre/evades-de-france

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jpg_KELLER_Jean_1940_2_df592

Sergent Jean KELLER dit LEROY

bandeau

L'incorporation des jeunes d'Alsace et de Moselle dans l'Armée allemande pendant la Seconde Guerre mondiale.

http://www.malgre-nous.eu/spip.php?article1141&lang=fr

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logo200200

banniere

http://armrel.pagesperso-orange.fr

 

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baniere01

image_blog

Le but de ce site est de tracer les différents ouvrages réalisés par l'occupants dans la région de Dieppe lors de la deuxième guerre mondiale

 

sans-titre

http://bunkarcheodieppe.pagesperso-orange.fr/index.html

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KAHL-BURG

1u5fy_1_001

Si vous êtes de passage dans la région du Tréport,

une visite s'impose

http://www.kahl-burg.fr

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036

Visite des élèves Officiers au Cimetère Canadien des Vertus

leaf

http://forces.gc.ca

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logoLegion

http://www.legionmagazine.com.fr

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logo21

http://www.anciens-aerodromes.com

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kering10

http://atlantikwall.superforum.fr

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img155

Le 425 Alouette

JE TE PLUMERAI

http://425alouette.wordpress.com

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lorraineflag FFL SAS wings_tr

Parachutistes S.A.S de la France Libre

http://fflsas.org/index.php?option=com_fflsas_user&view=person_show&personid=196&lang=fr

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v_jubille_dieppe_1_1

Mémorial du 19 Août 1942

http://www.dieppe-operationjubilee-19aout1942.fr

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http://www.aeroclub.com

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panodegra3

http://caea.free.fr/index.php

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ORAN DES ANNEES 50

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L'Hérault

LE MAGAZINE DU DEPARTEMENT

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