HALIFAX GROUPES LOURDS FRANCAIS SQUADRONS 346 et 347 R.A.F
Pour le souvenir des Groupes Lourds Français squadrons 346 et 347 basés a ELVINGTON en Grande-Bretagne 1944/1945 - 2/23 "GUYENNE"
1/25 "TUNISIE"
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Inauguration d'une stèle pour la commémoration du 70ème anniversaire
de la mort du pilote
René HUIN
du Groupe Île de France (340 Squadron) abattu le 26 août 1944 au dessus de la commune de Claville-Motteville.
" Le 26 août 1944, un premier groupe de quatre Spitfire décolla à 9h25 du terrain B8, situé près du village de Sommervieu, dans le Calvados, aux ordres du lieutenant Homolle pour effectuer du straffing dans le nord et le nord-ouest de Rouen.
Cette première reconnaissance armée était destinée à attaquer et à détruire les véhicules de la W.H. qui retraitaient.
La seconde mission, toujours avec le même dispositif décolla à 9h55, avec comme Red1 le lieutenant Sanlys, et comme Red2 l'adjudant-chef Huin, qui volait sur le G.W.-R (B Flight) sérial PK993.
Lorsqu'ils arrivèrent sur leur zone d'opération, située au nord de Rouen, près du village de Claville-Motteville, ils trouvèrent une colone de véhicules allemands arrêtée dans et autour du village de Claville-Motteville.
L'adjudant-chef Huin, au premier passage, repéra et attaqua un véhicule léger camouflé sous des pommiers, presque à la sortie du village. C'est à ce moment que son Spit fut atteint par le tir des canons de 20 millimètres quadruples de la flak, très importante dans ce secteur. Dans les secondes qui suivirent une longue traîné blanche s'échappa du moteur de l'avion, puis le Spit se retourna et percuta le sol ou il explosa.
Il est fort probable que le pilote fut tué avant le crash."
(Source: Pascal HERVEZ)
10h18. Mise en place d'un détachement de la B.A. 105 d'Evreux.
Accueil de Bernard Delecluse (ancien F.A.F.L.) par Frédéric Bentley (membre "participant" Fondation France Libre), tous deux sont à l'origine de cette initiative.
Accueil de Mr et Mme Claudepierre (nièce de René Huin) par Mme Brière (délégué 76 Fondation France Libre)
10h26. Mise en place des Officiels.
10h30. Passage d'un "Spitfire" aux couleurs des Cigognes, les 3/4 des invités ne l'ont pas vu faire des loopings!!! Dommage.
10h32. Revue du détachement de la BA 105 d'Evreux.
Des anciens combattants et des officiels.
10h35. Monsieur le maire de Claville-Motteville et son prédécésseur dévoilent la plaque en hommage à René Huin.
10h40. Dépose des gerbes.
10h42. Monsieur le maire de Claville-Motteville et son prédécesseur dévoilent la plaque de la place de la mairie.
10h42. Dépose de fleurs par les enfants du village.
Et Marseillaise.
10h50. Rétrospective de la vie de René Huin, faite par M. Terrier secrétaire général de la Fondation France Libre.
11h00 Photos souvenir
11h30. Tout le monde se retrouve à la salle communale où se trouve une exposition sur les F.A.F.L. et 3 panneaux sur René Huin.
11h40. Remise des souvenirs.
Et verre de l'amitié.
Après-midi retour sur le site.
(collection: Dominique DURAND)
LA FRANCE LIBRE
D'OUTRE - MER ET
LES FORCES FRANÇAISES LIBRES
Les Forces Aériennes se distinguèrent entre toutes, combattirent avec un héroïsme admirable, perdant le double de leur effectif navigant.
Dix appareils de types divers, qui étaient passés en Egypte fin juin 1940, furent engagés durement en Abyssinie, en Libye, en Crète. Tous furent abattus avant le 18 juin 1941.
Sans préjudice des appuis aériens qu'elles apportèrent à toutes les opérations des F.F.L. en Afrique et au levant, elles engagèrent en Europe 3 groupes de chasse et 2 bombardement.
Les groupes de chasse "Ile-de-France" et "Alsace" combattirent sans relâche pour la défense de la Grande-Bretagne et l'invasion de l'Europe. Ils remportèrent un nombre considérable de victoires aériennes et détruisirent quantité de matériels au sol.
Le régiment de chasse "Normandie-Niemen" fut la seule unité française engagée sur le front russe. Il détruisit 300 avions ennemies; ses équipages reçurent les décorations soviétiques les plus élevées, en particulier 4 Croix de Héros de l'Union Soviétique, distinction très exceptionnelle.
Le groupe de bombardement "Lorraine", le plus ancien, puisqu'il avait débuté lors des opérations de Leclerc sur Koufra, ne cessa de combattre en Afrique, en Libye en particulier, que pour prendre part à l'attaque de l'Europe où il se couvrit de gloire au point que le roi Georges VI tint à décorer lui-même son Commandant.
(collection: Odile ROZOY-KUNZ)
Le groupe de bombardement "Bretagne", après avoir appuyé les opérations de Leclerc au Fezzan, combattit en Italie et sur l'Allemagne.
Elles constituèrent aussi des unités de parachutistes. La première fut engagée dans la bataille de Crète de juin 1941. L'un des deux Régiments S.A.S. (Spécial Air Service) qui en dérivèrent fut parachuté en Bretagne dans la nuit du 5 au 6 juin 1944 pour armer et encadrer la résistance bretonne. Ils terminèrent la guerre au-delà du Rhin.
Les actes d'héroïsmes ne se compte pas, à la mesure des pertes. Citons Maridor, d'une bravoure folle, qui un jour met en fuite à lui seul un groupe de 12 appareils ennemis dont 2 sont abattus, se spécialise dans l'attaque des bateaux assurant la défense contre avion des côtes de France et en détruit 25; enfin, quand les bombes volantes V1 apparaissent, les attaques en vol, en abat 10 et se sacrifie en détruisant à bout portant la dernière qui se dirigeait sur un hôpital.
Sépulture de Jacques - Henri Schloesing à Beauvoir-sur-Lyons qui eu le même jour la même fin que René Huin.
(collection: Dominique Durand)
Citons Schloesing, as de la chasse, descendu en flammes sur la France, horriblement brûlé à la figure et aux mains, réussissant à s'évader et reprenant le combat pour y trouver la mort dans la joie de la victoire.
Citons encore cet équipage du groupe "Lorraine" qui, désemparé, se sacrifie en se précipitant dans la Seine, à Paris, près du pont de Tolbiac, pour ne pas risquer de détruire des compatriotes en essayant d'atterrir.
L'épave du Boston piloté par le lieutenant Lamy, l'équipage Adjt Balcaen, Sgt Roussarie, Sgt Jouniaux, (quatre hommes) périt noyé,(octobre 1943).
Un autre enfin, un humble, le sergent Ricardou, qui amputé d'une cuisse à la sortie de Bir-Hakeim, réussit à se faire admettre dans l'aviation comme mitrailleur et est tué, au-dessus du sol de France, à sa 50ème mission de guerre.
Sergent Ricardou.
(collection: Odile Rozoy-Kunz)
Le 18 juin 1942, au plus difficile moment de la guerre, le Général de Gaulle disait:
" Que nous sommes raisonnables ! Nous n'avons choisi la voie la plus dure, mais aussi la plus habile, la voie droite. Nous n'avons jamais admis que la France fût sortie de la guerre. Pour nous, la défaite dans la bataille de 1940, la prétendue neutralisation de nos forces et de nos territoires... ne sont que des péripéties, effroyables certes, mais passagères, dans la lutte que la France mène, depuis bientôt trente années, à l'avant-garde des démocraties."
La France Libre s'honore d'avoir été à la pointe de cette avant-garde.
(Source: la résistance 1940 - 1945 - ÉCHO DE LA RÉSISTANCE N°100 - 1964)
Monsieur Luc PASCON recherche des renseignements sur son beau-père Pierre HERTZ qui se trouvait probablement sur la base de Saint-Athan au Pays de Galles en 1944 et 1945 en formation "mécanicien au sol".
Il s'est marié au Pays de Galles en octobre 1945, il logeait à Kenfig hill, pas loin de Bridgend.
Monsieur Luc PASCON souhaite reconstituer son parcours militaire. Il est né en Algérie, département d'Oran en juillet 1922, il est parti au Pays de Galles en passant par Fez au Maroc, ou il était déjà dans une unité combattante, probablement l'armée de l'air, c'était en 1944.
Soeur du Cpt François IDRAC pilote de l'équipage du Cdt de VULPILLIERES.
Equipage du Cdt de VULPILLIERES.
Au centre quatrième en partant de la gauche le Lt IDRAC François pilote de l'avion.
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CECILE IDRAC
28 juillet 1917 - 19 septembre 1949.
Votre nom, Mademoiselle? dis-je à la jeune fille brune, vive, résolue, qui, en octobre 1942, s'inscrivait à la neuvième session d'Enseignement I.P.S.A.
- Idrac Cécile.
Nom sonore, vigoureux, bien timbré, d'un caractère nettement sud, du côté de la Garonne, où je reconnaissais la terminaison en "ac" des pays languedociens.
- Votre famille est d'origine occitanienne?
- De Toulouse.
- Et vous êtes la fille de Pierre Idrac?
- Oui, Madame, me répondit la jeune fille avec une fierté nuancée de mélancolique tendresse. Cécile Idrac était d'une famille où les dons artistiques se mêlaient aux dons intellectuels. Son père, Pierre Idrac, docteur ès-sciences physiques, ancien élève de l'Ecole Polytechnique, conservateur et répétiteur de physique en cette école, prenait pour laboratoires les eaux, l'atmosphère, la mer.
Il aimait les travaux où il fallait de l'imagination, de l'ingéniosité, de l'intrépidité dans des courses lointaines. Le goût du large, de l'inconnu, la passion du long voyage paraissaient former les traits dominants de son caractère. Il y avait de l'explorateur en lui.
Il avait ainsi de multiples activités un peu fébriles, comme s'il avait le pressentiment que le temps lui manquerait pour embrasser tout ce que percevait son intuition. En 1934, il embarquait une fois de plus sur le "Pourquoi Pas", mais il dut être débarqué à Thorshavn, aux Iles Feroe, et laissé à l'hôpital. Il put rentrer en France, mais demeura allongé jusqu"à sa mort, à cinquante ans, le 17 juin 1935 (1).
- (1) Le numéro de mai-juin 1936 de "La Météorologie" fut entièrement consacré à Pierre Idrac.
(collection: Ducastelle Philippe)
Cécile Idrac n'avait pas alors dix-huit ans et finissait ses études secondaires chez les Religieuses Trinitaires. Elle resta toujours inconsolée de la fin prématurée de ce père admiré, aimé, qui lui avait légué de si beaux dons de l'esprit et du coeur.
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Jean et François, Cécile et Hélène Idrac, les quatre enfants du disparu, ont tous hérité son goût de l'Aviation. Jean, ingénieur civil de l'Aéronautique, est breveté pilote de tourisme. Le 24 juillet 1937, sur le terrain de Saint-Gatien à Deauville, il donne le baptême de l'air à sa soeur Cécile, à bord d'un Aiglon. Ce jour-là, marquera à jamais dans le souvenir de la jeune fille, comme celui d'une révélation foudroyante. Elle aurait pu répéter la phrase qu'Hélène Boucher écrivit à Le Fol Galvez, après qu'il l'ait emmenée en avion pour la première fois, le 4 juillet 1930 : "Grâce à vous, la réalité fut si semblable au rêve que je puis à peine discerner l'un de l'autre."
Désormais, Cécile n'a plus qu'un désir, être à son tour brevetée pilote de tourisme comme le sont ses frères et sa soeur Hélène (1). Elle aura le même moniteur qu'eux, Henri LiaudetClub de Gaillac "Les Ailes Gaillacoises". Liaudet était à Orly, en 1928, avec Maryse Bastié, lorsqu'Henri Farbos-Marsan, lui fit part de son intention de créer une école de pilotage sur le champ de courses de sa ville. A la demande de Le Fol Calvez, LiaudetClub des Landes et sa première élève fut, en mars 1931, Hélène Boucher.
-(1) Hélène Idrac, appelée par une vocation supérieure, entrera en 1941 chez les Bénédictines de Solesnes, étant alors probablement la seule religieuse brevetée pilote d'avion de tourisme.
A la fin de 1938, Cécile Idrac commence à faire de la double commande à bord d'un Potez 36. Liaudet la trouve si bien douée qu'elle connaît, au bout de six heures vingt cinq, les joies enivrantes du premier solo. Un séjour en Hongrie interrompt son entraînement. Quand la guerre éclate, le 3 septembre 1939, elle se trouve dans la propriété familiale, à Gargas, près de Toulouse.
Pour mieux servir la France, la jeune fille, qui n'avait qu'un simple certificat d'auxiliaire C.R.F. passé en 1935, s'inscrit aussitôt dans une école, pour préparer le diplôme d'Etat d'infirmière-hospitalière.
Après l'obtention du titre en 1941, Cécile Idrac revient à Paris, où elle partage les souffrances, les humiliations de notre pays sous l'occupation allemande. Tant de détresses physiques et morales l'incitent à continuer ses études pour devenir assistante sociale. D'autre part, elle fait partie des Équipes d'urgence de la C.R.F. et, lors du premier bombardement, par la R.A.F., des usines Renault à Boulognes-Billancourt, le 3 mars 1942, elle se dévoue sans compter. Désormais, elle sera présente dans tous les drames qui endeuillent la région parisienne, meurtrie à la fois par ses ennemis et par ses alliés.
Ce fut alors, en octobre 1942, au temps le plus noir de l'occupation allemande, que Cécile Idrac vint s'inscrire à notre école I.P.S.A. Le lundi 9 novembre 1942, à l'ouverture des cours, Colette Maugé, mon adjointe, et moi, constations l'affluence extraordinaire d'élèves sur lesquelles nous ne comptions pas et, d'autre part, leur effervescences visible. C'est qu'une merveilleuse nouvelle avait été diffusée à l'émission du soir du 8, par la B.B.C. de Londres où le Général de Gaulle avait annoncé : "Les Alliés de la France ont entrepris d'entraîner l'Afrique du Nord française dans la guerre de Libération. Ils commencent à y débarquer des forces énormes."
L'indicatif de l'émission française de la B.B.C., quatre coups sourds, qui étaient les trois points et le trait de la lettre V, en Morse, se justifiait enfin!
L'heure du destin avait sonné; comme sur un cadran invisible, se profilait la bissectrice de la guerre: partage des ténèbres et de la lumière. A cause des victoires alliées qui suivirent, notre promotion I.P.S.A. de l'été 1943, à laquelle Cécile Idrac fut reçue, ne porta point, selon nos traditions, le nom d'un héros de l'Aviation ou d'une personnalité I.P.S.A., mais s'appela "ESPERANCE" (1).
-(1) Nom des neuf premières promotions I.P.S.A. 1935 : Noailles; 1936 : Lyautey; 1937 : Mermoz; 1938 : Lion-Dupeyron; 1939 : Françoise-Schneider; 1940 : Claire-Roman; 1941 : Marin la Meslée; 1942 : Denise de Franelieu; 1943 : Espérance.
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Le patriotisme ardent de Cécile Idrac allait bientôt trouver à se manifester à fond, dans la plus périlleuse des actions : la lutte clandestine.
Pendant son année scolaire I.P.S.A., j'avais bien jugé cette jeune fille n'était pas de ces Françaises qui assistent passivement à l'écrasement de leur Patrie et s'y résignent. A la manière exprimée par Saint-Exupéry, dans "Pilote de guerre", elle avait gardé jusqu'alors "le silence des graines", le temps était venu pour elle de mettre cette graine au sillon afin qu'elle germe.
Le général de Gaulle, dans son appel de Londres, le 18 juin 1940 avait dit : "La France a perdu une bataille; mais la France n'a pas perdu la guerre" et promis que notre patrie retrouverait sa liberté, sa grandeur, et l'intégrité de son territoire et de son Empire. Par la suite, il n'avait cessé de proclamer sa foi en la victoire, et de fédérer, autour de lui, tous ceux qui voulaient continuer la lutte. Des patriotes gagnaient l'Angleterre et leur évasion était souvent une épopée.
François Idrac (pilote du Cdt de VULPILLIERES Squadron 346 - 2/23 Guyenne) avait tenté, en 1941, de s'évader par l'Espagne; mais il échoua et fut blessé à la frontière. Rétabli, il entra alors aux chargeurs Réunis, se fit envoyer à Abidjan et, de là, rallia les Forces Françaises Libres. Cécile Idrac était fière d'avoir, dans sa famille, un de ceux qu'on fustigeait avec l'appellation de "dissident".
Paris n'a pas attendu une intervention positive des Alliés pour entreprendre la lutte contre l'occupant. Depuis novembre 1941, cette lutte va s'exaspérant, ses péripéties obscures sont révélées par la rumeur publique ou les sinistres affiches rouge et noir apprenant que des patriotes ont été fusillés.
Ceux qui veulent entrer dans la Résistance tâtonnent, cherchent dans l'ombre où joindre ceux qui, clandestinement, apportent leur aide aux évadés, et aux aviateurs parachutés, font du renseignement, militaire ou civil, assurent les liaisons avec les alliés, diffusent les tracts, les journaux, etc...
C'est par son amie, Suzanne Béraldi, une des élèves de l'Institut Familial et Social du 12, rue Monsieur, à Paris, que Cécile Idrac peut, enfin, au cours de l'hiver 1943-1944, s'insérer dans un réseau. Suzanne la présente à Albert Mouchet, alors que la centrale de "Vedette" prend de plus en plus d'importance et cherche des patriotes sûrs. "François", le commandant du Réseau 'commandant Faye) l'accueille avec confiance. Cécile Idrac devient "Marguerite".
(collection: Ducastelle Philippe)
Elle travaille alors, de janvier à juin 1944, au "Bulletin d'Informations Techniques et Sociales", dont le siège est près de Saint-Augustin, dans l'immeuble même où la Gestapo a des bureaux. Sur sa machine portative, elle tape le courrier du réseau Vedette, va prendre des rapports chez des agents, distribue tracts et journaux clandestins : "Résistance", "Défense de la France", "Lettres Françaises", et les "Editions de Minuit".
(collection: Ducastelle Philippe)
Comme elle est excellente dessinatrice, elle recopie des plans. En vélo, dans Paris, elle transmet des documents qui lui font courir les plus lourds périls. Ainsi, participe-t-elle à cette épopée secrète, tissée de patience, de dévouement, de luttes sourdes, tenaces, avec des fils sans cesse cassés et renoués. Épopée qui hélas, aboutit souvent aux prisons du cherche-Midi, de Fresnes, aux camps de prisonniers politiques, aux tortures, à la déportation dans les camps de la mort en Allemagne... Mais, de toutes ces menaces, Cécile Idrac n'a cure et, le soir, dans le secret de sa chambre, elle est à l'écoute de la B.B.C. de Londres, à l'émission de 21h20, celle des messages personnels. Quand elle entend l'indicatif du réseau Vedette, extrait du poème de Baudelaire " Les Phares" (... spleen - idéal) des "Fleurs du Mal", elle note les communications. Ainsi, par les multiples aspects de son travail clandestin, elle a la certitude de bien servir la France.
Cécile Idrac est estimée de tous au réseau. On la connaît indépendante, c'est-à-dire attachée à sa liberté, volontaire, c'est-à-dire obstinée dans ses décisions, et possédée du désir absolu de faire quelque chose de bien. Le commandant Faye dit : "Elle est droite et fidèle à son devoir et à son honneur", "parfois enfant terrible, hardie, ne redoutant pas assez le risque", " elle sait être un ami comme seuls les hommes savent l'être". Le chamoine Gouet, qui, sous le pseudonyme d'Abélard, est secrétaire du réseau, apprécie infiniment "le patriotisme, la loyauté, le désintéressement dans son travail pour la France, de "Marguerite".
Celle-ci, sportive, d'une santé de fer, mène de front ses études, la Résistance et le travail douloureux, exténuant de son rôle d'infirmière dans le cadre des Équipes d'urgence. En particulier, lors des bombardements de la gare de triage de Trappes les 6 mars et 31 mai 1944 (Trappes où son père avait laissé tant de souvenirs du temps où il travaillait à l'Observatoire), ceux de Saint-Cyr, le 12 août.
Enfin, Paris est libéré le 25 août. Pendant la semaine des ultimes combats, Cécile est aux avants-postes, organisant les secours sanitaires.
Le défilé triomphal du général de Gaulle, le samedi 26 août, s'il est une magnifique récompense pour ceux qui ont cru en lui, en la France, n'est pas la fin du devoir des patriotes, car la guerre n'est pas terminée. Dès le dimanche 3 septembre, Cécile Idrac part en mission de renseignements avec un opérateur-radio, en avant de l'armée Patton, qui progresse en direction de l'Est.
Général de GAULLE, Général LECLERC, Général KOENING.
Lors de son retour à Paris, en octobre, elle est attachée au Service social du général de Gaulle, rue Saint-Dominique. Le Colonel Faye dit : "Elle continue à venir me voir souvent à la Présidence, soit pour me demander un conseil ou un service, jamais pour elle, mais toujours pour des cas méritoires. Elle défend ceux qu'elle aime et leur est dévouée sans limites."
Mais ces fonctions n'empêchaient pas Cécile de regarder du côté de l'aviation, avec l'espoir de réaliser son vieux rêve : voler. Quand, en avril 1945, I.P.S.A. fit appel aux volontaires pour convoyer les P.D.R. à bord des avions de la mission de rapatriement, Cécile Idrac fut désolée de ne pouvoir signer son engagement, car elle se devait d'être fidèle à ses responsabilités du Service social de la Présidence; mais, du moins, se mit-elle à notre disposition pour effectuer bénévolement quelques convoyages. Ce fut ainsi, que, le 29 mai, elle prit son envol avec une mission de Relève Coloniale à Dakar sur un avion JU-52 du Groupe 3/15 "Maine". Au retour, elle manifesta un enthousiasme touchant et me confia "que sa vocation était bien d'être navigante, qu'elle ne saurait plus désormais envisager un autre genre d'existence, car elle avait hérité de son père la passion des grands espaces avec la curiosité de connaître la terre des hommes".
En outre, elle avait, d'instinct, le goût du métier militaire, le sens de la discipline, qu'elle tenait de sa mère, appartenant à une famille d'officiers. Sa résistance physique, sa compétence technique d'infirmière, son dévouement, allaient rapidement faire d'elle le type idéal de l'assistance de bord.
Ces missions aériennes, dont elle revenait tellement heureuse, ne comportaient pourtant point que des satisfactions touristiques! Je ne saurais mieux décrire ce qu'était réellement, en ces temps-là, un convoyage de Relève Coloniale, qu'en reproduisant des passages des notes qu'elle me communiqua en décembre 1945.
UN CONVOYAGE AERIEN PARIS-BRAZZAVILLE A.E.F.
Avion : DC-3 Douglas "Dakota", du Groupe 2/15 "Anjou".
Date : Départ de Paris samedi 3 novembre 1945. Parcours 6.662 km prévus en 35h45 de vol : dix étapes, neuf escales : Paris, Marseilles, Marignane, Alger, Aoulef, Haguelh'oc, Gao, Niamey, Lagos, Douala, Pointe-Noire, Brazzaville.
Manifeste : vingt-cinq passagers : la femme d'un sergent-aviateur avec trois enfants; la femme d'un adjudant-chef, et ses quatre enfants; la femme d'un administrateur d'A.E.F.; un capitaine-vétérinaire; un lieutenant d'infanterie coloniale; un adjudant-chef; deux soldats démobilisés; deux gendarmes; un fonctionnaire des P.T.T.; un conducteur agriculteur; quatre membres d'une mission catholique.
Samedi 3 novembre. - Départ de Paris-Le Bourget à 11 heures. Temps moyen. Beaucoup d'appréhension chez certains passagers - Ça se calme... Atterrissage à Marignane à 14h50 après une étape de 680 km en trois heures cinquante de vol. Vu l'heure tardive du départ, obligés de coucher à l'escale. Notre radio a pourtant signalé notre arrivée; mais rien n'a été préparé pour nous recevoir. Obligés de chercher à nous loger à Marseille par nos propres moyens, les passagers sont indignés de nos pénibles démarches. Certains d'entre eux, n'ayant rien trouvé, vont au Centre d'Accueil. Des hommes vont à l'asile de nuit!... Au mess des sous-officiers, rien à manger. Il pourrait y avoir au moins des réserves de pâtes alimentaires et de légumes secs. Pas de repas chauds ni de boisson pour personne, simplement des casse-croûtes. Pas de lait frais pour les biberons, ni d'eau chaude pour laver les bébés. Il me faut me débrouiller pour tout.
Avec l'équipage, nous sommes dans un hôtel sans eau courante. Sur les murs et la literie, traces innombrables de punaises écrasées. Bruit infernal dans la rue. Impossible de dormir.
Dimanche 4. - Décollage de Marignane à 8 heures. Étape très mauvaise au-dessus de la Méditerranée. Tempête, froid vif; peur diffuse. Des passagers sont malades. La dame enceinte se trouve mal, elle a les doigts morts, je l'étends sur un brancard et lui fais une piqûre de solucamphre. Les enfants crient beaucoup et vomissent sur les couvertures. Odeur affreuse dans l'avion.
Le mécanicien me confie que la pression d'huile baisse au moteur gauche, qui chauffe dangereusement. Vision magnifique d'Alger, bâtie en terrasse et dominant la baie.
Arrivée à Alger-Maison Blanche à 12h20, après étape de 777 km, en quatre heures vingt.
Malgré le message du radio, même mésaventure qu'à Marignane. Le passage de l'avion pas affiché au terrain, le popotier pas prévenu; nous attendons trois heures et demie l'arrivée du car pour Alger où nous coucherons. L'agence Cook se débrouille bien pour nous loger. Le mécanicien travaille sur le moteur gauche. "Ça ira", dit-il.
Lundi 5. - Décollage d'Alger à 7 heures cap plein sud, vers le Sahara. Nous avons heureusement touché, à Boufarik, l'équipement colonial, c'est-à-dire quelques tonnelets d'eau, des armes et des cartouches, des casques pour l'équipage. Hélas pas touché la trousse sanitaire que Paris m'avait assuré que je trouverais dans cette ville alors qu'elle est, parait-il, complètement démunie de produits pharmaceutiques.
Survol du désert très pénible.
Après El Goléa, arrivée à Aoulef à 13h25. L'étape de 1.150 km a été parcourue en sept heures. Presque tous les passagers très fatigués. Coucher.
Mardi 6. - Décollage à 7 heures. Nous suivons le tracé des caravanes et l'intinéraire d'avant l'aviation. Les passagers, hantés par les récits des drames du désert, languissent visiblement d'atteindre un pays plus humain. Un peu de mauvais temps; quelques malades légers.
Nous atterrissons à Haguelh'oc à 11h45, après une étape de 850 km en quatre heures quarante-cinq. Seulement une heure d'escale technique pour ravitaillement d'essence.
Décollons d'Haguelh'oc à 12h45. Les trous d'air nous secouent durement. Arrivée à Gao à 15 heures, après une étape de 570 km en deux heures vingt-cinq.
A Gao. - La grosse chaleur éprouve les passagers. Les enfants très énervés sont insupportables. La très bonne table réconforte tout le monde. Le coucher serait bien; mais, comme il n'y a pas de moustiquaires aux lits, nous sommes dévorés par les tarentules. Les bébés pleurent toute la nuit. Deux d'entre eux sont couverts de piqûres très douloureuses.
Mercredi 7. - Décollage de Gao à 6h30. Tous les passagers fatigués par leur nuit blanche. De Gao vers Niamey, nous suivons le cours presque rectiligne du Niger, avec ses repères vers Ansago. Volons par vent de sable, séquelle du vent nord-est, l'harmattan. Nous ne voyons plus le sol. Atterrissage à Niamey à 8h50, après étape de 395 km parcourus en deux heures vingt.
Heureusement, arrêt le mercredi et toute la journée du jeudi 8. Détente indispensable pour tous. Quelle chaleur! Un de mes passagers a un abcès dentaire qui le fait horriblement souffrir. Deux enfants ont une diarrhée inquiétante. Je ne profite nullement de l'escale dont je m'étais promis tant de joie, et de vif intérêt documentaire, car je ne peux quitter mes malades.
Vendredi 9. - Décollage de Niamey à 6 heures. Le paysage n'est plus le même que lors de l'étape précédente. Peu à peu apparaît la végétation tropicale. Hélas, pas de loisir pour la contempler; le vent de sable rend le trajet très dur. La moitié des passagers est malade. La femme de l'adjudant-chef a une crise de paludisme avec 40°9 de fièvre et je n'ai pas de quinine dans la trousse médicale. Très agitée, cette femme m'envoie coups de pieds et coups de poings.
Nous quittons le territoire français, survolant le Nigéria britannique. Nous piquons vers Lagos, seule escale étrangère de la ligne. Y atterrissons à 10h35, après l'étape de 810 km en quatre heures trente-cinq. Nous n'avons qu'une heure d'arrêt pour nous ravitailler en essence, et prendre un repas bien... décevant. Une viande impossible à identifier, le lieutenant-aviateur nous dit que "c'est du boeuf bicyclette". Au dessert, chacun a cinq pruneaux nageant dans une crème verte (alors que nous avions fait des rêves de merveilleux fruits exotiques). Les enfants se bombardent, par-dessus la table, avec les pruneaux, les Britanniques en sont très coqués; les mères distribuent des gifles et tout se termine dans des hurlements.
Mon passager qui est atteint d'un phlegmon à la joue gauche souffre de plus en plus. Je suis inquiète. Inquiète aussi pour un bébé devenu soudain couvert de boutons rouges; j'espère que la chaleur en est la cause. Ma jeune femme enceinte est visiblement exténuée.
Décollage de Lagos à 11h35. Survol du golfe de Guinée. Atterrissage à Douala (Cameroun) à 15h30, après quatre heures quinze de vol pénible.
Nous couchons dans cette ville importante. Mais l'air lourd, humide, nous donne une sensation d'étouffement. C'est le climat équatorial, et nous sommes à la fin de la saison des pluies (mai à octobre). Nous voudrions circuler, le soir venu, et goûter la fraîcheur relative; mais, le 4 octobre, il y a eu une insurrection, et chacun doit rentrer avant la nuit à cause du couvre -feu.
Mon passager conducteur-agricole a une forte crise de foie. Il rappelle le souvenir du plus grand nom du Cameroun, le Dr Jamot, qui réussit, entre les deux guerres, à juguler une redoutable épidémie de maladie du Sommeil.
Toute la nuit, je dois veiller ma malade qui, en pleine crise de paludisme, est très pénible.
Samedi 10 novembre. - Décollage de Douala à 5h30. Malgré l'heure matinale, tous les passagers semblent avoir oublié leur fatigue parce que nous sommes à l'avant-dernière étape du dur voyage.
Après Libreville, au-dessus de la forêt du Gabon, nous passons la ligne de l'Equateur. Quinze passagers nous avouent ne l'avoir jamais franchie. Alors, nous baptisons, selon les traditions, avec quelques bouteilles soigneusement cachées depuis le départ, et réservées pour cette cérémonie rituelle. Le mécanicien, déguisé en Père Neptune, avec trident et grande barbe, n'est pas reconnu par les enfants. Rires, chants; tous épanouis. Le temps est beau. Plus un seul malade.
Deux des passagers qui ont toujours été très gentils, très serviables, tiennent à me verser une obole pour les oeuvres de l'Air en témoignage de leur gratitude.
Après Majumba, sur la côte, c'est Pointe-Noire, où nous atterrissons à 11h15 après quatre heures quarante-cinq de vol. Avons franchi 1.045 km dans la journée. C'est beaucoup pour mes passagers.
Escale technique d'une heure quinze seulement.
Décollage à 12h30. Le fleuve Congo apparaît. Le Dakota le survole au-dessus des rapides. C'est superbe. Atterrissage final à Léopoldville (Congo Belge) en face de Brazza (1) après avoir parcouru 385 km.
(1) A signaler qu'à partir du 26 juin 1946, Air France, avec des quadrimoteurs DC-4 mettait Brazza à moins de deux jours de Paris. En 1956, Air France, avec des Super Constellation réalisait Paris-Dakar sans escale, en 9h50, et Paris-Douala en 11h20.
Nous allons à Brazza, en traversant le Congo en bateau. Nous attendons vingt minutes, au débarcadère, le car qui nous conduira en ville (1).
(1) Ce n'est qu'à partir de 1950 que BrazavilleMaya, qui permet de n'être plus tributaire du terrain de Léopoldville.
Nous sommes tous ravis de ce voyage d'une semaine. Certains des passagers qui n'avaient jamais pris l'avion sont secrètement soulagés d'être arrivés à destination "sans histoire". Ils pensent qu'ils viennent de vivre une grande aventure. Ils sont contents de leur audace, de l'émotion qu'ils auront causée à leur famille. Nous nous séparons avec de grandes manifestations affectueuses, des promesses de nous revoir.
A Brazza, l'équipage est reçu au mess de l'Aviation et logé par ses soins, ce qui est parfait à tous points de vue. Nous resterons dans cette ville jusqu'à mercredi 14 novembre.
CONVOYAGE RETOUR.
Mercredi 14 novembre 1945. - Départ très matinal pour le terrain de Léopoldville. Les mêmes étapes et les mêmes escales qu'à l'aller sont prévues.
Manifeste passagers: vingt-trois personnes, dont sept enfants (une petite fille de six ans voyagera seule jusqu'à Alger) et trois femmes enceintes. Un colon "grand nerveux", qui a beaucoup souffert de demeurer cinq ans en brousse. Le mécanicien dit que nous devons prévoir des ennuis avec ce passager qui a "le coup de bambou".
Au départ, nous avons une grande scène d'une dame d'un certain âge, qui avait demandé son rapatriement par bateau, parce que, dit-elle , l'avion la rend très malade. Nous la soupçonnons d'avoir surtout très peur. Je lui donne de la coculine. Presque tous les passagers sont en mauvais état de santé, maigres, anémiés, fiévreux. Majorité d'hépatiques. Conséquence de la guerre, qui les a bloqués trop longtemps en A.E.F.
Décollage à 5h30.
Une jeune femme enceinte est tout de suite très fatiguée; il faut l'étendre et je dois m'occuper totalement de ses deux enfants de quatre et cinq ans. Heureusement que cette dame a emporté de l'ergotine et du solucamphre, car je n'en avais plus dans la trousse médicale. Pas de coton en quantité suffisante.
La dame âgée pousse des cris effrayés à chaque trou d'air.
Depuis Brazza jusqu'à Gao, temps affreux, vingt de mes passagers souffrent du mal de l'air. Je distribue de la coculine. Je n'ai pas assez de seaux hygiéniques, ni de sacs de propreté, pour recevoir les vomissements; je me sers alors de boîtes de conserves vides. Une dame, qui me dit être sujette à des troubles cardiaques, me donne des inquiétudes. Le colon "grand nerveux" tient des propos incohérents, s'agite tellement que nous devons l'attacher en bloquant la ceinture de siège. Tout le long du parcours, il fera des excentricités.
Après Gao le temps s'améliore. Au cours du trajet Gao-Aoulef-Alger, l'état de la jeune femme enceinte me tracasse de plus en plus. Par le radio, j'appelle le médecin-capitaine de Boufarik et le fais avertir. A Alger, j'obtiens deux ampoules de solucamphre à l'infirmerie du Quartier. Grâce au représentant de l'agence Cook, je puis être logée à côté de ma malade. J'ai le numéro de téléphone où joindre le médecin en cas d'alerte.
La petite fille de six ans, qui a voyagé seule, a été délicieuse tout le long du parcours. Je l'ai remise à sa grand-mère, très reconnaissante.
Au départ pour l'avant-dernière étape Alger-Marseille, le médecin autorise la continuation du voyage de la jeune femme. Je souhaite ne pas devoir faire la sage-femme dans l'avion, comme c'est déjà arrivé à l'une de mes compagnes assistante de bord du G.M.M.T.A."
Malgré ces rares échappées aériennes en Union Française, Cécile Idrac continue son émouvant travail aux services sociaux du général de Gaulle. Mais les évènements politiques évoluent. Le général de Gaulle qui, le 18 juin 1940, apparut comme le symbole de l'énergie, de la volonté, de la foi en la victoire, lui qui, au défilé du 26 août 1944 dans Paris, semblait avoir toute la France derrière lui, comprend que cet enthousiasme n'a été qu'une flambée.
Comme aux élections britanniques du 5 juillet 1945, le peuple ayant voté travailliste, le parti de M. Attlee l'emportant, Winston Churchill démissionna, ainsi, en France, après, après les élections législatives du 21 octobre 1945, et la résurrection des partis, le général de Gaulle confie "cela a trop duré, je préfère me réserver en prenant ma retraite, en restant disponible pour des temps plus durs", et, le 20 janvier 1946, il quitte le pouvoir.
Cécile Idrac, toute fidélité au Chef respecté, admiré, aimé, se démet de ses fonctions sociales à la Présidence du Gouvernement Provisoire.
La belle équipe forgée dans la lutte clandestine "unie dans l'action, dans l'espérance et dans le sacrifice" se dissocie, sans dissimuler son amertume et ses blessures. Désormais, Cécile est libre de se consacrer totalement aux missions aériennes, selon sa vocation.
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En juin 1946, elle est reçue au premier concours, dit de régularisation, du G.M.M.T.A. Ayant déjà deux cents heures de vol, elle entre officiellement en fonction, le 1er novembre, comme assistante de bord.
Dès la fin décembre 1946, elle accomplit sa première mission en Extrême-Orient, étant ainsi de l'équipe initiale qui assure les transferts de blessés du Tonkin, après les cruels évènements d'Hanoï du 19 décembre 1946.
Ce premier séjour, pourtant si dur, lui laisse le désir profond de servir en Indochine. Son voeu est réalisé par un nouveau départ là-bas le 24 février 1945. Comme, au cours de sa première mission, elle a mesuré les risques encourus, elle laisse son testament à sa famille : " Ces quelques lignes ne sont pas un adieu, car je resterai toujours avec vous. J'ai été heureuse sur cette terre et cela grâce à vous tous..."
Troisième mission en Indochine, avec départ de Paris le 23 avril 1947 sur le Dakota n°332 du Groupe "Anjou". C'est dans ce convoyage qu'elle fait la connaissance de Lucienne Just, qui devient son amie. Arrivée à Saigon le 29, elle commence son stage.
C'est au cours de ce séjour qu'arriva le drame du 24 mai. Cécile Idrac, et Lucienne Just, de service au mess du 2/15 près du terrain de Tan Son Nhut, rentrent chez elles, rue 44, vers dix heures du soir, dans la traction avant d'officiers aviateurs. Arrivés au passage à niveau, des coups de feu crépitent, la voiture est criblée de dix sept balles tirées par les Viets. Cécile Idrac est seule blessée grièvement. Transportée à l'hôpital 415 de Saigon, les médecins constatent qu'elle a été atteinte par des balles de mitraillette Thomson 11 mm, qu'elle a une fracture du radius, un sectionnement du nerf médian, le nerf cubital lésé. Une autre balle entrée en frôlant la 2ème cervicale, a fracturé l'omoplate et, en glissant, s'est logée à la base du poumon droit. Elle subit une première opération pour extraire une balle.
Après quinze jours d'hospitalisation, elle est rapatriée par l'avion DC-3 n° 976, qui décolle de Saigon le 6 juin. La convoyeuse de bord est Jeanine Pelissier, I.P.S.A. Ce voyage de six jours, où le mauvais temps secoue durement l'appareil, est horriblement douloureux. Si, à Calcutta et Karachi, l'accueil est correct, à Tunis elle ne peut même pas obtenir à boire... L'atterrissage a lieu le 12, à 14 heures au Bourget. Cécile Idrac, à bout de forces, mais non de courage, dit à ses parents puis à Renée Martin, convoyeuse de la veille équipe, venue l'accueillir : " Maintenant, au moins, je saurai par expérience combien les blessés souffrent dans nos transports. "
A l'hôpital du Val de grâce, elle va vivre une longue épreuve, la plus difficile à supporter pour cette fille si dynamique, qui a totalisé six cent cinquante heures de vol, en moins d'un an de service.
Une magnifique récompense lui est donnée. Elle est nommée Chevalier de la Légion d'Honneur le 19 juillet 1947, tant au titre "d'héroïne de la Résistance" qui pour ses services au G.M.M.T.A., et reçoit également la Croix de Guerre avec palme.
En septembre 1947, hospitalisée à Foch, elle y est admirablement opérée, fin octobre, par le chirurgien Merle d'Aubigné, qui réussit à lui extraire une balle passée du dos, dans le bras.
Elle se croit si bien remise, quelle reprend le 7 décembre, son service au G.M.M.T.A. avec une mission à Marrakech; mais elle a trop présumé de ses forces car, malade, elle doit être à nouveau hospitalisée en mai 1948, pour une greffe nerveuse et l'extraction d'un dernier éclat de balle de mitraillette. Je me souviens de notre rencontre à cette époque où elle affichait un total optimiste à propos de sa santé, m'affirmant "que ce n'était pas le moment de se dorloter, quand les pauvres gens tombaient en Indochine".
A sa demande, elle retourne là-bas le 30 juin 1948, pour sa quatrième mission et y accompli un stage de plusieurs mois. Le service, pendant la saison des pluies, est très dur pour une convalescente. Elle doit abandonner la tâche qui la passionne, car, à nouveau, la maladie l'abat. Fin septembre, elle est rapatriée sanitaire. Hospitalisée à Foch, elle est soignée pour une menace d'embolie au bras droit. En octobre 1948, le G.M.M.T.A. la met en congé de six mois sans solde.
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Ce fut pendant cette période de sa convalescence que je profitai de son séjour à Paris pour la voir souvent et recueillir quelques-uns de ses souvenirs. Quand elle parlait d'aventures sur la terre et dans le ciel, elle avait horreur des grands mots, du style "Flotte, petit drapeau", et encore plus du genre romancé; au contraire, elle recherchait le trait drôle, spirituel, au cours des plus dramatiques circonstances, et ceci exprimé dans la langue directe qui est celle de l'Aviation. Pour elle, les moussons, les moteurs stoppés, les atterrissages de fortune, les blessures, les maladies, c'était l'ordinaire du métier.
Elle avait la vocation de l'action. Quant on l'écoutait dire "qu'elle ne pourrait supporter d'être enfermée entre quatre murs", on sentait bien le bonheur total que lui donnaient ses fonctions de convoyeuse. D'ailleurs, elle me répétait souvent que le plus beau jour de sa vie fut celui où elle s'inscrivit à notre école I.P.S.A., puisque c'est par nous qu'elle réalisa son rêve.
Je la sentais en pleine montée, comme une flèche allant droit au but. Sa maturité d'esprit s'était nourrie au long d'années de labeur, d'expériences, de travaux; sa personnalité s'était épanouie au choc des épreuves qu'elle avait endurées, dominées avec un courage, une fermeté implacables, une maîtrise souriante. Je pensais que sa soeur Hélène, au prieuré bénédictin de Flée, et elle, sur les lignes, offraient le diptyque admirable des deux pôles de la vie humaine et chrétienne.
Lorsque, ensemble, nous évoquions ses compagnes disparues, elle concluait simplement: "Puisque tous les humains sont condamnés à mort, disparaître ainsi, en faisant son devoir, est la plus belle des fins."
Le 2 juin, Cécile Idrac eut la grande joie de baptiser, à Saint-Nazaire, le navire-laboratoire météorologique mis à la disposition de l'Energie des Mers, qui portait le nom de "Pierre Idrac", et dont le port d'attache serait Dakar. Ainsi était-elle associée à l'hommage rendu à ce père tant estimé, aimé, regretté, à celui qui, mis par M. Painlevé à la disposition de Georges Claude, l'avait fait bénéficier de sa précieuse expérience des courants sous-marins, et de sa science océanographique. Le plus cher désir de Cécile était de revoir le "Pierre Idrac" à Dakar. Ce rêve allait recevoir sa suprême réalisation.
Le mercredi 13 septembre 1949, un Halifax de la 21ème Escadre décolle d'Orly pour assurer le courrier Rabat, Dakar, Pointe-Noire. Cécile Idrac en est l'assistante de bord. Le lieutenant Cornette, qui pilote, a quatre cent cinquante heures de vol sur Halifax. Les autres membres de l'équipage sont le capitaine Pinson, l'aspirant Desgourgues, l'adjudant-chef Carayol (Guyenne), les sergent-chef Escudie, les sergents Rivaud et Cullion.
Parmi les treize passagers, il y a le Dr Stéfanopoulo de l'Institut Pasteur, le colonel Cordier, de la base de Rabat, et qui va prendre sa retraite, le commandant Delair, Mme Sokoloff, Mme Lagrange qui attend un bébé, trois jeunes enfants, etc...
L'atterrissage à Rabat permet à Cécile de retrouver un vieil ami de sa famille, qui écrivit à ses parents: "Je ne l'avais pas revue depuis plus d'un an, et elle m'a paru plus sereine, moins portée à une certaine exaltation, cette sorte de griserie intellectuelle qui, pour beaucoup de ceux qui la connaissaient, était le plus piquant de son charme. J'aimais surtout, chez elle, la droiture, la noblesse d'âme, l'énergie et, je le répète, la confiance de la vie. Nous n'avons pas effleuré un instant les risques de son service aérien."
L'atterrissage du Halifax, sur le terrain de Yof à Dakar, est dur. "Heureusement, écrit Cécile, je tenais un bébé dans mes bras à ce moment-là; sans cela, il aurait pu être blessé." La roulette de queue ayant été "sonnée", la réparation immobilise le Halifax pendant quatre jours. Cécile en est d'autant plus ravie que le bateau "Pierre Idrac" est en rade. Le samedi 17 septembre, elle a l'immense joie de le survoler à bord d'un avion de tourisme Goëland, dont le pilote lui a abandonné la double commande. Dans l'immensité du ciel et de la mer, dans ce cadre que le cher disparu avait aimé, Cécile se sent proche, si proche de lui...
Avant de décoller de Dakar, Cécile écrit ce merveilleux souvenir et ajoute : "Au retour, nous brûleront les étapes pour rattraper le temps perdu."
Parmi son équipage, elle est heureuse de compter l'adjudant-chef mécanicien Carayol Guy, un ancien de 1944-45 où les équipages des Lourds du "Guyenne" partant d'Elvington, en Angleterre, accomplissaient des missions "en allant au charbon" dans la "Vallée Heureuse". Etant de l'équipage Brohon dit Barrat, puis du commandant Puget, il a bien connu le lieutenant-pilote François Idrac, de l'équipage du commandant de Vulpillière, qui exécuta vingt-sept missions sur les territoires aux mains de l'ennemi.
A l'escale d'Akra, tout va bien, le décollage a lieu le 19 au matin. Après, c'est le survol du golfe de Guinée, le passage de l'Equateur, avec les rites traditionnels. Mais, à mesure que le Halifax descend vers le sud, la saison sèche de mai à août est terminée et c'est la saison des pluies. Quand l'appareil arrive en vue de Pointe-Noire, l'horizon est si bouché que Cécile ne distingue pas ce paysage qu'elle connaît bien, avec son port artificiel et la ligne du chemin de fer Congo-Océan qui y aboutit.
Il est 12h38 quand l'avion aborde le terrain. Les nuages sont presque au ras du sol, le plafond n'est que de 100 mètres; il a beaucoup plu. Le pilote se présente à l'atterrissage, manque la piste, recommence se trouve trop à droite, amorce un virage pour se rattraper... Cécile doit voir venir le coup dur, elle qui a l'expérience de 1.421 heures de vol ! Le Halifax, en perte de vitesse, fait un demi-tonneau, une abattée et s'écrase au sol, sous les regards terrifiés des personnes qui attendaient le courrier de France.
L'incendie dure jusqu'à 23 heures, sans que l'intensité du feu permettre d'approcher.
Il fut très difficile d'identifier les morts et particulièrement Cécile Idrac. Rien de ce qu'elle portait sur elle ne fut retrouvé. En revanche, on put recueillir, dispersés, son petit agenda semi-carbonisé, portant ses ultimes notes de convoyage, divers papiers, et son insigne d'assistante de bord (n°24), noirci mais intact, où la Croix-Rouge brillait encore comme une tache de sang.
Le soir même, à l'écoute de la B.B.C., à Gargas, où Cécile fut plus tard inhumée, M. et Mme André George, sa mère et son beau-père, apprennent l'effroyable nouvelle.
" La mort, en service commandé de Mlle Cécile Idrac, écrit le général de Gaulle, le 29 septembre, dans une lettre à Mme de Vendeuvre, m'a vivement ému. J'avais, en maintes occasions, éprouvé les très hautes qualités de courage, d'intelligence et de dévouement de cette jeune et glorieuse assistante sociale. Ses services de guerre, sa grave blessure, tout ce qu'elle a accompli partout et jusqu'à la dernière seconde de sa vie, sont les plus nobles titres possibles. Je ne les oublierai pas."
André Rousseaux dans son article du Figaro du 18 octobre 1949, sous le titre "Destins Français" s'exprime ainsi : ...Le bonheur d'être neutre, après deux grandes guerres a révélé tout son prix. Mais certains neutres nous ont appris ce que leur condition exige de noblesse. Nos amis suisses, qui se sont dévoués à la Croix-Rouge ou à l'expression de la pensée libre, ont montré quels dons savent faire, à la cause commune, certains hommes que le destin semble ménager. Pour qui ne refuse pas le don de soi, il y a toujours à livrer des batailles d'autant plus généreuses qu'elles veulent des victoires pacifiques. En France même, d'ailleurs, la race ne s'est jamais éteinte, Dieu merci, de ces êtres pour qui la vie n'aurait pas de sens si elle n'était pas une offrande et un combat.
" Je pense à vous : Cécile Idrac, tombée l'autre jour dans l'accident aérien de Pointe-Noire. La nouvelle de votre mort, et de celle de vos camarades, a fait peu de bruit dans le tumulte qu'on mène aujourd'hui autour des caisses de l'Etat. Votre minimum vital dépassait pourtant en ambition toutes les exigences ordinaires. Il revendiquait tout l'espace que peut couvrir l'armée de l'Air, sur les territoires français du monde. Il avait fallu, pour le satisfaire, ce champ de bataille d'Indochine où vous aviez été blessée. Il vous fallait des missions qui vous conduisaient sur tous les champs d'atterrissage où flotte notre drapeau.
" J'ai connu cette jeune fille, comparable aux plus belles jeunes filles françaises, celles qui sont des saintes et des Héroïnes de notre Histoire. J'ai vu briller dans ses yeux rieurs le destin qui affronte la mort, parce qu'il sait que les vieillissements temporels ne sont pas de son lot.
A qui s'inquiétait de sa vie dangereuse, elle répondait, sans cesser de sourire, qu'elles étaient quelques survivantes sur les vingt premières infirmières convoyeuses des lignes aériennes militaires. Elles sont six mortes maintenant. Et si j'ai eu l'honneur de connaître celle-là, c'est au nom des autres que je l'appelle à témoigner. De tels êtres de vocation entrent d'un coup dans l'Eternel. Ils y entraînent avec eux le destin français. Non, la mission de la France n'est pas de tirer son épingle du jeu : elle est de produire assez de vies nobles pour enseigner l'honneur de vivre aux hommes qui risqueraient de l'oublier."
(source: JUSQU'AU SACRIFICE de Madame Germaine L'HERBIER-MONTAGNON - Editions E.C.L.A.I.R)
Monsieur Bernard Emié Ambassadeur de France en Grande-Bretagne dévoilera une plaque près de St Martin-le-Grand, "l'église en partie détruite dans Coney Street, York, à Yves Mahé, le pilote du 253 Squadron de la R.A.F. Fighter commandant français qui ont attaqué les bombardiers allemands sur York le matin du 29 Avril 1942, sauvant ainsi la ville de la destruction.
Les enfants de l'école primaire RC St Wilfrid et le Colonel Nicolas CHAMBAZ
M. Andy DIXON, Colonel Nicolas CHAMBAZ attaché de l'Air, M. Ian REED Directeur du YORKSHIREMUSEUM, M. Bernard EMIE Ambassadeur de France en Grande-Bretagne,
??, M. Bernard EMIE Ambassadeur de France en Grande-Bretagne, Colonel Nicolas CHAMBAZ.
La ville de York accueillera l'ouverture de la deuxième étape officielle du Tour de France 2014. Le Grand Départ se fera de York à Sheffield. Le Conseil Municipal de York a organisé le plus grand festival urbain d'Angleterre de 2014, pour l'avant et l'après du Grand Départ.
La deuxième étape du Grand départ commencera à l'hippodrome de York pour ensuite circuler dans les rues historiques de la ville. Le peloton circulera le long de célèbres rues et monuments de la ville tels que le York Minster, avant que la course ne commence véritablement, lorsque les coureurs atteindront le bord de la ville. Pour consulter la carte détaillée de l'itinéraire de l'étape.
Le Tour de France dépliant/brochure vous guide à travers les différents événements, les activités et les possibilités qui s'offrent à vous et votre famille à York en 2014 et vous aidera à vous préparer à célébrer le Grand Départ du TDF à York, le 6 juillet 2014.
Ducastelle Philippe, Jean-Bernard Devos Président et organisateur de la " Côte Picarde " Jean-Bernard participe a l'organisation du Tour de France j'espère qu'il pourra se rendre sur la base d'Elvington pour avoir quelques photos souvenirs.
Pour mes amis Anglais voici l'équipe de Grande-Bretagne.
Le Directeur Ian Reed et Mgr Karel Bullock érige le drapeau tricolore Français 18 mètres au-dessus de la rue de York, la préparation du 70e anniversaire de l'arrivée de l'Armée de l'Air Française "Groupes Lourds" (1944) et le Grand Départ du Tour de France à York le 6 juillet 2014.
Défilé aérien du BBMF pour le Grand Départ du Tour de France 2014 à York, le 6 juillet prochain organisé par le Yorkshire Air Museum & Allied Air Forces Mémorial.
Célébration à York pour le Grand Départ du Tour de France le 6 juillet 2014 et la commémoration du 70e anniversaire de l'arrivée de 2300 aviateurs de l'Armée de l'Air Française dans la R.A.F. à Elvington.
M. Ian REED directeur du Yorkshire Air Museum.
Remerciements à:
Ville de York; York Theatre Royal;
Visitez York; Anscough; Volker ferroviaire; Dossor MCA; Saville AV; Elvington plantes; Middlethorpe Hall; Armée de l'Air; La Royal Air Force et les bénévoles du Musée Air Yorkshire; Aircraft Engineering Dept.
Qui recherche a prendre contact avec la famille du lieutenant BARTHELOT Jean navigateur et la famille du Sgt/C GONNOT Roland mitrailleur-arrière de l'équipage BRION.
(collection: Christian PELISSIER)
Dumfries le 11 Novembre 1943.
Cours 178 des navigateurs de la 3ème escadrille du G.B. 2/23.
Debout de gauche à droite:
Lt PETIT Henri +, Lt DUVERT René, Lt GARDETTE Paul, Lt GEFFREDO, Lt DABADIE Maurice +, Lt VANDENABEELE +, Lt ZEILLER Pierre +.
De toutes les nuits vécues par les Groupes Lourds, celle du 4 au 5 novembre 1944 au cours de laquelle 5 équipages du Groupe Guyenne sur les 16 engagés furent abattus par la chasse de nuit allemande est certainement la plus tragique. L'équipage du lieutenant Hyenne est abattu à Dashausen, l'équipage du lieutenant Vlès est attaqué par un chasseur de nuit, l'équipage du capitaine Baron par un chasseur de nuit, l'équipage du lieutenant Babadie est attaqué par dessous par un chasseur de nuit, l'équipage du capitaine Beraud est atteint par une rafale de mitrailleuse d'un chasseur de nuit. 23 Français tués lors de cette mission.
??, Général Paul FOUILLAND, Ian REED, Lucien MALLIA, ? MALLIA.
L'ANSORAA Manche est invitée par le Volksbund Deutsche Kriegsgräberfürsorge (VDK) (service d'entretien des cimetières militaires allemands) à assister à la cérémonie du 50 ème anniversaire du cimetière d'Huisnes-sur-Mer le 14 septembre 2013. Malgré la distance, environ 160 km de notre domicile, nous sommes onze à faire le déplacement. Je m'y rends la veille avec mon épouse pour reconnaître les lieux, prendre un contact préalable avec le conservateur de l'ossuaire et commander la gerbe.
Vue générale, inspection des troupes.
Le mausolée du Mont d'Huisnes est l'unique mausolée allemand en France. Il a été inauguré le 14 septembre 1963 sur la commune d'Huines-sur-Mer (Manche). Il prend la forme d'un bâtiment circulaire au diamètre de 47 mètres environ, comportant 68 cryptes réparties sur 2 niveaux, chacune pouvant renfermer 180 corps. Au milieu de la cour recouverte de gazon se dresse une grande croix. Outre les cryptes, se trouve à l'entrée une fosse commune dont la stèle indique: "Hier ruhen in einem gemeinsamen Grabe (...39 Namen...) sowie 58 unbekannte Kriegstote des zweiten Weltkrieges darunter 20 in der internierung verstorbene Kinder", c'est-à-dire: "ici reposent dans une fosse commune (...39 noms...) ainsi que 58 morts inconnus de la Seconde Guerre Mondiale, dont 20 enfants morts en internement". Au total, 11 956 morts allemands de la Seconde Guerre Mondiale, dont des femmes et des enfants, y ont été transférés par le service des exhumations du Volksbund en 1961. Ils proviennent des départements du Morbihan, d'Ile-et-Vilaine, de la Mayenne, de la Sarthe, du Loir-et-Cher, de l'Indre-et-Loire, de la Vienne, de l'Indre, ainsi que des îles Anglo-Normandes de Guernesey, Alderney, Jersey, et Sark. (Source: Wikipédia)
Erigé sur un tertre de 30 mètres de haut, construit en pierres de taille, il n'est accessible qu'à pied grâce à un large escalier et à de petits chemins. Situé à quelques kilomètres du Mont-Saint-Michel, depuis son belvédère on peut admirer "La Merveille de l'Occident", la Baie et les Près salés. Pour l'anecdote, depuis le 13 septembre, veille de la cérémonie d'anniversaire, le mausolée compte un corps de moins. En effet des recherches entreprises par une famille canadienne ont révélé qu'un Canadien servant dans l'Armée américaine a été inhumé par erreur au milieu des soldats allemands. Lors de ma prise de contact, des spécialistes étaient présents pour emporter l'urne aux fins d'analyse.
Dès 10 heures, le parking du cimetière et la route menant au village sont saturés par les voitures et les cars. Les gendarmes venus en force ont du mal à canaliser ce trafic. Les Allemands sont évidemment les plus nombreux (environ 300). Tout ce monde se met en place tout autour de la cour et dans les cryptes supérieures qui prennent à cet instant des allures de loges de théatre. Arrivent également deux musiques, celle de l'Armée de terre de Rennes et celle de la Bundeswehr de Kassel rt un piquet d'honneur de marins de la Base navale de Cherbourg. Deux chorales allemandes sont également présentes ainsi qu'une délégation d'élèves-officiers Français et Allemands de l'Ecole de Coëtquidan. Pour parfaire le dispositif, environ 60 porte-drapeaux dont celui de l'ANSORAA se positionnent en arc de cercle au centre duquel se placent le porte-drapeau allemand et sa garde.
Nous sommes accueillis par le Lieutenant-colonel FISCHER, adjoint de l'Attaché militaire allemand et par les responsables civils du mausolée.
A 11heures, arrivée des autorités: Madame l'Ambassadrice d'Allemagne en France, Madame la Préfète de la Manche, le Vice-amiral d'Escadre Préfet Maritime, le Général Attaché militaire d'Allemagne, le Commandant de l'Ecole des Fourriers de Querqueville, également délégué militaire départemental, le Maire d'Huisnes-sur-Mer et bien d'autres personnalités civiles et militaires françaises et étrangères.
Après la revue des éléments allemands et français par l'Amiral et le Général, c'est le mot d'accueil du maire de la commune et de l'Ambassadrice d'Allemagne. Viennent ensuite les discours commémoratifs du secrétaire Général du VDK et de la Préfète de la Manche. Des morceaux de musique militaire et des chants interprétés par les chorales viennent s'insérer entre chaque intervention. Un pasteur protestant et un prêtre catholique nous incitent enfin à la prière et au recueillement en mémoire de tous ces hommes et femmes tombés au nom d'une idéologie criminelle.
Michel LEVAVASSEUR, Porte-Drapeau ANSORAA Manche.
Jean-Pierre RIVIERE, Daniel BETHENCOURT, Madame Daniele POLVE-MONTMASSON Préfète de la Manche, Madame ?? Sous-Préfète d'Avranches.
Emile LEROY Maire d'Huines-sur-Mer, Vice-amiral d'Escadre Emmanuel CARLIER Préfet Maritime, Général de brigade Hans DIETER attaché militaire allemand, Commissaire en chef de 1er classe Patrick HENRY commandant l'Ecole des fourriers de Querqueville.
Discours de Madame Daniele POLVE-MONTMASSON Préfète de la Manche.
Vice-amiral d'Escadre Emmanuel CARLIER et le Commissaire en chef de 1er classe Patrick HENRY déposent une gerbe.
Jean-Pierre RIVIERE, Daniel BETHENCOURT au salut après le dépôt de gerbe.
Après ces discours arrive le moment des dépôts de gerbe au pied de la grande croix. Jean-Pierre RIVIERE et Daniel BETHENCOURT en déposent une au nom de l'ANSORAA Manche. Les Musiques interprètent la Sonnerie aux Morts, les hymnes nationaux français et allemand ainsi que l'hymne européen. Les autorités vont ensuite saluer les porte-drapeaux et après dernier mot de remerciement des organisateurs, la cérémonie prend fin.
Le Mont-Saint-Michel vu depuis la salle des fêtes d'Huines-sur-Mer.
Ce n'est qu'un bref au-revoir, puisque nous nous retrouverons tous quelques dizaines de minutes plus tard dans la salle des fêtes de la commune pour y accomplir une dernière mission, très agréable au demeurant, celle de déguster canapés, petits pains, mini-sandwichs, mignardises, le tout arrosé de champagne et de jus de fruits pour les raisonnables. Moment où l'osmose se fait facilement entre tous, civils et militaires, Allemands et Français.
En conclusion, après cette belle cérémonie empreinte de solennité et de gravité, nous regagnons nos domiciles non sans faire un peu de tourisme en ayant le sentiment d'avoir honoré notre Devoir de Mémoire.
Le lieu du crash du Halifax du Lt HYENNE ce n'est pas Dashausen mais Dahlhausen qui jouxte Bochum ! Cette erreur a été reportée sur plusieurs documents, Roland Delépine.
Objectif: Bochum, de toutes les nuits vécues par les Groupes Lourds, celle du 4 au 5 novembre 1944 au cours de laquelle 5 équipages du Groupe Guyenne sur les 16 engagés furent abattus par la chasse de nuit allemande est certainement la plus tragique. L'équipage du lieutenant HYENNE est abattu à Dahlhausen (près de Bochum). Les 7 membres de l'équipage sont tués. Ils ont été inhumés au cimetière civil du champ de course à Dortmund (Ruhr) le 11 novembre 1944.
Sgt Henri MARTIN
Déroulement des manifestations
- début des manifestations du Souvenir en centre ville pour le bombardement de Cancale (34 victimes) et commémoration de la plaque en hommage au Sgt Henri MARTIN.
- A 15H30: dans la salle du Conseil Municipal de l'Hôtel de Ville de la Mairie de Cancale, il est recommandé d'être présent à partir de 15h00 dans le Parc de la Mairie, projection du film de Geneviève MONNERIS "Henri and Pat" qui retrace l'histoire d'Henri Martin à partir de témoignage très émouvant (recueilli 65 ans plus tard) de son épouse anglaise, Pat Martin Woodgate qui fut elle-même courrier des Services des renseignements britanniques Pat et son fils Paul sont décédés tous les deux en 2011.
- 17 heures: Parc de la Mairie: hommage à une victime Cancalaise de la Libération.
- 17 heures 30: Parc de la Mairie: hommage au Sergent Henri MARTIN.
Très jeune, j'avais été frappé par un portrait posé sur le buffet d'une parente déjà âgée que je visitais régulièrement. Tante Louise habitait alors, rue du Port à Cancale. Quand je lui demandais qui était ce jeune homme en uniforme d'aviateur elle me répondait invariablement:"c'est mon neveu", puis se mettait à pleurer. Alors, peu à peu, je me suis abstenu de poser la question qui faisait mal. Au fil des ans et des disparitions, les membres de notre famille sont restés en France, les seuls dépositaires d'une interrogation: qui était Henri Martin?.
Jules Roy, nous a proposé une réponse dans la préface du livre de Louis Bourgain consacré aux bombardiers français d'Elvington. Évoquant l'un de ses amis, le pilote Officier Jules, il le décrivait par cette phrase: "Hérossans le savoir, il était surtout héros sans le vouloir".
En ce 6 août 2013, alors que Cancale, ville natale de son père célèbre le 69ème anniversaire d'une Libération douloureuse, cette appréciation éclaire singulièrement le destin d'Henri Martin. En tout cas, elle justifie l'action de celles et ceux qui ont consacré une partie de leur temps à le sortir de l'ombre voire de l'oubli.
Voilà 4 ans, les premiers contacts avec l'Association des Anciens et Amis des Groupes Lourds grâce au site de Philippe Ducastelle nous permettaient d'accompagner Paul, le fils d'Henri à Grandcamp-Maisy pour un ultime hommage à son père. Cette visite fut déterminante pour la rencontre avec Geneviève Monneris qui n'eût de cesse, dès lors de lever le voile sur la tragédie de la famille Martin. Une rencontre qui se fit là encore par le biais du site Halifax 346et347.
Voilà 3 ans, j'entreprenais les premières approches vers la Municipalité de Cancale avec l'appui chaleureux de Yannick Coeuru un ami d'enfance qui avait connu Paul à partir de 1965.
Voilà 2 ans, Paul puis sa mère Pat qui aimaient tellement Cancale nous quittaient. Aujourd'hui, leur absence tempère fortement le sentiment du devoir accompli envers la mémoire d'Henri. Désormais, en Angleterre le maillon le plus proche reste Elveen, belle-fille d'Henri, et veuve de son fils.
Ce 6 août 2013, voilà quelques secondes, les dernières notes d'une vigoureuse "Marseillaise" viennent de s'envoler vers les frondaisons du Parc de l'Hôtel de Ville avant d'être relayées par un "God save the Queen" majestueux. Un grand moment de fraternité franco-britannique vécue dans l'émotion du souvenir fut alors ressenti par tous.
Ian Reed Directeur du Yorkshire Air Museum, Roland Delépine qui est a l'origine de la création de la plaque d'Henri Martin, Jean-Paul Churet A.A.A. des Groupes Lourds.
Une fraternité concrétisée par la participation de l'Association des Anciens et Amis des Groupes Lourds et celle du Yorkshire Air Museum représentés par Messieurs Jean-Paul Churet et Ian Reed. Une fraternité qu'Henri Martin aura quant à lui connue à Elvington en 1944 avec ses camarades des Groupes Guyenne et Tunisie au sein du Bomber Command de la Royal Air Force.
Henri Martin ? Un déraciné et un migrant perpétuel du fait de la guerre: naissance à Marseille le 5 octobre 1921, adolescence en Algérie entrecoupée de séjours à Cancale pour les vacances. Comme ses frères d'armes, ce jeune homme n'aura connu qu'une jeunesse en pointillée. Incorporation à Alger, instruction à Tipiza, Marrakech au Maroc, puis Zéralda. Par la suite tout s'est encore accéléré: Liverpool par la voie maritime et le danger sous-marin... West-Kirby, Filey-Town, Evanton, Lossiemouth, Rufforth et Elvington. Heureusement, il y eut York dans cette destinée menée à train d'enfer. York et le mariage avec Pat pour sept semaines de bonheur, ultimes rayons de soleil avant la nuit fatale sur Bochum le 4 novembre 1944.
Soixante-neuf ans plus tard, le "souvenir d'Henri Martin" vient de trouver une terre d'accueil dans la ville où son père était né le 12 septembre 1889.
Plaque pour le souvenir d'Henri MARTIN.
La Municipalité de Cancale peut s'honorer d'avoir permis ce retour. Elle vient d'ancrer en terre maritime la mémoire du fils d'un capitaine cancalais à côté de celle du patron pêcheur Eugène Delile tué à la Houle sur son navire touché par une mine. Les deux familles devaient d'ailleurs se connaître.
Merci à Monsieur Pierre-Yves Mahieu, Maire de Cancale et à Monsieur Marcel Le Moal, son premierAdjoint d'avoir été si réceptifs à notre démarche et de l'avoir concrétisée.
Ce 6 août 2013 nous aurions aimé avoir à nos côtés le "chef pilote" du site Halifax 346et347 absent pour des raisons d'ordre médical. Le site de Philippe Ducastelle fut l'élément catalyseur permettant à quelques "artisans" de se rencontrer pour graver dans le marbre une réalité intangible: le sergent Henri Martin esttoujours âgé de 23 ans.
Des MAHON (Yorkshire Air Museum), Paul De SEJA MARTIN, Roland DELEPINE, Elveen De SEJA MARTIN, Jacqueline DRAGONNE (compagne de Roland DELEPINE).
Début juin 2009, quand j'ai vu sur le blog cette photo prise à Grandcamp-Maisy quelques jours plus tôt, avec Roland et Paul, et surtout quand j'ai lu sa légende indiquant que Paul était le fils d'Henri Martin, tué avec tout son équipage lors de la mission sur Bochum le 4 novembre 1944, et que sa maman anglaise avait elle-même accompli des missions sur le sol français pour le compte des services de renseignements britanniques, j'ai immédiatement ressenti la nécessité de m'intéresser à leur histoire et le désir de rencontrer la veuve d'Henri Martin, si elle était encore en vie.
Avant la projection du film de Geneviève Monneris "Henry and Pat"
Sans cette photo, je n'aurais jamais pu entrer en contact avec Roland Delépine, le petit cousin breton d'Henri Martin, qui m'a mise aussitôt en relation avec Paul, le fils d'Henri et Pat Martin. Et c'est ainsi que j'ai pu recueillir en Angleterre le témoignage bouleversant de Mme Pat Martin Woodgate, le 11 septembre 2009, et réaliser, avec mon fils Thomas, le petit film "Henry and Pat" qui retrace l'histoire très émouvante de ce jeune couple franco-anglais auquel nous devons une parcelle de notre liberté.
Thomas et moi sommes très heureux d'avoir pu apporter notre modeste contribution au souvenir d'Henri et de son équipage, et à celui de Pat décédée deux ans après cette rencontre.
Mr le Maire de Cancale Pierre-Yves Mahieu, Jean-Paul Churet A.A.A. des Groupes Lourds.
Un grand merci à tous ceux qui ont rendu cet hommage possible le 6 août 2013 à Cancale. Merci à son Maire, Mr Mahieu, et son Premier Adjoint Mr le Moal, qui ont ainsi permis d'inscrire pour toujours dans la mémoire des Cancalais le souvenir du sergent Henri Martin.
L'hommage qui lui a été rendu, le jour même où la ville célébrait l'anniversaire de sa libération, honore aussi infiniment la mémoire de ses camarades d'équipage et celle de tous les aviateurs des Groupes Lourds pour le combat qu'ils ont mené avec les alliés.
Merci à Roland Delépine qui oeuvre depuis des années pour la mémoire d'Henri, soutenu en ce sens par son ami d'enfance Yannick Coeuru.
Merci pour leur soutien à l'Association des Anciens et Amis des Groupes Lourds ainsi qu'au Yorkshire Air Museum.
Merci à Philippe Ducastelle, toujours soucieux de faire connaître sur son blog l'histoire de "tous" les équipages et mécaniciens au sol, et sans lequel je n'aurais jamais rencontré ni Roland ni la famille Martin.
Geneviève Monneris.
Fille d'André Guédez, équipage du lieutenant Leroy, Squadron 347 , 1/25 Tunisie.
Discours de Mr Pierre-Yves Mahieu, Maire de Cancale.
Mr Pierre-Yves Mahieu Maire de Cancale, Mr François Lopez porte-drapeau des combattants volontaires Morbihan, Mr Alain Zobrist drapeau ANT-TRN-Bretagne, ?? Association des anciens combattants de Cancale, Mr François Letizia association des anciens combattants franco-américains de Bretagne.
Elveen De Séja Martin, Ian Reed, Yannick Coeuru.
De gauche à droite:
ROYAL BRITISH LEGION BRETAGNE Rodney CURTIS, ??, ??, ??, Pierre-Yves MAHIEU Maire de Cancale, ANT-TRN Président BRETAGNE Jacques CHAIGNEAU délégué régional Bretagne, Marcel Le MOAL.
De gauche à droite:
ROYAL BRITISH LEGION BRETAGNE Rodney CURTIS, ??, ??, Pierre-Yves MAHIEU Maire de Cancale, ANT-TRN Président BRETAGNE Jacques CHAIGNEAU, Marcel Le MOAL, ANT-TRN Vice- Président BRETAGNE Pierre VAYRON, fils de l'adjudant VAYRON mécanicien de l'équipage du Cpt LAFAYE Squadron 347, 1/25 Tunisie.
La Royale British Légion pour la Bretagne, Mr Bernard Norcross.
L'Association des Combattants franco-américains, Mr François Letizia.
Les représentants de Royal Air Force Association (R.A.F.A.)
L'Association Nationale des Titulaires du Titre de Reconnaissance de la Nation, Mr Alain Zobrist.
La Fédération Nationale des Combattants Volontaires et Résistants (Section Morbihan), Mr François Lopez.
La Section de Cancale de l'Union Nationale des Combattants.
La Société Nationale d'Entraide de la Médaille Militaire (Section de Cancale).
Ainsi que de nombreux descendants et parents de pilotes, navigateurs, mécaniciens, mitrailleurs, des Groupes Lourds "Guyenne et Tunisie" venus de Bretagne et de Normandie.
Ouest-France
De gauche à droite:
Sterenn MATHIEU, ??, ??, Jacques CHAIGNEAU, ??, Ian REED, Roland DELEPINE, Geneviève MONNERIS, Pierre-Yves MAHIEU Maire de Cancale, Elveen De SEJA MARTIN,Yannick COEURU, Jean-Paul CHURET, Rodney CURTISS,
Le Pays Malouin.
(collection: Geneviève MONNERIS, Roland DELEPINE, Sterenn MATHIEU, Yves PLOTON.)
C'est avec une immense tristesse que je vous fait part du décès de Monsieur André GODEFERT mitrailleur-supérieur de l'équipage du lieutenant DELVOYE, le grand-père de Monsieur Laurent DESCÔTES survenu le jeudi 7 novembre 2013.
Ces obsèques auront lieu le mercredi 13 novembre 2013 à 10h15 en l'église de Saint-Lyé 10180 dans l'Aube.
Je présente mes plus sincères condoléances à son épouse, ainsi qu'à toute sa famille.
Perrières, 22 septembre 1945: levée du corps de Hubert CORNEMENT (Groupe LORRAINE, Squadron 342). Le deuxième homme à gauche un chapeau à la main est le père de Hubert CORNEMENT. Au centre tenant la croix, Madame Germaine L'HERBIER du service de recherches des disparus de l'Armée de l'Air. C'est à cet endroit que les SS enterrèrent Hubert CORNEMENT.
Aura lieu la commémoration d'un Mémorial en souvenir de l'équipage du Lt Le BIVIC, qui ont perdu la vie près du village de Weasenham St Peters à Norfolk.
Le Flt Lt James FURNESS de la Royal Air Force recherche à prendre contact avec les famille de l'équipage.
Je n'oublis pas non plus Mme DENNETT STANNARD Beryl et Mr DENNETT Terry de la R.A.F.A. Sud-Ouest qui s'implique très fortement pour le souvenir de nos anciens.
Dès l'occupation de la Syrie (Juin, Juillet 41), un commandement aérien français au Moyen-Orient était créé par le Général VALIN, Commandant des Forces Aériennes Françaises Libres. Le commandement en était confié au Commandant de VILLATTE, promu au grade de lieutenant-colonel.
Le Lt-Colonel de VILATTE décidait de constituer deux unités: un groupe de chasse et un groupe de bombardement. C'est le journal de cette dernière unité qui est tenu ici.
Au mois d'août commençait à la Base Aérienne de Mezzé (Damas) la constitution de la nouvelle unité, placée provisoirement sous le commandement du Capitaine de SAINT-PEREUSE. Le noyau en était formé de la plus grande partie du personnel de l'ancien groupe de bombardement n°1, qui avait participé aux opérations de Koufra et d'Abyssinie, des équipages, qui, sous le commandement du Lt Colonel de MARMIER, avaient participé avec le 39 Squadron aux opérations de la Libye, ainsi que d'officiers, sous-officiers, caporaux et soldats revenus d'Angleterre et d'A.E.F. ou qui avaient rallié en Syrie les Forces du Général de GAULLE.
Après une période de repos accordé aux équipages éprouvés par le climat de l'Afrique équatoriale et du Soudan, l'entrainement de jour et de nuit commençait à Damas sur les Blenheim amenés du Soudan par l'ancien G.R.B.1 et les appareils récupérés en Syrie. Vingt et un Blenheim étaient fournis par la Royale Air Force. Les équipages français en prenaient livraison à Gaza au fur et à mesure de leur mise en état et les convoyaient à Damas. La Royal Air Force fournissait des équipements et du matériel automobile. Mention doit être faite ici de l'aide efficace apportée par l'Air Commodore BROWN, commandant la R.A.F. en Palestine-Transjordanie, le Group Captain Mac DONALD,commandant la R.A.F. en Syrie, et le Squadron Leader SMITH, attaché à son état-major.
Peu à peu, malgré de nombreuses difficultés, le Groupe s'organisait. Deux escadrilles étaient constituées sous le commandement, la première, du Capitaine LANGER, la seconde, le Capitaine GOUSSAULT. Un état-major du Groupe était également formé. Une compagnie de défense du terrain nord-africaine, placée sous le commandement du Lieutenant BOURGOING était adjointe à l'Unité, ainsi qu'une compagnie libanaise commandée par le Lieutenant ARTIGUADES.
Au mois d'octobre, le Groupe, dont le commandement avait été confié par le général VALIN au Colonel PIGEAUD, Chef d'Etat-Major des F.A.F.L. à Londres, était placé sous le commandement provisoire du Commandant CORNIGLION-MOLINIER, Chef d'Etat-Major des F.A.F.L. au Moyen-Orient. Le Capitaine de SAINT-PEREUSE devenait son adjoint.
L'entrainement des équipages nouvellement constitués se poursuivait. On déplorait la mort du Lieutenant NEUMANN dont l'appareil s'était écrasé au sol au cours d'un vol en rase-mottes aux environs de Damas.
(collection: Odile ROZOY-KUNZ)
Le Groupe fit mouvement sur l'Egypte
Plusieurs semaines auraient été nécessaires pour donner au Groupe, formé d'éléments si disparates, la cohésion indispensable et permettre aux équipages de compléter leur entraînement, particulièrement en ce qui concerne le vol de groupe et le vol de nuit. Ces délais ne devaient lui être donnés. Préoccupé de rassembler le plus de moyens possibles pour l'offensive de Lybie, le commandement de la Royal Air Force insistait pour que le Groupe fît mouvement le plus rapidement possible sur l'Egypte.
Le commandement français ne crut pas pouvoir se refuser à apporter immédiatement le concours demandé, et ordre était donné au Groupe de faire mouvement sur le terrain X situé en bordure Est du Delta du Nil, à quelques kilomètres de l'aérodrome d'Abu Suer. Le 23 octobre, un détachement précurseur commandé par le Capitaine de MAISMONT, avec une section nord-africaine commandée par le Lieutenant BOURGOING, franchissait le canal de Suez au kilomètre 4 (chiffre incertain, plus ou moins illisible) et s'installait près de l'aérodrome d'Abu Suer. Au cours du déplacement, un camion avait perdu une roue aux environ de Gaza. Cet accident coûtait la vie à deux soldats nord africains; d'autres étaient blessés.
Les jours suivants furent consacrés à l'installation du camp au terrain X ; montage des tentes autour de la pompe située au centre du camp. Quelques baraques permanentes étaient destinées à servir de mess et de cuisines.
L'échelon volant, en deux groupes, et le gros de l'échelon roulant suivaient bientôt, et le G.B.1 se trouvait réuni au complet en Egypte, dans le territoire du 202 Group, chargé de compléter son équipement. Le G.B.1 reçu ainsi la visite du Wing Commander RALLY, chef d'état-major du 202 Group et des officiers chefs des différents services. Un certain nombre d'officiers britanniques étaient adjoints au Groupe, le Flight Lieutenant JACKSON en qualité d'"adjudant" (Officier adjoint) et le Pilot Officer FOX, en qualité d'équipment officer. Le Pilot Officer de LA GRANGE, précédemment affecté au Groupe comme officier de liaison, recevait une nouvelle affectation. Ultérieurement, le Flight Lieutenant JACKSON devait être remplacé par le Pilot Officer WILLIS, et le Pilot Officer FOX par le Flying Officer GEORGE. Le P/O Van WEYCK était nommé "Intelligence Officer".
Au mois de novembre, le Général de LARMINAT, agissant en qualité de représentant du Général de GAULLE, et accompagné du Lt-Colonel de VILLATE, remettait au Groupe ses fanions: l'écusson de Lorraine pour le Groupe, l'écusson de Metz pour la première escadrille, l'écusson de Nancy pour la seconde escadrille. Le Général plaçait ensuite le Groupe aux ordres de l'Air Commodore, commandant le 202 Group, représentant l'Air Marshal TEDDER, commandant la R.A.F. au Middle East. Un déjeuner réunissait ensuite au mess les officiers français et britanniques ainsi que les journalistes présents à la cérémonie, parmi lesquels M. GLARNER qui a toujours déployé une grande activité en faveur des F.A.F.L.
Au milieu de novembre, le Groupe quittait le terrain X pour le terrain 016 situé aux environs de Fuka, lieux bien connus des équipages qui avaient séjourné dans le Western Désert au printemps de 1941. Le Groupe y retrouvait le Squadron Leader HUGUES, ancien officier de liaison de Topic et du G.R.B.1, qui commandait un Flight du 45 Squadron. Un détachement placé sous le commandement du Capitaine de SAINT-PEREUSE demeurait provisoirement au terrain X pour toucher les derniers matériels nécessaires au Groupe.
Quelques jours étaient consacrés à l'installation du camp (sous la pluie), puis le Groupe recevait l'ordre de porter et de maintenir sur le terrain 015, situé dans le désert à 50 kilomètres au Sud de Sidi Barrani, six appareils en état d'effectuer des missions avec l'échelon roulant correspondant. Le mouvement était prévu pour le 20 novembre.
Journal de Marche et Opérations du groupe LORRAINE
du 25.8.41 au 2.3.42
Campagne de Lybie.
Ce journal a été rédigé:
1°/ - Par le Lieutenant Maurice de BOISROUVRAY disparu en combat aérien le 20.12.41 au-dessus de Benghazi.
2°/ - Par le Lieutenant ROQUERE disparu en mer ( les survivants du même convoi sont arrivés en Angleterre le 27 février 1943) lors du torpillage de l'Empress of Canada (retour du groupe LORRAINE en Angleterre) au large des côtes de l'Afrique Occidentale.
Liste du personnel du Groupe LORRAINE
Fin 1941
- Lt-Colonel PIGEAUD +, Commandant le Groupe. Précédé jusqu'au 17.12.41 par le Commandant CORNIGLION-MOLINIER, Pilote-Observateur.
- Capitaine: BRUNSCHWIG + - Observateur.
- Capitaine: GOUSSAULT - Pilote-Observateur.
- Capitaine: LAGER - Pilote-Observateur.
- Capitaine: de MAISMONT + - Observateur.
- Capitaine: MENDOUSSE + - Observateur.
- Capitaine: de SAINT-PEREUSE - Pilote-Observateur.
- Capitaine: ROQUES + - Pilote-Observateur.
- Capitaine: BERMANN + - Médecin ?
- Lieutenant: BEAUCAMP - Observateur.
- Lieutenant: BOURGOIN - Officier de D.C.A.
- Lieutenant: de BOISROUVRAY + - Observateur.
- Lieutenant: CHARBONNEAUX + - Pilote.
(collection: Odile ROZOY-KUNZ)
- Lieutenant: CHAZETTE - Observateur, chef des services administratifs.
- Lieutenant: EZANNO - Pilote-Observateur.
(collection: Odile ROZOY-KUNZ)
- Lieutenant: GOLFIER - Observateur.
- Lieutenant: GOYCHMAN - Observateur.
- Lieutenant: LANGER - Pilote.
- Lieutenant: de la MAISONNEUVE + - Observateur.
- Lieutenant: GUIGONIS - Observateur.
- Lieutenant: QUESNEL - Observateur.
- Lieutenant: ROQUERE + - Observateur.
(collection: Odile ROZOY-KUNZ)
- Lieutenant: ROZOY - Pilote-Observateur.
(collection: Odile ROZOY-KUNZ)
- Lieutenant: SANDRE + - Pilote-Observateur.
- Lieutenant: de THUISY - Pilote-Observateur.
--------------------------------------------
- Sous-Lieutenant: ANTOMARCHI + - Observateur.
- Sous-Lieutenant: BARBERON - Observateur.
- Sous-Lieutenant: BIMONT - Observateur.
- Sous-Lieutenant: CONSTANTIN - Officier administratif.
- Capitaine: Pierre-Louis BOURGOIN - Chef du détachement.
Pierre-Louis BOURGOIN est né le 4 décembre 1907 à Cherchell Algérie.
Instituteur depuis 1925 et chasseur de fauves, il effectue son service militaire en 1928 au 3ème Régiment de Tirailleurs Algériens où il est nommé sous-lieutenant de réserve.
Promu au grade de lieutenant de réserve en 1938, il rallie les Forces Françaises Libres dès juin 1940 et est incorporé au Bataillon de Marche n°2 (BM2), au sein duquel il commande le Groupe Franc.
Il participe à la campagne de Syrie en juin 1941, au cours de laquelle il est blessé par un éclat d'obus, avant d'être promu capitaine au mois de décembre. Passé au Groupe de Bombardement Lorraine, il fait toute la campagne de Lybie avec cette unité, en qualité de commandant de l'échelon à terre.
- Cette troisième mission nous amenait, pour la première fois, à pénétrer assez profondément en Allemagne après un long périple à travers la France. Elle s'était déroulée sans histoire. Aussi, alors que, sur le chemin du retour, nous abordions les côtes françaises, nous étions très détendus. Notre inexpérience nous poussait à considérer la mission comme terminée, il nous restait plus qu'à rejoindre la base. Le bombardier était venu me rejoindre m'apportant un sandwich et une tasse de thé. Heureux et fiers d'avoir accompli cette première grande mission, nous plaisantions tout en nous restaurant.
- Soudain, un claquement sec, brutal, plus de lumière, nous venions d'être frappés de plein fouet par un obus de D.C.A. Ne portant pas mon parachute, qui me gênait pour travailler, je vins vers l'arrière pour le chercher et l'accrocher à mon harnais. Au cours de cette opération mon serre-tête se débrancha et je n'eus plus de communication avec l'équipage. Aussi quand je revins et vis le bombardier sauter en parachute, je crus que l'ordre d'évacuation avait été donné et je m'apprétais à sauter à mon tour. Quand j'emjambais la trappe d'évacuation, j'observais d'instinct les instruments de navigation(anémomètre,altimètre,compas). Ils indiquaient que l'avion volait normalement. Je revins donc auprès du pilote pour l'interroger sur la conduite à tenir. Par signes, il me fit savoir que tout allait bien. Je revins donc à mon poste pour constater que toutes les cartes, tout le matériel de navigation avaient disparus, avalés par l'appel d'air créé par la trappe d'évacuation. Pour rejoindre Elvington nous ne disposions plus que du plan général de la mission donné au pilote dès le départ. Nous n'avions aucun moyen pour recaler notre navigation.
- A l'heure prévue pour notre arrivée sur Elvington, le jour se levait, nous volions au-dessus de nuages bas de type stratocummulus et l'on pouvait voir le sol par intermittence. Nous commençâmes à tourner en rond pour rechercher une piste où se poser. Au moment où le mécanicien nous annonçait qu'il ne restait plus que quelques minutes d'essence nous vîmes une extrémité de piste. Il s'agissait en fait du terrain de Pocklington. L'atterrissage fut impeccable, mais, quand, la vitesse diminuant, la queue de l'avion s'abaissa les 4 moteurs s'arrêtèrent l'un après l'autre. Heureux de nous en sortir à bon compte nous examinèrent les dégâts. L'obus avait découpé le fuselage sur plus d'un mètre, avait pénétré dans l'habitacle faisant exploser une boite de connexion juste au-dessus de mon épaule; était ressorti devant le pilote pour aller éclater quelques mètres au-dessus. Un éclat avait traversé la tourelle du mitrailleur supérieur. Par chance, à l'impact, son siège, s'était déverrouillé et il s'était retrouvé affalé sur le plancher, évitant ainsi de se trouver sur sa trajectoire.
- Nous rejoignîmes Elvington, riche d'une expérience nouvelle:
-ne pas paniquer
- une mission est terminée quand l'avion est au parking.
- Quand au bombardier, après avoir atterri dans un parc à voitures allemand, il réussit à s'enfuir, et à contacter une filière de résistants. Ceux-ci l'évacuèrent vers la Normandie, près d'Avranches où il fut libéré par les forces du débarquement. Il rejoignît Elvington le 15 août 1944.
Douzième mission
Objectif: Genselkirchen - 11 septembre 1944
- Par tradition, dans l'Armée de l'Air, le 11 septembre a lieu une cérémonie pour commémorer la mort du Capitaine Guynemer. Nous participions à cette cérémonie quand sonna l'alerte.
- Les équipages se précipitèrent aux différents "brieffings". Ils d'agissait d'une mission de jour assez inhabituelle. Au lieu de naviguer individuellement, comme nous le faisions d'habitude, cinq avions devaient former un V et guider la centaine d'autres qui suivaient à différentes altitudes. Je n'ai jamais su pourquoi notre équipage fut désigné comme leader de ce dispositif.
- Il faisait un temps magnifique. Nous volions vers l'Est, abordant la Ruhr par le Nord. En virant pour mettre le cap sur l'objectif nous vîmes devant nous un véritable nuage formé par les éclatements des obus de D.C.A. Puis il fallut pénétrer dans ce nuage, alors commença la sarabande. Nous avancions au milieu d'éclairs écarlates dans des nuages noirs, dans un roulement continue d'explosions et d'éclatements des tôles déchirées. L'avion était secoué sans cesse, se braquant, s'inclinant, plongeant, rendant la visée du bombardier bien difficile. Enfin celui-ci annonça le "bombs gone" (bombes parties) et nous pûmes virer pour échapper à cette atmosphère infernale, dans laquelle nous avions volé pendant plus de vingt minutes. Aussi qu'elle ne fut pas notre amertume lorsque le mécanicien, après les vérifications d'usage, nous annonça que la moitié des bombes n'était pas partie. Nous dûmes les larguer en mer.
- Le reste de la mission ce déroula sans histoire.
- Notre avion était criblé d'éclats qui, heureusement n'avaient blessé personne, et provoqué aucun dégât grave.
- Par contre l'avion qui était à notre gauche fut abattu. Dans celui qui était à notre droite, le bombardier (1) reçut un éclat dans le creux de l'aine qui sectionna une artère. Malgré les efforts de l'équipage qui ne put arrêter l'hémoragie, il mourût avant le retour à la base.
- (1) Sous-lieutenant ROTTE - Bombardier de l'équipage du Lieutenant LAC - Atteint par la Flak au-dessus de l'objectif, l'avion est gravement endommagé et le sous-lieutenant Rotté, bombardier est tué au cours de la visée. Dans des conditions difficiles l'équipage réussit à ramener l'avion en Angleterre (à Woodbridge). Rotté a été inhumé au cimetière régional de Cambridge le 16 septembre 1944, le RP Meurisse, aumônier, officiant.
Dix-neuvième mission
Objectif: Dusseldorf - 2 et 3 novembre 1944.
- La nuit était belle. Jusqu'à l'approche de l'objectif la mission s'était déroulée sans difficulté. Peu avant d'amorcer le "bomb run" (approche finale pour bombarder) l'atmosphère devint angoissante. Le va et vient incéssant des projecteurs qui fouillaient la nuit, les traînées écarlates des avions abattus étaient un signe évident que la chasse allemande était au rendez-vous.
- Nous atteignîmes l'objectif sans encombre. Après le bombardement nous fîmes demi tour évitant de peu le faisceau lumineux d'un projecteur à notre poursuite. Les mitrailleurs continuaient à annoncer les avions abattus autour de nous. Soudain, une gerbe de feu venant de l'avant, un claquement sec, un chasseur venait de nous tirer par une attaque frontale. Il fit demi tour et s'appréta à nous attaquer à nouveau par l'arrière. Les mitrailleurs ouvrirent le feu et informèrent le pilote de ses évolutions pour qu'il puisse effectuer des manoeuvres défensives. Il tira une nouvelle slave qui passa nettement au dessus de l'aile, puis il disparut.
- Nous reprîmes un vol normal, mais l'avion vibrait terriblement. Le pilote et le mécanicien essayèrent d'y remédier en mettant l'hélice en "drapeau" mais en vain. Le circuit d'huile avait été détruit, le moteur s'était bloqué, et l'hélice continuait à tourner provoquant ces vibrations. C'est alors que le mitrailleur supérieur signala que le moteur gauche était en feu, des gerbes d'étincelles courraient le long de l'aile.
- Nous nous apprêtions à évacuer, quand le bombardier sauta en parachute. Puis brutalement l'hélice s'arracha et se projeta au dessus de l'avion. Les vibrations cessèrent, les gerbes d'étincelles disparurent et nous pûmes poursuivre normalement notre vol jusqu'en Angleterre. Par précaution nous atterrîmes sur le terrain de Manston au Sud de Londres.
- Le lendemain le retour à la base se fit par train et nous permit d'apprécier le sens de l'organisation et de la discipline des Anglais.
- Le bombardier, lui, avait sauté aux environs d'Aix la Chapelle. Par chance, il atterrit dans une zone que les Américains avaient conquise la veille. Quelques jours plus tard il rejoignit la base mais ne fit plus parti de notre équipage.
Vingt-Deuxième mission
Objectif: Mulheim Essen - 24 décembre 1944.
- Avant de commencer mon récit, je dois te donner quelques précisions sur le terrain de receuil de CARNABY.
RAF terrain de Canarby mai 1945.
- Ce terrain avait été prévu pour recevoir des avions fortement endommagés qui ne pouvaient qu'atterrir en catastrophe. Ces pistes étaient très larges et très longues. Très larges car elles permettaient l'atterrissage simultané de trois avions.
-Très longues, car les avions, qui en raison de leurs avaries, se présentaient trop vite, pouvaient quand même atterrir. Ceci d'autant plus facilement que la piste était prolongée d'une zone de terre meuble où l'on pouvait se "CRASHER" sans trop de risques, mais surtout sans encombrer la piste.
- Enfin il était équipé d'un dispositif "FIDO" qui consistait en 2 rampes de brûleurs à pétrole qui longeaient la piste de chaque coté. Quand il y avait un fort brouillard on allumait ces rampes. Le brouillard se dissipait alors, sur la piste et lorsque l'on arrivait en approche finale on entrait dans une espèce de tunnel où l'on voyait parfaitement le sol, ce qui permettait d'atterrir dans les meilleurs conditions.
- C'était donc la veille de Noël, nous étions allés de nouveau attaquer la Ruhr vers le milieu de l'après-midi, bénéficiant d'une protection de chasseurs Anglais et Américains. Malgré une DCA nourrie comme toujours dans cette "Vallée heureuse" ce fut pour nous une mission sans histoire. Mais à notre retour sur l'Angleterre une surprise nous attendait. Tout le pays était recouvert par un brouillard extrêmement dense qui cachait entièrement le sol.
- La nuit commençait à tomber nous étions environ quatre cents avions en l'air, avec des réserves d'essence limitées. A notre arrivée la tour de contrôle nous étagea en altitude et en attendant notre tour d'atterrir nous nous mimes à tourner en rond. Au fur et à mesure des atterrissages on nous faisait descendre d'un niveau. Le temps nous paraissait bien long car les réserves d'essence diminuant. Enfin notre tour arriva. Après un atterrissage impeccable, nous dégageâmes la piste le plus rapidement possible. Il fallut alors se parquer. Le parking normal étant saturé on nous guida vers des voies de desserrement. Là, quel spectacle ! les avions s'empilaient les uns derrière les autres, le nez sur la tourelle arrière de l'avion précédent.
- Après avoir récupéré nos affaires on nous rassembla au pied de la tour de contrôle et les commandants d'avion allèrent signaler leur arrivée. Malgré la nuit et le brouillard les quatre cents avions purent se poser en moins d'une heures.
- Il faut rendre hommage au personnel de la tour de contrôle qui accomplir là un véritable exploit.
- Commença alors le moment le plus émouvant de cette nuit de Noël, l'appel des équipages qui ne s'étaient pas présentés et nous savions bien qu'il ne rentreraient plus. Parmi les manquants figurait l'équipage (2) d'un de mes camarades de promotion.
Equipage du Lieutenant LEROY
- (2) En abordant la Ruhr, le Halifax du lieutenant LEROY est touché par la Flak. En dépit des avaries, l'équipage décide de poursuivre la mission. Il bombarde l'objectif, l'aéroport de Mulheim-Essen.
Un peu plus tard, l'appareil est de nouveau sévèrement atteint; l'ordre d'évacuation est donné. Le pilote, le sergent-chef BAILLON, reste aux commandes pour maintenir l'avion en ligne de vol, tandis que les six autres évacuent l'avion. Hélas, deux seulement survivront le sergent-chef DURAN et le sergent André GUEDEZ, les autres étant assassinés peu après avoir touché le sol.
BAILLON périra dans l'avion qui s'écrase au sol? Il fait partie de cette cohorte des pilotes de bombardement qui se sont sacrifiés pour que le reste de l'équipage survive. Tous sont morts en héros anonymes. Les cinq tués ont été inhumés au cimetière Nord de Düsseldorf.
- Enfin, on nous entassa dans des cars qui nous ramenèrent à Elvington. Nous pûmes ainsi assister à la troisième messe de notre aumonier, et avoir une ultime pensée pour ceux qui n'étaient pas rentrés.
- Enfin ce fut le réveillon. Par la suite, il fallut plus d'une semaine pour récupérer nos avions les dégager de cet empilement , les réviser et refaire les pleins.
Trente troisième mission
(source: L for LOVE du Capitaine Veauvy)
Objectif: Kamen - 3 mars 1945
- Ce fut ma mission sans histoire jusqu'à notre retour en Angleterre. A partir du franchissement des côtes anglaises, nous devions allumer nos feux de position, pour éviter les collisions qui désormais constituaient le risque majeur. Cette nuit là, sitôt la côte passée, la radio du sol nous lança le message "Bandits - Bandits", ce qui signifiait que des chasseurs allemands s'étaient glissés parmi nous sans manifester leur présence. Ils attendaient, nos feux de position allumés nous devenions des proies faciles. Il fallut donc éteindre nos feux et redoubler d'attention.
- Tout alla bien jusqu'à Elvington où nous primes contact avec la tour de contrôle. Pour entrer dans le circuit nous dûmes ré-allumer nos feux de position pour permettre à la tour de nous situer. Nous arrivions en position vent arrière quand la tour de contrôle nous donnas ordre d'éteindre nos feux et nous signala la présence d'un chasseur ennemi derrière nous.
- En effet celui-ci ayant, lui aussi, allumé ses feux, les contrôleurs au sol constatèrent qu'il s'agissait d'un avion plus petit que le notre et nous alertèrent aussitôt. Ce qui prouve une fois de plus que le personnel au sol, compétent et dévoué, savait aussi participer à nos missions.
- En tous cas la mesure fut efficace car nous pûmes poursuivre l'atterrissage et nous poser sans encombre.
- En quittant l'avion nous vîmes dans la direction de Pocklington, s'élever dans le ciel une boule de feu qui éclata comme une fusée de feux d'artifice, immédiatement quatre où cinq parachutes s'ouvrirent.
- Ce sacré chasseur continua ses exploits. Il fut à l'origine d'un beau plat ventre collectif quand il passa au ras de la salle des parachutes. Un peu plus tard alors que je me rendais au mess à vélo avec des copains, nous eûmes droit, à son passage, à un beau plongeon dans le fossé bordant la route.
- Au mess on vint nous annoncer qu'il s'était écrasé après avoir percuté un arbre et une maison.
Le lieutenant Gustave SURERAN a continué après la guerre sa carrière dans l'Armée de l'Air qu'il a quittée (après l'Algérie) avec le grade de Colonel.
Titulaire de la Croix de Guerre 39/45 avec palmes et étoiles, de la TOE, de la DFC, Cravate de Commandeur de la Légion d'Honneur (il a été fait Chevalier en 1945).
Les aviateurs étaient de nationalité anglaise, Sgt John EVANS, Sgt Leslie BOARD, Sgt Danny DANIELS, Sgt Douglas LLOYD. Canadienne, Bill ROBERTSON, et Australienne, Dick COLLEDGE, Franck TAIT.
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Notre groupe d'amis Belges ont inauguré le 26 février 2013 une stèle en souvenir du crash d'un équipage de la R.A.F le Halifax HX334 du Squadron 158.
Dévoilement de la plaque par l'Echevinne de la culture de la ville de Genk et Mr Jan ZOONS.
(collection: Jan ZOONS)
Voir la vidéo sur l'introduction de Mr Jan ZOONS, puis le témoignage des deux personnes du voisinage, et enfin le monument.
L'insigne de l'escadrille BR-129 consistait en un lapin trimardeur rouge dessiné sur sur un ovale à fond rouge.
4e escadrille du groupe II/23
Constitué le 2 octobre 1936 sur la base de Toulouse-Francazal, le groupe de bombardement II/23 était formé respectivement de deux escadrilles (3e et 4e), respectivement héritières des insignes et des traditions de la BR-66 (aigle égyptien) et de la BR-129 (lapin).
Commandé par le commandant Berthelon, ce groupe, doté de Bloch MB.200 jusqu'en avril 1938, participa à de nombreuses grandes manoeuvres conduites avant la guerre dans la région de Dijon (mai 1937) et dans le Sud-Est (août-septembre 1937). En novembre 1937, il prit part à la croisière impériale, qui le conduisit en Afrique du Nord et en Afrique noire avant un retour en métropole par Istres.
Peu de temps après la fin de la croisière, en avril 1938, le groupe fut équipé de Bloch MB.210, et, passé sous les ordres du commandant Baudouin, il rejoignit le terrain de Lille-Seclin à la mi-août 1939 afin d'accomplir des exercices en liaison avec la chasse britannique.
Quelques jours après le retour du II/23 à Francazal, la guerre éclatait; le groupe rallia la base d'Istres, où il séjourna jusqu'au 8 décembre 1939. A cette date, il fut cantonné au vallon et y poursuivit son entraînement. Il ne fut transformé sur un appareil moderne (en l'occurrence le Lioré-et-Olivier LeO 45) qu'au milieu du mois de février 1940, mais en partie seulement, chaque escadrille recevant une nouvelle machine.
La situation s'améliore en avril et, le 27 mai, le II/23 rejoignit Orange-Plan-de-Dieu, première étape vers la base d'Etampes-Mondésir, où il arriva le 2 juin suivant. Le soir du 3 juin, il s'installa à Oisonville-Gondrevill, tout près d'Etampes, et accomplit sa première mission de guerre trois jours plus tard, dans la région de Chaulnes, contre des colonnes motorisées allemandes.
Les sorties se succèdèrent alors à un rythme accéléré, au prix de nombreuses pertes. Puis, le 11 juin, le II/23 fit mouvement sur le terrain de Tours. De là, le groupe rallia Bordeaux-Mérignac puis Toulouse, et enfin, le 22 juin, il traversa la Méditerranée. Cantonné à Blida, il fut expédié à Marrakec le 25 juin avant de gagner Oujda (16 juillet) puis Blida (21 juillet).
Les 3e et 4e escadrilles du GB II/23 Guyenne.
(collection: Famille BAUER)
Maintenu en activité dans le cadre de l'armée de l'Air de Vichy, le II/23 fut engagé en septembre 1940 dans les bombardements conduits sur la base britannique de Gibraltar. Il se trouvait au Maroc sous les ordres du commandant Venot quand, le 8 novembre 1942, les Alliés débarquèrent en Afrique du Nord.
(collection: Monique BAUER)
Le groupe mena plusieurs attaques contre les forces anglo-américaines et séjourna quelque temps à Ras-el-Ma après l'arrêt des hostilités. Rentré à Meknès, il se renforça progressivement en personnel et en appareils et envoya quelques équipages participer, en mars-avril 1943, à la bataille livrée en Tunisie.
Meknès, Groupe 2/23 en mai 1943.
On reconnaît sur la photo: le Lt Louis BOURGAIN, Sgt/C Marcel CROBLAN dit CROSIA, avant dernier à droite le Sgt Emile BLANC, Sgt Jean RATIER.
(collection: Emile BLANC)
En août de la même année, la totalité du personnel du II/23 fut embarqué à destination de la Grande-Bretagne; il arriva à Liverpool le 9 septembre suivant. Là, les équipages se dispersèrent entre différentes unités opérationnelles afin de se familiariser avec les méthodes de combat et le matériel britanniques. Rebaptisée groupe de bombardement II/23 Guyenne (Squadron 346 de la RAF), la formation allait être employée dans des missions de bombardement stratégique au sein du Bomber Command.
- Sgt/C CHAMPEAUX Lucien - Pilote - 4e Escadrille.
- Sgt/C CROBLAN Marcel dit CROSIA - Pilote - 4e Escadrille.
- Sgt/C CLOAREC Jean - Radio - 4e Escadrille.
- S/Lt DELLUC François - 4e Escadrille.
- Lt DANNA Edmond - 4e Escadrille.
- Sgt DIAZ Julien - 4e Escadrille.
- Cne DEVILLE - Commandant de la 4e Escadrille.
- Lt HABLOT Jean - Pilote - 4e Escadrille.
- Sgt/c HEYRAULT - Radio - 4e Escadrille.
Lieutenant LE GUILLOU - Pilote - 4e Escadrille.
- Né le 14 octobre 1919 à Le Faou (29)
- Octobre 1939 Ecole de l'Air Versailles, (groupe de pilotage d'Orly ?...)
- St Cyr Promo de l'Amitié Franco-Britannique.
- Maroc fin 1940.
- Brevet Militaire d'Observation en Avion juin 1941.
- Brevet Militaire d'Aptitude aux Fonctions de Pilote d'avion mars 1943.
La tombe d'Henri LE GUILLOU à Meknès.
- 10 août 1943 décès à Meknès. Crash au décollage du Lé0 qui percute le mur de la gare et brûle. Les dix membres de l'équipage du Cne DUCASSE (4e Escadrille) disparaissent dans l'accident.
- Inhumation cimetière de Meknès.
- 30 décembre 1948 : exhumation et transfert à Casablanca.
- 25 février 1949 : inhumation à Nantes.
(Source: Bernard CABANIS)
- Sgt/C LEPETIT Eugène - Radio - 4e Escadrille.
- Sgt/C MANFROY Jacques - Mécanicien - 4e Escadrille.
- Cdt MARIAS Victorien - Pilote - Commandant de la 4e Escadrille.
- Sgt/C MARTIN Eugène - Pilote - 4e Escadrille.
- Adjt MEYER - Navigateur - 4e Escadrille.
- Sgt MELLURET - Radio - 4e Escadrille.
- Cne NISSON - 4e Escadrille.
- Sgt NENANT - Pilote - 4e Escadrille.
- Sgt PELLETIER - 4e Escadrille.
- Adjt PIROUTET Roger - Bombardier - 4e Escadrille.
- Asp. POUGNET Yves - Bombardier - 4e Escadrille.
- Sgt PETITJEAN Roger - 4e Escadrille.
- Sgt/C ROUX Raoul - 4e Escadrille.
- Sgt RATIER Jean - 4e Escadrille.
Meknès de dos le colonel VENOT à droite le capitaine Puget.
- Cdt VENOT - Commandant le Groupe Aérien de Bombardement 2/23.
- Sgt/C VAN TROYEN André - Pilote - 4e Escadrille.
- Adjt/C VIDAL Jean - 4e Escadrille.
- Lt VALENTIN Roger - Observateur - 4e Escadrille.
Avec le récit du mécanicien le Sgt/C Robert RICHARD de l'équipage du Cpt BRION, mise en forme de Michel DARRIBEHAUDE le fils du radio de l'équipage le Sgt Christian DARRIBEHAUDE.
Roger FOURES
On y retrouve le Sgt Roger FOURES mitrailleur-supérieur ami de Pierre GAUTHIER du Sqd 425 "ALOUETTE".
Commandant du groupe: Lieutenant-Colonel VIGOUROUX, puis Commandant HOQUETIS à partir du 23 mars 1945.
Commandant en second: Commandant HOQUETIS.
Officiers en second: Commandant OSTRE; Capitaine BARRAULT.
Commandant de la 1er escadrille: Capitaine DUTREY- LASSUS jusqu'au 25 décembre 1944 (fin de son tour d'opérations); puis Capitaine STANISLAS jusqu'au 5 février 1945 (date à laquelle il fut descendu par la chasse Allemande: raid sur GOCH); puis Capitaine HAUTECOEUR, jusqu'au 25 avril 1945 (date à laquelle il fut abattu par la D.C.A. des îles de la Frise: dernière mission de guerre sur WANGUEROOGUE).
Commandant de la 2e escadrille: Commandant STOLTZ, jusqu'au 23 mars 1945 (fin de son tour d'opérations); puis Capitaine VERHILLE.
Citation
Le Général de GAULLE Chef du Gouvernement Provisoire de la République Française.
Cite à l'Ordre de l'Armée Aérienne
le Groupe de Bombardement 1/25
"Groupe remarquable de dynamique et d'ardeur guerrière, héritier d'un glorieux passé, s'est évadé de Tunisie le 8 novembre 1942, échappant à l'emprise Allemande pour reprendre avec un allant incomparable la lutte contre l'ennemi.
Depuis son arrivée en Angleterre, sous l'impulsion vivifiante de son Chef, le Lieutenant-Colonel VIGOUROUX qui, depuis Mai 1942, vole à la tête de ses équipages, a pris une part remarquable au gigantesque effort du Bomber Command.
En quatre mois et demi d'opérations, attaquant au départ des bases Anglaises des objectifs très divers: ports de la Baltique, usines de la Ruhr, malgré les réactions extrêmement violentes des défenses ennemies, a exécuté à la date du 8 Novembre 1944, 2.900 heures de vols de guerre en 540 sorties, déversant avec précision sur ses objectifs 2.100 tonnes de bombes au prix de 8 membres d'équipages tués, 21 disparus, 5 blessés, 71 avions endommagés par la flak ou la chasse."
EQUIPAGE DU SOUS-LIEUTENANT de MIRAS
Elvington le demi-tonneau de l'équipage des sous-officiers de l'équipage du S/Lt de MIRAS.
Le Sgt Roger LETOUBLON dessiné par le navigateur le S/Lt Louis BLANCHIN.
(collection: Marc BLANCHIN)
Mission de guerre
du Lt BLANCHIN Louis.
- 8/9/4/1945 - Objectif: (Hambourg) Halifax III - L8 - Equipage - Pilote: S/Lt René de MIRAS, Navigateur: S/Lt Louis BLANCHIN, Bombardier: Sgt/C Georges BRU, Radio: Sgt Roger LETOUBLON, Mécanicien: Sgt Pierre PICOT, Mitrailleur-supérieur: Sgt Pierre BERGES, Mitrailleur-arrière: Sgt Pierre LOBELLE. Durée: 6h23. Vol de nuit 4h51. Nombre d'avions engagés dans la mission Guyenne 13 avions, Tunisie 13 avions. Total des avions engagés dans la mission 440 avions. Bombardement de Hambourg. Mission de guerre.
- 11/4/1945 - Objectif: (Nuremberg) Halifax III - L8 - Même équipage - Durée: 7h12. Vol de jour. Nombre d'avions engagés dans la mission Guyenne 14 avions, Tunisie 15 avions. Total des avions engagés dans la mission 143 avions. Bombardement de Nuremberg. Mission de guerre.
- 18/4/1945 - Objectif: (Héligoland) Halifax III - L8 - Même équipage - Durée: 4h40. Vol de jour. Nombre d'avions engagés dans la mission Guyenne 16 avions, Tunisie 16 avions. Total des avions engagés dans la mission 969 avions. Bombardement d'Héligoland. Mission de guerre.
- 25/4/1945 - Objectif: (Wangerooge) Halifax III - L8 - Même équipage - Durée: 4h35. Vol de jour. Nombre d'avions engagés dans la mission Guyenne 18 avions, Tunisie 12 avions. Total des avions engagés dans la mission 482 avions. 7 Français tués dans la mission. Bombardement de Wangerooge. Mission de guerre.
4 missions de guerre sur l'Allemagne.
De gauche à droite:
Mr Guy NAPIAS ancien pilote de l'Armée de l'Air qui vole à Rions, Mr Pierre BERGES ancien des Groupes Lourds (Mitrailleur-supérieur) équipage de Miras, Christian BONNET pilote du POIZ.
Photo prise sur l'Aérodrome de Rions-des-Landes avec le POIZ, c'est là que j'ai fait ma formation de pilote avec Mr Pierre BERGES de 2000 à 2001.
Total des avions engagés dans la mission: 234 avions.
Nombre de Français tués dans la mission: 3 tués.
L'avion très sérieusement touché prend feu immédiatement. TERRIEN donne l'ordre d'évacuation et reste à son poste. Il y trouvera la mort après avoir sauvé ses 6 compagnons. TERRIEN a été inhumé au cimetière d'HARROGATE le 9 mars 1945.
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EQUIPAGE DU COMMANDANT STOLZ
2ème Escadrille juin 1944
A fait un tour d'opérations complet.
(collection: la mémoire des groupes lourds)
Le Commandant STOLZT est au milieu, à sa droite le Lieutenant: Maurice DUGIT-GROS, à sa gauche le Lieutenant: BENIT.
Maurice DUGIT-GROS, né le 17 mars 1920 Promotion PINCSON a rejoint le Groupe 1/25 , à sa sortie de l'école de l'Air, en décembre 1940 à TUNIS-EL-AOUINA. Affecté à la 2ème Escadrille, il a quitté le groupe en mars 1945.
Carnet de vol arrêté le 13 mars 1945: au total de 765h50 dont 202h de nuit, 266h de vol de guerre en 59 missions de bombardement. (un tour complet d'opération avec 36 missions).
Sa MAJESTE le ROI, sur proposition du Commandant en Chef de la ROYAL AIR FORCE, a approuvé l'attribution de la
DISTINGUISHED FLYING CROSS
au
Commandant Albert Maurice STOLTZ
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"Le Commandant STOLTZ Albert, Commandant de "FlightB" au Squadron 347, reçut l'ordre d'attaquer la ville d'OSNABRUCK dans la nuit du 6 au 7 Décembre 1944, comme pilote commandant d'avion.
Immédiatement après le largage des bombes sur l'objectif une collision avec un autre avion de la force de bombardement causa de graves dommages à la queue de son appareil et un large trou dans la partie arrière du fuselage. Toutes les commandes électriques avec la tourelle arrière furent coupées. Les commandes du gouvernail de profondeur furent sérieusement endommagées. Le mitrailleur arrière séparé de la partie centrale de l'avion par un large trou, ne parvient à gagner celle-ci qu'au prix d'efforts considérables et s'évanouit par manque d'oxygène. En même temps, un incendie se déclara au poste de l'opérateur radio, par suite des dommages causés aux circuits électriques. L'avion devient très difficile à contrôler, les tabs étant bloqués et inefficaces.
Dans ces conditions très graves, le Commandant STOLTZ inspira la plus grande confiance à son équipage et mit le cap sur l'Angleterre.
Les conditions météorologiques rencontrées sur la route du retour furent extrêmement défavorables et le Commandant STOLTZ fut contraint de voler dans des nuages dangereux où son indicateur de vitesse givra. Il réussit cependant à ramener son appareil en Angleterre, au terrain de secours de WOODBRIDGE. Pendant le tour de piste le Commandant STOLTZ fut obligé de maintenir les moteurs au régime maximum pour empêcher l'appareil de s'engager en piqué; pendant la première prise du terrain, il fut soudain gêné par un autre appareil en détresse qui se posa immédiatement devant lui, et l'obligea de faire un "overshoot". A la deuxième prise de terrain, il put exécuter un atterrissage parfait, en maintenant son appareil sur les roues, lorsque la roulette de queue entra en contact avec le sol, toute la tourelle arrière se détacha et tomba sur le "runway".
En ramenant son appareil très gravement endommagé, avec des chances de succès très incertains, le commandant STOLTZ a fait preuve des plus hautes qualités de commandant d'avion et de pilote.
Cet officier a effectué, à ce jour, dans le "Bomber Command" 20 missions de bombardement sur des objectifs très fortement défendus.
Ses différentes activités au Squadron le classement comme un Chef remarquable.
Elvington le 21 Février 1945.
Le Lt Colonel VIGOUROUX, commandant le Groupe de Bombardement 1/25 (347 Squadron).
Total des avions engagés dans la mission: 267 avions.
Nombre de Français tués dans la mission: 16 tués.
Au retour de mission l'avion s'écrase sur les collines au nord-est d'ELVINGTON. OSTRE, CHEVALIER, CHEMIN, CHABRES et RAMOND périssent dans l'accident. Le mécanicien SCIOLETTE qui se trouvait à l'arrière de l'appareil pour vérifier qu'aucune bombe ne restait dans l'avion et le mitrailleur de queue Armand TILLIER échappent à la mort. A noter que l'équipage OSTRE effectuait cette nuit-là l'ultime mission de son tour d'opération.
Les 5 tués ont été inhumés au cimetière d'HARROGATE le 21 mars 1945. Le RP Meurisse, officiant.
(source: La mémoire des groupes lourds)
(collection: Caroline VILAIN)
CITATIONS
Citation à l'ordre de la Brigade Aérienne - Ordre N°12 du 22/8/44
Le Colonel Bailly Commandant les Groupes de Bombardement N°1 cite à l'ordre de la Brigade Aérienne:
L'équipage du Commandant Ostré
Commandant: Ostré pilote commandant d'avion
Capitaine Chevalier navigateur
Lieutenant Chemin bombardier
Adjudant Chabres radio navigant
Sgt/Chef Sciolette mécanicien
Sgt/Chef Armand Tillier mitrailleur-arrière
Sgt Ramond mitrailleur-supérieur
"Équipage sûr et expérimenté qui a fait preuve depuis son entrée en opération en Grande-Bretagne, de belles qualités de maîtrise, de détermination et de cohésion. S'est signalé par la précision de ses bombardements sur des objectifs ennemis du Nord de la France fortement protégé par une D.C.A. active et précise notamment au cours de l'opération du 7 juillet sur un objectif du champ de bataille de Normandie"
Cette citation comporte l'attribution de la croix de Guerre avec étoile de Bronze.
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Citation à l'ordre de la Division Aérienne
Citation accordée par lettre N°399/3/F.A.G.B./ par le Colonel commandant PVT les Forces Aériennes Françaises en Grande-Bretagne en date du 11 janvier 1945.
"Équipage dont la grande expérience et l'ardeur ont contribué à la réussite de nombreuses missions de bombardement effectuées sur les territoires occupés et en Allemagne. S'est particulièrement mis en valeur dans la nuit du 18 au 19 Août 1944 au cours d'un raid sur la Ruhr, où pris dans les projecteurs et le feu intense de la D.C.A. qui atteignit son appareil à plusieurs reprises, il réussit cependant un bombardement très précis."
Cette citation comporte l'attribution de la Croix de Guerre avec étoile d'argent.
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Citation à l'ordre de l'Aviation de Bombardement
Citation accordée par message express 260/I.G.F.A.F./3 du 10/3/45 approuvé par le Général des Forces Aériennes Françaises.
"Équipage particulièrement confirmé dont les qualités professionnelles, jointes à un cran et un allant remarquables viennent encore de s'affirmer au cours d'une grande série de mission sur des objectifs lointains et puissamment défendus en territoire ennemi. En particulier le 6 novembre effectuant une mission de jour sur un des objectifs de la Ruhr le plus défendu, a réussi grâce à sa maîtrise et à son calme, en dépit d'une réaction très violente de l'ennemi, un bombardement au but sur une usine d'essence synthétique."
Cette citation comporte l'attribution de la Croix de Guerre avec étoile de Vermeil
Citation à l'ordre de l'Armée Aérienne
Décision N°904 du 2/7/45 du Général de gaulle Président du Gouvernement Provisoire de la République Française Chef des Armées.
Sciolette (Henri, Jean, Albert) Sergent-Chef du G.B. 1/25. "Mécanicien navigant de grande valeur, membre d'un équipage de bombardement lourd avec lequel il a effectué 30 missions sur l'Allemagne et sur des objectifs des pays occupés. En toutes circonstances a montré un calme et un mépris de danger absolus collaborant étroitement avec son pilote pour la conduite des moteurs et assurant par sa surveillance vigilante du ciel la sécurité de son équipage. S'est distingué tout particulièrement le 16/1/45 au cours d'une mission exceptionnellement longue et dure sur un objectif de l'Allemagne du centre, au cours de laquelle son avion a été violemment attaqué sur tout le parcours par la D.C.A. adverse."
Cette citation comporte l'attribution de la Croix de Guerre avec Palme.
Citation à l'ordre de l'Armée Aérienne
Citation à l'ordre de l'Armée Aérienne - Décision N°1050 du Général de Gaulle J.O. R.F. 20/1/46 page 11146.
Sciolette (Henri, Jean, Albert) Sgt - Chef du G.B. 1/25 "Sous-officier mécanicien ayant fait preuve des plus belles qualités de courage et de ténacité au des 38 missions qu'il vient d'effectués sur Halifax. Connaissant à fond son métier, travaillant en étroite collaboration avec son pilote a contribué largement au succès des missions, ne se laissant jamais surprendre par les violentes réactions de l'ennemi qui endommagèrent plusieurs fois son avion. Dans la nuit du 15 Mars 1945, au retour d'une très dure mission de bombardement sur un centre de la Ruhr son avion s'est écrasé au Nord de la base, au moment de la percée rendue particulièrement difficile par les mauvaises conditions atmosphériques. Blessé à réussi à évacuer l'avion après avoir porté secours à son mitrailleur, tous les autres membres de l'équipage ayant été tués. (4 fois cités 209 heures de mission de Guerre dont 79 heures de nuit.
Attribution de la Croix de Guerre avec Palme.
(collection: Hélène SCIOLETTE)
M. Henri Sciolette mécanicien de l'équipage et Jean-Louis Chemin le fils du bombardier le Lt Chemin, merci Jean-Louis pour les superbes photos et ta très belle journée avec monsieur Sciolette avec des souvenirs plein la tête.
(collection: Jean-Louis Chemin)
(collection: Jean-Louis Chemin)
Jean-Paul Sciolette, Henri Sciolette, Chantal Sciolette.
J'ai été vraiment très heureux de rencontrer monsieur Henri Sciolette qui est dans une forme éblouissante, tant au plan physique que sur le plan intellectuel. De ce vécu que m'a exposé monsieur Sciolette, le sentiment qui se dégage est la simple expression du travail accompli; ils ont en toute simplicité "fait le boulot" parce que c'était leur devoir. C'est une expression admirable à entendre à une époque de renoncement de démission comme nous le vivons aujourd'hui. En fait, les héros sont des personnes toutes simples. Je vous remercie pour le bienveillant accueil que vous m'avez réservé qui m'a profondément "remué"
Jean-Louis Chemin.
Cdt OSTRE
(collection: Alice Delfino Ostré)
(collection: Richard ALLENBY)
La photo représente où l'avion s'est écrasé.
L'avion s'est écrasé à proximité du petit village de Scawton dans le North Yorkshire. Scawton est à mi-chemin entre les villes de Thirsk et Heimsley, il avait d'abord touché le sol près de la route principale entre les deux petites villes et a fini à proximité du village dans une petite vallée.
Mort pour la France le 15 mars 1945 a l'âge de 35 ans.
Appartenance: Réseau Alliance - F.A.F.L. - Groupe Tunisie - Date de naissance: 1er mars 1910 - Lieu de naissance: Louvilliers-les-Perche (Eure-et-Loir) - Profession: Prêtre - Professeur de Biologie - Situation de famille: Célibataire - Date de Décès: 15 mars 1945 - Lieu de Décès: Helmsley (Grande-Bretagne) - Lieu de Sépulture: Saint-Chéron, Chartres (Eure-et-Loir).
Parcours
Raymond CHEVALIER est fils d'un employé communal de Louvilliers-les-Perche. Il a une soeur. Le 1er octobre 1921, l'Abbé CHEVALIER de Dancy présente son neveu Raymond CHEVALIER à la maîtrise Notre-Dame à Chartres.
En 1925, Raymond CHEVALIER est élève en troisième. Son devoir sur la quête du Graal est inscrit au cahier d'honneur.
En septembre 1927, il entre au Grand Séminaire de Chartres.
Il effectue son service militaire d'octobre 1930 à octobre 1931 avec son ami Jean GINISTY. Ordonné prêtre le 28 juin 1934 par Monseigneur HARSCOUET et nommé Vicaire à Voves puis curé de Baigneux en 1935. Professeur de biologie à l'institution Notre-Dame de Chartres, il est pressenti pour en prendre la direction.
Passionné de vitesse, d'aviation, de moto, Raymond CHEVALIER donne l'image d'un baroudeur.
En 1939, l'Abbé CHEVALIER, officier de réserve, est mobilisé dans l'Aviation. En juin 1940, son unité de bombardement se replie au Maroc.
Raymond CHEVALIER gagne Alger et intègre le Réseau Alliance.
En septembre 1943, Raymond CHEVALIER rejoint l'Angleterre. Versé dans le Groupe Tunisie, basé à Elvington, le Capitaine CHEVALIER est affecté comme officier navigateur sur bombardier Halifax. Sous les ordres du Commandant Ostré (Cdt d'avion), il effectue 38 missions de bombardement sur l'Allemagne.
Le 15 mars 1945, le Halifax NR287 décolle pour Hagen, sur la Ruhr. A 0h40, Raymond CHEVALIER est tué dans le crash de son appareil lors d'une manoeuvre d'approche au retour de sa 38e mission; l'avion s'écrase sur une colline aux environs d'Elvington. Cinq des sept membres d'équipages sont tués.
(collection: Denis MARTIN, Président ARMREL)
Les obsèques du Capitaine CHEVALIER ont lieu à Chartres le 20 janvier 1949. Au cimetière, le discours est prononcé par le Lieutenant-colonel NICOT, commandant de la Base aérienne de Chartres.
Chevalier de la Légion d'Honneur.
Croix de Guerre avec Etoiles de Bronze, d'Argent, de Vermeil avec Palme.
Médaille de la Résistance.
(collection: Denis MARTIN Président ARMREL)
Liens Mémoire: Rue de l'Abbé Raymond CHEVALIER à Chartres (Eure-et-Loir)
Total des avions engagés dans la mission: 371 avions.
Nombre de Français tués dans la mission: 7 tués.
Au cours de la ligne droite qui précède le bombardement, le HALIFAX du Capitaine MARIN est gravement endommagé par la Flak. Celui-ci est tué à son poste de pilote. VUILLEMOT saute mais son corps ne sera jamais retrouvé. VILLENEUVE et DARGENTON n'ont pas dû pouvoir évacuer. Les autres membres d'équipages sautent en parachute et son sains et saufs. L'avion s'écrase entre WÜLFINGEN et POPPENBURG (14 km W de HILDENSHEIM).
Décret du 13 septembre 1947 portant concession de la médaille militaire (à titre posthume).
- VILLENEUVE André-Marius. Adjudant, groupe de bombardement 1/25 Tunisie: excellent sous-officier mécanicien qui, grâce à ses connaissances mécaniques, à sa valeur professionnelle autant qu'à son énergie et son courage, s'est révélé un magnifique combattant. Déjà cité pour avoir été un auxiliaire précieux pour son pilote, a effectué 27 missions de guerre sur des objectifs extrêmement défendus par la chasse et la flak. A trouvé une mort glorieuse dans la nuit du 16 au 17 janvier 1945 son avion ayant été abattu par la flak alors qu'il bombardait un objectif important du centre de l'Allemagne.
Cité à l'ordre de l'armée aérienne (Croix de guerre avec palme).
(Source: FEU DU CIEL FEU VENGEUR de PIERRE-CELESTIN DELRIEU)
Sergent MONNET, Mécanicien au sol, Adjudant LARONZE, Adjudant/Chef BAFFICO, Mécanicien au sol.
(collection: LARONZE Henri)
CITATIONS
Bombardier: Lt. BERGEON.
Mécanicien: S/Lt. LARONZE.
Mitrailleur-arrière: Adjt STEPHANOPOLI.
(collection: Jean-Pierre VALETTE)
Navigateur: Cpt VALETTE
(collection: Jean-Pierre VALETTE)
- Affecté au Groupe de Bombardement 2/21 le 10/05/1940.
- Retour et repris en compte par la Base dépôt de Toulouse-Francazal le 3/07/1940.
- Affecté aux formations de l'air en Afrique Occidentale Française le 04/12/1940 - Embarqué à Marseille le 11/12/1940.
- Débarqué Dakar le 22/12/1940.
- Affecté à Compagnie de Base N°10 Ouakam 23/12/1940.
- Affecté à la section de 25 C.A. N°15 à Rosso (Sénégal).
- Affecté à la Base Aérienne de Bamako GB 1/62 le 01/07/1942, R d. C le dit jour.
- Fait mouvement avec le G.B. 1/62 de Bamako à Ouakam du 25/06/1943 au 28/06/1943. - 25/06/1943.
- Fait mouvement avec le G.B. 1/62 sur l'A.F.N. Embarque à Dakar le 18/07/1943 sur S/S Alexander. Débarque à Casablanca le 23/07/1943.
- Fait mouvement avec le G.B. 1/62 de Casablanca à Rabat le 25/07/1943.
- Affecté au G.B. 1/25 par TO 5251/EM/CAF du 09/08/1943 d'Air Maroc, R d. C le 13/08/1943.
- Affecté aux Forces Aériennes en Grande-Bretagne embarqué le 28/09/1943.
- Débarqué à Liverpool le 08/10/1943.
- En stage à Bornemouth le 13/10/1943.
- Affecté au stage de Navigation à l'A.F.U. N°10 de DUMFRIES - Affecté au stage de Navigation à l'O.T.U. N°20 à LOSSIEMOUTH le 18/01/1944.
CITATIONS DU Cpt VALETTE
(collection: Jean-Pierre VALETTE)
(collection: Jean-Pierre VALETTE)
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(collection: Jean-Pierre VALETTE)
Une belle photo du 1/25 Tunisie merci Jean-Pierre.
(collection: Jean-Pierre VALETTE)
MISSIONS DE GUERRE
DU Cpt Pierre VALETTE
JUILLET 1944
- 1/7/44 - Objectif: (St Martin L'Hortier) Halifax V - L8 "J" - équipage: Pilote: Cpt BARRAULT (Cdt d'avion) Navigateur: Cpt Pierre VALETTE, Bombardier: S/Lt BERGEON, Radio: Adjt/C BAFFICO, Mécanicien: Adjt LARONZE, Mitrailleur-supérieur: Sgt MONNOT, Mitrailleur-arrière: Adjt STEPHANOPOLI. Durée: 4h00 - Nombre d'avions engagés dans la mission Guyenne 5 avions, Tunisie 13 avions. Total des avions engagés dans la mission 307 avions. Bombardement base de départ d'avions sans pilote à St Martin. Mission de guerre.
- 4/7/44 - Objectif: (Domléger) Halifax V - L8 "G" - Même équipage - Durée: 4h10. Nombre d'avions engagés dans la mission Guyenne 6 avions, Tunisie 10 avions. Total des avions engagés dans la mission 328 avions. Bombardement base de départ d'avions sans pilote à Domléger. Mission de guerre.
- 6/7/44 - Objectif: (Marquise-Mimoyecques) Halifax V - L8 "C" - Même équipage - Durée: 3h20. Nombre d'avions engagés dans la mission Guyenne 10 avions, Tunisie 11 avions. Total des avions engagés dans la mission 551 avions. 7 Français tués dans la mission. Bombardement base de départ avions sans pilote à Marquise-Mimoyecques. Mission de guerre.
- 18/7/44 - Objectif: (Sannerville) Halifax III - L8 NA512 - Même équipage - Durée: 4h15 - vol de nuit 2h55, vol de jour 1h20. Nombre d'avion engagés dans la mission Guyenne 12 avions, Tunisie 7 avions. Total des avions engagés dans la mission 942 avions. Bombardement de concentration de troupes et matériel à Sannerville. Mission de guerre.
Bâtiment Amagnetique du site du Val Ygot d'Ardouval.
(collection: Ducastelle Philippe)
- 20/21/7/44 - Objectif: (Ardouval) Halifax III - L8 - NA512 - Même équipage - Durée: 3h45. Nombre d'avions engagés dans la mission Tunisie 6 avions. Total des avions engagés dans la mission 87 avions. Bombardement base de départ d'avion sans pilote à Ardouval. Mission de guerre.
- 24/25/7/44 - Objectif: (Stuttgart) Halifax III - L8 - LL557 - Même équipage - Durée: 8h15, vol de jour 1h30, vol de nuit 6h45. Nombre d'avions engagés dans la mission Guyenne 6 avions, Tunisie 6 avions. Total des avions engagés dans la mission 631 avions. Bombardement de Stuttgart, 2ème pilote Cpt VALETTE aux commandes 0h30. Mission de guerre.
- 28/7/44 - Objectif: (Forêt de Nieppe) Halifax III - L8 - NA512 - Même équipage - Durée: 4h15, vole de jour 1h00, vol de nuit 3h15. Nombre d'avion engagés dans la mission Guyenne 14 avions, Tunisie 14 avions. Total des avions engagés dans la mission 199 avions. Bombardement Forêt de Nieppe, 2ème pilote Cpt VALETTE aux commandes 0h30. Mission de guerre.
Août 1944
- 2/8/44 - Objectif: (Forêt de Nieppe) Halifax III - L8 - NA512 - Même équipage - Durée: 3h20. Nombre d'avions engagés dans la mission Guyenne 10 avions, Tunisie 10 avions. Total des avions engagés dans la mission 394 avions. Bombardement objectif spécial Forêt de Nieppe. Mission de guerre.
- 5/8/44 - Objectif: (Forêt de Nieppe) Halifax III - L8 - NA512 - Même équipage - Durée: 4h25. Nombre d'avions engagés dans la mission Guyenne 14 avions, Tunisie 17 avions. Total des avions engagés dans la mission 742 avions. Bombardement objectif spécial Forêt de Nieppe. 2ème pilote Cpt VALETTE aux commandes 0h30. Mission de guerre.
- 16/17/8/44 - Objectif: (Kiel) Halifax III - L8 - NA512 - Même équipage - Durée: 5h35 vol de jour 0h15, vol de nuit 5h20. Nombre d'avions engagés dans la mission Guyenne 14 avions, Tunisie 12 avions. Total des avions engagés dans la mission 348 avions. Bombardement de Kiel posé à Carnaby. Mission de guerre.
25/8/44 - Objectif: (Forêt de Watten) Halifax III - L8 - NA512 - Même équipage - Durée: 4h00. Nombre d'avions engagés dans la mission Guyenne 14 avions, Tunisie Tunisie 16 avions. Total des avions engagés dans la mission 161 avions. Bombardement objectif spécial forêt d'Eperlecques. Mission de guerre.
- 31/8/44 - Objectif: (Lumbres - près de Saint-Omer) Halifax III - L8 - NA512 - Même équipage - Durée: 4h15. Nombre d'avions engagés dans la mission Guyenne 13 avions, Tunisie 11 avions. Total des avions engagés dans la mission 601 avions. Bombardement dépot de munitions à Lumbres. 2ème pilote Cpt VALETTE aux commandes 0h30. Mission de guerre.
Septembre 1944
- 9/9/44 - Objectif: (Le Havre) Halifax III - L8 - NA512 - Même équipage - Durée: 3h00 - Nombre d'avions engagés dans la mission Guyenne 10 avions, Tunisie 13 avions. Total des avions engagés dans la mission 272 avions. Bombardement troupes et fortifications près du Havre. 2ème pilote Cpt VALETTE aux commandes 1h00. Mission de guerre.
- 10/9/44 - Objectif: (Octeville - près du Havre) Halifax III - L8 - NA512 - Même équipage - Durée: 4h30 - Nombre d'avions engagés dans la mission Guyenne 16 avions, Tunisie 14 avions. Total des avions engagés dans la mission 992 avions. 6 Français tués dans la mission. Bombardement troupes et fortifications près du Havre. 2ème pilote Cpt VALETTE aux commandes 1h00. Mission de guerre.
- 12/9/44 - Objectif: (Münster) Halifax III - L8 - NA512 - Même équipage - Durée: 4h30 - Nombre d'avions engagés dans la mission Guyenne 9 avions, Tunisie 9 avions. Total des avions engagés dans la mission 119 avions. Bombardement de Münster en Westphalie. 2ème pilote Cpt VALETTE aux commandes 0h45. Mission de guerre.
Octobre 1944
- 9/10/10-1944 - Objectif: (Bochum) Halifax III - L8 - NA512 - Même équipage - Durée: 5h45 - Nombre d'avions engagés dans la mission Guyenne 10 avions, Tunisie 11 avions. Total des avions engagés dans la mission 435 avions. Bombardement de Bochum (Ruhr). 2ème pilote Cpt VALETTE aux commandes 0h30. Mission de guerre.
- 15/16/10-1944 - Objectif: (Wilhelmshaven) Halifax III - L8 - NA512 - Même équipage - Durée: 4h35 - Nombre d'avions engagés dans la mission Guyenne 7 avions, Tunisie 6 avions. Total des avions engagés dans la mission 506 avions. Bombardement de Wilhelmshaven. 2ème pilote Cpt VALETTE aux commandes 0h30. Mission de guerre.
- 21/22/10-1944 - Objectif: (Hanovre) Halifax III - L8 - NA512 - Même équipage - Durée: 3h10 - Retour à la base par ordre. 2ème pilote Cpt VALETTE aux commandes 0h30.
- 23/24/10-1944 - Objectif: (Essen) Halifax III - L8 - NA512 - Même équipage - Durée: 5h55 - Nombre d'avions engagés dans la mission Guyenne 15 avions, Tunisie 15 avions. Total des avions engagés dans la mission 1055 avions.10 français tués dans la mission. Bombardement d'Essen (Ruhr). Mission de guerre.
- 28/10-1944 - Objectif: (Cologne) Halifax III - L8 - NA512 - Même équipage - Durée: 4h15 - Nombre d'avions engagés dans la mission Guyenne 13 avions, Tunisie 15 avions. Total des avions engagés dans la mission 733 avions. Bombardement de Cologne. Atterrissage forcé à Bruxelles.
Novembre 1944.
- 28/29/11-1944 - Objectif: (Essen) Halifax III - L8 - LL602 - Même équipage - Durée: 6h30 - Nombre d'avions engagés dans la mission Guyenne 16 avions, Tunisie 15 avions. Total des avions engagés dans la mission 316 avions. Bombardement d'Essen (Ruhr). 2ème pilote Cpt Pierre VALETTE aux commandes 1h00. Mission de guerre.
Décembre 1944.
- 5/6/12-1944 - Objectif: (Soest) Halifax III - L8 - LL602 - Même équipage - Durée: 6h45 - Nombre d'avions engagés dans la mission Guyenne 15 avions, Tunisie 15 avions. Total des avions engagés dans la mission 497 avions. Bombardement de Soest (Gare de triage) 2ème pilote Cpt Pierre VALETTE aux commandes 1h00. Mission de guerre.
- 21/22/12-1944 - Objectif: (Cologne) Halifax III - L8 - LL602 - Même équipage - Durée: 5h50 - Nombre d'avions engagés dans la mission Guyenne 8 avions, Tunisie 8 avions. Total des avions engagés dans la mission 136 avions. Bombardement de Cologne-Nippes (Gare de triage) 2ème pilote Cpt Pierre VALETTE aux commandes 1h00. Mission de guerre.
Février 1945.
- 1/2//2-1945 - Objectif: (Mayence) Halifax III - L8 - NR287 - Même équipage - Durée: 6h30 - Nombre d'avions engagés dans la mission Guyenne 6 avions, Tunisie 5 avions. Total des avions engagés dans la mission 340 avions. Bombardement de Mayence (Gares) 2ème pilote Cpt Pierre VALETTE aux commandes 0h30. Mission de guerre.
- 4/5/2/1945 - Objectif: (Bonn) Halifax III - L8 - LL602 - Même équipage - Durée: 6h20 - Nombre d'avions engagés dans la mission Guyenne 6 avions, Tunisie 7 avions. Total des avions engagés dans la mission 238 avions. Bombardement de Bonn (Rhénanie) Gare. 2ème pilote Cpt Pierre VALETTE aux commandes 0h30. Mission de guerre.
- 7/8/2/1945 - Objectif: (Goch) Halifax III - L8 - LL602 - Même équipage - Durée: 6h10 - Nombre d'avions engagés dans la mission Guyenne 13 avions, Tunisie 14 avions. Total des avions engagés dans la mission 464 avions. 9 Français tués dans la mission. Bombardement de Goch (Rhénanie) concentration de troupes. 2ème pilote Cpt Pierre VALETTE 0h30. Mission de guerre.
- 13/14/2/1945 - Objectif: (Bohlen-Leipzig) Halifax III - L8 - LL602 - Même équipage - Durée: 8h55 - Nombre d'avions engagés dans la mission Guyenne 10 avions, Tunisie 11 avions. Total des avions engagés dans la mission 368 avions. Bombardement de Bolhen près de Liepzig usine essence synthétique. 2ème pilote Cpt Pierre VALETTE 0h30. Mission de guerre.
- 14/15/2/1945 - Objectif: (Chemnitz) Halifax III - L8 - LL602 - Même équipage - Durée: 4h35 - Nombre d'avions engagés dans la mission Guyenne 10 avions, Tunisie 5 avions. Total des avions engagés dans la mission 717 avions. Bombardement de Chemnitz Silésie, (retour prématuré). 2ème pilote Cpt Pierre VALETTE.
- 17/2/1945 - Objectif: (Wesel) Halifax III - L8 - LL602 - Même équipage - Durée: 5h20 - Nombre d'avions engagés dans la mission Guyenne 17 avions, Tunisie 11 avions. Total des avions engagés dans la mission 298 avions. Bombardement de Wesel (abandon par le Masters Command). 2ème pilote Cpt Pierre VALETTE.
- 20/21/2/1945 - Objectif: (Reisholz) Halifax III - L8 - LL602 - Même équipage - Durée: 6h45 - Nombre d'avions engagés dans la mission Guyenne 13 avions, Tunisie 11 avions. Total des avions engagés dans la mission 173 avions. Bombardement de Reishlz (Düsseldorf) usine d'essence synthétique. 2ème pilote Cpt Pierre VALETTE 0h30. Mission de guerre.
- 21/22/2/1945 - Objectif: (Worms) Halifax III - L8 - LL602 - Même équipage - Durée: 7h15 - Nombre d'avions engagés dans la mission Guyenne 14 avions, Tunisie 9 avions. Total des avions engagés dans la mission173 avions. 14 Français tués dans la mission. Bombardement de Worms (Palatinat). 2ème pilote Cpt Pierre VALETTE 1h00. Mission de guerre.
- 23/2/1945 - Objectif: (Essen) Halifax III - L8 - LL602 - Même équipage - Durée: 5h45 - Nombre d'avions engagés dans la mission Guyenne 11 avions, Tunisie 12 avions. Total des avions engagés dans la mission 342 avions. Bombardement d'Essen. 2ème pilote Cpt Pierre VALETTE 1h00. Mission de guerre.
- 24/2/1945 - Objectif: (Kamen) Halifax III - L8 - LL602 "F"- Même équipage - Durée: 5h55 - Nombre d'avions engagés dans la mission Guyenne 11 avions, Tunisie 12 avions. Total des avions engagés dans la mission 340 avions. Bombardement de Kamen dans la Ruhr (huile synthétique). 2ème pilote Cpt Pierre VALETTE 0h30. Mission de guerre.
Mars 1945.
- 7/8/3/1945 - Objectif:(Hemingstedt) Halifax III - L8 - LL573 - Même équipage - Durée: 6h10 - Nombre d'avions engagés dans la mission Guyenne 11 avions, Tunisie 10 avions. Total des avions engagés dans la mission 281 avions. Bombardement d'Hemingstedt (Schelswig) usine d'essence synthétique. Mission de guerre.
11/3/1945 - Objectif: (Essen) Halifax III - L8 - LL573 - Même équipage - Durée: 5h35 - Nombre d'avions engagés dans la mission Guyenne 13 avions, Tunisie 11 avions. Total des avions engagés dans la mission 1079 avions. Bombardement d'Essen. 2ème pilote Cpt Pierre VALETTE 1h00. Mission de guerre.
- 12/3/1945 - Objectif: (Dortmund) Halifax III - L8 - LL556 - Même équipage - Durée: 1H40 - Nombre d'avions engagés dans la mission Guyenne 15 avions, Tunisie 9 avions. Total des avions engagés dans la mission 1108 avions. Retour prématuré.
- 13/3/1945 - Objectif: (Wuppertal) Halifax III - L8 - LL556 - Même équipage - Durée: 5h35 - Nombre d'avion engagés dans la mission Guyenne 14 avions, Tunisie 12 avions. Total des avions engagés dans la mission 354 avions. Bombardement de Wuppertal (Ruhr) 2ème pilote Cpt VALETTE 0h45. Mission de guerre.
- 22/3/1945 - Objectif: (Dulmen) Halifax III - L8 - LL602 - Même équipage - Durée: 4h40 - Nombre d'avions engagés dans la mission Guyenne 8 avions, Tunisie 9 avions. Total des avions engagés dans la mission 130 avions. Bombardement de Dulmen, 2ème pilote Cpt Pierre VALETTE 0h45. Mission de guerre.
- 24/3/1945 - Objectif: (Sterkrade) Halifax III - L8 - LL602 - Même équipage - Durée: 5h35 - Nombre d'avions engagés dans la mission Guyenne 9 avions, Tunisie 10 avions. Total des avions engagés dans la mission 177 avions. Bombardement de Sterkrade-Holten, 2ème pilote Cpt Pierre VALETTE 0h45. Mission de guerre.
- 25/3/1945 - Objectif: (Osnabrück) Halifax III - L8 - LW630 - Même équipage - Durée: 4h50 - Nombre d'avion engagés dans la mission Guyenne 4 avions, Tunisie 9 avions. Total des avions engagés dans la mission 156 avions. Bombardement d'Osnabrück. Mission de guerre.
Avril 1945.
- 4/5/4/1945 - Objectif: (Harbourg) Halifax III - L8 - LL602 - Même équipage - Durée: 5h25 - Nombre d'avions engagés dans la mission Guyenne 8 avions, Tunisie 8 avions. Total des avions engagés dans la mission 327 avions. Bombardement d'Harbourg (sur l'Elbe). Mission de guerre.
- 8/9/4/1945 - Objectif: (Hambourg) Halifax III - L8 - LL602 "F" - Même équipage - Durée: 6h00 - Nombre d'avions engagés dans la mission Guyenne 13 avions, Tunisie 13 avions. Total des avions engagés dans la mission 440 avions. Bombardement d'Hambourg. Mission de guerre.
12 missions sur la France, 27 missions sur l'Allemagne, total 39 missions de guerre.
Total des avions engagés dans la mission: 338 avions.
Nombre de Français tués dans la mission: 5 tués.
En abordant la Ruhr, le HALIFAX du Lieutenant LEROY est touché par la Flack. En dépit des avaries, l'équipage décide de poursuivre la mission. Il bombarde l'objectif, l'aéroport de MULHEIM-ESSEN.
Un peu plus tard, l'appareil est de nouveau sévèrement atteint; l'ordre d'évacuation est donné. Le pilote, le Sergent/Chef BAILLON, reste aux commandes pour maintenir l'avion en ligne de vol, tandis que les autres évacuent l'avion. Hélas, deux seulement survivront, les quatre autres étant assassinés peu après avoir touché le sol.
BAILLON périra dans l'avion qui s'écrase au sol? Il fait partie de cette cohorte des pilotes de bombardement qui se sont sacrifiés pour que le reste de l'équipage survive. Tous sont morts en héros anonymes. Les cinq tués ont été inhumés au cimetière Nord de DÜSSELDORF.
RECHERCHE DES MORTS
ET DISPARUS DE L'ARMEE DE L'AIR
(collection: Gilbert BOHN)
CITATIONS
Citations du Lieutenant LEROY Jacques.
(collection: Gilbert BOHN)
Insigne du Lt LEROY Jacques.
(collection: Philippe BENTRESQUE)
Mission de Guerre
du lieutenant LEROY
Juillet 1944
- 4/7/44 - Objectif: (Domléger) - 2ème Pilote: Lt LEROY - Equipage - Halifax V - L 8 "E" - Pilote: Cpt DUTREY-LASSUS, (Cdt d'avion) Navigateur: LtTROTET, Bombardier: S/Lt HERROU, Radio: Sgt BOURGOGNON, Mécanicien: Sgt/C PARATORE, Mitrailleur-supérieur: SgtVAISSADE, Mitrailleur-arrière: Sgt/C de FELIGONDE. (Guyenne 6 avions - Tunisie 10 avions). Durée: 4h40. Total des avions engagés dans la mission 328 avions. Bombardement de Domléger. Vol de guerre.
- 6/7/44 - Objectif: (Marquise-Mimoyecques) - Equipage - Halifax V - L 8 "O" - Pilote: Sgt/C BAILLON, Navigateur: Lt LEROY (Cdtd'avion) Bombardier: S/Lt GAUTHERET, Radio: Adjt GRANIER, Mécanicien: Sgt/C DURAN, Mitrailleur-supérieur: SgtGUEDEZ, Mitrailleur-arrière: Sgt EVEN. (Guyenne 10 avions - Tunisie11 avions). Durée: 4h25. Total des avions engagés dans la mission 551 avions. Nombre de Français tués dans la mission (7). Bombardementobjectif spécial. Vol de guerre.
- 23/24/7-44 - Objectif: (Les Hauts-Buissons) - Même équipage - Halifax III - L 8 - NA529 - (Guyenne 9 avions - Tunisie 10 avions). Durée: 4h15. Total des avions engagés dans la mission 116 avions. Bombardementobjectif spéciale. Vol de guerre de nuit.
- 28/7/44 - Objectif: (Forêt de Nieppe) - Même équipage - Halifax III - L 8 - NA529 - (Guyenne 14 avions - 14 avions). Durée: 4h05. Vol de jour 3h10. Vol de nuit 0h55. Total des avions engagés dans la mission 199 avions. Bombardementobjectif spécial. Vol de guerre.
Aout 1944
- 1/8/44 - Objectif: (Noyelles-en-Chaussée) - Même équipage - Halifax III - L 8 - LW642 - (Guyenne 11 avions - Tunisie 10 avions). Durée: 4h05. Total des avions engagés dans la mission 777 avions. Bombardementsite d'avions sans pilote. Vol de guerre.
- 3/8/44 - Objectif: (Forêt de Nieppe) - Même équipage - Halifax III - L 8 - NA576 - (Guyenne 11 avions - Tunisie 9 avions). Durée: 3h50. Bombardement forêt de Nieppe. Vol de guerre.
- 5/8/44 - Objectif: (Forêt de Nieppe) - Même équipage - Halifax III - L 8 - NA529 - (Guyenne 11 avions - Tunisie 11 avions). Durée: 3h55. Total des avions engagés dans la mission 222 avions. Bombardement forêt de Nieppe. Vol de guerre.
- 16/17/8-44 - Objectif: (Kiel) - Même équipage - Halifax III - L 8 - NA606 - (Guyenne 14 avions - Tunisie 12 avions). Durée: 5h10. Total des avions engagés dans la mission 348 avions. Bombardement de Kiel. Vol de guerre.
- 25/8/44 - Objectif: (Forêt de Watten) - Même équipage - Halifax III - LL 555 - (Guyenne 14 avions - Tunisie 16 avions). Durée: 3h25. Vol de jour 3h15. Vol de nuit 0h10. Total des avions engagés dans la mission 161 avions. Bombardement forêt de Watten. Vol de guerre.
Septembre 1944
- 3/9/44 - Objectif: (Venloo - Aéroport) - Même équipage - Halifax III - LW 630 - (Guyenne 13 avions - Tunisie12 avions). Durée: 4h55. Total des avions engagés dans la mission 675 avions. Nombre de Français tués dans la mission (5). Bombardement d'un terrain d'aviation à Venlo (Hollande) att. à Sutton-Bridgs. Vol de guerre.
- 9/9/44 - Objectif: (Le Havre) - Même équipage - Hlifax III - "L" NA 606 - (Guyenne 10 avions - Tunisie 13 avions). Durée: 3h40. Vol de jour 2h30. Vol de nuit 1h10. Total des avions engagés dans la mission 272 avions. Bombardementtroupes au Havrenon exécuté, ordre du Master Bomber. Vol de guerre.
- 10/9/44 - Objectif: (Octeville- près du Havre) - Même équipage - Halifax III - LK 793 - (Guyenne 16 avions - Tunisie14 avions). Durée: 4h15. Total des avions engagés dans la mission 992 avions. Nombre de Français tués dans la mission (6). Bombardementtroupes au sol au Havre. Vol de guerre.
- 20/9/44 - Objectif: (Sangatte - près de Calais) - Même équipage - Halifax III - "L" NA 602 - (Guyenne 11 avions - Tunisie 8 avions). Durée: 3h35. Total des avions engagés dans la mission 646 avions. Bombardementde troupes au sol au Sud de Calais. Vol de guerre.
Octobre 1944
- 9/10/10-44: Objectif: (Bochum) - Même équipage - Halifax III - "L" NA 602 - (Guyenne 10 avions - Tunisie 11 avions). Durée: 5h35. Vol de jour 1h35. Vol de nuit 4h10. Total des avions engagés dans la mission 435. Bombardement de la ville de Bochum (Rhur). Vol de guerre de nuit.
- 14/10/44 - Objectif: (Duisbourg) - Même équipage - Halifax III - "L" NA 602 - (Guyenne 15 avions - Tunisie 15 avions). Durée: 5h15. Total des avions engagés dans la mission 1013 avions. Vol de jour 4h50. Vol de nuit 0h25. Bombardement de Duisbourg. Vol de guerre.
- 14/15/10-44 - Objectif: (Duisbourg) - Même équipage - Halifax III - "P" LL 603 - (Guyenne 11 avions - Tunisie 10 avions). Durée: 4h55. Total des avions engagés dans la mission 1005 avions. Vol de nuit. Bombardement de Duisbourg (Rhur) atterrissage à Fulsham. Vol de guerre de nuit.
- 23/24/10-44 - Objectif: (Essen) - Même équipage - Halifax III - NA 680 - (Guyenne 15 avions - Tunisie15 avions). Durée: 4h45. Vol de jour 3h35. Vol de nuit 1h10. Total des avions engagés dans la mission 1055 avions. Nombre de Français tués dans la mission (10). Bombardement de Essen atterrissage à Bradwell Bay. Vol de guerre.
- 25/10/44 - Objectif: (Essen) - Même équipage - Halifax III - LW 630 - (Guyenne 15 avions - Tunisie 14 avions). Durée: 5h10. Total des avions engagés dans la mission 771 avions. Bombardement de Essen. Vol de guerre.
- 28/10/44 - Objectif: (Cologne) - Même équipage - Halifax III - NA 680 - (Guyenne 13 avions - Tunisie 15 avions). Durée: 5h30. Vol de jour 4h40. Vol de nuit 0h55. Total des avions engagés dans la mission 733 avions. Bombardement de Cologne. Vol de guerre.
Novembre 1944
- 2/3/11-44 - Objectif: (Düsseldorf) - Même équipage - Halifax III - "L" LL 557 - (Guyenne 12 avions - Tunisie13 avions). Durée: 5h40. Vol de jour 1h55. Vol de nuit 3h45. Total des avions engagés dans la mission 992 avions. Nombre de Français tués dans la mission (5). Bombardement de Düsseldorf. Vol de guerre.
- 28/29/11-44 - Objectif: (Essen) - Même équipage - Halifax III - "L" LL 557 - (Guyenne 16 avions - Tunisie 15 avions). Durée: 6h05. Vol de jour 0h20. Vol de nuit 5h45. Total des avions engagés dans la mission 316 avions. Bombardement de Essen. Vol de guerre de nuit.
Décembre 1945
- 24/12/44 - Objectif: (Mülheim-Essen) -Même équipage - Halifax III "L" MZ 489 - (Guyenne 13 avions - Tunisie14 avions). Total des avions engagés dans la mission 338 avions. Nombre de Français tués dans la mission (5). Bombardement de Mülheim-Essen(Aéroport). Vol de guerre.
11 missions sur la France, 11 missions sur l'Allemagne, total: 22 missions de guerre
Debout troizième à partir de la droite: Adjt/C LACARIEUX.
Albert CHAZERAND, Roger PRAT.
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22/23.01.1945 - Objectif: GELSENKIRCHEN.
Nombre d'avions engagés par chaque groupe:
"GUYENNE" 13 avions.
"TUNISIE" 12 avions.
Total des avions engagés dans la mission: 152 avions.
Nombre de Français tués dans la mission: 2 tués.
Au retour de mission l'avion du Lieutenant PETUS s'écrase dans la campagne à GRAFTON UNDERWOOD (sud-ouest de PETERSBOROUGH). Le Lieutenant PETUS et le Sergent TRIBERT sont tués. L'Adjudant COQUERON dont le parachute ne s'est pas ouvert, atterrit sur un tas de neige qui amortit sa chute; Bien que grièvement blessé à la colonne vertébrale, il réussira après des mois et des mois de rééducation, à retrouverune vie presque normale. Les autres membres de l'équipage s'en sortent sains et saufs. Les deux tués ont été inhumés au cimetière d'HARROGATE le 26 janvier 1945.
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EQUIPAGE DU CAPITAINE BRESSON
(collection: la mémoire des groupes lourds)
Debout troisième à droite Sgt KANNENGIESER, Cpt BRESSON 2ème en bas à partir de la droite.
Superbe récit sur le parcours du Cne de SAUVEBOEUF.
Auteur: Bruno de Sauveboeuf.
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16/17.01.1945 - Objectif: MAGDEBOURG.
Nombre d'avions engagé par chaque groupe:
"GUYENNE" 9 avions.
"TUNISIE" 12 avions.
Total des avions engagés dans la mission: 371 avions.
Nombre de Français tués dans la mission: 7 tués.
Le HALIFAX du Capitaine BRESSON est abattu par la Flak.Le Capitaine BRESSON et le Sergent/Chef POILBOUT restent prisonniers de l'avion qui s'écrase au sol. Les 5 autres membres de l'équipage sont sains et saufs. KANNENGIESER René fait prisonnier réussira une évasion spectaculaire.
Témoignage de monsieur Bruno Behne résidant à Wülfingen:
Monsieur Behne était âgé de 15 ans lors du crash du Halifax du capitaine Bresson, il ne se souvient pas avec détails du crash du Halifax.
Selon lui, le bombardier venait du nord (Hanovre). Il a survolé le village de Wülfingen, il était environ 22h00 a l'horloge lorsque nous avons entendu le bruit de l'avion qui venait du nord. L'avion brulait déjà au dessus d'Hanovre et a explosé en l'air.
Pendant la nuit nous sommes allés sur le lieu du crash de l'avion qui se trouvait dans un pâturage, quand nous sommes arrivés nous avons trouvé les premiers corps. Ils étaient couchés sur le ventre les bras tendus...
Lors du crash le Halifax avait déjà perdu plusieurs parties de l'appareil. Le lendemain, le lieu du crash a été bouclée par les soldats de la Wehrmacht, il était impossible d'approcher de l'avion, détruit lors de l'impact et par l'incendie il ne restait plus grand chose de l'avion.
Le point d'impact a été signalé par monsieur Behne au sud de les Ortsrandes de Wülfingen derrière le terrain de sport d'aujourd'hui à environ 600 mètres, le crash de l'avion se situait dans une prairie près d'un ruisseau "Oeserder", aujourd'hui des terres arables.
Lieu du crash du NA572 L8-L
(collection: Dirk Hartmann)
(collection: Dirk Hartmann)
Wülfingen - Poppenburg.
Remerciement a monsieur Dirk Hartmann pour les photos et la recherche des informations sur le lieu du crash du NA572 L8-L.
(Source: Dirk Hartmann)
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CITATION.
Sergent-Chef: KANNENGIESER René, Denis " Patriote alsacien, à réussi à rejoindre un Groupe Lourd Français de la Royal Air Force pour participer activement à la libération de son pays.
Sous-officier mécanicien à bord d'un Halifax du Groupe de Bombardement 1/25, a effectué 23 missions de guerre sur des objectifs particulièrement défendus des régions occupées et de l'Allemagne.
Dans la nuit du 16 janvier 1945, a eu son avion abattu en Allemagne centrale. Après avoir réussi à sauter en parachute de l'appareil désemparé, a procédé lui-même à l'extraction des éclats d'obus qui l'avaient blessé à la cuisse et au genou droits, s'est ensuite diriger vers les lignes alliées. Arrêté après une semaine de route par la gendarmerie allemande, a réussi à s'échapper au cours de son transfert vers un centre d'interrogatoire, après s'être débarrassé d'un de ses gardiens et avoir revêtu son uniforme. S'étant défait de l'uniforme allemand, a essayé par trois fois de franchir les lignes près de Julich, a été chaque fois contraint de revenir en arrière en raison des tirs fournis et systématiques des patrouilles américaines."
Décret en date du 20/8/1945 (faits de guerre)
Citation accompagnant l'attribution de la Médaille Militaire.
Photo prise entre 1946 et 1948 à la base aérienne de Cazaux, dans les Landes, où il était affecté à la garde d'un camp de prisonniers Allemands.
(collection: Louis LOISELOT)
Mission de guerre
de l'Adjudant LOISELOT
Juillet 1944
St-Martin L'Hortier (Seine-Maritime) Base d'approvisionnement V1
- 1/7/44 - Objectif: (St-Martin L'Hortier) Equipage: Pilote: Adjt LECORNU, Navigateur: Lt PLUCHART,(Cdtde l'avion) Bombardier: Lt RIOU, Radio: Sgt COLLARD, Mécanicien: Adjt CAILLER, Mitrailleur-supérieur: AdjtLOISELOT, Mitrailleur-arrière: Sgt BENET - Halifax V - L 8 - (Guyenne 5 avions - Tunisie13 avions. Total des avions engagés dans la mission - 307 avions). Durée: 4h05. Mission de guerre contre l'Allemagne. Bombardement en territoire occupé.
Domléger (Somme) Base d'approvisionnement V1.
- 4/7/44 - Objectif: (Domléger) - Même équipage - Halifax V - L 8 - (Guyenne 6 avions - Tunisie10 avions. Total des avions engagés dans la mission - 328 avions). Durée 4h00. Mission de guerre contre l'Allemagne. Bombardement en territoire occupé.
Marquise Mimoyecques site V3
- 6/7/44 - Objectif: (Marquise Mimoyecques) - Même équipage - Halifax V - L 8 - ( Guyenne 10 avions - Tunisie11 avions. Total des avions engagés dans la mission - 551 avions). Durée: 3h55. Vol de jour 3h10. Vol de nuit 0h45. Mission de guerre contre l'Allemagne. Bombardement en territoireoccupées. Nombre de Français tués dans la mission (7).Retour Driffied base.
- 7/7/44 - Objectif: (Caen - Troupes) - Même équipage - Halifax V - L 8 - ( Guyenne 9 avions - Tunisie10 avions. Total des avions engagés dans la mission - 467 avions). Durée: 4h05. Mission de guerre contre l'Allemagne. Bombardement en territoire occupé.
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Août 1944
- 1/8/44 - Objectif: (Noyelles-en-Chaussée)- Equipage du Cpt LAFAYE - Halifax III - L 8 - (Guyenne 11 avions - Tunisie10 avions. Total des avions engagés dans la mission - 777 avions). Durée: 3h45. Mission de bombardement qui n'a pas lieux sur ordre du mastersBomber.
- 3/8/44 - Objectif: (Bois de Cassan) - (Guyenne 6 avions - Tunisie 5 avions) - (Forêt de Nieppe) - (Guyenne 11 avions - Tunisie 9 avions) - Equipage du Cpt LAFAYE - HalifaxIII - L 8 - (Total des avions engagés dans la mission - 1114 avions). Durée: 3h40. Mission de guerre contre l'Allemagne. Bombardement en territoire occupé.
- 31/8/44 - Objectif: (Lumbres site V2 - près de Saint-Omer) - Equipage du Lt GEORGON - Halifax III - L 8 - (Guyenne 13 avions - Tunisie12 avions. Total des avions engagés dans la mission - 601 avions). Mission de guerre contre l'Allemagne. Bombardement en territoire occupé.
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Octobre 1944
- 1/10/44 - Equipage du Cpt MARIN - Halifax III - L 8 - (Transport Elvington - Bruxelles - Elvington). Durée: 3h45.
- 2/10/44 - Equipage de l'Adjt PELLISSIER - Halifax III - (Elvington - Bruxelles et retour). Durée: 4h00.
- 6/10/44 - Objectif: (Scholven) - Equipage de l'Adjt PELISSIER - Halifax III - L 8 - ( Guyenne 15 avions - Tunisie 13 avions. Total des avions engagés dans la mission - 320 avions). Durée: 5h00. Vol de jour 4h25. Vol de nuit 0h35. Mission de bombardement. Avion toucher par la Flak.
- 15/10/44 - Objectif: (Duisbourg) - Equipage du Cpt MARIN - Halifax III - L 8 - (Guyenne 11 avions - Tunisie 10 avions. Total des avions engagés dans la mission - 1005 avions). Durée: 4h45. Mission de bombardement (Duisbourg) atterrissage à Fulsham.
- 25/10/44 - Objectif: (Essen) - Equipage du Cpt MARIN - Halifax III - L 8 - (Guyenne 15 avions - Tunisie 14 avions. Total des avions engagés dans la mission - 771 avions). Durée: 5h00. Mission de bombardement sur Essen.
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Novembre 1944
- 18/11/44 - Objectif: (Gare de Münster) - Equipage - Pilote: Sgt/C BAGOT, Navigateur: Cpt PELLIOT, (Cdtde l'avion) Bombardier: Lt ROLLET, Radio: Sgt/C BRILLARD, Mécanicien: Adjt MOLL, Mitrailleur-supérieur: SgtLe MITHOUARD, Mitrailleur-arrière: Adjt LOISELOT - Halifax III - L 8 - (Guyenne 13 avions - Tunisie 12 avions. Total des avions engagés dans la mission - 479 avions). Durée: 5h41. Vol de jour 4h59. Vol de nuit 0h42. Bombardement de Münster.
- 21/11/44 - Objectif: (Sterkrade) - Même équipage - Halifax III - L 8 - (Guyenne 13 avions - Tunisie12 avions. Total des avions engagés dans la mission - 270 avions). Durée: 6h30. Nombre de Français tués dans la mission (7). Bombardement de (Sterkrade). Retour à la base.
Décembre 1944
- 6/12/44 - Objectif: (Osnabrück) - Même équipage - Halifax III - L 8 - (Guyenne 13 avions - Tunisie11 avions. Total des avions engagés dans la mission - 453 avions). Durée: 6h10. Vol de jour 1h25. Vol de nuit 4h45. Nombre de Français tués dans la mission (2). Bombardement de (Osnabrück ). Avion touché par la Flak.
- 24/12/44 - Objectif: (Mülheim-Essen-Aéroport) - Même équipage - Halifax III - L 8 - (Guyenne 13 avions - Tunisie14 avions. Total des avions engagés dans la mission - 338 avions). Durée: 5h15. Nombre de tués dans la mission (5). Bombardement du terrain d'aviation de (Essen-Mülheim). Atterrissage à Carnaby (Avion touché par la Flak).
- 29/12/44 - Objectif: (Coblence) - Même équipage - Halifax III - L 8 - (Guyenne 6 avions - Tunisie 9 avions. Total des avions engagés dans la mission - 192 avions). Durée 5h20. Bombardement de Coblence.
-30/12/44 - Objectif: (Cologne-Kalk) - Même équipage - Halifax III - L 8 - (Guyenne 12 avions - Tunisie 9 avions. Total des avions engagés dans la mission - 470 avions). Durée: 5h55. Bombardement de Cologne.
Janvier 1945
- 5/1/45 - Objectif: (Hanovre) - Même équipage - Halifax III - L 8 - (Guyenne 13 avions - Tunisie12 avions. Total des avions engagés dans la mission - 664 avions). Durée: 5h25. Vol de jour 1h00. Vol de nuit 4h25. Nombre de Français tué dans la mission (2). Bombardement de Hanovre.
6/1/45 - Objectif: (Hanau - Ruhr) - Même équipage - Halifax III - L 8 - (Guyenne 11 avions - Tunisie 11 avions. Total des avions engagés dans la mission - 486 avions). Durée: 6h40. Vol de jour 1h50. Vol de nuit 4h50. Bombardement de Hanau.
- 28/1/45 - Objectif: (Stuttgart) - Même équipage - Halifax III - L 8 - (Guyenne 14 avions - Tunisie 12 avions. Total des avions engagés dans la mission - 602 avions). Durée: 7h40. Vol de jour 1h05. Vol de nuit 6h35. Bombardement de Stuttgart.
Février 1945
- 7/2/45 - Objectif: (Goch-Rhénanie) - Même équipage - Halifax III - L 8 - (Guyenne 13 avions - Tunisie14 avions. Total des avions engagés dans la mission - 464 avions). Durée: 3h30. Nombre de Français tués dans la mission (9). Bombardement de Goch. Avion en flammes évacuation en parachute sur ordre du Cdt d'avion.
7 missions sur la France, 13 missions sur l'Allemagne, total 20 missions de guerre.
(collection: Louis LOISELOT)
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Objectif: sur Goch
Au cours de la mission, le Halifax du lieutenant PELLIOT a été abattu par la chasse, avant l'objectif. Le "crash" a eu lieu à Veluwe près d'Asten (Hollande). Le sergent-chef BAGOT, le lieutenant PELLIOT et le sergent Le MITHOUARD sont tués. L'adjudant LOISELOT remplaçait le sergent-chef BESNARD au cours de cette mission, pour raison de santé.
Le lieutenant PELLIOT a été inhumé au cimetière de Woensel, à Eindhoven.
L'avion avait encore ses bombes quand il a heurté le sol. Il a explosé. Le sergent-chef BAGOT et le sergent Le MITHOUARD, restés dans l'avion, ont été pulvérisés.
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EQUIPAGE DU LIEUTENANT GIGUET.
1re Escadrille juin 1944
(collection: Antoine MARCHETTI)
Au centre de la photo le Pilote: l'Adjudant BISGAMBIGLIA.
Total des avions engagés dans la mission: 551 avions.
Nombre de Français tués dans la mission: 7 tués.
Au retour de la mission contre le bunker de MIMOYECQUES qui abritait les canons V3 à longue portée destinés à tirer sur la région Londonienne, l'appareil du Lieutenant CHAPRON s'écrase à environ 30 km du terrain d'ELVINGTON à THORNE (YORKSHIRE) pour une raison indéterminée. L'équipage périt carbonisé. Tous ont été inhumés au cimetière d'HARROGATE le 11 juillet 1944.
Par décret en date du 12 janvier 1945, la médaille militaire est attribuée, a titre posthume.
(collection: Hervé Vieulès)
Sous-Lieutenant: Jean VIEULES
VIEULES Jean S/Lieutenant: du GB1/25 jeune officier bombardier d'un équipage de Halifax qui après s'être échappé de France en 1943 pour pouvoir continuer la lutte contre l'Allemagne a trouvé une mort glorieuse le 6 juillet 1944 au retour d'une mission d'opérations.
Paris 30 octobre 1944.
Charles de Gaulle.
Adjudant: René CHARADEAU.
CHARADEAU René adjudant: radio navigant dont l'ardeur communicative et l'enthousiasme ont toujours été un stimulant pour son équipage. Depuis le début des opérations menées par le groupe sur les territoires occupés du Nord de la France, a participé à trois missions de bombardement en 48 heures de vol. Mort au champ d'honneur, le 6 juillet 1944, au retour d'une mission d'opérations.
Adjudant/Chef: Paul-Alphonse ECKHARDT.
ECKHARDT Paul-Alphonse adjudant-chef: mitrailleur plein d'allant qui avait su inspirer confiance à son équipage par ses qualités de vigilance et de tireur. A trouvé une mort glorieuse, le 6 juillet, au retour d'une mission de bombardement en territoire occupé.
Adjudant: André CHARLIER.
CHARLIER André adjudant: mécanicien navigant allant et combatif dont la compétence professionnelle indiscutable et les qualités de calme et de sang-froid avaient la plus heureuse influence sur le rendement de son équipage. A trouvé une mort glorieuse, le 6 juillet 1944, au retour d'une mission d'opérations.
Sergent: Pierre-Georges GODARD.
GODARD Pierre-Georges sergent: jeune mitrailleur qui a trouvé une mort glorieuse le 6 juillet 1944, au retour de sa troisièmemission d'opérations alors que l'occasion venait de lui être donnée de pouvoir enfin participer activement à la lutte contre l'Allemagne, lutte qu'il désirait mener le plus longtemps possible et à laquelle il s'était donné tout entier.
Ces citations comportent l'attribution de la Croix de guerre avec palme de bronze.
Mécanicien Responsable instructeur des électriciens de bord.
C'est avec une profonde tristesse que je vient d'apprendre le décès de mon cher ami Marcel RENZINI le 3 avril 2012 à l'âge de 92 ans.
Marcel n'était pas juste une personne formidable, il a toujours été si gentil et si attentionné avec moi quand je l'avais au téléphone. Marcel tu resteras toujours dans mon coeur, il avait été mon premier contact en 2007, il est parti rejoindre ses frères d'armes.
Je présente mes plus sincères condoléances à la famille.
Un monument commémoratif sera inauguré pour l'équipage du Lt Gilbert PONCET - Squadron 346 - "2/23 Guyenne" dont le Halifax s'est écrasé dans la nuit du 15/16 mars 1945 à Genk (Bokrijk) en Belgique. Quatre aviateurs français y ont trouvé la mort.
Formation du cortège Hasseltweg 475, Genk à 14h00. La cérémonie commencera à 14h30 Berenbroekstraat au nr. 124, à 3600 Genk en présence du maire Mr DRIES, plusieurs organisations d'anciens combattants, des classes scolaires, la fanfare de Godsheide...
Voici le plan de la très belle stèle réalisé par l'architecte Mr Peter Pinckers.
Après le libération de Genk en septembre 1944 le Halifax NA 166 du Squadron 346 "2/23 Guyenne" s'est écrasé ici le 15/16 mars 1945. Le bombardier retournait d'un bombardement sur la ville de Hagen (Allemagne) quand il a été intercepté par un chasseur de nuit allemand.
Quatre membres de l'équipage ont trouvé la mort:
Le pilote Sgt Louis LOURDEAUX, Vitry-en-Artois 6.12.1921
Le mitrailleur-arrière Sgt Georges BRULET, Béja (Tunisie) 17.10.1922
Le mécanicien Sgt François HAUTCOEUR, Masny 17.07.1920
Le Bombardier Lt Henri LAMONTAGNE, Châlons-sur-Marne 5.10.1916
Les trois autres ont survécu au crash:
(collection: Bernard DESBIENS)
Le navigateur Lt Gilbert PONCET (Cdt d'avion)
Le radio Sgt Joseph BERNASCONI
Le mitrailleur-supérieur Sgt André DESPLACES
Ce monument sera érigé en avril 2013 par la communauté de Brokrijk en reconnaissance de leur courage exceptionnel.
Elvington
De gauche à droite:
Lt Gilbert LAMONTAGNE, Sgt Georges BRULET, Lt Gilbert PONCET, Sgt André DESPLACES.
Démarrage du cortège.
Les nombreux participants.
Mr Wim DRIES Maire de Genk.
Mr Bernard VALERO Ambassadeur de France en Belgique.
Mr Bernard VALERO Ambassadeur de France en Belgique.
Discours prononcé par Mr Jan ZOONS lord de la cérémonie en Néerlandais et Français.
Jan ZOONS, Mr Jan OOSTERBOS curé de Genk.
De gauche à droite:
Vincent LOURDAUX, Mme Brigitte DESBIENS, Patrick CARON, Françis DESPLACES, Bernard VALERO Ambassadeur de France, Wim DRIES Maire de Genk, Mr Jan OOSTERBOS le curé de Genk, Jan ZOONS.
Françis DESPLACES, Vincent LOURDAUX.
Le passage du Trojan T-28 de l'Armée Américaine lors de la cérémonie, construit en 1950.
La carlingue est tombé près de cette clôture à proximité de cette ferme avec des habitants à l'intérieur, un vrai miracle!! Cette pâture est située à environ 100m de la stèle.
Françis DESPLACES, Jan ZOONS, Bernard VALERO, Vincent LOURDAUX.
ROUGE ET BLEU: Sandrine Bauchet, Yorkshire Air Museum, tient un bleuet et Alexis Menendez, Café Rouge, tient un Poppy devant le restaurant sur Low Petergate à York, où les deux fleurs du souvenirs sont mises à disposition.
Les Bleuets honorent les morts alliés de la guerre.
Pour soutenir l'opération des Poppy, cette année, le restaurant Café Rouge et le Yorkshire Air Museum offrent les Bleuets français au coté du traditionnel Poppy. La Grande-Bretagne combattit sur le sol français pendant les deux guerres mondiales et la perte de vie par nos alliés fut immense. Les Bleuets sont le symbole français du souvenir. La fleur bleue azure sera mise à disposition en reconnaissance des hommes et des femmes allié(e)s et aux milliers d'innocents et civils qui furent tués pendant les deux guerres mondiales.
Au total, 2500 aviateurs français, rattachés au Bomber Command de la R.A.F. furent basés à Elvington, près de York, pendant 18 mois pendant la Seconde Guerre Mondiale - Plus de la moitié des équipages furent tués en action.
Sandrine Bauchet Yorkshire Air Museum, souvenir de la commémoration du raid sur Bochum où le groupe Guyenne perdit 5 équipages en une nuit.
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11 novembre 2012 au village d'Elvington
Cérémonie du dimanche 11 novembre 2012 au village d'Elvington (près de York, Angleterre) et au Allied Air Forces Mémorial & Yorkshire Air Muséum, où trois cérémonies furent organisées en mémoire des hommes et des femmes allié(e)s et aux milliers d'innocents et civils qui furent tués pendant les deux guerres mondiales.
Furent présents, le Lieutenant-colonel Dominique CALLIGARIS, Officier de liaison de l'Armée de l'Air Française, les Meneurs d'escadrille Georges Ben "Bar" et Dereck REINHARDT, de la Haute Commission d'Australie, le Président de l'Association des Groupes Lourds Paul BOGAERT et son épouse ainsi que Madame Nicole Allain secrétaire adjointe du Comité de Direction de l'Association, le Lieutenant de Vol de la R.A.F. Dave WILLIAMS ainsi que les nombreux villageois et visiteurs du Musée.
De gauche à droite:
Mr Ian REED Directeur du Yorkshire Air Muséum, Lieutenant-colonel Dominique CALLIGARIS, Dereck REINHARDT, Georges BEN "Bar", Mlle Sandrine BAUCHET PA to Museum Director Bureau Français.
De gauche à droite:
Lieutenant-colonel Dominique CALLIGARIS, Squadron Leader Georges BEN "Bar" Australie, Sqnd. Ldr. Dereck REINHARDT, Ian REED, Paul BOGAERT, Révérend Ian KITCHEN curé d'Elvington, Ian BAILEY maire d'Elvington.
(collection: Anne BOGAERT)
Lieutenant-colonel Dominique CALLIGARIS
Mr Paul BOGAERT Président de l'Association des Groupes Lourds.
(collection: Anne BOGAERT)
(collection: André HAUTOT)
Une superbe photo souvenir de la stèle des Groupes Lourds prise en 1968 par André HAUTOT, un formidable travail accomplie depuis toutes ces années, pour ne pas oublier nos Anciens.
(collection: Caroline TODD)
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Elvington 11 Novembre 2012.
Mr Paul BOGAERT, Président de l'A.A.A. des Groupes Lourds, Mr Ian REED, Directeur du Yorkshire Air Muséum, avec les représentants de l'Armée de l'Air Française, R.A.F., Royal Australian Air Force, Royal Canadian Air Force.
De gaucheà droite:
John EDMONDS (Chairman YAM), Sandrine BAUCHET, Jill Sanderson, Squadron Leader Georges BEN "Bar" Australie, Squadron Leader Dereck REINHARDT, Squadron Leader RAF FYlingdales, Lieutenant-colonel Dominique CALLIGARIS, Ian REED, Paul BOGAERT, Révérend Ian KITCHEN Curé d'Elvington, Ian BAILLEY Maire d'Elvington.
(collection: Anne BOGAERT)
Lieutenant-Colonel Dominique CALLIGARIS, Officier de liaison de l'Armée de l'Air Française.
( Source: Ian RICHARDSON Communications Manager, Yorkshire Air Museum & Allied Air Forces Mémorial.)
De gauche à droite:
John EDMONS, Paul BOGAERT, K. Hanstock 77 Squadron, 6 Group RAF Association Représentative, Major LEDREW Armée de l'Air Canadienne, Lieutenant-colonel Dominique CALLIGARIS, Dereck REINHARDT, Flt Lt Dave WQILLIAMS RAF Linton, Sqnd Ldr RAF Fylingdales.
Plaque du Mémorial des Groupes Lourds Français Guyenne et Tunisie, York Minster.
Monsieur Guy GOURMELLET aimerais prendre contact avec la famille de l'adjudant Guy VIGNERON, son avion est attaqué par un chasseur de nuit au retour de mission, abattu au-dessus de BOCHUM le 4/5/11/1944. Au cours de ce raid, le lieutenant-colonel DAGAN de l'Etat-major de Londres avait tenu à effectuer une mission de guerre afin de se rendre compte de visu des difficultés afférentes. Cette nuit-là, il occupait la place de deuxième pilote.