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HALIFAX GROUPES LOURDS FRANCAIS SQUADRONS 346 et 347 R.A.F
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HALIFAX GROUPES LOURDS FRANCAIS SQUADRONS 346 et 347 R.A.F
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HALIFAX GROUPES LOURDS FRANCAIS SQUADRONS 346 et 347 R.A.F
HALIFAX GROUPES LOURDS FRANCAIS SQUADRONS 346 et 347 R.A.F

Pour le souvenir des Groupes Lourds Français squadrons 346 et 347 basés a ELVINGTON en Grande-Bretagne 1944/1945 - 2/23 "GUYENNE" 1/25 "TUNISIE"
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HALIFAX GROUPES LOURDS FRANCAIS SQUADRONS 346 et 347 R.A.F
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1 juillet 2026

DIMANCHE 5 JUILLET 2026 HOMMAGE AUX COMBATTANTS D'INDOCHINE

DIMANCHE 5 JUILLET 2026 HOMMAGE AUX COMBATTANTS D'INDOCHINE
Dimanche 5 Juillet 2026 La Ville de Cazères et le comité local du Souvenir Français organisent la cérémonie annuelle d'hommage aux combattants d'Indochine. (Source: Le Petit Journal) L'équipage du Cdt de VULPILLIERES (Cdt d'avion) à Elvington. Cliquer...
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1 décembre 2010

DEPARTS ET RETOURS PAR LE SOUS-LIEUTENANT PLUNKETT

DEPARTS ET RETOUR

Impressions recueillies par section Officer PLUNKETT

l'unique femme-officier vivant sur

la station S/O PLUNKETT

est française et vint volontairement

en Angleterre en décembre 1941

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Sous-lieutenant PLUNKETT, officier adjoint de renseignement - Notre seule "fille de l'air"

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Il fait froid, le vent souffle toujours sur cette vallée du Yorkshire où deux squadrons de bombardiers lourds français sont basés sur une station de la Royal Air Force, unique camp commandé par un officier étranger, et cet officier est un colonel français.

Je viens de les voir partir encore une fois. Du haut de la tour vigie je leur fait signe de la main, cela veut dire (mais ils ne le savent pas)" bonne chance hommes de ma France, guerriers exilés, je suis fière de vous que le bon dieu vous ramène sains et saufs jusqu'au bout". Le bombardier, le mitrailleur supérieur et le mitrailleur arrière me disent "au revoir" de la main - les autres, le pilote, le mécanicien, le radio et le navigateur sont invisibles pour moi. Il est 9 heures du soir et déjà presque nuit. Je sais que la mission de ce soir a pour but un objectif éloigné et qu'elle sera dure pour avoir tout le long du jour entendu et répété les instructions pour le bombardement. J'imagine la route dans les nuages, la traversée de la côte anglaise, le survol au-dessus de la mer, long et interminable, puis l'entrée en pays ennemi, tout le temps l'être entier en éveil. La mission est en marche depuis le matin, à 6 heures du soir eut lieu le dernier "briefing" trente tables alignées autour desquelles chaque équipage se trouvait rassemblé. Je les connais tous : ce pilote carré, solide, au regard moqueur, qui semble infatigable, a toujours le mot drôle et juste, cet autre très grand, très mince, le parfait gentilhomme même aux moments les plus difficiles (il sacrifia sa vie pour sauver son équipage un soir clair de printemps). Puis cet autre qui pilote un avion depuis vingt ans les cheveux gris en brosse, les traits énergiques, il semble vouloir conquérir le monde et là-bas cet autre qui paraît si jeune, et plus loin le guerrier à l'oeil bleu perçant qui parfois devient noir.

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Avant la mission, les équipages sont attentifs au "briefing" et les visages sont tendus

Avant de partir ils sont toujours gais, toujours pleins d'entrain et me taquinent gentiment quand je passe le long des tables pour voir si tout est en ordre, et quoique je souris et leur recommande de bien vider leurs poches, de ne pas oublier ceci ou cela, une angoisse terrible m'étreint toujours le coeur car depuis quatre années que je sers dans les forces aériennes de la Royal Air Force, j'ai assisté ainsi à des centaines de départs et je sais que tôt ou tard il y en a qui ne reviendrons pas ; on ne sait jamais lequel de ces équipages fera le sacrifice suprême ce soir-là ; et il faut demeurer imperturbable, il faut être calme, tranquille, sourire, travailler et leur donner confiance.

Quand le "briefing" est terminé, ils sortent tous rapidement. Ils vont prendre leur repas et partir aux avions. Chaque équipage a son geste ou son mot spécial, celui dont le Commandant d'avion me fait toujours le geste de "bonne chance" pouce en l'air, et je lui réponds de même, puis celui qui grogne toujours à cause du mauvais temps, ce grand bombardier qui aimerait aller lâcher ses bombes sur Berlin, et l'autre toujours aimable, le bombardier jeune aux cheveux gris, puis le poète aux yeux rêveurs qui part et oublie ses rêveries pour faire de la navigation.

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Le tri des papiers personnel à mettre dans les sacs: l'un blanc (à conserver) l'autre rouge (à détruire)

Le dernier avion vient de décoller, ils sont passés de toute leur gloire en un magnifique cortège et pris le ciel un à la minute. Chacun fait un grand cercle là-bas vers l'ouest, puis revient vers l'est et à l'heure données tous prennent le cap Sud-Est et les heures passeront... longues... interminables.

Il fut un temps où je pouvais aller dormir pendant l'attente, mais je me suis rendu compte que pour pouvoir tenir il faut dormir et le temps passe plus vite si l'on dort, mais en général à l'heure "H" (heure de bombardement) je me retrouve regardant la pendule et disant "ils arrivent... ils passent... ils sont passés..." Il faut donc mettre le réveil pour 3 h 30 car le premier doit être sur la base à 4 heures.

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4 heures moins 4. Le Commandant est déjà là - il arrive le premier quoiqu'il fasse marcher sa bicyclette avec une seule jambe. Chez nous à l'intelligence tout est activé. Dans le couloir qui conduit à la grande salle sont alignés les grands sacs en toile contenant les portefeuilles, lettres, effets personnels. Le Révérend Père Meurisse arrive sur sa petite moto et prépare le verre de rhum destiné à chacun, la camionnette avec le bidon de thé et les gâteaux arrive du mess. Dans la grande salle les tables ont été enlevées du centre et sont à présent installées le long du mur pour chaque officier spécialiste. Il fait froid dans la salle, le poêle tout au bout n'a jamais pu dégager assez de chaleur pour chauffer à plus de deux mètres de distance. Les cigarettes aussi sont prêtes (petits geste qu'ils aiment au moment de l'interrogatoire).

4 heures. Le ronronnement connu se fait entendre juste à l'heure. Le téléphone commence à tinter. "F" pour Freddie est au-dessus de la base. Sur le tableau nous commençons à marquer les lettres et les heures. Dehors dans le hall. Il y a aussi un tableau et à mesure que les équipages arrivent ils doivent inscrire la lettre  de leur avion et à côté le nom du Commandant d'avion et ainsi dans cet ordre ils sont appelés dans la salle d'interrogation. Nous savons qu'ils sont extrêmement fatigués, mais il faut que les rapports soient préparés à peine les équipages rentrés.

Les avions continuent à se poser. Nous sortons sur le pas de la porte pour voir toutes ces étoiles rouges, vertes, qui tournent au-dessus de nos têtes. La nuit n'est pas trop claire . Les projecteurs allongent leurs reflets immenses et indiquent la route à suivre. Nous rentrons . Le téléphone continue à tinter. Le temps passe... puis des pas lourds (les bottes de vol les rendent ainsi)  et précipités se font entendre. Les premiers arrivent. Le mitrailleur arrière prend la craie et inscrit le nom de son commandant d'avion puis se dirige vers la petite cuisine où le Padre distribue le rhum. Bientôt il y a foule dans le vestibule et le couloir, il y a partout des parachutes, des harnais, des casques, des bouteilles thermos - tout le monde parle... puis s'arrête un instant quand le Colonel et l'Air Commodore de la Base arrivent. Ils prennent amicalement le Commandant du "C" Charlie par le bras et parlent du résultat obtenu. Le bombardement a été bien réussi et d'avoir pris part à cette bataille du monde les comble de joie.

Il y a grand bruit, l'oxygène grise un peu tout le monde et la fatigue est pour l'instant oubliée. Puis l'inévitable question: "Est-ce que tout le monde est rentré?" ils attendent tard généralement pour le demander car il faut donner le temps aux trente avions de rentrer. Ils voient sur le tableau les noms inscrits.

C'est mon tour d'interroger. Je crie à tue-tête pour me faire entendre au-dessus du brouhaha général "J" JIG. "Ici". Nous sommes tous ici répondent-ils. Le pilote est un vétérans, toujours frais et dispos et en allant vers la table il me demande à l'oreille: "Est-ce qu'il y a du nouveau pour demain?" et je crois  répondre: "Vraiment je n'en sais rien encore, allez vous reposer". Ils sont là les sept. Les sept qui forment ces équipages de bombardier lourds de nuit (les Hiboux) qui ont tellement aidé à toutes les batailles (50.000 de tués dans le Bomber Command sur un total de 110.000).

Un à un ils donnent leurs impressions - et je note les heures, les caps, les altitudes, les bombes larguées, la température, le temps au-dessus de l'objectif, etc., etc... A la même heure dans d'autres camps, par toute l'Angleterre, d'autres officiers dans des salles similaires prennent les mêmes notes et d'ici quelques heures l'Etat-Major (Bomber Command) aura reçu en forme précise le résultat de l'attaque.

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Au debriefing avec Ginette

Ce qui m'a toujours frappé au moment des retours c'est leur extrême sincérité, tous semblent revenir de très loin et semblent si heureux d'être là les deux pieds à nouveau sur la terre ferme. Je voudrais pouvoir expliquer le courage et la volonté qu'ils ont tous eus pour pouvoir effectuer cette longue série de bombardements de nuit qui s'appellent "un tour d'opérations" et les mots me manquent, la durée du tour varie selon les nécessités de la guerre, parfois il est à 15, 20, 30 et à un moment il était à 40 missions. Quand on a vu revenir un équipage 10, 20, 30 fois il fait partie intégrale de votre existence de guerre sur la Base éloignée où rien n'existe que le travail à accomplir. Puis à mesure que les "anciens" finissent, ou, hélas, ne reviennent pas, on voit les jeunes qui commencent et l'expérience gagnée avec les autres sert à acheminer ceux-là.

Au bout de quelques mois de cette vie où l'on n'est jamais bien sûr d'une nuit de sommeil, les visages se creusent et les yeux deviennent un peu fiévreux et fatigués. Mais chaque retour est empreint du même enthousiasme, chaque retour est un triomphe, non seulement sur l'ennemi, mais sur soi-même et sur l'inconnu.

Le froid semble avoir augmenté. Les premières lumières du jour commencent à percer. Le premier équipage vient de partir vers le mess lointain où ils prennent le petit déjeuner et " l'oeuf opérationnel" (les équipages en opération de la R.A.F. ont droit à un oeuf, cette chose si rare en Angleterre pendant toute la guerre, après chaque retour). Dans les bureaux de l'Intelligence, les machines à écrire trépignent, les rapports doivent être tapés rapidement. La baraque immense au toit de tôle résonne encore des récits des uns et des autres. Selon les équipages la terre allemande ce soir était transformée en une fête du 14 juillet. Des milliers de fusées rouges, vertes ou blanches étoilaient le sol et en l'air il y avait des arbres de Noël tout illuminés en suspension et de grosses boules oranges se balançaient dans le ciel - boules dangereuses et qu'il valait mieux ne pas rencontrer de trop près. Spectacle magnifique si le danger ne guettait à tout instant. Mais le danger est oublié. Ils pensent surtout aux camarades et à tous ceux des autres Bases qui forment partie de la grande famille des bombardiers de nuit. Ce soir tous les nôtres sont bien rentrés et quand tout le monde est bien rentré il règne une double joie sur toute la Base.

Il est sept heures du matin. Je pédale le long de la route silencieuse maintenant. Le monde semble beau sous les premières lueurs du jour, le ciel est rose et bleu, tout est paisible. Ils dorment d'un sommeil lourds. Je vais prendre mon "breakfast" au mess des sous-officiers où nous causerons un moment avec le Commandant de la mission accomplie - puis j'irai dormir quelques heures. Eux aussi dorment maintenant mais ce soir ile repartiront encore et ainsi jusqu'à la victoire.

Lieutenant PLUNKETT

(source: L'OPS N°3 AOUT 1947)

(source: LES FOUDRES DU CIEL du Général NOIROT)

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" MISS PANCAKE "

"Pancake" signifie "Tout gâteau"; ce mot était le dernier de la procédure radio d'atterrissage.

Lorsqu'un "Halifax" se présentait, roulette de queue et train avant sortis, à l'entrée du "funnel" ou entonnoir de lumière qui devait l'amener à la piste, l'autorisation d'atterrir lui était donnée par ce mot symbolique : "Pancake"...

Ce même mot était devenu le surnom de la seule femme de la Base d'Elvington : le sous-lieutenant Plunkett, une Française mariée à un Anglais; ce choix était dû à une certaine ressemblance phonétique entre les deux mots : "pancake" et "Plunkett"; enfin, "miss" est tellement plus facile à dire que "mistres"! Le surnom était, en outre, le symbole de la gentillesse, de la générosité, de l'activité inlassable et du dévouement de celle qui l'avait reçu.

Le Commandement Français avait rejeté la présence de "W.A.A.F.'s" dans le camp; la mixité n'était pas encore entrée dans nos moeurs... Et c'étaient des soldats de 2e classe qui assumaient, à Elvington, les menus, mais indispensables services de la vie des Groupes.

Mrs Plunkett ne servait pas sous l'uniforme français; elle était officier de la W.A.A.F ( Force Féminine Auxiliaire de l'Air), détachée auprès du commandant de Font-Reaulx. Ce dernier, qui avait perdu une jambe en 1914-1918, était un homme courageux, qui avait voulu servir encore; très droit, très estimé, il assurait les fonctions "essentielles" de Chef de l'Intelligence Service ou Bureau des Renseignements, dont le rôle était de préparer les équipages à leur tâche au cours du "briefing" général et de les interroger au retour sur le déroulement de la mission.

Mrs Plunkett était pour lui une auxiliaire précieuse; et pour ceux qui allaient s'envoler un sourire encourageant, avec un mot gentil pour chacun.

Elle était de tous les départs et de tous les retours; si triste quand il y avait des absents ! Mêlée à notre vie de chaque jour, elle vivait nos craintes et nos joies, nos dangers et nos réussites. Même si quelques-uns la taquinaient parfois, c'était par sympathie; et tous l'aimaient comme la marraine et la fée des Groupes.

Elle a su exprimer ses impressions et ses sentiments avec beaucoup de précision et infiniment de délicatesse, dans "L'Ops" n°3, bulletin d'information des Anciens des Groupes Lourds. Qu'il me soit permis de citer les lignes les plus émouvantes de cette "confession"...

" Je viens de les voir partir encore une fois. Du haut de la tour vigie, je leur ai fait signe de la main; cela veut dire (mais ils ne le savent pas) : bonne chance, hommes de ma France, guerriers exilés; je suis fière de vous; que le Bon Dieu vous ramène sains et saufs jusqu'au bout...

" Le bombardier, le mitrailleur supérieur et le mitrailleur arrière me disent "au revoir" de la main; les autres, le pilote, le mécanicien, le radio et le navigateur sont invisibles pour moi. Il est 19 heures et déjà presque nuit. Pour avoir, tout le long du jour, entendu et répété les instructions, je sais que la mission de ce soir a pour but un objectif éloigné et qu'elle sera dure...

" J'imagine la route dans les nuages, la traversée de la côte anglaise, le survol de la mer, long et interminable, puis l'entrée en pays ennemi, tout le temps l'être en éveil...

"... Avant de partir, ils sont toujours gais, toujours pleins d'entrain; (affirmation qui contredit étrangement les "observations" de J Roy !) et ils me taquinent gentiment quand je passe le long des tables, pour voir si tout est en ordre; et quoique je sourie en leur recommandant de bien vider leurs poches, de ne pas oublier ceci ou cela, une angoisse terrible m'étreint toujours le coeur, car je sais que, tôt ou tard, il y en a qui ne reviendrons pas; on ne sait jamais lequel de ces équipages fera le sacrifice suprême ce soir-là; et il faut demeurer imperturbable; il faut être calme, tranquille, sourire, travailler et leur donner confiance...

"... Le dernier avion vient de décoller; ils sont passés de toute leur gloire en un magnifique cortège et ont pris le ciel, à la minute. Chacun fait un grand cercle, là-bas, puis revient pour prendre le cap vers l'Est; et les heures passent, longues, interminables...

"... 4 heures. les premiers arrivent... Un à un, ils donnent leurs impressions...

"... Ce qui m'a toujours frappée, au moment des retours, c'est leur extrême sincérité; tous semblent revenir de très loin et paraissent si heureux d'être d'être là, les deux pieds à nouveau sur la terre ferme. Je voudrais pouvoir expliquer le courage et la volonté qu'ils ont tous eux, pour pouvoir effectuer cette longue série de bombardements de nuit qui s'appelle "un tour d'opération", mais les mots me manquent...

"... Chaque retour est empreint du même enthousiasme, chaque retour est un triomphe, non seulement sur l'ennemi, mais sur soi-même et sur l'inconnu...

"... Le danger est oublié... Tous les nôtres sont bien rentrés ce soir; et, quand tout le monde est bien rentré, il règne une double joie sur toute la Base...

Une page que les acteurs de nos tragiques ballets du feu ne sauraient relire sans attendrissement... Inoubliable " Miss Pancake " ! Ineffable souvenir que celui de cette unique présence féminine, qui savait nous comprendre et qui vivait jusqu'au plus intime de sa sensibilité notre dangereuse existence de guerre !...

(source: FEU DU CIEL FEU VENGEUR. Auteur: Pierre-Celestin DELRIEU)

 

26 novembre 2015

UN ANCIEN NOUS A QUITTES JEAN CLOAREC

UN ANCIEN NOUS A QUITTES

Décès du Cdt Jean CLOAREC

Les obsèques auront lieu le samedi 28 novembre 2015

à 10h30 à Quimper, église d'Ergué Armelle.

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Radio: Adjudant Jean CLOAREC.

EQUIPAGE BERAUD 2-23 GUYENNE (2)

Equipage du capitaine BERAUD.

Pilote: Cne BERAUD (Cdt d'avion). Navigateur: Lt VALLETTE. Bombardier: Lt RAFFIN. Radio: Adjt Jean CLOAREC. Mécanicien: Sgt/C IMART. Mitrailleur-supérieur: Sgt/C BELLON. Mitrailleur-arrière: Adjt MANFROY. et les 6 mécaniciens au sol du Halifax "K".

Décès du Cdt Jean CLOAREC debout 5ème en partant de la droite, survenue jeudi 25 novembre; à presque 100 ans (mars 2016) il pouvait se permettre de nous laisser à cette "pauvre France" comme il disait à la suite des attentats du vendredi 13 novembre, preuve, s'il en était, qu'il avait gardé toute sa compréhension des évènements.

Adieu à Jean CLOAREC.

Nous sommes réunis pour dire un dernier adieu à Jean Cloarec; nous, parce que nous étions ses fils, vous parce que vous étiez sa famille, ses collègues de l'association de la Légion d'Honneur, ses amis, ses connaissances.

Nous sommes là parce que nous devons beaucoup à des hommes comme Jean Cloarec. Héros ordinaire, accomplissant son travail sans fracas ni trompettes, toujours stoïque comme il disait. A noter qu'il était alors jeune père de 2 enfants restés près de leur mère à Meknès au Maroc.

Mais sa participation aux opérations de bombardements de nuit sur l'Allemagne de juin à novembre 1944 nous donne une faible idée des efforts de ces hommes, dont beaucoup ne sont pas revenus. Lors de sa dernière mission le 4 novembre 44, où son Halifax a été abattu sur Bochum, cinq appareils de son groupe "2/23 Guyenne" ne sont pas rentrés sur neuf engagés. Une fois enfermés  dans cette gigantesque boite de trente tonnes qu'était le Halifax, le radio et le navigateur étaient les yeux et les oreilles du pilote, le lieutenant Béraud, ce jour là qui disparaitra avec son appareil après avoir maintenu le Halifax pendant les opérations de saut des membres d'équipage. Seuls trois survivront et connaitront la captivité. Jean Cloarec sera fait prisonnier après une semaine d'errance vers l'Ouest et un genou blessé qui le fera souffrir jusqu'au bout.

Jean Cloarec survivra à cette longue marche de 400 kilomètres que les allemands ont imposés aux prisonniers vers l'Ouest fuyant l'armée russe en espérant faire des rescapés une monnaie d'échange dans d'éventuelles tractations avec les troupes alliées.

Regroupés sur la base de Bordeaux-Mérignac, les Groupes Lourds reprendront du service et Jean Cloarec participera aux conflits d'Indochine puis d'Algérie.

Sa carrière militaire s'achèvera sur la base du Bourget dans les années 60. Il reprendra du service civil à la préfecture de Quimper... pour veiller à l'harmonie des couleurs des maisons du département.

A noter aussi que son frère le capitaine Henri Cloarec partira vers l'Angleterre dans un bateau de pêche en 1940 et fera toute la guerre avec les troupes coloniales françaises fidèles au général De Gaulle.

C'est de famille!

Rendons hommage à ces hommes courageux, tenaces, parfois taiseux, qui ont participé à notre survie et au maintient de nos mode de vie; dont on voit encore qu'ils peuvent être menacés par le même type de barbarie que celui des nazis;

Jean RABOUILLE.

 

Je présente mes plus sincères condoléances a sa famille.

Philippe Ducastelle.

24 juin 2009

LES EQUIPAGES DU GROUPE "LORRAINE SQUADRON 342"

SQUADRON 342

396550LORRAINEAUGISALU2

"LORRAINE"

CITATION COLLECTIVE

en faveur du Groupe de bombardement

"LORRAINE"

"Magnifique unité, ayant montré sur de nombreux théâtres d'opérations les plus belles qualités de l'Aviation Française. Animée du plus noble esprit d'émulation et de la plus haute conception du devoir, a pris successivement part aux Campagnes de Koufra, d'Abyssinie et de Lybie méritant par les nombreux et brillants exploits de ses équipages, deux citations à l'ordre de l'Armée de l'Air.

Sous le commandement et l'impulsion du Lieutenant-Colonel de Rancourt, est devenue rapidement sur le front Ouest une unité particulièrement experte en bombardement en vol rasant; a effectué presque 200 Missions de Guerre dont plus de 50 en vol rasant et a mérité, par les résultats particulièrement précis obtenus, les félicitations du Commandement."

Ces citations entraînent l'attribution de la Croix de Guerre avec Étoile d'Argent.

Une demande a été faite à M. le Général, Chef d'Etat-Major Général de l'Air à Alger, pour transformer ces citations en citations à l'ordre de l'Armée Aérienne.

 342Sqn

Le Ier avril 1943, le groupe "LORRAINE" était officiellement reconstitué, comme unité française rattachée à la ROYAL AIR FORCE, et immatriculé " SQUADRON N°342". Il  faisait partie du "GROUP " aérien britannique N° 2, sous les ordres de l'Air-Marshal CONINGHAM ancien chef de l'aviation tactique en LIBYE.

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Sir Arthur TEDDER, Air Chief-Marshal, Commandant des Forces Aériennes du Proche-Orient, et Sir Arthur A. CONINGHAM, Vice Air-Marshal, Commandant des Forces Aériennes du désert.

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Les Commandants de la R.A.F. pour OVERLOD.

De gauche à droite:

ACM Sir Harry CONINGHAM, Commandant la 2e TAF, AVM Sir Harry BROADHURST, Commandant le 83e groupe tactique, ACM Arthur TEDDER, adjoint d'EISENHOWER.

(source: IWM)

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Le type d'avion qui lui était affecté était le DOUGLAS A20, du type 3A.C'était un bombardier bimoteur d'assaut, appelé couramment "BOSTON" dans la R.A.F. Remarquable appareil, d'une robustesse à toute épreuve, il allait presque aussi vite qu'un chasseur et avait été spécialement étudié pour les attaques à basse altitude. Il emportait une tonne de bombes.

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Chargement de bombes sur un BOSTON du groupe "LORRAINE". Équipage du "P"

(source: Les Forces Aériennes Françaises Libres, Ministère de la Défense)

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Le chargement des bombes donnait lieu parfois à de grosses plaisanteries.

Le commandement du "LORRAINE" fut alors confié au Lieutenant-Colonel de RANCOURT, tandis que deux vieilles connaissances d'Abyssinie et de Lybie, les Capitaines CHARBEAUNNEAUX et EZANNO, prenaient chacun en main une des deux escadrilles: "METZ" et "NANCY".

L'entraînement, commencé presque aussitôt sur le terrain de WEST RAYNHAM,fut principalement orienté vers le vol rasant, resta jusqu'au début de 1944 la tactique préférée des Anglais dans l'emploi du bombardement léger.

Malheureusement, une telle adaptation au vol à hauteur d'arbres et sur de longs parcours, avec un appareil volant à cinq cents kilomètres-heures, provoqua, hélas, quelques pertes.

Un jeune secrétaire d'ambassade, GRAMONT, qui avait préféré le métier des armes à la diplomatie,se tua à son premier lâcher. D'autres équipages furent accidentés. l'un d'eux accrocha un arbre, un troisième se posa en mer. Tout cela nous coûta plusieurs hommes  de valeur, dont les Sous-Lieutenants DUGOT et LE BIHIC. Bref, quatre coups durs avant la première mission de guerre.

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L'equipage du "K" CITROËN L'automobile mène à l'aviation

(source: Les sans-culottes de l'air, Général Martial VALIN, François SOMMER)

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Groupe de Reconnaissance 2/33 Tunis El AOUINA

De gauche à droite:

S/Lt HEURTEAU, Pilote de chasse touché en combat rentre a la base et s'écroule sur son manche, Pierre LOBELLE (1/25 "TUNISIE"GROUPES  LOURDS), PAGES, mitrailleur du Capitaine CITROËN Groupe"LORRAINE" F.A.F.L. PETSOUNIS Légion Étrangère non retenu dans l'Armée de l'Air.

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Équipage du Colonel SOUFFLET.

SOUFFLET, Mitrailleur: Sgt CAILLOT Jacques, Observateur: Lt PONT Lucien.

(source: Les sans-culottes de l'air, Général Martial VALIN, & François SOMMER)

CITATIONS

CITATION A L'ORDRE

DE LA DIVISION AERIENNE

Le Lieutenant PONT Lucien, du Groupe "LORRAINE"

"Brillant officier observateur qui a pris part à la campagne de France en 1940 et a été cité. Volontaire pour venir reprendre la lutte en Grande-Bretagne, a été affecté au Groupe "LORRAINE" où il s'est de suite distingué. Ardent au combat, insouciant du danger a fait preuve en toutes circonstances d'une grande compétence et d'une rare conscience professionnelle. A effectué 15 opérations de bombardement de nuit et 5 missions de harcèlement de nuit des communications et de concentrations de troupes ennemies pénétrant profondément en territoire occupé en particulier en juillet 1944. Ses qualités lui ont permis de devenir rapidement un navigateur chef de formation et d'obtenir d'emblé d'excellents résultats."

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Le Sergent CAILLOT Jacques, du Groupe "LORRAINE"

"Excellent Sous-Officier mitrailleur ayant montré en plusieurs occasions beaucoup de sang-froid et de courage. Toujours volontaire, s'est tout spécialement distingué, alors que son avion endommagé par la D.C.A. ennemie dut faire un atterrissage en campagne. A déjà accompli de nombreuses missions sur le front de l'Ouest et a déjà été cité pour sa brillante conduite."

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59445523

 

 

Hartford Bridge juillet 1944.

Equipage du "A" VILLE de CAEN.

Adjt/Chef CUNIBIL, Adjt/Chef ROUSSEL, Adjt/Chef SCHALL, Sgt/Chef BAUDEN René.

(collection: Odile ROZOY KUNZ)

Témoignage de Monsieur René BAUDEN du 19 mars 2004:

http://lythosav.edres74.ac-grenoble.fr/cnrd2004/lestemoi/bauden/tembau.htm

Citation

Cette citation entraîne l'attribution de la Croix de Guerre avec Etoile d'Argent

Cité à l'Ordre de la Division Aérienne

Le Sergent-Chef BAUDEN René, du Groupe "Lorraine"

"Déjà de nombreuses fois cité, s'est encore distingué par son courage et son sang-froid lorsque, le pilote et l'observateur de son équipage ayant été blessés par la D.C.A. ennemie lourds, il s'employa activement à assurer la sécurité de l'équipage."

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L'équipage du"C" pour Charlie" VILLE de CHERBOURG.

Mitrailleur: Aspirant: HENCELIN Michel, Radio: Adjudant: SOULAT, Pilote: Lieutenant ALLEGRET Emile, Observateur: Sous-Lieutenant: SOMMER François.

(source: Les sans-culottes de l'air, Général Martial VALIN & François SOMMER)

CITATIONS

Le Sous-Lieutenant ALLEGRET Emile, du Groupe "LORRAINE":

"Pilote de grande classe, combattant ardent et courageux, excellent animateur et entraîneur d'hommes. Pilote d'essai comptant plus de 4000 heures de vol, le Sous-Lieutenant ALLEGRET a lutté en France dans des organisations de résistance jusqu'au jour, où obligé de quitter son pays, il a rejoint les Forces Françaises après un voyage pénible. A demandé à être affecté au Groupe "LORRAINE" où il a accompli de nombreuse missions de vol de guerre. S'est particulièrement distingué le jour où, étant ailier du Commandant du Groupe, il a fait 4 attaques successives en rase-motte sur le même objectif, malgré une violente réaction de D.C.A. S'est révélé un leader de classe, courageux et habile, sachant mener à bien ses attaques malgré une D.C.A. extrêmement intense."

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Le Lieutenant ALLEGRET Emile, du Groupe "LORRAINE"

"Officier pilote de classe exceptionnelle, alliant à ses qualités de courage et de sang-froid un allant et un courage dignes des plus beaux éloges. S'est toujours montré un brillant commandant de formation de 6, 12, ou 24 avions et s'est signalé tout particulièrement en accomplissant des bombardements très réussis malgré une réaction très vive de la D.C.A. ennemie, en avril, mai et juin 1944. A effectué de plus 4 missions de nuit de bombardement et mitraillage de convois ennemis et 1 mission d'émission de fumée en juin 1944 lors du débarquement des troupes alliées en France. A brillamment commandé l'escadrille "Metz" entraînant tous les équipages par son exemple et son ardeur.A accompli 15 missions depuis sa dernière citation."

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Citation à l'Ordre de la Division Aérienne.

Le Sous-Lieutenant SOMMER François, du Groupe "LORRAINE":

"Observateur de grande valeur, courageux et plein d'allant, deux fois cité au cours de la campagne de France. A continué la lutte après l'Armistice et obligé de quitter son pays, a réussi à rejoindre l'Angleterre après un voyage périlleux. Engagé dans l'aviation, a accompli de nombreuses missions de bombardement de jour au Groupe "LORRAINE". S'est distingué pour un bombardement précis après avoir attaqué 4 fois son objectif en rase-motte sous le feu intense de la D.C.A."

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Citation à l'Ordre de la Division Aérienne.

L'Adjudant SOULAT Henri, du Groupe "LORRAINE":

"Excellent Sous-Officier Radio Mitrailleur possédant un très bel esprit de combattant, en même temps qu'une grande expérience. Malgré un grave accident survenu précédemment, a tenu à participer à de nombreuses missions de bombardement. A deux reprises, se trouvant dans l'avion leader, a contribué par sa maîtrise à la réussite du bombardement de jour.Déjà cité au cours de la campagne de Lybie."

Croix de Guerre avec étoile de Vermeil.

Citation à l'Ordre de l'Aviation de Bombardement.

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groupe_lorraine

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Un équipage de choc: le"L"

Radio-mitrailleur: Sous-Lieutenant LENEINDRE Albert, Pilote:  Sergent, MARTIN Georges, Observateur: Lieutenant MARCASSUS Bernard,  Mitrailleur: Sgt KRASKER Roger.

(source: ICARE N°174)

CITATIONS

CITATION A L'ORDRE

DE LA DIVISION AERIENNE

Le Lieutenant MARCASSUS Bernard du Groupe "LORRAINE"

"Excellent officier observateur qui a fait preuve en maintes circonstances d'un bel esprit combatif au cours des 15 missions qu'il vient d'effectuer depuis sa dernière citation. Sa valeur professionnelle et son courage lui ont permis d'être observateur de l'avion guide de formations et de se distinguer particulièrement lors des opérations de débarquement de juin 1944, opérations très importantes et rendues extrêmement difficiles par suite de la réaction violente de la défense côtière ennemie."

Le Lieutenant MARCASSUS Bernard, du Groupe "Lorraine"

"Officier observateur de valeur. S'est signalé dès son arrivée au Groupe "Lorraine" par son ardeur au combat et par son désir de parfaire ses connaissances. Au cours de 15 missions de bombardement de jour accomplies dans des conditions souvent très dures, a montré beaucoup de cran et d'allant ainsi que d'excellentes qualités professionnelles."

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Le Sergent KRASKER Roger, du Groupe "LORRAINE"

"Jeune sous-officier mitrailleur, aussi modeste que courageux. Excellent mitrailleur, toujours volontaire permettant à son équipage, par son sang-froid, de donner toute sa mesure. A accompli près de 15 missions de guerre en vol rasant, effectuées dans des conditions particulièrement difficiles."

Cette citation entraîne l'attribution de la Croix de Guerre avec Étoile d'Argent.

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Le Sergent MARTIN Georges, du Groupe "Lorraine"

"Sergent pilote très expérimenté malgré son jeune âge. A acquis une complète maîtrise de son rôle. A effectué à ce jour 15 missions de bombardement souvent dans des conditions difficiles et a démontré les meilleurs qualités de courage et d'habileté professionnelle.

Toujours volontaire quels que soient les risques, a rapidement conquis l'estime et l'admiration de tous par son audace."

Le Sous-Lieutenant LENEINDRE Albert, du Groupe "Lorraine"

"Officier radio-mitrailleur courageux et possédant une complète expérience de ses fonctions.

A accompli 15 missions de guerre au-dessus du territoire ennemi, dans des conditions rendues difficiles par le tir de la D.C.A. ennemie. A su, par son esprit de sacrifice et son dévouement sans limite, donner à tous l'exemple du devoir."

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Equipage du Lieutenant PERRIER, (HARTFORDBRIDGE 1944)

Observateur: Sous-Lieutenant:TROUPEL, Mitrailleur: Sgt/C PERRIER, Radio: Sergent: MAUGER, et NICOLAÏ.

(source: ICARE N°174)

CITATION

Cité à l'Ordre de la Division Aérienne

Le Sergent-Chef PERRIER Jean, du Groupe "Lorraine"

"Sous-officier mitrailleur courageux et modeste, a accompli 15 missions de guerre sur le front de l'Ouest, dont 4 missions de nuit comportant le harcèlement des troupes ennemies; s'est souvent heurté à de mauvaises conditions atmosphériques et à une très vive réaction de la défense ennemie.

A en toutes circonstances fait preuve de beaucoup de cran facilitant ainsi la tâche de son équipage et participant à la réussite des opérations par ses connaissances et ses qualités professionnelles."

Le Sergent-chef MAUGER Jean-Louis, du Groupe "Lorraine"

"Jeune et courageux sous-officier radio-mitrailleur ayant participé à 15 missions de guerre au Groupe "Lorraine" dont 6 6 missions de nuit.

En plusieurs circonstances difficiles au cours desquelles l'avion s'est trouvé pris dans un tir violent de la D.C.A. ennemie, a fait preuve d'un beau sang-froid et de qualités professionnelles dignes d'éloges."

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L'équipage tous de LORIENT:

Mitrailleur: Sergent-Chef BOUCHER Jean, Radio: Sergent-Chef MAHE, Pilote: Lieutenant Robert ROUSSILLAT, Navigateur: Lieutenant: Charles CHRISTIENNE.

Leur appareil s'appelle VILLE DE LORIENT.

(source: ICARE N°174)

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Devant le BOSTON de l'équipage du "T" BAYEUX,

ROUSSELOT-ANDLAUER,

de gauche à droite:

X Mécanicien, Radio-mitrailleur: Sergent François VEUILLET, SHAAL, Mécanicien, Pilote: Adjudant: KERBRAT Alain, Navigateur-observateur: Sergent: RIBEIRO André, Mitrailleur: BRABANT.

(source: ICARE N°174)

CITATIONS

CITATION A L'ORDRE

DE LA DIVISION AERIENNE

Le Sergent VEUILLET François du Groupe "LORRAINE"

"Radio-mitrailleur courageux et enthousiaste. Déjà cité. A montré beaucoup de sang-froid, de cran et de compétence dans l'accomplissement de 15 nouvelles missions de bombardement dont 13 de jour et 2 de nuit. En juin 1944 participait à une importante mission de protection des Forces Alliées d'invasion, au large des côtes normandes."

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Le Sergent RIBEIRO André, du Groupe "LORRAINE"

"Jeune observateur très travailleur et très consciencieux. Avec le même courage tranquille vient de participer à 17 nouvelles missions de bombardement dont 2 individuelles effectuées de nuit contre les voies de communication de l'ennemi sur le front de Normandie, et une mission de protection des débarquements alliés exécutée à basse altitude sur les côtes du Cotentin en 1944."

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Devant un BOSTON III.

De gauche à droite: l'équipage du "I"

Pilote: Adjudant: KERBRAT Alain, Observateur: Sous-Lieutenant: GOLDET Antoine, Radio-mitrailleur: Sgt CAILLET Joseph, et X.

(source; ICARE N° 174)

CITATIONS

L'Adjudant KERBRAT Alain, du Groupe "LORRAINE":

"Pilote habile et courageux, déjà cité à l'ordre de l'Armée Aérienne, vient de donner une nouvelle preuve de sa valeur en réussissant à ramener jusqu'en Angleterre son avion très sévèrement touché par la D.C.A. ennemie; au-dessus de l'objectif, un obus de gros calibre éclatant très près perça les réservoirs d'essence et endommagea les deux moteurs dont l'alimentation ne put être assurée que par la pompe de secours.L'adjudant KERBRAT atteignit ainsi la côte Anglaise où, à bout d'essence, il réussit un atterrissage de fortune, sauvant tout l'équipage."

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Le Sergent CAILLET Joseph, du Groupe "LORRAINE":

"Radio mitrailleur courageux et dévoué. A fait preuve d'un calme et d'une énergie tout à fait remarquables au cours des 15 missions de bombardement de jour auxquelles il a prit par sur le front de l'Ouest et particulièrement dans les circonstances difficiles suivantes: Au cours d'une mission en vol rasant, son avion fut touché par la D.C.A. légère et revint sans encombre à sa base. Au cours d'une mission en haute altitude, son avion fut touché par un obus de gros calibre qui creva les réservoirs d'essence et endommagea les deux moteurs."

Le Lieutenant GOLDET Antoine, du Groupe "Lorraine"

"Observateur de grande valeur ayant toujours montré beaucoup d'enthousiasme et d'allant dans l'accomplissement de ses missions.

A tenu à faire partie du personnel navigant malgré son âge qui aurait pu le faire dispenser de services aériens.

A effectué de nombreuses missions de bombardement sur le front de l'Ouest dont plusieurs en vol rasant accomplies dans des conditions particulièrement difficiles."

Le Lieutenant GOLDET Antoine, du Groupe "Lorraine"

"Excellent officier observateur déjà cité pour son courage et sa compétence. Infatigable et toujours volontaire pour de nouvelles missions, vient d'effectuer encore douze missions de bombardement de jour sur les pays occupés de l'Europe Occidentale dont une en vol rasant, en face d'une réaction toujours plus violente de l'artillerie anti-aérienne ennemie, son avion fut touché par plusieurs éclats de D.C.A. et lui-même blessé légèrement à la main.

Donne au Groupe tout entier par sa ténacité un bel exemple d'énergie."

Citation à l'Ordre de l'Aviation de Bombardement.

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L'Équipage du "H"

Pilote: Sgt/C VANNIER Louis, Navigateur: Claude TROUPEL, Mitrailleur: Sgt THOMAS, Mitrailleur: Sgt THIAUMOND.

BOSTON IV BZ446/H

(ECPA)

Citation

Le Sergent-Chef VANNIER Louis, du Groupe "Lorraine"

" Excellent pilote très adroit, ayant dès son arrivée au Groupe "Lorraine" 1/20 fait preuve d'énergie et d'allant, ce qui lui a permis d'occuper une place importante dans les formations. Récemment arrivé au Groupe, a effectué déjà 15 missions de guerre, dont plusieurs rendues difficiles par le tir de D.C.A. ennemie; en particulier en mai 1944, où il a fortement contribué à la réussite d'opérations profondes en territoire ennemi."

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L'Équipage du "E" "REIMS"

Joseph STREICHER, Gérard LARTIGAU, André FLAMENT, Jean BANQUET.

(ECPA)

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Équipage du "N" BOSTON III

De gauche à droite:

Observateur: Lieutenant: Romain GARY, Officier-médecin: Lieutenant BERCAULT Bernard, Radio-mitrailleur: Sergent-Chef: BAUDEN René.

CITATIONS

CITATION A L'ORDRE

DE LA DIVISION AERIENNE

Le Lieutenant BERCAULT Bernard, du Groupe "Lorraine"

"Officier médecin du Groupe "LORRAINE" depuis le retour de celui-ci en Grande-Bretagne s'est de suite révélé un précieux auxiliaire du Commandement grâce à sa compétence professionnelle et sa parfaite connaissance du personnel. Désireux de payer de sa personne, a volontairement participé à 10 missions de guerre en qualité de mitrailleur. Complète toujours avec bonheur l'équipage avec lequel il vole."

Le Lieutenant GARY Romain, du Groupe "Lorraine"

"Excellent observateur, officier plein d'allant et de courage a, en toutes circonstances, vaillamment tenu sa place de navigateur-bombardier.

Compte des missions de surveillance côtière et d'escorte de convois en Méditerranée au cours desquelles son équipage attaqua un sous-marin ennemi et plusieurs missions de bombardement de jour sur le front de l'ouest. Alors qu'il conduisait une formation de six avions, blessé par la D.C.A. d'un éclat d'obus dans l'abdomen et sachant son pilote également blessé, a néanmoins effectué le bombardement et ramené la formation jusqu'à la sortie du territoire ennemi en suivant un itinéraire judicieux."

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img159

Équipage: de gauche à droite:

Cette photo représente l'équipage avant le départ en mission, le 24/01/1943, bombardement des installations de V1 dans le Bois de Coquerel.

Radio-mitrailleur: Sous-Lieutenant: SINIBALDI, Observateur: Lieutenant: PATUREAU, Pilote: Lieutenant-Colonel: Henri de RANCOURT, mitrailleur: Colonel: POULIQUEN.

CITATIONS

La croix de la Libération est décernée au Lieutenant-Colonel DE RANCOURT DE MIMERANT Henri, pour le motif suivant:

"Ayant rejoint l'Angleterre dès novembre 1940, a organisé et commandé la première école de pilotage en Angleterre. Affecté à un groupe de Bombardement léger de la R.A.F. , il le quitte pour prendre le Commandement du Groupe "LORRAINE" premier groupe de bombardement léger Français en Grande-Bretagne. A su insuffler aux équipages sous ses ordres, comme aux jeunes pilotes qu'il a formés, tout l'enthousiasme et la foi dont il était lui-même animé. A effectué vingt-deux sorties offensives, dont sept en vol rasant. Cité deux fois à l'ordre de l'Armée."

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CITATION A L'ORDRE

DE LA DIVISION AERIENNE

Le Lieutenant-Colonel de RANCOURT, Commandant le Groupe "LORRAINE"

"Magnifique Commandant d'Unité d'une bravoure et d'une conscience professionnelle au-dessus de tout éloge. Payant de sa personne, a fait de son groupe une unité d'élite qui maintenant très haut parmi nos alliés le prestige de l'Aviation Française. S'est tout particulièrement distingué au cours d'une mission de bombardement en vol rasant effectué dans la région parisienne."

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Le Lieutenant PATUREAU Joseph du Groupe "LORRAINE"

"Depuis sa dernière citation, le Lieutenant PATUREAU a accompli 15 missions comme navigateur Chef de formation. En avril il mène une attaque contre une aire de départ de "flying-bombs" et l'atteint en dépit d'un tir de D.C.A. très intense. En avril il met hors d'usage une autre installation du même type. En mai il réussit sur la gare de triage de Cambrai un bombardement efficace et précis. En mai il participe avec une formation de 12 avions à une attaque sur le hangar à locomotive de la gare de Valenciennes. En mai il atteint une nouvelle installation de "flying-bombs". En mai il atteint son objectif malgré une violente opposition de la D.C.A. ennemie. N'a cessé de montrer les meilleures qualités de l'aviateur Français, courage, volonté, intelligence, et une haute conscience professionnelle."

Le Lieutenant PATUREAU Joseph:

"Déjà cité pendant la campagne de Lybie, a pris depuis une part active à des opérations de surveillance à longue distance en Méditerranée.

Après le retour du Groupe "LORRAINE" en Grande-Bretagne, a participé à de nombreuses missions de bombardement de jour sur des objectifs situés en territoire occupé par l'ennemi, et en particulier, à quatre opérations en vol rasant.

Officier observateur d'une valeur exceptionnelle, a conduit en deux occasions avec une grande sûreté, sur des objectifs difficiles, une formation de douze avions du Groupe réalisant deux bombardements très efficace."

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Le Sous-Lieutenant SINIBALDI Paul, du Groupe "LORRAINE"

"Officier Radio-mitrailleur de valeur. Malgré son âge, a tenu à faire partie d'une unité combattante. A su, par son dynamisme et ses sérieuses qualités, s'imposer comme Radio-mitrailleur leader du Groupe. A pris part, à ce poste de confiance, à la majorité des missions effectuées par le Groupe "LORRAINE" depuis le début des opérations de celui-ci en Grande-Bretagne, accomplissant 11 missions, dont 6 en vol rasant sur des objectifs particulièrement importants."

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Équipage du "E"

Retour de mission.Au poste de pilotage: Bernard CITROËN, puis de gauche à droite: X, JEFFREDO, BRODIER, PRIOR, X, et STADIEU devant un BOSTON IV.

(source: ICARE N° 176)

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Équipage du "P"

Jacques DUCHOSSOY premier en partant de la droite

(collection: André DUCHOSSOY)

CITATION A L'ORDRE

DE L'AVIATION

DE BOMBARDEMENT

Le Sergent DUCHOSSOY Jacques, du Groupe "LORRAINE"

"Exemple pour tous par son calme et son courage. Toujours volontaire pour toutes les missions, a accompli depuis sa dernière citation de nombreuses missions de bombardement de jour dont plusieurs à très basse altitude, au cours desquelles il a mitraillé des objectifs militaire et des postes de mitrailleuses qui prirent son avion à partie".

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CITATION A L'ORDRE

DE LA DIVISION AERIENNE

"Jeune mitrailleur plein d'ardeur et de sang froid. Son avion ayant reçu un coup direct au cours d'une mission à basse altitude en Août, et lui-même ayant été légèrement blessé à la face par des éclats d'obus, a tenu le lendemain même à participer à une autre mission donnant ainsi un bel exemple de cran et le plus profond mépris du danger."

Cette citation entraîne l'attribution de la Croix de Guerre avec Étoile d'Argent.

Une demande a été faite à M. le Général, Chef d'Etat-Major Général de l'Armée de l'Air, à Alger, pour transformer cette citation en citation à l'ordre de l'Aviation de Bombardement.

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En Angleterre de gauche à droite:

Équipage du VILLE de CHERBOURG

BUDES, MILLET, Radio: Adjudant SOULAT, MORISSEAU.

(source: ICARE N° 167)

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De gauche à droite:

Équipage du "J"

Lieutenant SAUBERLI, Capitaine de STADIEU, Mitrailleur: Sergent-Chef MARA Natapu, Sergent RIBERT.

(source: ICARE N°167)

CITATION

Le Sergent MARA Natapu, du Groupe "LORRAINE"

"Jeune mitrailleur, plein d'allant et courageux ayant montré de belles qualités de courage et d'adresse. Son avion ayant été forcé d'amérir à la suite d'une panne mécanique, a dégagé son pilote de l'avion qui coulait et lui a certainement sauvé la vie. A accompli à ce jour de nombreuses missions de bombardement de jour, au cours desquelles il s'est révélé un élément de choix dans son équipage."

Citation à l'Ordre de l'Aviation de Bombardement.

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img174

Équipage du "T" "SAINT-DIE"

L'équipage de Georges GOLAY sur B 25 MITCHELL à GILZE-RIJEN en 1945.

De gauche à droite:

Navigateur: Lieutenant POUGNET, Mitrailleur: Sergent CHARBONET, Radio: Adjudant-Chef SOLER, Mécanicien: Sergent CAPEYRON, Pilote: Sous-Lieutenant GOLAY, Pilote.

(source: ICARE N° 167)

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Équipage du "T" "SAINT-DIE"

pilote GOLAY.

(collection: Odile ROZOY KUNZ)

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Équipage du "A"

Un équipage insolite au "LORRAINE"

Un Malgache, un ancien, un gosse, et un mutilé.

de gauche à droite:

Radio-mitrailleur: Sergent Antoine BELLE, Pilote: Capitaine Claude TEYSSIER, Sous-Lieutenant NATIVEL, Mitrailleur: Sergent-Chef Henri BERNARD.

(source: ICARE N° 174)

CITATIONS

CITATION A L'ORDRE

DE LA DIVISION AERIENNE

Le Capitaine TEYSSIER, Claude, du Groupe "LORRAINE"

"Magnifique officier pilote qui en dépit de tout a voulu tenir sa place dans une formation combattante et l'a tenu brillamment. A accompli au Groupe "LORRAINE", 30 missions de bombardement de jour et 4 missions de harcèlement de nuit des concentrations et des réactions de la défense ennemie. A toujours obtenu d'excellents résultats et a conduit avec succès des formations de 6 et 12 avions. Ses belles qualités de coeur et d'esprit lui ont attiré l'admiration et la sympathie de tous."

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Le Sergent BELLE Antoine du Groupe "LORRAINE"

"Jeune sous-officier radio-mitrailleur calme et courageux toujours prêt à combattre. Compte 15 missions de guerre depuis sa dernière dont 4 missions de nuit au cours desquelles il a assuré avec beaucoup de réussite la protection et la surveillance de son avion, ce qui lui a permis la réussite complète des opérations dans lesquelles son équipage était engagé."

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Le Sergent-Chef BERNARD Henri, du Groupe "LORRAINE"

"Sous-officier mitrailleur calme et réfléchi qui vient d'effectuer 15 missions de guerre depuis sa dernière citation, dont 4 missions de nuit comportant le mitraillage des troupes ennemies au sol en dépit de conditions souvent très dures. A toujours fait preuve d'un magnifique courage et d'un calme permettant à son équipage de mener à nien les missions qui lui étaient confiées."

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Équipage du "A" "LORRAINE"

De gauche à droite:

X, GUIGONIS, X, VERGINE, FORTIN, Walter LEWINO, Cpt GAROT Jean.

(Source: ICARE N°174)

CITATION

 

Cité à l'Ordre de la Division Aérienne:

Le Capitaine GAROT Jean, du Groupe Lorraine

" Jeune officier de grande conscience professionnelle, ardent et courageux. Rallié au Général de Gaulle dès le premier jour, a demandé à servir dans dans l'aviation pensant ainsi trouver plus d'occasions de se battre pour son pays.

Après un long entraînement, a vu enfin ses voeux se réaliser lors de son affectation au Groupe "Lorraine". A effectué à ce Groupe, de nombreuses missions de bombardement de jour dont certaines en vol rasant, et plusieurs missions de reconnaissance en mer au cours desquelles il a montré toutes ses qualités de cran et de courage.

Toujours soucieux de se perfectionner, a pu donner toute sa mesure alors que, leader d'une section de 6 avions, il a effectué un bombardement précis malgré de grosses difficultés dues au mauvais temps."

 

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http://www.lepoint.fr/culture/39-45-souvenirs-d-un-antiheros-du-groupe-lorraine--4-quand-un-gamin-de-17-ans-quitte-le-lot-pour-rallier-londres-20-07-2017-1847581_3.php

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 (collection: Roger Fourès)

Cazaux du 5/02/40 au 15/05/40.

Robert Ruf, Serge Butreau, Roger Fourès, Henry Cocogne.

Cocogne ne trouve pas la France.

http://www.lepoint.fr/culture/39-45-souvenir-d-un-anti-heros-2-cocogne-ne-trouve-pas-la-france-13-07-2014-1845747_3.php

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Équipage du "O" "VILLE de LORIENT"

De gauche à droite:

Mitrailleur: Sgt BOUCHER Jean, ROUSSILLAT, CHRISTIENNE, GRANSSAGNE.

(source: ICARE N° 174)

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Équipage du "O" Boston IV "VILLE de LORIENT"

de gauche à droite:

Mécanicien: BINESSE, -Mitrailleur: Sgt BOUCHER Jean, ROUSSILLAT, CHRISTIENNE, Mécanicien: GRANSSAGNE.

(collection: Odile ROZOY KUNZ)

CITATION

Le Sergent BOUCHER Jean, du Groupe "Lorraine"

" Jeune mitrailleur plein d'allant, de courage et de volonté.

Récemment affecté au Groupe "Lorraine" 1/20, a déjà participé à de nombreuses missions de bombardement la plupart à bord de l'avion leader et dans des conditions rendues extrêmement difficiles par la défense ennemie. En particulier, en juin lors d'un bombardement d'objectifs très importants il fut blessé gravement  à la tête par la D.C.A. ennemie et refusa toute aide de son équipage, leader de six avions, avant que la mission ne soit entièrement effectuée et avant qu'il n'ait quitté le territoire ennemi, assurant ainsi la réussite complète de l'opération et la protection de ses ailiers.

Est pour tous un magnifique exemple de courage et d'abnégation."

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Devant un BOSTON III.

De gauche à droite:

WAINSTEIN, Sergent-Chef TUAL, Radio-mitrailleur.Mécanicien: Maurice BINESSE, GRANSSAGNE, MARCEL, Pilote: Lieutenant LANGER Arnaud (dit le fils, information communiquée par Jean-François LANGER le neveu du Lieutenant LANGER), X.

(source: ICARE N° 174)

 

BINESSE-40

Récit de l'Adjudant/Chef Maurice BINESSE

à voir sur le lien suivant:

http://www.absa3945.com/Avions%20divers/Aviateurs%20Bretons/Biographies/Binesse/binesse_maurice.htm

CITATION

Citation à l'Ordre de la Division Aérienne:

Le Sous-Lieutenant LANGER Arnault, du Groupe "Lorraine"

"Jeune officier dont les brillantes qualités de pilote et de bombardier s'affirment chaque jour. S'est déjà distingué pendant la Campagne de Lybie au cours de laquelle il a été cité pour sa brillante conduite. Plein d'allant, enthousiaste, toujours volontaire vient à nouveau de se signaler en accomplissant de nombreuses missions de bombardement de jour dont plusieurs en vol rasant, où il conduisit une formation."

Le Lieutenant LANGER Marcel, du Groupe "Lorraine"

" Officier de grande valeur; pilote confirmé. Après avoir participé aux campagnes d'Abyssinie et de Lybie, au cours desquelles il accomplit plus de 50 missions de bombardement, vient de donner une nouvelle preuve de ses brillantes qualités de chef.

Commandant la 2ème escadrille, a prit part depuis le début des opérations du Groupe Lorraine en Grande-Bretagne à 12 missions, dont 5 en vol rasant sur des objectifs particulièrement importants, accomplies dans des circonstances difficiles."

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roger_gratte

(collection: Derren GRATTE)

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De gauche à droite:

Pilote: Yves GUEGUEN, Le BIHAN, Radio-mitrailleur: GRATTE Roger, MALAFOSSE.

(source: ICARE N°171)

CITATIONS

CITATION A L'ORDRE

DE LA DIVISION AERIENNE

Le Lieutenant GUEGUEN Yves, du Groupe "LORRAINE"

"Jeune officier pilote de grande classe récemment arrivé au Groupe "LORRAINE" s'est immédiatement fait remarquer par son magnifique allant et sa grande ardeur au combat, est un exemple pour tous. A déjà effectué 15 missions de guerre dont 3 missions de nuit au cours desquelles il s'est brillamment révélé, ce qui a permis à ses chefs de lui confier une place très importante dans les formations de combat."

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(collection: Derren GRATTE)

Le Sergent GRATTE Roger, du Groupe "LORRAINE"

"Sous-officier radio-mitrailleur récemment arrivé au Groupe "LORRAINE" ayant manifesté de suite un grand désir de combattre. Vient d'accomplir 15 missions de guerre dont 3 missions de nuit, comportant l'attaque et le harcèlement des troupes ennemie. S'est particulièrement distingué au cours de ces opérations rendues extrêmement délicates par suite de la réaction violente de la défense ennemie. Par son cran et son esprit de décision a permis à son équipage de réussir pleinement les missions assignées."

Wellington_june_1945

10 A.G.S à Barrow in Furness.

Le Sergent Roger GRATTE (A.G mitrailleur) en formation sur Wellington en juin 1945 troisième en partant de la droite, le Pilote de l'avion sur la photo soit le F/Lt GENNOT ou le Sgt POWER.

(collection: Derren GRATTE)

img121

(collection: Derren GRATTE)

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img181

 

De gauche à droite en mai 1944:

CUNIBIL, Le MOAL, SCHALL,Lieutenant ROUSSELOT, Pilote. Lieutenant ANDLAUER, Observateur. Sergent CARETTE-BOUVET, Mécanicien-avion. Sergent GODIN, Mitrailleur.

(source: ICARE N°171)

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Equipage du "J"

HARTFORDBRIDGE.

De gauche à droite:

LOUSTEAU, Navigateur-observateur: Sergent NEY Bernard, MORISSEAU, Pilote: Sergent d'OLIVIERA René, Mécanicien-avion: Sergent BERTHELOT.

(source: ICARE N° 171)

CITATIONS

Le Sergent D'OLIVEIRA René, du Goupe "LORRAINE"

"Pilote plein d'allant et courageux, récemment arrivé au Groupe, compte déjà 15 missions aériennes de bombardement à des places délicates dans la formation et y a montré les meilleures qualités d'adresse, de connaissance professionnelle et de courage. Est l'exemple même du combattant ardent qui donne la plus grande mesure de son dévouement pour la libération de son pays."

Le Sergent NEY Bernard, du Groupe "Lorraine":

"Excellent navigateur, très doué, animé d'un désir ardent de combattre pour la cause commune. A fait preuve dès son arrivée au Groupe "Lorraine" d'excellentes qualités guerrières et professionnelles. A exécuté plus de 15 missions de bombardement en contribuant pour une large part à leur réussite dans des conditions souvent extrêmement difficiles."

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Mission du 6 juin 1944.

(Rideau de fumée du débarquement de Normandie) 

14

Le Capitaine BALLAIRE et son épouse.

(collection: Philippe DUBOIS)

Pilote: Aspt BERNARD - Observateur: Lt BALLAIRE ( de juin 1943 à octobre 1944 en Angleterre et d'octobre 1944 à décembre 1944 en France) Radio: Sgt JUHANT.

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Equipage d'Oliveira

 (collection: Jean-Jacques MONSUEZ)

source: ICARE N° 176.

De gauche à droite:

Pilote: René d'OLIVIERA, Mitrailleur: X (peut-être RENWICK) Navigateur: Sgt NEY Bernard, Radio-mitrailleur: BRUNETEAU Pierre.

CITATION

Le Sergent-Chef BRUNETEAU Pierre, du Groupe "LORRAINE"

"Excellent radio-mitrailleur, s'acquittant de sa tâche avec beaucoup de courage et de conscience. A effectué 15 missions de guerre depuis sa dernière citation, a participé aux opérations de débarquement en Normandie en accomplissant une mission délicate d'émission de fumée à proximité de la côte occupée par l'ennemie.

A permis à son équipage de donner toute sa mesure en assurant par une vigilance inlassable une complète sécurité de l'avion.

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De gauche à droite:

MAULEON, Navigateur-observateur: Sergent NEY Bernard, Observateur: MOLLEUR, Sergent MEUNIER,Mécanicien-avion. SIGONEY.

(source: ICARE N°171)

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Devant un BOSTON III.

De gauche à droite:

BOUCHER, Sergent-Chef TUAL, Radio-mitrailleur. Sous-Lieutenant JEAN (EDMOND), Observateur. Capitaine GAROT, Pilote.

(source: ICARE N°176)

CITATIONS

CITATION A L'ORDRE

DE LA DIVISION AERIENNE

L'Adjudant TUAL Marcel du Groupe "LORRAINE"

"Excellent radio-mitrailleur, continue à déployer au combat les plus solides qualités. Vient de prendre part à 15 nouvelles missions de Bombardement effectuées sur les voies de communication et les défenses ennemies du front de l'Ouest. A été de nombreuses fois directeur de tir d'une formation de six avions. Son sens de l'air, son coup d'oeil, son sang-froid joints à une parfaite coopération avec son pilote ont permis plusieurs fois d'éviter judicieusement et efficacement des barrages de D.C.A. extrêmement puissants en particulier en avril et mai 1944, contribuant ainsi au plein succès des attaques."

Le Sous-Lieutenant JEAN Edmond, du Groupe "Lorraine"

" Déjà cité trois fois au cours des campagnes d'Abyssinie et de Lybie pendant lesquelles il a effectué de nombreuses missions de bombardement de jour comme mitrailleur puis comme radio-mitrailleur. Affecté au Groupe "Lorraine" après avoir passé son brevet d'Observateur, y a accompli plusieurs missions de bombardement de jour dont certaines en vol rasant ainsi que des missions de reconnaissance en mer au cours desquelles il a confirmé toutes ses qualités d'audace et de courage. S'est révélé un observateur-bombardier de valeur en particulier lorsque, leader d'une section de 6 avions, il a bombardé avec précision son objectif malgré de grosses difficultés dues au mauvais temps.

Décoré de la Médaille Militaire et de la Distinguished Flying Medal.

Ces citations entraînent l'attribution de la Croix de Guerre avec Etoile d'Argent.

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Départ en mission depuis le terrain d'HARTFORTBRIDGE (SURREY).

De gauche à droite:

Radio: Sergent ZELLER, Mitrailleur: Sgt/C PERRIER Jean, Navigateur-bombardier: Sergent-Chef COCOGNE, Pilote: Sergent MARCHAL.

(source: ICARE N° 176)

CITATION

Le Sergent-Chef PERRIER Jean, du Groupe "LORRAINE"

"Sous-officier mitrailleur courageux et modeste, a accompli 15 missions de guerre sur le front de l'Ouest, dont 4 missions de nuit comportant le harcèlement des troupes ennemies; s'est souvent heurté à de mauvaises conditions atmosphériques et à une très vive réaction de la défense ennemie. A en toutes circonstances fait preuve de beaucoup de cran facilitant à la réussite des opérations par ses connaissances et ses qualités professionnelles."

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De gauche à droite:

Pierre LOUIS-DREYFUS, Radio-mitrailleur: Aspt MARCHAL (TOUSSAINT), Pilote: S/Lt NAVARRE (Bertrand du POUGNET), Observateur:  Lieutenant FLAMMAND Lucien.

(source: ICARE N°176)

Décès de Louis Dreyfus, compagnon de la Libération.

Pierre Louis DREYFUS, armateur et banquier, grand résistant et Compagnon de la Libération, est décédé, samedi, à Neuilly-sur-Seine, à l'âge de 102 ans, a indiqué, la chancellerie de l'Ordre de la Libération. Fils d'armateur, Pierre Louis DREYFUS a été à l'origine du renouveau du groupe familial après la Seconde Guerre mondiale. Il a été PDG (1967-1975), puis vice-président de la Société Louis DREYFUS et Cie. En 1941, il avait coordonné les groupes de résistants dans le sud de la France, au sein du mouvement Front national. En juillet 1944, il avait rejoint le groupe Lorraine et effectué 81 missions de bombardement aérien sur le front de l'ouest, jusqu'en mai 1945, recevant quatre citations.

Lien vers le site de L'Ordre des compagnons de la Libération.

http://www.ordredelaliberation.fr/fr_compagnon/616.html

CITATIONS

CITATION A L'ORDRE

DE LA DIVISION AERIENNE

L'Aspirant MARCHAL Robert du Groupe "LORRAINE"

"Officier radio-mitrailleur de grande bravoure, ayant depuis quatre ans mis toute son énergie à combattre pour la libération de son pays. Après s'être échappé d'Allemagne s'est engagé dans l'Armée de l'Air et a participé au Groupe "LORRAINE" à 15 missions aériennes de bombardement dont plusieurs dans des conditions rendues difficiles par le tir de la D.C.A. ennemie."

Le Sous-Lieutenant NAVARRE François (Bertrand du POUGNET), du Groupe "Lorraine"

"Après avoir pris une part active à la Résistance en France, le Sous-Lieutenant Navarre s'est évadé et a rejoint les Forces Françaises Libres.

Engagé comme pilote au Groupe "Lorraine" s'est révélé un combattant ardent et courageux, très bon pilote toujours volontaire pour toutes les missions.

A effectué 15 missions de bombardement de jour dont plusieurs sous le feu intense de la D.C.A. ennemie. S'est particulièrement distingué en mai et juin 1944, en participant pour une large part à la réussite d'opérations importantes."

Le Lieutenant FLAMMAND Lucien, du Groupe "Lorraine"

"Officier observateur ayant combattu en 1939-40 lors de la campagne de France: deux fois cité.

A l'armistice a refusé de rejoindre sa région d'Alsace sous le régime nazi, a pu s'échappé dans de pénibles conditions pour combattre dans les Forces Françaises de la Libération.

A effectué comme Observateur au Groupe "Lorraine" de nombreuses missions de bombardement dont plusieurs sous le feu très concentré de la D.C.A. ennemie, notamment en mai et juin 1944.

Le Lieutenant Flammand a toujours su mener à bien ses missions par son courage et son grand sang-froid."

 

carte Scan (708)

 

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img187

Devant le BOSTON IV.

De gauche à droite:

Navigateur-observateur: Sgt RIBIERO André, Pilote: Sgt/C VANNIER Louis, GUILLOUX, KOLL.

(Source: ICARE N°176)

CITATION

Le Sergent RIBIERO André, du Goupe "LORRAINE"

" Jeune observateur très travailleur et très consciencieux. Avec le même courage tranquille vient de participer à 17 nouvelles missions de bombardement dont 2 individuelles effectuées de nuit contre les voies de communication de l'ennemi sur le front de Normandie, et une mission de protection des débarquements alliés exécutée à basse altitude sur les côtes du Cotentin en 1944."

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Un équipage de choc:

De gauche à droite:

Radio-mitrailleur: Sgt/C QUESNEL Emile, BENARDON, PRIOR, Pilote: Sgt/C VANNIER Louis.

(source: ICARE N°176)

CITATION

Cité à l'Ordre de la Division Aérienne

Le Sergent-Chef QUESNEL Emile, du Groupe "Lorraine"

"Très bon radio-mitrailleur, courageux et remplissant son rôle avec compétence et énergie.

A fait preuve de grandes qualités morales et professionnelles au cours de nombreuses opérations de bombardement au-dessus du territoire ennemi rendues extrêmement difficiles par la D.C.A. en particulier en mai 1944."

Le Sergent-Chef QUESNEL Emile, du Groupe "Lorraine"

"Sous-officier radio-mitrailleur qui vient d'accomplir avec courage et entrain, depuis sa dernière citation 15 missions de guerre dont deux missions de nuit sur des concentrations ennemies importantes. A toujours fait preuve au milieu de la réaction des défenses ennemies, d'un grand calme et d'un grand sang-froid, permettant ainsi à son équipage une grande liberté de manoeuvre et d'accomplir ses missions avec succès."

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img189

De gauche à droite:

Radio-mitrailleur: Sgt DORIN Henri, Mitrailleur: Sgt/C VIVEN Firmin, Navigateur-observateur: Lt LAMBERMONT Paul, Pilote: S/Lt CLEMENT Jean.

(source: ICARE N°176)

CITATIONS

Cités à l'Ordre de la Division Aérienne.

Le Sous-Lieutenant CLEMENT Jean, du Groupe "Lorraine"

"Jeune officier breveté observateur en France. A rejoint les Forces Françaises Libres dès 1941. Après avoir fait son entraînement de pilote dans les écoles de la R.A.F., a effectué au Groupe "Lorraine" 1/20 15 missions de bombardement de jour sur des objectifs militaires très importants.

A toujours déployé beaucoup de ténacité et de courage dans l'accomplissement de son devoir."

Le Sergent DORIN Henri, du Groupe "Lorraine"

" Radio-mitrailleur calme et courageux. Depuis son affectation au Groupe "Lorraine" a effectué 15 missions de bombardement de jour, plusieurs fois en face d'un feu intense de D.C.A., montrant toujours un bel enthousiasme."

Le Sergent-Chef VIVEN Firmin, du Groupe "Lorraine"

"Jeune sous-officier mitrailleur, courageux et plein d'entrain; breveté mécanicien en France, a tenu dès son arrivée en Angleterre à faire partie du personnel navigant.

En avril 1944, au retour de sa 8ème mission de bombardement, a été très grièvement blessé dans un accident survenu à l'atterrissage. Malgré une souffrance physique et morale très grande a toujours conservé un très haut moral."

Le Lieutenant LAMBERMONT Paul, du Groupe "Lorraine"

"Jeune officier tenace et courageux. A toujours conservé une magnifique foi dans la cause alliée la servant avec une opiniâtreté et un dévouement incomparables.

Vient d'accomplir comme Observateur au Groupe "Lorraine" 15 missions de bombardement de jour sur des objectifs importants du front de l'Ouest essuyant souvent un feu nourri de la D.C.A. ennemie."

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Equipage à NANCY, le 19 août 1945.

"V" "FORT DE VAUX"

De gauche à droite:

Sergent-Chef GRANDSSAGNE, Sergent MOGE, Lieutenant ROUSSELOT, Adjudant LARRERE.

(source: ICARE N°176)

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59453469

 

L'équipage du "R" "NANCY"

Premier en partant de la gauche

Cpt François ROZOY, Sgt ARDOUIN.??, ??, Sgt/C de SAVY Fred.

(collection: Odile ROZOY KUNZ)

CITATIONS

CITATION A L'ORDRE

DE LA DIVISION AERIENNE

L'Adjudant de SAVY Fred, du Groupe "LORRAINE"

"Sous-officier mitrailleur ayant fait preuve à maintes reprises de courage et d'endurance. A participé à de nombreuses missions de bombardement sur le front de l'Ouest, dont plusieurs en vol rasant effectuées dans des conditions particulièrement difficiles."

Cette citation entraîne l'attribution de la Croix de Guerre avec Étoile d'Argent.

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Par décret du 19 novembre 1945, portant concession de la médaille militaire

Est cité à l'ordre de l'armée avec attribution de la Croix de Guerre

 Sergent-Chef ARDOUIN Henri, groupe de bombardement 1/20 "LORRAINE"

"très jeune mitrailleur plein d'allant et d'enthousiasme, toujours en éveil et très sportif à bord, a montré d'excellentes qualités de mitrailleur au cours de 9 missions de bombardement qu'il vient d'effectuer sur le front de l'Ouest le 14 janvier 1944, gravement blessé à l'épaule, a fait preuve d'une magnifique endurance."

Cette citation annule et remplace celle accordée à l'ordre de l'armée aérienne par ordre N° 104 "O" du 31 mars 1944.

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Henri ARDOUIN s'est engagé dans les FAFL à Rayack en août 1941 avec le grade de caporal-chef. En angleterre (octobre 43 - juillet 44) puis à Vitry (jusqu'à la fin de la guerre) a toujours fait partie sans discontinuité de l'équipage du capitaine ROZOY.

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(collection: Odile ROZOY KUNZ)

CITATIONS

- Le Général de Brigade Aérienne M.VALIN, Chef d'Etat-Major Général Adjoint de l'Armée de l'Air, commandant les Forces Aériennes Françaises en Grande-Bretagne, cite.

A L'ORDRE DE LA DIVISION AERIENNE

Le Sergent MAINERY Robert, du Groupe "Lorraine" pour le motif suivant:

"Jeune Sous-Officier Observateur courageux et calme. Au cours de sa neuvième mission de bombardement de jour, a fait preuve des plus belles qualités de sang-froid et d'énergie dans les conditions particulièrement difficiles suivantes: le 14 janvier 1944, son avion ayant été gravement touché par un obus de D.C.A. de gros calibre et les 3 autres membres de l'équipage ayant été blessés, a pris une part importante dans l'admirable effort commun qui fut fourni par cet équipage d'élite pour ramener l'appareil jusqu'en Angleterre, assurant la navigation et permettant au pilote par ses renseignements précis, judicieux et calmes de réussir un atterrissage de fortune, malgré la vitre pare-balles, rendue complètement opaque par les éclats d'obus".

Cette citation comporte l'attribution de la Croix de Guerre avec Etoile d'Argent.

Londres, le 27 janvier 1944

Signé: "M. VALIN"

Une demande a été faite à Alger pour transformation de cette Citation à l'Ordre de l'Armée Aérienne.

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Le Général de Brigade Aérienne M.VALIN, Chef d'Etat-Major Général Adjoint de l'Armée de l'Air, commandant les Forces Aériennes Françaises en Grande-Bretagne, cite:

A L'ORDRE DE LA DIVISION AERIENNE

L'Adjudant FURST Roger, du Groupe "Lorraine" pour le motif suivant:

"Radio-Mitrailleur de grande valeur. A effectué en France 3 missions sur Potez 63, comme Mitrailleur mécanicien breveté. A été blessé à la jambe au cours de l'une de ces missions.  A rallié les Forces Françaises Libres en SYRIE en août 1941. Déjà cité pour sa belle conduite au cours de la Campagne de LYBIE où il a pris part à 50 missions de bombardement de jour comme radio-mitrailleur breveté.

Vient d'effectuer avec le Groupe "Lorraine" en Grande-Bretagne 9 missions de bombardement de jour sur le front de l'Ouest et s'est particulièrement distingué le 14 janvier 1944 dans les circonstances suivantes: à 2.500 Ms au dessus de l'objectif un obus de D.C.A. de gros calibre, blessa l'Adjudant FURST ainsi que le pilote et le mitrailleur, et endommagea sérieusement l'avion, coupant des commandes et provoquant une importante fuite d'huile. Néanmoins, l'Adjudant FURST, ignorant sa souffrance, continua d'assurer la surveillance et contribua grandement à permettre à l'avion isolé de retraverser la Manche et d'effectuer en Angleterre un atterrissage de fortune, sans grand dommage.

A une fois de plus montré ses qualités exceptionnelles de sang-froid, de dévouement et d'endurence."

Cette citation comporte l'attribution de la Croix de Guerre avec Etoile d'Argent.

Londres, le 27 janvier 1944

Signé: "M.VALIN"

Une demande a été faite à Alger pour transformation de cette Citation en Citation à l'Ordre de l'Armée Aérienne.

(collection: Odile ROZOY-KUNZ)

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L'accident du 14 janvier 1944 avait valu  la DFC au lieutenant ROZOY, car il avait réussi à ramener dans les pires conditions son avion jusque dans les marais au ras de la côte anglaise. Hormis l'observateur MAINERY, les trois autres membres de l'équipage ROZOY, pilote FURST radio- mitrailleur et ARDOUIN mitrailleur, avaient été grièvement blessés.

(collection: Odile ROZOY KUNZ)

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Citation: DFC Cérémonie de la DFC le 11 mars 1944.

De gauche à droite:

De RANCOURT, PATUREAU, ROZOY, ROUSSELOT.

(collection: Odile ROZOY KUNZ)

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CITATIONS

CITATION DFC

Lieutenant ROZOY

" Le Lieutenant ROZOY a effectué 58 missions contre l'ennemi. Le 14 janvier 1944, le Lieutenant ROZOY prit part, comme l'un des 18 avions à une attaque à une altitude moyenne des travaux de construction à Gorenflos.

Au voisinage de la forêt de Crécy la formation fut soumise au feu précis de la D.C.A lourde qui dispersa la "boîte" de tête et blessa le Lieutenant ROZOY et ses deux mitrailleurs. L'avion fut très endommagé: les deux moteurs touchés, les deux manettes à gaz et de mélange hors d'état, pression d'huile et de l'essence à zéro et une fuite d'huile au moteur gauche.

Néanmoins il arriva à reprendre quelque contrôle de son de son avion, et par une manoeuvre habile, retraversa la Manche à une vitesse de 150 milles à l'heure, perdant de l'altitude tout le long du chemin et finalement fit un atterrissage de fortune dans les marais de Penvensey.

Sans infliger de nouvelles blessures sérieuses à son équipage ou d'autre dommage sérieux à son avion.

La bravoure, l'habileté et le courage du Lieutenant ROZOY lui ont mérité l'attribution, par sa Majesté le Roi, de la Distinguished Flying Cross."

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Citation à l'ordre de l'Armée de l'Air

Ordre particulier du 17 mars 1942

Le Général De Gaulle, Président du Comité National, Chef des Français Libres, cite à l'Ordre de l'Armée de l'Air,

Le sous-Lieutenant ROZOY Marie, pour le motif suivant:

"Jeune Observateur de valeur, prend une part active à la campagne de LYBIE, a déjà effectué 10 missions de bombardement. Au cours de celles-ci, il a obtenu les 21, 23 novembre et le 1er décembre 1941, des résultats brillants. A eu, au cours de ces missions son avion atteint par le feu de l'ennemi."

Cette citation comporte l'attribution de la Croix de guerre avec palme.

Signé: Ch De Gaulle

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Décision du 8 septembre 1944.

Le Général De Gaulle, Président du Gouvernement Provisoire de la République Française, Chef des Armées, cite à l'ordre de l'Armée Aérienne:

Le Lieutenant ROZOY Marie, du Groupe "Lorraine" pour le motif suivant:

"Officier pilote courageux et tenace. Blessé par la D.C.A ennemie à sa neuvième mission sur le front de l'Ouest a recommencé les opérations un mois plus tard ayant encore deux éclats d'obus dans l'épaule. A depuis accompli quinze missions sur des objectifs très défendus. Le 15 février 1944, eut encore son avion touché par les canons de Cherbourg."

Cette citation comporte l'attribution de la Croix de Guerre avec Palme de Bronze.

signé: De Gaulle.

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Citation Armée Aérienne - par Décret du 30.12.44

ROZOY Marie Luc François, Capitaine avec citation.

"Officier pilote de valeur déjà cité pour sa brillante conduite pendant la campagne de LYBIE 41-42 au cours de laquelle il effectua 19 missions de bombardement de jour comme observateur. Le 14 janvier 1944, à sa 9è mission comme pilote sur le Front de l'Ouest un obus de D.C.A de gros calibre endommagea sévèrement son avion et le blessa de 2 éclats d'obus dans l'épaule. Le radio-mitrailleur et le mitrailleur furent également blessés. Grâce à son sang-froid et à son énergie, le Lt ROZOY parvint à ramener l'avion jusqu'en Angleterre et à le poser en campagne, sauvant la vie à tout son équipage."

Citation accompagnant la nomination au Grade de chevalier dans l'Ordre National de la Légion d'Honneur et de la médaille militaire.

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Ordre n°946 / Référence de 14 E. / M.G. FAF. GB 11 681 / F.A.F.L

Date 17 juillet 1945

Est cité à l'Ordre de l'Armée Aérienne:

Le Capitaine ROZOY François pour le motif suivant:

"Officier pilote extrêmement courageux et poussant la conscience professionnelle à l'extrême. Après un premier tour d'opérations difficiles, où il fut blessé, est revenu au Groupe où il a déjà participé à un grand nombre de missions.

Le 24.2.45, sur un objectif particulièrement défendu son avion fut gravement touché et lui-même blessé une deuxième fois gardant tout son sang-froid a rejoint la base et ramené son équipage indemne.

Possédant une grande expérience donnant un exemple des plus hautes qualités morales et guerrières est un combattant d'avion d'élite."

Cette citation comporte l'attribution de la Croix de Guerre avec Palme de Bronze

Signé: Le Capitaine Garot. j. Commandant le Groupe Lorraine.

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Ordre n°1201 / Référence de 14 / E / M.G.A.A.

Date: 27 septembre 1945

Est cité à l'Ordre de l'Armée Aérienne

Le Capitaine ROZOY Marie, Luc, François Lorraine 1/20 pour le motif suivant:

"Excellent pilote de guerre, faisant preuve du plus pur enthousiasme et doué d'un courage remarquable.

Vient d'exécuter une nouvelle série de missions sur l'Allemagne Occidentale où il a confirmé ses brillantes qualités en particulier les 20 - 22 mars 1945 où la défense ennemie fut particulièrement précise.

A la tête d'une formation le 24.4.45 a montré sa valeur de pilote et de chef. Totalise plus de 100 missions offensives. Deux fois blessé au cours d'opérations particulièrement difficiles, a gardé jusqu'à la victoire finale la même ardeur au combat.

Officier d'une haute bravoure, il s'est acquis au Groupe LORRAINE l'estime de ses chefs et l'admiration de ses camarades."

Cette citation comporte l'attirbution de la Croix de Guerre avec palme de Bronze.

Signé: De Gaulle

(collection: Odile ROZOY KUNZ)

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Francis_Smith_1_

(collection: Hervé SMITH)

Avis de recherche sur les noms des mécaniciens sur la photo.

Pilote: Jean THEUMA, Navigateur: Françis SMITH, Radio-mitrailleur: GUILLOUX, Mitrailleur: Jean MARS.

Mécanicien au sol ??

CITATION

Le 11 Février 1945

- Excellent Équipage dont les membres ont fourni, d'abord en école, puis au Groupe "LORRAINE" un travail assidu pour mettre leurs connaissance professionnelles et leurs efficience au niveau de leur qualités morales et de leur courage

- Ils ont ainsi mérité, au cours d'une récente série de missions de bombardement de jour, de se voir confier à deux reprises la conduite de patrouilles de 6 avions. Ils ont également plusieurs fois tenus des places importantes dans des patrouilles de 12 et 24 avions et dans tous les cas, se sont parfaitement acquittés de leur tâche.

- Ils se sont notamment distingués le 28/10 et le 4/11/1944 sur un objectif immédiatement en arrière du front d'Allemagne, par leur calme et audace, au milieu d'un feu exceptionnellement précis et nourri de l'artillerie ennemie.

Cette citation comporte l'attribution de la CROIX de Guerre avec Palme.

(collection: Hervé SMITH)

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Equipage à West-Raynham "BOSTON III" "K-KING"

Navigateur: S/Lt COLCANAP, Pilote: Lt FORSANS Jean (Cdt d'avion), Radio-mitrailleur: Adjt/C JOHANNY Pierre, Mitrailleur-inférieur: BAPST, et deux mécaniciens au sol.

CITATION A L'ORDRE

DE LA DIVISION AERIENNE

Le Sous-Lieutenant COLCANAP Robert, du Groupe "LORRAINE"

"Observateur ardent et courageux à donner en exemple pour son allant et sa conscience professionnelle. A rejoint les Forces Françaises Libres du Général de Gaulle à l'âge de 17 ans, s'évadant de France occupée et s'est engagé dans une unité combattante dès qu'il eut atteint l'âge requis. A mérité l'estime et l'affection de ses chefs et de ses camarades pour son ardeur juvénile et ses grandes qualités de coeur et de courage. Au cours d'une mission en vol rasant particulièrement importante, son avion ayant été touché par la flak, lui-même étant blessé à l'oeil et à la jambe au moment de l'entrée en territoire ennemi, a néanmoins accompli entièrement sa mission. A trouvé la mort le 11 novembre 1943 au cours d'un vol d'entraînement dans des circonstances montrant une fois encore le plus bel esprit de sacrifice: son pilote essayant de poser son avion désemparé sur un terrain de football, accepta de risquer de se poser dans un endroit propice pour éviter de heurter des joueurs aperçus au dernier moment sur le terrain choisi."

Le Lieutenant FORSANS Jean, du Groupe "Lorraine"

"Officier pilote courageux et tenace qui rejoignit les Forces du Général de Gaulle dès le premier jour.

A effectué au Groupe "Lorraine" de nombreuses missions de bombardement de jour dont certaines en vol rasant.

Au cours d'une mission à très basse altitude, son avion ayant été durement touché par la D.C.A. en arrivant sur le territoire occupé par l'ennemi, à néanmoins continué sa mission et bombardé son objectif. A ramené son avion sur une base de secours et réussi un atterrissage très délicat, son indicateur de vitesse et tout son circuit hydraulique hors d'usage."

http://arcea-cesta.fr/dossiers/forsans.htm

L'Adjudant-Chef JOHANNY Pierre, du Groupe "Lorraine"

"Radio-mitrailleur expérimenté et d'une grande conscience professionnelle ayant montré les plus magnifiques qualités de courage et de sang-froid au cours de nombreuses missions de bombardement de jour dont certaines en vol rasant. Son avion étant durement touché par la D.C.A. et son mitrailleur blessé, a tenu son poste sans défaillance."

Ces citations entraînent l'attribution de la Croix de Guerre avec Étoile d'Argent.

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Equipage_Assor__Brujneel

Vitry-en-Artois mars 1945.

Douglas Boston DB7

ASSOR, Lt BRUYNEEL

(collection: Odile ROZOY KUNZ)

Lt BRUYNEEL - Engagé volontaire pour la durée de la guerre à KAIROUAN au titre des Forces Françaises aériennes libres le 4.6.43 - Affecté au Groupe de marche n° 1 à RAYACK le 8.7.43 - Muté au Groupe "PICARDIE" à DAMAS le 5.9.43 - Affecté aux Forces Aériennes Françaises Libres en Grande-Bretagne le 2.5.44 et arrivé à LONDRES le 3.5.44 - Affecté Advanced flying unit 236 HALF PENNY GREEN le 31.5.44 - Muté Opérational training unit n° 13 FINNEMERE le 27.6.44 - Affecté au squadron 342, Groupe 1/20 "LORRAINE" le 4.10.44.

CITATIONS

Lt BRUYNEEL

Citation à l'ordre de la DIVISION AERIENNE: Ordre n° 344 du 19 janvier 1945 du Colonel COUSTEY, commandant provisoirement les Forces Aériennes Françaises en Grande-Bretagne :

"Officier observateur de valeur"

"A tenu malgré son âge, à reprendre la lutte en Angleterre et vient d'effectuer une série d'opérations offensives sur le front de l'Ouest au-dessus d'objectifs très défendus. S'est particulièrement distingué le 05.11.1944, faisant preuve de courage et de sans froid en face d'une très violente réaction de la D.C.A. ennemie."

CETTE CITATION COMPORTE L'ATTRIBUTION DE LA CROIX DE GUERRE AVEC ETOILE D'ARGENT.

Signé: COUSTEY.

Citation à l'ordre du CORPS AERIEN:Ordre n° 24 du 2 mai 1945 du Général d'Armée Aérienne BOUSCAT, inspecteur général de l'Armée de l'Air, commandant des Forces aériennes engagées:

"Officier observateur consciencieux et expérimenté. Vient d'effectuer une série d'opérations offensives sur l'Allemagne où il s'est signalé par son sang-froid et son ardeur au combat.

"Rencontrant à maintes reprises une D.C.A. intense, a eu son avion de nombreuses fois touché, en particulier le 23 décembre 1944 et le 21 janvier 1945 où l'appareil très endommagé, il ne put rejoindre sa base."

CETTE CITATION COMPORTE L'ATTRIBUTION DE LA CROIX DE GUERRE AVEC ÉTOILE DE VERMEIL.

Signé : BOUSCAT.

Citation à l'ordre de l'AVIATION DE BOMBARDEMENT:Ordre n°34 du 17 juillet 1945 du Colonel COUSTEY, commandant les Forces aériennes françaises en Grande-Bretagne. 

"Officier observateur, alliant au plus beau courage les plus sérieuses qualités professionnelles. Déjà confirmé dans sa spécialité par de nombreuses années de pratique, a pu donner toute sa mesure dans une longue série d'opérations menées contre des objectifs particulièrement défendus de l'Allemagne occidentale. Apporte à la lutte une ardeur et une foi dans la victoire qui font l'admiration de tous. Pris maintes fois à partie par une D.C.A. intense et précise a continué ses attaques, montrant le plus parfait mépris du danger, en particulier le 20 mars 1945, alors que son avion atteint d'un coup direct était difficilement maintenu sous contrôle par son pilote. Est un bel exemple de conscience professionnelle et de bravoure souriante."

CETTE CITATION COMPORTE L'ATTRIBUTION DE LA CROIX DE GUERRE AVEC ETOILE DE VERMEIL.

Signé : COUSTEY.

Citation à l'ordre de l'ARMEE AERIENNE: Décision n°210 du 11 juin 1946 du Président du Gouvernement Provisoire de la République, Chef des Armées, sur proposition du Ministre des Armées.

"Officier observateur possédant les plus hautes qualités de courage et de sang-froid. A de tous temps été animé de la même ardeur de combat. Vient d'effectuer avec succès 15 missions offensives au dessus du territoire ennemi malgré l'opposition violente de la D.C.A. A eu notamment le 25.04.1945, au cours d'une mission de bombardement son appareil sérieusement touché par la Flack.

CETTE CITATION COMPORTE L'ATTRIBUTION DE LA CROIX DE GUERRE AVEC PALME.

(collection: Odile ROZOY KUNZ)

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Vitry-en-Artois hiver 44/45

Lt WILHELEM, Lt LIGNON.

(collection: Odile ROZOY KUNZ)

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Citations

Sont cités à L'Ordre de la Division Aérienne:

Le Capitaine GOYCHMAN Georges, du Groupe "Lorraine"

"Officier observateur d'une grande valeur, ayant toutes les qualités d'un chef et d'un leader.

Déjà cité pour sa belle conduite pendant la Campagne de Lybie avec le Groupe "Lorraine", vient d"effectuer en Grande-Bretagne, plusieurs missions de bombardement de jour sur territoires occupés par l'ennemi, dont certaines particulièrement difficiles en vol rasant.

A donné la mesure de son énergie, de son sang-froid et de sa maîtrise en contribuant à ramener sur un seul moteur, jusqu'en Grande-Bretagne, son avion durement touché par la D.C.A. ennemie au-dessus de l'objectif. A l'atterrissage cependant l'avion désemparé s'écrasa, causant la mort des deux mitrailleurs épargnant seulement le Capitaine Goychman et son pilote."

Le Sous-Lieutenant MASQUELIER Louis, du Groupe "LORRAINE"

"Après avoir venu à bout par son acharnement et sa ténacité de tous les obstacles et difficultés dus à son âge, à participé à 14 missions de bombardement du Groupe "Lorraine", cumulant à bord les fonctions d'opérateur de cinéma et de mitrailleur.

A ramené, en dépit d'une D.C.A. ennemie souvent très dense, des films d'un intérêt indiscutable.

En toutes circonstances a fait preuve de grandes qualités de sang-froid et de courage. S'est particulièrement distingué au cours d'une mission exécutée dans la région de Caen en juin 1944.

Deux fois cité dans l'Infanterie au cours de la guerre 1914-1918 le Sous-Lieutenant MASQUELIER est un magnifique exemple pour les jeunes."

Le Lieutenant de la BRIERE Henri, du Groupe "Lorraine."

" Très bon officier observateur rallié aux Forces du Général de Gaulle dès 1940.

A effectué plusieurs missions de reconnaissance en mer au Moyen-Orient, puis a rejoint la Grande-Bretagne où, depuis quelques mois, il a participé à 15 missions de bombardement au Groupe "Lorraine" dans des conditions souvent périlleuses qui ont mis en valeur ses qualités de courage et de sang-froid."

Le Sous-Lieutenant ROCQUEMONT Guy, du Groupe "Lorraine"

" Jeune officier très consciencieux et très dévoué. Déjà cité pour s'être évadé d'Allemagne, a rejoint la Grande-Bretagne en septembre 1941 et a demandé à reprendre le combat dans l'aviation.

Observateur bien entraîné et aimant ardemment son métier il vient de prendre part à 15 missions de bombardement de jour sur les défenses ennemies du front de l'Ouest.

En juin 1944 a exécuté une mission de protection des débarquements alliés sur la côte du Cotentin. Toujours modeste, déploye au combat un magnifique courage tranquille."

Le Sergent SMITH André, du Groupe "Lorraine"

"Sous-Officier mitrailleur compétent et plein d'ardeur. Employé dans l'industrie aéronautique britannique, a demandé à combattre dans les rangs des F.A.F.L.

A accompli sur le front de l'Ouest 15 missions de bombardement de jour au cours desquelles, malgré une vive opposition de la D.C.A. ennemie, il a toujours témoigné de belles qualités de calme et de courage."

Le Sergent JAMARD Douglas, du Groupe "Lorraine"

"Très bon Sergent radio-mitrailleur. A saisi la première opportunité pour rallier les troupes alliées en Syrie.

Son allant et son courage ont contribué au succès de 15 missions de bombardement de jour auxquelles il a participé sur le front de l'Ouest."

Le Sergent MAIRESSE Robert André, du Groupe "Lorraine"

"Excellent sous-officier mitrailleur très doué. A pris part à 15 missions de bombardement de jour effectuées sur les défenses ennemies du front de l'Ouest.

A tenu son poste avec beaucoup d'efficacité et beaucoup de courage en dépit d'un feu intense de D.C.A."

Le Sergent HASCOET Roland, du Groupe "Lorraine"

"Jeune radio-mitrailleur ayant efficacement tenu son poste au cours de 15 missions de bombardement, effectuées au Groupe "Lorraine" 1/20.

A contribué chaque fois par sa vigilance à la sécurité de la formation et au succès des sorties souvent exécutées dans des conditions difficiles."

Le Sous-Lieutenant CANUT Bernard, du Groupe "Lorraine"

"Officier ardent et courageux, toujours volontaire pour combattre et participer à la Libération de la France.

A pris part comme observateur à de nombreuses missions de bombardement dont plusieurs sous le feu violent de la D.C.A. ennemie. Par son sang-froid et sa détermination, a contribué pour une large part à la réussite de ces opérations.

Porté disparu en juin 1944 au cours d'une opération particulièrement importante destinée à assurer la protection des troupes de débarquement en France."

Le Sergent BOISSIEUX Roger Alphonse, du Groupe "Lorraine"

"Jeune pilote de grande valeur ayant dès son arrivée au Groupe "Lorraine" conquis l'amitié de ses camarades par sa simplicité et sa modestie.

A participé avec compétence et courage à de nombreuses missions de bombardement dont plusieurs effectuées avec succès, malgré la vive réaction de la défense ennemie.

Compte à ce jour 18 missions de guerre. Porté disparu en juin 1944 au cours d'une opération particulièrement importante destinée à assurer la protection des troupes de débarquement en France."

Le Sergent HENSON Jean François, du Groupe "Lorraine"

"Excellent radio-mitrailleur très compétent, plein d'allant, toujours volontaire pour toute mission aérienne.

A formé avec son pilote et son observateur un équipage de grande valeur, ayant obtenu d'excellents résultats au cours de nombreuses missions de bombardement exécutées dans des conditions souvent très difficiles.

Porté disparu en juin 1944 au cours d'une opération particulièrement importante destinée à assurer la protection des troupes de débarquement en France."

Le Sergent PETIOT Roger, du Groupe "Lorraine"

"Sous-officier pilote jeune et plein d'allant. A toujours fait preuve des plus belles qualités de courage et de ténacité au cours de 10 missions de bombardement effectuées sur le front d'Ouest, en particulier en février 1944 où son avion étant durement touché par la D.C.A. a néanmoins accompli son bombardement.

A trouvé la mort dans un accident aérien au retour d'une mission de guerre en avril 1944."

Le Sergent BUGNARD Jacques, du Groupe "Lorraine"

"Mitrailleur courageux et enthousiaste, passé dans l'Aviation après avoir fait la campagne de Libye en 1942, dans la Légion, Cité à Bir Hakeim.

Vient d'accomplir 13 missions de bombardement de jour et 2 missions de nuit sur le front de l'Ouest au cours desquelles il s'est révélé un excellent équipier, calme, vif et intelligent."

Le Sergent MINGAM André, du Groupe "Lorraine"

"A rallié les Forces Françaises Combattantes en Grande-Bretagne dès le mois de juin 1940.

A participé comme radio-mitrailleur au groupe "Lorraine" à de nombreuses opérations de bombardement de jour, d'émissions de fumée et mitraillage au sol.

En dépit de multiples difficultés a toujours manifesté un ardent désir de combattre."

Le Sergent CHEVAL Michel  Eugène, (Marcel ?), du Groupe "Lorraine"

"Sous-officier observateur qui a toujours fait le maximum d'effort et donné la pleine mesure de ses moyens, pour mener à bien les missions qui lui sont confiées.

A fait preuve en maintes circonstances d'un grand courage et d'un grand sang-froid et en particulier au cours des 15 dernières missions qu'il vient d'effectuer depuis sa dernière citation. A largement contribué à la réussite de ces missions malgré la vive réaction de la D.C.A. ennemie."

Etats de services de Michel Eugène CHEVAL.

- Michel CHEVAL né le 11 décembre 1916 à Nantes.

- Incorporé le 6/04/1933 engagé volontaire dans la marine pour 5 ans.

- Affectations: École des mécaniciens de Lorient 6/04/1933 au 1/10/1934.

- Cuirassé COURBET 1/10/1934 AU 1/04/1935.

- Torpilleur OURAGAN, BORDELAIS.

- Quartier Maître Cuirassé PARIS du 1/10/1935 au 17/09/1940.

- Engagement FAFL de Londres 17/09/1940.

- Muté ai CI Camberlay.

- Examen Observateur 21/11/1942.

- Embarque pour le Canada.

- Breveté Air Bomber (RCAF) le 19/03/1943.

- Ecole de navigation Ancienne "Lorette".

- Brevet d'observation GB 54.

- Embarque en Angleterre à Glasgow 5/09/1943.

- Affectations: AFU N°10, OTU N°13, GB 1/20 "Lorraine" 20/03/1944 - 15 missions de guerre.

- Navigateur bombardier. Grade Adjudant/Chef.

- Muté en Afrique du nord le 24/10/1944.

- Affectations: GT 1/15 " Touraine" Navigateur. La Senia, Valence, B.A. Orléans-Bricy le 18/12/1945. Extrême Orient GT "ANJOU" 1/07/1946, GT "TOURAINE" 24/08/1946.

- Grade de sous-lieutenant: 25/03/1947.

- Grade de lieutenant du corps des officiers de l'air: 25/03/1949.

- Affectation: Défense aérienne du territoire à Versailles. B.A. 1/124 Paris ville.

- Nommé Commandant en 1962.

(Source: Stéphane COLLON)

Le Sergent AUBERT Etienne, du Groupe "Lorraine"

"Jeune sous-officier mitrailleur courageux et adroit qui s'est dépensé sans compter au cours des missions les plus délicates.

Récemment arrivé, compte déjà 15 missions de guerre au Groupe "Lorraine". Donne toute la mesure de ses moyens pour compléter d'une façon parfaite l'équipage auquel il appartient et permettre à celui-ci de mener à bien les missions qui lui sont confiées."

Le Sergent BERNAUDON Julien, du Groupe "Lorraine"

"Jeune sous-officier mitrailleur qui vient de montrer beaucoup de courage et de détermination au cours de 15 missions de guerre.

Par sa conscience et son dévouement a permis à son équipage de mener à bien toutes les missions entreprises ceci en dépit de la violente réaction de la D.C.A. ennemie."

Le Sergent BRESSON Robert, du Groupe "Lorraine"

"Mitrailleur très jeune dans sa spécialité, plein de désir de voler et d'agir, a déjà accompli 15 missions dont 3 patrouilles de nuit sur les arrières des lignes ennemies, avec d'autant plus d'enthousiasme que les missions étaient difficiles.

A contribué au maximum au succès de ces diverses opérations par son calme et sa collaboration avec l'équipage.

Le Sergent CUFFEL Roger, du Groupe "Lorraine"

"Jeune radio-mitrailleur, toujours prêt à accomplir des missions, dont la modestie et le courage ont attiré l'admiration de tous.

A effectué avec beaucoup d'allant 15 missions de bombardement dont 4 missions de nuit qui doivent une large part de leur réussite à ses qualités de vigilance et de sang-froid maintes fois mises en valeur au milieu des réactions parfois violentes de la D.C.A. ennemie."

Le Sergent RENWICK Jean, du Groupe "Lorraine"

"Excellent sous-officier mitrailleur plein d'allant et toujours volontaire pour toute mission.

 A effectué depuis son arrivée au Groupe "Lorraine" 15 missions de guerre au cours desquelles il a fait preuve de beaucoup d'initiative personnelle alors que ces opérations étaient souvent rendues très délicates par suite des violents tirs de la D.C.A. ennemie. Complète d'une façon parfaite son équipage."

Le Sergent LADAGNOUS Julien, du Groupe "Lorraine"

"Excellent sous-officier mitrailleur qui s'est fait remarquer dès son arrivé au Groupe "Lorraine" par son cran et son enthousiasme au combat.

Vient d'accomplir 15 missions de guerre dont 4 missions de nuit comportant le mitraillage et le harcèlement des troupes ennemies, à basse altitude.

Au cours de ces opérations, accomplies souvent dans des conditions rendues difficiles soit par la défense ennemie soit par les conditions atmosphériques, a fait preuve de beaucoup d'énergie et d'esprit d'initiative."

Ces citations entraînent l'attribution de la Croix de Guerre avec Étoile d'Argent.

Le Capitaine FEUVRIER Charles, du Groupe "Lorraine"

"Magnifique officier pilote doué des plus hautes qualités morales et militaires. Malgré des souffrances laissées par un récent accident aérien, vient de porter à 30 le nombre de ses missions offensives en participant à 15 nouvelles attaques comprenant: Onze bombardements de jour et un de nuit sur des noeuds de communications, des aérodromes, des défenses côtières, des concentrations de troupes et de matériel objectif vitaux dans le système défensif ennemi et très puissamment défendus par l'artillerie anti-aérienne.

Pilote adroit a tenu des places très délicates dans les formations de l'escadrille "Nancy". En juin 1944 a conduit une section de 6 avions à l'attaque d'une aire de départ de torpilles volantes.

En juin 1944, malgré une réaction violente de la part des défenses côtières déposait un écran de fumée destiné à protéger les débarquements alliés. Aveuglé quelques secondes par la fumée et en partie intoxiqué à réussi à poursuivre sa mission au ras de l'eau et à ramener son appareil et son équipage.

Au cours de 2 patrouilles de nuit sur les arrières du front de Normandie a manifesté un magnifique esprit offensif en mitraillant à basse altitude des convois motorisés ennemis. Est un vibrant exemple d'entrain et d'ardeur au combat.

Le Capitaine LEVEQUE Pierre, du Groupe "Lorraine"

"Officier observateur accompli; s'est encore distingué au cours de 15 nouvelles missions offensives sur le front de l'Ouest.

A participé à 11 missions de bombardement de jour sur des objectifs importants pour l'ennemi (batteries côtières, concentrations de troupes et de matériel.)

A comme observateur chef de formations de 6 avions, réussi plusieurs bombardements très précis, en particulier en juin 1944, où il détruisit une gare d'une importance capitale sur une voie de rocade ennemie.

A en outre effectué 2 bombardements de nuit et 2 patrouilles de nuit à basse altitude sur les arrières du front de Normandie.

Ces attaques ont très souvent rencontré une opposition opiniâtre de la D.C.A. ennemie, lourde et légère. En toutes circonstances, a continué à diriger son pilote avec une maîtrise incomparable et une très grande abnégation."

Le Lieutenant de la BRIERE Henry, du Groupe "Lorraine"

"Excellent officier observateur très confirmé de jour et de nuit. Sur le front occidental vient de participer à 15 nouvelles missions offensives comprenant 11 bombardements de jour, 1 de nuit et 2 patrouilles de nuit à basse altitude sur les arrières du front de Normandie.

A chaque nouvelle mission affirme d'avantage ses qualités techniques; en juin 1944 a dirigé la navigaion de 6 avions attaquant une aire de départ de torpilles volantes.

En juin 1944, avec beaucoup de maîtrise et aussi beaucoup de sang-froid a conduit une patrouille de 2 avions devant les côtes Normandes pour y déposer au ras de l'eau un écran de fumée.

Le Lieutenant GATISSOU René, du Groupe "Lorraine"

"Officier mécanicien d'élite qui joint aux plus belles qualités professionnelles un ardent désir de participer aux opérations aériennes.

Après avoir rejoint les Forces Françaises Libres en 1941 a participer aux campagnes d'Abyssinie, d'Erythrée et de Libye.

Officier mécanicien du Groupe "Lorraine" depuis le retour de celui-ci en Grande-Bretagne, a exercé son métier avec un entrain et une compétence dignes des plus beaux éloges.

A participé en qualité de mitrailleur, à 15 missions de guerre dont 3 de harcèlement de nuit des communications ennemies. Son expérience du vol, son calme et son courage ont fait de lui en toutes circonstances un précieux auxiliaire de l'équipage."

Citation à l'Ordre de la Division Aérienne.

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Le Sergent RICARDOU Louis, du Groupe "Lorraine"

"Magnifique combattant animé du plus bel esprit de sacrifice. S'est déjà distingué sur trois théâtres d'opérations dans la Légion Étrangère jusqu'au jour où rendu inapte aux combats au sol par suite de l'amputation d'une jambe, il est venu dans l'Aviation pour continuer la lutte comme mitrailleur.

"A déjà accompli de nombreuses missions de bombardement de jour sur le front de l'Europe Occidentale. Est un modèle pour tous par sa bravoure, sa ténacité et son infatigable ardeur au combat."

Le Sergent CORNEMENT, du Groupe "Lorraine"

"Excellent sou-officier observateur. A toujours fait preuve de beaucoup de courage et d'allant. Toujours volontaire pour toute mission, il a accompli en deux mois de nombreuses missions de bombardement de jour sur des objectifs souvent très défendus par la D.C.A. ennemie."

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Le Sergent PIERRE Pierre, du Groupe "Lorraine"

"Jeune sous-officier de grande valeur. Joint à de grandes qualités d'aviateur celles de combattant qu'il possède au plus haut point. Toujours volontaire pour toute mission, il a accompli en deux mois de nombreuses missions de guerre sur le front d'Europe Occidentale. Peut-être cité comme exemple d'allant, de courage et de modestie."

Le Sergent GERBER Gérard, du Groupe "Lorraine"

"Jeune et courageux sous-officier mitrailleur ayant participé à de nombreuses missions de bombardement de jour sur le front de l'Ouest dont deux particulièrement dangereuses en vol rasant.

En plusieurs circonstances difficiles, l'avion ayant été touché par la D.C.A. ennemie, a fait preuve d'un beau sang-froid."

Cette citation entraîne l'attribution de la Croix de Guerre avec Étoile d'Argent.

Le Sergent GERBER Gérard, du Groupe "Lorraine"

"Mitrailleur plein d'allant déjà cité pour son courage et ses qualités professionnelles. Vient d'accomplir encore plusieurs missions de bombardement de jour sur le front de l'Ouest en face d'une opposition considérable de la D.C.A. ennemie. Au-dessus de l'objectif, son avion fut sévèrement touché par un obus de gros calibre au réservoir d'essence et aux deux moteurs, le Sergent Gerber dut aider le radio à manoeuvrer pendant tout le trajet du retour la pompe à essence de secours, ce qu'il fit avec habileté et sang-froid.

Arrivé en Angleterre, les deux moteurs s'arrêtèrent, en panne d'essence et le pilote effectua un atterrissage de fortune, train rentré."

Le Sous-Lieutenant LAURENT Yves du Groupe "Lorraine"

"Jeune officier pilote de grande valeur, enthousiaste et généreux. Avait trouvé au Groupe "Lorraine", après trois ans d'attente impatiente, l'accomplissement de son voeu le plus cher: se battre pour la libération de son pays.

A participé à onze missions de bombardement en territoire occupé par l'ennemi, dont cinq en vol rasant.

A trouvé la mort le 11 novembre 1943 au cours d'un vol d'entraînement donnant ainsi un dernier magnifique exemple d'esprit de sacrifice dans les circonstances suivantes: cherchant à poser en campagne son avion désemparé et s'apercevant au dernier moment que des militaires jouaient sur le champ qu'il avait choisi, le Sous-Lieutenant Laurent dirigea son avion sur un terrain moins favorable, sacrifiant ainsi sa vie à la leur."

Citations à l'Ordre de la Division Aérienne.

Le Sergent EHRMAN Jean, du Groupe "Lorraine"

"Brillant sous-officier radio mitrailleur que ses hautes qualités professionnelles ont désigné pour la fonction difficile de "Gunner Leader."

A effectué de nombreuses missions de bombardement de jour sur le front de l'Ouest dont plusieurs particulièrement périlleuses en vol rasant se montrant en toute circonstance un mitrailleur avisé, calme et courageux.

Croix de Guerre avec Étoile d'Argent.

Le Sous-Lieutenant RATISBONNE DE RAVENEL Michel, du Groupe "Lorraine"

" Jeune officier pilote ayant fait preuve à maintes reprises de beaucoup de courage et d'un grand sang-froid.

S'est tout particulièrement distingué au cours d'une mission de bombardement: ayant eu son avion durement touché par la D.C.A., il effectua son bombardement sur un seul moteur et ramena son appareil jusqu'à la côte anglaise où il réussit à le poser en campagne avec tout son équipage indemne.

A déjà été cité le 24 janvier 1944 à l'Ordre de l'Armée Aérienne."

L'Adjudant DJABIAN PARIS  Jean-Pierre, du Groupe "Lorraine"

"Excellent sous-officier observateur plein de sang-froid et précis, animé d'un grand courage.

A tout particulièrement montré ses belles qualités au cours d'une mission quand il réussi à bombarder l'objectif alors que son avion venait d'être durement touché par la D.C.A. ennemie et, au moment de l'atterrissage en campagne, en guidant son pilote jusqu'au moment où l'avion toucha le sol.

A déjà été cité le 24 janvier 1944 à l'Ordre de la Division Aérienne."

Le Sergent MONGARD Jean, du Groupe "Lorraine"

"Sous-officier Radio Mitrailleur ayant toujours fait preuve de beaucoup de courage et de calme. Alors que son avion était durement touché par la D.C.A. ennemie et que son pilote dut faire un atterrissage en campagne, a fait preuve aux moments les plus critiques d'un magnifique esprit d'équipage, permettant aux autres de donner toute leur mesure.

A accompli de nombreuses missions de guerre sur le front de l'Ouest et a déjà été cité pour sa brillante conduite."

Cité à l'Ordre de la Division Aérienne.

L'Adjudant CANICK Albert, du Groupe "Lorraine"

"Jeune observateur décidé et enthousiaste. S'est échappé de France en 1940 pour rejoindre les Forces Aériennes Françaises Libres dans des conditions très difficiles, dénotant de rares qualités d'énergie et de courage.

Affecté au Groupe Lorraine a effectué avec cette unité, de nombreuses opérations de bombardement à basse altitude, au cours desquelles il a fait preuve d'un parfait contrôle de lui-même et des meilleures qualités professionnelles."

Cette citation entraine l'attribution de la Croix de Guerre avec Etoile d'Argent.

Le Sergent BAGNALASTA Jacques, du Groupe "Lorraine"

"Très jeune mitrailleur plein d'allant et de sang-froid. Toujours volontaire, a pris part à toutes les sorties du Groupe "Lorraine" depuis le début des opérations de celui-ci en Grande-Bretagne, accomplissant, avec un calme et un courage dignes d'un ancien, 12 missions dont 6 en vol rasant sur des objectifs particulièrement importants."

Ces citations entraînent l'attribution de la Croix de Guerre avec Etoile d'Argent.

 

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Le Capitaine MENDES-FRANCE, du Groupe "Lorraine"

"Observateur de grande classe, volontaire pour servir dans une unité combattante aussitôt après son évasion mouvementée des prisons de Vichy: vient de participer à plusieurs missions difficiles avec le Groupe "Lorraine" en qualité d'observateur leader. Il a dirigé brillamment le bombardement en vol rasant d'un objectif important de la région parisienne. A permis, grâce à une magnifique précision, malgré une D.C.A. très dense, d'anéantir l'objectif tout en évitant le sacrifice de la vie des habitants du secteur."

Le Commandant Pol CHARBONNEAUX:

"Commandant la 2ème escadrille du Groupe "Lorraine". Officier d'une haute valeur morale, ayant pris part aux campagnes d'Abyssonie et de Lybie où il fut cité pour sa brillante conduite. A commandé depuis une escadrille de surveillance à longue distance en Méditerrannée.

Depuis le retour du Groupe en Grande-Bretagne, a participé à plusieurs missions de bombardement de jour sur des objectifs situés en territoire occupé par l'ennemi et en particulier à plusieurs opérations en vol rasant. Conduit une formation de douze avions de Groupe réalisant un bombardement des plus efficaces."

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(Source: Ian REED)

342 LORRAINE UN ANCIEN NOUS A QUITTES le Sgt/C René BILLOTTET - HALIFAX GROUPES LOURDS FRANCAIS SQUADRONS 346 et 347 R.A.F

Une triste nouvelle, le Sergent-chef René Billottet nous a quittés aujourd'hui il avait 95 ans, peut-être le dernier membre survivant du Squadron 342 "LORRAINE". Mes plus sincères condoléances à la famille.

http://halifax346et347.canalblog.com

 

1944 Agleterre Benjamin xx camille Dumas (1)

Equipage en 1944 en Angleterre.

Benjamin ??, ??, Camille DUMAS.

(Collection: Marie-Christine LAMARQUE)

11 octobre 2013

2/52 FRANCHE-COMTE 2/63 SENEGAL 1/32 BOURGOGNE.

 34 ème Escadre de bombardement moyen

yves garcia (13)

GB 1/34

Insigne regroupant les emblèmes des escadrilles de la 34 ème escadre.

(collection: Yves Garcia)

 Le plan de réorganisation du bombardement moyen prévoyait, dès septembre 1943, la mise sur pied de 6 squadrons de Marauder formant deux escadres.

La 31e escadre était formée la première en avril 1944. A cette date les squadrons FRANCHE-COMTE  2/52 -, SENEGAL 2/63 -, BOURGOGNE 1/32, commençaient leur entraînement. Ces trois squadrons étaient destinés à former la deuxième escadre.

Celle-ci fut créée par la note 4039/3 o/EMGA du 1er juillet 1944 et s'appela 34e escadre. La mise sur pied devait se faire à Oran.

Oran: 16 juillet 1944. Le commandant LAGER, les capitaines BOULANGER et ROZES sont à Oran le 16 juillet. C'est à cette date qu'est signé le procés-verbal de mise sur pied. Pendant les trois premières semaines, du personnel affecté rejoint Oran et le colonel commandant l'escadre est désigné: c'est le colonel BOUVARD.

Villacidro: 5 au 19 août 1944. Le commandant LAGER, les capitaines JULIEN et ROZES quittent l'Afrique du Nord pour aller planter la première tente de l'escadre en Sardaigne à VILLACIDRO. Le colonel arrive deux jours plus tard et l'installation commence. C'est le capitaine JULIEN, qui est nommé grand chef des travaux. Ceux-ci sont laborieux car il n'y a ni matériel, ni personnel. Il faut s'armer de patience. Petit à petit le matériel arrive. Quelques DC 3 amènent des jeeps, des tentes, quelques hommes. Des B 26 font des liaisons à Oran où est resté le capitaine BOULANGER qui centralise matériel et personnel. Dès le début d'août, le commandant LAGER est muté au 2/52 comme commandant en second, mais il ne rejoint pas tout de suite. Le personnel de l'escadre qui n'a pas beaucoup de travail pour le moment en profite pour faire quelques missions.

Mission de guerre: Le 18 août a lieu la première attaque de TOULON. Le 19 le colonel BOUVARD prend place à bord de l'avion du capitaine LANIER LACHAISE commandant d'escadrille du 2/52 qui pour deuxième pilote le commandant LAGER. L'avion est descendu au-dessus de TOULON, mais les sept occupants sautent en parachute. Tout le monde est plein d'espoir pour leur vie mais non pour leur liberté car la côte est encore aux mains des Boches et peut-être ne pourront-ils pas s'échapper facilement.

Villacidro: 20 août 1944. Le personnel composant l'escadre à cette date est le suivant:

- Lieutenant-Colonel BOUVARD.

- Lieutenant-Colonel CHASSANDE-PATRON.

- Commandant ROUGET.

- Commandant DE LA CHENELIERE.

- Capitaine JULIEN.

- Capitaine FOUQUES DUPARC.

- Capitaine ROZES.

- Sous-Lieutenant BLOC'H

- Aspirant MONTAGNET.

- Aspirant GLASS.

- Sergent BARTOLI.

- Sergent LEBLOND.

- Sergent POUGET.

- Sergent ROUVIERE.

- Sergent PERROD.

- Sergent-Chef BAYARD.

- Sergent-Chef SEGURA.

- Caporal-Chef LEBAR.

- Caporal-Chef GILLET.

- Caporal LEROC'H.

- Caporal BARDOU.

- Soldat PAPAIX.

- Soldat DIEHLMANN.

- Soldat FERRANDI.

- Soldat BOS.

- Soldat LEVY.

- Soldat ZARAGOZA.

- Soldat FEMENIA.

- Soldat ALRICH.

- Soldat LEBEL.

L'escadre dispose d'une baraque américaine dans laquelle s'installent s 2 et s 3, de deux "huts" en tôle et d'une quinzaine de tentes. L'installation est assez quelconque et nous sommes trop certains de n'être ici que pour trois semaines pour nous installer princièrement.

Villacidro: 24 août 1944. Le capitaine BOULANGER arrive d'Oran avec un peu de matériel et du personnel.

- Aspirant KREISS.

- Sergent GAZEAU.

- Sergent-Chef LOYASSE.

- Caporal ABAZ.

Villacidro: 25 août 1944. Un accident stupide arrive le matin. Les soldats ALRICH et LEBEL sont grièvement blessés par un détonateur qui traînait dans le camp. Ils en ont pour un mois d'hôpital au moins.

Villacidro: 27 août 1944. Nouvelle sensationnelle: le général RIGNOT qui est allé en France ramène le colonel BOUVARD. Tout l'équipage est parait-il intact. La joie se lit sur tous les visages. Si on avait de quoi on pavoiserait. A 19 heures, le colonel BOUVARD arrive. Une prise d'armes a lieu, le 2/52 et le 2/63 sont au nombre. Le 1/32 est représenté par ses trois équipages. Le colonel CHASSANDE exprime la joie de tous du retour du colonel BOUVARD. Les sous-officiers de l'escadre ont préparé un pot sous la deuxième "hut" qui est justement terminée. Le soir, le colonel BOUVARD nous raconte sa grande aventure et comment il a pris l'un des forts les plus importants de Toulon.

Villacidro: 5 septembre 1944. Le commandant CHEMIDLIN part pour ALGER essayer de faire affecter par les Américains du matériel qui nous manque: Norden et appareils photo.

La situation en personnel a changé. Elle est:

Personnel arrivé depuis le 20 août:

- Commandant CHEMIDLIN.

- Capitaine ZOCOLAT.

- Capitaine BOULANGER.

- Lieutenant GRAVIER.

- Aspirant MOREAU.

- Aspirant RIVIERE.

- Aspirant COLONNA.

- Aspirant CALMETTES.

- Sergent-Chef HURON.

- Sergent-Chef LOYASSE.

- Sergent-Chef LHAICK.

- Sergent-Chef TEULIERE.

- Sergent ANDRIEU.

- Sergent GAZEAU.

- Caporal ABAZ.

- Caporal CRUZ.

- Caporal REPETICCI.

- Soldat CROCHET.

Personnel encore à ORAN:

- Aspirant KREISS.

- Sergent-Chef MEYJONNADE.

- Sergent-Chef SERRANO.

- Sergent-Chef EHRET.

- Sergent CANERIE.

- Caporal GUIOT.

- Soldat BRENNER.

- Soldat LEBEAU.

Villacidro: 6 septembre 1944. Grande prise d'armes à DECIMOMANNU.

Remise de la Croix de Guerre au drapeau du Wing et aux colonels:

- HOLZAPPLE 319.

- FLETCHER 320.

- GUIBERT 17.

Remise de la Distinguished Flying Cross à :

- Colonel BOUVARD

- Colonel GELEE.

- Capitaine LANIER LACHAIZE.

Et l'Air Medal au

- Capitaine HEILBRONNER.

Un grand défilé clôture cette cérémonie sur la moitié de la piste de DECIMO.

Villacidro: 9 septembre 1944. Mission de guerre: Aujourd'hui beau temps ici. Pour l'objectif la météo est moins optimiste. La mission est maintenue pour l'après-midi. Le premier briefing a lieu à 11 heures 30. Tout se passe bien. Le décollage est à 13 heures 10. A 16 heures 43 la voiture reçoit le message P.S.G. La mission est donc réussie. Nous apprenons à l'atterrissage que le 1 er flight est un peu long mais le 2 e en plein sur l'objectif.

 Villacidro: 10 septembre 1944. Mission de guerre: Hier mission à PONTECURONE - 18 avions - 1 flight FRANCHE-COMTE avec LANIER comme leader, 2 flights du SENEGAL. Une bombe tombe assez près du pont ferré pour l'abîmer.

La Red Cross, en la personne de Lucy SHIELDS, nous apporte des "nought nuts".

 Villacidro: 11 septembre 1944. Mission de guerre: En vue d'une attaque générale au nord de FLORENCE, tous les avions de la Sardaigne bombardent quelques champs où siègent les Boches : 2 flights en l'air, le colonel BADRE en tête. Tout se serait bien passé si la 31 e escadre, qui, suivant le 320 G bombardait un champ voisin, mais 20 minutes en avance, n'était venue semer l'émoi dans le flight de tête au point que Gégène (WATINES pour les générations futures) ne lâcha ses bombes à la grâce de Dieu et peut-être sur la gueule des boches. Le flight SENEGAL, gêné lui aussi, mit ses bombes dans une petite forêt très proche de l'objectif.

Villacidro: 12 septembre 1944. Mission de guerre: A 0 heure les ordres ne sont pas encore arrivés en entier, mais nous avons de l'espoir. C'est à peu près la mission de la veille. A 2 heures nous apprenons que nous bombardons dans les mêmes parages. Il y aura 180 B 26 sur l'objectif en deux heures. L'objectif n'est pas atteint, mais c'est une petit carré dessiné sur le sol. De toutes façons les Boches en ont reçu un bon nombre et tout compte fait peut-être n'étaient-ils pas dans le carré.

Villacidro: 13 septembre 1944. Mission de guerre: Même mission. Objectif: des Boches dans un autre carré. Quelques nuages gênent la visée. On ne sait pas exactement si l'objectif est atteint.

Villacidro: 14 septembre 1944. Mission de guerre: 2 missions prévues: 36 avions en l'air. Même objectif que la veille. Le colonel CHASSANDE part en tête de l'expédition de 18 avions avec le commandant MICHAUD. Les résultats sont excellents. Malheureusement, malgré toutes les recommandations, un bombardier lâche ses bombes avant la Bomb Line et un autre l'imite. Cela nous promet des ennuis. La deuxième expédition 1/4 d'heure plus tard, et menée par le colonel BOUVARD dans l'avion du commandant MESNARD, atteint l'objectif lui aussi.

Villacidro: 17 septembre 1944. Mission de guerre: Bel objectif cette fois-ci... Un dépôt d'essence à BOLOGNE. En raison de la DCA on attaque l'objectif par le nord et l'on revient par l'Adriatique. Malheureusement 7 à 8 % de nuages cachent l'objectif qui est cependant atteint par une dizaine de bombes. L'atterrissage à GALERA (ROME) se passe bien. Tout le monde rentre. Le commandant MICHAUD laisse son avion : une magnéto à changer.

Villacidro: 18 septembre 1944. Mission de guerre: Objectif: un pont, LEGNANO au nord de BOLOGNE. On suit le même itinéraire que la veille. On casse le pont, mais l'on revient par le même chemin pour se poser à GHISONACCIA où le ravitaillement est plus facile. Quelques avions rentrent isolément et directement. Les autres arrivent éparpillés dans l'après-midi et tombent sur un violent orage. Le capitaine VOINIER du 1/32 va jusqu'à TUNIS.

Villacidro: 22 septembre 1944. Mission de guerre: Temps favorable... 2 ponts. L'un pour le 2/63 tout seul. L'autre pour les 2 autres squadrons : 24 avions en l'air. Le 2/63 a une section qui met au but mais le pont passe a travers. L'autre expédition, assez sonnée par la DCA, ne fait pas de très jolis groupements, mais deux ou trois bombes sont très près du pont.

Vallicidro: 23 septembre 1944. Mission de guerre: Temps favorable, malgré quelques cumulus. Objectif : 2 nouveau ponts. L'un à PAVIE réservé aux 2/63 qui met 2 flights en l'air, l'autre à MEZZANINO pour le 2/52 et le 1/32. Résultats : une section du 2/63 touche les approches du pont. Le 2/52 et le 1/32 gênés par les nuages sont un peu longs.

Villacidro: 26 septembre 1944. Mission de guerre: Temps favorable. Mission : le pont de PAVIE que le 2/63 n'a pas atteint l'autre jour. Un flight de chaque groupe, le 2/63 en tête avec le colonel CHASSANDE. Les résultats sont excellents. Seul un élément du 2/63 est un peu long, dans la ville. L'objectif est atteint.

Villacidro: 27 septembre 1944. Dernière mission pour la Sardaigne. Le briefing est mieux que d'habitude, mais la mission est retardée et décommandée parla suite.

Liste du personnel:

Commandement:

- BOUVARD Michel, Lieutenant-Colonel, Pilote-observateur.

- CHASSANDE-PATRON H., Lieutenant-Colonel, Pilote-observateur.

1er Bureau:

- ROUGET Henri, Commandant, Pilote-observateur.

 

Les Marauders B26 français

Les Marauders B26 français Bernard Rouget, photographe au Maroc et en France

https://galerie.bernardrouget.com

 

- FALLOT Edouard, Adjudant, Secrétaire.

- SERRANO René, Sergent-Chef, Secrétaire.

- ROULET René, Sergent, Secrétaire.

- PAPAIX André, Caporal-Chef, Dactylo.

- LEVY Albert, Soldat, Dactylo.

2e Bureau:

- DE LA CHENELIERE F., Commandant, Pilote-observateur.

- FOUQUES DUPARC Henri, Capitaine, Pilote-observateur.

- GARCIA Edmond, Sous-Lieutenant, Mécanicien-photo.

Edmond Garcia Brevet de mécanicien,Edmond

edmond garcia Mengen,1945(B26 Marauder)

Equipage du Lieutenant Edmond GARCIA, Mengen 1945.

(collection: Yves GARCIA) 

B-26 MARAUDER   11 - 487 940 /15 - 334 277.

- MOREAU Camille, Aspirant, Sédentaire.

- BLANDIN Norbert, Aspirant, Sédentaire.

- RIVIERE Henri, Aspirant, Sédentaire.

- CALMETTES Jean, Aspirant, Navigateur.

- COLONA DI GIOVENILLA Henri, Aspirant, Navigateur.

- LOYASSE Robert, Sergent-Chef, Secrétaire.

- POUGET Pierre, Sergent, Secrétaire.

- LEROC'H Elie, Caporal-Chef, secrétaire.

- CHAUME Jean, 2e Classe, Secrétaire.

3e Bureau:

- CHEMIDLIN Paul, Commandant, Pilote-observateur.

- ROZES Paul, Capitaine, Pilote-observateur.

- BILLAT Lucien, Sous-Lieutenant, Mécanicien-radio.

- BLOC'H Jean, Sous-Lieutenant, Météo.

- GLASS Paul, Adjudant, Interprète.

- BAYARD Guy, Sergent-Chef, Secrétaire.

- PERROD Georges, Sergent, Secrétaire.

- GAZEAU Pierre, Sergent, Mécanicien-radio.

- GILLET Jacques, Caporal-Chef, Dactylo.

- VERGUET Georges, 2e Classe.

- ZARAGOZA François, 2e Classe.

 4e Bureau:

- BOULANGER François, Capitaine, Mécanicien-avion.

- ZOCCOLAT Gaston, Capitaine, Pilote-observateur.

- POMMIER Robert, Capitaine, Mécanicien-avion.

- CHAUVET Jean, Lieutenant, Mécanicien-radio.

- CHAVANOL Pierre, Sous-Lieutenant, Mécanicien-armement.

- TOUHAULT Pierre, Sous-Lieutenant, Mécanicien-électricien.

- DE VOYON André, Adjudant, Mécanicien-armement.

- ULMANN Jean, Adjudant, Interprète.

- SEGURA Patrice, Sergent-Chef, Mécanicien-armement.

- ANDRIEU Bernard, Sergent, Secrétaire.

- TEULIERE André, Sergent-Chef, Mécanicien-avion.

- ABAZ Fernand, Caporal, Secrétaire.

- MENET-HAURE Jean, Sergent, Mécanicien-avion.

- CROCHET René, 2e Classe, Dactylo.

- COUDRAY Maxime, Adjudant, Mécanicien-avion.

Quartier Général:

- GRAVIER Léon, Lieutenant, Sédentaire.

- KREISS Yves, Aspirant, Météo.

- BARTOLI Noël, Sergent, Sédentaire.

- STIEF Henri, 2e Classe, Dactylo.

- JULIA Marcel, 2e Classe, Secrétaire.

Standard téléphonique.

- REPETICCI Pierre, Caporal, Divers.

- BOS Pierre, 2e Classe, Divers.

- COLOMINES Albert, 2e Classe, Secrétaire.

Garage:

- MEYJONNADE René, Sergent-Chef, Mécanicien-avion.

- CANNERIS Emile, Sergent, Mécanicien-auto.

- GUIOT Jacques, Caporal, Conducteur.

- LEBEAU François, Caporal, Conducteur.

- FEMENIA Hubert, 2e Classe, Conducteur.

- BRENNER Jacques, 2e Classe, Conducteur.

- FERNANDEZ Marius, 2e Classe, Divers.

- DAPPELO Arthur, 2e Classe, Divers.

- DESTOC Joseph, 2e Classe, Divers.

- BENHAIEM Jacques, 2e Classe, Secrétaire.

- COHEN Elie, 2e Classe, Divers.

- LEBEL Henri, 2e Classe, Conducteur.

- ALRICH Antoine, 2e Classe, Secrétaire.

- LAVASTROU Henri, 2e Classe, Secrétaire.

Chiffre:

- MONTAGNE Jean, Aspirant, Transmissions.

- ROUVIERE Louis, Sergent, Chiffre.

Divers:

- EHRET Armand, Adjudant, Infirmier.

- INAIC'K Edouard, Sergent-Chef, Secrétaire.

- HURON Marcel, Sergent-Chef, Comptable.

- LEBLOND René, Sergent, Vaguemestre.

- DIEHLMANN Gustave, 2e Classe, Cuisinier.

- FERRENDI Jean, 2e Classe, Cuisinier.

- SETOUTI Abdelkader, 2e Classe, Cuisinier.

 Additif au quartier général:

- SIMEON Roland, Sous-Lieutenant, Mécanicien-électricien.

- HARTMAN Maurice, Adjudant, Secrétaire.

Aumônier:

- BOUCHER M., Capitaine.

Tour de vigie:

- LEBAR Gaston, Caporal-Chef, Opérateur.

Villacidro: Mois d'août 1944.

Heures de vol.

- Guerre : 649 heures 15.

- Entraînement : 1 622 heures 10.

- Total : 2 271 heures 25.

- Tonnage de bombes.

- 238 tonnes (par 2/52 seul).

Villacidro: Mois de septembre 1944.

- Heures de vol.

- Guerre : 1 226 heures.

- Entraînement : 688 heures 30.

- Total :  1 914 heures 30.

Tonnage de bombes.

- 410 tonnes 300.

Villacidro: 1er octobre 1944. Le colonel BOUVARD quitte la Sardaigne sans espoir de retour. Il est accueilli à l'arrivée par le capitaine FOUQUES DUPARC qui est sur place depuis 4 jours et qui a travaillé d'arrache-pied pour répartir le cantonnement.

Villacidro: 4 octobre 1944. Arrivée des avions à ISTRES. La 34 e est partie la première. Le passage sur la piste n'est pas très brillant, mais les 43 avions se posent sans histoire, précédés par le commandant CHEMIDLIN.

L'atterrissage a lieu entre midi et midi 1/2. Quelques temps après la 31 arrive dans un défilé impeccable. Toute l'aviation française de Bombardement Moyen est enfin réunie sur un sol français. Les visages rayonnent et tout le monde sait cependant que les difficultés vont commencer, car il n'y a que très peu de camions et peu de moyens de transmissions. L'échelon maritime n'est pas encore là.

Istres: 5 novembre 1944. Nous apprenons une mauvaise nouvelle. Le lieutenant JAOUEN du 2/63, parti pour Bordeaux le 3, s'est écrasé avec son B 26 aux environs de LESIGNAN. Tout l'équipage a péri. Nous n'avons aucun détail.

edmond garcia Martin Marauder B26,accident (2)

(collection: Yves GARCIA)

Istres: 7 novembre 1944. Apprenons les détails de l'accident du lieutenant JAOUEN. L'avion a percuté une colline en PSV dans les nuages dans la région de ROQUEFORT-LES-CORBEIRES.

Des bruits commencent à se répandre concernant le déplacement de l'escadre vers le nord. Ordres préparatoires de chargement.

Lyon: 11 novembre 1944. Arrivée à LYON. Piste de 1400 m. Prolongement à faire amorcé. On promet la mise en état du terrain pour un avenir proche. Allongement de la piste, création de chemins de circulation et de parcs en dur. Mais pour l'instant, les avions s'enlisent dès qu'ils quittent l'aire cimentée.

Jusqu'au 17/11/44 installation difficile dans le froid et la pluie et dans les ruines du terrain de BRON; des essais de décollage montrent que les B 26 ne peuvent décoller en pleine charge. Décision est prise de ne mettre provisoirement que les B 26 types G en ligne et à demi charge (2000 livres).

Lyon: 17 novembre 1944. Mission de guerre: Mission d'appui de la 1ère Armée Française en attaquant un pont sur le Rhin, à NIEDENBURG, pont voie ferrée. Faute de mieux, bombes non arrivées, on attaque avec des 500 livres. 18 avions participant à la mission. L'avion du lieutenant HOLIOT du 2/63 est descendu sur l'objectif, coup de plein fouet, coupant la queue de l'avion, chute en vrille. Les autres équipages ne sont pas très formels au sujet des parachutes; d'après quelques observateurs, un ou au maximum 2 membres d'équipage auraient sauté. Un autre avion, capitaine GUERNON, durement touché, est obligé de se poser sur le ventre au retour, train ne sortant pas, circuit hydraulique et électrique coupés.

Résultats de la mission : deux bombes au but.

Prix : 5 avions touchés, 3 blessés légers, 2 avions perdus et 6 membres d'équipage disparu.

Citation a l'ordre de l'armée aérienne.

- GUERNON (Roger-Louis), capitaine de la 34 e escadre aérienne: officier de grande valeur, chef calme et plein de sang-froid. Possédant au plus haut point  l'esprit de décision et alliant à ses brillantes qualités de pilote un allant, un entrain, une bonne humeur jamais démentis. A tenu, malgré ses fonctions très absorbantes à l'Etat-major de l'escadre, a participer à la vie active des groupes en effectuant plusieurs missions au cours des campagnes d'Allemagne et de l'Atlantique. En particulier, le 16 avril 1945, étant pilote guide de section, a obtenu une excellente concentration de bombes, enregistrant de nombreux coups au but.

Lyon: 19 novembre 1944. Mission de guerre: Attaque par 12 avions du pont voie ferrée sur la THUR : 12 avions du groupe 1/32, objectif manqué par suite des très mauvaises conditions météo, objectif caché par les nuages, vu au dernier moment.

Lyon: 21 novembre 1944. Mission de guerre: 12 avions du groupe 1/22 attaquent le pont voie ferrée au sud d'OSTHEIM sur la FECHT. Mission très gênée par le mauvais temps sur les lignes, après avoir été retardé d'une heure au départ. Ce retard au départ prive la mission de sa protection chasse. Objectif manqué. Un seul peloton a cru pouvoir lancer ses bombes, le deuxième peloton de 6 les a ramenées. Un flight formé du 2/52 et 2/63 participe l'après-midi à une mission demandée à la 31 e escadre. La mission ne peut larguer, ni sur l'objectif principal, ni sur l'objectif secondaire, temps complètement couvert. Dense et précise flak dans la région d'EMERKEIM. Un sel avion touché sur les 6 de la 34e escadre.

Lyon: 26 novembre 1944. Mission de guerre: 18e mission. P.V.F. UNADINGEN et P.V.F. STEIG. Commandant d'expédition: Commandant CHEMIDLIN, objectifs couverts, retour avec les bombes, 2 flights 1/32 plus 1 flight 2/63 plus élément 2/52.

Lyon: 2 décembre 1944. Mission de guerre: Samedi 2 décembre, une mission composée de 4 flights, commandée par le commandant ROUGET, part bombarder le double pont voie ferrée de FRIBOURG. Pas de chasse. Pas de DCA. Les bombardiers de 2 flights du 1/32 ne sont pas sûrs des résultats, ceux des 2 flights du 2/63 sont contents. Réunion à l'arrivée des équipages à la salle de briefing où le ministre de l'air se les fait présenter. Beau temps.

MARAUDER s-l1600 (6)

Lyon: 3 décembre 1944. Mission de guerre: Mauvais temps. Une mission de 2 flights du 2/63 plus 1 flight du 2/52 partent sous le commandement du colonel CHASSANDE-PATRON bombarder le fameux pont voie ferrée de NEUEBURG sur le Rhin. L'objectif est couvert, la mission bombarde la région de FRIBOURG.

edmond garcia Freiburg bombardée (3)

Fribourg.

(collection: Yves GARCIA)

Lyon: 12 décembre 1944. Mission de guerre: Mission enfin, commandée par le commandant CHEMIDLIN, 2 flights leaders du 1/33 et 1 flight du 2/52. Objectif archiconnu avec la flak connue. On navigue au-dessus des nuages, on prend notre chasse au passage et on fonce. En passant, objectif couvert, on fonce à l'est. La chasse nous donne un bon renseignement, on revient, un grand trou sur l'objectif, on refonce en semi-piquant, les formations éclatent un peu et on bombarde presque chacun pour soi. Résultats : médiocres, le pont est toujours là, le commandant LAGER bousille son taxi à l'atterrissage.

Lyon: 16 décembre 1944. Mission de guerre: C'est samedi, mission encore annulée. Le dossier des missions n° bis (missions annulées) s'enfle démesurément et pourtant on scrute le ciel, on consulte la météo, mais le mauvais temps est toujours là. Un poste météo installé à quelques kilomètres de la ligne de front nous donne de précieux renseignements. Finalement on part l'après-midi sous le commandement du commandant ROUGET, 2 flights de la 34 e (n° 1 du 1/32, n° 2 du 2/52) et 2 flights de la 31 e escadre (n° 3 du 2/26, n° 4 du 1/19) . Deux avions sont descendus par la flak (1/19) et 2 autres dont on est sans nouvelles. 

Lyon: 17 décembre 1944. Mission de guerre: Une mission part avec le colonel CHASSANDE-PATRON avec 3 flights (n° 1 et n° 2 du 1/32, n° 3 du 2/63). Objectif principal: pont double voie ferrée à FRIBOURG. Objectif atteint. Un avion du 2/63 se pose à LUXEUIL.

edmond garcia Freiburg bombardée (4)

Fribourg.

(collection: Yves GARCIA)

Lyon: 24 décembre 1944. Mission de guerre: Missions n° 25 : commandant d'expédition, commandant CHEMIDLIN, un flight du 1/32 leader, plus 1 flight du 2/63, plus 1 flight du 2/52. Bombardement de la gare de triage d'IMMENDINGEN. Mauvais bombardement, résultats à l'appui. La chasse ennemie (36 avions) apparaît avant le point initial et nous quitte sur le Rhin. DCA, flak sur le Rhin, un avion du 2/52 est touché et tombe aux environs de BESANCON. Trois morts sont à déplorer, celles du sergent MASSON, radio, du sergent ELBEZE, mitrailleur, du sergent BENITZA, mitrailleur. Le Sous-lieutenant GUERIN André dit "GRANDVAL", pilote, le sous-lieutenant PODESTAT, co-pilote, le sergent-chef PIGNAL, bombardier, sont légèrement blessés.

L'AVIATION DE RECONNAISSANCE ET DE BOMBARDEMENT - 2/33 - 1/25 - 2/25 - 2/23 - HALIFAX GROUPES LOURDS FRANCAIS SQUADRONS 346 et 347 R.A.F

L'aviation de reconnaissance Après le débarquement du corps expéditionnaire allié, un comité mixte de réarmement est formé: son activité ne se traduit, à l'origine, que par une aide légère aux troupes françaises engagés. Mais, à la conférence d'Anfa, le 24 janvier 1943, un accord s'établit entre les Alliés en vue de transformer les forces françaises en armée moderne.

http://halifax346et347.canalblog.com

Lyon: 25 décembre 1944. Mission de guerre: Mission n° 26 : mission mixte, 31e et 34 e escadres 3 flights par escadre. Objectif : pont de BREISACH. Les résultats semblent mauvais.

Le commandant CHEMIDLIN est parti à PARIS, le commandant STEFF le remplace pendant son absence.

Lyon: 26 décembre 1944. Mission de guerre: Mission n° 27 : encore le pont de BREISACH. La mission est commandée par le commandant MICHAUD du 2/63. Planning et briefing. Mission annulée au dernier moment sur le terrain. Causes : brume sur l'objectif et sur le terrain (Les cheminées, dont celles de 110 mètres qui sont au nord du terrain, ne sont pas visibles).

Lyon: 30 décembre 1944. Mission de guerre: Mission de 4 flights sur la gare de marchandise de FRIBOURG. 14 avions de bombardement sous le commandement du commandant ROUGET. Mission réussie.

Lyon: 1er janvier 1945. Mission de guerre: Mission de 4 flights sous le commandement du commandant ROUGET. Mission non réussie, objectif couvert, quelques avions bombardent quand même, le n° 46, commandant STEFF et commandant ROUGET, se posent à DOLE au retour. Le n° 92 prend feu à l'atterrissage. L'équipage largue les bombes et éteint le feu avec des extincteurs à main et des haches.

Lyon: 2 janvier 1945. Mission de guerre: Mission de 4 flights sous le commandement du commandant MICHAUD. Mission réussie, 18 avions font partie de la mission sur 25 avions décollés. (7 se sont posés sur ennuis divers) . L'avion n° 41 du 2/63 se pose à Dole. Le N° 46 rentre par ses propres moyens.

 Lyon: 22 janvier 1945. Mission de guerre: Avions disponibles : 40 ; équipages disponibles : 38. Ciel peu nuageux, beau temps à LYON, quelques bancs stratocumulus dans la plaine d'Alsace.

edmond garcia Formation de 58 B26 Marauder (2)

(collection: Yves GARCIA)

Mission: 36 avions de la 34, suivis de 24 avions de la 31, doivent attaquer le pont de NEUENBURG. L'objectif de la 34 est le pont voie ferrée, objectif secondaire le pont de DONAUSCINGEN.

La protection de la formation doit être assurée par des Spitfires du 1 er CAF.

Exécution de la mission: 38 B 26 de la 34 décollent à 10 h 56 (6 flights, 2 spares), suivis des avions de la 31 e escadre. Le rassemblement s'effectue correctement et la formation passe en vol de groupe impeccable sur la piste. L'expédition est sous les ordres du lieutenant-colonel CHASSANDE-PATRON, commandant l'escadre.

L'expédition prend le cap de DIJON, passe sur le terrain de LONGWY où se trouvent les B 26 du 42 e Wing. La formation est toujours en ordre impeccable, ce qui vaut au lieutenant-colonel à l'atterrissage les félicitations du commandant du Wing. Après DIJON, l'expédition se dirige vers LURE, rendez-vous avec la chasse. Mais, celle-ci n'a pas pu décoller. Le commandant d'expédition n'a pas été prévenu. Les B 26 attendent un moment les Spit, puis se dirigent sans protection de chasse vers les objectifs assignés, en passant par BELFORT, SEPPOIS, où la 34 e se sépare en deux formations : l'une, comprenant les 3 premiers flights sous les ordres du commandant de l'expédition, attaque le pont de NEUENBURG en passant par ALTKIRCH (PI), l'autre sous les ordres du commandant BOUYER attaque l'objectif en passant par OBERDORF (PI).

La première formation dégage avant de bombarder parce que le viseur du bombardier leader est givré; elle fait ensuite un deuxième passage et bombarde au cours de ce passage. Le viseur du bombardier du premier flight étant toujours givré, les bombes sont larguées au jugé et tombent court. Les bombardements des deux autres flight n'ont pas pu être observés.

La deuxième formation qui a bombardé au cours de son premier passage a atteint les résultats suivants :

4e flight 80 m long, 180 m à gauche (point moyen)

5e flight 230 m long, 450 m à droite (point moyen)

6e flight 210 m long, 180 m à droite (point moyen)

Aucun chasseur connu n'a été aperçu. La flak n'a été active qu'au deuxième passage, deux avions ont été touchés.

La mission est rentrée au terrain sans incident. D'après les derniers renseignements reçus, le pont aurait été atteint et serait hors d'usage.

Lyon: 29 janvier 1945. Mission de guerre: Avions disponibles : 38 ; équipages disponibles : 35. Conditions météorologique permettent le départ. La mission part, cinq avions de la 34 e escadre décollent, 1 avion s'enlise, les autres sont bloqués par un avion de la 31 e escadre sur le taxi-way. Résultat négatif : objectif non visible.

 Lyon: 4 février 1945. Mission de guerre: Avions disponibles : 44 ; équipages disponibles : 38. conditions atmosphériques défavorables, plafond inférieur à 1000 pieds (304,8 m), dans la région de MULHOUSE plafond à 1500 pieds (457,2 m) avec quelques bancs de stratus vers 300 pieds (91,44 m).

Mission : objectif un pont de NEUENBURG ; 18 avions de la 34 e escadre doivent attaquer les batteries qui défendent le pont (à l'est du Rhin), 12 avions de la 34 e escadre suivis de 24 avions de la 31 e doivent attaquer le pont. Mission décommandée à cause du mauvais temps.

Mais, le commandant MICHAUD, chef du 3 e bureau de l'escadre, estime que si les nuages et les plafonds bas son défavorables aux missions effectuées par les formations lourdes (54 avions) ils seraient au contraire très favorables à des missions d'avions isolés ou des formations légères (3 ou 6 avions).

En raison des circonstances et de l'importance capitale que revêt le pont de NEUENBURG pour les Allemands, par suite de l'attaque de la "poche de COLMAR" par la première armée française, le commandant MICHAUD décide d'attaquer SEUL A BORD D'UN MARAUDER ce pont cependant très défendu.

A 15 heures 30, il décolle à bord du B 26 n° 292 du GB 2/63, se dirige vers CHALON, rencontre à DOLE un plafond inférieur à 1000 pieds (304,8 m) qui l'oblige à rentrer dans les nuages, d'où il ne ressort que dans la région de MULHOUSE. Il utilise alors les nuages pour se dissimuler, longe le front du HARTH (forêt de la), arrive à l'ouest du front de NEUENBURG, il effectue un virage réglé à droite qui l'oriente au cap 110, suivant l'axe du pont. Il attaque ensuite le pont en vol rasant après avoir effectué un léger piqué. Les bombes sont larguées sur le pont : deux bombes (sur les quatre bombes de 1000 livres lâchées) sont observées : l'une est immédiatement au nord du pont, l'autre immédiatement au sud. Le commandant MICHAUD qui a dégagé aussitôt à droite et en montant dans les nuages n'a pu observer les deux autres bombes. Après une navigation, effectuée en grande partie dans les nuages, le B 26 292 rentre au terrain de LYON-BRON sans incident.

La mission, supérieurement préparée et exécutée, a parfaitement réussi. La réaction de la flak a été vive : l'avion rentre au terrain avec de nombreux culot de DCA de petit et moyen calibre.

Seul à bord d'un Marauder où l'équipage est normalement à cinq, le commandant MICHAUD a fait un magnifique exploit qui n'a été possible que grâce à sa science consommée du vol et à ses qualités d'audace et de froid courage.

Lyon: 8 février 1945. Mission de guerre: Avions disponibles : 44 (en réalité 12 sûrs et 26 probables, à cause du mauvais état des voies d'accès des parkings sur la piste, les autres sont bloqués sur place) ; équipages disponibles : 36.

Mission : 24 avions de la 31 e escadre, suivis de 18 avions de la 31 e escadre doivent attaquer la gare de triage de FRIBOURG (objectif principal) ou les baraquements de DONAUESCHINGEN (objectif secondaire) . Le commandant STEFF est commandant de l'expédition de la 34 e escadre. Météo : ciel demi-couvert par stratocumulus vers 5000 pieds jusqu'à la plaine d'Alsace puis dégagé après le Rhin.

Excution de la mission : la 34 e escadre décolle après la 31 ; le regroupement s'effectue dans de mauvaises conditions à cause des enlisements d'avion sur la piste et les voies d'accès à la piste d'envol.

La formation prend au passage à LUXEUIL la protection de chasse et se dirige vers FRIBOURG par SAINT-DIE, BENFELD (PO) WYHL (PI) , mais, par suite d'une erreur de navigation du navigateur leader de la 31 e escadre, il se produit un certain flottement dans la formation au moment où elle se présente pour bombarder son objectif. De plus, sur FRIBOURG, la réaction de la DCA est extrêmement violente et la chasse ennemie tente d'intercepter la formation de bombardement. Cependant la chasse ennemie est prise à partie par la chasse d'escorte et ne peut attaquer les bombardiers.

Résultat : ils sont médiocres ; on n'est pas bien sûr que la gare soit atteinte ; 2 flights n'ont pas atteint la queue, le troisième l'a probablement atteinte.

Perte : l'avion du GB 2/63 atteint par la DCA a explosé en vol. 1 membre de l'équipage a été vu sautant en parachute (lieutenant BACH).

Lyon: 9 février 1945. Mission de guerre: Avions disponibles : 28 seulement, à cause de l'état de la piste; équipages disponibles : 35.

Météo : ciel de traînée, nuages à développement vertical, cumulus, 8/10 couvert dans la région de l'objectif.

Mission : 24 avions de la 34 e suivis de 24 avions de la 31 e escadre attaqueront la gare d'APPENWEIER (objectif - 1) ou le pont de DONAUESCHINGEN. Commandant d'expédition : lieutenant-colonel CHASSANDE-PATRON. Protection : chasseurs du premier CAF.

Exécution de la mission : la 34 e escadre se rassemble difficilement au-dessus des couches nuageuses qui montent jusqu'à 7000 pieds au-dessus du terrain.

La 31 e escadre et les avions de la 34 e escadre décollent avec retard par suite des enlisements sur les chemins d'accès à la piste et aux flights de la 31 e escadre. Ils réussissent à rattraper la formation de la 34 e escadre qui se dirige vers LUXEUIL où elle prend au passage les chasseurs d'escorte, puis vers SAINT-DIE, ERSTEIN, APPENWEIER (objectif) qui ne peut être vu. Après un virage complet vers la gauche, qui fait passer la formation par STRASBOURG, celle-ci se dirige sur l'objectif secondaire qui n'a pu être bombardé que par un flight (2/52). Les autres flights bombardent des objectifs d'opportunité (gare de NEU FREISTET (FREUDENSTADT ? ).

Aucune réaction de la part de l'ennemi, ni flaque ni chasse.

Lyon: 11 février 1945. Mission de guerre: Avions disponibles : 35 ; équipages disponibles : 34. Météo : défavorable sur le trajet aller de la mission. Des trous sont toutefois prévus dans la région de l'objectif. L'après-midi un corps nuageux doit atteindre la zone qui détourne la mission et la région lyonnaise. Un avion météo décolle et confirme les prévisions météo à 8 heures 46. Mais le mauvais temps arrive rapidement.

Mission: 24 avions de la 34 e escadre suivis de 24 avions de la 31 e escadre doivent attaquer le pont voie ferrée de NEUSTADT (objectif 1) ou le pont voie ferrée de FREUDENSTADT (objectif 2). La mission est protégée par des chasseurs du premier CAF. Le rendez-vous est à LUXEUIL.

Exécution de la mission : en raison des circonstances atmosphériques défavorables, l'expédition, au dernier moment, est réduite à trois flights de la 34 e escadre. Le chef d'expédition est le commandant ROUGET, commandant en second de la 34 e escadre.

Le temps est mauvais et l'expédition est obligée de rester sous les nuages. A VESOUL, elle est obligée de faire demi-tour. Elle rentre au terrain dans un ordre impeccable.

Lyon: 14 février 1945. Mission de guerre: Météo favorable, visibilité 50 km, plafond huit. Mission : coordonnée par la 34 e escadre. Objectif dépôt de munitions de JOCKGRIM. 1ère hypothèse casernes et PC à LANDAU,  2 ème hypothèse dépôt nord de DONAUESCHINGEN, objectif d'opportunité pont à RIEGEL. Objectif de JOCKGRIM atteint, mission réussie. L'équipage du groupe 1/32 est descendu : capitaine ROLLAND, sous-lieutenant MERCIER, sous-lieutenant VAL, sous-lieutenant CHAMPROMIS, sous-lieutenant BEAULIEU, sous-lieutenant BERTRAND, sergent FAUDRY, quatre parachutes ont été vus.

Lyon: 16 février 1945. Mission de guerre: Météo favorable, bonne visibilité et plafond infini sur l'objectif. Mission : coordonnée par la 31 e escadre. Objectif principal : casernes et PC à LANDAU. Les avions de la 34 e escadre partent sous le commandement du commandant LAGER. Mission réussie.

Lyon: 21 février 1945. Mission de guerre: 3 flights seulement de la 34 e escadre partent sous le commandement du colonel CHASSANDE-PATRON. Aucun objectif prévu n'est visible. Les avions bombardent la gare de LAHR qui se trouve être visible et l'atteignent.

Lyon: 22 février 1945. Mission de guerre: Météo favorable. De grand matin, les trois groupes sont alertés et les leaders sur les dents. L'escadre doit en effet participer à la grande attaque des voies de communication. On parle de 6000 avions. Chaque groupe et même chaque flight aura sa gare : HASLACH, STEINACH, TRIBERG, HINTERZARTEN (STEIG ?). En quelque sorte un concours de bombardement. C'est ce que vient de dire au briefing le colonel BODET, commandant la brigade. Mission sans histoire. 4 flights sur 5 mettent au but et de belle manière. Témoin de cette réussite, les différents ordres du jour dont copie ci-dessous Mission réussie. 

Lyon: 23 février 1945. Mission de guerre: Avions disponibles : 38; équipages disponibles : 38. Météo : favorable, brume sèche au sol un peu gênante.

Mission : 1 ère hypothèse, 24 avions de la 31 e escadre et 24 avions de la 34 e  doivent bombarder le dépôt de SAINT-INGBERT ; objectif secondaire, dépôt de SHÖNENBERG. 2 e hypothèse, casernes et dépôts à DONAUESCHINGEN. Objectif d'opportunité, gare de WOLFACH. Protection par Spitfires. La mission part, commandée par le commandant STEFF du 2/63. Mission réussie.

Lyon: 24 février 1945. Mission de guerre: Avions disponibles : 35 ; équipages disponibles : 38. Météo : favorable.

Mission: 1ère hypothèse, objectif principal pont de RINNTHAL, secondaire dépôt à DONSIEDERS ; 2 e hypothèse, dépôt à DONAUESCHINGEN ; objectif d'opportunité usine à BROMBACH. Mission coordonnée par la 34 e escadre sous le commandement du commandant ROUGET. Mission réussie.

Lyon: 25 février 1945. Mission de guerre: Avions disponibles : 34 ; équipages disponibles : 37. Météo favorable.

Mission : 1ère hypothèse, objectif principal, dépôt à SIEGELBACH (région de MANNHEIM), objectif secondaire, dépôt à HEIDELBERG (même région) ; 2 e hypothèse, dépôt à DONAUESCHINGEN ; objectif d'opportunité, gare de ETTENHEIM. Mission sous le commandement du commandant BOUYER, objectif de DONAUESCHINGEN. Objectif atteint.

Lyon: 28 février 1945. Mission de guerre: Avions disponibles : 39. Météo : favorable. Mission : bombardement d'un dépôt à EMMENDINGEN. 4 flights sous commandement du colonel CHASSANDE-PATRON réussissent un bombardement parfait. Mission réussie.

Lyon: 5 mars 1945. Mission de guerre: Avions : 44 ; équipages : 39. Météo : favorable pour le sud. Mission :bombardement de l'entrée du tunnel (région SAN REMO). 4 flights partent et bombardent sous le commandement du colonel CHASSANDE-PATRON. Mission réussie.

Lyon: 14 mars 1945. Mission de guerre: Avions disponibles : 40 ; équipages : 38. Météo favorable. Mission : objectif principal, dépôt de KIRKEL ; secondaire, dépôt de BAUMHOLDER. La mission est commandée par le commandant ROUGET. Elle part composée de 4 flights de la 34 e escadre, suivis de 4 flights de la 31 e escadre.

Visibilité excellente : objectif situé en forêt, peu de repères de visée. Mission réussie.

Lyon: 15 mars 1945. Mission de guerre: Avions disponibles : 42 ; équipages : 40. Météo : très favorable. Le   colonel commandant la brigade lance l'ordre du jour n° 2 ci-dessous.

Mission : la mission consiste à appuyer directement les troupes aux sol en leur frayant un chemin à travers la ligne Siegfried dans la région de ZWEIBRÜCKEN (DEUX PONTS).

Hypothèse n° 1 : attaque de 2 objectifs situés au sud-est de ZWEIBRÜCKEN ou 1 objectif au sud-ouest de cette ville. Hypothèse n° 2 : bombardement du carrefour situé en pleine ville de BAD-DÜRCKHEIM, ouest du Rhin. La mission comprend 2 expéditions : 1 ère expédition, commandant STEFF dirigeant 3 flights ; 2 e expédition, commandant LAGER, dirigeant 3 flights. Les missions reviennent sans dégâts malgré une flak assez précise mais peu dense. La mission est réussie.

Lyon: 16 mars 1945. Mission de guerre: Avions disponibles : 42 ; équipages : 38. Météo : favorable. Mission : mêmes objectifs que la veille, les zones à viser sont tangentes à celle d'hier. La mission part, commandée par le colonel CHASSANDE-PATRON. Elle est composée de 4 flights seulement. Une autre, sous le commandement du commandant STEFF comprend 3 flights. Mission réussie.

Lyon: 18 mars 1945. Mission de guerre: Avions disponibles : 40 ; équipages disponibles : 39. Météo peu favorable. Mission: mêmes objectifs que la veille. La mission comprend 2 expéditions, 1ère expédition, commandant ROUGET, 3 flights ; 2 e expédition, commandant BOUYER, 3 flights. L'ennuagement ne permet pas un bombardement précis. La 1ère expédition ramène ses bombes. Dans la 2 e, le flight numéro 2 du 1/32 bombarde dans un trou l'objectif principal de BADDÜRKHEIM.

Lyon: 19 mars 1945. Mission de guerre: Avions disponibles : 42 ; équipages disponibles : 39. Météo : prévoit une nébulosité permettant la visée. Mission : objectifs principaux, destruction de points fortifiés dans la région 1/ de BUDENTHAL, 2/ de REISDORF ; objectif secondaire, gare de LANDAU. La mission décolle en deux expéditions. 1ère expédition, commandant STEFF dirigeant 3 flights, mission réussie. Un 6 e flight fourni par le 2/52 se joint à une expédition de la 31 e escadre et atteint l'objectif prescrit.

Lyon: 20 mars 1945 : La brigade entière, sous les ordres du colonel BODET, part, défilé sur LYON, DIJON. Gênée par le mauvais temps, elle se pose après 3 heures 50 de vol sur un nouveau terrain de SAINT-DIZIER ROBINSON.

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Cérémonie militaire à Saint-Dizier.

(collection: Yves Garcia)

Saint-Dizier: 21 mars 1945. Mission de guerre: Avions disponibles : 35 .; équipages disponibles : 30. Météo défavorable. Mission : objectif principale, dépôt de munitions région de MANNHEIM ; secondaire, dépôt de munitions à DIEBURG. Eventualité : n'importe quel objectif à l'est du Rhin. La mission décolle à 3 flights sous le commandement du commandant ROUGET. Chaque flight bombarde une des gares de KENZINGEN, STRAMBERG (?) et RIEGEL. Les résultats ne sont pas photographiés, les objectifs étant peu visibles par suite des nuages.

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(collection: Yves GARCIA)

Saint-Dizier: 22 mars 1945. Mission de guerre: Avions disponibles : 37 ; équipages : 41. Météo très favorable. Mission : objectif, remblai de voie ferrée à NECKARGERACH. La mission décolle sous le commandement du commandant MICHAUD avec 4 flights. Temps magnifique. Mission réussie.

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(collection: Yves GARCIA)

Saint-Dizier: 23 mars 1945. Mission de guerre: Avions disponibles : 38 ; équipages : 40. Météo très favorable. Mission : objectif principal, pont voie ferrée double et routier sur le NECKAR à NECKARGEMÜND. La mission décolle à 4 flights sous le commandement du commandant ROUGET. Le pont est cassé. Mission réussie.

edmond garcia Neckargemund,bombardement pont,34 ème Escadre

Saint-Dizier: 24 mars 1945. Mission de guerre: Avions disponibles : 37 ; équipages : 36. Météo : favorable. Mission : objectif principal, pont voie ferrée à PFORZHEIM. La mission décolle à 3 flights sous les ordres du commandant LAGER.

Saint-Dizier: 25 mars 1945. Mission de guerre: Avions disponibles : 38 ; équipages : 41. Météo : objectifs situés zone est d'une dépression centrée sur l'Angleterre, objectif couvert par stratus visibilité bonne. Mission : objectif principal, 2 dépôts à MALSH, nord-est de RASTATT. La mission décolle à 4 flights sous les ordres du colonel CHASSANDE-PATRON. Mission particulièrement réussie : 2 flights atteignent le but, un ne largue pas ses bombes et un autre bombarde un objectif non prévu, un peu au sud. Un avion du 1/32, commandant d'avion lieutenant SCHUTZ, est manquant, atteint au moteur gauche ; il a pris feu et s'est écrasé au sol à l'entrée sud de BIETIGHEIM.

Saint-Dizier: 5 avril 1945. Mission de guerre: Avions disponibles : 40 ; équipages disponibles : 42. Météo : bonne à SAINT-DIZIER, médiocre sur l'objectif. Mission : bombardement du dépôt d'huile de GEISLINGEN (objectif numéro 1) ou du dépôt d'huile de WEISSENHORM.

4 flights participent à la mission sous les ordres du commandant ROUGET, commandant en second de la 34 e. Après un décollage à 20'' d'intervalle, impeccable, et le rassemblement habituel au-dessus du terrain, la formation se dirige sur SELESTAT, point de rendez-vous avec la chasse, puis sur LANDAU, SPIRE, WIMPFEN, LORCH (PI) où est prise la formation d'attaque (colonne décalée vers la gauche). L'expédition effectue un premier passage mais les nuages qui sont sur l'objectif empêchent tout bombardement. Au cours d'un deuxième passage, deux flights seulement peuvent bombarder. Retour par l'itinéraire aller.

Saint-Dizier: 8 avril 1945. Mission de guerre: Avions disponibles : 36 ; équipages disponibles : 44. Météo : bonne. 5 flights sous les ordres du lieutenant-colonel CHASSANDE-PATRON doivent attaquer les mêmes objectifs : GEISLINGEN et WEISSENHORM, même itinéraire que pour la mission du 5. 2 flights atteignent l'objectif qui est laissé en feu.

642 bombes 200 livres et 40 bombes de 500 livres ont été larguées, soit plus de 42 tonnes.

Saint-Dizier: 9 avril 1945. Mission de guerre: Avions disponibles : 37 ; équipages disponibles : 44. Météo : bonne. 4 flights sous les ordres du lieutenant-colonel CHASSANDE-PATRON attaquent le dépôt de WEISSENHORM, objectif secondaire des jours précédents. La mission est particulièrement bien réussie. Résultats : 100 %. L'expédition rentre, laissant le dépôt en flammes. 175 bombes de 500 livres ont été larguées, soit 4 t. 750.

edmond garcia Chariots de bombes(pour B26) (2)

(collection: Yves GARCIA)

Saint-Dizier: 10 avril 1945. Mission de guerre: Avions disponibles : 36 ; équipages disponibles : 44. Météo : bonne. 72 avions de la 34 e escadre et de la 31 e escadre sous les ordres du lieutenant-colonel CHASSANDE-PATRON doivent attaquer la région fortifiée de SCHWEINFURT. La 34 e escadre fournit 6 flights. Les 3 autres flights sont très gênés par la DCA qui est très active. 7 avions sont touchés mais tous réussissent à rentrer au terrain. Les résultats des avions de la 31 e n'ont pu être observés par l'escadre. De toute manière SCHWEINFURT fume.

118 bombes 2000 livres ont été larguées sur l'objectif, soit 59 tonnes.

Saint-Dizier: 11 avril 1945. Mission de guerre: Avions disponibles : 37 ; équipages disponibles : 41. Météo : bonne. Mission : 4 flights de la 34 e escadre doivent bombarder le dépôt de munitions de STASS (objectif 1) ou le dépôt d'AALEN (objectif 2). L'expédition est commandée par le commandant STEFF commandant la 2/63.

La mission est réussie : deux flights atteignent en plein le dépôt de STRASS, une grosse explosion ressentie par les équipages.

138 bombes de 500 livres, soit 47 tonnes, ont été déversées sur l'objectif.

Saint-Dizier: 14 avril 1945. Mission de guerre: Avions disponibles : 40 ; équipages disponibles : 42. Météo : brume le matin, beau temps à partir de midi. Mission : attaque de la position de défense sur "Front Atlantique" à VAUX-SUR-MER par 6 flights sous les ordres du lieutenant-colonel CHASSANDE-PATRON. Les objectifs sont atteints : 4 batteries sont détruites, la route de ROYAN - LA TREMBLADE - est coupée. 401 bombes de 260 livres et 120 clusters de 100 livres ont été largués sur les objectifs.

Saint-Dizier: 15 avril 1945. Mission de guerre: Avions disponibles 38 ; équipages disponibles : 44. Météo favorable, beau temps.

Mission: a) Matin. 2 expéditions de 18 avions chacune ont pour mission de bombarder, la première, des tourelles blindées, la deuxième, des zones de défense, à JAFFE et ROUBE (?) (Front de l'Atlantique).

La 1ère expédition est commandée par le commandant BIGOT, commandant le G.B. 2/52 . Les résultats des 2 flights ne sont pas très brillants, un flight cependant atteint l'objectif.

La 2 e expédition est commandée par le commandant BOUYER commandant le G.B. 1/32. 1 seul flight atteint l'objectif, 75% de ses bombes sont au but.

b) Après-midi. 24 avions sous les ordres du lieutenant-colonel CHASSANDE-PATRON doivent bombarder les zones de défense de VAUX.

La mission décolle mais à peine partie est décommandée en raison des brillants succès obtenus par les bombardements précédents.

Le matin, les 38 avions avaient largué : 9 bombes de 2000 livres, 41 bombes de 1000 livres.

Saint-Dizier: 16 avril 1945. Mission de guerre: Avions disponibles : 36 ; équipage disponibles : 43. Météo favorable.

Mission : matin, soutenant l'effort demandé pour réduire les poches de ROYAN et de la POINTE DE GRAVE, l'escadre effectue 2 missions au cours de cette journée.

Matin. Objectif : canons sur tourelles blindées à la COUBRE, 2 expéditions de 3 flights chacune (commandant ROUZAUD, commandant BOUYER).

Bombardement à 9h10 et 9h20. Malgré la grande difficulté rencontrée par les bombardiers pour identifier les tourelles au milieu des clairières retournées par les bombardements précédents, les résultats sont bons.

2 flights à 6 avions mettent 100% au but 3 autres flights mettent 75% au but.

Après-midi. Objectif : positions de défense à proximité est du phare de LA COUBRE. Une expédition de 5 flights sous les ordres du lieutenant-colonel CHASSANDE-PATRON attaque à 17 heures 57. Bel objectif pour les bombardiers qui obtiennent de bons résultats sur cette zone, à l'exception du flight n°5 qui largue beaucoup trop court. Tonnage pour la journée : 6 bombes de 2000 livres, 112 bombes de 1000 livres, 140 bombes de 500 livres, 3 bombes de 100 livres.

Saint-Dizier: 17 avril 1945. Mission de guerre: Avions disponibles : 39 ; équipages disponibles : 43. Météo : favorable. Mission : deux missions aujourd'hui, encore pour venir en appui des forces terrestres à la pointe de LA COUBRE. Objectif du matin : batteries lourdes à la pointe de LA COUBRE. La première expédition de 3 flights (commandant BIGOT) attaque les positions E ; les premiers et deuxième flights obtiennent d'assez bon résultats. La deuxième expédition (commandant ROUZAUD) attaque les positions W. 2 flights mettent dans la zone de l'objectif, mais pas de coups directs sur les batteries.

Objectif de l'après-midi : les batteries constituant les objectifs du matin ont dues être réduites au silence, car l'après-midi les efforts ont porté sur la forteresse du château d'OLERON, dont les canons bombardent le continent. 4 flights sous les ordres du lieutenant-colonel commandant l'escadre réalisent une concentration peu ordinaire sur l'objectif. Les constructions doivent être dures car des coups directs sur les bâtiments, observés sur les photos prisent après le bombardement, n'ont fait apparemment aucun dégât. On ne sait pas ce qui s'est passé à l'intérieur. Hélas, comme disait le général DE GAULLE, c'est toujours notre pauvre pays qui trinque.

Tonnage largué pour la journée : 234 bombes de 1000 livres.

Saint-Dizier: 18 avril 1945. Mission de guerre: Avions disponibles : 35 ; équipages disponibles : 42. Météo : favorable. Mission : quittant le Front de l'Atlantique où les troupes du général DE LARMINAT terminent le nettoyage des pointes de LA COUBRE, l'escadre va participer à la neutralisation de l'aviation de chasse ennemie sur le terrain. Aujourd'hui, objectif : terrain de RISTISSEN.

L'expédition, sous les ordres du commandant ROUGET, comprend 6 flights dont 2 à quatre avions. Une concentration peu ordinaire des traînées est réalisée par nos bombardiers dans la zone impartie à l'escadre. Après l'attaque, 6 avions ont été détruits au sol. l'incendie ravage l'objectif. Tonnage largué : 655 bombes clusters de 100 livres soit 66 500 livres.

Saint-Dizier: 19 avril 1945. Mission de guerre: Avions disponibles : 35 ; équipages disponibles : 42. Météo : favorable. Mission : 3 flights sous les ordres du commandant ROUZAUD sont chargés d'attaquer un dépôt à DONAUESCHINGEN. Tonnage largué : 63 de 1000 livres. Un flight met au but.

Saint-Dizier: 20 avril 1945. Mission de guerre: Avions disponibles : 33 ; équipages disponibles : 43. Météo : favorable. Mission : poursuite de l'effort sur les terrains ennemis par l'attaque du terrain de LAUPHEIN. 4 flights sous les ordres du commandant ROUGET. Bombardement à 11 heures 45. L'objectif est laissé en flammes. 5 avions au moins ont été détruits au sol. Bombes larguées : 532 bombes cluster frag. de 100 livres = 53 200 livres.

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(collection: Yves GARCIA)

Saint-Dizier: 25 avril 1945. Mission de guerre: Avions disponibles : 42 ; équipages : 42. Météo : favorable. La mission d'aujourd'hui comportait l'attaque des dépôts de munitions d'EBENHAUSEN. 6 flights, sous les ordres du colonel CHASSANDE-PATRON, attaquent 30 minutes après la 31e escadre et font sauter ce qui reste du dépôt. De très belles photos sont rapportées par les équipages.

Tonnage largué : 492 bombes de 250 livres = 123 000 livres.

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Défilé de la victoire à St Dizier en 1945, peut-être le 1/32 Bourgogne?.

(collection: Yves GARCIA)

Saint-Dizier: 8 mai 1945. JOUR "V" L'Allemagne vaincue signe par la plume de Von Keitel sa reddition sans condition aux alliés, Anglais, Américains, Russes et Français. La séance historique se déroule à REIMS ce jour à 2 heures 41. Ce jour sera marqué à l'escadre, le matin, par une prise d'armes pour remise de la croix de la Légion d'Honneur aux commandants MICHAUD et ROUZAUD. L'après-midi, un grand défilé des troupes de la brigade, présentées par le lieutenant-colonel CHASSANDE-PATRON, et des troupes américaines a lieu sur la place de SAINT-DIZIER. Les rues sont pavoisées aux trois couleurs et aux couleurs alliées. Mais la population, peu habituée à un tel déploiement de troupes, est peu fervente dans ses acclamations. Est-ce timidité ? Indifférence après tant d'années de contraintes et de renoncements ? La cérémonie se termine au Monument aux Morts. Discours, dépôt de gerbe et appel des disparus. Le soir réjouissances populaires, à l'échelle de SAINT-DIZIER hélas ou des différents cantonnements des groupes. On aurait aimé se trouver à PARIS, d'où les nouvelles arrivent toutes chargées de liesse des Grands Boulevards, mais... le 3e bureau, il faut mettre au point le défilé aérien qui doit avoir lieu sur PARIS.

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B26 MARAUDER sur Paris. 

(collection: Yves GARCIA)

Saint-Dizier: 9 mai 1945: Avions disponibles : 44 ; équipages : 39. 36 avions de l'escadre participent au défilé aérien sur PARIS qui a lieu à 18 heures, à l'instant où le général De Gaulle ranime la flamme au Tombeau de l'Inconnu. Le groupe BRETAGNE défile en formation de croix de Lorraine, suivi de 2 formations de 5 flights en colonne. La présentation est impeccablement réussie. A bord des avions, on entend la présentation radio diffusée du défilé, faite au sol par le général PIOLET, chef du cabinet militaire du ministre de l'air.

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B26 MARAUDER  sur Paris. 

(collection: Yves GARCIA)

Saint-Dizier : 25 mai 1945 : Le colonel commandant l'escadre part en mission de rapatriement de prisonniers en Allemagne. Atterrissage à LINZ en Autriche. Les officiers de l'Air qui doivent être rapatriés sont déjà revenus. L'avion ramènera pourtant 11 officiers de l'Armée de Terre. Visite en 24 heures à SALZBOURG et BERCHTESGADEN.

Saint-Dizier : 29 mai 1945 : Le général DOYLE, commandant le 42e Wing, doit venir ce jour faire ses adieux à la brigade et remettre les insignes de spécialités américaines au personnel navigant. Une prise d'armes réunissant tous les équipages, plus une compagnie d'honneur par escadre, a lieu sur le run-way nord-sud du terrain. A 13 heures 30 est terminée la mise en place. Le temps menaçant depuis le matin ne permettra pas l'arrivée de l'avion du général DOYLE. La cérémonie est décommandée, alors que les averses commencent depuis 20' à nous rafraîchir.

CITATION OBTENUE PAR LA

34e ESCADRE DE BOMBARDEMENT.

Citation à l'ordre de l'armée aérienne.

Décision 826 du 12-6-45.

Sous le commandement du colonel BODET, réunissant la 31e escadre commandée par le commandant de MARICOURT et la 34e escadre commandée par le lieutenant-colonel CHASSANDE-PATRON, a, au cours de l'hiver 1944 et du printemps 1945, pris une part des plus actives à la préparation et à l'appui des offensives alliées en Alsace, en Rhénanie et dans le Palatinat.

Ces brillantes actions, la précision et l'efficacité de ses tirs, lui ont valu à maintes reprises les félicitations du commandement aérien allié.

Première grande unité aérienne réengagée, a su montrer que l'aviation française n'avait perdu aucune de ses qualités guerrières et était digne à la fois du glorieux passé des formations de bombardement de 1914-1918 dont elle est l'unité de tradition, et des unités du 42e Wing américain au côté duquel elle était engagée et qu'elle a réussi à égaler par la précision et la concentration de ses tirs et la valeur des résultats obtenus.

S'est illustrée en particulier en détruisant:

- le 22 février 1945, lors de l'attaque des voies de communication allemande, huit stations de chemin de fer;

- le 28 février 1945, les usines d'EMMENDINGEN;

- le 16 mars 1945, les fortifications de la ligne Siegfried, ouvrant ainsi la porte du Palatinat aux forces terrestres alliées;

- le 9 avril 1945, les dépôts d'essence de WEISSENHORM;

- les 14,15,16,17 avril 1945, les fortifications allemandes de la région de ROYAN, de LA COUBRE et d'OLERON, en exécutant dans une même journée jusqu'à 130 sorties;

- le 25 avril, les dépôts de munitions d'EBENHAUSEN.

Durant cette période, a effectué près de 2800 sorties et 11 350 heures de vol de guerre et lancé plus de 3600 tonnes de bombes, malgré une défense aérienne dense et redoutablement précise, qui a descendu 9 avions et en a endommagé 200 autres.

- JOLY (Claude-A.-P.), lieutenant de la 34 e escadre de bombardement: officier navigateur bombardier de grande classe possédant de telles qualités de cran, de calme et d'habileté professionnelles qu'il fut choisi comme leader de formation. A effectué à ce titre au cours de la campagne d'Alsace et d'Allemagne de nombreuses missions. A obtenu régulièrement d'excellents résultats malgré des conditions de tir rendues souvent difficiles soit par les réactions de l'ennemi, soit par l'exiguité des objectifs assignés, notamment au cours des missions des 15 et 19 mars 1945, où il plaça la totalité de ses bombes au but, causant ainsi de graves dommages aux installations ennemies. Déjà cité.

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2/52 FRANCHE-COMTE

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Créé le 1er septembre 1943 à partir du groupe de bombardement II/52, le groupe de bombardement moyen 2/52 Franche-Comté ne disposa dans un premier temps que d'un matériel hétérogène formé essentiellement de Douglas DB-7 et de Morane-Saulnier MS-230 et 315. Faisant mouvement sur Médiouna le 30 octobre, cette unité y subit un entraînement intensif avant de gagner le centre de formation édifié par les Américains à Télergma, où elle reçut le nom de Franche-Comté. 

Les équipages rallièrent ensuite Châteaudun-du-Rhumel, où fonctionnait un centre de perfectionnement pour bombardiers moyens B-26, et le Franche-Comté commença à percevoir les premiers avions de ce type le 26 juin suivant.

Le 19 juillet, le groupe tout entier embarqua à destination de Villacidro (Sardaigne), d'où il devait opérer au-dessus de l'Italie. Effectuant quelques missions d'essai en compagnie d'autres unités de bombardement moyen de l'armée de l'Air, le 2/52 accomplit sa première véritable sortie de guerre le 3 août, en attaquant une voie ferrée dans la région de Turin.

 

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(collection: Jean-Marc CLOTES)

 

Dès le lendemain, ses B-26 opérèrent sur la France, bombardant un pont ferroviaire situé près de Nice, et ils prirent part aux actions préliminaires au débarquement en Provence menées par l'aviation alliée. Le 2/52 pilonna systématiquement les défenses mises en place par les Allemands sur le littoral méditerranéen et largua plusieurs tonnes de bombes sur des ponts ferroviaires et routiers situés près de Sisteron.

Ayant participé à la bataille de Toulon, au cours de laquelle il effectua de nombreuses sorties. il reprit ses attaques sur l'Italie le 24 août 1944 et accomplit sa dix-neuvième mission de guerre trois jours plus tard.

Le 27 septembre suivant, au terme de nombreuses autres actions sur le territoire italien, le groupe se prépara à gagner la France par la voie maritime, il parvint à Istres le 4 octobre. Avec la 34e escadre, dont il faisait partie, le 2/52 fut intégré dans le 1er corps aérien français dès le 15 de ce mois et gagna Lyon le 11 novembre. Dès lors, il entreprit plusieurs sorties sur le Rhin, mais les mauvaises conditions atmosphériques annulèrent pendant quelques temps les sorties opérationnelles; celles-ci reprirent assez vite, sans que le groupe subisse des pertes aussi importantes que ses homologues de la 34e escadre.

Le 1er janvier 1945, le 2/52 accomplit sa quarante-huitième mission de guerre, sur la gare de triage de Fribourg, et, le 5 mars, l'un de ses B-26 mena un raid sur le tunnel de San Remo en compagnie d'autres avions français. Puis les vols d'escadres ne cessèrent de se succéder sur l'Allemagne, la trente-quatrième opérant souvent de concert avec la trente et unième.

De Lyon, le Franche-Comté gagna Saint-Dizier le 20 mars, et il poursuivit ses incursions sur le territoire du Reich. Le 14 avril, il gagna avec d'autres groupes l'ouest de la France pour soutenir les forces terrestres alliées engagées dans la réduction des poches de Royan et de Grave. Il ne quitta ce secteur que le 18 pour regagner l'est du pays et être engagé sur l'Allemagne.

L'entraînement reprit en juin 1945, et le Franche-Comté gagna Althausen le 10 octobre de la même année. Au cours des hostilités, le GBM 2/52 avait accompli quatre-vingt-neuf missions de guerre représentant six cent cinquante sorties et largué 925 t de bombes.

Après avoir effectué de nombreuses missions de transport entre la métropole et l'Afrique-du-Nord, le Franche-Comté s'installa à Blida, en Algérie, le 15 octobre 1946 et fut rattaché un mois plus tard au groupement des moyens militaires de transport aérien (GMMTA) sous la dénomination de groupe de transport 2/62.

Envoyé en Indochine le 6 août 1948, il y demeura jusqu'au 15 octobre 1955 et fut incorporé dans la 61e escadre de transport en tant qu'escadron de transport 4/61. A partir du 1er novembre 1956, cette unité adopta l'appellation d'escadron de transport 2/61.

(source: L'AVIATION N°203)

franche comté img875

L'insigne du GBM 2/52 Franche-Comté était l'écusson de la province de Franche-Comté.

Bombardement.

Sorties ou missions: 661 - Tués: 16.

Le GBM 2/52 Franche-Comté, avec ses escadrilles SAL 19 et BR 104, fait partie de la 34 ème Escadre de bombardement moyen.

Le 27 juin 1943, le groupe de reconnaissance 2/52 est basé à Noisy-les-Bains, commandé par les commandants Tuffal, puis Paul Badré (pilote du CEV) le 10 juillet. Il a des Douglas DB 7 et une demi-douzaine d'avions école (Morane 230...)

Le groupe part en novembre 1943 pour Médiouna au Maroc et devient groupe de bombardement en janvier 1944 en prenant le nom de Franche-Comté.

Le GBM 2/52 est en mars à Télergma et il part le 21 juillet 1944 pour Villacidro pour participer aux opérations à partir du 6 août 1944 sous les ordres du lieutenant-colonel Paul Badré, puis des commandants Lager et Bigot.

Il rejoint ensuite la base de Blida où, pendant deux ans, il assurera avec ses Marauder, dans le cadre du GMMTA, les liaisons entre l'Afrique du Nord et la métropole avant de rejoindre l'Indochine en 1949.

Le GBM 2/52 a perdu un avion et dix hommes.

 

edmond garcia Bombardements sur l'Allemagne,Martin Marauder B26 (3)

(collection: Yves GARCIA)

 

edmond garcia Martin B26 Marauder)

(collection: Yves GARCIA)

 B-26 MARAUDER  18 - 218 7786  -  11 - 467 940.

edmond garcia Martin Marauder B26 (8)

(collection: Yves GARCIA)

Citation a l'ordre de l'armée aérienne.

- Sous-Lieutenant BONNEVAL André, sous-lieutenant du G.B.M. 1/32 "Bourgogne": officier navigateur d'élite ayant rejoint volontairement l'armée d'Afrique au cours de la nuit du 11 au 12 novembre 1942 en effectuant une mission spéciale. Navigateur d'un équipage guide de formation, a participé à la campagne d'Italie et à la campagne d'Allemagne. Toujours très calme, malgré les tirs les plus intenses de la défense ennemie et, en dépit des conditions atmosphériques souvent défavorables, a réussi à conduire sa formation sur les objectifs assignés, a permis ainsi la neutralisation d'un point de passage d'une importance tactique considérable les 17 novembre 1944 et 22 janvier 1945 et la destruction d'un important dépôt de munitions le 14 février 1945. Au cours de ces missions, la formation était durement éprouvée par les canons antiaériens qui endommageaient 50% des avions et en abattant trois.

Cette citation annule et remplace la citation à l'ordre de l'aviation de bombardement accordée par ordre général n°32 du 22 mai 1945.

- GOC Michel.

- S/Lt ARNAULT.

- Cpt AUZIOL Cdt la 1er escadrille.

- AUGER.

- ALAIN.

- obs: S/Lt AUBRAC.

- Sgt Armanet.

- Cpl/C AINAU.

- Cdt BIGOT.

- Navigateur: Aspirant BEDEAU - DCD en 2018.

- 2 cl. BENGUIGUI.

- Cdt BADRE commandant de la 2ème escadrille du GBM 2/52.

- Lt BRUNAUD.

- S/Lt BRILLET.

- BORDES.

- Sgt BIT.

- Adjt CAILLEBOTTE.

- Adjt CHERRIER.

- Sgt/C CAZABAT.

- Sgt DENIZOT.

- DENIS.

- Sgt EMERY.

- Cpt d'ERCEVILLE.

- Sgt ESSEAU.

- Lt de FONTAGES.

- Pilote: GAZZANO.

UN AILIER INATTENDU.

MARAUDER 2-52 franche comté Scan

 

B-26 "Marauder" du groupe 2/52 "Franche Comté" sur la base de Blida en 1946.

La brigade de "Marauders" est regroupée à Saint-Dizier, cela se passe au début d'avril 1945. Le "briefing", qui a lieu très tôt ce jour-là, regroupe les représentants des six groupes sous la surveillance attentive des délégués de la brigade.

Mission prévue: six "boîtes" de "Marauders" venant s'insérer dans un dispositif impressionnant. Objectif: les usines de Schweinfurt, ville industrielle de l'est, près de Stuttgart.

Le "brienfing" terminé, départ vers les avions, décollage et regroupement au-dessus du terrain, puis en route vers le point de rassemblement et cap sur l'objectif. Les chasseurs de protection se mettent en place lorsque nous franchissons le Rhin.

Peu ou pas de réaction de la "Flak" au début mais, en se rapprochant de Schweinfurt, elle devient plus dense d'abord, puis très violente au moment du "bomb run" qui nous dirige vers l'objectif.

C'est à ce moment  que mon moteur droit commence à cafouiller et, au dégagement après le largage des bombes, je dois abandonner la formation, mon moteur se refusant à fournir la moindre puissance. Suivent les manoeuvres normales de secours: hélice en drapeau, stabilisation de l'avion, changement de cap, etc. L'avion se comporte très bien, et dans une quiétude à demie retrouvée seulement, nous examinons la situation.

Nous avons perdu près de 4000 pieds et notre formation se profile déjà dans le lointain à l'horizon et il n'y a plus aucun chasseur en vue. Bref, nous sommes seuls, et bien que les réactions de la "Flak" ne soient pas à redouter sur le reste du parcours, nous risquons en revanche une attaque possible de la chasse adverse. Nous nous sentons bien seuls!

Peu de temps après, mon copilote me fait signe pour regarder à ma droite. A ma grande surprise, et à ma grande joie aussi, je constate qu'un autre B-26 est en vol de groupe avec nous. En y regardant de plus près, je distingue le pilote: le lieutenant de Fontanges, tout souriant !

Au passage du Rhin, de Fontanges nous abandonne pour rentrer à Saint-Dizier. Quant à nous, après encore une dizaine de minutes de vol, nous nous posons à Colmar où nous sommes accueillis par le capitaine Villaceque qui commande l'escadron de "Spit" stationné sur le terrain. Dans la journée, les responsables de la Mécanique arrivent de Saint-Dizier et nous apprennent que le compresseur du moteur est hors service.

Je ne suis rentré à la base que le surlendemain et de Fontanges me dit simplement "Je n'ai pas voulu vous abandonner".

C'était cela la solidarité chez les "Marauders".

Général GAZZANO.

(Source: PIONNIERS -Revue aéronautique - N° 173 janvier 2008)

- Lt GARCIA Edmond.

- GAY.

- Pilote: Sgt GRANVAL.

- Cdt HERON.

- Radio: Adjt/C JASPARD.

- Cpt LANIER LACHAISE.

- Cdt LAGER.

- LEBEL Louis.

- LECALIER Raymond.

- Mitrailleur: Cpl LABAYLE Eugène.

- Sgt/C LUBY.

- Sgt/C LEBEL.

- MALARD André.

- Sgt/C MECHAIN.

- Sgt MARTIN.

- Sgt/C MARTINET.

- Pilote: Adjt MERIZON.

- Cdt MENARD.

- Sgt RICHARD.

- Cpt ROLLAND. Commandant de la 2ème escadrille.

- Adjt STOUFF.

- Lt SICRE.

- Sgt SOLAIRE.

- Lt TROTIN.

- Sgt VOISIN.

André Guérin 4bis (1) (1)

 

S/Lt André GUERIN " dit GRANDVAL" - 2/52 "FRANCHE COMTE"

(collection: Famille GUERIN)

CAMPAGNES.

- Italie (opération groupe 2/52) - du 03/08/1944 au 04/01/1944.

- Contre l'Allemagne (opération groupe 2/52) - du 05/10/1944 au 31/03/1945.

CITATION.

Ordre Général n° 73 du 18/12/1946.

Le Général de Division Aérienne GERARDOT, chef d'Etat-major, et Général de l'Armée de l'Air.

cite à l'ordre de la Brigade Aérienne

Le Sous-lieutenant GUERIN André, dit "GRANDVAL" , du G.T. 2/52 "FRANCHE-COMTE"

Pilote extrêmement confirmé. Au cours de ces derniers mois a participé à de nombreuses missions de bombardements sur des objectifs fortement défendus.

D'un courage remarquable, a été blessé le 24 décembre 1944 au cours d'un atterrissage forcé en territoire ami, où il avait réussi à ramener son appareil gravement endommagé par la D.C.A. ennemie.

A déjà été cité. Cette citation comporte l'attribution de la Croix de Guerre avec Etoile de Bronze.

Citation a l'ordre de l'armée aérienne.

- Cne de VILLOUTREYS Etienne, capitaine, du G.B. 2/52 "France-Comté": officier doué des plus belles vertus morales et militaires, ayant une haute conscience de son devoir et de ses responsabilités, est venu volontairement dans une formation combattante pour participer directement à la lutte contre l'Allemagne. S'est imposé comme navigateur guide de formation et a contribué ainsi à maintes reprises, aux brillants succès obtenus par son Flieght sur des objectifs de l'Allemagne du Sud-Ouest défendus par une D.C.A. dense et précise. S'est notamment distingué les 23 et 24 mars, lors de l'attaque de ponts qui furent complètement détruits.

(Source: Richard Labayle)

ETAT-MAJOR

MORTS POUR LA FRANCE.

- Aspirant: MOREAU Camille.

- Sergent-chef: LEBLOND René.

GROUPE FRANCHE-COMTE 2/52.

MORTS AU CHAMP D'HONNEUR.

- Capitaine: CARTIER Jean.

- Lieutenant: WILLIAM Robert.

- Lieutenant: MARINI Jacques.

- Adjudant-chef: BERTRAN André.

- Adjudant: CASANOVA Albert.

- Sergent-chef: FERRIER Pierre.

- Sergent-chef: MASSON Jean.

- Sergent-chef: DONATO Antonin.

- Sergent: BENITZA Charles.

- Sergent: ELBEZE Yves.

MORTS POUR LA FRANCE.

- Lieutenant: GEFFREY Paul.

- Adjudant-chef: BRANCHE Marcel.

- Sergent-chef: SABATIER Etienne.

- Sergent: ESSEAU Henri.

- Sergent: DE LA GUERANDE René.

- 2ème classe: CONDOMINES Georges.

____________________

2/63 SENEGAL

senegal img872 (1)

Rééquipé par les Américains, le groupe de bombardement moyen 2/63 Sénégal fut doté de Martin B-26 Marauder, qu'il engagea en Italie, en France et en Allemagne de 1944 à 1945.

Le groupe de bombardement moyen 2/63 Sénégal trouve ses origines dans la fusion des groupes de bombardement I/63 et II/63 de l'ancienne armée de l'Air de Vichy. Expédié à Ouakam au milieu du mois de septembre 1943, le GB II/63 y récupéra une partie du matériel et du personnel du GB I/63, récemment dissous, et versa à la base de Thiès les Potez 63.11 et les Glenn Martin 167F dont il avait été équipé jusque-là.

Devant faire mouvement sur l'Afrique du Nord, il passa une grande partie du mois d'octobre, à préparer ce transfert. Le 29 octobre, le matériel volant du groupe prit le départ pour le Maroc, tandis que le reste de l'unité suivait par la voie maritime le 4 novembre. Le groupe arriva à Casablanca le 12 et prit en compte quelques Douglas DB-7 prélevés sur le 1/19 afin de commencer à s'entraîner.

Le 29 février 1944, le lieutenant-colonel Bouvard étant appelé à d'autres fonctions, le 2/63 passa sous les ordres du commandant Michaud. Le 21 avril suivant, il prit la direction de Télergma, où le personnel navigant commença à suivre des cours. Il fallut attendre le début du mois de mai pour que les moniteurs américains récemment arrivés initient les pilotes français au maniement du B-26. Le 6 juin suivant, le Sénégal rallia Châteaudun-du-Rhumel, où il reprit l'entraînement à un rythme soutenu.

Le départ pour Oran-La-Sénia intervint le 18 juillet et, le 25 août, le 2/63 reçut l'ordre de rejoindre Villacidro, en Sardaigne, avec dix-huit Martin B-26 Marauder, en vue de son engagement opérationnel en Europe continentale.

Les huit premiers jours de septembre furent consacrés au perfectionnement des équipages et à des conférences, données par des officiers supérieurs américains. En outre, les pilotes subirent un entraînement intensif au vol de groupe, auquel participa le GB 1/32 Bourgogne. Le 9 septembre, le Sénégal mena sa première mission de guerre, attaquant le pont de chemin de fer de Rubiera, dans la vallée du Pô. Le 10, ses B-26 bombardèrent le pont ferroviaire de Pontecurone, au sud de Gênes.

Puis les sorties s'orientèrent vers l'appui direct aux troupes terrestres engagées dans la région de Florence. Intégré dans la 34e escadre de bombardement, le 2/63 quitta Villacidro pour Istres le 4 octobre 1944, en suivant un itinéraire jalonné par Sassari, Ajaccio, l'île du Levant et Hyères. L'installation sur cette nouvelle base dura deux journées et, le 15 du même mois, l'échelon roulant débarqua à Marseille, l'entraînement des équipages reprenant alors rapidement. Au début de novembre, le Sénégal reçut l'ordre de se préparer à gagner Lyon-Bron.

Le 17 de ce mois, ses B-26 accomplirent leur première sortie sur l'Allemagne bombardant le pont ferroviaire de Neuenburg, sur le Rhin, entre Mulhouse et Mülheim. Dès lors, les sorties au-dessus de cette région se multiplièrent, avec des résultats plus ou moins bons. Le commandant Michaud étant détaché à l'état-major de la 34e escadre, le commandant Steff prit provisoirement le commandement du 2/63, dont les attaques visèrent vers vers la fin du mois de décembre 1944 des gares de triage.

Le 20 mars 1945, le groupe s'installa à Saint-Dizier, et, au milieu d'avril suivant, il prit part à la réduction des poches de Royan et de Grave en assaillant des batteries d'artillerie et des ouvrages ennemis. Ces opérations prirent fin le 18 de ce mois, laissant les équipages dans un grand état de fatigue et de tension.

Puis les sorties recommencèrent sur le Reich, visant essentiellement les aérodromes de la Luftwaffe. Les derniers jours de la guerre en Europe furent marqués par une période de calme et seules quelques missions d'entraînement furent entreprises.

Après la fin des hostilités, le Sénégal prit part depuis Lyon-Bron au rapatriement des prisonniers de guerre français en Allemagne. Installé à Saulgau, il y demeura jusqu'au 30 avril 1946, date où intervint sa dissolution. Il avait effectué près de vingt-cinq mille heures de vol représentant 4 796 sorties au cours du conflit et avait transporté 65 000 prisonniers lors des opérations de rapatriement.

(source: L'AVIATION N°204)

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Groupe SENEGAL

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Le GBM 2/63 Sénégal reprit les insignes de tradition du GB 2/63 mais adopta également l'emblème de la tête de nègre.

SENEGAL img873 (2)

 

SENEGAL img873 (1)

edmond garcia Martin Marauder B26(Mengen,Allemagne,1945 (5)

(collection: Yves GARCIA) 

Bombardement.

Sorties ou missions: 532 - Tués: 24 - Disparues: 11 - Prisonniers: 2 - Blessés: 2.

Le GBM 2/63 Sénégal, avec ses escadrilles VR 558 et F 554, fait partie de la 34 ème Escadres de bombardement moyen.

Issu du GB II/63 et héritier du 37 ème RA du Maroc, il est reconstitué en 1940 à Casablanca et fait mouvement sur Thiès, au Sénégal, le 8 janvier 1941 où il vole sur Martin 167F et Potez 63-11.

Il quitte le Sénégal en novembre 1943 et il est recréé le 29 février 1944 sur Marauder. Il arrive à Villacidro le 26 août 1944 et participe aux opérations à partir du 30 août 1944 sous les ordres des commandants Michaud, puis  Eugène Steff.

Lien vers le parcours du commandant Eugène STEFF.

HISTORIQUE DU GROUPE "TUNISIE" - HALIFAX GROUPES LOURDS FRANCAIS SQUADRONS 346 et 347 R.A.F

L'insigne de la 1ère escadrille du GB 1/25 était le hibou de l'escadrille 4 B3 de l'Aéronavale. L'insigne de la 2ème escadrille du GB 1/25 était un bison sur fond d'étoiles et de lune.

http://halifax346et347.canalblog.com

Le GBM 2/63 a eu deux avions abattus par la DCA et a perdu dix hommes.

- Cdt Steff commandant le 2/63.

 

carte Scan (695) 

carte Scan (696)

(Source: X. Saurel)

- Cpt ASENAR.

- Cpl ANDRIOT

- Roland BERTHALON.

- Henry BALLOT.

- Cdt BARRAQUE commandant de la 2ème escadrille.

- S/Lt BERGER.

- Col. CHASSANDE.

- Cpt CHANOY commandant provisoirement les opérations.

- Lucien CORBIAT.

- S/Lt Louis BEL.

"Louis BEL né à Lyon en août 1920, entra à l'Ecole d'aviation d'Istres juste avant la guerre. Il quitta la France début 1940 pour rejoindre l'Afrique par la Méditerranée : Algérie, Maroc, Sénégal. Il rejoindra les rangs de la future 2ème DB pour traverser une partie de l'Afrique. En avril 1944 il était à la BA 211 à Teleghma, en mai à St Arnaud puis à Chateaudun du Rumel. Il a été affecté au GB 2/63 Sénégal, a participé à beaucoup de bombardement en France, en Italie et en Allemagne. Il a été désaffecté au printemps 1946 après avoir fait beaucoup de transports de prisonniers de guerre. Il a fait toute sa carrière professionnelle au service maintenance d'Air France, a pris sa retraite en Sarthe en 1975. Il est décédé en septembre 2017.

(Source: François AUBIN)

- Lt DEMEUNYNCK.

- Pilote: Lt EUDES.

- Radio: Sgt/C FUSTER.

- Sgt GALINIER.

- Co-Pilote: Sgt HENRY.

- Mitrailleur de queue: Cpl LABAYLE Eugène.

- Cdt MICHAUD. 

- Sgt/C OREL.

- Bombardier: Aspt OSTROWKY.

- PEQUEY Marc.

- PIQUEMAL Ernest - Navigateur.

- Cdt ROUZAUD commandant le 2/63.

- Sgt ROBERT.

- Adjt SAJAGAN.

- Cdt STEFF.

- Adjt TOGNY.

(Source: Richard LABAYLE)

eugene labayle Scan 

Equipage du 588  Pilote: Lieutenant EUDE - Co-Pilote: Sgt/C HENRY - Bombardier: Adjudant: OSTROWSKY - Radio: Sgt/C FUSTER - Mitrailleur de queue: LABAYLE Eugène.

eugene labayle Scan (2)

(Collection: Richard LABAYLE)

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Défilé sur les Champs Elysées LE 18/06/1945.

( collection: Richard LABAYLE)

 

La campagne d'Alsace.

Novembre 1944 - mars 1945.

Au cours des durs combats qui vont la conduire jusqu'à la rive du Rhin, la Ire armée française va bénéficier de l'appui de:

- deux escadrilles de chasse:

- Ire escadre, à Luxeuil;

- 4e escadre, à Lyon-Bron, puis Ambérieu.

- deux escadres de bombardement moyen:

- 31e escadre, Lyon-Bron;

- 34e escadre, à Lyon-Bron.

- deux escadrilles de reconnaissance:

- Ire escadrille du groupe II/33, à Azelot, près Nancy;

- 2e escadrille du groupe II/33, à Dijon-Longvic (puis Luxeuil).

Durant les trois premiers jours de l'offensive, les forces aériennes françaises restent à peu près inactive. Les bourrasques de pluie et les tourmentes de neige se succèdent sans interruption. Seules, les escadrilles de reconnaissance tentent quelques sorties.

Mais, à partir du 17, l'activité reprend. Ce jour-là, en effet, les bombardiers moyens apparaissent sur le front d'Alsace.

Nous avons vu que, pendant le mois de septembre 1944, les deux escadres de "Marauder" basées à Villacidro avaient consacré toute leur activité au front d'Italie du Nord. Le 26 septembre, elles accomplissent leur dernière mission sur ce front en bombardant un pont routier au sud de Pavie.

B26 MARAUDER ITALIE

B26 MARAUDER en Italie.

Le 27 septembre, vient l'ordre de mouvement pour la France. L'échelon maritime quitte le premier la Sardaigne en direction de Marseille. Le 4 octobre, les B.26 atterrissent à Istres; ils y poursuivent leur entraînement avant de faire mouvement sur Bron, le 10 novembre.

Les 31e et 34e escadres sont maintenant placées sous les ordres du Ier corps aérien français. Afin d'assurer une parfaite coordination entre le Ier C.A.F. etn les escadres, un état-major de brigade est créé. Il entre aussitôt en fonctions, mais ce n'est que le Ier décembre, lors de la réorganisation de l'aviation de bombardement française, que naîtra officiellement la "brigade de bombardement moyen porteur", plus connue sous le nom de IIe brigade de bombardement.

Le 17 novembre, les deux escadres accomplissent leur première mission au-dessus de l'Allemagne. Le pont ferroviaire de Neuenbourg doit être détruit. C'est la 34e escadre qui fournit la plus grande partie des avions. Dès que la formation arrive sur l'objectif, des tirs, très denses, de Flak encadrent les appareils. Atteint de plein fouet, un avion du groupe II/63 explose et va s'écraser contre le pont. Deux parachutes seulement sur cinq se sont ouverts. Cinq autres Marauder sont touchés et reviennent avec des blessés.

Le 4 février , le pont de Neuenbourg est atteint. Exploit remarquable d'audace raisonnée que le chef du 3e bureau de l'état-major de la 34e escadre accomplit seul, à bord d'un Marauder, dans des conditions extrêmement difficiles et périlleuses.

Le 9 au matin, l'Alsace entière est libérée.

En dépit des conditions atmosphériques très défavorables, l'aviation française a participé efficacement à la victoire de nos troupes. Les pertes de la chasse sont d'importance: 3 pilotes à la 4e escadre et, au seul groupe 1/5 Champagne, 4 chasseurs dont le commandant d'unité. Les bombardiers moyens ont, eux aussi, payé un lourd tribut: un équipage a été tué, 2 Marauder abattus.

Février-mars 1945.

Le 22 février est déclenchée une opération d'ensemble puissante sur les voies ferrées allemandes. Les alliés visent deux buts:

- désorganiser d'abord le trafic ferroviaire allemand;

- provoquer ensuite une grève des cheminots.

Toutes les forces aériennes alliées disponibles (6.000 appareils environ) participent à cette action. Les chasseurs bombardiers coupent les voies ferrées tandis que les bombardiers moyens attaquent les gares, les centres de triage et les dépôts de matériel roulant. Pour sa part, notre IIe brigade de bombardement (31e et 34e escadres) reçoit du commandement américain l'ordre de détruire une douzaine de gares dans la région sud de la Forêt Noire.

La 31e escadre attaque successivement, par groupes de 6 Marauders, les gares de Stockach, Waldwies, Engen, Loffingen et Neustadt, tandis que la 34e déverse ses bombes sur Haslach, Biberach, Triberg, Hinterzarten et Steinach.Tous les objectifs sont détruits à l'exception de Waldwies.

 

Le 23 février, 48 Marauders des 31e et 34e escadres attaquent le dépôt de munitions et d'essence de Saint-Ingbert, à 10 kilomètres au nord-est de Sarrebrück. Le jour suivant, le pont ferroviaire de Rinthal saute. Puis c'est un groupe d'usines à Emmendingen qui est anéanti le dernier jour de février.

Le colonel commandant la IIe brigade de bombardement lance l'ordre du jour dont voici le préambule.

I° L'attaque se déclenche aujourd'hui sur le front de la VIIe armée américaine et de la Ire armée française, afin de chasser complètement les Allemands de la rive gauche du Rhin, de Bingen à Lauterbourg, après avoir enfoncé de vive force la position Siegfried dans sa partie la plus forte.

2° La IIe brigade de bombardement participe à cette action en appui direct des forces françaises;

3° Le Colonel, commandant la brigade, demande a tout le personnel sous ses ordres un effort particulier, peut-être l'ultime de cette guerre.

Le matin même de l'offensive, par très beau temps, 70 bombardiers moyens français pilonnent les positions ennemies au sud-ouest de Deux-Ponts. La Flak, toujours précise, n'entrave pas l'opération qui est renouvelée le lendemain avec le même nombre d'appareils.

Cette journée bien remplie s'achève par l'arrivée des 31e et 34e escadres de bombardement sur le terrain de Saint-Dizier.

LES OPÉRATIONS EN ALLEMAGNE ET EN AUTRICHE.

Outre leurs nombreuses missions d'appui aérien, les escadres de chasse poursuivent la destruction des arrières de l'ennemi. Les trains et les convois routiers sont les principaux objectifs des "Jabo" au cours de leurs attaques sur Willingen, schweningen, Tubingen, Freudenstadt.

Les bombardiers moyens complètent cette oeuvre de désorganisation par des actions puissantes contre les dépôts de ravitaillement de l'adversaire. Le 8 avril, le dépôt de carburants de Geislingen est attaqué par les Maraudeurs de la 31e escadre. Le lendemain, les Maraudeurs des 31e et 34e escadres incendient les réservoirs de Weisserhorn.

 

edmond garcia (9) Martin Marauder B26 (9)

(collection: Yves GARCIA)

 

Le 10 avril, les Thunderbolt de la 3e escadre bombardent les batteries qui, d'Asperg, tirent sur les éléments avancés français; les bombardiers moyens appuient les troupes américaines. Celles-ci sont parvenues devant Schweinfurt, mais la ville, puissamment fortifiée, interdit toute nouvelle progression. Pour appuyer l'attaque terrestre, le 42e wing américain et les deux escadres françaises de Marauders qui lui sont rattachées engagent la totalité de leurs moyens. C'est ainsi que 72 Marauders français participent au bombardement. La Flak réagit violemment.

Les avions de la 34e escadre lâchent 118 bombes de 1.000 livres; puis, 33 appareils de la 31e escadre larguent, à leur tour, 223 bombes de 500 livres. Lorsque les bombardiers quittent Schweinfurt, la ville est en flammes.

Le lendemain, 11 avril, nos Marauders bombardent le dépôt de munitions de Strass, près d'Ulm.

 

 

Le 18, nos bombardiers moyens qui, revenus du front de l'Atlantique, sont maintenant basés à Saint-Dizier. attaquent le terrain de Reinstetten, près d'Ulm. Les installations sont incendiées, les pistes bouleversées; 6 avions sont détruits au sol.

Le lendemain, nos Marauders font un raid important contre des dépôts de l'armée allemande. La 31e escadres bombarde un centre de ravitaillement dans les faubourgs d'Ulm et la 34e le dépôt de munitions de Donaueschingen.

Pour leurs derniers vols, les Marauders français n'ont pas à subir les attaques des Me 262 et c'est par un coup de maître qu'ils terminent la guerre; le 25 avril, les deux escadres attaquent le dépôt de munitions d'Ebenhausen. Les bombes atteignent en plein centre l'objectif qui explose.

(Source: LES FORCES AERIENNES FRANCAISES de 1939 à 1945)

_________________

Colonel Henry de Boisboissel

http://www.boisboissel.fr/histoirefamille/XX/henry/henry.htm

 

 

edmond garcia Marauder B26

(collection: Yves GARCIA)

 

yves garcia (15)

B-26 MARAUDER 5 janvier 1946.

(collection: Yves GARCIA)

 

B26(Paris_14-_07-1946)_(1)

B-26 MARAUDER Paris 14/07/1946.

(collection: Yves GARCIA)

 

B26(Paris_14-_07-1946)_(2)

B-26 MARAUDER Paris 14/07/1946.

(collection: Yves GARCIA)

edmond garcia B26,Paris (2)

B-26 MARAUDER Paris 14/7/1946.

(Collection: Yves GARCIA)

 GROUPE SENEGAL 2/63.

MORTS AU CHAMP D'HONNEUR.

- Lieutenant: BACH André.

- Lieutenant: FARGUES Paul.

- Adjudant: REVENU Raymond.

- Adjudant: VOYNET Michel.

- Caporal-chef: VINARD Jean.

MORTS POUR LA FRANCE.

- Commandant: BECOURT FOCH Jean.

- Capitaine: DARRE Paul.

- Lt JAOUEN André.

- Aspirant: DARRICAU Jean.

- Sergent-chef: LAEROSTIER Marcel.

- Sergent-chef: COUPIL René.

- Sergent-chef: COSTE Raymond.

- Sergent-chef: ROCHE Marcel.

- Sergent: LALANNE Pierre.

- Sergent: ALLARD Pierre.

- Sergent: MORENVAL Jules.

- Caporal: HERSCHER Roger.

- 2ème classe: BENEDI Edouard.

- 2ème classe: BLONDELLE Marc.

- 2ème classe: TEXIER Jean.

- 2ème classe: ORTIZ Manuel.

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(collection: Yves GARCIA)

LEGRAND, à Rochefort-sur-Mer en 1939.

SAL-28

L'insigne de la SAL-28 : un éléphant debout, dessiné par Asnard.

- Constituée sur Henri Farman, l'escadrille n°28 se trouvait en août-septembre 1914 sous la responsabilité de l'armée de Paris. Commandée par le capitaine Mailfert, cette unité quitta Issy-les-Moulineaux pour Amiens le 17 septembre 1914 et fut rattachée au groupe des divisions territoriales placé sous le commandement du général Brugère. Au début d'octobre elle rejoignit Amiens, puis s'installa à Doullens, d'où elle participa à la bataille de Picardie. Une quinzaine de jours plus tard, la HF-28 fut placée sous les ordres du 10ème corps d'armée et elle fut basée à Léalvillers, près d'Albert, le 12 novembre suivant.

Après avoir été mise à la disposition du 11ème corps, l'escadrille partit pour Saint-Cyr le 8 janvier 1915 afin de se ré-équiper sur Caudron G.3, devenant ainsi C-28. Dirigée par le capitaine Volmerange, elle fut mise à la disposition de la 56ème division d'infanterie, en ligne à Vauchelles, dans la Somme, le 10 février suivant. Après être passée par Mondicourt, elle fut placée sous le commandement de la Xème armée et rejoignit le 27 octobre 1915 le front de Champagne.

Le capitaine Volmerange ayant été remplacé par le lieutenant Pacaud au début de juillet 1916, la C-28 quitta le secteur de la ferme d'Alger, au nord de Châlons-sur-Marne, le 11 de ce mois pour être rattachée au 11ème corps d'armée, sur la Somme. L'escadrille devait participer à l'offensive lancée par les armées franco-britanniques dans cette région. Basée à Givresnes jusqu'en février 1917, elle quitta ce terrain d'aviation pour se rendre à Ham, où elle demeura jusqu'en juillet.

Elle fut ensuite mise sous les ordres du capitaine Aubé (4 juillet 1917) et partit pour julvécourt, en tant qu'escadrille du 2ème corps d'armée, avec les Sopwith 1 1/2 Strutter sur lesquels elle avait été transformée au milieu de l'année 1917.

Au début de 1918, alors que la SOP-28 était confiée au lieutenant Seyer, le haut commandement décida de la convertir sur Salmson 2.A2. Rebaptisée SAL-28, cette unité prit part notamment aux batailles menées en Picardie, puis autour du saillant de Saint-Mihiel.

Quand l'armistice entra en vigueur, la SAL-28 était à Frescaty. Dissoute en juillet 1919, elle fut reconstituée en tant que 1re escadrille du groupe de Cazaux et devint, en janvier 1937, 3ème escadrille du groupe II/19.

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 1/32 BOURGOGNE

bourgogne img866

Bombardement:

Les quinze MARAUDER du 1/32 Bourgogne

Aloxe Corton - Beaune et Chablis - Chambolle Musigny - Dijon - Gevrey Chambertin - Meursault - Moulin à Vent - Nuits Saint Georges - Pommard - Pouilly Fuissé - Pulligny Montrachet - Savigny lès Beaume - Vosne Romanée - Vougeot.

Sorties ou missions: 599 - Tués: 19 - Disparus: 13 - Blessés: 2.

Commandant Jean TOURTEAU

1/32 bourgogne

Le groupe de bombardement moyen (GBM) 1/32 Bourgogne trouve ses origines dans le groupe de bombardement 1/32, dont les escadrilles constitutives héritaient les insignes et les traditions des escadrilles n°35 et 7 de la Grande Guerre. Peu de temps après le débarquement américain (novembre 1942) en Afrique du Nord, cette unité reprit l'entraînement sur divers d'appareils, dont des DB7, des Morane-Saulnier MS.230 et des North Américain NAA-57, et quitta Casablanca, au début de mars 1943. 

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Sergent Jean TOURTEAU

(collection: François COULIARD)

De là, elle rallia Khouribga, avant de rejoindre Meknès, au mois de mai suivant. En août de la même année, le groupe fut désigné pour passer sur Martin B-26 Marauder et former, avec d'autres unités de bombardement françaises, le noyau d'escadres de cette spécialité. La formation des équipages continua pendant les mois qui suivirent, notamment sur Vultee A-35 et Douglas DB-7, et le 1/32 partit pour la base de Télergma en juin 1944, afin de commencer son instruction sur B-26 Marauder.

MarauderB26_3

Equipage du Sergent Jean TOURTEAU navigateur du B-26 Marauder "Montrachet" 64-334285.

(collection: François COULIARD)

yves garcia (8)

B-26 Maraudeur 64 "Montrachet" où la photo à été prise?

(collection: Yves GRACIA)

Complètement reconstitué, le Bourgogne fut réuni sur le terrain de Djedeïda le 16 juillet suivant, puis reçut l'ordre de départ pour la base de Villacidro en Sardaigne, où il devait s'intégrer dans la 34ème escadre de bombardement. 

MarauderB26_10

 1/32 Bourgogne B-26 Marauder 63-334 269.

(collection: François COULIARD)

La première mission de guerre du 1/32 intervint le 12 septembre 1944 et eut pour but la destruction de positions défensives allemandes dans la péninsule italienne, à Firenzuola. Au cours des journées suivantes, les Marauder du Bourgogne continuèrent leurs sorties au-dessus de ce secteur, et, à la fin de septembre, le groupe commença, à s'installer en France.

MarauderB26_11

1/32 Bourgogne B-26 MARAUDER 53-334 271.

(collection: François COULIARD)

Les premiers raids sur l'Alsace commencèrent le 17 novembre, à partir de Lyon-Bron, puis s'orientèrent progressivement sur le territoire allemand.

 

MarauderB26_12

1/32 Bourgogne

(collection: François COULIARD)

Le groupe accomplit sa vingt-troisième mission de guerre le 22 janvier 1945 et passa officiellement le 3 mars 1945 sous le commandement du commandant Bouyer, qui le dirigeait par intérim depuis le 15 décembre 1944.

 

MarauderB26_13

1/32 Bourgogne

(collection: François COULIARD)

Puis , le 20 de ce mois, le 1/32 fut cantonné à Saint-Dizier, d'où il continua ses vols de guerre. En avril, il participa aux grands bombardements conduits sur les poches de Royan et de Grave, avant de revenir dans l'est de la France et de prendre part à la campagne terminale en Allemagne.

 

MarauderB26_15

1/32 Bourgogne

(collection: François COULIARD)

Chargé de convoyer du personnel vers l'Afrique du Nord dès la fin des hostilités, le Bourgogne poursuivit ses missions entre Lyon et Alger pendant les mois de juin et de juillet 1945. Il s'installa à Mengen à la mi-septembre et fut dissous le 15 avril 1946.

(Source: L'aviation n°201)

JeanTourteauParcMonceau2008-2

Commandant Jean TOURTEAU, François COULIARD en 2008.

(collection: François COULIARD)

CITATIONS

 

CitationJeanTOURTEAU1

 

CitationJeanTourteau2

84883165_o

(collection: André GUEDEZ)

Je retrouve sur cette photo le Lt Jean TOURTEAU sur la base de Saïgon en 1949/50 "Tan Son Nhut" au Groupe ANJOU avec nos anciens des Groupes Lourds.

De gauche à droite:

N°1 S/Lt GAUSSIN, N°2 ??, N°3 Lt Jean TOURTEAU (ancien 1/32 Bourgogne), N°4 Adjt DUBOS, N°5 Lt André GUEDEZ, (ancien d'Elvington 1/25 Tunisie), N°6 Lt CROSIAT, (ancien d'Elvington 2/23 Guyenne), N°7 Lt Christian DARRIBEHAUDE (ancien d'Elvington 2/23 Guyenne), N°8 ??.

AVIS DE RECHERCHE GROUPE ANJOU SAÏGON "Tan Son Nhut" - HALIFAX GROUPES LOURDS FRANCAIS SQUADRONS 346 et 347 R.A.F

Officiers du Groupe Anjou à Saïgon en 1949/1950 "TAN SON NHUT" (collection: André GUEDEZ) N°1 Lt Christian DARRIBEHAUDE (ancien d'Elvington "2/23 Guyenne"), N°2 ??, N°3 ??, N°4, Lt CROSIAT (ancien d'Elvington "2/23 Guyenne" derrière le Lt GUEDEZ, le plus grand avec la casquette blanche), N°5 Lt André GUEDEZ (ancien d'Elvington

http://halifax346et347.canalblog.com

edmond garcia Marauder B26 abattu(Allemagne,1945)

(collection: Yves GARCIA)

La tragédie du Vosnes romanée.

vr-equipage

L'equipage du "Vosne-Romanée" (Paris-Match)

http://aviateurs.e-monsite.com/pages/de-1939-a-1945/la-tragedie-du-vosne-romanee.html

Photo Maraudeurs

Personnel du Groupe Bourgogne?  Henry BENOIT au 2ème rang 3ème à partir de la droite avec une casquette et une cigarette. Photo peut-être prise à Villacidro.

(collection: Daniel BENOIT)

edmond garcia Bombe dédicacée Puligny-Montrachet(B26 Marauder)

(collection: Yves GARCIA)

Bombe dédicacée du B-26 MARAUDER  Puligny Montrachet. 

edmond garcia Bombardements sur l'Allemagne,Martin Marauder B26 (4)

(collection: Yves GARCIA)

Bombardement sur l'Allemagne.

B-26 MARAUDER  54 - 334 580.

Avis de recherche

Yves GARCIA recherche des informations sur les lieux et dates concernant les B-26 MARAUDER.

yves garcia (4)

B-26 MARAUDER - 63-334 269 - 65-334 280 - 53-334 271.

(collection: Yves GARCIA)

yves garcia (5)

B-26 MARAUDER - 03-334 582.

(collection: Yves GARCIA)

yves garcia (6)

B-26 MARAUDER - 52-334...

(collection: Yves GARCIA)

yves garcia (7)

(collection: Yves GARCIA)

yves garcia (9)

B-26 MARAUDER - 63-334 269.

(collection: Yves GARCIA) 

- S/Lt BERTRAND.

- S/Lt BEAULIEU.

- Cdt BOUYER.

- S/Lt CHAMPROMIS.

- Cpt d'ERCEVILLE.

- Sgt FAUDRY.

- Cdt de MARICOURT.

- S/Lt MERCIER.

- Cpt ROLLAND.

- S/Lt VAL. 

- Cpt VOINIER.

GROUPE BOURGOGNE 1/32.

MORTS AU CHAMP D'HONNEUR.

- Capitaine ROLLAND Pierre.

- Lieutenant: SCHUTZ André.

- Sous-lieutenant: VAL Jacques.

- Sous-lieutenant: BERTRAND Marcel.

- Sous-lieutenant: YVETOT Robert.

- Aspirant: URSCH Paul.

- Sergent TAFANI François.

- Aspirant: COULONDOU Laurent.

MORTS POUR LA FRANCE.

- Sous-lieutenant: LE GOFF Yves.

- Adjudant: DUMAIL Georges.

- Sergent-chef: LACOSTE Léopold.

- Sergent-chef: EYMARD Gilbert.

- Sergent-chef: GASTON Georges.

- Sergent: SEYMARD Pierre.

- Sergent: DESCOURS Gaston.

- Sergent: TARQUINI Vincent.

- Sergent: LIENARD Roger.

- Caporal: TUREL André.

- 2ème classe: VILAIN Paul.

 

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1 novembre 2012

EQUIPAGE DU 2/23 GUYENNE

 

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 "Surgite!nox Adest"

"Levez-vous! Voici la nuit"

ENCADREMENT DU GROUPE

2/23 GUYENNE

Le groupe Guyenne était commandé au début des opérations par le lieutenant-colonel Venot, dont l'adjoint était le capitaine Puget. Après le 10 septembre, le capitaine Pujet pris le commandement du groupe, qu'il garda jusqu'à la fin.

Les commandants d'escadrille étaient, au début, le capitaine Simon, à la 3, le capitaine Marias à la 4; le commandant Simon disparu le 23 octobre, fut remplacé par le capitaine Thiry jusqu'en février 45; après le départ de celui-ci, le capitaine Goepfert prit le commandement de la 3e escadrille. A la 4e escadrille, le commandant Marias, screené le 16 novembre 1944, fut remplacé par le commandant Brohon, qui s'appelait alors Barrat; après son départ, la 4e escadrille fut commandée par le commandant Martin.

Le commandant Ladous était le leader des navigateurs; le commandant Blaès le leader des bombardiers, le lieutenant Carrat le leader des radios, le capitaine Rousseau le leader des mécaniciens. Seul le leader des mitrailleurs était un officier anglais.

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Les premier équipages du 346 Squadron 2/23 Guyenne sur la base d'Elvington le 27 mai 1944.

 (collection: André HAUTOT)

EQUIPAGE DU Lt-Col VENOT

EQUIPAGE VENOT 2-23 GUYENNE

Pilote: LcL VENOT (Cdt d'avion) Navigateur: Lt GUILLOCHEAU, Bombardier: Adjt KIPPERLE, Radio: Sgt LHOMON, Mécanicien: Sgt/C COUPEAU, Mitrailleur-supérieur: Sgt/C FINALE, Mitrailleur-arrière: Sgt/C BIAGGI.

2 Mécaniciens avion.

- 10.9.1944 - Objectif: OCTEVILLE - Squadron 346 - 6 morts.

- De retour de mission sur Octeville, le lieutenant-colonel VENOT, commandant le Groupe Guyenne, se présente pour l'atterrissage et effectue normalement son arrondi. Au moment où les roues touchent le sol, une formidable explosion se produit. Une des bombes placées sous l'aile et non larguée au moment du bombardement s'est détachée. L'avion prend feu immédiatement. Malgré la rapidité des secours, tout l'équipage périt carbonisé, à l'exception du lieutenant-colonel VENOT qui, bien que gravement brûlé, réussira à s'extraire du brasier. Les 6 tués ont été inhumés au cimetière d'Harrogate le 14 septembre 1944.

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EQUIPAGE DU Cpt MARIAS

equipage marias

Pilote: Cpt MARIAS (Cdt d'avion) Navigateur: Lt VERROT, Bombardier: Aspir. POUGNET, Radio: Sgt/C DIAZ, Mécanicien: Sgt/C LAFARGUES, Mitrailleur-supérieur: Sgt FRESIER, Mitrailleur-arrière: Sgt/C BLANC.

4 Mécaniciens avion.

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EQUIPAGE DU Cpt LECLERE

equipage leclere 2-23 GUYENNE

Pilote: Cpt LECLERE (Cdt d'avion) Navigateur: Aspir. FAYARD, Bombardier: S/Lt BERGEROO, Radio: Sgt/C MUNIER, Mécanicien: Sgt/C POQUE, Mitrailleur-supérieur: Sgt SAINT-HILAIRE, Mitrailleur-arrière: Adjt/C TASSERIE.

3 Mécaniciens avion.

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EQUIPAGE DU Lt DANNA.

Pilote:S/Lt MINARD, Navigateur: Lt DANNA (Cdt d'avion) Bombardier: Adjt PIROUTET, Radio: Adjt LEPETIT, Mécanicien: Sgt/C BOUGE, Mitrailleur-supérieur: Sgt DEMALAUSSENE, Mitrailleur-arrière: Sgt/C BELLE.

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EQUIPAGE DU Cpt BARON

equipage baron

Pilote: Cpt BARON (Cdt d'avion) Navigateur: Lt TRUCHE, Bombardier: Ajdt VIGNERON, Radio: Adjt/C MIGNOT, Mécanicien: Sgt/C CORMIER, Mitrailleur-supérieur: Sgt/C PETITJEAN, Mitrailleur-arrière: Sgt BOURELLY.

- 4/5.11.1944 - Objectif: BOCHUM - Squadron 346.

-Dans la nuit du 4 au 5 novembre 1944 le Halifax du capitaine BARON est attaqué par un chasseur de nuit au retour de mission. Trois membres de l'équipage sautent en parachute et sont sains et saufs. Les quatre autres périssent dans l'avion qui s'écrase à 15 miles nord-est de Vandelindoven. Au cours de ce raid, le lieutenant-colonel DAGAN de l'Etat-major de Londres avait tenu à effectuer une mission de guerre afin de se rendre compte de visu des difficultés afférentes. Cette nuit-là, il occupait la place de deuxième pilote. Lui aussi trouve la mort dans l'accident. Les cinq tués ont été inhumés au cimetière de Norf.

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EQUIPAGE DU Lt HABLOT.

Pilote: Lt HABLOT (Cdt d'avion) Navigateur: Lt de SAINT MARC, Bombardier: Lt WUILLEMIN, Radio: Adjt/C PHILIPPE, Mécanicien: Sgt/C PONS, Mitrailleur-supérieur: Sgt MANICK, Mitrailleur-arrière: Sgt/C YVARS.

-6.10.1944 - Objectif: SHOLVEN - Squadron 346.

- Après avoir bombardé l'objectif, sur le chemin du retour, le Halifax du capitaine HABLOT est attaqué par un chasseur allemand. Tout l'équipage réussit à sauter en parachute. Le capitaine HABLOT, le mitrailleur-arrière, le sergent YVARS, et le mitrailleur-supérieur, le sergent MANICK, sont indemnes. Le navigateur, le lieutenant de SAINT-MARC, est blessé au pied. Le sergent-chef PONS blessé à l'oeil reçoit des éclats dans la poitrine. Le lieutenant VUILLEMIN a sauté. Il est indemne, hélas au cours de la descente en parachute, celui-ci est criblé par plusieurs éclats d'obus. Le contact avec le sol est rude et VUILLEMIN gravement blessé: bassin fracturé, vessie éclatée. L'équipage au complet se retrouvera après la guerre.

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EQUIPAGE DU Lt DABADIE

equipage dabadie

Pilote: Adjt GUISE, Navigateur: Lt DABADIE (Cdt d'avion) Bombardier: S/Lt POTHUAU, Radio: Sgt/C ALAVOINE, Mécanicien: Sgt/C LELONG, Mitrailleur-supérieur: Sgt VAUTARD, Mitrailleur-arrière: Sgt VEGA.

- 4/5.11.1944 - Objectif: BOCHUM - Squadron 346.

- Le Halifax du lieutenant DABADIE est attaqué par-dessous. Le feu se déclare immédiatement au moteur intérieur gauche. Le lieutenant DABADIE appelle le pilote, l'adjudant GUISE, qui ne répond pas, probablement tué par la rafale. DABADIE donne l'ordre de sauter. Il ouvre la trappe d'évacuation avant, mais celle-ci se coince. DABADIE et le bombardier, le lieutenant PONTHUAU, sont enfermés dans la partie avant de la carlingue. Le radio, le sergent-chef LAVOINE, s'approche de la trappe. DABADIE lui fait signe de sauter et ALAVOINE évacue après avoir jeté un coup d'oeil vers l'arrière et vu le mécanicien, le sergent LELONG, tenter de mettre son parachute dans la fumée épaisse. Pendant ce temps, le mitrailleur-supérieur, le sergent VAUTARD ouvre la porte arrière et se précipite dans le vide. L'avion tombe à Hückelhoven (20 km N.O. de Cologne). Il seront les deux seuls rescapés. DABADIE et GUISE ont été inhumés au cimetière de Hückelhoven.

Les 3 autres corps n'ont pas été retrouvés.

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EQUIPAGE DU Cpt CALMEL

equipage1

Pilote: Cpt CALMEL (Cdt d'avion) Navigateur: Lt BERRARD, Bombardier: S/Lt PARDOEN, Radio: Sgt ALIX, Mécanicien: Adjt/C ALIX, Mitrailleur-supérieur: Sgt MECHALY, Mitrailleur-arrière: Sgt LADET-CHASSAGNE.

-----------------------------------------------------------------------

EQUIPAGE DU Cpt BERAUD

equipage beraud

Pilote: Cpt BERAUD (Cdt d'avion) Navigateur: Lt VALETTE, Bombardier: Lt RAFFIN, Radio: Adjt CLOAREC, Mécanicien: Sgt/C IMART, Mitrailleur-supérieur: Sgt/C BELLON, Mitrailleur-arrière: Adjt MANFROY.

6 Mécaniciens avion.

- 4/5.11.1944 - Objectif: BOCHUM - Squadron 346.


- Toujours au cours de la même nuit, le Halifax du Capitainr BERAUD est atteint par une rafale de mitrailleuse d'un chasseur de nuit. Les sept membres de l'équipage réussissent à sauter en parachute. Hélas, deux d'entre eux ne survivront pas: le lieutenant RAFFIN tombe sur une ligne à haute tension et meurt électrocuté. Le capitaine BERAUD pour sa part tombe non loin de là, son parachute déchiré. Ils avaient déclaré que " quoi qu'il arrive", il resteraient unis. Ils le sont dans la mort, enterrés dans le même cimetière, le cimetière communal de Stommein.

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EQUIPAGE DU Cpt BARBE 

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(collection: GOURMELLET Guy) 

Pilote: Adjt CHAMPEAUX, Navigateur: Cpt BARBE (Cdt d'avion) Bombardier: Lt FAYE, Radio: Adjt AGUER, Mécanicien: Adjt GONDOLLE, Mitrailleur-supérieur: Sgt COCHOIS, Mitrailleur-arrière: Sgt de la CLAVIERE.

---------------------------------------------------------------------

EQUIPAGE DU Cdt SIMON

equipage simon

Pilote: Cdt SIMON (Cdt d'avion) Navigateur: Lt PELISSIER, Bombardier: Lt ZEILLER, Radio: Sgt/C VIELLE, Mécanicien: Adjt/C BRIGALAND, Mitrailleur-supérieur: Sgt/C ROIRON, Mitrailleur-arrière: Sgt FERNANDEZ.

6 Mécaniciens avion.

- 23/24.10.1944 - Objectif: ESSEN - Squadron 346 - 8 morts.


- L'avion du commandant SIMON, commandant la première escadrille du Groupe Guyenne, ne revient pas de la mission. D'abord porté "manquant", l'équipage est ensuite considéré comme "disparu".

D'après les recoupements effectués à partir des comptes rendus des équipages ayant participé à la mission, il est probable que le Halifax du commandant SIMON est entré en collision avec un autre Halifax de la Force Principale au-dessus de la mer du Nord. Le sergent-chef FOURNIER effectuait, en qualité de copilote, sa mission d'accoutumance. L'équipage dont il faisait partie dut évidemment être dissout.

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EQUIPAGE DU Cpt BRION

 

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Pilote: Cpt BRION (Cdt d'avion) 

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Navigateur Lt BARTHELOT.

        76487764_p  

              Bombardier: Adjt/C DEMESMAY.        

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Radio: Sgt DARRIBEHAUDE.

          Portraits_Angleterre_     

            Mécanicien: Sgt/C RICHARD       

Roger_Fourès_identité_permission_(célèbre_grand_magasin_Lewis's,_Liverpool_1944)_

 Mitrailleur-supérieur: Sgt FOURES.

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Mitrailleur-arrière: Sgt/C GONNOT.

Reconstitution de l'équipage par Michel DARRIBEHAUDE.

Pilote: Cpt BRION (Cdt d'avion) Navigateur: Lt BARTHELOT, Bombardier: Adjt/C DEMESMAY, Radio: Sgt DARRIBEHAUDE, Mécanicien: Sgt/C RICHARD, Mitrailleur-supérieur: Sgt FOURES, Mitrailleur-arrière: Sgt/C GONNOT.

-------------------------------------------------------------------------

EQUIPAGE DU Cpt PLAGNARD

equipage plagnard

Debout:

Mitrailleur-supérieur: Sgt ICHE André, Mitrailleur-arrière: Sgt/C ALLAIN Maurice, Mécanicien: Sgt/C HIBLOT André, Radio: Sgt HERVELIN Louis.

Assis:

Bombardier: S/Lt NOËL Georges, Navigateur: Cpt PLAGNARD Georges (Cdt d'avion) Pilote: Adjt VANTROYEN André.

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EQUIPAGE DU Cpt THIERS

equipage thiers

Pilote: Sgt/C BILLAULT, Navigateur: Cpt THIERS (Cdt d'avion) Bombardier: Adjt/C MEYER, Radio: Sgt/C HERAULT, Mécanicien: Adjt MATHEY, Mitrailleur-supérieur: Sgt BADOSA, Mitrailleur-arrière: Sgt/C RATIER.

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EQUIPAGE DU Lt VALENTIN.

 

equipage du Lt Valentin 2-23 Guyenne

(collection: Emile BLANC)

De gauche à droite debout:

Bombardier: Sgt/C LE GOFF, Pilote Adjt DELLUC, Radio: LEGUELLEC, Navigateur: Lt VALENTIN, Mitrailleur-supérieur: Sgt/C POLI, mécaniciens au sol.

Mécaniciens au sol, troisième Mitrailleur-arrière: Sgt BLANC, Mécanicien: Adjt ENTRESANGLE, mécanicien au sol.

 

Pilote: Adjt DELLUC, Navigateur: Lt VALENTIN (Cdt d'avion) Bombardier: Sgt/C LE GOFF, Radio: Adjt LEGUELLEC, Mécanicien: Adjt ENTRESANGLE, Mitrailleur-supérieur: Sgt/C POLI, Mitrailleur-arrière: Sgt YCHE.

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EQUIPAGE DU Cpt ARAUD. 

Equipage_Cdt_ARAUD_red 

(collection: Bernard MONSEAU)

Pilote: Cpt ARAUD (Cdt d'avion) Navigateur: Lt GARDETTE, Bombardier: Lt FOURNIER, Radio: Adjt BARDOT, Mécanicien: Sgt/C MONSEAU, Mitrailleur-supérieur: Sgt BRUNET, Mitrailleur-arrière: Adjt MERLE.

----------------------------------------------------------------------------

EQUIPAGE DU Cpt GRIMALDI

equipage grimaldi

Pilote: Adjt/C VASSEUR, Navigateur: Cpt GRIMALDI (Cdt d'avion) Bombardier: Lt COUILLEAU, Radio: Sgt LEMOIGNE, Mécanicien: Sgt/C LOUY, Mitrailleur-supérieur: Sgt CONSTANTIN, Mitrailleur-arrière: Sgt/C VELASCO.

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EQUIPAGE DU Cpt BOURGAIN.

Pilote: Cpt BOURGAIN (Cdt d'avion) Navigateur: Lt DUVERT, Bombardier: Adjt BEAUVOIS, Radio: Sgt/C DUFOUR, Mécanicien: Sgt/C BOURGEOIS, Mitrailleur-supérieur: Sgt/C GARRIDO, Mitrailleur-arrière: Sgt/C RUFFIE.

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EQUIPAGE DU Cpt GAUBERT.

Pilote: Lt PASQUIER, Navigateur: Cpt GAUBERT (Cdt d'avion) Bombardier: S/Lt PETIOT, Radio: Adjt/C VOGEL, Mécanicien: Adjt CUSIN, Mitrailleur-supérieur: Sgt/C VERDIER, Mitrailleur-arrière: Sgt SERRA.

- 12/13. 07.1944 - Objectif: LES HAUTS-BUISSONS - Squadron 346 - 7 morts.

- Au retour de mission sur les Hauts-Buissons, dans le tour de piste, par très mauvaise visibilité, de nuit, l'avion du capitaine GAUBERT entre en collision avec celui du commandant ROY et s'écrase au sol. L'équipage périt carbonisé. Tous ont été inhumés au cimetière d'Harrogate le 19 juillet 1944. Le Halifax du commandant ROY, soumis à d'intenses vibrations est difficilement contrôlable. L'ordre d'évacuation étant donné, le navigateur et le mitrailleur-arrière sautent. Après mise en drapeau d'une des hélices, les vibrations diminuent. L'ordre d'évacuation est rapporté et l'appareil se pose sans incident.

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EQUIPAGE DU Cpt THIRY

equipage thiry 2-23 guyenne

 Pilote: Cpt THIRY (Cdt d'avion) Navigateur: Cpt GALLOIS, Bombardier: Lt ROUXEL, Radio: S/Lt BLANC, Mécanicien: Sgt/C GODOFFE, Mitrailleur-supérieur: Sgt AUBOURG, Mitrailleur-arrière: Sgt TAYMOND.

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EQUIPAGE DU Cpt PETIT

equipage petit

Pilote: Adjt RAMES, Navigateur: Cpt PETIT (Cdt d'avion) Bombardier: Adjt/C DEZELLIS, Radio: Sgt/C MIMAUD, Mécanicien: Adjt BAUER dit DUBOIS, Mitrailleur-supérieur: Sgt LEGUILLOU, Mitrailleur-arrière: Sgt VIDAL.

- 17/18.12.1944 - Objectif: DUISBOURG - Squadron 346 - 1 mort.


- Au cours de la mission le Halifax du capitaine PETIT vole à 20 000 pieds dans des conditions atmosphériques très dures et de givrage, une panne des instruments de vol amène la perte de contrôle de l'avion qui fait une chute de 15 mille pieds. L'ordre d'évacuation est donné. L'adjudant DEZELLIS saute en parachute et sera fait prisonnier. Le sergent GUILLOU saute également mais son corps ne sera jamais retrouvé.

L'adjudant RAMES qui a repris le contrôle de l'avion à 5000 pieds prend le cap vers l'Angleterre; l'ordre d'évacuation est rapporté. Sur le chemin du retour l'appareil est alors touché par la Klak. A bord, le sergent VIDAL est légèrement blessé, tandis que le sergen-chef MIMAUD (radio) est sérieusement atteind au bras. Le capitaine PETIT donne les premiers soins aux blessés.

Le pilote réussira à ramener l'avion en Angleterre et à le poser, bien que très endommagé.

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EQUIPAGE DU Cpt COCHO

equipage cocho

Pilote: Cpt COCHO (Cdt d'avion) Navigateur: Cpt BROCHARD, Bombardier: S/Lt ROMAND, Radio: S/Lt CLUZEAU, Mécanicien: Sgt/C JARDIN, Mitrailleur-supérieur: Sgt DUBOURGEAL, Mitrailleur-arrière: Sgt SEMAIL.

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EQUIPAGE DU Cpt ROY

equipage roy

 Pilote: Lt GROSNIER, Navigateur: Lt RAVOTTI, Bombardier: Cpt ROY (Cdt d'avion) Radio: Sgt/C DURAN, Mécanicien: Adjt KOPP, Mitrailleur-supérieur: Sgt/C KERGRENE, Mitrailleur-arrière: Adjt MOT.

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EQUIPAGE DU Cdt PUGET

equipage puget

Pilote: Cdt PUGET (Cdt d'avion) Mécanicien: Sgt/C CARAYOL, Navigateur: Lt PLUCHART, Bombardier: Lt PERSEVAL, Radio: MOUREY, Mitrailleur-supérieur: Sgt/C GORDIOL, Mitrailleur-arrière: Adjt/C POTET Claude.

Après le départ du Cdt BROHON le Cdt PUGETdeviendra le pilote de cet équipage.

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EQUIPAGE DU Cdt DEMAZURE

equipage demazure

Pilote: Cpt BOE, Navigateur: Cdt DEMAZURE (Cdt d'avion) Bombardier: S/Lt RUELLAN, Radio: Sgt/C PLOYE, Mécanicien: CARISTAN, Mitrailleur-supérieur: Sgt AZEMA, Mitrailleur-arrière: Sgt BRESSON.

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EQUIPAGE DU Cpt CALMEL

et du Lt VIALATTE

 

equipage vialatte calmel 2-23 guyenne

 Pilote: Sgt/C BUSNEL, Navigateur: Lt VIALATTE (Cdt d'avion) Bombardier: Lt SUTOUR,, Radio: Sgt/C BONNAFOUS, Mécanicien: Adjt/C CHOMY, Mitrailleur-supérieur: Sgt HELARY, Mitrailleur-arrière: Sgt BAERT.

4 Mécaniciens avion.

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EQUIPAGE DU Lt TROUETTE

EQUIPAGE DU Lt TROUETTE

 Pilote: Lt TROUETTE (Cdt d'avion) Navigateur: Lt LEGOUIC, Bombardier: Lt DASPET, Radio: Sgt/C FANTON, Mécanicien: Sgt/C CHAVALIER, Mitrailleur-supérieur: Sgt GAZEL, Mitrailleur-arrière: Sgt BERTRAND.

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EQUIPAGE DU Cpt MARCHAL

EQUIPAGE MARCHAL (2)

 

Pilote: Cpt MARCHAL (Cdt d'avion) Navigateur: Lt de PREVAL, Bombardier: S/Lt MUNIER, Radio: Sgt RIBIERE, Mécanicien: Sgt MOLINIER, Mitrailleur-supérieur: Sgt FABRE, Mitrailleur-arrière: Sgt/C GODARD.

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EQUIPAGE DU Lt FLESCH

equipage flecst

 

Pilote: Adjt PUGET, Navigateur: Lt FLESCH (Cdt d'avion) Bombardier: Adjt AURIOL, Radio: Sgt/C JAFFEUX, Mécanicien: Sgt/C MERIC, Mitrailleur-supérieur: Sgt/C BORG, Mitrailleur-arrière: Sgt/C SENLEBES.

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EQUIPAGE DU Lt BECAM

equipage becam

 

Pilote: Adjt CROSIAT, Navigateur: Lt BECAM (Cdt d'avion) Bombardier: Adjt LASSERRE, Radio: Adjt WEBER, Mécanicien: Sgt/C MONCELET, Mitrailleur-supérieur: Adjt COQUOT, Mitrailleur-arrière: Sgt/C RETORE.

4 Mécaniciens avion.

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EQUIPAGE DU Cdt CATTELLAT.

Pilote: Adjt LAISSARDIERE, Navigateur: Cdt CATTELLAT (Cdt d'avion) Bombardier: Lt DELCROS, Radio: Lt MASSON, Mécanicien: Sgt LALLEMENT, Mitrailleur-supérieur: Sgt GUICHEMERE, Mitrailleur-arrière: Sgt COMAT.

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EQUIPAGE DU Cpt VEAUVY

equipage veauvy

 

Pilote: S/Lt GRIDELET, Navigateur: Cpt VEAUVY (Cdt d'avion) Bombardier: Adjt BAL, Radio: Sgt MAYEUX m2CANICIEN/ Sgt/C GRIFFE, Mitrailleur-supérieur: Sgt MASSON, Mitrailleur-arrière: Sgt BARTH.

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EQUIPAGE DU Lt VLES.

Pilote: Adjt HANNEDOUCHE, Navigateur: Lt VLES (Cdt d'avion) Bombardier: S/Lt LAMBERT, Radio: Sgt/C VLAMINCK, Mécanicien: Sgt/C BEAUVOIT, Mitrailleur-supérieur: Sgt/C LIMACHER, Mitrailleur-arrière: Sgt/C OLIVE.

- 4/5.11.1944 - Objectif: BOCHUM - Squadron 346.

- Peu après le passage sur l'objectif, le Halifax du lieutenant VLES est attaqué par un chasseur de nuit. Sévèrement touché, il prend feu immédiatement et commence à s'incliner. Le pilote, l'adjudant HANNEDOUCHE donne l'ordre d'évacuation. Le lieutenant VLES, navigateur, ouvre la trappe d'évacuation avant. Il s'apprête à sauter quand, dans la fumée qui a envahi la carlingue, il aperçoit son radio, le sergent-chef VLAMINCK, plaqué contre la paroi et dans l'incapacité de bouger. Il n'hésite pas. Il s'avance vers lui, réussit à l'extirper, à le tirer vers la trappe, au prix d'efforts inouïs, il le pousse dans le vide.

Quelques secondes plus tard, l'avion explose. Le pilote, l'adjudant HANNEDOUCHE, est éjecté de l'avion et se retrouve, descendant attaché aux sangles de son parachute. Le sergent Olive, mitrailleur-arrière, réussit à sauter avant l'explosion mais est tué au sol par les Allemands. Les 5 autres membres de l'équipage périssent dans l'accident. Le sergent-chef OLIVE a été inhumé au cimetière de Burq. Le lieutenant VLES, le Sous-lieutenant LAMBERT, les sous-lieutenants BEAUVOIR et LIMACHER ont été inhumés au cimetière de Wermelskirchen.

CITATIONS:

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EQUIPAGE DU Cpt CONDE.

Pilote: Adjt MABILLE, Navigateur: Lt CONDE (Cdt d'avion) Bombardier: S/Lt PETIT, Radio: Sgt/C MEYER, Mécanicien: Sgt SAYTOUR, Mitrailleur-supérieur: Sgt DEBROISE, Mitrailleur-arrière: Sgt SOURY-LAVERGNE.

- 2/3.11.1944 - Objectif: DÜSSELDORF - Squadron 346 - 5 morts

- Le Halifax de l'équipage CONDE, qui effectue sa première mission, est attaqué par un chasseur de nuit allemand peu après être passé sur l'objectif. Le sergent SOURY-LAVERGNE, mitrailleur de queue, saute en parachute et réussira une évasion spectaculaire. Il passe les lignes américaines au droit de la ligne Siegfried au travers des champs de mines. Il rejoindra Elvington quelques jours plus tard le 13 novembre 1944. Le sergent DEBROISE, mitrailleur-supérieur, réussit également à sauter en parachute. Les 5 autres membres de l'équipage sont tués.

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EQUIPAGE DU Cpt LOEW

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De gauche à droite:

LOEW, FAUGE, GODEFROY, BOUTILLIER, LAFFONT, FLECK, THIERY.

Equipage reconstitué par Philippe DENIS.

Pilote: Sgt/C FAUGE, Navigateur: Cpt LOEW (Cdt d'avion) Bombardier: Sgt GODEFROY, Radio: Sgt BOUTILLIER, Mécanicien: Adjt THIERY, Mitrailleur-supérieur: Adjt FLECK, Mitrailleur-arrière: Adjt LAFFONT.

- 21/22.11.1944 - Objectif: STERKRADE - Squadron 346 - 7 morts.


- Dans la nuit en se dirigeant vers l'usine de pétrole synthétique de Sterkrade, le Halifax du capitaine LOEW entre en collision avec un bombardier britannique ( Squadron: 51 R.A.A.F.) au-dessus du territoire belge. Les 2 appareils s'écrasent ensemble au sol vers Thynes.

Tous les membres des 2 équipages sont tués et ont été inhumés au cimetière militaire américain de Fosses (25 km à l'est de Charleroi).

 

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Equipage du 51 Squadron

P.F/L CHAPMAN Gordan Lawrence, Sgt WALLIS Edwing Valentine, W/O PORTER William Alfred,F/S COKLAINE Michael William, F/S LEWIS Neville Ernest, Sgt CLARK John David, Sgt CARTER Leslie Thomas.

(collection: Philippe DENIS)

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EQUIPAGE DU Cdt BREARD.

Pilote: Adjt SOUCILLE, Navigateur: Cdt BREARD (Cdt d'avion) Bombardier: S/Lt FAUVET, Radio: Sgt/C LEMAIRE, Mécanicien: Adjt AQUAVIVA, Mitrailleur-supérieur: Sgt/C CHIERICCI, Mitrailleur-arrière: Sgt ZAVATERRO.

 - 21/22.02.1945 - Objectif: WORMS - Squadron 346 - 14 morts.


- Au cours de la nuit la chasse allemande se montre particulièrement active dans la région de l'objectif. Deux avions du groupe Guyenne sont abattus. Le Halifax du commandant BREARD dont l'équipage effectuait sa 31e mission est abattu à 9 km de Worms.

Tous les membres de l'équipage sont tués et ont été inhumés au cimetière de Kleinbocheheim.

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EQUIPAGE DU Lt PONCET

Louis_LOURDAUX             Gilbert poncet

               Pilote: Sgt LOURDEAUX          Navigateur: Col. PONCET (Cdt d'avion) 

 

Pilote: Sgt LOURDEAUX, Navigateur: Lt PONCET (Cdt d'avion) Bombardier: S/Lt LAMONTAGNE, Radio: Sgt BERNASCONI, Mécanicien: Sgt HAUTECOEUR, Mitrailleur-supérieur: Sgt DESPLACES, Mitrailleur-arrière: Sgt BRULET.

- 15/16.03.1945 - Objectif: HASSELTE (Belgique) - Squadron 346 - 4 morts.

- Le Halifax est abattu par un chasseur de nuit. L'ordre d'évacuation est donné. Le pilote, le sergent LOURDEAUX, met l'hélice du moteur droit en feu et actionne les extincteurs. En vain. Pendant ce temps, le lieutenant LAMONTAGNE, bombardier, saute mais son parachute ne s'ouvre pas. Le sergent BERNASCONI saute à son tour. L'avion s'engage alors fortement sur l'aile droite, rendant impossible tout déplacement à l'intérieur de la carlingue. Quelques secondes plus tard, l'avion explose et se désintègre. Le mitrailleur-arrière, le sergent DESPLACES se retrouve suspendu à son parachute ouvert. Quand au lieutenant PONCET, navigateur, il reprend conscience, étendu sur le sol, dans la nuit , entouré d'êtres en longue robe sombre, un cierge à la main. Est-ce le ciel ou le purgatoire?, se demande-t-il. En fait, il est simplement dans le jardin d'un monastère belge. Les corps des 3 autres membres d'équipage sont retrouvés au milieu des débris épars de l'avion, s'étendant sur une superficie d'environ un hectare; les 4 tués ont été inhumés au cimetière d'Haddelte, le 17 mars 1945.

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Adjt GRIBOUVA.

EQUIPAGE DU Lt HUBERT.

Pilote: Lt HUBERT (Cdt d'avion) Navigateur: Lt RIGAL, Bombardier: S/Lt de GENNES, Radio: Sgt/C NICAISE, Mécanicien: Adjt GRIBOUVA, Mitrailleur-supérieur: Sgt MATHIOT, Mitrailleur-arrière: Sgt/C BLEUZAT.

- En février 1945 l'abandon du pilote amène la dissolution de cet équipage. Le lieutenant de GENNES passe dans l'équipage du Capitaine MEMIN. L'adjudant GRIBOUVA se tue le 15 mars 1945 avec l'équipage du Lieutenant DEPLUS.

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EQUIPAGE DU Cdt BROHON, dit BARRAT

Pilote: Cdt BROHON (Cdt d'avion) Navigateur: Lt PLUCHARD, Bombardier: Lt PERSEVAL, Radio: Sgt MOUREY, Mécanicien: Sgt/C CARAYOL, Mitrailleur-supérieur: Sgt/C GARDIOL, Mitrailleur-arrière: Adjt/C POTET.

- Après le départ du Commandant BROHON, le Commandant PUGET devient le Pilote Cdt d'avion de cet équipage, en février 1945. Le Commandant BROHON a été screené avant son équipage, en raison de ses missions en 1939-1940.

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EQUIPAGE DU Cdt PUGET

Pilote: Cdt PUGET (Cdt d'avion) Mécanicien: Lt ROUSSEAU, Navigateur: Cpt BREARD, Bombardier: Cpt BLAES, Radio: S/Lt CARRAT, Mitrailleur-supérieur: Sgt BRUNET, Mitrailleur-arrière: Sgt LASSERRE.

- Cet équipage de "Leaders" sera remanié aussitôt après les premieres missions.

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EQUIPAGE DU Lt HYENNE.

 

equipage du Lt HYENNE

 

 Pilote: Sgt ROCA, Navigateur: Lt HYENNE, Bombardier: Adjt/C CHABROUD, Radio: Sgt/C MAXERAT, Mécanicien: Sgt/C LAHERRERE, Mitrailleur-supérieur: Sgt MARTIN, Mitrailleur-arrière: Sgt REYNAL.

- 4/5.11.1944 - Objectif: BOCHUM - Squadron 346 - 7 morts.

- De toutes les nuits vécues par les Groupes Lourds, celle du 4 au 5 novembre 1944 au cours de laquelle 5 équipages du groupe Guyenne sur les 16 engagés furent abattus par la chasse de nuit allemande est certainement la plus tragique. L'équipage du lieutenant HYENNE est abattu à Dashausen. Les 7 membres de l'équipage sont tués. Ils ont été inhumés au cimetière civil du champ de course à Dortmund (Ruhr) le 11 novembre 1944.

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EQUIPAGE DU Cpt GOEPFERT

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Pilote: Cpt GOEPFERT (Cdt d'avion) Navigateur: AUBERT, Bombardier: Adjt TOLU, Radio: Adjt SPRAUEL, Mécanicien: Adjt/C BONHOMME, Mitrailleur-supérieur: Sgt LEROY, Mitrailleur-arrière: Sgt LAFON.

5 Mécaniciens avion.

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                       Pilote: S/Lt BAYLE                 Navigateur: Lt JOUMAS (Cdt d'avion)

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Bombardier: Sgt/C DUGNAT                  Radio: Sgt BOURREAU

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               Mécanicien: Sgt BARDE       Mitrailleur-supérieur:Sgt MARTROU  

 

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Mitrailleur-arrière: Sgt ESQUILLAT

Equipage reconstitué par Jean-Michel GRAVAUD et Jacques GAZEL.

EQUIPAGE DU Lt JOUMAS.

Pilote: S/Lt BAYLE, Navigateur: Lt JOUMAS (Cdt d'avion) Bombardier: Sgt/C DUGNAT, Radio: Sgt BOURREAU, Mécanicien: Sgt BARDE, Mitrailleur-supérieur: Sgt MARTROU, Mitrailleur-arrière: Sgt ESQUILLAT.

- 21/22/02.1945 - Objectif: WORMS - Squadron 346.

- Le Halifax du Sous-lieutenant JOUMAS dont l'équipage effectue sa 9e mission est abattu à 30 km au sud-ouest de Bad-Kreuznach. Tous les membres de l'équipage sont tués et ont été inhumés au cimetière de Löllbach.

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EQUIPAGE DU Lt GONTHIER.

Pilote: Lt GONTHIER (Cdt d'avion), Navigateur: S/Lt CAPDEVILLE, Bombardier: Sgt/C DUSSAULT, Radio: Sgt/C RAYNAUD, Mécanicien: Sgt/C PATRIS, Mitrailleur-supérieur: Sgt HELLMUTCH, Mitrailleur-arrière: Sgt SAINTSEVIN.

- 18/19.03.1945 - Objectif: WITTEN - Squadron 346 - 6 morts.

- Pendant le trajet aller de la mission, le Halifax du lieutenant GONTHIER tombe en panne de moteur. Les règlements l'autorisent à faire demi-tour. Déjà victime de ce type d'incident à plusieurs reprises, le lieutenant GONTHIER décide cette fois de poursuivre sa mission. Il continue donc sa route vers l'objectif et largue ses bombes sur l'objectif. Au retour, il est attaqué par un chasseur et s'écrase au sol à Nöllenberg. Seul le radio est sauvé par son parachute. Les 6 tués ont été inhumés au cimetière catholique de Beyenburg.

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EQUIPAGE DU Cpt BORNECQUE

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Pilote: Cpt BORNECQUE (Cdt d'avion) Navigateur: Lt LAFOND, Bombardier: Lt DELRIEU, Radio: Sgt/C LEBEDEL, Mécanicien: Sgt/C HEYVANG, Mitrailleur-supérieur: Sgt CHEYMOL, Mitrailleur-arrière: Sgt SANSON.

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EQUIPAGE DU Cpt NOTTELLE

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 Pilote: Cpt NOTELLE (Cdt d'avion) Navigateur: Lt MARTIN, Bombardier: Lt FLOUS, Radio: Sgt SANTONI, Mécanicien: S/Lt BOUSSY, Mitrailleur-supérieur: Sgt NERI, Mitrailleur-arrière: Sgt MALLIA.

- 3/4.3.1945 - Objectif: KAMEN - Squadron 346.

- Au retour d'une mission sur Kamen. Le capitaine NOTELLE attaqué à basse altitude décide de procéder à un atterrissage en campagne. Des débris épars de l'avion, sortent les 7 membres de l'équipage, 6 sont miraculeusement indemnes, seul le pilote est grièvement blessé.

- Nuit du 3/4//.03.1945


Cette nuit appelé par les britanniques " Nuit des intruders" et par les Allemands "Opération Gisela" est marquée par la perte de 3 avions des groupes français lourds. Signalons que les intruders sont ces chasseurs de nuit allemands qui accompagnaient le flot des bombardiers lors de leur retour vers les bases anglaises et les attaquaient au moment où ils étaient les plus vulnérables, c'est-à-dire au cours de l'approche et de l'atterrissage.

Ils étaient équipés de mitrailleuses lourdes tirant dans l'axe et de canons tirant à la verticale. Ils se présentaient généralement par-dessous dans la zone où le Halifax, qui ne possédait pas de tourelle inférieure, était aveugle. Ils pouvaient alors attaquer le bombardier à très faible distance. C'est de cette manière que 20 avions ont été abattus au cours de cette nuit.

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EQUIPAGE DU Cdt MARTIN

equipage Cdt martin

 

Pilote: Cdt MARTIN (Cdt d'avion) Navigateur: Lt GUEYDON, Bombardier: Lt LAUTOUR, Radio: Sgt GUILLOU, Mécanicien: Sgt/C VIDAL, Mitrailleur-supérieur: Sgt GALLET, Mitrailleur-arrière: Sgt FEGER.

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EQUIPAGE DU Cdt de VULPILLIERES

equipage de vulpillières

 

Pilote: Lt IDRAC, Navigateur: Cdt de VULPILLIERES (Cdt d'avion) Bombardier: Adjt LARUE, Radio: Sgt GAVOYE, Mécanicien: Adjt TRACMET, Mitrailleur-supérieur: Sgt BOUFFAND, Mitrailleur-arrière: Sgt ROUTHIER.

5 Mécaniciens avion.

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EQUIPAGE DU Lt DELVOYE

EQUIPAGE DELVOYE

 

 Pilote: Lt DELVOYE (Cdt d'avion) Navigateur: Lt BALDASSARI, Bombardier: Lt CAPPAROS, Radio: Sgt/C VIGNE, Mécanicien: Sgt/C MARAMBER, Mitrailleur-supérieur: Sgt GODEFERT, Mitrailleur-arrière: Sgt GRAZIANI.

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EQUIPAGE DU Cpt PLOTON

equipage ploton

 

Pilote: Cpt PLOTON (Cdt d'avion) Navigateur: Lt POIROT, Bombardier: S/Lt DEGISORS, Radio: Sgt VERMEULEN, Mécanicien: Sgt SIMONETTI, Mitrailleur-supérieur: Sgt VAUTRIN, Mitrailleur-arrière: Sgt JUNQUA.

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EQUIPAGE DU Cpt MEMIN

equipage MEMIN

 

Pilote: Lt GUIOMAR, Navigateur: Cpt MEMIN (Cdt d'avion) Bombardier: S/Lt BISMUTH, Radio: S/Lt BAZIMO, Mécanicien: Sgt VANPARYS, Mitrailleur-supérieur: Sgt RICHARD, Mitrailleur-arrière: Sgt QUENTIN.

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EQUIPAGE DU Lt NEUFINCK.

Pilote: Sgt/C JOMARD, Navigateur: Lt NEUFINCK (Cdt d'avion) Bombardier: Lt DESPOSITO, Radio: Sgt MONNIER, Mécanicien: Sgt SAUVAGE, Mitrailleur-supérieur: Sgt PENDARIES, Mitrailleur-arrière: Sgt YVETOT.

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EQUIPAGE DU Lt FLURIN

equipage flurin

 

Pilote: S/Lt BERTRANDE, Navigateur: Lt FLURIN (Cdt d'avion) Bombardier: S/Lt BERNOLLE, Radio: Sgt/C DENAT, Mécanicien: Sgt SAMARCELLI, Mitrailleur-supérieur: Sgt TOURON, Mitrailleur-arrière: Sgt GLEDEL.

2 Mécaniciens avion.

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EQUIPAGE DU S/Lt FONTEIX.

Pilote: S/Lt FONTEIX (Cdt d'avion) Navigateur: Lt ROUVEL, Bombardier: Sgt/C SCHILLING, Radio: Sgt HOUDELOT, Mécanicien: Sgt LEROY, Mitrailleur-supérieur: Sgt GORRIAS, Mitrailleur-arrière: Sgt FARNIER.

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S/Lt Abel FONTEIX Pilote (Cdt d'avion)

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Sgt LEROY (Jean KELLER) Mécanicien

- 5/6.03.1945 - Objectif: CHEMNITZ - Squadron 346 - 7 morts.

- Au cours de la mission contre Chemnitz, l'équipage du Sous-lieutenant FONTEIX est porté "manquant" puis "disparu". Etant donné que Chemnitz se trouve en zone russe, aucun renseignement n'a encore pu être recueilli sur le sort de cet équipage.

A l'heure où le rideau de fer n'existe plus, il pourrait être possible d'entreprendre auprès des autorités russes et polonaises des recherches. Peut-être n'est-il pas trop tard ?

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EQUIPAGE DU Lt DEPLUS

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Mitrailleur-arrière: Sgt Pierre TOUZART

Pilote: Sgt/C LACAZE, Navigateur: Lt DEPLUS (Cdt d'avion) Bombardier: Aspir. DUFRENOY, Radio: Sgt CHARPENTIER, Mécanicien: Aspir. GRIBOUVA, Mitrailleur-supérieur: Sgt TARTARIN, Mitrailleur-arrière: Sgt TOUZART.

- 15/16.03.1945 - Objectif: HAGEN (Ruhr) - Squadron 346 - 7 morts.


- Au retour de mission le plafond au-dessus de la base d'Elvington est très bas. Dix avions atterrissent normalement. Le 11e, celui du lieutenant DEPLUS, annonce par radio qu'il ne peut sortir sa roulette de queue. Il reçoit du Flying Control l'ordre d'aller se poser sur l'aérodrome de détresse de Carnaby, spécialement conçu pour accueillir les avions en difficulté. Sur le chemin qui le conduit à Carnaby, l'avion percute une colline pour une raison inconnue, à Scorton (5 miles W de Hemsley, Yorkshire). Aucun survivant. Tous ont été inhumés à Harrogate, le 21 mars 1945. Le RP Meurisse, officiant.

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EQUIPAGE DU Lt DUVILLARD

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Pilote: Lt DUVILLARD (Cdt d'avion) Navigateur: S/Lt GRUNBERG, Bombardier: Sgt/C ROHRWASSER, Radio: Sgt/C GIOUX, Mécanicien: Sgt INGARGIOLA, Mitrailleur-supérieur: Sgt BOUBILAT, Mitrailleur-arrière: Sgt/C CLERGERIE.

4 Mécaniciens avion.

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EQUIPAGE DU Lt HIEBEL.

 

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Pilote: Lt HIEBEL (Cdt d'avion) Navigateur: Aspir. DAUPHIN, Bombardier: Sgt MATTEI, Radio: Sgt FREPPEL, Mécanicien: Sgt PERRIN, Mitrailleur-supérieur: Sgt DOMAGE, Mitrailleur-arrière: Sgt BOISSARD.

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EQUIPAGE DU Lt KERBRAT.

Pilote: Lt KERBRAT (Cdt d'avion) Navigateur: Aspir. DUQUESNOY, Bombardier: Aspir. PASQUINE, Radio: Sgt BERNARD, Mécanicien: Sgt LAMOTHE, Mitrailleur-supérieur: Sgt LESCURE, Mitrailleur-arrière: Sgt FUND.

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EQUIPAGE DU Lt MATHURIN

equipage mathurin

 

Pilote: Sgt/C JOS, Navigateur: S/Lt MATHURIN (Cdt d'avion) Bombardier: Sgt BOUQUET DES CHAUX, Radio: Sgt DUGAST, Mécanicien: Sgt PRADIER, Mitrailleur-supérieur: Sgt HAUTOT, Mitrailleur-arrière: Sgt DEUTSCH.

5 Mécaniciens avion.

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EQUIPAGE DU S/Lt JOUSSELME.

Pilote: Sgt/C CHEVRIER, Navigateur: S/Lt JOUSSELME (Cdt d'avion) Bombardier: S/Lt RENARD, Radio: Sgt/C PLAISANTIN, Mécanicien: Sgt VILLETTE, Mitrailleur-supérieur: Sgt LEJEUNE, Mitrailleur-arrière: Sgt BORTHOMIEU.

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EQUIPAGE DU Lt CHOURROUT

equipage chourrout Guyenne

 

Pilote: Lt CHOURROUT (Cdt d'avion) Navigateur: Aspir. HERMAN, Bombardier: Sgt/C QUINTAINE, Radio: Sgt DIEZ, Mécanicien: Sgt RESTOU, Mitrailleur-supérieur: Sgt DUROUX, Mitrailleur-arrière: Sgt POTET.

1 Mécanicien avion.

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EQUIPAGE DU S/Lt LASSUS.

Pilote: Sgt BONNET, Navigateur: S/Lt LASSUS (Cdt d'avion) Bombardier: Sgt LUPISGICH, Radio: Sgt/C DERBESSE, Mécanicien: Sgt LATTES, Mitrailleur-supérieur: Sgt BOURSET, Mitrailleur-arrière: Sgt BOUGEROL.

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EQUIPAGE DU Lt AUMONT.

Pilote;Lt AUMONT (Cdt d'avion) Navigateur: S/Lt TRENTESLAUX, Bombardier: Aspir. SERIS, Radio: Sgt PROST, Mécanicien: Sgt DUBACH, Mitrailleur-supérieur: Sgt BERTRAND, Mitrailleur-arrière: Sgt VESQUE.

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EQUIPAGE DU S/Lt VERGE

EQUIPAGE VERGE 2-23 GUYENNE

 

Pilote: S/Lt MARGAILLAN, Navigateur: S/Lt VERGE (Cdt d'avion) Bombardier: Aspir. SAUBRY, Radio: Sgt BARLOY, Mécanicien: Sgt PUIG, Mitrailleur-supérieur: Sgt FLEURY, Mitrailleur-arrière: Sgt BALASTEGUI.

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EQUIPAGE DE L'ASPT. LECOQ.

Pilote: Sgt ALBAREIL, Navigateur; Aspir. LECOQ (Cdt d'avion) Bombardier: Sgt BEDARD, Radio: Sgt BOISDRON, Mécanicien: Sgt SARAFIAN, Mitrailleur-supérieur: Sgt MARTIN, Mitrailleur-arrière: Sgt ARTIAQUE.

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EQUIPAGE DU Lt LEFEBVRE.

Pilote: Lt LEFEBVRE (Cdt d'avion) Navigateur: Aspir. SCHMID, Bombardier: Sgt/C BOISJOU, Radio: Sgt REQUENNA, Mécanicien: Sgt ESTIENNE, Mitrailleur-supérieur: Sgt SCHUTRUMPF, Mitrailleur-arrière: Sgt/C LEHONT.

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EQUIPAGE DU S/Lt HUBERT.

Pilote: Sgt BABEAU, S/Lt HUBERT (Cdt d'avion) Bombardier: Sgt/C TOURNE, Radio: Sgt BECOURT, Mécanicien: Sgt PATRICE, Mitrailleur-supérieur: Sgt DERUI, Mitrailleur-arrière: Sgt BAUD.

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EQUIPAGE DU Cpt PETIT 

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De gauche à droite:

Mécanicien MONFRAIR - VIDAL - MIMAUD - DEZELLIS - PETIT - RAMES - BAUER dit DUBOIS - LE GUILLOU - Mécanicien LOONIS.

JEAN BILLAUD

Mitrailleur-supérieur: Sgt Jean BILLAUD

Le 18 décembre 1944, MIMAUD est blessé sur la Ruhr, DEZELLIS et LE GUILLOU sautent en parachute.

 

EQUIPAGE DU Cpt PETIT.

Pilote: Adjt RAMES, Navigateur: Cpt PETIT (Cdt d'avion) Bombardier: "Adjt/C DEZELLIS puis le Cdt BLAES", Radio: "Sgt/C MIMAUD puis le Sgt PERRIN", Mécanicien: Adjt BAUER dit DUBOIS, Mitrailleur-supérieur: Sgt Jean BILLAUD, Mitrailleur-arrière: "Sgt LE GUILLOU puis le Sgt TALLONEAU".

8 octobre 2008

EQUIPAGES DU 1/25 "TUNISIE"

EQUIPAGES DU 1/25 TUNISIE:

EQUIPAGE DU LIEUTENANT-COLONEL VIGOUROUX

2ème Escadrille

Pilote: Lt/Col. VIGOUROUX. (Cdt. de l'avion). Navigateur: Lt. BOURGEOIS. Bombardier: Lt. PERSINETTE. Radio: Sgt. BOURDON. Mécanicien: Lt. HABERT. Mitrailleur-supérieur: Sgt/C. EGALITE Henri. Mitrailleur-arrière: Sgt/C. BURLET. 

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Lt-Col VIGOUROUX.

(collection: Roger BOURGEOIS)

CITATIONS

Citation à l'Ordre de la Brigade Aérienne.

"Equipage d'une valeur exceptionnelle, a accompli des missions de jour et de nuit sur le Front de FRANCE et sur la Ruhr avec un courage et un calme qui leur ont permis de bombarder d'une façon précise, contrôles par photographie, des objectifs défendus par une D.C.A. intense. Notamment dans la nuit du 25 juillet bien qu'ayant son avion atteint par des éclats d'obus, a réussi un bombardement particulièrement efficace."

Cette citation comporte l'attribution de la Croix de Guerre avec Etoile de Bronze.

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Ordre n°12 du GB. n°1 en date du 22 Août 1944.

Citation à l'Ordre de la Division Aérienne

"Equipage de grande classe qui, depuis l'entrée du Groupe en opérations, a exécuté avec une ardeur inlassable, des missions de bombardement de jour et de nuit sur la Ruhr et des objectifs violemment défendus en Allemagne et sur le Front de FRANCE. Bien qu'ayant eu son avion atteint à plusieurs reprises par la D.C.A., a toujours parfaitement réussi ses bombardements prouvant ainsi sa valeur et sa cohésion."

Cette citation comporte l'attribution de la Croix de Guerre avec Etoile d'Argent.

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 (collection: Roger BOURGEOIS) 

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Equipage du Capitaine BOURGEOIS avec les mécaniciens au sol.

(collection: Richard BOURGEOIS)

Lettre 399/3/FAGB du Commandant les Forces Aériennes Françaises en Grande-Bretagne en date du 11 janvier 1945.

Adjudant: pilote LECORNU

Capitaine: BOURGEOIS Navigateur (Cdt d'avion)

Lieutenant: PERSINETTE Bombardier

Lieutenant HABERT Mécanicien

Sergent: BOURDON Radio

Sergent/Chef: BURLET Mitrailleur-arrière

Sergent/Chef: EGALITE Henri Mitrailleur-supérieur 

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(collection: Jean-Noël EGALITE)

Équipage du Halifax-III-L8-J- JIG- NR151.

Sur le terrain d'opérations d'Elvington avant le départ d'une mission de bombardement "destruction de la ville d'ESSEN - RUHR."

Pilote: Adjt LECORNU. Navigateur: Cne BOURGEOIS. Bombardier: Lt PERSINETTE. Mécanicien: Lt HABERT. Radio: Sgt BOURDON. Mitrailleur-supérieur: Sgt/C EGALITE Henri. Mitrailleur-arrière: Sgt/C BURLET.

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Le Cpt BOURGEOIS à son poste de navigateur.

(collection: Roger BOURGEOIS) 

Citation à l'Ordre de l'Aviation de Bombardement

"Equipage continuant à faire preuve des plus hautes qualités militaires et morales. Depuis sa dernière citation, grâce à un esprit de cohésion parfait, a montré les plus belles qualités de tenacité et d'ardeur au combat en attaquant avec succès de nombreux objectifs en Allemagne. Avec un mépris complet du danger, une précision et une régulante à citer en exemple, à toujours mené à bien toutes ses attaques. En particulier le 25 Octobre malgré une vive opposition de la Flak, a contribué brillamment à détruire une ville industrielle de la Ruhr ramenant à la Base son avion sérieusement endommagé.

Cette citation comporte l'attribution de la Croix de Guerre avec Etoile de Vermeil.

(collection: Richard BOURGEOIS)

Superbe document du Lieutenant HABERT mécanicien de l'équipage du Lt/Col. VIGOUROUX avec le Lieutenant ROZOY du Groupe LORRAINE.

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(collection: Odile ROZOY KUNZ)

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Mitrailleur-supérieur: Sgt/C EGALITE Henri.

(collection: Famille EGALITE)

 

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Mitrailleur sur P.631à l'escadrille de chasse 3/13 en Tunisie du 8/8/1942 au 18/1/1943 - Base aérienne de Gabès.

Mitrailleur au groupe de reconnaissance 2/33 le 4/2/1943 sur Block 174.

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Mitrailleur sur DB7 au groupe 2/61 du 9/4/1943 au 17/7/1943.

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Sgt EGALITE  Henri.

(collection: Jean-Noël EGALITE)

 

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EQUIPAGE DU CAPITAINE LAFAYE

 

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 2ème Escadrille

 (collection: Pierre VAYRON)

Pilote: Cpt. Mathieu LAFAYE. (Cdt. de l'avion). Navigateur: Lt. CAPRON. Bombardier: S/Lt. DONDELINGER. Radio: Sgt/C. HENRIOT. Mécanicien: Adjt. Paul VAYRON. Mitrailleur-supérieur: Sgt. PATALANO. Mitrailleur-arrière: Sgt. REYNAUD.

CITATIONS

Brigade Aérienne - Ordre n° 293 du 19.9.44

Équipage de grande valeur se distingue par son calme et son allant. Engagé dans les premières missions du groupe dans les opérations de bombardement de jour et de nuit, a obtenu des résultats particulièrement précis malgré des conditions atmosphériques défavorables et les réactions des défenses ennemies.

"Croix de guerre avec étoile de Bronze"

Division Aérienne n°18 du 5.1.45

Équipage qui s'est distingué par sa haute valeur professionnelle et morale au cours de missions de bombardement de jour et de nuit sur l'Allemagne et les territoires occupés par l'ennemie. Le 14 août 1944 engagé comme leader de deux groupes a brillamment réussi sa mission, exécutant lui-même un bombardement particulièrement précis.

"Croix de guerre avec étoile de Bronze"

Ordre général de bombardement n° 44 du 18.9.1945

Équipage d'élite, dont la plupart des membres, engagés depuis le début de la guerre, ont participé a toutes les opérations aériennes sur le front de France de 39/40. De Tunisie et d'Allemagne. Doit à la longue expérience acquise, a une grande habilité professionnelle, d'exécuter avec succès toutes les missions qui lui sont confiées, en dépit des défenses ennemies et des conditions météorologiques les plus défavorables.

A été plusieurs fois touché par la D.C.A. notamment au cours des missions des 6 octobre et 6 novembre 1944.

" Croix de guerre 39/45 avec étoile de Vermeil"

Mécanicien: Adjudant Paul Lucien VAYRON

VAYRON Paul Lucien adjudant du G.B 1/25 "Tunisie" S/Officier mécanicien navigant. Vient de terminer un tour d'opérations dans un groupe Français engagé sous les ordres du Bomber. Command. A effectué 30 missions de jour et de nuit sur des objectifs fortement défendus en Allemagne et en territoire occupé par l'ennemi. A toujours, par son calme, et ses qualités professionnelles, contribué a la bonne exécution des missions confiées a son équipage, s'est particulièrement distingué dans la nuit du 5.1.45 en permettant le retour de son avion a la base, malgré une panne de moteur et la rupture du circuit hydraulique général.

"Croix de guerre avec palme"

(collection: Pierre VAYRON)

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EQUIPAGE DU CAPITAINE BRACHET

2ème Escadrille

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(collection: Suzanne MEMIN)

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(collection: Suzanne MEMIN)

de gauche a droite:

Radio: Sgt. RIGADE. Mécanicien: Adjt. HUMBERT. Bombardier: Lt. HABEZ. Mitrailleur-arrière: Sgt/C. MALTERRE. Navigateur: Cpt. BRACHET (Cdt. de l'avion). Mitrailleur-supérieur: Sgt. Robert MEMIN. Pilote: Adjt. JOUZIER.

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Mitrailleur-supérieur: Sgt Robert MEMIN.

(collection: Suzanne MEMIN)

LA COLLISION

HOMMAGE AU CAPITAINE BRACHET

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Paysan de France, cette explosion qui vient de te faire sursauter et qui t'inquiète, cette gigantesque flamme qui jaillit là-bas derrière la colline, ce sont des Français, exilés depuis longtemps, qui touchent le sol natal: ceux dont quelque fois tu entends dire " IL PARAIT QU'IL Y A DES FRANCAIS QUI SE BATTENT EN ANGLETERRE. " La campagne du Beauvaisie a revêtu son manteau blanc le plus pur pour recevoir les plus dignes de ses enfants... et lentement, la nuit se remplit de flocons neigeux qui, seuls, recouvriront ce soir les restes des héros.

Capitaine BRACHET... exemple magnifique pour ceux qui n'ont pas tout donné... votre nom restera le symbole du parfait Commandant d'avion, du plus beau caractère qui honore les GROUPES LOURDS et dont les promotions futures conserveront pieusement et respectueusement la mémoire.

Janvier 1945.

Commandant WRRIER.

(source: LE GROUPE DE BOMBARDEMENT TUNISIE.)

Une masse sombre qui grandit dans la nuit, qui se rapproche trop vite, que l'on voit trop tard, que l'on ne peut éviter.

Une violente secousse qui fait trembler l'avion de toutes parts suivie d'un fracas épouvantable que les ténèbres amplifient.

Les flammes qui jaillissent des moteurs et viennent lécher le longeron principal d'une aile qui, en moins d'une minute, aura fondu et se sera détaché.

Un ordre qui fuse dans l'interphone: Sautez, sautez, sautez..."

Un pilote qui se débat jusqu'à l'extrème limite de ses forces pour permettre au reste de l'équipage d'évacuer en parachute, qui sait qu'il restera prisonnier dans son habitacle et qu'il périra...

Des mains qui, dans le noir, saississent des parachutes et accrochent les mousquetons aux aspérités du fuselage, la trappe qui s'ouvre, une impulsion des genoux et des jambes qui vous propulse dans le vide, l'air glacé qui vous cingle la figure et la brusque tension des sangles du parachute quand il se déploie, puis la lente descente vers le sol.

L'avion qui pique inexorablement vers le sol et s'écrase dans un immense panache de flammes rougeâtres et de fumées noires.

Des camarades qui restent prisonniers du brasier: c'est cela la collision.Et pour le Capitaine BRACHET sur le siège juste à coté de la trappe avant et qui pourrait sauter le premier, mais qui ne veut pas le faire parce que, comme dans la marine, le Commandant doit évacuer le dernier, la collision, c'est un équipage qu'il faut aider de toutes ces forces.

Quand il se retrouve seul avec le pilote, il monte dans l'habitacle pour tenter de le dégager.

Hélas! l'avion pique de plus en plus vite vers le sol et termine sa course dans une explosion dans laquelle périssent:

le Capitaine BRACHET, navigateur,

l'Adjudant JOUZIER, pilote,

le Sergent-Chef MALTERRE, mitrailleur-arrière.

Pour BRACHET , la collision c'est le sacrifice et le don de sa personne.

Pour BRACHET, la collision, c'est tout cela et c'est pire encore.

(source: NUITS DE FEU SUR L'ALLEMAGNE. Louis BOURGAIN.)

 

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Stèle érigée dans un champ à la mémoire de l'équipage du Cpt. BRACHET sur le lieu du crash, après la collision (PARNES dans l'Oise)

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Je voudrais remercier les personnes qui ont fleuri la stèle en 2010 pour le souvenir.

Situation: Environ 8 à 9 kms dans le sud-ouest de Gisors.

Description: Petite stèle en béton (d'aspect simple) d'environ 1,10m de hauteur portant l'inscription suivante:

"A la mémoire des Aviateurs tombés ici le 13 janvier 1945.

Cpt BRACHET

Aspt JOUZIER

Sgt/C MALTERRE

MORTS POUR LA FRANCE"

Accès: Nationale 14 - Paris - Rouen

Après MAGNY-en-VEXIN (en direction de Rouen) prendre à 7 kms à droite la direction de PARNES.

Passez devant l'église de PARNES et continuer jusqu'au Monument aux Morts de la Commune.

A gauche du monument prendre la D157 pendant 300/350 mètres environ dépasser une ferme, puis un hangar métallique et prendre immédiatement à gauche un chemin vicinal en direction de BOURY-en-VEXIN(attention absence de signalisation)

Après un parcours de 1800/1900 mètres sur ce chemin vicinal la stèle est élevée à gauche de la route.

(chemin vicinal en mauvais état en fin de parcours)

13/14.01.1945 - Objectif: SARREBRUCK.

Nombre d'avions engagés par chaque groupe:

"GUYENNE" 15 avions.

"TUNISIE" 13 avions.

Total des avions engagés dans la mission: 274 avions.

Nombre de Français tués dans la mission: 3 tués.

Au retour de mission le HALIFAX du lieutenant BRACHET entre en collision avec un quadrimoteurs anglais dans la région de GISORS. Le sergent-chef MALTERRE est tué sur le coup. L'adjudant JOUZIER qui a remplacé le lieutenant GEORGEON pour raison de santé et le lieutenant BRACHET s'écrasent avec l'appareil. Les autres membres d'équipages sautent en parachute et sont sains et saufs. BRACHET aurait très bien pu sauter, il a préféré aider le pilote tandis que le mécanicien évacuait.

Le Sous-Lieutenant GEORGEON, plus vieux que lui et plus ancien dans le métier, et son bombardier, le Lieutenant HABEZ, timide et effacé, ils faisaient un team solide et cohérent; leur bonne entente se répercutait sur les autres membres de leurs équipage qui vouaient à leur patron une vénération presque mystique, en raison de sa haute conscience professionnelle dont il avaient eu maintes fois l'occasion de constater les heureux effets.

Toutefois, vers la fin de l'année 1945, GEORGEON avait commencé à ressentir une certaine fatigue et il avait fallu toute la ferme autorité de BRACHET pour qu'il consentit à se faire remplacer après une bonne dizaine de missions; le nouveau pilote, l'Adjudant JOUZIER, s'était de suite intégré à l'équipe animée par BRACHET et, en deux ou trois vols d'opération, le tandem "pilote-navigateur-bombardier" était reconstitué

(source:LES FOUDRES DU CIEL. du GENERAL NOIROT.)

LA COLLISION DU CAPITAINE BRACHET PAR LE SERGENT MEMIN

SON MITRAILLEUR-SUPERIEUR

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HALIFAX III - N° MZ 465

Collision - 13/14.01.1945.

(source: NUITS DE FEU SUR L'ALLEMAGNE: LOUIS BOURGAIN)

Dans la nuit du 13 janvier 1945, vers 20 h 30, à 6000 pieds, nous étions sur le chemin du retour après avoir bombardé SARREBRUCK, notre vingt-cinquième mission. La nuit était obscure et la visibilité réduite; le sol de France disparaissait sous la neige. De temps en temps, je tournais ma tourelle. Je venais d'apercevoir, non loin de notre avion, un flare rouge, utilisé par les Allemands pour baliser les streams. Alors que je surveillais la partie arrière, je vis, surgissant de la nuit, vos deux moteurs droits, et aussitôt, un grand choc.

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Tourelle mitrailler-supérieur.

Je crie dans l'interphone; avion à droite.

BRACHET répond: - qu'est-ce qu'il y a ?

Notre appareil complètement déséquilibré était devenu incontrôlable. J'imagine les efforts désespérés du pilote pour le maintenir en ligne de vol.

Je craignais à tout instant qu'il ne passât sur le dos.

Je saisis mon parachute, que j'accrochai à un seul mousqueton de mon harnais. Impossible d'enclencher le deuxième.

Ralenti par l'obscurité et les terribles secousses de l'avion, je mis un bon moment à atteindre la porte arrière, me cramponnant à tout ce qui pouvait aider ma progression.

Lorsque j'arrivai à la trappe, il me fut impossible d'en saisir la poignée d'ouverture. Une mission au coeur de l'Allemagne, prévue la veille, avait été annulée, mais tous les paquets de WINDOWSétaient restés entassés à l'intérieur le long du fuselage et face à la trappe. Au moment du choc, tous ces paquets tombèrent pêle-mêle, bloquant la trappe.

A tâtons, je dus les enlever précipitamment en les jetant vers l'arrière. A ce moment arriva le mécanicien; il m'éclaira de sa lampe-torche et je pus enclencher le deuxième mousqueton de mon parachute, ouvrir la porte et sauter, suivi par le mécanicien.

C'est alors que je me rendis compte que nous étions très bas, et presque aussitôt je vis le HALIFAX exploser au sol.

Ma descente fut violemment stoppée par un arbre sur lequel s'emmêla mon parachute.

J'étais dans le village de GUERNY, prés de GISORS, dans le département de l'EURE, juste en face de la maison du maire, qui m'hébergea pour la nuit.

Quelques heures plus tard, le mécanicien qui lui, s'était emmêlé avec son parachute dans une ligne électrique, vint me rejoindre, accompagné des gens du village que l'explosion de l'avion avait alertés.

Ils me demanda de rester sur place, pendant qu'accompagné des gendarmes, il irait à la recherche de nos camarades.

Dans le courant de la nuit, le Lieutenant HABEZ fut retrouvé, il s'était brisé la cheville en se posant sur la voie ferrée; s'aidant d'un bâton, il avait pu atteindre une maison à proximité de son point de chute.

Puis le Sergent RIGADE fut retrouvé à son tour, sérieusement blessé au cou par les suspentes de son parachute

Alors qu'il était encore dans l'avion, le bombardier lui passa son parachute, mais au cours de cette manipulation faite dans l'obscurité et la précipitation, le parachute s'ouvrit.

Le violent courant d'air qui s'engouffrait par la trappe d'évacuation, fit que tout le parachute se déploya et s'accrocha dans la cabine.

L'arrachant aux aspérités qui le retenaient, il en fit une boule qu'il maintint contre sa poitrine et ainsi, tenta de sauter.

La pression de l'air à travers la trappe était si forte qu'il ne put y parvenir. C'est alors qu'il imagina de faire passer d'abord le parachute en le poussant de la main. Il fut brutalement arraché à l'avion, et se retrouva suspendu à son parachute.

Fort heureusement, le Sergent RIGADE était de taille moyenne, ce qui favorisa son passage à travers la trappe.

Je le vis le lendemain matin, alors qu'on le transportait à l'hôpital de GISORS, en compagnie du Lieutenant HABEZ.

Le Sergent RIGADE était particulièrement mal en point avec une très mauvaise blessure au cou.

Le 14 janvier, les gens du village découvrirent dans la neige les restes très mutilés du navigateur et du bombardier de l'avion anglais rencontré.

Les faits qui suivent me furent rapportés le lendemain par le mécanicien.

"A cette occasion le Capitaine BRACHET fit preuve d'un grand sang-froid et d'un courage exceptionnel.

Négligeant l'issue de secours qui lui eût laissé la vie sauve, il se porta spontanément auprès du pilote afin de l'aider à se dégager de son siège et lui faciliter l'évacuation.

Malheureusement, l'altitude trop faible au moment de la collision, ainsi que la vitesse de chute de l'avion, ne leur permirent pas d'évacuer à temps."

Le Capitaine BRACHET

l'Adjudant JOUZIER

Le  Sergent-Chef MALTERRE

furent retrouvés à leur poste dans l'avion désintégré.

(Recit du Sergent: MEMIN mitrailleur-supérieur)

LA COLLISION DU CAPITAINE BRACHET

PAR LE SQUADRON LEADER WILSON

(Extrait d'une lettre au Capitaine MEMIN)

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De gauche à droite: mécanicien, mitrailleur-supérieur, pilote, WILSON, mitrailleur-arrière.

Mes souvenirs de cette nuit sont très nets.

C'était ma première mission au squadron 51, basé à SNAITH

Pour cette opération de nuit, j'avais deux mitrailleurs de remplacement, les deux mitrailleurs en titre étant malades.

Mais avant cette opération sur SARREBRUCK, j'en avais effectué un dizaine au squadron 578, de BURN.

Comme vous le dites dans votre lettre, le raid de SARREBRUCK avait été très facile.

Juste avant la collision, j'avais déjà repéré un autre avion très près de moi, sur mon côté droit.

J'avais demandé à mon mitrailleur supérieur de le surveiller, au cas ou il se rapprocherait davantage, sans oublier de renforcer son attention tout autour.

Tout à coup, je vis votre avion me couper la route.

Je tirai sur le manche, mais trop tard.

Comme je luttais pour contrôler mon avion, je vis que le vôtre avait perdu la queue, et je vous vis disparaître dans la nuit.

J'ignorais à ce moment précis, quels étaient les dommages causés à mon avion, mais tout de suite je sentis que je pouvais encore le maintenir en vol.

Le mécanicien évalua les dégâts. Tout le nez de l'appareil jusqu'au palonnier avait disparu avec le bombardier et le navigateur.

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Dinghy

L'équipement électrique, hydraulique et l'interphone n'étaient plus en état de marche.Le parachute du radio était tombé et le dinghy en s'éjectant de l'aile gauche avait endommagé la queue.

Le radio était légèrement blessé.

Des pièces de l'avion se détachaient et tombaient sans arrêt, et il devenait de plus en plus difficile à contrôler.

J'estimais être à 11 000 pieds , mais n'en étais pas certain.

Je n'avais aucune idée de ma position, et plus de cartes.

Je décidai de monter et de voler aussi haut que possible afin d'éviter d'éventuels sommets, et aussi pour avoir le temps de réfléchir, au cas ou nous serions obligés de descendre.

Je laissai les moteurs à leur régime de croisière; ils paraissaient tourner régulièrement.

Je craignais que l'avion se mit en perte de vitesse et je décidai de me maintenir aux environs de 7 000 pieds.

Notre problème majeur était maintenant de trouver le cap de retour, avec des instruments de navigation inutilisables.

Je repérai l'étoile polaire, et pris un cap nord-ouest.

Lorsque je m'estimai proche du LINCOLNSHIRE, j'utilisai la procédure de secours, c'est-à-dire: vol en orbite. Les projecteurs au sol s'allumèrent, levant et abaissant leurs faisceaux pointés dans la direction à prendre, jusqu'au cône formé par les projecteurs qui indiquaient le terrain d'atterrissage.

Malgré de nombreux nuages, je trouvai le terrain.

Mais à ma première tentative d'atterrissage, l'avion se mit à vibrer violemment alors que j'étais en approche, et je dus overshooter.

Je fis la deuxième approche à une plus grande vitesse et réussis à me poser.Nous étions sur une base de l'Aéronavale à BRIGHTON, côté sud de l'Angleterre. Le jour suivant, un avion de notre base vint nous chercher.

Mon navigateur est enterré à BERTHENOUVILLE près de ROUEN, dans le cimetière d'un petit village et le bombardier au cimetière militaire de rouen.

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HALIFAX du Lt GIBSON du Squadron 51 qui est entré en collision avec l'avion du Cpt BRACHET.

(source: NUITS DE FEU SUR L ALLEMAGNE. Auteur: Capitaine Louis BOURGAIN Groupe "Guyenne" pilote Cdt. d'avion)

CAPITAINE BRACHET

Commandant d'avion sur "Halifax"

J'ai connu le capitaine Brachet. C'était un grand diable taillé à la serpe, à la chevelure très brune coiffée en brosse et au regard tout droit qui en disait long; j'avais pensé en le voyant:

"Tiens, il a de la gueule, ce type !"

Je ne croyais pas si bien dire.

Et puis après, je l'ai apprécié. Quand il rouspétait, c'est qu'il ne partait pas en mission. Il n'avais qu'une peur, voir partir les autres à sa place. Il avait hâte de finir son tour d'opérations pour... pouvoir en faire un second. Il avait une flamme communicative, était assoiffé d'idéal. Son ancien pilote, un vieux routier, disait de lui: "Il n'a que 25 ans; mais c'est un vrai chef !".

Un soir de janvier 1945, Brachet n'est pas rentré. On apprit le lendemain matin qu'à la suite d'une collision, l'avion s'était écrasé en France, entre Paris et Rouen, et que quatre membres de l'équipage avaient pu sauter. On n'avait pas les noms.

Une mission de nuit, bien facile, celle-là. L'objectif, en Allemagne, a été bien attaqué; la flack moyenne, pas de chasseurs. Le "Halifax" suit tranquillement la route du retour. La région parisienne est passée, la mission tire à sa fin.

Tout à coup, un formidable choc dans la queue... puis le noir. L'adjudant Jouzier, au poste de pilotage, se cramponne et crie:

- Sautez !

Calmement, Brachet relève son siège, ouvre la trappe, allume sa lampe de poche et aide le bombardier qui disparaît dans le trou.

- Sautez, répète le pilote.

Collé à la paroi, Brachet éclaire le radio qui, par inadvertance, vient d'ouvrir son parachute dans l'avion. Tranquillement, il l'aide à se reprendre et à se lancer vers son destin.

- Tout le monde a sauté en arrière ? demande-t-il.

Pas de réponse.

Dans un effort désespéré, l'adjudant Jouzier essaye de tenir l'avion qui, irrémédiablement pique vers le sol.

Brachet voit le grand trou noir... la seule issue vers la vie. Alors... le pilote va rester seul ? Pourquoi cette injustice ? "Moi, le chef, vais-je l'abandonner ? " et Brachet, qui depuis des mois a fait le sacrifice de sa vie, sent que l'heure est venue... Il sera grand et héroïque comme il a souhaité de l'être. Q'importe le prix.

Plaqué sur l'escalier, à la force des poignets, il se hisse à côté de Jouzier, pour l'aider... pour l'aider à mourir, car c'est tout ce qui reste à faire. Et dans les secondes de la chute vertigineuse, les images se succèdent dans son esprit: Devoir !... Exemple !... Sa famille !... Son pilote !... La France !... Sa France !... Il a dû penser: la belle mort !... Et sans qu'il puisse la voir, la terre est arrivée. Terrible et brutale.

Votre nom, capitaine Brachet, demeure un symbole.

" UN OFFICIER DES "LOURDS"

Récit du Capitaine Henri JEAN

Un journal de bord pestiféré

(Boulogne, le 17 septembre 1944)

A la mémoire du capitaine BRACHET,

de la promotion "Mézergues",

mort au champ d'Honneur, le 13 janvier 1945.

Comme les jours, les missions de guerre se suivent et ne se ressemblent pas. Après le raid agité sur GELSENKIRCHEN, une opération de tout repos fut déclenchée, six jours plus tard, sur BOULOGNE : il s'agissait de déloger les dernières troupes allemandes qui s'obstinaient dans une poche, en bordure du littoral. Le Bomber -Command avait déjà appliqué cette drastique médecine en d'autres lieux, au Havre, en particulier, où 9 750 tonnes de bombes avaient écoeuré 11000 Allemands faits prisonniers.

Le scénario était immuablement le suivant : quelques milliers de tonnes d'explosifs persuadaient les Allemands de se rendre le plus rapidement possible. Ensuite les troupes alliées, l'arme à la bretelle en faisaient des prisonniers de guerre inoffensifs. Enfin, un télégramme d'un Très Grand Chef des Armées de Terre célébrait l'éloge du Bomber-Command, quand à la précision des tirs et l'efficacité de ses équipages.

Comme la mission était courte, le tonnage maximal - cinq tonnes - avait été empilé dans chaque avion. Il y avait 762 appareils engagés : c'était donc un déluge dissuasif de 3810 tonnes de bombes destinées aux troupes entêtées de la poche.

Le temps était beau, nous faisions partie de la dernière vague et il me prit la fantaisie - décision fâcheuse, comme le prouvera la suite du récit - de m'installer à côté du pilote, de chausser mes lunettes de soleil et de contempler le spectacle. La vue des centaines d'avions qui nous précédaient, était en soi un tableau fantastique. Comme le vol, au départ, se déroulait à basse altitude sur la verte Angleterre, on voyait défiler à toutes allure les fermes, les maisons, les châteaux, les villes, les villages, les usines, les bois, les près, les forêts, les fleuves et les rivières... Spectacle superbe ! Le flot des avions ne prit de la hauteur qu'après l'embouchure de la Tamise. L'altitude de bombardement était relativement basse, trois mille mètres seulement. Sur Douvres, il y eut un incident qui mérite une digression : un bombardier - n'appartenant pas heureusement à un équipage français - en titillant trop tôt son circuit électrique largua ses bombes ! Ce fut, dans la presse du lendemain, un bien beau tollé ! Je ne me rappelle plus s'il y eut des victimes ou seulement des dégâts matériels. Mais même si ces projectiles intempestifs n'avaient retourné que des plates-bandes de radis, ces radis étaient anglais et n'avaient pas à être secoués par des engins de mort habituellement réservés à l'ennemi.

La réaction de l'état-major fut génial : il fut décidé d'incorporer dans l'appareillage électrique de largage des bombes un "interrupteur principal" (master switch), dont la mise en marche, quelques courtes minutes avant le lancement serait, en outre, soigneusement enregistrée sur le journal de bord du navigateur. Il va sans dire que cette astuce mécanique (je n'ose employer le terme de "gadget" inconnu à l'époque) apporta quelques désagréments : dans le feu de l'action, à proximité des objectifs, des bombardiers ayant oublié de manoeuvrer ce fameux interrupteur revinrent à leur base avec leur chargement !!! Moralité : la psychose du système qui contrôle le mécanisme qui vérifie l'appareil qui "supervise" la manoeuvre est néfaste. Rien ne saurait remplacer simplicité, calme et réflexion.

L'objectif était un ancien fort, de style Vauban, en forme de trpèze et en dehors de la ville. Il reçut l'averse de bombes promise et l'expédition s'en retourna. Comme prévu, la reddition - 8000 prisonniers - se fit dans les jours qui suivirent.

A ELVINGTON, quand je remis au Squadron-Leader B..., chef du service de navigation, mon très laconique journal de bord qui contenait ces mots et ces chiffres:

Take-off  09.20 hrs

Bombs gone  11.00 hrs

Lande  12.45 hrs

cet officier supérieur britannique fit comme Phèdre à la vue d'Hippolyte : " il le vit, il rougit, il pâlit à sa vue..." Pour l'immoralité de l'histoire, je dois dire qu'au moment du largage, mon chronomètre marquait 10 heures, 59 minutes, 59 secondes. Nous avions donc bombardé à la seconde près (onze heures étant l'heure officielle), résultat rarement atteint, sauf par les Pathfinders qui, eux lâchaient leurs marqueurs à l'heure exacte. Cela prouve que le succès peut parfois accompagner le moindre effort ! Cette précision ne toucha nullement monsieur B... et sa réaction me fit pressentir que je m'étais glissé dans de très mauvais draps. Cet officier, qui ne souriait jamais (après vingt mois passés en Angleterre, j'ai compris à tout jamais que l'humour anglais, le gentleman anglais et le fair-play anglais ne sont que des mythes d'exportation) aurais pu étouffer l'affaire et dire : "Capitaine, pour cette fois, ça passe... mais n'y revenez plus!" Il n'en fit rien, et dans la soirée, je reçus sous enveloppe, une Note de Service à caractère fulminant et dont voici le texte édifiant:

Groupe de Bombardement 1/25

Le 17 septembre 1944

Note de service

Un officier navigateur a cru pouvoir se permettre de ne pas se conformer aux instructions recues, au point de rapporter, à la suite d'une opération, un Log qui est, ou une plaisenterie, ou une provocation. Je ne puis admettre ni l'une, ni l'autre.

En conséquence :

1) Cet officier encourt une sanction disciplinaire.

2) Son équipage est suspendu de vol opérationnel pour une durée indéterminée.

3) Un cross country de contrôle sera exigé de ce navigateur avant de pouvoir être à nouveau engagé en opérations.

4)Cet équipage participera obligatoirement au prochain bull's eye de diversion.

Nota : Au cas où il serait avéré que la mesure deuxième soit le but poursuivi par le navigateur incriminé, il serait déféré devant la Justice Militaire.

signé : X...

( Liste des destinataires)

Ce papier contenait trois mots d'anglais - autant d'injures à la langue de Voltaire - et une faute d'orthographe : le signataire avait écrit de sa blanche main " pour notification à l'interressé " (sic, avec deux "r"). Ma génération, instruite par les excellents instituteurs de l'Ecole Communale (1922-1925) de la Troisième République est excessivement sensible à l'écriture correcte. Je n'y peux rien !.

A la lecture du nota - in cauda venenum - je fus médusé et restai pourtant de marbre : médusé, parce qu'il me semblait excessif qu'un manque de formalisme paperassier dégénérât en drame, de marbre, parce qu'en temps de guerre, seul l'ennemi est à craindre. Je pensai, un peu à la manière de Monsieur de Talleyrand que tout ce qui est exagéré devient sans importance. Cet incident n'était pas le premier dans le personnel des Groupes Lourds. A LOSSIEMOUTH, par 58 degrés de latitude nord, il y avait eu de violents accrochages à propos de la désignation des pilotes : tous les officiers voulaient être pilotes, mais comme il fallait des navigateurs et des bombardiers, comme il fallait utiliser dans leur spécialité les sous-officiers pilotes qui n'étaient pas qualifiés pour le métier de navigateur, il fallait aussi faire contre mauvaise fortune bon coeur.

Personnellement, j'avais plié sans rechigner. Le Commandement, en quelques mots adroits et bien sentis, aurait pu redresser la situation. Bien au contraire, les discussions s'envenimèrent au point que deux officiers - particulièrement virulents dans leur obstination - se virent infliger trente jours d'arrêts de rigueur ! Il faut reconnaître que, perdus dans les brumes écossaises, loin de la Patrie ensanglantée, sans nouvelles des familles restées en France ou en Afrique du Nord, les équipages pouvaient se laisser aller quelquefois à des accès de mauvaise humeur, encore qu'un officier ne doive jamais trop gémir sur son sort (sinon, il n'a qu'à passer dans l'épicerie).

A quoi bon remuer ces pénibles souvenirs ? Sans vouloir jouer au redresseur de torts, je dis que le Commandement doit, preuve de doigté, préférer le contact et l'explication directe à la paperasse interposée, laisser passer une première faute vénielle, mais se montrer impitoyable en cas de récidive. Combien fut plus habile l'atitude de l'excellent colonel B..., qui commandait la base d'Istres en 1938 ! Il convoqua, un jour de février, quatre sous-lieutenants qui avaient abusivement étiré de 24 heures (1) une permission de fin semaine - la neige était si belle à Barcelonette - et leur tint à peu près ce langage : "Messieurs je ne veux pas vous donner votre première punition d'officiers, mais vous m'avez compris... rompez..." Les fautifs se retirèrent, tête basse et se tinrent tranquilles jusqu'à la fin du stage.

Dans les affaires humaines, les bonnes comme les mauvaises, tout passe, tout lasse, tout casse. La Note de Service resta lettre morte. On avait bien besoin de nous, les équipages combattants pour en finir avec cette trop longue guerre : en effet, le Bomber Command fut engagé, quelques jours plus tard, dans des opérations de ravitaillement en essence, pour permettre aux troupes de MONTGOMERY de joindre les parachutistes d'ARNHEIM, en très mauvaise posture près du pont sur le RHIN (finalement l'opération échoua). Chaque Halifax emportait 160 jerricans de 20 litres, soit 3200 litres à déposer à l'aérodrome de MOELSBROEK, près de BRUXELLES.

Ces missions en principe de tout repos, n'étaient pas sans risques : il y avait toujours des bidons qui fuyaient et il fallait voler, toutes fenêtres ouvertes, pour maintenir un courant d'air salvateur qui chassât les vapeurs de carburants. A Bruxelles, c'étaient les équipages qui coltinaient les récipients et les déposaient en bordure de piste. Comme nous n'avions aucun entraînement de déménageurs, nous retournions les muscles raides. Enfin, on touchait avec émotion la vieille Europe - l'Angleterre est une île, disait Michelet - et on entendait parler français, avec ce si bel accent belge ! Les équipages, avec une saine émulation, faisaient la course : le record ELVINGTON - BRUXELLES - ELVINGTON fut de trois heures quarante minutes. Le 28 septembre, mon équipage ne fit pas mieux que trois heures cinquante. De mauvaises langues prétendirent que l'équipage vainqueur avait légèrement poussé les manettes à gaz.

Du 26 au 30 septembre, nous fîmes quatre voyages, au cours desquels, avec des crayons bien taillés et de couleur, une gomme bien propre, je rédigeai des journaux de bord dignes d'un rond-de-cuir ou d'un dessinateur professionnel. Au retour, je les remettais, l'air glacial, au Squadron-Leader, toujours aussi renfrogné, en lui disant : "Sir, est-ce que ce travail de paperassier est bien à la hauteur du Bomber Command?" Je finirai par croire que j'ai toujours été quelque peu anglophobe. Est-ce que TRAFALGAR et WATERLOO me seraient restés sur l'estomac ?

Au cours d'une de ces livraisons d'essence, un quadrimoteur, près de DUNKERQUE, ayant chatouillé de trop près la garnison allemande (la poche ne fut réduite que plus tard) reçut à l'aller un mauvais coup de flak : l'avion, le carburant et l'équipage furent instantanément transformés en chaleur et lumière, en un immense et tragique flamboiement. Ces missions si faciles avaient leurs désagréments.

Mon intense travail de scribe me lava enfin de tout péché et, dès le 7 octobre, l'équipage participa au bombardement de CLEVES. Là, encore, je peaufinai un journal qui, s'il y avait eu une justice en ce bas monde, aurait dû me faire gagner, hauts la gomme et les crayons, la coupe WALLIS qui récompensait les bons navigateurs !!!

L'horizon s'éclaicit avec le départ de l'acariâtre et venimeux Squadron-Leader. S'il eut droit à un "pot de départ", je n'y fus pas invité. Un officier français prit sa place - naturellement de la "maffia" des navigateurs - qui apporta une touche plus humaniste et plus débonnaire au problème de la correction des journaux de bord. Cet épisode fâcheux fortifia, s'il en était besoin, ma haine viscérale des paperasses et des paperassiers qui s"en délectent, s'en rassasient, tels des insectes coprophages sur leur fumier.

Après la mutation du Squadron-Leader, les navigateurs vécurent des jours heureux... et rédigèrent placidement beaucoup de journaux de bord.

Capitaine Henri JEAN.

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EQUIPAGE DU CAPITAINE VAUCHE

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 (Collection: Claude GRAUX)

2ème Escadrille

Pilote: Lt. CANDELIER. Navigateur: Cpt. VAUCHE. (Cdt. de l'avion) Bombardier: Lt. PEHUET. Radio: S/Lt. CLAIREFOND. Mécanicien: Sgt/C. LEFEBVRE. Mitrailleur-supérieur: Sgt/C. PRE. Mitrailleur-arrière: Sgt. D'ANDREA.

CITATIONS

 

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Mitrailleur-arrière: Sgt/C PRE.

 

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 Anciens combattants de St QUENTIN.

Le premier debout à droite sur la photo le Mitrailleur-arrière: Sgt/C PRE.

(collection: Claude GRAUX)

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EQUIPAGE DU COMMANDANT HOQUETIS

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 (Collection: La mémoire des groupes lourds)

Équipage présent à la station d'Elvington, le 27 juin 1944 date de la première mission éffectuée par le groupe dans le "Bomber Command".

1re Escadrille

Pilote: Lt. DELAUNAY. Navigateur: Cdt. HOQUETIS. (Cdt. de l'avion) Bombardier: Lt. ULMER. Radio: Adjt. PUGNET. Mécanicien: Adjt. MAGNIOT. Mitrailleur-supérieur: Sgt. RUST.Mitrailleur-arrière: Sgt. VIRUEGA.

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Angleterre, ELVINGTON (dans le stream) Henri DELAUNAY s'apprête pour un bombardement de nuit sur l'Allemagne. A gauche, ULMER son bombardier.

(source: Araignée du soir)

CITATIONS

CITATION A L'ORDRE DE LA BRIGADE AERIENNE:Ordre n°293 du 19-9-44 du Colonel BAILLY, Cdt le Groupe de Bombt n°1

"Équipage confirmé et homogène qui a participé entre le 1er et le 24 juillet à des opérations de bombardement en territoire ennemi. S'est particulièrement distingué le 24 juillet au cours d'une mission longue et difficile effectué de nuit sur un Centre Industriel important du Sud-Ouest de l'Allemagne, malgré l'activité intense de la D.C.A. et de la chasse ennemie, à obtenu d'excellents résultats au cours de ce bombardement."

CETTE CITATION COMPORTE L'ATTRIBUTION DE LA CROIX DE GUERRE AVEC ETOILE DE BRONZE.

CITATION A L'ORDRE DE LA DIVISION AERIENNE: O.G. N°18 du 5.1.45

"Équipage sûr et expérimenté qui s'est mis en valeur par la précision de ses bombardements sur les champs de bataille du Nord de la France et qui a fait preuve de maîtrise et de détermination au cours des raids massifs exécutés sur l'Allemagne en particulier le 16 Août 1944 sur un port de la Baltique et le 12 Septembre 1944 sur un Centre Industriel important ou il a enregistré d'excellents résultats en dépit de la D.C.A. dense et précise défendant ces objectifs.

CETTE CITATION COMPORTE L'ATTRIBUTION DE LA CROIX DE GUERRE AVEC ETOILE D'ARGENT

CITATION A L'ORDRE DE L'AVIATION DE BOMBARDEMENT: Ordre n°24 du Gal BOUSCAT du 2.5.45.

"Equipage dont le cran ne s'est jamais ralenti ayant fait preuve au cours de missions lointaines en territoire ennemi les plus belles qualités professionnelles jointes à un esprit d'équipage remarquable. En particulier le 18 Novembre 1944 au cours d'une mission de jour sur une ville situé profondement en territoire ennemi, à donné la pleine mesure de sa valeur, par la précision de sa navigation comme leader de formation et la justesse de son bombardement maigré une réaction extrêmement violente de la D.C.A. ennemie qui toucha durement son appareil."

CETTE CITATION COMPORTE L'ATTRIBUTION DE LA CROIX DE GUERRE AVEC ETOILE DE VERMEIL.

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Adjudant Jean MAGNIOT

CITATION A L'ORDRE DE LA DIVISION AERIENNE: Ordre n°32 du Gal BOUSCAT du 22.6.45.

"Mécanicien navigant ayant toute la confiance de son pilote qu'il secondait comme deuxième pilote aux moments des décollages et des atterrissage. A, par ses connaissances techniques et professionnelles permis à l'équipage de toujours rentrer à la base ayant obtenu de l'avion le maximum de performance malgré les incidents dus au froid à la longueur de certains trajets, à la flack. A de plus par le guet constant qu'il a assuré contribué grandement à la sécurité de son équipage. Vient de participer à de nombreuses missions de bombardement sur des objectifs puissamment défendus du centre de l'Allemagne et du bassin industriel de la Ruhr, en particulier les 1er et 2 Février 1945."

CETTE CITATION COMPORTE L'ATTRIBUTION DE LA CROIX DE GUERRE AVEC ETOILE D'ARGENT.

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Le pilote de lignes aériennes et pilote de guerre - Henri DELAUNAY.

Né à Paris le 13 décembre 1904. Toute son enfance et son adolescence seront marquée par les premiers vols des précurseurs de l'aviation Française, et par les exploits héroïques des As de la grande guerre.

Passionné d'aviation, à dix-huit ans il s'engage, par devancement d'appel, dans l'aéronautique militaire, il est breveté pilote à l'école Blériot de Buc en 1923.

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Ecole Blériot à Buc Henri DELAUNAY devant le Spad VII, l'avion de la route du Brevet.

Son brevet obtenu, Delaunay est incorporé au deuxième régiment de chasse de Strasbourg, où sa virtuosité le fait rapidement remarqué; il est nommé caporal en mars 1924.

2 ans au 37ème régiment d'aviation basé au Maroc, son activité (où commencent ses coups durs) durant la guerre du Riff de 1925/1926 lui valut, avec le grade de sergent, la Croix de guerre des T O E avec 3 citations à l'ordre de l'armée et du régiment (2 palmes et 1 étoile).

Breveté Pilote de Transport Public et Navigateur Aérien, il entre dans l'aviation civile aux lignes Latécoères en Janvier 1927. Compagnon des Mermoz, Guillaumet, St. Exupéry, Reine et autres défricheurs des lignes aériennes partant de Toulouse, il sera l'un des acteurs de cette "Épopée de la ligne", qui tracera son sillon dans le ciel en direction de Casablanca, puis de Dakar, dernier point d'appui avant le grand saut sur l'Atlantique en direction de l'Amérique du Sud, mais n'anticipons pas, à cette époque les avions ne traversent pas encore l'Atlantique.

Sur Toulouse, Casablanca, Dakar, les coups durs sont nombreux par suite des pannes de moteur au-dessus de la Mauritanie aux tribus insoumises, Delaunay en a sa part.

Les lignes Latécoère deviennent la Compagnie Générale AEROPOSTALE, et Delaunay passe sur le réseau d'Amérique du Sud où le courrier est transporté de NATAL à BUENOS-AYRES; toujours les pannes de moteur, les coups durs continuent.

Jusqu'à Mai 1928; les avions transportant le courrier volaient seulement le jour, la nuit les appareils restaient au sol et le courrier prenait forcément du retard.

De sa propre initiative, Delaunay décide de décoller de nuit de Rio de Janeiro pour rallier Santos, le vol se poursuit normalement, malgré les instruments de bord rudimentaires de l'époque, et bien entendu sans radio; en arrivant vers Florianopolis, le moteur prend feu, au prix d'un courage inouï et d'affreuses brûlures aux mains et aux pieds qui le marqueront définitivement, il réussit à atterrir dans des conditions surhumaines, sauvant les trois passagers, embarqués avec le courrier pour ce vol de nuit inaugural. 

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Laté 26 - C'est ce type d'avion que pilotait Henri Delaunay pour le premier vol de nuit, Rio de Janeiro-Santos. Le moteur en feu, Delaunay posait l'avion à Florianopolis.

Après dix mois d'hôpital, Delaunay reprend sa place sur la ligne, la France le nomme Chevalier de la Légion d'Honneur et le Brésil lui décerne la Médaille de première classe Brésilienne.

En 1931, il passe aux lignes d'Air-Orient qui rallient la France à l'Indochine, sous les ordres de Maurice Noguès il est affecté au secteur Beyrouth-Saïgon, en 1934 on lui décerne le Grand Prix du Pilote de Lignes Damas-Saïgon.

1935 le voit à Dakar, où avec Mermoz et Guillaumet, il assure les premières traversées du courrier au-dessus de l'Atlantique Sud, il en détient le record.

En 1938, sa carrière si riche de travail efficace et si chargée de faits héroïques est récompensée par la croix d'officier de la Légion d'Honneur.

A la déclaration de guerre, il exécute les missions qui lui sont confiées par la Direction Générale d'Air France, en effectuant des liaisons aériennes Marseilles - Hong-Kong.

Il ne cessera d'insister en 1939, pour être envoyé dans une unité combattante et c'est en 1943 qu'il entre dans le "BOMBER COMMAND" de la Royal Air Force au groupe Tunisie - 34 missions de bombardements de nuit complètement effectuées lui valurent la Distinguished Flying Cross qu'il reçut le 18 août 1945, il termine les hostilités avec le grade de Capitaine, et reçoit la croix de Commandeur de la Légion d'Honneur et 4 citations pour faits de guerre le 16 juin 1945.

Après guerre, Henri Delaunay reprend son service en qualité de commandant de bord à Air France sur les lignes longs courriers vers l'extrême-Orient et Madagascar.

Il est affecté au réseau Malgache en 1951 jusqu'en Novembre 1958 - date de sa retraite. Retiré à Antibes, il décède le 2 Novembre 1965.

Il avait effectué au total 23.864 heures de vol.

Cet homme d'action était aussi un poète et un écrivain, dans un style personnel et très supérieur à celui de la majorité des témoignages de ce genre, il nous laisse les récits de ses "Coups Durs" dans un livre "ARAIGNEE DU SOIR", lequel vient d'obtenir le prix GUYNEMER 1968. Préface de Joseph KESSEL de l'Académie Française.

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EQUIPAGE DU CAPITAINE STANISLAS 

 

equipage du Cne Stanislas

Équipage du Capitaine STANISLAS et les cinq mécaniciens au sol.

Sur la flèche un mécanicien au sol Jean FERRER, information fourni par son fils Simon FERRER. 

(collection: Geneviève BORDIER)

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 (Collection: La mémoire des groupes lourds)

Equipage de renfort Juillet 1944.

1re Escadrille

Pilote: Adjt/C. Jean AULEN. Navigateur: Cpt. STANISLAS. (Cdt de l'avion) Bombardier: S/Lt. ROGNANT. Radio: Sgt/C. Henri BERDEAUX. Mécanicien: Sgt/C. PATRY. Mitrailleur-supérieur: Sgt. Maurice BORDIER. Mitrailleur-arrière: Sgt. BORDELAIS.

 

carte Scan (641)

 

Capitaine Stanislas Gustave Hector.

(collection: Andréa Stanislas Font)

 

7/8.02.1945 - Objectif: GOCH. (Rhénanie)

Nombre d'avions engagés par chaque groupe:

"GUYENNE" 13 avions.

"TUNISIE" 14 avions.

Total des avions engagés dans la mission: 464 avions.

Nombre de Français tués dans la mission: 9 tués.

Au retour de cette mission, le HALIFAX du Capitaine STANISLAS, atteint par une rafale d'un chasseur de nuit, explose. Sans savoir ni pourquoi, ni comment, le Capitaine STANISLAS se retrouve dans les airs, suspendu aux sangles de son parachute. Il sera le seul rescapé de cet accident.

Le crash a eu lieu sur la commune de ASTEN (25 km sud-ouest de EINDHOVEN). AULEN, BERDEAUX et BORDELAIS ont été inhumés au cimetière de WOENDEL à EINDHOVEN.

ROGNANT, PATRY et BORDIER ont été inhumés au cimetière militaire français de KABELLE (HOLLANDE).

CITATION.

Journal Officiel du 2 Décembre 1945

Bordelais (Roger. Victor - Emile) - Sergent du G.B. 1/25 "Tunisie" - "Sous-officier mitrailleur d'un calme et d'un sang froid absolus, montrant sans cesse une conscience professionnelle au-dessus de tout éloge dans l'ingrate mission de surveillance du ciel.

Au cours d'une mission de nuit contre l'Allemagne le 7 février 1945, attaqué par la chasse ennemie son avion touché ayant explosé presque instantanément a disparu dans l'accomplissement de son devoir."

"Avait effectué 28 missions contre l'Allemagne"

Repose au cimetière d'Eindhowen (Hollande).

(Source: Philippe BENTRESQUE)

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Remise de médaille au Général Stanislas par le Général Valin.

(collection: Andréa Stanislas Font)

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Les navigateurs du 1/25 Tunisie, assis en bas à gauche le capitaine Stanislas.

(collection: Andréa Stanislas Font)

UN NOM UNE HISTOIRE LE Général Gustave STANISLAS - GUYANE FRANCAISE

JEUDI 2 JUILLET 2009 INAUGURATION DE LA ROUTE CONDUISANT A LA BASE AERIENNE DE ROCHAMBEAU BAPTISEE GUSTAVE STANISLAS EN HOMMAGE AU...

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EQUIPAGE DU CAPITAINE NOIROT

 

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(collection: Jean DESCOUSIS)

2ème Escadrille

De gauche à droite: Avril 1945.

Radio: Sgt. CADEAU. Mécanicien: Adjt. MOLL. Pilote: Lt. SANTI. Navigateur: Cdt. NOIROT. (Cdt. de l'avion). Mitrailleur-supérieur: Sgt. DESCOUSIS. Mitrailleur-arrière: Sgt. BUREL. Bombardier: Lt. BARROIS.

CITATIONS

ORDRE GENERAL N°21 EN DATE DU 17 FEVRIER 1945

de Monsieur le Général d'Armée Aérienne BOUSCAT, Inspecteur Générale de l'Armée de l'Air et Commandant les Forces Aériennes Françaises engagées.

Citation à l'Ordre de la "DIVISION AERIENNE"

"Equipage de grande valeur qui a toujours effectué avec succès toutes les missions qui lui ont été confiées et dont certaines visaie à la destruction d'objectifs fortement défendus de la Ruhr.

Notamment le 21 Novembre 1944, au cours d'une attaque de nuit sur une usine de pétrole synthétique, a décidé de continuer sa mission malgré de sérieux incidents mécaniques survenus dès le départ; ayant par la suite dû stopper un moteur 25 minutes avant d'atteindre l'objectif, a néanmmoins réussi un bombardement précis dans des circonstances particulièrement plus difficiles.

Violemment pris à partie par la Flak qui lui avait percé un réservoir d'essence et détérioré les instruments de contrôle de ses moteurs a cependant rejoint sa base malgré les nombreux dommages subis par son appareil."

Cette citation comporte l'attribution de la Croix de Guerre avec Etoile d'Argent.

Elvington, le 6 Mai 1945.

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ORDRE N°372

du Colonel Commandant les Forces Aériennes Françaises

en Grande - Bretagne en date du 17.4.45

Citation à l'Ordre de la "DIVISION AERIENNE"

" Équipage dont l'ardeur et l'enthousiasme se sont encore affermis et qui vient de réussir coup sur coup plusieurs missions difficiles ayant toutes pour but la destruction d(objectifs lointains exigeant un survol prolongé du territoire Allemand dans des régions où les réactions de la D.C.A. ennemie étaient particulièrement violentes.

A participé entre autres aux dernières attaques de nuit menées par le "Bomber Command" contre les gares de l'Allemagne Centrale et les Usines de la Ruhr au cours desquelles il a obtenu d'excellents résultats controlés par la photographie aérienne."

Cette citation comporte l'attribution de la Croix de Guerre avec Etoile d'Argent.

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Jean descousis 109

Pilote: Lt SANTI

(collection: Jean DESCOUSIS)

 

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Le mitrailleur-supérieur le Sergent Jean DESCOUSSIS à sa tourelle; au fond la modeste "cagna" de nos mécaniciens.

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Sgt Jean DESCOUSIS.

CITATIONS

Elvington, le 13 Juin 1945

PROPOSITIONS DE CITATIONS ACCORDEES AU SERGENT DESCOUSIS Jean.

Citation à l'Ordre de l'ARMEE AERIENNE ( Transmission N° 1039 du G.B.1 en date du 13.4.1945.)

"Jeune Sous-Officier Mitrailleur de la plus grande valeur morale et professionnelle servant dans un Groupe français de bombardement lourd opérant en Grande-Bretagne.

Vient d'effectuer 24 missions menées par le Bomber Command sur des objectifs très fortement défendus et situés profondément en territoire ennemi.

Dans les circonstances les plus difficiles et en particulier le 5 Mars 1945 au cours d'une mission sur CHEMNIZT a fait preuve du plus grand sang-froid lors de nombreuses rencontre avec la chasse de nuit allemande.

Le 8 Mars 1945 lors d'une très forte attaque de nuit sur HAMBOURG s'est distingué par la peécision des manoeuvres évasives qu'il a commandées à son Pilote permettant ainsi de dérouter les chasseurs ennemis.

Totalise 120 heures de vol de guerre dont 78 heures de nuit. 2 fois cité."

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Citation à l'ordre de l'ARMEE AERIENNE (J.O. du 4 Mai 1946 - Médaille Militaire)

"Le Sergent DESCOUSIS vient d'accomplir en Angleterre un tour d'opération comme Mitrailleur-Supérieur dans un Groupe de Bombardiers Lourds.

Jeune et doué a fait preuve en toutes circonstances d'un calme et d'un sang-froid remarquable.

Depuis septembre 1944 participant aux missions effectuées par le Bomber-Command, s'est signalé par ses qualités professionnelle donnant avec précision à son Pilote les commandements qui ont permis de déjouer les attaques des chasseurs de nuit et de prévenir les collisions.

En particulier dans la nuit du 15 Mars 1945 a su faire éviter le contact avec les chasseurs de nuit allemands alors que des nombreux combats se livrèrent à proximité de l'avion.

De même les 4 et 8 avril 1945 lors des attaques de nuit sur le port de HAMBOURG a fait exécuter à son Pilote de nombreuses manoeuvres décélant à chaque reprise la présence des chasseurs ennemis.

Par sa vigilance et son ardeur au combat a mérité la pleine confiance de son équipage.

Totalise 191 heures de vol de guerre en 28 missions. Déjà 3 fois cité.

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 Missions de Guerre

du Sgt Jean DESCOUSIS

Septembre 1944

- 16/9/1944 - Objectif: Boulogne (Troupes) - Halifax III - M - LW630 - Equipage - Navigateur - Cpt NOIROT (Cdt d'avion) - Pilote: Lt SANTI - Bombardier: S/Lt BARROIS - Radio: Sgt CADEAU - Mécanicien: Sgt MAINGUEUX - Mitrailleur-arrière: Sgt BUREL - Mitrailleur-supérieur: Sgt DESCOUSIS - Durée: 3h10. Vol de jour. (Tunisie 12 avions). Total des avions engagés dans la mission 762 avions. Bombardement environs de Boulogne (Troupes). Mission de Guerre.

- 20/9/1944 - Objectif: Sangatte (près de Calais) - Halifax III - K - LW470 - Même équipage - Durée: 3h30. Vol de jour. (Guyenne 11 avions - Tunisie 8 avions). Total des avions engagés dans la mission 646 avions. Bombardement environs de Calais. Sangatte. Mission de Guerre.

Octobre 1944

- 7/10/1944 - Objectif: Klèves - Halifax III - O - LW642 - Même équipage - Durée: 4h35. Vol de jour. (Guyenne 16 avions - Tunisie 12 avions). Total des avions engagés dans la mission 351 avions. Bombardement Klèves. 23 éclats de Flack. Mission de guerre.

Novembre 1944

- 6/11/1944 - Objectif: Gelsenkirchen (Ruhr) - Halifax III  - O - MZ635 - Equipage - Pilote: Lt SANTI - Navigateur: Cpt NOIROT - Bombardier: S/Lt BARROIS - Radio: Sgt CADEAU - Mitrailleur-arrière: Sgt CLEMENT - Mécanicien: Sgt EMPTOZ-LACOTE - Mitrailleur-supérieur: Sgt DESCOUSIS - Durée: 4h40. Vol de jour. (Guyenne 6 avions - Tunisie 11 avions). Total des avions engagés dans la mission 738 avions. Bombardement de Gelsenkirchen. 2 éclats de Flack. Mission de guerre.

- 18/11/1944 - Objectif: Gare de Münster - Halifax III - O - LW642 - Equipage - Navigateur: Cpt NOIROT - Pilote: Lt SANTI - Bombardier: S/Lt BARROIS - Radio: Sgt CADEAU - Mitrailleur-arrière: Sgt BUREL - Mécanicien: Adjt GRIBOUVA - Mitrailleur-supérieur: Sgt DESCOUSIS - Durée: 5h10 - 4h50. Vol de jour - 0h20. Vol de nuit. (Guyenne 13 avions - Tunisie 12 avions). Total des avions engagés dans la mission 479 avions. Bombardement de la Gare de Münster. 2 éclats. Mission de guerre.

- 20/11/1944 - Objectif: Sterkrade (Ruhr) - Halifax III - O - LW642 - Même équipage - Durée: 6h00 - Vol de jour 0h05 - Vol de nuit 5h55. (Guyenne 13 avions - 12 avions). Total des avions engagés dans la mission 270 avions. 7 Français tués dans la mission. Bombardement de Sterkrade-Holden. 5 éclats attaque sur trois moteurs. Mission de guerre.

- 29/11/1944 - Objectif: Essen - Halifax III - O - NR235 - Equipage - Navigateur: Cpt NOIROT - Pilote: Lt SANTI - Bombardier: S/Lt BARROIS - Mécanicien: Sgt MAIGUEUX - Mitrailleur-arrière: Sgt BUREL - Radio: Sgt CADEAU - Mitrailleur-supérieur: Sgt DESCOUSIS - Durée: 5h50 - Vol de jour 0h15 - Vol de nuit 5h35. (Guyenne 16 avions - Tunisie 15 avions). Total des avions engagés dans la mission 316 avions. Bombardement d'Essen. Mission de guerre.

Décembre 1944

- 5/12/1944 - Objectif: Gare de Soest - Halifax III - O - NR235 - Même équipage - Durée: Vol de jour 6 6h45. (Guyenne 15 avions - Tunisie 15 avions). Total des avions engagés dans la mission 497 avions. Bombardement de la Gare de Soest (Ruhr). Mission de guerre.

- 18/12/1944 - Objectif: Duisbourg - Halifax III - O - NR235 - Equipage - Navigateur: Cpt NOIROT - Pilote: Lt SANTI - Bombardier: S/Lt BARROIS - Mécanicien: Sgt GRIBOUVA - Radio: Sgt CADEAU - Mitrailleur-arrière: Sgt BUREL - Durée: 6h50 - Vol de jour 1h00 - Vol de nuit 5h50. (Guyenne 13 avions - Tunisie 15 avions). Total des avions engagés dans la mission 523 avions. 1 Français tués dans la mission. Bombardement de Duisbourg. Mission de guerre.

Janvier 1945

- 13/01/1945 - Objectif: Saarbrucken - Halifax III - O - NR235 - Equipage - Navigateur: Cdt NOIROT - Pilote: Lt SANTI - Bombardier: Lt BARROIS - Mécanicien: Sgt MAINGUEUX - Radio: Sgt CADEAU - Mitrailleur-arrière: Sgt BUREL - Mitrailleur-supérieur: Sgt DESCOUSIS - Durée: 7h10 - Vol de jour 2h45 - Vol de nuit 4h25. ( Guyenne 15 avions - Tunisie 13 avions). Total des avions engagés dans la mission 274 avions. 3 Français tués dans la mission. Bombardement de la Gare de Sarrebruck. Mission de guerre.

- 14/01/1945 - Objectif: Dulmen - Halifax III - O - NR235 - Même équipage - Durée: 6h55 - (Guyenne 15 avions - Tunisie 12 avions). Total des avions engagés dans la mission 115 avions. Bombardement de l'usine synthétique de Dulmen (Ruhr). Mission de guerre.

- 16/01/1945 - Objectif: Magdebourg - Halifax III - O - NR235 - Même équipage - Durée: 5h40 - (Guyenne 9 avions - Tunisie 12 avions). Total des avions engagés dans la mission 371 avions. 7 Français tués dans la mission. Par suite d'ennuis de moteurs les bombes sont larguées dans la région d'Hanovre. Bombardement d'Hanovre. Mission de guerre.

22/01/1945 - Objectif: Gelsenkirchen - Halifax III - O - NR235 - Même équipage - Durée: 6h15 - (Guyenne 13 avions - Tunisie 12 avions). Total des avions engagés dans la mission 152 avions. Bombardement de Gelsenkirchen (Ruhr). Mission de guerre.

Février 1945

- 4/02/1945 - Objectif: Bonn (Rhénanie) - Halifax III - O - NR235 - Même équipage - Durée: 6h00 - Vol de jour 0h25 - Vol de nuit 5h35. (Guyenne 6 avions - Tunisie 7 avions). Total des avions engagés dans la mission 238 avions. Bombardement de Bonn. Mission de guerre.

- 7/02/1945 - Objectif: Goch (Rhénanie) - Halifax III - N - NA263 - Equipage - Navigateur: Cdt NOIROT - Pilote: Lt SANTI - Bombardier: Lt BARROIS - Mécanicien: Sgt MAINGUEUX - Radio: Sgt CADEAU - Mitrailleur-arrière: Sgt PATALANO - Mitrailleur-supèrieur: Sgt DESCOUSIS - Durée: 6h40 - (Guyenne 13 avions - Tunisie 14 avions). Total des avions engagés dans la mission 464 avions. 9 Français tués dans la mission. Mission annulée sur l'objectif 6 bombes de 250 largués en mer au retour. Bombardement de Goch. Mission de guerre.

- 27/02/1945 - Objectif: Mayence - Halifax III - O - NR235 - Equipage normal - Durée: 7h15 - Vol de jour 5h50 - Vol de nuit 1h25 - (Guyenne 13 avions - Tunisie 14 avions). Total des avions engagés dans la mission 458 avions. Bombardement  de la Gare de Mayence. Mission de guerre.

Mars 1945

- 2/03/1945 - Objectif: Cologne - Halifax III - O - NR235 - Même équipage - Durée: 6h00 - Vol de jour 0h05 - Vol de nuit 5h55 - (Guyenne 12 avions - Tunisie 13 avions). Total des avions engagés dans la mission 858 avions. Bombardement de Cologne. Mission de guerre.

- 5/03/1945 - Objectif: Chemnitz - Halifax III - P - NR226 - Même équipage - Durée: 8h10 - Vol de jour 2h10 - Vol de nuit 6h00. (Guyenne 13 avions - Tunisie 10 avions). Total des avions engagés dans la mission 760 avions. 7 Français tués dans la mission. Atterrissage à Friston (crashed). Mission de guerre.

- 7/03/1945 - Objectif: Hemingstedt (Schelswig) - Halifax III - N - NA263 - Equipage - Pilote: Lt SANTI - Navigateur: Cdt NOIROT - Bombardier: Lt BARROIS - Mécanicien: Adjt GRIBOUVA - Radio: Sgt CADEAU - Mitrailleur-arrière: Sgt BUREL - Mitrailleur-supérieur: Sgt DESCOUSIS - Durée: 6h25 - Vol de jour 0h35 - Vol de nuit 5h50 - (Guyenne 11 avions - Tunisie 10 avions). Total des avions engagés dans la mission 281 avions. Bombardement de Hemingstedt. Usine d'essence synthétique près de Heyde. Mission de guerre.

- 8/03/1945 - Objectif: Hambourg - Halifax III - N - NR263 - Même équipage - Durée: 5h50 - Vol de jour 1h00 - Vol de nuit 4h50 - (Guyenne 10 avions - Tunisie 9 avions). Total des avions engagés dans la mission 312 avions. Bombardement de Hambourg. Mission de guerre.

- 11/03/1945 - Objectif: Essen - Halifax III - O - MZ936 - Equipage - Pilote: Lt SANTI - Bombardier: Lt BARROIS - Navigateur: Cdt NOIROT - Mécanicien: Sgt DUFAURE - Radio: Sgt CADEAU - Mitrailleur-arrière: Sgt BUREL - Mitrailleur-supérieur: Sgt DESCOUSIS - Durée: 5h25 - Vol de jour - (Guyenne 13 avions - Tunisie 11 avions). Total des avions engagés dans la mission 1079 avions. Bombardement d'Essen (Ruhr). Mission de guerre.

- 12/03/1945 - Objectif: Dortmund - Halifax III - O - MZ936 - Même équipage - Durée: 5h55 - Vol de jour - (Guyenne 15 avions - Tunisie 9 avions). Total des avions engagés dans la mission 1108 avions. Bombardement de Dortmund (Ruhr). Mission de guerre.

- 13/03/1945 - Objectif: Wuppertal - Halifax III - O - MZ936 - Même équipage - Durée: 5h45 - Vol de jour - (Guyenne 14 avions - Tunisie 12 avions). Total des avions engagés dans la mission 354 avions. Bombardement de Wuppertal (Ruhr). Mission de guerre.

- 15/03/1945 - Objectif: Hagen - Halifax III - Z - PN167 - Même équipage - Durée: 6h30 - Vol de jour 2h40 - Vol de nuit 3h50 - (Guyenne 12 avions - Tunisie 12 avions). Total des avions engagés dans la mission 267 avions. 16 Français tués dans la mission. Bombardement de Hagen (Ruhr). Mission de guerre.

- 20/03/1945 - Objectif: Recklinghausen - Halifax III - O - MZ936 - Même équipage - Durée: 5h30 - Vol de jour - (Guyenne 8 avions - Tunisie 6 avions). Total des avions engagés dans la mission 153 avions. Bombardement de Recklinghausen. Touché par la flack, tuyauteries coupées. Mission de guerre.

- 24/03/1945 - Objectif: Sterkrade - Halifax III - O - MZ936 - Equipage normal - Durée: 5h50 - Vol de jour - (Guyenne 9 avions - Tunisie 10 avions). Total des avions engagés dans la mission 177 avions. Bombardement de Sterkrade-Holden. Mission de guerre.

Avril 1945

- 4/04/1945 - Objectif: Harbourg (sur l'Elbe) - Halifax III - O - MZ936 - Equipage - Pilote: Lt SANTI - Navigateur: Cdt NOIROT - Bombardier: Lt BARROIS - Mécanicien: Adjt MOLL - Radio: Sgt CADEAU - Mitrailleur-arrière: Sgt BUREL - Mitrailleur-supérieur: Sgt DESCOUSIS - Durée: 5h50 - Vol de jour 1h15 - Vol de nuit 4h35 - (Guyenne 8 avions - Tunisie 8 avions). Total des avions engagés dans la mission 327 avions. Bombardement de Hambourg-Harbourg (usine d'essence synthétique). Mission de guerre.

- 8/04/1945 - Objectif: Hambourg - Halifax III - O - MZ936 - Même équipage - Durée: 5h35 - Vol de jour 1h35 - Vol de nuit 4h00 - (Guyenne 13 avions - Tunisie 13 avions). Total des avions engagés dans la mission 440 avions. Bombardement de Hambourg. Mission de guerre.

2 missions sur la France, 26 missions sur l'Allemagne, total 28 missions de guerre.

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Un super après-midi passé avec Monsieur DESCOUSIS, avec des souvenirs inoubliables.

Jean DESCOUSIS, Philippe DUCASTELLE.

 

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L'équipage du Cdt NOIROT sous la neige d'Elvington.

(collection: Jean DESCOUSIS)

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Le Général Marcel NOIROT, qui a effectué un tour d'opération complet comportant au moins trente bombardements sur l'Allemagne, pour la plupart de nuit, a su traduire tous les aspects techniques et humains de ces opérations. Ancien chasseur passé au bombardement par désir de continuer la lutte, il était mieux placé que d'autres pour juger la qualité des équipages, le courage qui les animait, pour apprécier aussi le sens des sacrifices, si nombreux, qui furent le prix du succès.

LES FOUDRES DU CIEL! Un témoignage poignant et méconnu des missions d'enfer qu'ont accomplies les équipages Français, au coude à coude avec leurs camarades Anglais, à bord des bombardiers lourds de la Royal Air Force pendant la dernière guerre. LES FOUDRES DU CIEL donnent un relief d'autant plus singulier aux récits de ces vols que l'auteur sait expliquer la situation des belligérants qui s'affrontent et la remarquable organisation du BOMBER COMMAND pour assurer aux équipages les moyens de faire face.

Certes , le Général NOIROT, Grand Officier de la Légion d'Honneur et titulaire de la Distinguished Flying Cross, exprime ses souvenirs, mais il y ajoute les éléments susceptibles de faire mesurer l'ampleur de la tâche réalisée par les groupes Français engagés dans les bombardements lointains depuis les bases britanniques. Il donne ainsi aux FOUDRES DU CIEL  la valeur d'un dossier riche et précis pour l'histoire.

Dans les coulisses de la R.A.F. ,dans l'action et dans l'enthousiasme comme dans la tragédie, ces pages permettent d'évaluer la bravoure et l'abnégation des hommes qui, aussi bien dans l'exaltation de leurs périlleuses randonnées de navigants que dans l'exécution de leurs humbles travaux de rampants, surent tout donner, à bord ou au service de leurs gros bombardiers, pour contribuer à la libération de la France.

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La ville de MÜNSTER photographiée le 12 septembre 1944.

(source: Les Foudres du Ciel du Général NOIROT.)

12.09.1944 - Objectif: MÜNSTER.

Nombre d'avions engagés par chaque groupe:

"GUYENNE" 9 avions.

"TUNISIE" 9 avions.

Total des avions engagés dans la mission: 119 avions.

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EQUIPAGE DU LIEUTENANT LAC

2ème Escadrille

Pilote: Adjt. LIDON. Navigateur: Lt. LAC. (Cdt. de l'avion). Bombardier: S/Lt. ROTTE. Radio: Sgt. MORIN. Mécanicien: Adjt. PUTHIER Jean-Charles. Mitrailleur-supérieur: Sgt. BENET Mitrailleur-arrière: Sgt/C. NONNEMACHER.

11.09.1944. - Objectif: GELSENKIRCHEN.

Atteint par la Flack au-dessus de l'objectif, l'avion est gravement endommagé et le Sous/Lieutenant ROTTE, bombardier est tué au cours de la visée. Dans des conditions difficiles l'équipage réussit à ramener l'avion en Angleterre (à WOODBRIDGE). ROTTE a été inhumé au cimetière régional de CAMBRIDGE le 16 septembre 1944, le RP Meurisse, aumônier, officiant.

(source: la mémoire des groupes lourds.)

CITATIONS

 

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Mécanicien: Adjt. PUTHIER Jean-Charles.

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EQUIPAGE DU CAPITAINE MILLET

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 2ème Escadrille

De gauche à droite 1er rang:

Bombardier: Lt ALLEGRE, Pilote: Adjt ROUILLAY, Navigateur: Cpt MILLET, (Cdt de l'avion), Radio: Sgt/C SOUILLARD.

De gauche à droite 2ème rang:

Mécanicien: Sgt Pierre MOREAU, Mitrailleur-arrière: Sgt/C WITZMANN, Mitrailleur-supérieur: Sgt VAISSADE.

03.09.1944 Objectif: VENLOO. (Aéroport)

Nombre d'avions engagés par chaque groupe:

"GUYENNE" 13 avions

"TUNISIE" 12 avions

Total des avions engagés dans la mission: 675 avions

Nombre de Français tués dans la mission: 5 tués

Atteint par la FLAK Allemande à la verticale de l'objectif, le pilote ROUILLAY et le mécanicien MOREAU restent prisonniers de l'avion qui s'écrase au sol à la frontière germano-allemande. ALLEGRE, WITZMANN et VEILLARD sont massacrés au sol par les Allemands. Inhumation au cimetière de WAKUM (Nord-est de VENLOO) MILLET et VAYSSADE sont faits prisonniers. Cet accident est le premier de ceux dans lesquels le pilote et le mécaniciens restent solidaires dans l'avion en perdition tandis que les autres membres de l'équipage saute en parachute.

(collection: la mémoire des groupes lourds)

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Bombardier: Lt ALLEGRE.

(collection: Hubert FOUGERAS)

- Paul Marius Marie ALLEGRE né le 6 mars 1916 à Epernay. Mort le 3 septembre 1944 à proximité de Gelden en Allemagne selon la direction de l'armée de l'air, document du 20 septembre 1945. Après avoir renoncé à son sursis, il s'engage le 15 novembre 1937. Il débute par l'école à Salon de Provence puis la base d'Avord (stage de 2e année)  le 19 septembre 1938, nommé au grade de caporal le 4 novembre 1938, sergent le 15 avril 1939 puis sous-lieutenant à la date du 22 août 1939. Il devient ensuite lieutenant.

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Mécanicien: Sergent Pierre MOREAU.

(collection: Nadine BOISSON)

CITATION

Décret du 13 septembre 1947 portant concession de la médaille militaire (à titre posthume)

- MOREAU Pierre-Armand. Sergent, groupe de bombardement 1/25 Tunisie. Excellent sous-officier mécanicien. A effectué, dans le cadre du Bomber Command, 10 missions en 43 heures 15 de vol de guerre au-dessus de l'Allemagne et des territoires occupés. S'est toujours distingué par ses qualités professionnelles. Le 3 septembre 1944, lors de l'attaque de l'aérodrome de Venloo, a fait preuve des plus grandes qualités de sang-froid et de décision. Son appareil durement touché par la D.C.A. ayant pris feu a été du plus grand secours pour son pilote dans la lutte contre l'incendie. A délibérément sacrifié sa vie en continuant a seconder son pilote pour faciliter l'evacuation de ses camarades.

Cité à l'ordre de l'armée aérienne (Croix de guerre avec palme).

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Les obsèques du sergent Pierre MOREAU à la Jard (17).

(collection: Nadine BOISSON)

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EQUIPAGE DU LIEUTENANT VERHILLE

2ème Escadrille

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(collection: Nicole SUVERAN)

De gauche à droite:

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Navigateur: Lt SUVERAN Gustave. 

Pilote: Lt. VERHILLE. (Cdt. de l'avion). Navigateur: Lt. SUVERAN Gustave. Bombardier: Lt. HENRY. Radio: Sgt/C. BONNELALBAY Pierre. Mécanicien: Adjt. GORIUS Rodolphe. Mitrailleur-supérieur: Sgt/C. NYS. Mitrailleur-arrière: Sgt/C. MARTIN Gabriel.

CITATIONS 

Sgt C MARTIN32881084

Mitrailleur-arrière: Sgt/C MARTIN Gabriel.

Sgt C BONNELALDAY 32881322

Radio: Sgt/C. BONNELALBAY Pierre.

Lt SUVERAN Gustave32881551

Navigateur: Lt. SUVERAN Gustave.

S Lt GORIUS 32881727

Mécanicien: S/Lt GORIUS Rodolphe.

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 EQUIPAGE DU LIEUTENANT BALAS

 

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 2ème Escadrille

De gauche à droite:

Radio: Sgt DESRUMEAUX, Mitrailleur-supérieur: Sgt ACEZAT, Mitrailleur-arrière: Sgt FLAMENT

Mécanicien: Adjt SIRE, Bombardier: Adjt/C MEYER, Navigateur: Lt BALAS (Cdt de l'avion) Pilote: Adjt MILLET.

 

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(L'OPS. N°12 OCTOBRE 1994)

Inauguration a LUMBRES (Pas-de-Calais)

le 1er Septembre 1994

De la Stèle de l'Équipage du Lieutenant BALAS.

Abattu le 8 Août par la D.C.A. Allemande.

Le 8 Août 1944, l'équipage du Lt. BALAS est abattu au-dessus de la commune de LUMBRES au cours d'une mission sur le site des Bombes Volantes VI de FROMENTEL à 10 kilomètres de l'Ouest de SAINT-OMER.

Pour conserver le souvenir de cet équipage, la commune de LUMBRES a érigé une stèle à l'emplacement même ou l'avion s'est abattu. Cette stèle a été dévoilée le 1er septembre 1994, par Monsieur le Maire de LUMBRES en présence de deux des veuves des membres de l'équipage, Mesdames BALAS et FLAMENT.

A l'issue de ce dévoilement , le Lieutenant-Colonel Louis BOURGAIN, représentant l'Amicale des Anciens des Groupes Lourds GUYENNE et TUNISIE, prit la parole et s'adressa tout d'abord aux deux veuves, puis aux Officiels, en particulier, Monsieur le Sous-Prefet et Monsieur le Maire de LUMBRES, enfin à la nombreuse assistance. L'allocution comportait deux parties:

La première relatait les circonstances de l'accident telles qu'elles ont pu être établies par Monsieur Gabriel EVRARD, à partir des témoignages des témoins oculaires.

La seconde rappelait le long et dur parcours des Groupes Lourds au sein du Bomber Command de la Royal Air Force en 1944 et 1945 pour un public qui dans sa majorité, l'ignorait et qu'on peut retrouver dans les deux livres de L. BOURGAIN: "Nuit de feu sur l'Allemagne" et "La victoire aprés l'Enfer".

CITATIONS

 

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LIEUTENANT BALAS (Cdt de l'avion)

BALAS Antoine, lieutenant Groupe de bombardement 1/25 " Jeune officier plein d'allant. A effectué 11 missions de guerre du 17 au 30 juin 1941. S'est particulièrement distingué le 24 juin au cours d'un bombardement délicat en obtenant un bon résultat malgré une vive réaction de la D.C.A."

Cette citation comporte l'attribution de la Croix de guerre avec palme.

BALAS Antoine lieutenant groupe de bombardement 1/25. "Jeune officier pilote observateur ardent. Volontaire pour toutes les missions aériennes de guerre. S'est particulièrement distingué le 10 juillet 1941, au cours du bombardement de la station de pompage T."

Citation à l'ordre de l'aviation de bombardement.

"BALAS Antoine Louis Marie, lieutenant du G.B. 1/25 Tunisie. Officier sorti de l'école de l'Air alliant aux plus grandes qualités militaires et professionnelles une valeur morale exceptionnelle. A toujours été pour ses camarades un exemple de droiture et de discipline, pour l'équipage qu'il commandait, un modèle de courage et d'audace. Le 8 août 1944, au cours d'une mission en territoire occupé alors que son avion avait été durement touché par la Flak au-dessus des côtes françaises et dans des conditions de vol difficiles, n'a pas hésité à continuer sa mission en dépit d'une violente opposition de l'artillerie anti-aérienne qui le prenant à partie l'a finalement abattu. A de ce fait trouvé une mort glorieuse avec son équipage dans l'accomplissement total de son devoir."

Citation à l'ordre de l'armée aérienne en date du 25 juillet 1945.

(source: CRASHS SUR LE PAS-DE-CALAIS. Auteur: HUGUES CHEVALIER)

(Merci REGIS un souvenir supplémentaire)

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Mitrailleur-arrière: Adjt FLAMENT Georges.

Décret du 13 septembre 1947 portant concession de la médaille militaire (à titre posthume).

- FLAMENT Georges-Léon. Adjudant, groupe de bombardement 1/25 Tunisie: sous-officier mitrailleur titulaire du poste délicat de "Rear-Gunner" a fait preuve au cours de plusieurs missions effectuées sur les objectifs les plus défendus de l'Allemagne et sur les territoires occupés par l'ennemi, d'une connaissance parfaite de son métier et d'un sang-froid remarquable. Le 8 août 1944, a trouvé une mort glorieuse dans l'accomplissement total de son devoir, son appareil ayant été abattu par la D.C.A. ennemie.

Cité à l'ordre de l'armée aérienne (Croix de guerre avec palme).

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Mécanicien: Adjt SIRE André.

Décret du 13 septembre 1947 portant concession de la médaille (à titre posthume).

- SIRE André-David-Armand. Adjudant, groupe de bombardement 1/25 Tunisie. Mécanicien navigant de grande valeur faisant preuve d'un grand calme et de réelles qualités professionnelles. A toujours été un aide précieux pour son équipage dans les circonstances les plus difficiles. A effectué de nombreuses missions de bombardement sur les objectifs les plus défendus de l'Allemagne et sur les territoires occupés par l'ennemi. Le 8 août 1944 a trouvé une mort glorieuse dans l'accomplissement de son devoir, son appareil ayant été abattu par la D.C.A ennemie

Cité à l'ordre de l'armée aérienne (Croix de guerre avec palme).

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EQUIPAGE DU CAPITAINE BONNET

 

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 2ème Escadrille

 (collection: Flora HOYEAU)

De gauche à droite sur la photo prise le 12 mars 1945.

Radio: Adjt BOZEC, Mécanicien: RIOU, Navigateur: Cpt ALLEGRE, Pilote: Cpt BONNET, (Cdt d'avion) Bombardier: MAUPEU, Mitrailleur-supérieur: Adjt/C MANO André, Mitrailleur-arrière: Sgt Armand HOYEAU.

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CITATIONS

 

ADJT C MANO ANDRE 32993492

Mitrailleur-supérieur: Adjt/C. MANO André.

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EQUIPAGE DU CAPITAINE HILAIRE

 

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Radio: Sergent/C Rodolphe JENGER.

 

2ème Escadrille

Pilote: Lt. BERTHET. Navigateur: Lt. PATURLE. Bombardier: Cpt. HILAIRE. (Cdt. de l'avion). Radio: Sgt/C. JENGER. Mécanicien: Adjt. MADAULE. Mitrailleur-supérieur: Sgt/C. EYRARD. Mitrailleur-arrière: Adjt. OGER.

11.09.1944. - Objectif: GELSENKIRCHEN.

Nombre d'avions engagés par chaque groupe:

"GUYENNE" 11 avions.

"TUNISIE" 9 avions.

Total des avions engagés dans la mission: 379 avions.

Nombre de Français tués dans la mission: 7 tués.

Atteint par la Flack au-dessus de l'objectif, l'avion explose et s'écrase à STERKRADE. L'adjudant OGER mitrailleur-arrière est le seul rescapé. Les 6 tués ont été inhumés au cimetière Nord de DÜSSELDORF.

(source: La mémoire des groupes lourds.)

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CITATIONS

Mécanicien: Adjudant MADAULE Jean.

Décret du 13 septembre 1947 portant concession de la médaille militaire (à titre posthume).

- MADAULE Jean-Marius. Adjudant, groupe de bombardement 1/25 Tunisie: adjudant mécanicien d'un équipage de Halifax. A toujours participé avec ardeur et enthousiasme aux nombreuses missions effectuées avec plein succès sur des objectifs puissamment défendus de la Ruhr et de l'Allemagne centrale. Le 11 septembre 1944, a trouvé glorieusement la mort a la suite de l'attaque d'une usine de pétrole synthétique de la Ruhr défendue par un puissant barrage de D.C.A. Totalisait à ce jour 11 missions de guerre dans le cadre du Bomber Command effectuées en 40 heures 50 de vol dont 15 heures 15 de nuit.

Cité à l'ordre de l'armée aérienne (Croix de guerre avec palme).

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Radio: Sergent-Chef Rodolphe et Denise JENGER, Tunis 1942.

(collection: Claude JENGER)

Décret du 13 septembre 1947 portant concession de la médaille militaire (à titre posthume).

- JENGER Rodolphe. Sergent-chef, groupe de bombardement 1/25 Tunisie. Sous-officier radio dans un équipage de Halifax qui a participé avec ardeur et enthousiasme aux nombreuses missions dévolues a son groupe. Le 11 septembre 1944, a trouvé une mort glorieuse alors que son avion attaquait une usine de pétrole synthétique de la Ruhr puissamment défendue par un violent barrage de D.C.A. Totalisait à ce jour 24 missions de guerre dont 11 effectuées dans le cadre du Bomber Command en 55 heures 50 de vol de guerre.

Cité à l'ordre de l'armée aérienne (Croix de guerre avec palme).

Itinéraire de Rodolphe Jenger

Sergent-chef Radio-navigant. Forces Aériennes Françaises Libres 1943/1944 Elvington (Yorkshire) GB 1/25 "Tunisie" Squadron 347 dans la Royal Air Force.

Rodolphe est né le 30 novembre 1915 à Annemasse (74) il était le fils de la soeur ainée de mon père, Victoria, décédée en 1941.

Marié à Denise MISSONIER, il avait une fille, Maryse, née le 25 Février 1943 à Tunis. Marc-Alain, né le 14 octobre 1944 à El Ariana (Tunisie), qu'il n'aura pas connu. Décédé le 11 septembre 1944.

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2ème escadrille du Tunisie.

1er rang en haut 5ème en partant de la gauche Sgt/C Albert LACAULT.

2ème rang 9ème en partant de la gauche le lieutenant PATURLE.

(collection: Annie LACAULT)

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Au premier rang Marc MOLLEREAU, debout, 3ème en partant de la gauche, le lieutenant PATURLE, derrière lui, casquette blanche, Rodolphe JENGER.

(collection: Claude JENGER)

Tunisie, Algérie.

Le GB 1/25 basé à El-Aouïna (Tunisie), fait mouvement avec ses "LéO 54" vers Aïn Oussera, à 150 kilomètres au sud d'Alger, entre Djelfa et Boghari, en prévision de la riposte des forces de l'Axe à l'Opération "Torch", par l'occupation de la Tunisie.

L'équipage du Sergent-chef Rodolphe JENGER, se compose du Lieutenant PATURLE, l'Adjudant-chef MENARD, et du Sergent BUIGNET.

La première mission dans le cadre de la "North Tactical Air Force" a lieu le 24 février 1943, le 7 mai , Tunis est libérée, le drapeau de la 25ème escadre défile dans Tunis.

Le GB 1/25 est choisi pour être rééquipé en Angleterre de bombardiers lourds "Halifax" et placé sous les ordres de la R.A.F. sous la dénomination du Squadron 347 Groupe "1/25 Tunisie".

Grande-Bretagne.

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Le 28 septembre 1943, le groupe embarque à bord du paquebot hollandais "S/S VAN MARNIX St ALDEGONDE" à destination de Liverpool. Le 7 octobre après neuf jours de mer, le S/S Marnix défile lentement devant Birkenhead, avant-port de Liverpool, puis mouille à New-Brighton. Ce n'est que le lendemain matin que le personnel du groupe débarque à Liverpool, d'où il est immédiatement dirigé vers West-Kirby, base de transit pour le personnel de la R.A.F.

Les 24 équipages constitués en Algérie sont disloqués et l'entraînement commence, par spécialités dans les différentes écoles de la R.A.F; les nouveaux équipages sont constitués à Lossiemouth (Ecosse) 20e O.T.U. sur Wellington, puis a lieu le stage "battle course" à Drieffield et l'ultime phase de conversion à Rufforth avec l'apport des mécanicien déjà sur place depuis le mois de février (1663 H.C.U. Heavy Conversion Unit).

Le Squadron 347 sera basé à Elvington, banlieue de York (Yorkshire), sa première mission, de nuit, aura lieu le 27 juin 1944 ( Objectif: Mont Candon - base d'avions). Dès le 6 juillet, la première escadrille perd son premier équipage (équipage du Lieutenant CHAPRON). L'équipage périt carbonisé. Tous ont été inhumés au cimetière d'Harrogate le 11 juillet 1944.

Rodolphe JENGER appartenait en tant que Radio-navigant, à l'équipage du Capitaine Alain HILAIRE Bombardier (Cdt d'avion), avec le Lieutenant Georges BERTHET Pilote, le Lieutenant Pierre PATURLE Navigateur, l'Adjudant-chef René OGER Mitrailleur-arrière, l'Adjudant Jean MADAULE Mécanicien et le Sergent-chef Julien EYRAUD Mitrailleur-supérieur.

Cette équipage a effectué 11 missions de Guerre dans le cadre du "Bomber Command" pour une durée totale de 55 heures 50.

Sa dernière mission eut lieu le 11 septembre 1944 et consistait à bombarder une usine de fabrication d'essence synthétique de la "Nordstern" à Gelsenkirchen (Ruhr) Allemagne.

Le "Halifax", touché par la flak vers 17 heures, explose, prend feu et s'écrase dans la forêt de Heinfelden à Sterkrade, banlieue de Gelsenkirchen.

L'Adjudant-chef OGER, rescapé (blessé et fait prisonnier), dans un courrier, daté du 2 juillet 1945 adressé au père du Lieutenant PATURLE, monsieur Joseph PATURLE (un courrier, a aussi été adressé à mon père Camille JENGER, oncle de Rodolphe), raconte:

" Je rentre de captivité. Je vais vous dire les circonstances connues de moi, concernant le tragique accident dont nous avons été victimes...

...Tout allait bien à bord, nous nous approchions de l'objectif, déjà repéré par le bombardier. J'entendis au téléphone la Capitaine Hilaire donnant calmement des ordres au pilote, puis le capitaine le capitaine annonce la chute des bombes, ensuite le Lieutenant Paturle indique au pilote la nouvelle direction à prendre pour rentrer à la base.

La D.C.A. était infernale, notre appareil était entouré de flocons noirs, mais tout était calme à bord, la manoeuvre s'effectuait normalement. J'occupais le poste de mitrailleur dans la tourelle située dans la queue de l'avion.

Soudain, les vitres de la tourelle volèrent en éclats et au même moment, l'avion se mit à piquer de façon alarmante. J'ai immédiatement demandé des ordres, mais personne ne m'a répondu, je me suis rendu compte que l'avion était désemparé. J'ai de suite mis mon parachute, au même instant j'ai reçu un coup violent derrière la tête et dans les reins, tout a craqué d'une façon effroyable. Je me suis protégé le visage en croisant les bras.

Lorsque j'ouvris les yeux, j'avais le corps aux trois quarts en dehors de la tourelle (les portes étaient ouvertes) la jambe gauche coincée à l'intérieur et avec la droite, j'essayais de me dégager.

Je faisais une chute libre avec la tourelle que l'explosion avait détachée du reste de l'appareil.

En un éclair, j'ai réalisé gravité de ma situation, je lançais mon parachute à l'extérieur de la tourelle en l'ouvrant immédiatement... Je me suis retrouvé suspendu dans le vide, descendant au dessus d'un bois, sous le feu des mitrailleuses. J'arrivais au sol dans un état lamentable. Blessé à la tête et à la main, lors de ma captivité il m'était impossible de tenir debout..."

 Les tombes 542 et 543 du Cimetière nord de Düsseldorf, sont bien celles du Capitaine HILAIRE et du Sergent-chef EURAUD, il n'a pas été trouvé trace des 4 autres victimes de l'accident (courrier de Mme Germaine l'Herbier Montagnon du 12 novembre 1945).

Dans un autre courrier daté du 29 octobre 1946, Mme L'Herbier indique:

" Je me suis rendue sur place et n'ai trouvé dans la forêt sque quelques ferrailles éparses.

Les rapports sont formels, l'avion a explosé puis brûlé et des corps ont du disparaître totalement dans la catastrophe, car parmis les débris, il y avait quelques ossements carbonnisés".

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Germaine L'HERBIER MONTAGNON.

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La chronologie des évènements peut être reconstituée de la façon suivant:

- le Halifax - L - NA606 est abattu au dessus de Sterkrade (banlieue de Gelsenkirchen) et s'écrase dans la forêt de Heinfelden.

- en date du 15 septembre les autorités britanniques informent les français de l'accident.

- en date du 2 août 1945, le sergent-chef JENGER, les lieutenants PATURLE et BERTHET et l'Adjudant MADAULE sont officiellement déclarés disparus par les autorités britanniques et françaises.

Dans son livre "Sarabande nocturne", Guy Bourgain donne l'immatriculation du Halifax "N1 606" or, le recapé du crash, l'Adjudant - chef OGER indique dans son témoignage "LNA 606*", de même que Madame Germaine L'Herbier Montagnon.

D'autre part, il y est écrit: " les 6 tués ont été inhumés au cimetière nord de Düsseldorf" or, l'enquête de Mme L'Herbier établi que seuls les Capitaine HILAIRE et le Sergent-chef EYRAUD l'y ont été dans les tombes 542 et 543, ce qui est confirmé par les documents des archives britanniques et françaises qui établissent la "disparition" des 4 autres membres de l'équipage.

Les Lieutenants PATURLE et BERTHET, et le Sergent-chef JENGER et l'Adjudant MADAULE ont été déclarés par deux jugements du Tribunal administratif en date des 31 septembre 1945 et 2 octobre 1946, "sans que leurs corps aient été retrouvés, afin de régler leur devenir administratif".

"La lecture du fichier des militaires, morts en opération (répertoire MI 28) fait apparaître deux jugements du tribunal administratif de septembre 1945 et octobre 1946 déclarant ces deux aviateurs (Rodolphe JENGER et Pierre PATURLE) disparus, décédés, ce qui règle leur devenir administratif, sans que leurs corps soient retrouvés".

(Courrier du Lieutenant Colonel Antoine BOULANT du Service Historique de la Défense daté du 28 Février 2013)

www.servicehistorique.sga.defense.gouv.fr

* "L8 - NA606"

.(collection: Claude JENGER)

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 EQUIPAGE DU LIEUTENANT COTTARD

 

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Équipage de renfort  juillet 1944

1re Escadrille

1er rang de gauche à droite:

Pilote: Sgt Jacques LECLERCQ, Navigateur: Lt COTTARD, Bombardier: Adjt. ADAOUST, Mitrailleur-arrière: Sgt AUBIET.

2ème rang de gaucheà droite:

Radio: Sgt/C MOREL, Mécanicien: Sgt DUFAURE, Mitrailleur-supérieur: Sgt USAI.

2/3.01.1945 - Objectif: LUDWIGSHAVEN.

Nombre d'avions engagés par chaque groupe:

"GUYENNE" 9 avions.

"TUNISIE" 12 avions.

Nombre d'avions engagés dans la mission: 389 avions.

Nombre de Français tués dans la mission: 1 tués.

Le HALIFAX du Lieutenant COTTARD est abattu par la DCA Américaine à COURCELLES, région de METZ. Le pilote, le Sergent Jacques LECLERCQ meurt prisonnier de l'avion qui s'écrase au sol. Il avait 19 ans. On retrouve là un nouvel exemple d'un pilote se sacrifiant pour que le reste de l'équipage puisse évacuer.

 

1-25 TUNISIE LECLERCQ J - emplacement du crash 

Emplacement du crash du Halifax III - MZ984 du Lt COTTARD.

(Source: Frédéric BENTLEY)

 

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EQUIPAGE DU LIEUTENANT PELLIOT 

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Équipage de renfort  juillet 1944

1re Escadrille

 (collection: Yves REYNIER)

Pilote: Sgt/C. BAGOT. Navigateur: Lt. PELLIOT. (Cdt. de l'avion). Bombardier: Lt. ROLLET. Radio: Sgt/C. BRILLARD. Mécanicien: Adjt. MOLL. Mitrailleur-supérieur: Sgt. LE MITOUARD. Mitrailleur-arrière: Sgt/C. BESNARD.

Le Lieutenant. ROLLET. debout 3ième à partir de la droite.

Issu d'un milieu très modeste (fils d'un simple fermier de l'Ain), sorti avant guerre de l'Ecole Coloniale (devenu l'ENA), il devînt ensuite Gouverneur en Afrique Noire. Il s'est éteint le 14 Mai 2001. Il restera toute sa vie très ami avec le Cdt. Yves NEUFINCK(Groupe GUYENNE).

C'est sur cet appareil, le HALIFAX III N.A. 197 du Groupe TUNISIE, qu'ils furent abattus vers EINDHOVEN (l'avion s'écrasa sur le PEEL, marais du LIMBOURG et Brabant Nord) dans la nuit du 7 Février 1945 lors du bombardement de GOCH à 15 kms au sud de CLEVES, non loin de la frontière HOLLANDAISE. Mon oncle vit le Cdt PELLIOT se sacrifier pour son équipage lors de l'évacuation; il me conta aussi des anecdotes sur son parachutage en terre HOLLANDAISE et le retour vers ses lignes.

 

GOCH 33889992

(collection: Yves REYNIER)

7/8-02-1945 Objectif: GOCH (Rhénanie)

Nombre d'avions engagés par chaque groupe.

"GUYENNE" 13 avions.

"TUNISIE" 14 avions.

Total des avions engagés dans la mission: 464 avions.

Nombre de Français tués dans la mission: 9 tués. 

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(collection: Yves REYNIER)

Le Lieutenant ROLLET deuxième en bas a partir de la gauche.

Le jour de l'attaque fatale du 07/02/1945 au cours de cette mission le Mitrailleur-arrière était l'Adjudant LOISELOT à la place du Sgt/C BESNARD, qui sauta avec BRILLARD, MOLL et ROLLET. Le corps de PELLIOT fut retrouvé tête fracassée avec son parachute probablement en évacuant tardivement l'avion, BAGOT et LE MITOUARD étant disparus.

(collection: Yves REYNIER)

 (merci Yves. pour le souvenir des Groupes Lourds)

Au cours de la mission du 7/8 02.1945, le HALIFAX du Lieutenant PELLIOT a été abattu par la chasse avant l'objectif. Le crash a eu lieu à VELUWE prés d'ASTEN (Hollande). BAGOT , PELLIOT et le MITOUARD sont tués. l'Adjudant LOISELOT remplaçait le Sergent/Chef BESNARD au cours de cette mission pour des raisons de santé. Le Lieutenant PELLIOT a été inhumé au cimetière de WOENSEL à EINDHOVEN. L'avion avait encore des bombes quand il a heurté le sol. Il a explosé, BAGOT et le MITOUARD restés dans l'avion ont été pulvérisés.

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EQUIPAGE DU CAPITAINE SCHLEGEL 

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 (collection: Famille SCHLEGEL)

 Équipage de renfort  juillet 1944

1re Escadrille

Pilote: Lt. LAU. Navigateur: Cpt. SCHLEGEL. (Cdt. de l'avion). Bombardier: Sgt/C. DABITON. Radio: Adjt. LECLAIRE. Mécanicien: Sgt. BEGUET. Mitrailleur-supérieur: Sgt/C. DILELIO. Mitrailleur-arrière: Adjt. GIRAUDIN.

009

Devoir de mémoire.

J'ai hier après-midi été rendre hommage au cimetière de Neuville-Ferrières au Capitaine André SCHLEGEL du Groupe 1/25 Tunisie, avec Roger BOURGEOIS qui lui avait assisté a la cérémonie en 1962, il m'expliquait que le jour de l'inhumation il y avait trois aviateurs en uniformes qui avaient les larmes aux yeux, probablement des camarades d'équipages.

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 Assis deuxième à partir de la droite le Capitaine SCHLEGEL.

(collection: Famille SCHLEGEL)

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Capitaine André SCHLEGEL

(collection: Roger BOURGEOIS)

CITATIONS DU CAPITAINE SCHLEGEL

ARMEE AERIENNE -Ordre N°67 du Général Commandant en chef en date du 23.6.40

"Officier observateur qui s'est distingué dès son entrée en campagne par son entrai et son courage. Le 24 Mai 1940 au cours d'une mission à été attaqué par plusieurs patrouille de chasse ennemies, s'est porté immédiatement au secour de son co-équipier en danger, après s'être dégagé a poursuivi  et a mené à bien sa mission malgré une nouvelle attaque ennemie. Au cours de son bombardement a eu son appareil gravement atteint."

DIVISION AERIENNE- Ordre N° 17 du 17.12.40 du Général de Corps Aérien, Cdt Supérieur de l'Air en A.F.N.

"Officier d'un cran et d'un dynamisme à toute épreuve. A obtenu de suite en France une réputation de courage et d'ardeur indomptables, poussant ses attaques à fond et prenant à partie les convois ennemis à la mitrailleuse après les avoir bombardés. A participé depuis, avec le même entrain, à deux bombardements sur un point particulièrement bien défendu par une D.C.A. très active."

ARMEE AERIENNE - (en cours d'omologation)

"Commandant d'avion et Navigateur d'élite a participé à de nombreuses missions de bombardement très difficiles, les accomplissant avec un calme et une précision remarquable.

Depuis le 15 Octobre 1944, a exécuté dix missions sur la région de la Ruhr. Le 6 Novembre 1944 a eu son avion sérieusement touché par la flak allemande.

Le 24 Décembre 1944 à exécuté une mission remarquable à la tête d'une formation de plus de deux cents avions, attaquant de jour par temps clair un objectif puissamment défendu situé au coeur de la Ruhr. Malgré un tir violent de la flak, touchant son avion en de nombreux endroits, et un moteur gravement atteint par un obus de plein fouet a continué droit sur l'objectif, dirigeant adroitement toute la formation à travers les défenses ennemies.

Est largement responsable des excellents résultats obtenus par l'ensemble des avions qu'il guidait.

ARMEE AERIENNE - (en cours d'homologation)

Navigateur Commandant d'avion de grande valeur, a, par sa connaissance du matériel, son autorité sur son équipage, effectué une série d'attaques sur les objectifs ennemis très défendus, dans des conditions météorologiques souvent défavorables.

A obtenu d'excellents résultats, controlés par la photographie, grâce à l'exploitation parfaite du matériel utilisé, à un mépris absolu du danger et à, une conscience professionnelle digne de tous les éloges.

A notamment participé avec succès à une longue et dure mission de nuit le 14.12.45, en Saxe, sur un objectif de grande importance, mission qui, avec tous les risques que comporte une D.C.A. dense et précise, était rendue encore plus dangereuse par une activité soutenue de chasseurs de nuit ennemis sur tout le parcours.

A eu son appareil touché par la D.C.A. plusieurs fois.

Déjà cité en 1940, cité à trois reprises différentes depuis le 8.11.42 totalise à ce jour, plus de 200 heures de vol de guerre, dont 90 de nuit.

BRIGADE AERIENNE. Ordre N°12 en date du 22.8.44 du Colonel commandant les G.B.1

Équipage qui a brillamment inauguré ses missions de guerre, à partir de l'Angleterre en participant à l'opération menée le 25 Juillet sur un centre industriel important du bassin de la Ruhr. A bombardé l'objectif avec succès malgré l'intensité de la D.C.A. adverse et des conditions météorologiques souvent défavorable.

DIVISION AERIENNE - Ordre N°325 Note N°11186/3/F.A.G.B. en date du 6.12.44

Équipage animé de belles qualités morales, alliées à, un sang froid et un esprit de décision qui ont trouvé à se manifester au cours de situations difficiles.

Totalise un grand nombre de missions sur l'Allemagne. Le 11 Août 1944 effectuant un raid sur un point très défendu de zone occupée, a poursuivi sa mission avec détermination, bien que la D.C.A. atteignant son avion de nombreux éclats, l'ait obligé à stopper un moteur 25 kms avant l'objectif. A néanmoins effectué un bombardement précis et rejoint sa base sur trois moteurs.

Le 14 Septembre 1944, au cours d'une missions de nuit sur la Ruhr, a été attaqué et touché par la chasse adverse. S'est brillamment dégagé et a ramené à la base son avion criblé d'obus.

DISTINGUISHED FLYING CROSS

" Le Capitaine SCHLEGEL, Navigateur Commandant d'avion, vient de terminer un tour d'opération de 38 missions avec le Bomber Command, menant à bien toutes ces opérations malgré les difficultés considérables et une opposition farouche des défenses ennemies.

Le 11 Août 1944, ayant du mettre un moteur en drapeau, attaque néanmoins avec succès un atelier de réparations du Chemin de fer à SOMAIN.

Le 24 Décembre 1944, étant leader de la main force, attaqua de jour par temps clair, le terrain d'aviation d'ESSEN/MULHEIM et fut durement touché par la Flack sur l'objectif, ce qui l'obligea à effectuer tout le voyage de retour sur trois moteurs.

A été neuf fois touché par la Flak et a eu son avion sérieusement touché par un chasseur.

Remarquablement intelligent et précis dans l'emploi des appareillages spéciaux, a été plusieurs fois désigné pour effectuer des missions comme appui du P.P.F. ou comme "windfinder".

A toujours fait preuve d'un courage tranquille et de remarquables qualités de commandement.

(collection: Famille SCHLEGEL)

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EQUIPAGE DU LIEUTENANT DELEUZE

Équipage de renfort  aout 1944

1re Escadrille

Pilote: Lt. DELEUZE (Cdt d'avion). Navigateur: Lt. COURVALIN. Bombardier: Asp. VEZOLLE. Radio: Sgt. CHABOUD. Mécanicien: Sgt/C. JUSTE. Mitrailleur-supérieur: Sgt. MEAU. Mitrailleur-arrière: Sgt. BASTIAN.

5/6.01.1945 - Objectif: HANOVRE.

Nombre d'avions engagés par chaque groupe:

"GUYENNE" 13 avions.

"TUNISIE" 12 avions.

Total des avions engagés dans la mission: 664 avions.

Nombre de Français tués dans la mission: 2 tués.

Sur le chemin du retour, le HALIFAX du Lieutenant COURVALIN est attaqué par un chasseur de nuit. L'incendie se déclare et l'ordre d'évacuation est donné. Le bombardier, le navigateur et le radio sautent par la trappe avant. Le mitrailleur-supérieur BASTIAN et le mécanicien JUSTE aident MEAU à évacuer, puis sautent à leur tour.

L'équipage sera fait prisonnier à l'exception de l'Aspirant VEZOLLE tué au sol sous prétexte d'évasion et du Sergent MEAU qui sera abattu par un garde civil peu après avoir touché le sol. DELEUZE et BASTIAN réussiront l'un et l'autre une évasion spectaculaire. VEZOLLE été inhumé le 10.01.1945 au PARISH cimetière D'IMBREMBUREN (25 km O. d' OSNABRÜCK) et MEAU  le 08.01.1945 au cimetière catholique de SAERBRUCK (30 km sud-ouest d'OSNABRÜCK).

(La mémoire des groupes lourds)

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EQUIPAGE DU CAPITAINE JEAN

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Deuxième en partant de la gauche le capitaine JEAN.

(collection: Famille JEAN)

Équipage de renfort  octobre 1944

1ère Escadrille

Pilote: Sgt/C. DANIEL. Navigateur: Cpt. JEAN Henri. (Cdt. de l'avion). Bombardier: S/Lt. ROBERT. Radio: Sgt. HAAS. Mécanicien: Sgt/C. RICAUD. Mitrailleur-supérieur: Sgt. FAIVRE. Mitrailleur-arrière: Sgt/C. THIBEAU.

 

Photo Papa Ecole Air

(collection: Famille JEAN)

 

Récit du Capitaine JEAN Henri.

souvenir des vieilles guerres

Vol à voile sur un quadrimoteur

Retour de mission.

En cette nuit du 19 au 20 mars 1945, le Halifax C "Charlie", volant à sept mille pieds, s'en retournait placidement vers sa base d'Elvington. La mission, bombardement de Witten (Ruhr), avait été calme, en cette fin de guerre. Tout laissait à penser que cette vingt-troisième sortie sur l'Allemagne allait s'achever sans accroc, lorsqu'en l'espace de quelques secondes, les quatre moteurs s'éteignirent.

Avant même que j'aie pu manifester, de mon poste de navigateur-commandant d'avion, la moindre interrogation, le mécanicien annonça d'une tranquille voix: " Mon capitaine, je remets en route." J'en conclus qu'il connaissait parfaitement la cause de ce très fâcheux contretemps.

Le sergent-chef Daniel, pilote impavide et précis, dut rendre la main, un Halifax sans moteurs ayant plus l'aérodynamisme d'un fer à repasser que d'un planeur de compétition. Les quatre moteurs vrombissant à nouveau, je demandai l'altitude: deux mille pieds. Nous avions perdu cinq mille pieds ! Six cents mètres seulement nous séparaient d'un possible écrasement sur sol anglais. Oh ! j'imaginais la future oraison funèbre: " Hier, Jean et son équipage se sont cassé la g..., on n'y a rien compris !"

Je voulais comprendre et j'appris que les mécaniciens - à leur réunion préparatoire - avaient reçu l'ordre de faire des essais de consommation séparée des moteurs droits et des moteurs gauches. Si j'avais connu cette consigne, j'aurais impérativement - seul maître à bord - donné le contrordre : s'il n'y avait qu'une chance sur un milliard - voire plus - que, les consommations droite et gauche étant égales, les quatre moteurs devinssent muets au même instant, il était stupide d'assumer pareil risque.

Mais où était donc le farfelu d'état-major qui, alors que les Halifax volaient depuis des années et que leurs consommations étaient connues au centilitre près, avait, jouant avec la vie des équipages, osé pondre cette ineptie ?.

Quarante-huit ans ont passé depuis cet évènement qui, lorsqu'il m'arrive de me souvenir, me donne encore froid dans le dos. La mule du Pape eut plus de chance, elle n'attendit que sept ans pour se venger de son tortionnaire. Je n'ai jamais connu le nom du mien.

Capitaine Henri JEAN.

( collection: Famille JEAN)

CARTE Scan (429)

CARTE Scan (430)

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EQUIPAGE DU CAPITAINE SAUTEREY

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(collection: la mémoire des groupes lourds)

Equipages du Capitaine SAUTEREY et du Lieutenant GUENOIS du "TUNISIE", les 1er et 2ième en partant de la gauche-Adjt/C. VIDAL Pilote. (Equipage. GUENOIS) et Sgt/C PERSON Pilote. (Equipage. SAUTEREY).

Équipage de renfort  octobre 1944

1er Escadrille

Pilote. Sgt/C. PERSON. Navigateur. Cpt. SAUTEREY. (Cdt. de l'avion). Bombardier: Sgt/C. AZAN. Radio: Sgt. SEMBLANET. Mécanicien: Adjt. TURINA. Mitrailleur-supérieur: Sgt. FERRIER. Mitrailleur-arrière: Sgt. BOURGUIGNON.

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EQUIPAGE DU LIEUTENANT GUENOIS

Équipage de renfort  novembre 1944

1re Escadrille

Pilote: Adjt/C. VIDAL. Navigateur: Lt. GUENOIS. (Cdt de l'avion). Bombardier: Sgt/C. BRUNET.(S/Lieutenant: PICOT) Radio: Sgt. CHANSON. Mécanicien: Adjt/C. GAUTHIER. Mitrailleur-supérieur: Adjt. BRUNO. Mitrailleur-arrière: Sgt. PIZEL.

14/15.03.1945 - Objectif: HOMBERG (Palatinat)

Nombre d'avion engagés par chaque groupe:

"GUYENNE" 8 avions.

"TUNISIE" 9 avions.

Total des avions engagés dans la mission: 161 avions.

Nombre de Français tués dans la mission: 8 tués.

Au retour de la mission l'avion très gravement atteint par la Flack effectue un atterrissage forcé en belgique et prend feu. L'adjudant PORTESSEAU qui a remplacé GAUTHIER, mort de maladie en Angleterre, est tué. Il a été inhumé à Neuville en Condraz (Belgique). L'adjudant/Chef VIDAL est grièvement blessé.

(source: la mémoire des groupes lourds)

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LES RESTES DU HALIFAX DU LIEUTENANT GUENOIS.

Le 14 mars 1945, peu après être passé sur l'objectif, le HALIFAX du Lieutenant GUENOIS est attaqué par un chasseur de nuit Allemand. Bien que très endommagé, l'avion reste sous le contrôle du pilote, l'Adjudant VIDAL. Celui-ci réussit finalement à se poser sur un aéroport occupé par les Américans et situé à quelques kilomètres de Bruxelles.

On a du mal à s'imaginer que six survivants sont sortis de ces décombres. Seul, le sergent PORTESSEAU, mitrailleur-supérieur, devait trouver la mort.

(source: Nuits de feu sur l'Allemagne Auteur: Louis BOURGAIN.)

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EQUIPAGE DU CAPITAINE HAUTECOEUR

Équipage de renfort  novembre 1944

1re Escadrille

Pilote: Sgt/C. MERCIER Roger. Navigateur: Cpt. HAUTECOEUR. (Cdt de l'avion). Bombardier: Cpt. JACQUOT. Radio: Sgt/C. BARITEAU. Mécanicien: Sgt. MENNETRET. Mitrailleur-supérieur: Sgt. FERRERO. Mitrailleur-arrière: Sgt. LEDUC Gérard.

25.04.1945 - Objectif: WANGEROOGE.

Nombre d'avions engagés par chaque groupe:

"GUYENNE" 18 avions.

"TUNISIE" 12 avions

Total des avions engagés dans la mission: 482 avions.

Nombre de Français tués dans la mision: 7 tués.

Peu après être passé sur l'objectif, le HALIFAX du Capitaine HAUTECOEUR, touché de plein fouet par un obus de Flack, est coupé en deux, la queue s'écrase au sol et l'avant va se perdre en mer.

Le Capitaine HAUTECOEUR commandait la deuxième escadrille du groupe TUNISIE. Il meurt au cours de la dernière mission des Groupes Lourds Français. Polytechnicien, d'une droiture exceptionnelle, fils unique, sa perte sera douloureusement ressentie par ses parents qui ne s'en consoleront jamais. Il était leur enfant unique. HAUTECOEUR, BARITEAU,FERRERO, et LEDUC ont été inhumés sur la plage de WANGEROOGE. Les trois autres membres d'équipage ont été présumés perdus en mer.

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Pilote: Sgt/C MERCIER Roger.

Roger Mercier Groupe Tunisie MpF 25-04-1945 2

 Insigne des Groupes Lourds de MERCIER Roger à titre posthume avec le grade de Sous-lieutenant.

(collection: Pierre-Louis RAIMBAULT) 

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Navigateur: Capitaine HAUTECOEUR (Cdt d'avion)

(collection: Alexandre MARIAGE)

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Mitrailleur-arrière: Sgt Gérard LEDUC.

(collection: René LAMOUROUX) 

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Monument aux morts de Saint-Servan (ancienne commune indépendante à Saint-Malo en 1967) sur lequel figure le nom de Gérard Leduc (1925-1945) ancien des Groupes Lourds.

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(collection: Yves Ploton)

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Modeste Plaque d'une rue de Saint-Malo au nom du Sgt Gérard LEDUC, d'un parking en impasse!!.

(collection: Yves Ploton) 

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(Collection: Yves PLOTON)

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Mécanicien: Sgt MENNETRET.

(collection: Emile MENNETRET)

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EQUIPAGE DU SOUS-LIEUTENANT MONTOUROY

Équipage de renfort  novembre 1944

1re Escadrille

Pilote: Aspt. FRICOURT.Navigateur: S/Lt. MONTOUROY. (Cdt. de l'avion). Bombardier: S/Lt. VALENCIENNES. Radio: Sgt/C. JOYE. Mécanicien: Sgt/C. LE LEVIER. Mitrailleur-supérieur: Sgt. PETIT. Mitrailleur-arrière: Sgt. LASCOMBES.

CITATION du Sgt/C Eugène-Jean Le LEVIER.

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(collection: Tanguy ROUAULT)

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EQUIPAGE DU LIEUTENANT HACHETTE

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(collection: Bernard HACHETTE)

Équipage de renfort  Juillet 1944

2ième Escadrille

De gauche à droite:

Mitrailleur-arrière: Sgt/C BUIGNET, Mitrailleur-supérieur: Sgt/C VIGNY, Bombardier: Lt LORIDAN, Navigateur: Lt HACHETTE Robert (Cdt d'avion), Pilote: S/Lt PINAUD, Mécanicien: Adjt ROY, Radio: Adjt LAGOUTTIERE.

Mécaniciens au sol.

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Le drapeau de la 25e Escadre, porté par le Lieutenant PINAUD du groupe "TUNISIE" (Squadron 347)

Avis de recherche sur cette photo.

 

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2ème en partant de la gauche le lieutenant Robert HACHETTE.

(collection: Bernard HACHETTE)

La photo a probablement été prise à Mérignac, de gauche à droite:

Vanderen, Lt Robert Hachette, Vedel, Calmel, Capdevielle, Mennetret? le Chef, Huet, Ovillé, De Vilpilleres?

 

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Base 106 de Mérignac, on aperçoit bien les mêmes contreforts obliques en treillis métallique.

 (collection: Roger BARON)

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Capitaine Robert HACHETTE

(collection: Bernard HACHETTE)

- Né le 25 janvier 1913 à Nancy, décédé à Paris le 26 avril 1989 avec le grade de Colonel.

- Lieutenant de l'Armée de l'Air à l'issue de ses études, en 1939, avant la déclaration de la guerre.

- Son unité? est déplacé au Maroc à Marrakech.

- En 1943 il rejoint l'Angleterre et après plusieurs mois de formation, il est affecté à Elvington.

- Elevé au grade de capitaine en juin 1944 en Angleterre.

- Décoré de la D.F.C.

- Il a été décoré de la Légion d'Honneur le 16 juin 1945.

- A la fin de sa carrière il est élevé au grade de Commendeur de la Légion d'Honneur

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EQUIPAGE DU CAPITAINE WRRIER

equipage WRRIER Escadrille

(Collection: Famille NICOLAS)

Équipage de renfort  juillet 1944

2ème Escadrille

Pilote: Adjt. PELISSIER. Navigateur: Cpt. WRRIER. (Cdt. de l'avion). Bombardier: S/Lt. NICOLAS. Radio: Sgt. DESCHAUX. Mécanicien: Sgt/C. HAIMERY. Mitrailleur-supérieur: Sgt. MADALLA. Mitrailleur-arrière: Sgt. MAZILLE Rodolphe. Et les quatre mécaniciens au sol.

CITATIONS

Ordre N° 19

Le Colonel BAILLY, commandant les groupes de Bombardement N°1.

Cite à l'ordre de la "BRIGADE AÉRIENNE"

L'équipage du Capitaine WRRIER.

"Excellent équipage qui a exécuté avec succès des missions difficiles sur des objectifs militaires de l'Allemagne et des territoires occupés, a en particulier obtenu de très bons résultats contrôlés par photos les 24 Août et le 3 Septembre 1944 sur un objectif de l'Allemagne du Nord-Ouest, missions au cours desquelles fut pris a parti par une D.C.A. particulièrement intense et atteint à plusieurs reprises.

Cette citation comporte l'attribution de la Croix de Guerre avec étoile 

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Ordre N°332 du 11 Janvier 1945

A L'ORDRE DE LA "DIVISION AERIENNE"

" Équipage homogène et de grande valeur ayant exécuté toutes ses missions au-dessus de l'Allemagne sur la région industrielle de la Ruhr ou sur les ports de l'Allemagne du Nord. A montré au cours de ces missions le même courage tranquille et la même détermination. Dans la nuit du 15 octobre 1944 au cours d'un bombardement sur l'Allemagne du Nord, a eu son appareil désempare par suite de l'action ennemie. Isolé du "Strem" après une perte d'altitude de 12,000 pieds a été soumis au tir de la Flac légère et réussit a regagner sa base avec son appareil sérieusement endommagé."

Cette citation comporte l'attribution de la Croix de guerre avec PALME D'ARGENT.

EQUIPAGE WRRIER Angleterre

(collection: Famille NICOLAS)

 Détail des services et Mutations diverses du S/Lt René NICOLAS.

- Incorporé au dépôt de guerre de cavalerie n ° 721 le 16 septembre 1939 - et affecté au PMS motorisé.

- Muté au bataillon de l'air N° 107 à Versailles.

- Affecté 3e Cie le 13 novembre 1939.

- E.O.R. Ecole d'observation N° 15L le 1e décembre 1939.

- Nommé Aspirant de réserve (J.O. du 10 avril 1940) à compter du 1e avril 1940.

- Muté CIB Toulouse-Francazal le 28 mai 1940.

- Démobilisé par le bataillon de l'air N°101 Francazal le 15 août 1940 - note de service N° 87 du 6 août 1940.

- Mobilisé par le dépôt du personnel 209 Casablanca.

- Maintenu service civil 15 février 1943.

- Nommé S/Lieutenant de réserve à T.T. le 25 juin 1943.

- Affecté équipages de renfort G.B.I. le 7 novembre 1943.

- Affecté G.B. 1/25 le 1e août 1943.

- Nommé Lieutenant T.T. le 25 juin 1944 (Décision Ministérielle du 15 août 1944) - Transmission N° 9126/CH/FAGB.

- Mis a la disposition des F.A.F. en France à la date du 27 août 1945.

- Mis en route le 27 août 1945 - Air MINISTRY. Message 83/Mutations - Colonel commandant les F.A.G.B.

- Démobilisé par le dépôt du personnel 361. Renvoyé dans ses foyers le 26 novembre 1945.

A Rabat, le 31 mars 1954

Certifié par le lieutenant Laperrine

Commandant le Centre Mobilisateur

de l'Air au Maroc N° 226.

Il a traversé la France d'Est en Ouest en se faisant muter de chantier de jeunesse en chantier de jeunesse où il a été, en autre, comptable et bucheron pour arriver vers Narbonne où il serait passé au Maroc grâce à un faux contrat de travail dans une exploitation agricole.

( Source: Famille Nicolas)

rené nicolas 1-25 tunisie img523

 

EQUIPAGE WRRIER RNicolasAngleterre

(collection: Famille NICOLAS)

Bombardier: S/Lt NICOLAS René.

Sgt MAZILLE Rodolphe 32880426

Mitrailleur-arrière: Sgt. MAZILLE.

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 EQUIPAGE DU LIEUTENANT GERMAIN

Équipage de renfort  juillet 1944

2ème Escadrille

Pilote: Adjt. JOUZIER. Navigateur: Lt. GERMAIN. (Cdt. de l'avion). Bombardier: Adjt/C. GIMINO. Radio: Sgt/C. PIOLOT. Mécanicien: Sgt/C. CRETON Benoit. Mitrailleur-supérieur: Sgt. LONGHI. Mitrailleur-arrière: Sgt. DRISCH.

Marcel DRISCH.

DETAIL DES SERVICES ET MUTATIONS DIVERSES.

Engagé volontaire pour 4 ans le 24.04.1941 devant le Cdt de la Base Aérienne de Salon au titre du Corps du personnel du Service Général à compter du 01.04.1941. Pris en compte au centre d'engagement le 01.04.1941. Embarqué à Marseille le 20.07.1941 - Débarqué à Oran le 22.07.1941. Affecté C.I.E.V. de Fès à compter du 30.07.1941. Affecté G.R.1/22 à/c du 16.10.1941 affecté E.M. Air A.F.N. à/c du 27.04.1942 - affecté C.I.E.N.A. à Baraki le 02.03.1943. Dirigé sur l'école de mitrailleurs d'Agadir le 10.03.1943. Franchit la frontière Algéro-Marocaine le 12.03.1943. - A obtenu le 08.09.1943 le brevet de mitrailleur avion le 09.06.1943 - Brevet N° 4014  - franchit la frontière  Algéro - Marocaine le 01.04.1943. Affecté au G.B. N°1 E/C à/c du 02.09.1943. Embarqué pour l'Angleterre le 28.11.1943 - Débarqué le 06.12.1943 à Liverpool - nommé Caporal-Chef  à/c du 01.01.1944 (JO du 07.01.1944) - nommé Sergent à/c du 14.03.1944. - Affecté G.R.A.P. 204 à Paris le 15.09.1945.

 

img102

(collection: Jérémy DRISCH)

Au centre de la photo Marcel DRISCH avec le petit chien.

Sur la base d'ELVINGTON l'équipage du Sgt DRISCH aura comme mascotte un petit chien.

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(collection: Jérémy DRISCH)

Sergent/Chef: Marcel DRISCH.

CITATION

DÉCISION N ° 1129 du 10.09.1945.

Sur la proposition du MINISTERE de L'AIR.

Le Général de GAULLE Président du Gouvernement Provisoire de la République Française, chef des Armées, cite:

A L'ORDRE DE L'ARMEE AERIENNE

Sergent DRISCH (Marcel,Raymond) du G.B.1/25.

"Excellent mitrailleur arrière sur HALIFAX qui par une veille active et constante, par son sang froid et son courage a contribué souvent, très efficacement à la sauvegarde de l'équipage.

A participé à de nombreux raids du Bomber Command sur l'Allemagne du Centre et de l'Ouest. Notamment le 8 mars 1945 au cours d'une attaque d'un port Allemand de la mer du Nord eut son avion sérieusement atteint par la D.C.A. ennemie.

Sans renoncer à son calme, il a poursuivi avec vigilance l'exécution de sa mission, qu'il a accomplie.

Ces citations comportent l'attribution de la Croix de Guerre avec palme.

REPUBLIQUE FRANCAISE

MINISTERE DE LA DEFENSE NATIONALE ET DES

FORCES ARMEES

SECRETARIAT D'ETAT AUX FORCES ARMEES AIR

MEDAILLE MILITAIRE

DECRET DU Ier AVRIL 1946

Extrait du journal officiel du 4 mai 1946

EST DECORE DE LA MEDAILLE MILITAIRE POUR PRENDRE RANG DU

4 JANVIER 1946.

-DRISCH (Marcel) - Sergent - Groupe de Bombardement 1/25 "TUNISIE"

" Mitrailleur arrière d'un équipage HALIFAX opérant de Grande-Bretagne ayant effectué 26 missions de bombardement sur l'Allemagne.

"S'est toujours montré plein d'allant et assura une garde particulièrement vigilante de son équipage même au moment du danger. S'est particulièrement distingué le 5 Mars 1945 en commandant les évolutions rendues nécessaires par de nombreuses attaque de chasseurs. Le 11 Avril 1945 eut son avion très sérieusement endommogé par la D.C.A.

Cette citation annule et remplace celle accordée à l'ordre de l'Armée Aérienne le 4 Janvier 1946.

CES CONCESSIONS DE MEDAILLE MILITAIRE CI-DESSUS COMPORTENT L'ATTRIBUTION DE LA CROIX DE GUERRE 1939/1945 AVEC PALME.

PARIS, le Ier Avril 1946

Signé F. GOUIN.

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(collection: Jérémy DRISCH)

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(collection: Jérémy DRISCH)

Le Sergent/Chef: Marcel DRISCH à l'aérodrome de NA-SAN où il se trouvait lors de la bataille du même nom en 1952. Il était affecté au contrôle aérien.

Affecté au Bataillon de l'Air 1/100 - rejoint le 14 mai 1952. Embarqué à DAKAR le 13.05.1952 - et dirigé sur la Base Transit Air N°257 à Marseille -  en vue de sa mise en route sur l'Extrême-Orient à débarqué le 25.05.1952. Embarqué le 30.07.1952 - affecté Service Circulation Aérienne en E.O. à/c du 28.08.1952 - Débarqué à SAÏGON le 28.08.1952. Affecté à S.C.A.E.O (B.A. 1/191) le 12.03.1953. Affecté à la C.A. 2/190 - Transit le 28.08.1954. Embarqué à HANOÏ par V.A. le 30.08.1954.

 

P63C Saintes 1963 Encadrement

Lt CRETON Benoit Chef de promotion 1963C de l'école des Apprentis mécaniciens de Saintes (BA722)

De gauche à droite à partir du haut:

Sgt? - Sgt / C SCHMITT - Sgt BARRACAND - Sgt GUERINEAU - Sgt / C RIVIERE - Sgt / C DUCHESNAY.

Sgt/C MORENO - Sgt VEDEAU - Lt CRETON Benoit - Arpète (porte-drapeau) - Adjt PAQUETTE - Sgt LEGOFF.

(collection: Jean-Pierre FAVROT)

 

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EQUIPAGE DU LIEUTENANT PELLISSIER

 

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 (collection:Corinne TROUSSE) 

 

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 (collection: Line COHEN)

Équipage de renfort  octobre 1944

2ème Escadrille

Pilote: S/Lt. PELLISSIER. ( Cdt de l'avion) Navigateur: Aspt. POMPON. Bombardier: S/Lt. SUSBIELLE. Radio: Sgt. RIBON Jean-Joseph. Mécanicien: Sgt/C. GUEGAN. Mitrailleur-supérieur: Sgt. HERRY Jean-Guillaume. Mitrailleur-arrière: Sgt. ERLY André.

CITATIONS

 

SGT HERLY AUTRES 33147012

Mitrailleur-arrière: Sgt. ERLY André.

 

SGT HERRY JEAN GUILLAUME 33146788

Mitrailleur-supérieur: Sgt. HERRY Jean-Guillaume.

 

SGT RIBON JEAN JOSEPH 32964219

Radio: Sgt. RIBON Jean-Joseph.

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EQUIPAGE DU LIEUTENANT MARTIN

 

equipage martin 38939184

(collection: Régis JOUHAUD) 

Équipage de renfort  octobre 1944

2ème Escadrille

Pilote: Sgt/C. RICAUD. Navigateur: Lt. MARTIN. (Cdt. de l'avion). Bombardier: Lt. HUGOT. Radio: Sgt/C. MELLURET. Mécanicien: Sgt/C. EMPTOZ LACOTE. Mitrailleur-supérieur: Sgt. CLEMENT. Mitrailleur-arrière: Sgt. CLIQUOT.

 

ELVINGTON img093 (3)

 

Retour d'Elvington le 28/10/1945, à Bordeaux-Mérignac??.

 

ELVINGTON img093 (5)

 

EQUIPAGE DU COMMANDANT DUFOUR de LATTRE

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 (collection: Michel UMBRECHT)

 Équipage de renfort  novembre 1944

2ème Escadrille

Pilote: Adjt. UMBRECHT. Navigateur: Cdt. DUFOUR de LATTRE. (Cdt. de l'avion). Bombardier: Cpt. REVERSAT. Radio: Sgt/C. GRAND'EURY. Mécanicien: Sgt/C. KLEIN. Mitrailleur-supérieur: Adjt/C. LARDEAU. Mitrailleur-arrière: Sgt. LAREYNIE.

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Sifflet du mitrailleur-arrière le Sgt LAREYNIE.

(collection: Philippe BENTRESQUE)

 

 

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(collection: Georges REVERSAT)

Groupes d'aviateurs devant deux Potez 540 ? sur la base d'Avord ?

Le deuxième en partant de la droite François REVERSAT nu tête en pantalon clair et veste de cuir le bombardier de l'équipage DUFOUR de LATTRE, nous recherchons à identifier les autres aviateurs, le type de l'avion, et la base.

CITATIONS

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Pilote: Adjt UMBRECHT

Pilote de quadrimoteurs aux plus grandes qualités d'énergie, d'endurance et de sang froid ayant grandement contribué à la réussite des bombardements exécutés sur des objectifs situés en Allemagne et puissamment défendus par la Flack et la chasse adverse. Le 7.2.45 à Gor et le 20.2.45 à Reishholz avait manoeuvré son avion avec succès au milieu de nombreux chasseurs de nuit ennemis. Vient encore de réussir avec de brillants résultats les bombardements du 4 avril 1945 sur Harburg et le 8 avril 1945 sur Hamburg malgré une Flak intense et ajustée. S'est tout particulièrement distingué au retour de ces missions en déroutant par des manoeuvres les attaques des chasseurs de nuit allemands. A obtenu le 11.4.45 sur Nurenberg et le 18.4.45 sur Héligoland de remarquables résultats.

Cette Citation comporte l'attribution de la Croix de Guerre avec Palme.

DÉCORATIONS

-Chevalier de la Légion d'Honneur - 31.12.48 - JO n°6 du 7.1.49

-Croix de Guerre - 3.4.45 - o/o n°13 du Col Cdt le GB1

-Croix de Guerre TOE - 20.1.53 - OG n°3 du 20.1.53

-Croix de Guerre TOE - 31.10.54 - OG n°41 du 31.10.54

-Médaille France libérée - 13.3.53 - JO du 2.4.53

-Commémorative 39/45 - 21.5.46 - Décret 46. 1217

-Commémorative Indochine - 1.2.54 - Décret 53722 du 1.8.53

_________________________

Équipage ayant grâce à ses qualités de courage et d'endurance, parfaitement réussi les missions de Bombardement qui lui ont été confiées au dessus de l'Allemagne en dépit des concentrations de chasse et de Flack de la défense adverse. Le 5.1.45 a été touché par un gros éclat de flak à l'empennage arrière et a de plus dû rentrer jusqu'à la base sur trois moteurs.

Cette citation comporte l'attribution de la Croix de Guerre avec étoile de bronze.

(collection: Michel UMBRECHT)

Missions de Guerre

de l'Adjudant Jacques UMBRECHT

Décembre 1944

- 21/12/1944 - Objectif: (Cologne) Equipage - Halifax III - PN226 - 2ème pilote: Adjt UMBRECHT (1ère mission de guerre) Navigateur: Cpt BRACHET (Cdt de l'avion) - Pilote: Lt GEORGEON - Bombardier: Lt HABEZ - Mécanicien: Adjt HUMBERT - Radio: Sgt RIGADE - Mitrailleur: Sgt/C MALTERRE - Mitrailleur: Sgt MEMIN - Durée: 5h35 - Vol de jour 1h40. Vol de nuit 3h55 - (Guyenne 8 avions - Tunisie 8 avions). Total des avions engagés dans la mission 136 avions. Bombardement de Cologne-Nippes. Avion touché par la D.C.A. 1 éclat. Mission de guerre.

Janvier 1945

- 5/1/45 - Objectif: (Hanovre) Equipage - Halifax III - "L" LL590 - Pilote: Adjt UMBRECHT- Navigateur: Cdt LEGENDRE - Bombardier: Cpt REVERSAT - Radio: Adjt/C GRAND'EURY - Mitrailleur-supérieur: Adjt/C LARDEAU - Mécanicien: Sgt/C KLEIN - Mitrailleur-arrière: Sgt LAREYNIE - Durée: 6h00 - Vol de jour 1h00. Vol de nuit 5h00 - (Guyenne 13 avions - Tunisie 12 avions). Total des avions engagés dans la mission 664 avions - 2 Français tués dans la mission - Bombardement de Hanovre, avion touché par la D.C.A. 2 éclats, retour sur 3 moteurs, intérieur gauche stoppé. Mission de guerre.

- 22/1/45 - Objectif: (Gelsenkirchen) Equipage - Halifax III - "Z" NR167 - Même équipage - Durée: 6h15 - Vol de nuit. (Guyenne 13 avions - Tunisie 12 avions). Total des avions engagés dans la mission 152 avions - Bombardement de Gelsenkirchen. Mission de guerre.

- 28/1/45 - Objectif: (Stuttgart) Equipage - Halifax III - "Q" NA577 - Même équipage - Durée: 6h55 - Vol de jour 1h05. Vol de nuit 5h50 - (Guyenne 14 avions - Tunisie 12 avions). Total des avions engagés dans la mission 602 avions - Bombardement de Ludwigsburg-Stittgart. Atterrissage à Harwell. Mission de guerre.

Février 1945

- 7/2/45 - Objectif: (Goch) Equipage - Halifax - "S" NA680 - Même équipage - Durée: 6h15 - Vol de nuit - (Guyenne 13 avions - Tunisie 14 avions). Total des avions engagés dans la mission 464 avions. 9 Français tués dans la mission - Bombardement de Goch (Rhénanie). Mission de guerre.

- 20/2/45 - Objectif: (Reisholz) Equipage - Halifax III - "M" LL603 - Même équipage - Durée: 7h30 - Vol de nuit - (Guyenne 13 avions - Tunisie 11 avions). Total des avions engagés dans la mission 173 avions. Bombardement de Reisholz-Düsseldorf. Mission de guerre.

Mars 1945

- 5/3/45 - Objectif: (Chemnitz) Equipage - Halifax III - "K" NA515 - Pilote: Adjt UMBRECHT - Navigateur: Cdt LEGENDRE - Bombardier: Cpt REVERSAT - Radio: Adjt/C GRAND'EURY - Mécanicien: Sgt/C KLEIN - Mitrailleur-supérieur: Adjt/C LARDEAU - Mitrailleur-arrière: Sgt LAREYNIE. Durée: 8h50 - Vol de jour 1h50. Vol de nuit 7h00 - (Guyenne 13 avions - Tunisie 10 avions). Total des avions engagés dans la mission 760 avions. 7 Français tués dans la mission. Bombardement de Chemnitz. Atterrissage à Harwell. Mission de guerre.

- 14/3/45 - Objectif: (Homberg) Equipage - Halifax III - "F" LL602 - Pilote: Adjt UMBRECHT - Navigateur: Lt LAC - Bombardier: Cpt REVERSAT - Radio: Lt MORIN - Mécanicien: Sgt/C KLEIN - Mitrailleur-supérieur: Adjt/C LARDEAU - Mitrailleur-arrière: Sgt LAREYNIE. Durée: 6h20 - Vol de jour 2h30. Vol de nuit 3h50 - (Guyenne 8 avions - Tunisie 9 avions). Total des avions engagés dans la mission 161 avions. 8 Français tués dans la mission. Bombardement de Homberg (Palatinat). Mission de guerre.

- 15/3/45 - Objectif: (Hagen) Equipage - Halifax III - "K" NA515 - Pilote: Adjt UMBRECH - Navigateur: Lt LAC - Bombardier: Cpt REVERSAT - Radio: Adjt/C GRAND'EVRY, Mécanicien: Sgt/C KLEIN, Mitrailleur-supérieur: Adjt/C LARDEAU, Mitrailleur-arrière: Sgt LAREYNIE. Durée: 7h10 - Vol de jour 2h30. Vol de nuit 4h40 - (Guyenne 12 avions - Tunisie 12 avions).Total des avions engagés dans la mission 267 avions. 16 Français tués dans la mission. Bombardement Hagen (Ruhr). Avion attaqué par chasseur, manoeuvres évasives. Mission de guerre.

- 18/3/45 - Objectif: (Witten) Equipage - Halifax III - "K" NA515 - Même équipage - Durée: 6h55 - Vol de jour 0h40. Vol de nuit 6h15 - (Guyenne 9 avions - Tunisie 9 avions). Total des avions engagés dans la mission 324 avions. 6 Français tués dans la mission. Bombardement de Witten (Ruhr). Mission de guerre.

- 22/3/45 - Objectif: (Dülmen) Equipage - Halifax III - "Z" PN167 - Même équipage - Durée: 4h45. (Guyenne 8 avions - Tunisie 9 avions). Total des avions engagés dans la mission 130 avions. 6 Français tués dans la mission. Bombardement de Dülmen. Mission de guerre.

- 24/3/45 - Objectif: (Sterkrade) Equipage - Halifax III - "S" LL556 - Même équipage - Durée: 6h00. (Guyenne 9 avions - Tunisie 10 avions). Total des avions engagés dans la mission 177 avions. Bombardement de Sterkrade. Mission de guerre.

Avril 1945

- 4/4/45 - Objectif: (Harbourg) Equipage - Halifax V - "V" RG548 - Pilote: Adjt UMBRECHT, Navigateur: Cdt LEGENDRE, Bombardier: Cpt REVERSAT, Radio: Sgt/C GRAND'EVRY, Mécanicien: Sgt/C KLEIN, Mitrailleur-supérieur: Adjt/C LADEAU, Mitrailleur-arrière: Sgt LAREYNIE. Durée: 5h50. (Guyenne 8 avions - Tunisie 8 avions) Total des avions engagés dans la mission 327 avions. Bombardement de Harbourg (sur l'Elbe). Mission de guerre.

- 8/4/45 - Objectif: (Hambourg) Equipage - Halifax V - "V" RG548 - Même équipage - Durée: 6h05. (Guyenne 13 avions - Tunisie 13 avions). Total des avions engagés dans la mission 440 avions. Bombardement de Hambourg. Mission de guerre.

- 11/4/45 - Objectif: (Nuremberg) Equipage - Halifax V -  RG586 - Même équipage - Durée: 7h20. (Guyenne 14 avions - Tunisie 15 avions). Total des avions engagés dans la mission 143 avions. Bombardement de Nuremberg. Mission de guerre.

- 18/4/45 - Objectif: (Héligoland) Equipage - Halifax V - "V" RG548 - Même équipage - Durée: 4h20. (Guyenne 16 avions - Tunisie 16 avions). Total des avions engagés dans la mission 969 avions. Bombardement de Héligoland. Mission de guerre.

 16 missions de guerre sur l'Allemagne.

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Aucune indication sur l'année et la localisation de cette photo, "peut-être Mérignac?"

De gauche à droite:

Lt UMBRECHT Jacques, ??, ??, Cdt ROUQUETTE René, ??, ??, ??.

(collection: Michel UMBRECHT)

 

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"Le 1/25 Tunisie au Maroc ?"

 Aucune indication sur l'année et l'endroit ou la photo a été prise. 

5 ième en partant de la droite René ROUQETTE, 6 ème en partant de la droite Jacques UMBRECHT.

(collection: Michel UMBRECHT)

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EQUIPAGE DU CAPITAINE BRUNET

Équipage de renfort  février 1945

1re Escadrille

Pilote: Cpt. BRUNET. (Cdt. de l'avion). Navigateur: S/Lt. FAUCHET.Bombardier: Aspt. TROLART. Radio: Sgt. MILLER. Mécanicien: Sgt. LUGARO. Mitrailleur-supérieur: Sgt. DELAUZIN. Mitrailleur-arrière: Sgt. GIRAUDON.

14/15.03.1945 - Objectif: HOMBERG (Palatinat).

Nombre d'avions engagés par chaque groupe:

"GUYENNE" 8 avions.

"TUNISIE" 9 avions.

Total des avions engagés dans la mission: 161 avions.

Nombre de Français tués dans la mission: 8 tués.

Au retour de la mission, abattu par un chasseur de nuit, l'équipage du Capitaine BRUNET est porté disparu. Ils ont été inhumés au cimetière américain de Grand Failly ( Meurthe et Moselle), 8,5 km nord-ouest de Longuyon. Le sergent LUGARO n'était pas mort sur le coup et fut assassiné par les SS (autopsie du docteur américain Max BERG).

(source: la mémoire des groupes lourds.)

 

Sgt GIRAUDON img482

Sgt GIRAUDON.

(collection: André HAUTOT)

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EQUIPAGE DU LIEUTENANT LAUCOU

Équipage de renfort février 1945

1ère Escadrille

Pilote: Lt. LAUCOU. (Cdt.de l'avion). Navigateur: Aspt. VIEL. Bombardier: S/Lt. GIROUD. Radio: Sgt. POCHONT. Mécanicien: Sgt. LEMASSON Pierre. Mitrailleur-supérieur: Sgt. HEMERY. Mitrailleur-arrière: Sgt. CHARRIERE.

CITATION.

sgt lemasson pierre 33097377

Mécanicien: Sgt. LEMASSON Pierre.

3/4. 03. 1945 - Objectif: KAMEN.

Le même scénario se produit pour LAUCOU. Alors que 5 membres d'équipage parviennent à sauter, il restera prisonnier avec son mécanicien dans l'avion qui s'écrase au sol. LAUCOU et Le MASSON sont enterrés au cimetière régional de CAMBRIDGE le 10 mars 1945.

(Source: La mémoire des groupes lourds)

Récit du capitaine Henri JEAN.

Les braises rouges du châtiment

(DUISBURG, 14 octobre 1944)

" Tout le monde sait aujourd'hui que le champion, le pilier de la force aérienne, c'est le bombardier lourd. L'avion de chasse, l'avion torpilleur, l'avion d'observation ont des fonctions spécialisées, fort nécessaires, essentielles dans l'ensemble de l'Armée de l'Air, mais l'avion capable d'asséner le coup, c'est le bombardier lourd,"

(John STEINBECK, Bombs Away, 1942)

A la mémoire du Capitaine LAUCOU,

de la promotion "Astier de Villatte"

mort au Champ d'Honneur, le 6 mars 1945.

Ce samedi 14 octobre 1944, à l'heure de midi, je savourais un délectable bain chaud dans une de ces vastes baignoires que le "Bomber Command" de la R.A.F. dispensait généreusement sur ses bases. Je fredonnais " O Sole Mio ", plein de contentement à la pensée de la mission exécutée quelques heures auparavant, sur DUISBURG. Le même jour, à deux heures du matin, les équipages en alerte avaient été éveillés pour apprendre que 1 001 quadrimoteurs étaient envoyés sur cette ville de la RUHR pour y déverser cinq mille tonnes de bombes...

L'immense flot des avions couvrait le ciel. Un trou parmi les nuages au-dessus de l'objectif permit de faire une bonne visée: ce trou fut vite comblé par l'énorme fumée noire provenant des explosions. La ville flambait... Il était neuf heures du matin.

Je pensais disposer d'au moins vingt-quatre heures de calme avant la prochaine mission, d'autant qu'une sortie de mille avions n'était pas chose courante : le "Bomber Command" devait se donner le temps de souffler.

Eh bien ! non ! à peine avais-je entamé le dernier couplet du célèbre air italien, que le "TANNOY", sonorisation des bases de la R.A.F. qui portait la voix jusque dans les recoins les plus reculés, voire les plus intimes, annonça, selon la formule habituelle, l'alerte à la prochaine mission. Mon équipage étant sur la liste, je n'avais plus qu'à m'intégrer dans le classique circuit : repas, réunion des navigateurs, réunion générale des équipages. Ce scénario routinier demandait de quatre à cinq heures, avant que le pilote ne mette les gaz pour arracher l'avion à la terrestre pesanteur.

Grande fut la surprise de voir que l'objectif s'appelait encore DUISBURG. La seule différence était que la prochaine attaque aurait lieu de nuit et qu'il n'y avait plus que six cent cinquante quadrimoteurs au lieu des mille du matin. Les habitants de la ville ne s'attendaient sans doute pas à deux déluges de bombes, à moins de vingt-quatre heures d'intervalle.

Je constatai, avec amusement et une certaine dose de philosophie, que la liste des équipages engagés dans cette deuxième sortie n'était pas tout à fait la même que la précédente. Comme, le samedi soir, il y avait quelques bals dans la bonne ville d'YORK voisine, j'en conclus que d'aucuns préféraient faire danser les Anglaises qu'aller "au charbon" sur la RUHR.

A VALENCIENNES, que nous survolions à quelques cinq mille mètres, le bombardier m'annonça qu'il voyait, dans le lointain, une lueur rougeâtre. Nous avions le cap sur DUISBURG, mais à deux cent cinquante kilomètres de l'objectif, j'était loin de penser que les incendies du matin pouvaient encore faire rage au point d'être décelés à pareille distance. Je dis donc au sous-lieutenant ROBERT de me confirmer, de dix minutes en dix minutes, s'il continuait à voir cette tache rouge. Au bout de vingt minutes, il n'y avait plus qu'à une centaine de kilomètres et le rougeoiement était de plus en plus intense...

Comme l'avion était au cap d'attaque, j'éteignis ma lampe de navigateur, écartai les rideaux noirs pour assister à la féerie lumineuse : les nuits sur la RUHR offraient - gratuitement - un flamboyant feu d'artifice. Défilaient en un lent balancement les projecteurs, dégringolaient les grappes rouges ou vertes des marqueurs d'objectif lancés par l'armada des avions-éclaireurs de la R.A.F. La chasse allemande larguait des fusées parachutées, à descente lente, qui faisaient d'inquiétants boulevards de lumières. Parfois d'immenses flammes rouges remplissaient le ciel : une collision de deux avions qui allaient s'écraser quelques milliers de mètres plus bas...

La nuit, la "flak" perdait beaucoup de son efficacité, grâce aux tonnes de paillettes métallisées que les opérateurs radio lançaient toutes les minutes : ces rubans argentés brouillaient les appareils de repérage allemands. Bien que GOERING ait promis cinquante mille marks de récompense au savant qui trouverait la parade, la science germanique demeura impuissante devant cette contre-mesure.

L'objectif était là. Je contemplais, fasciné, à côté du bombardier; le spectacle au sol : c'était comme des braises rougeoyantes. On avait l'impression de voir - toutes proportions gardées - un de ces feux de bûches calcinées, qui, dans les foyers de cheminées, restent longtemps ardentes avant de mourir.

Ce brasier avait quelque chose d'hallucinant, dont le regard ne pouvait se détacher... Une nouvelle averse de bombes s'abattit sur DUISBURG et nous prîmes le chemin du retour.

Pendant la Campagne de France de 1940, j'avais vu bruler - pendant mes sorties nocturnes sur Amiot 143 - Laon, Saint-Ménehould, Vitry-le-François et bien d'autres villes encore...

En Angleterre, j'avais vu les ruines de Londres, Liverpool et Coventry. En juin 1944, à Londres, j'avais assisté à l'arrivée des premières bombes volantes - les V.1 - qui firent par la suite d'immenses dégâts.

Juste retour des choses d'ici-bas l'Allemagne nazie, qui avait semé le vent, récoltai enfin la tempête...

Capitaine Henri JEAN.

(collection: Famille JEAN)

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EQUIPAGE DU LIEUTENANT HYVON

 

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Dédicace de Pierre-Celestin DELRIEU bombardier de l'équipage du Cpt BORNECQUE auteur du livre FEU DU CIEL FEU VENGEUR.

(collection:Jean-Michel GRAVAUD)

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Équipage de renfort  mars 1945

1re escadrille

Pilote: Lt. HYVON. (Cdt. de l'avion). Navigateur: S/Lt. MOREL. Bombardier: S/Lt. BRIET. Radio: Sgt. LEGAY. Mécanicien: Sgt. LEROY. Mitrailleur-supérieur: Sgt. PEIGNE. Mitrailleur-arrière: Sgt. FOUQUE.

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 EQUIPAGE DU CAPITAINE CORNETET

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(collection: Georgie BERNIGAUD)

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petit

(collection: Georgie BERNIGAUD)

Équipage de renfort  mars 1945

1re Escadrille

Pilote: Sgt/C. CHATAIN Robert, Navigateur: Cpt. CORNETET Paul, (Cdt. de l'avion). Bombardier: Sgt. BERNIGAUD Georges, Radio: Sgt/C. CACCIA Jean, Mécanicien: Sgt. ONKEL Georges, Mitrailleur-supérieur: Sgt. LAGRANDIE Pierre, Mitrailleur-arrière: Sgt. AUNEAU René.

 

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Premier à partir de la droite le Bombardier: Georges BERNIGAUD.

(collection: Georgie BERNIGAUD)

CITATION

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Équipage du Capitaine CORNETET devant le demi-tonneau qui hébergeait les équipages. Premier à partir de la droite le Bombardier le sergent Georges BERNIGAUD, on aperçoit sur la porte d'entrée du batiment l'insigne de la 1re escadrille du TUNISIE.

(collection: Georgie BERNIGAUD)

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Bombardier: Sgt Georges BERNIGAUD.

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Premier à partir de la gauche le Bombardier Georges BERNIGAUD, merci Georgie pour le souvenir de votre papa.

Mission de guerre

du Sergent Bernigaud

- 8/9/4-45 - Objectif: (Hambourg) - Equipage - Halifax VI - L8 - "C" RG561 - Pilote: Sgt/C CHATAIN, Navigateur: Cpt CORNETET, Bombardier: Sgt BERNIGAUD, Radio: Sgt/C CACCIA, Mécanicien: Sgt ONKEL, Mitrailleur-supérieur: Sgt LAGRANDIE, Mitrailleur-arrière: Sgt AUNEAU. (Guyenne 13 avions - Tunisie 13 avions). Durée: 6h20. Vol de jour 1h30. Vol de nuit 4h50. Bombardement Hambourg. Vol de guerre de nuit.

- 11/4/45 - Objectif: (Nuremberg) - Même équipage - Halifax III - L8 - "F" - (Guyenne 14 avions - Tunisie 15 avions). Durée: 6h10. Total des avions engagés dans la mission 143 avions. Bombardement Nuremberg. Atterrissage à Manston , touché par la flak. Vol de guerre.

- 18/4/45 - Objectif: (Heligoland) - Même équipage - Halifax VI - L8 - "A" - (Guyenne 16 avions - Tunisie 16 avions). Durée: 4h30. Total des avions engagés dans la mission 969 avions. Bombardement de l'Ile d'Héligoland. Vol de guerre.

3 missions de guerre sur l'Allemagne

(collection: Georgie BERNIGAUD)

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EQUIPAGE DU SOUS-LIEUTENANT WELLARD

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(collection: Jean ADAMS)

Équipage de renfort  avril 1945

1re Escadrille

De gauche à droite sur la photo:

Mitrailleur-arrière: Sgt Henry BOURGUND, Bombardier: Sgt Henri PRADES, (décédé le 29 Octobre 1945 Escrick près d'Elvington le jour du retour à Bordeaux-Mérignac) Navigateur: S/Lt Jacques WELLARD (Cdt d'avion décédé le 29 Octobre 1945 à Escrick près d'Elvington le jour du retour à Bordeaux-Mérignac) Pilote: Sgt/C Paul ROQUE, (décédé en avion à Bussac en juin 1950) Radio: Sgt BAUD, Mécanicien: Sgt Jean GALEA, (décédé en Indochine en 1950) Mitrailleur-supérieur: Sgt Jean BOGAERT.

Photo prise en Mai 1945.

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EQUIPAGE DU LIEUTENANT ROBERT

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De gauche à droite:

??, ??, ??, Lt ROBERT, ??, Sgt HELLER René, ??.

(collection:Corinne TROUSSE)

 Équipage de renfort  avril 1945

1re Escadrille

Pilote: Lt. ROBERT. (Cdt. de l'avion). Navigateur: S/Lt. PILLOT. Bombardier: Sgt. BROUSSOUX. Radio: Sgt. RONCHAUD. Mécanicien: Sgt. BERTRAND. Mitrailleur-supérieur: Sgt. BOISSAVIE. Mitrailleur-arrière: Sgt/c. LEYGONIE.

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Lieutenant ROBERT (Cdt d'avion)

(collection: Corinne TROUSSE)

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MISSION DE GUERRE

DU SERGENT HELLER

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(collection: Corinne TROUSSE)

Le Sergent HELLER René mécanicien remplace le Sergent/Chef GUEGAN dans l'équipage du Lt PELLISSIER participe avec d'autres équipages à plusieurs missions de guerre.

JANVIER 1945

-14/1/45 - Objectif: (Dulmen) - Halifax III - NR 151 - Équipage: Pilote: Lt PELLISSIER (Cdt de l'avion) Navigateur: S/Lt POMPON, Bombardier: S/Lt SUSBIELLE, Radio: Sgt RIBON, Mécanicien: Sgt HELLER, Mitrailleur-supérieur: Sergent HERRY, Mitrailleur-arrière: Sgt ERLY. Durée: 7h15. Nombre d'avions engagés dans la mission Guyenne 15 avions Tunisie 12 avions. Total des avions engagés dans la mission 115 avions. Bombardement du dépôt d'essence de Dulmen près de Munster, (Ruhr) avion atteint par la D.C.A. Mission de guerre.

- 16/1/45 - Objectif: (Magdebourg) - Halifax III - LL 573 - Même équipage - Durée: 6h40. Nombre d'avions engagés dans la mission Guyenne 9 avions Tunisie 12 avions. Total des avions engagés dans la mission 371 avions. 7 Français tués dans la mission. Bombardement de la ville de Magdebourg près de Berlin (Allemagne). Mission de guerre.

- 22/1/45 - Objectif: (Gelsenkirchen) - Halifax III - NR 151 - Même équipage - Durée: 6h10. Nombre d'avions engagés dans la mission Guyenne 13 avions Tunisie 12 avions. Total des avions engagés dans la mission 152 avions. Bombardement de la ville de Gelsenkirchen (Ruhr). Mission de guerre.

- 28/1/45 - Objectif: (Stuttgart) - Halifax III - NR 226 - Même équipage - Durée: 7h05. Nombre d'avions engagés dans la mission Guyenne 14 avions Tunisie 12 avions. Total des avions engagés dans la mission 602 avions. Bombardement de la ville de Stuttgart (Allemagne) atterrissage à Harwel. Mission de guerre.

FEVRIER 1945

 - 7/2/45 - Objectif: (Goch-Rhénanie) - Halifax III - NR 151 - Même équipage - Durée: 6h05. Nombre d'avions ebgagés dans la mission Guyenne 13 avions Tunisie 14 avions. Total des avions engagés dans la mission 464 avions. 9 Français tués dans la mission. Bombardement de Goch (Allemagne) appui des Troupes au sol. Mission de guerre. 

- 14/2/45 - Objectif: (Chemnitz-Silésie) - Halifax III - NR 151 - Même équipage - Durée: 7h05. Vol de jour 1h45. Vol de nuit 6h35. Nombre d'avions engagés dans la mission Guyenne 10 avions Tunisie 5 avions. Total des avions engagés dans la mission 717 avions. Bombardement de la ville de Chemnitz (Allemagne) atterrissage à Dunsfold. Mission de guerre.

- 27/2/45 - Objectif: (Gare de Mayence) - Halifax III - LL 602 - Equipage: Pilote: Lt FRICOURT, Navigateur: Lt MONTOUROY (Cdt de l'avion) Bombardier: Lt VALENCIENNES, Radio: Sgt/C JOYE, Mécanicien: Sgt HELLER, Mitrailleur-supérieur: Sgt PETIT, Mitrailleur-arrière: Sgt LASCOMBES. Durée: 6h10. Vol de jour 0h30. Vol de nuit 5h40. Nombre d'avions engagés dans la mission Guyenne 13 avions Tunisie 14 avions. Nombre d'avions engagés dans la mission 458 avions. Bombardement de la Gare de Mayence (Allemagne). Mission de guerre.

MARS 1945

- 2/3/45 - Objectif: (Cologne) - Halifax III - NR 226 - Équipage du Lt PELLISSIER -même équipage - Durée: Durée: 5h55. Vol de jour 5h50. Vol de nuit 0h05. Nombre d'avions engagés dans la mission Guyenne 12 avions Tunisie 13 avions. Total des avions engagés dans la mission 858 avions. Bombardement de la ville de Cologne (Ruhr) Mission de guerre.

- 3/3/45 - Objectif: (Kamen) - Halifax III - PN 167 - Équipage du Lt PELLISSIER (Cdt de l'avion) même équipage - Durée: 8h15. Vol de jour 7h20. Vol de nuit 0h55. Nombre d'avions engagés dans la mission Guyenne 13 avions Tunisie 13 avions. Total des avions engagés dans la mission 234 avions. 3 Français tués dans la mission. Bombardement du dépôt d'essence synthétique de Kamen (Ruhr). Mission de guerre.

- 5/3/45 - Objectif: (Chemnitz) - Halifax III - LL 573 - Équipage du Lt MONTOUROY (Cdt de l'avion) même équipage - Durée: 8h25. Vol de jour 2h05. Vol de nuit 6h20. Nombre d'avions engagés dans la mission Guyenne 13 avions Tunisie 10 avions. Total des avions engagés dans la mission 760 avions. 7 Français tués dans la mission. Bombardement de la ville de Chemnitz, atterrissage à Ford. Mission de guerre.

- 7/3/45 - Objectif: (Hemingstedt-Schelswig) - Halifax III - NA 515 - Équipage du Lt PELLISSIER (Cdt de l'avion) même équipage - Durée: 6h20. Vol de jour 0h55. Vol de nuit 5h25. Nombre d'avions engagés dans la mission Guyenne 11 avions Tunisie 10 avions. Total des avions engagés dans la mission 281 avions. Bombardement de l'usine d'essence synthétique de Hemingstedt près de Hambourg. Mission de guerre.

- 8/3/45 - Objectif: (Hambourg) - Halifax III - NA 557 - Équipage du Lt PELLISSIER (Cdt de l'avion) même équipage - Durée: 6h05. Vol de jour 0h50. Vol de nuit 5h15. Nombre d'avions engagés dans la mission Guyenne 10 avions Tunisie 9 avions. Total des avions engagés dans la mission 312 avions. Bombardement des chantiers navals de Hambourg, avion atteint par la D.C.A. Mission de guerre.

- 11/3/45 - Objectif: (Essen) - Halifax III - PN 175 - Même équipage - Durér: 5h45. Nombre d'avions engagés dans la mission Guyenne 13 avions Tunisie 11 avions. Total des avions engagés dans la mission 109 avions. Bombardement de la ville d'Essen (Ruhr). Mission de guerre.

- 13/3/45 - Objectif: (Wuppertal) - Halifax III - NA 515 - Même équipage - Durée: 5h25. Nombre d'avions engagés dans la mission Guyenne 14 avions Tunisie 12 avions. Total des avions engagés dans la mission 354 avions. Bombardement de Wuppertal (Ruhr). Mission de guerre.

- 14/3/45 - Objectif: (Homberg-Palatinat) - Halifax III - MZ 936 - Même équipage - Durée: 6h25. Vol de jour 2h15. Vol de nuit 4h10. Nombre d'avions engagés dans la mission Guyenne 8 avions Tunisie 9 avions. Total des avions engagés dans la mission 161 avions. 8 Français tués dans la mission. Bombardement de Homberg près de Sarrebruck. Mission de guerre.

- 24/3/45 - Objectif: (Sterkrade) - Halifax III - PN 167 - Équipage: Pilote: Lt QUENEL, Navigateur: Cpt MULLER (Cdt de l'avion) Bombardier: S/Lt PLEINDOUX, Radio: Sgt BERTHOME, Mécanicien: Sgt HELLER, Mitrailleur-supérieur: Sgt/C BECK, Mitrailleur-arrière: Sgt BEYER. Nombre d'avions engagés dans la mission Guyenne 9 avions Tunisie 10 avions. Total des avions engagés dans la mission 177 avions. Bombardement de Sterkrade 'Allemagne) Mission de guerre.

AVRIL 1945

- 4/4/45 - Objectif: (Harbourg) - Halifax III - RG 606 - Équipage du Lt PELLISSIER même équipage - Durée: 5h20. Vol de jour 1h10. Vol de nuit 4h10. Nombre d'avions engagés dans la mission Guyenne 8 avions Tunisie 8 avions. Total des avions engagés dans la mission 327 avions. Bombardement de l'usine synthétique de Harbourg près de Hambourg (Allemagne). Mission de guerre.

17 missions de guerre sur l'Allemagne.

(collection: Corinne TROUSSE)

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EQUIPAGE DU LIEUTENANT CHARPIN

 

equipage charpin numérisation0016

(collection: Famille MALARD)

De gauche à droite:

N°1, N°2 S/Lt VEYRE. N°3, N°4 S/Lt Auguste MALARD, N°5, N°6, N°7.

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(collection: Jean-René VEYRE)

Accroupi au centre le S/Lt VEYRE, le pilote de l'équipage.

 Équipage de renfort  avril 1945

1re Escadrille

Pilote: S/Lt. VEYRE. Navigateur: Lt. CHARPIN. (Cdt. de l'avion). Bombardier: Sgt. RECOING. Radio: Sgt. MERLET. Mécanicien: Sgt. MARESCAUX. Mitrailleur-supérieur: S/Lt. MALARD Auguste. Mitrailleur-arrière: Sgt. RECHOUX.

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(collection: Famille MALARD)

Pilote: S/Lt VEYRE, Mitrailleur-supérieur: S/Lt MALARD Auguste.

Extraits des services:

- Entré au service comme EV pour 2 ans le 25/01/1932

- Rengagé le 25 janvier 1934 pour 2 ans.

- Rengagé le 25 janvier 1933 pour 1 ans.

- Rengagé le 25 janvier 1937 pour 1 ans.

- Rengagé admis dans le corps des SOC par DM N° 16953 à compter du 9 décembre 1937.

Grades successifs et formations successifs:

- Nommé: Caporal le 16/10/1932 - Sergent le 12/07/1933 - Sgt/Chef le 01/07/1937 - Adjudant le 01/07/1939 - Adjt/Chef le 01/10/1942 - S/Lt le 25/02/1945.

- Formations: 22e Rgt du 25/01/1932 au 01/11/1932 - N° G.A.L du 01/11/1933 au 01/01/1934 - 42e Escadre du 01/01/1934 au 01/12/1936 - 4e Escadre du 01/12/1936 au 01/01/1942 - Esc 3/13 du 01/01/1940 au 31/12/1942 - GR 2/33 du 01/01/1943 au 10/01/1944 - G. Lorraine le 11/01/1944 - G. TUNISIE LE 17/11/1945.

- Passe du groupe de chasse de nuit 2/4 au groupe 2/13 à dater du 01/05/1939.

- DM 319/IORS/EMAA du 17/02/1939 changement d'appelation.

- Nommé adjudant PN (JO du 16/07/1939) pour prendre rang du 01/07/1939. 

auguste malard numérisation0023

Adjudant Auguste MALARD.

(collection: Famille MALARD) 

- OM 2451/IS/EMAA du 18/12/1939 réorganisation.

- Passe du Gr 2/13 à l'escadrille autonome 3/13 à/c du 01/01/1940.

 

auguste malard numérisation0024 

(collection: Famille MALARD) 

- Passe par réorganisation au groupe 2/13 le 01/09/1940.

- DM 3654/I/I/EMAA du 11/08/1940. 

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(collection: Famille MALARD) 

- Note 5396/DS 3 du 03/06/1941 est affecté escadrille 3/13 secteur défense aérienne sud. Mis provisoirement disposition du Gl Cdt AIR TUNISIE.

 

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Gabès, troisième à partir de la gauche Auguste MALARD.

(collection: Famille MALARD)

 

- Maintenu jusqu'à nouvel ordre escadrille 3/13 GABES Tunisie 11/06/1941.

- DM 4975/I/OEMAA/ du 27/11/1941. Nommé adjudant-chef mitrailleur pour prendre rang 01/10/1942.

- DM 12230/SPAA/3A du 24/09/1943. Affecté provisoirement GR 2/33 par dissolution escadrille 3/13. NS 8446/AF/AFN Gl Cdt en chef des FAA 20/12/1942

- Fait mouvement LAGHOUAT SOUMA. 06/06/1943.

- Fait mouvement SOUMA LA MARSA TUNISIE. 19/09/1943.

- Passe la frontière algéro tunisienne le 22/09/1943.

- Fait mouvement Gr 2/33

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(collection: Famille MALARD)

GR 2/33 

Une belle découverte, je retrouve mon père sur la photo,premier en haut à gauche Pierre LOBELLE, 7ème accroupi en partant de la gauche Auguste MALARD.

- Fait mouvement LA MARSA SUR ST DONAT CONSTANTINE. 22/12/1943.

- Passe la frontière le 23/12/1943.

- Affecté groupe Lorraine par NDS 48/DPM 3S/ EMGA. 11/01/1944. (ne rejoint pas le groupe Lorraine)

-  R.D.C. du Gr 2/33. Mis en route sur Alger. 15/01/1944.

- Arrivé au dépôt des isolés de BARAKI le 19/01/1944.

- Embarqué à Alger sur le S/S STRATHMORE le 29/01/1944.

STRATHMORE

S / S STRATHMORE

- Débarqué à Liverpool Angleterre (dépôt de WEST KIRBY) 12/02/1944.

- AFU N°3 - RAF station HALF PENNY GREN. 04/04/1944.

- Remarquez le ministère de l'Air.

- PRC WING FILEY YORKSHIRE. 17/04/1944.

- 4 AGS MORPETH. 06/05/1944.

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(collection Famille MALARD)

De gauche à droite:

N°1, N°2, N°3, N°4 S/Lt Auguste MALARD, N°5, N°6, N°7.

N°9 Sgt Pierre LOBELLE, N°10, N°11, N°13, N°14, N°14.

- PRC WING FILEY. 30/06/1944

- OTU 20. LOSSIEMOUTH - MORAYSHIRE ECOSSE. 28/08/1944. 

- 4 groupes / ÉCOLE DE FORMATION AIR GREW.

- Affecté base 74. 17/11/1944.

- (Groupe de bombardement lourd N°1 ELVINGTON YOKSHIRE)

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Troisième à partir de la droite: S/Lt Auguste MALARD.

(collection: Famille MALARD)

-Affecté GB 1/25 à compter du 17/04/1945.

- Fait mutation avec le GB 1/25 sur Bordeaux voie aérienne. 30/10/1945.

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(collection: Famille MALARD)

Bordeaux 1946

- Affecté à l'EM de la 21e escadre de bombardement lourd à compter du 21/09/1946.

- (Mutation annulé lire détaché)

- Décision N°24 du 209. 1946 de Mr le Cdt de la 2e escadre. Passe par changement de dénomination du GB 1/25 Tunisie du GB 1/21 Tunisie. 01/07/1947.

- DM 301 / EMAA / I / OS du 3/4/1947.

- Passe par changement de dénomination de la 21e escadre de bombardement lourd à la 21e escadre de bombardement le 01/11/1948.

-IM 2180 / EMG / FA / I / O du 21/10/1948.

-Passe par changement de dénomination de la 21e escadre de bombardement à la B.A. tactique de transport N°106 de Mérignac 01/08/1949.

 

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Aucune indication sur cette photo, peut-être Mérignac?

(collection: Famille MALARD)

 

- IM 7881/ EMGFA/A/I/OS du 01/07/1949.

- Passe par changement de dénomination du GB 1/21 au GT 1/25 Tunisie à compter du 01/06/1949.

- Fait mouvement avec le GT 1/25 pour partir en opération au titre du renfort des formations de théâtre d'opération d'Extrême Orient. Mis en route sur le Bourget 14/11/1951. Quitte le Bourget le 15/11/1951.

- Mis en route sur Saïgon et présent à la base de TON SON NHUT le 21/11/1951.

- Détaché au GB 1/19 à Tourane à compter du 22/11/1951.

- Présent à la base de CAT BI le 01/01/1952.

- Par changement de dénomination passe du GT 1/25 TUNISIE à compter du 01/10/1951.

- Modification N°1 à l'im 1034/EMGFA/A/I/OS du 19/09/1951.

- Diffusé sous N°1196 /EMGFA/A/I/OS du 21/12/1952.

- Rapatrié sanitaire par voie aérienne civile le 27/09/1952.

- Dion 1678/AIR/EC/I/RAP/SC le 28/08/1952.

- Dirigé sur l'unité administrative du groupement des moyens aérien Paris. 23/09/1952.

- Rayé des contrôles  du GB 1/25 Tunisie à/c du 27/09/1952.

- Note de service N°2416/GATAC NOR/4B/TR du 17/09/1952.

- Affecté au GMNTA Personnel en transit à/c du 27/09/1952.

- Mis en congé de fin de campagne de 1 mois 14 jours du 30/09/1952 au 13/11/1952.

- Affecté à l'EM de la 3e région aérienne à Bordeaux par OM N°4498 /SPAA/ IM du 01/11/1952.

- R.D.C. le 08/12/1952.

- Arrivé et pris en compte à l'EM 3e RA le 08/12/1952.

- Placé dans la position de congé définitif du personnel navigant pour une durée de cinq ans à compter du 05/12/1960 date à la quelle il atteindra la limite d'âge de son grade dans le PN.

- DM 3990/A/SPMAA/IA du 08/09/1960.

- Affecté au CATA 855 en congé du PN ( DM3990/A/SPMAA/I/A du 08/09/1960)

- RDC EM 3e RA 05/12/1960.

- Pris en compte au CATA 855 le 05/12/1960.

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EQUIPAGE DU CAPITAINE SERMET

Équipage de renfort avril 1945

1re Escadrille

Pilote: Cpt. SERMET. (Cdt. de l'avion). Navigateur: Aspt. VIEL. Bombardier: S/Lt. GIROUD. Radio: Sgt. POCHONT. Mécanicien: Sgt. MAINGUEUX. Mitrailleur-supérieur: HAYMERY. Mitrailleur-arrière: Sgt. CHARRIERE.

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(collection: Claude MULCEY) 

EQUIPAGE DU LIEUTENANT MULCEY

Équipage de renfort avril 1945

1re Escadrille

De gauche à droite:

Pilote: Sgt/C. CONTI. Mécanicien: Sgt/C NAKACHE. Bombardier: Sgt/C RAYNAUD. Navigateur: Lt. MULCEY. (Cdt. de l'avion). Radio: Sgt. DOBNICK. Mitrailleur-supérieur: Sgt. FOUMELIN. Mitrailleur-arrière: Sgt. CARBRONE.

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Navigateur: Lieutenant Yves MULCEY, (Cdt D'avion)

(collection: Claude MULCEY)

Archives de l'Armée de l'Air (Dijon)

Yves MULCEY (X6609J) né le 18 mars 1916 à Tunis

De la classe 1936 Tunisie

15.10.37 incorporé à El Aouina (Tunisie)

A Avord le 13.12.37/El Aouina 27.09.38 - Réserve: le 10.10.38

Rappelé à Gabès le 20.02.39

Nommé S/Lt de réserve 20.04.39

Mûté à El Aouina le 10.12.39

Démobilisé le 21.08.40

Rappelé le 25.01.41 à Bizerte

Licencié des forces du MAKHZEN de Tunisie le 30.06.42

Rappelé le 17.05.43 à Blida pour aller à l'EAPN de Marrakech

Arrivé à Marrakech le 15.10.43

Départ d'Alger le 29.01.44 arrivé en G.B. Liverpool le 12.02.44 - à Elvington du 26.04.45 au 29.10.45 au Groupe 1/25 Tunisie - et arrivé à Bordeaux 01.11.45.

A Saïgon 15.11.51 au 14.06.53 et à Cazaux le 27.09.53

En Algérie le 16.04.59 au 03.11.61

A Cazaux jusqu'au 18.03.62 (congés du P.N.) mis à la retraite le 18 mars 1967 grade Commandant.

Décédé le 20 novembre 1995.

 

Elvington militaires Air701

Lt MULCEY Yves, ??, ??, ??, ??.

 

(collection: Claude MULCEY)

Décorations

LEGION D'HONNEUR ET MEDAILLE MILITAIRE

Chevalier - 30 juin 1954 - Décret du 20.10.54 (JO n°247 du 22.10.54)

Officier - 14 Décembre 1963 - Décret du 30.10.63 (JO n°260 du 6.11.63

Décorations Françaises

Médaille Commémorative "Guerre 39/45"

Médaille Commémorative "Indochine"

Médaille Coloniale - avec agrafe Extrême Orient - 15.5.52 - décision n°399452

Croix de Guerre avec palme - 25.7.53 - décision n°21 (JO du 1.8.53)

Carte du Combattant n°128202 délivrée à Bordeaux le 10.6.59

Médaille Commémorative d'Algérie

Croix de la Valeur Militaire avec Etoile de Bronze - décret n°5824 du 11.1.58 - OG n°2.

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EQUIPAGE DE L'ASPIRANT MOULIN

Équipage de renfort mai 1945

1re Escadrille

Pilote: Aspt. MOULIN. (Cdt.de l'avion). Navigateur: Aspt. ROGUE. Bombardier: Sgt. DUMUIDS Maurice. Radio: Sgt. SIRAC. Mécanicien: Sgt. MARIANI. Mitrailleur-supérieur: Sgt/C. CAPDEVIELLE. Mitrailleur-arrière: Sgt. BARNEOUD.

 

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Sgt DUMUIDS Maurice

 

 

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EQUIPAGE DU CAPITAINE ROUQUETTE

EQUIPAGE ROUQUETTE 1-25 TUNISIE Scan (408)

(collection: Catherine Clement)

Deuxième en partant de la gauche le Sgt JAQUET.

Équipage de renfort mars1945

2ème Escadrille

Pilote: Cpt. ROUQUETTE. (Cdt. de l'avion). Navigateur: Aspt. MOLBERT. Bombardier: Aspt. CONDROYER. Radio: Sgt. MEREAU. Mécanicien: Sgt. BANCAREL. Mitrailleur-supérieur: Sgt. ROQUEFORT. Mitrailleur-arrière: Sgt. JAQUET.

citation elvington 05 06 45 N 1736 1

 

(collection: Catherine Clement)

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EQUIPAGE DU SOUS-LIEUTENANT BOURGOIN

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Un ancien des Groupes Lourds André GUEDEZ du Groupe 1/25 Tunisie croît reconnaître le mitrailleur-supérieur LAFFONT (l'homme aux moustaches) qui était dans l'équipage de renfort du Sous-lieutenant BOURGOIN arrivé en mars 1945.

Équipage de renfort mars 1945

2ème Escadrille

Pilote: Aspt. COUPVENT. Navigateur: S/Lt. BOURGOIN. (Cdt. de l'avion). Bombardier: Aspt. DREVERT. Radio: Sgt/C. LENFANT. Mécanicien: Sgt. LAVOCAT. Mitrailleur-supérieur: Sgt. LAFFONT. Mitrailleur-arrière: Sgt. DIXIUS.

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EQUIPAGE DE L'ASPIRANT AUBAS

 

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Premier debout à droite Jean GHILINI.

(collection: Jean GHILINI)

 Équipage de renfort mars 1945

2ème Escadrille

Pilote: Sgt/C. PROVENSAL. Navigateur: Aspt. AUBAS. (Cdt. de l'avion). Bombardier: Sgt/C. DOUSSET. Radio: Sgt. JOUBERT. Mécanicien: Sgt. GHILINI. Mitrailleur-supérieur: Sgt. PACE. Mitrailleur-arrière: Sgt. GILIBERT.

CITATION

 Jean GHILINI 1-25 Tunisie

Sgt Jean GUILINI - 27/7/1944.

Monsieur Jean GHILINI né le 12 février 1925 à Casablanca Maroc.

-Engagé volontaire pour la durée de la guerre au DP. 209 de la base aérienne Cazes de Casablanca. Reçu au concours d'élève pilote et affecté à la Brigade du Capitaine BOUYER. Quatrième départ Amérique. Volontaire pour les deux Groupes Français de Bombardement Lourds stationnés en Angleterre "Base Aérienne d'Elvington" 1/25 Tunisie et 2/23 Guyenne. Je rejoins le camp de Baraki près d'Alger en septembre 1943. Après douze jours de mer arrivée à Liverpool le 10 Décembre 1943. Dirigé sur l'école de formation de Filey. Entré en cours de Fliht Engineer à St Athan Sud de l'Angleterre. Entraînement en vol effectué à Rufforth. Affecté au groupe de bombardement 1/25 Tunisie. Squadron 347 de la "Royal Air Force" sous le commandemant du Cdt Stoltz.

Equipage: AUBAS, PROVENSAL, DOUCET, JOUBERT, DIPACE, GELIBERT. Respectivement Navigateur, Pilote, Bombardier, Radio, Mitrailleur-supérieur, Mitrailleur-arrière.

Cité à l'Ordre de l'Escadre Aérienne N°73 du 18 décembre 1946 par le Général Girardot. Croix de guerre 39/45 avec étoile de bronze. Retraité de la Compagnie Air France avec 18.542 heures de vol. Blessé gravement dans un accident aérien le 3 août 1954. Médaillé de l'Aéronautique Civile. Retraité de la Cie. Air France depuis Septembre 1978.

Jean GHILINI.

EXTRAIT DE L'ORDRE N°73

Le Général de Division Aérienne GERARDOT, Chef d'Etat-Major Général de l'Armée de l'Air, cite à l'ordre de:

l'ESCADRE AERIENNE

- Sergent GHILINI du Groupe de Bombardement 1/25 "TUNISIE"

" Mécanicien de quadrimoteur d'une très grande valeur professionnelle. A participé à plusieurs missions de bombardement, au titre du "Bomber Command", sur des objectifs de l'Allemagne et de la mer du nord particulièrement défendus.

A notamment obtenu d'excellents résultats, lors de l'attaque de l'Ile de Vangerooge, malgré une Flack très dense et très précise au cours de laquelle 7 quadrimoteurs ont été abattus.

Cette citation comporte l'attribution de la CROIX DE GUERRE 1943/1945 avec ETOILE DE BRONZE.

 Jean GHILINI 1-25 tunisie 

(collection: Jean GHILINI)

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(collection: Jean GHILINI)

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EQUIPAGE DE L'ASPIRANT HESNARD

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Équipage de renfort Avril 1945.

2ème Escadrille.

De gauche à droite:

Mitrailleur-arrière: Sgt MIGLIANICO, Navigateur: Asp ITART-LONGUEVILLE, Pilote: Asp HESNARD (Cdt de l'avion) Bombardier: Sgt BEAUFILS, Mécanicien: Sgt BOMBARDIER Pierre, Radio: Sgt JACQUEMIER, Mitrailleur-arrière: Sgt BRODMANN.

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(Source: Julia BOMBARDIER)

 

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EQUIPAGE DU SOUS-LIEUTENANT FAUQUETTE

Équipage de renfort avril 1945

2ème Escadrille

Pilote: Sgt/C. TRAMOND. Navigateur: S/Lt. FAUQUETTE. (Cdt. de l'avion). Bombardier: Aspt. LABETACE. Radio: Sgt. FERRANDO. Mécanicien: Sgt. LORTAL. Mitrailleur-supérieur: Sgt. MOLUSSON. Mitrailleur-arrière: Sgt. MONSILLON.

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EQUIPAGE DU CAPITAINE YUNG

Équipage de renfort mai 1945

2ème Escadrille

Pilote: Sgt/C. GRESELLE. Navigateur: Aspt. JOVER. Bombardier: Cpt. YUNG. (Cdt. de l'avion) Radio: Sgt. SGIETOWITCH. Mécanicien: Sgt. BRUGERE. Mitrailleur-supérieur: Sgt. NEMESI. Mitrailleur-arrière: Sgt. RONCHETTE.

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EQUIPAGE DE L'ASPIRANT ABOUCHEDID

Équipage de renfort mai 1945

2ème Escadrille

Pilote: Sgt/C. VALAT. Navigateur: Aspt. ABOUCHEDID. (Cdt. de l'avion) Bombardier: Aspt. MORIN. Radio: Sgt. DUCIMETIERE. Mécanicien: Sgt. DUHAMEL. Mitrailleur-supérieur: Sgt. JACQUIN. Mitrailleur-arrière: Sgt. SIMON.

4 août 2010

MIRANDA DE EBRO

SOUVENIR DE

MIRANDA DE EBRO

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Miranda de Ebro.

(collection: Musée Miranda de Ebro, Luis Alberto Egea.)

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UNE HISTOIRE A NE PAS OUBLIER

Récupération de la Mémoire Historique prépare un documentaire sur la Guerre Civile et le camp de concentration (de Miranda) par Cristina Ortiz.

L'histoire a de nombreuses sources desquelles boire, mais s'il y en a une fondamentale, malgré la date de péremption, il s'agit bien du récit oral de ceux qui ont vécu ces années-là ou qui connaissent les faits pour les avoir entendus narrés chez eux. Il est essentiel de ne pas perdre leur témoignage et pour cela existe l'Association pour la récupération de la Mémoire Historique de la ville.

Depuis des mois (ces membres) sont plongés dans l'enregistrement d'un documentaire par lequel " ils espèrent pouvoir expliquer la situation de la Seconde République à Miranda, la façon dont on y vivait à cette époque-là, le coup d'état et la vie dans le camp de concentration", a annoncé Luis Egea, membre du collectif.

L'histoire se bâtira sur la base des récits de "première ordre", de proches de prisonniers ou de personnes qui se sont trouvées dans le camp comme Félix Padin, et des apports des chercheurs qui pendant des années se sont " immergés " dans les papiers pour réécrire ce qu'il s'est passé et la façon dont la région a été touchée.

(Traduction: Baptiste COPIN)

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L'association espère pouvoir éditer en fin de mois un livre avec les noms et l'histoire des habitants de Miranda touchés par la répression, par Cristina Ortiz.

Concha Pallarès a commencé par étudier la période républicaine à Miranda et est parvenue jusqu'en 1947. Une période de plusieurs années qui lui a donné une vision d'ensemble sur tous les "résidents" qu'il y eut tant parmi les membres des Brigades Internationales qui participèrent à la bataille de l'Ebre que parmi les étrangers qui traversèrent la frontière par la Catalogne et la Navarre.

"Tout d'abord arrivent des juifs de diverses nationalités qui s'étaient réfugiés en France, nombre d'entre eux avant le début de la guerre, et plus tard des français, des polonais, des belges, des tchèques qui essayaient d'aller jusqu'au Portugal ou à Gibraltar pour réintégrer la lutte contre le nazisme" explique-t-elle.

Ensuite, lors de l'été 42 on y accueille des familles entières de juifs qui craignaient d'être déportées vers l'Allemagne et de nombreux participants à une tentative échouée de débarquement dans la ville normande de Dieppe.

Mais la grande vague d'immigration a lieu en novembre et décembre 1942 parce que se produisent simultanément le débarquement allié en Afrique du Nord et l'occupation totale de la France par les nazis. Tous viennent trouver refuge" décrit Pallarès.

Cela engendre la saturation du camp et début 43 le transfert de quelques prisonniers "vers des stations balnéaires comme celle de Sobron ou vers des hôtels. Il y eut jusqu'à plus de 3000 personnes, trop pour les baraquements, et c'est pourquoi on installa des magasins sur ce qu'on appelait la promenade des anglais, lieu sans expansion".

La situation devint si extrême qu'on organisa deux grèves de la faim, " en janvier 43 pour exiger l'amélioration des conditions inhumaines de vie dans le camp, et en août parce qu'ils souhaitaient pouvoir partir". Ils purent les mener surtout grâce au soutien de l'ambassade britannique.

Mais avant qu'on ne décide de fermer le camp en janvier 47, celui-ci accueillit aussi parmi ses résidents des "déserteurs et douaniers allemands et des collaborateurs de différentes nationalités. Ceux-ci s'évadaient très facilement".

(Traduction: Baptiste COPIN)

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De médecin à héros dans un camp de concentration, par Cristina Ortiz.

Miranda de Ebro. Chaque week-end pendant deux longues années, Miranda était la destination d'Eduardo Martinez et la semaine prochaine elle le sera aussi pour la première fois pour sa fille, l'anthropologue socialeet auteur du livre La clave Embassy (La clé Embassy) où, comme s'il s'agissait d'un roman d'espionnage, elle revient sur un chapitre de la vie de son père pendant lequel celui-ci réussit à faire évacuer du camp de concentration de Miranda 365 polonais.

Il y prit en tant que "maillon d'un réseau d'évasion humanitaire officiellement organisé depuis l'ambassade britannique à Madrid et qui faisait partie des accords ultra-secrets entre les britanniques et le gouvernement de Franco. Ils furent signés dès 1940 et ne furent rendus publics qu'en 2005", explique Patricia Martinez, l'unique descendante du mariage formé par Romana Vicente et le médecin galicien. "Ces réseaux, complète-t-elle, sauvèrent 300 000 personnes tout au long de la Seconde Guerre Mondiale."

Naître à Londres et découvrir un journal écrit en anglais par son père qui y raconte comment s'est déroulée une série d'évènements ces années-là encouragea Patricia pour continuer à se submerger dans une histoire familiale qui n'a de cesse de l'étonner. " Je n'ai toujours pas compris le naturel et la simplicité avec lesquels il a mené à bien toute cette affaire. Lui était plutôt un homme timide, en rien fanfaron, bien que sympatique, sociable, mondain et coureur de jupons" admet-elle.

Cela paraît " ne pas coller " que quelqu'un avec cette personnalité-là consacre son temps à faire évader les gens de prison. La clé se trouve, tout au moins pour sa fille, dans son autre passion: la médecine. " Pour un médecin, sauver des vies est la plus grande des priorités".

Une tâche en rien aisée en temps de guerre et d'après-guerre. Mais il y réussit. Les faux certificats médicaux ouvraient les portes du camp de concentration et les véhicules avec le drapeau anglais évitaient les contrôles routiers, par les crevaisons qui pouvaient se produire deux à trois fois par trajet, jusqu'à leur arrivée à Madrid dans certains cas, et au Portugal, via Leon et la Galice dans d'autres.

Quelque chose qui aurait été impossible sans " une formidable réseau d'aubergistes et de familles qui leur offraient un abri, sans les consuls britanniques" et, également, pourquoi pas sans un peu de chance. "Ils eurent beaucoup de chance".

Mais si elle croit que la clé de la réussite se trouve quelque part, c'est " dans l'énorme intérêt et le besoin  vital de sauver des vies. Et, pour moi, le comportement irréprochable des organisateurs (du réseau) y a aussi joué un rôle".

Ce sur quoi son père n'a pas laissé beaucoup de traces fut sur les conditions de vie des détenus. Ses notes reflètent davantage une préoccupation pour "l'état physique et anémique. C'est pourquoi il était si important de leur apporter du savon pour qu'ils puissent se laver et du tabac, quelque chose qu'ils (les prisonniers) mentionnaient sans cesse.

C'est en 2005 que Patricia découvrit nombre de ces aventures familiales, et d'autres encore, qui font partie de l'histoire de tout le continent Européen. Le déclassement de certains documents a permis de connaître le dossier de son père, dans lequel se trouve un Acte Officiel Secret avec la Couronne Britannique, daté de janvier 1943, où Eduardo jure de ne pas révéler les missions auxquelles il a pris part.

(Traduction: Baptiste COPIN)

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Un diagnostic salvateur, par CAT

La clé Embassy, de Patricia Martinez de Vicente, raconte comment son père à sauvé 365 prisonniers du camp de concentration de Miranda en leur diagnostiquant le typhus.

L'histoire de Patricia Martinez de Vicente est une histoire d'amour, avant tout envers son père, mais également envers la vérité et le sentiment d'humanité. Elle est l'auteur du livre La clé Embassy (publié chez La esfera de los libros), un document historique de grande valeur qui raconte comment son père, Eduardo Martinez Alonso, médecin de L'Ambassade britannique en Espagne lors de la Seconde Guerre Mondiale, aida 365 reclus à s'échapper du camp de concentration de Miranda.

Cette semaine l'écrivain a participé aux journées de la Mémoire Historique où elle a témoigné la façon dont est né ce livre qui dévoile un épisode de l'histoire jusqu'alors presque méconnu. Martinez de Vivente a mené neuf ans de recherche pour obtenir un récit complet. Tout d'abord en écoutant attentivement le récit à la première personne provenant de sa mère, et ensuite en fouillant diverses archives, essentiellement de Londres et de New-York. Tout cela dans le but d'expliquer comment son père a tramé avec les Services Secrets Britanniques un plan qui permettait de faire sortir du camp de concentration franquiste de Miranda le plus grand nombre possible de prisonniers. Et tout commença lorsqu'il diagnostiqua à l'un des prisonnier, un militaire britannique, la maladie du typhus, face à quoi les responsables du camp décidèrent de l'évacuer de là par crainte d'une épidémie.

C'est ainsi qu'il diagnostiqua le typhus à d'autres prisonniers, ouvrant une voie d'évasion en collaboration avec la Croix Rouge pour des supposés malades dont les gardiens franquiste ne voulaient rien savoir.

Une action qui a également marqué le destin du médecin lui-même et de sa famille, lorsqu'en 1940, poursuivis par la gestapo, ils abandonnaient précipitamment l'Espagne pour s'établir à Londres.

"Il s'agit d'une étincelle qui allume une grande flamme", insiste-t-elle, "parce que cela ne s'arrête pas là, mon père est parti en 1942, mais je suis certaine qu'on a sauvé beaucoup d'autres personnes à travers Miranda, parce que le travail initié par mon père, je crois que d'autres l'ont poursuivi", ajoute-t-elle.

Elle explique aussi que des documents de la Croix Rouge Britannique évoquent jusqu'à 500 personnes par semaine qui quittaient l'Espagne grâce aux plans mis en place par l'ONG elle-même et l'Ambassade Britannique. " L'Espagne fut la soupape d'évacuation de 300 000 réfugiés pendant la Seconde Guerre Mondiale, aucun autre pays n'a fait cela",expose-t-elle.

En outre,Martinez de Vicente a décidé de céder à l'Association Mémoire Historique de Miranda la documentation qu'elle a réussi à compiler sur l'histoire de son père "en raison de l'importance qu'eut Miranda, en tant que point stratégique, dans ces libérations, et parce que personne ne peut mieux l'apprécier et le diffuser que vous pour ouvrir cette port vers la connaissance de la ville", explique-t-elle.

Ce récit émouvant décrit l'aide humanitaire des diplomates britanniques en Espagne, et qui fut la boué de sauvetage pour des centaines de personnes qui, c'est certain, n'ont jamais oublié, dans ce cas, le malheureux diagnostic du Docteur Martinez: le typhus.

(traduction: Baptiste COPIN)

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Miranda sert à montrer que l'Espagne a eu  une neutralité douteuse pendant la guerre

Conchas Pallarés, Docteur en Histoire Contemporaine

Elle a écrit sa thèse sur le camp de consentration basé dans la ville.

Conchas Pallarés, Docteur en Histoire Contemporaine, a écrit une thèse dans laquelle elle mène des recherches sur le passage par l'Espagne de prisonniers évadés, civils et juifs de diverses nationalités qui ont traversé les Pyrénées entre 1940 et 1944 et qui furent internés dans le camp de concentration de Miranda avec les volontaires des Brigades Internationales.Les habitants de Miranda ont pu l'écouter à la maison de la culture.

Question - "Qui occupait le camp ?

Réponse - De 1937 à 1940, c'est un camp d'accueil des prisonniers républicains après la chute de Bilbao. Entre 1940 et 1947 il a accueilli des prisonniers de diverses nationalités qui appartenaient aux Brigades Internationales, des juifs de toutes nationalités ainsi que des allemands à partir de 1944.

Question - C'est un aspect méconnu de l'histoire ?

Réponse - C'est le cas pour Miranda, l'Espagne et l'Europe. Il faut faire connaître cela parce que c'est un moyen de prendre conscience que la position de l'Espagne était d'une neutralité douteuse: dans le camp de Miranda, on retarde le départ des alliés qui veulent rejoindre les français et les britanniques, mais ce n'est pas le cas pour ceux qui voulaient fuir le camp des Alliés. A travers Miranda on se rend compte de l'état du pays, de la dureté d'une génération, pas seulement des républicains mais du pays (dans son ensemble).

Question - Qu'est-ce qui vous a le plus frappé ?

Réponse - Les conditions de vie dans le camp furent pénibles (manque d'eau, de nourriture et hygiène déplorable) au point qu'eut lieu la première grève de la faim en 1943. Les républicains ont le plus souffert. Un séjour très dur attendait les alliés et ceux qui partaient le plus rapidement étaient les britanniques ou ceux qui se déclaraient comme tels. L'essence et les vivres que ceux-ci lui procuraient intéressait l'Espagne et ils bénéficiaient d'un traitement de faveur.

Question - Pourquoi a-t-on fermé le camp ?

Réponse - En 1947 les prisonniers sont placés sous la responsabilité de la Direction Générale de la Sécurité et on les transféra vers les prisons de Salamanque, Palencia et Valladolib.

(Traduction: Baptiste COPIN)

Lien vers le site de Miranda de Ebro.

 

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L'EQUIPAGE DU LIEUTENANT PELISSIER

Celui des Evadés de France

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(collection: Line COHEN)

Pilote: Lt PELISSIER, Navigateur: Aspt POMPOM, Bombardier: S/Lt SUSBIELLE, Mécanicien: Sgt/C GUEGAN, (GUEGAN a été remplacé ensuite par le sergent HELLER, GUEGAN étant malade. Radio: Sgt RIBON, Mitrailleur-supérieur: Sgt HERRY, Mitrailleur-arrière: Sgt ERLY.

L'équipage du lieutenant PELISSIER se distinguait de tous les autres équipages par le fait qu'il ne comprenait que des évadés de France, tous réservistes, célibataires et évidemment volontaires. Ils étaient jeunes parmi les plus jeunes.

 

4 mars 2009

LISTE DU PERSONNEL NAVIGANT "GUYENNE"

LISTE DU PERSONNEL

"GROUPE GUYENNE"

AYANT EFFECTUE DES MISSIONS

MISSIONS DE GUERRE DES EQUIPAGES

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PLT: Pilote - NAV: Navigateur - B/A: Bombardier - WOP: Radio - F/E: Mécanicien - M/G: Mitrailleur-supérieur - R/G: Mitrailleur-arrière.

Grades /Noms et Prénoms /Spécialité /Date D'arrivée/Date de départ

Aspirant: ACHACHE Guy - B/A - 10.02.45 - 02.02.45 - Bombardier.

Adjudant/Chef: AGUER Emile - WOP - 11.05.44 - 02.02.45 - Radio.

Sergent: ALAVOINE Claude - WOP - 06.06.44 - 04.11.45 - Radio.

Sergent: ALBAREIL André - PLT - 14.04.45 - Pilote

Sergent/Chef: ALIX Pierre - WOP - 24.05.44 - 11.01.45 - Radio.

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Sergent: ALLAIN Maurice - R/G - 16.05.44 - 23.01.45

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Sergent/Chef: ALLAIN Mitrailleur-arrière de l'équipage du Capitaine PLAGNARD.

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Adjudant: AQUAVIVA Jean - F/E - Mécanicien.

Capitaine: ARAUD Albert - PLT - 26.05.44 - 20.12.44 - Pilote. (Cdt d'avion)

Sergent:ARTIAQUE Jean - R/G - 14.04.45 - Mitrailleur-arrière.

Capitaine: AUBERT Emmanuel - NAV - 06.11.44 - Navigateur.

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Sergent: AUBOURG Azaèl - M/G - 17.07.44 - 03.06.45 - Mitrailleur-supérieur. 

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Lieutenant: AUMONT Georges - PLT - 10.04.45 - Pilote - (Cdt d'avion)

Adjudant: AURIOL Adrien - B/A - 10.06.44 - 03.05.45 - Bombardier.

Sergent: AZEMA Louis - M/G - 11.07.44 - 21.05.45  - Mitrailleur-supérieur.

 

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(collection: Roland BADOSA)

Sergent: BADOSA Camille - M/G - 22.05.44 - 15.03.45  - Mitrailleur-supérieur.

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Blida en 1940, Maurice BAERT premier en partant de la gauche.

(collection: Famille BAERT)

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Sergent: BAERT Maurice - R/G - 07.07.44 - 18.04.45 - Mitrailleur-arrière.

(collection: Famille BAERT)

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Colonel: BAILLY - 2e PLT - Pilote.

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Adjudant: BAL Georges - B/A - 12.09.44 - 21.05.45

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Adjudant: BAL Georges Bombardier de l'équipage du Capitaine VEAUVY.

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Sergent: BALASTEGUI Pierre - R/G - 11.04.45 - Mitrailleur-arrière.

Sergent: BALDACCHINO Jean - F/E - 02.03.45 - Mécanicien.

Lieutenant: BALDASSARI Carry - NAV - 10.10.44 - Navigateur.

Sergent: BARDE Etienne - F/E - Mécanicien.

Capitaine: BARBE Alexandre - NAV - 11.05.44 - 07.02.45 - Navigateur. (Cdt d'avion)

Adjudant: BARDOT Hubert - WOP - 26.05.44 - 20.12.44 - Radio.

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Sergent: BARTH Alexandre - M/G - 12.09.44 - 21.05.45

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Sergent: BARTH Alexandre Mitrailleur-arrière de l'équipage du Capitaine VEAUVY.

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Lt BARTHELOT EQUIPAGE BRION

Lieutenant: BARTHELOT Jean - NAV - 13.05.44 - 13.02.45 - Navigateur de l'équipage du Cpt BRION.

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Capitaine: BARON Robert - PLT - Pilote. (Cdt d'avion)

Sergent: BAUD Pierre - M/G - 12.10.44 - Mitrailleur-supérieur.

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Ren__Bauer_portraituniformeRAF

Adjudant: BAUER  (dit DUBOIS) - F/E - Mécanicien.

(collection: Monique BAUER)

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Sous-Lieutenant: BAYLE Pierre - PLT - Pilote.

(collection: S.H.D.)

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Sous-Lieutenant: BAZIMON Georges - WOP - 23.11.44 - Radio.

Adjudant: BEAUVOIS Alfred - B/A - 31.05.44 - 29.01.45 - Bombardier.

Sergent-Chef: BEAUVOIT Norbert - WOP - Radio.

_____________________________________________

 

Lt BECAM

 

Capitaine: BECAM Jean - NAV - 28.05.44 - 21.05.45 - Navigateur. (Cdt d'avion)

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Sergent: BECOURT Jean - WOP - 12.10.44 - Radio.

Sergent: BEDART Georges - B/A - 14.04.45 - Bombardier.

Sergent-Chef: BELLE Max - R/G - 22.05.44 - 04.12.45 - Mitrailleur-arrière.

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jo1a

(collection: Famille BERAUD)

Capitaine: BERAUD Adolphe - PLT - Pilote. (Cdt d'avion)

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Lieutenant: BERGEROO Bernard - B/A - 12.05.44 - 22. -. 45 - Bombardier.

Sergent: BERNARD Georges - WOP - 27.03.45 - Radio.

Sergent: BERNASCONI Joseph - WOP - 21.11.44 - 03.06.45 - Radio.

____________________________________________________

 Sous-Lieutenant: BERNOLLE Raymond - B/A - 02.03.45 - Bombardier.

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Sous-Lieutenant: BERNOLLE Raymond bombardier de l'équipage du Lt FLURIN.

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Capitaine: BERNARD Gaston - NAV - 24.05.44 - 11.01.45 - Navigateur.

Sergent-Chef: BERTRAND Jacques - R/G - 11.07.44 - 18.04.45  - Mitrailleur-arrière.

Sergent: BERTRAND Jules - M/G - 10.04.45 - Mitrailleur-supérieur.

Sergent: BERTHOMIEU Max - R/G 20.03.45 - Mitrailleur-arrière.

Sergent-Chef: BELLON - M/G - Mitrailleur-supérieur.

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Sous-Lieutenant: BERTRANDE Louis - PLT - 02.03.45 - Pilote.

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Sous-Lieutenant: BERTRANDE Louis pilote de l'équipage du Lt FLURIN.

 ----------------------------------------------------------

Sergent-Chef: BIAGGI Dominique - R/G - Mitrailleur-arrière.

-----------------------------------------

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Sergent: BILLAUD Jean - R/G - 10.10.44  - Mitrailleur-arrière.

(collection: Jean BILLAUD)

----------------------------------------------------------

Sergent-Chef: BILLAUT Albert - PLT - 22.05.44 - 15.02.45 - Pilote.

Sous-Lieutenant: BISMUTH René - B/A - 23.11.44 - 16.02.45 - Bombardier.

 -----------------------------------------------------------------

Commandant: BLAËS Pierre - B/A - 16.05.44 - 20.03.45 - Bombardier.

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Commandant: BLAËS Pierre bombardier de l'équipage du Cdt PUGET.

-------------------------------------------------------------------- 

Sous-Lieutenant: BLANC André - WOP - 17.07.44 - 15.06.45 - Radio.

Sergent-Chef: BLANC Emile - R/G - 10.05.44 - 08.12.45 - Mitrailleur-arrière.

Sergent-Chef: BLEUZAT Paul - R/G - 03.01.45 - Mitrailleur-arrière.

_____________________________________

 

PierreGal

Général Pierre BOE.

(collection: Nicolas de Hys)

 

Commandant: BOE Pierre - PLT - 14.07.44 - 31.03.45 - Pilote.

____________________________________

Sergent: BOISDRON Pierre - WOP - 14.04.45  - Radio.

Sergent-Chef: BOISJOU François - B/A - 17.04.45 - Bombardier.

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equipage hiebel GabyMitrailleur_13

(collection: Michel BOISSARD) 

Sergent: BOISSARD Gabriel - R/G - 25.03.45 - Mitrailleur-arrière.

----------------------------------------------------------- 

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Sous-Lieutenant: BOISSY Emmanuel - F/E - 10.10.44 - Mécanicien.

--------------------------------------------------------------

Adjudant-Chef: BONHOMME André - F/E - 06.11.44 - Mécanicien.

Sergent-Chef: BONNAFOUS Paul - WOP - 07.07.44 - 18.04.45 - Radio.

Sergent: BONNET Jean - PLT - 29.03.45 - Pilote.

Sergent-Chef: BORG Georges - M/G - 10.06.44 - 03.05.45  - Mitrailleur-supérieur.

Sergent: BORGEY Marcel - R/G - 26.07.44 - 15.06.45 - Mitrailleur-arrière.

Capitaine:  BORNECQUE Jacques - PLT - 30.10.44 - Pilote. (Cdt d'avion)

Sergent: BOUBILAT Pierre - M/G - 20.03.45 - Mitrailleur-supérieur.

Sergent: BOUFFAND Jean - M/G - 12.10.44  - Mitrailleur-supérieur.

Sergent-Chef: BOUGE Pierre - F/E - 22.05.44 - 04.12.44 - Mécanicien.

Sergent-Chef: BOUQUET-DES-CHAUX Pierre - B/A - 23.03.45 - Bombardier.

Sergent: BOURELLY Louis - R/G - Mitrailleur-arrière.

Sous-Lieutenant: BOUSSY - F/E - Mécanicien.

Capitaine: BOURGAIN Louis - PLT - 31.05.44 - 29.01.45 - Pilote. (Cdt d'avion)

Sergent-Chef: BOURGEOIS Michel - F/E - 31.05.44 - 29.01.45 - Mécanicien.

Sergent: BOURGEROL Jean - R/G - 29.03.45 - Mitrailleur-arrière.

______________________________

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Sergent: BOURREAU Guy - WOP - Radio de l'équipage du Lieutenant JOUMAS.

__________________________________________

Sergent: BOURSET Henri - M/G - 29.03.45 - Mitrailleur-supérieur.

Sergent: BOUTILLIER André - WOP - Radio.

-----------------------------------------------------------------

 

Lt BERARD

 

Capitaine: BREARD Raoul - NAV - Navigateur. (Cdt d'avion)

------------------------------------------------------------------

Sergent: BRESSON Adolphe - R/G - 14.07.44 - 18.04.45 - Mitrailleur-arrière.

Sergent: BRETON Joel - M/G - 12.05.44 - 18.11.44 - Mitrailleur-supérieur.

______________________________________________________

 

lt brion

 

Capitaine: BRION Antoine - PLT - 13.05.44 - 13.02.45 - Pilote. (Cdt d'avion)

Oran 1941

(collection: Famille BRION)

_____________________________________________________

Adjudant-Chef: BRIGALAND Roger - WOP - Radio.

Capitaine: BROCHARD Roger - NAV - 15.07.44 - 29.03.45 - Navigateur.

______________________________________________________

 

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(collection: Louis BRUGNEROTTO)

 

Commandant: BROHON (BARRAT) Raymond - PLT - 30.06.44 - 01.05.45 - Pilote. (Cdt d'avion)

_______________________________________________

Sergent: BRUNET Robert - M/G - 26.05.44 - 20.12.44 - Mitrailleur-supérieur.

Sergent: BRULET Georges - R/G - Mitrailleur-arrière.

Sous-Lieutenant: BUSNEL Roger - PLT - 07.07.44 - 18.04.45 - Pilote.

 ----------------------------------------------------------------

Capitaine: CALMEL Jean-Louis - PLT - 24.05.44 - 11.01.45

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Commandant: CALMEL Jean Pilote Cdt d'avion.

---------------------------------------------------------------------- 

Lieutenant: CAPARROS Ernest - B/A - 10.10.44

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Lieutenant: CAPARROS Ernest Bombardier de l'équipage du Lieutenant DELVOYE.

--------------------------------------------------------------------- 

Sous-Lieutenant: CAPDEVILLE Pierre - NAV - Navigateur.

Sergent-Chef: CARAYOL Guy - F/E - 30.06.44 - 03.06.45 - Mécanicien.

Sergent: CAILLET Georges - M/G - 12.10.44 - Mitrailleur-supérieur.

________________________________________

Lieutenant: CARISTAN Hilarion - F/E - 14.07.44 - 03.06.45 - Mécanicien.img162

Lieutenant: CARISTAN Hilarion mécanicien de l'équipage du Cdt DEMAZURE.

Photo prise à Elvington en mars 1945.

(collection: Nicole ROUSSEAU PAYEN)

_________________________________________________

 Lieutenant: CARRAT Léon - WOP - 16.06.44 - Radio.

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Lieutenant: CARRAT Léon radio de l'équipage du Cdt PUGET.

________________________________________________

 Commandant: CATTELLAT Claude - NAV - 19.07.44 - 21.05.45 - Navigateur. (Cdt d'avion)

_________________________________________

Sergent-Chef: CAVIN Raymond - B/A - 27.06.44 - 01.02.45 - Bombardier.

CITATION

Cité à l'Ordre de la Division Aérienne:

Sergent-Chef CAVIN

" Bombardier qui a donné un bel exemple de courage et d'esprit d'équipage. Au cours d'une mission sur la Ruhr, son appareil se trouva subir seul l'action des projecteurs et le tir précis de nombreuses batteries; 17 éclats atteignirent l'avion. Le Sergent-Chef CAVIN blessé et perdant beaucoup de sang fit preuve d'un grand calme et malgré sa souffrance ne quitta son poste que contraint par un ordre formel de son Commandant d'avion."

__________________________________________

Adjudant-Chef: CHABROUD Jean - B/A - Bombardier.

Adjudant: CHAMPEAUX Lucien - PLT - 11.05.44 - 07.02.45 - Pilote.

Sergent: CHARPENTIER  James - F/E - Mécanicien.

Sergent-Chef: CHEVALIER Gérard - F/E - 11.07.44 - 18.04.45 - Mécanicien.

Lieutenant: CHEVALIER Paul - NAV - 02.03.45 - Navigateur.

Sergent-Chef: CHEVRIER Constant - PLT - 02.03.45 Pilote.

Sergent: CHEYMOL Jacques - M/G - 30.10.44 - Mitrailleur-supérieur.

Sergent-Chef: CHIERICCI Paul - M/G - Mitrailleur-supérieur.

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Sous-Lieutenant: CHOMY Lucien - F/E - 07.07.44 - 18.04.45 - Mécanicien.

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Lieutenant: CHOURROUT Jean - PLT - 23.03.45 - Pilote. ( Cdt d'avion)

Sergent-Chef: CLERGERIE Albin - R/G - 23.03.45 - Mitrailleur-arrière.

Adjudant: CLOAREC Jean - WOP - 12.05.44 - 04.11.44 - Radio.

Sous-Lieutenant: CLUZEAU Jean - WOP - 15.07.44 - 29.03.45 - Radio.

Capitaine:COCHO Louis - PLT - 15.07.44 - 29.03.45 - Pilote. (Cdt d'avion)

Sergent: COCHOIS Bernard - M/G - 11.05.44 - 02.02.45 - Mitrailleur-supérieur.

Capitaine: COLLIN Emile - NAV - 12.08.44 - 04.02.45 - Navigateur.

______________________________________________________

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Sergent: COMAT Desmont - R/G - 19.07.44 - 21.05.45 Mitrailleur-arrière.

_____________________________________________________

Adjudant-Chef: COMBE(MEYER) Auguste - B/A - 22.05.44 - 15.02.45 - Bombardier.

Lieutenant: CONDE Henri - NAV - Navigateur. (Cdt d'avion)

Sergent: CONSTANTIN Robert - M/G - 11.05.44 - 20-12-44 - Mitrailleur-supérieur.

______________________________________

Sergent: COQUOT Camille - M/G - 26.07.44 - 21.05.45.

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Sergent: COQUOT Camille mitrailleur-supérieur de l'équipage du Lieutenant BECAM.

__________________________________

Sergent-Chef: CORMIER Charles - F/E - Mécanicien.

Sergent-Chef: COUPEAU Marcel - F/E - Mécanicien

Lieutenant: COUILLEAU Jacques - B/A - 11.05.44 - 20.12.44 - Bombardier

Adjudant: CUSIN André- F/E - Mécanicien

Sous-Lieutenant: CROBLAN Marcel (CROSIA) - PLT - 18.05.44 - 08.05.45 - Pilote.

Lieutenant: DANNA Edmond - NAV - 22.05.44 - 04.12.44 - Navigateur. (Cdt d'avion)

______________________________________________

 

Lt DABADIE

 

Lieutenant: DABADIE François - NAV - Navigateur. (Cdt d'avion)

_____________________________________

Lieutenant-Colonel: DAGAN - PLT - Pilote

Au cours du raid sur BOCHUM, le Lt/Colonel DAGAN de l'état-Major de Londres avait tenu à effectuer une mission de guerre afin de se rendre compte de visu des difficultés afférentes. Cette nuit-là, il occupait la place de deuxième pilote. Lui aussi trouve la mort dans l'accident.

_____________________________

Adjudant-Chef: DAO LE HUU N'HO Albert - R/G - 16.05.44 - 16.01.45 - Mitrailleur-arrière.

________________________________________________________

 

Christian_Darribehaude_-_Groupe_Guyenne,_Equipage_Brion

(collection: Michel DARRIBEHAUDE)

Sergent-Chef: DARRIBEHAUDE Christian - WOP - 13.05.44 - 13.02.45 - Radio.

___________________________________________________________

Lieutenant: DASPET Jean - B/A - 11.07.44 - 18.04.45 - Bombardier.

Aspirant: DAUPHIN Maurice - NAV - 25.03.45 - Navigateur.

Sergent-Chef: DEBROISE Marcel - M/G - 10.10.44 - 02.11.44 - Mitrailleur-supérieur.

_________________________________

 Sous-Lieutenant: DE GENNES Jean - B/A - 03.01.45 - Bombardier.

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Sous/Lieutenant: Jean de GENNES le Bombardier de l'équipage du Lieutenant HUBERT.

__________________________________________ 

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Sous-Lieutenant: DE GISORS Jacques - B/A - 19.11.44 - Bombardier.

_____________________________________

Sergent: DELACLAVIERE René - R/G - 11.05.44 - 02.02.45 - Mitrailleur-arrière.

Lieutenant: DELCROS André - B/A - 19.07.44 - 21.05.45 - Bombardier.

Adjudant: DE LAISSARDIERES Stanislas - PLT - 19.07.44 - 21.05.45 - Pilote.

_______________________________________________

Lieutenant: DELRIEU Pierre - B/A - 30.10.44 - Bombardier.

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Lieutenant: DELRIEU Pierre Célestin, le Bombardier de l'équipage du Capitaine BORNECQUE.

____________________________________________________

Sous-Lieutenant: DELLUC François - PLT - 16.05.44 - 25.01.45 - Pilote.

Lieutenant: DELVOYE Charles - PLT - 10.10.44 - Pilote. (Cdt d'avion)

Sous-Lieutenant: DE GISORS Jacques - B/A - 19-11-44 - Bombardier.

Sergent: DE MALAUSSENE Xavier - M/G - 22.05.44 - 04.12.44 - Mitrailleur-supérieur.

_________________________________________

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Commandant: DEMAZURE Robert - NAV - 14.07.44 - 28.05.45 - Navigateur. (Cdt d'avion.

___________________________________________________

DEMESMAY

(collection: Jacques DEMESMAY)

 Sous-Lieutenant: DEMESMAY Marcel - B/A - 13.05.44 - 13.02.45 - Bombardier.

------------------------------------------------------------

Sergent-Chef: DENAT Charles - WOP - 02.03.45 - Radio.

Lieutenant: DEPLUS Jacques - NAV - Navigateur. ( Cdt d'avion)

Lieutenant: DE PREVAL Marie - NAV - 27.06.44 - 08.02.45 - Navigateur.

Sergent-Chef: DESBESSE Marius - WOP - 29.03.45 - Radio.

Sergent: DERUY Pierre - R/G - 12.10.44 - Mitrailleur-arrière.

Lieutenant: DE SAINT-MARC Louis - NAV - 16.05.44 - Navigateur.

Sergent: DESPLACES André - M/G - 22.11.44 - Mitrailleur-supérieur.

Lieutenant: DESPOSITO Roger - B/A - 24.02.45 - Bombardier.

Sergent: DEUTSCH René - R/G - 23.03.45 - Mitrailleur-arrière.

_________________________________________________________________ 

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Commandant: DE VULPILLIERES René - NAV - 12.10.44 - 21.06.45 - Navigateur. (Cdt d'avion)

__________________________________________________

 Adjudant-Chef: DEZELLIS André - B/A - 08.06.44 - 18.02.45

Sans_nom

Adjudant/Chef: DEZELLIS André Bombardier de l'équipage du Capitaine PETIT.

_________________________________________________

 Sergent-Chef: DIAZ Julien - WOP - 10.05.44 - 08.12.44 - Radio.

Sergent: DIEZ André - WOP - 23.03.45 - Radio.

Sergent: DOMAGE Bernard - M/G - 25.03.45 - Mitrailleur-supérieur.

Sergent: DUBACH Jean - F/E - 10.04.45 - Mécanicien.

Adjudant: DUBOIS René (BAUER) - F/E -08.06.44 - 21.05.45 - Mécanicien.

________________________________________________

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Sergent: DUBOURGEAL Maurice - M/G - 15.07.44 - 29.03.45 - Mitrailleur-supérieur.

________________________________________________

Aspirant: DUFRENOY François - B/A - Bombardier.

______________________________________________

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Sergent-Chef: DUFOUR Claude - WOP - 31.05.44 - 29.01.45 - Radio.

___________________________________________________

Sergent: DUGAST Georges - WOP - 23.03.45 - Radio.

_____________________________

Georges_Dugnat

(collection: S.H.D.)

Sergent-Chef: DUGNAT Benoit - B/A - Bombardier de l'équipage du Lt JOUMAS.

Nommé S/Lt après sa mort le 25/02/1945.

___________________________________________

Aspirant: DUQUESNOY Jean - NAV - 27.03.45 - Navigateur.

Sergent-Chef: DURAN François - WOP - 27.06.44 - 29.03.45 - Radio.

 _______________________________________

Sergent: DUROUX Georges - M/G - 23.03.45 - Mitrailleur-supérieur.

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Photo prise en 2006.

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(collection: Georges DUROUX)

Mitrailleur-supérieur dans l'équipage du Lieutenant CHOURROUT.

 _______________________________________

Sergent-Chef: DUSSAULT Alfred - B/A - Bombardier.

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Lt DUVERT

 

Lieutenant: DUVERT René - NAV - 31.05.44 - 29.01.45 - Navigateur.

------------------------------------------------

Lieutenant: DUVILLARD Robert - PLT - 20.03.45 - Pilote. (Cdt d'avion)

Adjudant: ENTRESANGLE  Albert - F/E - 16.05.44 - 23.01.45 - Mécanicien.

______________________________

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Sergent: ESQUILAT André - M/G - Mitrailleur-supérieur.

___________________________________________

Sergent: ESTIENNE Armand - F/E - 17.04.44 - Mécanicien.

Sergent: FABIANI Jean  - M/G - 10.11.44 - Mitrailleur-supérieur.

Sergent-Chef: FABRE Pierre - M/G - 27.06.44 - Mitrailleur-supérieur.

Sergent-Chef: FANTON Georges - WOP - 11.07.44 - 18.04.45 - Radio.

Sergent: FARNIER Roland - R/G - Mitrailleur-arrière.

Sergent-chef: FAUGES André - PLT - Pilote.

Sous-Lieutenant: FAUVET Jacques - B/A - Bombardier.

Aspirant: FAYARD Henri - NAV - 12.05.44 - 18.03.45 - Navigateur.

Lieutenant: FAYE Claude - B/A - 11.05.44 - 29.01.45 - Bombardier.

Sergent: FEGER Georges - R/G - 12.10.44 - Mitrailleur-arrière.

Sergent: FERNANDEZ Gabriel - M/G - Mitrailleur-supérieur

Sergent-Chef: FINALE Wilson - M/G - Mitrailleur-supérieur.

Sous-Lieutenant: FILLEAUX de St-HILAIRE Louis - M/G - 12.05.44 -06.03.45 - Mitrailleur-supérieur.

Adjudant: FLECK André - M/G - Mitrailleur-supérieur.

_____________________________________________

 

Lt FLESCH

 

Lieutenant: FLESCH Paul - NAV - 10.06.44 - 03.05.45 - Navigateur. (Cdt d'avion)

_________________________________________________

Sergent: FLEURY Georges - M/G - 11.04.45 - Mitrailleur-supérieur.

Lieutenant: FLOUS Bernard - B/A 12.10.44 - Bombardier.

________________________________________________________________ 

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Capitaine: FLURIN Paul - NAV - 12.10.44 - Navigateur. (Cdt d'avion)

 ________________________________________________

Sous-Lieutenant: FONTEIX Abel - PLT - Pilote. - (Cdt d'avion)

_________________________________________

foures

Sergent: FOURES Roger - M/G - 13.05.44 - 13.02.45 - Mitrailleur-supérieur.

____________________________________________

Sergent: FOURNIER André - B/A - 26.05.44 - 20.12.44 - Bombardier.

___________________________

Sergent-Chef: FOURNIER - PLT - Pilote.

Le Halifax du commandant SIMON est entré en collision avec un autre Halifax de la Force Principale au-dessus de la Mer du Nord. Le sergent-chef FOURNIER effectuait, en qualité de co-pilote, sa mission d'accoutumance. L'équipage dont il faisait partie dut évidemment être dissous.

___________________________

Sergent: FREPPEL Edmond - WOP - 25.03.45 - Radio.

Sergent: FRESIER Liebert - M/G - 10.05.44 - 08.12.44 - Mitrailleur-supérieur.

Sergent: FUND Albert - R/G - 27.03.45 - Mitrailleur-arrière.

Capitaine: GAUBERT Jean - NAV - Navigateur. (Cdt d'avion)

Capitaine: GAUDENS-RAVOTTI J. - NAV - 27-06-44  -  28-03-45 - Navigateur.

_______________________________

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Capitaine: GALLOIS Pierre - NAV - 17.07.44 - 18.03.45 - Navigateur de l'équipage du Capitaine THIRY.

______________________________

 

Lt GARDETTE

 

Lieutenant: GARDETTE Paul - NAV - 26.05.44 - 20.12.44 - Navigateur.

_____________________________________

Sergent-Chef: GARDIOL Max - M/G  30.06.44 - 03.06.45 - Mitrailleur-supérieur.

Sergent-Chef: GARRIDO Jean - M/G - 31.05.44 - 29.01.45 - Mitrailleur-supérieur.

Sergent: GAVOYE Jean - WOP - 12.10.44 - Radio.

_________________________

Sergent: GAZEL Paul - M/G - 31.07.44 - Mitrailleur-supérieur.

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Mitrailleur-supérieur: GAZEL Paul équipage du Lieutenant TROUETTE.

(collection: Marcel DIOLOGENT, Vice-président de l'Assocition JUBILEE)

____________________________

Sergent-Chef: GIOUX Roger - WOP - 20.03.45 - Radio.

________________________________________

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Sergent: GLEDEL Jean - R/G - 02.03.45 - Mitrailleur-arrière.

________________________________________________

 Sergent-Chef: GODART Louis - R/G - 27.06.44 - 03.05.45 - Mitrailleur-arrière.

Sergent: GODEFERT André - M/G - 10.10.44 - Mitrailleur-supérieur.

Sergent-Chef: GODOFFE Jean - F/E - 17.07.44 - 15.06.45 - Mécanicien.

Capitaine: GOEPFERT Antoine - PLT - 06.11.44 - Pilote. (Cdt d'avion)

Adjudant: GONDOLLE Gabriel - F/E - 11.05.44 - 07.02.45 - Mécanicien.

_____________________________________________

 

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Sergent: GONNOT Roland - R/G - 13.05.44 - 13.02.45 - Mitrailleur-arrière.

(collection: Roger FOURES)

__________________________________________________

Lieutenant: GONTHIER André - PLT - Pilote. (Cdt d'avion)

___________________________________________________

Sergent: GODEFROY Jean - B/A

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Sergent: GODEFROY Jean  Bombardier de l'équipage du Capitaine LOEW.

______________________________________________________________ 

Sergent: GORIAS Jean - M/G - Mitrailleur-supérieur.

Sergent: GRAZIANI Jean - R/G - 10.10.44 - Mitrailleur-arrière.

Aspirant: GRIBOUVA Jean - F/E - Mécanicien.

________________________________________________

Sous-Lieutenant: GRIDELET Paul - PLT - 12.09.44 - 21.05.45

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Sous-Lieutenant: GRIDELET Paul  Pilote de l'équipage du Capitaine VEAUVY.

 _____________________________________________________________

Sergent-Chef: GRIFFE Jean - F/E - 12.09.44 - 21.05.45

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Sergent/Chef: GRIFFE Jean le Mécanicien de l'équipage du Capitaine VEAUVY.

____________________________________________________

 Capitaine: GRIMALDI Jean - NAV - 11.05.44 - 20.12.44 - Navigateur. (Cdt d'avion)

Capitaine: GROSNIER Jean - PLT - 27.06.44 - 03.06.45 - Pilote.

Sous-Lieutenant: GRIMBERT René - NAV - 20.03.45 - Navigateur.

Capitaine: GUEYDON de DIVES Bernard - NAV - 01.01.45 - Navigateur.

Sergent: GUICHEMERRE Louis - M/G - 19.07.44 - 21.05.45 - Mitrailleur-supérieur.

Lieutenant: GUILLOCHEAU Louis - NAV - Navigateur.

Sergent: GUILLOU André - WOP - 12.12.44 - Radio.

Lieutenant: GUIOMAR Jean - PLT - 23.11.44 - Pilote.

Adjudant: GUISE Raymond -PLT- Pilote. - Pilote.

_______________________________________________________

 Capitaine: HABLOT Jean - PLT - 16.05.44 - Pilote.

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Général: HABLOT Jean Pilote Cdt d'avion.

________________________________________________________

Adjudant: HANNEDOUCHE Roland - PLT - 17.08.44 - 04.11.44

Sergent: HAUTCOEUR François - F/E - Mécanicien.

Adjudant-Chef: HAUTIN Jean - WOP - 31.07.44 - 21.05.45

_______________________________________________

 Sergent: HAUTOT André - M/G - 23.03.45 - Mitrailleur-supérieur

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Sergent: André HAUTOT Mitrailleur-supérieur de l'équipage du S/Lt MATHURIN.

 _________________________________________________________

Sergent: HELARY Jean - M/G - 07.07.44 - 18.04.45

Sergent: HELLMUTCH Roger - M/G - Mitrailleur-supérieur.

Aspirant: HERMAN André - NAV - 23.03.45

________________________________________________

 Sergent: HERVELIN Louis - WOP - 16.05.44 - 23.01.45 - Radio.

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Sergent: HERVELIN Louis Radio de l'équipage du Capitaine PLAGNARD.

______________________________________________

 Sergent-Chef: HEYVANG Raymond - F/E - 30.10.44

_____________________________________________

 Sergent-Chef: HIBLOT André - F/E - 16.05.44 - 23.01.45 - Mécanicien.

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Sergent/Chef: HIBLOT André Mécanicien de l'équipage du Capitaine PLAGNARD.

______________________________________________________

 Sergent: HOUDELOT Fernand - WOP - Radio.

Lieutenant: HYENNE Auguste - NAV - Navigateur. (Cdt d'avion)

Sous-Lieutenant: HIEBEL Joseph - PLT - 25.03.45 - Pilote. (Cdt d'avion)

Lieutenant: HUBERT André - PLT - 03.01.45 - 16.02.45 - Pilote. (Cdt d'avion)

Sous-Lieutenant: HUBERT Paul - NAV - 12.10.44 - 24.02.45

_______________________________________________________

 Sergent: ICHE André - M/G - 16.05.44 - 23.01.45 - Mitrailleur-supérieur.

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Sergent: ICHE André Mitrailleur-supérieur de l'équipage du Capitaine PLAGNARD.

_______________________________________________

 Capitaine: IDRAC François - PLT - 12.10.44

Sergent-Chef: IMART François - F/E - 12.05.44 - 04.11.44 - Mécanicien.

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Ingargiola_Armand_600

Sergent: INGARGIOLA Armand - F/E - 20.03.45

(collection: Hervé INGARGIOLA)

------------------------------------------------------------------------------------------

Sergent-Chef: JAFFEUX Paul - WOP - 10.06.44 - 03.05.45

Sergent-Chef: JARDIN Henri - F/E - 29.03.45

Sergent-Chef: JOMARD Emile - PLT - 24.02.45

Sergent-Chef: JOS Eugène - PLT - 23.03.45

_____________________________

EdouardJoumas1

(collection: Famille JOUMAS)

Edouard_Joumas

(collection: S.H.D.)

Lieutenant: JOUMAS Edouard - NAV - Navigateur. (Cdt d'avion)

___________________________________

Sous-Lieutenant: JOUSSELME Marcel - NAV - 20.03.45 - Navigateur. (Cdt d'avion)

________________________________________

 

img138

 

forteresse_vollante022

Sergent: JUNQUA Paul - R/G - 19.11.44 - Mitrailleur-arrière.

(collection: Eric DERRIEN)

______________________________________________________

Sous-Lieutenant: KERBRAT Jean - PLT - 27.03.45 - Pilote. (Cdt d'avion)

Sergent-Chef: KERGRENE Louis - M/G - 27.06.44 - 29.03.45

Adjudant: KOPP René - F/E - 27.06.45 - 29.03.45

Adjudant: KIPFERLE - B/A - Bombardier.

Sergent-Chef: LACAZE Gabriel - PLT - Pilote.

Sergent: LADET CHASSAGNE Henri - R/G - 24.05.44 - 11.01.45

Sergent-Chef: LAFFARGUE André - F/E - 10.05.44 - 08.12.44

Adjudant: LAFONT François - R/G - Mitrailleur-arrière.

____________________________________________________

Sergent: LAFON Jean - R/G - 06.11.44 - Mitrailleur-arrière.

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Sergent: LAFON Jean Mitrailleur-arrière de l'équipage du Capitaine GOEPFERT.

________________________________________________

 Lieutenant: LAFOND Pierre - NAV - 30.10.44 - Navigateur.

Sergent: LALLEMENT Pierre - F/E - 19.07.44 - 21.05.45 - Mécanicien.

Sergent: LAMOTHE Louis - F/E - 27.03.45 - Mécanicien

Sous-Lieutenant: LAMBERT Jean - B/A - Bombardier.

Lieutenant: LAMONTAGNE Henri - B/A - Bombardier.

Adjudant: LARUE Raymond - B/A - 12.10.44 - Bombardier.

Adjudant: LASSERRE Jacques - B/A - 16.05.44 - 08.05.45 - Bombardier.

Sous-Lieutenant: LASSUS Jacques - NAV - 29.03.45 - Navigateur. (Cdt d'avion)

Sergent: LATTES Jacques - F/E - 29.03.45 - Mécanicien.

Sergent-Chef: LAHERRERE Jean - F/E - Mécanicien.

____________________________________________________

Lieutenant: LAUTOUR Jacques - B/A - 12.10.44 - Bombardier.

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Lieutenant: LAUTOUR Jacques le bombardier de l'équipage du Commandant MARTIN.

 ______________________________________________________

Sergent-Chef: LEBEDEL Honoré - WOP - 30.10.44 - 12.05.045 - Radio.

Capitaine: LECLERE Guy - PLT - 12.05.44 - 08.03.45 - Pilote. (Cdt d'avion)

Aspirant: LECOQ Marcel - NAV - 14.04.45 - Navigateur. (Cdt d'avion)

Lieutenant: LEFEBVRE Pierre - PLT - 17.04.45 - Pilote. (Cdt d'avion)

Sous-Lieutenant: LE GOFF Albert - B/A - 16.05.44 - 23.01.45 - Bombardier.

Lieutenant: LEGOUIC Joseph - NAV - 11.07.44 - 18.04.45 - Navigateur.

Adjudant: LEGUELLEC Pierre - WOP - 16.05.44 - 15.02.45 - Radio.

Sergent: LEGUILLOU Jean - R/G - Mitrailleur-arrière.

Sergent: LEHONT Roger - R/G - 17.04.45 - Mitrailleur-arrière.

Sergent: LEJEUNE Roger - M/G - 20.03.45 - Mitrailleur-supérieur.

Sergent-Chef: LELONG Henri - F/E - Mécanicien.

Sergent-Chef: LEMAIRE Jean - WOP - Radio.

Sergent: LEMOIGNE Jacques - WOP - 11.05.44 - 20.12.44 - Radio.

Sous-Lieutenant: LE PETIT Eugène - WOP - 22.05.44 - 04.12.44 - Radio.

Sergent: LEROY Bernard - M/G - 06.11.44 - Mitrailleur-supérieur.

------------------------------------------------------------------------

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Sergent: LEROY Jean - F/E - Mécanicien. (Jean KELLER)

http://www.malgre-nous.eu/spip.php?article1141

-------------------------------------------------------------------------------

Sergent: LESCURE Denis - M/G - 27.03.45 - Mitrailleur-supérieur.

Capitaine: LOEW Claude - NAV - Navigateur. (Cdt d'avion)

_______________________________

Sergent: LOURDEAUX Louis - PLT - Pilote.

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(collection: Bernard DESBIENS)

Sergent: Louis LOURDEAUX Pilote de l'équipage du Lieutenant PONCET

________________________________

Sergent-Chef: LOUY Marius - F/E - 11.05.44 - 20.12.44 - Mécanicien.

Sergent: LHOMOND Gabriel - WOP - Radio.

___________________________________

 

 

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(collection: Roger LIMACHER)

 

Sergent-Chef: LIMACHER Roger - M/G - Mitrailleur-supérieur.

______________________________________________

Sergent: LUPISGICH Edmond - B/A - 29.03.45 - Bombardier.

Adjudant: MABILLE Lucien - PLT - Pilote.

Sergent: MALLIA Lucien - R/G - 12.10.44 - Mitrailleur-arrière.

Sergent: MANICK Nicolas - M/G - 16.05.44 - Mitrailleur-supérieur.

Adjudant: MANFROY Jacques - R/G 12.05.44 - 05.11.44 - Mitrailleur-arrière.

Sergent-Chef: MARAMBER Maurice - F/E - 10.10.44 - Mécanicien.

Capitaine: MARCHAL François - PLT - 27.06.44 - 03.05.45 - Pilote. (Cdt d'avion)

Sous-Lieutenant: MARGAILLAN Jean - PLT - 10.04.45 - Pilote.

Commandant: MARIAS Victorien - PLT - 10.05.44 - 08.12.44 - Pilote. (Cdt d'avion)

Lieutenant: MARTIN Eugène - NAV - 12.10.44 - Navigateur.

 _____________________________________________________________________

Sergent: MARTIN Henri Maurice - M/G - 14.04.45 - Mitrailleur-supérieur.

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(collection: Stérenn MATHIEU)

Sergent: Henri MARTIN Mitrailleur-supérieur de l'équipage du Lieutenant HYENNE.

________________________________________________________________________ 

Commandant: MARTIN Roger - PLT - 12.10.44 - Pilote.

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Commandant: MARTIN Roger - Pilote (Cdt de l'avion.)

_________________________________________

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(collection: S.H.D.)

Sergent: MARTROU  Louis - M/G - Mitrailleur-supérieur.

________________________________________

Sergent: MASSON Raphaêl - M/G - 12.09.44 - 21.05.45 - Mitrailleur-supérieur.

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Sergent: Raphael MASSON le Mitrailleur-supérieur de l'équipage du Capitaine VEAUVY.

__________________________________________________

 Lieutenant: MASSON Roger - WOP - 19.07.44 - 21.02.45 - Radio.

Adjudant: MATHEY Maurice - F/E - 22.05.44 - 15.02.45 - Mécanicien

Sergent-Chef: MATHIOT Gabriel - M/G - 03.01.45 - Mitrailleur-supérieur.

Sous-Lieutenant: MATHURIN Roger - NAV - 23.03.45 - Navigateur. (Cdt d'avion)

Sergent: MATTEI Fritz - B/A - 25.03.45 - Bombardier.

Sergent-Chef: MAXERAT Louis - WOP - Radio.

____________________________________________________

Sergent: MAYEUX Norbert - WOP - 12.09.44 - 21.05.45 - Radio.

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Sergent: MAYEUX Robert Radio de l'équipage du Capitaine VEAUVY.

____________________________________________

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portrait

 Sergent-Chef: MECHALY Emile - M/G - 24.05.44 - 11.01.45 - Mitrailleur-supérieur.

___________________________________________

Capitaine: MEMIN Henri - NAV - 23.11.44 - Navigateur. (Cdt d'avion)

Sergent-Chef: MERIC Yves - F/E - 10.06.44 - 03.05.45 - Mécanicien.

Adjudant: MERLE Armand - R/G - 26.05.44 - 20.12.44 - Mitrailleur-arrière.

Sergent-Chef: MEYER Henri - WOP - Radio.

Adjudant-Chef: MIGNOT - WOP - Radio.

Lieutenant: MINARD Françis - PLT - 22.05.44 - 04.12.44 - Pilote.

Sergent-Chef: MIMAUD Robert - WOP - 08.06.44 - 18.12.44 - Radio.

Sergent: MOLINIER Georges - F/E - 27.06.44 - 03.05.45 - Mécanicien.

Sergent-Chef: MONCELET Maurice - F/E - 23.06.44 - 08.05.45 - Mécanicien.

Sergent: MONNIER Elie - WOP - 24.02.45 - Radio.

_________________________________________ 

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(collection: Bernard MONSEAU)

Sergent-Chef: MONSEAU Marcel - F/E - 26.05.44 - 20.12.44 - Mécanicien.

____________________________________________

Adjudant: MOT André - R/G - 27.06.44 - 20.04.45 - Mitrailleur-arrière.

Sergent: MOUREY Marcel - WOP - 30.06.44 - 03.06.45 - Radio.

Sergent-Chef: MUNIER Georges - WOP - 12.05.44 - 06.03.45 - Radio.

Sous-Lieutenant: MUNIER Marcel - B/A - 30.06.44 - 21.05.45 - Bombardier.

Sergent: NERI Jacques - M/G - 12.10.44 - Mitrailleur-supérieur.

 ___________________________________________________________

Sergent - Chef: NICAISE Robert - WOP - 03.01.45 - Radio.

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 ____________________________________________________________

 Lieutenant: NEUFINCK Jean - NAV - 24.02.45 - 02.08.45 - Navigateur. (Cdt d'avion)

___________________________________________

 Lieutenant: NOEL Georges - B/A - 16.05.44 - 23.01.45 - Bombardier.

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Lieutenant: NOEL Georges Bombardier de l'équipage du Capitaine PLAGNARD.

 _____________________________________________________________

Capitaine: NOTTELLE Paul - PLT - 12.10.44 - Pilote. (Cdt d'avion)

Sergent-Chef: OLIVE Henri - R/G - Mitrailleur-arrière

Lieutenant: PARDOEN Robert - B/A - 24.05.44 - Bombardier.

Lieutenant: PASQUIER Raymond - PLT - Pilote.

Aspirant: PASQUINE Pierre - B/A - 27.03.45 - Bombardier.

Sergent-Chef: PATRIS Guy - F/E - Mécanicien.

 

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??, ??, Alfred Pendariès.

(collection: Famille Pendariès)

 

Sergent: PENDARIES Alfred - M/G - 24.02.45 - Mitrailleur-supérieur.

Sergent: PERRIN Albert - F/E - 25.03.45 - Mécanicien.

Sergent: PERRIN René - WOP - 10.10.44 - Radio.

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PERCEVAL


(collection: Svetlana PERSEVAL)

Lieutenant: PERSEVAL René - B/A - 30.06.44 - 03.06.45 - Bombardier.

----------------------------------------------------

 

Lt PELISSIER

 

Lieutenant: PELISSIER Marcel - NAV - Navigateur de l'équipage du Cpt SIMON.

-------------------------------------------------------

Sous-Lieutenant: PETIT André - B/A - Bombardier.

--------------------------------------------------------

 

Lt PETIT

 

Capitaine: PETIT Henri - NAV - 08.06.44 - 29.03.45 - Navigateur. (Cdt d'avion).

---------------------------------------------------------

Sergent-Chef: PETITJEAN Roger - M/G - Mitrailleur-supérieur.

Sous-Lieutenant: PETIOT Emile - B/A - Bombardier.

Sous-Lieutenant: PEYRARD Raymond - B/A - 25.03.45

Adjudant: PHILIPPE Albert - WOP - 16.05.44 - Radio.

Sous-Lieutenant: PIROUTET Roger - B/A - 22.05.44 - 04.12.44

Sergent-Chef: PLAISANTIN René - WOP  - 20.03.45

 ____________________________________________________________________

Capitaine: PLAGNARD Georges - NAV - 16.05.44 - 23.01.45 - Navigateur.

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Capitaine: PLAGNARD Georges Navigateur (Cdt de l'avion)

___________________________________________________________________ 

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Capitaine: PLOTON Robert - PLT - 19.11.44 - Pilote. (Cdt d'avion)

________________________________________________

Sergent-Chef: PLOYE René - WOP - 14.07.44 - 18.04.45 - Radio.

Capitaine: PLUCHARD Louis - NAV - 27.07.44 - 03.06.45 - Navigateur.

Sergent: POINSE  - F/E - 12.10.44 - 13.02.45 - Mécanicien.

________________________________________ 

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Capitaine: POIROT Henri - NAV - 19.11.44 - Navigateur.

________________________________________

Gilbert 3

(collection: Gilbert DESBIENS) 

Lieutenant: PONCET Gilbert - NAV - 21.11.44 - 03.06.45 - Navigateur. (Cdt d'avion)

_________________________________

Sergent-Chef: POLI Jules - M/G - 16.05.44 - 23.01.45 - Mitrailleur-supérieur.

Sergent-Chef: PONS Louis - F/E - 16.05.44 - Mécanicien.

Sergent-Chef: POQUE Auguste - F/E - 12.05.44 - 06.02.45

Adjudant: POTET Claude - R/G - 30.06.44 - 03.06.45

Sergent: POTHET Raymond - R/G - 23.03.45

Sous-Lieutenant: POTHUAU Alfred - B/A - Bombardier.

Sous-Lieutenant: POUGNET Yves - B/A - 10.05.44 - 08.12.44

Sergent: PRADIER Marc - F/E - 23.03.45

Sergent: PROST Roger - WOP - 10.05.44

 _____________________________________________________________________

Commandant: PUGET André - PLT - 16.05.44 - Pilote.

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Commandant: PUGET André Pilote (Cdt de l'avion).

_____________________________________________________________ 

Adjudant-Chef: PUGET René - PLT - 10.06.44 - 03.05.45

Sergent: PUIG René - F/E - 11.04.45

Sergent: QUENTIN Louis - R/G - 23.11.44

Sergent-Chef: QUINTANE Jean - B/A - 23.03.45

Sergent: RAFFIN Gaston - M/G - 27.11.44 - Mitrailleur-supérieur.

Lieutenant: RAFFIN Pierre - B/A - Bombardier.

Sous-Lieutenant: RAMES Georges - PLT - 08.06.44 - 29.03.45 - Pilote.

Sergent-Chef: RATIER Jean - R/G - 22.05.44 - 15.03.45 - Mitrailleur-arrière.

Sergent: REBIERE Louis - WOP - 27.06.44 - 03.05.45 - Radio.

Sous-Lieutenant: RENARD Pierre - B/A - 20.03.45 - Bombardier.

Sergent: REQUENA Joseph - WOP - 17.04.45 - Radio.

Sergent: RESTOU Jean - F/E - 23.03.45 - Mécanicien

Sergent-Chef: RETORE Michel - R/G - 28.05.44 - 08.05.45 - Mitrailleur-arrière

___________________________________________________________

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Sergent: REYNAL Jean - M/G - Mitrailleur-supérieur.

________________________________________________________

Sergent-Chef: REYNAUD René - WOP - 10.10.44 - 19.03.45 - Radio.

Adjudant: REYNAUD Joêl - WOP - 22.05.44 - 15.02.45 - Radio.

Sergent: RICHARD Emile - M/G -23.11.44 - Mitrailleur-supérieur.

_______________________________________

 

Portraits_Angleterre_

(collection: Jean-Charles RICHARD) 

Adjudant: RICHARD Robert - F/E - 13.05.44 - 13.02.45 - Mécanicien.

_________________________________________

Lieutenant: RIGAL Paul - NAV - 03.01.45 - Navigateur. (Cdt d'avion)

Sergent-Chef: ROHRWASSER Maurice - B/A - 20.03.45 - Bombardier.

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georges romans 2-23 guyenne (4)

 

Lieutenant: ROMANS Georges - B/A - 15.07.44 - 29.03.45 - Bombardier

(collection: Famille ROMANS)

__________________________________

Sergent: ROCCA Guy - PLT - Pilote

___________________________________

Capitaine: ROUSSEAU Albert - F/E - 16.05.44 - Mécanicien.

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 Leader du mécaniciens

_________________________________________________________

Sergent: ROUTHIER Jean - M/G - 10.10.44 - Mitrailleur-supérieur.

Lieutenant: ROUVEL Jean - NAV - Navigateur.

Adjudant: ROUX Raoul - F/E - 24.05.44 - 11.01.45 - Mécanicien.

Lieutenant: ROUXEL Yves - B/A - 17.07.44 - 21.05.45 - Bombardier.

____________________________________

JRParis45

(collection: La maison Jules ROY)

Commandant: ROY Jules - B/A - 27.06.44 - 20.04.45 - Bombardier. (Cdt d'avion)

http://www.terresdecrivains.com/julesROY

_____________________________________

Sergent-Chef: ROIRON  Robert - M/G - Mitrailleur-supérieur.

Lieutenant: RUELLAN Gilbert - B/A - 14.07.44 - 18.04.45 - Bombardier.

Sergent-Chef:  RUFFIE Marcel - R/G - 31.05.44 - 29.01.45 - Mitrailleur-arrière

Sergent: SAINT-JEVIN Victor - R/G - Mitrailleur-arrière.

______________________________________________

Sergent: SAMMARCELLI Pierre - F/E - 02.03.45 - Mécanicien.

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 ____________________________________________________

 Sergent: SAMSON Xavier - R/G - 30.10.44 - Mitrailleur-arrière.

Sergent: SANTONI Pierre - WOP - 12.10.44 - Radio.

Sergent: SAFARIAN Ardavale - F/E - 14.04.45 - Mécanicien.

 ____________________________________________________________ 

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Aspirant: SAUBRY Robert - B/A - 11.040.45 - Bombardier.

 ______________________________________________________________ 

Sergent: SAUVAGE Guy - F/E -  24.02.45 - Mécanicien.

Sergent: SAYTOUR François - M/G - Mitrailleur-supérieur.

Sergent-Chef: SCHILLING Maurice - B/A - Bombardier.

Aspirant: SCHMID Philippe - NAV - 17.04.45 - Navigateur.

Sergent: SCHUTRUMPF Marcel - M/G - 17.04.45 - Mitrailleur-supérieur.

____________________________________________

 Sergent: SEMAIL Léonce - R/G - 15.07.44 - 29.03.45 - Mitrailleur-arrière.(mon ami BOB)

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Sergent: SEMAIL Léonce le Mitrailleur-arrière de l'équipage du Capitaine COCHO.

 _____________________________________________________

Sergent: SERRA René - R/G - Mitrailleur-arrière

Sergent-Chef: SENLEBES Armand - R/G -10.06.44 - 15.06.45 - Mitrailleur-arrière.

 

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Sergent: SIMONETTI Augustes - F/E - 19.11.44 - Mécanicien.

__________________________________________

Commandant: SIMON Jean - PLT - Pilote. (Cdt d'avion)

Aspirant: SERIS Jean - B/A - 10.04.45 - Bombardier.

Adjudant: SOUCILLE Pierre - PLT - Pilote.

Sergent: SOURY-LAVERGNE Guy - R/G - 10.10.44 - Mitrailleur-arrière.

Adjudant: SPRAUEL Armand - WOP - 06.11.44 - Radio.

Lieutenant: SUTOUR Max-Marie - B/A - 07.07.44 - 18.04.45 - Bombardier

Sergent: TALLONNEAU Antoine - R/G - 11.07.44 - 03.06.45 - Mitrailleur-arrière.

Adjudant: TASSERIE René - R/G - 12.05.44 - 15.06.45 - Mitrailleur-arrière.

Sergent: TARTARIN Georges - M/G - Mitrailleur-supérieur.

Sergent: TAYMOND Rolland - R/G - 17.07.44 - 03.06.45 - Mitrailleur-arrière.

Capitaine: THIERS Adolphe - NAV - 22.05.44 - 15.02.45 - Navigateur. (Cdt d'avion)

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Adjudant: THIERY Georges - F/E - Mécanicien.

http://www.surlesentierdupasse.fr/thiery.htm

_____________________________________________________

Capitaine: THIRY Jean - PLT - 17.07.44 - 11.03.45 - Pilote. (Cdt d'avion)

_____________________________________________________

 Sergent-Chef: TOLU Jean - B/A - 06.11.44 - Bombardier.

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Sergent/Chef: TOLU Jean le Bombardier de l'équipage du Capitaine GOEPFERT.

 ____________________________________________________________

Adjudant: TOURNE Robert - B/A - 12.10.44 - 10.02.45 - Bombardier.

_____________________________________________________

 

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Sergent: TOURON Jacques - M/G - 02.03.45 - Mitrailleur-supérieur.

______________________________________

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 Sergent: TOUZART Pierre - M/A - Mitrailleur-arrière.

___________________________________________________

Adjudant: TRACLET Albert - F/E - 12.10.44 - Mécanicien.

Sous-Lieutenant: TRENTESSEAUX Jean - NAV - 10.04.45 - Navigateur.

Lieutenant: TRIOUX Charles - NAV - 16.08.44 - 03.05.45 - Navigateur.

Lieutenant TROUETTE Albert - PLT - 11.07.44 - 18.04.45 - Pilote. (Cdt d'avion)

Capitaine: TRUCHE Armand - NAV - 11.04.44 - Navigateur.

Lieutenant: VALENTIN Roger - NAV - 16.05.44 - 25.01.45 - Navigateur. (Cdt d'avion)

Lieutenant: VALLETTE Pierre - NAV - 12.05.44 - 04.11.44 - Navigateur.

Sergent: VAN PARYS Fernand - F/E - 23.11.44 - Mécanicien.

 ___________________________________________________________

Sous-Lieutenant: VAN TROYEN André - PLT - 16.05.44 - 23.01.45 - Pilote.

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Sous-Lieutenant: VAN TROYEN André Pilote de l'équipage du Capitaine PLAGNARD.

_______________________________________________________ 

Adjudant-Chef: VASSEUR Roger - PLT - 11.05.44 - 20.12.44 - Pilote.

Sergent: VAUTARD Jacques - M/G - 05.06.44 - 04.11.44 - Mitrailleur-supérieur.

_______________________________________

 

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Sergent: VAUTRIN Pierre - M/G - 19.11.44 - Mitrailleur-supérieur.

_________________________________________________

 Capitaine: VEAUVY François - NAV - 12.09.44 - Pilote.  (le "L for LOVE" )

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Capitaine VEAUVY François Navigateur (Cdt de l'avion).

_____________________________________________________________ 

Sergent-Chef: VEGA Marcel - R/G - 05.06.44 - 20.12.44 - Mitrailleur-arrière.

Sergent-Chef: VELASCO Manuel - R/G - 11.05.44 - Mitrailleur-arrière.

_____________________________________________________

 

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Sous-Lieutenant: VERGE Jean - NAV - 11.04.45 - Navigateur. (Cdt d'avion)

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Sergent-Chef: VERDIER Camille - M/G - Mitrailleur-supérieur.

(collection: Roger FOURES)

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Lieutenant-Colonel: VENOT - PLT - Pilote. (Cdt d'avion)

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Sergent-Chef: VERMEULEN Jean - WOP - 19.11.44 - Radio.

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Capitaine: VERROT Georges - NAV - 10.05.44 - 08.12.44 - Navigateur.

Sergent: VESQUE Lucien - R/G - 10.04.45 - Mitrailleur-arrière.

Lieutenant: VIALATTE André - NAV - 07.07.44 - 18.04.45 - Navigateur. (Cdt d'avion)

Sergent-Chef: VIDAL Jean - F/E - 12.10.44 - Mécanicien.

Sergent: VIDAL Raoul - M/G - 08.06.44 - 03.06.45 - Mitrailleur-supérieur.

Sergent-Chef: VIELLE Paul - WOP - Radio.

Adjudant: VIGNERON Guy - B/A - Bombardier.

Sergent-Chef: VIGNE Max - WOP - 10.10.44 - Radio.

Sergent: VILETTE Camille - F/E - 20.03.45 - Mécanicien.

Sergent-Chef: VLAMINCK Robert - WOP - 17.08.44 - Radio.

Lieutenant: VLES Jean - NAV - Navigateur. (Cdt d'avion)

Adjudant-Chef: VOGEL Roger - WOP - Radio.

Adjudant: WEBER Paul - WOP -  28.05.44 - 21.05.45 - Radio.

Lieutenant: WUILLEMIN Paul - B/A - 04.09.44 - 06.11.44 - Pilote.

Sergent-Chef: YVARS Raymond - R/G - 16.05.44 - Mitrailleur-arrière.

Sergent: YVETOT André - R/G - 24.02.45 - Mitrailleur-arrière

_______________________________

 

Lt ZEILLER EQUIPAGE SIMON

 

Lieutenant: ZEILLER Pierre - B/A - Bombardier de l'équipage du Cpt SIMON.

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Sergent: ZAVATTERO Pierre - R/G - Mitrailleur-arrière.

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ILS MERITENT QU'ON LES HONORE

EQUIPAGE PERDUS

PAR LE GROUPE EN OPERATIONS

13 JUILLET 1944

Sq. 346

12/13.7.1944

NA 551

Fairey Aviation

9.6. au 18.7.1944

L'équipage du Capitaine GAUBERT trouve la mort à Elvington par suite d'une collision en l'air, alors qu'il rentrait de sa première mission.

Lieutenant PASQUIER Raymond, Pilote.

Adjudant CUSIN André, Mécanicien.

Capitaine GAUBERT Jean, Navigateur.

Sous-Lieutenant PETIOT Emile, Bombardier.

Adjudant-Chef VOGEL Roger, Radio.

Sergent-Chef VERDIER Camille, Mitrailleur-supérieur.

Sergent SERRA René, Mitrailleur-arrière.

Tous ont été enterrés le 19 juillet au R.A.F Régional Cimetery de Stone-fall, à Harrogate (Yorkshire).

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Au retour de mission sur les Hauts-Buissons, dans le tour de piste, par très mauvaise visibilité, de nuit, l'avion du Capitaine GAUBERT entre en collision avec celui du Commandant ROY et s'écrase au sol. L'équipage périt carbonisé. Tous ont été inhumés au cimetière d'Harrogate le 19 juillet 1944.

Le Halifax du Cdt ROY, soumis à d'intenses, vibrations est difficilement contrôlable. L'ordre d'évacuation étant donné, le navigateur et le mitrailleur-arrière sautent.

Après mise en drapeau d'une des hélices, les vibrations diminuent. L'ordre d'évacuation est repporté et l'appareil se pose sans incident.

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10 septembre 1944

Sq. 346

10.9.1944

NA 585

Fairey Aviation

9.6. au 18.7.1944

L'avion du Lieutenant-Colonel VENOT explose à l'atterrissage sur le terrain d'Elvington, à 18h34, au retour d'une mission très facile sur Octeville (près du Havre). Une bombe restée dans l'avion se décroche au contact du sol, faisant éclater l'avion, qui prend feu immédiatement. Seul, le Lieutenant-Colonel VENOT est miraculeusement sauvé. Il est grièvement brûlé, tous les autres membres de l'équipage sont tués:

Lieutenant GUILLOCHEAU Louis, Navigateur.

Adjudant KIPFERLE Jules, Bombardier.

Sergent LHOMOND Gabriel, Radio.

Sergent-Chef COUPEAU Marcel, Mécanicien.

Sergent-Chef FINALE Wilson, Mitrailleur-supérieur.

Sergent-Chef BIAGGI Dominique, Mitrailleur-arrière.

Tous ont été enterrés le 14 septembre au R.A.F. Regional Cimetery de Stonefall, à Harrogat (Yorkshire).

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De retour de mission sur Octeville, le Lieutenant-Colonel VENOT, Commandant le groupe Guyenne, se présente pour l'atterrissage et effectue normalement son arrondi.

Au moment où les roues touchent le sol, une formidable explosion se produit. Une des bombes placée sous l'aile droite et non larguée au moment du bombardement s'est détachée. L'avion prend feu immédiatement.

Malgré la rapidité des secours, tout l'équipage périt carbonisé, à l'exception du Lieutenant-Colonel VENOT qui, bien que gravement brûlé, réussira à s'extraire du brasier.

Les 6 tués ont été inhumés au cimetière d'Harrogate le 14 septembre 1944.

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6 octobre 1944

Sq. 346

6.10.1944

NA 555

Fairey Aviation

9.6. au 18.7.1944

L'avion du Capitaine HABLOT ne rentre pas d'une mission sur Scholven. Il a été descendu par un chasseur sur l'objectif. L'équipage saute en parachute et est fait prisonnier.

Le Capitaine HABLOT est indemne, ainsi que les mitrailleurs, le Sergent-Chef YVARS et le Sergent MANICK.

Le Lieutenant de SAINT-MARC, navigateur, est blessé au pied, l'Adjudant-Chef PHILIPPE, radio, est blessé à l'épaule, le Sergent-Chef PONS, mécanicien, a des éclats dans la poitrine et une blessure à l'oeil droit.

Le Lieutenant WUILLEMIN a sauté indemne, mais son parachute étant troué durant la descente par des éclats, le bombardier est gravement blessé au contact du sol: bassin fracturé, vessie explosée.

Tous rentre en France en mai 1945.

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Après avoir bombarder l'objectif (SCHOLVEN), sur le chemin du retour, le Halifax du Capitaine HABLOT est attaqué par un chasseur allemand. Tout l'équipage réussit à sauter en parachute.

Le Capitaine HABLOT, le mitrailleur-arrière, le Sergent YVARS, et le mitrailleur-supérieur, le Sergent MANICK, sont indemnes. Le Navigateur, le Lieutenant de SAINT-MARC, est blessé au pied. Le Sergent-Chef PHILIPPE est blessé à l'épaules. Le Sergent-Chef PONS blessé à l'oeil reçoit des éclats dans la poitrine.

Le Lieutenant VUILLEMIN a sauté. Il est indemne. Hélas, au cours de la descente en parachute, celui-ci est criblé par plusieurs éclats d'obus.

Le contact avec le sol est rude et VUILLEMIN gravement blessé: bassin fracturé, vessie éclatée. L'équipage au complet se retrouvera après la guerre.

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23 octobre 1944

Sq. 346

23/24. 10. 1944

MZ 742

English Electric

4.6. au 22.6.1944

L'équipage du Commandant SIMON ne rentre pas de mission. Aucun point de chute possible n'a pu être précisé. Le Sergent-Chef FOURNIER faisait sa première mission, comme second pilote; l'équipage faisait sa 23e missions. Sont-ils tombés en mer du Nord? Aujourd'hui encore, tous sont portés "disparus".

Commandant SIMON Jean, Pilote.

Lieutenant ZEILLER Pierre, Bombardier.

Lieutenant PELISSIER Marcel, Navigateur.

Adjudant-Chef BRIGALAND Roger, Mécanicien.

Sergent-Chef ROIRON Robert, Mitrailleur-supérieur.

Sergent FERNANDEZ Gabriel, Mitrailleur-arrière.

Sergent-Chef VIELLE Paul, Radio.

Sergent-Chef FOURNIER Pierre, 2e Pilote.

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Mission sur ESSEN. L'avion du commandant SIMON, Commandant le première escadrille du groupe Guyenne, ne revient pas de la mission. D'abord porté "Manquant", l'équipage est ensuite considéré comme"disparu"

D'après les recoupements effectués à partir des comptes-rendus des équipages ayant participé à la mission il est probable que le Halifax du Commandant SIMON est entré en collision avec un autre Halifax de la Force principale au-dessus de la Mer du Nord.

Le Sergent-Chef FOURNIER effectuait en qualité de co-pilote, sa mission d'accoutumance. L'équipage dont il faisait partie dut évidemment être dissous.

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2 novembre 1944

Sq. 346

2/3. 11. 1944

LW 443

English Electric

29.11 au 22.12.1943

Au cours d'une mission sur DUSSELDORF, l'équipage du Lieutenant CONDE, qui effectuait sa première mission, est porté "missing"; l'avion a été descendu par la D.C.A., comme le confirmera le Sergent SOURY-LAVERGNE, mitrailleur-arrière, qui, ayant réussi à sauter en parachute au-dessus de l'objectif, accomplira le tour de force de rejoindre son squadron à Elvington le 13 novembre, après cinq jours de marche à travers l'Allemagne.

Le Sergent DEBROISE, qui a également sauté en parachute, est fait prisonnier. Les cinq autres membres de l'équipage demeurent disparus:

Lieutenant CONDE Henri, Navigateur.

Adjudant MABILLE Lucien, Pilote.

Sous-Lieutenant PETIT André, Bombardier.

Sergent-Chef MEYER Henri, Radio.

Sergent SAYTOUR François, Mécanicien.

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Le Halifax de l'équipage CONDE, qui effectue sa première mission, est attaqué par un chasseur de nuit allemand peu après être passé sur l'objectif, DÜSSELDORF.

Le Sergent SOURY-LAVERGNE, mitrailleur de queue, saute en parachute et réussira une évasion spectaculaire. Il passe les lignes américaines au droit de la ligne SIEGFRIED au travers des champs de mines. Il rejoindra Elvington quelques jours plus tard le 13 Novembre 1944.

Le Sergent DEBROISE, mitrailleur-supérieur, réussit également à sauter en parachute. Les 5 autres membres de l'équipage sont tués.

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4 novembre 1944

Sq. 346

4/5.11. 1944

NA 546

9.6. AU 18.7.1944

Nuit néfaste pour le groupe Guyenne. L'objectif est BOCHUM  (Ruhr), attaqué par 703 bombardiers lourds, dont 16 du groupe. 27 avions sont  manquants, dont 5 du groupe.

L'avion du Lieutenant HYENNE est abattu à DASHAUSEN vers 20 heures. Les sept membres de l'équipage, tués, furent inhumés le 11 novembre au cimetière civil du Champ de Course, à DORTMUND (Ruhr).

Tombe 222: Sergent ROCA Guy, Pilote.

Tombe 223: Sergent-Chef MAXERAT Louis, Radio.

Tombe 224: Adjudant-Chef CHABROUD Jean, Bombardier.

Tombe 225: Lieutenant HYENNE Auguste, Navigateur.

Tombe: 226 Sergent MARTIN Henri, Mitrailleur-supérieur.

Tombes 227 et 228: deux aviateurs inhumés comme "inconnus", présumés: Sergent-Chef LAHERRERE Jean, Mécanicien, Sergent REYNAL Jean, Mitrailleur-arrière.

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De toutes les nuits vécues par les Groupes Lourds, celle du 4 au 5 Novembre 1944 au cours de laquelle 5 équipages du Groupe Guyenne sur les 16 engagés furent abattus par la chasse de nuit allemande est certainement la plus tragique.

L'objectif était BOCHUM.

L'équipage du Lieutenant HYENNE est abattu à DASHAUSEN. Les sept membres de l'équipage sont tués. Ils ont été inhumés au cimetière civil du champ de course à DORTMUND (Ruhr) le 11 novembre 1944.

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Sq. 346

4/5.11.1944

NA 558

Fairey Aviation

9.6 au 18.7.1944

Le Halifax du Lieutenant VLES, attaqué au retour du raid par un chasseur de nuit, s'abat près de WERMELSKIRCHEM (27 km. S.E. de DUSSELDORF).

Furent sauvés:

L'Adjudant HANNEDOUCHE André, pilote, projeté lors de l'explosion de l'appareil: fait prisonnier.

Le Sergent-Chef VLAMINCK Robert, radio, qui saute en parachute et est fait prisonnier. Il assiste à l'inhumation au cimetière de WERMELSKIRCHEM, du mécanicien, le Sergent-Chef BEAUVOIT Norbert, dont, aux dires des Allemands, seul le corps aurait été trouvé près des débris de l'appareil.

Au cimetière de WERMELSKIRCHEN, à la suite de la tombe du Sergent-Chef BEAUVOIT (tombe n°1) il y a 27 tombes d'aviateurs alliés, tous tués le 4 novembre 1944, et dont sept seulement sont identifiés. On peut admettre que les trois membres de cet équipage encore disparus:

Lieutenant VLES Jean-Claude, Navigateur.

Sous-Lieutenant LAMBERT Jean, Bombardier.

Sergent-Chef LIMACHER Roger, Mitrailleur-supérieur.

Sont inhumés parmi ces inconnus, ou que leurs corps ont été pulvérisés dans l'explosion de l'appareil.

Le mitrailleur, le Sergent-Chef OLIVE Henri, ayant sauté en parachute, tomba vers le village de BURG (7km. de WERMELSKIRCHEN). Blessé, il fut fait prisonnier et assassiné par les Allemands. Le Sergent-Chef OLIVE est inhumé au cimetière de BURG.

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Peu après le passage sur l'objectif, le Halifax du Lieutenant VLES est attaqué par un chasseur de nuit. Sévèrement touché, il prend feu immédiatement et commence à s'incliner.

Le pilote, l'Adjudant HANNEDOUCHE donne l'ordre d'évacuation. Le Lieutenant VLES, navigateur, ouvre la trappe d'évacuation avant. Il s'apprête à sauter quand, dans la fumée qui a envahi la carlingue, il aperçoit son radio, le Sergent-Chef VLAMINCK, plaqué contre la paroi et dans l'incapacité de bouger. Il n'hésite pas. Il s'avance vers lui, réussit à l'extirper, à le tirer vers la trappe. Au prix d'efforts inouîs, il le pousse dans le vide.

Quelques secondes plus tard, l'avion explose. Le pilote, l'Adjudant HANNEDOUCHE, est éjecté de l'avion et se retrouve, descendant attaché aux sangles de son parachute. Le Sergent OLIVE, mitrailleur-arrière, réussit à sauter avant l'explosion mais est tué au sol par les Allemands.

Les cinq autres membres de l'équipage périssent dans l'accident. Le Sergent-Chef OLIVE a été inhumé au cimetière de BURQ.

Le Lieutenant VLES, le Sous-Lieutenant LAMBERT, les Sous-Lieutenants BEAUVOIT et LIMACHER ont été inhumés au cimetière de WERMELSKIRCHEN.

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Sq.346

4/5.11.1944

NR 181

English Electric

15.10 au 4.11.1944

Le Halifax du Capitaine BARON, attaqué par un chasseur de nuit, est descendu à NORF (8km. S.O. de DUSSELDORF) au retour du raid.

Trois membres de l'équipage, sauvés, sont fait prisonniers:

Capitaine TRUCHE Armand, Navigateur.

Adjudant-Chef MIGNOT René, Radio.

Sergent-Chef PETITJEAN Roger, Mitrailleur-supérieur.

Les quatre autres membres de l'équipage, ainsi que le Lieutenant-Colonel DAGAN Noêl, qui volait comme 2e pilote, sont inhumés au cimetière de Norf.

Capitaine BARON Robert, Pilote.

Adjudant VIGNERON Guy, Bombardier.

Sergent-Chef CORMIER Charles, Mécanicien.

Sergent BOURRELY Louis, Mitrailleur-arrière.

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Dans la nuit du 4 au 5 Novembre 1944, le Halifax du Capitaine BARON est attaqué par un chasseur de nuit au retour de mission.

Trois membres de l'équipage sautent en parachute et sont sains et saufs. Les quatre autres périssent dans l'avion qui s'écrase à 15 miles N.E. de VANDELINDOVEN.

Au cours de se raid, le Lieutenant-Colonel DAGAN de l'Etat-Major de Londres avait tenu à éffectuer une mission de guerre afin de se rendre compte de visu des difficultés afférentes. Cette nuit-là, il occupait la place du deuxième pilote. Lui aussi trouve la mort dans l'accident. Les cinq tués ont été inhumés au cimetière de NORF.

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Sq. 346

4/5.11.1944

NA 121

Rootes Securities

27.9 au 31.10.1944

Le Halifax du Lieutenant DABADIE est abattu à HUCHELHOVEN (20km. N.O. de Cologne).

On identifia deux corps calcinés:

Lieutenant DABADIE Maurice, Navigateur.

Adjudant GUISE Raymond, Pilote.

qui furent inhumés dans la même tombe au cimetière communal. Deux membres de l'équipage ayant sauté en parachute furent faits prisonniers:

Sergent-Chef ALAVOINE Claude, Radio.

Sergent VAUTARD Jacques, Mitrailleur-supérieur.

Demeurent disparus:

Sous-Lieutenant POTHUAU Alfred, Bombardier.

Sergent VEGA Marcel, Mitrailleur-arrière.

Sergent-Chef LELONG Henri, Mécanicien.

Une très large prospection sur les territoires autour du point de chute du Halifax, n'ayant pas permis de retrouver leurs tombes, on peut admettre que les ossements calcinés de ces trois aviateurs ont disparus dans l'incendie de l'appareil.

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Le Halifax du Lieutenant DABADIE est attaqué par dessous. Le feu se déclare immédiatement au moteur intérieur gauche. Le Lieutenant DABADIE appelle le pilote, l'adjudant GUISE , qui ne répond pas, probablement tué par la rafale. DABADIE donne alors l'ordre de sauter. Il ouvre la trappe d'évacuation-avant mais celle-ci se coînce. DABADIE et le bombardier, le Lieutenant POTHUAU, sont enfermés dans la partie avant de la carlingue.

Le radio, le Sergent-Chef LAVOINE s'approche de la trappe. DABADIE lui fait signe de sauter et ALAVOINE évacue après avoir jeté un coup d'oeil vers l'arrière et vu le mécanicien, le Sergent LELONG, tenter de mettre son parachute dans la fumée épaisse.

Pendant ce temps, le mitrailleur-supérieur, le Sergent  vautard ouvre la porte arrière et se précipite dans le vide. L'avion tombe à HÜCKELHOVEN (20km N.W. Cologne). Ils seront les deux recapés. DABADIE et GUISE ont été inhumés au cimetière de HÜCKELHOVEN. Les 3 autres corps n'ont pas été retrouvés.

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Sq. 346

4/5.11.1944

NA 549

Fairey Aviation

9.6 au 18.7.1944

L'avion du Capitaine BERAUD, abattu par un chasseur, tombe sur le toit de l'église de STOMMELN (17 km. N.O. de COLOGNE).

Cinq membres de l'équipage sont sauvés par leur parachute:

Lieutenant VALETTE René, Navigateur.

Adjudant CLOAREC Jean, Radio.

Adjudant MANFROY Jacques, Mitrailleur-arrière.

Sergent-Chef IMART François, Mécanicien.

Sergent CLAPERON André, Mitrailleur-arrière.

 

Le Lieutenant RAFFIN Pierre, Navigateur, saute en parachute, mais tombe sur une ligne électrique à haute tension.

Le Capitaine BERAUD tombe non loin de cette ligne, le parachute déchiré. Tous deux sont inhumés au cimetière communal de STOMMELN.

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Toujours au cours de la même nuit, le Halifax du Capitaine BERAUD est atteint par une rafale de mitrailleuses d'un chasseur de nuit.

Les sept membres de l'équipage réussissent à sauter en parachute. Hélas, deux d'entre eux ne survivront pas: le Lieutenant RAFFIN tombe sur une ligne à haute tension et meurt électrocuté. Le Capitaine BERAUD pour sa part tombe non loin de là, son parachute déchiré. Ils avaient déclaré que "quoi qu'il arrive", ils resteraient unis. Ils le sont dans la mort, enterrés dans le même cimetière, le cimatière communal de STOMMEIN.

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21 novembre 1944

Sq. 346

21/22.11.1944

NA 557

Fairey Aviation

9.6 au 18.7.1944

Dans la nuit, en allant bombarder STERKRADE (Rhur), l'avion du Capitaine LOEW entre en collision avec un bombardier anglais, au-dessus du territoire belge. Les deux appareils s'écrasèrent ensemble vers THYNES. Tous les membres des deux équipages furent tués.

L'équipage français fut inhumé par les Américains au cimetière militaire américain de Fosses (25 km. Est de Charleroi).

Adjudant FLEK André, Mitrailleur-supérieur.

Tombe n°31: Sergent-Chef FAUGES André, Pilote.

Tombe n°33: Sergent BOUTILLIER André, Radio.

Tombe n°34: Adjudant THIERY Georges, Mécanicien.

Tombe n°35: Adjudant LAFOND Françis, Mitrailleur-arrière.

Tombe n°38: Sergent GODEFROY Jean, Bombardier.

Tombe n°42: Capitaine LOEW Claude, Navigateur.

img274

Adjudant THIERY Georges

Il décède à THYNES (Belgique). Des sept membres de l'équipage, Georges THIERY fut le seul corps identifiable le jour même de l'accident, grâce à sa plaque. Son corps sera rapatrié le 26 novembre 1948, par SEDAN, pour être inhumé à BOURG FIDELE.

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Dans la nuit, en se dirigeant vers l'usine de pétrole synthétique de STERKRADE, le Halifax du Capitaine LOEW entre en collision avec un bombardier britannique au-dessus du territoire belge. Les deux appareils s'écrasent ensemble au sol vers THYNES.

Tous les membres des deux équipages sont tués et ont été inhumés au cimetière militaire américain de FOSSES (25 km E. de CHARLEROI)

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img275

La plaque du monuments aux morts de la commune

source:

www.surlesentierdupasse.fr/thiery.htm

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18 décembre 1944

Sq. 346

17/18.12.1944

NA 561

Fairey Aviation

9.6 au 18.7.1944

Au cours d'une mission sur DUISBOURG (Ruhr), l'avion du Capitaine PETIT, désemparé, perd plus de 15.000 pieds d'altitude, l'évacuation est arrêtée et l'avion rentre en Angleterre.

Le Capitaine PETIT, navigateur, l'Adjudant RAMES, pilote, l'Adjudant BAUER, dit DUBOIS, mécanicien, sont indemnes. Le Sergent VIDAL Raoul, mitrailleur-supérieur est légèrement blessé, le Sergent-Chef MIMAUD Robert, radio, est gravement blessé au bras.

Le bombardier, l'Adjudant DEZELLIS André, a sauté en parachute, il est fait prisonnier. Le Sergent-Chef Le GUILLOU Jean, mitrailleur-arrière, a également sauté en parachute. Jamais son corps n'a été retrouvé.

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Au cours d'une mission sur DUISBOURG, le Halifax du Capitainr PETIT, très sévèrement touché par la D.C.A., fait une chute de 15 mille pieds. L'ordre d'évacuation est donné. L'Adjudant DEZELLIS saute en parachute et sera fait prisonnier. Le Sergent LE GUILLOU saute également mais son corps ne sera jamais retrouvé.

A bord, le Sergent VIDAL est légèrement blessé, tandis que le Sergent-Chef MIMAUD l'est beaucoup plus sérieusement.

Tandis que le Capitaine PETIT donne les premiers soins aux blessés, l'Adjudant RAMES réussit à reprendre le contrôle de l'appareil. L'ordre d'évacuation est rapporté. L'équipage réussira à ramener le Halifax en Angleterre et à le poser, très sérieusement endommagé.

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21 février 1945

Sq. 346

21/22.2.1945

PN 179

Fairey Aviation

16.10 au 17.2.1944

Lors d'un raid sur WORMS, la chasse allemande est très active. Deux avions du groupe sont descendus.

Le Halifax du Commandant BREARD, dont l'équipage faisait sa 31e mission, tombe à KLEINBOCHEHEIM (9km. Ouest de WORMS).

Tout l'équipage est tué et inhumé d'abord sur place, puis au cimetière communal:

Tombe n°1: Adjudant SOUCILLE Pierre, Pilote.

Tombe n°2: Sous-Lieutenant FAUVET Jacques, Bombardier.

Tombe N°3: Sergent-Chef LEMAIRE Jean, Radio.

Tombe n°4: Sergent-Chef CHIERICCI Paul, Mitrailleur-supérieur.

en tombe commune n°5:

Commandant BREARD Raoul, Navigateur.

Adjudant ACQUAVIVA Jean, Mécanicien.

Sergent ZAVATERRO Lucien, Mitrailleur-arrière.

z_MAM_Lavaveix_les_Mines_1

Monument aux Morts de la commune de Lavaveix les Mines où est né le Commandant Raoult BREARD.

BREARD_Raoul___z_MAM_Lavaveix_les_Mines_5

(collection: Fernande BONNEMAIN)

Lien vers la biographie du Commandant Raoult BREARD.

www.airmemorialcreusois.fr

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Sq. 346

21/22.2.1945

NA 547

Fairey Aviation

9.6 au 18.7.1944

L'avion du Lieutenant JOUMAS est touché au retour par un chasseur de nuit. Il tombe en feu à LOLBACH (30km. S.- O. de BAD-KREUZNACH). Les sept membres de l'équipage sont tués. Ils faisaient leur 9e mission.

Six corps carbonisés sont en une seule tombe au cimetière communal:

Lieutenant JOUMAS Edmond, Navigateur.

Sergent BARDE Etienne, Mécanicien.

Sergent BOURREAU Guy, Radio.

Sergent MARTROU Louis, Mitrailleur-supérieur.

Sergent ESQUILLAT André, Mitrailleur-arrière.

Sergent-Chef DUGNAT Georges, Bombardier.

Et une tombe à part: le

Sous-Lieutenant BAYLE Pierre, Pilote.

Vidéo-photos de Jacques GAZEL sur le crash de l'équipage du Lieutenant JOUMAS

http://www.youtube.com/watch?v=soGzCHoAcfM

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Au cours de la nuit, la chasse allemande se montre particulièrement active dans la région de l'objectif, WORMS.

Deux avions du groupe Guyenne sont abattus.

Le Halifax du Commandant BREARD dont l'équipage effectuait sa 31ème mission est abattu à 9km de WORMS.

Tous les membres de l'équipage sont tués et ont été inhumés au cimetière de KLEINBOCHEHEIM.

Le Halifax du Sous-Lieutenant JOUMAS dont l'équipage effectue sa 9ème mission est abattu à 30 km au S.O. de BAD-KREUZNACH. Tous les membres de l'équipage sont tués et ont été inhumés au cimetière de LÖLLBACH.

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5 mars 1945

Sq. 346

5/6.3.1945

MZ 738

English Electric

4.6 au 22.6.1944

Au cours d'un bombardement sur CHEMNIZT, l'équipage du Sous-Lieutenant FONTEIX est missing. Etant donné que CHEMNIZT est en zone d'occupation russe, aucun renseignement n'a pu être encore recueilli sur cet équipage.

Sous-Lieutenant FONTEIX Abel, Pilote.

Lieutenant ROUVEL Jean, Navigateur.

Sergent-Chef SCHILLING Maurice, Bombardier.

Sergent LEROY Jean, Mécanicien.

Sergent HOUDELOT Bernard, Radio.

Sergent GORRIAS Jean, Mitrailleur-supérieur.

Sergent FARNIER Roland, Mitrailleur-arrière.

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Au cours de la mission contre CHEMNITZ, l'équipage du Sous-Lieutenant FONTEIX est porté "manquant" puis "disparus". Etant donné que CHEMNITZ se trouve en zone russe, aucun renseignement n'a encore pu être recueilli sur le sort de cet équipage.

A l'heure où le rideau de fer n'existe plus, il pourrait être possible d'entreprendre auprès des autorités russes et polonaises des recherches. Peut-être n'est-il pas trop tard?

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15 mars 1945

Sq. 346

15/16.3.1945

NA 166

Rootes Secur.Ld

31.10 au 2.12.1944

Le groupe perd encore deux avions. Celui du Lieutenant PONCET est descendu en Belgique.

Le Lieutenant PONCET Gilbert, Navigateur.

le Sergent BERNASCONI Joseph, Radio.

le Sergent DESPLACES André, Mitrailleur-supérieur.

sont sauvés par leur parachute. Les quatres autres sont enterrés au cimetière civil d'HASSELT.

Tombe n°1: Lieutenant LAMONTAGNE Henri, Bombardier.

Tombe n°2: Sergent LOURDEAUX Georges, Pilote.

Tombe n°3: Sergent HAUTCOEUR François, Mécanicien.

Tombe n°4: Sergent BRULET Georges, Mitrailleur-arrière.

Sq 346

15/16.3.1945

MZ 830

English Electric

23.6 au 14.7.1944

L'avion du Lieutenant DEPLUS Sécrase entre ELVINGTON et CANARBY.

Tout l'équipage est tué sur le coup, sauf le pilote qui meurt dans la nuit.

Lieutenant DEPLUS Jacques, Navigateur.

Sergent-Chef LACAZE Gabriel, Pilote.

Aspirant DUFRENOY François, Bombardier.

Sergent CHARPENTIER Jammes, Radio.

Sergent TARTARIN Gabriel, Mitrailleur-supérieur.

Sergent TOUZART Pierre, Mitrailleur-supérieur.

Adjudant GRIBOUVA Jean, Mécanicien.

Tous sont enterrés au Régional Cimetery de Stonefall, à HARROGATE (Yorkshire).

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19 mars 1945

Sq 346

18/19.3.1945

MZ 741

English Electric

4.6 au 23.6.1944

Au cours d'une mission sur WITTEN, rendue difficile par la chasse et la D.C.A. l'avion du Lieutenant GONTHIER, attaqué par un chasseur, s'écrase à NOLLENBERG. Seul le radio, le Sergent-Chef REYNAUD René, fut sauvé par son parachute et réussit à s'évader d'Allemagne. Il identifia les corps de ses six camarades. Ceux-ci furent inhumés au cimetière catholique de BEYENBURG (N.-O. de WUIFERTAL).

Lieutenant GONTHIER André, Pilote.

Sous-Lieutenant CAPDEVILLE Pierre, Navigateur.

Sergent-Chef DUSSAULT Alfred, Bombardier.

Sergent-Chef PATRIS Guy, Mécanicien.

Sergent HELLMUTCH Roger, Mitrailleur-supérieur.

Sergent SAINTSEVIN, Mitrailleur-arrière.

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(source:journal de marche du groupe "GUYENNE" en opérations du Capitaine COCHO)

img241

Germaine L'HERBIER MONTAGNON

Août 1946 des morts et des disparus du groupe "Guyenne" a pu être écrit grâce aux renseignements donnés par le chef de la " Mission de Recherche des Morts et disparus de l'Armée de l'Air", Madame Germaine L'Herbier.

Il faut ici dire le dévouement inlassable de Madame L'Herbier à l'oeuvre qu'elle a créée, qu'elle continue de mener à bien.

C'est en exécutant des missions ambulancières en zone interdite, en 1940, que Madame Lherbier fut frappée du nombre d'avions abattus et dont nul ne s'occupait alors dans le désaroi où se trouvait la France. Dès lors, Madame L'Herbier se consacra totalement à la recherche des disparus. Cette oeuvre bénévole, réalisée par les seuls moyens personnels de quelques infirmières, identifia 487 sur les 500 aviateurs Français disparus en 1940.

Outre cette activité officielle, la "Mission" poursuivit clandestinement la recherche des morts des F.A.F.L. et des aviateurs alliés tombés sur le sol de France, de Belgique et de Hollande.

Dès la libération, en 1944, la "Mission" fut accréditée par le Général VALIN et reprit ses activités pour rechercher les disparus des groupes aériens français tombés en mission.

La majorité des aviateurs disparus (plusieurs centaines) ont été retrouvés à ce jour. Et la "Mission de Recherche des Morts et Disparus de l'Armée de l'Air"aujourd'hui encore, inlassablement, ses activités.

CITATION

Décret du 22 juillet 1946 portant nomination dans l'ordre de la Légion d'honneur.

Par décret en date du 22 juillet 1946, est nommée dans l'ordre national de la Légion d'honneur:

Au grade de chevalier.

L'HERBIER (Germaine), infirmière pilote secouriste de l'air: directrice du service des infirmières pilotes secouristes de l'air, s'est d'abord consacrée aux prisonniers. Dès août 1940, a créé la mission de recherche des morts et disparus de l'armée de l'air. A la tête de cette mission, a déployé pendant cinq ans une incessante activité bénévole au profit de l'aviation. Avec une ardeur inlassable,malgré les risques courus, a surmonté une à une les difficultés rencontrées. Après avoir parcouru plus de 100.000 kilomètres en France, en Belgique et en Hollande, a réussi a retrouver et à identifier près de 500 aviateurs français et 1.300 aviateurs alliés. Accréditée dès la Libération pour continuer la recherche des aviateurs sur les territoires ennemis ou occupés, a retrouvé trace de 380 aviateurs français et de 940 aviateurs alliés. Magnifique exemple de courage, de volonté et de dévouement.

La nomination au grade de chevalier de la Légion d'honneur ci-dessus ne comporte pas l'attribution de la Croix de guerre.

  

30 décembre 2008

VISITE DES VETERANS DE LA BASE D'ELVINGTON

LES VETERANS DES

GROUPES LOURDS FRANCAIS

GUYENNE ET TUNISIE

EN VISITE A ELVINGTON

12 MAI 2009

FRENCH BOMBER CREW VETERANS RETURN

'HOME'.... to YORKSHIRE

Le voyage à ELVINGTON a été très réussi. Malgré la fatigue, les anciens ont été très heureux de se retrouver là-bas entre copains et ont été très touchés par l'accueil qui leur a été réservé

(Geneviève MONNERIS)

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(collection: Geneviève MONNERIS)

De gauche à droite:

Louis HERVELIN, Hervé VIGNY, Pierre PATALANO, Lucien MALLIA, André GUEDEZ

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(collection: Geneviève MONNERIS)

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(collection: Geneviève MONNERIS)

de gauche à droite:

Louis HERVELIN, Pierre PATALANO, Mr Timothy KIRKHOPE (Député Européen du YORKSHIRE), Lucien MALLIA, André GUEDEZ, Hervé VIGNY.

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(collection: Geneviève MONNERIS la fille de monsieur André GUEDEZ. mitrailleur-supérieur: Equipage du Lt LEROY. (TUNISIE)

Louis HERVELIN, Radio: Equipage du Cpt. PLAGNARD, (GUYENNE) - Hervé VIGNY, Mitrailleur-supérieur: Equipage du Lt. HACHETTE,(TUNISIE) -Pierre PATALANO, Mitrailleur-supérieur: Equipage du Cpt. LAFAYE,(TUNISIE) - Lucien MALLIA, Mitrailleur-arrière: Equipage du Cpt. NOTELLE, (GUYENNE). André GUEDEZ, Mitrailleur-supérieur: Equipage du Lt LEROY, (TUNISIE). 

TRADUCTION DE PAUL JEEVES

DU YORKSHIRE POST

PARU LE 13/05/2009

http://www.yorkshirepost.co.uk/news/French-bomber-crew-veterans-return.5261335.jp

L'une des plus grandes opérations militaires de l'histoire, la réussite du débarquement du JOUR-J, est dû pour une part non négligeable à un petit morceau du continent sur le sol britannique.

Le courage et la bravoure des équipages de bombardiers français ont joué un rôle majeur dans le débarquement du JOUR-J, bien que leur effort ait souvent été ignoré.

Et le nord YORKSHIRE tient une place unique dans cette histoire puisque c'est dans ce conté que se trouvait la seule base de la Royal Air Force au Royaume-Uni sur laquelle opérait une autre nationalité durant le conflit.

La base du BOMBER COMMAND d'ELVINGTON était connue comme la "Petite France" à l'époque où deux groupes français de la R.A.F. s'y trouvaient en opérations avec 500 membres d'équipage et 1000 personnels au sol, effectuant des centaines de missions sur des cibles dans leur patrie et en Allemagne.

Hier on s'est souvenu de leur contribution lors de la visite de cinq anciens des groupes lourds ayant fait le voyage depuis la France jusqu'à leur base au sud-est de York, marquant ainsi le 65éme anniversaire de leur formation. Parmi eux se trouvaient Pierre PATALANO, 89 ans, et Hervé VIGNY, 91 ans, deux mitrailleurs supérieurs qui effectuèrent 64 missions et n'étaient jamais revenus à ELVINGTON depuis la fin de la guerre.

M. VIGNY qui vit dans le sud-ouest de la France prés de Biarritz, a dit: "ce fut plus qu'émouvant. C'est extraordinaire de revenir ici 65 ans plus tard et de revoir la base. C'est incroyable!

Malgré ce qui s'est passé pendant la guerre, j'ai beaucoup d'excellents souvenirs et les anglais nous ont très bien acceuillis. Ce fut formidable de revenir ici et de revivre certains de ces souvenirs".

Le BOMBER COMMAND a subi de lourdes pertes durant la seconde guerre mondiale, la moitié des équipages y ont perdu la vie. Les groupes français eux-mêmes ont perdu 41 équipages, 216 membres avec ceux tués en formation, à l'entrainement et en chargeant des bombes.

Malgré le traumatisme de la guerre, les traditions provenant de l'époque passée en Afrique furent intégrées dans la vie quotidienne sur la base du YORKSHIRE: à chaque repas chaque homme avait droit à un verre de pinard, un vulgaire vin rouge d'origine algérienne!

Aussi un lapin blanc, qui était l'incarnation vivante de l'insigne du Groupe GUYENNE et qui vivait sur la base, devint pour beaucoup une distraction agréable pour échapper aux horreurs de la guerre.

Un mémorial au village d'ELVINGTON est le point central des commémorations de la journée du souvenir qui rappelle l'effort des équipages français. Un monument semblable existe en Normandie

M. PATALANO, qui vit aussi prés de Biarritz, a dit: " Nous sommes très touchés que les enfants des écoles se rendent au monument chaque année. C'est vraiment très important pour nous de voir qu'on se souvient encore de notre contribution après toutes ces années."

Malgré leurs succés pendant la guerre, l'angoisse à laquelle les premiers équipages ont été confrontés en bombardant leur propre patrie est révélée dans un documentaire rassemblant les cinq vétérans qui étaient hier à ELVINGTON.

Le film est diffusé au YORKSHIRE AIR MUSEUM maintenant installé sur la base d'ELVINGTON

www.yorkshireairmuseum.co.uk

Le directeur du YAM, IAN REED, a déclaré: " C'était des hommes courageux et bien connus partout à YORK. Leurs histoires dans ce nouveau film font vraiment chaud au coeur, spécialement celles qui concernent les anglais et nous sommes très contents de les accueillir une nouvelle fois de retour sur leur base".

Aprés la guerre, les Groupes Français sont rentrés chez eux avec les bombardiers HALIFAX pour former la base de ce qui est aujourd'hui l'Armée de l'Air de leur pays.

UNE BASE JOUANT UN ROLE UNIQUE

POUR DES COMBATTANTS FRANCAIS

ELVINGTON tient une place unique dans les annales de l'histoire de la guerre puisqu'elle fut la seule base de la R.A.F. sur laquelle opérait une autre nationalité

Le 16 mai 1944, le Squadron 346 (Groupe GUYENNE) fut officiellement formé à partir d'équipages de l'Armée de l'Air Française qui étaient arrivés via LIVERPOOL, après avoir combattu aux côtés des Forces Alliées en Afrique du Nord dans l'âpre conflit avec l'Africa Corps nazi. Ils furent rejoints par d'autres équipages Français qui avaient quitté leur patrie plus tôt.

Le groupe fut engagé dans le débarquement et ses premières missions eurent lieu la nuit  du 1er juin sur les installations radar de la Ferme d'URVILLE sur la côte normande, sous la conduite du Commandant LEONARD CHESHIRE du Squadron 617.

Le 5 juin, le Squadron 346 bombarda la batterie allemande juste à l'extérieur du petit port de pêche de GRANDCAMP-MAISY, sur le point ouest de ce qui fut désigné sous le nom d'OMAHA BEACH pour le débarquement, et sur la gare de triage de CAEN et Saint-Lô.

Le 20 juin 1944, le groupe GUYENNE fut complété par la création du groupe TUNISIE Squadron 347, et à partir de ce moment-là ils menèrent ensemble la guerre sur la RUHR et le coeur de l'industrie allemande.

(traduction: Geneviève MONNERIS)

TRADUCTION DE L'ARTICLE

PARU LE 13 MAI 2009

DANS

"THE PRESS"

DES HEROS DE GUERRE FRANCAIS

DE RETOUR AU TERRAIN

D'AVIATION D'ELVINGTON

http://www.thepress.co.uk/search/4364088.French_war_heroes_to_Elvington_airfield/

Des vétérans Français sont revenus au terrain d'aviation du nord YORKSHIRE où ils étaient basés pendant la seconde guerre mondiale pour marquer le 65éme anniversaire de la formation de leurs groupes.

Les cinqs hommes appartenaient aux unités de l'Armée de l'Air Française qui furent intégrées au BOMBER COMMAND de la Royal Air Force Britannique en mai 1943 sous les noms des Squadrons 346 et 347.

Depuis leur base d'ELVINGTON ils executèrent des douzaines de missions de guerre essentielles entre juin 1944 et mai 1945, perdant 216 hommes.

Les vétérans ont été filmés récemment pour un documentaire racontant leur vie, leurs amours à YORK et les opérations qu'ils menèrent depuis la base d'ELVINGTON.

Le mitrailleur Lucien MALLIA, maintenant âgé de 88 ans, à même épousé une fille du nord YORKSHIRE qu'il avait rencontrée dans un bal local et le couple a eu trois enfants, 14 petits enfants et 13 arrières petits-enfants.

Hier les vétérans se sont rendus au Mémorial Français d'ELVINGTON et on participé à une réception civile à l'hôtel de ville de YORK.

IAN REED, Directeur du Yorkshire Air Museum d'ELVINGTON, a dit : " Ces jeunes hommes, loin de leurs foyers et de leurs familles ont eu la tâche peu enviable de bombarder souvent leur propre pays et 50% ne sont jamais rentrés chez eux.

C'étaient des hommes courageux et bien connus partout à YORK. Leurs histoire dans ce nouveau film font vraiment chaud au coeur, spécialement celles qui concernent les anglais et nous sommes contents de les accueillir de retour sur leur base une nouvelle fois."

(traduction: de Geneviève MONNERIS et Realisatrice des films sur nos anciens des Groupes Lourds, qui j'espère seront un jour connu de tous pour le souvenir.)

" Nous n'oublierons plus les Groupes Lourds"

 

 


 

UNE VISITE DE LA BASE D'ELVINGTON

EN  PRÉPARATION

Avec Monsieur:Jean VEAUVY.  et  Madame: Andrée. A. VEAUVY.

Le  "L" for LOVE est toujours disponible au prix de 38 euros port compris

a l'adresse suivante:

Mme VEAUVY Andrée

32, rue Victor Hugo

33160 St-Médard-en-Jalles.

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Une agréable journée passée en compagnie de Madame A. VEAUVY avec beaucoup de souvenirs sur le "L" for LOVE.

Mr Jean VEAUVY.  Madame A.VEAUVY ( auteur: du "L"for LOVE). DUCAPHIL.

 

15 novembre 2023

LE FORMIDABLE PARCOURS DE MONSIEUR JEAN CAILLET

LE FORMIDABLE PARCOURS

DE MONSIEUR 

JEAN CAILLET

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Monsieur Jean CAILLET.

Jean Caillet vient de fêter ses 100 ans à Dieppe le 8 novembre 2023. Toute sa famille s'est réunie pour l'occasion afin d'honorer ce vétéran. Voici un petit résumé de son implication auprès des Groupes Lourds.

Après un passage difficile en zone libre, un emprisonnement dans les geôles espagnoles de Franco lors de la tentative de se rendre en Afrique du Nord pour répondre à l'Appel du Général de Gaulle, Jean Caillet traverse l'Espagne en train pour rejoindre le port de Setubal au Portugal.

De là il atteint Casablanca sur un cargo moutonnier, le voilà enfin en Afrique du Nord.

Il s'engage dans l'Armée de l'Air avec les Forces Françaises Libres.

Dirigé vers l'Algérie où une unité de l'Armée de l'Air doit se rendre en Angleterre, Jean est enregistré dans l'unité 1/25 en qualité de soldat. Basée à Alger, cette unité doit partir en mission pour l'Angleterre afin d'y former un groupe de bombardement.

Le 28 novembre 1943 il embarque depuis le port de Zeralda près d'Alger sur le vieux transatlantique Scythia qui débarque à Liverpool.

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Jean est ensuite envoyé à la Victoria Patriotic School de Londres où tous les volontaires étaient soumis à une série d'examens mais aussi à de nombreuses questions destinées à écarter tout soupçon d'espionnage. Le 24 décembre 1943, il est envoyé à Camberley, dans un camp de l'armée de la France Libre.

En février 1944, il obtient son diplôme de mécanicien sur instruments de vol. On le destine au groupe de bombardement lourds de la base aéronautique d'Elvington, près de York.

Jugé trop chétif, il ne peut devenir pilote ou naviguant comme il le souhaitait et demeure mécanicien au sol. Sa mission était de vérifier de jour les instruments de bord tandis que les raids aériens se déroulaient de nuit.

Quelques mois après la capitulation de l'Allemagne nazie, Jean est envoyé en France via Newhaven-Dieppe pour rejoindre la base de Bordeaux-Mérignac centre de l'Armée de l'Air française.

En novembre 1945, le jeune caporal est démobilisé.

Jean Caillet est Chevalier de la Légion d'Honneur, il est décoré de la Croix du Combattant, de la médaille du Combattant Volontaire de la Résistance, de la médaille de Reconnaissance de la Nation et de la médaille commémorative du Bomber Command de la R.A.F.

Il est membre des associations Jubiléé de Dieppe, a été Président de l'A.A.A. des Groupes Lourds et des Evadés de France par l'Espagne.

(Archives: Famille Caillet)

20 mars 2017

BIENTÔT UN MIRAGE IV AU MUSEE D'ELVINGTON

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 Mirage IV

Mirage IVA - Caractéristiques générales.

Le Mirage IVA fut construit par Dassault en 1964 pour la France. Il mesure 23,5 mètres de long et 11,85 mètres de large. Il pèse 31 tonnes et a pu voler à une vitesse de Mach 2,2 soit 2 124 km/h. Il s'agit du premier avion militaire européen capable de voler à plus de Mach 2 sur une longue durée; il est toujours le seul en Europe occidentale.

Le Mirage IVA 45/BR (Bravo Roméo) a fait son premier vol le 6 mai 1966 aux mains de l'équipage Elie Buge (pilote 1923-1967, premier sous-officier à avoir franchi le mur du son) et Jean Cuny (navigateur). Remis à l'Armée de l'Air le 3 juin 1966, il a accompli 6 309 heures de vol et 2 975 atterrissages. Il quitte le service actif et effectue son dernier vol le 11 septembre 1991 avant de rejoindre la base de Châteaudun. Il est ensuite exposé à la Cité des Sciences et de l'Industrie à Paris de mars à janvier 2009 avant de retourner à Châteaudun.

Cliquer sur le  lien suivant:

The Journey of the Dassault Mirage IV jet to The Yorkshire Air Museum, Elvington

The journey from France of a Dassault Mirage IV nuclear strike aircraft to the Yorkshire Air Museum is the culmination of more than a decade of work.

http://mirage.yorkshireairmuseum.org
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Transport.

Un convoi exceptionnel de cinq véhicules va transporter le Bravo Roméo par route de Châteaudun au Havre, puis par bateau jusqu'à Portsmouth et enfin, par route, du sud de l'Angleterre à Elvington, près de York, en passant par Londres. Le voyage devrait durer une semaine.
Cliquez ici pour suivre le transport du Mirage IVA.

Transfert Mirage IVA France Angleterre

Le transfert du Mirage IVA 45/BR, de la base aérienne 279 à Châteaudun, vers le Musée de l'Air (Yorkshire Air Museum) à Elvington au Royaume-Uni a démarré lundi 27 mars par convoi exceptionnel. Il s'agit d'un transfert unique : c'est en effet la première fois que le gouvernement français fait don d'un bombardier nucléaire à un musée privé d'une nation étrangère.

http://www.nyco.fr

Les 4 premiers camions sont arrivés à Elvington
Le fuselage et les wongs arrivent arrivent demain sur deux autres camions 
Vidéo à partir de 11mn48.
Afin de rendre ce transfert possible, le Yorkshire Air Museum a fait appel aux dons. Des entreprises françaises, anglaises mais aussi canadienne et américaine ont accepté de s'associer à ce grand projet:
Goltens (basée à Dubai UAE); Techman Head (France); Albatrans (France) qui réalise le transport exceptionnel; The Shepherd Trust (UK); Trivest Developments (Canada) et NYCO (France)
Source: Ian REED.
______________________________________
La fin du Mirage IV-A.
Extrai du journal de marche de la BA 106 en date du 11/09/1991.
Après la dissolution officielle du CIFAS 328 "Aquitaine" le Ier septembre, les deux derniers Mirage IV A quittent le "service actif".
Ils ont choisi de partir le jour de la commémoration du Capitaine Guynemer. A 15h15, les deux appareils: le AH n°9 et le BR n°45 décollent pour la dernière fois de Mérignac.
Aux commandes du premier: Commandant CEURREMANS (pilote) Lieutenant LECLERQ (navigateur) et Capitaine DUBOIS (pilote) Commandant SOETE (navigateur) sur le second.
Après un survol de la région, ils effectuent un dernier passage en basse altitude et s'en vont rejoindre la base de Chateaudun où ils seront stockés.

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Source: Gilles COUSTELLIE.

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Armée - Un dernier départ vers l'Angleterre pour le Mirage IVA stocké à Châteaudun

Le Mirage IVA n°45 quitte l'ex-base aérienne de Châteaudun, ce lundi 27 mars 2017, pour rejoindre le Yorkshire Air Museum, à Elvington, au Royaume-Uni. Un dernier départ pour le bombardier nucléaire qui a accompli plus de 6.000 heures de vol au service des forces aériennes françaises.

http://www.lechorepublicain.fr

_______________________

Après un processus complexe couvrant plus de dix ans, notre Mirage IV a été chargé avec succès le lundi 27 mars à la base aérienne de Châteaudun en France. Le chargement de l'ensemble a pris plus de dix heures, deux camions ont été remplis de matériel, suivi du fuselage du Mirage IV sur un camion, puis les ailes et la queue sur un second convoi exceptionnel.

Voici quelques images montrant l'équipe du chargement du Mirage tout au long de la journée. 

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Le Mirage III nous accueille a l'entrée de la base de Châteaudun. 

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Le Mirage est levé  prêt a être charger.

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 Gary Hancock de l'équipe du Musée d'Elvington travail avec l'équipe et les bénévoles de Châteaudun.

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M. Ian REED Directeur du Musée d'Elvington inteviewé par la télévision française. 

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 M. Paul BOGAERT Président de l'Association des Anciens et Amis des Groupes Lourds interviewé par la radio française. 

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La télévision nationale et les médias de toute la France étaient désireux de couvrir l'évènement. 

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Notre Mirage prêt pour le départ. 

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Les dernières sangles pour la sécurité du transport. 

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Ian REED et le Cdt Patrice HENNIGUIN devant le Mirage avant son départ. 

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Chargement des deux ailes delta. 

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Une manipulation lente et prudente. 

 

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Ian REED et le Cdt Patrice HENNIGUIN pour la signature des documents du Mirage IV A. 

 

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Départ de la base aérienne de Châteaudun. 

 

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 Enfin sur la route et vers le nord à travers la campagne française.

Source: Paul BOGAERT.

L'arrivée du Mirage à Elvington.

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Le déchargement du Mirage sur la base d'Elvington.

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L'équipe du Musée s'affèrent au déchargement le 31 mars 2017.

 

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Bravo a toute l'équipe du YAM.

 La reconstruction commence demain le 2 avril 2017 pour 5 jours.

Source Ian REED.

 

French Jet Arrives At British Museum

The 77-foot-long and 39-foot-wide Dassault Mirage IV nuclear strike Cold War bomber has been gifted by the French Air Force.

http://www.forces.net

 Voici les premières photos du remontage du Mirage IVA

les deux ailes le 3/04/2017.

 

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Assembling The Mirage IV - Mirage To Elvington

As the French truck drivers from Sarrion departed for home in La Rochelle, our team of engineers began preparing to assemble the aircraft. Led by Heritage engineer Gary Hancock working alongside David Dron from France and our own engineering team, there followed a week of early starts and late nights as the delta wings were ...

http://mirage.yorkshireairmuseum.org

 

France donates a Mirage IVA to the Yorkshire Air Museum

In the spectacular culmination of an exceptional project, the Mirage IVA 45/BR was transferred from the 279 airbase in Châteaudun to the Yorkshire Air Museum, one of the world's top aviation museums, in Elvington, United Kingdom.

http://www.dassault-aviation.com

 

Source: Ian REED.

 

8 octobre 2008

EQUIPAGES DU 2/23 "GUYENNE"

EQUIPAGE DU CAPITAINE VEAUVY

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(Collection: Bernard BAL)

De gauche à droite:

Mitrailleur-supérieur: Sgt. MASSON. Mitrailleur-arrière: Sgt. BARTH. Pilote: S/Lt. GRIDELET. Navigateur: Cpt. VEAUVY (Cdt. de l'avion) Bombardier: Adjt. BAL. (le père de Bernard Bal). Radio: Sgt. MAYEUX. Mécanicien: Sgt. GRIFFE.

Mécaniciens au sol: De gauche a droite: un soldat aviateur, deux mécaniciens confirmés l'Adjt. ROLAND et le Sgt. VERDIER. et un autre soldat aviateur.

CITATIONS:

 

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33922093

 

Pilote Cpt VEAUVY François (Cdt d'avion)

32990577

 Radio: Sgt. MAYEUX.

 33184328

 Mécanicien: Sgt/C. GRIFFE.

 32957982

 Mitrailleur-arrière: Sgt. BARTH.

 32958642

 Mitrailleur-supérieur: Sgt. MASSON.

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Les décorations de Raphaël MASSON.

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26 avril 2005 remise de la Légion d'Honneur par le général PINCHANCOURT à Raphaël MASSON.

7 1945-03-14 Raphaël dans la tourelle supérieure de ce halifax L - Copie (2)

Le "L for LOVE" du Cpt VEAUVY François avec Raphaël MASSON dans sa tourelle supérieur.

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1/2 tonneau du site N°3 du "L" FOR LOVE ou logeait l'équipage du Capitaine VEAUVY à ELVINGTON.

(collection: Raphël MASSON)

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Mme. MASSON Paule. Le Sgt. MASSON. Raphaël. Mitrailleur-supérieur: au 20e Anniversaires de la stèle des Groupes Lourds Français a Grandcamp-Maisy 28 mai 2008.

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Une belle journée chez Paule et Raphaël MASSON, avec quelques récits sur les souvenirs de son passage aux Groupes Lourds.

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EQUIPAGE DU COMMANDANT PUGET

Pilote: Cdt PUGET, Navigateur: Cpt BREARD, Bombardier: Cpt BLAES, Radio: S/Lt CARRAT, Mécanicien: Lt ROUSSEAU, Mitrailleur-supérieur: Sgt BRUNET, Mitrailleur-arrière: Sgt LASSERRE

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Photo prise à ELVINGTON.

De gauche à droite à partir du haut:

Cdt Pierre BLAËS, Cdt André PUGET, Cdt Robert DEMAZURE, Lt Albert ROUSSEAU, S/Lt Léon CARRAT, Cdt René de VULPILLIERES.

(collection: Nicole ROUSSEAU PAYEN)

 

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Photo prise devant la tour de contrôle d'ELVINGTON le 12 mars 1945.

 De gauche à droite:

Debout:

Cdt CATTELLAT Claude, Lt LAFOND Pierre, Cpt PLOTON Robert, Cpt RAVOTTI Gaudens, Lt ROUXEL Yves, S/Lt RAMES Georges, Cpt GOEPFERT Antoine, chef d'escadrille entrant,Lt GONTHIER André, Cpt AUBERT Emmanuel, Cpt THIRY Jean, chef d'escadrille sortant, Cpt BORNECQUES Jacques, Cpt ROY Jules, Cpt NOTTELLE Paul, Cpt BROCHARD Roger, Lt GROSNIER Jean, Cpt Pierre BLAËS, Lt Le GOUIC Joseph.

Assis:

Cpt POIROT Henri, S/Lt De GISORS Jacques, S/Lt BLANC André, Lt TROUETTE Albert, Lt ROUSSEAU Albert, Cpt PETIT Henri. 

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Le Lieutenant ROUSSEAU dans son bureau, 

photo prise en mars 1945 à Elvington, il assumait la fonction de leader des mécaniciens navigants, et sa compétence lui vaudra le grade de Capitaine.

(collection: Nicole ROUSSEAU-PAYEN)

DECORATIONS

Chevalier de la Légion d'Honneur à compter du 20.08.1945, décret du 20.08.45.

Croix de guerre avec 2 palmes: 1 étoile d'argent - 1 étoile de bronze.

Distinghished Flying Cross.

CITATIONS

Citation à l'ordre de la Brigade - Ordre n°7 du 23.07.1944

Le Colonel BAILLY, Commandant les Groupes de bombardement n°1 cite à l'ordre de la Brigade aérienne:

Lieutenant ROUSSEAU, mécanicien

" Équipage d'élite auquel son expérience, sa cohésion, sa haute valeur morale et son ardeur au combat ont permis d'accomplir avec une précision remarquable contrôlé par photographie, des missions de bombardement de jour et de nuit rendues difficiles par le mauvais temps et la défense aérienne ennemie. A notamment participé avec un plein succès aux opérations pour la préparation et l'appui du débarquement allié en Normandie".

Cette citation comporte l'attribution de la Croix de guerre avec étoile de bronze.

Citation à l'ordre de la Division aérienne - Ordre n°303 DU 22.09.44

" Chef des mécaniciens volants du groupe, volontaire pour toutes les missions. A su donner au personnel dont il a la charge l'exemple du parfait courage et d'une compétence éprouvée. Notamment le 2 août 1944 a permis par son action rapide le retour à la base de son appareil gravement endommagé par la D.C.A. lourde. S'était déjà signalé le 24 juillet au cours du raid sur STUTTGART lorsqu'il dut effectuer au-dessus de l'objectif une réparation de fortune qui assura le succès de la mission de son équipage".

Cette citation comporte l'attribution de la Croix de guerre avec étoile d'argent.

Décret portant nomination dans la Légion d'Honneur le 20 août 1945.

"Officier mécanicien, chef des mécaniciens navigants du groupe, animé des plus hautes qualités d'enthousiasme, de courage et de sang-froid, profondément passionné de son travail auquel il se dévoue entièrement au sol comme en vol: n'a cessé de donner depuis l'entrée en lutte du groupe "Guyenne" le plus bel exemple d'abnégation de discipline et de compétence.

Réalise déjà dans le cadre du Bomber Command une longue série de missions rendues particulièrement dangereuses par des conditions météorologiques très défavorables, une D.C.A. des plus denses et des mieux réglées, et l'activité d'une chasse extrêmement vigilante et agressive.

A montré en toutes circonstances un cran à toute épreuve et a permis par ses hautes qualités professionnelles la réussite complète des missions entreprises par son équipage, jusque dans les circonstances les plus difficiles.

A pris part, dans la nuit du 2 mars 1945 à l'attaque d'un objectif puissamment défendu de la région rhénane au retour de laquelle les chasseurs ennemis ont accompagné le flot des bombardiers, leur causant de lourdes pertes jusque sur leur terrain d'atterrissage.

La nomination de la Légion d'Honneur comporte l'attribution de la Croix de guerre avec palme.

Citation à l'ordre de l'Armée aérienne - Décision n° 1207 DU 27.09.45.

"Officier mécanicien navigant leader de cette spécialité dans son groupe, qui a su non seulement par son action au sol, entretenir chez ses subordonnés un standard de connaissance et un moral élevés, mais encore, a, par sa brillante conduite, son courage et sa compétence, contribué au succès de 28 missions de jour et de nuit auxquelles il a participé dans le cadre du Bomber Command.

Connaissant à fond son matériel, faisant preuve dans les moments difficiles du plus calme sang-froid, a apporté une aide efficace à son pilote en le libérant de tous les soucis de la conduite des moteurs.

S'est particulièrement distingué le 11 septembre 1944 au cours d'une mission de jour sur la Ruhr où le formidable barrage que la D.C.A. allemande employa ce jour là endommagea tous les avions, participant au raid le 4 novembre 1944 au cours de cette mission de nuit sur la Ruhr qui coûta au groupe le tiers des effectifs engagés.

Vient de terminer brillamment la guerre par une dernière série de missions difficiles pendant lesquelles sa compétence et son courage ne cessèrent de se manifester".

Cette citation comporte l'attribution de la Croix de guerre avec palme.

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L'Air vice Marshal CARR en visite à ELVINGTON et le Colonel BAILLY félicite le Lieutenant ROUSSEAU premier a gauche.

(collection:Nicole ROUSSEAU -PAYEN, la fille du Capitaine ROUSSEAU)

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Missions de guerre

du

 Lieutenant ROUSSEAU

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Juin 1944

- 1/2/6-44 - Objectif: (Ferme d'Urville) - Equipage - Halifax V - H7 "F" Pilote: Cpt PUGET, Navigateur: Cpt BREARD, Bombardier: Cpt BLAES, Radio: S/Lt CARRAT, Mécanicien: Lt ROUSSEAU, Mitrailleur-arrière: Adjt LASSERE, Mitrailleur-supérieur: Sgt/C MECHALY. (Guyenne 12 avions). Durée: 4h10. Total des avions engagés dans la mission 10 avions. Bombardement - station radio près Cherbourg (Ferme d'Urville). Vol de nuit. 

- 2/3/6-44 - Objectif: (Cap Gris-Nez) - Equipage - Halifax V - H7 "F" Pilote: Cpt PUGET, Navigateur: Cpt BREARD, Bombardier: Cpt BLAES, Radio: S/Lt CARRAT, Mécanicien: Lt ROUSSEAU, Mitrailleur- arrière: Adjt LASSERE, Mitrailleur-supérieur: Sgt GARIDO. ( Guyenne 9 avions). Durée: 3h35. Total des avions engagés dans la mission 271 avions. Bombardement - Batterie côtière, Cap Gris-Nez (Harinzelles). Vol de nuit.

- 5/6/6-44 - Objectif: (Maisy) - Même équipage - Halifax V - H7 "G" (Guyenne 12 avions). Durée: 5h05. Total des avions engagés dans la mission 1012 avions. Bombardement - Batterie lourdes Allemande Isigny (Maisy). Vol de nuit.

- 8/9/6-44 - Objectif: (Gare d'Alençon) - Même équipage - Halifax V - H7 "E" (Guyenne 14 avions). Durée: 5h50. Total des avions engagés dans la mission 483 avions. Bombardement - Gare de triage d'Alençon, atterri Carnaby - avion indisponible. Vol de nuit.

- 25/6/44 - Objectif: ( Montorgueil) - Equipage - Halifax III - H7 "M" - Pilote: Lt/Col VENOTLt BECAM, Cpt BLAES, Adjt WEBER, Lt ROUSSEAU, Sgt/C RETORE, Adjt LASSERRE. ( Guyenne 3 avions). Total des avions engagés dans la mission 323 avions. Bombardement Base avions sans pilote. Vol de jour. 

Juillet 1944

- 24/25/7-44 - Objectif: (Stuttgart) - Equipage - Cpt PUGET et équipage - Halifax III - H7 "G" - (Guyenne 6 avions - Tunisie 6 avions). Durée: 8h00. Vol de jour 1h00 - Vol de nuit 7h00. Total des avions engagés dans la mission 631 avions. Bombardement de Stuttgart.(Panne circuit Hydrolique. Orbite15') Vol de nuit.

 Août 1944

- 2/8/44 - Objectif: (Forêt de Nieppe) - Equipage - Cpt PUGET et équipage - Halifax III - H7 "G" - (Guyenne 10 avions - Tunisie 10 avions). Durée: 3h39 dont 1h00 vol de nuit. Total des avions engagés dans la mission 394 avions. Bombardement objectif spécial Forêt de Nieppe. Avion gravement touché par la Flak.

- 7/8/8-44 - Objectif: (May-sur-Orne) - Equipage - Halifax III - H7 "F" - Pilote: Cpt THIRY, Navigateur: Cpt GALLOIS, Bombardier: S/Lt ROUXEL, Radio: Adjt/C BLANC, Mécanicien: Lt ROUSSEAU, Mitrailleur-supérieur: Sgt AUBOURG, Mitrailleur-arrière: Sgt THAYMOND. (Guyenne 13 avions - Tunisie 11 avions). Durée: 4h24 dont 3h24 de nuit. Total des avions engagés dans la mission 1019 avions. Bombardement près de Caen "Totalize3". Vol de guerre de nuit.

- 9/8/44 - Objectif: ( Forêt de Mormal) - Même équipage - Halifax III - H7 "F" - (Guyenne 4 avions - Tunisie 1 avions). Durée: 3h40. Total des avions engagés dans la mission 160 avions. Bombardement - Dépôt carburant - Forêt de Mormal.

- 12/13/8-44 - Objectif: (Rüsselheim) - Equipage - Cpt PUGET et équipage - Halifax III - H7 "G" - (Guyenne 8 avions - Tunisie 3 avions). Durée: 5h30. Vol de jour 0h20. Vol de nuit 5h10. Total des avions engagés dans la mission 297 avions. Bombardement usines "OPEL" RÜSSELHEIM près de Mayence. Vol de guerre de nuit.

- 25/8/44 - Objectif: (Forêt de Watten) - Même équipage - Halifax III - H7 "G" - (Guyenne 14 avions - Tunisie 16 avions). Durée: 3h60. Vol de jour 2h50. Vol de nuit 1h10. Total des avions engagés dans la mission 161 avions. Bombardement Base de V2 - Forêt de Watten. Vol de guerre.

Septembre 1944

- 10/9/44 - Objectif: (Octeville) - Equipage - Cpt PUGET et équipage - Halifax III - H7 "G" ( Guyenne 16 avions - Tunisie 14 avions). Durée: 3h40. Total des avions engagés dans la mission 992 avions. Nombre de Français tués dans la mission (6). Bombardement Octevile près du Havre concentration ennemie. Vol de guerre.

- 11/9/44 - Objectif: (Gelsenkirchen) - Equipage - Cpt ROY - Pilote: Lt GROSNIER et équipage - Halifax III - H7 "F" (Guyenne 11 avions - Tunisie 9 avions). Durée: 4h50. Total des avions engagés dans la mission 379 avions. Nombre de Français tués dans la mission (7). Bombardement usine essence synthétique Gelsenkirchen (Rhur).

Octobre 1944

- 7/10/44 - Objectif: (Klèves) - Equipage - Halifax III - H7 "D" - Pilote: Adjt/C PUGET, Navigateur: Lt FLESCH, Bombardier: Adjt AURIOL, Radio: Sgt/C BORS, Mécanicien: Lt ROUSSEAU, Mitrailleur-supérieur: Sgt/C JAFFREUX, Mitrailleur-arrière: Sgt/C SENLEBES. ( Guyenne 16 avions - Tunisie 12 avions). Durée: 4h00. Total des avions egagés dans la mission 351 avions. Bombardement Klèves (Rhur). Vol de guerre.

- 28/10/44 - Objectif: (Cologne) - Equipage - Halifax III - H7 "A" - Pilote: Cdt PUGET, Navigateur: Lt BECAM, Bombardier: Cdt BLAES, Radio: Adjt WEBER, Mitrailleur-supérieur: Sgt/C COQUOT, Mitrailleur-arrière: Sgt/C RETORE. Durée: 5h14. ( Guyenne 13 avions - Tunisie 15 avions). Total des avions engagés dans la mission 733 avions. Bombardement Cologne (Usine produits chimiques). Vol de guerre.

Novembre 1944

- 4/5/11-44 - Objectif: (Bochum) - Equipage - Halifax III - H7 "D" - Pilote: Cpt BARRAT, Navigateur: Lt PLUCHARD, Bombardier: Lt PERSEVAL, Radio: Sgt MOREY, Mécanicien: Lt ROUSSEAU, Mitrailleur-supérieur: GARDIOL, Mitrailleur-arrière: Adjt/C POTET. ( Guyenne 16 avions - Tunisie 11 avions). Durée: 5h24. Total des avions engagés dans la mission 749 avions. Nombre de Français tués dans la mission (23). Bombardement Bochum. Vol de guerre de nuit.

Février 1945

- 4//5/2-45 - Objectif: (Bonn) - EquipageHalifax III - H7 "S" - Pilote: S/Lt RAMES, Navigateur: Cpt PETIT, Bombardier: Cdt BLAES, Radio: Sgt PERRIN, Mécanicien: Lt ROUSSEAU, Mitrailleur-supérieur: Sgt BILLAUT, Mitrailleur-arrière: Sgt TALLONNEAU. (Guyenne 6 avions - Tunisie 7 avions). Durée: 6h10. Vol de jour 0h21. Vol de nuit 5h49. Total des avions engagés dans la mission 238 avions. Bombardement Bonn (Rhénanie). Vol de guerre de nuit.

- 21/22/2-45 - Objectif: (Worms) - Même équipage - Halifax III - H7 "H" - (Guyenne 14 avions - Tunisie 9 avions). Durée: 7h12. Vol de jour 2h03. Vol de nuit 5h09. Total des avions engagés dans la mission 349 avions. Nombre de Français tués dans la mission (14). Bombardement Worms (Palatinat). Vol de guerre de nuit.

- 23/2/45 - Objectif: (Essen) - Même équipage - Halifax III - H7 "H" - (Guyenne 11 avions - Tunisie 12 avions). Durée: 5h24. Total des avions engagés dans la mission 342 avions. Bombardement d'Essen. Vol de guerre.

- 27/2/45 - Objectif: (Mayence) - Même équipage - Halifax III - H7 "H" - (Guyenne 13 avions - Tunisie 14 avions). Durée: 6h28. Vol de jour 5h59. Vol de nuit 0h29. Total des avions engagés dans la mission 458 avions. Bombardement Gare de Mayence. Vol de guerre.

Mars 1945

- 2/3/45 - Objectif: (Cologne) - Même équipage - Halifax III - "H" - (Guyenne 12 avions - Tunisie 13 avions). Durée: 5h57. Vol de jour 5h30. Vol de nuit 0h27. Total des avions engagés dans la mission 858 avions. Bombardement Cologne. Vol de guerre.

- 3/4/3-45 - Objectif: (Kamen) - Même équipage - Halifax III - "H" - (Guyenne 13 avions - Tunisie 13 avions). Durée: 6h33. Vol de jour 1h14. Vol de nuit 5h19. Total des avions engagés dans la mission 234 avions. Nombre de Français tués dans la mission (3). Vol de guerre de nuit.

- 7/8/3-45 - Objectif: (Hemingstedt) - Même équipage - Halifax III - "A" - (Guyenne 11 avions - Tunisie 10 avions). Durée: 5h52. Vol de jour 0h34. Vol de nuit 5h18. Total des avions engagés dans la mission 281 avions. Bombardement raffinerie de pétrole près de Kiel Hemingstedt (Schelswig). Vol de guerre de nuit.

- 8/9/3-45 - Objectif: (Hambourg) - Même équipage - Halifax III - "G" - (Guyenne 10 avions - Tunisie 9 avions). Durée: 5h53. Vol de jour 0h56. Vol de nuit 4h57.Total des avions engagés dans la mission 312 avions. Bombardement chantiers navals Hambourg. Vol de guerre de nuit.

- 11/3/45 - Objectif: (Essen) - Même équipage - Halifax III - "H" - (Guyenne 13 avions - Tunisie 11 avions). Durée: 5h22. Total des avions engagés dans la mission 1079 avions. Bombardement Essen. Vol de guerre.

- 13/3/45 - Objectif: (Wuppertal) - Equipage - Halifax III - "K" - Pilote: Lt IDRAC, Navigateur: Cdt de VULPILLIERE, Bombardier: Sgt/C LARUE, Radio: Sgt GAVOYE, Mécanicien: Lt ROUSSEAU, Mitrailleur-supérieur: Sgt BOUFFAND, Mitrailleur-arrière: Sgt ROUTHIER. ( Guyenne 14 avions - Tunisie 12 avions). Durée: 5h49. Bombardement Wuppertal (Rhur). Vol de guerre.

- 24/3/45 - Objectif: (Sterkrade) - Equipage - Halifax III "E" - Pilote: Lt TROUETTE, Navigateur: Lt le GOUIC, Bombardier: Lt CHEVALIER, Radio: Lt CARRAT, Mécanicien: Lt ROUSSEAU, Mitrailleur-supérieur: Sgt BORGEY, Mitrailleur-arrière: Sgt TALLONNEAU. (Guyenne 9 avions - Tunisie 10 avions). Durée: 5h33. Total des avions engagés dans la mission 177 avions. Bombardement Gare de Sterkrade. Vol de guerre.

Avril 1945

- 25/4/45 - Objectif: (Wangerooge) - Equipage - Halifax VI "Q" - Pilote: Sgt BONNET, Navigateur: S/Lt LASSUS, Bombardier: Sgt LUPISGICH, Radio: Sgt/C DERBESSE, Mécanicien: Lt ROUSSEAU, Mitrailleur-supérieur: Sgt BOURSET, Mitrailleur-arrière: Sgt BOURGEROL. (Guyenne 18 avions - Tunisie 12 avions). Durée: 4h06. Total des avions engagés dans la mission 482 avions. Nombre de Français tués dans la mission (7). Bombardement batterie côtière Wangerooge (Frise). Vol de guerre.

10 missions sur la France, 18 missions sur l'Allemagne, total 28 missions de guerre.

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EQUIPAGE DU COMMANDANT PUGET - (BROHON)

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(collection: POTET.Jean-Marie)

Pilote: Cdt PUGET. (Cdt de l'avion) Mécanicien: Sgt/C CARAYOL. Navigateur: Lt PLUCHART. Bombardier: Lt PERSEVAL. Radio: Sgt. MOUREY. Mitrailleur-supérieur: Sgt/C GORDIOL. Mitrailleur-arrière: Adjt/C POTET.Claude

Après le départ du Commandant BROHON le Commandant PUGET deviendra pilote de cet équipage.

 

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(collection: POTET Jean-Marie)

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EQUIPAGE DU CAPITAINE BARON

 

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(collection: la mémoire des groupes lourds)

Pilote: Cpt. BARON Robert.(Cdt. de l'avion). Navigateur: Lt. TRUCHE Armand. Bombardier: Adjt. VIGNERON Guy. Radio: Adjt/C. MIGNOT René. Mécanicien: Sgt/C. CORMIER Charles. Mitrailleur-supérieur: Sgt/C. PETITJEAN Roger. Mitrailleur-arrière: Sgt. BOURRELY LouisLt-Colonel. DAGAN Noël.(co-Pilote)

4/5.11.1944 - Objectif: BOCHUM - Squadron 346 - 5 morts.

NOMBRE D'AVIONS ENGAGES PAR CHAQUE GROUPE:

GUYENNE 16 AVIONS TUNISIE 11 AVIONS.

TOTAL DES AVIONS ENGAGES DANS LA MISSION: 749 AVIONS.

NOMBRE DE FRANCAIS TUES DANS LA MISSION: 23 TUES.

Les avions traversèrent un formidable barrage de D.C.A.. Cette mission fut bien plus meurtrière que les précédentes! Ils étaient fortement secoués: l'ennemi défendait ses usines d'armes de guerre avec acharnement. Des "HALIFAX" étaient touchés à mort. Ils tombaient et, malheureusement, aucun parachute ne s'ouvrait. Les équipages étaient perdus à jamais!

Le Capitaine BARON Robert sur le-J- avait déjà effectué 26 missions pour la France dont 9 missions sur l'Allemagne. Le Lieutenant-Colonel DAGAN Noël, de l'état-major de Londres, s'était embarqué avec lui comme 2ème pilote , car il pensait que, pour pouvoir commander des gens qui faisaient la guerre, il fallait la faire aussi. C'était pour cette raison qu'il accompagnait le Capitaine BARON Robert. Au retour de sa mission, attaqué par un chasseur de nuit.(les intruders) l'avion fut descendu à NORFT (8km au S-O. de DÜSSELDORF). Trois membres de l'équipage furent sauvés par leur parachute et faits prisonniers. Le "HALIFAX" emporta dans sa chute 4 membres de l'équipage et le Lieutenant-Colonel DAGAN Noël.

(source: Le "L" for LOVE du Cpt. VEAUVY )

CITATION

Cité à l'ordre de la Brigade Aérienne:

Le Colonel BAILLY, Commandant les Groupes de bombardement N°1 cite à l'ordre de la Brigade Aérienne l'équipage du Capitaine BARON (Cdt d'avion)

"Équipage d'une très grande valeur et d'une expérience exceptionnelle. Manifeste en opérations un allant et une compétence qui lui ont permis d'accomplir avec un grand succès contrôlé par photographie plusieurs missions de bombardement de nuit pour la préparation et l'appui du débarquement en Normandie, en dépit des circonstances atmosphériques peu favorables, de l'opposition de la D.C.A. et de la chasse ennemie. Notamment au cours d'une mission effectuée le 06.06.44 à basse altitude a eu son appareil endommagé par la D.C.A.

(Croix de guerre avec étoile de bronze)

Cité à l'Ordre de la Division Aérienne:

Capitaine BARON, et son équipage:

"Équipage d'élite, ardent à participer à toutes les missions. A effectué avec efficacité 7 missions de nuit et 4 de jour contre les bases d'avions sans pilote et contre le réseau ferré ennemi. Notamment en juillet 1944 a eu son avion atteint par la D.C.A."

(Croix de guerre avec étoile d'argent)

Radio: S/Lt René MIGNOT

CITATION A L'ORDRE DE L'ARMEE AERIENNE: J.O. du 6.1.46 a/c du 3.3.45 Décret du 19.11.45.

"Membre d'un équipage d'élite du bombardement lourd ayant fait preuve de magnifiques qualités au cours de nombreuses missions conduites avec succès contre les objectifs les plus défendus d'allemagne manifeste pour ces missions le même allant qu'au début de son tour d'opérations depuis sa dernière citation a notamment mené à bien le 15.9.44 une attaque difficile contre un port de la Baltique et le 6.10.44 une mission de jour contre une usine de la Ruhr, mission au cours de laquelle tous les avions du Groupe furent endommagés par la Flack. Le 2 novembre a fait partie d'un raid contre une ville de la Ruhr et a réussi remarquablement sa mission malgré les efforts d'une chasse ennemie particulièrement mordante et active.

CETTE CITATION COMPORTE LA CROIX DE GUERRE 39/45 avec Palme.

Décision du 06/03/1947 à l'ordre de l'armée aérienne- J.O.R.F. du 16/04/1947 - page 1704.

"MIGNOT (René Pierre Henri) Sous-Lieutenant du Groupe de Bombardement 2/23 "Guyenne": Officier radio de grande valeur qui vient d'effectuer du 5 Juillet 1944 au 12 Septembre 1944, une nouvelle série de missions de jours et de nuit sur des Centres industriels et des noeuds de communications de la Ruhr ainsi que sur des rampes de bombes volantes, objectifs tous puissamment défendus par la D.C.A. A toujours contribué par son travail et son sang-froid la pleine réussite de ces missions ou des résultats excellents ont été obtenus.

CETTE CITATION COMPORTE L'ATTRIBUTION DE LA CROIX DE GUERRE AVEC PALME.

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Le Halifax du Capitaine BARON Robert, attaqué par un chasseur de nuit, est descendu à Norf (8 km. S.-O. de Dusseldorf) au retour du raid.

Trois membres de l'équipage, sauvés, sont faits prisonniers:

Capitaine TRUCHE Armand (Navigateur)

Adjudant-Chef MIGNOT René (Radio)

Sergent-Chef PETITJEAN Roger (Mitrailleur-supérieur).

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Lieutenant-Colonel DAGAN Noël, photo prise en 1940.

(collection: Nicolas DAGAN)

Les quatre autres membres de l'équipage, ainsi que le Lieutenant-Colonel DAGAN Noël, qui volait comme 2ème pilote, sont inhumés au cimetière de Norf.

Capitaine BARON Robert (Pilote)

Adjudant VIGNERON Guy Bombardier)

Sergent-Chef CORMIE Charles (Mécanicien)

Sergent BOURRELY Louis (Mitrailleur-arrière)

Récit du Sergent-Chef PETITJEAN Roger.

En piqué à mort.

Vers la fin de l'après-midi du 4 novembre, notre Halifax décollait d'Elvington. Objectif BOCHUM dans la Ruhr. Le temps était couvert, mais la météo avait signalé une région dégagée et claire autour de l'objectif. Rien à dire, les conditions atmosphériques n'étaient pas défavorables. On allait pouvoir faire du bon travail.

Nous étions 8 à bord: le capitaine BARON au poste de pilotage; navigateur: le capitaine TRUCHE; bombardier: l'adjudant VIGNERON; radio: l'adjudant MIGNOT; mitrailleur-arrière le sergent BOURRELY; mécanicien: le sergent CORMIER; le colonel DAGAN avait pris place dans notre appareil comme passager. J'occupais (sergent-chef PETITJEAN) le poste de mitrailleur-supérieur.

La première partie du voyage fut sans histoire. Nos quatre moteurs exécutaient leur travail bien sagement. La flak ne se montrait pas trop entreprenante et les chasseurs ennemis semblaient peu disposer à monter à notre rencontre. Malheureusement, quelques minutes avant d'atteindre l'objectif le moteur droit montra quelques troubles. Ils allèrent en s'accentuant. Le pilote dut dire au mécanicien de couper et de mettre en drapeau.

Vers 19h35 le bombardement a lieu sur trois moteurs seulement. Nous avons un léger retard sur notre horaire, un vent N-E plus fort que celui prévu par la météo nous ayant gêné.

Pas bien grave, les usines de Bochum ont leur compte.

Mais la D.C.A. se réveille, dense et rageuse. Les projecteurs balaient le ciel. Les "traçantes" nous entourent. Le cercle se resserre petit à petit.

Brusquement un de ces tirs se rapproche de la tourelle, léchant tout l'appareil de l'avant de la queue. Instinctivement je demande au capitaine Baron une manoeuvre de dégagement. Il l'exécute. Mais trop tard. Nous sommes touchés à droite. Le feu est au moteur. Presqu'aussitôt un Messerchmitt 109 fonce de l'avant sur notre Halifax et passe à notre droite. Le feu gagne.

Une deuxième rafale nous atteint au moment même où je voyais disparaître notre premier agresseur. Le Messerchmitt qui nous tire maintenant est plus précis: il dégage à environ 150 mètres. Je recommence ma manoeuvre et je suis à peu près certain de le toucher durement. Lui aussi est repris par la nuit.

Le "feu à droite". Je m'adresse au pilote; il ne répond pas. Le mécanicien seul me fait un signe de tête pour me montrer qu'il a déjà vu le danger.

Allô! pilote, le feu prend de l'ampleur, faut-il mettre nos parachutes? Pour la première fois il me répond. Il parait blessé. Il fait un effort "Oui, oui, aux parachutes. Deux secondes se passent... Sautez, mais sautez vite". Le pilote prononce ces paroles normalement, mais ses mouvements sont lents. Le navigateur essaye d'ouvrir la trappe, tandis que l'adjudant Mignot aide le colonem Dagan à accrocher son parachute.

Je commence à me dégager les jambes pour sauter, quand l'appareil, brutalement, d'un bond sec et inconscient part en vrille à gauche. Le pilote a dû être gravement atteint, ou les commandes ont été coupées: notre Halifax est maintenant livré à lui-même.

RIVE A LA TOURELLE.

Un brusque départ en vrille, puis en piqué, me projette au dehors. Mes jambes demeurent accrochées à la tourelle. Malgré l'effrayante vitesse, malgré le feu qui m'entoure, je garde pleine conscience. Je vois ma situation: rivé par la force de chute à un appareil qui n'a plus de mains pour le guider, qui fonce à une allure toujours plus grande vers le sol.

Que faire? M'extraire par mon parachute? Impossible. Le vent l'a décalé et il se trouve maintenant derrière ma tête. Et puis je ne peux faire un mouvement. Je tente en vain d'allonger le bras pour tirer sur la poignée.

Tout cela se déroule en quelques secondes. Mon esprit continue à enregistrer de façon automatique. C'est la chute sans aucun espoir de sortie. Et c'est l'explosion de notre réserve d'essence... L'explosion de tout l'appareil. Je ne vois rien. Mais je reste lucide.

Par la déflagration, je suis éjecté de cet enfer. Je tombe en chute libre. Mais seul. Je ne suis plus attaché à des tonnes de métal qui fondent vers la mort. J'ouvre aussitôt mon parachute. Une douleur tenace me fait croire que j'ai perdu une jambe. Je vois le Rhin bordé d'inendies et de ruines.

J'atterris bientôt à 500 mètres du bord de l'eau, de façon régulière. Je constate que mon genou est seulement démis car il se plie à l'intérieur. Mes vêtements sont en loques. Mes mains en partie gelées.

Je regarde ma montre. elle est bloquée à 20h48.

(Extrait de "L'Aviation française, journal du 5 juillet 1945 récit recueilli par Marc Livet)

(collection: Nicolas DAGAN)

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EQUIPAGE DU CAPITAINE MARCHAL 

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Premier a partir de la gauche le Sgt Georges MOLINIER. Troisième le Capitaine Marchal.

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(collection: Lionel CAVIN)

 

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Pilote: Cpt. MARCHAL (Cdt. de l'avion) Navigateur: Lt. de PREVAL. Bombardier: S/Lt. MUNIER. Radio: Sgt. REBIERE. Mécanicien: Sgt. MOLINIER. Mitrailleur-supérieur: Sgt. FABRE. Mitrailleur-arrière: Sgt/C. GODARD.

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Le  Capitaine MARCHAL et le lapin mascotte de l'escadrille.

(source: La mémoires des groupes lourds)

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Lieutenant de PREVAL.

Photo prise en mars 1945 à ELVINGTON.

(collection: Nicole ROUSSEAU-PAYEN)

CITATIONS

CITATION A L'ORDRE DE LA BRIGADE AÉRIENNE N°18 DU 20.9.43

DÉCERNÉE A L'ASPIRANT MOLINIER G.L.C. 1447 F.A.F.L.

Le Colonel COUSTEY, Commandant des FORCES AÉRIENNES FRANÇAISES LIBRES en GRANDE-BRETAGNE, cite à l'ordre de la Brigade Aérienne, l'équipage du Squadron N°346 : Aspirant MOLINIER.

"Mécanicien d'un équipage d'un cran admirable : le 25 Juillet, au cours d'une mission de nuit contre une usine de pétrole synthétique en Allemagne de l'Ouest, isolé par suite d'un retard de dix minutes sur l'horaire, décida de poursuivre l'attaque et bombarda en fait avec un bon résultat, fut pris alors durant 7 minutes dans des cônes de projecteurs et soumis, durant 20 minutes au tir concentré de la D.C.A. la plus puissante d'Allemagne; revint atterrir sur un terrain de secours de la côte Anglaise avec un avion très endommagé et un membre de l'équipage sérieusement blessé".

Cette citation comporte l'attribution de la Croix de Guerre avec étoile de bronze.

CITATION A L'ORDRE DE LA DIVISION AÉRIENNE N°353 DU 24.2.44

DÉCERNÉE A L'ASPIRANT MOLINIER Georges des F.A.F.L.

Le Colonel COUSTEY, Commandant des FORCES AÉRIENNES FRANÇAISES en GRANDE-BRETAGNE, cite à l'ordre de la Division aérienne, l'Aspirant G.L.C. MOLINIER, du Squadron N°346:

"Mécanicien d'un équipage de bombardement lourd qui, au terme de son tour d'opération, s'est porté spontanément volontaire pour effectuer une nouvelle série de missions dans le cadre de la lutte du "Bomber Command" contre l'Allemagne.

A, en particulier, participé au cours de 96h25 de vols de guerre, à une série d'attaque contre les objectifs industriels et voies de communication puissamment défendus de l'Allemagne de l'Ouest.

A toujours fait montre des meilleurs qualités de courage et de sang-froid au sein du combat commun pour la libération de la Patrie".

Cette citation comporte l'attribution de la Croix de Guerre avec Étoile d'Argent.

CITATION A L'ORDRE DE LA DIVISION AÉRIENNE N°59 DU 2.5.44

DÉCERNÉE A L'ASPIRANT MOLINIER Georges (Squadron 346 R.A.F.)

Commandant Air en Grande-Bretagne. Citation Équipage du Capitaine MARCHAL.

" Excellent équipage de bombardement qui a donné les preuves de sa valeur au cours de nombreuses opérations sur des objectifs comptant parmi les plus puissamment défendus de l'Allemagne.

Vient de prendre part à une nouvelle série d'opérations sur la Ruhr et l'Allemagne du Nord. Déjouant par sa compétence et sa cohésion toutes les difficultés qu'apportent des conditions atmosphériques souvent défavorables et les violentes réactions de la D.C.A. lourde et de la chasse.

S'est particulièrement distingué le 25 Mars 1944 lors d'une attaque sur un important centre ferroviaire et industriel de l'Allemagne du Nord, alors qu'étant pris à partie et sérieusement atteint par la D.C.A., il réalisa cependant un excellent bombardement et le 4 avril 1944 au cours d'une attaque de nuit sur un important port de guerre ennemi très protégé".

Cette citation comporte l'attribution de la Croix de Guerre avec Étoile d'Argent.

(collection: Famille MOLINIER)

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Mécanicien: Sgt. MOLINIER.

 

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(collection: Cathy DAGORN)

Merci Cathy pour se superbe document, votre papa M. Georges MOLINIER serait fier de vous pour le souvenir de nos anciens.

 

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Mitrailleur-arrière: Sgt/C. GODART.

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Bombardier: S/Lt. MUNIER.

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Radio: Sgt. REBIERE.

RC Raymond Cavin au Maroc

Raymond CAVIN à Marrakech devant un Léo45 du Groupe 1/23.

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raymond cavin Numériser 

Raymond CAVIN à l'hôpital après son emputation.

 

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(collection: Lionel CAVIN)

 

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EQUIPAGE DU LIEUTENANT GONTHIER

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Pilote: Lt. GONTHIER. (Cdt. de l'avion) Navigateur: S/Lt. CAPDEVILLE. Bombardier: Sgt/C. DUSSAULT. Radio: Sgt/C. RAYNAUD. Mécanicien: Sgt/C. PATRIS. Mitrailleur-superieur: Sgt. HELLMUTCH. Mitrailleur-arrière: Sgt. SAINTSEVIN.

CARTE Scan (708)

Insigne du 2/23 Guyenne n°138 du Sgt/C PATRIS Guy.

(collection: Famille PATRIS)

18/19.03.1945 - Objectif: WITTEN.

Nombre d'avions engagés par chaque groupe:

"GUYENNE" 9 avions.

"TUNISIE" 9 avions.

Total des avions engagés dans la mission: 324 avions.

Nombre de Français tués dans la mission: 6 tués.

Pendant le trajet aller de la mission, le HALIFAX du Lieutenant GONTHIER tombe en panne de moteur.Les règlements l'autorisent à faire demi-tour. Déjà victime de ce type d'incident à plusieurs reprises, le Lieutenant GONTHIER décide cette fois de poursuivre sa mission. Il continue sa route vers l'objectif et largue ses bombes sur l'objectif. Au retour, il est attaqué par un chasseur et s'écrase au sol à NÖLLENBERG.Seul le radio est sauvé par son parachute.Les 6 tués ont été inhumés au cimetière catholique de BEYENBURG.

(source: La mémoire des groupes lourds)

http://www.anoraa620.org/content/view/33/7/ 

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CITATION

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Lieutenant André GONTHIER.

Officier pilote, commandant d'avion, toujours volontaire pour les missions les plus dangereuses, a donné au cours de missions qu'il totalisait dans le cadre du Bomber Command un exemple remarquable de courage, d'esprit de décision et de sang froid. A pris part au cours du mois de mars 1945 à une série d'opérations de longue durée de jour et de nuit sur les objectifs les plus fortement défendus du territoire ennemi où en dépit d'une chasse très agressive et d'une D.C.A. toujours extrêmement dense et précise, il a obtenu des résultats d'une haute précision contrôlés par photographie aérienne.

Le 18 mars 1945 participant à un raid d'importance sur un centre industriel des mieux protégés de la région rhénane a été abattu avec son équipage. 

Charles de GAULLE

20.08.1945

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EQUIPAGE DU LIEUTENANT VIALATTE

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EQUIPAGE DU LIEUTENANT VIALATTE

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EQUIPAGE DU CAPITAINE CALMEL

EQUIPAGE DU LIEUTENANT VIALATTE

(collection:Eric SUTOUR)

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EQUIPAGE DU CAPITAINE CALMEL

De gauche à droite:

Pilote: Cpt.CALMEL. (Cdt. de l'avion) Navigateur: Lt. BERRARD. Bombardier: S/Lt. PARDOEN. Radio: Sgt/C. ALIX. Mécanicien: Adjt/C. ROUX. Mitrailleur-supérieur: Sgt. MECHALY. Mitrailleur-arrière: Sgt. LADET-CHASSAGNE.

EQUIPAGE DU LIEUTENANT VIALATTE

Pilote:Sgt/C. BUSNEL. Navigateur: Lt. VIALATTE. (Cdt de l'avion) Bombardier: Lt. SUTOUR. Radio: Sgt/C. BONNAFOUS. Mécanicien: Adjt/C. CHOMY. Mitrailleur-supérieur: Sgt. HELARY. Mitrailleur-arrière:Sgt. BAERT.

RECIT DU PETIT-FILS DU Sgt/C BUSNEL Christophe LAVIE.

Concernant le H7C, il a en fait été réformé sur place, suite à la mission du 26 Décembre 1944

Objectif: SAINT-WITH.

"GUYENNE" 5 avions.

"TUNISIE" 3 avions.

Total des avions engagés dans la mission: 294 avions

Durant la bataille des Ardennes de 1944, une division panzer se cachait à St WITH, dans les Ardennes Belges, et le seul moyen de les déloger, était l'arme aérienne, le GUYENNE bombarde à 500mètres d'altitude ce jour-là!

Les chars font du tir au pigeon sur les HALIFAX, mon grand-père manque de se faire tuer aux commandes lorsqu'un éclat d'obus perfore la carlingue, lui passe entre les jambes, coupe le fil de l'interphone de bord et ressort en faisant un trou dans le haut du cockpit.

Au retour de la mission, l'avion est en triste état: 6 réservoirs crevés sur 14, plus de circuit hydraulique, même celui de secours, donc pas de freins. Roger, détourne l'avion sur CARNABY, ou se trouve un terrain de secours, et secoue l'avion dans tous les sens pour faire sortir le train.

Atterrissage d'urgence, l'avion roule jusqu'en bout de piste, puisque les freins sont morts, et s'arrête finalement, pas d'accident, mais l'avion est réformé, avec 289 trous dans la carlingue.

La mission suivante, le 29 Décembre, se fera avec un H7C Charlie tout neuf.

(Christophe LAVIE)

CITATIONS

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Navigateur: Lt. VIALATTE. ( Cdt. de l'avion).

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Blida en 1940, Maurice BAERT premier en partant de la droite.

(collection: Famille BAERT)

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Mitrailleur-arrière: Sgt. BAERT Maurice.

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Mitrailleur-supérieur: Sgt. HELARY.

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Pilote: S/Lt. BUSNEL.

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Mécanicien: S/Lt. CHOMY.

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EQUIPAGE DU LIEUTENANT-COLONEL VENOT

 

equipage du Col VENOT 2-23 guyenne

(collection: Roger Dodsworth)

- Une petite anecdote, La photo appartenait à Madame Pauline Dodsworth (1928-2013) qui est décédé cette année. Son nom de jeune fille était Elmhirst et pendant la guerre, elle et sa famille vivaient à la Grange (Ferme) à Elvington. La famille avait beaucoup de contact avec les "Français Libres", comme elle les appelait et les officiers ont été régulièrement invités à la Grange (Ferme) pour des repas et des fêtes.

Pilote: Lt-Col. VENOT.(Cdt. de l'avion). Navigateur: Lt. GUILLOCHEAU. Bombardier: Adjt. KIPPERLE. Radio: Sgt. LHOMOND. Mécanicien: Sgt/C. COUPEAU. Mitrailleur-supérieur: Sgt/C.FINALE. Mitrailleur-arrière: Sgt/C. BIAGGI.

10.09.1944-Objectif:OCTEVILLE(près du havre).

Nombre d'avions engagés par chaque groupe

"GUYENNE" 16 avions.

"TUNISIE" 14 avions

Total des avions engagés dans la mission: 992 avions.

Nombre de Français tués dans la mission: 6 tués.

L'avion du Lieutenant-Colonel VENOT (commandant du groupe GUYENNE) explose à l'attérissage sur le terrain d'ELVINGTON, à 18h.34, au retour d'une mission très facile sur Octeville (près du Havre). Une bombe restée dans l'avion se décroche au contact du sol, faisant éclater l'avion, qui prend feu immédiatement. Seul, le Lieutenant-Colonel VENOT est miraculeusement sauvé. Il est grièvement brûlé, tous les autres membres de l'équipage sont tués.

Tous ont été enterrés le 14 septembre au R.A.F. Regional Cimetery de Stonefall, à Harrogate (Yorkshire).

CITATIONS

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(collection: Alain VENOT)

Général VENOT.

 

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Sépulture de Louis-Robert GUILLOCHEAU, inhumé au cimetière de Pauillac (33).

(source: Yves PLOTON)

 

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Sergent: Gabriel LHOMOND

Journal officiel du 4 Février 1945

Par décret en date du 12 Janvier 1945, la médaille militaire est attribuée, à titre posthume.

 

LHOMOND Gabriel, sergent: sous-officier d'active, radio navigant; après avoir obtenu en école anglaise des résultats extrêmement brillants qui découlaient d'une intelligence vive, d'une application au travail et d'un parfait esprit  militaire, se montrait au cours des missions un membre particulièrement allant, précieux et sûr de l'équipage du Halifax III dont il faisait partie. Après avoir effectué, malgré l'opposition parfois violente de la chasse ennemie, de nombreuses missions de jour et de nuit contre l'Allemagne et les territoires occupés, est mort pour la France avec son équipage le 10 septembre 1944, par suite de l'explosion à l'atterrissage d'une bombe qui n'avait pu être larguée. Totalisait 15 missions, 406 heures de vol de guerre, dont 37 heures de nuit. Durant ses quatre années de services, S'était déjà affirmé comme un sous-officier de valeur exceptionnelle, qui, plus tard, aurait pu être promu officier.

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Sergent-Chef: Dominique BIAGGI

(collection: Sandra BARBIER NIAULON)

BIAGGI Dominique-François, Sergent-Chef: sous-officier d'active mitrailleur; après de nombreuses années de service en France et en Afrique française du Nord, servait en Angleterre comme mitrailleur arrière d'un avion "HALIFAX III". Il se montra en mission particulièrement allant et sûr, aidant notamment, à six reprises, par sa veille et son tir précis, a éviter des attaques de chasseurs de nuit ou à s'en dégager. Après avoir effectué de nombreuses missions de jour et de nuit contre l'Allemagne et les territoires occupés, est mort pour la France avec son équipage, le 10 septembre 1944, par suite de l'explosion à l'atterrissage d'une bombe qui n'avait pu être larguée. Totalisait 18 missions 346 heures de vol. Dont 101 de nuit, et 71 heures de vol de guerre, dont 39 heures de nuit. Durant cinq années de service, s'était montré un camarade gai, allant et courageux et un très bon sous-officier consciencieux et discipliné.

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Cimetière de BROOCKWOOD

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(collection: Yvonne FINALE)

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Cimetière de BROOCKWOOD la stèle du Sgt/C FINALE.

(collection: Yvonne FINALE)

Sergent-Chef: Wilson FINALE

FINALE Wilson, Sergent-Chef: sous-officier mitrailleur initialement d'active, devenu réserviste, rappelé sous les drapeaux en février 1943, servait en Angleterre comme "Mild Upper Gunner" d'un avion HALIFAX III; il se montra en mission particulièrement allant et sûr, aidant notammentà six reprises, par sa veille et son tir précis, à éviter des attaques de chasseurs de nuit ou à s'en dégager. Après avoir effectué de nombreuses missions de jour et de nuit contre l'Allemagne et sur les territoires occupés, est mort pour la France avec son équipage le 10 septembre 1944, par suite de l'explosion à l'atterrissage d'une bombe qui n'avait pu être larguée. Totalisait 16 missions, 446 heures de vol, dont 98 de nuit. Durant ses onze mois de services à l'escadrille, s'était affirmé comme un excellent camarade et comme un combattant plein d'allant et de courage.

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Adjudant: Jules-Joseph KIPFERLE

KIPFERLE Jules Joseph, Adjudant,: sous-officier de carrière volontaire pour combattre au-dessus de l'Allemagne malgré le danger accru par sa qualité de Lorrain; après de nombreuses années de service comme mitrailleur, servait comme bombardier dans un équipage de "HALIFAX III". S'est montré très compétent, très adroit et précis au cours de ses bombardements de jour et de nuit. Après avoir effectué, malgré l'opposition parfois violente de la chasse ennemie, de nombreuses missions très réussies de jour et de nuit contre des objectifs en Allemagne et en territoire occupés, est mort pour la France avec son équipage, le 10 septembre 1944, par suite de l'explosion à l'atterrissage d'une bombe qui n'avait pu être larguée. Totalisait 23 missions, 657 heures de vol, dont 145 de nuit et 89 heures de vol de guerre, dont 28 heures de nuit. Durant ses dix années de service, fut pour ses chefs un subordonné actif, consciencieux, discipliné, et pour ses camarades le modèle d'un excellent sous-officier.

Sergent-Chef: Marcel COUPEAU.

COUPEAU Marcel, Sergent-Chef: sous-officier d'active, mécanicien navigant; après de nombreuses années de services comme mécanicien au sol, avait par sa valeur obtenu la récompense tant désiré d'être navigant dans un équipage de Halifax III et de combattre l'Allemand; se montrait particulièrement actif et sûr dans le controle de l'appareillage technique et un collaborateur sérieux des mitrailleurs dans sa surveillance du ciel. Après avoir effectué malgré l'opposition parfois violente de la chasse ennemie, de nombreuses missions très réussies contre l'Allemagne et les territoires occupés, est mort pour la France avec son équipage le 10 septembre 1944, par suite de l'explosion à l'atterrissage d'une bombe qui n'avait pu être larguée. Totalisait 15 missions, 141 heures de vol, dont 56 de nuit, et 68 heures de vol de guerre, dont 36 heures de nuit. Au cours de huit années de services s'était montré un sous-officier de grande valeur, à la fois mécanicien compétent et navigant plein d'allant et de foi.

 

Ces citations comportent l'attribution de la Croix de guerre avec palme de bronze.

(sources: Adjt. COUSTELLIE, "B.A. 106")

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EQUIPAGE DU CAPITAINE PETIT

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Le 4e en partant de la gauche sur la photo l'Adjudant/Chef DEZELLIS.

(collection:la mémoire des groupes lourds)

De gauche à droite:

Mécanicien au sol: MONFRAIX, Mitrailleur-supérieur: Sgt VIDAL Raoul, Radio: Sgt/C MIMAUD, Bombardier: Adjt/C DEZELLIS, Navigateur: Cpt PETIT, Pilote: Adjt RAMES, Mécanicien: BAUER "dit DUBOIS", Mitrailleur-arrière: Sgt LEGUILLOU, Mécanicien au sol: LOONIS.

17/18.12.1944 - Objectif: DUISBOURG.

Nombre d'avions engagé par chaque groupe.

"GUYENNE" 13 avions.

"TUNISIE" 15 avions.

Total des avions engagés dans la mission:523 avions.

Nombre de Français tués dans la mission: 1tué.

Au cours d'une mission sur DUISBOURG (Ruhr), l'avion du Capitaine PETIT, désemparé, perd plus de 15.000 pieds d'altitude, l'évacuation est arrêtée et l'avion rentre en Angleterre.

Le Capitaine PETIT, navigateur, l'Adjudant RAMES, pilote, l'Adjudant BAUER,dit dubois, mécanicien, sont indemnes. Le Sergent VIDAL Raoul, mitrailleur, est légèrement blessé, Le Sergent-Chef MIMAUD Robert, radio, est gravement blessé au bras.

Le bombardier, l'Adjudant DEZELLIS André, a sauté en parachute, il est fait prisonnier. Le Sergent-Chef LE GUILLOU Jean, mitrailleur, a également sauté en parachute. Jamais son corps n'a été retrouvé.

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(collection: Michel BARON)

"JOURNAL DE MARCHE DU GROUPE "GUYENNE"

Le 18 Décembre, enfin, treize équipages décollent à 2h30 du matin. Pour ne pas changer, ils vont "au charbon".L'objectif est encore, en effet, DUISBOURG. Le Commandant de VULPILLERES fait un "early return", par suite de panne de boite Gee, sur le "P". Sur l'objectif, le "Q" piloté par le Lieutenant DELVOYE, est touché par la Flack. Un éclat écorche sans gravité le Lieutenant CAPARROS, bombardier, un autre casse la pile de la Mae West du Lieutenant BALDASSARI, navigateur. Le "D" du Lieutenant FLESCH et le "G" du Capitaine THIRY sont attaqués par des chasseurs et sauvés par leurs corkscrews. Le Capitaine CALMEL sur le "C-Charlie" comme d'habitude, fait sa 31e et dernière mission ; et c'est d'une voix claironnante qu'au retour il clame à 9h30 son dernier "C-Charlie, clear out".

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Le "C FOR CHARLIE" piloté par le Commandant CALMEL Commandant le "GUYENNE" mène le défilé aérien du 14 juillet.

(source: PILOTES DE NUIT. Auteur: Commandant CALMEL.)

Mais le "H" du Capitaine PETIT n'est pas rentré à ELVINGTON. Il a eu de sérieux ennuis, et a dû atterrir à MANSTON, deux des membres de l'équipage ayant sauté en parachute au-dessus de l'Allemagne. A 20.000 pieds, sur la RUHR, pris dans un important barrage de D.C.A., le HALIFAX, déséquilibré, perd 17.000 pieds d'altitude. Le Capitaine PETIT donne l'ordre d'évacuer en parachute; le bombardier, l'Adjudant/Chef DEZELLIS et le sergent/Chef GUILLOU mitrailleur-arrière, sautent. Le Capitaine PETIT aurait pu sauter, puisqu'il venait d'en donner l'ordre et qu'il est navigateur; mais il est aussi Commandant d'avion, et il ne veut sauter que le dernier; il aide le pilote, l'Adjudant RAMES, à reprendre le contrôle de l'appareil, et y réussit avant que le reste de l'équipage ait pu sauter.

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Petite indication sur l'Adjudant/Chef DEZELLIS son insigne tissu "B" de bombardier sur son uniforme a droite de la photo.(collection: Michel BARON)

L'ordre d'évacuer est donc rapporté. Mais l'avion est maintenant sous les nuages,à 3000 pieds au-dessus de la RUHR, et pris à partie par la D.C.A. Le compas est fou, la Gee démolie par un éclat. Un autre éclat blesse grièvement au bras le radio, le Sergent/Chef MIMAUD, qu'il faut étendre sur la banquette de repos. Aprés quelques minutes de vol vers l'Est, le navigateur aperçoit l'erreur, fait demi-tour, et, sans Gee, sans compas, sans radio, aidé surtout par la boussole de la boite "d'escape", il se dirige vers l'Ouest et réussit à atterrir à MANSTON, terminant sa 24e mission.

L'équipage rejoindra par la suite, mais l'avion sera immobilisé par ses avaries pour de longues semaines, et le Sergent/Chef MIMAUD ne pourra continuer son tour d'opérations.

(source:Le journal de marche du Capitaine COCHO.)

CITATIONS

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Mitrailleur-supérieur: Sgt. BILLAUD.

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EQUIPAGE DU CAPITAINE BERAUD

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(collection: la memoire des groupes lourds)

 

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(collection: Monsieur CLOAREC)

 

Pilote: Cpt. BERAUD. (Cdt. de l'avion) Navigateur: Lt. VALETTE. Bombardier: Lt. RAFFIN. Radio: Adjt. CLOAREC. Mécanicien: Sgt/C. IMART. Mitrailleur-supérieur: Sgt/C. BELLON. Mitrailleur-arrière: Adjt. MANFROY.

4/5.11.1944 - Objectif: BOCHUM.

Nombre d'avions engagés par chaque groupe:

"GUYENNE" 16 avions.

"TUNISIE" 11 avions.

Total des avions engagés dans la mission: 749 avions.

Nombre de Français tués dans la mission: 23 tués.

Toujours au cours de la même nuit, le HALIFAX du Capitaine BERAUD est atteind par une rafale de mitrailleuse d'un chasseur de nuit. Les sept membres de l'équipage réussissent à sauter en parachute. Hélas, deux d'entre eux ne survivront pas: le Lieutenant RAFFIN PIERRE tombe sur une ligne à haute tension et meurt électrocuté.

Le Capitaine BERAUD tombe non loin de cette ligne, son parachute déchiré. Ils avaient déclaré que "quoi qu'il arrive", ils resteraient unis. Ils le sont dans la mort, enterrés dans le même cimetière, le cimetière communal de Stommein.

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Les tombes du lieutenant RAFFIN et du capitaine BERAUD au cimetière de Stommein.

(collection: Famille BERAUD)

CITATION

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Lieutenant BERAUD

(collection: Famille BERAUD)

Cité à l'Ordre de la Division Aérienne:

Capitaine BERAUD, et son équipage:

"Équipage qui s'impose par sa valeur technique, son allant, son calme et la conscience minutieuse avec laquelle il accomplit ses missions. A exécuté avec succès 5 missions de nuit et 5 de jour participant aux opérations de Normandie, à la lutte contre les avions sans pilote et à l'action contre le réseau ferré. Notamment a pris part aux deux interventions massives du Bomber Command dans la région de Caen dont la première en juillet 1944 a mérité les chaleureux remerciements de l'Armée Montgomery."

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EQUIPAGE DU CAPITAINE PLOTON 

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De gauche à droite:

Pilote: Cpt Robert PLOTON (Cdt d'avion) Radio: Sgt Jean VERMEULEN, Navigateur: Lt Henri POIROT, Bombardier: S/Lt Jacques de GISORS, Mécanicien: Sgt Auguste SIMONETTI, Mitrailleur-supérieur: Sgt Pierre VAUTRIN, Mitrailleur-arrière: Sgt Paul JUNQUA.

Au centre des mécaniciens au sol le Sgt André CABE mécanicien responsable du pilotage automatique.

(collection: Yves PLOTON)

Lien vers le parcours du Sgt André CABE

http://lythosav.edres74.ac-grenoble.fr/cnrd2004/lestemoi/cabe/tcabe.htm

BOMBER COMMAND

GROUPES DE BOMBARDEMENT N°1

Grande-Bretagne le 7 Juillet 1945

Le Colonel VENOT, Commandant les Groupes

de Bombardement N°1 et la R.A.F. Station d'Elvington.

Adresse ses félicitations

au Sergent CABE André, Mle 921

pour le motif suivant.

Spécialiste instruments de bord. Chargé de l'entretien et du réglage des appareils de pilotage automatique montés sur les avions du groupement, a accompli sa mission avec beaucoup de compétence active et une ardeur au travail, une bonne humeur particulièrement remarquées. Totalise plus de 200 heures de vol de réglage depuis son arrivée au Groupement.

Signé: VENOT.

Réponse de la D.M. donnant droit au port d'insigne noble de membre d'équipage

C.M.2506/4 0/12 23/4/44.

(collection: André CABE)

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(collection: Yves PLOTON) 

Tunisie - Halifax EQUIPAGE BARRAULT

Mécanicien au sol.

(collection: Jean-Pierre VALETTE)

 

CITATIONS

Le Lieutenant-Colonel VENNOT Cdt les Groupes de Bombardement N°I, cite à l'ordre de la Brigade Aérienne:

Équipage d'un allant remarquable qui vient de commencer brillament son tour d'opérations en exécutant de dures missions de bombardement sur des objectifs puissamment défendus de la région Rhénane et de l'Allemagne centrale, malgré une flak lourde, nombreuse et précise et une chasse ennemie particulièrement active, a mené à bien toutes ces missions et obtenu d'excellents résultats de bombardement.

Cette citation comporte l'attribution de la croix de Guerre avec étoile de Bronze.

Citation à l'ordre de la DIVISION AERIENNE:

Équipage plein d'allant et d'une cohésion parfaite, faisant montre dans les circonstances les plus difficiles, d'un esprit particulièrement combattif et d'un courage à toute épreuve.

Vient de prendre part au cours des mois de Février et Mars 1945, à de nombreuses missions de jour et de nuit, sur différents objectifs de l'Allemagne du Nord et de l'Ouest. A obtenu dans ces occasions des résultats d'une grande précision, malgré les réactions violentes d'une D.C.A. particulièrement dense et précise, et les activités d'une chasse ennemie très éveillée.

Le 3 Mars 1945 au retour d'une longue mission de nuit,a réussi par son habileté et son audace à déjouer les attaques des chasseurs ennemis qui effectuaient une veille au abords des terrains d'atterrissage.

Cette citation comporte l'attribution de la croix de Guerre avec Etoile d'Argent.     

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Navigateur: Lt. POIROT.

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Mitrailleur-supérieur: Sgt. VAUTRIN.

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Mitrailleur-arrière: Sgt. Paul JUNQUA.

Ecole des mitrailleurs - 4 R.G.S. - Morpeth.

20 O.T.U - Lossiemouth - (F Flights)

1663 - Conversion Unit - Rufforth.

Sur proposition du Ministre de l'Air, le Général de GAULLE, Président du Gouvernement Provisoire de la République Française, Chef des Armées, cite à l'ordre de l'Armée Aérienne:

Le Sergent JUNQUA Paul, du Groupe de Bombardement 2/23 Guyenne.

Jeune sous-officier mitrailleur de tourelle supérieure qui calme et courageux et faisant preuve des plus belles qualités professionnelles, est un élément précieux pour son équipage. Vient au cours d'une nouvelle série de missions de jour et de nuit sur des objectifs puissamment défendus de l'Allemagne du Nord et de l'Ouest de montrer ses réelles qualités de courage et compétence en ne cessant pas d'apporter avec la même clarté, même dans les moments les plus délicats, les renseignements nécessaires au pilote et au navigateur pour assurer le succès d'une mission.

S'est particulièrement distingué le 15 Mars 1945 et le 19 Mars 1945 au cours de missions de jour et de nuit sur la Rhur en permettant à son pilote d'éviter des zones rendues particulièrement dangereuses par l'activité des chasseurs de nuit et des projecteurs.

Cette citation comporte l'attribution de la Croix de Guerre avec palme de Bronze.

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EQUIPAGE DU COMMANDANT SIMON

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(collection: la mémoire des groupes lourds)

Pilote: Cdt. SIMON. (Cdt. de l'avion). Navigateur: Lt. PELISSIER. Bombardier: Lt. ZEILLER. Radio: Sgt/C. VIELLE. Mécanicien: Adjt/C. BRIGALAND. Mitrailleur-supérieur: Sgt/C. ROIRON. Mitrailleur-arrière:Sgt. FERNANDEZ. Sgt/C. FOURNIER.(copilote)

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ESSEN photographiée le 12 septembre 1944.

(source:LES FOUDRES DU CIEL. du Général NOIROT.)

23/24. 10. 1944 - Objectif: ESSEN

Nombre d'avions engagés dans la mission.

"GUYENNE": 15 avions.

"TUNISIE": 15 avions.

Total des avions engagés dans la mission: 1055 avions.

Nombre de Français tués dans la mission. 10 tués.

L'avion du Commandant SIMON, commandant  la première escadrille du groupe GUYENNE, ne revient pas de la mission. D'abord porté "manquant", l'équipage est ensuite considéré comme "disparu".

D'après les recoupements effectués à partir des comptes rendus des équipages ayant participé à la mission, il est probable que le HALIFAX du commandant SIMON est entré en collision avec un autre HALIFAX de la force principale au dessus de la mer du nord. Le sergent-chef FOURNIER effectuait, en qualité de copilote, sa mission d'accoutumance. L'équipage dont il faisait partie dut évidemment être dissout.

CITATION

Cité à l'Ordre de la Division Aérienne:

Capitaine SIMON, et son équipage:

"Équipage d'élite commandé par le Chef d'Escadrille. A obtenu, malgré une défense de chasse de nuit et de flak violentes, des résultats d'une précision remarquable au cours de onze missions qu'il a effectuées depuis l'engagement du Groupe: attaques de jour et de nuit sur les objectifs du champ de bataille en Normandie, sur les bases d'avions sans pilote, sur les centres ferroviaires et industriels puissamment défendus, et notamment le 24 juillet sur Stuttgart."

GB I/11

Constitué à partir des escadrilles n°29 et 123 de la Grande Guerre, le groupe de bombardement (GB) I/11 fut mis sur pied en même temps que la 11e escadre de bombardement, à la fin de l'année 1932. Commandé par le commandant Berdoulat et doté de Bloch MB.210, ce groupe stationna tout d'abord à Metz, puis fut basé à Toulouse, où il se trouvait encore au moment de la mobilisation du mois d'août 1939.

Le 1er septembre de la même année, il rejoignit la base d'Istres afin de passer sous les ordres du groupement d'instruction du Sud-Est, auquel il allait rester rattaché jusqu'à l'offensive allemande du 10 mai 1940 à l'ouest. Le GB I/11 passa la plus grande partie de son séjour dans le midi de la France à effectuer des exercices de tir et à s'entraîner au vol sans visibilité. La transformation du groupe de bombardement sur avion moderne, en l'occurence le Loiré-et-Olivier LeO45, débuta au commencement du mois de mars 1940. Mais cette opération se révéla difficile, si bien qu'en mai suivant le GB I/11 n'avait pris en compte que quatre exemplaires de cette machine, le reste de sa dotation se composant de quinze Bloch MB.210.

Quelques jours après le début de l'attaque allemande sur le front occidental, le I/11 fut placé en état d'alerte et renforcé en LéO 45. Affecté à la Ire armée aérienne, il rejoignit Marigny-le-Grand le 19 mai, puis Pont-sur-Yonne, deux jours plus tard. Le 24 mai survint l'ordre de rallier la base d'Etampes-Mondésir, d'où le groupe effectua, le 26, sa première mission de guerre: l'attaque des rassemblements allemands dans la région de Bapaume. Dès lors, les sorties succédèrent aux sorties, visant les ponts sur la Somme et les voies de communication empruntées par l'adversaire. Le 1er juin, le capitaine Tournès prit le commandement du I/11 en remplacement du commandant Berdoulat, disparu la veille en opérations. Le 6, le premier de ces officiers fut à son tour porté manquant, sa succession étant assurée par le capitaine Hériard-Dubreuil. A cette date, le I/11 ne disposait plus que de trois équipages et de onze avions, et ses missions s'orientèrent vers des sorties de nuit. Le 11, il fut cantonné à Tours, d'où il continua à attaquer des objectifs ennemis, et, le 15, il reçut l'ordre de se rendre à Bordeaux. Enfin, le 18, il gagna Orange-Caritat pour passer, le lendemain, la Méditerranée et se poser à Blida.

Rattaché au groupement 7 dans un premier temps, le I/11 passa sous la responsabilité du groupement 11 le 30 juin rt fut entièrement reconstitué avec des éléments du II/11, dissous dans l'intervalle. Commandé par le capitaine Mentre, le groupe passa successivement sous les ordres du lieutenant-colonel Renard-Duverger (1er décembre 1940), du commandant Plou (1er avril 1941) et enfin du commandant Hamel (4 novembre 1942).

Après le débarquement allié en Afrique du Nord, le I/11 s'installa à Colomb-Béchar, en janvier 1943, avec huit LeO 45 et y commença son entraînement. Il fut engagé dans la campagne de Tunisie à partir du 10 avril, sa première mission consistant en une attaque de convois de l'Axe autour d'Enfidaville. Le I/11 fut dissous le 1er août suivant et ses équipages furent répartis dans le GB II/23 en vue de la formation d'un squadron de bombardement au sein de la RAF. Au cours de la campagne de France, cette unité avait obtenu trois victoires en combat aérien.

LA SENIA PELISSIER img316

Novembre 1940 Oran La Sénia. GB 1/11

De gauche à droite:

Cpl/C LACOU mitrailleur, Sgt AMBUHL mitrailleur, S/Lt PELISSIER pilote.

(collection: Christian PELISSIER

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Hangars du terrain d'Oran la Sénia.

(collection: Christian PELISSIER)

 

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La Sénia novembre 1940, messe du souvenir dans le hangar du 1/11.

(collection: Christian PELISSIER)

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LeO 451  3005 accidenté au décollage le 9/4/41 sur le terrain de la Sénia.

(collection: Christian PELISSIER)

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Lieutenant PELISSIER.

(collection: Christian PELISSIER)

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Journal de marche du Lt PELISSIER.

(collection: Christian PELISSIER)

 

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Photo prise à York.

Roger FOURES M/S équipage du Cpt BRION, Robert ROIRON M/S équipage du Cdt SIMON , Robert BRUNET M/S équipage du Cpt ARAUD.

(collection: Roger FOURES)

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EQUIPAGE DU COMMANDANT BREARD

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(collection: la mémoire des groupes lourds)

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Pilote: Adjt. SOUCILLE. Navigateur: Cdt. BREARD. (Cdt. de l'avion). Bombardier: S/Lt. FAUVET. Radio: Sgt/C. LEMAIRE. Mécanicien: Adjt. ACQUAVIVA. Mitrailleur-supérieur: Sgt/C. CHIERICCI. Mitrailleur-arrière: Sgt. ZAVATERRO.

21/22. 02.1945 - Objectif: WORMS (Palatinat)

Nombre d'avions engagés par chaque groupe:

"GUYENNE" 14 avions.

"TUNISIE" 9 avions.

Total des avions engagés dans la mission: 349 avions.

Nombre de Français tués dans la mission: 14 tués.

Au cours de la nuit la chasse Allemande se montre particulièrement active dans la région de l'objectif. Deux avions du groupe "GUYENNE" sont abattus. Le HALIFAX du Commandant BREARD dont l'équipage effectuait sa 31e mission est abattu à 9 km de WORMS.

Tous les membres de l'équipage sont tués et d'abord inhumé sur place, puis au cimetière de KLEINBOCHEHEIM.

CITATIONS

Le 23 Juillet 1944: Le Colonel BAILLY, Commandant les Groupes de Bombardement n°1, cite à l'ordre de la Brigade Aérienne:

l'équipage: Capitaine A. PUGET pilote Commandant d'avion, Capitaine R.BREARD navigateur, Capitaine BLAES bombardier, Lieutenant A. ROUSSEAU mécanicien, Sous-Lieutenant CARRAT radio, Adjudant J. LASSERRE mitrailleur-arrière, Sergent-Chef RETORE mitrailleur-supérieur, " équipage d'élite auquel son expérience, sa cohésion, sa haute valeur morale et son ardeur au combat ont permis d'accomplir avec une précision remarquable contrôlée par photographie, des missions de bombardement de jour et de nuit rendues difficiles par le mauvais temps et la défense aérienne ennemie. A notamment participé avec un plein succès aux opérations pour la préparation et l'appui du débarquement allié en Normandie".

Cette citation comporte l'attribution de la Croix de Guerre avec étoile de bronze.

Commandant BREARD navigateur Cdt d'avion

Le 22 septembre 1944; Citation à l'ordre de la Division Aérienne:

Le Colonel ANDRIEU, Commandant p.i. les Forces Aériennes Françaises en Grande-Bretagne, cite à l'ordre de la DIVISION AERIENNE.

Le Capitaine BREARD du squadron n° 346

" Chef des Navigateurs du Groupe. Officier au caractère ardent, avide de servir. A su donner au personnel dont il est responsable l'exemple d'un parfait courage et d'une compétence absolue au cours de nombreuses missions effectuées de jour et de nuit dans des conditions difficiles sur les objectifs puissamment défendus de l'Allemagne et des territoires occupés, en particulier le 24 Juillet sur Stuttgart et le 18 Août sur la Ruhr.

Cette citation entraine l'attribution de la Croix de Guerre avec étoile d'argent.

(collection: Fernande BONNEMAIN)

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Le lieu du crash de l'équipage du Cdt BREARD

Information fournie par les sites suivants:

http://www.lancasterbombers.com

http://www.lancasterbombers.net

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Le lieu du crash du Halifax H7-M - PN179 - découvert par monsieur Peter Schreiber.

 

equipage breard (3)

 

equipage breard

Fragments du Halifax - H7-M - PN179 - découvert par monsieur Peter Schreiber.

(collection:  Peter Schreiber)

 

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Photo du crash du Halifax H7-PN179- prise en 1946. 

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EQUIPAGE DU LIEUTENANT FLURIN

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(collection: l'auteur du livre LES GROUPES FRANCAIS DE BOMBARDEMENT LOURD EN GRANDE-BRETAGNE 1943/1944- la mémoire des groupes lourds le COLONEL ROBERT NICAISE est à genoux au centre (il était sergent-chef), son premier équipage ayant été dissous, il a fini la guerre avec l'équipage du Lieutenant FLURIN)

Pilote:S/Lt. BERTRANDE. Navigateur: Lt. FLURIN. (Cdt. de l'avion) Bombardier: S/Lt. BERNOLLE. Radio: Sgt/C. DENAT. Mécanicien: Sgt. SAMARCELLI. Mitrailleur-supérieur: Sgt. TOURON. Mitrailleur-arrière: Sgt.GLEDEL.

http://pagesperso-orange.fr/flurin/guyenne.html

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EQUIPAGE DU LIEUTENANT TROUETTE

EQUIPAGE DU Lt TROUETTE

 (collection: la mémoire des groupes lourds)

Pilote: Lt. TROUETTE. (Cdt. de l'avion) Navigateur: Lt. LEGOUIC. Bombardier: Lt. DASPET. Radio: Sgt/C. FANTON. Mécanicien: Sgt/C.CHEVALIER. Mitrailleur-supérieur: Sgt. GAZEL. Mitrailleur-arrière: Sgt. BERTRAND.

CITATIONS

33098409

Pilote: Lt. TROUETTE. ( Cdt. de l'avion).

32928095

Bombardier: Lt. DASPET.

ORDRE N°17

Le Colonel BAILLY, Commandant les Groupes de Bombardement n°I, cite à l'ordre de la Brigade Aérienne:

Le Sergent GAZEL Paul, Mitrailleur

"Jeune Sous-Officiers mitrailleur plein de bonne volonté et d'allant. Aucours du mois d'Août 1944 a effectué de nombreuses missions de bombardement sur les bases de départ d'avions sans pilote, sur un port de la Baltique et des usines de carburant synthétique en Allemagne. En particulier le 18 Août 1944 sur un objectif lointain particulièrement défendu par la D.C.A. a permis par sa vigilance d'éviter deux attaques de chasseurs de nuit.

Cette citation comporte l'attribution de la Croix de guerre avec étoile de bronze.

En Grande-Bretagne, le 19 Septembre 1944

Le Colonel BAILLY Commandant les groupes de Bombardement n°I.

ORDRE N°260

Par message express n°260/IGBFAF/3 du 10.3.45 la citation suivante, à l'ordre de l'aviation de bombardement, est accordée à l'équipage:

Lieutenant        TROUETTE     Pilote Cdt de l'avion

        "               LE GOUIC      Navigateur

        "               DASPET          Bombardier

Sergent-Chef     CHEVALIER  Mécanicien

         "               FANTON        Radio

Sergent              BERTRAND    Mitrailleur-arrière

         "               GAZEL           Mitrailleur-supérieur

Équipage d'une maitrise absolue qui vient encore d'effectuer avec un plein succès de dures missions de bombardement des objectifs puissamment défendus de la région rhénane.

En particulier le 18 Octobre 1944, malgré une D.C.A. intence et de nombreux  éclats reçus dans l'avion, a mené à bien toute sa mission et obtenu des résultats de bombardement particulièrement bons.

Cette citation comporte l'attribution de la Croix de guerre avec étoile de vermeil.

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Mitrailleur-supérieur: Sgt. Paul GAZEL.

L'itinéraire de guerre aérienne du Sergent-chef Paul GAZEL

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EQUIPAGE DU LIEUTENANT HYENNE

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(collection: la mémoire des groupes lourds)

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(collection: Roland DELEPINE. Pat MARTIN WOODGATE. Paul de seja MARTIN)

Pilote: Sgt: ROCA. Navigateur: Lt. HYENNE. (Cdt. de l'avion). Bombardier: Adjt/C. CHABROUD. Radio: Sgt/C. MAXERAT. Mécanicien: Sgt/C. LAHERRERE. Mitrailleur-supérieur: Sgt. MARTIN. Mitrailleur-arrière: Sgt. REYNAL.

RECIT DE Roland DELEPINE

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Diplome Mécanicien d'armement: Soldat MARTIN Henri. Alger le 24 Septembre 1943.

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Mitrailleur-supérieur: MARTIN Henri.

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(collection: Roland DELEPINE.)

Alors qu' HENRI MARTIN se battait pour la France Libre , son père était embarqué sur un navire été grièvement blessé lors d'une attaque aérienne. Décédé quelques mois après des suites de ses blessures.

Nous gardons le souvenir d'HENRI MARTIN et son regard si jeune ne manque jamais de nous rappeler pour quelle cause il  est mort. PAT MARTIN WOODGATE nous parle souvent de lui et de ses camarades à ELVINGTON, mais ne se souvient que de Mr HOUZE et de deux autres personnes dont les prénoms sont Françis et Jacques (peut-être en fait Mr HOUZE). Ils se rencontraient souvent dans un restaurant à YORK. Elle connaissait aussi très bien le Commandant PUGET.

Il faut savoir que la veuve d'HENRI MARTIN appartenait aux SERVICES SPECIAUX ANGLAIS. Elle était placée directement sous les ordres de WINSTON CHURCHILL. Madame PAT MARTIN WOODGATE a accompli de nombreuses missions dangereuses en France occupée et notamment en Normandie. Parachutée en LYSANDER, retour en GRANDE-BRETAGNE par sous-marin. Elle occultait cette activité à HENRI, a qui elle expliquait ses "absences" par des vacances dans la famille...

4 NOVEMBRE 1944

OBJECTIF BOCHUM

Nuit néfaste pour le groupe GUYENNE. L'objectif est BOCHUM (Ruhr) attaqué par 703 bombardiers lourds, dont 16 du groupe. 27 avions sont manquants, dont 5 du groupe.

L'avion du Lieutenant HYENNE est abattu à Dashausen vers 20 heures. Les 7 membres de l'équipage, tués, furent inhumés le 11 novembre au cimetière civil du champ de course, à DORTMUND (Ruhr).

Tombe 222: Sergent ROCA Guy (Pilote)

Tombe 223: Sergent-Chef MAXERAT Louis (Radio)

Tombe 224: Adjudant-Chef CHABROUD Jean (Bombardier)

Tombe 225: Lieutenant HYENNE Auguste (Navigateur)

Tombe 226: Sergent MARTIN Henri (Mitrailleur-supérieur)

Tombes 227 et 228: deux aviateurs inhumés comme "inconnus", présumés: Sergent-Chef LAHERRERE Jean (Mécanicien) , Sergent REYNAL Jean (Mitrailleur-arrière).

(source: journal de marche du Groupe GUYENNE en opérations Capitaine COCHO.)

Télégramme de la Croix-Rouge Internationale de GENEVE ,concernant l'équipage du Lieutenant HYENNE.

Objectif: BOCHUM, le HALIFAX est abattu à DASHAUSEN

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Document découvert par monsieur Guy ALAPHILIPPE, et grace a sa professeur d'anglais Madame Jane RAYMOND qui lors d'une visite sur le blog à découvert le récit de Monsieur Roland DELEPINE conçernant l'histoire du Sergent Henri MARTIN.

"Un superbe document pour les GROUPES LOURDS un grand merci à Madame Jane RAYMOND".

CITATIONS

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(collection: Roland DELEPINE. PAT. MARTIN WOODGATE. Paul de SEJA MARTIN)

DECISION N°1183

Sur la proposition du Ministère de l'Air le Président du Gouvernement provisoire de la République Française chef des Armées.

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Sergent Henri MARTIN

(collection: Stérenn MATHIEU)

CITE

A L'ORDRE DE L'ARMEE AERIENNE

Le Sergent MARTIN Henri Louis Alphonse du G.B. 2/23 GUYENNE

Sous-officier mitrailleur de tourelle supérieure d'un équipage de classe, au courage modeste et tranquille ardent au combat. Aparticipé pendant les mois de Septembre,Octobre et de Novembre 1944 à de nombreux bombardements sur des objectifs très défendus de l'Allemagne; Notamment le II Septembre, attaquait de jour une usine de pétrole syntétique du centre de la Ruhr, malgré une D.C.A. trés intense et très précise, et ramenait son avion gravement endommagé, percé de 15 éclats d'obus, un moteur arrêté, un réservoir d'essence crevé.

Le 6 Octobre, bombardait de nuit avec succès un autre objectif de la Rhur, et était à nouveau sérieusement touché par 2 éclats de D.C.A. un réservoir d'huile crevé, le dispositif de mise en drapeau d'un moteur hors d'usage.

A trouvé une mort glorieuse à sa IIème mission, alors qu'il participait à une attaque sur un centre industriel important de la Ruhr.

Cette citation annule et remplace la citation à l'ordre de l'Aviation de bombardement accordée par décision N° 323 du Ier Décembre 1944 du Colonel Commandant provisoirement les Forces Aériennes Françaises en Grande-Bretagne

Cette citation comporte l'attribution de la croix de guerre avec palme.

Paris le I Septembre 1945

C. DE GAULLE

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(collection: Roland DELEPINE. Pat MARTIN WOODGATE. Paul de Seja MARTIN.)

MERIGNAC. le 6 Août 1947

Le Commandant CALMEL, Commandant le G.B. 2/21 "GUYENNE"

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EQUIPAGE DU LIEUTENANT DABADIE

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(collection: Nuits de feu sur l'Allemagne. Louis. BOURGAIN)

Pilote: Adjt. GUISE. Navigateur: Lt. DABADIE. (Cdt.de l'avion). Bombardier: S/Lt. POTHUAU. Radio: Sgt/C. ALAVOINE. Mécanicien: Sgt/C. LELONG. Mitrailleur-supérieur: Sgt. VAUTARD. Mitrailleur-arrière: Sgt. VEGA.

4/5.11.1944 - Objectif: BOCHUM.

Nombre d'avions engagés par chaque groupe:

"GUYENNE" 16 avions.

"TUNISIE" 11 avions.

Total des avions engagés dans la mission: 749 avions.

Nombre de Français tués dans la mission: 23 tués.

Le HALIFAX du Lieutenant DABADIE est attaqué par-dessous. Le feu se déclare immédiatement au moteur intérieur gauche. Le Lieutenant DABADIE appelle le pilote,l'Adjudant GUISE, qui ne répond pas, probablement tué par la rafale. DABADIE donne alors l'ordre de sauter. Il ouvre la trappe d'évacuation avant, mais celle-ci se coince. DABADIE et le bombardier, le Lieutenant PONTHUAU, sont enfermés dans la partie avant de la carlingue. Le radio, le Sergent/Chef LAVOINE, s'approche de la trappe. DABADIE lui fait signe de sauter et ALAVOINE évacue après avoir jeté un coup d'oeil vers l'arrière et vu le mécanicien, le Sergent LELONG, tenter de mettre son parachute dans la fumée épaisse. Pendant ce temps, le mitrailleur-supérieur, le Sergent VAUTARD ouvre la porte arrière et se précipite dans le vide. L'avion tombe à HÜCKELHOVEN (20 km N.O de Cologne). Ils seront les deux seuls rescapés. DABADIE et GUISE ont été inhumés au cimetière de HÜCKLHOVEN.

Les 3 autres corps n'ont pas été retrouvés.

(source: La mémoire des groupes lourds)

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EQUIPAGE DU CAPITAINE ROY

carte Scan (377)

(collection: Ducastelle Philippe)

De gauche à droite:

??, Mitrailleur-supérieur: Sgt/C KERGRENE. Radio: Sgt/C DURAN. Navigateur: Sgt/C RAVOTTI. Bombardier: Cpt Jules ROY . Pilote: Lt GRONIER. Mécanicien: Adjt KOPP. Mitrailleur-arrière: Adjt MOT.

Les mécaniciens au sol.

JRHalifax

(collection: ROY. Jean Louis)

de gauche a droite:

Bombardier: Cpt. Jules ROY (Cdt. de l'avion). Pilote: Lt. GRONIER. Navigateur: Lt. RAVOTTI. Mécanicien: Adjt. KOPP. Radio: Sgt. DURAN. Mitrailleur-supérieur: Sgt/C. KERGRENE. Mitrailleur-arrière: Adjt. MOT.

12/13.07.1944 - Objectif: LES HAUTS-BUISSONS (Haute Forêt d'EU prés de CAMPNEUSEVILLE)

Nombre d'avions engagés par le groupe :

"GUYENNE" 13 avions.

Total des avions engagés dans la mission: 230 avions.

Nombre de Français tués dans la mission: 7 tués.

L'OBJECTIF SE SITUE DANS MA REGION.

Dans la nuit du 12 au 13 juillet 1944, l'objectif est les HAUTS-BUISSONS. Treize équipages décollent, entre 22h30 et 23heures. Le passage d'un front chaud est annoncé pour la nuit, mais il fait, au départ, assez beau, et les bombardements ont lieu à 15 000 pieds, sur les T.I., clairement visibles. Au retour, le plafond s'abaisse, et la plupart des avions rentrent vers la base dans les nuages. A ELVINGTON , il bruine; le plafond est de 500 à 600 pieds, et la visibilité, dans cette atmosphère liquide qui brouille tout, est très réduite. Plusieurs avions sont déja posés lorsque, vers 2h50, le E, l'avion du Capitaine GAUBERT, qui termine sa première mission, commence ses tours de piste.

Sur le F, l'équipage piloté par le Lieutenant GRONIER, aux ordres du Capitaine ROY, fait également sa première mission. Dans la crasse il tourne, lui aussi autour du terrain. Soudain, un feu rouge qui se rapproche... et c'est la collision. Le E, l'empennage démoli par une hélice du F, tombe au sol, ou il explose, tuant les sept membres de l'équipage. Sur le F, déséquilibré, le Capitaine ROY, trés calme, donne l'ordre d'évacuer en parachute. Le navigateur, le Lieutenant RAVOTTI, et le mitrailleur-arrière, l'Adjudant MOTH, sautent. Mais le Lieutenant GRONIER, malgré une hélice cassée et de violentes vibrations, parvient à tenir l'avion. L'évacuation est stoppée, et, grâce à l'habileté et au sang-froid du pilote, le F se pose sans casse sur la piste.

(source: Journal de marche du Capitaine COCHO.)

JULES ROY

13 JUILLET 1944.

Nous sommes partis hier bombarder la haute Forêt d'EU, exactement à l'ouest-nord-ouest de CAMPNEUSEVILLE, prés de quelques maisons dans les vergers. Au retour sur la base, à deux heures dix du matin, nous avons été heurtés en plein vol par un avion de l'escadrille (je l'ai su à terre), qui tomba et brûla. Il y eut un moment de flottement terrible, un début d'incendie à un moteur et des vibrations très fortes qui me décidèrent à commander l'évacuation en parachute. GRONIER et moi stoppâmes le moteur en question; les vibrations cessèrent et j'arrêtai les sauts de ceux qui restaient encore à bord. Dans un calme absolu, GRONIER réussit à poser l'avion. Le navigateur et le mitrailleur-arrière ont attéri sans ennui dans des champs de pommes de terre. Tout l'équipage est sauf. Toi qui nous as soutenus, et qui nous as versé le secours de la force souveraine, sois béni...

A mon retour dans la hutte (Nissen), essayé d'appliquer mon esprit à la lecture de VAUVENARGUES. Trés difficile. J'évite de parler de cet accident et même d'y penser, tant j'en suis remué jusqu'au fond de l'être.

14 JUILLET 1944

Bals dans le voisinage. Il n'est pas question une seconde pour moi d'y assister.Je songe bêtement à ces sept copains qui sont tout prés d'ici et qui ont flambé dans leur avion, prés d'un bouquet de chênes. Qu'a-t'on fait d'eux? Ou sont leurs pauvres restes? Si j'avais partagé leur sort, les camarades continueraient aussi à courir sur les routes pour rencontrer des filles ou boire de la bière. Et pour ne pas attrister ce jour de fête, le Colonel n'a pas osé parler d'eux dans son allocution de ce matin.

Le corps pressent-ils les dangers qui le menaçent? J'ai vu, il y a quelque temps, comment ma mort serait annoncée à ma mère. Hier, j'ai écrit quelques lettres fixant certaines dispositions post mortem.

15 JUILLET 1944

Toujours pensé aux camarades, à leur jugement, le seul qui soit vrai et qui importe. Si j'avais eu une responsabilité en cette affaire, ils m'auraient tourné le dos, et c'est bien la crainte absurde que j'éprouvai après l'accident. Je respire mieux, et ma joie renaît de les sentir si francs à se serrer autour de moi. Estime de BROHON, en particulier. Nul besoin de nous dire ce que nous éprouvons. Eté voir notre nouvel avion. L'équipage est soudain comme durci, prêt à affronter d'autres dangers.

Lettre de G... bien émouvante.

Enquête réglementaire et trés poussée.

16 JUILLET 1944

Alerte, puis déroulement classique des opérations; repas à heures spéciales, conférences, contre-ordres puis nouvelles conférences, équipements et nouveaux contre-ordres pour la soirée. Temps lourd et chaud.

Ce matin, messe à la mémoire de l'équipage tombé. Simplicité vraiment évangélique, chants graves. Rien de discordant, que la quête.

17 JUILLET 1944

Fin de l'enquête. Irresponsabilité de l'équipage au moment de l'accident et louanges pour sa conduite après. "Requis" depuis midi. Mission de nuit probablement, car le repas est fixé à dix-huit heures trente.

(source: RETOUR DE L'ENFER. Journal de marche du Capitaine ROY.)

 

JULES ROY OU L'UTILE SACRIFICE

Qu'y a-t-il de plus indiqué que de réduire à régler sa pensée, a modeler sa conscience, à orienter sa vie sur la mode du jour, celle-ci faite des talents, des caprices, des passions et des erreurs des hommes? Cette forme d'abdication de soi JULES ROY l'a rejetée toute sa vie. Ce n'était pas la vaste lueur qui émane du sentiment général vers laquelle il inclinait, mais vers sa propre flamme qu'il situait sur le chemin de l'unique vérité. Esprit rebelle. Bien sûr. Là était l'un de ses mérites.

Qualité d'autant plus exigeante qu'il souffrait des contradictions qu'elle implique. Soldat passionné porté par le devoir de servir, il acceptait mal cependant ces nuits de carnage au cours desquelles son équipage semait la mort et répandait les ruines, pêle-mêle, sur les combattants et les non-combattants; amoureux de la vie, il avait décidé de l'accompagner de l'amer piment du risque; en quête permanente de victoires pour la nation, il lui fallut vivre ses terribles défaites; fasciné par la grandeur et les servitudes du métier des armes, il ne put s'accommoder des mesquineries qui côtoient même les plus grandes et les plus nobles entreprise de l'humanité.

"Je veux témoigner", disait-il, "plus tard si, pour moi, il y a un plus tard..., je veux témoigner et pour le faire la tête haute, je veux accomplir plus de missions, prendre plus de risques, être sans reproches... Si parfois la peur ne me gagne, quel bonheur, ensuite, que de l'avoir vaincue. Là est le destin de l'homme". Pour savourer la vie, il fallait qu'elle eût, par moments, le goût de la mort. Plus tard, la vie, il l'exalta la plume à la main, une plume dérangeante qu'il avait placée au service de sa vérité. L'incompréhension a peut-être été son ultime récompense puisqu'elle l'a situé hors du commun.

GENERAL (C.R) Pierre M. GALLOIS

(source: L'OPS N°23 JUILLET 2000)

 CITATIONS

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Pilote: Cpt. GRONIER.

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Radio: Sgt/C. DURAN.

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EQUIPAGE DU LIEUTENANT DELVOYE

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(collection:la mémoire des groupes lourds)

Pilote: Lt. DELVOYE. (Cdt. de l'avion). Navigateur: BALDASSARI. Bombardier:  Lt. CAPPAROS. Radio: Sgt/C. VIGNE. Mécanicien: Sgt/C. MARAMBER. Mitrailleur-supérieur: Sgt. GODEFERT. Mitrailleur-arrière: Sgt. GRAZIANI.

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Bombardier: Lt. CAPPAROS.

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Mitrailleur-arrière: Sgt. GRAZIANI.

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Mécanicien: Sgt/C. MARANBER.

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Radio: Sgt/C. VIGNE.

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Mitrailleur-supérieur: Sgt. GODEFERT.

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EQUIPAGE DU COMMANDANT DEMAZURE

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(collection: la mémoire des groupes lourds)

Pilote: Cpt. BOE. Navigateur: Cdt. DEMAZURE. (Cdt. de l'avion). Bombardier: S/Lt. RUELLAN. Radio: Sgt/C. PLOYE. Mécanicien:S/Lt CARISTAN Hilarion. Mitrailleur-supérieur: Sgt. AZEMA. Mitrailleur-arrière: Sgt. BRESSON.

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Mitrailleur-supérieur: Sgt. AZEMA.

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Mitrailleur-arrière: Sgt. BRESSON.

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EQUIPAGE DU CAPITAINE MEMIN

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Pilote: Lt. GUIOMAR. Navigateur: Cpt. MEMIN. (Cdt. de l'avion). bombardier: S/Lt. BISMUTH. puis le S/LT de GENNES. Radio: S/Lt. BAZIMON. Mécanicien: Sgt. VANPARYS. Mitrailleur-supérieur: Sgt. RICHARD. Mitrailleur-arrière: Sgt. QUENTIN.

Sur la photo d'équipage du Capitaine MEMIN le 3ème à partir de la gauche le Sous-Lieutenant de GENNES, propriétaire du fume cigarette avec les signatures de plusieurs de ses camarades d'équipage d'ELVINGTON.

On distingue plusieurs signatures très lisibles: MEMIN, BLEUZAT, Marcel NOGES, GUIOMAR, Lucien SUSBIELLE, H. de FREYCINET, J. CHAPUT.

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(collection: Béatrice FERNET)

UNE BELLE ANECDOTE

Voici la belle anecdote concernant ce fume cigarette. Un officier Anglais lui offrant une cigarette dans un bar de la R.A.F. Le Sous-Lieutenant de GENNES regarde cet objet et lui dit que c'est celui de son père, pilote de la 1er Guerre Mondiale, (décédé en 1929, sur les lignes LATECOERE) perdu lors d'un combat aérien, et à ce moment là l'Anglais lui dit " mon père l'a trouvé dans la boue des tranchées" nous ignorons le nom de l'Anglais et le lieu où cela s'est passé.

Une belle histoire de Madame Béatrice FERNET la fille du Sous- Lieutenant de GENNES.

 

13 janvier 2025

ASSOCIATION DES ANCIENS ET AMIS DES GROUPES LOURDS - GRANDCAMP-MAISY - 25 MAI 2025 - ASSEMBLEE GENERALE.

ASSOCIATION DES ANCIENS ET AMIS DES GROUPES LOURDS - GRANDCAMP-MAISY - 25 MAI 2025 - ASSEMBLEE GENERALE.
ASSOCIATION DES ANCIENS ET AMIS DES GROUPES LOURDS CALENDRIER 2025 - Vendredi 25 avril 2025 : Cérémonie de ravivage de la flamme - Arc de Triomphe de Paris. - Samedi 24 mai 2025 : GRANDCAMP-MAISY (Calvados) - 9 h Messe du souvenir. - 10 h dépôt de gerbe...
2 décembre 2009

LA MERVEILLEUSE HISTOIRE DU LIEUTENANT-COLONEL JOË POULIQUEN "GROUPE LORRAINE SQUADRON 342"

LA MERVEILLEUSE HISTOIRE

du lieutenant-colonel

JOË POULIQUEN

créateur du groupe de chasse

"NORMANDIE"

et dont le nom est lié aux succès des plus belles unités de l'Aviation française libre dans le ciel

de Lybie d'U.R.S.S. et de la Grande-Bretagne.

par Georges FRAICHARD

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Le lieutenant-colonel JOË POULIQUEN.

A l'époque où je rencontrai Joë Pouliquen, nous ne pensions ni l'un ni l'autre que le monde entier aurait pu connaître les atrocités d'une guerre nouvelle. La "dernière était encore trop récente et Joë portait sur le visage les cicatrices d'une blessure que dix ans n'avaient pas effacées.

Je savais qu'il avait eu une conduite magnifique. Engagé volontaire à 17 ans en mars 1915 pour la durée de la guerre, il en était revenu pilote aviateur avec une Croix de guerre ornée de 4 citations. Le 16 juin 1920 il était médaillé militaire...

En 1927, l'heure était au travail et non aux souvenirs. Nous étions alors tous deux à l'Intransigeant où il dirigeait le service des petites annonces. Sous son impulsion, ce service devait prendre une extension formidable. Dans aucun journal, les petites annonces n'avaient jusqu'alors connu un tel engouement.

Nous parlions sport...

Et parfois tous deux nous parlions de sports, du hockey dont c'était un excellent joueur, d'aviation dont il suivait, attentivement toute la progression.

Combien de nuits avons-nous ainsi passées ensemble sur le triste terrain d'Orly ou sur le terrain militaire du Bourget dans l'attente d'un départ - toujours éventuel - d'un Lemaître, d'un Arrachart et de tant d'autres postulants au record du monde de la plus grande distance... Nungesser et Coli, Charles Lindbergh, Coste et le Brix, autant de noms qui nous rappellent des souvenirs parfois douloureux ou des anecdotes amusantes...

Or, je viens de retrouver Joë Pouliquen. Le lieutenant-colonel d'aviation Joseph-Marie Pouliquen, l'un des créateurs du groupe de chasse Alsace, créateur du groupe de chasse Normandie dont il fut le premier commandant.

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De droite à gauche:

Commandant POULIQUEN, Capitaine Ezanno, Lieutenant Zaîn, Capitaine Millet, Lieutenant Perrin, pendant la campagne de Libye.

(ICARE N°44)

Un projet audacieux

Son histoire est merveilleuse.

A la signature de l'Armistice, le capitaine Pouliquen commandait la base aérienne de Palmyre dans le désert de Syrie.

Aussitôt démobilisé il revint en France avec le secret espoir de rallier les forces du général de Gaulle. Il régla sa situation familiale, il se libéra de tout engagement militaire en même temps qu'il étudiait le moyen de réaliser son projet audacieux.

Nanti d'une lettre des dirigeants de Paris-Soir l'accréditant pour se rendre en Algérie d'où il devait soi-disant effectuer un reportage sur l'Afrique, Joë Pouliquen traversa le Sahara, le Dahomey, le Togo, la Côte d'Ivoire, et la république nègre du Libéria où il accomplit notamment plus de 500 km. à pied à travers la brousse.

Le 29 septembre 1941, le capitaine Pouliquen reprenait à Freetown, en Sierra-Leone, du service dans les Forces Aériennes Libres. A peine était-il arrivé qu'il demandait à rejoindre une unité engagée. Du 12 novembre 1941 au 25 janvier 1942 il fut affecté comme adjoint au commandant du groupe de chasse Alsace qu'il commanda par la suite jusqu'au 10 août 1942.

Ce premier groupe de chasse français, incorporé au 73e Squadron de la R.A.F., avait déjà fait quelques dégâts en Lybie. En moins d'un mois, 17 avions ennemis étaient abattus.

Le 18 août 1942, le groupe obtient sa deuxième citation à l'ordre de l'armée:

"Sous le commandement du Commandant Pouliquen:

" S'est, dès le début de sa formation, signalé par sa bonne tenue. En moins de deux mois, au cours d'actions offensives dans le Wester Désert, a accompli avec élan et entrain plus de 500 missions de guerre, livrant plusieurs combats et obtenant 3 victoires.

"Au cours des opérations du 22 au 30 juin a donné la mesure de son esprit de sacrifice en tenant l'air sans relâche. Malgré un matériel inférieur et les pertes souffertes, a abattu 10 avions ennemis et probablement plusieurs autres".

Puis vinrent les heures graves où l'Armée Britannique devait battre en retraite vers le delta du Nil, talonnée par Rommel. Le commandant Pouliquen, demeure avec son groupe à l'arrière-garde, n'évacuant ses bases qu'à la dernière minute, dans un ordre parfait. Son groupe bat, sans souci des pertes et des sacrifices, pour aider ceux qui, au sol, rivalisent d'héroîsme, pour sauver l'Egypte, dernier bastion allié en Afrique du Nord.

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Albert LITTOLF, (Croix de la Libération du 23 juin 1941), au régiment "NORMANDIE" à l'été 1943. Commandantde l'escadrille "Le HAVRE", il disparaît en juillet 1943 lors de l'offensive sur l'Orel.

(D.M.P.A.)

 

Le départ pour l'U.R.S.S.

Entre temps, des télégrammes avaient été échangés entre Londres et le  Moyen Orient. Le Général de Gaulle avait en effet, décidé d'envoyer un groupe de chasse sur le front de Russie. Son Etat-Major en avait confié l'organisation au commandant Tulasne, le capitaine Littolf as aux dix victoires.

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Le commandant Jean TULASNE avec le commandant DYMTCHENKO, du 261ème régiment d'aviation de bombardement.

(D.M.P.A.)

Le groupe fut bientôt formé. Le commandant Pouliquen, toutefois, eut aimé une autre dénomination moins aride que celle qui était attribuée: groupe de chasse n°3.

- Pourquoi ne l'appellerait-on pas "NORMANDIE" câbla t-il à Londres.

Nous savons qu'il eût préféré, en breton de Saint-Malo qu'il est, lui donner un autre nom. Mais Bretagne avait déjà été attribué et la Normandie voisine, méritait cet honneur, elle qui avait déjà si sérieusement souffert.

Londres accepta. Les trois escadrilles porteraient donc les noms de Rouen, le Havre, et Cherbourg. L'insigne du groupe sera aux armes de Normandie. Son blason sera "de gueules à deux léopard d'or".

Le 24 octobre, le commandant Pouliquen remit sur l'aérodrome de Rayack l'insigne à chacun des membres du groupe. Il leur dit quelques paroles simples, émouvantes:

" Je vais vous remettre l'insigne de notre groupe, frappé aux armes de la NORMANDIE. " Vous le porterez avec fierté et dignité. " Il représentera pour vous l'image même de la France, dans une de ses plus belles et de ses plus riches contrées.

"Il évoquera en vous le souvenir d'une campagne de chez nous, calme et reposante.

"En ce moment, la NORMANDIE souffre plus particulièrement de l'occupation allemande. Des bombardements, des combats fréquents ont lieu sur ses côtes et dans le ciel.

"Notre pensée va vers ce coin de France que le 3e groupe de chasse honorera en portant ses armes et que ses pilotes glorifieront par leurs victoires.

Nos lecteurs connaissent la suite. Personne au monde n'a ignoré l'étonnant courage dont fit preuve cette poignée de Français, et si le commandant Pouliquen fut appelé, en mars 1943, à un autre poste, non moins important, si le commandant Tulasne, puis le Colonel Pouyade et le lieutenant-colonel Delfino lui succédèrent au commandement du groupe, devenu par la suite le glorieux régiment Normandie-Niemen, il est indéniable que l'esprit de Joë Pouliquen, son allant et son esprit d'organisation contribuèrent pour une large part, à infuser à tous, le sentiment élevé du devoir.

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De gauche à droite:

Sous-Lieutenant SINIBALDI, Lieutenant PATUREAU, Colonel de RANCOURT, Lieutenant-Colonel POULIQUEN.

(ICARE N°44)

Et c'est le groupe LORRAINE

Après avoir été provisoirement affecté à la Mission militaire de la France Combattante à Moscou, le commandant Pouliquen est affecté en Grande-Bretagne, comme commandant adjoint du groupe de Bombardement léger LORRAINE commandé par le colonel de Rancourt où il accomplit, du mois de juin 1943 à février 1944, plusieurs missions de guerre "pour affirmer son prestige de commandant". En avril 1945, il retourne notamment sur Brême, sur Hambourg...

Et sur un rapport de l'un de ses chefs, on peut lire, cette phrase qui résume mieux son activité:

"Officier supérieur dont le nom est lié aux succès des plus belles unités de l'Aviation Française Libre, dans le ciel de Lybie, d'U.R.S.S. et de Grande-Bretagne."

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A Nancy, en 1945, de gauche à droite: le général VALIN, le commandant EZANNO, le colonel POULIQUEN, et le colonel de RANCOURT.

( ICARE N° 171)

Le lieutenant-colonel Joë POULIQUEN qui vient d'être nommé par le Général de Gaulle, compagnon de la Libération, Joê Pouliqueu qui peut porter avec fierté, la rosette d'officier de la Légion d'Honneur qui lui a été remise en 1944, comme il peut porter avec orgueil la Croix de guerre 1939-1940 (deux citations à l'ordre de l'Armée), sa croix de guerre T.O.E., sa Croix de guerre Tchécoslovaque et l'Ordre de l'Empire Britannique, le lieutenant-colonel Pouliquen n'a plus maintenant qu'une ambition...

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Quelques années après la guerre, le général De GAULLE s'entretient avec le colonel POULIQUEN.

(ICARE N°171)

- Reprendre mon activité dans la presse, nous disait-il l'autre jour. Actuellement, je suis l'adjoint à Londres de l'attaché de l'Air français, mais je crois que ma démobilisation ne tardera plus.

Et Joê d'ajouter en souriant:

- Je vais laisser le flambeau à mon fils Pierre, au sergent Pierre Pouliquen, détaché à la R.A.F.

Pierre n'a que 22 ans. On peut, n'est-il pas vrai, lui faire confiance. Pour peu qu'il ait hérité des nobles qualités de son père...

... "Qui a servi la cause de la libération avec un dévouement et une énergie qui trouvèrent leur récompense dans le magnifique rendement des unités placées sous ses ordres".

Georges FRAICHARD.

(source: L'Air N°563 5 Décembre 1945)

 Le récit passionnant de la vie du

Lieutenant-Colonel

Joë POULIQUEN

de

René LAMOUROUX.

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Le superbe livre de René LAMOUROUX qui retrace la vie du Lt-Col POULIQUEN.

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17 octobre 2024

PROJET DE STELE. DE L'Adjt Gabriel LACAZE PILOTE DE L' EQUIPAGE DU Lt DEPLUS

PROJET DE STELE. DE L'Adjt Gabriel LACAZE PILOTE DE L' EQUIPAGE DU Lt DEPLUS
PROJET DE STELE dans le village de Lagardelle. EN 2025 Projet de la Plaque sur la façade de la Mairie de Lagardelle. Pilote: Adjt LACAZE Gabriel André. Equipage du Lt DEPLUS. 15/16.3.1945 - Objectif: HAGEN (Ruhr) - Squadron 346 - 7 morts. Au retour de...
24 décembre 2024

24 DECEMBRE 1944 - MISSION: MÜLHEIM-ESSEN

24 DECEMBRE 1944 - MISSION: MÜLHEIM-ESSEN
MISSION DU 24 DECEMBRE 1944 Equipage du Lt LEROY. En haut de gauche à droite: Sgt/C André Guédez (mitrailleur-supérieur, 24 ans), Sgt/C François Duran (mécanicien, 28 ans), Sgt/C Yves Even (mitrailleur-arrière, 24 ans). En bas de gauche à droite: Sgt/C...
14 avril 2017

Hervé SMITH. Ma mère à Varsovie en septembre 1945.

Ouvrir sur le lien suivant:

Le récit document écrit par Jacqueline Etève en 1980.

(Source: Hervé Smith)

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Mademoiselle Jacqueline ETEVE

AFAT en 1945.

Ma mère à Varsovie en sept 45 

(collection: Hervé SMITH)

Mademoiselle Jacqueline ETEVE a été AFAT (Auxilaires féminines de l'Armée de Terre) de mai-juin à décembre 1945, en mission en Italie puis en Pologne, à Varsovie, en zone russe, dans l'hôpital français, sous les ordres du docteur Madeleine PAULIAC.

La courte vie du docteur a fait l'objet d'un livre "Madeleine PAULIAC l'Insoumise" écrit par son neveu Philippe MAYNIAL, puis inspiré le film Les Innocentes sorti en 2016 et 4 nominations aux Césars de 2017.

Jacqueline ETEVE a écrit sur les convois d'ambulances de la Croix Rouge qui partaient avec le Colonel POIX de la Maison militaire pour ramener les prisonniers d'un peu partout (camps d'extermination, de prisonniers, des hôpitaux,...) Varsovie était en zone russe, et les Russes ne voulaient pas rendre les français, souvent des Alsaciens-Lorrains incorporés d'office par les nazis...; l'hôpital, une maison en ruine à leur arrivée, pas d'eau -jamais eu... - pas de chauffage, la Vistule juste devant qui charriait souvent des cadavres... Elle écrit aussi sur la courageuse doctoresse, les terribles visites faites avec elle aux malades et mourants arrivés dans l'hôpital, les SS français qui les servaient, et raconte le décès de la doctoresse: une perte de contrôle du véhicule ou une fausse manoeuvre... sinon elle ajoute que la doctoresse était dure avec elle-même comme elle était dure avec les autres, que sa vie cachait certainement un drame... mais aussi qu'elle était d'une grande valeur, d'une vaillance sans faiblesse,... qui savait aussi parfois rire avec "ses filles" comme elle disait, quasiment du même âge qu'elle cependant!

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L'Equipage de Françis SMITH.

Pilote: Jean THEUMA, Navigateur: Françis SMITH, Radio-Mitrailleur: GUILLOUX, Mitrailleur: Jean MARS. 

(collection: Hervé SMITH)

Ma mère Jacqueline ETEVE avait traversé l'Europe en convoi et elle a trouvé l'état de la Pologne pire que tout ce qu'elle avait vu pendant son parcours; Varsovie - j'y viens enfin! - était complètement en ruine, d'où la photo, prise lors d'une cérémonie officielle où l'on trouve la Croix Rouge IPSA ( Les Infirmières Pilotes Secouristes de l'Air) Aviateurs et AFAT, mon père Françis SMITH navigateur (sur la photo d'équipage du 342 LORRAINE) à cette époque a rencontré ma mère à Varsovie.

(Source: Hervé SMITH)

4 juillet 2009

CURRICULUM VITAE - ANDRE HAUTOT

CURRICULUM-VITAE

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HAUTOT André Robert

SERVICES MILITAIRES:

GUERRE 1939-1945: du 6 Juin 1943 au 29 Janvier 1946.

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- Engagé Volontaire pour la durée de la guerre a 17 ans le 26 Juin 1943 à Alger, dans les "FORCES AERIENNES LIBRES DE LA FRANCE COMBATTANTE"

Instituées par le Général de GAULLE le 29 Juillet 1942 (Journal officiel de la France Combattante - fait a Londres le vendredi 28 Août 1942).

- Rejoins l'Angleterre en Décembre 1943 - Affecté a la ROYAL AIR FORCE.

Dans les écoles suivantes:

-A.P.D.C. le 4 Janvier 1944 à GLASGOW,

-A.C.R.C. le 8 Janvier 1944 à LIVERPOOL,

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- 23 A.T.W. le 4 Février 1944 à FILEY

- 4 A.G.S. Air Gunners School sur "ANSON" à MORPETH (Newcastle-Upontyne), le 5 Mai 1944, diplôme Anglais signé à LONDRES,

- P.R.A.C. FILEY le 30 Juin 1944

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-20 O.T.U. (Opérational Training Unit) sur "VIKERS WELLINGTON" à LOSSIEMOUTH (Au Nord de l'Ecosse), le 29 Août 1944,

- Muté a la Base 74 de la Royale Air Force le 15 Décembre 1944 au "Squadron 346 - équipé " d'Handley Page HALIFAX".

- Participe a des bombardements précis sur des objectifs sensibles du potentiel de guerre de l'Allemagne nazi, défendus par une D.C.A. d'une dextérité sans faille, et malgré la chasse de nuit très efficace, a eu son avion touché par la D.C.A. et les chasseurs.

- Fait mouvement sur la France le 20 Octobre 1945, affecté à la Base Aérienne de Bordeaux-Mérignac,

- Démobilisé le 29 Janvier 1946.

- Grade Sergent-Chef.

- A pris une part active et continue à la résistance ( Loi du 26 Septembre 1951)

DECORATIONS

- Chevalier de la Légion d'Honneur. - Médaille Militaire. - Croix de Guerre 1939-1945. - Croix du Combattant Volontaire 1939-1945. - Loi n° 51.1124 du 26/09/1951 - Décret n° 56.657 du 6 Juin 1952 - Croix du Combattant Volontaire de la Résistance.

- Croix du Combattant 1939-1945. Médaille des Engagés Volontaires (E.V.D.G.) 1939-1945 - Barrettes: Grande-Bretagne et Engagé Volontaire. - Médaille Commémorative de la Victoire 1939-1945.

- Médal a tribute to the Crew of Bomber Command, ROYAL AIR FORCES 193961945.

- Services Civils: du 25 Avril 1946 au 01 Mai 1991 (Retraité)

Total des Services: 47 ans effectifs.

ACTIVITES DIVERSES:

- Président de l'Association des FRANCAIS LIBRES DE L'HERAULT (2002).

- CO/Animateur de l'exposition sur les Forces Aériennes de la France Libre, inaugurée par Monsieur D. CONSTANTIN, Prefet de la Région Languedoc-Roussillon et le Général de Division M.POULET, avec la participation active de l'Armée de l'Air de Montpellier, au salon du Général de LATTRE de TASSIGNI, place de la Comédie de Montpellier les 18-22 Juin 2002.

- Secrétaire général adjoint de l'AMICALE DES ANCIENS DES GROUPES LOURDS (R.A.F. - SQUADRONS 346et347 - Groupes 2/23 GUYENNE et 1/25 TUNISIE 1984-2000), Délégué Régional LANGUEDOC-ROUSSILLON (à/c de 1998).

- Membre à vie de la ROYAL AIR FORCES ASSOCIATION- LONDRES (1946).

- Membre actif du YORSHIRE AIR MUSEUM AND ALLIED AIR FORCES MEMORIAL BOMBER COMMAND (ELVINGTON-YORKSHIRE) - Intervention auprés de l'Etat-Major de l'Armée de l'Air en 1987 pour la fourniture de 4 moteurs HERCULES afin d'achever la reconstruction du bombardier HALIFAX FRANCO-ANGLAIS (1986-1987)

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www.yorkshireairmuseum.co.uk

- Membre de l'AERO-CLUB de FRANCE (1985) - Membre de la Commission du Patrimoine Aéronautique (Délégué Régional LANGUEDOC-ROUSSILLON (1998).

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- Co/Organisateur de l'exposition de l'AERO-CLUB de FRANCE, au Musée de l'Armée - Hôtel des Invalides - Jules ROY " LA VALLEE HEUREUSE" ou les GROUPES LOURDS dans la BATAILLE" du 11 Juin au 30 Août 1996.

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- Membre de la Société d'Entraide des membres de la LEGION D'HONNEUR à/c du 8 Juillet 1974 2001/ n° 233 939.

- Trésorier-adjoint au Bureau Fédéral National de la FEDERATION NATIONAL DES COMBATTANTS VOLONTAIRES DES GUERRES 1914-1918  1939-1945 DES T.O.E. ET DES FORCES DE LA RESISTANCE (F.N.C.V. 1970-1974).

- Président de l'Association départemental de la F.N.C.V. des Yvelines (1971 - 1975).

- Président de la Section Régionale Yvelines - Val d'Oise - Essonne - Seine- et - Marne et Secrétaire National de l'Association des Fonctionnaires d'Afrique du Nord et d'Outre-Mer, Anciens Combattants, Victimes de la Guerre ou du Régime de Vichy, (1969 - 1996).

- Membre des Groupes de Travail (Fonction Publique) au Secrétariat d'Etat aux Anciens Combattants de Paris, Rapporteur du dossier concernant les Fonctionnaires Rapatriés d'Afrique du Nord empêchés de bénéficier directement des lois Françaises par suite d'évènements de guerre 1939 - 1945 (1975 - 1976).

- Secrétaire Général Adjoint de la Fédération des Associations de Fonctionnaires, Agents et Ouvriers de l'Etat et des Services Publics Anciens Combattants et Victimes de Guerre (F.A.F.A.C. de 1980 à 1985).

- Membre et Secrétaire des Sous-Commissions (Anciens Combattants) (indemnisation) et du (Suivi de la Loi du 3 Décembre 1982) dépendantes de la Commission Nationale Permanente des Rapatriés (1981 - 1987).

- Secrétaire du Groupe d'Etudes et de Concertation (G.E.C.) au secrétaire d'Etat chargé des Rapatriés, Secrétaire Rapporteur sur le suivi des lois des 3 Décembre 1982 et 8 Juillet 1987 (1987 - 1992).

- Membre Titulaire des Commissions Administratives de reclassement (Arrêté du 6 Novembre 1985, J.O. du 15 Novembre 1985), - Ordonnance du 15 Juin 1945 et lois des 3 Décembre 1982 et 8 Juillet 1987 - .Au titre des Réparations,très tardive,  des préjudices de carrière subis par les Fonctionnaires et agents publics Français issus des Cadres d'Afrique du Nord du fait de la seconde guerre mondiale (1985 - 1994). (Reconduction des membres de la C.A.R. par arrêté du 26 Septembre 2003 publié au J.O. du 10 Octobre 2003, puis par arrêté du 1er Août 2006 publié au J.O. du 15 Août 2006).

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TRAVAUX-CONFERENCES ET PUBLICATIONS-

- Nombreux articles dans les journaux d'Anciens Combattants - Historique et Droits, Articles de presse sur les Campagnes de Guerre - Participation massive des FRANCAIS LIBRES D'AFRIQUE DU NORD DANS LA SECONDE GUERRE MONDIALE 1939 -1945 - Débarquements en Normandie de la 2ième D.B. et en Provence le 15 Août 1944 1ère D.F.L. - 9ième DIC 1-5 DB, etc... dans la presse spécialisée ANCIENS COMBATTANTS - Plaquettes: (1987-1990-93).

BIBLIOGRAPHIES

NUITS DE FEU SUR L'ALLEMAGNE

Epopée des Aviateurs Français F.F.L. -F.F.C. Dans le BOMBER COMMAND de la ROYAL AIR FORCE - Squadrons 346 -347, à compte d'auteur, Louis BOURGAIN - co/auteurs: Georges PLAGNARD - André HAUTOT (1991).

VICTOIRE APRES L'ENFER

2ième Tome Compléments, à compte d'auteur, Louis BOUGAIN - co/auteur: Georges PLAGNARD - André HAUTOT (1993-1994).

LES BOMBARDIERS LOURDS FRANCAIS 1943-1945

DANS LA ROYAL AIR FORCE

"SARABANDE NOCTURNE"

Editions HEIMDAL (1996) Louis BOURGAIN avec la participation de Georges PLAGNARD et André HAUTOT.

"Traduction en anglais de"

"SARABANDE NOCTURNE"

HALIFAX FOR LIBERTE

Louis BOURGAIN - Georges PLAGNARD - André HAUTOT.

( Published in the United Kingdom by Compaid Graphics (1998).

BOMBARDIERS DE NUIT

LES GROUPES LOURDS SUR L'ALLEMAGNE

SQUADRONS R.A.F. 346et347.

(Copyright 1996, Colonel (H) R. NICAISE - A. HAUTOT).

- AERO-CLUB de FRANCE - numéro spéciale - Jules ROY et les GROUPES LOURDS  1943-1945 - iconographie - exposition Musée de l'Armée (juin - Août 1996) à L'HOTEL DES INVALIDES à PARIS.

- Co - auteur de la cassette-vidéo sur les GROUPES LOURDS (1943-1945) E.C.P.A. ( R.NICAISE et A. HAUTOT - 1997).

- Réalisation d'une plaquette " NOS SOUVENIRS" de l'exposition HOTEL DES INVALIDES 10 Juin - 31 Août 1996 (Copyright R. NICAISE - A. HAUTOT 1996).

TRAIT D'UNION

JOURNAL DE LA BRANCHE FRANCAISE

D'AIR BRITAIN

N° 188 de Novembre-Décembre 1999:

LES EFFECTIFS D'HALIFAX FRANCAIS DANS LA ROYAL AIR FORCE

et de L'ARMEE DE L'AIR 1946-1951.

NOTE DE LA REDACTION

- Comme à l'habitude, il s'agit d'un travail où l'assistance de nombreux membres de la BFAB a complété celle des anciens du HALIFAX. Tous, à des degrés divers, doivent être remerciés, mais avec une mention spéciale pour deux d'entre eux: Bernard CHENEL, dont le travail de bénédictin sur les documents officiels a permis d'établir le fond de la liste présentement publiée, et sur laquelle s'appuie toute étude, Et également, André HAUTOT, membre de l'AMICALE DES GROUPES LOURDS et surtout historiographe bénévole, passant des décennies à engranger et recouper des informations sur les HALIFAX des Squadrons Français de la R.A.F Ayant accepté de mettre à notre disposition ses notes et listes, il a permis d'éclairer la période méconnue du transfert Royal Air Force vers l'Armée de l'Air.

Et profitons de cette occasion pour annoncer la mise en chantier du troisième volet de cette étude, qui traitera  enfin des HALIFAX des Squadrons 346 et 347 de la Royal Air Force en 1944 et 1945.

CONFERENCE

Exposé par A.HAUTOT sur la première bataille gagnée par le B.M.3 Des Français Libres en Erytrhée entre Décembre 1940 et Mai 1941, au nouveau lycée du PIC ST. LOUP à Saint Clément de Rivière 34.270, le 12 Novembre 2003 en présence des autorités Civiles et Militaires.

DISTINCTIONS HONORIFIQUES

- Médaille du Centenaire de l'Aéro-Club de France - 1er Aéro-Club Mondial 1898 - remise à l'occasion du centenaire de l'Aéo-Club de France, lors de la cérémonie du 8 Juin 1998, par le Général d'Armée Aérienne Jean RANNOU, Chef d'Etat Major et Vice-Président de l'Aéro-Club de France, monsieur Gérard  FELDZER, Président de l'Aéro-Club de France et Monsieur Max ARMANET, Président de la Commission du Patrimoine de l'Aéro-Club de France, pour services rendus à la mémoire de l'Aviation militaire Française 1939-1945.

MINISTERE DE LA DEFENSE

ANCIENS COMBATTANTS

- Arreté du 10 Août 2006 relatif a la composition du Conseil Départemental pour les Anciens Combattants et Victimes de Guerre et de la Mémoire de la Nation:

- André HAUTOT membre du Conseil Départemental pour les Anciens Combattants et Victimes de Guerre et la mémoire de la Nation de l'HERAULT (1er Juillet 2006-2009).

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MIDI LIBRE

MONTPELLIER et sa REGION

VOYAGE FRANCAIS

DE LA ROYAL AIR FORCE

DANS LE CIEL DE 45.

MARDI 2 JUIN 2009

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ANDRE HAUTOT, à peine adulte, fit la guerre sous le drapeau britannique.

Sur le sol cimenté, le HANDLEY Page HALIFAX repose, carcasse de métal déchirée et rouillée, engin d'une guerre qui a eu le dernier mot.

Le conservateur du Musée de la Royal Air Force a voulu qu'ainsi le bombardier dise les milliers d'équipages engloutis par les cieux, la mer, de l'Europe sanglante.

Les yeux pétillants du vieil homme aux cheveux gris, passant sur l'épave, n'ont pas trahi d'émotion. Pourtant il n'est pas une parole, pas une minute à bord de l'un de ces avions dont sa mémoire n'ait conservé l'empreinte. "C'est comme un film", souffle-t-il dans un sourire. André HAUTOT n'avait pas 19 ans, adolescent et frêle, mitrailleur de la R.A.F., Squadron GUYENNE.

"Nous nous considérions, dit-il d'une voix tranquille, peignant de douceur les mots terribles, tels des morts sursitaires dés l'instant où nous montions à bord, jusqu'à notre retour." Il fait froid dans la carlingue, plus glacial dans la tourelle supérieur. Abandonner son poste qu'elle qu'en soit la raison est interdit; s'il faut satisfaire un besoin, l'urine gèle par -70° dans la combinaison.

"Dans ma tête, j'étais fort, les Anglais avaient été extrêmement sévères, au point que les élèves un jour rossèrent le Sergent-Chef qui les harcelait. Mais ils nous avaient appris à être flegmatiques. On tremblait comme des feuilles pendant les six ou huit heures de mission, on avait peur, mais on maîtrisait nos nerfs."

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1- Mécanicien (E) Sgt PRADIER. 2- Pilote (R.A.F.) Sgt/C JOS. 3- Navigateur (N) S/Lt MATHURIN. 4- Bombardier (B) Sgt BOUQUET des CHAUX. 5- Mitrailleur-arrière (A/G) Sgt DEUTCH. 6- Radio (R) Sgt DUGAST. 7- Mitrailleur-supérieur (A/G) Sgt André HAUTOT.

Le Sergent HAUTOT et ses six compagnons d'équipages, cinq fois ont volé au-dessus du territoire du Reich, cinq bombes peintes sur les tôles du fuselage. Dans des vagues empilant par couches successives jusqu'à 1200 avions. Les Allemands noircissaient le ciel de tirs antiaériens, les chasseurs déboulaient au milieu des Formations. Le HALIFAX encaissait les tirs." Un jour, au retour s'amuse André HAUTOT, le pilote m'a demandé si je n'avais pas eu froid."comme d'habitude, pas plus", ai-je répondu. Pourtant, la partie arrière de ma tourelle manquait, emportée par un éclat d'obus, sans que je le sache."

L'équipage formé à la fin de 1944, à ELVINGTON, non loin de YORK, survécut à cet enfer que jamais  l'enfant de TUNIS n'eut dû croiser sans le fait de l'Histoire. Des enseignants de son lycée PICHON, dans la TUNISIE écrasée par la WEHRMACHT, qui informent les Anglais de mouvements de troupes; trois élèves dont lui-même qui croient transporter du beurre et sont de naïfs messagers; un officier Italien voisin des HAUTOT et antifasciste, qui le cache de la Gestapo à laquelle il a été dénoncé, et le mène au front: tous ont tracé son chemin.

"Les Anglais m'ont arrêté pris pour un espion et emprisonné. Ils m'ont libéré après la prise de TUNIS et avoir établi alors mon identité." On est le 8 mai 1943, il a 17 ans et leur dit sa volonté de rejoindre l'aviation et se battre.

AU FOND DU HANGAR

DORMENT LES ME109 ET FW190

QUI LES HARCELAIENT

AU-DESSUS DU REICH.

Cest ainsi que celui que sa constitution modeste fait passer pour un enfant atterrit en Angleterre, passa à la moulinette de l'Intelligence service, goûta au froid d'une Ecosse où les Vickers Wellington école décollent sur la neige.Jusqu'à  ce jour de mars 1945 vers HARBOURG, première mission.

Devant le HALIFAX abattu, le monsieur, élégant, visage lisse affiche 83 printemps, comme tout autre en fait 70. Démobilisé, il entra à l'équipement, à TUNIS, devint ingénieur. Il réside à Montpellier désormais.

Textes: Ollivier LE NY.

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Au micro de la B.B.C., à Londres. Le cliché date au plut tôt de l'automne 1940, époque où apparurent les insignes métalliques de la France Libre que le Général porte sur sa tunique. Au cours de la seule année 1940, de GAULLE prononça 27 allocutions à la radio de Londres, toutes "en direct" - à l'exception de celles qui furent enregistrées pendant son voyage en Afrique (31 août - 17 novembre)

(source: en ce temps là - DE GAULLE N°9)

RESISTANCES

Ils sont élèves de collège à Sérignac, Montpellier, Sète, Castelnau-le-Lez et Magalas, lycéens à Montpellier, sur le mont Saint-Clair et Biterrois.

Ils ont été primés au concours National de la Résistance et de la déportation, récompensés par un voyage offert par le Conseil Général à Londres.

De jeudi à vendredi, ils ont inscrit leurs pas dans ceux de grands résistants, approché des lieux qui conservent de ces combats la trace à jamais. Dans les couloirs étroits et les salles du cabinet de guerre britannique, caché sous le ministère éponyme, d'où WINSTON CHURCHILL guida l'heroîque défense de son peuple.

Sous les hangars de la Royal Air France, dont le musée préserve la mémoire des avions et des hommes qui gagnèrent la bataille d'Angleterre. Enfin, à quelques mètres du palais de BUCKINGHAM, cette maison où De GAULLE appelait les Français à la révolte, écartait la défaite.

Et au milieu de cette quarantaine d'adolescents, qui mieux que des témoins des horreurs de cette Seconde Guerre Mondiale, pouvaient en témoigner.

ANDRE HAUTOT est l'un d'eux, il accompagnait le voyage.

MIDI LIBRE

Montpellier: www.midilibre.com

DE GAULLE A LONDRES

MOTS D'ADOS SUR UN HEROS

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Le Q.G. de la France Libre.

Les foot gards répètent le Trooping the colour pour l'anniversaire d'Elizabeth II célébré dans quelques jours, devant la foule innombrable qui cerne Saint Jame's Park, ce samedi matin. La rue voisine est silencieuse, sollennelle, comme la posture du Général, figé dans le bronze.

4 Carlton gardens. Les guides ont mené les jeunes gens devant l'imposante bâtisse de pierre blanche dans laquelle Charles de GAULLE, à la radio, prononça son appel, le 18 juin 1940.

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Le texte apparaît, gravé en lettres dorées un peu estompées sur une plaque fixée à la façade, mais l'accés à l'appartement est impossible. Un cabinet d'avocat l'occupe, qui a conservé la bibliothèque où le grand homme fit sa déclaration et la salle qui servait à ses réunions.

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On restera donc dehors, le groupe sacrifiant à la photo souvenir.

En attendant, Auriane, élève du lycée Valéry, à Sète, parle "d'admiration", d'espoirs entretenus, ceux que sa copine Charline nourrit "de ne jamais voir cela se reproduire. Je ne pense pas qu'une guerre mondiale soit possible, sachant ce qu'a été la seconde. En tout cas, je ne suis pas sûre  que je serais à la hauteur, comme lui et d'autres l'ont été", notamment ces pilotes au visage d'adolescent à peine plus vieux qu'eux, aperçus aux murs du musée de la Royal Air Force.

Tom, Victor, Nicolas, autres Sétois, entretiennent les mêmes doutes.

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A "l'émotion" de Pauline, jeune collégienne à Sérignan, les garçons ajoutent le courage et le respect pour le "libérateur et le grand chef de la Résistance Française. Il a libéré la France, martèle Tom, et après, il l'a organisée." A côté, Charles, lui aussi Sétois, affiche une moue sceptique, il "n'y a pas d'homme de sa carrure aujourd'hui. Aucun ne fera jamais ce qu'il fit pour la France".

(source: MIDI LIBRE Montpellier et sa région)

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18 février 2012

MISSION DE NUIT SUR COLOGNE par Roger Fourès

Mission de nuit sur Cologne

"Kalk-Nord"

Gare de triage

Mission du 30/12/1944 durée: 6 heures 15.

Halifax III "B" "for Baker" PN365

Equipage du Capitaine BRION

Pilote: Cpt BRION (Cdt d'avion) Navigateur: Lt BARTHELOT, Bombardier: Adjt/C DEMESMAY, Radio: Sgt DARRIBEHAUDE, Mécanicien: Sgt/C RICHARD, Mitrailleur-supérieur: Sgt FOURES Roger, Mitrailleur-arrière: Sgt/C GONNOT.

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Récit du Sgt Roger FOURES âgé de 23 ans au moment des faits.

La nuée tourne au gris - voici qu'arrive l'heure où commence le règne de l'ombre - c'est, pour nous, le silencieux signal de la nature.

Un à un, nous passons à genoux et têtes basses, l'étroite porte du "Halifax B" notre avion, pour gagner sans hâte nos postes.

Je dispose mon parachute en son casier avec la ferme conviction que je n'aurai point à le retirer avant que d'être revenu. Je me hisse dans ma tourelle, je l'essaie.

Je constate le bon état des glaces et je m'assure de la bonne position des bandes de cartouches. Mon "collimateur" (appareil de visée) fonctionne. Le cercle lumineux qu'il contient se dessine bien sur son verre, auréole funèbre qui doit couronner les victimes et mesurer leur fin.

Je commence à m'exercer, main et oeil. Je vise la cime d'un arbre avoisinant pour me donner la certitude, plus par intuition qu'à vue, que mes mitrailleuses sont bien réglées.

Je mets mon casque et branche mon téléphone. Aussitôt, je suis interpellé "allô centre on va essayer votre oxygène". J'ouvre, "ça va" dis-je au pilote, avec dans la bouche ce sale goût de tube caoutchouté. "Au premier, Richard" dit le pilote au mécano. Et le moteur extrême gauche crache jusqu'à la queue un million d'étincelles.

Je sens mes chairs vibrer toutes. "ça va" dit Richard. "Magnéto OK". Le 2ème moteur est plus têtu. Puis, je ne pense plus au moteur - au diable les moteurs c'est fait pour tourner, que ça tourne ! Mais si un se met à foirer, à faire sa mauvaise tête, ma moto chérie "Royal Enfield" elle, part au Quart de tour et elle connaît nombre de directions intéressantes bien plus passionnantes que la Ruhr. A droite, le quatrième moulin entre en jeu. Il tourne, crache, part, s'arrête, crache des flammes, vrombit, tourne à l'envers et se cale. Lui me paraît vraiment bien malade. Les trois autres tournent rond, je manoeuvre ma tourelle pour mieux observer le récalcitrant. Une à une, les pales de l'hélice défilent au bout du capot, arrivant, grandissant, disparaissant en jetant des éclats sombres, comme de grands sabre de taille. Je pense "partira, partira pas". Partirons, partirons pas ? "The grey room dancing", 229 Borougbridge road. ça y est, le voilà, il tourne. Dans l'interphone, la voix de Richard retentit "la magnéto perd 100 tours, qu'est-ce qu'on fait ?.

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Roger FOURES sur sa Royal Enfield.

(collection: Roger FOURES)

http://425alouette.wordpress.com

C'est beaucoup trop par rapport au règlement et le pilote de répondre "Je m'en fous ça ira, les autres vont bien, on y va".

"Allons" dit le navigateur "Antoine c'est l'heure". Le pilote ne répond pas mais fait un signe. Je vois autour du Halifax s'affairer 4 hommes noirs. Deux par deux, ils tirent au loin les lourdes cales qui trébuchent au bout de leur corde comme des jouets biscornus. Les roues sont libérées. Abandonnant leur attirail au bord de l'aire, ces hommes s'éloignent plus vite encore pour disparaître dans l'ombre épaisse environnante comme des loups apeurés.

Le souffle énorme des hélices est redoutable. Nous roulons, personne ne dit mot. Une de plus qui commence, ce qu'on appelle une "mission" qui peut être une promenade nocturne, un parcours sur les continents, une aventure, ou un calvaire. Et nous allons, sans trop d'espoirs ni trop de craintes, comme un écolier à l'examen.

Devant nous, un autre Halifax traîne gauchement sa queue. Enfin, il se place face au vent. C'est "Calmel", capitaine Calmel que j'aime bien. Le voilà donc face au ciel, face à Dieu. Il part bientôt, il n'est plus que feu vert, rouge, blanc, le tout encadré par la rangée des lumignons oranges de la piste, ça y est, le sujet a quitté le tableau. Hommes, métal, essence, bombes, au total 30 tonnes, se sont accrochés dans le ciel noir.

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A nous maintenant. Le pilote "appelle" ses moteurs. Plein gaz, le "B pour Baker" (boulanger) frémit. Je sens mon coeur se serrer. Je ne puis m'empêcher d'imaginer que dans quelques secondes - d'autant que la piste est gelée - tout le métal qui m'environne se repliera sur moi labourant mes chairs, broyant mes os. Je pense aux "Bigs pigs for Hitler", les bombes qui sont plus pour nous que pour lui en ce moment. Il faut mettre tout ça à 400 km à l'heure au plus tôt. Enfin, le tout jeune homme que je suis prend le dessus sur les pensées moroses et je murmure fermement "à la grâce de dieu, vive ma bonne étoile". Car je vais la retrouver, là-haut, ma bonne étoile, par dessus les nuages épais". "Sirius" la plus belle, la plus brillante qui me suit, du soir au matin et parfois disparaît et se montre à nouveau, dans un trou de nuage pour un instant, ou une heure, ou plus. Il me semble qu'elle veut me dire "Tu vois, je suis toujours là, pour toi". Il m'arrive encore aujourd'hui de la contempler longuement quand elle traverse le ciel noir.

Je me sens pris d'une immense affection pour ceux qui sont avec moi. Je vais les défendres, ils vont me défendre en manoeuvrant bien. Roland, le mitrailleur arrière, et moi, nous sommes les "chiens de garde".

Nous décollons magistralement. Je devine la machine appuyant sûrement sur l'air ses grandes ailes noires. La course des lampions est finie. La piste nous échappe, une grande confiance m'envahit.

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(collection: ECPA)

Notre navigateur s'agite, il donne un cap, une altitude, des indications, des recommandations. Antoine, notre pilote, n'est pas absolument d'accord. Il est rare qu'il le soit d'emblée. Il faut qu'il y ait au moins un point sur lequel il peut agir à sa guise ou passer outre. Nous voyageons maintenant paisiblement.

Je regarde la nuit du ciel. Elle me plaît, elle me paraît noire, bien noire, admirablement noire.

Je me prends à l'aimer, à la remercier, à la croire notre amie. En bas, rien n'est visible que les innombrables parterres lumineux des bases d'opérations et de secours. Rien de plus que cela. Nous n'avons pas d'horizon. Le noir du ciel se confond avec celui de la terre et il me semble que nous sommes au centre d'une grande boule obscure. Un Halifax vient à nous avec des manières ridicules, balançant ses feux, semblant avoir devant lui de nombreux obstacles qui ne sont autres que les remous créés par nos propres hélices. Il arrive si près que je le vois très bien. C'est vraiment un don admirable qu'une bonne vision de nuit. Enfin, il se range résolument à notre droite, long fuseau d'ombre, étrangement fin, dans sa force redoutable, laissant parfois échapper de ses pots d'échappement rouge-cerise de longues traînées d'étincelles, plus rouges encore, qui disparaissent avalées par la nuit. Un autre Halifax se dandine à notre gauche. Puis d'autres se fixent au dessus, puis dessous. Une multitude de points bleus, verts et rouges, presque immobiles, se mêlant délibérément aux étoiles, me créant un faux ciel sans cesse renouvelé, que je me fatigue à étudier.

Tout à coup, une grande lueur surgit du dessous de nous. Je me dresse vivement et me penche autant que possible pour essayer de voir. Au sol, un avion commence à brûler; puis il explose.

 

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(collection: ECPA)

Notre "bombardier" s'exclame: "les pauvres, ils ont fini leur mission". Très vite le foyer s'agrandit et monte haut sur nous, couronné de cette fumée caractéristique que nous connaissons bien. Hélas, lentement, nous nous éloignons et toutes lueurs disparaissent.

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(collection: ECPA)

"Antoine, nous passons la côte" dit le navigateur. "Bon, j'éteins les feux" répond le pilote. Alors, je ne retrouve plus le bout de nos ailes. Je les vois plus longues, trop longues, n'ayant plus de limite. Enfin, je peux en apercevoir l'angle amorti qui commence à entamer et déchirer des petits tas de brume, avant-coureurs de gros nuages. Autour de nous, peu à peu, les fausses étoiles s'éteignent et les vraies aussi car nous faisons notre entrée dans un épais système de nuages. Le navigateur commande l'ascension et donne un cap. Alors mon ami Roland, le mitrailleur arrière et moi, commençons vraiment notre veille. Le pilote envoie l'oxygène. Je consulte ma montre. Il est 21h30. Nous volons déjà depuis 1h1/2. Notre objectif est Cologne "Kalk-Nord" gare de triage. Nous devons survoler la Belgique puis descendre au sud bombarder et traverser, pour rentrer, le nord de la France.

Soudain, à droite, surgit une masse sombre. Un bombardier à environ cinquante mètres. Que va t-il faire ? Nous a t-il vu ? C'est un Lancaster. Diable il approche encore. Il va nous cogner. Quels crétins ces "glishs", ils roupillent ! Je lance "Allo pilote, ici centre, vite à gauche". Le pilote jette notre "B" à gauche en glissade aussi promptement que s'il s'agissait d'un avion de chasse. Le Lancaster fait, en sens contraire, le même mouvement. "Bon, il est parti, ça va": dis-je. Et nous reprenons notre cap. Je redouble d'attention et bientôt, cette nuit que j'ai bénie au départ, j'arrive à la maudire; mais elle est là, immuable, impénétrable dans ses desseins, moqueuse, troublante, fatigante, presque victorieuse.

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(collection: ECPA)

"Antoine, nous passons la côte Belge. Monte à 21 000 pieds et reste-y". Mal embouché, je goûte fort peu cette dernière indication de notre navigateur. Qui voudrait descendre en vrille ou en poussière ? Le temps passe, les minutes s'ajoutent, inégales, comme les pierres d'un chemin montant. Je le regarde passer, sous la trotteuse de ma montre lorsque mes yeux sont las de fouiller la nuit. Le museau de caoutchouc de mon masque à oxygène me serre les joues et m'irrite la peau à la gorge. Je le prends par dessous, avec mon pouce, et le décolle de mon visage. J'en éprouve un immense soulagement, pour un court instant.

"Allô pilote, ici bombardier, je vais préparer". Pilote: "Bon, allez-y". "ça y est" dit le bombardier. "Je vois l'objectif. Ils ont commencé la première vague". Nous approchons; une immense lueur perce les ténèbres. Au-dessous, la mer de nuages étends ses vagues immobiles, insensible aux coups échangés dans les deux sens, ciel à terre, terre à ciel. La clarté augmente de minute en minute. Le ciel lui-même s'illumine, très haut, au-dessus de nous. En bas, c'est l'enfer. Pour un peu, la nuit se retire, battue, impuissante, et de tout le fond de l'ombre, surgissent les bombardiers.

Je pense au ventre de Goering, à la moustache d'Hitler, aux discours énervés de l'avorton Goebels. "Aucun avion ennemi ne violera le ciel de l'Allemagne !" Pourtant si ! et j'en suis. Je me trouve, changé soudain grandi, indomptable, prêt à vider toutes les bandes de mes "pétoires", à couler tout mon sang.

Comme des bulles, innombrables, éclataient au-dessus de la surface rouge des nuages, la "Flack" émerge, monte, augmente, arrive, accourt, nous assaille, dessous, dessus, devant, derrière, sur les côtés, partout à la fois. Le ciel est moucheté d'une multitude de flocons noirs qui semble absolument infranchissable.

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Cologne photo prise en 1945.

"Bombs doors open" dit le pilote. Nous survolons le centre du foyer, secoués par les ondes aériennes dues aux multiples éclatements d'obus de tout calibres. Les nuages flamboient. Ils semblent entachés de sang. Une immense nappe rouge se déroule en scintillant, sous notre avion, prenant l'aspect d'un énorme foyer de forge sous le vent du soufflet.

Soudain, très près de nous, un obus éclate. Je perçois des chocs dans le fuselage dont un au bas de ma tourelle, pourtant elle continue à fonctionner. Quelque chose manque sous mes pieds. Nous sommes dans la position du boxeur qui endure une avalanche de coups tout en préparant un contre décisif.

"Un peu à droite, tout droit, pile, bombs gones" dit Demesmay. "Les pauvres, qu'est-ce qu'ils prennent". Je ne veux pas voir en bas, j'y perdrais, par la suite, pour un temps, mon acuité visuelle de nuit.

Hé ! Là-haut, qu'est-ce ? Quatre, six, huit. Bon sang, quelle affaire, des bimoteurs. Près de nous, à droite, un Halifax explose. Le souffle nous fait tanguer. Sans doute avait-il encore ses bombes. Il a été touché de plein fouet par un obus de la "flack" sans doute un 88. Il reste seulement un long nuage blanc, vertical, fantomatique, pendu au ciel, dont on ne voit rien retomber. Rien de rien. Pulvériser, tout, hommes et matériel. Ces gens là ont envoyé leur âme vers l'infini sans passer par la terre des hommes.

Un bimoteur décroche. Il pique sur nous. Il balance, à travers les éclats. Soulagement, c'est un "Mostiquo".

Bon, la photo est prise. Il est nécessaire de rester en ligne pendant vingt secondes, pour couvrir le temps de chute des bombes. C'est long vingt secondes !

L'objectif est passé. Derrière, le ciel nous offre des aspects de peau de léopard. La troisième vague se présente. Nous la voyons se déployer, innombrable. Elle traverse la nuée de flocons noirs.

En bas les éclatements recommencent. La forge se rallume de plus belle. Nous entamons le retour. Nous filons, plus légers en notre machine et en notre coeur. Maintenant, à nous les ténèbres, mais gare aux nouveautés sournoises de la "Luftwaffe". Nous voguons à nouveau dans le ciel noir. Nous commençons à descendre. Nous avons un peu l'impression d'une sauve qui peut. Rentrer c'est tout !

Nous traversons le nord de la France. Nous nous transportons dans notre ciel. Là-bas, tout au sud, au bout de cette même terre, que font-ils, à cette heure, ces chers deux êtres de bonté qui m'ont donné la vie ? Si ils pouvaient revoir leur "petit" méconnaissable sous son étrange accoutrement d'Homme du ciel, ils pourraient mesurer l'étendue qui les sépare, l'abîme sur laquelle nous planons, leur coeur se serrait plus encore. Ma gorge se bloque. Je suis bien sensible pour un guerrier. Mais cesserai-je jamais d'être sensible ? Néanmoins, je serre plus fort le levier de commande de ma tourelle. Le pouce sur le bouton de tir. "Arrive satané frizou, c'est toi qui ne reverra pas les tiens."

Je regarde les moteurs, quelle merveilleuse régularité ce soir. Quel réconfort pour nous. Quelque merveilleuse régularité ce soir. Quel réconfort pour nous. Quelque chose me touche aux pieds. C'est Richard. Le mécano va faire sa petite visite aux soutes à bombes. Je me penche. J'aperçois sa bonne tête. Il sourit et agite son poing en levant le pouce à l'américaine. OK. Il branche son micro et me dit : "Ils vous ont tiré aux pieds. D'un peu ils vous déchaussent, les orteils avec". C'était le coup perçu, sur l'objectif. Il aurait suffi que j'allonge un peu plus les jambes et ils m'auraient abîmé mes belles bottes. Un silence et puis Richard ajoute "Allo Captain, ils les ont toutes prises sur la gueule".

"Tant mieux" dit Brion.

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Le radio de l'équipage Brion Sgt DARRIBEHAUDE.

(collection: Michel DARRIBEHAUDE)

Le navigateur donne un cap. Enfin, le radio, Darribehaude, dit la "chatte" à cause de sons sens maniaque du confort se manifeste. Il a fini depuis longtemps de jeter dans l'espace ses papillons argentés que les anglais appellent "windows" destinés à troubler l'action des radars ennemis. Je souris. Voilà un type qui vient expressément en Allemagne pour jeter des paquets de papier d'argent. Le reste du temps, il se replie dans son étroit réduit pour écouter des gens ou des signaux sans rien voir de ce qui se passe au dehors. Il fait la politique du parapluie. Il est le précieux manipulateur des ondes qui peut, quand le navigateur ne peut plus très bien, nous ramener sûrement à la terre promise. Il discute avec le pilote. Je suis tellement heureux d'entendre sa voix.

Rien de visible autour de nous. Pas d'amis, pas d'ennemis, rien de rien. Le ronron des moteurs, des balancement doux, les senteurs de tube à oxygène, tout cela se ligue contre moi pour ajouter à la fatigue et essayer de m'endormir, lentement, savamment, irrésistiblement. Je ferme un oeil, l'autre me pèse. Je ferme les deux. Je les ouvre en sursaut, subitement effrayé, violemment indigné contre moi-même.

Je coupe le courant électrique de ma combinaison chauffante espérant que le froid me fouettera. Bientôt, de longs frissons parcourent mon échine.

Il me semble avoir quarante kilos sur les épaules. Le harnais me tire. La combinaison refroidie est devenue raide. Je commence à bailler. Je n'y trouve pas de plaisir; ce maudits masque m'embarrasse. C'est si bon de bailler quand on n'a pas la bouche encerclée. Je remets le chauffage. Je tressaille d'aise. Je me sens heureux, plein de bien-être. Quelle douceur encore que de vivre, même ici, hors du monde.

"Ah ! Qu'est-ce que c'est ? Roland, à droite, regarde bien"

"Je ne vois rien" dit Roland.

"Si, à droite, un peu en dessus".

"Ah oui. Halifax".

"Halifax" dis-je aussi.

Et le pilote de demander : "Est-il dangereux ?"

Je dis : "Il a disparu".

Il a disparu, répétais-je en moi-même. Pourtant il existe. Ou est-il ? Je tourne, je retourne ma verrière. Rien, pas de Halifax. Il n'est plus. Comment parvenir à se persuader que nous sommes au moins cinq cent avions, tout feux éteints, à suivre la même route avec autour de nous une visibilité, pour les meilleurs d'entre nous, d'environ trente mètres.

Maintenant la mer est sous nous, au revoir la France, à bientôt. Nous savons que c'est ici, de préférence qu'on abat les bombardiers au retour. Les chasseurs allemands aiment donner la mer pour tombeau. Je crois que l'eau est bien trop froide et profonde. Je savoure mieux l'efficacité de ma combinaison chauffante. Rien de mauvais ne nous arrive et, enfin, le navigateur annonce les côtes anglaises. Nous les passons. Nous descendons un peu et le pilote supprime l'oxygène.

Les petits feux clignotent au sol. Certains sont fixes, d'autres indiquent une lettre. Je les lis. Elles ne me disent pas grand chose mais elles ont leur clé dans les livres de navigation.

Enfin, nous apercevons les premières bases, grands ports lumineux, partagés par deux lignes parallèles formées par de petits points rouges et se présentant à l'entrée comme une large embouchure.

Déjà au sol, très vite, courent des feux verts et rouges. Les gens sont chez eux. Ils se posent. et voilà qu'enfin, le ciel se déchire pour nous montrer quelques étoiles et que je puisse revoir la mienne, se mêlant toutes à une multitude de feux de position. Notre pilote aussi se signale. Quel bonheur de revoir ces lueurs au bout des ailes.

Nous descendons encore et entrons dans la crasse épaisse. Nos feux dans ce coton s'agrandissent jusqu'à illuminer notre route, mais notre vue reste bornée à leur court effet.

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Base d'Elvington.

Le mur opaque de la brume nous enserre et nous presse jusqu'à arriver encore à mettre en mon coeur de l'angoisse. Je préfère essayer de ne pas trop penser que nous sommes une trentaine d'avions, fonçant à 400 à l'heure, tournant sur la base à peu près au même endroit sans aucune visibilité.

Enfin, nous débouchons brusquement sous le "toit" des nuages. La nuit paraît plus sombre encore au sol. Nous volons bas et quelques détails apparaissent, notamment, les rivières. La clarté des bases monte jusqu'à nous. "Ça y est, Antoine, c'est ici" dis le navigateur.

Je vois au sol les lettres bien aimées : EV pour Elvington.

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La piste, le débriefing, le gin, les gâteaux du "babas" (l'aumonier), le mess, les oeufs, le lait frais, le porridge. Et puis le lit, enfin le lit ! Quel bonheur. Allons, posons-nous vite.

"Que personne ne parle" dit Antoine. Et s'adressant au "flying control", il signale notre arrivée, "B for Baker" avec "you may land" répond la tour. Nous approchons le couloir. "tunnel, tunnel" dit le pilote. Alors la piste s'agrandit et vient à nous rapidement. Je tourne ma tourelle vers l'avant. Comme Bayard, j'aime mieux faire face. Pourvu qu'un éclat d'obus n'ait pas crevé un pneu. Ça suffirait pour se mettre en morceaux. Je m'accroche. "Boum", ça touche, ça roule, comme un bolide. Notre pilote est un grand champion.

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Le contact avec le sol réveille le sens de la vitesse qui disparaît à mesure qu'on monte. Le pilote commence à freiner. La vitesse tombe, le bout de la piste arrive normalement. C'est terminé. Nous continuons notre course sur le "périmètre track".

Enfin, nous voilà revenus sur notre "dispersal" où l'avion s'immobilise.

Avant même que le pilote ait arrêté les moteurs, je saute dehors, en plein vent d'hélice d'où je me dégage à grand peine. Je cours à l'avant et m'assieds sur mon parachute face au monstre encore vrombissant. Je le découvre immense. Tout à coup, il se tait. Sa grosse voix de tonnerre s'éteint comme par enchantement. Seulement, il craque de toute part et je pense à des gémissements de la machine après l'effort. Un à un, des hommes tombent de la porte après avoir glissé sur leur cul. Comme c'est amusant, quelle allure grotesque ont-ils. Ils sont tellement emmitouflés tel de vrais pantins. Il ne me paraît pas que je suis comme eux, ni même que j'étais avec eux pour un instant. Ils parlent, ils rient, ils sont heureux. Les mécanos arrivent. Aucun ne dit mot. Je crois qu'ils ne m'ont pas vu. Ils ne comptent que six bonshommes et sans doute se posent des questions. L'un deux dit au pilote "alors, mon Capitaine, ça a gazé ?" Antoine répond : "Voyez l'extrême gauche, il tousse. J'ai dû le réduire. Ça n'a pas été dur. Il y a des trous quelque part dans le fuselage, merci."

Nous nous rassemblons. Un camion vient nous quérir. A la salle de débriefing, notre pilote efface prestement son nom sur le tableau des partants. L'aumônier a commencé sa distribution de gâteries. J'ai faim, je suis heureux mais il faut rendre les rations de secours qu'on reçoit avant le départ. Chocolat, gâteaux de survie et surtout boîte de pastilles vitaminées faites pour tenir quarante huit heures en cas de descente au tapis. Or je me suis toujours dis qu'il fallait profiter des bonnes choses quand elles passent. Donc je dévore tout avant le décollage, pendant que nous roulions. Ça aurait pu être mon dernier bonheur ! En fait, j'ai fait ça 31 fois. Je ne raconte pas les fureurs du pauvre couillon de "juteux" (adjudant) qui était responsable de la distribution.

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Je regarde la grande carte. Le tracé reste encore avec ses points redoutés, les passages difficiles et tout le tremblement des risques sournois que l'officier, d'intelligence, nous avait si bien exposés.

Au débriefing, je réponds aux questions de l'officier anglais. Tourelles ok, pétoire ok, au fait comment le saurai-je, je n'ai pas tiré ? Bon, tout ok, et je pense moi aussi.

Richard parle de quelques trous, du bas de la tourelle endommagée. Lui, c'est son rayon, pour moi la tourelle marche bien. Pas grave, les anglais ont de la bonne colle pour arranger tout ça.

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Nous partons vers la salle aux parachutes pour remettre en leur casier nos vêtements de "gala" et notre "pépin". En passant, nous regardons le tableau. Deux noms de chefs restent inscrits. Ils ne sont pas rentrés. Une foule de visages m'assaillent, ceux-là et les autres, depuis le début. Sale guerre !

Plus tard nous apprenons que l'un des deux est arrivé à la côte et s'est posé sur la base la plus proche, avec deux blessés : le radio et le mitrailleur supérieur, un ami, lequel a eu un avant-bras déchiqueté.

Que de souffrance avant de pouvoir être soigné. Le fantassin au sol peut être secouru très vite, l'aviateur, lui, doit attendre la fin du voyage. Ce peut être après plusieurs heures. Nombre de membres d'équipage dont les blessures, à priori, n'étaient pas mortelles, ont péri avant de pouvoir être secourus.

Je me sens moins heureux, moins fier, très fatigué, et je reste avec ces noms, ces visages dans ma tête, jusqu'au mess, jusqu'au lit, où je ne parviens pas à m'endormir.

Roger FOURES.

15 février 2010

UNE AVENTURE EXTRAORDINAIRE L'évasion de KANNENGIESER

UNE AVENTURE EXTRAORDINAIRE

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L'EVASION DE

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KANNENGIESER

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L'évocation de ces souvenirs est dédiée à la mémoire de

KANNENGIESSER, mort des suites de maladie

le 4 avril 1971.

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Equipage du Cpt BRESSON du groupe"Tunisie" abattu par la chasse sur le retour de la mission de Magdebourg, il est mort aux commandes de son avion en flammes.

Cpt BRESSON au 1er rang 2ème à partir de la droite.

KANNENGIESSER au 2 ème rang 1er à partir de la droite.

Pilote: Cpt BRESSON (Cdt de l'avion) Navigateur: Cpt de SAUVEBEUF, Bombardier: Lt RONAT, Radio: Adjt RABIER, Mécanicien: Sgt KANNENGIESER, Mitrailleur-supérieur: Sgt/C POILBOUT, Mitrailleur-arrière: Sgt martin.

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"J'ai le "L", je ne rentrerai pas !" C'est le pressentiment qu'avait eu le capitaine de SAUVEBEUF, navigateur au Flight "B" du squadron 347, et qu'il a exprimé au main briefing qui précédait d'une heure environ tout départ en opération; sept avions avaient déjà eu cette lettre comme indicatif et ils avaient été abattus au cours des précédentes missions; or, celle qui était en préparation en cette fin de journée du 15 janvier 1945 était particulièrement longue et dangereuse, car il s'agissait d'aller bombarder Magdebourg, soit près de 3000 miles aller et retour, dont moitié-moitié au-dessus de l'Allemagne et sur la mer.

Tout avait pourtant bien marché au début. Le survol de la mer du Nord avait dû être fait en rase-flotte, pour éviter que les mille deux cents HALIFAX qui composaient le stream ne soient détectés trop tôt par le radar ennemi, et il n'y avait eu que deux collisions, aux points tournants, comme toujours, car dans le tas il y avait toujours des étourdis qui coupaient la route des autres en ne respectant pas l'horaire et les consignes de vol. Puis, le stream avait pris de l'altitude très rapidement et les moteurs avaient été mis à rude épreuve mais ils s'étaient bien comportés et, s'ils avaient eu tendance à chauffer un peu, la température extérieure avait heureusement équilibré la leur et, en définitive, ils avaient hissé leur trente-cinq tonnes, dont sept de bombes de calibres divers, jusqu'à sept mille mètres, comme le prévoyait le plan de vol.

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Le thermomètre marquait moins 40 au-dehors mais, grâce au circuit de chauffage par dérivation des gaz d'échappement, il faisait quelque chose comme plus 2 au-dedans; c'était donc très supportable, sauf pour le mitrailleur-arrière, le sergent MARTIN, qui, isolé dans sa tourelle de queue à l'extrémité du fuselage, ne bénéficiait pas de ce confort tout relatif; il avait bien une combinaison chauffante mais il se sentait au bout du monde, loin de ses copains qui se tenaient groupés au centre de l'appareil, où ils pouvaient se voir et se parler librement autrement que par interphone.

Le mécanicien , le sergent-chef KANNENGIESER, venait toutefois lui dire fréquemment deux mots à l'occasion de ses vérifications; il était en effet le seul à pouvoir se déplacer à bord et il en profitait pour faire la liaison avec les deux mitrailleurs à qui il portait des boissons chaudes pour leur entretenir le moral.

Au-dessus de l'Allemagne, il n'y avait rien eu de très spécial à signaler, sinon un peu avant d'arriver sur l'objectif où ça commençait à barder; la flak et la chasse étaient particulièrement agressives, plus que de coutume semble t'il, mais c'était dû vraisemblablement au fait que l'équipage n'avait jamais pénétré aussi profondément au coeur du territoire ennemi et que, jusqu'ici, il n'avait encore rien vu, si on peut dire, malgré les sanglantes hécatombes de novembre sur la Ruhr; plusieurs avions s'étaient déjà fait "dégrouper" avant d'atteindre leur objectif et il y avait peut-être des copains parmi eux, mais ce n'était pas le moment d'y penser et il fallait surtout se concentrer sur soi. Le Capitaine BRESSON, pilote et chef de bord du "L" = love", avait réussi à passer au travers des obstacles, et son bombardier, le lieutenant RONAT, venait de lâcher ses bombes quand le mitrailleur de queue a signalé une attaque d'un chasseur par l'arrière; en pleine cohue, il ne fallait pas songer à esquiver l'assaut par des corkscrews, mais simplement prier Dieu d'avoir affaire à un maladroit; ce n'était pas le cas et, en quelques rafales incendiaires  bien ajustées, leur agresseur les a abattus un peu après l'objectif; en quelques secondes, l'avion est en flammes et il faut évacuer immédiatement, car il peut exploser d'un instant à l'autre.

L'adjudant RABIER, le radio, saute le premier suivi aussitôt par le lieutenant RONAT et le capitaine de SAUTEBEUF; le mitrailleur-arrière n'a qu'à retourner sa tourelle et se laisser aspirer par le courant d'air, mais le mitrailleur-supérieur ne répond pas aux appels et il ne descend pas de son poste de tir, où il a vraisemblablement été soit tué soit grièvement blessé.

KANNENGIESSER propose à son chef de bord d'y aller pour aider éventuellement son camarade mais BRESSON le lui interdit, car il n'aurait pas le temps de faire quoi que ce soit et il trouverait sûrement la mort en se dévouant inutilement; il lui intime l'ordre de sauter sans s'occuper de qui que ce soit et il sautera lui-même aussitôt après; le mécanicien disparaît alors par la trappe, non sans avoir jeté un dernier regard sur son pilote qu'il voit, presque debout sur son siège, en train de déverrouiller le cockpit pour sauter à son tour, le dernier; mais c'est trop tard et KANNENGIESSER est encore en chute libre, à moins de cinquante mètres de son appareil, quand l'explosion lui ouvre son parachute; BRESSON, victime de son devoir, est resté prisonnier de son avion qui s'écrase au sol, où son corps est retrouvé à côté de celui du sergent POILBOUT.

La descente de KANNENGIESER est ralentie à l'extrême par la forte densité de l'air glacial et son parachute met un temps infini à arriver au sol, après avoir cent fois risqué de se faire accrocher par les avions, amis et ennemis, qui sillonnent le ciel en tout sens; après quelques vingt minutes mortelles, KANNENGIESER tombe dans un petit fossé recouvert de glace, où il glisse malencontreusement et il se tord une cheville; la douleur est toutefois atténuée, tant par le froid que par l'émotion et,  non seulement il ne la ressent pas, mais il passe quelques instants tout engourdi avant de reprendre ses esprits.

Il se demande d'abord où et comment sont tombés ses camarades et il présume, qu'à part POILBOUT qui a dû être tué à bord, tous les autres sont sauvés, y compris le capitaine BRESSON qu'il a aperçu au dernier moment, sur le point de sauter lui aussi; il sait toutefois qu'il ne peut rien pour eux et qu'il doit uniquement penser à lui.

Il rassemble la voilure de son parachute, pour faire disparaître tout point de repère qui pourrait servir d'origine aux recherches dont il sait qu'il sera l'objet et, dans la nuit noire éclairée par la lumière diffuse des projecteurs qui continuent à fouiller l'obscurité, il essaye de savoir où il est; la ligne sombre de ce qui lui paraît être un bois ou une forêt se dessine à quelque distance et il s'y rend aussi vite qu'il peut, en clopinant car sa cheville commence à lui faire mal et il souffre en outre d'une violente douleur au genou; la neige durcie ne laisse pas apparaître les empreintes de ses pas et, après s'être repéré sur sa petite boussole d'escape, il s'enfonce sous le couvert des arbres, en prenant bien soin de semer du poivre, comme il l'a appris à Battle School, pour dépister les chiens dont il entend au loin les aboiements converger sur lui.

Quand il se sent un peu à l'abri, il enlève son gilet de sauvetage et son harnais de parachute qui gênent ses mouvements dont il veut rester libre pour parer à toutes éventualité; il cache ces dépouilles sous des feuilles mortes et il répand un peu de poivre tout autour.

Petit à petit, le calme revient; la flak et la chasse se sont tues, les projecteurs sont éteints, les chiens se sont éloignés. C'est partout le silence et l'obscurité. Dans le lointain, un clocher égrène lentement les douze coups de minuit.

KANNENGIESSER a bon moral mais il a froid, car il est resté pendant près d'une demi-heure pendu au bout de ses ficelles par une température sibérienne; il se livre à quelques exercices de sautillement sur place pour se dégourdir les bras et les jambes comme on le lui a appris aux séances de P.T. (physical training - éducation physique) à Ascater Melbis. Puis il décide de dormir, car il aura besoin de toutes son énergie pour poursuivre son aventure qui s'annonce bien et qu'il veut réussir; il s'enroule dans la voilure de son parachute et il s'allonge; en quelques minutes il dort profondément puisque il n'a rien de mieux à faire.

La douleur le réveille avec le jour et il entend dans le voisinage les bruits matinaux d'une ferme dont il estime ne pas être très éloigné; il craint que les paysans ne soient appelés par leurs travaux à venir rôder dans ses parages et il lui faut s'enfoncer au coeur de la forêt, où il sera plus en sécurité... Mais il a très mal à la cheville et au genou; il est encore tout engourdi et il sent que, dans l'état où il est, il n'ira pas loin. Il doit donc se soigner avant tout et il s'impose d'attendre pour pouvoir le faire sans être dérangé.

Il entend bientôt sonner onze heures et il pense que "ses voisins" ne sortiront pas de chez eux avant le début de l'après-midi. Il défait ses chaussures et il masse son pied malade avec de la neige, puis il le bande avec un morceau de carte d'escarpe; il lui semble que la douleur diminue. Quant à son genou, il s'aperçoit que c'est un éclat d'obus qu'il a dû recevoir en vol sans s'en rendre compte; le trou n'est heureusement pas très profond, mais des fibres de tissu y ont pénétré; il serre les dents pour dompter sa souffrance et il extrait assez facilement, avec son canif, le morceau d'acier, puis il nettoie la plaie qu'il aseptise en y enfonçant un comprimé de désinfectant provenant de sa trousse d'escape, et il panse la blessure avec une bande de toile de parachute. Malgré le froid, il transpire un peu sous l'effet de la douleur, mais il est soulagé.

Il se sent mieux et il peut marcher; mais il n'est pas encore en état d'entreprendre un long déplacement et il doit se résigner à attendre; toutefois, il ne s'estime pas assez à l'abri en lisière de la forêt et il consulte sa boussole avant d'y pénétrer plus profondément, car il veut pouvoir en ressortir sans se perdre; il arrive dans une clairière où les branches des arbres se serrent pour constituer un refuge idéal... tout est relatif...

Il profite des dernières lueurs de clarté pour préparer son plan d'évasion qui consiste d'abord à se débarrasser de tout ce dont il n'aura pas besoin, ou qui risque de le faire repérer; il arrache les tiges détachables de ses bottes de vol ainsi que les oreillons de son serre-tête, dont il transforme le fond en une sorte de béret, car son calot est resté dans l'avion et il lui semble inopportun d'être nu-tête à cette époque de l'année; il enlève également ses galons et ses insignes et il planque sa carte R.A.F. ainsi que ses photos d'identité dans la ceinture de son pantalon.

Il fait ensuite l'inventaire de son nécessaire d'évasion, dont il ne garde que les objets et accessoire rigoureusement indispensables qu'il repartit dans ses poches, notamment ses reichmarks qui représentent toute sa fortune; il enfouit le surplus sous la mousse et il disperse le restant de poivre autour du tumulus qu'il tasse pour le rendre moins apparent. Il se "tape alors la cloche" avec quelques cachets de repas synthétiques et il s'organise pour passer à la belle étoile sa deuxième nuit de vagabond, en étalant sur les branches une partie de la voilure de son parachute et en utilisant le reste comme sac de couchage.

Rein ne vient troubler son sommeil et le lendemain, 17 janvier, s'annonce comme la veille, sauf qu'il n'entend ni les heures au clocher du village, ni les bruits de la ferme. Il est bien seul et personne ne semble s'intéresser à lui; cette sensation de solitude l'étreint autant qu'elle rassure, et elle confirme en lui sa soif de liberté. Sa montre lui indique qu'il va être bientôt huit heures et il ne doit pas perdre de temps s'il veut se repérer avant la nuit prochaine.

Il se rase, se brosse comme il peut, refait ses pansements, enterre son parachute, croque quelques dragées dopantes et il prend la route en sens invers de la veille, car il ignore tout de "sa forêt" et, pour ne pas s'y égarer, il préfère revenir sur ses pas d'hier; sa boussole le ramène à son point de départ et il entend bientôt l'angélus sonner à l'église proche. Il se sent tout regaillardi par ce son familier qui lui rappelle son village natal et les prières de son enfance lui reviennent aux lèvres pour implorer l'assistance de tous les Saints du Paradis, car aucun ne sera de trop pour le sortir de là.

Tout en marchant, il s'est remémoré son plan d'évacuation qu'il avait échafaudé de longue date, à tout hasard, et qu'il doit maintenant revoir pour l'adapter à la réalité. Il se persuade qu'il ne s'appelle plus KANNENGIESER, ni même RENET, son nom de guerre qu'il avait dû prendre en arrivant en Angleterre pour dissimuler ses origines alsaciennes, mais qu'il est désormais POUJADE, natif des environs de Carcassonne (il y a passé quelques années et il y a des attaches familiales qui lui permettront d'en parler éventuellement); il doit également se faire passer pour un prisonnier adapté, c'est-à-dire volontaire pour travailler au profit des Allemands et venant de Hanovre où il était précédemment employé en usine; ses papiers sont censés avoir été détruits lors du dernier bombardement de la ville, mais il a quand même obtenu l'autorisation exceptionnelle de s'absenter pour aller à la recherche d'un ami d'enfance dont la présence lui a été signalée dans une ferme du coin et qu'il veut convertir à ses idées sur le Grand Reich.

Oui, mais qu'el coin? Il sait certes qu'il est quelque part au sud-est de Hanovre mais où exactement, il l'ignore et il doit s'en assurer avant de poursuivre sa route pour pouvoir répondre si on le lui demande. Il lui faut se situer au plus tôt sans l'aide de qui que ce soit et le seul moyen, c'est d'essayer de rejoindre la grande route indiquée sur sa carte en direction de l'ouest; c'est l'hiver et il peut en toute quiétude prendre des petits chemins de terre où il ne risque pas de rencontrer des paysans qui, à cette époque de l'année, sont occupés à la ferme plutôt qu'aux champs dont les travaux sont au point mort.

Il se guide à vue sur une ligne de poteaux téléphoniques, jusqu'à ce que leur disposition lui laisse entrevoir un carrefour où il pourra obtenir la précision qu'il cherche; il est bien inspiré et ses prières ont dû être entendues là-haut car, au bout d'une heure environ, il aperçoit au loin une intersection sur laquelle il se dirige, et il arrive à un croisement où il fait le point Il est à une trentaine de kilomètres au sud de Hanovre, mais il veut éviter cette ville qui ne lui dit rien qui vaille, même pour s'y perdre dans la foule en profitant de la cohue, et la campagne lui paraît plus sûr, d'autant plus qu'il est censé chercher une ferme.

Il s'éloigne donc vers le sud en comptant bien reprendre très vite sa route vers l'ouest; il marche allègrement, comme quelqu'un qui sait où il va; il croise des passants, même des soldats, et il surmonte sa répugnance d'Alsacien pour leur lancer le salut rituel à la nazie, mais il ne peut s'empêcher d'avoir une pensée émue pour ses camarades d'enfance, les "malgré nous", qui n'ont pas pu partir de chez eux et qui ont été enrôlés de force dans les rangs de l'armée allemande. Son accoutrement ne semble pas paraître insolite avec son battle-dress d'un bleu délavé, son simili-béret et son teint de blondinet qui lui donnent l'apparence d'un militaire des Panzers en permission, ce qui n'a rien d'anormal.

Il marche ainsi pendant de longues heures en croquant des repas concentrés et en suçant des bonbons vitaminés; ses provisions s'épuisent et il commence à ressentir des aigreurs d'estomac qu'il essaye de calmer en pensant qu'il aura bientôt l'occasion de manger quelque chose de plus consistant. Il tire aussi la jambe et il s'efforce de surmonter sa souffrance, pour ne pas attirer la curiosité ou susciter la compassion que chaque civil ressent pour un soldat blessé; il ne demande rien à personne et il a même le culot de se mêler aux passants qui traversent un petit pont, en saluant comme eux la sentinelle qui, dans l'obscurité naissante, ne fait pas attention à lui. Toutefois, il peine beaucoup et il sent qu'il va défaillir d'un instant à l'autre; il doit donc s'arrêter au plus tôt et il ménage ses quelques forces restantes pour prendre un sentier et gagner un petit bois qu'il entrevoit et où il espère trouver refuge pour la nuit.

Dieu est toujours avec lui et, à peine y a-t-il pénétré qu'il aperçoit une cabane de branchages où il s'installe du mieux qu'il peut. Vers 2 heures du matin, il est réveillé par des vrombissements de moteurs dont il reconnaît le son familier; il sort de son gourbi pour essayer de les voir, mais en vain et il le sait; ses copains le survolent et il les envie quoiqu'il ne puisse s'empêcher de penser que quelques-uns connaîtront sans doute un sort peut-être pire que le sien, et il se console en se disant que, lui, il est à l'abri de ces incertitudes.

Au loin, très à l'ouest, des lueurs jaunes indiquent une zone interdite au survol, vraisemblablement un camp de prisonniers ou de requis, où il espère trouver aide et assistance, s'il peut y arriver. Au petit matin, KANNENGIESER, dit RENET, alias POUJADE, refait ses pansements et ses massages, se rase, fait un brin de toilette et reprend son bâton de pélerin, sans plus être inquiété que les jours précédents; il parcourt ainsi une quinzaine de kilomètres et, en fin de soirée, il entrevoit dans le lointain ce qui semble être une gare de triage où il pense pouvoir trouver des cheminots français.

Effectivement, aux abords de la gare et au milieu des ruines, il voit un bâtiment qu'il identifie comme une cantine ou un dépôt, car les gens y entrent et en sortent par petits paquets, comme des ouvriers qui se relaient par équipes; il flâne aux abords de l'entrée en faisant semblant de s'intéresser au tableau d'affichage et, au bout de quelques instants qui lui paraissent fort longs car il est constamment sur le qui-vive, il exulte en entendant parler français. Jamais sa langue maternelle ne lui avait semblé aussi douce, bien qu'elle fût déformée par l'accent flamand; il entre derrière trois "chtimis" et, d'emblée, il va s'asseoir à leur table en se présentant sous son nom d'emprunt à la consonnance méridionale; sa présence ne paraît pas offusquer ses compatriotes qui doivent vraisemblablement être habitués à recevoir des nouveau-venus, et à qui il laisse entendre qu'il arrive de Magdebourg, ce qui est en partie exact mais il est seul à le savoir; ils manifestent toutefois leur surprise de voir que leur commensal d'occasion n'a pas de bon repas et ils s'en étonnent.

Le dénommé POUJADE leur explique alors qu'il a perdu tous ses papiers au cours d'un récent bombardement qui remonte à quelques jours - et il sait de quoi il parle - mais il ne cherche pas à resquiller pour autant et il leur déclare en souriant qu'il se passera de bouffer en attendant que sa situation soit régularisée. L'un deux paraît avoir compris et, sans mot dire, il va au comptoir d'où il rapporte un repas obtenu en prélevant les tickets sur ses futures rations; sa conviction se confirme quand il voit son invité avaler avec délices le maigre brouet qui constitue leur menu quotidien; il pousse alors l'obligeance jusqu'à offrir l'hospitalité pour la nuit à son visiteur d'un soir. POUJADE hésite, pour la forme, en déclarant qu'il ne voudrait pas attirer d'ennuis à ses hôtes, mais il prie en lui-même pour qu'ils insistent. En sortant, il s'arrange pour rester seul avec son nouveau copain et, avant d'arriver à la baraque-dortoir, il lui explique franchement sa situation; son ami avait bien deviné et il le lui confirma; il ne se dégonfla pas pour autant et il se présenta comme l'homme de confiance du camp.

Ledit responsable met dans le coup quelques-uns de ses camarades de chantier dont il est sûr et, avec leur assentiment et leur complicité, il décide d'héberger clandestinement notre POUJADE jusqu'à ce qu'il ait pu lui procurer des vêtements civils, lui fournir des bons de transport et le pourvoir de vivres pour continuer sa route vers Cologne, où leur protégé était censé se rendre pour y recevoir une nouvelle affectation dans le cadre du S.T.O. auquel ils appartenaient tous.

Le 25 janvier, après cinq jours de repos et de soins, POUJADE, bien retapé et gonflé à bloc, faisait ses adieux à ses copains qui l'enviaient un peu, mais qui étaient surtout soulagés de le voir partir car, à la longue, sa présence aurait fini par être découverte.

Ayant dissimulé sa carte R.A.F. dans la doublure de sa veste et étant en règle pour voyager, ledit POUJAGE va pouvoir prendre le train pour sa nouvelle destination, où il est maintenant certain de trouver une autre filière d'évasion puisque la chance continue à lui sourire; son "protecteur" lui a toutefois recommandé d'éviter les express dont l'accés est réservé et de n'emprunter que les omnibus qui sont plus sûrs, même si ils sont plus lents, car il n'y a pratiquement pas de contrôle, si ce n'est au terminus mais avec un peu de culot et de veine, ça doit l'arranger. La distance à parcourir était de l'ordre de trois cents kilomètres ce qui entraînait au moins trois changements de trains. Bien qu'il ait hâte d'en finir, KANNENGIESER devait se dominer, d'autant plus qu'à tout prendre et même en omnibus, il ira plus vite qu'à pied et il se fatiguera moins; tout bien pesé, il était gagnant et il n'était pas pressé au point de commettre des imprudences et de prendre des risques inutiles qui auraient compromis la réussite d'une escapade si bien commencée.

Dans le wagon, notre ami fait semblant de dormir pour couper court aux conversations car il ne sait pratiquement rien de ce qui ce se passe en Allemagne; même s'il a lu quelques journaux lors de son repos forcé, il ne pourrait pas tenir le crachoir très longtemps; d'ailleurs il n'y tient pas, quitte à passer pour un ours, ce qui ne paraît pas gêner ses compagnons de voyage qui sont peut-être habitués à ce comportement renfrogné de la part de leurs congénères. Tout se passa bien pour les deux premières escales et notre RENET-POUJADE changea de trains sans difficulté, en ne cherchant même pas à tricher avec les contrôles, dont les préposés ne manifestèrent de leur côté aucune curiosité à son égard.

Sa confiance croît au fur et à mesure qu'il se rapproche de son terminus provisoire; il est parti d'Elvington depuis dix jours à peine et il a parcouru plus de deux cents kilomètres depuis qu'il a été descendu, sans rencontrer de difficultés majeures; il n'est plus qu'à une centaine de kilomètres de la frontière hollandaise qui est en partie libre depuis que le front s'est déplacé vers l'est; il se demande toutefois comment il va pouvoir franchir les lignes, mais il ne se tracasse pas trop puisque le sort lui a été favorable et il se fie à sa bonne étoile qui l'a si bien guidé jusque-là.

Le train aborde la Ruhr où la densité ferroviaire est considérable; les voies ferrées sont multipliées à l'infini et elles s'enchevêtrent pour former d'immenses entrelacs où la vue se perd; les embranchements et les bufircations se succèdent sans discontinuer, bien qu'ils constituent la cible de prédilection de l'aviation alliée qui cherche à les détruire constamment pour paralyser le trafic. Le génie allemand a trouvé la parade en créant une quantité de voies parallèles reliées entre elles par de nombreux aiguillages secondaires, qui permettent de dégager les tronçons accidentés sans trop perturber l'écoulement des convois.

La vitesse est forcément ralentie mais le courant passe et c'est l'essentiel, car c'est une question de vie ou de mort pour l'industrie de guerre allemande concentrée autour du fief Krupp; le va-et-vient se fait dans les deux sens, tant pour alimenter les usines que pour approvisionner les armées. Les transports militaires ont évidemment la priorité absolue et les convois civils sont fréquemment obligés de s'arrêter en rase campagne, n'importe où et n'importe quand; il s'ensuit une incertitude totale quand à l'issue d'un voyage et nul ne sait en prenant le train, comment il arrivera à destination; en effet, dans quelques gares particulièrement encombrées, les voyageurs sont parfois forcés de transborder avec leurs bagages en effectuant à pied une partie du trajet nécessaire pour prendre leur correspondance. KANNENGIESER râle en son for intérieur, car ces arrêts intempestifs retardent ses projets autant qu'ils facilitent les contrôles; il a toute la Ruhr à traverser et, à ce régime, il n'est pas au bout de ses peines et de ses angoisses. Ces pépins imprévus bousculent ses plans, mais il doit faire contre fortune bon coeur et se préparer à affronter quelques difficultés qu'il sent venir du fait de ces arrêts improvisés.

A mi-distance entre Hanovre et Cologne, il arrive dans une de ces gares-pièges; il descend du train comme tout le monde et il suit la foule pour changer de convoi. Comme il le craignait, des policiers effectuent un filtage et il lui est impossible de passer au travers. Toutefois, il connaît bien sa leçon, que ses copains qu'il a quittés hier lui ont rabâchée en prévision de ce coup dur; pendant cinq jours d'attente qu'il a passés chez eux, ils lui fourni toutes sortes de tuyaux sur les itinéraire qu'il devrait emprunter ainsi que des précisions sur l'implantation des camps de travail qui jalonnent sa route de manière qu'il puisse toujours dire qu'il vient du dernier et qu'il va au prochain; "il est supposé avoir dû partir précipitamment sans que ses papiers qui ont été détruits au cours d'un récent bombardement aient pu être remplacés; il rejoint néanmoins sa nouvelle affectation sur ordre verbal, ce qui peut passer pour vraisemblable tant la zone et l'époque sont troublées".

ça il le sait, mais il doit se tenir sur ses gardes pour ne pas laisser deviner qu'il parle allemand impeccablement, ce qui risquerait de le rendre suspect et de faire dévoiler sa véritable identité d'Alsacien considéré alors non seulement comme réfractaire, mais comme déserteur puisqu'il sert dans une armée ennemie. Sa force c'est de tout comprendre tout ce qui se dit autour de lui, en répondant qu'au et qu'en français.

C'est l'attitude qu'il adopte envers les policiers qui l'interrogent sur le quai; il essaie de les fatiguer en ne cessant de baragouiner qu'il travaillait sur le terrain d'aviation tout proche où il a perdu ses papiers juste au moment où il partait pour la base aérienne voisine  où il est attendu. Son aplomb impressionne les deux feldgraus qui se consultent et il comprend qu'il est parvenu à les décontenancer par son assurance; son stratagème est sur le point de réussir quand l'un deux se ravise et lui propose de les accompagner à la gendarmerie locale, d'où on pourra téléphoner pour vérifier ses dires. Il n'y a pas à hésiter et il faut bluffer jusqu'au bout, en priant Dieu de faire un miracle.

Questionné à nouveau au commissariat de police, il répète inlassablement le même argument en s'efforçant de déjouer les traquenards; sa rouerie est d'autant plus facile qu'il comprend tout ce que les sbires se racontent entre eux et il peut préparer sa réponse avant que la question ne lui soit posée. ça paraît marcher encore quand un policier en civil qui assistait à l'entretien sans rien dire, vient procéder à la fouille de ses vêtements et il ne tarde pas à découvrir sa carte R.A.F. C'est fini ! KANNENGIESER est passé à tabac avec une brutalité toute teutonique et il est enfermé dans une geôle où il a du mal à reprendre ses esprits: il revient toutefois à lui sous l'effet de la souffrance qu'i ressent de son genou et de sa cheville dont les coups ont réveillé la douleur; il est encore tout groggy quand ses gardes-chiourme viennent le chercher pour l'emmener à la Kommandantur régionale, où il doit être cuisiné au titre de prisonnier évadé, ce qui le révolte car il n'a jamais été capturé.

Il se retrouve dans la rue, encadré par deux shupos et enchaîné à l'un d'eux par des menottes, selon les règles communes à toutes les polices du monde, quand il entend les sirènes d'alerte dont le hululement est accompagné en  sourdine par le bourdonnement caractéristique du bruit que font les avions en piqué. Cest un sweep de la R.A.F. dont KANNENGIESER reconnaît les cocardes et qui a pour mission de tirer sur tout ce qui bouge au sol: animaux, hommes, machines: le petit groupe progresse à découvert dans le vaste champ de ruines qui entoure la gare et ses abords, où les précédents bombardements ont tout détruit dans un rayon de plusieurs centaines de mètres; il n'a pas échappé aux pilotes et l'un d'eux le prend à partie, en l'arrosant copieusement de quelques giclées de mitrailleuses doublées de salves de roquettes.

KANNENGIESER a tout juste le temps de penser que, par comble de malchance et d'ironie, il va peut-être mourir sous les balles anglaises, que son ange gardien auquel il est enchaîné l'entraîne dans une encoignure, et lui sauve inconsciemment la vie en le faisant lourdement trébucher avec lui, tandis que l'autre gendarme s'écroule frappé à mort. Le prisonnier a immédiatement réagi et la chance a voulu que son geôlier ait roulé sous lui; sans réfléchir il l'assomme d'un violent coup de poing à la tempe et, avant que l'autre ait pu réaliser ce qui lui arrive, il le saisit à la gorge où il enfonce ses doigts avec une énergie telle qu'il lui arrache presque le larynx. Les deux sbires sont morts et KANNENGIESER n'a que quelques  égratignures provoquées par sa chute brutale dans les décombres; de sa main disponible, il fouille le cadavre auquel il est toujours enchaîné, il récupère la clé du cadenas et il défait les menottes.

Il est libre et personne n'a rien vu du drame rapide qui vient de se dérouler; sa cheville et son genou recommencent à lui faire mal à la suite du mauvais traitement qu'il a subi il y a moins d'une heure; il a en outre le poignet endolori et meurtri par la chaîne qu'il portait au moment de sa chute. Mais qu'importe; il y a quelques minutes il se voyait perdu et maintenant il est certain de réussir. Le miracle espéré vient de se produire.

 

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KANNENGIESER

Il profite du désarroi causé par l'alerte en cours pour traîner le corps de sa victime derrière un pan de mur et, en un tournemain, il se déshabille, le dissimule sous des gravats, revêt son uniforme, et se relève déguisé des pieds à la tête en gendarme allemand. Pour une fois, il apprécie la discipline d'outre-Rhin qui impose aux gens de se précipiter dans les abris dès le début de l'alerte, et leur interdit d'en sortir avant la fin; il dispose ainsi de quelques minutes pour récupérer sa carte R.A.F. qui est en assez piteux état et pour plier ses vêtements civils qu'il range dans "sa sacoche" réglementaire en vue de pouvoir les remettre avant peu, car son travesti lui déplaît. Puis, dès que retentissent les sirènes annonçant que le danger est passé, il sort de sa cachette et, comme si rien n'était, il se dirige vers la gare pour reprendre son voyage vers l'ouest, interrompu depuis moins de quatre heures seulement.

Par chance, un train de nuit est en partance pour Essen et notre évadé s'y installe d'autorité; il évite cependant les compartiments pour échapper aux importuns qui pourraient s'apitoyer en voyant son visage tuméfié par les horions qu'il a encaissés; il reste dans le couloir pour reprendre ses esprits et réinventer une nouvelle fable qui cadre avec sa nouvelle situation d'agent de la force publique. Les souillures de ses vêtements et de son visage peuvent paraître plausibles après l'attaque qui vient d'avoir lieu; il doit maintenant s'exprimer en allemand, mais il tient à sa mutation pour Cologne et c'est dans ce sens qu'il explique sa présence en isolé aux voyageurs qui, comme partout, on l'habitude de voir les gendarmes aller par paire.

Son uniforme lui assure une déférence cordiale, dont il profite pour faire parler ses interlocuteurs et leur tirer les vers du nez; il apprend ainsi que, là où il va, il ya des Belges Rexistes restés fidèles à Léon Degrelle, qui ont préféré refluer avec l'occupant plutôt que de subir la vengeance de leurs compatriotes enfin libérés; il prend mentalement bonne note du renseignement dont il peut avoir besoin, en se promettant d'afficher alors vis-à-vis de ces collaborateurs des sentiments "doriotistes" analogues aux leurs.

Au petit jour, son train arrive en gare d'Essen, presque en même temps que retentit le signal d'alerte; il suit la foule qui se réfugie dans les souterrains en se payant le luxe de faire du zèle pour mettre un peu d'ordre dans le troupeau affolé des voyageurs. Dès la fin du bombardement, il se renseigne sur les trains en direction de Cologne mais il ne peut pas obtenir de précision sur ce sujet, car les voies viennent d'être détruites en maints endroits; sa chance le poursuit et les déviations de secours fonctionnent normalement si bien que, en fin de soirée, il est en vue de Cologne dont il aperçoit dans le lointain les hautes flèches de la cathédrale. KANNENGIESER ne veut pas débarquer en gendarme et, à l'occasion d'un des nombreux arrêts en rase-campagne, il change de wagon et il s'enferme dans les toilettes où il se remet en civil.

Il fourre "son" uniforme dans "sa" saccoche qu'il leste avec des cailloux ramassés sur le ballast dans l'intention de balancer le tout dans le premier cours d'eau qu'il rencontrera; sa chance ne l'abandonne pas et, une nouvelle fois avant d'atteindre la ville, les voyageurs sont contraints de transborder en empruntant une passerelle pour traverser un ruisselet; il fait presque nuit et KANNENGIESER qui traîne un peu en queue du peloton, laisse subrepticement glisser son colis gênant entre deux planches disjointes du tablier du pont, puis il se laisse distancer, car il préfère continuer sa route à la grâce de Dieu, plutôt que de tenter le diable en passant par la gare où il appréhende de tomber dans une souricière. Il se planque dans un wagon isolé sur une des nombreuses voies de garage pour y finir la nuit et, au petit matin, il repart en direction de Cologne distant de quelques kilomètres.

Le jour est maintenant complètement levé et notre pèlerin marche d'un pas décidé le long de la route, en surveillant tout ce qui y passe dans l'espoir de faire de l'auto-stop; il entend bientôt des gars s'exprimer bruyamment en français avec un accent curieux; ce sont effectivement des Belges dissidents qui se rendent à leur travail en camion et il les interpelle pour leur demander de le prendre avec eux, en se présentant comme un travailleur volontaire muté à Cologne. Ceux-ci ne peuvent décemment pas refuser ce service à un camarade qui affiche les mêmes idées qu'eux et c'est en leur compagnie qu'il franchit le Rhin, avant(dernier obstacle sur le chemin de son évasion; il ne veut quand même pas trop se compromettre avec eux et il descend au premier carrefour, sous prétexte que son camp est en dehors de leur route et qu'il ne veut pas les obliger à faire un détour pour l'y conduire.

Il reprend sa marche à pied en s'arrêtant de temps en temps car il souffre beaucoup et il tire fortement la jambe; il serre les dents pour surmonter sa douleur et, au bout de quelques kilomètres, il croise un groupe de civils dont il ne comprend pas les propos, et il pense avoir affaire à des Polonais ou à des Tchécoslovaques; à tout hasard il s'adresse à eux en "petit nègre", mi-allemand, mi-français, pour leur demander où se trouve le camp des Français qu'il rejoint, dit-il, ce qui n'est pas entièrement faux. Il apprend qu'il y a plusieurs dans le coin et il décide de se rendre au plus proche en se fiant à sa chance, puisque de toutes façons il n'en connaît aucun et il n'a pas de préférence. C'était le 27 janvier; il y avait onze jours qu'il errait et il étaitétait presque au terme de son équipée.

Le voilà de nouveau entre les mains de ses compatriotes; la prise de contact n'a pas été trop difficile et il est pris en charge par l'homme de confiance à qui il raconte son histoire, en trichant un peu pour brouiller les cartes et éviter des recoupements, au cas où il serait recherché après son "histoire de gendarmes" dont il ne parle d'ailleurs pas; son confident lui recommande la prudence, car tous ses gars ne sont pas sûrs, mais il lui promet, quant à lui, de faire l'impossible pour l'aider. Il est très débrouillard et il a des accointances un peu partout car il est là depuis plus de quatre ans; en ce moment où le nazisme bat de l'aile, certains Allemands cherchent à se créer des relations utiles, pour le cas où ils auraient besoin de se faire dédouaner; il lui arrange une nouvelle identité et KANNENGIESER reprend celle de POUJADE, qui lui plaît d'autant plus qu'elle lui est maintenant familière et qu'elle lui a porté chance.

Il est inscrit officiellement sur les registres du camp et son protecteur lui procure même un job en or en le recommandant au fûhrer régional du Service des Travailleurs Etrangers, qui cherche un type sérieux et astucieux pour être son chauffeur particulier. POUJADE réunissait ces qualités, comme il en avait fourni la preuve, et personne, de l'employeur et de l'employé, ne pouvait mieux tomber; ainsi, au volant d'une mercédes dernier cri, notre ami va pouvoir circuler librement dans toute la région et préparer la suite, voire la fin, de son voyage vers la liberté.

Vers la fin février, le front se rapproche du Rhin et KANNENGIESER dit POUJADE est impatient de partir, car il préfère aller au-devant de ses libérateurs plutôt que de les attendre; il pense que son projet est rendu plus facile par les inévitables enchevêtrements des premières lignes, où existe une certaine confusion due au fait que les patrouilles alliées poussent des pointes de reconnaissance, tandis que les arrières-gardes ennemies organisent de leur côté des îlots de résistance. Le 28 février, des éléments avancés américains sont signalés aux alentours et une grande effervescence règne dans les camps de travail où beaucoup de requis se proposent de se porter à leur rencontre, ne serait-ce que pour se blanchir après avoir collaboré plus ou moins volontairement.

Cependant, parmi les nouveaux copains du dénommé POUJADE, très peu veulent prendre ce risque et la plupart préfèrent voir venir, quitte à se planquer au besoin pour éviter d'être évacués vers l'est avec l'armée allemande qui reflue de partout. Sur la proposition du responsable qui a donné des gages de sa loyauté, et avec qui il sympathise complètement, KANNENGIESER accepte de sauver les meilleurs, une vingtaine environ, qu'il conduit en douce dans un ancien puits de mine abandonné dont, grâce aux facilités que lui a procurées son emploi il avait pu découvrir l'entrée en partie cachée par des végétations qui la dérobaient à la vue; il leur promet de revenir les chercher avant peu mais, en cas d'empêchement, ils convinrent que, s'il n'était pas de retour d'ici vingt-quatre heures, ils se débrouilleraient tout seuls.

Puis, avec leur chef qui l'avait accueilli et en qui il avait entière confiance, il tenta l'impossible et ils se dirigèrent franchement du côté où les coups de feu leur semblaient les plus proches, en se dissimulant de leur mieux pour éviter de tomber dans une embuscade; après quelques minutes, ils rencontrèrent subitement une patrouille américaine et ils n'eurent que le temps de se jeter à terre en brandissant leurs chemises en guise de drapeau blanc. Ils furent aussitôt capturés sans aucun ménagement, car leur jargon français, d'anglais et d'allemand étaient incompréhensible aux  boys d'en face; ils s'attendaient certes à être malmenés mais KANNENGIESER fut néanmoins un peu déçu de cet accueil, qu'il espérait meilleur après toutes les aventures qu'il avait tentées et les risques qu'il avait courus pour en arriver là.

Leur identification fut difficile, surtout la sienne, car le récit de son évasion suscitait la méfiance des Américains qui, eux non plus, n'avaient jamais entendu parler d'aviateurs français servant dans la R.A.F. et son histoire rocambolesque les laissait septiques; même sa carte R.A.F. ne constituait pas une preuve, tellement elle était endommagée par les tribulations qu'elle avait subies et qui en rendaient la photo assez peu reconnaissable.

Pour leur prouver sa bonne foi, KANNENGIESER leur propose de monter un petit commando dont il fera partie et, tandis que son copain restera en otage, il ira avec un détachement motorisé détruire les emplacements de batterie mobile camouflés dans une galerie de mine à ciel ouvert, d'où les canons arrimés sur des wagons sortaient et rentraient sans que leur présence puisse être décelée; les Américains soupçonnaient cet emplacement qui gênait leur progression, mais ils n'avaient jamais pu le neutraliser.

Notre héros en a repéré la position exacte au cours de ses périgrinations et il se fait fort d'y conduire à coup sûr ses nouveaux amis; il espère aussi faire d'une pierre deux coups et pouvoir libérer ses copains d'hier qui l'attendent avec impatience. Après de longues tergiversations, sa suggestion est finalement acceptée, mais les Américains sont méfiants et ils veulent les emmener tous les deux en les faisant passer les premiers; dans le blindé de tête qui ouvre la marche des chars de destruction, les mitraillettes sont ostensiblement braquées contre eux; ils ont été embarqués ensemble dans le même véhicule mais ils sont séparés pour les empêcher de communiquer entre eux et seul KANNENGIESSER peut parler pour renseigner le chef de l'expédition. Il n'a, quand à lui, cure de ces précausions qu'il estime d'ailleurs parfaitement régulières, et il compte bien que le succès de leur petite opération fera revenir les G.I's à de meilleurs sentiments.

Effectivement, la position de batterie fut nettoyée comme il l'avait promis mais les Allemands se défendirent courageusement; ils infligèrent quelques pertes à leurs assaillants et le copain de KANNENGIESER fut tué à ses côtés au cours de l'engagement. Notre ami ne se laissa pas abattre par ce mauvais coup du sort, quoique ce fut le premier ennui sérieux qu'il rencontrait depuis le début de son odyssée; il lui restait à délivrer ses camarades enterrés dans la mine, conformément à la promesse qu'il leur avait faite en témoignage de sa gratitude et par réciprocité pour l'aide qu'ils lui avaient apportée. Cette seconde partie de l'expédition fut sans histoire, quoique il dut leur annoncer la triste nouvelle de la mort de celui qui avait été leur défenseur pendant les longs mois de leur internement et qui venait de se sacrifier pour faciliter leur libération. Son corps fut ramené au village où il avaient vécu et il fut inhumé dans le petit cimetière au milieu de ceux qui, comme lui, ne reverraient jamais leur pays.

KANNENGIESER resta encore quelques jours avec les Américains et lui qui avait pu résister à l'adversité pendant près de six semaines, il n'a pas tenu le coup bien longtemps devant l'amitié que chacun tenait à lui témoigner à sa façon, toujours la même d'ailleurs, qui consistait pour eux à se relayer pour le faire boire jusqu'à plus soif. C'est donc dans un état d'euphorie très avancé qu'il a été dirigé sur l'arrière en vue de son rapatriement en Angleterre; les formalités anglaises furent assez expéditives, bien qu'il dut subir le traditionnel interrogatoire mené par des officiers de l'Intelligence Service que son histoire ne surprit qu'à moitié; plus rien ne les étonnait après les évasions également sensationnelles, réussies tant par leur Bader national que par quelques autres gars de la R.A.F. qui avaient modernisé la vieille méthode du "Cheval de Troie" pour brûler la politesse aux Allemands.

Notre ami éprouva plus de difficultés de la part des autorités françaises pour obtenir des vêtements militaires car son aventure laissait perplexes ces "ouvriers de la dernière heure" qui régnaient alors dans les bureaux, où ils se donnaient de l'importance pour masquer leur nullité, pour ne pas dire plus.

En définitive, ce n'est que le 10 mars que KANNENGIESER put rejoindre Elvington comme passager d'un avion de transport de la R.A.F.. sa réputation l'y avait précédé et il a été accueilli comme il se doit par ses camarades qui connaissaient déjà dans les grandes lignes son incroyable aventure, mais qui avaient hâte d'en savoir les détails de sa propre bouche. Ainsi sept semaines seulement après son envol pour sa dernière mission, KANNENGIESER, que la plupart ne connaissaient que sous le nom de RENET, refaisait surface à son escadrille, auréolé de gloire, car une évasion comme la sienne, il n'y a pas à dire, il faut la faire, et seul un Français né en Alsace et forgé en Angleterre pouvait la réussir aussi bien et aussi vite.

KANNENGIESER était de mon escadrille; je le croyais plutôt effacé et timide, mais ces hommes-là sont souvent les plus audacieux, alors que les forts-en-gueule se dégonflent devant la moindre difficulté.

(source: LES FOUDRES DU CIEL du Général NOIROT)

14 février 2020

A PROPOS DU RETOUR D'UN RAID

Au cours d'un raid sur Bochum

5 avions sur 16 du Groupe 2/23 Guyenne

ont été portés disparus.

par Gaudens RAVOTTI (Navigateur du Cpt ROY)

Chevalier de la Légion d'Honneur

Croix de guerre

Distinguish Flying Cross.

- " Allo ! Commandant la base nous donne l'ordre de nous poser à Pocklington" dit le radio de sa voix neutre.

Le radio était  un méridional passif et glacial que rien, pas même les plus beaux feux d'artifice tirés en notre honneur, ne pouvait émouvoir, sauf cependant les ennuis qu'il pouvait avoir avec  "sa mécanique". Dans ce cas, il lui parlait d'abord comme à  un enfant, en la raisonnant, en lui montrant l'inutilité de son entêtement stupide. Si ce moyen n'aboutissait à aucun résultat, son ton montait et s'enflait jusqu'à devenir celui de l'invective et cette lutte de la raison contre la matière mal domestiquée par la raison était épique et ne manquait pas de grandeur. Je dois ajouter d'ailleurs  qu'il connaissait admirablement son métier et qu'il est toujours sorti vainqueur de la lutte pourtant inégale dès le principe. Cependant, cette attitude nous avait toujours paru étrange  et dès notre entraînement, nous avions acquis la certitude que notre radio était inconscient des dangers que nous courrions du seul fait des conditions atmosphériques de la Grande-Bretagne où la brume sournoise, le gel perfide et le givrage soudain sont les plus intimes compagnons des aviateurs perdus dans un ciel maléfique.

Cette idée s'était trouvée confirmée dès le retour de notre première mission de guerre. Une terrible et soudaine collision survenue dans la crasse au-dessus  de notre propre terrain avait désemparé notre avion qui vibrait à voler en éclats et mis le feu  aux deux moteurs gauches. Si les vibrations ne démantibulaient pas notre appareil, le feu allait dans peu de secondes le faire exploser. Il devenait  nécessaire d'évacuer par parachute et vite! La règle d'évacuation par parachute n'imporsait de sauter avant le radio, en raison de la disposition de nos places respectives dans la carlingue, mais je devait m'assurer que le radio avait compris l'ordre de sauter et qu'il était en état de s'y conformer. Lorsque je me penchais vers sa place , au lieu de le trouver fébrile et anxieux, je le trouvais confortablement carré dans siège, le coude sur sa tablette, la tête sur sa main gauche, son éternel sourire aux lèvres et le regard vague, perdu dans un nirvana peuplé sans doute de selfs, de valves, de condensateurs et autres appareils de radio.

 

DABADIE 39313414

Halifax III - NA121 du Lt DABADIE.

-" Le Halifax du lieutenant Dabadie est attaqué par-dessous. Le feu se déclare immédiatement au moteur intérieur gauche. Le lieutenant Dabadie appelle le pilote, l'adjudant Guise, qui ne répond pas, probablement tué par la rafale. Dabadie donne alors l'ordre de sauter. Il ouvre la trappe d'évacuation avant, mais celle-ci se coince. Dabadie et le bombardier, le lieutenant Ponthuau, sont enfermés dans la partie avant de la carlingue. Le radio, le sergent-chef Alavoine, s'approche de la trappe. Dabadie lui fait signe de sauter et Alavoine évacue après avoir jeté un coup d'oeil vers l'arrière et vu le mécanicien, le sergent Lelong, tenter de mettre son parachute dans la fumée épaisse. Pendant ce temps, le mitrailleur supérieur, le sergent Vautard ouvre la porte arrière et se précipite dans le vide. L'avion tombe à Hückelhoven (20 km N.O. de Cologne). Ils seront les deux seuls rescapés. Dabadie et Guise ont été inhumés au cimetière de Hückelhoven. Les trois autres corps n'ont pas été retrouvés."

Pourtant, nous nous trompions et notre erreur dont nous ne sommes revenus que par un hasard qui lui a sauvé la vie, était d'une telle injustice  à son égard que, par pudeur, les autres membres de l'équipage n'en ont jamais parlé entre eux par la suite. Il nous restait encore à faire cinq ou six missions avant de profiter du repos de six mois imposé à tout le personnel de la R.A.F. et notre malheureux radio dépérissait à vue d'oeil,jusqu'au jour où l'un de nous s'est à l'interroger sur son état de santé. Ses réticences immédiates ont fait que ce qui n'aurait dû être qu'un entretien est vite devenu un interrogatoire. Somme de répondre , il avoua...Il avoua que ses poumons brûlés par l'oxygène nécessaire à chaque raid, le faisaient terriblement souffrir... Il avoua qu'il avait déjà, à de nombreuses reprises, craché du sang. Il avoua qu'il n'avait pas consulté le médecin du groupe, sûr qu'il était d'être interdit de vol et d'être contraint d'abandonner "l'équipage".

Cet équipage de Halifax! Mon équipage! Il était composé de sept hommes que rien ne hait, origine, formation, caractère, aspirations...Tout était à l'opposé. Et pourtant, je ne peux me défendre d'y penser sans une très vive et très spéciales émotion malgré les altercations violentes, passionnées même, qui nous ont dressés les uns contre les autres à certains moments. Mais, maintenant, avec le recul, le calme d'une paix reconquise, je pense que nos nerfs ébranlés par un travail inhumain sont les seuls responsables de cette division apparente que réelle. 

Le commandement de l'avion était au bombardier. Les équipages français n'avaient pas voulu se soumettre à la règle adopté par la R.A.F. en temps de guerre qui voulaient que le pilote soit commandant d'avion. Nous avions donc importé la vieille règle française qui veut que le commandant du bord soit celui qui, ayant le plus d'expérience aérienne, est le titulaire du plus ancien brevet de commandant d'avion. Nous étions deux à être titulaires de ce brevet et, sans conteste, les qualités de calme et de sang-froid qu'il a révélées dans diverses circonstances faisaient du bombardier le chef incontesté de cette unité riche de sept hommes , lourde de trente tonnes, puissante de 7200CV.

équipage-Henri-Martin-lieutenant-Hyenne

Halifax III - NA546 du Lt HYENNE.

-" De toutes les nuits vécues par les groupes lourds, celle du 4 au 5 novembre 1944 au cours de laquelle 5 équipages du groupe Guyenne sur les 16 engagés furent abattus par la chasse de nuit allemande est certainement la plus tragique. L'équipage du lieutenant Hyenne est abattu à Dashausen. Les 7 membres de l'équipage sont tués. Ils ont été inhumés au cimetière civil du champ de course à Dortmund (Ruhr) le 11 novembre 1944."

C'était un poète égaré dans l'armée (1), Toute l'aviation le connaît pour ses oeuvres, et si certains critiquent sa prose, pas un n'ose sourire pour ses "Prières pour les pilotes oubliés". C'était un poète, et lorsque nous nous rompions aux exercices de navigation astronomiques, il était bien plus séduit par le merveilleux des étoiles et par leurs noms évoquateurs que par la froide utilisation scientifique que j'entendais en fairepour fixer ma position sur la route... ou ailleurs. Si je lui demandais l'heure locale angulaire par rapport au point gama de Bételgeuse ou de Rigel du Baudrier d'Orion, il rêvait de poésie de ces mots sonores venus des légendes les plus anciennes et se moquait pas mal de mon besoin urgent pour la tenue de la route dont j'avais la responsabilité. Il en était de même avec les instruments radar dont nous pouvions nous servir, ces instruments mystérieux, son noms, de crainte qu'on n'en parle, et qui donnaient sur des écrans fluorescents des courbes harmonieuses et mouvantes ou encore un rayon lumineux tournant d'un mouvement désespérément monotone. Si je lui disais: "Gardez-moi ces signaux, ne les laissez pas filer". Il me répondait d'un ton de reproche, parce que je l'empêchais de jouir de la beauté des formes qui se seraient développées et sans cesse renouvelées sous ses yeux": "Bien ! je fais le gardeur de vaches vertes."

-(1) Jules ROY.

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Equipage du Cpt Jules ROY. Halifax III - MZ709.

De gauche à droite:

Bombardier: Cpt Jules ROY (Cdt d'avion). Pilote: Lt GRONIER. Navigateur: Lt RAVOTTI-GAUDENS J. Mécanicien: Adjt KOPP. Radio: Sgt DURAN. Mitrailleur-supérieur: Sgt/C KERGRENE. Mitrailleur-arrière: Adjt MOT.

(collection: Jean-Louis ROY)

Pour ces raisons, j'avais pris l'habitude de faire mon travail seul, et il m'en avait un certain gré. Je le laissais donc rêver tant qu'il n'y avait pas de danger, sûr de le retrouver vigilant, même téméraire, dès que le besoin s'en ferait sentir. Dans son désir de faire la guerre, il avait accepté, malgré son âge qui eût  dû l'en dispenser, un travail de bombardier qui, chez nous, était un peu considéré comme un travail subalterne. Il n'avait pas trouvé dans les équipages une place vacante de pilote, ce qui, en France, est considéré comme le seul emploi digne de considération dans l'aviation; et je crois qu'il était un peu paresseux pour chercher un emploi de navigateur. comme nous avions coutume de le dire par boutade: l'intellectuel de l'équipage.

Le bombardier avait, sur un chapitre au moins, un concurrent à bord, c'était le Pilote. Ancien élève de Centrale, il était d'une distraction qui parfois aurait pu s'avérer dangereuse et, d'un accord tacite, nous nous appliquions tous à le surveiller. Il réalisait cependant ce paradoxe  d'être tout à la fois distrait et le pilote le plus sûr que j'ai jamais vu. Sa distraction procédait de son admiration de la nature et des spectacles inoubliables que certaines nuits les habitants de la Ruhr ou d'ailleurs nous offraient sans compter à la dépense. Responsable d'un voyage qui aurait dû s'accomplir sans la moindre erreur ni dans la route ni dans l'horaire imposé, je suppliais parfois de porter un peu plus d'attention dans la tenue du cap et il répondait souvent ce qui selon mon humeur du jour me désarmait ou me portait au comble de la fureur: "Si vous saviez ce que c'est beau !"

 

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Halifax III -NR181 - du Cpt BARON.

- " Dans la nuit du 4 au 5 novembre 1944 le Halifax du capitaine Baron est attaqué par un chasseur de nuit au retour de mission. Trois membres de l'équipage sautent en parachute et sont sains et saufs. Les quatre autres périssent dans l'avion qui s'écrase à 15 miles nord-est de Vandelindoven. Au cours de ce raid , le lieutenant-colonel Dagan de l'Etat-major de Londres avait tenu à effectuer une mission de guerre afin de se rendre compte de visu des difficultés afférentes. Cette nuit-là, il occupait la place de deuxième pilote. Lui aussi trouve la mort dans l'accident. Les cinq tués ont été inhumés au cimetière de Norf."

Nous formions à nous trois l'état-major et la troupe était constituée par quatre sous-officiers dont le radio était un des spécimens disparates. Le mécanicien. Lorrain bougon, têtu et fort comme un Turc, n'avait qu'une idée: se plaindre de tout comme si tout était dirigé contre lui. Comme Lorrain, il avait changer de nom pour le cas où il tomberait entre les mains de l'ennemi et pour qu'aucune représailles ne puisse être exercée contre sa famille. Il avait choisi le nom original de Leblond qui rappelait l'or de ses cheveux, et il nous avait demandé de ne l'appeler à l'avenir que par son nouveau nom. Nous l'oublions généralement et si, par hasard, dans le téléphone de bord, l'un de nous s"en souvenait, nous étions assurés de n'avoir aucune réponse, car il était le premier à ne pas se rappeler qu'il avait un nouvel état civil.

Le mécanicien contrastait étrangement avec le mitrailleur-supérieur qui, bien que Breton, semblait être un frère de Gavroche. Ses débuts à la guerre, dans l'équipage, n'avaient pas été heureux. Il avait découvert l'Angleterre, les girls et les pubs (les proches parents de nos "bistrots") et cet ensemble ne donnait pas de beaux résultats, car la guerre telle qu'on nous l'imposait, exigeait un certain ascétisme nécessaire au bon équilibre nerveux. Les premières missions avaient fortement impressionné ce pauvre garçon et sa nervosité nous avait inspiré quelques craintes sur son utilité dans les coups durs. Après une réunion de l'état-major de l'équipage. Il fut décidé de demander au commandant de groupe de nous donner un autre mitrailleur et d'envoyer le nôtre au repos en attendant de lui trouver un emploi sédentaire où ses nerfs aient un rôle moindre à jouer.

Après quinze jours de "vert" sur une  plage du Sud de l'Angleterre, ce garçon écrivait en nous suppliant de le reprendre. Sa lettre était émouvante et nous lui avons fait une nouvelle place auprès de nous: nous ne l'avons jamais regretté ! Dès la première sortie de l'équipage reconstitué ce fut une fête comme nous n'en avions jamais eu et notre mitrailleur subit  cette nouvelle épreuve du feu sans la moindre défaillance et même avec un courage qui nous a surpris. De nous tous il était peut-être le plus courageux, car il avait vaincu sa peur. Et évoquant ainsi son souvenir, je l'entends encore dire de sa voix gouailleuse devant un tir de barrage grandiose ou après la passe d'un chasseur qui ne nous avait manqué que parce qu'il y a un Dieu: " Allez donc cherchez çà dans le civil !"

Le dernier membre de notre équipage était le conspirateur de la bande: oeil noir du traître de mélodrame , poil noir, pensers noirs. Tout était noir, même ses plaisanteries. Et pourtant quel brave type, perdu, seul dans la queue de l'avion, suspendu dans sa cage vitrée au-dessus du gouffre insondable qu'il devait sonder malgré le froid intense qui déposait du givre sur ses sourcils et qui engourdissait tout à la fois, son esprit qui devait commander au pilote la manoeuvre, et son doigt qui devait ouvrir le feu instantané sur le chasseur presque sûr de l'impunité.

Car nous le savions, nos mitrailleurs ne nous serviraient pas contre les chasseurs décidés et hardis. Ils étaient là sacrifiés avec nous et nous servaient surtout à faire le guet contre cet autre danger terriblement réel et trop souvent réalisé de la collision.

Cette nuit-là la chasse allemande avait été particulièrement active. Tout au long de notre route et dès notre arrivée en territoire occupé par l'ennemi nous avions vu s'allumer les fusées que les chasseurs lançaient pour éclairer les avions et nous avions même  vu les lueurs caractéristiques des appareils amis s'abimant en flamme vers un sol peuplé de présences hostiles.

Le Commandant avait aussitôt annoncé dans le téléphone intérieur " Attention, mitrailleurs ! ça pue le chasseur ".

La mission s'était heureusement finie pour nous et nous avions laissé derrière nous une route jalonnée de masses incandescentes qui s'étaient abattues en tournoyant. Nous approchions de notre base, lorsque le radio dit de sa voix neutre:

"Allo  ! Commandant , la base nous donne l'ordre de nous poser à Pocklington ".

" C'est bien notre chance ", répliqua une voix dans le téléphone d'intercommunication. " Je vois justement le Sandra de notre terrain ".

Halifax III - NA548 - du Lt VLES.

-"Peu après le passage sur l'objectif, le Halifax du lieutenant Vlès est attaqué par un chasseur de nuit. Sévèrement touché, il prend feu immédiatement et commence à s'incliner. Le pilote, l'adjudant Hannedouche donne l'ordre d'évacuation. Le lieutenant Vlès, navigateur, ouvre la trappe d'évacuation avant. Il s'apprête à sauter quand, dans la fumée qui a envahi la carlingue, il aperçoit son radio, le sergent-chef Vlaminck, plaqué contre la paroi et dans l'incapacité de bouger. Il n'hésite pas. Il s'avance vers lui, réussi à l'extirper, à le tirer vers la trappe, au prix d'efforts inouïs, il le pousse dans le vide.

Quelques secondes plus tard, l'avion explose. Le pilote, l'adjudant Hannedouche, est éjecté de l'avion et se retrouve, descendant attaché aux sangles de son parachute. Le sergent Olive, mitrailleur arrière, réussit à sauter avant l'explosion mais est tué au sol par les Allemands. Les 5 autres membres de l'équipage périssent dans l'accident. Le sergent-chef Olive a été inhumé au cimetière de Burq. Le lieutenant Vlès, le Sous-lieutenant Lambert, les Sous-lieutenants Beauvoir et Limacher ont été inhumés au cimetière de Wermelskirchen.

Aller se poser sur un terrain différent du nôtre, cela signifiait de longues heures d'attente au pied des avions avant que les véhicules viennent nous prendre pour nous conduire à la salle de renseignements, un interrogatoire interminable car les officiers chargés d'y procéder ne parlaient généralement pas le Français, une marche interminable à travers la nuit pour découvrir le mess où nous serait servi l'oeuf au bacon des retours de raids et aussi une nuit passée dans une chambre, tout habillés avec comme seule couche un matelas jeté à terre et une couverture souvent douteuse. 

Ces "diversions" étaient notre cauchemar et nous avions coutume de considérer qu'une diversion était plus fatigante que la plus dure des missions. L'ordre était formel et le "Sandra" de notre terrain était visible ! Dans cette Angleterre en guerre, transformée en une immense plate forme d'aviation où les bases se touchaient toutes, pour simplifier les retours des équipages terrassés de fatigue et d'omotions de toutes sortes, on avait imaginé d'allumer sur les différents terrains des projecteurs en nombre variable qui formaient soit un simple angle de deux rayons, soit une pyramide à trois ou quatre arrêtes, de telle sorte que l'équipage qui se savait dans la région de sa base se bornait, si l'état du ciel le permettait, à chercher le "Sandra" de son groupe. A cette époque, notre "Sandra" était constitué par deux projecteurs parallèles tendus droit vers le ciel inclément qui ne rendait pas toujours les hommes qui s'y élançaient et qui, lorsqu'il les rendait les renvoyait meurtris et marqués à jamais dans leurs nerfs.

La curiosité est le propre des enfants, des femmes et des guerriers. Au lieu de mettre immédiatement le cap sur Pocklington, base voisine de trente milles, par un passager au-dessus de notre propre terrain, nous voyons dans la lueur blafarde de toutes les lumières allumées comme pour fêter ceux qui reviennent, au milieu de l'immense piste cimentée un misérable Halifax posé de travers et curieusement penché sur une aile.

" Sans doute un copain qui a pris du plomb et qui a cassé quelque chose en atterrissant" remarqua le commandant, car nos missions n'étaient réellement finies que lorsque l'avion avait regagné son aire et que les moteurs avaient étés arrêtés.

Dans les rafales de vent de la tempête qui fait rage au sol, le pilote, devenu maître de l'appareil puisque toute manoeuvre doit être faite dans une fraction de seconde, le pilote pose la machine encore lourde de plus de vingt tonnes malgré la charge de bombes laissés loin là-bas chez l'ennemi.

Une voiture légère surmontée d'une immense pancarte lumineuse "Follow me", nous invite à la suivre et évoque chaque fois que je la vois l'image d'une dame mise comme a dû l'être mon arrière grand-mère attifée de ce que l'on appelait les "Suivez moi, jeune homme". Pourquoi en ces moments de détente où l'on goûte toute la douceur de la planète, où l'on se rend compte que l'homme n'est pas fait voler ni pour respirer de l'oygèneau goût métallique qui dessèche la gorge et brûle les poumons, pourquoi suis-je amené à faire dans mon esprit , c'est à peu près qui n'est même pas spirituel. Sans doute est-ce parce que, après avoir fait un travail inhumain. Je me sens redevenir un homme avec un esprit d'enfant qui s'amuse de rien.

Le "Follow me" lumineux est remplacé sur le panneau par un "stop" rouge et impératif. Nous sommes arrivés au point où nous laisserons notre avion pour ce qui reste de la nuit et demain nous regagnerons notre base pour de nouveaux raids.

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Halifax III - NA549 du Cpt BERAUD.

-" Toujours au cours de la même nuit, le Halifax du Capitaine Beraud est atteint par une rafale de mitrailleuse d'un chasseur de nuit. Les sept membres de l'équipage réussissent à sauter en parachute. Hélas, deux d'entre eux ne survivront pas: le lieutenant Raffin tombe sur une ligne à haute tension et meurt électrocuté. Le Capitaine Beraud pour sa part tombe non loin de là, son parachute déchiré. Ils avaient déclaré que "quoi qu'il arrive", ils resteraient unis. Ils le sont dans la mort, enterrés dans le même cimetière, le cimetière communal de Stommein."

Le pilote et le mécanicien font la vérification des moteurs. Dans le téléphone de bord nous entendons de la voix monotone de comptable qui vérifient une longue page de chiffres: "2.000 tours - 2.000 - 2.100 - 2.100 - Magnétos - 50 de chute - Intérieur droit - Intérieur droit..." et ce colloque se poursuit interminable, tandis que malgré le casque nous entendons le hurlement des moteurs clamant leur puissance et leur fidélité sans défaillance à ceux qui se sont fiés à eux. Et l'un après l'autre les moteurs s'éteignent et le calme renaît lentement coupé simplement par le sifflement du vent de la tempête qui a nettoyé le ciel scintillant de toutes les étoiles, nos sûres amies toujours présentes dès qu'on atteint les mille mètres.

Nous descendons notre barda et nous jetons  à terre notre parachute et le pesant harnais qui durant sept heures nous a cisaillé les épaules et les cuisses. Malgré le froid et l'humidité, qu'il est bon de s'asseoir dans l'herbeaccoudé sur le dur coussin du parachute.Nous restons là, silencieux.Nous savons que rien ne pourra jamais exprimer les sentiments que nous venons d'éprouver, que nul ne pourra décrire ce que nous venons de voir.Nous savons que si nous y pensons trop aucun de nous n'aura le courage de repartie demain. Alors nous nous taisons. Mais pourtant le besoin de parler est trop impérieux, il faut parler, pour entendre une réponse, pour être sûr que nous sommes bien sortis de l'enfer. Et le mitrailleur supérieur dit sans conviction " Ces salauds vont nous laisser moisir longtemps ici au lieu de nous envoyer un véhicule qui nous conduira à l'interrogatoire!" Il n'obtient pas de réponse , mais sans doute est-il satisfait d'avoir entendu sa propre voix.

Devant moi , le ciel pur est barré des longs bras des "Sandra" des divers terrains qui nous entourent. Je distingue nettement les deux traits verticaux de notre propre terrain qui bien qu'inutilisable continue à faire signe aux avions de mon groupe qui n'ont pas encore donné de leurs nouvelles. Le temps passe on nous a sans doute oubliés. Tout a coup sur la gauche, très loin, un "Sandra" s'éteint. Le temps continue à couler et d'autre phare de rappel s'éteignent les uns après les autres.

Pocklington lui-même éteint sa pyramide lumineuse et les étoiles gagnent en éclat ce que la nuit a perdu de rayonnement. Je regarde autour de moi, tous les "Sandra" sont éteint sauf celui de notre base qui continue a se dresser contre ce ciel hostile qui ne rend pas tout ce qui lui a été confié. Puis insensiblement les deux projecteurs se mettent à osciller lentement, doucement d'un mouvement sans cesse plus ample. Et ces bras tendue qui tout à l'heure immobiles étaient un signe d'imprécation contre le ciel, deviennent maintenant, par leur lent mouvement implorant la supplication d'une mère à qui l'on à voler ses enfants.

(Revue de l'Aéro-Club du Maroc - Ailes marocaines - Juillet 1946 - Directeur: Bernard ROUGET)

(Source: Philippe ROUGET)

 

2 juin 2024

CEREMONIE POUR LES 80 ANS DE L'ARRIVEE DU GUYENNE A ELVINGTON

CEREMONIE POUR LES 80 ANS DE L'ARRIVEE DU GUYENNE A ELVINGTON
ELVINGTON Jeudi 16 mai 2024 cérémonie en souvenir pour les 80 ans de l'arrivée du Guyenne à Elvington. Elvington. Nous avons effectué le lever des couleurs à l'emplacement même du lever le 16 mai 1944. En présence du Vice-Amiral Hervé Hamelin (Attaché...
21 octobre 2008

EQUIPAGES DU 2/23 "GUYENNE"

EQUIPAGE DU CAPITAINE MARIAS

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(collection: Emile BLANC)

 L'équipage du bombardier HALIFAX .V. "P-for-Peter".

de gauche à droite, en tenue de vol.

Pilote: Cdt Raoul MARIAS, Navigateur: Lt VERROT, Bombardier: Aspt Yves POUGNET, Radio: Sgt/C DIAS, Mécanicien: Sgt/C LAFARGUES, Mitrailleur-arrière: Sgt/C Emile BLANC, Mitrailleur-supérieur: Sgt FRESIER.

En noir, les quatre mécaniciens au sol.

(collection: Émile BLANC)

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(collection: Louis BRUGNEROTTO)

 

CITATION

Sont cités à l'Ordre de la Division Aérienne

Capitaine MARIAS et son équipage:

"Équipage d'élite commandé par le chef d'Escadrille. A en toutes circonstances montré son habileté, son allant et sa cohésion par les succès remportés au cours des 12 missions de jour et de nuit qu'il a effectuées depuis l'engagement du Groupe: attaques d'objectifs du champ de bataille sur le front de Normandie, de bases d'avions sans pilote et de centres ferroviaires et industriels importants puissamment défendus. A participé notamment en juin à un bombardement au cours duquel les pertes dues à la réaction de la chasse de nuit ennemie ont été sévères. En juillet a été touché par des éclats de flack lourde et en juillet a attaqué Stuttgart."

Missions de guerre

du Sgt Emile BLANC mitrailleur-arrière.

juin 1944

- 1/2-06/1944 - Objectif: (Ferme d'Urville) Halifax V - H7 - "P" LL398 - Equipage - Pilote: Cpt MARIAS (Cdt d'avion) Navigateur: Lt VERROT, Bombardier: Aspt POUGNET, Radio: Sgt/C DIAZ, Mécanicien: Sgt/C LAFARGUE, Mitrailleur-supérieur: Sgt FRESSIER, Mitrailleur-arrière: Sgt BLANC. Durée: 5h03 vol de nuit - Nombre d'avions engagés dans la mission Guyenne 12 avions - Total des avions engagés dans la mission 101 avions. Bombardement Bt Ferme d'Urville. Mission de guerre.

-2/3-06/1944 - Objectif: (Cap Gris-Nez - Harinzelles) Halifax V - H7 - "P" LL398 - Même équipage - 2ème pilote: Cpt BOURGAIN - Durée: 3h36 vol de nuit - Nombre d'avion engagés dans la mission Guyenne 9 avions - Total des avions engagés dans la mission 271 avions. Bombardement Position Bt Batterie. Mission de guerre.

- 5/6-06/1944 - Objectif: (Maisy - Batterie 155) Halifax V - H7 - "P" LL398 - Même équipage - 2ème pilote: Cdt VIGOUROUX - Durée: 4h49 vol de nuit - Nombre d'avions engagés dans la mission Guyenne 12 avions - Total des avions engagés dans la mission 1012 avions. Bombardement Bt Batterie de Maisy. Débarquement des Alliés en Normandie. Mission de guerre.

 

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(collection: Yves DESTORS)

 

- 8/9-06/1944 - Objectif: (Gare d'Alençon) Halifax V - H7 - "P" LL398 - Même équipage - Durée: 5H40 vol de nuit - Nombre d'avion engagés dans la mission Guyenne 14 avions - Total des avions engagés dans la mission 483 avions. Bombardement Alençon Gare. Diversion Carnaby. Mission de guerre.

- 12/13-06/1944 - Objectif: (Gare Amiens-Longueau) Halifax V - H7 - "P" LL398 - Même équipage - 2ème pilote: Lt CHAPRON - Durée: 4h26 vol de nuit - Nombre d'avions engagés dans la mission Guyenne 14 avions Tunisie 1 avion - Total des avions engagés dans la mission 671 avions. Bombardement Bt. Amiens noeud ferroviaire. Mission de guerre.

- 14/15-06/1944 - Objectif: (Evrecy) Halifax V - H7 - "P" LL398 - Même équipage - 2ème pilote: Cpt DUTREY - Durée: 5h24 vol de nuit 4h24, vol de jour 1h00 - Nombre d'avions engagés dans la mission Guyenne 10 avions. Total des avions engagés dans la mission 337 avions. Bombardement d'Evrecy H.Q Panzer. Mission de guerre.

- 16/17-06/1944 - Objectif: (Domléger) Halifax V - H7 - "P" LL398 - Même équipage - 2ème pilote: Cdt HOQUETIS - Durée: 4h07 vol de nuit - Nombre d'avions engagés dans la mission Guyenne 12 avions. Total des avions engagés dans la mission 405 avions. Bombardement Bt. objectif spécial Domléger. Mission de guerre.

Juillet 1944

- 6/07/1944 - Objectif: (Marquise-Mimoyecques) Halifax III - H7 - NA556 - Même équipage - Durée: 3h32 vol de jour - Nombre d'avions engagés dans la mission Guyenne 10 avions, Tunisie 11 avions. Total des avions engagés dans la mission 551 avions. 7 Français tués dans la mission. Bombardement Marquise-Mimoyecques, touché par la Flack. Mission de guerre.

- 12/13-06/1944 - Objectif: (Les Hauts-Buissons) Halifax III - H7 - NA556 - Même équipage - 2ème C.A. Lt LACHARGE - Durée: 4h28 vol de nuit - Nombre d'avions engagés dans la mission Guyenne 13 avions. Total des avions engagés dans la mission 230 avions. Bombardement Pilotless Les Hauts-Buissons. Mission de guerre.

- 17/18-07/1944 - Objectif: (Sannerville) Halifax III - H7 - MZ738 - Même équipage - 2ème pilote Cpt BOE - Durée: 4h05 vol de jour 1h35, vol de nuit 2h30. Nombre d'avions engagés dans la mission Guyenne 12 avions, Tunisie 7 avions. Total des avions engagés dans la mission 942 avions. Bombardement réserves ennemies à l'Est de Caen. Mission de guerre.

- 20/07/1944 - Objectif: (Chapelle-Notre-Dame- Vizernes) Halifax III - H7 - MZ738 - Même équipage - 2ème C.A. Cdt de MAZURE - Durée: 3h11 vol de jour. Nombre d'avions engagés dans la mission Guyenne 11 avions, Tunisie 4 avions. Total des avions engagés dans la mission 369 avions. Bombardement Pilotless La Chapelle Notre Dame. Mission de guerre.

- 24/25 -07/1944 - Objectif: (Stuttgart) Halifax III - H7 - MZ738 - Même équipage - Durée: 7h57 vol de nuit. Nombre d'avions engagés dans la mission Guyenne 6 avions, Tunisie 6 avions. Total des avions engagés dans la mission 631 avions. Bombardement de Stuttgart objectif X2. Mission de guerre.

- 28/07/1944 - Objectif: (Forêt de Nieppe - Hazebrouck) Halifax III - H7 - MZ738 - Même équipage - Durée: 4h21 vol de jour 1h34, vol de nuit 2h47. Nombre d'avions engagés dans la mission Guyenne 14 avions, Tunisie 14 avions. Total des avions engagés dans la mission 199 avions. Bombardement Forêt de Nieppe Hazebrouck. Mission de guerre.

Août 1944.

- 3/08/1944 - Objectif: (Isle Adam) Halifax III - H7 - MZ738 "P" - Même équipage - Durée: 4h30. Nombre d'avions engagés dans la mission Guyenne 6 avions, Tunisie 5 avions. Total des avions engagés dans la mission 1114 avions. Bombardement Bt Isle Adam (bois de cassan). Mission de guerre.

- 4/08/1944 - Objectif: (Forêt de Nieppe) Halifax III - H7 - MZ738 "P" - Même équipage - Durée: 4h10. Nombre d'avions engagés dans la mission Guyenne 11 avions, Tunisie 9 avions. Total des avions engagés dans la mission 281 avions. Bombardement Bt de la Forêt de Nieppe. Mission de guerre.

- 5/08/1944 - Objectif: (Forêt de Nieppe) Halifax III - H7 - MZ738 "P" - Même équipage - Durée: 3h30. Nombre d'avions engagés dans la mission Guyenne 14 avions, Tunisie 17 avions. Total des avions engagés dans la mission 742 avions. Bombardement Bt de la Forêt de Nieppe. Mission de guerre.

- 9/08/1944 - Objectif: (Forêt de Mormal) Halifax III - H7 - MZ738 "P" - Même équipage - Durée: 3h40. Nombre d'avions engagés dans la mission Guyenne 4 avions, Tunisie 1 avions. Total des avions engagés dans la mission 160 avions. Bombardement de la Forêt de Mormal. Mission de guerre.

- 12/13/08/1944 - Objectif: (Rüsselheim) Halifax III - H7 - MZ738 "P" - Même équipage - Durée: 6h00. Vol de jour 0h40. Vol de nuit 5h20. Nombre d'avions engagés dans la mission Guyenne 8 avions, Tunisie 3 avions. Total des avions engagés dans la mission 297 avions. Bombardement de Rüsselheim (Opel). Mission de guerre.

- 14/08/1944 - Objectif: (Tractable) Halifax III - H7 - MZ738 "P" - Même équipage - Durée: 4h10. Nombre d'avions engagés dans la mission Guyenne 14 avions, Tunisie 3 avions. Total des avions engagés dans la mission 110 avions. Bombardement de Tractable (Troupes Bt Forêt de Quesnes). Mission de guerre.

- 27/08/1944 - Objectif: (Homberg) Halifax III - H7 - MZ738 "P" - Même équipage - Durée: 4h35. Nombre d'avions engagés dans la mission Guyenne 13 avions, Tunisie 12 avions. Total des avions engagés dans la mission 243 avions. Bombardement Bt Homberg (Ruhr). Mission de guerre.

- 31/08/1944 - Objectif: (Lumbres) Halifax III - H7 - NA549 "P" - Même équipage - Durée: 4h19. Nombre d'avions engagés dans la mission Guyenne 13 avions, Tunisie 11 avions. Total des avions engagés dans la mission 601 avions. Bombardement de Lumbres site V2 (près de Saint-Omer). Mission de guerre.

Septembre 1944.

- 11/09/1944 - Objectif: (Gelsenkirchen) Halifax III - H7 - NA549 "P" - Même équipage - Durée: 4h50. Nombre d'avions engagés dans la mission Guyenne 11 avions, Tunisie 9 avions. Total des avions engagés dans la mission 379 avions. 7 Français tués dans la mission. Bombardement de Gelsenkirchen. Mission de guerre.

- 14/09/1944 - Objectif: (Kiel) Halifax III - H7 - NA549 "P" - Même équipage - Durée: 5h45. Nombre d'avions engagés dans la missions Guyenne 7 avions. Total des avions engagés dans la mission 490 avions. Bombardement de Kiel (Bt). Mission de guerre.

 

EQUIPAGE MARIAS

 

L'équipage du Capitaine MARIAS avant le bombardement de la gare d'Amiens-Longueau le 12 juin 1944.

De gauche à droite:

Asp Yves POUGNET, Cne Raoul MARIAS, masquant le Sgt Julien DIAZ, Sgt/C André LAFFARGUE, Gal Martial VALIN commandant des F.A.F.L. Sgt/C Emile BLANC en conversation avec l'Air Vice-Marshal Roderick CARR.

 

La mer, les nuages, la nuit et les défenses du port de KIEL

Récit d'Yves POUGNET.

"Cette nuit, nous partons avec la charge maximum pour attaquer, au-delà de la Mer du Nord et du Jutland, le grand port militaire allemand de KIEL.

 S'élevant lentement au-dessus des derniers feux de la piste, notre quadrimoteur est saisi par la nuit.

A travers le pare-brise, j'essaie en vain de distinguer le sol, l'horizon ou, au-dessus de nous, le ciel, mais aucun détail, aucune lueur, aucune étoile dévoilée par la fuite d'un nuage ne se laisse saisir. Par ce temps bouché, avec ces bancs de brouillard qui traînent à quelques centaines de pieds, l'espace qui nous entoure est noir, sans nuages et sans forme, comme la profondeur d'une mer.

Sur le tableau de bord, les aiguilles lumineuses palpitent, seuls signes visibles de notre vol, de notre sécurité, de notre vie.

Par elles, je sais que nous nous élevons lentement, que nous vivons, que les moteurs ramenés au régime normal après l'effort du décollage fonctionnent bien. Je les écoute avec une certaine anxiété. J'intérroge leurs bourdonnement, prêt à saisir la moindre vibration, le moindre bruit insolite. Mais rien ne vient troubler la régularité de leur chant puissant. Ils semblent me promettre d'accomplir sans défaillance la tâche qu'ils viennent d'entreprendre.

Le virage nous a ramenés au terrain. Nous retrouvons pendant quelques instants ses feux amicaux: les deux projecteurs qui, tout près de nous, se perdent dans la base des nuages, les lignes lumineuses des pistes où attendent, rouges et verts, les feux des camarades qui vont décoller à leur tour. Nos ailes les effacent. Nous replongeons dans la nuit.

Notre navigateur a pris la direction du voyage. Enfermé dans sa cabine sans vue sur l'extérieur, il est penché sur ses cartes, il manie son disque à calcul, il observe ses instruments. Isolé du monde que nos yeux cherchent en vain à découvrir dans la nuit, il vit dans un univers magique de chiffres et d'indices lumineux. Les signes de notre voyage que nous refusent la nuit, les nuages et l'uniformité de la mer, il les fait naître sur sa carte où un trait inscrit notre route , où une succession de fléchettes tournent comme la direction du vent.

Grâce à lui et aux navigateurs des autres équipages, huit cent avions vont suivre dans la nuit une route presque aussi précise dans l'espace et dans le temps que celles des trains sur les voies de chemin de fer. Ils passeront au-dessus de l'objectif en quelques minutes, réalisant malgré l'obscurité cette concentration qui déborde la défense la mieux organisée.

- Allô, Pilote? Prenez le cap 230.

Après nous avoir éloignés du terrain pendant le décollage des autres avions du Squadron, notre navigateur nous y ramène pour le départ.

Nous retrouvons en effet les projecteurs et tandis que nous virons sous leurs rayons, j'aperçois à droite et à gauche les feux des camarades qui virent aussi.

Maintenant nous volons vers la mer. Restant à quelques centaines de mètres du sol pour éviter les nuages, nous rencontrons les derniers Squadrons qui, au-dessus de leurs terrains, évoluent pour prendre le départ et mêlent au flot des des bombardiers qui convergent vers la côte.

En quelques instants, l'espace noir se peuple de feux. On dirait un essaim d'insectes lumineux qui tourbillonnent et dansent.

Quelquefois un feu rouge et un vert glissent vers nous. Nous les voyons grandir rapidement. Nous distinguons l'ombre du fuselage et des ailes qu'ils encadrent, puis ils s'éloignent dans la nuit.

Nous redoublons d'attention aux postes de veille. Chacun scrute la nuit, signale les feux trop mobiles et trop proches. Ce soir, ils sont tellement nombreux que nous nous demandons s'il sera possible de les éviter tous. Nous ne pouvons nous empêcher de revivre dans notre veille anxieuse ce que nous avons vu trop souvent: la masse énorme et sombre d'un avion qui débouche d'un angle mort, la flamme d'une collision qui jaillit dans la nuit.

Pourtant le flot s'organise. Autour de nous, à la même vitesse, sur des routes parallèles à la nôtre, les feux s'immobilisent. Pendant un virage après le passage de la côte, l'eesaim reprend vie un instant puis de nouveau, paraît fixé dans l'espace.

La tension se relâche. Je pose les yeux sur la planche de bord. Quand je les relève, il n'y a plus autour de nous que la nuit. Tous feux éteints, dans un ciel où déjà peut rôder l'ennemi, l'escadre invisible des bombardiers fait route vers l'objectif.

C'est à ce moment que pour chaque équipage commence le raid solitaire. Il ne voit plus la foule qui l'entoure. Il ne connaît plus d'elle que l'ombre trop voisine que signale un mitrailleur et les remous des sillages où, brusquement, plongent les avions. Chaque équipage se sent seul à affronter la nuit, les nuages, la mer, les feux de la défense qui, tout à l'heure, se déchaîneront, les menaces ... ( texte effacé) ... de l'ombre.

Heureusement, le travail arrache chacun à ses impressions. Le pilote suit attentivement les indications de ses instruments, le mécanicien surveille les températures et les pressions, note les consommations, le radio écoute les ondes. Les mitrailleurs font tourner lentement leur tourelle sur leur secteur de veille. Avec le bombardier, le navigateur mesure et calcule, réclame des changements de cap et de vitesse. Chacun oublie la solitude et les dangers.

Lentement, les minutes, les heures passent. Le trait s'allonge sur la carte. Il s'enfonce de plus en plus vers l'est à travers la mer.

- Allô, Pilote? Montez à six mille mètres, vitesse 160.

Le navigateur nous apprend ainsi que nous avons atteint, sur la route, le point à partir duquel nous devons prendre de l'altitude pour survoler les défenses. Le grondement des moteurs s'amplifie. Notre avion élève sa lourde charge dans le ciel. Tout autour de nous, nos camarades invisibles mais proches s'élèvent aussi.

La visibilité, maintenant, est absolument nulle. Elle s'arrête aux vitres-mêmes du pare-brise et des tourelles. La dangereuse approche d'un camarade ne sera même plus annoncée par une ombre. La turbulence augmente, la température baisse, le givre se dépose sur les plans. La montée est pénible et longue... Chacun en attend impatiemment la fin.

Enfin, comme un sous-marin qui fait surface, nous émergeons de l'épaisse couche nuageuse. Quelques instants encore, des sommets de vagues balaient nos plans comme de pâles embruns, puis sous les étoiles nous nous élevons dans un ciel pur et glacé.

Nous saluons avec une sorte de joie l'espace libre mais sombre étendue immense et vide renforce notre impression de solitude. Nulle part de se révèle une présence amie, au contraire: bientôt éclatent, non loin de nous, les premiers coups de Flak. Nous n'avons reçu le ciel que pour l'oublier dans l'approche du combat.

Nous avons viré plein sud. Au-dessous de nous, les nuages se sont fragmentés puis ont disparu. Au loin, apparaissent les premiers projecteurs défendant l'objectif. C'est l'habituelle attente de la dernière partie de l'approche. D'abord il semble que nous n'avançons pas, puis, brusquement, nous entrons dans la zone de feu.

La défense est puissante. Les projecteurs repoussent la nuit au loin. La Flak emplit l'espace de ses éclairs et de ses flocons. Des coups rapprochés claquent à nos oreilles. A la verticale, je reconnais le port. Il est déjà couvert de nappes brillantes d'incendiaires qui s'étendent autour des marqueurs rouges.

Nos bombes tombent.

Pendant quelques instant encore, nous sommes ballottés dans l'espace en feu puis, peu à peu, la nuit l'éteint et nous reprend.

Jusqu'à la côte, des éclairs de Flak, des fusées de chasseurs, des traçantes qui révèlent des combats. La chute d'un avion en flammes la déchire, puis elle étend à nouveau son règne.

Nous descendons dans les nuages. A 600 mètres, toujours sans rien voir, nous nous mettons en palier, comme à l'aller.

Notre mission est accomplie et l'ennemi ne nous menace plus, mais les minutes semblent terriblement longues. Quand atteindrons-nous le terrain, la sécurité, le repos?

Nous finissons pourtant par aborder la côte anglaise. En quelques instants, des points lumineux s'allument autour de nous. Ce sont nos camarades qui n'ont pas quitté nos côtés.

Nous survolons les mêmes terrains. Tous feux allumés, ils attendent leurs escadrilles. Au loin nous appelle le phare rouge de notre base.

Nous prenons contact avec le sol dans l'avenue lumineuse de la piste. Au dispersal, notre dernier moteur coupé. Le silence qui s'établit soudain nous rend amicaux et familiers les bruits de la terre.

La mission est terminée.

Par-delà notre lassitude, nous sentons que ce soir, plus que les défenses d'un grand port de guerre, nous avons vaincu la mer, les nuages et la nuit".

Yves POUGNET.

- 20/09/1944 - Objectif: (Sangatte) Halifax III - H7 - NA549 "P" - Même équipage - Durée: 3h30. Nombre d'avions engagés dans la mission Guyenne 11 avions, Tunisie 8 avions. Total des avions engagés dans la mission 646 avions. Bombardement de Sangatte près de Calais. Mission de guerre.

- 25/09/1944 - (Transport d'essence) Halifax III - H7 - MZ738 "P" - Même équipage - Durée: 4h00. Mission Elvington - Bruxelles - Elvington. Transport d'essence VG.

- 28/09/1944 - (Transport d'essence) Halifax III - H7 - MZ738 "P" - Même équipage - Durée: 3h50. Mission Elvington - Bruxelles - Elvington. Transport d'essence VG.

Octobre 1944

- 1/10/1944 - (Transport d'essence) Halifax III - H7 - MZ738 "P" - Même équipage - Durée: 3h45. Mission Elvington - Bruxelles - Elvington. Transport d'essence. VG.

- 2/10/1944 - (Transport d'essence) Halifax III - H7 - NA "J" - Equipage - Pilote: Adjt DELLUC, Navigateur: Lt VALENTIN (Cdt d'avion), Bombardier: Sgt/C Le GOFF, Mécanicien: Adjt DENTRESANGLE, Radio: Adjt Le GUELLEC, Mitrailleur-supérieur: Sgt/C POLI, Mitrailleur-arrière: Sgt BLANC. Durée: 4h00. Mission Elvington - Bruxelles - Elvington. Transport d'essence. VG.

- 14/10/1944 - Objectif: (Duisbourg) Halifax III - H7 - MZ738 - "P" - Equipage - Pilote: Cdt MARIAS (Cdt d'avion) Navigateur: Cpt VERROT, Bombardier: S/Lt POUGNET, Radio: Sgt/C DIAZ, Mécanicien: Sgt/C LAFFARGUE, Mitrailleur-supérieur: Sgt FRESIER, Mitrailleur-arrière: Sgt BLANC. Durée: 5h35. Nombre d'avions engagés dans la mission Guyenne 15 avions, Tunisie 15 avions. Total des avions engagés dans la mission 1013 avions. Bombardement de Duisbourg, atterrissage à Metheringham, Metheringham - Elvington 0h30. Mission de guerre.

- 24/10/1944 - Objectif: (Essen) Halifax III - H7 - MZ738 - "P" - Même équipage - Durée: 2h15. Early return. 10 Français tués dans la mission. Mission de guerre.

- 25/10/1944 - Objectif: (Essen) Halifax III - H7 - MZ738 - "P" - Même équipage - Durée: 5h00. Nombre d'avions engagés dans la mission Guyenne 15 avions, Tunisie 14 avions. Total des avions engagés dans la mission 771 avions. Bombardement d'Essen. Mission de guerre.

- 28/10/1944 - Objectif: (Cologne) Halifax III - H7 - MZ738 - "P" - Même équipage - Durée: 5h35. Vol de nuit 5h10. Vol de jour 0h25. Nombre d'avions engagés dans la mission Guyenne 13 avions, Tunisie 15 avions. Total des avions engagés dans la mission 771 avions. Bombardement de Cologne. Mission de guerre.

- 31/10/1944 - Objectif: (Cologne) Halifax III - H7 - MZ738 - "P" - Même équipage - Durée: 5h10. Nombre d'avions engagés dans la mission Guyenne 7 avions, Tunisie 7 avions. Total des avions engagés dans la mission 493 avions. Bombardement de Cologne. Mission de guerre.

Novembre 1944

- 4/11/1944 - Objectif: (Bochum) Halifax III - H7 - MZ738 - "P" - Même équipage - Durée : 5h35. Nombre d'avion engagés dans la mission Guyenne 16 avions, Tunisie 11 avions. Total des avions engagés dans la mission 749 avions. 23 Français tués dans la mission. Atterrissage à Pocklington. Bombardement de Bochum. Mission de guerre.

- 16/11/1944 - Objectif: (Jülich) Halifax III - H7 - MZ738 - "P" - Même équipage - Durée: 4h40. Nombre d'avion engagés dans la mission Guyenne 15 avions, Tunisie 12 avions. Total des avions engagés dans la mission 508 avions. Bombardement de Jülich Bâtiment troupes ennemies. Mission de guerre.

Missions sur la France 19 missions, sur l'Allemagne 12 missions, transport d'essence Bruxelles 4 missions, total: 35 missions.

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EQUIPAGE DU CAPITAINE LECLERE

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Pilote: Cpt. LECLERE. (Cdt. de l'avion). Navigateur: Asp. FAYARD. Bombardier: S/Lt. BERGEROO. Radio: Sgt/C. MUNIER. Mécanicien: Sgt/C. POQUE. Mitrailleur-supérieur: Sgt. SAINT-HILAIRE. Mitrailleur-arrière: Adjt/C. TASSERIE.

CITATION

Cité à l'ordre de la Division Aérienne:

Capitaine LECLERE, et son équipage:

"Équipage courageux, allant, et d'une exceptionnelle valeur technique; a accompli 6 missions de bombardement de nuit et 4 de jour, participant aux opérations du débarquement de Normandie, à la lutte contre les avions sans pilote et à l'action sur le réseau ferré. Une nuit de juin à bombardé avec grand succès l'embranchement de Blainville malgré la réaction violente de la chasse ennemie contre l'expédition, et le 7 juillet a pris part à l'action massive du Bomber Command qui a écrasé les défenses ennemies de Caen et mérité les remerciements chaleureux de l'Armée Montgomery."

S/Lt FAYARD - Né le 19/07/1919, décédé le 30/06/1955 en Indochine (Tan Son Nhut) aux commandes de son Dakota C-47. Il était Commandant Officier de la Légion d'Honneur, chef de l'Ops de cette base, décédé avec mention " Mort pour la France.

(Source: Michel FAYARD)

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EQUIPAGE DU LIEUTENANT DANNA

Pilote: S/Lt. MINARD. Navigateur: Lt. DANNA. (Cdt. de l'avion). Bombardier: Adjt. PIROUTET. Radio: Adjt. LEPETIT. Mécanicien: Sgt/C. BOUGE. Mitrailleur-supérieur: Sgt. DEMALAUSSENE. Mitrailleur-arrière. Sgt/C. BELLE.

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EQUIPAGE DU LIEUTENANT HABLOT

Pilote: Lt. HABLOT. (Cdt. de l'avion) Navigateur: Lt. de SAINT-MARC. Bombardier: Lt. WUILLEMIN. Radio: Adjt/C. PHILIPPE. Mécanicien: Sgt/C. PONS. Mitrailleur-supérieur: Sgt. MANICK. Mitrailleur-arrière: Sgt/C. YVARS.

6 Octobre 1944.

Objectif:SCHOLVEN (Ruhr)

Nombre d'avions engagés par chaque groupe.

"GUYENNE" 15 avions.

"TUNISIE" 13 avions.

Total des avions engagés dans la mission: 320 avions.

L'avion du Capitaine HABLOT ne rentre pas de mission sur Scholven. Il a été descendu par un chasseur sur l'objectif. L'équipage saute en parachute et est fait prisonnier.

Le Capitaine HABLOT est indemne, ainsi que les mitrailleurs, le Sergent-Chef YVARS et le Sergent MARNICK.

Le Lieutenant de Saint-Marc, navigateur, est blessé au pied, l'Adjudant-Chef PHILIPPE, radio, est blessé à l'épaule, le Sergent-Chef PONS, mécanicien, a des éclats dans la poitrine et une blessure à l'oeil droit.

Le Lieutenant WUILLEMIN a sauté indemne, mais son parachute étant troué durant la descente par des éclats, le bombardier est gravement blessé au contact du sol: bassin fracturé, vessie explosée.

Tous rentrent en France en mai 1945.

carte Scan (384)

(Les Ailes françaises de 1945)

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EQUIPAGE DU CAPITAINE BARBE 

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(collection: Guy GOURMELLET)

Troisième en partant de la gauche Adjt GONDOLLE Gabriel. 

Pilote: Adjt. CHAMPEAUX. Navigateur: Cpt. BARBE. (Cdt. de l'avion). Bombardier: Lt. FAYE. Radio: Adjt. AGUER. Mécanicien: Adjt. GONDOLLE. Mitrailleur-supérieur: Sgt. COCHOIS. Mitrailleur-arrière: Sgt. DELACLAVIERE.

CITATIONS

Le Colonel BAILLY, commandant les groupes de bombardement N°1 cite à l'ordre de la Brigade Aérienne.

L'équipage du Squadron 346 dont fait fait partie l'Adjudant GONDOLLE mécanicien.

" Équipage engagé depuis le 1er juin 1944 dans les opérations aériennes en préparation et appui du front de Normandie, contre les bases d'avions sans pilote. A exécuté 3 opérations de nuit et 2 de jour avec de bons résultats contrôlés par photos, malgré les difficultés atmosphérique et l'activité de la défense ennemie."

Cette citation comporte l'attribution de la Croix de Guerre avec Étoile de bronze.

Le Colonel ANDRIEU commandant par intérim les Forces Aériennes en Grande-Bretagne cite à l'ordre de la Division Aérienne.

L'équipage du Squadron 346 dont fait partie l'Adjudant GONDOLLE.

"Équipage en opérations depuis le 1er juin 1944. A participé aux opérations du 2ème front et aux attaques des plates formes d'avions sans pilote, exécutant avec un succès total de nombreux bombardements, de jour et de nuit. Notamment le 7 juillet, a pris part à l'action massive du Bomber Command qui a préparé la prise de Caen et a valu aux équipages, les félicitations du commandement terrestre."

Cette citation entraine l'attribution de la Croix de Guerre avec étoile d'argent.

Par décret en date du 12 juin 1945, est décoré de la Médaille Militaire pour prendre rang à la date du présent décret.

GONDOLLE Gabriel, adjudant du Groupe de Bombardement 2/23 Guyenne.

" Mécanicien volant d'un équipage de bombardement qui sur Halifax III a pendant six mois participé à l'offensive manée par le Bomber Command contre l'Allemagne et exécuté 32 missions de jour et de nuit. A toujours été un précieux auxiliaire pour son pilote et a contribué largement à la réussite des missions de son équipage. Dans les situations difficiles a toujours su prendre les mesures permettant le retour de son appareil à sa base.

Cette citation comporte l'attribution de la Croix de guerre avec palme.

 

Gaby95ans

Mr Gabriel GONDOLLE

(collection: Anne GONDOLLE)

Photo prise au repas des 95 ans de Mr Gaby GONDOLLE à Tiercé le 3 mars 2007, en compagnie de sa famille et de ses amis.

(collection: Guy GOURMELLLET)

Discours de la remise de la Légion d'Honneur

a Monsieur Gabriel GONDOLLE 

Mon cher GONDOLLE

Toute la population de Tiercé est aujourd'hui, heureuse et fière de vous voir à l'honneur. Honneur mérité, vos états de service que je rappellerai tout à l'heure le prouvent assez.

Nous sommes heureux de la distinction dont vous êtes l'objet. Vous êtes de ceux qui ne comptent que des amis, regardez cette place; vous en aurez la preuve.

Nous sommes fiers, vous êtes l'honneur du Pays et un si bel exemple pour ses jeunes. Exemple suivi, puisque partageant cette belle fête, un nouveau Tiercéen, Marcel PIRON, va recevoir la Croix de la Valeur Militaire, en récompense de sa belle conduite en Algérie.

Déjà titulaire de la Médaille Militaire reçue pour récompense de 32 missions de jour et de nuit, comme je le lirai dans une de vos citations, votre modestie dut elle en souffrir, cette Légion d'Honneur vous est remise à titre militaire, purement militaire, sans que jamais personne n'ait intrigué pour vous l'obtenir. Quel réconfort pour nous tous de vous voir remettre cette croix des braves, par un autre brave, le Commandant de LA POYPE, sans aucune compromission, sans aucun coup de piston (comme on dit en langage militaire).

Vous avez combattu dans le même ciel, dans la même obscurité des nuits, éclairés seulement par l'éclatement des bombes que vous laissiez tomber sur l'ennemi, ou celui des obus de la D.C.A. allemande qui vous frôlaient de si près. La droiture de votre caractère et votre énergie opiniâtre vous destinaient aux bombardiers lourds qui partent avec une ligne de conduite strictement et impérieusement tracée. Quels que soient les dangers, les difficultés rencontrés dans l'accomplissement de la mission, il n'est pas question de dévier ni de reculer. Vous deviez foncer sur l'objectif. Vous n'aviez pas le droit de vous laisser impressionner par l'horreur de voir le voisin d'en face, d'à côté ou de derrière disparaissant en flammes dans cet immense trou noir qu'est une nuit de guerre.

Quel espoir nous avions quand, éveillés par le ronronnement des escadrilles alliées qui partaient en mission; nous pensions: Voilà les petits gars chez nous qui vont"faire de la belle ouvrage". Nous disions à Porte Bise. C'est peut être Gaby Gondolle qui passe.

Toute cette gloire rejaillit sur vos excellents parents que je me plais à féliciter publiquement. Ils ont bien oeuvré pour faire de vous le héros dont ils sont si justement fiers. Dans la distribution des compliments, nous n'oublions pas l'épouse dont vous faites le bonheur, ni votre fils en lui souhaitant de toujours suivre le bel exemple de son père.

Né en Poitou, vous avez suivi vos parents qui ont choisi Tiercé pour s'y fixer définitivement. Vous vous y êtes fait une situation qui vous permet d'exercer largement votre influence sur un vaste secteur, qui dépasse de beaucoup les limites de la commune et même celles du canton, où vous avez la sympathie de tous.

J'applaudis de grand coeur et tous ici avec moi, j'en suis certain, ces belles pages de votre histoire et de l'épopée du Squadron 346, qui font partie de celles des Forces Françaises Libres, donc de l'HISTOIRE de FRANCE.     

Monsieur Charles de BROGLIE maire de Tiercé du 25 mars 1959 au 26 mars 1965.

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Pour le souvenir

de Mr Gabriel GONDOLLE

en l'église St Marcel de Tiercé

le 11 Octobre 2010

Gabriel GONDOLLE. Gaby pour tout le monde, est né le 12 février 1912 à Marigny-Chémereau dans la Vienne.

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Au centre de la photo le gardien de but Mr Gabriel GONDOLLE.

(collection: Guy GOURMELLET)

Il suit ses parents à Paris, rue de Vaugirard, où son papa est employé de la SNCF et sa maman couturière. Après sa formation de menuisier, et ses activités de football, de piscine au sein du patronage du Bon Conseil (c'est là qu'il apprit les matches de football en échasses) il s'engage dans l'armée de l'air, et suit une formation de mécanicien naviguant à Rochefort-sur-Mer.

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Le 26 Avril 1937, il épouse Jeanne Deschamps à Amailloux dans les Deux Sèvres. Jean naît le 30 Janvier 1938 à Amailloux.

En 1940, avec Jeanne et Jean fuyant la débacle, il suit son unité au Maroc.

 

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Le 9 septembre 1943, laissant Jeanne et Jean à Agadir, il part en Angleterre. A Elvington près de York, il sera mécanicien navigant sur bombardier Halifax  au sein du Groupe de bombardiers Lourds Guyenne. Il effectue à partir du début Juin 1944  ses 32 missions et sera reconnu par 3 citations. Un aviateur sur deux ne revint pas, ce fut le cas de son meilleur ami Guy VIGNERON qui lui aussi avait son épouse et son enfant qui l'attendaient à Agadir.

De retour en 1945, il continue son métier et assure le transport aérien sur Madagascar. Entre temps les parents de Gaby sont venus prendre leur retraite à Tiercé où ils rejoignent un frère Auguste GONDOLLE qui fut à Tiercé chef de brigade puis directeur de la laiterie.

 

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Gaby quitte alors l'armée de l'air pour s'installer garagiste à Tiercé. En avance sur son temps sans doute, il y reste peu de temps n'ayant quasiment que les voitures des deux médecins à entretenir. Il va travailler au centre d'insémination de Valencay. D'abord affecté à l'entretien des véhicules il y découvre sa nouvelle profession d'inséminateur artificiel.

Après des stages à Rambouillet il est sollicité par le centre d'insémination de Trélazé pour lancer l'insémination dans la région de Tiercé. Pendant de longues années il sillonnera les fermes dans un rayon de 30 kilomètres autour de Tiercé au volant de sa 2CV puis de son Ami6 armé de ses fiches et de ses paillettes. C'est lors de ses tournées qu'il persuada certains de ses amis d'arrêter de fumer pendant le carême. Certains en profitèrent pour arrêter définitivement, d'autres ne tinrent pas les 40 jours.

L'âge de la retraite arrivant, il arrête l'insémination pour travailler à la CAVAL. Puis vint le temps de la retraite, toujours dans la maison de la rue de la gare, ils s'adonnèrent avec Jeanne à des occupations de grands parents dont se souviennent ses petites filles, de bénévolat, de chasse et pêche.

Jeanne nous quitte le 11 Mai 2005. Gaby rejoint alors le foyer logement de la Salussière qu'il délaisse rapidement pour devenir Cheffois en compagnie d'Anne Marie. Gaby, homme de foi, fut un bénévole dévoué et jovial.

A l'école de Louis Frelon, son ami, il fut président du Cercle St Marcel: cela ne l'empêcha pas d'être l'ami de tous. Conseiller municipal. Responsable des anciens combattants. Membre actif de l'Union Nationale des Sous-Officiers en Retraite où il côtoya Maurice et Anne-Marie. Organisation de rencontres de boules de fort. Participation active à la vie de la paroisse, aux kermesse avec Jeanne. Mouvement des chrétiens retraités.

Son application à différent métiers, sa rigueur lui valurent la reconnaissance de la nation:

Croix de guerre avec étoile de bronze, d'argent avec palme (par le général de Gaulle), médaille militaire pour "avoir toujours été un précieux auxiliaire pour son pilote et avoir contribué largement à la réussite des missions de son équipage; pour avoir, dans les situations difficiles toujours su prendre les mesures permettant le retour de son appareil à la base." 

Légion d'Honneur remise en 1959 en la présence du commandant de la Poype ancien pilote de l'escadrille "Normandie Niémen".

Sa sociabilité, sa gaieté lui valurent en retour l'affection, et la sollicitude de celles et ceux qui le cotoyèrent:

Anne-Marie sa compagne. Son fils et ses petites filles. Ses voisins, Bernard et Rolande. Les personnes de l'AMR. Les soignants à domicile. Et pour le dernier voyage pour le grand "Métinge", le personnel de la maison de retraite.

 

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Le mur du souvenir au Musée d'Elvington 

 

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(collection: Sandrine BAUCHET -  YORKSHIRE AIR MUSEUM)

 

Si un jour, vous passez à Elvington, en Angleterre, près de York: allez à la base aérienne devenue musée de l'air, entrez dans le hangar du mémorial, vous découvrirez alors sur le mur 24, rangée N de gauche à droite, deux briques: l'une avec l'inscription "Gabriel Gondolle et Guy Vigneron", l'autre avec l'inscription "Maurice Gangneux et Alphonse Gourmellet".

www.yorkshireairmuseum.co.uk

Ecoutez bien, peut être les entendrez-vous, les quatres amis aujourd'hui réunis,

taper la belote autour d'un verre de vin d'Anjou qui, comme le disais Gaby,

"flatte le palais".

(collection: Guy GOURMELLET, Jean GONDOLLE)

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Missions de Guerre

de l'Adjudant

Gabriel GONDOLLE

Juin 1944.

- 1/06/1944 - Objectif: (Ferme d'Urville) - Halifax V "L for LOVE

" - NA 555 - Équipage - Pilote: Adjt CHAMPEAUX, Navigateur: Cpt BARBE, Bombardier: Lt FAYE, Radio: Adjt/C DUFOUR, Mécanicien: Adjt GONDOLLE, Mitrailleur-supérieur: Sgt COCHOIS, Mitrailleur-arrière: Sgt DELACLAVIERE. Durée: 4h20 vol de jour. Nombre d'avions engagés dans la mission Guyenne 12 avions. Total des avions engagés dans la mission 101 avions. Bombardement de la Ferme d'Urville. France. Mission de Guerre.

- 06/06/1944 - Objectif: (Gare de St Lô) - Halifax V "L" - Même équipage - Durée: 5h20. Nombres d'avions engagés dans la mission Guyenne 11 avions. Total des avions engagés dans la mission 1065 avions. Bombardement de la gare de St Lô. France. Mission de Guerre.

- 08/06/1944 - Objectif: (Gare d'Alençon) - Halifax V "L" - Même équipage - Durée: 6h05. Nombres d'avions  engagés dans la mission Guyenne 14 avions. Total des avions engagés dans la mission 483 avions. Bombardement de la gare d'Alençon. France. Retour atterrissage Carnaby. Mission de Guerre.

Juillet 1944 

 

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Le 15 août 1943 l'armée allemande prenait possession, au hameau de la Croix au Guet, de la ferme de Mr Paul Roinard, pour y faire construire par 1000 ouvriers flamands et hollandais, 22 bâtiments en béton de 40 m x 20 m camouflés en bâtiments de ferme à l'aide de tuiles et de fausses cheminées Destiné au stockage d'environ 250 V1 pour approvisionner les rampes de lancement des cantons de Londinières, Neuchâtel et Bellencombre, ce dépôt est détruit lors du bombardement du 21 juin 1944.

(source: L'ENFER DES V1 EN SEINE-MARITIME Durant la seconde guerre mondiale - Norbert DUFOUR, Christian DORE)

- 01/07/1944 - Objectif: (St Martin l'Hortier) - Halifax V "L" - Même équipage - Durée: 3h30. Nombres d'avions engagés dans la mission Guyenne 5 avions Tunisie 13 avions. Total des avions engagés dans la mission 307 avions. Bombardement St Martin l'Hortier. France. Mission de Guerre.

- 04/07/1944 - Objectif: (Domléger) - Halifax V "L" - Même équipage - Durée: 3h40. Nombres d'avions engagés dans la mission Guyenne 6 avions Tunisie 10 avions. Total des avions engagés dans la mission 328 avions. Bombardement base de V1 de Domléger pilotless. France. Mission de Guerre.

- 07/07/1944 - Objectif: (Caen) - Halifax V "L" - Même équipage - Durée:  3h55 vol de jour 3h05 vol de nuit 0h50. Nombres d'avions engagés dans la mission Guyenne 9 avions Tunisie 10 avions. Total des avions engagés dans la missions 467 avions. France. Bombardement Réserves ennemies nord de Caen. Mission de Guerre.

- 12/07/1944 - Objectif: (Les Hauts Buissons) - Halifax V "L" - Même équipage - Durée: 3h30. Nombres d'avions engagés dans la mission Guyenne 13 avions. Total des avions engagés dans la mission 230 avions.7 Français tués dans la mission. Bombardement base de V1 des Hauts Buissons pilotless. France. Mission de Guerre.

- 18/07/1944 - Objectif: (Sannerville) - Halifax V "L" - Même équipage - Durée: 3h50. Vol de jour 1h35. Vol de nuit 2h15. Nombres d'avions engagés dans la mission Guyenne 12 avions Tunisie 7 avions. Total des avions engagés dans la mission 942 avions. Bombardement réserves ennemies Est de Caen. France. Mission de Guerre.

- 28/07/1944 - Objectif: (Forêt de Nieppe) - Halifax V "L" - Même équipage - Durée: 3h30. Vol de jour 1h00. Vol de nuit 2h30. Nombres d'avions engagés dans la mission Guyenne 14 avions Tunisie 14 avions. Total des avions engagés dans la mission 199 avions. Bombardement forêt d'Azebrouck. France. Mission de Guerre.

Août 1944

 

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- 14/08/1944 - Objectif: (Tractable) - Halifax V "L" - Même équipage - Durée: 4h15. Nombre d'avions engagés dans la mission Guyenne 14 avions Tunisie 3 avions. Total des avions engagés dans la mission 110 avions. Bombardement Tractable attaque troupes ennemies. France. Mission de Guerre.

- 16/08/1944 - Objectif: (Kiel) - Halifax V "L" - Même équipage - Durée: 5h25. Vol de jour 0h25. Vol de nuit 5h00. Nombre d'avions engagés dans la mission Guyenne 14 avions Tunisie 12 avions. Total des avions engagés dans la mission 348 avions. Bombardement de Kiel. Allemagne Ruhr. Mission de Guerre.

- 18/08/1944 - Objectif: (Strerkrade) - Halifax V "L" - Même équipage - Durée: 4h15. Nombre d'avions engagés dans la mission Guyenne 13 avions Tunisie 11 avions. Total des avions engagés dans la mission 234 avions. Allemagne Ruhr. Bombardement usine essence synthétique. Mission de Guerre.

Septembre 1944

- 03/09/1944 - Objectif: (Venloo) - Halifax III "L" - Même équipage - Durée: 4h20. Nombre d'avions engagés dans la mission Guyenne 13 avions Tunisie 12 avions. Total des avions engagés dans la mission 675 avions. 5 Français tué dans la mission. Hollande. Bombardement du terrain d'aviation de Venloo. Atterrissage à  Attle-Bridge. Mission de Guerre.

- 08/09/1944 - Objectif: (Octeville - près du Havre) - Halifax III "L" Même équipage - Durée: 4h15. Nombre d'avions engagés dans la mission Guyenne 16 avions Tunisie 14 avions. Total des avions engagés dans la mission 992 avions. 6 Français tués dans la mission. Bombardement de troupe au nord du Havre. France. Mission de Guerre.

- 12/09/1944 - Objectif: (Münster) - Halifax III "L" - Même équipage - Durée: 4h30. Nombre d'avions engagés dans la mission Guyenne 9 avions Tunisie 9 avions. Total des avions engagés dans la mission 119 avions. Bombardement de Münster. Allemagne. Mission de guerre.

Octobre 1944

- 07/10/1944 - Objectif.: (Klèves) - Halifax III "L" N.A.555 - Même équipage - Durée. 4h40. Nombre d'avions engagés dans la mission Guyenne 16 avions Tunisie 12 avions. Total des avions engagés dans la mission 351 avions. Bombardement de Klèves. Allemagne. Mission de Guerre.

- 09/10/1944 - Objectif: (Bochum) - Halifax III "L" N.A.555 - Même équipage - Durée: 5h45. Vol de jour 4h00. Vol de nuit 1h45. Nombre d'avions engagés dans la mission Guyenne 10 avions Tunisie 11 avions. Total des avions engagés dans la mission 435 avions. Bombardement de Bochum. Allemagne. Mission de Guerre.

- 15/10/1944 - Objectif: (Duisbourg) - Halifax III "L" N.A.557 - Même équipage - Durée: 4h45. Nombre d'avions engagés dans la mission Guyenne 11 avions Tunisie 10 avions. Total des avions engagés dans la mission 1005 avions. Bombardement de Duisbourg. Atterrissage à Woodbridge. Allemagne. Mission de Guerre.

- 25/10/1944 - Objectif: (Essen) - Halifax III "L" N.A.557 - Même équipage - Durée: 5h10. Nombre d'avions engagés dans la mission Guyenne 15 avions Tunisie 14 avions. Total des avions engagés dans la mission 771 avions. Bombardement d'Essen. Allemagne. Mission de Guerre.

- 28/10/1944 - Objectif: (Cologne) - Halifax III "L" N.A.557 - Même équipage - Durée: 5h30. Vol de jour 5h10. Vol de nuit 0h20. Nombre d'avions engagés dans la mission Guyenne 13 avions. Tunisie 15 avions. Total des avions engagés dans la mission 733 avions. Bombardement de Cologne. Allemagne. Mission de Guerre.

Novembre 1944

- 29/11/1944 - Objectif: (Essen) - Halifax III "L" N.R.232 - Equipage - Pilote: Adjt CHAMPEAUX, Navigateur: Cne BARBE (Cdt d'avion) Bombardier: Lt FAYE, Radio: Adjt/C DUFOUR, Mécanicien: Adjt GONDOLLE, Mitrailleur-supérieur: Sgt MASSON, Mitrailleur-arrière: Sgt DELACLAVIERE. Durée: 6h35. Vol de jour 6h00. Vol de nuit 0h35. Nombre d'avion engagés dans la mission Guyenne 16 avions Tunisie 15 avions. Total des avions engagés dans la mission 316 avions. Bombardement d'Essen. Allemagne. Mission de Guerre.

Décembre 1944

- 02/12/1944 - Objectif: (Hagen) - Halifax III "L" - Equipage - Pilote: Adjt CHAMPEAUX, Navigateur: Cne BARBE, Bombardier: Lt FAYE, Radio: Adjt/C DUFOUR, Mécanicien: Adjt GONDOLLE, Mitrailleur-supérieur: Sgt FABIANI, Mitrailleur-arrière: Sgt DELACLAVIERE. Durée: 6h55. Nombre d'avions engagés dans la mission Guyenne 14 avions Tunisie 13 avions. Total des avions engagés dans la mission 504 avions. Bombardement d'Hagen (Ruhr). Allemagne. Mission de Guerre.

- 05/12/1944 - Objectif: (Soest) - Halifax III "J" - Même équipage - Durée: 6h50. Nombre d'avions engagés dans la mission Guyenne 15 avions Tunisie 15 avions. Total des avions engagés dans la mission 497 avions. Bombardement de la gare se Soest (Ruhr). Mission de Guerre.

- 06/12/1945 - Objectif: (Osnabrück) - Halifax III "L" - Equipage - M.G. Sgt/C FABRE - Durée: 7h00. Vol de jour 5h25. Vol de nuit 1h35. Vol de jour 1h35. Nombre d'avions engagés dans la mission Guyenne 13 avions Tunisie 11 avions. Total des avions engagés dans la mission 453 avions. 2 Français tués dans la mission. Bombardement d'Osnabrück. Allemagne. Mission de Guerre.

- 18/12/1944 - Objectif: (Duisbourg) - Halifax III "L" - Equipage - Durée: 6h40. Vol de jour 5h50. Vol de nuit 0h50. Nombre d'avion engagés dans la mission Guyenne 13 avions Tunisie 15 avions. Total des avions engagés dans la mission 523 avions. 1 Français tué dans la mission. Bombardement de Duisbourg. Allemagne. Mission de Guerre.

- 21/12/1944 - Objectif: (Cologne-Nippes) - Halifax III "L" - Equipage - Durée: 5h55. Vol de jour 3h55. Vol de nuit 2h00. Nombre d'avions engagés dans la mission Guyenne 8 avions Tunisie 8 avions. Total des avions engagés dans la mission 136 avions. Bombardement de la gare de Cologne. Allemagne. Mission de Guerre.

 

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Aéroport Mülheim-Essen.

 

- 24/12/1944 - Objectif: (Mülheim-Essen) - Halifax "L" - Equipage - Durée: 5h35. Vol de jour 5h25. Vol de nuit 0h15. Nombre d'avions engagés dans la mission Guyenne 13 avions Tunisie 14 avions. Total des avions engagés dans la mission 338 avions. 5 Français tués dans la mission. Bombardement aéroport Mülheim-Essen. Allemagne. Mission de Guerre.

- 30/12/1944 - Objectif: (Cologne-Kalk) - Halifax III "L" - Equipage - Durée: 5h55. Nombre d'avions engagés dans la mission Guyenne 12 avions Tunisie 9 avions. Total des avions engagés dans la mission 470 avions. Bombardement de Cologne-Kalk. Allemagne. Mission de Guerre.

Janvier 1945

- 01/01/1945 - Objectif: (Dortmund) - Halifax III "N" - Equipage - Pilote: Adjt CHAMPEAUX, Navigateur: Cne BARBE (Cdt d'avion) Bombardier: Lt FAYE, Radio: Adjt/C DUFOUR, Mitrailleur-supérieur: Sgt/C FABRE, Mitrailleur-arrière: Sgt COCHOIS. Durée: 5h00. Vol de jour 4h40. Vol de nuit 0h20. Nombre d'avions engagés dans la mission Guyenne 7 avions Tunisie 7 avions. Total des avions engagés dans la mission 139 avions. Bombardement de Dortmund (Ruhr). Mission de Guerre.

- 02/01/1945 - Objectif: (Ludwigshaven) - Halifax III "K" - Equipage - R.G. DELACLAVIERE - Durée: 6h00. Vol de jour 1h50. Vol de nuit 4h50. Nombre d'avion engagés dans la mission Guyenne 9 avions Tunisie 12 avions. Total des avions engagés dans la mission 389 avions. 1 Français tués dans la mission.

(collection: Famille GONDOLLE)

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EQUIPAGE DU CAPITAINE BRION

Pilote: Cpt. BRION Antoine. (Cdt. de l'avion). Navigateur: Lt. BARTHELOT Jean. Bombardier: Adjt/C DEMESMAY Marcel. Radio: Sgt. DARRIBEHAUDE Christian. Mécanicien: Sgt/C. RICHARD Robert. Mitrailleur-supérieur: Sgt. FOURES Roger. Mitrailleur-arrière: Sgt/C. GONNOT Roland.

 

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Pilote: Cpt BRION (Cdt d'avion)

Photo prise à Oran en 1941.

(collection: Famille BRION)

 

Lt BARTHELOT EQUIPAGE BRION

Navigateur: BARTHELOT Jean.

Robert RICHARD

Mécanicien: Sgt/C Robert RICHARD.

(collection: Jean-Charles RICHARD)

Anne, la petite-fille du mitrailleur-supérieur le Sgt FOURES, a mis en ligne le récit par son grand-père de leur mission sur Cologne le 30.12.44 (une des plus longues - 6h15).

Voici le lien:

http://www.annefoures.com/photographies/90.html

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Sergent Roger FOURES, Pau Pont Long, Octobre 1939.

(collection: Roger FOURES)

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Un bel après-midi passé avec monsieur Roger Fourès, grâce à Michel Darribehaude, il retrouve sur les photos ses camarades d'Elvington avec de superbes anecdotes. Monsieur Fourès très sportif il deviendras après son tour d'opération le responsable des sports sur la base d'Elvington, on aperçoit sur le meuble le Le0 45 et le Halifax entièrement en bois sculpté par monsieur Fourès un travail d'orfèvre.

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Roger FOURES, Michel DARRIBEHAUDE.

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ElvingtonAvril45c

Sgt DARRIBEHAUDE, Radio.

Photo prise à Elvington en avril 1945.

(collection: Michel DARRIBEHAUDE)

CITATIONS

citation à l'ordre de la Division Aérienne

" Équipage de très grande valeur, manifestant toujours son allant et sa décision. A effectuer de nombreuses attaques sur les plate-formes de lancement d'avions sans pilotes, les gares de triage, obtenant à chaque fois des résultats remarquablement précis, contrôles par photographie aérienne. Enfin le 25 Juillet 1944 a pris une part brillante au bombardement massif d'une usine de carburant synthétique dans la RUHR.

Cette citation entraîne l'attribution de la croix de Guerre avec étoile d'argent.

citation à l'ordre de la Brigade aérienne n°7 du 23.07.44

"Équipage remarquable d'allant et de décision. A participé aux opérations de préparation et d'appui du débarquement allié en Normandie, en exécutant 5 missions de bombardement parfaitement réussies. A particulièrement manifesté sa valeur le 12 juin au cours d'une mission rendue difficile par un tir intense de la Flack et l'attaque de chasseurs de nuit sur le chemin du retour, attaque déjouée par la manoeuvre et par le feu."

DEMESMAY (2)

Bombardier S/Lt Marcel DEMESMAY

(collection: Jacques DEMESMAY)

Citation à l'ordre de l'Armée aérienne - Décision n° 587 du 03.04.45

"Bombardier d'un équipage de bombardement lourd de très grande classe qui vient de terminer un tour complet d'opérations en effectuant de nombreuses missions de jour et de nuit sur des objectifs très puissamment défendus de la Ruhr, de la Rhénanie et de l'Allemagne septentrionale. Malgré les difficultés météorologiques spéciales de la période d'hiver, une D.C.A lourde, nombreuse et concentrée, une chasse ennemie toujours active et mordante, a accompli ses missions avec régularité remarquable, obtenant chaque fois de très bons résultats de bombardement contrôlés par la photographie aérienne."

Citation à l'ordre de l'Armée aérienne - Décision n° 1207 du 27.09.45

"Sous-lieutenant du GB 2/23 "GUYENNE", officier bombardier d'un équipage d'élite dont la froide détermination et la parfaite cohésion se sont encore confirmées au cours d'une nouvelle série de missions de jour et de nuit sur des objectifs puissamment défendus de la Ruhr et de la Rhénanie. Malgré les fortes réactions de la D.C.A et l'activité intense de la chasse de nuit, a toujours rempli avec un complet succès les missions qui lui étaient confiées, exécutant notamment des bombardements d'une remarquable précision. S'est particulièrement distingué le 28 octobre 44 en bombardant avec précision une ville rhénane malgré une D.C.A extrêmement violente qui a touché l'avion de cinq éclats. Le 2 novembre 44 en évitant par d'audacieuses évolutions des attaques d'une chasse de nuit particulièrement violente et en se dégageant habillement des faisceaux des projecteurs et le 5 décembre 44 en réussissant malgré une forte réaction de la D.C.A un excellent bombardement."

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(collection: Michel DARRIBEHAUDE)

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(collection: Michel DARRIBEHAUDE)

Biskra le 10.04.43.

Le LO 451 sur le ventre, est selon toute probabilité, le '331', celui du Lieutenant BRION et son équipage (GB I/11). Il s'est retrouvé ainsi suite à l'incident au décollage relaté par le Cdt CALMEL dans son livre (Pilote de Nuit aux pages 10/11); cela s'est passé à Biskra dans la nuit du 10.04.43, avec à bord: Cdt HAMEL Navigateur, Cdt le GB I/11, Lt BRION Pilote, Sgt/C KIPFERLE (C?), Sgt Christian DARRIBEHAUDE Radio.

Dans son carnet de vol le Sgt Christian DARRIBEHAUDE note: "Faux départ mission. Avion cassé à l'atterrissage. Durée du vol: 0h05/".

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(collection: Michel DARRIBEHAUDE)

Photo de groupe prise en AFN (date inconnue) le Sgt Christian DARRIBEHAUDE, est l'aviateur désigné par la flèche, je ne connais pas le nom des autres aviateurs. Sans doute se trouvent-ils parmi eux les autres membres de son équipage, en particulier le Lt Antoine BRION?, si un visiteur pouvait les identifier...

 

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Sgt/C Roland GONNOT

 

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MISSION DE GUERRE

DU SERGENT DARRIBEHAUDE

JUIN 1944

- 1/6/44 - Objectif: (Ferme d'Urville) - Halifax V  - Equipage: Pilote: Cpt BRION (Cdt de l'avion) Navigateur: Lt BARTHELOT, Bombardier: Adjt/C DEMESMAY, Radio: Sgt DARRIBEHAUDE, Mécanicien: Sgt/C RICHARD, Mitrailleur-supérieur: Sgt FOURES, Mitrailleur-arrière: Sgt/C GONNOT. Durée: 5h05. Nombre d'avions engagés dans la mission Guyenne 12 avions. Total des avions engagés dans la mission 101 avions. Bombardement de la Ferme d'Urville. Mission de guerre.

- 12/6/44 - Objectif: (Gare d'Amiens Longueau) - Halifax V - Même équipage - + le Lt FLESCH (Navigateur). Durée: 4h15. Nombre d'avion engagés dans la mission Guyenne 14 avions Tunisie 1 avions. Total des avions engagés dans la mission 671 avions. Bombardement de la gare d'Amiens Longueau. Mission de guerre.

-14/6/44 - Objectif: (Evrecy) - Halifax V - Même équipage - Durée: 5H05. Nombre d'avions engagés dans la mission Guyenne 10 avions. Total des avions engagés pour la mission 337 avions. Bombardement d'Evrecy. Mission de guerre.

- 16/6/44 - Objectif: (Domléger) - Halifax III - Même équipage - + le S/Lt GEORGEON, (Pilote 1/25 Tunisie) Durée: 4h25. Nombre d'avions engagés dans la mission Guyenne 10 avions. Total des avions engagés dans la mission 405 avions. Bombardement de Domléger. Mission de guerre

JUILLET 1944

- 7/7/44 - Objectif: (Caen) - Halifax III "H" - Même équipage - Durée: 4h05. Nombre d'avions engagés dans la mission Guyenne 9 avions Tunisie 10 avions. Total des avions engagés dans la mission 467 avions. Bombardement de Caen (Troupes). Mission de guerre.

- 12/7/44 - Objectif: (Les Hauts-Buissons) - Halifax III "B" "for Baker" MZ 737 - Même équipage - + le Sgt/C BUSNEL 2ème pilote - Durée: 3h40. Nombre d'avions engagés dans la mission Guyenne 13 avions. Total des avions engagés dans la mission 230 avions. 7 Français tués dans la mission. Bombardement les Hauts-Buissons. Mission de guerre.

- 18/7/44 - Objectif: (Vaires) - Halifax III "G" - Equipage: Pilote Cpt PUGET + l'équipage - Durée: 4h55. Nombre d'avions engagés dans l'équipage Guyenne 7 avions. Total des avions engagés dans la mission 110 avions. Bombardement de la gare de Vaires. Mission de guerre.

- 25/7/44 - Objectif: (Wanne-Eickel) - Halifax III "A" - Même équipage - +Adjt de LASSARDIERE 2ème pilote - Durée: 5h25. Nombre d'avions engagés dans la mission Guyenne 12 avions Tunisie 13 avions. Total des avions engagés dans la mission 135 avions. Bombardement d'une usine  d'essence synthétique de Wanne-Eickel. Mission de guerre.

AOUT 1944

- 1/8/44 - Objectif: (Noyelles-en-Chaussée) - Halifax III "B" "for Baker" MZ 737 - Même équipage - Durée: 4h15. Nombre d'avions engagés dans la mission Guyenne 11 avions Tunisie 10 avions. Total des avions engagés dans la mission 777 avions. Bombardement de Noyelles-en-Chaussée - Site de V1. Mission de guerre.

- 2/8/44 - Objectif: (Forêt de Nieppe) - Halifax III "B" "for Baker" MZ 737 - Même équipage - + le Lt HYENNE 2ème pilote. Durée: 3h35. Nombre d'avions engagés dans la mission Guyenne 10 avions Tunisie 10 avions. Total des avions engagés dans la mission 394 avions. Bombardement de la Forêt de Nieppe - Site de V2. Mission de guerre.

- 5/8/44 - Objectif: (Forêt de Nieppe) - Halifax III "B" "for Baker" MZ 737 - Même équipage - Durée: 3h35. Nombre d'avion engagés dans la mission Guyenne 14 avions Tunisie 17 avions. Total des avions engagés dans la mission 742 avions. Bombardement de la Forêt de Nieppe - Site de V2. Mission de guerre.

- 7/8/44 - Objectif: (May-sur-Orne) - Halifax III "B" "for Baker" MZ 737 - Même équipage - Durée: 4h20. Vol de jour 1h10. Vol de jour 3h10. Nombre d'avions engagés dans la mission Guyenne 13 avions Tunisie 11 avions. Total des avions engagés dans la mission 1019 avions. Bombardement de May-sur-Orne au Sud-Est de Caen (Troupes allemandes). Mission de guerre.

- 25/8/44 - Objectif: (Forêt de Watten) - Halifax III "B" "for Baker" MZ 737 - Même équipage - + le Sgt LADET-CHASSAGNE - Durée: 3h45. Vol de jour 2h40. Vol de nuit 1h05. Nombre d'avions engagés dans la mission Guyenne 14 avions Tunisie 16 avions. Total des avions engagés dans la mission 161 avions. Bombardement de la Forêt de Watten - Site de V2. Mission de guerre.

- 27/8/44 - Objectif: (Homberg) - Halifax III "B" "for Baker" MZ 737 - Même équipage - + le Sgt/C ROIRON - Durée: 4h20. Nombre d'avions engagés dans la mission Guyenne 13 avions. Total des avions engagés dans la mission 243 avions. Bombardement d'une Usine Synthétique à Homberg-Meerbeck. Mission de guerre.

SEPTEMBRE 1944

- 3/9/44 - Objectif: (Venloo) - Halifax III "B" "for Baker" MZ 737 - Même équipage - + le Sgt FERNANDEZ - Durée: 3h55. Nombre d'avions engagés dans la mission Guyenne 13 avions Tunisie 12 avions. Total des avions engagés dans la mission 675 avions. 5 Français tués dans la mission. Bombardement de l'Aéroport de Venloo. (Détourné vers Attlebridge). Mission de guerre.

- 10/9/44 - Objectif: (Octeville) - Halifax III "B" "for Baker" MZ 737 - Même équipage - + le Sgt BORGEY - Durée: 3h50. Nombre d'avions engagés dans la mission Guyenne 16 avions Tunisie 14 avions. Total des avions engagés dans la mission 992 avions. 6 Français tués dans la mission. Bombardement d'Octeville près du Havre (Troupes Allemandes). Mission de guerre.

- 12/9/44 - Objectif: (Münster) - Halifax III "B" "for Baker" MZ 737 - Même équipage - + le Sgt VAUTARD - Durée: 4h30. Nombre d'avions engagés dans la mission Guyenne 9 avions Tunisie 9 avions. Total des avions engagés dans la mission 119 avions. Bombardement de Münster. Mission de guerre.

OCTOBRE 1944

- 15/10/44 - Objectif: (Duisbourg) - Halifax III "B" "for Baker" MZ 737 - Même équipage - + Adjt MABILLE 2ème pilote - Durée: 5h10. Nombre d'avion engagés dans la mission Guyenne 11 avions Tunisie 10 avions. Total des avions engagés dans la mission 1005 avions. Bombardement de Duisbourg - (Détourné vers Foulsham). Mission de guerre.

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(collection: Michel DARRIBEHAUDE)

- 23/10/44 - Objectif: (Essen) - Halifax III "B" "for Baker" MZ 737 - Même équipage - Durée: 5h15. Vol de jour 2h05. Vol de nuit 3h10. Nombre d'avions engagés dans la mission Guyenne 15 avions Tunisie 15 avions. Total des avions engagés dans la mission 1055 avions. 10 Français tués dans la mission. Bombardement d'Essen (des usines Krupps - retour sur trois moteurs). Mission de guerre.

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(collection: Michel DARRIBEHAUDE)

- 28/10/44 - Objectif: (Cologne) - Halifax III "B" "for Baker" MZ 737 - Même équipage - Durée: 5h15. Vol de jour 4h45. Vol de nuit 0h30. Nombre d'avions engagés dans la mission Guyenne 13 avions Tunisie 15 avions. Total des avions engagés dans la mission 733 avions. Bombardement de Cologne - (touché par la Flak). Mission de guerre.

NOVEMBRE 1944

- 2/11/44 - Objectif: (Düsseldorf) - Halifax III "B" "for Baker" MZ 737 - Même équipage - Durée: 5h35. Vol de jour 1h55. Vol de nuit 3h40. Nombre d'avions engagés dans la mission Guyenne 12 avions Tunisie 13 avions. Total des avions engagés dans la mission 992 avions. 5 Français tués dans la mission. Bombardement de Düsseldorf. Mission de guerre.

6/11/44 - Objectif: (Gelsenkirchen) - Halifax III "B" "for Baker" MZ 737 - Même équipage - Durée: 4h35. Nombre d'avions engagés dans la mission Guyenne 6 avions Tunisie 11 avions. Total des avions engagés dans la mission 738 avions. Bombardement de Gelsenkirchen. Mission de guerre.

16/11/44 - Objectif: (Jülich) - Halifax III "A" - Même équipage - Durée: 4h20. Nombre d'avion engagés dans la mission Guyenne 15 avions Tunisie 12 avions. Total des avions engagés dans la mission 508 avions. Bombardement de Jülich (Ruhr). Mission de guerre.

DECEMBRE 1944

- 5/12/44 - Objectif: (Soest) - Halifax III "B" "for Baker" PN 365  - Durée: 6h45. Nombre d'avions engagés dans la mission Guyenne 15 avions Tunisie 15 avions. Total des avions engagés dans la mission 497 avions. Bombardement de la Gare de Soest (Ruhr). Mission de guerre.

- 6/12/44 - Objectif: (Osnabrück) - Halifax III "B" "for Baker" MZ 737 - Même équipage - Durée: 6h15. Vol de jour 0h45. Vol de nuit 6h30. Nombre d'avions engagés dans la mission Guyenne 13 avions Tunisie 11 avions. Total des avions engagés dans la mission 453 avions. 2 Français tués dans la mission. Bombardement d'Osnabrück. Mission de guerre.

- 18/12/44 - Objectif: (Duisbourg) - Halifax III "B" "for Baker" MZ 737 - Même équipage - Durée: 6h45. Vol de jour 1h10. Vol de nuit 5h35. Nombre d'avions engagés dans la mission Guyenne 13 avions Tunisie 15 avions. Total des avions engagés dans la mission 523 avions. 1 Français tués dans la mission. Bombardement de Duisbourg. Mission de guerre.

- 21/12/44 - Objectil: (Colognes-Nippes) - Halifax III "B" "for Baker" MZ 737 - Même équipage - Durée: 5h30. Vol de jour 2h00. Vol de nuit 3h30. Nombre d'avions engagés dans la mission Guyenne 8 avions Tunisie 8 avions. Total des avions engagés dans la mission 136 avions. Bombardement de Colognes-Nippes. Mission de guerre.

- 24/12/44 - Objectif: (Mülheim-Essen) - Halifax III "V" MZ 737 - Même équipage - Durée: 5h25. Nombre d'avions engagés dans la mission Guyenne 13 avions Tunisie 14 avions. Tot des avions engagés dans la mission 338 avions. 5 Français tués dans la mission. Bombardement de l'Aéroport de Mülheim-Essen (Ruhr).  Détourné vers Carnaby - Mission de guerre.

- 26/12/44 - Objectif: (St Vith) - Halifax III "B" "for Baker" PN 365 - Même équipage - Durée: 4h55. Vol de jour 4h30. Vol de nuit 0h25. Nombre d'avions engagés dans la mission Guyenne 5 avions Tunisie 3 avions. Total des avions engagés dans la mission 294 avions. Bombardement de St Vith. Détourné vers Carnaby - Mission de guerre.

- 30/12/44 - Objectif: (Cologne-Kalk) - Halifax III "B" "for Baker" PN 365 - Même équipage - Durée: 6h15. Nombre d'avions engagés dans la mission Guyenne 12 avions Tunisie 9 avions. Total des avions engagés dans la mission 470 avions. Bombardement de Kalk-Cologne Gare de triage - Mission de guerre.

JANVIER 1945

- 2/1/45 - Objectif: (Ludwigshaven) - Halifax III "A" LL 551 - Même équipage - + le Lt PARDOEN - Durée: 6h40. Vol de jour 2h05. Vol de nuit 4h34. Nombre d'avions engagés dans la mission Guyenne 9 avions Tunisie 12 avions. Total des avions engagés dans la mission 389 avions. 1 Français tués dans la mission. Bombardement de Ludwigshaven (installations industrielles). Mission de guerre.

- 6/1/45 - Objectif: (Hanau) - Halifax III "B" "for Baker" PN 365 - Même équipage - + le Lt PARDOEN - Durée: 6h35. Vol de jour 2h10. Vol de nuit 4h25. Nombre d'avions engagés dans la mission Guyenne 11 avions Tunisie 11 avions. Total des avions engagés dans la mission 482 avions. Bombardement de Hanau (Ruhr installations industrielles). Mission de guerre.

- 13/1/45 - Objectif: (Sarrebruck) - Halifax III "B" "for Baker" PN 365 - Même équipage - + le Lt PARDOEN - Durée: 7h05. Vol de nuit 4h45. Nombre d'avions engagés dans la mission Guyenne 15 avions Tunisie 13 avions. Total des avions engagés dans la mission 274 avions. 3 Français tués dans la mission. Bombardement de Sarrebruck - (Gare de triage). Mission de guerre.

(collection: Michel DARRIBEHAUDE)

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EQUIPAGE DU CAPITAINE PLAGNARD

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De gauche a droite a partir du haut:

Mitrailleur-supérieur: Sgt. André ICHE, Mitrailleur-arrière: Sgt. Maurice ALLAIN, Mécanicien: Sgt/C. André HIBLOT, Radio: Sgt. Louis HERVELIN,

Bombardier: S/Lt. Georges NOËL, Navigateur: Cpt. Georges PLAGNART, (Cdt de l'avion) Pilote: Adjt. André VAN TROYEN.

(collection: Jean-Paul HIBLOT.)

CITATION

Cité à l'Ordre de la Division Aérienne:

Adjudant VAN TROYEN, et son équipage:

"Équipage dont tous les membres manifestent un allant constant et une sûreté de travail remarquable. A exécuté avec succès 6 missions de nuit et 5 de jour, participant aux opérations de Normandie, à la lutte les avions sans pilote et à l'action sur le réseau ferré. Une nuit de juillet 1944 a eu la récompense de prendre part à une attaque massive sur Stuttgart."

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Pilote: Adjt. André VANTROYEN. Navigateur: Cpt. Georges PLAGNARD. (Cdt. de l'avion). Bombardier: S/Lt. Georges NOËL. Radio: Sgt. Louis HERVELIN. Mécanicien: Sgt/C. André HIBLOT. Mitrailleur-supérieur: Sgt. André ICHE. Mitrailleur-arrière: Sgt/C. Maurice ALLAIN.

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EQUIPAGE DU CAPITAINE THIERS

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Pilote: Sgt/C. BILLAULT. Navigateur: Cpt. THIERS. (Cdt. de l'avion). Bombardier: Adjt/C. MEYER. Radio: Sgt/C. HERAULT. Mécanicien: Adjt. MATHEY. Mitrailleur-supérieur: Sgt. BADOSA Camille. Mitrailleur-arrière: Sgt/C. RATIER.

 

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(collection: Roland BADOSA)

Mitrailleur-supérieur: Sgt/C BADOSA Camille.

Chevalier de la Légion d'Honneur

Médaille Militaire:

Croix de guerre 39-45 (4 citations dont 2 à l'ordre de l'Armée)

Croix de guerre TOE (4 citations à l'ordre de l'Armée)

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EQUIPAGE DU LIEUTENANT VALANTIN.

equipage du Lt Valentin 2-23 Guyenne

(collection: Emile BLANC)

De gauche à droite debout:

Bombardier: Sgt/C LE GOFF, Pilote: Adjt DELLUC, Radio: LEGUELLEC, Navigateur: Lt VALENTIN (Cdt d'avion) Mitrailleur-supérieur: Sgt/C POLI, trois mécaniciens au sol.

Accroupi:

Deux mécaniciens au sol, Mitrailleur-arrière: Sgt Emile BLANC (remplace le Sgt YCHE), Mécanicien: Adjt ENTRESANGLE, mécanicien au sol.

 

Pilote: Adjt. DELLUC. Navigateur: Lt. VALANTIN. (Cdt. de l'avion). Bombardier: Sgt/C. LE GOFF. Radio: Adjt. LEGUELLEC. Mécanicien: Adjt. ENTRESANGLE. Mitrailleur-supérieur: Sgt/C. POLI. Mitrailleur-arrière: Sgt. YCHE.

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EQUIPAGE DU CAPITAINE ARAUD

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Merci Bernard pour cette très belle photo. 

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(collection: Bernard MONSEAU)

Pilote: Cpt. ARAUD. (Cdt. de l'avion). Navigateur: Lt. GARDETTE. Bombardier: Lt. FOURNIER. Radio: Adjt. BARDOT. Mécanicien: Sgt/C. MONSEAU. Mitrailleur-supérieur: Sgt. BRUNET. Mitrailleur-arrière: Adjt. MERLE.

CITATIONS

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Sgt/C Marcel MONSEAU

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(collection: Bernard MONSEAU)

DECISION N°1199

Sur la proposition du Ministre de l'Air, le Général DE GAULLE président de la République Française.

Chef des Armées.

CITE.

Pour le motif suivant:

Le Sergent-chef MONSEAU Marcel du G B 2/23 " S/Officier mécanicien naviguant d'un équipage de très haute valeur d'une modestie, d'une conscience profesionnelle et d'un courage exemplaire.

A effectué depuis l'engagement du groupe sur le front de l'ouest 20 missions de bombardement larguant 162.000 livres de bombes explosives et incendiaires obtenant à chaque sortie de jour comme de nuit des résultats remarquablement précis, controlés par photographies aérienne. A participé à de nombreuses attaques d'objectifs lointains très fortement défendus. En particulier le 24 juillet 1944 au cours d'un raid sur un centre industriel et ferroviaires du Sud-Ouest Allemand, a repoussé 4 attaques de la chasse de nuit. le 12 Août attaquant une usine de constructio mécaniques de la Rhénanie a déjoué les assauts de deux chasseurs de nuit. En outre le 16 Août a obtenu un résultat particulièrement précis sur un port de la baltique, malgré les efforts de centaines de projecteurs et d'une puissante D.C.A.

CETTE CITATION COMPORTE L'ATTRIBUTION DE LA CROIX DE GUERRE AVEC PALME.

PARIS le 27 septembre 1945

Signé: DE GAULLE

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Missions de Guerre

du Mécanicien le Sgt/Chef Marcel MONCEAU.

Juin 1944

- 6/7-6-44. Objectif: ( Saint-Lô) - Halifax V "D" - Equipage: Pilote: Cpt ARAUD (Cdt d'avion), Navigateur: Lt GARDETTE, Bombardier: Lt FOURNIER, Radio: Adjt BARDOT, Mécanicien: Sgt/C MONSEAU, Mitrailleur-supérieur: Sgt BRUNET, Mitrailleur-arrière: Adjt MERLE. Durée: 5h49 - Nombre d'avions engagés dans la mission - Guyenne 11 avions. Total des avions engagés dans la mission - 1065 avions. Bombardement de la Gare de Saint-Lô. Mission de Guerre.

- 8/9-6-44. Objectif: (Alençon) - Halifax V "A" - Même équipage - Durée: 6h04 - Nombre d'avions dans la mission - Guyenne 14 avions - Total des avions engagés dans la mission - 483 avions. Bombardement de la Gare d'Alençon. Mission de Guerre.

- 12/13-6-44. Objectif: (Amiens) - Halifax V "E" - Même équipage - Durée: 4h20 - Nombre d'avions engagés dans la mission - Guyenne 14 avions - Tunisie 1 avion - Total des avions engagés dans la mission - 671 avions. Bombardement de la Gare d'Amiens-Longueau. Mission de Guerre.

Juillet 1944

- 6/7/44. Objectif: (Marquise-Mimoyecques) Halifax III - H7 - "A" - Même équipage - Durée: 3h10 - Nombre d'avions engagés dans la mission - Guyenne 10 avions - Tunisie 11 avions - Total des avions engagés dans la mission - 551 avions. 7 Français tués dans la mission. Bombardement de la plate forme de bombes volantes de Marquise-Mimoyecques. Mission de Guerre.

 

CAEN 7 JUILLET 1944

Caen 7 juillet 1944.

 

- 7/7/44. Objectif: (Caen)  - Halifax III - H7 - "A" - Même équipage - Durée: 3h45 - Nombre d'avions engagés dans la mission - Guyenne 9 avions - Tunisie 10 avions - Total des avions engagés dans la mission 467 avions. Bombardement de troupes et concentration de tanks au Nord de Caen. Mission de Guerre.

- 17/7/44. Objectif: (Sannerville) - Halifax III - H7 - "B" - Même équipage - Durée: 3h55 - Vol de jour 1h55 - Vol de nuit 2h00 - Nombre d'avions engagés dans la mission - Guyenne 12 avions - Tunisie 7 avions - Total des avions engagés dans la mission 942 avions. Bombardement de Sannerville. Mission de Guerre.

- 20/7/44. Objectif: (Chapelle Notre-Dame - Vizernes) - Halifax III - H7 - "B" - Même équipage - Durée: 3h25 - Nombre d'avions engagés dans la mission - Guyenne 11 avions - Tunisie 4 avions - Total des avions engagés dans la mission 369 avions. Bombardement de Chapelle Notre-Dame atelier de construction. Mission de Guerre.

- 24/7/44. Objectif: (Stuttgart) - Halifax III - H7 - "F" - Même équipage - Durée 8h15 - Vol de nuit - Nombre d'avions engagés dans la mission - Guyenne 6 avions - Tunisie 6 avions - Total des avions engagés dans la mission 631 avions. Bombardement de Stuttgart. Mission de Guerre.

- 28/7/44. Objectif: (Forêt de Nieppe) - Halifax III - H7 - "B" - Même équipage - Durée: 3h45 - Vol de nuit - Nombre d'avions engagés dans la mission - Guyenne 14 avions - Tunisie 14 avions - Total des avions engagés dans la mission 199 avions. Bombardement de la forêt de Nieppe. Mission de Guerre.

Août 1944

- 1/8/44. Objectif: (Noyelles-en-Chaussée) - Halifax III - H7 - "C" - Même équipage - Durée: 4h20 - Vol de jour - Nombre d'avions engagés dans la mission - Guyenne 11 avions - Tunisie 10 avions - Total des avions engagés dans la mission 777 avions. Bombardement de Noyelles-en-Chaussée. Mission de Guerre.

- 3/8/44. Objectif: (Forêt de Nieppe) - Halifax III - H7 - "B" - Même équipage - Durée: 3h40 - Vol de jour - Nombre d'avions engagés dans la mission - Guyenne 11 avions - Tunisie 9 avions - Total des avions engagés dans la mission 281 avions. Bombardement de la Forêt de Nieppe. Mission de Guerre.

- 6/8/44. Objectif: (Forêt de Nieppe) - Halifax III - H7 - "B" - Même équipage - Durée: 3h15 - Vol de jour - Nombre d'avions engagés dans la mission - Guyenne 11 avions - Tunisie 11 avions - Total des avions engagés dans la mission 222 avions. Bombardement de la forêt de Nieppe. Mission de Guerre.

- 8/8/44. Objectif: (Fromentel) - Halifax III - H7 - "B" - Même équipage - Durée: 3h40 - Vol de jour - Nombre d'avions engagés dans la mission - Guyenne 7 avions - Tunisie 6 avions - Total des avions engagés dans la mission 78 avions - 7 Français tués dans la mission. Bombardement de Fromentel. Mission de Guerre.

- 11/8/44. Objectif: (Somain) - Halifax III - H7 - "B" - Même équipage - Durée: 4h25 - Vol de jour - Nombre d'avions engagés dans la mission - Guyenne 15 avions - Tunisie 14 avions - Total des avions engagés dans la mission 459 avions. Bombardement de la gare de Somain. Mission de Guerre.

- 12/13-8-44. Objectif: (Rüsselheim) - Halifax III - H7 - "B" - Même équipage - Durée: 5h30 - Vol de nuit - Nombre d'avions engagés dans la mission - Guyenne 8 avions - Tunisie 3 avions - Nombre d'avions engagés dans la mission 297 avions. Bombardement de Rüsselheim Opel. Mission de Guerre.

- 15/8/44. Objectif: (Eindhoven) - Halifax III - H7 - "B" - Même équipage - Durée: 3h55 - Vol de jour - Nombre d'avions engagés dans la mission - Guyenne 12 avions - Tunisie 11 avions - Total des avions engagés dans la mission 1004 avions. Bombardement de l'Aéroport d'Eindhoven. Mission de Guerre.

- 16/17/8/44. Objectif: (Kiel) - Halifax III - H7 - "B" - Même équipage - Durée: 5h05 - Vol de nuit - Nombre d'avions engagés dans la mission - Guyenne 14 avions - Tunisie 12 avions - Total des avions engagés dans la mission 348 avions. Bombardement de Kiel. Mission de Guerre.

- 31/8/44. Objectif: (Lumbres) - Halifax III - H7 - "B" - Même équipage - Durée: 3h20 - Vol de jour - Nombre d'avions engagés dans la mission - Guyenne 13 avions - Tunisie 11 avions - Total des avions engagés dans la mission - 601 avions. Bombardement de Lumbres base de V2 (près de Saint-Omer). Mission de Guerre.

Septembre 1944.

- 9/9/44. Objectif: (Le Havre) - Halifax III - H7 - "B" - Même équipage - Durée: 3h50 - Vol de jour 2h30 - Vol de nuit 1h20 - Nombre d'avions engagés dans la mission - Guyenne 10 avions - Tunisie 13 avions - Total des avions engagés dans la mission 272 avions. Bombardement du Havre. Mission de Guerre.

- 11/9/44. Objectif: (Gelsenkirchen) - Halifax III - "B" - Même équipage - Durée: 3h35 - Vol de jour - nombre d'avions engagés dans la mission - Guyenne 11 avions - Tunisie 9 avions - Total des avions engagés dans la mission 379 avions - 7 Français tués dans la mission. Bombardement de Gelsenkirchen (Ruhr). Mission de Guerre.

- 20/9/44. Objectif: (Sangatte) - Halifax III - H7 - "B" - Même équipage plus le Sgt/C GRIDELET - Durée: 3h35 - vol de jour - Nombre d'avions engagés dans la mission  Guyenne 11 avions - Tunisie 8 avions - Total des avions engagés dans la mission 646 avions. Bombardement de Sangatte au sud de Calais. Mission de Guerre.

Octobre 1944.

- 6/10/44. Objectif: (Scholven) - Halifax III - H7 "B" - Même équipage - Durée: 4h30 - Vol de jour - Nombre d'avions engagés dans la mission - Guyenne 15 avions - Tunisie 13 avions - Total des avions engagés dans la mission 320 avions. Bombardement de Scholven (Ruhr) usine d'huile synthétique. Mission de Guerre.

- 7/10/44. Objectif: (Klèves) - Halifax III - H7 - "B" - Durée: 4h45 - Vol de jour - Nombre d'avions engagés dans la mission - Guyenne 16 avions - Tunisie 12 avions - Total des avions engagés dans la mission 351 avions. Bombardement de Klèves. Mission de Guerre.

- 14/10/44. Objectif: (Duisbourg) - Halifax III - H7 - "B" - Durée: 5h10 - Vol de jour - Nombre d'avions engagés dans la mission - Guyenne 15 avions - Tunisie 15 avions - Total des avions engagés dans la mission 1013 avions. Bombardement de Duisbourg (Ruhr). Mission de Guerre.

- 25/10/44. Objectif: (Essen) - Halifax III - H7 - "B" - Durée: 5h15 - Vol de jour - Nombre d'avions engagés dans la mission - Guyenne 15 avions - Tunisie 14 avions - Total des avions engagés dans la mission 771 avions. Bombardement d'Essen (Ruhr). Mission de Guerre.

- 30/31/10/44. Objectif: (Cologne) - Halifax III - H7 - "G" - Durée: 6h05 - Vol de nuit - Vol de jour 0h35 - Nombre d'avions engagés dans la mission - Guyenne 14 avions - Tunisie 13 avions - Total des avions engagés dans la mission 905 avions. Bombardement de Cologne. Mission de Guerre.

(collection: Bernard MONSEAU)

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EQUIPAGE DU CAPITAINE GRIMALDI

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                              Adjt/C Roger VASSEUR

(collection: Roger VASSEUR)

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Pilote: Adjt/C. Roger VASSEUR. Navigateur. Cpt. GRIMALDI (Cdt. de l'avion). Bombardier: Lt. COUILLEAU. Radio: Sgt. LEMOIGNE. Mécanicien: Sgt/C. LOUY. Mitrailleur-supérieur: Sgt. CONSTANTIN. Mitrailleur-arrière: Sgt/C. VELASCO.

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EQUIPAGE DU CAPITAINE BOURGAIN

Pilote: Cpt. BOURGAIN. (Cdt.de l'avion). Navigateur: Lt. DUVERT. Bombardier: Adjt. BEAUVOIS. Radio: Sgt/C. DUFOUR. Mécanicien: Sgt/C. BOURGEOIS. Mitrailleur-supérieur: Sgt/C. GARRIDO.Mitrailleur-arrière: Sgt/C. RUFFIE.

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EQUIPAGE DU CAPITAINE GAUBERT

Pilote: Lt. PASQUIER. Navigateur: Cpt. GAUBERT. (Cdt. de l'avion). Bombardier: S/Lt. PETIOT. Radio: Adjt/C. VOGEL. Mécanicien: Adjt. CUSIN. Mitrailleur-supérieur: Sgt/C. VERDIER. Mitrailleur-arrière: Sgt. SERRA.

12/13.07.1944 - Objectif: HAUTS- BUISSONS.

Nombre d'avions engagés par chaque groupe:

"GUYENNE" 13 avions.

Total des avions engagés dans la mission: 230 avions.

Nombre de Français tués dans la mission: 7 tués.

Au retour de mission sur les Hauts-Buissons, dans le tour de piste, par très mauvaise visibilité, de nuit, l'avion du Capitaine GAUBERT entre en collision avec celui du commandant ROY et s'écrase au sol. L'équipage périt carbonisé. Tous ont été inhumés au cimetière d'HARROGATE le 19 juillet 1944. Le HALIFAX du Commandant ROY, soumis à d'intenses vibrations est difficilement contrôlable. L'ordre d'évacuation étant donné, le navigateur et le mitrailleur-arrière sautent. Après mise en drapeau d'une des hélices, les vibrations diminuent. L'ordre d'évacuation est rapporté et l'appareil se pose sans incident.

 

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collection: Bernard Chevalier. 

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EQUIPAGE DU CAPITAINE THIRY

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Pilote: Cpt. Jean THIRY. (Cdt. de l'avion) Navigateur: Cpt. Pierre GALLOIS. Bombardier: Lt ROUXEL. Radio: S/Lt. BLANC. Mécanicien: Sgt/C. GODOFFE. Mitrailleur-supérieur: Sgt. AUBOURG. Mitrailleur-arrière: Sgt. TAYMOND.

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EQUIPAGE DU CAPITAINE COCHO

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(collection: Famille BROCHARD) 

II

(collection: Anne Blondeaux-Famille Romans) 

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(collection:Léonce SEMAIL merci mon cher BILL pour ce superbe document)

2ème à partir de la gauche: Mitrailleur-arrière: SEMAIL Léonce. auteur du livre DE L'OMBRE A LA LUMIERE

Pilote: Cpt. Louis COCHO. (Cdt. de l'avion). Navigateur: Cpt. Roger BROCHARD. Bombardier: S/Lt. Georges ROMANS. Radio: S/Lt. CLUZEAU. Mécanicien: Sgt/C. JARDIN. Mitrailleur-supérieur: Sgt. Maurice DUBOURGEAL. Mitrailleur-arrière: Sgt. Léonce SEMAIL.

 

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Equipage du capitaine COCHO.

Sgt Léonce SEMAIL, Cne Roger BROCHARD, Sgt Maurice DUBOURGEAL, ??, ??, S/Lt CLUZEAU, S/Lt Georges ROMANS.

(collection: Famille ROMANS)

 Citations

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(collection: Famille ROMANS)

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(collection: Famille BROCHARD) 

ORDRE N° 24

Par message express n°260/IGFAF/3 du 10.3.45 la citation suivante, à l'ordre de l'AVIATION de BOMBARDEMENT est accordé à:

Équipage de grande classe qui vient d'éxécuter, avec un plein succès, une nouvelle série de dures missions de bombardement sur des objectifs puissamment défendus de la Rhur et de l'Allemagne Centrale. Attaqué à plusieurs reprises par la chasse de nuit, a chaque fois réussi à se dégager par d'habiles manoeuvres. Dans la nuit du 5/6 janvier 1945, notamment au cours d'une mission pénétrant profondément en territoire allemand a été pris trois fois à partie par un chasseur à réaction qui a ouvert le feu mais grâce à une veille vigilante et à une synchronisation parfaite des commandements, est parvenu à éviter par la manoeuvre les atteintes de l'ennemi.

Cette citation comporte l'attribution de la Croix de Guerre avec Étoile de Vermeil.

Le Commandant PUGET, Cdt le Squadron n°346

Signé: PUGET.

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 S/Lt ROMANS Georges. 

Sur la proposition du Ministre de l'Air, le Général 

De GAULLE Président du Gouvernement Provisoire de la République Française, Chef des Armées.

CITE

A l'Ordre de l'ARMEE AERIENNE

Le S/Lt ROMANS Georges du G.B. 2/23 "GUYENNE"

Officier bombardier d'une haute compétence faisant preuve en toutes circonstances de qualités professionnelles remarquables, d'une ardeur combative sans démentie et d'un sang froid à toute épreuve.

Vient d'effectuer avec un plein succès dans le cadre du Bomber Command une série de 25 missions de longue durée, réalisant sur chaque objectif les performances de hautes précisions contrôlée par photographie aérienne.

Compte à la fin de son tour d'OP'S, un des plus beau palmarès d'objectifs allant des cotes françaises à la Saxe et la Baltique au région Sud de l'Allemagne.

Au cours des trois derniers mois a, encore pris part à de nombreux raids sur les objectifs les plus lointains et les plus puissamment défendus de l'Allemagne, attaquant à deux reprises un important centre de la Saxe, d'un accès particulièrement difficile participant ainsi à l'aide apporté par le Bombardement Lourd aux troupes soviétiques opérant dans ce secteur.

Cette citation comporte l'attribution de la Croix de Guerre avec Palme de Bronze.

Londres le 21 septembre 1945.

Paris le 17 juillet 1945.

Signé: De GAULLE.

 

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(collection: Famille ROMANS)

 

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Légion d'Honneur Georges ROMANS.

(collection: Famille ROMANS)

 

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DECISION N°1129

Sur la proposition du Ministre de l'Air, le Général de GAULLE, Président du Gouvernement Provisoire de la République Française, Chef des Armées cite à l'ordre de l'Armée de l'Air:

Le Capitaine BROCHARD Roger, Martial du Groupe de bombardement 2/23 " Guyenne :

Officier navigateur de grande valeur dont le sang froid et le courage alliés à de brillantes qualités professionnelles se sont manifestés lors des 30 missions de jour et de nuit qu'il a effectuées dans le cadre du Bomber Command sur des objectifs puissamment défendus du territoire ennemi.

Navigateur remarquable faisant preuve dans les circonstances les plus difficiles d'une extraordinaire maitrise de soi le Capitaine BROCHARD a fortement contribué aux brillants succès remportés par son équipage , lui permettant d'atteindre les objectifs les plus lointains avec une précision qui inspirait à tous une absolu confiance.

A participé à des opérations sur l'Allemagne centrale, sur les ports de la Baltique et de la mer du Nord, sur la Rhur et la région Rhénane, affrontant avec succès les barrages d'une D.C.A. très dense et les attaques répétées de la chasse de nuit.

C'est particulièrement distingué le 20 février 1945 où une attaque de chasse fut déjouée par d'audacieuses manoeuvres et le 21 février 1945 lors d'un raid sur une ville importante du cours supérieur du Rhin au cours duquel les chasseurs de nuit déployèrent une activité particulièrement meurtrière.

Totalise 31 misions de guerre en 179 heures de vol.

Cette citation comporte l'attribution de la Croix de Guerre avec palme de BRONZE et nomination dans l'ordre national de la Légion d'Honneur.

Signé: De GAULLE.

 

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 Navigateur: Capitaine Roger BROCHARD

Récit du capitaine Pierre BROCHARD

navigateur du "H pour How"

Vols de nuit et tapages nocturnes

Le journal de vol d'un incendiaire.

De Zéralda à Liverpool.

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Jusqu'à Liverpool. 

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De Dumfries à Lossiemouth.

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WELLINGTON. 

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Halifax_1945

 15 JUILLET 44.

Arrivée, à ELVINGTON, de "l'équipage" affecté à la 3ème Escadrille du G.B 2/23.

Cette escadrille est issue de la C.66, formée en décembre 15 et devenue successivement SOP 66 et BR 66. A sa création, cette escadrille est incorporée au 1er Groupe de Bombardement et placée sous les ordres du Capitaine de Kérillis.

1916. Sous l'influence incontestable de son commandant, l'Escadrille réussit des expéditions audacieuses, elle bombarde les communications ennemies en Lorraine, les usines de grenades à Pagny-sur-Meuse et livre de nombreux combats aux Fokkers et aux aviatiks allemands. Le dimanche 22 juin, 9 Caudron G 4 bombardent Karlsruke (3000 mètres: 38 bombes de 180) en représailles des bombardements effectués par les allemands sur Bar-le-Duc et nos villes de l'Est. Ce bombardement provoqua en Allemagne une vive indignation. Il est resté dans le souvenir de nos adversaires si pénible et si scandaleux que l'accès du territoire allemand demeure encore interdit au chef qui conduisit l'expédition. Cependant le raid de Karlsruke a été décidé par le haut commandement pour mettre fin aux bombardements des villes ouvertes françaises... Après ce raid les avions allemands cessèrent pendant 6 mois de lancer des projectiles sur nos villes. Le 22 juillet, l'Escadrille montre sa vitalité en exécutant 3 sorties sur un des objectifs les plus défendus: la gare de Metz-Sablons. Vers la fin de l'année l'Escadrille se transforme en Sopvitch et prend part à la bataille d'Oberndorf.

1917. C'est l'année qui voit renaître progressivement le bombardement de jour que la chasse allemande avait à peu près supprimé en 1916. Le G.B.1, dont fait partie à nouveau la SOP.66 à partir du 15 février, se réorganise. Il comprend 4 escadrilles sous le commandement du Cdt Chabert. La SOP.66 travaillera toujours de concert avec la SOPIII. Elle agira pendant toute l'année dans les secteurs les plus difficiles, en Champagne et à Verdun où elle se couvrira de nouveau de gloire. Le G.B.1 parti le 8 août à Senord. Meuse en vue de l'offensive sur Verdun est de retour à Villeneuve le 3 octobre avec ses deux escadrilles, la SOP66 et la SOPIII. Ces deux escadrilles vont être transformées sur Bréguet 14 M2; elles sont au point en décembre: la SOP.66 devient la BR.66. Sous protection de chasse la BR.66 accomplit des opérations lointaines. Des équipages volontaires passent à la NUIT et travaillent avec les Groupes équipés de Voisin; le 25 décembre ces équipages bombardent la gare de Lume et le terrain de la Malmaison.

1918. L'action de masse s'étant révélée indispensable au succès, la BR.66 opère désormais dans le cadre du G.B.6 qui sera lui-même engagé avec les effectifs de l'Escadre 12. L'Escadre 12 a été formée le 20 février 1918 sous le commandement du Commandant Vuillemin. Devant la brusquerie de l'attaque allemande le Haut Commandement français est conduit à jeter dans la mêlée son aviation de bombardement. Du 20 février au 27 mars, le GB5 et le GB6 opéraient en Champagne et lanceaient 57.000 kgs de projectiles.

Le 27 mars, l'Escadre 12 entre dans la bataille de Montdidier; elle inaugure, à basse altitude, de jour, suivi de mitraillage, des objectifs du champ de bataille. Du 9 au 30 avril, les Français contre-attaque; l'Escadre 12 retourne progressivement aux opérations habituelles de bombardement des arrières. Mais le Bréguet n'est plus le maître incontesté de l'air: l'Escadre 12 met au point des expéditions peu profonde avec une protection de chasse amie.

Les allemands enfoncent le front français au Chemin des Dames; du 29 mai au 4 juillet, les bombardements se succèdent sans arrêt sur Resson, Soissons et le champ de bataille. Pendant 3 nuits de suite sur le terrain de Plessis-Belleville, où est installé l'Escadre 12, est bombardé par l'ennemi. Pendant cette période 295 tonnes de projectiles ont été lancées. Le 15 juillet la période des opérations offensives commençait, l'Escadre 12 devait prendre part jusqu'à la victoire à toutes les batailles.

Le 23 septembre tout le bombardement de jour, Escadre 12 et Escadre 13 est groupé sous les ordres du Cdt de Goys. Le 10 novembre, 23 tonnes sont déversées par 86 avions sur Mariembourg: c'est la dernière opération du bombardement de jour. Les bombardiers de 1918 furent une véritable aviation d'assaut. Ayant ainsi participé à toutes les opérations sur tous les fronts de la Bataille de France, depuis sa formation jusqu'à l'armistice, la BR66 laisse derrière elle un passé glorieux; sur son fanion sont inscrits des titres de gloire: Karlsrühe-Francfort-Trèves. Deux citations à l'Ordre de l'armée conféraient à la BR.66 la fourragère aux couleurs de la Médaille Militaire.

1918-1919. La BR66 fait partie de l'Escadre 12 commandée par le Chef d'Escadron de la Morlaix. Elle occupe le terrain de Strasbourg, puis celui de Landau (Palatinat), en août 1919.

En 1920, l'Escadre 12 devient le 12e Régiment et occupe le terain de Neustodt. La BR66 devient la 3e Escadrille du G.B.3 qui effectue des missions-photo du Palatinat et participe à l'occupation de Francfort et de Trèves. En 1926, le 12e R.A.B. passe sur Bréguet 19. En novembre 1928, l'Escadrille quitte Neustodt pour reforcer le 11e R.A.B. à Metz, commandé par le Lt Col. Duseigneur et devient la 10ème Escadrille du IIème R.A.B. 

En 1932, l'Escadrille est dissoute et forme la IIe escadrille qui passe sur Amiot 122 B3. En 1934, l'unité redevient 3e escadrille dans la IIe Escadre. Fin 1935, transformation sur Bloch 200. Octobre 1935, mouvement sur Toulouse-Francazal. La IIe Escadre se dédouble, et l'escadrille devient la 3e Escadrille du 2e Groupe de la 23e Escadre. Le lieutenant Bienvenu prend le commandement et le conservera jusqu'à sa disparition en combat aérien le 6 juin 1940.

Avril 1934, transformation sur Bloch 210. 16 au 18 août 1939, manoeuvres avec la chasse anglaise sur Londres et Birmingham. 1939. Le 29 août 1939, mouvement sur Istres, en vue de l'entrée éventuelle en guerre de l'Italie. 15 février 1940, transformation sur Léo 45. Avril 1940, mouvement sur le terrain d'Orange, le 2 juin 1940 sur celui d'Etampes. Enfin l'Escadrille engage 3 avions le 6 juin un seul rentre à la Base. Replis sur Tours et Bordeaux, et le 22 juin sur Blida.

Après avoir séjourné sur plusieurs terrains du Maroc, le G.B.2/23 se fixe à Meknès. 25/25 septembre 1940: bombardement de GIBRALTAR. 8/9 novembre 1943: bombardement du débarquement américain à Fedhala - Campagne de TUNISIE: 5 missions, 10,13,17,22 avril, 5 mai. L'Escadrille était à Biskra depuis le 29 mars (sous le commandement du Cne Puget), elle rejoint Meknès le 11 mai. Le 26 août 43, le G.B. 2/23 (Lt-Col Venot) s'embarque à Alger pour là Grande-Bretagne - La 3e Escadrille est commandée depuis le 1er août par le Capitaine Simon (d'Auxerre).

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L'Equipage du Capitaine Louis COCHO.

De gauche à droite:

S/Lt CLUZEAU, S/Lt ROMANS Georges, Cne BROCHARD Roger, Sgt SEMAIL Léonce, Cne COCHO Louis, Sgt/C JARDIN, Sgt DUBOURGEAL Maurice.

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 Navigateur: Capitaine Pierre BROCHARD.

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EV - Base d'Elvington.

 

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Bombardier: Georges ROMANS.

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Mitrailleur-supérieur: Sgt Maurice DUBOURGEAL, Mitrailleur-arrière: Sgt Léonce SEMAIL.

 

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Mécanicien: Sgt/C JARDIN, Pilote: Cne Louis COCHO.

 

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Radio: S/Lt CLUZEAU.

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(collection: Famille BROCHARD)

 

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EQUIPAGE DU LIEUTENANT FLESCH

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(source: 10 000 heures de vol, Auteur: le pilote de l'avion l'Adj/C René PUGET)

Pilote: Adjt/C. René PUGET. Navigateur: Lt. FLESCH Paul. (Cdt. de l'avion). Bombardier: Adjt. AURIOL Adrien. Radio: Sgt/C. BORG Georges. Mécanicien: Sgt/C. MERIC Yves. Mitrailleur-supérieur: Sgt/C. JAFFEUX Paul. Mitrailleur-arrière: Sgt/C. SENLEBES Arnaud.

CITATIONS

Sur la proposition du ministre de l'air,le Président du Gouvernement provisoire, chef des armées, cite:

A l'ordre de l'armée aérienne.

Sgt C BORG 33186212

Mitrailleur-supérieur: Sgt/C BORG  Georges. 

sGT c BORG 33185399

Mitrailleur-supérieur: Sgt/C. BORG Georges. 

Sgt C JAFFEUX 33185759

Radio: Sgt/C JAFFEUX  Paul. 

sGT c JAFFEUX 32840859

Radio: Sgt/C. JAFFEUX Paul. 

Sgt C senlebes 32822316

Mitrailleur-arrière: Sgt/C SENLEBES Arnaud. 

sGT c senlebes 33185587

Mitrailleur-arrière: Sgt/C. SENLEBES Arnaud.

Sgt C MERIC YVES 32821147

Mécanicien: Sgt/C. MERIC Yves. 

Lt flesch paul 32797890

Navigateur: Lt. FLESCH Paul ( Cdt. de l'avion)

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Une petite place à Bruyères, qui rend hommage au Commandant Paul FLESCH.

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Commentaire de monsieur Jean-Loup FROMMER sur la sépulture du commandant Paul FLESCH, pour l'instant elle est très bien, ce que je crains, c'est comme Flesch n'a pas eu d'enfant, sa mère, son épouse, étant décédées depuis, c'est que la mairie ne la récupère pour louer l'emplacement à d'autres personnes.

Actuellement, les maires font relever les caveaux à perpétuité, dès qu'un certain manque d'entretien devient évident... pour relouer en concession trentenaire...

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(Source: photos - Jean-Loup FROMMER)

Commandant Paul FLESCH - Bruyères | Aérostèles

Plaque Commandant Paul FLESCH à Bruyères Vosges (88). 21 Juillet 1956. Français.

https://www.aerosteles.net

 

Adjt auriol 32802421

Bombardier: Adjt. AURIOL Adrien.

Ces citations comportent l'attribution de la croix de guerre avec palme.

Fait à Paris le 10 juillet 1945.

C. DE GAULLE.

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EQUIPAGE DU LIEUTENANT BECAM

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(collection: Camille COQUOT)

De gauche à droite sur la photo:

Radio: Adjt. WEBER Paul, Pilote: Adjt. CROZIA Marcel, Navigateur: Lt BECAM Jean, Bombardier: Adjt LASSERRE Armand, Mitrailleur-arrière: Sgt/C RETORE Michel, Mitrailleur-supérieur: Sgt COQUOT Camille, Mécanicien: Sgt/C MONCELET Maurice. 

 

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CITATIONS

 

Sur la proposition du ministre de l'air,le Président du Gouvernement provisoire de la République Française, chef des armées, cite:

A l'ordre de l'Armée Aérienne.

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Adjudant: Camille COQUOT mitrailleur-supérieur.

COQUOT(Camille-Georges-Henri), sergent du groupe de bombardement 2/23 "Guyenne": jeune sous-officier mitrailleur de tourelle supérieure n'a cessé au cours des 19 missions de longue durée qu'il a réalisées de jour et de nuit sur bombardier lourd de faire montre, jusque dans les circonstances les plus critiques, d'une ardeur magnifique à participer au combat, d'un courage et d'un sang-froid à toute épreuve. Sous la brillante direction  de son commandant d'avion vient de prendre part durant les mois d'hiver 1944-1945 à une longue série d'opérations dirigées contre les objectifs les plus puissamment défendus de l'Allemagne du Centre et de la région rhénane. Par ses hautes qualités professionnelles et une vigilance constamment soutenue a contribué de tout son effort à la réussite complète des missions entreprises par son équipage lui permettant, de concert avec le mitrailleur-arrière, d'éviter de nuit les dangers de collision et de déjouer  les attaques d'une chasse particulièrement éveillée et agressive. Le 24 décembre 1944 a eu son avion sérieusement endommagé par la D.C.A. alors qu'il attaquait en plein jour et par ciel clair un des centres industriels les plus fortement protégé de la Rhur.

Pilote: Sous-Lieutenant Marcel CROZIA

CROSIA (Marcel-Emile), sous-lieutenant du groupe de bombardement 2/23 "Guyenne": officier pilote donnant en toutes circonstances un magnifique exemple d'habileté professionnelle, de courage et de décision, toujours volontaire pour les opérations les plus lointaines et les plus périlleuses, compte déjà dans le cadre du Bomber Command 21 missions de longue durée, de jourt et de nuit, sur les objectifs les plus profonds et les plus fortement défendus du territoire ennemi. Sous la brillante direction de son commandant d'avion vient de prendre part, durant les mois d'hiver 1944-1945, à une nouvelle série d'attaques contre les centres industriels, les villes et les voies de communications très puissamment gardés de l'Allemagne du centre et de la région Rhénane. Grâce à sa maîtrise et à ses qualités professionnelles particulièrement remarquables, a réussi en toutes circonstances à mener à bien les missions qui lui étaient confiées, en dépit des conditions météorologiques défavorable s, d'une chasse ennemie toujours en éveil et d'une D.C.A. des plus dense et des plus précise. Le 24 décembre 1944 a eu son avion sérieusement atteint par la D.C.A., alors qu'il attaquait en plein jour et par ciel clair un des centres industriels les mieux protégés de la Rhur.

 

Adjt LASSERRE ARMAND32799465

Bombardier: Adjt. LASSERRE Armand.

 

aDJT weber jacques 32799676

Radio: Adjt. WEBER Paul.

 

Sgt C MONCELET MAURICE 32822578

Mécanicien: Sgt/C. MONCELET Maurice.

 

sGT C RETORE 32822870

Mitrailleur-arrière: Sgt/C. RETORE Michel.

Ces citations comportent l'attribution de la croix de guerre avec palme.

Fait à Paris,le 10 juillet 1945.

C. DE GAULLE.

(journal officiel du 9 janvier 1946)

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EQUIPAGE DU COMMANDANT CATTELLAT

Pilote: Adjt. de LAISSARDIERE. Navigateur: Cdt. CATTELLAT - Claude SAINT-BENOIT (Cdt d'avion). Bombardier: Lt. DELCROS. Radio: Lt. MASSON. Mécanicien: Sgt. LALLEMENT. Mitrailleur-supérieur: Sgt. GUICHEMERE. Mitrailleur-arrière: Sgt. COMAT.

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Mitrailleur-arrière: Sgt. GOMAT.

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Mécanicien: Sgt. LALLEMENT.

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EQUIPAGE DU COMMANDANT de VULPILLIERES

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(collection: Gilles SOURY-LAVERGNE)

Pilote: Lt. IDRAC. Navigateur: Cdt René de VULPILLIERES. (Cdt. d'avion). Bombardier: Adjt. LARUE. Radio: Sgt. GAVOYE. Mécanicien: Adjt. TRACLET. Mitrailleur-supérieur: Sgt. BOUFFAND. Mitrailleur-arrière: Sgt. ROUTHIER.

CITATIONS

Sur la proposition du ministre de l'air, le Président du gouvernement provisoire de la République Française, chef des armées, cite.

CDT_De_Reydet_de_Vulpilli_res

Navigateur: Cdt René de VULPILLIERES (Cdt de l'avion)

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Sgt_Bouffand

Mitrailleur-supérieur: Sgt. BOUFFAND

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Ltn_Idrac

Pilote: Lt. IDRAC.

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Adj_Traclet

Mécanicien: Adjt. TRACLET.

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Bombardier: Adjt. LARUE.

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Sgt_Gavoye

Radio: Sgt. GAVOYE.

Ces citations comportent l'attribution de la croix de guerre avec palme.

Paris,le 17 août 1945.

C. DE GAULLE.

(journal officiel du 9 janvier 1946)

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EQUIPAGE DU LIEUTENANT VLES

Pilote: Adjt. HANNEDOUCHE. Navigateur: Lt. VLES. (Cdt. de l'avion). Bombardier: S/Lt. LAMBERT. Radio: Sgt/C. VLAMINCK. Mécanicien: Sgt/C. BEAUVOIT. Mitrailleur-supérieur: Sgt/C. LIMACHER. Mitrailleur-arrière: Sgt/C. OLIVE.

4/5.11.1944 - Objectif: BOCHUM.

Nombre d'avions engagés par chaque groupe:

"GUYENNE" 16 avions.

"TUNISIE" 11 avions.

Total des avions engagés dans la mission: 749 avions.

Nombre de Français tués dans la mission: 23 tués.

Peu aprés le passage sur l'objectif,le HALIFAX du Lieutenant VLES est attaqué par un chasseur de nuit. Sévèrement touché, il prend feu immédiatament et commence à s'incliner. Le pilote l'Adjudant HANNEDOUCHE donne l'ordre d'évacuation.

Le Lieutenant VLES, navigateur, ouvre la trappe d'évacuation avant. Il s'apprête à sauter quand, dans la fumée qui a envahi la carlingue, il aperçoit son radio, le Sergent/Chef VLAMINCK, plaqué contre la paroi et dans l'incapacité de bouger.Il n'hésite pas. Il s'avance vers lui, réussit à l'extirper, à le tirer vers la trappe, au prix d'efforts inouîs, il le pousse dans le vide.

Quelques secondes plus tard, l'avion explose. Le pilote, l'Adjudant HANNEDOUCHE, est éjecté de l'avion et se retrouve, descendant attaché aux sangles de son parachute. Le sergent OLIVE, mitrailleur arrière, réussit à sauter avant l'explosion mais est tué au sol par les Allemands. Les 5 autres membres de l'équipage périssent dans l'accident. Le Sergent/Chef OLIVE a été inhumé au cimetière de BURQ. Le Lieutenant VLES, le Sous/Lieutenant LAMBERT, les Sous/Lieutenants BEAUVOIR et LIMACHER ont été inhumés au cimetière de WERMELSKIRCHEN.

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CITATIONS

Mitrailleur-arrière: Sgt/C OLIVE Henri.

Décret du 13 septembre 1947 portant concession de la médaille militaire (à titre posthume).

- OLIVE Henri. Sergent-chef, groupe de bombardement 2/23 Guyenne. Brillant sous-officier mitrailleur-arrière animé des plus belles qualités morales et dont la valeur professionnelle faisait un élément précieux pour son équipage. Venu en Grande-Bretagne pour y reprendre la lutte contre l'ennemi, il se signale immédiatement par son ardeur et sa compétence et dès ses premières missions obtient de très brillants résultats au cours de bombardement très précis sur des objectifs défendus par de très violents barrages de D.C.A. et une active chasse de nuit. Le 4 novembre 1944, au cours d'une mission particulièrement dure qui coûta au groupe un tiers des effectifs engagés, trouve une mort glorieuse lorsque son appareil venait de quitter l'objectif est descendu en flammes par un chasseur ennemi.

Cité à l'ordre de l'armée aérienne (Croix de guerre avec palme).

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oncle_roger

Sgt Roger LIMACHER en 1940.

A l'ordre de l'Escadre Aérienne.

"Groupe aérien d'observation engagé du premier jour de guerre à la fin des hostilités, a apporté au commandement, la collaboration précieuse de sa préparation, de son entraînement, de sa flamme, de son allant et de son esprit de sacrifice.

A sans cesse donné à l'Armée de Terre, par ses reconnaissance et par ses nombreuses missions photographiques toujours brillamment exécutées, la plupart du temps sans protection de chasse, une reconnaissance exacte et précise de l'ennemi".

Croix de guerre avec Etoile de Bronze.

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A l'ordre de l'Escadre Aérienne.

" Jeune Sergent mitrailleur ayant manifesté au cours de reconnaissance délicates en territoire ennemi, malgré une Flak active et une chasse mordante, les plus belles qualités de conscience, de calme et de vigilance.

Attaqué le 6 juin 1940 par 7 chasseurs ennemis, a constamment guidé les manoeuvres de son pilote par la précision de ses indications. A continué à tirer sur les assaillants avec sa mitrailleuse, alors que le support de sa pièce avait été brisé".

Croix de guerre avec Etoile de Bronze.

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l'oncle_Roger

 (collection: Roger LIMACHER)

A l'ordre de l'Armée Aérienne.

" Brillant sous-officier mitrailleur de tourelle supérieure, animé des plus belles qualités morales, et dont la valeur professionnelle faisait un élément précieux pour son équipage.

Venu en Grande-Bretagne pour y reprendre la lutte contre l'ennemi, il se signale immédiatement par son ardeur et sa compétence, et dès ses premières missions obtient de très brillants résultats au cours de bombardements très précis sur des objectifs défendus par de violents barrages de D.C.A. et une active chasse de nuit.

Le 4 novembre 1944, au cours d'une mission particulièrement dure, qui coûta au Groupe un tiers des effectifs engagés, est porté disparu et présumé tué, lorsque son appareil venant de quitter l'objectif, est descendu en flammes par un chasseur ennemi".

Croix de guerre avec Palme.

(collection: Roger LIMACHER)

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EQUIPAGE DU LIEUTENANT CONDE 

Pilote: Adjt. MABILLE. Navigateur: Lt. CONDE. (Cdt. de l'avion). Bombardier: S/Lt. PETIT. Radio: Sgt. MEYER. Mécanicien: Sgt. François SAYTOUR. Mitrailleur-supérieur: Sgt. DE BROISE. Mitrailleur-arrière: Sgt. SOURY-LAVERGNE.

2/3.11.1944 - Objectif: DÜSSELDORF.

Nombre d'avions engagés par chaque groupe:

"GUYENNE" 12 avions.

"TUNISIE" 13 avions.

Total des avions engagés dans la mission: 992 avions.

Nombre de Français tués dans la mission: 5 tués.

Le HALIFAX de l'équipage CONDE, qui effectue sa première mission, est attaqué par un chasseur de nuit Allemand peu après être passé sur l'objectif. Le Sergent SOURY-LAVERGNE, mitrailleur de queue, saute en parachute et réussira une évasion spectaculaire. Il passe les lignes Américaines au droit de la ligne SIEGFRIED au travers des champs de mines. Il rejoindra ELVINGTON quelques jours plus tard le 13 novembre 1944. Le Sergent DEBROISE, mitrailleur-supérieur, réussit également à sauter en parachute. Les 5 autres membres de l'équipage sont tués.

(source: La mémoire des groupes lourds)

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Mitrailleur-arrière: Sgt SOURY-LAVERGNE

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(http://aerosteles.net photo: Michel COSTE)

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EQUIPAGE DU CAPITAINE LOEW

Pilote: Sgt/C. FAUGE. Navigateur: Cpt. Claude LOEW. Bombardier: Sgt. GODEFROY. Radio: Sgt. BOUTILLIER. Mécanicien: Adjt. THIERY. Mitrailleur-supérieur: Adjt. FLECK. Mitrailleur-arrière: Adjt. LAFFONT.

21/22.11.1944 - Objectif: STERKRADE (RUHR)

Nombre d'avions engagés par chaque groupe:

"GUYENNE" 13 avions.

"TUNISIE" 12 avions.

Total des avions engagés dans la mission: 270 avions.

Nombre de Français tués dans la mission: 7 tués.

Dans la nuit en se dirigeant vers l'usine de pétrole synthétique de STERKRADE, le HALIFAX du Capitaine LOEW entre en collision avec un bombardier britannique au-dessus du territoire belge. Les 2 appareils s'écrasent ensemble au sol vers THYNES.

Tous les membres des 2 équipages sont tués et ont été inhumés au cimetière militaire américain de FOSSES. (25 km à l'est de CHARLEROI).

CITATIONS

- GODEFROY Jean - Sergent: du G.B. 2/23 "Guyenne" -

"Brillant sous-officier bombardier des plus belles qualités morales et professionnelles. Ardent et courageux, attendait avec impatience le moment où il pourrait reprendre la lutte contre l'Allemagne.

Venu en Grande-Bretagne pour participer au combat dans le cadre du Bomber Command, se distingue immédiatement par son ardeur et sa grande compétence.

A trouvé une mort glorieuse le 21 novembre 1944 en effectuant, par l'attaque d'un centre industriel très important de la Ruhr, sa première mission."

Cette citation comportent l'attribution de la Croix de Guerre 1939-1945 avec Palme.

- BOUTILLIER André Henri Georges - du G.B. 2/23 "Guyenne" 

" Brillant sous-officier radio navigant animé des plus belles qualités morales et professionnelles.Ardent et courageux attendait avec impatience le moment où il pourrait reprendre la lutte contre l'allemagne.

Venu en Grande-Bretagne pour participer au combat dans le cadre du Bomber Command, se distingue immédiatement  par sonardeur et sa grande compétence.

A trouvé une mort glorieuse le 21 Novembre 1944 en effectuant par l'attaque d'un centre industriel très important de la Ruhr, sa première mission."

Cette citation comporte l'attribution de la Croix de Guerre avec Palme.

- THIERY Georges - Adjudant du G.B. "Guyenne"

" Brillant sous-officier mécanicien animé des plus belles qualités morales et professionnelles. Ardent et courageux, attendait avec impatience le moment où il pourrait reprendre la lutte contre l'Allemagne.

Venu en Grande-Bretagne pour participer au combat dans le cadre du Bomber Command, se distingue immédiatement par son ardeur et sa grande compétence.

A trouvé une mort glorieuse le 21 novembre 1944 en effectuant, par l'attaque d'un centre industriel très important de la Ruhr, sa première mission."

Cette citation comporte l'attribution de la Croix de Guerre 1939/1945 avec Palme.

- FLECK André - Adjudant du G.B. 2/23 "Guyenne"

" Brillant sous-officier de tourelle arrière animé des plus belles qualités morales et professionnelles. Ardent et courageux, attendait avec impatience le moment où il pourrait reprendre la lutte contre l'Allemagne.

Venu en Grande-Bretagne pour participer au combat dans le cadre du Bomber Command, se distingue immédiatement par son ardeur et sa grande compétence.

A trouvé une mort glorieuse le 21 novembre 1944 en effectuant, par l'attaque d'un centre industriel très important de la Ruhr, sa première mission."

Cette citation comporte l'attribution de la Croix de Guerre 1939-1945 avec Palme.

La sépulture de l'Adjudant  FLECK André qui repose au cimetière communal de Bussang (Vosges)

 

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( Photos: M. Jean-Loup FROMMER)

 

 - LAFFONT Françis, Jean - Adjudant: du G.B.2/23 "Guyenne"

" Brillant sous-officier de tourelle supérieure animé des plus belles qualités morales et professionnelles. Ardent et courageux, attendait avec impatience le moment où il pourrait reprendre la lutte contre l'Allemagne.

Venu en Grande-Bretagne pour participer au combat dans le cadre du Bomber Command, se distingue immédiatement par son ardeur et sa grande compétence.

A trouvé une mort glorieuse le 21 novembre 1944 en effectuant, par l'attaque d'un centre industriel très important de la Ruhr, sa première mission

Cette citation comporte l'attribution de la Croix de Guerre 1939-1945 avec Palme.

(collection: Philippe DENIS)

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Voici la première page de l'excellent travail de Monsieur DENIS Philippe en souvenir de son oncle le Sgt: GODEFROY un long travail de recherche et de patience très bien documenté. contact: philippe.denis31@wanadoo.fr

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(collection: Philippe DENIS)

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http://www.aviationheritage.eu/nl/content/monument-halifaxen-iii-nr129-mh-m-na557-h7-l

RESISTER A L'OUBLI

21 novembre 2004

Ces photos empruntées à une plaquette d'information éditée par la ville de DINANT proche de NAMUR, rappellent l'inauguration d'un petit monument érigé à la mémoire des équipages de deux avions du Bomber Command qui se sont crashés à côté du village de THYNES a proximité de la ville de DINANT, après être entrés en collision.

 

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Stèle inaugurée le 21 novembre 2004 à THYNES

Philippe DENIS, André HAUTOT.

L'Amicale était représentée à cette manifestation par André HAUTOT, car un des équipages était du Groupe Guyenne Squadron 346: celui du Capitaine LOEW (venu de la France Libre) qui effectuait ce jour là sa première mission. Le deuxième avion était celui d'un équipage anglais; Sqnd 51 NR 129.

 

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Equipage du Cpt LOEW.

Cpt LOEW Claude, S/Lt FAUGE André, Sgt GODEFROY Jean, Sgt BOUTILLIER André, Adjt LAFONT Françis, Adjt FLECK André, Adjt THIERY Georges.

Equipage du Squadron 51

P. F/L CHAPMAN Gordon Lawrence, Sgt WALLIS Edwin Valentine, W/O PORTER William Alfred, F/S COCKBAINE Michael William, F/S LEWIS Neville Ernest, Sgt CLARK John David, Sgt CARTER Leslie Thomas.

Pour la mémoire, un membre de la famille du Sergent GODEFROY, le bombardier de l'équipage, qui avait fait des recherches pour retrouver des traces de son oncle porté disparu, a découvert qu'il était dans l'équipage qui a trouvé la mort le 21 novembre 1944 dans cet accident survenu sur la route a l'aller du bombardement de STERKRADE dans la RUHR.

 

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Il faut remercier Monsieur Philippe DENIS, cadre aux usines Peugeot à Sochaux pour son travail de recherche et les contacts pris avec les anciens combattants dans la région de DINANT afin de trouver les moyens et les techniciens qui l'ont aidé à réaliser cette stèle.

(André HAUTOT)

Je viens de relire le formidable travail de Mr Philippe DENIS pour retrouver les familles de l'équipage du Squadron 51 R.A.A.F. Un incroyable travail de recherche historique qui mériterait bien d'être éditer.

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EQUIPAGE DU LIEUTENANT PONCET

Pilote: Sgt. Louis LOURDAUX. Navigateur: Lt. PONCET. (Cdt. de l'avion). Bombardier: Lt. LAMONTAGNE. Radio: Sgt. BERNASCONI. Mécanicien: Sgt. HAUTCOEUR. Mitrailleur-supérieur: Sgt. André DESPLACES. Mitrailleur-arrière: Sgt. BRULET.

15/16.03.1945 - Objectif: HASSELTE (Belgique) 4 Tués.

Le HALIFAX est abattu par un chasseur de nuit. L'ordre d'évacuation est donné. Le pilote, le sergent Louis LOURDAUX, met en drapeau l'hélice du moteur droit en feu et actionne les estincteurs. En vain. Pendant ce temps, le lieutenant LAMONTAGNE, bombardier, saute mais son parachute ne s'ouvre pas. Le sergent BERNASCONI saute à son tour. L'avion s'engage alors fortement sur l'aile droite, rendant impossible tout déplacement à l'intérieur de la carlingue. Quelques secondes plus tard, l'avion explose et se désintègre. Le mitrailleur arrière, le sergent André DESPLACES se retrouve suspendu à son parachute ouvert. Quand au lieutenant PONCET, navigateur, il reprend conscience, étendu sur le sol, dans la nuit, entouré d'êtres en longue robe sombre, un cierge à la main. Est-ce le ciel ou le purgatoire?, se demande-t-il. En fait, il est simplement dans le jardin d'un monastère belge. Les corps des 3 autres membres d'équipages sont retrouvés au milieu des débris épars de l'avion, s'étendant sur une superficie d'environ un hectare; les 4 tués ont été inhumés au cimetière d'HASSELT, le 17 mars 1945.

(source: la mémoire des groupes lourds)

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(collection: Famille PONCET)

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Sergent: LOURDAUX.

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(collection: Bernard DESBIENS)

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EQUIPAGE DU LIEUTENANT HUBERT

Pilote: Lt. HUBERT. (Cdt.de l'avion). Navigateur: Lt. RIGAL. Bombardier: S/Lt. de GENNES. Radio: Sgt/C. NICAISE. Mécanicien: Adjt. GRIBOUVA. Mitrailleur-supérieur: Sgt. MATHIOT. Mitrailleur-arrière: Sgt/C. BLEUZAT.

En février 1945 l'abandon du pilote amène la dissolution de cet équipage. Le Lieutenant de GENNES passe dans l'équipage du capitaine MEMIN.

L'Adjudant GRIBOUVA se tue le 15 mars 1945 avec l'équipage du Lieutenant DEPLUS.

 

ADJUDANT GRIBOUVA

Mécanicien:  Adjt GRIBOUVA.

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EQUIPAGE DU COMMANDANT BARRAT (BROHON)

Pilote: Cdt. BARRAT (BROHON). (Cdt. de l'avion). Navigateur: Lt. PLUCHART. Bombardier: Lt PERSEVAL. Radio: Sgt. MOUREY. Mécanicien: Sgt/C. CARAYOL. Mitrailleur-supérieur: Sgt/C. GARDIOL. Mitrailleur-arrière: Adjt/C. POTET.

PERSEVAL

MISSION DE GUERRE

du

Lieutenant René PERSEVAL

Juillet 1944.

- 18/07/1944 - Objectif: (Sannerville)  Halifax III - H7 "O" NA556 - Equipage - Pilote: Cne BROHON (Cdt d'avion) Navigateur: MUNIER, Bombardier: Lt PERSEVAL, Radio: Sgt MOUREY, Mécanicien: Sgt/C CARRAYOL, Mitrailleur-supérieur: Sgt/C GARDIOL, Mitrailleur-arrière: Adjt/C POTET. Nombre d'avions engagés par chaque groupe, Guyenne 12 avions, Tunisie 7 avions. Total des avions engagés dans la mission, 942 avions. Bombardement de Sannerville. Mission de guerre.

- 23/07/1944 - Objectif: (Les Hauts-Buissons) Halifax III - H7 "O" NA556 - Même équipage - Nombre d'avions engagés par chaque groupe, Guyenne 9 avions, Tunisie 10 avions. Total des avions engagés dans la mission 116 avions. Bombardement des Hauts-Buissons. Mission de guerre.

Aout 1944.

-1/08/1944 - Objectif: (Noyelles en Chaussée) Halifax III - H7 "O" NA556 - Equipage - Pilote: Cne BROHON (Cdt d'avion) Navigateur: Cne PLUCHARD, Bombardier: Lt PERSEVAL, Radio: Sgt MOUREY, Mécanicien: Sgt/C CARRAYOL, Mitrailleur-supérieur: Sgt/C GARDIOL, Mitrailleur-arrière: Adjt/C POTET. Nombre d'avions engagés par chaque groupe, Guyenne 11 avions. Tunisie 10 avions. Total des avions engagés dans la mission 777 avions. Bombardement de Noyelles en Chaussée. Mission de guerre.

- 3/08/1944 - Objectif: (Forêt de Nieppe) Halifax III - H7 "O" NA556 - Même équipage - Nombre d'avions engagés par chaque groupe, Guyenne 11 avions, Tunisie 9 avions. Total des avions engagés dans la mission 281 avions. Bombardement de la forêt de Nieppe. Mission de guerre.

- 5/08/1944 - Objectif: (Forêt de Nieppe) Halifax III - H7 "O" NA556 - Même équipage - Nombre d'avions engagés par chaque groupe, Guyenne 14 avions, Tunisie 17 avions. Total des avions engagés dans la mission 742 avions. Bombardement de la Forêt de Nieppe. Mission de guerre.

- 7/08/1944 - Objectif: (May-sur-Orne) Halifax III - H7 "O" NA556 - Même équipage - Nombre d'avions engagés par chaque groupe, Guyenne 13 avions, Tunisie 11 avions. Total des avions engagés dans la mission 1019 avions. Bombardement de May-sur-Orne. Mission de guerre.

- 25/08/1944 - Objectif: (Watten) Halifax III - H7 "O" NA556 - Même équipage - Nombre d'avions engagés par chaque groupe, Guyenne 14 avions, Tunisie 16 avions. Total des avions engagés dans la mission 161 avions. Bombardement de la forêt de Watten. Mission de guerre.

Septembre 1944.

- 3/09/1944 - Objectif: (Venloo) Halifax III - H7 "O" NA556 - Même équipage - Nombre d'avions engagés par chaque groupe, Guyenne 13 avions, Tunisie 12 avions. Total des avions engagés dans la mission 675 avions. 5 Français tués dans la mission. Bombardement de Venloo (Aéroport). Mission de guerre.

- 11/09/1944 - Objectif: (Gelsenkirchen) Halifax III - H7 "O" NA556 - Même équipage - Nombre d'avions engagés par chaque groupe, Guyenne 11 avions, Tunisie 9 avions. Total des avions engagés dans la mission 379 avions. 7 Français tués dans la mission. Bombardement de Gelsenkirchen. Mission de guerre.

- 15/09/1944 - Objectif: (Kiel) Halifax III - H7 "O" NA556 - Même équipage - Nombre d'avions engagés par chaque groupe, Guyenne 7 avions. Total des avions engagés dans la mission 490 avions. Bombardement de Kiel. Mission de guerre.

Octobre 1944.

- 6/10/1944 - Objectif: (Sholven) Halifax III - H7 "O" NA556 - Même équipage - Nombre d'avions engagés par chaque groupe, Guyenne 15 avions, Tunisie 13 avions. Total des avions engagés dans la mission 320 avions. Bombardement de Sholven (Ruhr). Mission de guerre.

- 9/10/1944 - Objectif: (Bochum) Halifax III - H7 "O" NA556 - Même équipage - Nombre d'avions engagés par chaque groupe, Guyenne 10 avions, Tunisie 11 avions. Total des avions engagés dans la mission 435 avions. Bombardement de Bochum. Mission de guerre.

- 14/10/1944 - Objectif: (Duisburg) Halifax III - H7 "P" MZ738 - Même équipage - Nombre d'avions engagés par chaque groupe, Guyenne 15 avions, Tunisie 15 avions. Total des avions engagés dans la mission 1013 avions. Bombardement de Duisburg. Mission de guerre.

- 15/10/1944 - Objectif: (Wilhelmshafen) Halifax III - H7 "O" NA556 - Même équipage plus le Cdt de VULPILLIERE. Nombre d'avions engagés par chaque groupe, Guyenne 7 avions, Tunisie 6 avions. Total des avions engagés dans la mission 506 avions. Bombardement de Wilhelmshaven. Mission de guerre.

- 25/10/1944 - Objectif: (Essen) Halifax III - H7 "O" NA556 - Même équipage - Nombre d'avions engagés par chaque groupe, Guyenne 15 avions, Tunisie 14 avions. Total des avions engagés dans la mission 771 avions. Bombardement de Essen. Mission de guerre.

- 28/10/1944 - Objectif: (Cologne) Halifax III - H7 "O" NA556 - Même équipage - Nombre d'avions engagés par chaque groupe, Guyenne 13 avions, Tunisie 15 avions. Total des avions engagés dans la mission 733 avions. Bombardement de Cologne. Mission de guerre.

- 31/10/1944 - Objectif: (Cologne) Halifax III - H7 "O" NA556 - Même équipage plus le Cne LOEW. Nombre d'avions engagés par chaque groupe, Guyenne 7 avions, Tunisie 7 avions. Total des avions engagés dans la mission 493 avions. Bombardement de Cologne. Mission de guerre.

Novembre 1944.

- 4/11/1944 - Objectif: (Bochum) Halifax III - H7 "O" NA556 - Même équipage - Nombre d'avions engagés par chaque groupe, Guyenne 16 avions, Tunisie 11 avions. Total des avions engagés dans la mission 749 avions.  23 Français tués dans la mission. Bombardement de Bochum. Mission de guerre.

Janvier 1945.

- 13/01/1945 - Objectif: (Sarrebrück) Halifax III - H7 "J" NA166 - Equipage - Pilote: LOURDAUX Louis, Navigateur: Lt PONCET Gilbert, Bombardier: PERSEVAL René, Radio: BERNASCONI Joseph, Mécanicien: Sgt HAUTCOEUR François, Mitrailleur-supérieur: DESPLACES André, Mitrailleur-arrière: Sgt BRUNET Georges. Nombre d'avions engagés par chaque groupe, Guyenne 15 avions, Tunisie 13 avions. Total des avions engagés dans la mission 274 avions. 3 Français tués dans la mission. Bombardement de Sarrebrück. Mission de guerre.

- 14/01/1945 - Objectif: (Dülmen) Halifax III - H7 "O" MZ488 - Même équipage - Nombre d'avions engagés par chaque  groupe, Guyenne 15 avions , Tunisie 12 avions. Total des avions engagés dans la mission 115 avions. Bombardement de Dülmen (Ruhr). Mission de guerre.

- 22/01/1945 - Objectif: (Gelsenkirchen) Halifax III - H7 " MZ488 - Même équipage - Nombre d'avions engagés par chaque groupe, Guyenne 13 avions, Tunisie 12 avions. Total des avions engagés dans la mission 152 avions. Bombardement de Gelsenkirchen. Mission de guerre.

- 28/01/1945 - Objectif: (Stuttgart) Halifax III - H7 "N" MZ490 - Equipage Cdt BARRAT (BROHON) plus Cdt PUGET. Nombre d'avions engagés par chaque groupe, Guyenne 14 avions, Tunisie 12 avions. Total des avions engagés dans la mission 602 avions. Bombardement de Stuttgart. Mission de guerre.

Février 1945.

- 1/02/1945 - Objectif: (Mayence) Halifax III - H7 "O" MZ448 - Même équipage plus Col. BAILLY. Nombre d'avions engagés par chaque groupe, Guyenne 6 avions, Tunisie 5 avions. Total des avions engagés dans la mission 340 avions. Bombardement de Mayence. Mission de guerre.

- 4/02/1945 - Objectif: (Bonn - Rhénanie) Halifax III - H7 "V" NA547 - Equipage - Pilote: Lt GUIOMAR  Jean, Navigateur: Cne MEMIN Henri (Cdt d'avion) Bombardier: Lt PERSEVAL René, Radio: S/Lt BAZIMON Georges, Mécanicien: Sgt VAN PARYS Fernand, Mitrailleur-supérieur: Sgt DERUY Pierre, Mitrailleur-arrière: QUENTIN Louis. Nombre d'avions engagés par chaque groupe, Guyenne 6 avions, Tunisie 7 avions. Total des avions engagés dans la mission 238 avions. Bombardement: Early return Jettison in Channel. Mission de guerre.

- 7/02/1945 - Objectif: (Goch) Halifax III - H7 "V" NA547 - Nouvel équipage - Pilote: Cdt PUGET André(Cdt d'avion) Navigateur: Lt PLUCHART , Bombardier: PERSEVAL René, Radio: Sgt MOUREY Marcel, Mécanicien: Sgt/C CARAYOL Guy, Mitrailleur-supérieur: Sgt/C GARDIOL Max, Mitrailleur-arrière: Adjt/C POTET Claude. Nombre d'avions engagés par chaque groupe, Guyenne 13 avions, Tunisie 14 avions. Total des avions engagés dans la mission 464 avions. 9 Français tués dans la mission. Bombardement de Goch (Rhénanie). Mission de guerre.

- 14/02/1945 - Objectif: (Chemnitz) Halifax III - H7 "O" MZ488 - Même équipage - Nombre d'avions engagés par chaque groupe, Guyenne 10 avions, Tunisie 5 avions. Total des avions engagés dans la mission 717 avions. Bombardement de Chemnitz (Silesie). Mission de guerre.

Mars 1945.

- 11/03/1945 - Objectif: (Essen) Halifax III - H7 "O" MZ488 - Même équipage - Nombre d'avions engagés par chaque groupe, Guyenne 13 avions, Tunisie 11 avions. Total des avions engagés dans la mission 1079 avions. Bombardement d'Essen. Mission de guerre.

- 12/03/1945 - Objectif: (Dortmund) Halifax III H7 "V" MZ830 - Même équipage - Nombre d'avions engagés par chaque groupe, Guyenne 15 avions, Tunisie 9 avions. Total des avions engagés dans la mission 1108 avions. Bombardement de Dortmund. Mission de guerre.

- 14/03/1945 - Objectif: (Homburg) Halifax III H7 "C" PN170 - Même équipage - Nombre d'avions engagés par chaque groupe, Guyenne 8 avions, Tunisie 9 avions. Total des avions engagés dans la mission 161 avions. 8 Français tués dans la mission. Bombardement de Homburg. Mission de guerre.

- 18/03/1945 - Objectif: (Witten) Halifax III H7 "N" MZ490 - Même équipage - Nombre d'avions engagés par chaque groupe, Guyenne 9 avions, Tunisie 9 avions. Total des avions engagés dans la mission 324 avions. 6 Français tués dans la mission. Bombardement de Witten (Rhur). Mission de guerre.

- 22/03/1945 - Objectif: (Dülmen) Halifax III H7 "B" PN365 - Même équipage - Nombre d'avions engagés par chaque groupe, Guyenne 8 avions, Tunisie 9 avions. Total des avions engagés dans la mission 130 avions. Bombardement de Dülmen. Mission de guerre.

24/03/1945 - Objectif: (Sterkrade) Halifax III H7 "B" PN365 - Même équipage - Nombre d'avions engagés par chaque groupe, Guyenne 9 avions, Tunisie 10 avions. Total des avions engagés dans la mission 177 avions. Bombardement de Sterkrade. Mission de guerre.

7 missions de guerre sur la France, 25 missions de guerre sur l'Allemagne.

Total: 32 missions de guerre.

(collection: Svetlana PERSEVAL)

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EQUIPAGE DU CAPITAINE GOEPFERT

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Pilote: Cpt. GOEPFERT. (Cdt. de l'avion). Navigateur: Cpt. AUBERT. Bombardier: Adjt. TOLU. Radio: Adjt. SPRAUEL. Mécanicien: Adjt/C. BONHOMME. Mitrailleur-supérieur: Sgt. LEROY. Mitrailleur-arrière: Sgt. LAFON.

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Le 5 avril 1945 à Elvington.

Au premier rang:

Radio: Adjt SPRAUEL, Mitrailleur-arrière: Sgt LAFON, Mitrailleur-supérieur: Sgt LEROY, Mécanicien: Adjt/C BONHOMME.

Debout:

Pilote: Cpt GOEPFERT (Cdt d'avion) Bombardier: Adjt/C TOLU, Navigateur: Cpt AUBERT.

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EQUIPAGE DU LIEUTENANT JOUMAS

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L'équipage du Lt Edouard JOUMAS enfin réuni grâce aux recherches (presque 2 ans de recherche) de Jacques GAZEL et Jean-Michel GRAVAUD, en attendant la véritable photo d'équipage.

"Jean-Michel GRAVAUD a recueilli auprès de monsieur Camille COQUOT (mitrailleur-supérieur dans l'équipage du Lt BECAM) lors de l'Assemblée générale des Groupes Lourds la photo qui manquait pour la reconstitution des visages de l'équipage du Lt Edouard JOUMAS. Celle-ci tenait fort à coeur à Jacques GAZEL son partenaire dans le travail de mémoire sur cet équipage car c'était le meilleur ami d'enfance de son père. Cependant la quête de la photo "officielle" de l'équipage continue pour eux".

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Pilote: S/Lt. Pierre BAYLE. Navigateur: Lt. Edouard JOUMAS. (Cdt. de l'avion). Bombardier: Sgt/C. Georges DUGNAT. Radio: Sgt. Guy BOURREAU. Mécanicien: Sgt. Etienne BARDE. Mitrailleur-supérieur: Sgt. Louis MARTROU. Mitrailleur-arrière: Sgt. André ESQUILLAT.

21/22.02.1945 - Objectif: WORMS (PALATINAT)

Nombre d'avions engagés par chaque groupes:

"GUYENNE" 14 avions.

"TUNISIE" 9 avions.

Total des avions engagés dans la mission: 349 avions.

Nombre de Français tués dans la mission: 14 tués.

Le HALIFAX du Sous-Lieutenant Edouard JOUMAS dont l'équipage effectue sa 9e mission est abattu à 30 km au sud-ouest de BAD-KREUZNACH. Tous les membres de l'équipage sont tués et ont été inhumés au cimetière de LÖLLBACH.

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Voici le lieu ou l'avion s'est écrasé entre Löllbach et Hoppstädten 

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Rapport du Bombardier BAL sur la mission de WORMS équipage du Capitaine VEAUVY.

(collection: Bernard BAL)

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La tombe de l'équipage, photo prise à Strasbourg, on aperçoit sur la plaque les deux photos qui représentent le Sergent Guy BOURREAU et le pilote le Sous-lieutenant Pierre BAYLE.

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Le cercueil du Sergent Guy BOURREAU à LÖLLBACH en 1946, accompagné par des Officiers Français.

(collection: Jean-Michel GRAVAUD)

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Sergent Guy BOURREAU

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MEDAILLE MILITAIRE

Par décret du 11 Juillet 1947 est décoré de la "MEDAILLE MILITAIRE" ATITRE POSTHUME"

BOURREAU Guy,Jean - Sergent

Groupe de Bombardement: 2/23 "GUYENNE"

"Sous-officier Radio d'un très bon équipage de bombardement qui engagé aux côtés du Bomber Command dans la lutte menée contre l'Allemagne vient de prendre part à des attaques sur les objectifs les plus lointains et les plus défendus de l'Allemagne; plein d'allant et d'audace; c'est par un effort toujours soutenu et un travail des plus obscurs qu'il a grandement participé à la réussite de nombreux bombardements effectués par son équipage et dont la précision remarquable a été controlée par photo aérienne."

" A trouvé la mort le 21 Février 1945 participant à un raid très important sur un objectif puissamment défendu par une D.C.A. intense et une chasse ennemi très agressive."

La présente nomination comporte l'attribution de la Croix de GUERRE avec palme.

Paris, le 11 Juillet 1947

Signé V.AURIOL

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Remise a titre posthume en 1948 des décorations du Sgt Guy BOURREAU a sa maman Madame GRAVAUD veuve BOURREAU à Bordeaux.

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(collection: Jean-Michel GRAVAUD)

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Permis de conduire provisoire du Sergent Guy BOURREAU qui lui a été attribué à Elvington la veille de sa mort.

(collection: Jean-Michel GRAVAUD)

CITATIONS

Sur la proposition du ministère de l'Air,le Président du Gouvernement provisoire de la République Française,Chef des armées, cite:

A l'ordre de l'armée aérienne.

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 Mitrailleur-arrière: Sgt. André ESQUILAT.

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(collection: Jean-Michel GRAVAUD)

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(collection: Jean-Michel GAVRAUD)

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BOURREAU (Guy-Jean), sergent du groupe de bombardement 2/23 'GUYENNE": sous-officier radio d'un très bon équipage de bombardement qui, engagé aux côtés du Bomber Command dans la lutte menée contre l'Allemagne, vient de prendre part à des attaques sur les objectifs les plus lointains et les plus défendus de l'Allemagne. Plein d'allant et d'audace, c'est par un effort toujours soutenu et un travail des plus obscurs qu'il a grandement participé à la réussite de nombreux bombardements effectués par son équipage et dont la précision remarquable a été contrôlée par photographie aérienne. Le 21 février 1945, participant à un raid très important sur un objectif puissamment défendu par une D.C.A. intense et une chasse ennemie très agressive, a disparu avec son équipage.

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Radio: Sgt. Guy BOURREAU.

(collection: Jean-michel GRAVAUD)

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BARDE (Etienne-François-Joseph), sergent, du groupe de bombardement 2/23 "Gyuenne": Sous-officier mécanicien d'un très bon équipage de bombardement qui, engagé aux côtés du Bomber Command dans la lutte  menée contre l'Allemagne, vient de prendre part à des attaques sur des objectifs lointains et puissamment défendus d'Allemagne. Par son travail rigoureux et une vigilance dont il ne s'est jamais départi, notamment le 14 février 1945, au cours d'une attaque en Saxe, a permis à son équipage d'effectuer dans les meilleures conditions des bombardements de très grande précision, controlée par photographie aérienne. Le 21 février 1945, participant à un raid très important sur un objectif puissamment défendu par une D.C.A. intense et une chasse ennemie très agressive. A disparu avec son équipage.

 

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Mécanicien: Sgt. Etienne BARDE.

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SERVICES ET MUTATIONS

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(collection: Jacques GAZEL)

MARTROU (Louis-Charles), sergent, du groupe de bombardement 2/23 "GUYENNE": Sous-officier mitrailleur supérieur d'un très bon équipage de bombardement qui, engagé aux côtés du bomber command dans la lutte menée contre l'Allemagne, vient de prendre part à des attaques sur des objectifs lointains et défendus de l'Allemagne. Plein d'allant et d'audace, a fait preuve de belles qualités de courage et de sang-froid et a grandement participé à la réussite de nombreux bombardement effectués par son équipage et dont la précision remarquable a été contrôlée par photographie aérienne. Le 21 février 1945, participant à un raid très important sur un objectif puissamment défendu par une D.C.A. intense et une chasse ennemie très agressive, a disparu avec son équipage.

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(collection: Famille MARTROU)

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Mitrailleur-supérieur: Sgt. Louis MARTROU.

(collection: S.H.D)

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DUGNAT (Georges-Benoit), Sergent-chef, du groupe de bombardement 2/23 "Guyenne": sous-officier bombardier d'un très bon équipage de bombardement qui, engagé aux côtés du Bomber Command dans la lutte menée contre l'Allemagne. Vient de prendre part à des attaques sur des objectifs lointains et puissamment défendus d'Allemagne. C'est avec calme et sang-froid qu'en toutes circonstances il a fait preuve de qualités professionnelles remarquables et a obtenu des très bons résultats contrôlés par photographie aérienne. Le 21 février 1945, participant à un raid très important sur un objectif puissamment défendu par une D.C.A. intense et une chasse ennemie très agressive, a disparu avec son équipage.

 

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Bombardier: Sgt/C. Georges DUGNAT.

(collection: S.H.D.)

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(collection: Véronique BROSSEL)

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BAYLE Pierre-Albert, sous-lieutenant du groupe de bombardement 2/23 "Guyenne": officier pilote d'un très bon équipage de bombardement qui, engagé aux côtés du Bomber Command dans la lutte menée contre l'Allemagne, a pris part à des attaques sur des objectifs lointains et puissamment défendus d'Allemagne. A attaqué notamment le 14 février un important objectif de la Saxe en aide directe aux troupes soviètiques opérant dans ce secteur. Animé des plus belles qualités d'allant et d'enthousiasme, a donné les preuves de sa maîtrise de soi et de son sang-froid. Le 21 février 1945, participant à un raid très important sur un objectif puissamment défendu par une D.C.A. intense et une chasse ennemie très agressive, a disparu avec son équipage.

 

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Pilote: S/Lt. Pierre BAYLE.

(collection: S.H.D.)

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(Collection: Bruno Simonet)

JOUMAS (Edouard-Georges), lieutenant du groupe de bombardement 2/23 "GUYENNE": officier navigateur commandant d'avion animé des plus hautes qualités d'allant, de courage et de sang-froid, a montré au cours des missions qui lui ont été confiées dans le cadre du Bomber Command, une ardeur exceptionnelle à participer au combat. Esprit parfaitement adapté aux méthodes de navigation aérienne, a donné les preuves, durant des missions lointaines, notamment le 14 février 1945, en attaquant un important objectif de Saxe, de rares qualités, inspirant la plus haute confiance à tout son équipage. Le 21 février 1945, participant à un raid très important sur un objectif puissamment défendu par une D.C.A. intense et une chasse ennemie très agressive a disparu avec son équipage.

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Navigateur: Lt. Edouard JOUMAS (Cdt. de l'avion).

(collection S.H.D.)

Ces citations comportent l'attribution de la croix de guerre avec palme.

Fait à Paris, le 10 juillet 1945

C. de GAULLE.

(journal officiel du 9 janvier 1946.)

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(collection: Jacques GAZEL)

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(collection: Jacques GAZEL)

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(collection: Jacques GAZEL)

Nécropole Nationale de Strasbourg-Cronenbourg.

Site sur l'équipage du Halifax NA 547

http://equipagena547-v.jimdo.com

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EQUIPAGE DU CAPITAINE BORNECQUE

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De gauche a droite a partir du haut:

Lt. DELRIEU, Cpt. BORNECQUE, Lt. LAFOND, Sgt/C. HEYVANG, Sgt SANSON, Sgt/C. LEBEDEL, Sgt. CHEYMOL.

L'équipage en tenue de travail.

(source: FEU DU CIEL-FEU VENGEUR de Pierre-Celestin DELRIEU.)

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Pilote: Cpt. Jacques BORNECQUE. (Cdt de l'avion). Navigateur: Lt. LAFOND. Bombardier: Lt. DELRIEU. Radio: Sgt/C. LEBEDEL. Mécanicien: Sgt/C. HEYVANG  Mitrailleur-supérieur: Sgt. CHEYNAL. Mitrailleur-arrière: Sgt. SANSON.

http://www.bibert.fr/Joseph_Bibert_fichiers/Delrieu.htm

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EQUIPAGE DU COMMANDANT MARTIN

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(collection: Famille MARTIN)

de gauche à droite à partir de la gauche.

Radio: Sgt André GUILLOU, Navigateur: Lt GUEYDON, Bombardier: Lt Jacques LAUTOUR, Pilote: Cdt Roger MARTIN (Cdt de l'avion), Mécanicien: Sgt/C VIDAL, Mitrailleur-supérieur: Sgt GALLET, Mitrailleur-arrière: Sgt FEGER.

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(collection: Famille MARTIN)

De gauche à droite sur la photo:

Mécanicien: Sgt/C VIDAL, Radio: Sgt André GUILLOU, Navigateur: Lt GUEYDON, Pilote: Cdt Roger MARTIN, (Cdt de l'avion) Mitrailleur-supérieur: Sgt GALLET, Bombardier: Lt Jacques LAUTOUR, Mitrailleur-arrière: Sgt FEGER.

Les quatre Mécaniciens au sol.

Deuxième en partant de la gauche Caporal Jean CHERRIER.

CITATIONS

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Citation de l'équipage.

(collection: Famille MARTIN)

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(collection: Famille MARTIN)

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Commandant: Roger MARTIN.

Roger MARTIN.

19.06.1910 - 11.12.2008

Informations se basant sur les carnets individuels

des services aériens.

Classe de recrutement: 1930 - N° matricule IA X03454.

Officier d'active en service de 1928 à 1961.

Armée de l'air: pilote - Commandant de bord.

BREVETS

- brevet de pilote d'avion N° 27707 du 5 novembre 1939,

- brevet d'observateur en avion N° 3576 du 30 septembre 1937,

- brevet de commandant d'avion N°244 du 15 juin 1942 (provisoire),

- brevet de commandant d'avion N°305 du 28.02.1944 (jour et nuit),

- breveté officier de renseignement stage inter-allié d'Alger (intelligence-officier).

Parti de Marseille le 30.09.1934 pour arriver en Tunisie à AÏN DRAHAM le 1.10.1934. Sur sa demande il sera affecté à l'école de l'Air du camp d'Arvor pour suivre un stage de formation d'observateur en avion. Affecté comme observateur d'avion au G.A. (groupe-d'artillerie) régional n°586 à Tunis le 02.10.1937, rejoint le corps du 8e R.T.T. (Régiment de Tirailleurs Tunisiens) à Bizerte le 01.01.1939. Stage d'entraînement d'officiers brevetés en avion (observateur) en 1939 au Groupe Aérien d'observation (G.A.O.) 157 El Aouina (Tunis-Carthage) puis Gabès G.A.O. 590.

GUERRE 1939/1945:

Arrive au bataillon de l'air le 03.09.1939 au G.A.O. de Gabès. Stage - Ecole de pilotage Morane-Saulnier de Melun à Villaroche, breveté pilote sous le numéro 27 707 le 17.08.1939. Ecole de pilotage Maurane Saulnier de Meudon Villaroche (Moissy Cramayel) le 17.08.1939. Ecole de pilotage de Meknès (B.A.206) le 07.01.1940. Le 16.06.1940 n'a pas rejoint le C.I. de Châteauroux. Détaché à la Base Aérienne de Casablanca le 16.06.1940, adjoint comme capitaine au Colonel commandant la Base.

Affecté au groupe 2/32 Agadir, commandant d'escadrille le 07.09.1940. Fait mouvement avec son unité sur Ben Guerir (72 km de Marrakech) par voie des airs, 10.11.1942. Fait mouvement avec son unité sur Oued Zem (province de Khourigba) par voie des airs, 10.11.1942. Fait mouvement avec son unité sur Agadir par voie des airs, 12.11.1942. Le groupe de bombardement (G.B.) 2/32 est dissous le 31.12.1942. Arrivé et présent au groupe 1/32 le 14.01.1943, en qualité de commandant la 1ère escadrille O.M. 431/SPM/2/AFN.

Rejoint Casablanca le 15.01.1943 puis Khouribga (120 km au sud de Casablanca) puis Meknès le 18.05.1943. Quitte le commandement de la 1ère escadrille du G.B. 1/32 le 20.09.1943. Stage d'officier de renseignement le 03.10.1943, breveté "Intelligence Service", affecté au groupe Ecole n°10 à Kasba-Tadla (ville au centre du Maroc). Rejoint l'école d'application des équipages de Marrakech (stage Lancaster n°8) le 27.11.1943.

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P.& O. STRATHMORE.

GRANDE-BRETAGNE

Désigné par la Grande-Bretagne. Rejoint Baraki (12 km d'Alger) par voie aérienne (à partir de Marrakech).

Capitaine embarqué sur le SS. Strathmore le 29.01.1944 pour la Grande-Bretagne, il débarquera le 12.02.1944 à Liverpool d'où il sera dirigé vers le camp de West-Kirby (Chester).Puis à Londres le 21.02.1944 pour une visite P.N. (personnel navigant).

Après des stages à Long Newton et à Babdown Farm (Gloucester) il rejoint avec son équipage la "Aircrew Training School, R.A.F. station" à Acaster Malbis (York).

En octobre 1944 il se rend à Elvington (Yorkshire) avec son équipage pour être affecté au groupe de bombardement lourd du Squadron 346 Groupe 2/23 "Guyenne". Il deviendra commandant de la 4ème escadrille du Flight B. 346 Squadron le 06.02.1945.

Les membres de son équipage varient selon les vols mais les plus souvent cités sont:

les navigateurs: Lt FLURIN, Lt Edouard JOUMAS, Lt GUEYDON.

le mécanicien: Sgt/C VIDAL.

les radios: Sgt André GUILLOU, Sgt Guy BOURREAU.

les mitrailleurs: Sgt FEGER, Sgt GALLET, Sgt Louis MARTROU, Sgt André ESQUILAT.

les bombardiers: Lt Jacques LAUTOUR, Sgt/C PUGNAT.

Le 25.12.1944, le Capitaine Roger MARTIN est nommé commandant. En octobre 1945, il quitte Elvington alors qu'il a effectué 24 missions totalisent ainsi 155.30 heures de vols de guerre dont 81.05 heures en vol de nuit.

Lui-même et ses membres d'équipages obtiendront des citations (voir copies). L'attribution de la Croix de Guerre avec étoile de bronze et étoile d'argent lui donnera le droit de porter la fourragère aux couleurs de la Croix de Guerre.

Il sera nommé Chevalier de l'Ordre National de la Légion d'Honneur le 20.08.1945.

(source: Famille MARTIN)

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(collection: Famille MARTIN)

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Prise d'armes à Elvington pour la victoire. Les détachements français en carré.

(collection: Famille MARTIN)

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(collection: Famille MARTIN)

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(collection: Famille MARTIN)

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Radio: Sgt. André GUILLOU.

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Bombardier: Lt. Jacques LAUTOUR.

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EQUIPAGE DU CAPITAINE NOTTELLE

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(collection: nuits de feu sur l'Allemagne: Louis BOURGAIN)

de gauche a droite:

Pilote: Cpt. Paul NOTTELLE. (Cdt. de l'avion). Radio: Sgt. SANTONI.  Mitrailleur-supérieur: Sgt. NERI. Bombardier: Lt. FLOUS. Navigateur: Lt. MARTIN. Mitrailleur-arrière: Sgt. Lucien MALLIA. Mécanicien: Lt. BOISSY. qui,probablement,devait prendre la photo,est absent.

A remarquer que les differents membres de l'équipage n'ont pas le même équipement(Mae West, parachute,calot,casquette ou même béret)

 

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A gauche le Sgt. André. DESPLACES Mitrailleur-supérieur:Equipage du Lt. PONCET.A droite le Sgt. Lucien MALLIA Mitrailleur-arrière: Equipage du Cpt. NOTTELLE.

  Au 20e anniversaires de la stèle des Groupes Lourds Français "GUYENNE"et "TUNISIE" a Grandcamp-Maisy. 28 Mai 2008

 

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Ducastelle Philippe, André DESPLACES.

Grandcamp-Maisy 2 juin2009

Mémorial des Groupes Lourds "GUYENNE"et"TUNISIE"

65iéme Anniversaire du Débarquement

CITATIONS

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Nuit du 3/4.03.1945.

Cette nuit appelé par les Britanniques " Nuit des INTRUDERS"et par les Allemands "Opération GISELA" est marquée par la perte de 3 avions des groupes Français Lourds. Signalons que les intruders sont ces chasseurs de nuit allemands qui accompagnaient le flot des bombardiers lors de leur retour vers les bases Anglaises et les attaquaient au moment ou ils étaient les plus vulnérables, c'est -à-dire au cours de l'approche et de l'atterrissage.

Ils étaient équipés de mitrailleuses lourdes tirant dans l'axe et de canons tirant à la verticale. Ils se présentaient généralement par-dessous dans la zone ou le HALIFAX, qui ne possédait pas de tourelle inférieure, était aveugle. Ils pouvaient alors attaquer le bombardier à très faible distance. C'est de cette manière que 20 avions ont été abattus au cours de cette nuit, parmi lesquels les 3 équipages français ci-après. Équipage du Cpt NOTTELLE, Équipage du S/Lt TERRIEN, Équipage du Lt LAUCOU.

3/4 .3. 1945 Objectif: KAMEN

Nombre d'avions engagés par chaque groupe:

"GUYENNE" 13 avions

"TUNISIE" 13 avions

Total des avions engagés dans la mission: 234 avions.

Nombre de Français tués dans la mission: 3 tués

Au retour d'une mission sur KAMEN. Le Capitaine NOTTELLE attaqué à base altitude décide de procéder à un atterrissage en campagne. Des débris épars de l'avion,sortent les 7 membres de l'équipage, 6 sont miraculeusement indemnes, seul le pilote est grièvement blessé.

Au groupe GUYENNE, le "D" du Capitaine NOTTELLE, venu au-dessus d'ELVINGTON vers 0h 30. va se poser à CROFT, le terrain de diversion prévu. A2h.30. il fait son tour de piste, sort les roues, prend sa piste, lorsqu'un chasseur, qui tournait derrière lui, l'attaque.Le "D" prend feu, dans l'aile droite. Le Capitaine NOTTELLE continue à descendre, est trop long, atterrit dans un bois. Sous le choc l'aile en feu se détache, et le fuselage continue quelques mètres, séparé du foyer: cela sauve la vie de l'équipage, qui a le temps d'évacuer;mais le pilote est blessé et évanoui: sous le choc, sa tête a heurté la carlingue; ses camarades sortent le Capitaine NOTTELLE, pendant que tout l'avion devient la proie des flammes.

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(source: nuits de feu sur l'Allemagne: Louis BOURGAIN)

5 mars 1945. Les restes du HALIFAX du Capitaine NOTTELLE

COMPTE RENDU D'OPERATION

Concernant la destruction d'un quadrimoteur le 4/3/1945 à 22h11 au-dessus d'un Aérodrome britannique à 10 kilomètres au sud de DARLINGTON par GUNTHER SCHMIDT.

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Le bimoteur JUNKERS 88 a une grande part dans les succés des forces aériennes allemandes

Le 3 mars 1945, je décollai à 23 heures 43 à bord d'un JU 88 pour une mission de nuit au-dessus du territoire britannique. La côte anglaise fut franchie à 1 heure 50. A deux heures le radio, en même temps qu'il apercevait les fusées de signalisation, distingua en-dessous de nous un avion que tout l'équipage identifia comme étant un quadrimoteur à double empennage. Mon altitude était de 200mètres, celle de l'avion ennemi de 800mètres. Je manoeuvrai pour l'approcher. Et de dessous, à 2heures 05, je lui envoyai une première rafale, à une distance comprise entre 150 mètres, tandis qu'il se dirigeait vers l'axe d'atterrissage, à l'intérieur du circuit à l'altitude de 300 mètres. Des coups au but furent observés sous l'aile gauche dont quelques morceaux se détachèrent. L'avion vira à gauche.

La deuxième attaque fut exécutée de l'arrière à une certaine distance. La tourelle arrière et le fuselage furent touchés avec un début d'incendie dans le fuselage et des flammes rouge sombre.La troisième attaque vint de l'arrière également à environ 150 mètres et frappa de nouveau le fuselage et l'aile gauche. Presque immédiatement après, l'avion heurta le sol et explosa au sud de l'aérodrome, à l'intérieur du circuit.

Je pus observer l'avion ennemi jusqu'à son arrivée au sol.Il n'eut aucune réaction. L'aérodrome au-dessus duquel nous étions se situe à 10 kilomètres au sud de la ville de DARLINGTON. Ses lettres d'identification matérialisées par des lampes blanches à gauche du balisage étaient CR.

Ce récit permet d'identifier en toute certitude que l'avion abattu par le Feldwebel SCHMIDT est bien celui du Capitaine Paul NOTTELLE.

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LA BASE AERIENNE D'INNSBRUCK

 

EST L'OEUVRE DES FRANCAIS

 

UN REPORTAGE DE MARGUETTE BOUVIER

Il y a un an, l'endroit où nous sommes était un champ de choux, me déclare le lieutenant CARESTAN, mon voisin de table au mess des officiers de la base aérienne d'Innsbruck.

" Le champ de choux " est devenu, sous l'impultion du capitaine Paul NOTTELLE, l'aérodrome relais sur le trajet régulier Paris-Vienne, où se posent les Beech-craft du service tri-hebdomadaire, et le port d'attache du Siebel particulier du général BETHOUART.

 

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Le général BETHOUARD suivi de son adjoint le général MOLLE descendent d'avion sur le terrain d'Innsbruck.

Avant la guerre Innsbruck ne possédait juste qu'un petit terrain pour appareils privés, à Reichenau, au delà de la ville.

A l'endroit actuel de la base créée par les Français, les Allemands avaient juste jalonné une bande de secours, pas entretenue, qui ne servait qu'en cas d'accident.

Les premiers éléments français sont arrivés ici le 5 août 1945, enchaîne le commandant MORGAN, vhef de la base... et maintenant, vous voyez.

En effet, je vois... l'oeuvre du capitaine NOTTELLE: cinq hangars, un atelier de réparations, une station météo, une série de baraques toutes plus coquettement décorées les unes que les autres. Celle du mess des officiers est particulièrement réussie. Le capitaine BOUTILLON officier mécanicien, est décorateur né.

Il a tout fait: décoré la salle, déssiné les meubles et découvert, dans un pays où il ne reste plus rien, car l'Autriche est vraiment démunie de tout, des chintz ravissants pour les rideaux et couvrir les sièges. BOUTILLON fut, pour le mess, architecte, peintre et même pastelliste à ses heures. Il est l'auteur de la confortable cheminée en briques qui illumine la pièce d'un grand feu de bois, l'auteur du bar aux éclairages variés. Avec ingéniosité, il a utilisé les piliers qui soutiennent la toiture comme lampadaires, leur donnant une raison d'être décorative. Aucune difficulté ne l'a arrêté. Et quand il ne sait que mettre dans un grand panneau vide, il éxécute vite un pastel représentant des fleurs ou des avions, avec des couleurs pimpantes qui égaient tout l'ensemble. Le capitaine BOUTILLON fait honneur au goût français.

Son chef, le capitaine NOTTELLE, non seulement a créé la base, mais l'anime de continuelles manifestations. Il a donné le mois dernier une grande fête de l'air. Il a ouvert un centre de vol à voile.

Légion d'honneur, Croix de guerre, quatre citations D.F.C., NOTTELLE est un modeste qui se refuse à l'interview. Mais ses camarades me racontent comment il a servi en Angleterre au Groupe 2/23 pilote de bombardiers lourds. Au retour d'une mission de nuit au-dessus de l'Allemagne, il fut descendu en territoire britannique par deux chasseurs nazis. Malgré de grave brûlures, il a farouchement décidé à se battre, réussi à poser son appareil en flammes, sauvant ainsi son équipage. Grièvement blessé, mais il reprenait du service un mois plus tard.

Aujourd'hui, je trouve NOTTELLE surveillant la construction de l'hôtel de l'aérodrome. Le général BETHOUARD a décidé de doter l'aérodrome d'Innsbruck d'un hôtel construit en pierre de taille, où les passagers pourront être hébergés au lieu de devoir courir chercher un logement en ville. Les murs sont faits. Le toit  est terminé. On commence les aménagements intérieurs. NOTTELLE est partout à la fois. Il jette un coup d'oeil au chantier sur les prisonniers allemands qui travaillent... mais on le le réclame à son bureau pour une signature. Il doit faire vite car tout à l'heure il faut qu'il décolle avec le Siebel pour aller chercher à Vienne le général BETHOUARD. Il sait ce qui se passe dans les ateliers, à l'office de la météo, il contrôle le trafic, n'ignore rien de son école de vol à voile.

Toujours souriant toujours calme, bien que tiraillé entre toutes ces occupations, le capitaine NOTELLE est ce qu'on appelle un Chef.

(source: L'AIR N°586 du 20 Novembre 1946)

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EQUIPAGE DU LIEUTENANT NEUFINCK

Alfred PANDARIES IMG_0851 (1)

(Collection: Famille PENDARIES.)

Photo prise le 24 mars 1945.

Pilote: Sgt/C. JOMARD. Navigateur: Lt. NEUFINCK. (Cdt. de l'avion). Bombardier: Lt. DESPOSITO. Radio: Sgt. MONNIER. Mécanicien: Sgt. SAUVAGE. Mitrailleur-supérieur: Sgt. Alfred PENDARIES. Mitrailleur-arrière: Sgt. YVETOT.

 

Souvenir d'un beau dimanche - Casablanca 1943

 

Alfred Pendaries

Détail des Services et Mutations Diverses.

- Engagé volontaire pour 4 ans le 11-6-42 - France Int, au titre de la Base d'Orange a/c du 27-5-42 - CS ( du 27/5/42 au 21/9/42).

- Présent au corps le 27-5-42 - En mer - Embarque à Marseille le 22-9-42 - CS (du 22/9/42 au 25/9/42).

- Débarque à Oran le 25-9-42 - Maroc - Passe la frontière algéro-marocaine le 26-9-42 - CS+1/2 (S du C) ( du 26/9/42 au 7/11/42).

Léo 450 - Casablanca - 1942

- Nommé 1ère classe a/c du 1-1-43 Maroc - affecté au CFPNA a/c du 15-9-43 - CD (du 8/11/42 au 30/10/43).

- Dirigé sur la Grande-Bretagne - Maroc - Embarque à Casablanca le 1-11-43 - CS + 1/2 (S du C) (le 31/10/43).

- Débarque à Liverpool le 9-12-43 - En mer - affecté à Filey 4 ACRC le 9-12-43 - CD (du 1/11/43 au 9/12/43).

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Ecole des mitrailleurs à Morpeth le 22 mai 1944.

 

(collection: Famille Pendariès)

- Muté au 25 J. T. W. a/c du 30-1-44 - Angleterre - Muté 4 A. G. S. Morpeth a/c du 15-4-44 - CS (du 10/12/43 au 29/5/44)

- Nommé caporal a/c du 15-4-44 - Angleterre - Muté P.R.C. Filey a/c du 3-6-44 - CD (du 30/5/44 au 8/5/45)

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Equipage du Lt Neufinck

(collection: Famille Pendariès)

- Nommé sergent le 29-8-44 - V A - Muté à la 20ème O.T.U. le 29-8-44 - 1/2 - (le 20/10/45)

- Muté Base 74 a/c du 24-11-44.

- Muté au G.B. 2/23 - 346 Squadron à Elvington le 21/2/45.

- Fait mouvement sur la France par V A le 20/10/45.

- Rengagé pour 6 mois le 2/7/46 - au titre de la 21ème escadre de Bombardement Lourd de Mérignac a/c du 27/5/46.

- Rengagé pour 6 mois le 17/1/47.

- Arrive en fin de contrat et rayé des contrôles de l'armée active le 1/5/47.

- A effectué une période d'exercices du 24/6/63 au 28/6/63.

Décorations.

- Cité à l'ordre de la Brigade OG N° 13 du 3/4/45. Cité à l'ordre de la Division OG N° 431 du 23/6/45.

- Médaille Militaire (décret du 4/5/63) - J.O. N° 115 du 16/5/63.

- Croix de guerre 39/45 avec étoile d'argent et étoile de bronze.

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MISSIONS DE GUERRE

Du Sgt Alfred PENDARIES

Mitrailleur-supérieur.

- 8/9-3-45. Objectif: Hambourg - Halifax III-H7-P- NA564 - Equipage: Pilote: Sgt Emile JOMARD - Navigateur: Lt Jean NEUFINCK (Cdt d'avion) Bombardier: Lt Roger DESPOSITO - Radio: Sgt Elie MONNIER - Mécanicien: Sgt Guy SAUVAGE - Mitrailleur-supérieur: Sgt Alfred PENDARIES - Mitrailleur-arrière: Sgt André YVETOT. Durée de vol: 6h00 Vol de jour 1h05 - Vol de nuit 4h55. Nombre d'avions engagés par chaque groupe dans la mission Guyenne 10 avions Tunisie 9 avions - Total des avions engagés dans la mission 312 avions - Bombardement d'Hambourg - Mission de guerre.

- Départ: 18h28 - Retour: 0h25 - Bombardé sur les indicateurs de cibles rouge et vert à 21h31 d'une hauteur de 19000 pieds (5791,200m).

- 11-3-45. Objectif: Essen - Halifax III-H7-K- MZ477 - Même équipage - Durée de vol: 5h55 vol de jour - Nombre d'avions engagés dans la mission par chaque groupe Guyenne 13 avions Tunisie 11 avions - Total des avions engagés dans la mission 1079 avions - Bombardement d'Essen " La plus grande attaque de la guerre menée à la lumière du jour sur Essen, par plus de 1000 Lancaster et Halifax. Durant 30 minutes les bombardiers anglais concentrèrent entre 4000 et 5000 tonnes de bombes sur les gares de triage et les quais au sein de l'usine Krupp à Essen". Mission de guerre.

- Départ: 12h00 - Retour: 17h54 - Bombardé sur des bouffées de fumée bleue à 15h09 d'une hauteur de 19300 pieds (5882,640m).

- 12-3-45. Objectif: Dortmund - Halifax III-H7-K- MZ477 - Même équipage - Durée de vol: 6h25 vol de jour - Nombre d'avions engagés dans la mission par chaque groupe Guyenne 15 avions Tunisie 9 avions - Total des avions engagés dans la mission 1108 avions - Bombardement de Dortmund - "Dans l'après-midi, bien plus de 1000 Lancaster et Halifax du Bomber Command de la RAF (commandement du bombardement),escortés par des Spitfires et des Mustang du Fighter Command de la RAF (commandement de la chasse) ont mené une attaque concentrée sur la station de transmission de Dortmund dans la région de la Ruhr". Mission de guerre.

- Départ:13h20 - Retour: 19h50 - Bombardé sur des bouffées de fumée bleue à 16h42 d'une hauteur de 19300 19300 pieds (5882,640m). Le marquage était bon.

- 13-3-45. Objectif: Wuppertal (Ruhr) - Halifax III-H7-V- MZ830 - Même équipage - Durée de vol: 5h50 vol de jour - Nombre d'avions engagés par chaque groupe Guyenne 14 avions Tunisie 12 avions - Total des avions engagés dans la mission 354 avions - Bombardement de Wuppertal (Ruhr) - Mission de guerre.

- Départ: 12h42 - Retour: 18h32 - Bombardé sur des bouffées de fumée bleue à 16h09 d'une hauteur de 19300 pieds (5882,640m).

- 19-3-45. Objectif: Witten (Ruhr) - Halifax III-H7-P- NA564 - Même équipage - Durée de vol: 7h00 vol de jour 1h05 vol de nuit 5h55 - Nombre d'avions engagés dans la mission Guyenne 9 avions Tunisie 9 avions - Total des avions engagés dans la missions 324 avions - Bombardement de Witten - " Les attaques consistaient en une suite de frappes nocturnes intensives menées par le Bomber Command cotre les stations de transmission de Witten, du sud-est de Bochum et Hanau, de l'est de Francfort". Mission de guerre. 6 tués du Groupe Guyenne de l'équipage GONTHIER.

- Départ: 0h43 - Retour: 7h40 - Bombardé sur les indicateurs des cibles rouges à 1h18 d'une hauteur de 17000 pieds (5181,600m). La zone cible était bien marquée.

Pendant le trajet aller de la mission, le Halifax du lieutenant Gonthier tombe en panne de moteur. Les règlements l'autorisent à faire demi-tour. Déjà victime de ce type d'incident à plusieurs reprises, le lieutenant Gonthier décide cette fois de poursuivre sa mission. Il continue donc sa route vers l'objectif et largue ses bombes sur l'objectif. Au retour, il est attaqué par un chasseur et s'écrase au sol à Nöllenberg. Seul le radio est sauvé par son parachute. Les 6 tués ont été inhumés au cimetière catholique de Beyenburg.

- 20-3-45. Objectif: Recklinghausen (Ruhr). - Halifax III-H7-L- NP232 - Même équipage - Durée de vol: 5h20 - Nombre d'avions engagés par chaque groupe Guyenne 8 avions Tunisie 6 avions - Total des avions engagés dans la mission 153 avions - Bombardement de Recklinghausen (Ruhr) - " Entre-temps, les avions du Bomber Command de la RAF, escortés par des Spitfires et des Mustang, poursuivaient les offensives contre les centres de communications de la Ruhr. Recklinghausen, massivement bombardée par les Halifax, se situe à environ 24 km du nord de Bochum et du nord-est de Essen". Mission de guerre.

- Départ: 10h24 - Retour: 15h47 - Bombardé visuellement à 13h11 d'une hauteur de 19000 pieds (5791,200m). Marquage très faible.

- 22-3-45. Objectif: Dülmen. - Halifax III-H7-E- MZ486 - Même équipage - Durée de vol: 4h45 - Nombre d'avions engagés par chaque groupe Guyenne 8 avions Tunisie 9 avions - Total des avions engagés dans la mission 130 avions - Bombardement de Dülmen - "Le Bomber Command de la RAF survolait l'Allemagne dans toute sa puissance. De violentes attaques furent menées par des Halifax et des Lancaster, escortés par des Spitfires et des Mustang sur Bocholt, Dorsten et Dülmen, bases de défense avancées de la région de la Basse-Rhénanie au nord et à l'est de Wesel". Mission de guerre.

- Départ: 11h58 - Retour: 16h45 - Bombardé sur les indicateurs de cibles jaunes et Gee à 14h191/2 d'une hauteur de 14000 pieds (4267,200m). Épaisse fumée sur la zone cible.

- 8/9-4-45. Objectif: Hambourg. - Halifax VI-H7-X- RG607 - Même équipage - Durée de vol: 6h40 vol de jour 1h10 vol de nuit 5h30 - Nombre d'avions engagés par chaque groupe Guyenne 13 avions Tunisie 13 avions - Total des avions engagés dans la mission 440 avions - Bombardement d'Hambourg - " Nos aviateurs ont  pu voir d'énormes incendies sur Hanovre, Brunswick, Hambourg, Luebeck et autres nombreux endroits de cette zone, bien que Hambourg ait été la seule à avoir été bombardée la nuit précédente. (Cela ressemblait à la fin du monde, rapporta un pilote)."  Mission de guerre. 

- Départ: 19h33 - Retour: 2h15 - Bombardé sur les indicateurs de cibles et les marqueurs à 20h30 1/2 d'une hauteur de 18000 pieds (5486,400m). Grande explosion et lueur blanche dans la zone cible.

- 11-4-45. Objectif: Nuremberg. - Halifax VI-H7-X- RG607 - Même équipage - Durée de vol: 1h25 vol de jour - Nombre d'avions engagés dans la mission Guyenne 14 avions Tunisie 15 avions - Total des avions engagés dans la mission 143 avions - Mission de guerre.

- Départ: 11h19 - Retour: 12h48 - Retour à la base - Moteur intérieur bâbord hors service, avion rentré à la base

 

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18-4-45 heligoland

- 18-4-45. Objectif: Heligoland. - Halifax VI-H7-X- RG607 - Même équipage - Durée de vol: 4h25 vol de jour - Nombre d'avions engagés par chaque groupe Guyenne 16 avions Tunisie 16 avions - Total des avions engagés dans la mission 969 avions - Bombardement d'Héligoland - " Près de 1000 Lourds de la RAF bombardèrent l'île de Heligoland, garde d'avant-poste des ports et bases navales du nord-ouest de l'Allemagne". Mission de guerre.

- Départ: 11h01 - Retour: 15h25 - Bombardé sur des indicateurs de cibles rouges et jaunes à 13h31 d'une hauteur de 14000 pieds (4267,200m). Ile recouverte d'une épaisse fumée.

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- 25-4-45. Objectif: Wangerooge. - Halifax VI-H7-X- RG607 - Même équipage - Durée de vol 4h15 vol de jour - Nombre d'avions engagés dans la mission Guyenne 18 avions Tunisie 12 avions - Total des avions engagés dans la mission 482 avions - Bombardement d'Héligoland - "Halifax et Lancaster escortés par des Spitfires ont attaqués des canons côtiers et des postes fortifiés sur une île (Wangerooge) située près de l'embouchure du fleuve de la Wesel".  Mission de guerre. 7 tués du Groupe Tunisie de l'équipage du Cpt HAUTECOEUR.

- Départ: 15h10 - Retour: 19h25 - Bombardé sur des indicateurs de cible jaunes à 17h06 d'une hauteur de 8000 pieds (2438,400m). La zone cible couverte de fumée.

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Cpt HAUTECOEUR. 

Peu après être passé sur l'objectif, le Halifax du capitaine Hautecoeur, youché de plein fouet par un obus de Flak, est coupé en deux, la queue s'écrase au sol et l'avant va se perdre en mer.

Le capitaine Hautecoeur commandait la deuxième escadrille du Groupe Tunisie. Il meurt au cours de la dernière mission des Groupes Lourds français. Polytechnicien, d'une droiture exceptionnelle, fils unique, sa perte sera douloureusement ressentie par ses parents qui ne s'en consoleront jamais. Il était leur enfant unique. Hautecoeur, Bariteau, Ferrero et Leduc ont été inhumés sur la plage de Wangerooge. Les trois autres membres d'équipage ont été présumés perdus en mer.

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EQUIPAGE DU LIEUTENANT HIEBEL 

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(collection: Michel BOISSARD) 

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(collection: Michel BOISSARD) 

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Photo prise en 1945.

(collection: Marcel LAVERDET) 

Pilote: Lt. HIEBEL. (Cdt. de l'avion). Navigateur: Asp. DAUPHIN. Bombardier: Sgt. MATTEI. Radio: Sgt. FREPPEL. Mécanicien: Sgt. PERRIN. Mitrailleur-supérieur: Sgt. DOMAGE. Mitrailleur-arrière: Sgt. BOISSARD.

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EQUIPAGE DU SOUS-LIEUTENANT FONTEIX 

Noms Equipage 

(collection: Eric Segonne. Origine Famille Schilling)

Pilote: S/Lt. Abel FONTEIX. (Cdt. de l'avion). Navigateur: Lt. Jean ROUVEL. Bombardier: Sgt/C. Maurice SCHILLING. Radio: Sgt. Fernand HOUDELOT.Mécanicien: Sgt. Jean LEROY (Jean KELLER). Mitrailleur-arrière: Sgt. Jean GORRIAS. Mitrailleur-arrière: Sgt. Roland FARNIER.

Missions 

(collection: Eric Segonne.)

5/6.03.1945 - Objectif: CHEMNITZ

Nombre d'avions engagés par chaque groupe:

"GUYENNE" 13 avions.

"TUNISIE" 10 avions.

Total des avions engagés dans la mission: 760 avions.

Nombre de Français tués dans la mission: 7 tués.

Au cours de la mission contre CHEMNITZ, l'équipage du Sous-Lieutenant FONTEIX est porté "manquant" puis "disparu" étant donné que CHEMNITZ se trouve en zone Russe, aucun renseignement n'a encore pu être recueilli sur le sort de cet équipage.

L'avion s'est écrasé à Volkenroda, et tout l'équipage repose à la Nécropole Nationale "Le PETANT" (Montauville, en Meurthe-et-Moselle).

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(collection: Eric Segonne.)

Houdelot

(collection: privée Eric Segonne.)

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Radio: Sgt. Fernand HOUDELOT.

Keller dit Leroy 

(collection: privée Eric Segonne.)

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Mécanicien: Sgt. Jean LEROY.(Jean KELLER)

http://www.malgre-nous.eu/spip.php?article1141 

Gorrias 

(collection: privée Eric Segonne.)

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Mitrailleur-supérieur: Sgt. Jean GORRIAS.

Farnier

(collection: privée Eric Segonne.)

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Mitrailleur-arrière: Sgt. Roland FARNIER. 

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Ecole de pilotage? année?

Abel FONTEIX 2ème à partir de la gauche au deuxième rang.

(collection: J.C. CHAUTY)

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(collection: privée Eric Segonne.)

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Pilote: S/Lt. Abel FONTEIX. (Cdt. de l'avion).

Rouvel 

(collection: privée Eric Segonne.)

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Navigateur: Lt. Jean ROUVEL.

Schilling 

(collection: privée Eric Segonne)

 

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Sgt/C SCHILLING Maurice.

 

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Bombardier: Sgt/C. Maurice SCHILLING

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EQUIPAGE DU LIEUTENANT DEPLUS

Pilote: Sgt/C. LACAZE. Navigateur: Lt. DEPLUS. (Cdt de l'avion). Bombardier: Asp. DUFRENOY. Radio: Sgt. CHARPENTIER. Mécanicien: Asp. GRIBOUVA. Mitrailleur-supérieur: Sgt. TARTARIN. Mitrailleur-arrière: Sgt. Pierre TOUZART.

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Mitrailleur-arrière: Sgt TOUZART Pierre.

(collection: Famille HENACHE TOUZART)

15/16 03. 1945 Objectif: HAGEN (Ruhr)

Nombre d'avions engagés par chaque groupe:

"GUYENNE" 12 avions.

"TUNISIE" 12 avions.

Total des avions engagés dans la mission: 267 avions.

Nombre de Français tués dans la mission: 16 tués.

Au retour de mission le plafond au-dessus de la base d'ELVINGTON est trés bas. Dix avions atterrissent normalement. Le 11e, celui du Lieutenant DEPLUS, annonce par radio qu'il ne peut sortir sa roulette de queue. Il reçoit du Flying Controll'ordre d'aller se poser sur l'aérodrome de détresse de Canarby, spécialement conçu pour acceuillir les avions en difficulté. Sur le chemin qui le conduit à Carnaby, l'avion percute une colline pour une raison inconnue, à Scorton (5 miles W de Hemsley, Yorkshire). Aucun survivant. tous ont été inhumés à Harrogate, le 21 mars 1945. Le RP Meurisse, officiant.

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Pilote: Sgt/C LACAZE Gabriel.

Décret du 13 septembre 1947 portant concession de la médaille militaire (à titre posthume).

- LACAZE Gabriel-Aimé. Sergent-chef, groupe de bombardement 2/23 Guyenne. Pilote d'un équipage de bombardement lourd, qui dans le cadre du Bomber Command, vient d'être engagé dans la lutte menée contre l'Allemagne. Plein d'allant et d'enthousiasme, animé des meilleurs sentiments, c'est avec joie qu'il participe à la lutte. Calme et plein de sang-froid il mène à bien les missions qui lui sont confiées, avec ardeur et cran, il participe à l'attaque d'objectifs de la Ruhr puissamment défendus par une D.C.A intense et une chasse ennemie mordante. A trouvé une mort glorieuse avec son équipage au retour de mission, le 16 mars 1945.

Cité à l'ordre de l'armée aérienne (Croix de guerre avec palme).

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EQUIPAGE DU LIEUTENANT DUVILLARD

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(collection: Michel DARRIBEHAUDE)

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(collection: Hervé INGARGIOLA)

L'équipage et ses mécaniciens

Pilote: Lt. DUVILLARD. (Cdt. de l'avion). Navigateur: S/Lt. GRUNBERG. Bombardier: Sgt/C. ROHRWASSER. Radio: Sgt/C. GIOUX. Mécanicien: Sgt. Armand INGARGIOLA. Mitrailleur-supérieur: Sgt. Pierre BOUBILLA. Mitrailleur-arrière: Sgt/C. CLERGERIE.

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Sgt Armand INGARGIOLA.

(collection: Hervé INGARGIOLA)

citation

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(collection: Hervé INGARGIOLA)

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EQUIPAGE DU LIEUTENANT KERBRAT

Pilote: Lt. KERBRAT. (Cdt. de l'avion). Navigateur: Asp. DUQUESNOY. Bombardier: Asp. PASQUINE. Radio: Sgt. BERNARD. Mécanicien: Sgt. LAMOTHE. Mitrailleur-supérieur: Sgt. LESCURE. Mitrailleur-arrière: FUND.

 

24 octobre 2016

ILS MERITENT QU'ON LES HONORE

 

ILS MERITENT QU'ON LES HONORE

Les pertes humaines

des Groupes Lourds

en 1944 et 1945.

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Squadron 346.

Ces équipages sont nommés dans l'ordre suivant: Pilote, Navigateur, Bombardier, Radio, Mécanicien, Mitrailleur-supérieur, Mitrailleur-arrière. Le nom du commandant est souligné. Les membres d'équipage tués sont signalés par une croix.

Le Squadron, la date de la mission, le N° de série de l'avion, l'usine où il a été fabriqué, et la période où il est sorti d'usine.

Sq.346 - 12/13.7.1944 - NA551 - Fairey Aviation 9.6 au 18.7.44.

Equipage:

Lt PASQUIER +, Cne GAUBERT +, S/Lt PETIOT +, Adjt/C VOGEL +, Adjt CUSIN +, Sgt/C VERDIER +, Sgt VERRA +.

Au retour de mission sur les Hauts-Buissons, dans le tour de piste, par très mauvaise visibilité, de nuit, l'avion du Capitaine Gaubert entre en collision avec celui du Commandant Roy et s'écrase au sol. L'équipage périt carbonisé. Tous ont été inhumés au cimetière d'Harrogate le 19 juillet 1944.

Le Halifax du Cdt Roy, soumis à d'intenses, vibrations est difficilement contrôlable. L'ordre d'évacuation étant donné, le navigateur et le mitrailleur-arrière sautent.

Après mise en drapeau d'une des hélices, les vibrations diminuent. L'ordre d'évacuation est rapporté et l'appareil se pose sans incident. 

équipage VENOT

Equipage du Lt-Col VENOT. 

Sq.346 - 10.9.1944 - NA585 - Fairey Aviation 9.6 au 18.7.1944.

Equipage:

Lt-Col. VENOT, Lt GUILLOCHEAU +, Adjt KIPFERLE +, Sgt LHOMOND  +, Sgt/C COUPEAU +, Sgt/C FINALE +, Sgt/C BIAGGI +.

 De retour de mission sur Octeville, le lieutenant-colonel Venot, commandant le groupe Guyenne, se présente pour l'atterrissage et effectue normalement son arrondi.

Au moment où les roues touchent le sol, une formidable explosion se produit. Une des bombes placés sous l'aile droite et non larguée au moment du bombardement s'est détachée. L'avion prend feu immédiatement. Malgré la rapidité des secours, tout l'équipage périt carbonisé, à l'exception du lieutenant-colonel Venot qui, bien que gravement brûlé, réussira à s'extraire du brasier.

Les 6 tués ont été inhumés au cimetière d'Harrogate le 14 septembre 1944.

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Sq.346 - 6.10.1944 - NA555 - Fairey Aviation - 9.6 au 18.7.1944.

Equipage:

Lt HABLOT, Lt de SAINT MARC, Lt WUILLEMIN, Adjt/C PHILIPPE, Sgt/C PONS,  Sgt MANICK, Sgt/C YVARS.

Après avoir bombardé l'objectif (Scholven), sur le chemin du retour, le Halifax du capitaine Hablot est attaqué par un chasseur allemand. Tout l'équipage réussit à sauter en parachute.

Le capitaine Hablot, le mitrailleur-arrière, le sergent Yvars, et le mitrailleur-supérieur, le sergent Manick, sont indemnes. Le navigateur, le lieutenant de Saint-Marc, est blessé au pied. Le sergent-chef Philippe est blessé à l'épaule. Le sergent-chef Pons blessé à l'oeil reçoit des éclats dans la poitrine.

Le lieutenant Vuillemin a sauté. Il est indemne. Hélas, au cours de la descente en parachute, celui-ci est criblé par plusieurs éclats d'obus. Le contact avec le sol est rude et vuillemin gravement blessé: bassin fracturé, vessie éclatée. L'équipage au complet se retrouvera après la guerre.

carte Scan (384)

 

( Les Ailes françaises de 1945) 

equipage simon

Equipage du Cdt SIMON.

Sq.346 - 23/24.10.1944 - MZ742 - English Electric - 4.6 au 22.6.1944.

Equipage:

Cdt SIMON +, Lt PELISSIER +, Lt ZEILLER +, Sgt/C VIELLE +, Adjt/C BRIGALAND +, Sgt/C ROIRON +, Sgt FERNANDEZ +, Sgt/C FOURNIER +.

Mission sur Essen. L'avion du commandant Simon, commandant la première escadrille du groupe Guyenne, ne revient pas de la mission. D'abord porté "Manquant", l'équipage est ensuite considéré comme "Disparu".

D'après les recoupements effectués à partir des compte-rendus des équipages ayant participé à la mission il est probable que le Halifax du commandant Simon est entré en collision avec un autre Halifax de la Force Principale au-dessus de la Mer du Nord.

Le sergent-chef Fournier effectuait, en qualité de co-pilote, sa mission d'accoutumance. L'équipage dont il faisait partie dut évidemment être dissous.

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Sq.346 - 2/3.11.1944 - LW443 - English Electric - 29.11 au 22.12.1943.

Equipage:

Adjt MABILLE +, Lt CONDE +, S/Lt PETIT +, Sgt/C MEYER +, Sgt SAYTOUR +, Sgt DEBROISE, Sgt SOURY-LAVERGNE.

Le Halifax de l'équipage Condé, qui effectue sa première mission, est attaqué par un chasseur de nuit allemand peu après être passé sur l'objectif, Düsseldorf.

Le sergent Soury-Lavergne, mitrailleur de queue, saute en parachute et réussira une évasion spectaculaire. Il passe les lignes américaines au droit de la ligne Siegfried au travers des champs de mines. Il rejoindra Elvington quelques jours plus tard le 13 novembre 1944.

Le sergent Debroise, mitrailleur-supérieur, réussit également à sauter en parachute. Les 5 autres membre de l'équipage sont tués.

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Sq.346 - 4/5.11.1944 - NA546 - Fairey Aviation - 9.6 au 18.7/1944.

Equipage:

Sgt ROCA +, Lt HYENNE +, Adjt/C CHABROUD +, Sgt/C MAXERAT +, Sgt/C LAHERRERE +, Sgt MARTIN +, Sgt REYNAL +.

De toutes les nuits vécues par les Groupes Lourds, celle du 4 au 5 Novembre 1944 au cours de laquelle 5 équipages du Groupe Guyenne sur les 16 engagés furent abattus par la chasse de nuit allemande est certainement la plus tragique.

L'objectif était Bochum.

L'équipage du lieutenant Hyenne est abattu à Dashausen. Les sept membres de l'équipage sont tués. Ils ont été inhumés au cimetière civil du champ de course à Dortmund (Ruhr) le 11 Novembre 1944.

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Sq.346 - 4/5.11.1944 - NA558 - Fairey Aviation - 9.6 au 18.7.1944.

Equipage:

Adjt HANNEDOUCHE, Lt VLES +, S/Lt LAMBERT +, Sgt/C VLAMINCK, Sgt/C BEAUVOIT +, Sgt/C LIMACHER +, Sgt/C OLIVE +.

Peu après le passage sur l'objectif, le Halifax du lieutenant Vlès est attaqué par un chasseur de nuit. Sévèrement touché, il prend feu immédiatement et commence à s'incliner.

Le pilote, l'adjudant Hannedouche donne l'ordre d'évacuation. Le lieutenant Vlès, navigateur, ouvre la trappe d'évacuation avant. Il s'apprête à sauter quand, dans la fumée qui a envahi la carlingue, il aperçoit son radio, le sergent-chef Vlaminck, plaqué contre contre la paroi et dans l'incapacité de bouger. Il n'hésite pas. Il s'avance vers lui, réussit à l'extirper, à le tirer vers la trappe. Au prix d'efforts inouïs, il le pousse dans le vide.

Quelques secondes plus tard, l'avion explose. Le pilote, l'adjudant Hannedouche, est éjecté de l'avion et se retrouve, descendant attaché aux sangles de son parachute. Le sergent Olive, mitrailleur-arrière, réussit à sauter avant l'explosion mais est tué au sol par les Allemands.

Les cinq autres membres de l'équipage périssent dans l'accident. Le S.C. Olive a été inhumé au cimetière de Burq.

Le Lt Vlès, le S/Lt Lambert, les Sgt/C Beauvoit et Limacher ont été inhumés au cimetière de Wermelskirchen.

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equipage baron

Equipage du Cne BARON. 

 Sq.346 - 4/5.11.1944 - NR181 - English Electric - 15.10 au 4.11.1944.

Equipage:

Cne BARON +, Lt TRUCHE, Adjt VIGNERON +, Adjt/C MIGNOT, Sgt/C CORMIER +, Sgt/C PETITJEAN, Sgt BOURELLY +, Lt-Col. DAGAN +.

Dans la nuit du 4 au 5 Novembre 1944, le Halifax du capitaine Baron est attaqué par un chasseur de nuit au retour de mission. Trois membres de l'équipage sautent en parachute et sont sains et saufs. Les quatre autres périssent dans l'avion qui s'écrase à 15 miles N.E. de Vandelindoven.

Au cours de ce raid, le Lt-Colonel Dagan de l'Etat-Major de Londres avait tenu à effectuer une mission de guerre afin de se rendre compte de visu des difficultés afférentes. Cette nuit-là, il occupait la place de deuxième pilote. Lui aussi trouve la mort dans l'accident. Les cinq tués ont été inhumés au cimetière de Norf.

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equipage dabadie

Equipage du Lt DABADIE.

Sq.346 - 4/5.11.1944 - NA121 - Rootes Securities - 27.9 au 31.10.1944.

Equipage:

Adjt GUISE +, Lt DABADIE +, S/Lt POTHUAU +, Sgt/C ALAVOINE, Sgt/C LELONG +, Sgt VAUTARD, Sgt VEGA +.

Le Halifax du lieutenant Dabadie est attaqué par dessous. Le feu se déclare immédiatement au moteur intérieur gauche. Le lieutenant Dabadie appelle le pilote, l'adjudant Guise, qui ne répond pas, probablement tué par la rafale. Dabadie donne l'ordre de sauter. Il ouvre la trappe d'évacuation-avant mais celle-ci se coince. Dabadie et le bombardier, le lieutenant Pothuau, sont enfermés dans la partie avant de la carlingue.

Le radio, le sergent-chef Lavoine, s'approche de la trappe. Dabadie lui fait signe de sauter et Alavoine évacue après avoir jeté un coup d'oeil vers l'arrière et vu le mécanicien, le sergent Lelong, tenter de mettre son parachute dans la fumée épaisse.

Pendant ce temps, le mitrailleur-supérieur, le Sgt Vautard ouvre la porte arrière et se précipite dans le vide. L'avion tombe à Hückelhoven (20 km N.W. Cologne). Ils seront les deux seuls rescapés. Dabadie et Guise ont été inhumés au cimetière de Hückelhoven. Les trois autres corps n'ont pas été retrouvés.

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equipage beraud 2-23 guyenne

Equipage du Cne BERAUD.

Sq.346 - 4/5.11.1944 - NA549 - Fairey Aviation - 9.6 au 18.7.1944.

Equipage:

Cne BERAUD +, Lt VALETTE, Lt RAFFIN +, Adjt CLOAREC, Sgt/C IMART, Sgt/C BELLON, Adjt MANFROY.

Toujours au cours de la même nuit, le Halifax du capitaine Beraud est atteint par une rafale de mitrailleuses d'un chasseur de nuit.

Les sept membres de l'équipage réussissent à sauter en parachute. Hélas, deux d'entre eux ne survivront pas: le lieutenant Raffin tombe sur une ligne à haute et meurt électrocuté. Le capitaine Beraud pour sa part tombe non loin de là, son parachute déchiré. Ils avaient déclaré que "quoi qu'il arrive", ils resteraient unis. Ils le sont dans la mort, enterrés dans le même cimetière, le cimetière communal de Stommein. 

equipage BERAUD RAFFIN

 

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Sq.346 - 21/22.11.1944 - NA557 - Fairey Aviation - 9.6 au 18.7.1944.

Equipage:

S/Lt FAUGES +, Cne LOEW +, Sgt GODEFROY +, Sgt BOUTILLIER +,  Adjt THIERY +, Adjt FLECK +, Adjt LAFONT +.

Dans la nuit, en se dirigeant vers l'usine de pétrole synthétique de Sterkrade, le Halifax du capitaine Loew entre en collision avec un bombardier britannique au-dessus du territoire belge. les deux appareils s'écrasent ensemble au sol vers Thynes.

Tous les membres des deux équipages sont tués et ont été inhumés au cimetière militaire américain de Fosses (25 km E. de Charleroi).

ADJT ANDRE FLECK (3)

 

Adjudant: André FLECK

ADJT ANDRE FLECK (2)

ADJT ANDRE FLECK (1)

 

(Collection: Jean-Loup FROMMER)

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Equipage du Cpt PETIT

Equipage du Cne PETIT.

Sq.346 - 17/18.12.1944 - NA561 - Fairey Aviation - 9.6 au 18.7.1944.

Equipage:

Adjt RAMES, Cne PETIT, Adjt/C DEZELLIS, Sgt/C MIMAUD, Adjt BAUER,  Sgt VIDAL, Sgt LEGUILLOU +.

Au cours d'une mission sur Duisbourg, le Halifax du capitaine Petit, très sévèrement touché par la D.C.A., fait une chute de 15 mille pieds. L'ordre d'évacuation est donné. L'adjudant Dézellis saute en parachute et sera fait prisonnier. Le sergent Le Guillou saute également mais son corps ne sera jamais retrouvé. A bord, le sergent Vidal est légèrement blessé, tandis que le sergent -chef Mimaud l'est beaucoup plus sérieusement.

Tandis que le capitaine Petit donne les premiers soins aux blessés, l'adjudant Rames réussit à reprendre le contrôle de l'appareil. L'ordre d'évacuation est rapporté. L'équipage réussira à ramener le Halifax en Angleterre et à le poser, très sérieusement endommagé.

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equipage BREARD 39173100

Equipage du Cdt BREARD.

Sq.346 - 21/22.2.1945 - PN179 - Fairey Aviation - 16.10 au 17.2.1944.

Equipage:

Adjt SOUCILLE +, Cdt BREARD +, S/Lt FAUVET +, Sgt/C LEMAIRE +, Adjt AQUAVIVA +, Sgt/C CHIERICCI +, Sgt ZAVATERRO +.

Au cours de la nuit, la chasse allemande se montre particulièrement active dans la région de l'objectif, Worms.

Deux avions du groupe Guyenne sont abattus.

Le Halifax du commandant BREARD dont l'équipage effectuait sa 31ème mission est abattu à 9 km de Worms.

Tous les membres de l'équipage ont été inhumés au cimetière de Kleinbocheheim.

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                BAYLE 72952680     JOUMAS 72952566    DUGNAT 72952525

          S/Lt Bayle    Lt Joumas      Sgt Dugnat

               BOURREAU 55627793BARDE 55833576MARTROU 72952585    

           Sgt Bourreau    Sgt Barde   Sgt Martrou

esquillat 113121411_o

 

  Sgt Esquillat       

Equipage du Lt JOUMAS.

Sq.346 - 21/22.2.1945 - NA547 - Fairey Aviation - 9.6 au 18.7.1944.

Equipage:

S/Lt BAYLE +, Lt JOUMAS +, Sgt/C DUGNAT +, Sgt BOURREAU +, Sgt BARDE +, Sgt MARTROU +, Sgt ESQUILLAT +.

Le Halifax du sous-lieutenant Joumas dont l'équipage effectue sa 9ème mission est abattu à 30 km de Bad-Kreuznach. Tous les membres de l'équipage sont tués et ont été inhumés au cimetière de Löllbach.

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Nuit du 3/4.3.1945

Cette nuit appelée par les britanniques "Nuit des Intruders" et par les Allemands "Opération Gisela" est marquée par la perte de trois des groupes lourds français. Signalons que les intruders sont des chasseurs de nuit allemands qui accompagnaient le flot des bombardiers lors de leur retour vers les bases anglaises et les attaquaient au moment où ils étaient les plus vulnérables, c'est-à-dire au cours de l'approche et de l'atterrissage.

Ils étaient équipés de mitrailleuses lourdes tirant dans l'axe et de canons tirant à la verticale. Il se présentaient généralement par-dessous dans la zone où le Halifax, qui ne possédait pas de tourelle inférieure, était aveugle. Ils pouvaient alors attaquer le bombardier à très faible distance. C'est de cette manière que vingt avions ont été abattus au cours de cette nuit, parmi lesquels les trois français ci-après: 

equipage notelle 2-23 guyenne

Equipage du Cne NOTTELLE.

 Sq346 - 3/4.3.1945 - NR229 - English Electric - 4.11 au 18.11.1944.

Equipage:

Cne NOTTELLE, Lt MARTIN, Lt FLOUS, Sgt SANTONI, S/Lt BOUSSY, Sgt NERI, Sgt MALLIA.

Au retour d'une mission sur Kamen.

Le capitaine Nottelle attaqué à basse altitude décide de procéder à un atterrissage en campagne. Des débris épars de l'avion, sortent les sept membres de l'équipage, 6 sont miraculeusement indemnes, seul le pilote est grièvement blessé.

 

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equipage fonteix Elvington 2a (1) 

(collection: privée Eric Segonne. Famille Schilling)

Sq346 - 5/6.1945 - MZ738 - English Electric - 4.6 au 22.6.1944.

Equipage: du S/Lt FONTEIX.

S/Lt FONTEIX +, Lt ROUVEL +, Sgt/C SCHILLING +, Sgt HOUDELOT +, Sgt LEROY +, Sgt GORRIAS +, Sgt FARNIER +.

Au cours de la mission contre Chemnitz, l'équipage du sous-lieutenant Fonteix est porté "manquant" puis "disparu". Étant donné que Chemnitz se trouve en zone russe, aucun renseignement n'a encore pu être recueilli sur le sort de cet équipage.

A l'heure où le rideau de fer n'existe plus, il pourrait être possible d'entreprendre auprès des Autorités russes et polonaises des recherches. Peut-être n'est-il pas trop tard?

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Sq346 - 15/16.1945 - NA166 - Rootes Secur. Ld - 31.10 au 2.12.1944.

Equipage:

Sgt LOURDAUX +, Lt PONCET, Lt LAMONTAGNE +, Sgt BERNASCONI, Sgt HAUTCOEUR +, Sgt DESPLACES, Sgt BRULET +.

Le Halifax est abattu à Hasselte (Belgique) par un chasseur de nuit. L'ordre d'évacuation est donné. Le pilote, le sergent Lourdeaux, met en drapeau l'hélice du moteur droit en feu et actionne les extincteurs. En vain. Pendant ce temps, le lieutenant Lamontagne, bombardier, saute mais son parachute ne s'ouvre pas. Le sergent Bernasconi saute à son tour. L'avion s'engage alors fortement sur l'aile droite, rendant impossible tout déplacement à l'intérieur de la carlingue. Quelques secondes plus tard, l'avion explose et se désintègre. Le mitrailleur-arrière, le sergent Desplaces se retrouve suspendu à son parachute ouvert. Quand au lieutenant Poncet, navigateur, il reprend conscience, étendu sur le sol, dans la nuit entouré d'êtres en longue robe sombre, un cierge à la main. Est-ce le ciel ou le purgatoire, se demande t-il? En fait, il est simplement dans le jardin d'un monastère belge.

Les corps des 3 autres membres d'équipage sot retrouvés au milieu des débris épars de l'avion, s'étendant sur une superficie d'environ un hectare.

Les 4 tués ont été inhumés au cimetière d'Hasselte, le 17.3.1945.

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Sq.346 - 15/16.3.1945 - MZ830 - English Electric - 23.6 AU 14.7.1944.

Equipage:

Sgt/C LACAZE +, Lt DEPLUS +, Asp. DU FRESNOY +, Sgt CHARPENTIER +, Asp. GRIBOUVA +, Sgt TARTARIN +, Sgt TOUZART +.

Au retour de mission sur Hagen (Ruhr), le plafond au-dessus de la base d'Elvington est très bas. Dix avions atterrissent normalement. Le 11ème, celui du lieutenant Deplus, annonce par radio qu'il ne peut sortir sa roulette de queue. Il reçoit du Flying Control l'ordre d'aller se poser sur l'aérodrome de détresse de Carnaby, spécialement conçu pour accueillir les avions en fifficulté.

Sur le chemin qui le conduit à Carnaby, l'avion percute une colline pour une raison inconnue, à Scorton (5 miles W. de Helmsley, Yorkshire). Aucun survivant.

Tous ont été inhumés à Harrogate, le 21.3.1945, le R.P. Meurisse officiant.

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Equipage du Lt GONTHIER

Equipage du Lt GONTHIER. 

Sq.346 - 18/19.3.1945 - MZ741 - English Electric - 4.6. AU 23.6.1944.

Equipage:

Lt GONTHIER +, S/Lt CAPDEVILLE +, Sgt/C DUSSAULT +, Sgt/C RAYNAUD, Sgt/C PATRIS +, Sgt HELLMUTCH +, Sgt SAINTSEVIN +.

Au cours d'une mission sur Witten, pendant le trajet aller, le Halifax du lieutenant Gonthier tombe en panne de moteur. Les règlements l'autorisent à faire demi-tour. Déjà victime de ce type d'incident à plusieurs reprises, le lieutenant Gonthier décide cette fois de poursuivre sa mission. Il continue donc sa route vers l'objectif et largue ses bombes sur l'objectif.

Au retour, il est attaqué par un chasseur et s'écrase au sol à Nöllenberg.

Seul le radio est sauvé par son parachute. Les 6 tués ont été inhumés au cimetière catholique de Beyenburg.

Squadron 347.

 

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S/Lt VIEULES

 

Sq.347 - 6.7.1944 - LK728 - Fairey Aviation - 26.11.43 au 10.1.44.

Equipage:

S/Lt VARLET +, Lt CHAPRON +, S/Lt VIEULES +, Adjt CHARAUDEAU +, Adjt CHARLIER +, Adjt ECKHARDT +, Sgt GODARD +.

Au retour de la mission contre le bunker de Mimoyecques qui abritait les canons V3 à longue portée destinés à tirer sur la région londonienne, l'appareil s'écrase à environ 30 kms du terrain d'Elvington à Thorne (Yorkshire) pour une raison indéterminée. L'équipage périt carbonisé. Tous ont été inhumés au cimetière d'Harrogate le 11 juillet 1944.

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Equipage du Lt BALAS.

Sq.347 - 8.8.1944 - NA529 - Fairey Aviation - 18.4 au 2.6.1944.

Equipage:

Adjt MILLET +, Lt BALAS +, Adjt/C MEYER +, Sgt DESRUMEAUX +, Adjt SIRE +, Sgt ACEZAT +, Adjt FLAMAND +.

Touché par la Flak au passage de la côte française, l'avion s'abat en flammes avant d'atteindre l'objectif Fromentel (Base de V1). L'adjudant Meyer réussit à sauter en parachute. Il sera mitraillé et tué par les Allemands pendant sa descente.

Les autres membres de l'équipage restent prisonniers de l'avion qui s'écrase au sol. Les 7 tués ont été inhumés au cimetière de St Omer, Mr l'abbé Nègre, aumônier du Foyer du soldat officiant.

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Equipage du Cne MILLET. 

Sq.347 - 3.9.1944 - NA616 - Fairey Aviation - 21.7 au 17.9.1944.

Equipage:

Adjt ROUILLAY +, Cne MILLET, Lt ALLEGRE +, Sgt/C SOUILLARD +, Sgt MOREAU +, Sgt VAYSSADE, Sgt/C WITZMANN +.

Mission sur Venloo.

Atteint par la Flak allemande à la verticale de l'objectif, le pilote Rouillay et le mécanicien Moreau restent prisonniers de l'avion qui s'écrase au sol à la frontière germano-allemande.

Allègre, Witzmann et veillard sont massacrés au sol par les Allemands.

Inhumation au cimetière de Wakun (N.E. de venloo).

Millet et Vayssade sont fait prisonniers.

Cet accident est le premier de ceux dans lesquels le pilote et le mécanicien restent solidaires dans l'avion en perdition tandis que les autres membres de l'équipage sautent en parachute.

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Sq.347 - 11.9.1944 - NA606 - Fairey Aviation - 21.7 au 17.9.1944.

Equipage:

Lt BERTHET +, Lt PATURLE +, Cne HILAIRE +, Sgt/C JENGER +, Adjt MADAULE +, Sgt/C EYRAUD +, Adjt OGER.

Atteint par la Flak au-dessus de l'objectif (Gelsenkirchen), l'avion explose et s'écrase à Sterkrade. L'adjudant Oger mitrailleur-arrière est le seul rescapé.

Les 6 tués ont été inhumés au cimetière nord de Düsseldorf.

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Sq.347 - 11.9.1944 - NA515 - Fairey Aviation - 28.4 au 2.6.1944.

Equipage:

Adjt LIDON, Lt LAC, S/Lt ROTTE +, Sgt MORIN, Adjt PUTHIER, Sgt BENET, Sgt/C NONNENMACHER.

Mission sur Gelsenkirchen.

Atteint par la Flak au-dessus de l'objectif, l'avion est gravement endommagé et le sous-lieutenant Rotte, bombardier est tué au cours de la visée. Dans des conditions difficiles l'équipage réussit à ramener l'avion en Angleterre (à Woodbridge).

Rotte a été inhumé au cimetière régional de Cambridge le 16 Septembre 1944, le R.P. Meurisse, aumônier, officiant.

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equipage courvalin 75916671

Equipage du Lt COURVALIN.

 

Sq.347 - 28.10.1944 - NA519 - Fairey Aviation - 28.4 au 2.6.1944.

Equipage:

Lt DELEUZE, Lt COURVALIN, Asp. VEZOLLE, Sgt CHABOUD, Sgt/C JUSTE, Sgt MEAU, Sgt BASTIAN.

Mission sur Cologne.

A la tombée de la nuit, dans des conditions de givrage très sévères, les moteurs ne fonctionnent plus normalement. Le pilote, le lieutenant Deleuze, réussit cependant à amerrir.

Dans un délai extrêmement réduit l'équipage est sauvé par les Services Britanniques de Sauvetage en Mer dont l'efficacité s'est révélée une fois de plus remarquable.

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equipage person 60664621

Equipage du Cne PERSON. 

Sq.347 - 6/7.12.1944 - NR153 - English Electric - 26.9 au 15.10.1944.

Equipage:

Cne PERSON +, Lt JOLY, Lt BLOT, S/Lt ADNET +, S/Lt BOURDEROTTE, Sgt/C CHEVALIER, Sgt/C GERARD.

Mission sur Osnabruck.

Le Halifax du capitaine Person est attaqué par un chasseur ennemi après le passage sur l'objectif. Tout l'équipage à l'exception de Person saute en parachute. Person sera retrouvé mort dans l'avion à Wachendorf.

Adnet opéré par les chérurgiens allemands ne devait pas survivre. Gérard est emputé des deux jambes. Person et Adnet ont été inhumés au cimetière de Lingen-Ems.

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EQUIPAGE LEROY 74159764

Equipage du Lt LEROY. 

Sq.347 - 24.12.1944 - MZ489 - London Aircr.P. - 25.9 au 20.11.1944.

Equipage:

Sgt/C BAILLON +, Lt LEROY + Sgt GAUTHERET +, Adjt GRANIER +, Sgt/C DURAN, Sgt GUEDEZ, Sgt EVEN.

En abordant la Ruhr, le Halifax du lieutenant Leroy est touché par la Flak. En dépit des avaries, l'équipage décide de poursuivre la mission. Il bombarde l'objectif, l'aéroport de Mulheim-Essen.

Un peu plus tard, l'appareil est de nouveau sévèrement atteint. L'ordre d'évacuation est donné. Le pilote, le sergent-chef Baillon, reste aux commandes pour maintenir l'avion en ligne de vol, tandis que les six autres membres de l'équipage, l'un après l'autre, évacuent l'avion. Hélas, deux seulement survivront, les quatre autres étant assassinés peu après avoir touché le sol.

Baillon périra dans l'avion qui s'écrase au sol. Il fait partie de cette cohorte des pilotes de bombardement qui se sont sacrifiés pour que le reste de l'équipage survive. Tous sont morts en héros anonymes.

Les 5 tués ont été inhumés au cimetière Nord de Düsseldorf.

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equipage cottard 79975979_o

Equipage du Lt COTTARD. 

Sq.347 - 2/3.1.1945 - MZ984 - Rootes Secur. Ld - 29.8 au 30.9.1944.

Equipage:

Sgt LECLERCQ +, Lt COTTARD, Adjt ADAOUST, Sgt/C MOREL, Sgt DUFAUR, Sgt USAI, Sgt/C AUBIET.

Mission sur Ludwigshaven.

Le Halifax du lieutenant Cottard est abattu par la D.C.A. américaine à Courcelles, région de Metz. Le pilote, le sergent Leclercq meurt prisonnier de l'avion qui s'écrase au sol. Il avait 19 ans. On trouve là un nouvel exemple d'un pilote se sacrifiant pour que le reste de l'équipage puisse évacuer.

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equipage courvalin 75916671

Equipage du Lt COURVALIN.

Sq.347 - 5/6.1.1945 - LL557 - Rootes Secur. Ld - 13.5 au 8.7.1944.

Equipage:

Lt DELEUZE, Lt COURVALIN, Aspt. VEZOLLE +, Sgt CHABOUD, Sgt/C JUSTE, Sgt MEAU +, Sgt BASTIAN.

Mission sur Hanovre.

Sur le chemin du retour, le Halifax du lieutenant Courvalin est attaqué par un chasseur de nuit. L'incendie se déclare et l'ordre d'évacuation est donné.

Le bombardier, le navigateur et le radio sautent par la trappe avant.

Le mitrailleur-supérieur Bastian et le mécanicien Juste aident Meau à évacuer, puis sautent à leur tour.

Deleuze, après s'être assuré que tout le reste de l'équipage a évacué, branche le pilote automatique et saute à son tour.

L'équipage sera fait prisonnier à l'exception de l'aspirant Vezolle tué au sol sous prétexte d'évasion et du sergent Meau qui sera abattu par un garde civil, peu après avoir touché le sol. Deleuze et Bastian réussiront l'un et l'autre une évasion spectaculaire.

Vezolle a été inhumé le 10.1.45 au Parish Cimetière d'Imbremburen (25 km W. d'Osnabrück) et Meau le 8.1.45 au Cimetière Catholique de Saerbruck (30 km S.W. d'Osnabrück).

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Equipage du Lt BRACHET. 

Sq.347 - 13/14.1.1945 - LL590 - Rootes Secur. Ld - 8.7. au 29.8.1944.

Equipage:

Adjt JOUZIER +, Lt BRACHET +, Lt HABEZ, Sgt RIGADE, Adjt HUMBERT, Sgt MEMIN, Sgt/C MALTERRE +.

Au retour de mission sur Sarrebruck, le Halifax du capitaine Brachet entre en collision avec un quadrimoteur anglais dans la région de Gisors.

Le sergent-chef Malterre est tué sur le coup. L'adjudant Jouzier qui a remplacé le lieutenant Georgeon pour raison de santé et le lieutenant Brachet s'écrasent avec l'appareil. Les autres membres de l'équipage sautent en parachute et sont sains et saufs.

Brachet aurait très bien pu sauter, il a préféré aider le pilote tandis que le mécanicien évacuait.

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equipage bresson 38147504

Equipage du Cne BRESSON.

Sq.347 - 16/17.1.1945 - NA572 - Fairey Aviation - 9.6. au 18.7.1944.

Equipage:

Cne BRESSON +, Cne de SAUVEBEUF, Lt RONA, Adjt RABIER, Sgt KANNENGIESSER, Sgt/C POILBOUT +, Sgt MARTIN.

Mission sur Magdebourg.

Le Halifax du capitaine Bresson est abattu par la Flak. Le Cne Bresson et le Sgt/c Poilbout restent prisonniers de l'avion qui s'écrase au sol.

Les 5 autres membres de l'équipage sont sains et saufs. Kannengiesser, fait prisonnier, réussira une évasion spectaculaire.

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equipage marin 65538641

Equipage du Cne MARIN. 

Sq.347 - 16/17.1.1945 - MZ986 - Rootes Secur. Ld - 29.8 au 30.9.1944.

Equipage:

Cne MARIN +, Lt FRANGOLACCI, Lt MINVIELLE, Adjt/C VUILLEMOT +, Adjt VILLENEUVE +, Sgt/C DARGENTON +, Sgt/C MEUNIER.

Mission sur Magdebourg.

Au cours de la ligne droite qui précède le bombardement, le Halifax du capitaine Marin est gravement endommagé par la Flak. Celui-ci est tué à son poste de pilote.

Vuillemot saute mais son corps ne sera jamais retrouvé.

Villeneuve et Dargenton n'ont pas dû pouvoir évacuer.

Les 3 autres membres de l'équipage de l'équipage sautent en parachute et sont sains et saufs. L'avion s'écrase entre Wülfingen et Poppenburg (14 Km W. de Hildensheim).

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Equipage du Lt PETUS. 

Sq.347 - 22/23.1.1945 - LL587 - Rootes Secur. Ld - 8.7 au 29.8.1944.

Equipage:

Lt PETUS +, Lt DESESSARD, Lt MIGNON, Adjt COQUERON, Sgt TRIBERT +, Sgt/C LINDEBERT, Adjt RIVIERE.

Au retour d'une mission sur Gelsenkirchen, l'avion du lieutenant Pétus s'écrase dans la campagne à Grafton Underwood (S.W. de Petersborough).

Le lieutenant Pétus et le sergent Tribert sot tués.

L'adjudant Coqueron, dont le parachute ne s'est pas ouvert, atterrit sur un tas de neige qui amortit sa chute. Bien que brièvement blessé à la colonne vertébrale, il réussira, après des mois et des mois de rééducation, à retrouver une vie presque normale.

Les autres membres de l'équipage s'en sortent sains et saufs.

Les 2 tués ont été inhumés au cimetière d'Harrogate le 26 Janvier 1945.

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Equipage du Cne STANISLAS. 

Sq.347 - 7/8.2.1945 - NA260 - Rootes Secur. Ld - 2.12.1944 au 30.1.1945.

Equipage:

Adjt/C AULEN +, Cne STANISLAS, S/Lt ROGNANT +, Sgt/C BERDEAUX +, Sgt/C PATRY +, Sgt BORDIER +, Sgt BORDELAIS +.

Au cours d'une mission sur Goch, le Halifax du Cne Stanislas, atteint par la rafale d'un chasseur de nuit, explose, Sans savoir ni pourquoi ni comment, le Cne Stanislas se retrouve dans les airs, suspendu aux sangles de son parachute. Il sera le seul rescapé de cet accident.

Le crash a eu lieu sur la commune de Asten (25 Km S.W. de Eindhoven).

Aulen, Berdeaux et Bordelais ont été inhumés au cimetière de Woensel à Eindhoven.

Rognant, Patry et Bordier ont été inhumés au cimetière militaire français de Kabelle (Hollande).

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Equipage du Lt PELLIOT. 

Sq.347 - 7/8.2.1945 - NA197 - Rootes Secur. Ld - 31.10 au 2.12.1944.

Equipage:

Sgt/C BAGOT +, Lt PELLIOT +, Lt ROLLET, Sgt/C BRILLARD, Adjt MOLL, Sgt Le MITOUARD +, Adjt LOISELOT.

Au cours d'une mission sur Goch, le Halifax du lieutenant Pelliot a été abattu par la chasse avant l'objectif. Le crash a eu lieu à Veluwe près d'Asten (hollande). Bagot, Pelliot et le Mitouard sont tués. L'adjudant Loiselot remplaçait le sergent-chef Besnard au cours de dette mission pour raisons de santé.

Le Lt Pelliot a été  inhumé au cimetière de Woensel à Eindhoven.

L'avion avait encore ses bombes quand il a heurté le sol. Il a explosé. Bagot et Le Mitouard restés dans l'avion ont été pulvérisés.

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EQUIPAGE TERRIEN 85134467_o

Sq347 - 3/4.3 1945 - NA680 - Fairey Aviation - 17.9 au 18.11.1945.

Equipage:

Lt LAUCOU +, Asp VIEL, S/Lt GIROUD, Sgt POCHONT, Sgt LEMASSON +, Sgt HEMERY, Sgt CHARRIERE.

Le même scénario se produit pour Laucou. Tandis que 5 membres de l'équipage réussissent à sauter, il restera prisonnier avec son mécanicien dans l'avion qui s'écrase au sol. Laucou et Le Masson ont été inhumés au cimetière régional de Cambridge le 10 Mars 1945.

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Equipage du S/Lt TERRIEN.

Sq.347 - 3/4.3.1945  - NA520 - Fairey Aviation - 28.4 au 2.6.1944.

Equipage:

S/Lt TERRIEN +, S/Lt MOSNIER, S/Lt MICHELON, Sgt DUGARDIN, Adjt PUTHIER, Sgt DELAROCHE, Sgt DUNAN.

L'avion très sérieusement touché prend feu immédiatement. Terrien donne l'ordre d'évacuation et reste à son poste. Il y trouvera la mort après avoir sauvé ses 6 compagnons. Terrien a été inhumé au cimetière d'Harrogate le 9 Mars 1945.

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Sq.347 - 14/15.3.1945 - NA681 - Fairey Aviation - 17.9 au 18.11.1944.

Equipage:

Adjt/C VIDAL, Lt GUENOIS, S/Lt PICOT, Sgt CHANSON, Adjt PORTESSEAU +, Adjt BRUNO, Sgt PIZEL.

Au retour d'une mission sur Homberg (Palatinat), l'avion, très gravement atteint par la Flak, effectue un atterrissage forcé en Belgique et prend feu.

L'adjudant Portesseau qui a remplacé Gauthier, mort de maladie en Angleterre, est tué. Il a été inhumé à Neuville-en-Condraz (Belgique).

L'adjudant-chef Vidal est grièvement blessé.

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Sq.347 - 14/15.3.1945 - MZ909 - English Electric - 2.8. au 29.8.1944.

Equipages:

Cne BRUNET +, S/Lt FAUCHET +, Asp. TROLARD +, Sgt MILLER +, Sgt LUGARO +, Sgt DE LAUZIN +, Sgt GIRAUDIN +.

Au retour de la même mission, abattu par un chasseur de nuit, l'équipage du capitaine Brunet est porté disparu. Ils ont été inhumés au cimetière américain de Grand Failly (Meurthe et Moselle), 8 Km 500 au N.W. de Longuyon. Le Sgt Lugaro n'était pas mort sur le coup et fut assassiné par les S.S. 'Autopsie du docteur américain Max Berg).

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equipage ostre 74993369

Equipage du Cdt OSTRE.

Sq.347 - 15/16.3.1945 - NR287 - English Electric - 23.11 au 5.12.1944.

Equipage:

Cdt OSTRE +, Cne CHEVALIER +, Lt CHEMIN +, Adjt CHABRES +, Sgt/C SCIOLETTE, Sgt RAMOND +, Sgt/C TILLIERS.

Au retour de mission sur Hagen (Ruhr), l'avion s'écrase sur les collines au N.E. d'Elvington.

Ostré, Chevalier, Chemin, Chabres, et Ramond périssent dans l'accident.

Le mécanicien Sciolette qui se trouvait à l'arrière de l'appareil pour vérifier qu'aucune bombe ne restait dans l'avion et le mitrailleur de queue Tilliers échappent à la mort.

A noter que l'équipage Ostré effectuait cette nuit-là l'ultime mission de son tour d'opérations.

Les 5 tués ont été inhumés au cimetière d'Harrogate le 21.3.1945, le R.P. Meurisse, officiant.

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capitaine hautecoeur 81119631_o       Sgt MENNETRET 62629446      Sgt LEDUC 52139196_p

Cne HAUTECOEUR                   Sgt MENNETRET                             Sgt LEDUC

Sq347 - 25.4.1945 - NP921 - Handley Page Ld - 11.12 au 21.12.1944.

Equipage:

Sgt/C MERCIER +, Cne HAUTECOEUR +, Cne JACQUOT +, Sgt/C BARITEAU +, Sgt MENNETRET + Sgt FERRERO + Sgt LEDUC +.

Peu après être passé sur l'objectif, le Halifax du capitaine Hautecoeur, touché de plein fouet par un obus de Flak, est coupé en deux, la queue s'écrase au sol et l'avant va se perdre en mer.

Le capitaine Hautecoeur commandait la deuxième escadrille du groupe Tunisie. Il meurt au cours de la dernière mission des Groupes Lourds français.

Polytechnicien, d'une droiture exceptionnelle, fils unique, sa perte sera douloureusement ressentie par ses parents qui ne s'en consoleront jamais. Il était leur unique enfant.

Hautecoeur, Bariteau, Ferrero et Leduc ont été inhumés sur la plage de Wangerooge. Les trois autres membres d'équipage ont été présumés perdus en mer.

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MEMBRES DU PERSONNEL NON NAVIGANT

TUES EN PREPARANT UNE MISSION.

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De gauche à droite:

2° cl. MAUPETIT, 2° cl. JEANNELLE, Adjt Lucien GOSSOT, 2° cl. Alfred NUNES.

(collection: Jean-Marc NUNES)

Groupement n°1 28.12.44 NA 174 Rootes Secur. Ld 31.10 au 2.12.1944.

Cap STALENQ +, 2° cl. ANTONIO +, 2° cl. MAUPETIT +, 2° cl. ANDREV +, 2° cl. CONSENTINO +, 2° cl. GIMENEZ +, 2° cl. GOMEZ +, 2° cl. JEANNELLE +.

Le 28 Décembre 1944 vers 14h30 alors qu'on préparait une mission sur Munchen-Gladbach, le Halifax NA 174 était au chargement quand tout à coup on entendit une explosion formidable : une bombe avait éclaté faisant 8 morts et 5 blessés.

Les obsèques ont eu lieu au cimetière d'Harrogate, le R.P. Meurisse, aumônier, officiant sous la présidence du Colonel Bailly. L'accident entraîna également six morts parmi le personnel britannique.

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MEMBRES D'EQUIPAGES TUES OU ACCIDENTES

A L'ENTRAINEMENT EN GRANDE-BRETAGNE

20° O.T.U. 21.3.44. Wellington III X 3545.

Sgt/C CARDONNA +, Lt VANDENADELLE +,Lt LECOMTE +, Sgt/C BILLOT +, Sgt/C AMBULH +, Sgt BRUNEAU +.

L'avion Wellington X 3545 avait décollé de Leuchars à 20h31 pour rentrer à Miltown. Dernier message à 21h27 reçu par la station de Wick. "Je retourne à ma base". Puis, plus rien. Les causes de la disparition restent inconnues. Une enquête a été menée par la R.A.F. mais n'a donné aucun résultat. Les corps n'ont pas été retrouvés.

Un service religieux catholique a été célébré en la chapelle de Miltown le 28 Mars 1944.

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20° O.T.U. 26.5.1944 Wellington XMF 553.

Cne RICHARD +, Lt BLOT +, S/Lt VLES, Sgt FISHBACH +, Sgt ALLAIN, Sgt SOURY-LAVERGNE, S/Lt PONTON +.

L'avion Wellington MF 553 effectuait un "cross-country" de nuit au départ de Lossiemouth. Après trois givrages successifs, l'avion a percuté un arbre à la sortie d'un cumulus à basse altitude. Aussitôt l'incendie s'est déclaré à bord. Le Sgt Soury-Lavergne ont eu les deux mains brûlées en voulant sauver leur capitaine et ont été hospitalisés. Le Lt Vlès contusionné a rejoint Lossiemouth. L'avion s'est abattu à 1h de matin à Consett (Durham), 60 miles au nord d'Harrogate près de Ouston. Les 4 tués ont été inhumés au cimetière d'Harrogate le 30 Mai 1944, le R.P. Meurisse, aumônier officiant.

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20° O.T.U. 28.10.1944 Wellington XLP 672.

Sgt/C COMTE +. (Il est mort dans les bras de mon père)

En faisant le tour de l'avion, le pilote Sgt/C COMTE est tué par l'hélice d'un des moteurs. Il est 0h30.

Le Sgt/C COMTE a été inhumé dans le petit cimetière situé près du terrain de Lossiemouth.

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20° O.T.U. 18.12.1944 Wellington XLP 546.

Sgt FOURCADE +.

Au cours d'un cross-country par très mauvais temps (nuages et givrage) le Sgt Fourcade à la suite d'une mésentente dans la conversation de bord, croit qu'il faut évacuer le bord et saute. L'avion poursuit sa mission et rentre à sa base. Le corps n'a pas été retrouvé.

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166° H.C.U. 19/20.5.1944. Hal. dg 231.

S/Lt CHOURNIOZ +, Lt BECAM, Adjt/C VIGNOLLES +, Adjt WEBER +, Adjt MARCHI +, Sgt/C RETORE.

Au cours d'un "Cross-country" à 20 000 pieds, le feu prend au moteur extérieur gauche. Ordre est donné de sauter. Le mitrailleur-arrière Sgt/C Retoré abandonne sa tourelle, le radio Weber et le navogateur Becam sautent par la trappe avant. Le pilote Chournioz reste à son poste où il sera trouvé carbonisé. Le mécanicien Marchi, le bombardier Vignolles et le mitrailleur-supérieur Lemousser ont tenté d'évacuer par la trappe médiane. Seul l'Adjt/C Marchi é réussi à sauter, mais son parachute accroche l'antenne et se met en torche. Son corps fut retrouvé à 100 m de l'avion. Vignolles et Lemouser furent trouvés carbonisés dans le fuselage. Lieu du crash : Haverfordwest (Pembrokshire, Wales).

Les 4 tués ont été inhumés au cimetière interallié de Haverfordwest, le 23.5.1944, le R.P. Meurisse, aumônier officiant.

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1663° H.C.U. 8.11.1944 Hal. DK 149.

Sgt MAUROUX +, Lt VIAL +, Adjt TOIRON +, Sgt DIDIER-LAURENT +, Sgt CROLAS +, Sgt DELPECH +, Sgt TOURNON +, Sgt NOYEZ +, Sgt PINELLI.

Entraînement avec un chasseur. L'équipage comprenait deux mécaniciens passagers Noyez et Pinelli. Collision à 15h24. Le bombardier percute le sol à 6 miles à l'est de Pocklington (Yorkshire). L'avion se mit aussitôt en flammes et les 9 équipiers furent tués.

Le Sgt Mauroux (protestant) a été inhumé le mardi 14 Novembre au R.A.F. Cimetery de Broockwood (Surrey).

Les 8 autres victimes ont été inhumés le 14 Novembre au cimetière d'Harrogate, le R.P. Meurisse, aumônier, officiant.

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1663° H.C.U. 24.2.1945 Hal. PN 366.

S/Lt GRIMAUD +, Lt DEDIGU +, Aspt. ROQUE +, Sgt ROUGIER +, Sgt/C ARRACHE-QUESNE +, Sgt LAURENT +, Sgt/C BLASSIEAUX +.

Cross-country le 24 Février 1945, au départ de Rufforth. Pour des raisons inconnues, l'avion s'abat à 22h00 près de Cottesmore. Les 7 membres d'équipage sont tués.

Ils ont été inhumés le 2 mars 1945 à Cambridge-Borough Cimetery-Newmarket Road, Mr l'abbé Masson officiant.

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MEMBRES D'EQUIPAGE TUES OU ACCIDENTES AU DEPART

D'ELVINGTON POUR LA FRANCE.

harrogate (2)

Sq. 347 29.10.1945 RG 561.

Sgt/C ROQUE, S/Lt WELLARD +, Sgt PRADES +, Sgt BAUD, Sgt GALEA, Sgt BOURGUND, Sgt BOISSAVIE, plus 5 passagers.

Le lundi 29 Octobre 1945, vers midi, le Sq. 347 faisait mouvement d'Elvington vers la France (Bordeaux-Mérignac). L'avion RG 561 décollait l'avant-dernier à 11h56. Peu de temps après, dans de très mauvaises conditions atmosphériques, l'avion ne pouvait prendre de l'altitude et faisait un atterrissage forcé dans un champ près de Estrick à 15 miles d'Elvington. Des prisonniers de guerre allemands et italiens, qui travaillaient dans le champ, se précipitèrent pour dégager l'équipage du fuselage. Il y eut 2 tués et 6 blessés qui furent soignés à l'hôpital militaire de York.

Les 2 tués, S/Lt Wellard et le Sgt Prades, furent inhumés au cimetière d'Harrogate en présence d'un chapelain de la RAF et du Révérend Canon Bentley de l'église Sr Robert d'Harrogate, le 2 Novembre 1945.

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