HALIFAX GROUPES LOURDS FRANCAIS SQUADRONS 346 et 347 R.A.F
Pour le souvenir des Groupes Lourds Français squadrons 346 et 347 basés a ELVINGTON en Grande-Bretagne 1944/1945 - 2/23 "GUYENNE"
1/25 "TUNISIE"
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Mr Jean-Paul HIBLOT, Mr Hervé MARIN, Mr Jean CAILLET, Mr Paul BOGAERT, Mme Chantal ALLAIN.(Absent pour raison de santé Mme Nicole ALLAIN, Mme Suzanne CALMEL, Mr Dominique THIRY, Mr Pierre THIRY et Mr Jean-Paul CHURET. (Absent pour raisons familiales).
Les portes-drapeaux des différentes Associations.
(collection: Jean-Michel GRAVAUD)
Mr Ian REED, Général de LESPARS, Mme Chantal ALLAIN, Mr Des MAHON un ami Anglais du Yorkshire Museum, Mr Jean CAILLET, Mr Lucien MALLIA.
Les porte-drapeaux: Gérard GUERINET de la Manche, Michel COLLE de la Seine-Maritime, Sergent COLLIN, Sergent FLOREK, Adjudant/Chef DELROISE, au centre le Général de LESPARS, et le Sergent GINEUX organisateur de la cérémonie.
De gauche à droite:
Mr Ian REED, Mr VIGNAUD, Mr BILLARD, Mr Jean CAILLET, Mr Camille COQUOT, Mr Paul BOGAERT.
Discours de Monsieur Jean-CAILLET
De gauche à droite:
Mr Claude GINEUX, Mr Ian REED, Mr Lucien MALLIA, Mr VIGNAUD, Mr BILLAUD, Mr Camille COQUOT, Mr Hervé MARIN, Mr Paul BOGAERT.
Sergent Claude GINEUX, Général de LESPARS .
(collection: Jean-Michel GRAVAUD)
De gauche à droite:
Claude GINEUX, Général de LESPARS, Mr Ian REED, Mr BILLAUD, Mr VIGNAUD, Mr Paul BOGAERT, ??, ??.
(collection: Jean-Michel GRAVAUD)
De gauche à droite:
Mr Lucien MALLIA, Mr Jean CAILLET, Mr Philippe DUCASTELLE, Mr Marcel DIOLOGENT (Vice-Président de l'Association JUBILEE Dieppe).
Mr Ian REED, Mr Lucien MALLIA, Mr Gary STERNE, Mr Jean CAILLET, Mr DUCASTELLE Philippe Mr Marcel DIOLOGENT.
Mme Nicole ROUSSEAU PAYEN fille du Capitaine ROUSSEAU leader des mécaniciens.
Discours de Mr Ian REED Directeur du Yorkshire air museum.
(collection: Nicole ROUSSEAU PAYEN)
De gauche à droite:
Mr Dés MAHON, Mr Jean CAILLET, Mr Robert FARELL.
'collection: Nicole ROUSSEAU PAYEN)
Église de Maisy
Plaque commémorative en souvenir des victimes du 6 juin 1944.
Le voeux du Commandant Emile BLANC à été exaucé, j'ai déposé sur la tombe de monsieur Marcel DESTORS qui était maire de la commune de Maisy lors du bombardement de la batterie, une modeste rose pour lui rendre hommage, ainsi qu'aux victimes du village le 6 juin 1944.
Le commandant Emile BLANC aujourd'hui âgée de 90 ans aurait j'en suis sur voulu faire ce geste lui-même.
Au cours de cette mission, le Halifax du lieutenant Pelliot a été abattu par la chasse avant l'objectif. Le crash a eu lieu à Veluwe près d'Asten (Hollande). Bagot, Pelliot et Lemitouard sont tués. L'adjudant Loiselot remplaçait le sergent-chef Besnard au cours de cette mission pour des raisons de santé. Le lieutenant Pelliot a été inhumé au cimetière de Woensel à Eindhoven. L'avion avait encore ses bombes quand il a heurté le sol. Il a explosé. Bagot et Lemitouard restés dans l'avion ont été pulvérisés.
(collection: Simon FERRER)
Au-dessus de la flèche Jean FERRER mécanicien au sol.
Au retour de cette mission, le Halifax du capitaine Stanilas, atteind par une rafale d'un chasseur de nuit, explose Sans savoir ni pourquoi, ni comment, le capitaine Stanislas se retrouve dans les airs, suspendu aux sangles de son parachute. Il sera le seul rescapé de cet accident.
Le crash a eu lieu sur la commune d'Asten (25 km sud-ouest de Eindhoven). Aulen, Berdeaux et Bordelais ont été inhumés au cimetière de Woensel à Eindhoven0
Rognant, Patry et Bordier ont été inhumés au cimetière militaire français de Kapelle (Hollande).
Assis à gauche en tenue kaki le capitaine Stanislas avec les navigateurs du 1/25 Tunisie.
Stèle du S/Lt Rognant au cimetière de Zwartbroek, village proche d'Asten.
(collection: Geneviève Bordier)
Le Sgt/C Patry repose dans son village en Charente-Maritime, tout comme le Sgt Bordelais à Arès (33), Adjt/C Aulen dans son village près de Dijon, le Sgt/C Berdeaux a été ramené en Algérie. Sa fille que j'ai retrouvée en région parisienne en 2012, me disait le malheur et la douleur qu'elle ressent encore, car en 1962 lorsque la famille est rentrée en Métropole définitivement, le corps a été laissé, et elle sait que le cimetière (comme tant d'autres) a été profané.
(Source: Geneviève Bordier)
Les élèves et cadres de la Base 721.
De gauche à droite:
Colonel Failhousbe Cdt en second de la B 721, Colonel Stanislas Cdt de la Base 721, Colonel Tarbos Directeur de l'Ecole Supérieur de Guerre Aérienne.
Nous allons décoller d'un instant à l'autre et je ne sais même pas si j'aurais le temps de finir ce mot avant l'ordre d'embarquer; j'ai ma grosse combinaison, mon harnais, mes bottes... tout un attirail qui pèse bien 15 kg, dans cette grande salle d'attente tapissée de cartes, à moitié occupée par de grande tables, plusieurs équipages français et anglais attendons l'ordre départ.
Op vrijdag 7 februari is 'de Doublecrash in de Peel' onder internationale belangstelling herdacht. Het dubbele vliegtuigongeluk vond 75 jaar geleden - op 7 februari 1945 - plaats in Heusden en Nederweert. De crashes werden op twee locaties herdacht; Museum Klok & Peel en op de crashlocatie Veluwsedijk/Kokmeeuwenweg in Heusden.
Discours du Commodore bd Tom de Bok dans la salle de l'Orangerie.
Le maître de cérémonie Geert Van de Boomen.
Le Commissaire du roi Wim vd Donk.
Le Commissaire lors de son discours.
Piet Snijders explique son livre Double Crash.
Le maire Hubert Vos ouvre le mémorial.
Commodore bd Tom de Bok au nom du KLu.
Les enfants de l'école Antoniusschool lisent un poème.
En arrière plan la harpiste Inge Frimout.
Les familles françaises avec le commissaire et l'auteur Piet Snijders.
Les familles françaises derrière le Commissaire du roi Win vd Donk, famille Rognant, Paul Bogaert Président de l'A.A.A. des Groupes Lourds et Madame Bogaert, ?? , Piet Snijders.
Discours de Geneviève Bordier.
Discours de monsieur Paul Bogaert.
Paul Bogaert président de l'A.A.A. des Groupes Lourds et Geneviève Bordier dévoilent le monument.
Un groupe d'initiative dépose une couronne pour Harrie et Piet.
(Photos: Willemien Geboers - Martien Van Bussel)
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Le mystère enfin résolu.
Le mystère du soi-disant Double Crash du NA260 et du NA197 a été résolu. Le NA260 s'est écrasé avec cinq passagers dans le Weerterbos, municipalité de Nederweert. C'est à 12 km d'Asten-Heusden. Occupant Rognant a atterri à Weert-Laar et est mort d'une blessure par balle. Gustave Stanislas a survécu; mon père l'a rencontré le 8 février 1945 à Nederweert. Les années d'incertitude entourant ces héros de guerre français sont désormais définitivement débarrassées de toute fiction. Lisez la vraie histoire dans l'e-Book qui est téléchargeable gratuitement. Y compris un résumé en français.
Le français en bas / English below In de nacht van 7 op 8 februari 1945 vond er een korte maar hevige luchtoorlog plaats in het luchtruim boven het Brabants-Limburgse grensgebied. De strijd was niet één strijdperk maar was verdeeld over drie
La Base 113 de Saint-Dizier sous les ordres du colonel Auzias, commandant de la base.
Les musiciens de la musique de l'air, et une délégation d'aviateurs en arme de la base de Saint-Dizier, escadrons du Gascogne et Aquitaine héritiers des couleurs du Guyenne et du Tunisie.
Christian PELISSIER, Claire PACCALIN de France 24, Genevieve MONNERIS.
Avec la veste rouge Mme Rachel SEMLYEN présidente du Yorkshire Air Museum.
https://yorkshireairmuseum.org
De gauche à droite:
Christian PELISSIER Vice-président de l'A.A.A. des Groupes Lourds, ??, Eric POISSONNIERE maire de Grandcamp-Maisy, M. THOMINE.
De gauche a droit:
Colonel BROINE DMC Calvados, Colonel AUZIAS commandant de la Base 113 de Saint-Dizier, Christian PELISSIER Vice-Président de l'A.A.A. des Groupes Lourds, Mme Patricia GODY-DUQUESNE, conseillère départementale, Eric POISSONNIERE maire de Grandcamp-Maisy, M. THOMINES, Colonel Jonathan EDMONTON de la RAF, a droite en arrière plan Mme PERESSE.
Christian PELISSIER, Vice-Président de l'A.A.A. des Groupes Lourds.
Discours de Christian PELISSIER Vice-président de l'A.A.A. des Groupes Lourds.
Colonel Jonathan EDMONTON officier de liaison de la RAF auprès de l'armée de l'air et de l'espace.
Discours du Colonel Jonathan EDMONTON officier de liaison attaché de la RAF auprès de l'armée de l'air et de l'espace.
Monsieur Eric POISSONIERE maire de Grandcamp-Maisy.
Mme Rachel SEMLYEN présidente du Yorkshire Air Museum, Colonel Jonathan EDMONTON officier de liaison de la RAF auprès de l'armée de l'air et de l'espace.
Colonel AUZIAS commandant de la base 113 de Saint-Dizier, M. Eric POISSONNIERE maire de Grandcamp-Maisy.
M.Christian PELISSIER Vice-Président de l'A.A.A. des Groupes Lourds, Colonel BROINE DMC Calvados, Colonel Jonathan EDMONTON attaché de l'air RAF, Colonel AUZIAS commandant de la Base 113 de Saint-Dizier, M. Eric POISSONNIERE Maire de Grandcamp-Maisy.
Les portes drapeaux des différentes Associations
Christian PELISSIER Vice-Président de l'A.A.A. des Groupes Lourds, Claire PACCALIN France 24.
Paul BOGAERT Président de l'A.A.A. des Groupes Lourds.
M. et Mme MARTIN. (Fille de Léonce SEMAIL mitrailleur-arrière de l'équipage du Lt COCHO 2/23 Guyenne - Squadron 346)
Rachel Semlyen Présidente du Yorkshire Air Museum, Ian Richardson, Cne ROUCK Base 106 Bordeaux.
Cne Rouck Base 106 Bordeaux.
La délégation des aviateurs en arme de la base 113 de Saint-Dizier, escadrons du Gascogne et Aquitaine, héritiers des couleurs du Guyenne et du Tunisie, sous les ordres du colonel AUZIAS commandant de la base.
Rachel SEMLYEN, Cne ROUCK base 106 Bordeaux.
Photo: Claire PACCALIN - France 24.
Collection: Thierry GALLET, Geneviève MONNERIS, Philippe DUCASTELLE.
Pilote: Lt J. GUIOMAR - Navigateur: Cne H. MEMIN (Cdt d'avion) - Bombardier: S/Lt R. BISMUTH - Radio: Adjt G. BAZIMON - Mécanicien: Sgt F. VAN PARYS - Mitrailleur-supérieur: Sgt Emile RICHARD - Mitrailleur-arrière: Sgt L. QUENTIN.
C'est avec une grande tristesse que je dois vous informer que notre Président d'honneur Emile RICHARD, est décédé à l'âge de 99 ans. Emile était sergent pendant la Seconde Guerre mondiale il volait sur Halifax dans la RAF à Elvington au Squadron 346 Guyenne. Il est retourné à Bordeaux -Mérignac avec le 346, et s'est installé localement avec son épouse Hugette, qui était Officier dans la RAFA. Il était membre de la branche Sud-Ouest depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale et était un grand partisan de l'Association.
Ses obsèques auront lieu le lundi 10 janvier à 9h 30 à l'église St Trélody, 33340 LESPARRE-MEDOC.
Emile, c'était il y a 30 ans, je venais d'entrer dans l'Association des Groupes Lourds, succèdant à mon père, beaucoup plus agé que toi.
J'étais intimidé car tu étais un de ces hommes courageux qui, à peine âgé de 18 ans, avaient décidés de ne pas capituler face au nazisme.
Vous n'étiez pas nombreux, en ce mois d'avril 1941, à prendre une telle décision. Tu t'es engagé à Salon de Provence et parti aussitôt au Maroc ou tu es engagé dans l'Aviation.
Tu seras aussitôt volontaire pour intégrer le Groupe GUYENNE de bombardement récemment créé, en partance pour l'Angleterre afin d'être versé dans le BOMBER COMMAND de la Royal Air Force.
Les Missions de bombardement de nuit sur les sites industriels de l'Allemagne se succèdent en sachant quand on part mais que peut-être on ne reviendra pas. Un équipage sur deux périra au combat.
Ton poste de mitrailleur supérieur avait une importance capitale car tu devais surveiller les 1000 Halifax. Ta vue particulièrement aigue était de la plus grande importance pour la sécurité de ton équipage. Modeste sous-officier tu fis merveille sans en tirer le moindre orgueil. Comme le disait ton alter-égo Raphaël MASSON : "vous n'étiez pas des HEROS" ... Et pourtant...
Tes Mérites furent alors reconnus dès la fin de la guerre par l'attribution de deux Médailles:
- la Croix de Guerre 39-45 avec palmes.
- la Croix du Combattant Volontaire 39-45.
Ce que tu retenais de ces missions, c'était la fraternité des membres de ton équipage. Le jour de la Victoire, vous étiez plusieurs aviateurs de pays alliés réunis à Liverpool autour d'un grand gâteau, chacun de vous a planté sur celui-ci le drapeau de son pays; le journal "Liverpool Echo" en a publié la photo que tu as gardée longtemps dans ton portefeuille avant de me l'offrir.
Document sacré que je conserve précieusement.
Ta seule déception fut l'indifférence des français pour ceux qui comme toi s'étaient battus pour un peuple passif pendant les années de Guerre. Comme ton camarade Louis GERMAIN tu en vint à ne plus parler pendant des années.
Devenu Navigateur, ce sera la Guerre d'Indochine, la Guerre d'Algérie puis les convoyages en Afrique. Ton pilote d'alors est aujourd'hui près de toi pour t'accompagner.
Toutes ces campagnes te vaudront de multiples distinctions:
- Croix de la Valeur Militaire.
- Croix d'Officier de l'Ordre du Mérite National.
- Bien sur la Légion d'Honneur dont tu seras Chevalier, puis Officier.
Peut-être aurais-tu mérité le grade supérieur?
Emile tu peux partir serein car nous sommes tous présents:
- La Royal Air Force représenté par sa Présidente du Sud-Ouest.
- Les Combattants Volontaires.
- Ceux de l'ANORAA qui t'envoient ce message: " Ce qui donne un sens à la vie, donne un sens à la mort " disait Saint Exupery, aviateur lui aussi. Aujourd'hui cette maxime s'adapte parfaitement au départ vers les étoiles de notre ami Emile.
L'Association Nationale des Officiers de Réserve de l'Armée de l'Air est très affectée par le décés de ce fidèle compagnon, un grand serviteur du secteur, et s'associe à la douleur de la famille.
Monsieur le Colonel, commandant la Base 106 de Mérignac a tenue à t'accompagner, qui lors des Cérémonies du 13 Octobre tint "A saluer les anciens des Groupes Lourds dont l'exemple est l'étoile qui guide les Aviateurs sur le chemin de la réussite dans l'accomplissement de leurs Missions".
Bien sur nous les héritiers des Vétérans des Groupes Lourds d'Elvington sommes là. Mon âge, proche du tien, puisque 12 ans seulement nous séparent, on fait que tu as voulu m'appeler par mon prénom et plus récemment tu as souhaité entre nous un tutoiement.
Parvenu à la retraite tu t'es livré, avant tout le monde, à la culture biologique partageant tes secrets avec ton presque frère Henri Laronze, qui lui aussi a eu de ce fait une longévité exceptionnelle.
Emile nous nous faisions une joie de fêter, dans quelques mois ton centenaire, nous ne pourrons pas, mais nous penserons beaucoup à toi le 20 mai prochain.
Emile, pendant ces 30 ans passés à tes côtés, tu m'a beaucoup parlé de cette Guerre aux côté des Anglais qui ont le culte du souvenir de ce que des hommes comme toi leur ont apportés. J'ai tout enregistré en images ce que tu m'a confié, documents pour l'histoire qui iront bientôt enrichir les Archives de l'Aviation.
Au fil du temps, de ces repas que tu organisais tous les mois avec les Vétérans et nous vos héritiers, une intimité est née. Emile, merci pour tout ce que tu nous as donné. MERCI POUR TOUT CE QUE TU M'AS DONNE.
Merci d'avoir été ce jeune homme courageux qui n'a jamais renié sa foi, sa parole. Emile, homme juste, reposes en PAIX.
Jean-Paul CHURET.
Je présente mes plus sincères condoléances à la famille.
Cérémonie du Souvenir, Dimanche 14 novembre 2021 à Elvington.
Ce dimanche, des représentants des forces aériennes alliées ont rendu hommage aux Groupes Lourds lors d'une cérémonie à Elvington, près de York, au pied du Mémorial français. Ce mémorial fut érigé en 1957 pour l'engagement des Squadrons 346 et 347 à défendre notre liberté soit honoré à jamais.
La cérémonie par le York Air Museum, rassembla la population d'Elvington, des représentants officiels de la France, la Pologne, des Caraïbes, l'Australie, les Etats-Unis, le Canada et la Nouvelle - Zélande ainsi que la Royal Air Force, les scouts et représentants de la mairie d'Elvington.
A la suite de la cérémonie, les dignitaires participèrent à l'ouverture d'une toute nouvelle exposition au Yorkshire Air Museum et Mémorial des Forces Aériennes Alliées, intitulée "Les Visages des Alliés". Cette exposition met à l'honneur les Groupes Lourds et célèbre la diversité des origines des forces aériennes alliées durant la Seconde Guerre mondiale en Grande-Bretagne.
L'exposition créée par Barbara George, Directrice du musée, en collaboration avec Gifty Burrows, chercheur émérite (histoire des équipages provenant des Caraïbes dans la Royal Air Force), fut ouverte officiellement par le Colonel Patrick Bryant (Attaché de l'Air, Ambassade de France à Londres) et le Professor Jo-Carby Hall (Consul honoraire, consulat de la République de Pologne).
Le Yorkshire Air Museum fut établi en tant que Mémorial des Forces Aériennes Alliées lors de sa création en 1985 et honore la mémoire des milliers d'équipages et personnels aériens stationnés en Grande-Bretagne durant la Seconde Guerre mondiale.
16 Novembre 2021
(Source: Barbara George, Yorkshire Air Museum and Allied Air Forces Mémorial.)
Une triste nouvelle, le Sergent-chef René Billottet nous a quittés aujourd'hui il avait 95 ans, peut-être le dernier membre survivant du Squadron 342 "LORRAINE".
Projects A wide range of projects including commemorations, lectures, exhibitions, publishing and events at various stages of design and preparation up to completion. AFHG advises on research, planning, sponsorship and grant aid.
"Le 7 février 1945, le jour où les troupes alliées ont lancé l'offensive sur le Rhin, le bombardier Halifax NA197 du 347e escadron de la RAF s'est écrasé à 20h20 près du parc national de De Groote Peel à Asten-Heusden dans la région du Brabant Nord en Hollande. L'équipage français participait à un vol de bombardement sur Goch en Allemagne et a été abattu par un chasseur de nuit allemand. Trois des sept membres de l'équipage français ont été tués. Deux d'entre eux n'ont jamais été retrouvés car ils ont été perdus dans l'explosion de leur avion. La troisième victime n'a été retrouvée que quelques jours plus tard dans la réserve naturelle locale. La même nuit, mais seulement deux minutes plus tôt, dans les airs au-dessus du site de l'écrasement du NA197, le Halifax NA260 du 347e escadron de la RAF avait également été abattu par le même chasseur de nuit allemand. Ce Halifax, également piloté par un équipage français, a explosé en altitude et les débris ont atterri au-dessus d'une vaste zone. Six des sept membres de l'équipage ont été tués dans cet accident."
"Soixante-quinze ans plus tard, le 7 février 2020, les braves équipages de ces deux bombardiers Halifax du 347e escadron français de la RAF basé à Elvington près de York ont été honorés par les habitants néerlandais d'Asten-Heusden. Un monument a été inauguré en leur honneur et à leur mémoire. Notre photo montre Paul Bogaert, membre de la branche RAFA Sud-Ouest France et aussi le président de "l'Association des A.A. des Groupes Lourds français de la RAF", dévoilant le monument de son drapeaux tricolore français. Il y a également eu un survol donné par un RAFALE de l'armée de l'air française de Saint-Dizier dans l'Est de la France. Plus de 500 personnes ont assisté à l'évènement avec des représentants des familles des équipages, de la RAF, de l'Armée de l'air française, de l'Armée de l'air néerlandaise, du sculpteur et bien sûr de toute l'équipe locale néerlandaise qui a fait en sorte que tout cela se réalise".
(Traduction: Terry DENNETT - Secretary Sud-Ouest Branch)
inauguration d'une stèle à Aste-Heusden des deux équipages du Tunisie le NA 197 du lieutenant PELLIOT NA 260 du capitaine STANISLAS qui ont été abattus au-dessus de Peel la nuit du 7/8 février 1945. Neuf des quartorze membres d'équipage sont morts. Double crash, un mystère international à De Peel.
La Commémoration pour le 75ème anniversaire de l'accident du Halifax NA166-J du Lt PONCET à Genk (Bokrijk) prévue pour demain le samedi 14 mars 2020, n'aura pas lieu due aux mesures prises par le gouvernement belge pour maîtriser le coronavirus.
La cérémonie sera reportée à une date ultérieure.
Jan Zoons pour BeWOOG.
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Samedi 14 mars 2020
Cérémonie commémorant le 75ème anniversaire
du crash du Halifax NA166-J
au Berenbroekstraat à Genk - Bokrijk
du Lt PONCET
2/23 Guyenne - Squadron 346.
Mission du 15/16.3.1945 - Objectif Hagen en Belgique.
- Le 15, l'objectif est Hagen où se retranche une concentration de troupes ennemies, une très bonne visibilité va permettre un bombardement des plus efficaces. Ils occasionne de tels dégâts à la ville que les autorités locales pensent, ce qu'elles consignent dans leurs rapports, avoir été attaquées par au moins 800 appareils alors que 267 seulement vont y participer. Treize équipages du "Guyenne" et onze du "Tunisie" sont sous les ordres et décollent dès 16h51.
La mission va être dure car, si les conditions atmosphériques sont un avantage pour les assaillants, elles le sont également pour la chasse de nuit allemandes et les défenses terrestres. Les pertes vont s'élever à 6 Lancaster et 4 Halifax.
La concentration du bombardement, qui s'effectue entre 20h30 et 20h37 pour les deux Squadrons, fait d'énormes dégâts au centre et dans les quartiers situés à l'est de la ville et il sera dénombré de nombreuses victimes. Au cours du raid le NA564/P du Lt FLURIN est attaqué plusieurs fois par un chasseur de nuit mais les actions évasives de son pilote, le S/Lt BERTRANDE, le sortent de cette désagréable situation.
Le Lt PONCET NA166/J n'a pas la même chance. Au retour et alors qu'il pénètre, vers 21 heures, en Belgique dans la région de Hasselt à l'ouest de Maastricht, il est attaqué et est durement touché par un chasseur de nuit. Le Halifax prend feu et explose dans les instants qui suivent. Son agresseur est le Hauptmann Gerhard Raht du Stab/NJG2 qui vient ainsi de remporter sa 55e victoire, il revendique d'ailleurs pour cette nuit pas moins de cinq quadrimoteurs abattus.
(Source: Les Français dans le Bomber Command - Guy Fruchart)
La Stèle en souvenir de l'équipage.
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Programme de la cérémonie.
- 13h30: Départ de la brasserie Trobbianis's place, Hasseltweg 475, GENK
- 13h50: Arrivée à la stèle mémorial (Berenbroekstraat 124)
- 14h00: Le maître de cérémonie Eric Nassen acceuille les invités
- 14h05: Introduction par M. Jan ZOONS, président de BeWOOG.
- 14h20: Les parents français des aviateurs concernés témoignent:
1. Mme Poncet 2. Mme Massain (pour le pilote Louis Lourdaux)
- 14h40: Discours par le maire de Genk, Wim Dries.
- 14h50: Discours de Son Excellence Mme Hélène FARNAUD-DEFROMONT, ambassadrice de France en Belgique.
- 15h00: Poème en français et en néerlandais par des élèves de l'école de base 'Sterrenrijk' en l'institut St Joseph de Bokrijk.
- 15h10: La Marseillaise et la Brabançonne par Mme Rita Ponsaerts sur saxophone soprane.
- 15h15: Dépôt de fleurs par Mme l'Ambassadrice, par le maire de Genk, par le commandant militaire de la province du Limbourg et par les enfants présents.
- 15h45: Réception à la brasserie Trobbiani's place, Hasseltweg 475, Genk (jusqu'à 17h00)
Récit de son passage dans la R.A.F. au G.B. 2/23 "GUYENNE" et son épopée du 15 mars 1945, Pilote: Sgt LOURDAUX, Navigateur: Lt PONCET, (Cdt de l'avion) Bombardier: Lt LAMONTAGNE, Radio: Sgt BERNASCONI, Mécanicien: Sgt HAUTECOEUR, Mitrailleur-supérieur: Sgt DESPLACES, Mitrailleur-arrière: Sgt BRULET. Date de la mission: 14/15. 03.
- 09h00 - Messe à l'Eglise Notre Dame de GRANDCAMP-MAISY.
- 10h00 - Dépôt de gerbes au Monument aux morts de la ville (Place de l'église);
De gauche à droite:
Paul BOGAERT Président de l'A.A.A.des Groupes Lourds, Lt-Colonel Amaury COLCOMBET, Colonel Tim BELOW Attaché de l'Air (Ambassade de Grande-Bretagne à Paris) Ian REED Directeur du YAM, Pierre THIRY trésorier de l'A.A.A.
De gauche à droite:
Lt-Colonel Amaury COLCOMBET, Ian REED, Colonel Tim BELOW, Serge BIGOT, Paul BOGAERT, Christian PELISSIER.
- 12h00 - Cérémonie au Mémorial des Groupes Lourds (sur le port);
Jean BILLAUD, Philippe DUCASTELLE.
Jean BILLAUD, Paul BOGAERT, Philippe DUCASTELLE, Chantal ALLAIN.
Christian PELISSIER, Bernard BAL.
Une belle rencontre avec Bernard BAL le fils du bombardier du L for LOVE du Capitaine VEAUVY.
Philippe DUCASTELLE, Bernard BAL.
Délégation des officiers et sous-officiers de l'ANSORAA du groupement de Normandie et les drapeaux des différentes sections.
De gauche à droite:
Christian PELISSIER, Jean-Paul HIBLOT, Mme HIBLOT, ??, Chantal ALLAIN, ??, ??, Colonel Tim BELLOW, Serge BIGOT, Jean BILLAUD, ??, Lt-Colonel Amaury COLCOMBET, Ian REED, Paul BOGERT, Pierre THIRY, Mme CREPIN, Gary STERNE, Daniel STERNE.
Discours de Paul BOGAERT Président de l'A.A.A des Groupes Lourds.
Gary STERNE, Daniel STERNE. (Batterie de Maisy)
Colonel Tim BELLOW (Attaché de l'Air - Ambassade de Grande-Bretagne à Paris, Jean BILLAUD Ancien des Groupes Lourds, Lt-Colonel Amaury COLCOMBET.
Colonel Tim BELOW Attaché de l'Air à l'Ambassade de Grande-Bretagne à Paris, Ian REED Directeur du YAM - Musée d'Elvington.
- 12h30 - Repas annuel au restaurant "La Trinquette"
- 15h30 - Visite à la batterie de Maisy (facultative).
Avion sur lequel beaucoup des équipages initiaux des squadrons Guyenne et Tunisie volèrent dans leurs unités d'origine en AFN GB II/23 et I/25. Le Tome I s'intéresse surtout à la partie guerrière de l'avion, un "Must" pour ceux qui veulent bien comprendre toute l'histoire de beaucoup de nos anciens.
( Source: Jacques GAZEL)
Je profite de l'occasion pour faire un avis de recherche sur les noms des aviateurs sur cette photo devant le "Par sans te retourner"
Probablement deux jeunes filles de York où d'Elvington.
Retour d'Elvington le 28/10/1945.
Sgt/C SALAT, Adjt AMPTOZ-LACOTE mécanicien: de l'équipage du Lt MARTIN 1/25 Tunisie, Sgt CLEMENT mitrailleur-supérieur: de l'équipage du Lt MARTIN 1/25 Tunisie, Sgt CLIQUOT mitrailleur-arrière: de l'équipage MARTIN 1/25 Tunisie, Adjt/C JAIMIN, Sgt/C MARAIS, Sgt/C RABERY, Sgt/C MERCIER, Sgt LEBAUT.
Paul BOGAERT, Colonel Christophe MICHEL, Jean-Paul CHURET, Ian REED.
(collection: Yvonne FINALE)
Madame Anne BOGAERT, Paul BOGAERT, Jean BILLAUD.
Tous les vétérans.
Guy AMREIN, Jean BILLAUD, Louis HERVELIN, André GUEDEZ, Emile RICHARD, Henri LARONZE, Pierre VIGNAUD, Raphaël MASSON, Marcel BERTHOME, André HAUTOT.
André GUEDEZ entouré de trois de ses enfants,
Geneviève MONNERIS, André GUEDEZ, Annie GALINIE, Alain GUEDEZ.
Nos amis anglais du Yorkshire Air Museum.
De gauche à droite:
Sandrine Bauchet, Ian Richardson, Grant Sparks, John Wilkins, Jan Wilkins, Dereck Reed, Dorothy Reed, Ian Reed, Sue Perkins, Des Mahon.
Monsieur André GUEDEZ 1/25 Tunisie, Squadron 347.
Exposition de Gilles COUSTELLIE dans la salle Traditions de la base, documents en provenance de la salle Groupes Lourds, la salle existe toujours mais elle est inaccessible par mesure de sécurité dans le HM2.
Jean-Paul CHURET, Geneviève MONNERIS, Ian REED, Beryl DENNETT, Yvonne FINALE.
Nicole ROUSSEAU-PAYEN, Christian PELISSIER, Yvonne FINALE, Monique BAUER.
Terry et Beryl DENNETT ( RAFA Sud-Ouest) Mme Micheline DELMAS, Emile RICHARD.
M. André GUEDEZ.
Marcel BERTHOME, Mme Micheline DELMAS, André GUEDEZ.
Guy AMREIN, derrière le vétéran, Gilbert BOHN et Christianne UMBRECHT.
Madame HERVELIN, André GUEDEZ, Marcel BERTHOME, Henri LARONZE.
(collection: Gilles COUSTELLIE)
Lecture de la Cîtation du Groupe Tunisie par Geneviève MONNERIS.
(collection: Nicole ROUSSEAU-PAYEN)
Discours du Colonel Christophe MICHEL.
Christian PELISSIER, Général de brigade aérienne Philippe LAVIGNE, Paul BOGAERT, Geneviève MONNERIS.
André GUEDEZ, Emile RICHARD, Marcel BERTHOME, Henri LARONZE, Pierre VIGNAUD, André HAUTOT.
(collection: Geneviève MONNERIS)
Sud-Ouest 10 octobre 2015.
Les collégiens de Mérignac dans la salle de cinéma.
Projection des deux films suivis d'un échange avec les lycéens, film de Geneviève MONNERIS sur l'histoire de Pat et Henri MARTIN, et le film de Jean-Paul CHURET " Paroles de Vétérans "
Quatre L.C.P. près du "M.L.230" se préparent à l'assaut. Au premier plan, le "R.45" et, à gauche, le "L.C.P. 85" dont l'équipage sera décimé devant Berneval. Le plus lointain est le "L.C.P. 41".
Concernant le Brinkworth Hall qui se trouve dans les bois à proximité du Musée d'Elvington, je cherche à savoir si ce lieu à servi de défense anti-aérienne de la base.
Brinkworth Hall est une grande maison du début XIXe siècle. Elle se trouve dans un petit parc à environ un mille à l'ouest du village et a probablement été construit entre 1803 et 1823 pour Alexander Mather, qui occupait un petit domaine à Elvington. Les fermes maisons isolées datent tous de 1743 et 1769. Deux ont été construites sur l'ancienne commune en 1772.
La station de la Royal Air Force occupe la partie occidentale de la paroisse depuis 1943 et était encore en service en 1972. Un longue nouvelle piste s'étendant dans le Langwith a été construite en 1956.
Le 1er septembre 2005, le colonel Emmanuel de Romémont, commandant à l'époque la BA 102 "Guynemer", à Dijon-Longvic, a décidé de baptiser du nom de "Colonel Jules ROY, pilote-écrivain (1907-2000)" le bâtiment des Archives et Réserves de l'Armée de l'Air (BARAA). Ce bâtiment renferme toutes les archives des personnels tant que la limite d'âge de 100 ans n'est pas atteinte. A ce moment, le dossier est transféré au Centre historique des armées à Vincennes.
Lord Mayor of York The Rt Honourable Councillor David HORTON, Sherrif's Lady Anne DELLER, Sheriff of York Councillor Alan DELLER, et Ian REED directeur du Y.A.M.
Du 1er au 5 mai 2012, le Yorkshire Air Museum organise une exposition intitulée "The French In Forces", à York (Royaume-Uni). Cette semaine est consacrée à Yves MAHE, pilote des Forces Aériennes Françaises Libres (FAFL) et au tristement célèbre bombardement, The Bardeker Raids, qui a eu lieu le 29 avril 1942. Cette célébration intervient 70 ans après la défense de la ville par le pilote français.
Le "LORRAINE", devenu le Squadron 342 de la R.A.F., commença, en avril, ses opérations sur l'Europe. Parmi les missions très dures qu'il exécuta, se situe particulièrement le bombardement d'Amsterdam, dont les Boston III revinrent criblés d'éclats, mais n'ayant enregistré aucune perte.
Le 3 octobre 1943, douze Boston III se préparaient à accomplir une mission de ce genre sur la France.
L'un des équipages était composé du lieutenant pilote LAMY, de l'adjudant observateur BALCAEN, du sergent radio-mitrailleur ROUSSARIE, et du sergent mitrailleur JOUNIAUX.
Lieutenant LAMY.
En 1939, Yves LAMY avait obtenu sa licence en droit à la Faculté de Paris. A la déclaration de la guerre, mobilisé dans l'infanterie, il suivait le peloton des E.O.R., à Rennes, lorsqu'on demanda des volontaires pour l'aviation. Résolument, il s'y engagea aussitôt. Il passa par l'Ecole de l'Air, à Saint-Cyr, puis fut envoyé à l'Ecole d'Observation de Rabat. L'armistice de juin 1940 le trouva là-bas. Il avait la douloureuse impression de n'avoir pu donner sa mesure.
La base de Rabat étant supprimé, LAMY devint rédacteur à la Résidence, mais il eut vite assez de cette vie de fonctionnaire. N'admettant point la capitulation, il décida de rejoindre "ceux qui voulaient encore se battre". Il avait une foi absolue dans le triomphe final de la France, et en annonçant son départ à sa famille, il dit "soyez sans crainte, nous nous reverrons dans notre pays ressuscité".
Il était alors aussi dangereux de vouloir rallier Tanger et Gibraltar que de s'enfuir de France. De nombreux aviateurs, accusés de "tentatives de désertion" étaient incarcérés dans les prisons de Meknès et traités comme des bandits de droit commun, condamnés à des peines variant de sept à quinze ans de travaux forcés.
Heureusement l'évasion de LAMY réussit. Après avoir complété son instruction dans les écoles de pilotages en Angleterre, il alla en Egypte, au Kénia et à Nairobis, et suivit le destin du groupe "LORRAINE".
Sergent ROUSSARIE.
Le Sergent mitrailleur ROUSSARIE avait rejoint, en Syrie, en 1941, les Forces Aériennes Françaises Libres.
Là-bas, à la suite du conflit entre Irakiens et Britanniques, le Gouvernement allemand décida d'envoyer des avions en Irak, et fut autorisé, par le Gouvernement français, à occuper les terrains de Syrie. En conséquence, à partir du 15 mai 1941, les Anglais attaquèrent ces terrains d'aviation, et ce fut le déchaînement d'une lutte sans espoirs, et d'une guerre perdue d'avance pour nous. De nombreux membres de l'armée de l'Air envoyés là-bas, ou qui s'y trouvaient déjà, en profitèrent pour rallier les groupes de la France libre. Après l'armistice, signé à Saint-Jean d'Acre, en juillet 1941, ils continuèrent la lutte aux côtés de ceux qui croyaient à la défaite allemande, et voulaient se battre pour que leur Patrie redevienne libre.
Adjudant BALCAEN.
L'Adjudant observateur BALCAEN était séminariste avant la guerre.
Sergent Jacques JOUNIAUX.
Quand au sergent mitrailleur Jacques JOUNIAUX, qui préparait l'Ecole de l'Air dans un lycée de Paris, il s'était engagé dans l'aviation peu de temps avant la débâcle de juin 1940. A l'armistice, répondant à l'appel du générale de GAULLE, il s'enfuit vers l'Angleterre avec un groupe d'amis qu'il avait décidés à le suivre. Ils s'embarquèrent à bord d'un langoustier, qui quitta le 24 juin, à 11 heures du soir, le port de Dibeu dans le Finistère, et déjoua la surveillance des douaniers allemands déjà installés sur la côte. Ils atterrirent dans l'île de Guernesey. Là, ils montèrent à bord du steamer anglais ASTORIA et arrivèrent ainsi à Plymouth. JOUNIAUX s'engagea dans les Forces Aériennes Françaises Libres, et participa, avec la mission du général de GAULLE, aux expéditions du Cameroun et du Tchad. Revenu en Angleterre, il fut affecté comme mitrailleur au groupe "LORRAINE".
Donc, ce dimanche 3 octobre 1943, douze Boston III décollèrent d'une base anglaise, avec mission de destruction des postes électriques de transformation, opérations qui avaient pour but de paralyser les transports, en vue d'un éventuel débarquement sur les côtes françaises.
Ce même jour devaient être attaqués les postes de Chaingy près d'Orléans, de Distre près de Saumur, de Pont-Château en Loire-Inférieure et celui de Chevilly situé près de Paris, en bordure de la route nationale n°7, sur le plateau d'Orly, à proximité du terrain d'aviation.
Ce poste de Chevilly constitue le centre vital de réception de l'énergie hydraulique en provenance du Massif Central, destinée à l'alimentation en électricité de la Région parisienne. Il appartient, pour un tiers, à la Société Intra-Paris, et pour deux tiers à la S.N.C.F.. Sa superficie est à peine d'un hectare. Il reçoit, par le sud;
1° deux lignes à 220.000 volts appartenant l'une à l'usine d'électricité, l'autre à la S.N.C.F. qui transportent l'énergie électrique produite par les usines hydrauliques du Massif Central: Eguzon, Brommat, Sarrans, Marèges, Coindre.
2° Deux lignes de 90.000 volts appartenant à la S.N.C.F. en provenance d'Eguzon et uniquement utilisées pour les besoins de la traction électrique. Une ligne de 220.000 volts part ce poste vers le nord en direction du poste de Villevaude.
Le gros matériel électrique comprend:
a) Sur chaque arrivé à 220.000 volts un disjoncteur tripolaire.
b) Trois groupes de transformateurs à 220.000/60.000 V composés chacun de trois unités monophasées de 20.000 KVA chacune, plus une dixième unité en réserve.
Tous ces appareils sont placés sur une même ligne, chacun des trois groupes comportant un disjoncteur tripolaire.
c) Un bâtiment rectangulaire renferme 3 compensateurs synchrones,une tour de décuvage et un tableau de commande de l'ensemble du poste.
d) La partie à 90.000 situé à l'est, comporte les deux arrivées munies de disjonteurs et deux groupes de transformateurs à 90/60 KV, chacun en 3 unités monophasées de 25.000 KVA.
e) Un certain nombre de départs à 60 KV vers le nord.
Le 3 octobre, l'ensemble du poste était en service, sauf le groupe de transformateurs n°1, qui avait été mis hors tension pour une réparation.
A 14h.53 l'alerte fut donnée dans la Région parisienne. Le temps était beau, il y avait un peu de brouillard et de rosée le matin, puis le soleil s'était montré, et quelques cumulus erraient dans le ciel bleu, la température était douce. La population, qui goûtait la splendeur de cette journée automnale, leva les yeux avec inquiètude vers l'azur devenu soudain plein de menaces.
A 15h.15, une douzaine d'avions à cocardes tricolores, et portant la croix de Lorraine, apparurent venant du Sud-Ouest et volant dans la direction du Nord, Nord-Ouest. Ils étaient seulement à une altitude de 50 à 100 mètres.
Huits bombes furent lâchées aux approches sud du poste, dans une zone d'une centaine de mètres, coupant les conducteurs des deux lignes de 220.000 volts.
Onze bombes tombèrent à l'intérieur du poste, anéantissant totalement les deux disjoncteurs des lignes d'arrivée, et les trois groupes de transformateurs 220/60 KV, plus le dixième de réserve. Deux des bombes détruisirent les transformateurs S.N.C.F. à 90/60 KV.
Six bombes percutèrent à l'extérieur du poste, dans la partie nord, occasionnant quelques dégâts aux lignes de 60 KV issues du poste.
Le bombardement n'avait duré que quelques secondes, mais les 24 bombes avaient été lâchées avec une technique si précise, et si efficace qu'elles avaient causé la mise hors service totale de l'ensemble des installations, par destruction complète de 7 unités de transformateurs sur 10, et des avaries graves sur le reste du dispositif. Toutes les cuves de transformateurs avaient été percées et, de ce fait,s'étaient vidées de leur huile. L'unité monophasée située à l'ouest avait pris feu.
(Ce ne fut qu'en février 1944 que l'on put remettre en service le 1er groupe de transformateurs en le reconstituant avec trois unités moins avariées. Les autres appareils ne pourront fonctionner à nouveau que vers juin 1945.)
Fait miraculeux, il n'y eut aucun blessé parmi le personnel du poste, mais malheureusement un pavillon très voisin fut atteint.
Pendant l'attaque du poste de Chevilly, la D.C.A., très dense, faisait rage.
Un Boston III, touché gravement, ne réussissait pas à reprendre de l'altitude, et, rasant péniblement les toits, tentait d'amérir sur la Seine, entre le pont de Tolbiac et le pont National. Déjà l'équipage préparait le canot de caoutchouc à gonflage automatique.
Hélas l'avion désemparé heurta un sémaphore de la ligne de chemin de fer qui passe au pont National. Une aile se détacha.
La chute fut effroyable, le Boston III percuta dans l'eau, vers la rive droite de la Seine, non loin du quai de Bercy. Il s'écrasa dans le lit du fleuve, qui n'était alors qu'à 5 à 6 mètres.
Le poste de sapeurs-pompiers le plus proche, celui de la Nativité, place Lachambaudie, fut alerté. Rapidement l'adjudant CHRETIENNE arriva avec ses hommes, et le matériel de secours.
Un aviateur mort fut rattrapé, alors qu'il dérivait déjà au fil de l'eau.On dégagea un autre cadavre des ferrailles de l'avion. Un adjudant moribond, agrippé au canot de caoutchouc, fut aussitôt transporté à l'hôpital de la Pitié devenu hôpital allemand.
On continua les recherches, mais en vain, et ne sachant pas le nombre des membres de l'équipage de cet avion abattu, on pensa qu'il n'y avait que trois hommes à bord.
Vers 16 h. 30, les Allemands donnèrent l'ordre d'enlever l'appareil. Alors le Capitaine VAN SEVINDONCKE fut appelé à la caserne du Vieux-Colombier; venu sur place, il organisa aussitôt le relevage de l'épave. Après avoir fait exécuterquelques plongées de reconnaissance par des scaphandriers, il entreprit d'arracher au fleuve les débris du Boston III. Et quand le soir vint, les travaux furent suspendus.
Le lendemain matin, avec l'aide d'une entreprise civile, les sapeurs-pompiers reprirent les recherches, car les Allemands désiraient récupérer l'avion pour l'étudier et, d'autre part, il était souhaitable de débarasser la Seine d'une épave dangereuse.
Comme on relevait un grand morceau de fuselage, les hommes y virent avec émotion la croix de LORRAINE !
Vers midi, le bateau-pompe devant être emmené, on releva l'ancre, et le capitaine qui se trouvait à proximité, dans sa vedette de commandement, remarqua dans l'eau une longue traînée blanche. Le sergent-chef DURIN pensa qu'il s'agissait de la voilure d'un parachute ramenée par cette ancre. On héla doucement, et l'on découvrit qu'il y avait un corps au bout des suspentes.
Alors, à toute allure, le cadavre fut entraîné sous le pont National, afin de le dissimuler aux curieux, et surtout aux Allemands. A l'ombre de l'arche, le corps d'un aviateur fut hissé dans le bateau-pompe, puis mis dans la vedette. Il était très mutilé, ayant perdu les deux pieds et le bras, mais le beau et jeune visage, encadré par le casque, était étrangement calme et comme endormi.
Le sergent-chef DURIN fouilla le mort, afin de pouvoir l'identifier, car il n'ignorait pas que les Allemands enterraient comme "Inconnu" ce "dissident". Heureusement, il trouva des papiers, et une plaque d'identité, au nom du sergent Jacques JOUNIAUX. Un écusson sur le pull-over du mort portait les armes de la ville de Morlaix.
Puis DURIN photographia JOUNIAUX,afin que, plus tard, la famille ait ce suprême et poignant souvenir.
La vedette s'en alla lentement vers son dépôt de charenton avec son funèbre fardeau, car les hommes, avant de remettre le cadavre aux Allemands, voulaient lui rendre les honneurs dus au sacrifice de sa vie pour la libération de notre Patrie.
Nul ne peut exprimer l'émotion intense qui se dégageait de cette scène dans ce bateau, avec les hommes au garde-à-vous, qui apportaient, à l'aviateur de la France libre, le témoignage respectueux et clandestin de leur patrotisme intact, ainsi que leur muette protestation contre l'injurieux qualificatif de "déserteur" que demain les quotidiens jetteraient à JOUNIAUX et ses compagnons tombés du ciel...
Ces hommages significatifs aux équipages se répétaient dans toute la France, où les tombes alliées étaient toujours couvertes de fleurs.
Je me souviens, entre autres, de ces gens de Lanildut, en Finistère, qui essayèrent en vain, le 31 décembre 1942, de sauver trois parachutistes anglais ayant pu sauter de leur avion, abattu lors d'un bombardement de Brest. Malheureusement, les Allemands les firent prisonniers, mais les Britanniques avaient pu signaler aux villageois qu'un membres de leur équipage était tombé en mer. Alors, pendant un mois, les braves gens de Lanildut guettèrent, sur la côte, le retour du noyé. Il arriva enfin le 31 janvier, vers 8 heures du matin, mais nos ennemis, qui veillaient aussi, s'en saisirent. Dans la nuit, les habitants le leur volèrent, le cachèrent et réussirent à l'enterrer sollennellement le 3 février...
Vers 2 heures, les sapeurs-pompiers ramenèrent le corps de JOUNIAUX vers le pont National alors que, déjà, les "occupants" s'inquiétaient de la manoeuvre faite à midi, manoeuvre qui leur avait paru anormale.
Le sergent mitrailleur JOUNIAUX, devenu réellement non identifiable par le prélèvement pieux de toutes ses pièces, fut conduit à l'hôpital de la pitié où se trouvaient déjà ses trois coéquipiers, puis ils furent tous transportés à l'hôpital Beaujon.
L'adjudant aviateur, qu'on avait tout de même tenté de sauver par une opération, était mort au petit jour.
Les scandaleux commentaires des journaux du lendemain m'apprirent que l'avion tombé dans la Seine était français. Je voulus aussitôt tout tenter pour identifier les malheureuses victimes. Il fallait faire vite, car je savais par expérience que nos morts seraient enterrés comme "Inconnu", quelles que soient les pièces d'identité trouvées sur eux. Je voulais pouvoir écrire plus tard, sur leurs croix les noms de ces premiers Français tombés du ciel de Paris, et je voulais aussi essayer de découvrir leurs familles probablement sans nouvelles d'eux depuis des années.
Comme j'étais obligée de repartir dans les Ardennes pour rechercher le capitaine Albert COIRAL, pilote du groupe de chasse 11/1, disparu en mai 1940, et que je n'avais pu encore découvrir; je confiai l'enquête de Paris à mes deux jeunes adjointes, Nicole VINCENT et Renée MARTIN.
Nous ignorions que les sapeurs-pompiers avaient déjà réussi l'identification d'un des membres de l'équipage.
Ce ne fut point commode de percer le mystère des noms des aviateurs de la France libre; mes adjointes durent, pour réussir, déployer des trésors de patience, de ruse et de ténacité.
D'abord, les Autorités allemandes déclarèrent qu'aucune pièce d'identité n'avait été trouvée, ce qui était vraiment étonnant puisque les morts n'étaient point carbonisés. Et comme mes adjointes insistaient, ils leur conseillèrent d'aller questionner le quartier général de la Luftwaffe, rue du Faubourg-Saint-Honoré.
Il leur fallut donc affronter le colonel VON SIEDLER. Celui-ci dit n'avoir aucun renseignement et tout ignorer de cette affaire. Il les envoya au Lycée Marie-Curie, à Sceaux, pour y voir le capitaine RONDHOLT...
Inutile de dire que ce n'était pas sans appréhension que l'on pénétrait dans les services allemands allemands - surtout pour poser des questions aussi indiscrètes - car on n'était jamais sûr d'en ressortir libre. Tout de même le capitaine RONDHOLT déclara qu'un seul aviateur avait pu être identifié, et qu'il s'agissait du sergent Robert ROUSSARIE, né le 9 octobre 1915, à Bordeaux.
Grâce à ce précieux renseignement nous étions sûres, désormais, de pouvoir rendre leurs noms à tous les membres de l'équipage, quand la France serait libérée. Et, d'autre part, nous allions pouvoir essayer de retrouver une famille ROUSSARIE, à Bordeaux.
Encore fallait-il savoir où nos morts allaient être enterrés; selon toute logique, ce devait être au nouveau cimetière de Clichy, dans le carré réservé aux aviateurs anglais et américains, hélas! si nombreux.
Notre patiente faction fut récompensée puisque le 7 octobre à 10 heures du matin, nous pûmes assister - de loin - à l'inhumation de l'équipage français, dont les humbles croix portaient, invraisemblablement, sous pavillon américain :
Aviateurs inconnus R.A.F.
Quand les Allemands furent partis, nous déposâmes une gerbe de fleurs sur chaque tombe, dont nous avions soigneusement noté les numéros 15,16,17 et 18. Et nous fîmes une prière émue pour tous, afin de remplacer un peu les familles qui ignoraient peut-être longtemps leur malheur. Nous accordions une pensée particulière à celui des quatre - mais lequel était-ce ? - qui se nommait ROUSSARIE.
Quelques instants plus tard, le sergent-chef sapeur-pompier DURIN déposait un bouquet sur chaque tertre, et pointait, à son tour, les numéros des croix, en se demandant lequel des quatre pouvait être le sergent JOUNIAUX.
Ainsi, parfois, des patriotes - qui s'ignoraient mutuellement - accomplissaient, silencieusement, les mêmes pieuses tâches...
(source: LA COURONNE T'ATTEND Auteur: Germaine L'HERBIER MONTAGNON. Chef de Mission I.P.S.A.)
(ICARE: N°171 LE GROUPE "LORRAINE" troisième partie)
Sous-lieutenant André LEMARCHANDresponsable des instruments de bords.
(collection: Jean-Claude LEMARCHAND)
Les mécaniciens à l'ouvrage
(collection: Jean-Claude LEMARCHAND)
(collection: Jean-Claude LEMARCHAND)
(collection: Jean-Claude LEMARCHAND)
YORKSHIRE EVERING PRESS 29.12.44
YORKSHIRE EVERING PRESS 29.12.44
Coupure de presse du YORKS HERALD 30.12.44
(collection: Jean-Claude LEMARCHAND)
L'Exposition des jouets à la base d'Elvington
(collection: Jean-Claude LEMARCHAND)
(collection: Jean-Claude LEMARCHAND)
(collection: Jean-Claude LEMARCHAND)
(collection: Jean-Claude LEMARCHAND)
(collection: Jean-Claude LEMARCHAND)
(collection: Jean-Claude LEMARCHAND)
DAILY HERALD
Les officiers ont offert des prix pour les plus beaux jouets.
1er prix Adjudant ROQUES.
2ème prix ??
4ème prix Sergent SICRES
(collection: Jean-Claude LEMARCHAND)
Livraison des jouets à l'Hotel de ville de York,
De gauche à droite:
??, au centre Emile MECHALY, le Sergent/Chef Bernard GUILLEMONT ??.
(collection: Jean-Claude LEMARCHAND)
THE YORKS POST 02.01.1945
Traduction: Yannick LEMARCHAND
Traduction du THE YORKS POST 02.01.45
(collection: Jean-Claude LEMARCHAND)
Carte de visite du Lord Maire de York remise par lui-même au Sous-lieutenant André LEMARCHAND le jour du dépot des jouets à l'Hotel de ville.
Reconnaissance du Colonel BAILLY au Sous-lieutenant André LEMARCHAND.
(collection: Jean-Claude LEMARCHAND)
In this letter, which was sent to the Headquarters of the French Air Forces in Britain, Colonel Bailly:
- reports that Lieutenant Lemarchand had suggested a competition opened to the whole French engineering staff in Elvington: its purpose was to manufacture toys for British deprived children.
- indicates that the staff were informed of the rules of this competition on December 21 st and that, at 12 a.m., on December 24th, 204 toys had actually been submitted to the Jury presided over by Ct Churet. The winning individuals and the winning teams were rewarded.
- explains that these toys were delivred to the Lord Mayor of York who had them exhibited during 48 hours in the Townhall, then in the windows of a Department store in York. This was reported in the local press.
- says that three hospitals for children will receive those toys.
- joins a few photographs of some items which had been manufactured.
- adds that this initiative demonstrates the generosity and the resource fulness of the French engineers.
VAN WYCK, Pierre de SAINT-PEREUSE, et le père LAXAGUEBORDE.
(ICARE N°167)
"Document/C.A.E.A./Auteur: Régis JOUHAUD.
Léquipage du B17 "Bir-Hakeim"
(collection: Jean GOYCHMAN)
Le tour du monde du "Bir-Hakeim"du 6 septembre au 2 octobre 1945 en 137 heures de vol.
(collection: Jean GOYCHMAN)
Journal de bord du capitaine Georges GOCHMAN navigateur lors du tour du monde effectué entre le 6/9/45 à 1h00 du matin et le 2/10/45 à 11h30 du matin en 137 heures de vol dont 38h20 de jour et 98h30 de nuit.
Monsieur Jean CAILLET notre ancien des GROUPES LOURDS FRANCAIS.
Une très belle photo souvenir de monsieur Jean Caillet spécialiste des instruments de bord à Elvington.
L'avion un Bloch 152 N° 192 ventré à Nesles-Hodeng le 7 juin 1940, pilote A/C Gaulard, du GC III/10.
(collection: Famille Caillet)
M. Nicolas LANGLOIS Maire de Dieppe.
Monsieur Jean CAILLET spécialiste des instruments de vol sur la base d'Elvington en Grande-Bretagne 1/25 Tunisie "GROUPES LOURDS".
Dépôt de gerbe de Monsieur Jean CAILLET aux côtés du Maire M. Nicolas LANGLOIS.
M. Pascal VION sous-préfet de l'arrondissement de Dieppe.
M. Nicolas LANGLOIS maire de La Ville de Dieppe, M. Jean CAILLET, Mme Patricia RIDEL.
Alain CAILLET porte drapeau des F.A.F.L.
Mme CAILLET, M. Jean CAILLET, Alain CAILLET.
Monsieur Jean Caillet fait parti de nos deux derniers anciens des Groupes Lourds, il y avait sur la base d'Elvington 2300 français du 2/23 Guyenne "Squadron 346 et le 1/25 Tunisie "Squadron 347"
(Collection photos: M. Pierre LEDUC "Ville de Dieppe")
Mécanicien: " Responsable des électriciens de bord": RENZINI Marcel, Mécanicien: "avion-moteur": JOUHAUD Jacques, Mécanicien: "d'armement": CAPLANNE Pierre, Mécanicien: Adjt. ROLAND. Mécanicien: Sgt. VERDIER. Mécanicien: MARIE Louis Jean, Mécanicien: Jean MARECHAL, Mécanicien: MONFRAIX, Mécanicien: LOONIS.
Je voudrais profite de l'occasion, pour remercier monsieur HAUTOT André grace a qui j'ai peux découvrir les Groupes Lourds, le plus jeune engagé volontaire parmis les Groupes Lourds, qui m'a communiqué quelques documents, et surtout une très belle photo de mon père lors de son passage en O.T.U. a LOSSIEMOUTH.
André HAUTOT: ELGIN - 29.08.1944
"UN GRAND MERCI MONSIEUR HAUTOT GRACE A VOUS NOUS N'OUBLIERONS PLUS LES GROUPES LOURDS FRANCAIS GUYENNE ET TUNISIE SQUADRONS 346 ET 347"
(collection: Bernard MONSEAU)
HALIFAX III du Groupe 2/23 "GUYENNE" avec son équipage, mécaniciens, armuriers, personnel de servitude et son chargement de bombes.
(collection: Bernard MONSEAU)
"LA MECANIQUE "
Les mécaniciens au sol, classés respectivement dans les Groupes GUYENNE et TUNISIE avant le départ d'Afrique du Nord, suivirent ceux-ci dans leur traversée d'Alger à Liverpool.
Après un mois d'attente à WEST-KIRBY, au cours duquel ils eurent à subir un examen technique sommaire, les moins "calés" furent envoyés en école pour compléter leurs connaissances:
Mécaniciens"avion"et"moteur"à Cosford.
(collection: Famille Caillet)
Mécaniciens"électriciens" à Melksham.
Mécaniciens d'équipement à Melksham.
Mécaniciens d'armement à Kirkham
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Jean CAILLET. (F.A.F.L. Evadé de France)
Jean Caillet a passé la frontière espagnole sans le savoir. Il a demandé son chemin et un espagnol lui a répondu "Si, Espana! Espana!"
Il voulait rejoindre les Français Libres en Afrique du Nord. Il a été arrêté par la milice espagnole et a été fait prisonnier au camp de Gérone. Pendant sa captivité il s'est lié d'amitié avec d'autres français désireux de rejoindre l'Angleterre. Grâce à l'aide de la Croix-Rouge Internationale il a pu être libéré et a rejoint Madrid puis le Portugal où il a pu embarquer pour Casablanca.
Il s'est d'ailleurs retrouvé par hasard dans le même wagon que l'humoriste Pierre Dac, qui deviendra plus tard une des célèbres voix de Radio Londres aux côtés du Général de Gaulle.
Après plusieurs semaines d'entraînement et son arrivée à Alger, il monte à bord d'un bateau qui le conduira vers Liverpool.
Il suivra les cours d'instruction sur la base de Merksham. Il sera spécialiste des instruments de bord (altimètre, tachymètre, boussole, Jauges...)
Stationné jusqu'à la fin de la Guerre sur la base de la R.A.F. d'Elvington, il réparera et fera la vérification des équipements indispensables lors des missions de guerre des pilotes français sur Halifax.
Bonjour Marcel nous voila de retour, ma première photo d'un mécanicien électricien: chargé du service et de la formation des électriciens de bord.
"RENZINI Marcel aujourd'hui un jeune homme de 90 ans, merci Marcel pour nos très bon contact, ensemble nous n'oublierons plus les Groupes Lourds"
(collection: Marcel. RENZINI.)
Responsable de la formation des électriciens de bord.
MISSION DE GUERRE DU CAPORAL/CHEF: RENZINI MARCEL
Date: 16.04.1943. - Fonction à bord: Mitrailleur. - Grade, Nom, et Fonction des autres membres de l'équipage et des passagers: Cdt. VIGOUROUX. S/Lt. PINAUD. Adjt/C. LAURON. Sgt/C. LAGOUTIERE. - TYPE et numéros de l'avion: LEO.45 N°499. - Altitude: 2500. - Distance et Nombre d'atterrissages: 1. - Durée: 4h.35 - Nature du service Aérien: Bombardement du terrain de Protdeville. Vol de guerre.
Mitrailleur: Caporal/Chef. RENZINI Marcel. dans l'équipage du commandant VIGOUROUX. Groupe TUNISIE 1/25 sur LEO 45 à BISKRA. Bombardement de la TUNISIE.
Avant son départ, pour la Grande-Bretagne en 1943, débarqué suite à la visite médicale à cause de sa taille (1,84m) donc 4cm de trop, mais chargé sur la base d'ELVINGTON du service et la formation des électriciens de bord.
RECIT DE L'INSPECTION DU "HALIFAX A"
DU CAPORAL/CHEF RENZINI MARCEL
ELVINGTON 1944/1945 Le mécanicien Roger POURTEAU
(collection: G. POURTEAU)
En fin d'un après-midi ensoleillé trois bicyclettes roulent vers le HALIFAX (A) pour inspection avant signature de la "form 700" (qui permet l'envol de ce bombardier). Sur le vélo un bombiste, un mécanicien électricien et moi-même.
Sur le chemin passe devant moi un petit hérisson, sans hésitation je freine, pose mon vélo a terre et prends cette petite boule piquante dans la main gauche, et reprends ma route vers le "A".
Le mécanicien électricien me demande l'autorisation de faire lui-même l'inspection, je lui accorde, vu ces compétences, mais lui recommande de bien faire attention a l'inverseur (actif/essai): réponse attendue (bien sur).
je pose ma bicyclette sur l'herbe et mon hérisson a coté, je suis sous l'avion et regarde le chargement de bombes dans la soute portes ouvertes. Soudain mon regard est attiré par le hérisson qui a envie de fuir, je me précipite pour l'attraper, a ce moment toutes les bombes tombent dont une me frôle le talon.
Le HALIFAX est un bombardier lourd mais délesté de son chargement fait un bond impressionant, je reprends mon hérisson et un moment après sortent de l'avion le mécanicien électricien et le bombiste heureux de me voir entier et debout. Confus de l'erreur de la position de l'inverseur de la commande "essai/actif".
Il ne reste plus au bombiste que remettre les bombes a leurs place. Sauf les deux bombes a retardement qui seront acheminées au trou pour exploser "et échangées" dans le nouveau chargement.
A part le hérisson "a qui j'ai rendu la liberté" la même mésaventure a été vécue a POCKLINGTON (15km d'ELVINGTON) mais les bombes a retardement n'ayant pas été changées résultat: un bombardier en moins.
(merci Marcel pour ce souvenir concernant la base d'ELVINGTON)
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VOICI L 'HISTOIRE D'UN MECANICIEN AU SOL
DES GROUPES LOURDS
JOUHAUD JACQUES AVEC UN PARCOURS PASSIONNANT
JOUHAUD.Jacques
(collection: JOUHAUD Regis)
Le jour de son épreuve des " 8 " pour le brevet de pilote- l'avion est un hanriot16 des Ailes Bayonnaises.
Son apprentissage de pilote en 1937 à la section popude BIARRITZ-PARME, et jusqu'en 1939 il a été membre de cette section ainsi que de l'Aéro-club Basque, ou il a volé sur M.S 138, HANRIOT 16, POTEZ 60, LEOPOLDOFF, LUCIOLES, AIGLON, PHALENE, PELICAN.
(collection: Régis JOUHAUD)
De gauche a droite sur la photo: prise le 23 décembre 1939 devant le phare de BIARRITZ avant le départ pour l'école de MARRAKECH.
Lieutenant:ArmandJOUHAUD. (père) ancien de 14/18,croix de guerre 6 palmes, Légion d'Honneur.
2ième: Classe: Jacques JOUHAUD. (fils) Mécanicien "avion"et"moteur" notre ancien des groupes lourds sur la base d'ELVINGTON.
Jacques JOUHAUD qui était le petit neveu du Général JOUHAUD et à cause de son état physiologique lamentable, il lui avait clairement dit qu'il ne revolerait plus avant très longtemps, et il voulu le garder à l'État-Major, mais ce travail de bureaucrate ne devait certainement pas correspondre au caractère de notre ancien des groupes lourds qui illico est allé s'engager pour rejoindre l'Angleterre.
(source: Régis JOUHAUD)
(collection: Régis JOUHAUD)
Devançant l'appel en 1939 il s'est retrouvé à l'école de DAX sur LUCIOLE, puis au MAROC à MARRAKECH, ou il a eu son brevet militaire sur 230 et NA-57. Il a ensuite été formé sur POTEZ 540 et lâché sur GLEN sur lequel il devait être envoyé au front.
POTEZ 540 N°37 BR 243 1er ESC. du GRA 1/55
(collection: Régis JOUHAUD)
Renvoyé dans ses foyers en novembre 1940, il est passé par l'Espagne via DANCHIARA début novembre 1942, puis il y a eu le sinistre camp de concentration de Miranda de Ebro, le Portugal, l'Algérie et Liverpool
(collection: Régis JOUHAUD)
Permission de sortie pour le 2ièmeclasse: JACQUES JOUHAUD a la station d'ELVINGTON.
Mecanicien au sol:"d'avion et moteur" JACQUES JOUHAUD
État Signalétique sous le n° d'incorporation A.26.098. Arrivé à l'école de pilotage de DAX le 22.11.1939.Le jour même il signe son engagement officialisé à la sous-intendance de Bayonne. Le 14.12.1939. il est dirigé sur l'école de chasse de MARRAKECH via la B.A. de Montpellier le 11.01.1940. Il est renvoyé dans ses foyers le 30.08.1940.
Arrivé à Casablanca venant du Portugal après l'internement à Miranda le 22.08.1943. Hospitalisé. Reconnu inapte à la visite PN le 29.10.1943.Embarqué le 28.11.1943. Arrivée à LIVERPOOL le 10.12.1943. Patriotic School le 10.12.1943. Muté Camberley le 21.12.1943. Les deux dates de mutations données: le 22.12.1943. 18.05.1943. correspondent probablement a son temps de formation dans les écoles Anglaises. Puis muté sur la Base 42 a compter du 20.09.1944. Démobilisé le 24.09.1945.
Carte d'identité pour le personnel aérien étranger. Royal.Air.Force. 27 janvier 1944.
(collection: JOUHAUD Régis)
Entre temps il avait perdu plus de trente kilos et comme il était déjà plutôt maigre,il souffrait d'une déshydratation et d'un rétrécissement de l'estomac dont, je crois, ont souffert à peu près tous les jeunes gens passés par ce sinistre camp. Il était donc inapte au PN et est resté tel jusqu'au bout.
Militaires démobilisables rayés des contrôles des Forces Aériennes Françaises en Grande-Bretagne, à compter de leur départ pour la France, le 15.septembre 1945.
Revenu en 1945 il a été en 1946 membre fondateur de l'Aéro-Club des Ailes Basques résultant de la fusion des trois clubs d'avant-guerre, et il s'est remis à voler bien que sa santé physique et psychique ait été définitivement détériorée dans les geôle de Franco.
(Récit de Régis JOUHAUD pour le souvenir de son père, j'espère que de son petit nuage il s'aperçoit qu'on ne l'oubli pas. merci Régis "NOUS N'OUBLIERONS PLUS LES GROUPES LOURDS"
(collection:Régis JOUHAUD)
Avion de voltige STAMPE à moteur renault de 145 ch. Il en a été construit 850ex. entre 1945 et 1947.
Jacques JOUHAUD. Avait gardé de sa formation de pilote de chasse à MARRAKECH une virtuosité et surtout une précision de pilotage tr7s "Armée de l'Air sur la photo il part pour une petite séance tranquille: boucles, quelques tonneaux rapides et renversement.
(collection: Régis JOUHAUD.)
De droite à gauche:
Yves DANTO. Instructeur et Chef Pilote, Régis JOUHAUD Pilote de l'Aéroclub le fils de Jacques JOUHAUD Mécanicien "moteur et avion" à ELVINGTON, Michel LASSALLE Mécanicien ancien de l'Armée de l'Air, BrunoVIELLE Mécanicien et ancien de l'Armée de l'Air, ????? Anwar NAZRALLY Mécanicien,
Photo prise par Christian LAVERDET.son GRAND-ONCLE un ancien des Groupes Lourds le Lieutenant Marcel HIEBEL.
(photo: Christian LAVERDET.)
Le STAMPE a revolé le dimanche 3 mai avec comme chef-pilote Mr Yves DANTO et Régis JOUHAUD.
(collection: Régis JOUHAUD.)
Petite anecdote concernant notre anciens des Groupes Lourds Monsieur LAVERDET, (91ans) après son HALIFAX H7-N. il est devenu un fana... du STAMPE.
(source: Régis JOUHAUD)
"Un très beau souvenir pour les groupes lourds: Jacques JOUHAUD Mécanicien "moteur et avion" son fils Régis JOUHAUD) merci Régis.
Sur l'équipage officielle de l'équipage du Cpt. VEAUVY, nous voyons les quatre mécaniciens.
De gauche a droite: un soldat aviateur, deux mécaniciens confirmés l'Adjudant ROLAND et le Sergent VERDIER et un autre soldat aviateur.
COMMANDANT CHURET
(Le commandant CHURET, chef des moyens Techniques de la base d'ELVINGTON.)
(source: Les foudres du ciel du Général NOIROT)
Le commandant CHURET, qui en mars 1944, fit la tournée de ces écoles, en apprécia la parfaite organisation et nota le remarquable fonctionnement de l'école de COSFORD ou 10.000 mécaniciens étaient alors en stage.
Les "élèves" ne devaient reparaître à ELVINGTON qu'en avril 1944, certains même plus tard.
Pendant ce temps, les "confirmés" effectuaient jusqu'en février des stages dans les usines HANDLEY-PAGE, à Speke, prés de LIVERPOOL, et à BRISTOL pour les moteurs, après quoi ils furent envoyés, sur demande du colonel BAILLY, dans certains H.C.U's (Rufforth,Marston Moor) ou les équipages français ne pouvaient être transformés assez rapidement sur quadrimoteurs, faute d'un personnel au sol suffisant pour assurer l'entretien des avions.
Quant aux officiers mécaniciens, ils avaient été dés la fin octobre 1943,"postés" sur des "Stations" d'opérations (à POCKLINGTON près de YORK, et LECONFIELD près de HULL.) pour y faire leur apprentissage dans le cadre des règlements britanniques.
(source: Nuits de feu sur l'Allemagne: Louis. BOURGAIN)
Le HALIFAX en cours de chargement
Ils se retrouvèrent à ELVINGTON en avril 1944, sous l'autorité du Commandant CHURET, "Chief technical officier", dont l'Etat-Major était constitué comme suit:
Commandant du D.D.S. : Lieutenant: Van Ingevel, assisté des Adjudants/Chef: Coulon et Pomés.
Au centre de la photo le Sous-Lieutenant Roger MENAERT et son équipe de mécaniciens, je recherche les noms des mécaniciens.
(collection: DEMOOR Jean-Michel)
Commandant du R and I : Capitaine: Piller, assisté des Sous-Lieutenants: Dauge et Ménaert.
Station electrical officier : Lieutenant Beaute, assisté du Sous-Lieutenant: Viel et du
Lieutenant: Lemarchand.
(collection: Jean-Claude LEMARCHAND)
Station armement officier : Lieutenant: Benoist, assisté du Lieutenant: Pelletier.
Station signals officier : Lieutenant: Mangin, assisté du Lieutenant: Vallet.
Adjoint technique du C.T.O. : Sous-Lieutenant Boisméry.
Adjoint administratif : Sous-Lieutenant Piquet.
Les Services Techniques comprenaient au total:
13 Officiers.
850 Sous-Officiers et soldats mécaniciens et aides pour l'entretien de 40 HALIFAX, tout ce personnel nettement spécialisé et réparti en:
mécaniciens "cellule"
"électriciens"
d'armement,
"radio"
d'atelier,
"moteur"
"d'équipement"
"photo"
"radar"
"parachutes et dinghies"
(Ce chapitre a été écrit par le Capitaine PILLER.source:Journal de marche du groupe "GUYENNE" en opérations du Capitaine COCHO.)
Pour suivre la vie de ce personnel au travail, il n'est rien de mieux que de suivre la préparation d'une mission d'opérations.
Le Colonel ayant été alerté, fait immédiatement prévenir l'officier d'armement, la préparation et le chargement des bombes constituant généralement le travail le plus long.
Chargement des munitions
(source: Le "L" For Love Andrée A. VEAUVY)
Le C.T.O. est avisé aussitôt du nombre d'avions à mettre en ligne. Ce nombre a été fixé par le Bomber Command, d'après une liste fournie par le C.T.O. la vielle, des avions "probablement" disponibles dans un délai de douze heures. Il s'agit pour lui de montrer qu'il ne s'est pas trompé, ou tout au moins de ne pas faire mentir ses prévisions, surtout s'il s'est montré un peu optimiste. Cela sera quelquefois dur, d'autant plus que pendant ces douze heures, des avaries supplémentaires sont souvent découvertes.
La liste est publiée; dés lors tout le personnel requis se met en action.
En 1945, la R.A.F. employait des bombes de 5400kg,comme celle-ci, placée à coté de bombes de 227 et de 454kg.
Le "bomb dump" s'anime, sous la direction du populaire Adjudant COURTOT, un géant débonnaire, en apparence seulement, car il se charge de ramener rapidement à la raison les "durs" qu'on lui affecte de temps en temps par mesure disciplinaire.
C'est que le travail du "bomb dump" est un des plus pénibles qui soient; il s'agit de manipuler quelquefois avec une grue, mais très souvent à bras, les centaines de bombes prévues, et de les charger sur des "trolleys" ou chariots qui, traînés par un tracteur, seront amenés auprès des avions. La "ration" d'un avion est en général de quatre trolleys.
Chargement d'une bombe "Cookie" de 3.624kg
En même temps, des camions déposent près des avions les treuils qui serviront au hissage des bombes.
Huit énormes citernes de 10.000 litres vont d'un avion à l'autre ou plutôt d'un avion à la soute, pour retourner à un autre ensuite, car il faut très souvent une citerne complète par avion.
(collection: Robert Saubry-Bobet.auteur: De Paris à ELVINGTON)
Les remorques à huile, trainées par des tracteurs font de même, tandis que d'autres véhicules, camions "oxygène", camions "azote" voitures techniques "radio" et "radar" font le tour des avions désignés pour la mission.
La caravane "Lustucru"
Un autre camion distribue les fusées de signalisation, un autre les "babies" ou petites bouteilles d'oxygène qui seront utilisées pour les déplacements à l'intérieur de l'avion, lorsqu'un membre d'équipage doit se débrancher du poste fixe.
Cette agitation sur la piste, sillonée de convois de bombes, de citernes, de camions, crée vraiment l'atmosphère d'une journée de préparation à une mission.
Quand ceci se passe la nuit, ce qui arrive fréquemment, toute cette activité est révélée que par mouvement de quelques lumières.
Pendant ce temps, dix mécaniciens de toutes spécialités s'affairent autour de chaque avion et de ses équipements. c'est que, très souvent, celui-ci est désigné pour repartir, alors qu'il vient à peine de rentrer. Il faut alors tout vérifier hâtivement.
En plus de l'inspection journalière réglementaire, des pleins, du chargement, il y a toujours quelque élément à régler, ou à changer: une hélice, une magnéto, une tourelle, un aileron.
Mais il y a aussi à réparer les dégâts de la "Flack" et l'on peut citer des missions ou aucun avion n'est revenu sans égratignure. Aussi, en cas d'urgence, on pare au plus pressé, les "petits" trous seront bouchés plus tard.
Le "petit train" apporte son chargement de bombes.
Quelquefois des travaux plus importants ont été entrepris, quelque faibles que soient les chances d'avoir l'avion prêt pour l'heure H. Ce n'est pas terminé, et déjà l'équipage arrive.
Ou bien les bombes sont en retard, et on assiste fréquemment à ce spectacle bien caractéristique de l'équipage au complet, aidant au chargement, poussant les "trolleys" tournant les manivelles des treuils de hissage. Aucun ne rechigne sur cette besogne, ils ne veulent pas manquer, faute de quelques minutes, une mission qui leur a couté un "briefing" de plusieurs heures, qu'ils ont déjà vécue mentalement, et retranchée par anticipation du nombre fatidique, celles qu'il reste à faire.
(collection; S.H.A.A. Les forces Aériennes Françaises Libres)
"Le Lieutenant GONTHIER, une partie de son équipage et la bombe de 2000 livres. Au cours de la phase préparatoire à la mission, le plein d'essence, le chargement des bombes et les ultimes vérifications mécaniques étaient assurés par le personnel au sol.
la quantité de carburant embarquée dépendait de l'éloignement de l'objectif. Les bombes les plus souvent utilisées étaient celles de 250 et 500livres. Sur les objectifs particulièrement importants et défendues de l'Allemagne. La bombe de 2000 livres était mise en place.
Pendant les 11 mois de leurs opérations, les groupes lourds français ont éffectué environ 2500 sorties et largué un peu moins de 10.000 tonnes de bombes: ce qui représente un chargement moyen de 4 tonnes de bombes par sortie."
Cela les mécaniciens le sentent, le comprennent, et point n'est besoin d'exciter leur ardeur. Du reste, c'est leur "mission" à eux aussi et après avoir enlevé les cables, ils regarderont anxieusement vers le Flying Control d'où peut surgir à tout moment le clignotement d'un phare rouge, implacable signal qui signifie "trop tard".
Pendant tout ce temps, le téléphone fonctionne "à plein tube", ordres contre-ordres, renseignements.
Le chef du D.S.S. alerté, fonce vers un avion dont on vient de lui signaler un moteur en panne.
Le C.T.O. fait son "tour de piste"pour s'assurer que tout va bien, donne la chasse à un convoi de bombes qui part dans une mauvaise direction, le renvoie vers un autre avion, questionne partout; il tressaille à chaque sonnerie du téléphone qui peut lui apprendre la défaillance imprévue d'un avion, la panne idiote de la dernière minute.
D'ailleurs, il ne se sent pas tranquillisé pour autant.
Le décollage n'était que le début de ses soucis - dans deux heures peut-être, un bruit de moteurs va rompre le silence: un "early return" c'est-à-dire un avion qui a eu une défaillance mécanique et revient prématurément, après avoir largué ses bombes en mer. Autant d'éfforts gaspillés.
Puis ce sera le retour, l'atterrissage avec ses risques de collision, s'il y a du brouillard au-dessus du terrain; quelquefois, un avion en atterrissant, sort du "runway" et s'embourbe. Le lendemain, il faudra aller le sortir au prix de difficultés sans nombre.
Pour les autres, le matin, ce sera l'inventaire des dégats; la mise en train des réparations, alors que peut-être un nouvel ordre d'opérations aura été reçu.
L'OPS N°11
Mais le C.T.O. n'est pas le seul à se faire du souci; sur chaque dispersal, après décollage, deux mécaniciens sont restés, attendant fiévreusement dans leur baraque, le retour du "taxi". Ces baraques de mécaniciens, construites selon le goût ou la fantaisie de chacun, avec les matériaux les plus divers, c'est quelque chose d'absolument typique: un tuyau de poêle, sortis d'on ne sait ou. Une armoire confectionnée avec de vieilles caisses, et pour compléter l'ameublement, une batterie de cuisine; le gibier pullule aux environs et dans certaines baraques on dégustait souvent de savoureuses gibelottes.
Enfin, après de longues heures, un bruit caractéristique, c'est le retour de la mission. Les voilà dehors avec leur torche, regardant au loin les trois petites lumières qui descendent et filent sur le "runway". Le ciel s'emplit de bruits de moteurs, on entend les grincements de freins, tout la piste s'anime à nouveau.
Alors, ils attendent, angoissés. Plusieurs avions sont déjà passés sur le "Perimeter Track", quand enfin, le leur arrive. L'énorme masse noire, qui a dans la nuit des dimensions fantastiques, a viré à l'entrée du dispersal. Ils font alors des signaux avec leurs torches, pour le guider. Coups de moteurs, on coupe, et voici l'équipage.
On discute, pas longtemps, car déjà le coach vient prendre les hommes pour les mener au debriefing.
On met les housses, quelques coups de torche pour voir s'il n'y a pas trop de trous, et les mécaniciens vont dormir, car dans quelques heures il faudra recommencer: réparations, essai des moteurs, pleins chargement.
A moins qu'il ne faille commencer tout de suite!
Quelquefois on côtoie l'invraisemblable, les ordres pour une mission étant donnés avant le retour de la mission précédente. Alors on amène les bombes sur les dispersals vides, en espérant que les occupants reviendront, pas trop abîmés.
On n'en peut donner de meilleur exemple qu'en citant la période du 11 au 15 mars, ou cinq missions furent exécutées en cinq jours.
Pour la cinquième mission la "mécanique" pouvait, avec une légitime fierté, mettre en ligne plus d'avions que pour la première, malgré la perte de deux avions le 14 mars. Le personnel avait travaillé pendant trois nuits consécutives.
Travaux obscurs, travaux sans gloire!
La récompense? Oh, bien faible, certes; le lendemain, le chef mécano ne cédera sa place à personne pour peindre sur l'avant du fuselage la petite silouhette de bombe qui indiquera une mission de plus, et dont plusieurs rangées montrent la vaillance de sa "voiture".
Pour les mécaniciens du taxi, ces rangées de silouhettes, c'est leur tour d'opérations, à eux aussi, avec toutefois cette différence que le tour, commencé le 1er juin 1944, ne finira pour eux qu'avec l'annonce de l'armistice.
Et cette monotonie de l'existence quotidienne n'était pas l'élément le moins pénible d'une vie sans joie, sans repos, sans espoir, émaillée de nombreuses déceptions.
Mission annulée, déchargement des tonnes de bombes, nouveau chargement pour une autre mission, nuit passée pour rien sur le dispersal, dans le brouillard ou sous la fine pluie glacée qui caractérisent le YORKSHIRE.
(source: La mémoire des groupes lourds)
Equipe de Mécaniciens au sol de la "maintenance générale".
Quant aux mécaniciens d'atelier, ils n'avaient même pas cette satisfaction de voir partir et revenir leur taxi, ils travaillaient sur tous, d'une façon complètement anonyme.
Voila ce que fut à ELVINGTON, la vie des mécaniciens qu'on oublie trop souvent pour ne chanter que les louanges de ceux qui faisaient la guerre.
A cela, toujours une seule et même réponse; "ils n'ont pas connu le danger"
Qu'en pensaient les mécaniciens d'armement, lorsqu'ils roulaient des bombes dans ce dépot qui en comptait plusieurs centaines de tonnes, infernal foyer toujours prêt, à la moindre imprudence, à semer la mort dans un rayon de plusieurs kilomètres?
HALIFAX B.IV N° 562 codé H7.H du Groupe 2/23 "GUYENNE"
Qu'en pensaient-ils lorsqu'ils chargeaient ces bombes de nuit, à la lueur de quelques lampes de poche, les doigts rendus malhabiles par le froid, lorsque, comme cela s'est produit plusieurs fois par suite d'une fausse manoeuvre le chargement complet dégringolait sur l'aire cimentée?
Qu'en penseraient les huit mécaniciens tués le 28 décembre 1944 quand, par suite de la chute d'une bombe, l'avion Q du groupe "TUNISIE" explosa avec tout son chargement?
Ceux-là ne pensent plus, ils sont allongés dans le cimetière d'Harrogate, aux côtés de leurs camarades navigants tombés au retour en Grande-Bretagne.
Funèbre symbole d'une collaboration qui fut vraiment la première cause du succès.
Les "anciens" du groupe "GUYENNE" n'oublient pas cette collaboration, les mécaniciens n'avaient pas de raison d'être sans les équipages, mais ceux-ci ne pouvaient rien sans eux, sans ces 850 mécaniciens qui, pendant onze mois d'opérations, nuit et jour, dans le rude climat du YORKSHIRE, mirent en oeuvre tout leur dévouement, leur conscience professionnelle, l'amour de leur métier ingrat, pour que soient réussies les missions, avec les meilleures garanties d'efficacité et de sécurité.
Mécanicien au sol: MARIE Louis Jean devant la stèle d'ELVINGTON
Engagé volontaire pour la durée de la guerre le 02.09.1939 à l'intendance Militaire du Havre au titre de l'Armée de l'Air arrivé au camps et incorporé le dit jour à la base Aérienne 22 à Chartres démobilisé et rayé des contrôles de l'A.A le 11.06.1940.
Evadé de France par l'Espagne le 02.01.1943. Embarqué en Espagne le 25.05.1943. libre a Casablanca le 27.05.1943.
A acquis la qualité d'engagé volontaire pour la durée de la guerre a compté du 02.01.1943(T. N°11.527 EMA11 du 15.08.1945) Affectation Dépôt du personnel de l'Armée de l'Air N° 209 le 03.06.1943.
Passé aux Forces Françaises Libres le 22.08.1943. et affecté au dépôt des isolés à BARAKI le 26.08.1943. Affecté en qualité de volontaire aide mécanicien en Angleterre (ND S 5048 ITO/EMCAP du 05.08.1943) Dirigé sur le dépot du personnel 201 à BLIDA le 08.09.1943.
(collection: MARIE Louis)
Embarqué en Algérie le 03.11.1943 Débarqué en Angleterre le 05.11.1943. Affecté à Patriotic School le 06.11.1943. Affecté à Camberley le 25.11.1943. Affecté à la base Aérienne n° 42 le 05.05.1944.
Souvenir d'un jour de décoration:
Mme. MARIE. Mécanicien: MARIE. Louis. HEUX Jean. (alias Armand) dans le réseau "Résistance-Vimeu" ancien résistant qui habitait mon village.
Vendredi 24 mai 2024 : GRANDCAMP-MAISY (Calvados) 80ème anniversaire du débarquement à la salle de la Maresquerie.
- 17 h : Conférence d'Olivier LAFAYE sur le rôle des Groupes Lourds lors du débarquement (ouvertes à tous publics).
Samedi 25 mai 2024 : GRANDCAMP-MAISY (Calvados)
- 9 h Messe du souvenir, église Notre Dame.
-10 h dépôt de gerbes au Monument aux Morts
- 10 h 30 AGO
- 12 h Cérémonie au Monument des Groupes Lourds.
CONFERENCE D'OLIVIER LAFAYE.
Olivier LAFAYE.
M. Bernard GERBET, Christian PELISSIER.
Yvonne FINALE
Madame ALIX toujours fidèle au Groupes Lourds et Nicole ROUSSEAU PAYEN.
M.Christian PELISSIER, M. Jean-Marc LEFRANC maire de Grandcamp-Maisy.
Discours de Jean-Paul CHURET par l'intermédiaire de Geneviève MONNERIS.
Paul BOGAERT Président de l'A.A.A. des Groupes Lourds.
Paul BOGAERT, Chantal ALLAIN.
Mme ALIX, Chantal ALLAIN, Paul BOGAERT.
Cher Paul, Chère Anne,
Paul, à l'occasion de ton départ de la présidence de l'A.A.A. des Groupes Lourds, les adhérents ont souhaité te manifester leur profonde reconnaissance pour le travail accompli pendant ces 15 ans.
C'est l'objet de cette petite manifestation.
Nous nous souviendrons toujours de ton dévouement sans faille, de ton souci de maintenir les traditions, les relations avec nos amis Anglais, de perpétuer le souvenir de nos disparus.
Pour tout cela nous te remercions, en souhaitant te garder longtemps à nos côtés.
Avec notre plus profonde amitié.
Christian PELISSIER.
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MESSE DU SOUVENIR
EGLISE NOTRE-DAME
ET
DEPÔT DE GERBES
AU
MONUMENT AUX MORTS.
Chantal ALAIN.
Bernard GERBET, Paul BOGAERT, Christian PELISSIER, Geneviève MONNERIS, Jean-Michel GRAVAUD, Alain MALLIA, M. ET Mme Michele MARTIN, Yvonne FINALE, Mme BOGAERT, Mme, Mme.
Dépôt d'une gerbe a la mémoire des victimes de Maisy en juin 1944.